[Corruption de l’action publique en matière de santé] Cancer : l’art de ne pas regarder une épidémie, par Celia Izoard

Source : Terrestre (1er juillet 2020), http://www.terrestres.org/2020/07/01/cancer-lart-de-ne-pas-regarder-une-epidemie/

Comment se fait-il que, dans une société fondée sur le traitement de l’information et la collecte de données, il soit si difficile d’expliquer la multiplication effrénée de certains cancers ? Célia Izoard en appelle à une refonte des méthodes épidémiologiques pour enfin reconnaître l’impact de la pollution sur la santé.

Article publié dans la revue Z
Numéro 13, Fumées noires et gilets jaunes
(en vente actuellement en librairie)

 

Voilà un fait étonnant : on ne sait pas combien de cancers surviennent en France chaque année. Ce chiffre n’existe pas, il n’a pas été produit. On ne sait pas exactement combien de cancers surviennent, on ne sait pas où ils surviennent. Quand Santé publique France, l’agence de veille sanitaire, annonce, par exemple, 346 000 cas de cancers pour l’année 2015, il s’agit d’une estimation réalisée à partir des registres des cancers, qui couvrent entre 19 et 22 départements selon le cancer étudié, soit 22 % de la population. « Cette méthodologie, précise le dernier bilan publié en 2019, repose sur l’hypothèse que la zone géographique constituée par les registres est représentative de la France métropolitaine en termes d’incidence des cancers1. »

Pourtant, le Tarn, l’Hérault ou le Finistère, couverts par des registres, sont des départements relativement épargnés par l’urbanisation et l’industrie. En revanche, les cancers dans certaines des principales métropoles du pays, comme Paris, Marseille et Toulouse, ne sont pas décomptés. Et comme le montre une enquête de Viviane Thivent pour Le Monde, les départements les plus concernés par les sites Seveso ne sont pas non plus couverts par les registres : la Moselle (43 sites « Seveso seuil haut »), la Seine-Maritime (47), les Bouches-du-Rhône (44) 2. Un complot ? Non. La simple démonstration du fait que connaître l’impact des pollutions urbaines et industrielles n’a pas figuré jusqu’ici au premier rang des préoccupations des épidémiologistes.

« Historiquement, la mise en place des registres des cancers correspond à des initiatives locales isolées », justifie le professeur Gautier Defossez, responsable du registre des cancers du Poitou-Charentes. « Elles ont ensuite été coordonnées par un comité national des registres. La surveillance des zones industrielles et urbanisées est d’intérêt, seulement nous n’en avons pas les moyens. » Question naïve : étant donné que la quasi-totalité des soins liés aux cancers est prise en charge par l’Assurance-maladie, pourquoi n’est-il pas possible de travailler à partir de ses chiffres ? « Cela nécessiterait de changer la méthodologie, car les registres différencient plus finement les types de cancer que les bases de données de l’Assurance-maladie. Surtout, ce sont des données sensibles auxquelles nous n’avons pas accès », déplore Gautier Defossez. Des obstacles qui laissent songeur, dans une société de l’information où l’on donne sa date de naissance et son adresse personnelle quand on s’achète une boîte de Doliprane en pharmacie, où le moindre clic est enregistré dans des bases de données, absorbé dans des statistiques et mouliné par des algorithmes, où toutes les conversations téléphoniques peuvent être localisées et enregistrées à des fins de surveillance policière.

Dans un tel monde, il ne serait pas absurde de supposer l’existence d’une cellule de veille sanitaire dotée des moyens de cartographier presque en temps réel les cas de cancers recensés au moyen des fichiers des hôpitaux, voire même signalés par un numéro vert. Si un taux anormal de telle ou telle tumeur apparaissait dans un lieu donné, par exemple – à tout hasard – autour d’une usine d’engrais ou d’une centrale nucléaire, une zone de la carte se mettrait à clignoter… Visiblement, un tel dispositif pourrait intéresser du monde. Entre 2010 et 2015, Santé publique France a reçu une cinquantaine de signalement de taux de cancers anormaux dans des zones industrielles ou agricoles, comme dans l’Aube, près de Soulaines-Dhuys, où l’on observe une véritable épidémie de cancers du poumon, du pancréas et de leucémies à proximité d’un centre de stockage de déchets nucléaires 3

Surtout, les estimations des taux de cancer dont on dispose devraient nous inciter d’urgence à nous intéresser à l’impact de notre environnement dégradé. Selon Santé publique France, entre 1990 et 2018, donc en près de trente ans, l’incidence – le nombre de nouveaux cas de cancers sur une année – a augmenté de 65 % chez l’homme et de 93 % chez la femme. Est-ce uniquement parce que la population augmente et vieillit, comme on l’entend souvent ? Non ! Pour 6 % chez l’homme et pour 45 % chez la femme, cette tendance n’est pas attribuable à la démographie 4. Certains cancers sont en recul, comme le cancer de l’estomac, grâce au traitement de la bactérie Helicobacter pylori et, en gros, à la généralisation des frigos 5, de même que les cancers du larynx, du pharynx, de la lèvre et de la bouche, en grande partie grâce aux campagnes de lutte contre l’alcoolisme et le tabagisme. En revanche, les cancers de l’intestin, du poumon, du pancréas augmentent chaque année en moyenne de 2 à 5 % depuis trente ans. Chez les hommes, les cancers de la prostate et des testicules augmentent de plus de 2 % par an. Chez les femmes, les cancers du foie, de l’anus et du pancréas ont bondi de plus de 3 % par an en moyenne depuis 1990. Pour les deux sexes, les cancers de la thyroïde ont augmenté de 4,4 % par an. Petite précision : 4,4 % par an, c’est beaucoup, puisque cela représente une hausse de 234 % en 28 ans.
 

POURQUOI LE CANCER DU SEIN A-T-IL PROGRESSÉ DE 99 % EN VINGT-TROIS ANS ?

Comment expliquer des progressions aussi spectaculaires ? Dans un petit livre pédagogique, le toxicologue André Cicolella s’est employé à éclaircir la question en s’arrêtant sur le cancer du sein, dont une Française sur huit sera atteinte au cours de sa vie 6. Entre 1990 et 2013, son incidence dans le monde a progressé de 99 %, dont 38 % seulement en raison du vieillissement de la population. Cette hausse serait-elle un simple effet du dépistage, lié au fait qu’on détecte mieux les tumeurs ? En France, le dépistage généralisé n’a commencé qu’en 2004, alors que la maladie progresse depuis 1950. Par ailleurs, les pays où le dépistage est systématique (comme la Suède) ne sont pas ceux où l’incidence est la plus haute. Il s’agit donc d’une véritable épidémie, au sens originel d’epi-dêmos, une maladie qui « circule dans la population », quoique non contagieuse, et même d’une pandémie, puisqu’elle s’étend au monde entier. Si l’on s’en tient aux chiffres produits par les États, le pays le plus touché serait la Belgique, avec 111,9 cas pour 100 000 femmes par an (contre 89,7 pour la France). Utilisant des taux qui prennent en compte les disparités démographiques comme celle du vieillissement, Cicolella compare méthodiquement cette situation avec celle du Bhoutan, un pays de taille comparable, dont le système de santé est gratuit et fiable. L’incidence du cancer du sein y est la plus faible au monde : 4,6 cas pour 100 000 femmes.

Des différences génétiques entre populations peuvent-elles expliquer de telles disparités ? Non, nous dit le toxicologue. Plusieurs études montrent que « les femmes qui migrent d’un pays à l’autre adoptent rapidement le même taux que celui de leurs nouvelles concitoyennes ». En une génération, le taux de cancer du sein des migrantes sud-coréennes aux États-Unis a doublé, de même que celui des migrantes iraniennes au Canada rattrape celui des Canadiennes, etc.

Bien plutôt, conclut Cicolella, le Bhoutan se distingue de la Belgique en ce que ce dernier, jamais colonisé, n’a pas connu de « révolution industrielle, pas de révolution verte à base de pesticides non plus, pas de pollution urbaine » et a gardé longtemps un mode de vie traditionnel. Le cancer du sein, pour l’immense majorité des cas, est donc le fruit d’un système industriel. Causes environnementales suspectées ou avérées : les traitements hormonaux (pilule y comprise), les champs électromagnétiques, la radioactivité, les perturbateurs endocriniens (pesticides, additifs, dioxines, bisphénol, tabac, etc.) et d’autres produits issus de la chimie (benzène, PVC, solvants, etc.).

 

LES « MAUVAISES HABITUDES DE VIE »

Vous avez trois minutes devant vous ? Le cancer vous préoccupe ? Alors rendez-vous sur le site Internet de l’Institut national du cancer (Inca) pour faire le quiz « Prévention cancers : 3 minutes pour faire le point ». Bilan personnel : en cliquant sur les pastilles rouges assorties d’un point d’exclamation, j’apprends que ma consommation d’alcool, associée à une faible activité physique, m’expose à un sur-risque de cancer du sein. Pour ne pas me décourager, l’Inca annonce en gros titre que « 41 % des cancers peuvent être prévenus en changeant son mode de vie : En 2015, en France, 142 000 nouveaux cas de cancer seraient attribuables à des facteurs de risque modifiables 7. L’Institut publie l’essentiel des faits et chiffres des cancers en France, Institut national du cancer, 4 février 2019 (e-cancer.fr). » L’importance respective de ces « facteurs de risque modifiables » est illustrée par un joli diagramme échelonnant divers facteurs de risque au premier rang desquels figurent le tabac (19,8 %), l’alcool (8 %) et la qualité de l’alimentation (consommation ou non de viande rouge, fruits, fibres, etc. – 5,4 %). Tout en bas du diagramme figurent les « substances chimiques de l’environnement », qui ne seraient responsables que de 0,1 % des cancers. Pour parachever ce qui a tout l’air d’une démonstration, suit un autre gros titre : « Croyance : plus de cancers attribués à la pollution qu’à l’alcool ». Cette dénonciation de l’ignorance populaire est assortie d’un sondage : « En 2015, plus des deux tiers des Français pensaient que “la pollution provoque plus de cancers que l’alcool”, alors que […] la pollution de l’air extérieur est responsable de moins de 1 % des nouveaux cas de cancers dus à des facteurs de risque modifiables. »

Tout d’abord, arrêtons-nous sur cette formule : n’est-il pas étonnant que la « pollution » soit ici résumée à « la pollution de l’air extérieur » ? Qu’en est-il des pesticides, des nanoparticules, des perturbateurs endocriniens, des phtalates, des métaux lourds que nous ingurgitons à travers les aliments, l’eau, les cosmétiques et les textiles ? des expositions professionnelles à toutes sortes de produits cancérigènes probables, possibles ou avérés dont aucun n’est interdit, sauf l’amiante ? Il suffit de se reporter au diagramme pour voir que diverses sources de pollutions y sont séparées en autant de facteurs de risque induisant, chacune, de très faibles pourcentages de cas de cancers. Un découpage pour le moins arbitraire. En effet, la catégorie « substances chimiques de l’environnement » pourrait très facilement recouvrir un grand nombre de cancers attribués à l’obésité et au surpoids, eux-mêmes en partie causés par les additifs alimentaires, les pesticides, les perturbateurs endocriniens 8… Elle pourrait aussi absorber en partie les cases « expositions professionnelles », « radiations ionisantes ». En s’amusant à redécouper ces catégories, on obtiendrait un taux à deux chiffres, et la pollution deviendrait l’une des principales causes de l’épidémie de cancers actuelle – de quoi démontrer que la croyance du bas peuple n’est pas tout à fait dénuée de fondement…

D’autres biais importants conduisent les épidémiologistes à sous-estimer l’impact de la pollution dans l’incidence du cancer. Ainsi le diagramme mentionné, est-il précisé, ne prend en compte que des facteurs de risque et des localisations de cancer associés pour lesquels le lien de causalité est déjà scientifiquement bien établi, comme le benzène pour les leucémies, l’amiante pour les cancers du poumon. Mais s’il serait déjà impossible d’évaluer expérimentalement la nocivité des 248 055 substances chimiques dûment enregistrées et réglementées à ce jour, et encore moins leurs effets combinés, que dire des… 35 millions de substances chimiques différentes qui sont aujourd’hui commercialisées 9 ?

Par ailleurs, que signifie « substance cancérogène » ? « Traditionnellement, on ne considère une substance comme cancérogène que si elle provoque par elle-même des cellules cancéreuses, explique André Cicolella. Or la biologie du cancer a progressé : on sait maintenant que de nombreuses substances interviennent dans les très nombreux mécanismes du micro-environnement de la tumeur. Par exemple, le bisphénol A et certains fongicides favorisent la vascularisation des cellules cancéreuses » Cela n’est pas pris en compte dans les estimations présentées au public.

 

QU’EST-CE QU’UN « CANCER ÉVITABLE » ?

Au-delà d’un problème de déontologie, qui tient au fait de marteler comme des faits scientifiques des affirmations biaisées, cette approche traduit surtout une stratégie de santé publique : lutter contre le cancer en appelant chacun à modifier son comportement, ce n’est pas forcément une mauvaise idée, comme le montre la baisse d’incidence de certains cancers liés au tabagisme chez l’homme. Il est bien légitime que les politiques de santé publique incitent les gens à ne pas fumer, boire modérément, faire du sport et manger des légumes. Le problème vient de cette manière de s’adresser à tout un chacun en tant qu’Homo hygienicus en négligeant de penser la question sanitaire en termes de justice sociale. Nous sommes loin d’être égaux et égales face à ces facteurs de risque. Manger bio coûte plus cher. Une équipe de l’Inserm est même parvenue à mesurer que la fréquentation des supermarchés discount faisait grossir, compte tenu de la faible qualité de produits bourrés d’additifs, de sucre, etc. La possibilité de pratiquer un sport reste un privilège pour les familles surmenées par la précarisation galopante de l’emploi. Bref, la notion de « comportement » recouvre un faisceau de déterminismes sociaux, ce qui aboutit à culpabiliser les classes populaires avec leurs prétendues « mauvaises habitudes » qui leur sont largement imposées – ne serait-ce que par un cadre de vie dans lequel on tombe plus facilement sur un Burger King que sur un petit marché de producteurs bio. Ensuite, la stratégie présentant les mauvaises habitudes de vie comme responsables du cancer présente l’inconvénient – ou l’avantage, c’est selon – de dédouaner les industriels des expositions aux substances cancérigènes qu’ils déversent massivement dans l’environnement depuis plusieurs décennies. Dans le même temps, elle dédouane les pouvoirs publics de leur inaction face à cette pollution.

Le concept de « cancer évitable » est emblématique de cette approche de santé publique d’inspiration néolibérale. Pourquoi un cancer évitable ne serait-il pas un cancer que les pouvoirs publics pourraient éviter en prenant les mesures les plus directes ? On pourrait par exemple considérer qu’il est plus facile et plus direct d’agir sur l’exposition massive aux pesticides, qui n’a pas plus de cinquante ans, que sur la consommation d’alcool, une tradition pas fantastique sur le plan sanitaire, mais plurimillénaire et profondément ancrée dans les usages. Plus généralement, n’est-il pas plus efficace d’agir sur la pratique de quelques dizaines d’industriels – par exemple en interdisant la commercialisation d’un produit mis en cause par un nombre d’études suffisant – que sur celle de 67 millions d’individus aux marges de manœuvre très inégales ?

 

« LES ENFANTS ONT LE CANCER, ILS N’ONT NI BU, NI FUMÉ »

En août 2019, dans la salle d’attente du CHU de Rouen où sa fille de 5 ans est soignée pour un neuroblastome 10, Charlène Bachelet a discuté avec une autre maman, qui vit dans la commune d’à côté, en bord de Seine, et dont l’enfant est lui aussi atteint d’un cancer. Au fil d’une petite enquête, elles ont dénombré, dans un rayon de dix kilomètres autour de leur domicile respectif d’Igoville, notamment dans la commune voisine de Pont-de-l’Arche, en bord de Seine, une dizaine de cas d’enfants atteints, pour la plupart, de cancers du sang – soit un taux 100 fois supérieur au nombre de cas attendus 11. Pendant que l’enquête ouverte par l’agence régionale de santé et Santé publique France suit son cours, Charlène Bachelet, policière municipale, a mûri quelques hypothèses : « Nous, on n’est vraiment pas bio dans la famille, mais certains enfants malades mangent bio depuis leur naissance. Nos habitudes de vie sont très différentes. Par contre, on a presque tous un petit potager, et dans le voisinage immédiat, on a une grosse usine de pâte à papier, une usine de métallurgie et une usine de produits vétérinaires. »

Des histoires semblables, il y en a dans toute la France. Dans des communes limitrophes du Haut-Jura, dix enfants de 6 mois à 13 ans ont des cancers, apprenait-on en novembre dernier 12 ; de même en Loire-Atlantique, dans le voisinage de Sainte-Pazanne, où, depuis 2015, 17 cas ont été recensés dans la même zone. Un questionnaire de 47 pages a été soumis aux parents, une batterie de prélèvements a été effectuée dans l’école et autour d’un ancien site industriel voisin. Mais une fois écartée la présence d’une source de toxicité aiguë, l’enquête s’est arrêtée en novembre 2019. Conclusion : il s’agirait d’un « regroupement spatio-temporel sans cause commune identifiée 13 Communiqué de presse, agence régionale de santé, préfecture de région Pays de la Loire et Santé publique France, 19 novembre 2019. » En d’autres termes, il y a bien un taux anormal de cancers, mais l’agence régionale de santé n’a rien trouvé pour l’expliquer.

« Santé publique France assure qu’on ne peut pas faire d’études épidémiologiques à partir de regroupements de cas à l’échelle des communes, pour des raisons de méthodologie » 14. « Les raisons de méthodologie sont invoquées par Jacqueline Clavel, épidémiologiste à l’Inserm et responsable du registre des cancers de l’enfant, contactée par téléphone » s’insurge Marie Thibaud, mère d’un enfant malade à Sainte-Pazanne et thérapeute familiale. « Mais si elle ne peut pas le faire, qui peut ? Ils auraient pu aller voir quels produits sont utilisés dans les cultures agricoles aux alentours, s’intéresser aux effets cocktail. Les enfants ont le cancer, ils n’ont ni bu ni fumé, il y a forcément des causes environnementales. » Face à ce qu’elle résume comme « une volonté de ne pas chercher et de ne pas trouver« , Marie Thibaud a créé avec une trentaine de parents le collectif Stop aux cancers de nos enfants. Ils ont lancé une collecte sur Internet pour financer des analyses de l’environnement et des prélèvements sur les cheveux d’une vingtaine d’enfants, afin d’y tester la présence de 1 800 polluants organiques et 36 métaux toxiques 15.

En Europe, au cours des trente dernières années, les cancers de l’enfant ont augmenté de 1 à 2 % par an. En France, on recense 2 500 cas chaque année, 500 enfants en meurent. « 500 enfants par an !  Vous imaginez, si un accident de bus tuait chaque mois quarante enfants ? » interroge André Cicolella. « Le problème serait pris au sérieux ! » Mais « tout se passe comme si, dans les esprits, la priorité en termes de gravité et d’urgence était par principe liée aux risques infectieux, comme si la contamination chimique était par nature incertaine quant à ses effets sanitaires 16 » On pense à l’émoi que déclenche chaque année l’apparition de foyers de rougeole, qui donnent lieu à une surveillance systématique département par département et à une mobilisation générale des services de santé. Depuis 2008, en France, la rougeole a causé… 17 morts. Pour le toxicologue, l’augmentation des cancers de l’enfant, preuve accablante de la dégradation de nos milieux de vie, justifie d’urgence une vraie refonte des méthodes. « Le système dysfonctionne, parce qu’on se cantonne à l’épidémiologie, alors qu’il faudrait développer une vraie “expologie”, une science de l’exposition aux polluants, croisée à une approche toxicologique et épidémiologique. Il faut aussi cesser d’aligner l’action publique sur les exigences de production de la vérité scientifique. Dans le domaine de la science, il est sain d’entretenir le doute et de ne jamais considérer un résultat comme définitif. Dans le domaine de la santé publique, c’est désastreux. Il faut agir à partir du moment où on a un certain niveau de probabilité. » Dans bien des cas, c’est maintenant.

Celia Izoard.

Interview croisée de Celia Izoard (revue Z), Antoine Klein (Revue Z) et Anne Marchand, chercheuse et membre du Giscop 93 (Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle en Seine-saint-Denis), auteure de “Si vous allez mourir, tapez étoile” (Revue Z n°13) consacré au parcours du combattant de la reconnaissance du cancer comme maladie professionnelle. Émission réalisée par des membres de la librairie Michèle Firk à retrouver sur notre audioblog Les sons des Terrestres :

 

Notes

1. « Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018 : étude à partir des registres des cancers du réseau Francim – Synthèse », Gautier Defossez et autres, éd. Santé publique France, février 2019.

2. « En France, le décompte des cas de cancer n’est effectué que pour 22 % de la population », Le Monde, 22 janvier 2019.

3. « En France, le décompte des cas de cancer n’est effectué que pour 22 % de la population », art. cité. Voir aussi les vidéos  sur la chaîne YouTube du collectif « Trop – Pourquoi trop de cancers autour de Soulaines ? », exemples d’épidémiologie populaire qui met en cause l’industrie nucléaire.

4. « Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018 », étude citée.

5. Les cancers de l’estomac sont liés à une alimentation fumée et salée, des moyens de conservation moins utilisés aujourd’hui.

6. Cancer du sein. En finir avec l’épidémie, éd. Les Petits Matins, 2016.

7. « L’Institut publie l’essentiel des faits et chiffres des cancers en France », Institut national du cancer, 4 février 2019 (e-cancer.fr).

8. Sur le lien entre pollution chimique et obésité, voir l’excellente synthèse de Fabrice Nicolino, Un empoisonnement universel, éd. Les liens qui libèrent, 2014, p. 275-280.

9. Ces chiffres très officiels sont cités dans Un empoisonnement universel, ouvr. cité, p. 406.

10. Tumeur maligne extracérébrale du système nerveux.

11. L’affaire est révélée dans une série d’articles par Thomas Dubois, reporter à Paris-Normandie, à l’automne 2019.

12. « Cancers d’enfants anormalement élevés dans le Haut-Jura : des communes abasourdies par la nouvelle »,  V. Hirson et autres, 14 novembre 2019 ; et « Cancers pédiatriques dans le Haut-Jura : “C’est inquiétant, on se pose plein de questions” », Sophie Courageot, 15 novembre 2019, articles disponibles sur France Info (france3-regions.francetvinfo.fr).

13. « Communiqué de presse », agence régionale de santé, préfecture de région Pays de la Loire et Santé publique France, 19 novembre 2019.

14. Les raisons de méthodologie sont invoquées par Jacqueline Clavel, épidémiologiste à l’Inserm et responsable du registre des cancers de l’enfant, contactée par téléphone.

15. « L’introuvable explication des cancers pédiatriques en France », Patricia Jolly, Le Monde, 4 février 2020. Voir aussi la page du collectif Stop aux cancers de nos enfants sur Papayoux-solidarite.com.

16. Cancer du sein, ouvr. cité, p. 100.


Mon commentaire sera simplement de rappeler cette extraordinaire vidéo (on ne s’en lasse pas – à faire connaître partout) :

Bon courage à tous contre les innombrables complots ds empoisonneurs publics.

Étienne.

#CeQuiPermetAuxEmpoisonneursDAccaparerLePouvoirCEstLÉlection

#PasDeSouverainetéPopulaireSansTirageAuSort

#GrèveGénéraleConstituante

25 réponses à “[Corruption de l’action publique en matière de santé] Cancer : l’art de ne pas regarder une épidémie, par Celia Izoard

  1. DANGER ULTIME POUR LES CIVILISATIONS :
    LA REPARTITION INIQUE DES RICHESSES.

    Depuis la crise de 2008 et même avant, les économistes de tous bords publient de volumineux livres et articles qui étalent au grand jour, l’inique répartition des richesses entre individus au sein de l’économie mondiale. Exception faite des idéologues néolibéraux qui courent après des marchés théoriques qui n’existent que dans leurs livres, les économistes commencent à converger vers une conclusion centrale : l’inique répartition des richesses entre individus menace à la fois l’existence même des pays et des civilisations. Malheureusement on constate vite qu’aucune solution concrète ne vient répondre à cette forte conclusion centrale.

    Pourquoi cette incapacité de nos économistes à proposer des solutions concrètes à ce risque systémique mondial qu’est l’inique répartition des richesses entre individus ?

    La vacuité des propositions de solutions découle naturellement d’un fait simple : dans leur écrasante majorité, les économistes ignorent les mathématiques et sont parfaitement incapables de simuler convenablement la marche du monde économique pour en tirer de vraies solutions. Juste deux exemples pour illustrer cette ignorance des mathématiques qui est fatale à l’écrasante majorité d’économistes.

    Exemple N°1 : 99% des livres d’économistes sont à passer au pilon parce que les économistes calculent à longueur d’années des dérivées et dérivées partielles pour des fonctions non dérivables et en tirent des oracles mensongers sur le futur. Nul n’examine les conditions de dérivabilité sur l’intervalle considéré avant de se livrer aux calculs d’élasticité, de différentielles, de dérivés partielles. Les ruptures brutales, les instabilités qui mènent au chaos et à l’effondrement sont ignorées et nous nous retrouvons avec nos aveugles qui conduisent d’autres aveugles.
    Exemple N°2 : 99% des livres d’économistes sont à passer au pilon parce que les économistes ignorent l’axiome fondamental de la science des systèmes. Un système se caractérise par l’apparition de propriétés émergentes qu’aucune partie (du système) prise individuellement ne peut posséder. Ceci vous est facile à comprendre si vous vous souvenez que vous êtes vous-mêmes un système particulièrement complexe. Vous tombez amoureux de votre voisine mais il vous est évident de comprendre que votre foie ou votre orteil ne peuvent agir pareillement. Donc les lois qui décrivent le système n’ont rien à voir avec les lois qui décrivent n’importe quelle partie (du système) prise individuellement. Pourtant nous connaissons tous l’escroquerie intellectuelle des livres d’économie qui après avoir tant bien que mal raconté l’histoire (déjà fallacieuse) de la loi de l’offre et de la demande pour un individu, généralisent sans vergogne la même loi à l’ensemble du système économique.

    Mais pourquoi nos économistes peinent-ils tant à mettre sur la table de vraies solutions au danger systémique que constitue l’inique répartition des richesses entre individus dans le monde ? C’est qu’ils ignorent ce que c’est qu’une fractale !

    Que le citoyen qui lit ne s’inquiète surtout pas car nous n’allons pas le plonger dans les méandres des mathématiques. Nous allons partager les vérités de façon suffisamment imagée.

    La géométrie fractale sert à décrire les objets dont les formes laissent apparaître des motifs similaires à des échelles d’observation de plus en plus petites. Il y a auto similarité c’est-à-dire que la plus petite portion de l’objet a exactement la forme du grand objet pris dans son ensemble. Dans la nature, la feuille de fougère par exemple vous montre une fractale. Les flocons de neige, les ramifications des bronches dans vos poumons, offrent des exemples de fractales.

    Que viennent donc faire les fractales en économie ? C’est tout simple. A l’échelle mondiale, la répartition des richesses entre individus est tout simplement une …fractale !

    1% de la population mondiale (un petit groupe de 70 millions de personnes) possède ou contrôle 99% des richesses de la planète tandis que 99% de la population de la planète ne possède ou ne contrôle que 1% de la richesse. C’est la figure globale que nous appelons 1/99 – 99/1
    Maintenant, sachez que si vous avez une épargne de 1 million USD c’est que vous êtes parmi l’élite mondiale du 1/99. Oui vous vous y retrouvez avec des milliardaires qui détiennent des patrimoines de 100 milliards USD voire plus. Pourtant, vous seriez bien tenté de vous saisir du marteau et de la faucille soviétiques pour lancer une révolution prolétarienne contre ceux qui détiennent 100 milliards USD. C’est que malgré le fait que vous soyez classé parmi les « riches », vous êtes victime d’une seconde fractale !
    Comment se caractérise le 1/99 c’est-à-dire le 1% qui détient ou contrôle 99% de la richesse mondiale ? Dans ce 1/99, vous constatez qu’à nouveau, 1% détiennent 99% de 99% de la richesse mondiale tandis que 99% détiennent 1% de 99% de la richesse mondiale ! Ce 1% qui détient 99% de 99% de la richesse mondiale, c’est le second 1/99 que nous appelons (1/99)(1/99).
    Vous avez une épargne de 10 millions de USD et vous avez donc réussit à vous faufiler dans la seconde fractale c’est-à-dire que vous appartenez au (1/99)(1/99). Le problème c’est que vous êtes encore manifestement un prolétaire, comparé au milliardaire qui détient 100 milliards USD. La seconde fractale du (1/99)(1/99) a donc également une structure fractale ! Nous aboutissons donc à la troisième fractale (1/99)(1/99)(1/99). Vous qui êtes un riche prolétaire (ça ne s’invente pas), vous êtes exclu de la troisième fractale.
    Et ainsi de suite.
    Cette répartition des richesses en fractale caractérise l’ensemble de l’économie mondiale et ceci entraîne des conséquences néfastes et inévitables, car issues des mathématiques.
    La fractale de la répartition inique des richesses possède en mathématiques, un attracteur étrange. Cet attracteur, c’est l’élite de l’élite de…l’élite qui appartient au (1/99)(1/99)(1/99)……………….(1/99)(1/99)(1/99) que nous appelons « attracteur fractal».
    Concrètement, si vous ordonnez aux banques centrales de lancer de gigantesques Quantitative Easing directs en faveur de la population (l’hélicoptère de Ben Bernanke arrosant les villes et villages de billets de banque par exemple), tout cet argent va au bout d’un temps pas très long se retrouver entièrement entre les mains de « l’attracteur fractal ». C’est une propriété mathématique de la fractale inique. Si vous imposez des augmentations de salaire, pas de problème, tout cet argent va se diriger vers « l’attracteur fractal ». Si vous instaurez le revenu minimum universel pour tous, la rivière coulera toujours de la montagne vers la mer c’est-à-dire que ce revenu universel va au bout d’un temps pas très long, se concentrer entièrement chez « l’attracteur fractal ». Si vous rendez l’éducation gratuite en sorte d’ouvrir largement les portes de toutes les grandes écoles aux populations pauvres, pas de problème pour « l’attracteur fractal » qui continuera de fonctionner en toute quiétude.
    Pour résoudre le problème de l’inique répartition des richesses au sein de l’économie mondiale, il faut donc absolument détruire « l’attracteur fractal ».
    Comment ?
    La force qui de façon irrésistible pousse toute richesse, toute somme d’argent additionnelle vers « l’attracteur fractal » est bien connue : l’actionnariat en société anonyme. Cet actionnariat en société anonyme dit que l’actionnaire encaisse des profits non limités mais ne supporte que des risques limités à sa participation en capital au sein de l’unité de production de richesse qu’est l’entreprise. Ceci veut dire que tous les risques supérieurs à la quote part de capital de l’actionnaire sont en fait supportés par le « reste de l’économie », puisque la magie n’existant point en économie, tout risque doit bien être assumé par quelqu’un. Pour rétablir l’équité entre revenu et risque, chaque Etat du monde doit agir comme suit:
    1/ Définir un seuil d’entreprise à risque fractal (par exemple un seuil de chiffre d’affaires. Ce critère est à la fois significatif de la taille de l’entreprise et facile à appréhender).
    2/ Au-delà de ce seuil, récupérer 90% des actions de l’entreprise et les distribuer gratuitement (oui gratuitement) aux citoyens du pays. La technologie blockchain permet de tenir efficacement dans chaque pays un registre des citoyens ayant atteint l’âge de la majorité, ainsi que le portefeuille d’actions gratuites distribuées à chacun, les dividendes que chacun reçoit de ses actions gratuites. Avec la technologie blockchain, vous pouvez facilement stocker les identifiants de toute la population d’un pays ayant atteint l’âge de la majorité. Ensuite vous ouvrez simplement un compte action à chacun et si le pays a par exemple 10 000 000 d’habitants majeurs, chaque citoyen majeur reçoit au crédit de son compte 1/10 000 000 ème de 90% du capital de chaque entreprise à risque fractal. Ce calcul est refait chaque année au gré de l’évolution démographique et de l’évolution du montant du capital des entreprises à risque fractal. Ne vous inquiétez pas car les ordinateurs vous ferons ce calcul en quelques secondes une fois les comptes des entreprises à risque fractal certifiés en fin d’année par les commissaires aux comptes. Finies les bourses de valeurs qui produisent des bulles gigantesques. Seules les entreprises de taille inférieure au seuil du risque fractal verront leurs actions cotées en bourse, achetées et revendues. Plus de multinationales faisant du lobby dans les bureaux de l’Union Européenne car de toute façon, les super profits des multinationales iront droit dans les poches des citoyens actionnaires détenant 90% du capital.
    3/ Au-delà du seuil fractal, les promoteurs initiaux gardent pour eux 10% des actions de l’entreprise ; ce qui, croyez-le, ne les empêche pas d’accumuler raisonnablement de la richesse dans le temps. Pour assurer l’efficacité de la gestion capitaliste, les promoteurs conserveront le pouvoir de décision en ce qui concerne la gestion et la stratégie de l’entreprise (y compris la répartition du profit entre dividendes et réserves pour la croissance future de l’entreprise).
    4/ Appliquer également aux entreprises publiques, les principes 1/, 2/ et 3. Oui, il faut nationaliser aussi les entreprises publiques pour éliminer le risque fractal. Vous voilà bien surpris car vous pensiez qu’une entreprise publique était forcément nationalisée. Elle ne l’est pas, tant que 90% des actions ne sont distribuées directement aux citoyens. Ne vous inquiétez pas car chacun paiera à l’Etat de généreuses taxes sur ses dividendes et les finances publiques ne souffriront donc point. Avez-vous aussi remarqué qu’avec cette action proprement révolutionnaire de gestion du risque fractal, les paradis fiscaux disparaîtront instantanément ?
    5/ Parmi les entreprise publiques, il y en a une à qui un traitement spécial doit être réservé, à savoir la banque centrale de votre pays. Quelle que soit sa taille et son niveau de chiffres d’affaires, elle doit absolument être nationalisée c’est-à-dire que 90% de son capital doit être gratuitement distribué aux citoyens de votre pays ayant atteint l’âge de la majorité. En effet, les banques centrales actuelles sont des catalyseurs du risque fractal en ce sens que leurs outils de politique monétaire actuels canalisent systématiquement toute monnaie additionnelle et toute richesse additionnelle vers l’attracteur fractal de votre pays. Depuis 2007, les grandes banques centrales de la planète rachètent l’économie de leurs pays avec de la monnaie créée ex-nihilo et seront bientôt propriétaires officielles des économies des pays, grâce à cette politique de Quantitative Easing. Juste quelques illustrations sans vous noyer dans de nombreux chiffres. Dans le cadre du sauvetage de Bear Sterns et de American International Group (AIG) par l’Etat Américain, la FED a investi tout simplement 100 milliards USD dans le rachat d’actifs afin de « sauver » la stabilité du système financier et de l’économie du pays. La FED a opéré ce « sauvetage » avec de la monnaie (monnaie centrale) créée à partir de rien, en un clic d’ordinateur. Vous aimeriez bien que la FED fasse de même pour votre tante Rose qui est lourdement endettée, n’est-ce pas ? Mais elle ne le fera jamais car elle joue son rôle de catalyseur du risque fractal : pousser les liquidités et les richesses vers l’attracteur fractal. Voici ce qui démontre que bientôt les Banques centrales actuelles seront les propriétaires des économies des pays, grâce à cette politique de Quantitative Easing (QE). Suite aux politiques de QE, les actifs détenus par la FED sont passés de 6,09% du PIB nominal des Etats-Unis en 2007 à 25,41% du PIB nominal en 2014. Les actifs détenus par la Banque du Japon sont passés de 21,91% du PIB nominal du Japon en 2007 à 61,61% du PIB nominal en 2014. Les actifs détenus par la Banque d’Angleterre sont passés de 5,46% du PIB nominal de la Grande Bretagne en 2007 à 22,41% du PIB nominal en 2014. Les actifs détenus par la BCE sont passés de 12,56% du PIB nominal de l’UE en 2007 à 21,31% du PIB nominal 2014. Les actifs détenus par la Banque Nationale Suisse sont passés de 19,53% du PIB nominal de la Suisse en 2007 à 80,27% du PIB nominal en 2014. Actuellement en 2020, ces ratios se sont largement aggravés confirmant le rôle de « possesseurs de l’économie » que viennent d’endosser les grandes banques centrales. Et toutes les autres banques centrales du monde devront suivre cette tendance puisque la pandémie du covid-19 vient de renforcer la crise née en début 2008 et qui sévit encore. Si les banques centrales vont devoir racheter l’économie de chaque pays, il va donc falloir que rapidement, 90% du capital de chaque banque centrale soit distribué gratuitement aux citoyens majeurs de chaque pays, afin d’éviter que ces catalyseurs ne pompent toutes les richesses des pays et les refoulent vers l’attracteur fractal de chaque pays. Prenons le cas concret de la FED pour expliquer aux citoyens ce mécanisme par lequel la banque centrale de chaque pays aspire la richesse du pays et la refoule ensuite vers l’attracteur fractal du pays. Quand la FED crée à partir du néant de la monnaie centrale toute fraîche et ceci sans travailler et utilise cette monnaie centrale pour racheter massivement les actifs problématiques détenus par les banques, il ne s’en suit pas de relance économique parce que les banques redéposent gentiment une importante portion de cet argent chez la FED. C’est ainsi que KPMG nous certifie qu’en 2019, les banques avaient stocké 1 548, 84 milliards USD chez la FED tandis qu’en 2018, ce stock s’élevait à 1 555,95 milliards USD. Mais à quoi sert donc ce stockage chez la FED ? Vous allez vite comprendre en parcourant les comptes de la FED certifiés par KPMG. En 2019, la FED a versé des intérêts aux banques pour 34,937 milliards USD tandis qu’en 2018, cet intérêt versé aux banques était de 38,48 milliards USD. Donc récapitulons. Si les banques ont des obligations d’Etats et des obligations d’entreprises qui posent problème, la FED crée en un clic d’ordinateur de la monnaie centrale et utilise cette monnaie pour racheter aux banques leurs actifs à problème. Puis les banques redéposent une importante portion de cette monnaie centrale issue du Quantitative Easing chez la FED et la FED verse aux banques de mirobolants intérêts sur cet argent qui en fait vient de la FED ! Vous n’êtes pas banquier central mais il vous est évident que je ne vais tout de même pas acheter vos actifs qui vous posent problème (par exemple votre vielle voiture) puis ensuite, vous verser des intérêts sur le montant du prix de votre voiture que je viens de vous remettre ; lequel montant a été stocké dans mon coffre-fort par vous car vous ne pensez pas que votre argent soit mieux gardé ailleurs que chez moi ! Si j’achète votre vielle voiture, je vous vous invite à aller utiliser votre argent ailleurs et si vous insistez pour me constituer gardien de votre argent, c’est à vous de me verser des frais de garde ! Vous avez maintenant compris le mécanisme par lequel votre banque centrale aspire la richesse et la refoule vers l’attracteur fractal de votre pays.

    6/ Et si des promoteurs manœuvrent pour créer plusieurs entreprises toutes situées en deçà du seuil du risque fractal ? Les banques centrales ont déjà trouvé la réponse en instaurant ce qu’on appelle le ratio de division des risques. Quand des personnes apparentées empruntent dans une banque commerciale, la banque centrale consolide tous leurs crédits et dit que cette consolidation ne doit point dépasser un pourcentage des fonds propres de la banque commerciale. Le risque fractal aussi doit subir cette division des risques. Quand des entrepreneurs multiplient le nombre d’entreprises tout en maintenant chacune d’elles sous le seuil fractal, l’Etat consolide le critère (chiffre d’affaires par exemple) de toutes ces entreprises et applique les principes 1/ à 3/ si le critère consolidé dépasse le seuil fractal.

    Nous entendons d’ici les protestations des néolibéraux et des ouvriers du prétendu « nouvel ordre mondial » qui diront que le dividende ainsi versé à chaque citoyen majeur de votre pays sera d’un montant ridicule. Revenons à la plus grande banque centrale du monde à savoir la FED. En fin 2019, les comptes de la FED certifiés par KPMG (multinationale à risque fractal qui certifie les comptes d’une banque centrale censée appartenir aux citoyens Américains. L’Etat Fédéral serait donc incapable de trouver des comptables publics compétents pour certifier les comptes de la banque centrale qui en principe appartient aux citoyens) disent que le total des actifs détenus par la FED était de 4 173 641 000 000 USD. Si nous retenons un maigre rendement sur actifs de 1%, la FED dégage donc sous cette hypothèse un rendement annuel de près de 41 736 410 000 USD dont 90% à distribuer à 330 080 131 x 77% soit 254 161 700 américains majeurs (ayant plus de 18 ans). Chaque Américain majeur recevrait donc annuellement un dividende de 147,8 USD versé par la FED. Vous seriez effectivement tentés de dire que cette somme est « ridicule ». Mais n’allez point vite en besogne. Les Etats-Unis comptent de nombreuses entreprises à risque fractal capables de verser à chaque citoyen le même niveau de dividende « ridicule » chaque année. Et voilà que les ruisseaux s’agrègent pour fabriquer de grands fleuves comme on le voit en Afrique. Admettons l’hypothèse très pessimiste que les Etats-Unis ne recèlent que 50 entreprises à risque fractal capables de verser à chaque citoyen le même niveau de dividendes que la FED. Vous vous retrouvez avec une nation où chaque année, chaque citoyen majeur reçoit dans son compte un dividende de près de 7 390 USD. En fait ce calcul ne prend pas en compte la somme que la pompe aspirante-refoulante verse aux banques et que nous avons examinée ci-dessus. Si vous récupérez la somme que la pompe aspirante-refoulante vole aux citoyens, voici ce que donnent exactement les dividendes que chaque citoyen américain majeur recevra chaque année : Revenus versés au Trésor en 2019 par la FED : 54,89 milliards USD. Intérêts versés aux banques en 2019 par la FED : 34,93 milliards USD. Rendement disponible à distribuer = 54,89 + 34,93 = 89,83 milliards USD (en 2018, le même calcul donnait 103,80 milliards USD). Vous constatez donc qu’en rendant tous les citoyens américains majeurs actionnaires directs de la FED à titre gratuit, chaque américain majeur aurait reçu au titre de l’année 2019, un dividende égal à 318 USD (368 USD au titre de l’année 2018). Nous entendons d’ici les cris d’orfraie qui disent qu’on ne va tout de même pas priver le Trésor américain des revenus que lui verse la FED. Très bien, alors laissons au Trésor ce qui revient au Trésor et versons aux citoyens américains actionnaires, les intérêts que la FED verse aux banques, ainsi que les sommes que la FED verse au comité de banques privées qui gèrent la FED au nom du peuple américain. Somme versée par la FED en 2019 au comité des banques privées qui gèrent la FED : 1 651 000 000 USD (en 2018 ce montant était de 1 687 000 000 USD). Le rendement disponible à distribuer aux citoyens américains majeurs devient : 34,93 milliards USD + 1,651 milliards usd = 36,58 milliards USD. En versant toute cette somme aux citoyens actionnaires de la FED, chaque américain majeur reçoit au titre de l’année 2019, un dividende de 143,93 USD. Considérez donc qu’il n’y a que 50 entreprises à risque fractal aux Etats-Unis capables de servir le même niveau de dividendes que la FED (ce qui est très en deçà de la réalité) et vous obtiendrez un dividende annuel d’au moins 7 196 USD pour chaque citoyen américain majeur.

    Et voilà les gangsters qui disparaissent, les prisons qui se vident, les entreprises qui ne peuvent plus honorer tous leurs carnets de commandes, la TVA collectée par l’Etat qui gonfle, la monnaie qui se renforce, les Africains Américains qui se remettent aux mathématiques comme en Egypte il y a plusieurs millénaires, la science et la raison qui irriguent les entreprises et la société parce que nul n’est soumis à la peur du chômage, les prostituées qui quittent les rues, la suppression des lourdes administrations en charge de la gestion des pensions retraite et des allocations chômage, l’automatisation de la production qui peut s’accélérer sans crainte de montée du chômage, « big pharma » qui cesse de zombifier les populations par de multiples vaccins et molécules parce qu’il lui faut sans cesse des super profits….

    Une vraie révolution capitaliste, engendrée par la solution du risque fractal.

    Vous venez de découvrir un important axiome : on ne peut point bâtir un système capitaliste stable et prospère sans capitalistes. Il faut donc que les milliards de citoyens soient tous capitalistes des entreprises à risque fractal et des banques centrales pour éviter la naissance et le développement de la fractale en matière de revenus, fractale qui mène inévitablement au chaos pour les peuples, les nations et les civilisations. Capitaliste ? Oui c’est-à-dire exactement propriétaires des actions des entreprises à risque fractal et des actions des banques centrales. Appliquez les principes 1/ à 6/ ci-dessus et vous verrez à votre grande surprise que quasiment tous les principaux problèmes de l’économie et de la monnaie seront automatiquement résolus ! Oui, nous savons bien que le montant du dividende que recevra chaque année un citoyen individuel est modeste, voire « ridicule » (exception faite de la Suisse et de certains pays du Sud-Est asiatique) mais notre objectif n’est pas de rendre chaque citoyen millionnaire en USD. Notre objectif est plutôt de :
    -- Rétablir la justice et l’équité entre risque et profit, en rendant tous les citoyens actionnaires des entreprises à risque fractal et des banques centrales car ce sont eux qui assument in fine, les risques au sein de l’économie. Les promoteurs de l’entreprise capitaliste n’assument point les risques supérieurs à leur apport en capital et pourtant, leurs profits sont illimités. Il est donc temps de jeter à la poubelle le modèle de Black et Scholes (les banques commerciales gavées de produits dérivés bâtis sur base de ce modèle crient systématiquement au secours des Etats c’est-à-dire des citoyens quand leurs folies les conduisent au chaos) et les théories mensongères sur l’entrepreneur qui prend tous les risques. Cette action d’équilibrage entre risque et profit procure d’office à chaque citoyen un dividende annuel qui extirpe la majorité de la population, de la misère et révolutionne la société humaine en rationalisant pensées et comportements.
    -- mettre fin à toutes les sources d’instabilité et de chaos au sein du système capitaliste. Simulez la mise en œuvre de ces mesures 1/ à 6/ dans votre pays et vous verrez la disparition des instabilités du capitalisme.

    Et puis à l’heure du crowdfunding, qui sait les innovations que les citoyens détenteurs de petits dividendes récurrents pourront mettre en œuvre via mutualisation intelligente de leurs « petits » dividendes annuels ? Comment avons-nous pu penser qu’il serait possible de bâtir un système capitaliste sans capitalistes ? N’est-ce pas de la pure folie ?
    Vous êtes tentés de laisser la maléfique fractale de répartition inique des richesses poursuivre son cours ? Sachez que la fractale est un indice sûr du chaos. Laisser la prétendue main invisible du marché enfermer notre monde dans la fractale inique signifierait que nous avons sciemment choisit de confier notre destin au chaos et à l’effondrement.

    Shalom à tous les peuples de la terre.

    Rev. Apôtre JOSEPH TOUBI
    josetoubi@yahoo.com
    août 20

  2. Quand on est chimiste , responsable de la recherche et du développement , ainsi que de la sécurité du site , un avenir prometteur , du moins le croit-on ,
    se profile à l’horizon !
    Seulement c’est sans compter à ce moment sur les ficelles truandes des négociateurs de productions s’arrangeant toujours pour arriver au moins cher en sautant des étapes , même si la qualité du produit fini est très en dessous du produit initialement prévu !
    C’est ce qui amène un jeune chimiste à quitter son poste en cassant son contrat , et à se reconvertir dans les travaux publics !
    Ensuite , le pôle sécurité laissé à l’abandon par le prédécesseur à été l’élément déclencheur pour la prise de conscience des risques de mise en responsabilité dans un éventuel accident , l’usine n’étant pas réceptive à une remise en état d’urgence !

  3. Dans les cancers pédiatriques , J’accuse les micros-ondes répandus dans les foyers d’en être une des causes ! Les mères ou pères font réchauffer le lait en boite des bébés , les « petits pots » dont les contenus sont douteux , dans ces engins au lieu de préférer le bain-marie pour gagner du temps ! On sait que les ondes de ces outils modifient les molécules ….chercher l’erreur !

  4. Nicole et Gérard Delépine sur le fonctionnement du système de santé français
    par AgenceinfolibreTV
    https://youtu.be/GvLnHS3F-sU

    Nicole Delépine (Pédiatre, Oncologue)
    Gérard Delépine (Chirurgien Orthopédique, Oncologue)

  5. Du vent dans les naseaux

    En réponse à la vidéo: le réseau sortir du nucléaire, peut-être, en attendant la Constitution populaire.

    • Lorsque les citoyens rassemblés en assemblée devront se prononcer sur le nucléaire, ils écouteront les avis des associations comme sortir du nucléaire, et ceux des experts en énergie, dont Jean-Marc Jancovici dont je recommande fortement les vidéos (notamment sont cours à l’école des Mines -20 heures tout de même- diponible sur YouTube) pour s’informer correctement sur le sujet. Et je suis prêt à parier que les citoyens éclairés et soucieux du bien commun choisiront de garder cette énergie décarbonnée plutôt que de démanteler cette industrie. Ils le feront pour le climat autant que pour préserver un minimum de paix sociale dans un monde où les effondrements risquent d’être nombreux et imprévisibles.

      • Le nucléaire permettrait de continuer à faire tourner notre société de consommation sans dégager de CO2 (ou presque). Mais en produisant des déchets radioactifs que l’on cache comme la poussière sous le tapis. Ce qui limite le nucléaire, c’est la ressource d’uranium.
        Les autres limites à la société de consommation se situent dans les ressources en matières premières qui servent à obtenir nos produits à obsolescence programmée.
        La question devrait être: quel type de société voulons-nous ?
        Comment s’organise t on pour la mettre en oeuvre : modes de décision, modes de production.
        Quelle sera notre motivation: produire pour s’enrichir plus que les autres ? produire pour s’entraider ? Pour l’instant nous produisons beaucoup d’objets superflus à obsolescence programmée qui grignotent notre capital en ressources de matières premières et énergétiques et engendrent des montagnes de déchets.
        Nucléaire ou pas nucléaire ? la question est plus profonde… Pour faire quoi et comment ?

        • Je suis entièrement d’accord avec votre dernière phrase, mais pas du tout avec la première. Si notre électricité est produite à 70% avec de l’énergie nucléaire, 75% de l’énergie que nous utilisons en France est d’origine fossile, pétrole en tête. Aussi le nucléaire ne nous permettra pas de continuer à faire tourner notre société telle qu’elle existe. Il nous servira juste à amortir la chute vers laquelle nous allons inexorablement.
          Ce n’est pas la solution à tous nos problèmes, loin s’en faut. Il en évite juste plus qu’il n’en crée.
          Un résumé ici : https://www.youtube.com/watch?v=WM4KJI2Yu98

          • En effet, dans un futur proche les énergies fossiles seront de moins en moins disponibles et on ne pourra que décroître, mais pour l’instant toute la politique de la poudre aux yeux nous fait croire que nous remplaçons l’énergie fossile par de l’énergie « renouvelable », alors que l’énergie « renouvelable » ne fait que s’ajouter à la production déjà disponible. C’est pour cela que je dis que le nucléaire supplémentaire (pour l’instant) s’ajoutera à ce qui est déjà existant pour permettre de suivre notre consommation exponentielle…jusqu’à ce que l’on arrive aux pics cumulés de toutes nos ressources essentielles…et puis en effet c’est la chute.

          • Sans Lendemain (animation de 2012 -- 35min)
            Percutant et superbement réalisé, ce film d’animation questionne notre mode d’exploitation des énergies fossiles et des ressources naturelles, ses conséquences au niveau planétaire et l’impasse où nous mène notre modèle de croissance.
            https://youtu.be/a0J2gj80EVI

            Planet of the Humans (documentaire 2020 -- 1h40)
            Le dernier documentaire de Michael Moore sur le thème des fausses énergies « renouvelables ».

          • Le lien de « Planet of the Humans »
            https://youtu.be/Zk11vI-7czE

  6. Toutes les techniques médicamenteuses que l’on a produites pour les femmes afin de leur éviter une ou plusieurs grossesses ne sont pas sans effets sur le système endocrinien ! Ajouter à cela certaines addictions à effets secondaires que je ne nommerais pas tellement on a le choix , les cancers du sein sont peut-être en plus des retombées héréditaires ! Non contagieux , mais dans les gènes , voir si des études ont été réalisées !
    Trouver un autre moyen d’examen que cette mammographie aplatissante des seins , redoutée par les femmes ! La consommation de soja en pousses ou germes serait également en cause ! Rien n’est prouvée je pense …..

    • le soja ogm et tous les autres ogm…
      C’est le produit transformé, dénaturé, irradié, manipulé, de toutes les « nourritures » qu’on pourrait plutôt appeler « pourritures » (voir livre « vous êtes fou d’avaler ça »), qui, au lieu d’aider le corps à se régénérer, le pollue pour ensuite l’épuiser et l’user précocement (carie dentaire, entre autre).
      Il faudrait peut-être commencer par cesser toutes addictions et nettoyer le terrain, en ne consommant que ce dont le corps à besoin.
      Je suis souvent triste de voir d’autres ayant l’air d’avoir compris, pour ensuite les voir garder les mêmes habitudes, comme si rien n’était finalement si nocif, quand c’est la dose qui fait le poison, c-à-dire consommé au quotidien.
      Et surtout, quand, lisant les étiquettes de ces produits, on peut quand même se demander comment accepter d’être considérer comme une poubelle par ses fabriquants, sans se rabaisser. Ne donnons plus de crédit à ces ignobles empoisonneurs, cessons de leur acheter leur déchets.
      Retrouvons le goût de la liberté et la fierté du fait maison.
      En ce qui concerne la médecine, je reprendrais bien la phrase qui dit que les médecins ont remplacé le serment d’hypocrate par le sermont d’hypocrite, si c’est bien ça.
      Elle résume assez bien ce que je pense de toutes les blouses blanches en générale et l’estime qui rapetisse comme neige au soleil (dentistes et pharmaciens (revendeurs des labo et shampoing) inclus), exception pour certains médecins holistiques (médecins de campagne aussi -- proche de leur soigné) et ceux tels que le couple Delépine.
      Nous ne sommes pas formidable hélas, pour la grande majorité, tandis que eux sont pitoyables, ce qui fait le décalage avec le bien, c’est la médiocrité.
      Ce qui est remarquable, surprenant n’est pas ce qui est bon, mais le fait de ce qui peut être si mauvais, nul.
      Ne nous applaudissons plus, huons-les plutôt, car là se trouve ce qui est à remédier, là se trouve ce qui ne devrait plus être.
      Rejetons ce qui n’est pas entier, pas vrai, droit, net, avant qu’ils nous aient enterré…en ricanant.

    • un autre auteur, ayant également travailler dans l’agro-alimentaire:
      Christophe Brusset : « Et maintenant on mange quoi ? »
      lu extrait sur ce site: https://www.santeglobale.world/article/blog-13-de-tal-schaller/
      sous le titre: « L’HORREUR ALIMENTAIRE »
      Si vous avez acheté du miel récemment, vous avez probablement touché du doigt, sans le savoir, « l’horreur alimentaire ».
      Même si vous avez acheté du « miel de montagne » ou du « miel bio ». Avec le jeu subtil des étiquetages, plus personne ne connaît aujourd’hui la véritable origine des aliments que l’on achète.
      Quand vous voyez un miel bio origine « Origine UE et non UE », cela veut dire qu’il y a peut-être 10 % de miel européen bas-de-gamme dans le pot, et le reste vient probablement de Chine.
      Et encore, quand on parle de « miel chinois », tous les industriels savent que c’est un affreux abus de langage.
      « Là-bas, chez nos fournisseurs, je n’ai jamais vu de ruches ! Juste des laboratoires qui fabriquaient des sucres liquides. En réalité, c’est un assemblage de sirop de glucose et de différents sucres, de colorants, arômes, pollens et diverses substances mystérieuses dont seuls les Chinois connaissent le secret ! »
      Celui qui révèle ce scandale, c’est Christophe Brusset. Cet homme est un « repenti » de la mondialisation alimentaire. Il a été « trader » dans l’agro-alimentaire pendant 25 ans. Il a monté les pires escroqueries… acheté les produits les plus infâmes… Et trouvé les astuces les plus ignobles pour tromper le consommateur… avant de tout arrêter, écœuré par ce qu’il a fait et vu pendant toutes ces années.
      Vous vous demandez peut-être comment il est possible qu’en France, du miel vendu en supermarché puisse être du « faux miel », fabriqué sans la moindre abeille… dans une usine chinoise ?
      C’est très simple, je vais vous expliquer.
      Les industriels ont une imagination sans limite : ils envoient du mauvais miel chinois au Brésil, et il revient comme « Miel d’Amazonie ».
      Par exemple, pour réussir à importer du « faux miel » chinois aux Etats-Unis, voici la technique employée par un gros fournisseur allemand :
      « Il exporte massivement du miel chinois dans des pays comme l’Argentine, le Vietnam ou l’Inde. Là-bas, il change les étiquettes, et le réexporte tel quel avec un faux certificat d’origine ».
      On a la même chose dans les rayons des supermarché en France.
      Si vous voyez « Miel d’Amérique latine », méfiance.
      Ces pays exportent leur vrai miel vers les Etats-Unis, pas en Europe : il y a beaucoup de chance pour que ce soit du miel chinois ré-étiqueté, et expédié depuis le Mexique.
      Hélas, il n’y a pas que le miel qui est « traficoté ».
      Il vous arrive peut-être de craquer pour une bonne tartine à la confiture de fraises.
      Si vous la faites vous-même, très bien : elle sera sûrement moins gorgée de sucre, et puis les fraises seront… des fraises.
      Mais si vous achetez un pot de confiture dans un supermarché, c’est une autre histoire.
      Il y beaucoup de chances qu’au lieu de manger de la fraise, de la framboise, ou des cerises, vous mangiez du… sureau.
      Même la confiture de fraise est truquée. »

  7. Crise du coronavirus en France : épidémie terminée contre panique organisée. Pourquoi ? -Nicole DELEPINE
    https://www.legrandsoir.info/crise-du-coronavirus-en-france-epidemie-terminee-contre-panique-organisee-pourquoi.html

  8. Mais que fait donc de particulier la partie de la population qui n’est pas ou très peu touchée par ces affections ? A l’école voilà 30 ans, on m’avait dit qu’elle n’avait tout simplement pas le « gène du cancer »…le sujet avait été vite rangé. Récite et tais toi!
    Il est aussi possible que beaucoup moins de perturbations du vivant soient présentes dans le mode de vie de cette partie de nos concitoyens. Et quelles sont les perturbations du vivant?
    Elles sont multiples et leur approche prend du temps, de l’énergie et n’excite peut être que celles et ceux qui aiment profondément la liberté et recherchent l’autonomie.
    Pour les autres, ils leur reste à courir encore et encore vers leurs « Espaces de santé irremplaçables », appelés aussi pharmacies, en espérant très fort que ne rien changer à ces perturbations conduira à une disparition des maux qui les gênent.

  9. Robert Kennedy Jr. Discours historique du 29 août 2020 à Berlin «Ich bin ein Berliner»

  10. RT a suivi la manifestation à Berlin du 29 août durant plus de 11h jusqu’au soir !!!
    Elle est disponible sur ce lien (2 millions de vue en 2 jours):
    https://youtu.be/oFhuqRDoeXk

    Certains médias ont déclaré que cette manifestation n’avait pas pu avoir lieu ou que la police avait dû la suspendre dès le début pour cause de non respect des mesures de sécurité ou qu’ils n’étaient que 10.000 nazis, négationnistes, complotistes, anti-masques,… (ou que 5.000 méchants) :))

    Le discours de R. Kennedy jr n’a fait l’objet d’aucune mention dans les médias dominants.

  11. Covid19 : « La mascarade a assez duré, comment la combattre? » par le Docteur Nicole Delépine

    PAR PUTSCH 20 AOÛT 2020
    https://putsch.media/20200820/tribunes/la-culture-du-debat/covid19-la-mascarade-a-assez-dure-comment-la-combattre-par-le-docteur-nicole-delepine/

  12. Sonnette d’alarme sur le vaccin covid-19, le transhumanisme et la nanotechnologie -- Carrie Madej

    19 août 2020 -- chaîne Jeanne traduction ou Lbry.tv
    https://www.youtube.com/watch?v=vTDhAK6Mjzs

  13. Vaccin OGM, humain OGM ?
    •31 août 2020
    Ciel Voilé
    Vidéo source : kla.tv
    https://www.youtube.com/watch?v=TQ7BtsyfabI

  14. Didier Raoult attaqué par la SPILF. Qu’est-ce que cela peut cacher?
    Source : Nexus
    http://www.profession-gendarme.com/didier-raoult-attaque-par-la-spilf-quest-ce-que-cela-peut-cacher/

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