Archives pour la catégorie servitude volontaire

Le fait de désigner des maîtres au lieu de voter les lois est une imposture politique

Faites passer (sous le manteau) 🙂

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PS : quand vous faites passer et que vous avez l’impression qu' »il ne se passe rien », c’est une erreur, il se passe (tout de suite) des tas de choses importantes et invisibles ; vous venez de semer plein de graines et il est tout à fait déraisonnable de s’impatienter en ne voyant pas les plantes pousser tout de suite 🙂 Attendez ! Continuez à semer sans relâche, un peu partout et tout le temps, et quand viendra le moment de la germination, apparaîtront partout des citoyens constituants, par millions 🙂

Spartacus : « je reviendrai et je serai des millions ».

Anselme Bellegarrigue : « Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Eh bien ! Vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande. »

Bellegarriguehttp://www.panarchy.org/bellegarrigue/manifesto.html

Anselme Bellegarrigue
Citations :

• Il n’est, en vérité, pires contre-révolutionnaires que les révolutionnaires ; car il n’est pires citoyens que les envieux.

• Le pouvoir ne possède que ce qu’il prend au peuple, et pour que les citoyens en soient venus à croire qu’ils devaient commencer par donner ce qu’ils possèdent pour arriver au bien-être, il faut que leur bon sens ait subi une profonde perturbation.

• C’est quand l’autorité de chacun est égale à celle de tous que l’équilibre social se trouve forcément acquis.

• Un peuple qui fait ses affaires est un peuple qui se gouverne, et un peuple qui se gouverne abroge, par ce seul fait, et frappe de désuétude tout le fatras législatif dont l’agitation populaire avait, bien plus que le génie des hommes d’État, favorisé la conception.

• La Révolution c’est le flux des intérêts : nul ne peut représenter les intérêts, ils sont représentés par eux-mêmes. La force d’intensité de leur persévérante et calme manifestation est la seule force révolutionnaire raisonnable et possible.

• On ne peut pas être maître de répartir la richesse sans s’être fait préalablement maître de la richesse ; la répartition c’est donc tout d’abord le monopole

• Si cela s’appelle un métier que de gouverner, je demande à voir les produits de ce métier, et si ces produits ne sont pas à ma convenance, je déclare que me forcer à les consommer est le plus étrange abus d’autorité qu’un homme puisse exercer sur un autre homme. Il est vrai que cet abus s’exerce par la force et que c’est moi qui entretiens, de mes deniers, cette force dont je me plains. Cela considéré, je me replie sur moi-même et je reconnais qu’en même temps que je suis une victime, je suis un sot aussi. Mais ma sottise tient à mon isolement, et c’est pour cela que je dis à mes concitoyens : Redressons la tête ; n’ayons confiance qu’en nous-mêmes ; disons : que la liberté soit, et la liberté sera.

• Mais on dit que la liberté sans frein est menaçante. Qui donc menace-t-elle ? Qui donc doit craindre le coursier indompté, si ce n’est celui qui le dompte ? Qui donc a peur devant l’avalanche, si ce n’est celui qui veut l’arrêter ? Qui donc tremble devant la liberté, si ce n’est la tyrannie ? La liberté menaçante… c’est le contraire qu’il faudrait dire. Ce qui effraye en elle c’est le bruit de ses fers. Dès qu’elle les a rompus, elle n’est plus tumultueuse ; elle est calme et sage.

• Le gouvernement n’est pas un fait, il n’est qu’une fiction. Le fait immuable et éternel, c’est le peuple.

Je dois dire que lire Bellegarrigue, ça décape les tuyaux qui pensent.

Frédéric Lordon : se débarrasser du capitalisme

J’aime la pensée — et le verbe — de Frédéric,
et, à partir d’un premier extrait audio,
je vous propose ici une articulation avec d’autres extraits :

Frédéric Lordon (chez Daniel Mermet) :
se débarrasser du capitalisme :

Besoin de Frédéric sur le processus constituant (rappel) :

La position de Frédéric sur le processus constituant (rappel) :

Frédéric Lordon – La révolution n’est pas un pique-nique. Analytique du dégrisement :
D’une étroite ligne de crête : prendre les hommes tels qu’ils sont et non tels qu’on voudrait qu’ils fussent :


Je cherche le texte (admirable) de cette conférence (ci-dessus). Est-ce que quelqu’un a ça en réserve ?

« Je voudrais finalement poser un problème, dont j’emprunterai volontiers le terme à La Boétie et à Spinoza parce qu’ils l’ont en commun ; c’est un terme à la fois très ordinaire et très profond ; ce terme c’est habitude. Une forme de vie, c’est une habitude ; et le problème de la révolution, c’est de produire en chemin, de construire, quelque chose qu’elle ne peut pas supposer entièrement déjà là, à savoir une habitude du commun et de la liberté. » Frédéric Lordon.

Lordon/Chouard :
l’homme est-il —ou pas— voué à toujours aimer obéir à un maître ?

J’aime cette formule que Frédéric (Bosqué) utilise souvent :
Il faut rendre désirable ce qui est nécessaire.

Fréd & Eric