Ce soir (21 mars 2019), sur Sud Radio, c’est « Jeudi Chouard, l’heure des citoyens constituants » #2 :) et on va se demander, cette semaine avec Élisabeth Lévy, À QUOI SERVENT LES JOURNALISTES ?

Ce soir (21 mars 2019), sur Sud Radio, c’est « Jeudi Chouard, l’heure des citoyens constituants » #2 🙂 et on va se demander, cette semaine avec Élisabeth Lévy, À QUOI SERVENT LES JOURNALISTES ?

On va bien sûr dénoncer (entre autres) la corruption du journalisme économique et financier (et donc de l’opinion publique) rendue possible par L’ACHAT DES MÉDIAS PAR LES BANQUES.

Je vais essayer d’organiser en deuxième heure la plage horaire consacrée à répondre à VOS QUESTIONS.

Pour parler des « dérives » du journalisme en France, j’ai invité, mais au dernier moment et c’est compliqué pour tout le monde de démarrer sur les chapeaux de roues, Viktor Dedaj Juan Branco (il faudra bien dénoncer le scandale du comportement journalistique à propos de Julian Assange) et Denis Robert. Je vais aussi appeler Henri Maler, bien sûr, et je pense aussi à Romain Migus (mais il est encore au Venezuela), Maurice Lemoine (du Diplo), Romaric Godin, et évidemment Laurent Mauduit Tous ces vrais journalistes (de fait) sont invités dans cette émission dédiée à la promotion d’un processus constituant populaire : j’aimerais écrire avec eux quelques articles de constitution, ici sur les journalistes et sur les lanceurs d’alerte (et sur d’autres sujets qui leur paraîtraient importants).

Jeudi Chouard, les citoyens constituants ont la parole #2 Les journalistes font-ils bien leur travail

Proposition de fil conducteur de la première heure, au format pdf :
http://chouard.org/blog/wp-content/uploads/2019/03/Jeudi-Chouard-les-citoyens-constituants-ont-la-parole-2-Les-journalistes-font-ils-bien-leur-travail.pdf


Hâte d’être à ce soir (je vous écris dans le bus) 🙂

Et puis demain, c’est Longwy (près de Metz).

Étienne.

PS : l’adresse de la playlist de Sud Radio #JeudiChouard 🙂
https://www.youtube.com/watch?v=iEuvWhzQQ7U&list=PLaXVMKmPLMDSBxphlcbU9hXeMmE92bVG8

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10157006690187317

17 réponses à “Ce soir (21 mars 2019), sur Sud Radio, c’est « Jeudi Chouard, l’heure des citoyens constituants » #2 :) et on va se demander, cette semaine avec Élisabeth Lévy, À QUOI SERVENT LES JOURNALISTES ?

  1. Un exemple flagrant de la promotion du FN pour annihiler toute contestation sérieuse avant les élections européennes :
    https://www.telerama.fr/television/le-grand-remplacement-est-en-marche-et-labsence-de-lbd-est-responsable-du-saccage-des-champs-elysees,n6175984.php
    On sent la griffe Attali ; cette caste dont parle si bien Juan Branco a un pouvoir illimité…Promouvoir le FN…En marche sur la tête !

  2. J’ai abandonné le débat avec Lévy après 10min pour passer à « jeudi Chouard ». Incroyable cette Lévy, elle n’est pas à l’écoute de l’autre. Vérifiez comme elle se comporte tout au long du débat, elle fuit le regard, elle fait tout sauf écouter lorsque vous avez la parole, elle a toujours un truc à fouiller dans son sac, ses mains tremblaient emportée par ses émotions. Bref, elle était blindée, confinée sur elle-même avant de commencer quoi que ce soit. Pas prête à débattre sur le fond dès le début.
    Et puis pour chaque argument, elle veut des preuves tangibles, certifiées par le président avec le sceau de la république bien sûr 😉 et confirmé par les concernés.

    • Sur la violence et l’agressivité, lire « la colombe assassinée » de Henri Laborit.
      Extraits:
      « Il fallait se Contenter d’essayer, si l’on voulait que les agressivités disparaissent, de les constater pour les interdire. Mais la police ou les armées n’ont jamais interdit les actes de violence, de même que les institutions internationales n’ont interdit les guerres, car elles ont simplement imposé les lois exprimant la dominance du plus fort sans essayer de comprendre les mécanismes en cause; elles font respecter, par la violence, une violence institutionnalisée, lorsque s’oppose à elle une violence explosive. »

      « …la violence sera le fait des dominés, lorsqu’ils ne pourront plus supporter l’inhibition de leurs actions gratifiantes (impossibilité d’assurer leurs besoins fondamentaux ou acquis, blessures narcissiques et absence ou suppression secondaire de pouvoir). Mais les individus profitant de la violence institutionnalisée ne seront pas toujours atteints. Le terrorisme est un moyen de focaliser sur quelques-uns, qui ne sont malheureusement pas toujours les «responsables», la violence contre la structure de dominance institutionnalisée.
      La révolution sanglante en est un autre. Mais bien souvent, entre les dominants et les dominés s’interposent la police et l’armée, ce qu’il est convenu d’appeler les «forces de maintien de l’ordre», du maintien justement de cet ordre où existent dominants et dominés, de l’ordre hiérarchique de dominance. Et la police et l’armée seront presque toujours aux côtés du pouvoir, pour le maintien d’un ordre dans lequel leur ordre personnel s’inscrit. »

      Tout système nerveux est à la recherche d’actions gratifiantes. D’ailleurs, un cerveau, c’est fait pour agir (sur notre environnement). La réflexion est un moyen; la finalité, c’est l’action.
      Dans des structures hiérarchiques de dominance, comme celles où s’inscrivent les humains, l’action gratifiante n’est pas toujours possible, du fait de la compétition avec les autres individus ou les autres groupes. Vient alors la lutte ou la fuite. Si celles-ci ne sont pas possibles (interdiction de manifester; fuir pour aller où avec la mondialisation tout est à l’identique), il est alors en inhibition de l’action et si elle perdure, démarre alors des mécanismes internes nocifs à l’individu (présents uniquement en inhibition de l’action; la fuite ou la lutte permettant à l’individu d’être au moins en bonne santé). Les maladies cardio-vasculaires et psychosomatiques se développent, qui aboutissent quelques fois au suicide pour l’individu et au terrorisme pour les groupes sociaux.

      Henri Laborit : l’expérience des rats sur l’inhibition de l’action
      https://www.youtube.com/watch?v=EZgs8GbM2y0

  3. Élisée Reclus – Lettre à Jean Grave, Le Révolté, 1885
    « Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir. »

  4. Les médias des puissants se focalisent sur la violence des GJ. Ils diffusent la violence principalement alors peu importe quelle en est la cause ou si elle est légitime, si elle est de la légitime défense. Mais ce choix de rapporter la violence, est-ce représentatif de l’action des GJ ?
    Dans les chiffres cela donne quoi ?
    Exemple lors du 18 acte, 200 gardes à vue pour 200 000 manifestants. Les médias se focalisent sur l’action des 200 et l’action des 199 800 alors ? Elle n’a pas d’importance ? La violence devrait avoir le poids du 1000ème de l’information sur les GJ et elle se prend la part totale.
    Simple preuve par les chiffres pour Mme Lévy, la presse n’est donc pas impartiale, neutre ou indépendante.

  5. Géniale cette nouvelle !!!

  6. NON A LA VIOLENCE.

    La France est prise en otage par une minorité de casseurs en bandes organisées, qui n’ont d’autre but que la destruction et le pillage. C’est un appel à la résistance et à la fermeté contre cette violence sauvage qui s’impose à tous aujourd’hui. Depuis trop longtemps, ces milieux radicaux ont reçu le soutien du monde intellectuel et d’un certain nombre de médias. Il faut radicalement dénoncer ces complicités criminelles. Oui, criminelles. C’est un appel à la révolte contre cette violence que nous lançons devant vous aujourd’hui.

    Non à la violence subie par plus de 6 millions de chômeurs [1], dont 3 millions touchent moins de 1 055 euros bruts d’allocation chômage [2].

    Non à la violence du chômage qui entraîne chaque année la mort de 10 000 personnes selon une étude de l’INSERM [3].

    Non à la violence subie par près de 9 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté (1 015 euros nets mensuels pour une personne seule), dont 2,7 millions de mineurs [4].

    Non à la violence des inégalités devant la mort : l’espérance de vie d’un ouvrier est de 71 ans, l’espérance de vie d’un cadre supérieur est de 84 ans, soit 13 ans de différence [5].

    Non à la violence de la destruction consciente de l’environnement, et de la destruction consciente des femmes et des hommes au travail.

    Non à la violence subie par les agriculteurs : tous les trois jours, un agriculteur se suicide en France [6].

    Non à la violence subie par les 35 000 morts de l’amiante entre 1965 et 1995 [7]. Aujourd’hui toujours, chaque année, 1 700 personnes meurent des suites de l’amiante [8].

    Non à la violence des inégalités dans l’éducation : 17 000 écoles publiques ont fermé depuis 1980, selon l’INSEE [9].

    Non à la violence en matière de logement : 4 millions de mal-logés en France selon la fondation Abbé Pierre, dont 140 000 sans domicile fixe [10]. On compte 3 millions de logements vacants en France [11].

    Non à la violence subie par les morts retrouvés dans la rue : au moins 500 morts chaque année, selon le collectif Les Morts de la Rue [12].

    Non à la violence subie par 1,8 millions d’allocataires du Revenu de solidarité active, un RSA de 550,93 euros mensuels pour une personne seule [13].

    Non à la violence subie par les 436 000 allocataires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, un minimum vieillesse de 868,20 euros pour une personne seule [14].

    Non à la violence subie par les 2 millions de personnes qui reçoivent l’aide alimentaire, dont 70 % sont des femmes [15].

    Non à la violence de l’évasion fiscale, soit un vol de 80 milliards d’euros chaque année par quelques-uns au détriment de tous, de l’éducation par exemple ou de la santé [16].

    Vous pouvez continuer et compléter cette liste des vraies violences.

    Mais ces chiffres et ces statistiques ne sont que des indications qui ne permettent pas vraiment de mesurer la profondeur de la violence subie par les corps et les âmes d’une partie des gens de ce pays. Violence de la fin du mois, violence des inégalités, violence du mépris de classe, violence d’un temps sans promesses. C’est évident, simple et profond. Leur violence en réponse n’est rien en face de la violence subie. Elle est spectaculaire, mais infiniment moins spectaculaire que la violence partout présente. Sauf que celle-ci, on ne la voit plus, elle est comme les particules fines dans l’air que l’on respire et d’ailleurs elle n’existe pas pour ceux qui ne l’ont jamais vécue, pour ceux qui sont du bon côté du doigt, pour ceux qui exercent cette violence et qui sont les complices, les véritables complices de cette violence-là, autrement meurtrière, autrement assassine. Mais pour les « petits moyens », depuis trop longtemps, elle est écrasante, mutilante, aliénante, humiliante. Et subie, depuis trop longtemps subie.

    Ils se battent bien sûr, ils luttent, ils cherchent les moyens de lutter, les moyens de s’en sortir pour eux et leurs enfants. Pour tous.

    Et un jour, quelqu’un a enfilé un gilet jaune.
    Daniel Mermet
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/non-a-la-violence

    • Non à la violence, cela revient à dire non aux échelles hiérarchiques de dominance à tous les niveaux de la société…depuis l’individu, en passant par les groupes, les associations, les entreprises, les communes, les régions, les états, les super-états et la planète. Une société où il n’y a ni oppresseur ni opprimé. Une société sans abus de pouvoir. Il reste à créer les institutions et leur fonctionnement dans cette société idéale, tout est à contruire.
      La mère de toutes les violences, c’est l’oppression ou l’exploitation de l’homme par l’homme, l’imposition de sa volonté à autrui. La violence n’est justifiable que quand elle est nécessaire pour se défendre soi-même, ou défendre les autres contre la violence.

      • Très bien vu, Joss ! : « Non aux échelles hiérarchiques de dominance » c’est dire « Non » aux méthodes en vigueur qui inculquent délibérément et massivement – mais bien sûr sans le claironner, des complexes de supériorité, des complexes d’infériorité. // Une seule illustration – qui va en surprendre et faire hurler plus d’un(e) : « Des perroquets qui ont bien appris, bien retenu, bien récité, au moment des examens ! Ensuite ils jouent pendant toute une existence humaine leur rôle de savants à prix réduit, auprès de la petite bourgeoisie, du gros et du moyen commerce. Docteur ! Monsieur le docteur ! qui représente la science chez les imbéciles ! Tout son savoir tient dans deux colonnes, celle des diagnostics et celle des remèdes. […] Assurément quelques bons observateurs réparent loin des cours, conférences, manuels les outrages faits à leur cerveau par la barbarie du traitement, préservent leurs facultés, se donnent à eux-mêmes une éducation qu’on a le droit de considérer comme exceptionnelle, tandis qu’il serait légitime d’exiger qu’elle fût générale ! » … voilà ce qu’on peut lire, sous la plume d’Abel Faure, aux pages 311 et 312 / chapitre consacré à « L’enseignement médical », dans le livre « L’individu et les diplômes » paru initialement en 1909 chez Stock/Paris et réimprimé en fac simile, en 2006 chez Adamant Media Corporation / Elibron Classics.

    • « La France est prise en otage »

      Merci de ne pas insulter les vrais otages (et ex-otages) en utilisant ce terme à tort et à travers.

      Laissez cela aux journalistes mainstream.

  7. Etienne,
    Pourrais-tu inviter sur Sud Radio : Eric Toussaint, docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, fondateur et porte-parole du CADTM international (http://www.cadtm.org/Eric-Toussaint?lang=fr) et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France.

    – Manifeste pour un nouvel internationalisme des peuples en Europe : http://www.cadtm.org/Manifeste-pour-un-nouvel-internationalisme-des-peuples-en-Europe
    http://www.cadtm.org/IMG/pdf/manifeste_recommonseurope_fr_20mars.pdf

    – Gilets jaunes. Apprendre de l’histoire et agir dans le présent. Des propositions à ceux et celles qui luttent : http://www.cadtm.org/Gilets-jaunes-apprendre-de-l-histoire-et-agir-dans-le-present
    – Femmes et Gilets jaunes. Pour une transition sociale, féministe et écologique : http://www.cadtm.org/Femmes-et-Gilets-jaunes-pour-une-transition-sociale-feministe-et-ecologique

    CRISE ET BANQUE
    – La crise économique et les banques centrales :
    « A l’opposé du système actuel qui offre l’impunité et des parachutes dorés aux responsables des débâcles, il est nécessaire de faire payer la facture des sauvetages bancaires à ceux et celles qui en sont responsables. (…)
    « Le métier de la banque est trop sérieux pour être laissé dans les mains du secteur privé. Il est nécessaire de socialiser le secteur bancaire (ce qui implique son expropriation) et de le placer sous contrôle citoyen (des salariés des banques, des clients, des associations et des représentants des acteurs publics locaux), car il doit être soumis aux règles d’un service public et les revenus que son activité génère doivent être utilisés pour le bien commun.
    La dette publique contractée pour sauver les banques est clairement illégitime et doit être répudiée. Un audit citoyen doit déterminer les autres dettes illégitimes, illégales, odieuses, insoutenables… et permettre une mobilisation telle qu’une alternative anticapitaliste crédible puisse prendre forme…
    http://www.cadtm.org/La-crise-economique-et-les-banques-centrales
    – (Romaric Godin) Crise de 2008. La vraie facture laissée par les banques à la France : http://www.cadtm.org/Crise-de-2008-la-vraie-facture-laissee-par-les-banques-a-la-France
    – (France 3) BNP Paribas – Dans les eaux troubles de la plus grande banque européenne : https://www.youtube.com/watch?v=xyhpPn8yeow
    – Que faire des banques ? Mesures immédiates pour aller vers la socialisation : http://www.cadtm.org/Que-faire-des-banques-16749
    – Comment socialiser le secteur bancaire : http://www.cadtm.org/Comment-socialiser-le-secteur-bancaire
    – [Vidéos] ‘‘Le secteur bancaire privé doit être transformé en service public ! Pourquoi?’’ https://www.youtube.com/watch?v=xrMvMWVEozQ
    – [Vidéos] Que faire pour éviter une nouvelle crise bancaire? https://www.youtube.com/watch?v=ZLY2UtNAGgk
    – Que faire des banques pour un vrai changement, quelques exemples historiques : http://www.cadtm.org/Que-faire-des-banques-pour-un-vrai
    – Quelles sont les mesures qu’un gouvernement populaire devrait prendre envers les banques ? : http://www.cadtm.org/Quelles-sont-les-mesures-qu-un-gouvernement-populaire-devrait-prendre-envers
    – Ce qu’un gouvernement populaire devrait faire avec les banques : http://www.cadtm.org/France-ce-qu-un-gouvernement

    DETTES
    – 65 Questions / 65 Réponses SUR LA DETTE, LE FMI ET LA BANQUE MONDIALE : http://attac-paris20.org/PDFs/106329662-65QR-2012.pdf
    – Briser le silence sur les dettes odieuses et leur répudiation : http://www.cadtm.org/Briser-le-silence-sur-les-dettes-odieuses-et-leur-repudiation
    – [Video] Histoire des dettes et de leurs répudiations : https://www.youtube.com/watch?v=h8F2cIQzDqU
    – Rompre le tabou sur les dettes odieuses et leur répudiation : http://www.cadtm.org/Rompre-le-tabou-sur-les-dettes-odieuses-et-leur-repudiation
    ‘‘La dette illégitime est qualifiée de « seulement » illégitime du fait qu’elle a été accumulée pour favoriser l’intérêt de minorités privilégiées. Par exemple, c’est le cas quand une dette publique est contractée pour sauver les grands actionnaires de banques, alors que ces banques sont responsables d’un marasme dû à une crise bancaire. Dans ce contexte-là, des dettes accumulées depuis la crise bancaire de 2007-2008 dans des pays tels que la France ou les États-Unis sont des dettes illégitimes. Le CAC (Collectif pour un audit citoyen de la dette publique) a d’ailleurs déterminé par ses travaux (en 2014) que 59 % des montants de la dette réclamée à la France sont illégitimes. Cette masse correspond en partie au sauvetage bancaire mais aussi à toute une série de cadeaux fiscaux dont bénéficient les très grandes entreprises, et qui ne respectent pas les principes de justice fiscale et sociale. Par ailleurs, le renoncement des États de la zone euro à financer la dette étatique auprès de la banque centrale et la mise sur le marché de la dette oblige ces États à payer des taux d’intérêts supérieurs à ceux qu’ils auraient dû payer s’ils pouvaient se financer auprès de la banque centrale.
    Prenons le cas d’un pays comme la France qui voit l’élection d’un gouvernement de gauche progressiste et résolument déterminé à rompre avec le néolibéralisme. Le gouvernement annonce rapidement un moratoire sur la dette pour envisager la répudiation de sa partie illégitime.
    Comment gérer la panique financière et les dommages collatéraux économiques et sociaux qui s’en suivraient ?
    Pour la limiter, j’avance un instrument qui n’est pas évoqué dans l’article du monde diplomatique.
    La Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre du Quantitative easing (QE ou politique d’assouplissement monétaire) a acheté pour un peu plus de 400 milliards de titres français à des banques privées. Elle a cela dans son bilan (Site officiel de la BCE, Breakdown of debt securities under the PSPP, https://www.ecb.europa.eu/mopo/implement/omt/html/index.en.html, consulté le 3 novembre 2018). Elle les a achetés aux banques privées, mais c’est le trésor français qui paie les intérêts à la BCE, et le capital à l’échéance des titres. Or, si la BCE fait mine à l’égard d’un gouvernement de gauche en France d’adopter une mesure comme elle l’a prise par rapport au gouvernement Tsipras, le gouvernement français peut décider de ne pas rembourser, face à la volonté de la BCE de l’empêcher d’accomplir son mandat démocratique. C’est un argument d’une puissance considérable qui inverse le rapport de force que la BCE pensait dominer.
    – ‘‘ Si un gouvernement voulait vraiment changer la donne… Face aux marchés, le scénario d’un bras de fer’’ par Renaud Lambert & Sylvain Leder – Octobre 2018
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/10/LAMBERT/59131
    – Thomas Piketty et la dette publique :
    Thomas Pikety vient de publier une opinion dans le journal Le Monde : « 1789-2019, le retour de la dette » qui mérite d’être lue. Nous republions un article d’Éric Toussaint [1] sur les positions de Thomas Piketty et celles du CADTM à propos de la dette publique.
    Ce texte reste largement d’actualité car les positions de Thomas Piketty et celles du CADTM n’ont pas varié et font partie d’un débat tout à fait nécessaire. Le combat des Gilets jaunes le montre car les revendications que ce mouvement met en avant ne peuvent être satisfaites que si on adopte une position radicale sur la dette.
    http://www.cadtm.org/Thomas-Piketty-et-la-dette-publique
    – « Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation », aux éditions Les liens qui libèrent, en 2017, traite de nombreux cas de répudiations de dettes durant l’Histoire : http://www.cadtm.org/Le-Systeme-Dette-Histoire-des-dettes-souveraines-et-de-leur-repudiation.
    [Video] « Le Système-Dette » : http://www.cadtm.org/Video-Eric-Toussaint-decrypte-Le-Systeme-Dette
    – Des audits citoyens aux répudiations de dettes. l’actualité des luttes contre la dette illégitime : http://www.cadtm.org/Des-audits-citoyens-aux-repudiations-de-dettes-l-actualite-des-luttes-contre-la
    – Il faut mettre fin au remboursement de la dette illégitime : http://www.cadtm.org/Il-faut-mettre-fin-au
    – Luttons contre les dettes illégitimes privées et publiques, elles font partie du cœur du système capitaliste : http://www.cadtm.org/Luttons-contre-les-dettes
    – Comment les médias dominants manipulent le thème de la dette publique : http://www.cadtm.org/Comment-les-medias-manipulent-le
    – Dette publique. « On croit à tort que les créanciers sont tout-puissants » : http://www.cadtm.org/Dette-publique-On-croit-a-tort-que
    – Mise en perspective du mouvement altermondialiste et de la lutte contre le remboursement des dettes illégitimes : http://www.cadtm.org/Mise-en-perspective-du-mouvement
    – « La dette, une arme de domination politique depuis deux siècles » : http://www.cadtm.org/Eric-Toussaint-La-dette-une-arme
    – L’audit citoyen en France : bilan et perspective : http://www.cadtm.org/L-audit-citoyen-en-France-bilan-et
    – Que faire de la dette ? Un audit de la dette publique de la France publié le 27 mai 2014 par Collectif pour un audit citoyen (CAC) : 59 % des montants de la dette réclamée à la France sont illégitimes
    https://www.audit-citoyen.org/2014/05/27/que-faire-de-la-dette-un-audit-de-la-dette-publique-de-la-france/
    https://www.audit-citoyen.org/wp-content/uploads/2014/05/note-dette.pdf
    https://www.youtube.com/watch?v=cFoih59gyO0
    – Rapport d’audit de la dette de l’assurance chômage : http://www.cadtm.org/France-Rapport-d-audit-de-la-dette-de-l-assurance-chomage
    https://entreleslignesentrelesmots.files.wordpress.com/2018/05/audit-dette-assurance-chomage-rapport-intermc3a9diaire-1.pdf
    – Comment la dette de la SNCF enrichit les marchés financiers, au détriment des cheminots et des usagers : http://www.cadtm.org/Comment-la-dette-de-la-SNCF-enrichit-les-marches-financiers-au-detriment-des

    PRÊTS TOXIQUES (appelés « emprunt structuré » par les banques)
    L’affaire des prêts toxiques : affaire classée ? http://www.cadtm.org/L-affaire-des-prets-toxiques-affaire-classee

    • Les ODD, symboles d’un développement par et pour les multinationales ? 18 mars 2019 par Mathieu Paris
      ‘‘Adoptés par les Nations unies en 2015, les Objectifs de développement durable (ODD) occupent désormais une place centrale dans la communication de certaines multinationales. Comment en est-on arrivé à ce que Veolia par exemple, légitime la privatisation de l’eau en Inde en s’appuyant les objectifs de développement des Nations Unies ou que Total puisse demander un partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) autour d’un projet d’oléoduc ?

      En 2015, les Nations Unies adoptaient solennellement 17 « objectifs de développement durable » (ODD) déclinés en 169 cibles, ainsi que la feuille de route pour les atteindre : l’« Agenda 2030 ». Succédant aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD, 2000-2015), les ODD visent à orienter les flux d’aide au développement et les politiques publiques dans le but d’en finir avec la pauvreté, la faim, les discriminations, les inégalités et les dégradations environnementales. La même année, deux accords internationaux majeurs sont également signés par les gouvernements du monde : le Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement et l’Accord de Paris sur le climat. Point commun de ces trois accords : ils confient explicitement un rôle majeur aux multinationales dans l’atteinte de leurs objectifs. Et non plus aux seuls États, dont sont ainsi actés les moyens budgétaires limitées, l’absence de volonté ou de capacité politique, mais aussi l’utilisation parfois hasardeuse de l’aide au développement.
      (…)
      Lien http://www.cadtm.org/Les-ODD-symboles-d-un-developpement-par-et-pour-les-multinationales

    • Bien sûr, plutôt deux fois qu’une (et avec plaisir) 🙂

  8. Eric TOUSSAINT – L’OCDE fournit un vade mecum pour les gouvernants. Comment appliquer des politiques antipopulaires d’austérité. 17 avril 2017 par Eric Toussaint
    Lien : http://www.cadtm.org/Comment-appliquer-des-politiques#nb2-1

    Extrait :
    « Dans un document destiné aux gouvernants, Christian Morrisson, fonctionnaire de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) – voir encadré – prodigue, en 1996, ses recommandations. C’est effarant.
    A la lecture, on se rend compte que ces recommandations sont effectivement appliquées à l’échelle de l’ensemble de la planète avec le soutien des grandes institutions internationales comme l’OCDE, le FMI, la Banque mondiale, la Banque centrale européenne, et la plupart des gouvernements.

    Tout d’abord, des précisions sur le but du rapport intitulé La faisabilité politique de l’ajustement (Morrisson, 1996) : « Le Centre de Développement s’efforce d’identifier et d’analyser les problèmes qui vont se poser à moyen terme aussi bien pour les pays membres de l’OCDE que les pays non membres, et d’en dégager des lignes d’action pour faciliter l’élaboration de politiques adéquates. Cette série des Cahiers de politique économique présente les résultats des travaux de recherche du Centre et est destinée plus particulièrement aux responsables politiques et aux décideurs concernés par les recommandations qui y sont faites.

    Les politiques de stabilisation économique et d’ajustement peuvent provoquer des troubles sociaux, voire mettre en péril la stabilité des pays. Dans ce Cahier de politique économique sont analysées les conséquences politiques de tels programmes. Il ressort de cinq études de cas approfondies et de deux échantillons importants de pays, en Amérique latine et en Afrique, que les coûts politiques en termes de grèves, de manifestations ou d’émeutes sont très différents d’une mesure de stabilisation à l’autre. Ces recherches ont permis de définir et de préciser les caractéristiques d’un programme de stabilisation politiquement optimal qui, pour un même résultat, minimise les risques politiques. » (Morrisson, 1996, p. 3)

    « La distinction entre la stabilisation et l’ajustement structurel est politiquement importante. En effet, le programme de stabilisation a un caractère d’urgence et comporte nécessairement beaucoup de mesures impopulaires puisque l’on réduit brutalement les revenus et les consommations des ménages en diminuant les salaires des fonctionnaires, les subventions ou l’emploi dans le bâtiment. En revanche, les mesures d’ajustement structurel peuvent être étalées sur de nombreuses années et chaque mesure fait en même temps des gagnants et des perdants, de telle sorte que le gouvernement peut s’appuyer facilement sur une coalition de bénéficiaires pour défendre sa politique. » (ibidem, p. 5)

    « En cas d’ajustement, un gouvernement peut compenser la baisse de popularité due aux réductions de dépenses par la répression en cas de troubles, mais elle entraîne de nombreux coûts (dépendance accrue à l’égard de l’armée ou réactions négatives à l’étranger). (ibidem, p. 9)
    (…)

    Christian Morrisson, La Faisabilité politique de l’ajustement, CENTRE DE DÉVELOPPEMENT DE L’OCDE, CAHIER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE N° 13, Paris, 1996, disponible sur le site officiel de l’OCDE : https://www.oecd.org/fr/dev/1919068.pdf consulté le 16 avril 2017. Il vaut la peine de souligner qu’en 2017, vingt-un ans après sa publications et malgré les critiques dont elle a été l’objet, l’OCDE maintient cette importante publication à la disposition du public.

  9. A VOIR OU A REVOIR ET A FAIRE CIRCULER
    L’Encerclement – La démocratie dans les rets du néolibéralisme par Richard Brouillette (2008), VERSION LONGUE + BONUS DUREE : 3H14
    À travers les réflexions et les analyses de plusieurs intellectuels de renom, ce documentaire trace un portrait de l’idéologie néolibérale et examine les différents mécanismes mis à l’œuvre pour en imposer mondialement les diktats.
    L’encerclement est constitué de dix chapitres et se divise en deux grandes parties.
    Première partie : portrait général de l’idéologie néolibérale.
    Seconde partie : l’encerclement de la pensée et de la démocratie par le néolibéralisme.
    Lien : https://www.youtube.com/watch?v=SkdwB9qZVoA

  10. Geneviève Blache

    J’ai été très, très intéressée par votre émission de Sud Radio sur le presse… mon père était journaliste à une époque où cela voulait dire quelque chose !
    Je vous rencontre chaque fois que vous venez à Nice… et je vous suis.
    Je suis membre-fondateur de l’upr, parce que c’est un mouvement libérateur qui respecte la souveraineté populaire !
    Je vous entends parler à un moment dans l’émission de l’idée géniale que vous exprimée quant au statut du journaliste qui devrait être propriétaire du journal dans lequel il s’exprime !
    JE SUIS ABSOLUMENT D’ACCORD AVEC CETTE IDÉE GÉNIALE.
    Je le suis d’autant plus, que la dernière fois que nous avons échangé, à Nice-Cimiez- dans le cadre de l’université d’été du CNR… j’avais ébauché une idée auprès de vous quant à la participation… vous m’aviez dit ne pas connaitre le sujet.
    Je vous ai alors donné ma carte de visite, vous disant que c’était une idée, très proche de la votre : donner au peuple une souveraineté qui le libère de « ses maîtres », etc….
    Je vous ai fait la proposition de me rendre à un r-v que vous me donneriez afin que je puisse développer auprès de vous mon argumentaire.
    Vous ne m’avez jamais convoquée, et je suis restée dans l’idée que vous n’aviez pas compris que j’étais progressiste, peut être un peu plus, même que le sont les gens de gauche (si jamais il y en a encore !) .
    C’est certainement de ma faute, car, je n’ai pas su exprimer que l’idée que je défendais consistait à rendre les salariés de l’entreprise, et pourquoi pas d’un journal, propriétaire de la société dans laquelle ils travaillaient. Cela tout simplement par la redistribution de la plus valu
    de celle-ci… en légiférant… je vous ai parlé de Louis Vallon, René Capitant… idée venant également du milieu du 19°S, Proudhon, etc.
    J’en ai d’ailleurs parlé à FA, qui m’a demandé de lui faire un c-r sur le sujet… pour après les « européennes », je pensais lui préparer cela.
    J’aurais bien aimé voir ce sujet avec vous, et je pense toujours, que, comme lui vous pourriez vous y intéresser… Peut-on se rencontrer enfin ? Je peux me rendre à Marseille et suis à votre disposition si vous vouliez bien prendre de l’intérêt pour ma requête ? Rien ne vous oblige à y adhérer, seulement je voudrais vous parler de ce en quoi je crois, qui me parait être une initiative à regarder par les temps qui courent !
    De toutes façons, on ne peut pas continuer ainsi ! Ignorer le malheur du peuple va finir dans la catastrophe !
    Cdlt
    Geneviève Blache –

    • 🙂 Merci d’avoir semé ces utiles graines dans ma tête 🙂

      Tout vient à point pour qui sait attendre.

      Au plaisir de vous revoir bientôt.

      Amitiés.

      Étienne.

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