Toulouse: Les citoyens vont pouvoir voter pour dire s’ils sont favorables au RIC… ou pas

Nous devrions tous organiser nous-mêmes, localement, les consultations que nous jugeons utiles au bien commun.

36 000 communes, 36 000 initiatives de ce type… Expansion formidable prévisible de l’aspiration populaire à décider.

Il faut qu’on devienne beaucoup plus nombreux : tous gilets jaunes constituants… Bon courage à tous 🙂

Étienne.

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Toulouse: Les citoyens vont pouvoir voter pour dire s’ils sont favorables au RIC… ou pas

DÉMOCRATIE Les organisateurs veulent donner la possibilité à tous les citoyens de s’exprimer sur cette proposition portée par les «gilets jaunes»

Lors d'une manifestation des "gilets jaunes" à Toulouse.
Lors d’une manifestation des « gilets jaunes » à Toulouse. — F. Scheiber / SIPA
 

  • Depuis le début du mouvement, les « gilets jaunes » plaident pour la mise en place du référendum d’initiative citoyenne (RIC).
  • Les 24 et 31 mars prochains, les Toulousains pourront voter pour dire s’ils sont favorables ou non au RIC en toutes matières.
  • Des débats sont organisés en amont de ce vote pour que chacun puisse se faire une idée sur le sujet.

 
C’est devenu un leitmotiv, une des premières revendications des « gilets jaunes » depuis le 17 novembre dernier. Pendant des décennies, la proposition d’instaurer un référendum d’initiative citoyenne (RIC) a été le combat des chantres de cet outil de démocratie directe.

Comme Yvan Bachaud, un des membres de l’association «Article 3», qui militait en sa faveur bien avant le début du mouvement. En janvier dernier, il a participé à l’organisation dupremier vote sur le RIC, à Saint-Clair du Rhône, en Isère.

Une idée que six Toulousains ont décidé d’appliquer à la Ville rose. « Il y a encore quelque temps les gens ne s’intéressaient plus à l’exercice du pouvoir, nous, nous voulons donner aux gens l’envie de se ressaisir de leur avenir. Au lieu de donner leur voix pour quelqu’un, là, c’est pour une idée », explique Arthur, un des membres de l’association « Article 3 Toulouse ».

Chacun pourra mettre son bulletin dans l’urne pour dire oui ou non au RIC en toutes matières: pour proposer des lois, révoquer des responsables politiques, modifier la Constitution ou encore abroger une loi. Pour se faire une idée sur la question et avoir toutes les cartes en main, deux débats auront lieu en amont du vote, ce dimanche et jeudi prochain.

 

Les dates des débats et scrutins organisées par l'association Les dates des débats et scrutins organisées par l’association – Article 3 Toulouse

 
« Le scrutin local aura lieu les 24 et 31 mars avec l’objectif de faire une expérimentation, sans a priori. Ce n’est pas pour clore le débat, mais au contraire pour l’alimenter. Ce qui nous importe c’est d’avoir un taux de participation pour que cela ait une valeur morale », poursuit Sylvain, qui travaille dans le secteur médical.

Ouvert à tous

Un vote loin d’être réservé aux seuls « gilets jaunes », mais bien ouvert à tous les citoyens, électeurs ou pas. Il se déroulera dans les mêmes conditions que n’importe quelle élection, avec urnes, isoloirs et papiers au grammage près.

« Nous avons fait une demande à la mairie des listes électorales de Toulouse et nous avons sélectionné les bureaux de vote 8, 9, 10, 11 et 12 de la première circonscription, soit 4.000 à 5.000 électeurs. Une urne leur sera réservée, deux autres urnes seront disponibles pour tous ceux qui veulent s’exprimer », détaille Antoine, un des bénévoles.

Les résultats de ce premier test citoyen n’auront aucune valeur légale mais seront remis aux maires de quartier. « Ça donnera peut-être envie à des gens de faire la même chose », espère Antoine.

Source : 20 minutes, https://www.20minutes.fr/societe/2467595-20190308-toulouse-citoyens-vont-pouvoir-voter-dire-favorables-ric

7 réponses à “Toulouse: Les citoyens vont pouvoir voter pour dire s’ils sont favorables au RIC… ou pas

  1. Pierrick Tillet : Gilets jaunes, acte 19, 23 mars 2019 : le pouvoir humilié


    https://yetiblog.org/archives/16246

  2. https://youtu.be/SGK0eTyWKVQ
    vous êtes un vieil alien nostalgique, regardez cette propagande et essayez de vous rendre compte par comparaison où nous en sommes -> développez votre énergie pour militer pour les décades et les générations à venir, pour les nôtres c’est râpé

    • Comment peut-on encore voir l’avenir en tong avec une seule idée en tête , croître ! Ne pas se laisser impressionner par la technique , aussi attirante soit-elle ! Pour en arriver là , ils produisent sur l’humain , tout ce que nous refoulons ! Chercher dans les arrières cours , les coins poubelles et les habitations vétustes , les maisons pour retraités , la misère que cache cette soit disant perle de la puissance ! Leur rigueur et leur patience ne sont plus au service de la qualité , mais à celle de l’argent , comme les autres ! Ces deux qualités sont à la hauteur de leur cruauté comme partout , sinon pire chez eux !
      Les braves gens ne fréquentent pas les quartiers riches tout comme en France !
      Je préfère voir mon pays réfléchir et voter pour des décisions qui les concernent ! La démocratie chinoise n’est pas pour aujourd’hui , ni pour demain !

  3. Bien que canadien, la crise sociale française actuelle m’intéresse, en tant que victime de la bourgeoisie. D’abord, c’est elle qui nous a largués, vers 1740, puisque le Canada était devenu déficitaire, pour la métropole. Car, la traite du castor avait fait son temps. De sorte que, même si les canadiens ont gagné la dernière bataille à Sainte-Foy, en 1760, la trahison des élites d’affaires françaises a empêché que nous recevions des renforts. C’est pourquoi, le chevalier de Lévis a déclaré que la France nous avait abandonné, puisqu’à Montréal, avec une armée de 15 000 hommes, dont 5000 soldats de troupe régulière, nous avons dû faire face à l’armée anglaise, forte de 57 000 soldats, pour une population totale du Canada, à l’époque, d’environ 65 000 habitants. De plus, à la signature du traité de Paris, en 1763, on a fêté, comble l’infamie, la perte de la province du Canada. En effet, à la différence des autres colonies de l’époque, dès 1663, nous fûmes administrés comme une province de l’Hexagone, avec conseil souverain, composé d’un évêque, d’un intendant et d’un gouverneur. 1763 est, donc, la date de la cession de la province française du Canada. Ainsi, je ne puis que compatir à la détresse du peuple français, victime de la perfidie bourgeoise, qui lui a fait perdre, depuis ce temps, environs 20 millions de citoyens, à l’heure actuelle, dont, encore, environ 10 millions de francophones.

    En second lieu, l’enjeu principal de la crise des « gilets jaunes » me semble bien cerné par Étienne Chouard : la destruction de l’État social, sous les ordres des technocrates de Bruxelles, État social initié par le conseil national de la Résistance, en 1944. Or, pour parer à cette menace très réelle, plusieurs avenues ne sont pas pour déplaire au souverainiste québécois que je suis : affirmation de la souveraineté nationale, rédaction d’une constitution (pourquoi pas celle de l’An I ?), élections à la proportionnelle et référendum d’initiative citoyenne, au moins révocatoire, en vue de la dissolution de l’Assemblée nationale, puisque c’est une prérogative du souverain-président, roi (Locke, Montesquieu) ou peuple (Rousseau)-de contrôler le législateur.

    En effet, je suis très inquiet pour la survie du modèle social occidental, depuis la chute du mur de Berlin-dont je ne me suis que très modérément réjoui-en 1989. Car, depuis 30 ans, le Capital a repris ses droits, en rognant les acquis sociaux, en favorisant l’évasion fiscale (authentique piraterie), en délocalisant les industries, bref, en mondialisant la pauvreté, par l’ouverture, tous azimuts, des marchés. Par conséquent, on comprendra que je suis très intéressé par la suite des choses, en France, compte tenu des répercussions idéologiques, dont elle est grosse, pour tous les régimes sociaux-démocrates de la Planète…

    Au reste, la question névralgique, qui sous-tend toute la démarche « jaune », semble s’articuler autour de la problématique suivante : notre modèle politique occidental doit-il reposer sur la propriété, donc l’exclusion, dont le libéralisme est l’ardent promoteur, par son acharnement au maintien des règles du jeu existantes, ou bien, le temps est-il venu d’une révolution nationale, qui fait du referendum l’outil d’un changement paradigmatique, où la citoyenneté, la personne du citoyen, est le ressort dernier du politique? Judas ou Spartacus, telle est l’alternative!

  4. Pendant ce temps, une assemblée parlementaire franco-allemande est mise en place !!! vive l’union 😉
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/03/25/la-premiere-assemblee-parlementaire-franco-allemande-reunie-a-paris_5440877_823448.html

  5. Intéressant cette histoire de vote pour ou contre le RIC. Ca me permet de vous faire parvenir ce lien vers un article que j’ai fait sur le RIC : http://modernite-totalitarisme.eklablog.com/le-ric-hors-des-rets-de-l-oligarchie-a161787804
    Cordialement

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