Je m’expliquais dimanche dernier à Bruxelles chez Michel Collon (sur sa chaîne d’info « Michel Midi »), à propos des Gilets jaunes, du RIC, des calomnies à mon sujet, des médias…

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18 réponses à “Je m’expliquais dimanche dernier à Bruxelles chez Michel Collon (sur sa chaîne d’info « Michel Midi »), à propos des Gilets jaunes, du RIC, des calomnies à mon sujet, des médias…

  1. Voyez:

    Mise à jour Version 1.6 ci-plus bas.
    Structure possible d’un mouvement auto-constitutif « perpétuel ».
    Développons ce concept, ce bourgeon de libération de l’esprit des peuples qui évoluera dans sa forme au fil des jours, comme la poussée d’une nouvelle graine.
    J’aimerai que d’autres (osent, nous ne sommes pas juges) se penchent sur ce texte pour l’affiner en douceur, sans produire de l’intellectualisme spécialisé, bercé d’orgueil, que cela provienne de votre esprit et non, de sacs non transportables de références inépuisables (notre vie est trop courte, « eux » le savent).
    Je pense aussi que cette voie naturelle pourrait aider à unir le/les peuple/s dans un nouvel esprit constructif qui leur appartiendrait.
    Bon voilà, vous êtes au pied du mur.
    Vous êtes tous et toutes sensés/es administrer et affiner cette idée « en bon père de famille » au gré de votre esprit.
    Ceci ne doit appartenir à personne, il s’agit bien d’un esprit collectif représentatif d’humains. Appelons cela, « l’effet banc de sardine ».
    Il ne s’agit pas non plus de mettre la charrue avant les boeufs.
    On m’a dit que certaines idées de ce type ressemblaient ou existaient déjà. D’accord, je ne sais pas? J’ai vu des bidules très complexes, je me méfie du complexe.
    Par contre, je sais qu’il n’y a pas encore d’idée collective efficace, simple à comprendre et applicable par tous dès sa simple lecture, par le simple fait qu’elle soit un bon chemin.
    Cela sans faire des tartines interminables et épuisantes.
    Version 1.5:
    Idée de base à discuter concernant l’organisation des Gilets jaunes:
    1. a -dans un premier temps, sans aucunes idéologies politiques préconçues, il serait peut-être bon de former des groupes de « gens de tous les âges réunis qui se connaissent bien », par le bouches à oreilles dans toutes les régions, tous les villages et tous les secteurs d’activités par groupe de plus ou moins 20 personnes et de choisir à travers ceux-ci 2 membres représentatifs provisoires (des deux sexes voire homo), ceci toujours et « définitivement » fait à main levée.
    « 1.b – Devra suivre la création d’un groupe (toujours ouvert à tous participants) voire plusieurs qui devront recueillir la trace de ces niveaux de groupe constitués et des membres représentatifs choisis à chaque niveau, afin de centraliser ces informations.  »
    2. -Ensuite reproduire cela avec les 20 membres représentatifs résultant de ces groupes et partant de ceux-ci choisir à nouveau 2 membres représentatifs, et ainsi de suite, pour arriver au final de la pyramide (pas au sommet, mais au centre, donc un cercle ) à trois membres représentatifs pour une durée provisoire, très provisoire, de 1 mois voire d’avantage. ( à réadapter en fonction de la pertinence du système)
    3) Chaque niveau représentant les niveaux inférieurs, pouvant être démis aisément par ces derniers. ( les derniers seront ainsi les premiers)
    4) Les vagues de pouvoirs, d’idées et de décisions prenant toujours forme depuis la base et qui pourront répéter ce processus « en priorité » sur le haut de la structure autant de fois que nécessaire.
    Les revendications se verront adaptées en fonction et véhiculées par ce biais de façon naturelle.
    Eventuellement l’adapter et affiner suivant souhait du collectif.
    5) Et dans un deuxième temps pourquoi ne pas créer un vrai parti blanc, gilet jaune, c’est pareil, représentatif de l’ensemble de la population sans distinction et de ses désirs positifs profonds avec pour base des statuts, ces principes primordiaux constitutionnels (status).
    A ce moment là, le peuple entier participerait enfin naturellement et dynamiquement à construire son avenir, avec une structure politique représentative de qualité et serait instruit pas les courants montant et descendant en prise directe. Tout se ferait en fonction de l’énergie déployée par les bases pour atteindre le raffinement de l’esprit politique. (Ce démarrage, ne demande que de la volonté).
    Il faut comprendre: qu’au fur et à mesure du niveau de choix des représentants provisoires des gilets jaunes ou parti blanc, aurait lieu une sélection naturelle et sans heurts des compétences.
    Je considère cela préférable à cette idée de faire des tirages au sort qui me semble utopique en ce qui concerne les compétences.
    Cela n’empêche d’être débattu et raisonné par chacun.
    Moyen de financement
    1) Le financement des moyens élémentaires.
    Il suffit de récolter aux sein de chaque cellule constitutive « quelques » euros en fonction des possibilités de chacun (sans excès) et de déterminer de manière collégiale qui sera à même d’en faire la comptabilisation. Le nombre important de participants génèrera une somme relativement conséquente. Tout cela demandera une parfaite transparence. Celui qui présenterait des défectuosités serait immédiatement exclus par le collectif.
    Cette petite caisse devra se constituer, jusqu’à ce que l’ensemble des cellules constitutives déterminent ceux qui feront la collecte globale.
    Ces fonds devront alimenter des actes destinés à developper et affiner la structure générale (structure porteuse).
    Tout ceci doit se discuter et être perçu parfaitement et simplement dans chaque groupe intermédiaire, sans aucune pression.
    Les modalités techniques seront classiques apportant, bien entendu, des garanties de bon père de famille.
    Le temps mis pour arriver à cela, sera toujours fonction de la maturation de la pensée collective. Il ne peut en être autrement.
    Tout le monde devra élever sa compréhension en même temps, c’est une des conditions essentielles de la réussite, Il ne faut laisser personne sur le bord de la route.
    Bien à vous.

  2. Le début revu et corrigé, et la suite:

    A la recherche de la cause des causes

    Force est de constater qu’aujourd’hui, quel que soit le domaine, nous nous battons tous sur les conséquences de nos problèmes, qu’ils soient sociaux, économiques, écologiques, … . Pourtant nous connaissons tous des solutions qui permettraient de mettre fin à nos difficultés. Certains d’entre nous réfléchissent et proposent des solutions. Mais toutes ces énergies sont vaines et ne peuvent déboucher CAR PAR CONSTRUCTION JURIDIQUE NOUS SOMMES IMPUISSANTS POLITIQUEMENT.

    D’ou vient cette impuissance politique ?

    Elle est écrite dans notre constitution, où sommes-nous, nous citoyens ? Nous en sommes totalement absents, et pire, cette constitution –anticonstitution devrions nous dire- ne nous laisse aucun moyen d’utiliser les institutions.

    La cause des injustices sociales semble donc bien être notre démission à tous, nos renoncements, l’abandon pur et simple de notre processus constituant. Notre démission est source de notre impuissance politique.

    Aujourd’hui, ce sont les professionnels de la politique qui écrivent la constitution, donc les textes qu’ils devraient craindre. Sans qu’on puisse y mettre aucune limite, ces professionnels profitent de cette aubaine et de cette absence de limite pour programmer leur puissance. Mais est-ce de leur faute ? N’est-ce pas parce que nous les laissons faire ?

    Ils programment ainsi leur propre puissance mais aussi notre impuissance ; ils ont alors devant eux un boulevard et se moquent bien des revendications populaires. Mais comme nous ne nous sommes jamais occuper d’instituer la puissance qui nous manque, descendre dans la rue n’y change plus rien.

    Ce n’est une impasse que si on reste aveugle à la cause première. Et ce n’est pas une fatalité si nous prenons le problème par le bon bout et que nous nous attaquons à la cause première : notre démission à constituer c’est à dire à écrire notre contrat social.

    Aujourd’hui nous sommes très faibles, on nous a désarmés, ligotés, bâillonnés ; on n’a aucun moyen, aucun pouvoir juridique économique politique ; on a que notre parole et notre nombre.
    Chacun de nous avons une toute petite force mais nous sommes des millions, voire des milliards à l’échelle planétaire et si l’on additionne nos forces au même endroit et que l’on concentre notre énergie et notre frappe ça peut marcher. Il n’y a pas de raison, si on y travaille, que de par le nombre que nous sommes nous n’y arrivons pas.

    Cela est possible si on est des millions a oublier temporairement la complexité des conséquences et des dysfonctionnements engendrés et que l’on comprend que centralement la prochaine fois que l’on s’insurge, il va y avoir une constituante et qu’il ne faut pas que ce soit des professionnels de la politique, ni que cette dernière soit élue parmi des candidats mais qu’il faut qu’elle soit tirée au sort ou que nous écrivons tous la constitution. (Nous nous débrouillerons à rapprocher les projets).

    CE N’EST PAS AUX HOMMES AU POUVOIR D’ECRIRE LES REGLES DU POUVOIR.

    Si l’humanité prend conscience de l’importance de cette règle, mute et devient constituante c’est à dire devient capable de vouloir écrire sa constitution ou contrat social, il se passera quelque chose d’inédit dans l’histoire des hommes.

    Et c’est à la portée de tous d’écrire un article de constitution, la preuve est faite depuis plus de 10 ans à travers d’ateliers constituants. Il faut démystifier l’art de l’écriture et se décomplexer vis à vis de cette idée que c’est compliqué d’écrire un article –voire des articles- et que ça ne serait qu’à la portée que de quelques uns. Comme pour toute activité qui ne nous est pas familière, il faut s’entrainer et y travailler.

    Mais, étant donné l’importance du sujet, étant donné que cela conditionne notre avenir et celui de nos enfants cela ne vaut-il pas le coup de se donner un peu de mal ? Et qui plus est de façon collective et partagée ? N’est-ce pas enthousiasmant d’en faire un exercice ludique dont est sûr que le résultat ira forcément dans le sens de l’intérêt général et non uniquement dans le sens de l’intérêt personnel des professionnels de la politique qui l’auraient écrit ? Car pour ces derniers, leurs intérêts personnels seront toujours contraires à l’intérêt général et passeront donc toujours avant l’intérêt général.

    IL NOUS FAUT MUTER, PRENDRE CONSCIENCE ET S’OCCUPER DE NOTRE CONSTITUTION.

    En résumé,

    Le constat : Aujourd’hui nos représentants votent les lois. Ces lois s’appliquent aux citoyens, donc aux représentés ET aux représentants eux-mêmes.
    Qui peut être légitime à écrire les lois qui régissent les représentés (intérêt général) et les représentants (intérêts personnels)?

    Quel représentant va écrire des lois qui vont à l’encontre de ses propres intérêts ?

    Il y a donc conflit d’intérêts.

    En conséquence, de toute évidence, ce n’est donc pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, c’est aux représentés d’écrire les règles de la représentation. Ces règles doivent être craintes par les représentants.

    Démocratie- Election-Vote-Tirage au sort

    Aujourd’hui de plus de plus de gens reconsidère le mot démocratie (le pouvoir au peuple) et comprennent que l’élection n’est pas démocratique mais aristocratique puis oligarchique. Le mouvement des gilets jaunes et le soutien de la population aux gilets jaunes en sont la preuve.
    Depuis des années, nos représentants, l’éducation nationale s’attachent à tout mélanger et à amalgamer : élection, vote, démocratie, installant volontairement la confusion dans les esprits: vote=élection, démocratie = élection…qu’en est-il vraiment ?

    L’élection : Par définition elle consiste à mettre un bulletin dans l’urne pour élire le « meilleur » d’entre nous. Par construction en élisant le « meilleur » d’entre nous pour nous représenter, nous nous dépouillons, nous nous dépossédons de notre action politique. Nous abandonnons aux mains d’un inconnu notre souveraineté et renonçons à notre action politique. Nous désignons nos propres maitres et votons notre impuissance politique.

    Contrairement à l’élection le vote est l’outil de la démocratie.

    La seule procédure démocratique qui semble digne de ce nom est le tirage au sort, avec tous les contrôles qui vont avec bien sur.

    Le tirage au sort intelligemment institué, assortis de contrôles judicieusement pensés prend acte de nos imperfections. Un tiré au sort peut être incompétent, malhonnête mais les contrôles et les règles de la représentation –qu’il faudra écrire- doivent permettre de garder le contrôle sur les « tirés au sort ». D’autant qu’il ne s’agit pas de donner aux « tirés au sort » les mêmes pouvoirs qu’aux élus.

    Le tirage au sort permet au peuple de garder beaucoup plus de pouvoir qu’avec l’élection.

    La suite au prochain numéro, n’hésitez pas à amender

  3. c’est de la philo les gars, j’adore mais quand meme; pour les autres ( puissance politique) capacité de produire de la force ensemble. merci , je sais c’est pas facile mais essayez de vulgariser le discours pour les pas vulgaires et autres.

  4. j’ai peur aussi de ne pas trouver un langage commun ou une issue commune, j’ai constaté que le peuple n’utilisait pas les memes mots que vous et moi, peut etre est ce le moment de demander des portes voix plus connectes avec les enjeux du moments, parlez a tous et tout le temps. premier postulat vous faites avec ce que vous etes et ca marche ou pas, deuxieme postulat vous parlez la langue du plus grand nombre et on verra, ou alors faites les deux, mais la, ça fait bcp, je vous remercie en mon nom, pour le reste du monde , il faudrait qu’il trouve le fond !!!! et surtout la forme, donc la maniere. j’espere le meilleur pour moi, vous et surtout les autres.

  5. Quelques remarques concernant la « question Soral » :
    Soral diffuse au moins partiellement la pensée d’Étienne Chouard et il l’évoque parfois, de façon positive, sans insulte ni mensonge (les commentaires des visiteurs sont d’ailleurs pour une large majorité très positifs concernant Étienne, ce qui n’est pas vraiment le cas des « antifas »).
    Les oligarques (politiciens, journalistes mainstream, « intellectuels » et autres éditocrates) refusent de dialoguer avec Chouard et tentent de disqualifier sa parole en l’insultant et en mentant à son propos.
    De Soral ou des oligarques, qui a le comportement le plus ouvert au dialogue, le plus honnête, le moins « fasciste » ?
    Si Michel Collon était moins trompé par les biais cognitifs dus à son « gauchisme primaire », il s’en prendrait d’abord au vrai fascisme, celui qui nuit le plus aux peuples, celui qui conduit périodiquement et inexorablement à des gouvernements autoritaires, le fascisme financiaro-bancaire institué par les ploutocrates.
    Sans être un spécialiste de Soral, il me semble qu’il ne défend jamais la totalité du bilan du nazisme, mais certains aspects historiquement incontestables comme le redressement économique spectaculaire de l’Allemagne à partir d’une situation catastrophique. Sauf preuve du contraire, le commentaire de Collon serait une manipulation visant à faire croire que Soral approuve le génocide des juifs.
    Je remarque encore que Collon affirme que Soral à refusé de dialoguer avec lui, ce qui est possible, mais sans en apporter la moindre preuve.

  6. Il ne s’agit pas de défendre la pensée ou la personne de Soral mais lorsque l’on prétend le critiquer, de le faire de façon honnête et précise.
    Les manipulations et mensonges ne sont pas seulement inacceptables lorsque elles concernent ceux dont nous apprécions la démarche ou la personnalité. Le refus des mensonges et manipulations doivent rester une exigence même envers des personnes que nous combattons ou qui nous déplaisent.

    • l’erreur de Soral est de défendre une dictature éclairée…le comble c’est que c’est ce que veulent les bourgeois…Soral est-il leur porte-voix? à son insu ou non…
      Soral est intelligent c’est vrai, toutefois, ça ne l’empêcherait pas d’être en conflit d’intérêt avec le peuple d’en-bas, qui lui veut s’auto-déterminer.
      Soral est-il un piège? comme Frank Lepage le dit dans un entretien…un piège à mots, pour commencer…

    • Franck Lepage – La guerre des mots : La gauche & la droite
      https://www.youtube.com/watch?v=522vKjIrnus

      Soral est un épouvantail, une projection de l’oligar-chie
      Toutes ces accusations, ses mots inversés sont des manipulations pour nous empêcher de penser.
      Dans les faits, ça ressemble à une monarchie du temps de Louis 14, la police entre les riches et les gueux.
      Avec les moyens de notre époque, plus dangereux.

  7. Remarque sur le RIC et le Frexit:

    -L’article 88-1 entre autre fixe notre appartenance à l’union européenne. « La République participe à l’Union européenne constituée d’États qui ont choisi librement d’exercer en commun certaines de leurs compétences en vertu du traité sur l’Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, tels qu’ils résultent du traité signé à Lisbonne le 13 décembre 2007. »

    -En théorie pour revenir dessus il faudra une modification constitutionnelle qui dans le texte qu’Etienne a écrit demanderai le suffrage de 3 cinquième des votant. Hors si l’on fait un RIC sur la sortie de L’UE il paraîtrait normal que l’on sorte si l’on attend 50%

    -Je propose par conséquent le passage suivant pour l’article 89:

    « L’initiative citoyenne de révision de la Constitution est définitive si elle a obtenu lors de la consultation la majorité des trois cinquième des suffrages exprimés [et de la moitié des inscrits sur les listes électorales; ou bien si elle a reçut une majorité simple mais porte sur l’abrogation d’un passage qui a été introduit sans être validé par référendum] »

  8. Voici une analyse courte mais efficace!
    https://www.youtube.com/watch?v=ENyfexk2gpg

  9. @ Sophie: Madame Lancelin donne des leçon au « petit prince du CAC 40 » soit…
    Mais qu’elle n’oublie pas de s’expliquer sur son commentaire qualifiant la « théorie » délirante présentée dans le livre « Faiminisme » de « révolution anthropologique ».
    Outre son caractère indigent, il est aussi « journalistiquement » irresponsable car il contribue au « diviser pour mieux régner » mis en œuvre par les oligarques pour assurer leur domination sur le peuple en encourageant la paranoïa féministe misandre concernant le « complot patriarcal » contre les femmes.
    Je lui ai écrit sur son Facebook et pour l’instant elle n’a pas daigné répondre. Il est vrai qu’il ne doit pas être facile de justifier un commentaire aussi indigent et irresponsable…

  10. Eric Drouet avant sa 2ème arrestation ce soir pénible…
    https://www.youtube.com/watch?v=yPMvIq-BB_M

    On peut admirer la réactivité sélective des forces de l’ordre établi.
    Leurs maîtres mots : « liberté, égalité, fraternité ».
    De la pure NOVLANGUE.

  11. Cela ne reste toujours qu’une base de travail à partager, corriger, modifier, amender,…

    Démocratie- Election-Vote-Tirage au sort

    Aujourd’hui de plus de plus de gens reconsidère le mot démocratie* (le pouvoir au peuple) et comprennent que l’élection n’est pas démocratique mais aristocratique puis oligarchique. Le mouvement des gilets jaunes et le soutien de la population aux gilets jaunes en sont la preuve.
    Depuis des décennies, nos représentants, l’éducation nationale s’appliquent à tout mélanger et à amalgamer : élection, vote, démocratie, installant volontairement -ou non- la confusion dans les esprits: vote=élection, démocratie = élection…qu’en est-il vraiment ?

    Par définition, en démocratie le peuple est souverain ; autrement dit c’est le droit qu’a le peuple à disposer de lui-même. Dans un tel système, son pouvoir n’est pas limité par celui d’un autre. Mais par expérience, nous ne sommes pas sans savoir que dans l’absolu cela relève de l’utopie. Cependant, on constate que notamment dans les démocraties occidentales, le degré de souveraineté du peuple diffère d’un pays à l’autre – certains pays comme la Suisse ou l’Italie semblent plus démocratiques que d’autres par la présence du Référendum d’initiative Citoyenne dans leurs constitutions- mais il n’existe pas à notre connaissance de « vraie » démocratie pleine et entière. Il existe que peu de chances que nous y réussissions demain alors contentons nous dans un premier temps à trouver un jeu d’institutions qui permette à un corps social quel qu’il soit de résister aux éventuels abus de pouvoir.

    L’élection : Par définition elle consiste à mettre un bulletin dans l’urne pour élire le « meilleur » d’entre nous. Par construction en élisant le « meilleur » d’entre nous pour nous représenter, nous abandonnons notre pouvoir d’action à qui portera le titre de maitre ; un candidat qui, au demeurant nous n’avons pas choisi.
    En faisant cela nous nous dépouillons, nous nous dépossédons de notre action politique. Nous abandonnons aux mains d’un inconnu notre souveraineté et nous renonçons à notre action politique. Ainsi nous nous comportons comme des enfants qui désignons nos propres maitres et figeons de notre impuissance politique.

    Voter c’est exprimer son opinion, se comporter en adulte pour choisir ce qui nous semble bien pour le bien commun; cela ne consiste pas uniquement à désigner un maitre entre des candidats qui sortent de nulle part et qui nous sont imposés ; pire, des candidats qui n’incarnent que très partiellement nos idées, voire pas du tout ; dans bon nombre d’élections notre choix se résume à faire un « non-choix » , c’est à dire élire le moins pire entre la peste et le choléra.

    Vous saisissez la subtilité ? : On rapproche les mots vote-élection-démocratie et pour finir on fait de l’élection l’instrument de la démocratie
    Ainsi, en mélangeant tout, en mettant les mots à l’envers comme le fait Georges Orwell dans 1984 (écrit en 1948) avec Le novlangue, on s’interdit littéralement de penser. Ce langage utilisé à outrance par l’oligarchie, nous est assené de façon extrêmement pédagogique tous les jours et un peu plus chaque jour;
    Que ce soit lorsque l’on emploie des termes tels que « partenaires sociaux » pour désigner des actionnaires, ou encore « croissance négative » pour parler de récession, on nous empêche de réfléchir. Le matraquage quotidien et les exemples ne manquent pas. Aujourd’hui le mot démocratie est utilisé à tord et à travers pour désigner le régime oligarchique dans lequel les gens n’ont aucun pouvoir ; conséquence, les gens finissent par croire que l’on vit en démocratie. C’est une façon qu’ont nos représentants au pouvoir de persuader la population de la conduite à tenir et de façon de penser afin de rendre impossible toute forme de critique du pouvoir en place.
    Mais ceci n’est pas une fatalité même s’il y a indéniablement un travail d’éducation populaire à refaire pour s’émanciper de ces mots mis à l’envers. Un Travail de re-discussion de tous les mots importants tels que: démocratie, constitution, volonté générale…citoyens, peuple,… tous ces mots sont a repenser ensemble.

    En résumé, par définition en démocratie, le peuple doit être souverain ; il doit donc véritablement choisir (le pouvoir au peuple) en adulte qui il veut pour le représenter, dans quelle mesure et avec quelles règles. Le vote est le seul outil qui permette cela et qui donne donc la possibilité pleine et entière au peuple d’exercer sa souveraineté.

    Il en découle tout naturellement que la seule procédure qui autorise, la seule qui soit véritablement démocratique et qui semble digne de ce nom est le tirage au sort, avec toutes les règles et les contrôles qui vont avec bien sur.
    Le tirage au sort intelligemment institué, assortis de contrôles judicieusement pensés prend acte de nos imperfections. Un tiré au sort peut être incompétent, malhonnête mais les contrôles et les règles de la représentation –qu’il faudra écrire- doivent permettre de garder le contrôle sur les « tirés au sort ». D’autant qu’il ne s’agit pas de donner aux « tirés au sort » les mêmes pouvoirs qu’aux élus.
    Le tirage au sort permet au peuple de garder beaucoup plus de pouvoir qu’avec l’élection.

    A bientôt

  12. si le citoyen devient décideur en toutes choses constituantes, il se sentira responsable en toutes choses et agira en fonction de ce qui est bon pour lui et tous les citoyens. Il en sera ainsi pour l’écologie. Ce qui m’amène à ce commentaire est une chose entendue selon laquelle en protestant contre la taxe carbone les gilets jaunes tournent le dos à la transition écologique. C’est brandir un doigt accusateur en direction des gilets jaunes pour les discréditer. Une manoeuvre révoltante parmi de nombreuses manoeuvres de discréditation qui foisonnent en ce moment à la télé et à la radio. En ce moment de nombreux intervenants avancent comme en champ de bataille pour abattre le mouvement des gilets jaunes n’hésitant pas à friser avec le grotesque (cf les foulards rouges).

  13. Bjr Etienne,
    Est ce que dans la constitution on pourrait mettre que l’Hybris ( en grec: C’est la tentation de démesure , ceux qui veulent toujours plus de pouvoir et de biens) n’est pas une valeur de la république ? ou quelque chose d’approchant. Ce n’est pas une protection contre les abus de pouvoir il est vrai.

  14. Étienne Chouard sur Sputnik : « Évidemment que nous ne sommes pas en démocratie ! » – 3 Janvier 2019 :

    https://www.youtube.com/watch?v=HhqZLx3KAjY

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