Archives pour la catégorie Calomnies des médias du système de domination contre ses opposants

François Ruffin et moi

J’aime assez ce portrait de François Ruffin sur France Culture (malgré les objectifs sans doute « diviseurs de l’opposition » de l’auteur de l’article), François dont je me sens souvent infiniment proche, notamment dans sa recherche de rassemblement de toutes les classes populaires autour de leur cause commune (j’utilise là mes mots à moi) contre l’oppression organisée par les classes oisives :

François Ruffin disrupte l’opposition


https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-politique/le-billet-politique-du-mardi-12-mars-2019

Une des différences entre nous deux, je crois (à part mon approche institutionnelle d’un peuple devenant constituant que François ne partage pas du tout), c’est que j’assume, moi, le fait que le résultat, — le peuple rassemblé autour d’une cause commune –, inclut forcément des gens de TOUS les bords politiques, y compris des bords déclarés « infréquentables » (impurs et bannis comme le seraient les « intouchables » en Inde) par les politiciens.

Je ne reconnais pas l’étiquette politique « infréquentable », que je considère comme raciste (essentialisante et définitive) et antipolitique. Je crois, comme les Grecs antiques, que les citoyens doivent défendre mordicus l’iségoria (le droit de parole pour TOUS, à tout moment et à tout propos) plus encore que l’isonomia (l’égalité devant la loi), pour permettre à TOUS de défendre le bien commun à leur manière.

Je refuse de réduire les hommes à leurs opinions du moment, comme si ces opinions étaient leur identité, leur nature, à vie.

Qu’il le veuille ou non, François sert aussi de « passerelle » entre humains artificiellement divisés, pour nous rejoindre sur l’essentiel, et moi je trouve ça bien. C’est même peut-être le plus important.

Malgré les « petites phrases » qui peuvent lui être extorquées sous pression puis montées en épingle (*) par les journalistes organiques du système de domination parlementaire, je conserve à François mon amitié et mon admiration. C’est un type bien, mu profondément par la recherche du bien commun.

Désuni, le peuple perdra toujours.
Uni, le peuple gagnera toujours.

Ce qui se passe en ce moment dans le pays, en profondeur, est grand.

Étienne.

(*) Je pense à l’article du Point évoqué ici : « Le mea culpa de François Ruffin sur le cas Etienne Chouard », et qui est bien meilleur dans sa version papier, plus intéressant et moins malveillant que cet extrait racoleur et exagéré destiné au web.

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Didier Maïsto, président de Sud Radio, interrogé par l’AFP, explique l’utilité d’une émission hebdomadaire pour défendre les gilets jaunes, le RIC et la vraie démocratie

Didier Maisto (sur Facebook) :

SUR CNEWS DEMAIN, MERCREDI 6 MARS, A 11h00

Les Amis,

J’ai eu longuement l’AFP en début d’après-midi. Pour répondre à cette question cruciale : Etienne Chouard a-t-il le droit de s’exprimer sur les ondes d’une radio nationale ?

Jean-Marc Morandini, que je connais bien, m’a invité sur CNEWS demain matin, mercredi 6 mars à 11h00, afin que je réponde à cette même question.

Je ne me défilerai pas. J’ai répondu présent. Je vais sans doute devoir répondre à toute une série de questions autour du « confusionnisme », du « complotisme », de l’antisémitisme, du racisme, de l’homophobie, de Raël, des Martiens et autre variantes.

J’expliquerai pourquoi il est important qu’Etienne Chouard, plébiscité par 100% des Gilets jaunes et très au-delà par bon nombre de Français pour ses travaux sur le RIC- ait la parole.

J’expliquerai pourquoi, au-delà de sa personne, des millions de Français ont le droit de s’informer et de débattre sur la démocratie participative, alors même que la démocratie représentative est battue en brèche partout en Europe.

Le slogan de Sud Radio est « Parlons Vrai ». Je me l’appliquerai à moi-même et adopterai, comme à mon habitude, la maxime de la grande philosophe humaniste Simone Weil : « La liberté d’expression totale, illimitée, pour toute opinion quelle qu’elle soit, sans aucune restriction ni réserve, est un besoin absolu pour l’intelligence » (L’Enracinement, 1943).

Je ne connais pas Etienne Chouard depuis longtemps. Mais je partage avec lui la défense de la démocratie et, en matière d’intelligence, ce qu’il appelle avec justesse « le cerveau collectif ».

Les Français sont depuis trop longtemps privés de leur liberté d’expression. Et il n’appartient pas aux journalistes de dire le bien et le mal, mais de questionner le réel. Je ne changerai pas de ligne.

Didier Maïsto


Et, vu de l’AFP, ça donne ce communiqué, bientôt recopié (et parfois déformé) par tous les journaux de mon pays :

Dépêche AFP sur Etienne CHOUARD
mardi 5 mars 2019 16:10 419 mots

MÉDIAS-RADIO-PARTIS-MANIFESTATION-SOCIAL-CONSTITUTION-RÉFÉRENDUM

Sud Radio recrute l’enseignant controversé Etienne Chouard, soutien des « gilets jaunes »

Paris, 5 mars 2019 (AFP) -Sud Radio a recruté l’enseignant Etienne Chouard, promoteur controversé du référendum d’initiative citoyenne (RIC), pour une heure d’émission hebdomadaire le jeudi à partir du 14 mars, a indiqué mardi le président de la radio Didier Maïsto.

Le professeur marseillais d’économie-gestion était devenu célèbre lors du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, devenant avec son blog une voix du non, puis avec les « gilets jaunes », qui sont nombreux à partager ses propositions en faveur du RIC.

Etienne Chouard devrait répondre seul aux auditeurs le jeudi de 19h à 20h, puis durant une heure sur les réseaux sociaux. Ou débattre avec d’autres interlocuteurs s’ils « arrivent à braver l’interdit moral » et viennent discuter avec lui, a dit Didier Maïsto à l’AFP.

Dans un direct diffusé sur Facebook, M. Chouard a défini cette émission comme « un beau cadeau » à ceux qui « travaillent pour la démocratie ».

Le professeur avait notamment déclenché une polémique en manifestant son intérêt pour l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, ou en se définissant lui- même comme « complotiste » sur France Inter, c’est-à-dire méfiant envers les « complots des puissants ».

Etienne Chouard a indiqué début février qu’il voterait aux élections européennes pour la liste de l’UPR (Union populaire républicaine), conduite par son président François Asselineau, et qui défend également le référendum d’initiative citoyenne.

« J’aime les gens qui questionnent le réel », a souligné Didier Maïsto. « S’il a vraiment des penchants complotistes, les gens nous appelleront et le dénonceront ».

Le PDG de Sud Radio, qui dit avoir de la « sympathie » pour les « gilets jaunes » et diffuse leur mobilisation sur Facebook, dit avoir constaté un « dénominateur commun » à leurs revendications : le RIC, d’où cette invitation à M. Chouard, qui ne sera pas rémunéré pour l’émission mais défrayé.

Le PDG de Sud Radio et de Fiducial Médias (éditeur du magazine Lyon Capitale) a racheté la radio en 2013 et revendique une ligne éditoriale « sans tabous ». Etienne Chouard rejoint d’autres voix de la radio comme André Bercoff, Arlette Chabot, Françoise Degois, Yves de Kerdrel (ex-Valeurs Actuelles) ou Laurent Mauduit (Mediapart).

Fil Facebook correspondant à ce billet :
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À ceux qui voudraient m’aider (à me défendre), vous pouvez poster le petit texte suivant (titre et lien) en commentaire de toute attaque calomnieuse (sur un site, sur un forum, sur un blog…) :

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[Mise au point] Étienne Chouard : «Ce qui m’anime : NOTRE CAUSE COMMUNE : apprendre à instituer nous-mêmes la puissance politique qui nous manque» : https://bit.ly/2EOw31F

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Fil Facebook correspondant à cette courte suggestion de copier/coller en défense au front :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10156971992577317


Pour les journalistes ayant l’intention de travailler un peu avant d’écrire sur moi, je signale ces deux « excellents » 😉 petits livres, l’un théorique l’autre pratique, disponibles pour une somme modique dans toutes les bonnes librairies :

[Mise au point] Ce qui m’anime : NOTRE CAUSE COMMUNE : apprendre à instituer nous-mêmes la puissance politique qui nous manque

On dirait que, chaque fois que mes concitoyens sont nombreux à dire de moi du bien, les journaux de mon pays montent au créneau nombreux pour dire de moi du mal…

– Ça a commencé en 2005, à l’occasion du débat référendaire contre le TCE.

– Ça a recommencé en 2008, à l’occasion de la haute trahison du Traité de Lisbonne, imposé au peuple par voie parlementaire – violence inouïe du 4 février 2008.

– Ça a encore recommencé en 2014, à l’occasion d’une vidéo extraite de Ce soir ou jamais (qui a fait depuis plus de 39 millions de vues).

– Et voilà que ça recommence en 2018, avec les gilets jaunes qui s’emparent de l’idée du RIC pour enfin s’émanciper par eux-mêmes et reprendre leur destin en main…

Il y a une étonnante régularité des journalistes de mon pays à me diaboliser tous ensemble (Libération, Le Monde, Le Point, L’Express, L’Obs, Les inrockuptibles, Charlie, et j’en passe…) chaque fois qu’il importe d’éviter d’avoir à argumenter en direct sur le fond.

C’est comme des accès de fièvre, d’un système de domination par le mensonge, pour se protéger contre un virus de vérité démocratique.

Les mots-clefs qui servent à justifier ma mise à l’écart des débats publics sont : complotisme, extrême droite, rouge-brun, heures sombres, antisémitisme, conspirationnisme, confusionnisme… Ces mots étant, pour la plupart, soit utilisés à l’envers, soit carrément absents des dictionnaires, donc sans définition… C’est plus commode pour diffamer impunément.

Systématiquement, les médias rajoutent aussi « Soral », comme si je cottoyais ou soutenais ce personnage infréquentable, alors que j’ai écrit le 28 novembre 2014, pour lever toute ambiguïté : « j’ai rapidement compris que Soral n’est pas du tout un démocrate, évidemment : il est autoritaire et il défend une idéologie autoritaire, au strict opposé de ce que je défends moi. Je ne veux pas plus de sa « dictature éclairée » que de n’importe quelle dictature, évidemment. […] tout récemment, j’ai découvert dans une publication de Soral des propos terribles et dangereux […] Je ne peux évidemment pas valider une parole pareille, froidement raciste, sexiste, autoritaire […] il y a un risque d’escalade des racismes… »

Mais les « journalistes » continuent encore aujourd’hui à relancer des polémiques avec des bouts de phrases sorties de leur contexte et sur lesquelles je me suis déjà expliqué dix fois…

Tout ceci empêche de penser.

 

Pour contredire toutes ces révoltantes calomnies, je vais résumer ici ce qui m’anime vraiment :

 
Tout ce que je pense, tout ce que je dis, tout ce que j’écris, tout ce que je fais depuis quinze ans vise à empêcher toutes les formes de domination.

La colonne vertébrale de tout mon travail depuis 2005, c’est l’organisation de la résistance populaire à toutes les formes d’abus de pouvoir, à toutes les intrigues contraires à l’intérêt général, à toutes les formes de corruption des organes de décision publique, à tous les systèmes arbitraires et autoritaires.

Je condamne évidemment sans la moindre ambiguïté toutes les formes de racisme et d’antisémitisme, d’homophobie, de sexisme, toutes les brutalités, toutes les injustices, et bien sûr toutes les formes de colonisation et d’atteintes aux droits de l’homme.

Je distingue très bien — je ne confonds pas — les pensées et paroles dangereuses et injustes, des pensées et paroles utiles au bien commun.

Je défends — sans jamais dévier — un projet radicalement et profondément humaniste : l’auto-institution pacifique de la société par les citoyens eux-mêmes ; et je combats évidemment — à leurs racines — toutes les idéologies autoritaires, violentes et ségrégatives.

Pour réfléchir à ce projet COMMUN, qui doit évidemment inclure TOUS les citoyens (sans distinction d’origine, de croyance, de culture, d’opinion), je dois comprendre — et donc parler avec — tout le monde. Je n’enferme pas mes interlocuteurs dans leurs opinions du moment (comme si leurs pensées étaient leur nature, à vie) : je crois que chacun peut (et va sans doute) changer d’avis, au gré de ses conversations politiques. La politique, selon moi, ça sert précisément à ça : découvrir en parlant où je me trompe, ou essayer de convaincre mon interlocuteur. Comme tout le monde, je ne progresse que dans la controverse, affûtée et bienveillante. J’ai besoin de mes contradicteurs pour progresser. Et je compte bien qu’ils fassent de même.

Je crois que la démocratie (véritable) est un système d’institutions qui nous OBLIGE (parce qu’on n’a pas envie) À DIALOGUER avec tous, et notamment ceux avec lesquels on est le plus gravement en désaccord, pour éviter la violence.

Je suis un homme honnête, humaniste, pacifique et dévoué au bien commun. Et s’il m’arrive, parfois, de commettre une erreur, je tente au mieux de la corriger.

En conclusion, je trouve scandaleux que les « responsables de l’information » de mon pays me harcèlent en me présentant tout au rebours de ce que je suis, 1) à l’évidence sans connaître mon travail, 2) sans même me contacter pour m’interviewer avant de me mettre en cause, et 3) refusent de me laisser m’exprimer en public loyalement, c’est-à dire en direct.

Étienne Chouard.

 

Annexe : Charte de Munich, code de déontologie des journalistes du monde entier :

Devoir n°1 : Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.

Devoir n°2 : Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.

Devoir n°3 : Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.

Devoir n°4 : Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.

Devoir n°5 : S’obliger à respecter la vie privée des personnes.

Devoir n°6 : Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.

Devoir n°7 : Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.

Devoir n°8 : S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.

Devoir n°9 : Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.

Devoir n°10 : Refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_Munich


Pour les journalistes ayant l’intention de travailler un peu avant d’écrire sur moi, je signale ces deux « excellents » 😉 petits livres, l’un théorique l’autre pratique, disponibles pour une somme modique dans toutes les bonnes librairies :

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[Réponse aux « antifas » et aux médias] François Bégaudeau sur Sud Radio (Les Incorrectibles) : « le bourgeois de gauche oublie qu’il est de gauche »

Cet entretien est passionnant et, quand François parle de moi, très émouvant.

Merci beaucoup.

Étienne.

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Quelques réponses aux accusations invraisemblables des antifas

C’était à Forcalquier le 15 février dernier. Vidéo de toute la soirée.



Au sujet des « prétendues alertes antifascistes », je signale ici un très bon papier de Christophe Guilluy dans Le Point :

Christophe Guilluy : « Faire passer les classes populaires pour fascisées est très pratique »


https://www.lepoint.fr/societe/faire-passer-les-classes-populaires-pour-fascisees-est-tres-pratique-16-11-2016-2083327_23.php

Extrait : « Faire passer les classes moyennes et populaires pour « réactionnaires », « fascisées », « pétinisées » est très pratique. Cela permet d’éviter de se poser des questions cruciales.

Lorsque l’on diagnostique quelqu’un comme fasciste, la priorité devient de le rééduquer, pas de s’interroger sur l’organisation économique du territoire où il vit.

L’antifascisme est une arme de classe.

Pasolini expliquait déjà dans ses Écrits corsaires que depuis que la gauche a adopté l’économie de marché, il ne lui reste qu’une chose à faire pour garder sa posture de gauche : lutter contre un fascisme qui n’existe pas.

C’est exactement ce qui est en train de se passer. »

Christophe Guilluy


Je signale aussi ces deux excellentes réactions d’Olivier Berruyer sur un article diffamatoire (minable) paru dans « Libération » (sic) (un journal servant de repaire à la scandaleuse « ligue du lol ») :

[Roses-Bruns] Les méthodes douteuses de Simon Blin (1/2)


[Pharisien en chef]Laurent Joffrin, donneur de leçons en « mauvaises fréquentations », en vacances avec Jean-Marie Le Pen… (carrément, oui oui)
https://www.les-crises.fr/roses-bruns-les-methodes-douteuses-de-simon-blin/

Les sources mal sourcées de Simon Blin, journaliste formé à l’école BHL (2/2)


https://www.les-crises.fr/les-sources-mal-sourcees-de-simon-blin-journaliste-forme-a-lecole-bhl-2-2/

[IMPORTANT]Soirée mémorable, le 8 février 2019, avec Paul Molac (député LREM) et Cédric André, et plein de gilets jaunes bretons : « LA BRETAGNE VEUT LE RIC »

C’est rarissime, de pouvoir interpeller longuement un élu de cette manière, ici notamment sur l’assassinat programmé de la Sécurité sociale .

Merci à Paul d’avoir accepté de présenter ensemble cette passionnante et utile controverse.

Et merci à Cédric et toute l’équipe d’avoir tout organisé parfaitement.

Étienne.

PS : est-ce que quelqu’un parmi nous pourrait rédiger le plan détaillé (et minuté) de cette rare et importante controverse ?

PPS : je viens de voir l’écran « demande de droit de réponse » à la fin 🙂 MERCI infiniment, Cédric et toute la bande des #BretonsConstituants, je vous trouve épatants.

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[Passionnant] François Bégaudeau sur Thinkerview : Gilet Jaunes, Populisme, Bourgeois ?

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Soutien au lanceur d’alerte Alexandre LANGLOIS, policier

[C’est aux citoyens eux-mêmes de défendre et protéger leurs LANCEURS D’ALERTE]

Soutien au lanceur d’alerte Alexandre LANGLOIS, policier :

Pétition lancée par le syndicat de policiers VIGI :

« Alexandre LANGLOIS, secrétaire général du syndicat VIGI va passer en conseil de discipline le 20 février 2019, pour avoir, au nom de notre organisation :

– dénoncé auprès du Procureur des faux en écriture publique et des détournements de fonds publics de directeurs de la police ;

– dénoncé l’inaction du directeur général de la police nationale dans la lutte contre le suicide, qui a fait 61 morts dans la Police Nationale depuis sa prise de fonction ;

– dénoncé le détournement de la procédure disciplinaire et l’opacité de l’IGPN ;

– dénoncé le détournement de la médecine statutaire de soigner pour réprimer les fonctionnaires ;

– déposé plainte, puis s’être constitué partie civile dans l’affaire BENALLA/MACRON ;

– médiatisé la solidarité d’une majorité de policiers avec les gilets jaunes ;

– mis en avant les carences du gouvernement dans la gestion du maintien de l’ordre des manifestations de gilets jaunes ;

– déposé un recours pour demander l’annulation des dernières élections au sein du Ministère de l’Intérieur, par les 3 syndicats majoritaires.

On lui reproche un manquement au devoir de loyauté envers ses chefs, alors qu’il sert le peuple.
On lui reproche une atteinte au crédit et renom de la police nationale, en dénonçant de graves dérives internes, alors que c’est un lanceur d’alerte protégé par la Loi.

On lui reproche un manquement au devoir de réserve, qui n’existe pas dans le statut de la fonction publique de 1983. L’auteur de cette Loi, Monsieur Anicet LE PORS explique ne pas l’avoir mis sciemment. Par contre il a mis le devoir d’information du public.

En conséquence, Monsieur le Président de la République nous vous demandons d’ordonner au directeur général de la police nationale de mettre fin à sa « cabale » contre Alexandre LANGLOIS et d’annuler son conseil de discipline.

Nous vous demandons de lancer un chantier pour réformer l’institution police nationale, qui permet à l’heure actuelle des dérives intolérables en démocratie.

Nous vous demandons de refaire les élections professionnelles au sein du Ministère de l’Intérieur en excluant les fraudeurs. »

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Pétition lancée par le syndicat de policiers VIGI :
https://www.mesopinions.com/petition/justice/soutien-lanceur-alerte-alexandre-langlois/59069


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RIC, démocratie, #GiletsJaunesConstituants… Entretien au calme, à la maison, avec l’ami Marc, de Nexus

Merci Marc, pour tout ce que tu fais.

Étienne.

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[Chez Ruptures, en défense ardente des #GiletsJaunesConstituants] Macron, Union européenne, médias mainstream…

Le week-end dernier, à Paris, j’ai rencontré deux jeunes gens de Ruptures, l’important journal de résistance au régime illégitime européen.

En voici la trace, dans cet article et cette vidéo, synthèse assez complète de ce que je pense du mouvement formidable — historique et exemplaire — des #GiletsJaunesConstituants.

Extraits 🙂 :

«Sur les ronds-points, les Gilets jaunes font ce que nous devrions tous faire, ils sortent de chez eux, ils arrêtent de regarder la télé, ils refont société»

«Joffrin, Aphatie, Barbier et toute la bande des voleurs de parole sont des couards […] ils ne sont pas capables de me prendre en face-à-face pour discuter du fond»

«L’Union européenne est à mon avis un projet d’occupation, il faut voir le travail remarquable de François Asselineau là-dessus».

Bonne lecture à tous

Étienne.

PS : je serai le 7 janvier à Paris (chez Taddéï), le 12 à Nice, le 14 à Marseille (théâtre Toursky), le 18 à Toulon, le 20 à Avignon, les 24, 25 et 26 à Paris, du 7 au 10 février en Bretagne… 

Vie de fou, mais période passionnante. 

En théorie et en pratique, on grandit ensemble, on devient des adultes politiques. 

La liberté ne se demande pas, elle se prend.

Bon courage à tous 🙂


https://ruptures-presse.fr/actu/gilets-jaunes-macron-union-europeenne-medias-mainstream-entretien-etienne-chouard

Le mouvement des Gilets jaunes a éclaté mi-novembre 2018. Parti à l’origine de la colère contre une taxe écologique supplémentaire sur les carburants, cette mobilisation, totalement inédite et remarquablement déterminée, a très vite associé les exigences sociales et démocratiques.

En haut de la liste des revendications prioritaires des Gilets jaunes, figure en particulier le Référendum d’initiative citoyenne (RIC), une idée qu’Étienne Chouard, professeur d’économie et de droit, a largement contribué à populariser.

Ruptures a rencontré ce blogueur citoyen, qui s’est notamment fait connaître dans la campagne pour le Non au projet de Constitution européenne, en 2005. Il est aujourd’hui considéré comme une référence du mouvement des Gilets jaunes, et fait l’objet d’attaques virulentes de la part de la presse dominante.

Il s’exprime ici sur la mobilisation et ses enjeux, sur l’Europe contre la souveraineté, et sur les perspectives possibles pour 2019. Entre autres sujets abordés lors de l’entretien, Étienne Chouard revient sur le concept de « souveraineté européenne » porté par Emanuel Macron (à partir de 31 min 16 sec).

Sur les péages d’autoroute, sur les ronds-points comme dans les manifestations souvent improvisées, le drapeau tricolore et la Marseillaise ont fait partout leur apparition caractérisant l’état d’esprit des citoyens mobilisés, et largement soutenus, qu’on pourrait résumer par ce slogan « nous sommes le peuple ».

Lors de l’entretien, Étienne Chouard a notamment réagi aux intentions de certains d’inscrire le mouvement des Gilets jaunes aux élections européennes de mars 2019.

Lire aussi, sur Ruptures : Gilets jaunes : la genèse d’un mouvement qui pourrait marquer l’Histoire de la France

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[Chez Sputnik, en défense ardente des #GiletsJaunesConstituants] Évidemment que nous ne sommes pas en démocratie !

Sputnik a écrit un article sur cet entretien :
Étienne Chouard: «Évidemment que nous ne sommes pas en démocratie!» https://fr.sputniknews.com/france/201901031039523550-etienne-chouard-democratie-referendum-gilets-jaunes/

Donc, évidemment que nous ne sommes pas en démocratie, et rendons-nous à l’évidence : en 2019, heureusement qu’il y a des médias russes pour sauver la liberté d’expression en France…

Merci @sputnik_fr, merci @RTenfrancais

Étienne.

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Je m’expliquais dimanche dernier à Bruxelles chez Michel Collon (sur sa chaîne d’info « Michel Midi »), à propos des Gilets jaunes, du RIC, des calomnies à mon sujet, des médias…

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« (Macron) est un gredin, un voleur, un criminel ! » – Invité chez Éric Morillot (Les Incorrectibles, Sud Radio)

J’aime bien le format « ping pong rapide », en fait ; ça complique un peu la tâche pour développer sa pensée, mais c’est un format complémentaire des exposés en conférence, nettement plus tonique — un peu risqué aussi, parce qu’on peut s’emporter et prononcer des mots qu’on pourrait regretter et qui sont pourtant enregistrés.

Il faudrait un peu plus de temps, quand même, sur des sujets aussi importants et riches en détails décisifs.

Je dis un grand merci à Sud Radio. Je trouve certains commentaires (sous la vidéo) très injustes avec un des seuls médias qui, précisément, me permettent de me défendre en public et en direct (sans tricher). C’est normal qu’ils me rentrent dans le lard, et ils ne sont pas malveillants : il faut que les points problématiques soient évoqués et traités, et leurs questions m’ont permis d’en évoquer beaucoup.

Certes, il aurait fallu plus de temps, ce qui leur aurait permis de poser leurs questions plus lentement, et d’attendre que j’ai répondu à chacune d’entre elles — et à moi de parler un peu plus calmement 🙂 Mais globalement, ce sont des émissions comme celle-là dont nous avons besoin. Je dis un grand merci à Éric Morillot, et j’espère à bientôt ; avec Raphaël Enthoven ce sera assurément passionnant 🙂

Étienne.

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Edit : Un des #GiletsJaunesConstituants nous a mitonné un bon petit résumé, en seulement 11 minutes , de la première partie de l’émission de @SudRadio 🙂 :

Rendez-vous sur Sud Radio dimanche prochain, 30 déc. 2018 de 13h à 14h

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Rendez-vous avec Michel Collon dimanche prochain, 30 déc. 2018, de 12h à 13h

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LIBÉREZ ASSANGE ! LIBÉREZ SNOWDEN ! PROTÉGEZ TOUS LES LANCEURS D’ALERTE !

#LesMotsConspirationnismeEtComplotismeOntÉtéInventésParLesConspirateursEtLeursAmisCommeBoucliersContreLesAlertesCitoyennes

#AccusationDeConspirationnismeOuDeComplotismeÉgaleSigneFortDeComplicitéDeLaccusateurAvecLesConspirateursEtLesComploteursÉgaleLégionDhonneurÉgaleIndiceSérieuxDeRésistanceAuthentique

#UnCitoyenDigneDeCeNomDénonceCourageusementTousLesComplotsConnusContreLeBienCommun

#LaFonctionPremièreDunCitoyenEstLaVigilance


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[#GiletsJaunesConstituants] Entre le peuple et les ennemis du peuple, je suis heureux d’être à ma place

Je ne lis même plus le mépris et la détestation radotante des prétendus « journalistes » vendus aux riches. Je préfère les débats ouverts et constructifs avec les gilets jaunes sur leurs ronds-points, pour imaginer ensemble d’abord, et puis surtout, ensuite, vouloir ensemble une société mieux instituée, par nous-mêmes.

Je viens d’envoyer ce message à un ami, Philippe Pascot, qui me demandait si je tenais le coup :

Oui [je tiens le coup].

Le jour (ronds-points, péages, conférences salles combles), je rencontre des milliers de pauvres gens reconnaissants, passionnants, admirables et très affectueux… Tout ça est très émouvant, très enthousiasmant…

Et le soir, en rentrant à l’hôtel ou chez mes hôtes, à 2 ou 3 h du matin, épuisé de ces nombreuses rencontres chaleureuses et fraternelles de la journée, je lis rapidement les nouvelles et je découvre chaque nuit que tous les journaux de mon pays me présentent comme l’ennemi public n°1, un manipulateur, un idiot ou un facho…
• Sans jamais m’avoir appelé auparavant ( ! ),
• en remâchant de vieux ragots mensongers et malveillants,
• sans rien dire de mon travail sur le fond,
• et surtout sans m’offrir la moindre possibilité de me défendre loyalement ( !! ).
C’est consternant, la bassesse des prétendus « journalistes » en France en 2018.

Alors, je réfléchis, et je vois bien que je suis heureux d’être du côté des pauvres gens, je décide de me foutre de tout l’attirail de mensonges et de perfidies que déploient les ennemis du peuple à travers les journaux qu’ils ont achetés pour ça : je me fais du mal pour rien à lire leurs calomnies, il faut que j’arrête de lire ça, alors que je grandis et progresse à toute vitesse avec les honnêtes gens, les petites gens qui cherchent enfin à instituer eux-mêmes leur puissance de résister aux injustices.

Ce qui se passe est historique, il me semble.

Merci à toi, ami Philippe, pour tout ce que tu fais.

Étienne.

#GiletsJaunesConstituants

#LesMédiasMentent

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10156805658467317

[RIC POUR LES GILETS JAUNES (et les autres)] Les mœurs des « journalistes » en France, en 2018, avec les vrais opposants, c’est 2 qui tiennent et 3 qui cognent… et un bâillon pour qu’il se taise… Je demande le droit de nous défendre loyalement : en direct et en face à face

Je me fais une très haute idée de la fonction de journaliste. J’ai été très marqué par l’imaginaire de l’époque de la Révolution française, où les journalistes étaient considérés comme « les sentinelles du peuple ». Déjà, à Athènes, il y a 2500 ans, les citoyens, pour pouvoir tous jouer le rôle de « sentinelles de la démocratie », tenaient plus que tout à l’iségoria (droit de parole pour tous, à tout moment et à tout propos) car ce droit de parole permettait à chaque citoyen de chercher et surtout de dénoncer tous les éventuels complots contre la démocratie, pour la protéger. Grâce à l’iségoria, la démocratie était plus forte, la démocratie avait les moyens de se défendre contre les intrigants, contre les comploteurs.

Aujourd’hui, le croiriez-vous, les « journalistes » (ou en tout cas un grand nombre d’entre eux) traquent les lanceurs d’alertes comme des malfaiteurs, qu’ils appellent des « complotistes »… c’est-à-dire que les « journalistes », au lieu de protéger les citoyens vigilants (et d’en faire partie eux-mêmes !), les martyrisent ! On marche sur la tête.

#LeTermeComplotisteEstUneInsulteÀLintelligenceCritique

Et il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre le lien direct entre cette profonde perversion (mise à l’envers) de la fonction de journalisme et l’appropriation de tous les journaux par les plus riches (9 milliardaires ont acheté, comme on achète des bagnoles ou des baraques, TOUS les journaux du pays ; c’est une catastrophe, l’opinion n’est plus éclairée mais intoxiquée).

Par ailleurs, je constate à mon sujet que les mœurs des « journalistes », avec les opposants au système de domination parlementaire (à mon avis frauduleusement nommé «Gouvernement représentatif»), deviennent d’une brutalité et d’une déloyauté crasses : car enfin, depuis deux ou trois jours, tous les éditocrates de mon pays publient des « portraits » de moi comme si j’étais l’ennemi public n°1, fourbe, dangereux, complotant dans l’ombre, « trouble » (sic), « sulfureux » (resic), tissant sa toile (reresic)… (sans s’en rendre compte, mes accusateurs sont d’ailleurs précisément ce qu’ils dénoncent : « complotistes »…), mais sans m’avoir jamais appelé avant pour connaître ma version (les seuls à m’avoir appelé avant sont les journalistes de France Info, qui ont d’ailleurs écrit sur moi un article moins mensonger que les autres), sans m’avoir prévenu, et surtout sans me laisser la moindre chance de me défendre, sans me permettre d’expliquer la sottise et la fausseté de toutes ces accusations invraisemblables, et surtout sans jamais confronter nos arguments de fond.

J’ai demandé, sur Twitter, aux premiers de ces éditorialistes calomniateurs un débat à la loyale, en direct, face à face et sur le fond (des problématiques de la souveraineté, de la représentation, de l’initiative des peuples dans les lois auxquels ils consentent à obéir, de choses sérieuses, quoi), plutôt que sur des ragots extravagants qui tournent en boucle dans le milieu fermé des prétendus « antifas », dont tout laisse à croire que leur mission réelle est d’entretenir à gauche une profonde zizanie, à l’aide d’une redoutable police de la pensée ; zizanie qui coupe le peuple en morceaux et qui le condamne éternellement à l’impuissance (électorale).

Chacun commence à comprendre que de débat loyal sur le fond, ils n’en veulent pas. Serait-ce parce que tous ces éditorialistes n’auraient pas d’argument solide (et avouable) contre le RIC ? et qu’ils sont donc réduits à s’en prendre lâchement au messager, dans son dos et sans lui permettre de se défendre ?

Je demande un droit de réponse loyal à ceux qui me calomnient.

Mais leur problème principal , c’est que, quoi qu’ils décident à propos de mon droit de réponse, en l’occurrence tuer le messager ne suffira plus, car il y a désormais dans le pays DES CENTAINES d’autres messagers tout aussi compétents et bons orateurs (c’est-à-dire respectueux des autres) pour prendre ma place : ce qui est né en France, avec les Gilets jaunes et le RIC comme première marche intellectuelle vers une aspiration populaire à un processus constituant populaire (débarrassé des professionnels de la politique), c’est une prise de conscience contagieuse, à la base de la société, que le niveau constituant est le meilleur pour engager les luttes sociales : le niveau législatif est mauvais pour nous émanciper car 1) il nous enferme dans une impuissance politique qui est verrouillée à un niveau supérieur, inaccessible, et 2) il nous empêche de fraterniser contre l’oppression des riches du moment par des disputes sans fin sur des sujets secondaires.

Le niveau législatif, celui où l’on décide quelles sont les lois qu’il nous faut aujourd’hui, thème par thème, est celui des disputes sans fin, alors que le niveau constituant, celui où l’on décide comment l’on va mettre au point les lois, qui va nous représenter, avec quel mandat, sous quels contrôles et avec quelles possibilités de révocation, ce niveau constituant est celui de la concorde facile car la plupart de nos aspirations y convergent, que nous soyons de droite, de gauche ou d’autre chose : tout le monde comprend à toute vitesse que NOTRE CAUSE COMMUNE, la cause commune des 99% partout sur terre, c’est : « NOUS VOULONS INSTITUER NOUS-MÊMES NOTRE PROPRE PUISSANCE ».

Il me semble que ce pourrait être la devise des Gilets Jaunes du monde entier.

Cette mutation universellement contagieuse va tout changer : les électeurs enfants sont en train d’aspirer à devenir citoyens constituants, et ils n’auront pas à le demander à leurs maîtres : il leur suffira de le vouloir vraiment, ensemble. Étienne de la Boétie l’avait excellemment prédit : soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres.

Je peux me tromper, bien sûr, et je passe mon temps à chercher des contradicteurs pour trouver mes erreurs et progresser, mais il est extravagant de me faire passer pour un tyran qui avancerait masqué. Extravagant.

Je vais reproduire à la fin de ce billet un message important que j’avais rédigé en novembre 2014 (il y a 4 ans déjà), où je faisais le point sur les accusations à propos de Soral. Vous jugerez. Je souligne simplement que, personnellement, je ne parle JAMAIS de Soral, absolument jamais, et que, par contre, tous ceux qui m’accusent de le fréquenter (ce qui n’est pas vrai), eux, en parlent tout le temps… comme si c’était ces imprécateurs eux-mêmes qui étaient chargés de la promotion quotidienne du personnage qu’ils prétendent combattre.

Bref, devant ce torrent de haine recuite, tournant en boucle et auto-entretenue, de la part des « grands » éditorialistes du pays, je me dis que, finalement, être ainsi craint par ces gens-là, c’est un peu comme une Légion d’honneur, une marque de vraie résistance : il semble donc que je ne sois pas, moi, une opposition contrôlée (Cf. 1984 d’Orwell : une opposition dont le pouvoir n’a rien à craindre).

Finalement, il est assez logique que je sois détesté par cette bande de détestables : je rappelle que tous ces « journalistes » (ce sont les mêmes propagandistes qui défendaient tous le Oui pour le référendum contre l’anticonstitution européenne en 2005 et qui étiquetaient déjà « extrême droite » tous leurs adversaires défenseurs du Non, pour ne pas avoir à leur répondre sur le fond), tous ces « journalistes » qui me traitent de « facho », donc, défendent ardemment, depuis 40 ans (depuis le début des années 1980), à la fois le fléau du néo-libéralisme et celui du libre-échange, la catastrophe absolue qu’est la libre circulation des capitaux et donc l’évasion fiscale, les délocalisations et la désindustrialisation du pays, la dérégulation financière et la dépossession des États du pouvoir de création monétaire, le transfert scandaleux de la souveraineté nationale (qui ne leur appartenait pourtant pas) à des institutions supranationales tyranniques hors contrôle et corrompues jusqu’à la moelle, la flexibilité et l’austérité, la désindexation des salaires et des retraites, la rigueur et les coups de ceinture pour les pauvres, les cadeaux somptueux et obscènes pour les plus riches, insatiables pompes à fric, véritables siphons à pognon privant la société des signes monétaires nécessaires à la prospérité, l’asphyxie financière des services publics pour en faire à terme des centres de profit privé, la vente à vil prix des biens publics rentables (autoroutes, péages, aéroports, barrages, industries stratégiques…) aux parrains maffieux qui les ont mis en place à leurs micros, et j’en passe… Il est assez logique que ces défenseurs du capitalisme déchaîné (et de son principal outil, la prétendue Union européenne) ne nous aiment pas et qu’ils nous craignent, moi et les Gilets jaunes devenant constituants.

Mille mercis à tous ceux qui me défendent comme ils peuvent, sur les réseaux sociaux et dans les conversations, il est facile de comprendre combien pour moi c’est émouvant.

Et notamment merci à ceux qu’on appelle les gentils virus démocratiques, dont j’observe tous les jours le dévouement au bien commun et à la démocratie qui vient.

Merci aussi à RT, Russia Today, la chaîne de télé russe qui assume désormais quasiment seule en France le service public de Résistance à l’oppression, en donnant la parole à tout le monde et en permettant de bons débats de fond sur des sujets importants. J’ai rencontré leurs équipes et j’ai été frappé par leur professionnalisme et leur rigueur. Probablement parce qu’ils n’ont aucun droit à l’erreur (le gouvernement et ses complices « journalistes » les traquent depuis leur création), et aussi peut-être parce qu’ils ne suivent pas, eux, un idéal lié au profit ou à la domination.

Merci aussi à François Ruffin, pour son courage. Ce qu’il a fait ne m’étonne pas de lui : il est profondément honnête. C’est sans doute l’homme politique que j’admire le plus dans mon pays (malgré quelques profonds désaccords, notamment sur la très nécessaire sortie de l’UE). J’espère que ses amis (qui sont aussi les miens, dans ma tête en tout cas) ne le martyriseront pas pour ce qu’il a dit de moi (qui n’est quand même pas si grave).

Bon, les Gilets jaunes, on continue d’apprendre à constituer, sur les péages et les ronds-points ? On se fout de ces voleurs de pouvoir, on ne leur demandera pas la permission pour s’émanciper de leur domination. Il faut par contre qu’on s’entraîne, hein ? Allez, à tout à l’heure !
(ce soir jeudi à Bordeaux, vendredi à Périgueux, samedi dans le Lot, dimanche à Brignoles, ou à Toulon je ne sais plus 🙂 )

Amitiés à tous (vraiment à tous).

Étienne.

#GiletsJaunesConstituant

#CeNestPasAuxHommesAuPouvoirDÉcrireLesRèglesDuPouvoir

#PasDeDémocratieSansCitoyensConstituants


Quand le message est trop fort, attaquer le messager…

Voici maintenant, ci-dessous, la copie du billet (important) que j’ai publié ici le 28 novembre 2014 (il y a déjà 4 ans) et où j’ai fait le point sur Soral :

Pour que les choses soient claires

Publié le 28 novembre 2014 | 286 commentaires

De grands médias et des politiciens de métier sont en train d’essayer de faire de moi un « Soralien », ce qui leur permettrait de discréditer d’un coup, sans argument de fond, la proposition ultra-démocratique de processus constituant populaire que je défends depuis dix ans.

Quels sont les faits ?

Depuis la bagarre de 2005 contre l’anticonstitution européenne, je travaille jour et nuit pour donner de la force à une idée originale d’émancipation du peuple par lui-même et pas par une élite : je soutiens l’idée que nous n’avons pas de constitution digne de ce nom et que, si nous voulons nous réapproprier une puissance politique populaire et nous débarrasser du capitalisme, nous devrons apprendre à écrire nous-mêmes notre Constitution, notre contrat social, en organisant nous-mêmes un peu partout des ateliers constituants populaires. Selon moi, ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, ce n’est pas aux professionnels de la politique d’écrire ou de modifier la Constitution, qu’ils doivent craindre et pas maîtriser.

Depuis dix ans, donc, je lis beaucoup, dans toutes les directions, tout ce qui touche aux pouvoirs, aux abus de pouvoir et aux institutions : histoire, droit, économie, philosophie politique, sociologie, anthropologie, de la bible à nos jours, tout m’intéresse, pourvu que ça me donne des idées et des forces pour organiser la résistance des êtres humains à tous les systèmes de domination. J’essaie de comprendre comment on en est arrivé au monde injuste et violent qui est le nôtre, et comment on pourrait (réellement) améliorer la vie sur terre. Chaque fois que je déniche un livre, une thèse, une idée, un fait, une preuve, un intellectuel, un texte, une vidéo, ou tout document qui me semble utile pour comprendre les abus de pouvoir et y résister, je le signale sur mon site et on en parle ensemble. Depuis dix ans, ce sont ainsi des dizaines de milliers de liens que j’ai exposés à l’intérêt et à la critique de mes lecteurs.

Sur le plan de la méthode, même si je me sens (de plus en plus) sûr de moi quant à ma thèse radicalement démocratique, je suis pourtant toujours à l’affût des arguments de TOUS ceux qui ne pensent PAS comme moi ; c’est comme une hygiène de pensée, je cherche les pensées contraires aux miennes, autant pour les comprendre vraiment (ce qui facilite ensuite les échanges constructifs avec des adversaires que je considère, malgré notre opposition, comme des êtres humains, donc ipso facto légitimes pour défendre leur point de vue, quel qu’il soit), que pour détecter mes éventuelles propres erreurs. Comme tout le monde, je ne progresse que dans la controverse.

Un jour, il y a trois ans je pense, je suis tombé sur une vidéo de Soral, que je ne connaissais pas, qui m’a intéressé : il y dénonçait le colonialisme raciste du gouvernement israélien et le sionisme comme idéologie de conquête, aux États-Unis mais aussi en France (en s’appuyant sur les livres — bouleversants — d’Israël Shahak, de Shlomo Sand, de Gilad Atzmon et d’autres que nous devrions tous lire, je pense). Pour moi qui travaille sur les abus de pouvoir, il est naturel d’être intéressé par toute étude d’un projet de domination, quel qu’il soit. En regardant un peu son site, j’ai vu qu’il étudiait, condamnait et résistait (comme moi), entre autres, à l’Union européenne, au capitalisme, à l’impérialisme, au colonialisme, au racisme, aux communautarismes, aux multinationales, aux complexes militaro-industriels et aux grandes banques d’affaires, à la prise de contrôle des grands médias par les banques et par les marchands d’armes, au libre-échange et au sabotage monétaire, aux innombrables et scandaleuses trahisons des élites, à toutes les guerres, à toutes les réductions des libertés publiques justifiées par la « lutte contre le terrorisme », etc. Bref, tous ces fronts de résistance étant, à mon avis, des fronts de gauche, et même de gauche radicale et vraie, j’ai ajouté naturellement un lien sur ma page d’accueil vers le site de Soral. Un lien, parmi des milliers — je ne savais pas encore que cela allait faire de moi, en quelques années, un homme à abattre.

Je n’ai pas fait l’exégèse de l’auteur et du site signalés : j’ai juste cité le lien déniché, comptant comme d’habitude sur l’intelligence des gens — que je considère comme des adultes — pour distinguer ce qui y est pertinent de ce qui ne l’est pas, ce qui est bon de ce qui est mauvais. Et puis, je suis passé à autre chose, évidemment ; ma vie est une course permanente d’une idée à l’autre.

À partir de ce moment, j’ai reçu des accusations violentes et des injonctions — souvent anonymes — à retirer ce lien, jugé diabolique. Or, j’ai horreur qu’on m’impose ce que je dois penser ou dire ; je veux bien changer d’avis (j’aime découvrir que je me trompe et progresser en changeant d’opinion), mais il ne suffit pas d’affirmer que je me trompe, même en criant que je suis un fasciste (sic), il faut me le prouver. Et si on veut me forcer à retirer un lien, il y a toutes les chances pour que je m’obstine (bêtement, je sais).

Autre fait qui m’est reproché : depuis 2011, les militants d’E&R relaient souvent mes textes et vidéos sur leur site (documents qui ne parlent que de démocratie, de constitution d’origine populaire, et de gestion commune du bien commun), signe d’intérêt de militants « de droite » pour la vraie démocratie que — en toute logique — je ne prends pas comme une preuve évidente de « fascisme »…  Lorsque je constate qu’un parti ou un journal ou une radio ou un site quel qu’il soit relaie ma prose radicale d’émancipation par l’auto-institution de la société, je ne peux y voir que des raisons d’être satisfait : mon message est universel, il n’est pas réservé à une famille politique ; plus on sèmera des graines de démocratie auto-instituée, un peu partout, sans exclusive aucune, mieux ce sera.

Justement, j’ai observé une évolution qui me semble importante : les jeunes gens qui suivent et soutiennent Soral, et qui étaient assez radicalement antidémocrates quand ils m’ont connu, étaient en fait « anti-fausse-démocratie », mais ils ne le savaient pas encore : ils pensaient (comme tout le monde) que l’alternative politique était 1) capitalisme-libéralisme-« démocratie » (complètement pourri, mafieux, esclavagiste, des millions de morts, à vomir) ou 2) communisme-socialisme-« démocratie populaire » (complètement pourri, un capitalisme d’État, avec police de la pensée, des camps de travail en Sibérie, des millions de morts, à vomir) ou 3) fascisme-« non-démocratie » (violent aussi, mais sans corruption — choix terrifiant, selon moi, évidemment)… Et puis, voilà qu’ils découvrent, en lisant les livres que je signale (Manin, Hansen, Rousseau, Sintomer, Castoriadis, Guillemin…) un régime alternatif, une quatrième voie, une organisation politique dont personne ne nous a jamais parlé sérieusement à l’école ou dans les journaux : la vraie démocratie, sans guillemets, avec une vraie constitution et des vrais contrôles, que nous écririons nous-mêmes, directement parce que entraînés, pour être sûrs de ne pas nous faire tromper à nouveau… Eh bien, je suis sûr (je l’ai ressenti souvent, nettement) que nombre de ces jeunes militants (de droite dure au début par dépit de la corruption généralisée et faute d’alternative autre — processus identique à la naissance du nazisme en Allemagne) sont en train de devenir (ou sont déjà devenus) des démocrates réels. Non pas par magie, mais parce que cette alternative démocratique réelle est à la fois crédible et prometteuse, elle fait vibrer tous les hommes de bonne volonté. Alors, je maintiens qu’il est pertinent et nécessaire de parler avec enthousiasme de vraie démocratie à absolument tout le monde, en étant convaincu qu’un être humain, ça peut changer d’avis 1) si on le respecte en tant qu’être humain, et 2) si ce qu’on lui propose est émancipant, libérateur, puissant, prometteur.

Et puis, quand on me reproche les médias — soi-disant parfois peu fréquentables— par lesquels sont relayées mes graines de démocratie réelle, je réponds que je ne m’identifie pas au média qui me tend son micro, que je reste moi-même quelle que soit la personne à qui je parle, et surtout que je n’ai guère le choix puisqu’AUCUN grand journal ni aucune grande radio de gauche (que j’aime quand même, hein) — ni Là-bas-si-j’y-suis, ni le Diplo, ni Politis, ni Terre-à-terre, dont je parle pourtant souvent, moi, depuis 2005 —, aucun de ces médias n’a jamais relayé / signalé / commenté mon travail, depuis DIX ans (!)… Comme si la démocratie vraie ne les intéressait pas du tout, ou comme si elle leur faisait peur. Il n’y a QUE les militants de base qui m’invitent à venir débattre sur ces questions : l’idée d’un processus constituant qui deviendrait populaire et d’une procédure authentiquement démocratique comme le tirage au sort, ça n’intéresse pas du tout les chefs, même ceux des médias de gauche…

Parmi les faits qui me sont reprochés, il y a aussi une conférence avec Marion Sigaut (que j’ai trouvée bien intéressante, d’ailleurs), sur la réalité du mouvement des « Lumières ». On s’empaille souvent, Marion et moi : on n’est pas d’accord du tout sur Rousseau, sur Robespierre, sur la Vendée, et sur quelques points historiques importants, mais on arrive bien à se parler, tous les deux, malgré nos désaccords, en essayant de comprendre l’autre, d’apprendre l’un de l’autre, en se respectant, ce qui s’appelle une controverse, processus qui est à la base du progrès de la connaissance. Cet échange intellectuel avec Marion, m’a fait découvrir des faits et documents particulièrement importants sur l’Ancien régime — par exemple, le livre passionnant « Le pain, le peuple et le roi » de Steven Kaplan —, et les intrigues fondatrices des « Philosophes » des « Lumières » (riches et marchandes, tiens tiens), pour faire advenir le « libéralisme », c’est-à-dire la tyrannie-des-marchands-libérés-devenus-législateurs qu’on appelle aujourd’hui le capitalisme.

Pour revenir à Soral, j’ai rapidement compris qu’il n’est pas du tout un démocrate, évidemment : il est autoritaire et il défend une idéologie autoritaire, au strict opposé de ce que je défends moi. Je ne veux pas plus de sa « dictature éclairée » que de n’importe quelle dictature, évidemment.

Mais malgré cela, une partie de son analyse du monde actuel (et non pas ses projets de société) me semble utile, objectivement, pour mon projet à moi, de compréhension des abus de pouvoir et de constituante populaire. Donc, pour ma part, je ne monte pas en épingle ce qui me déplaît chez Soral, je prends ce qui m’intéresse (les infos sur les fronts de gauche et sur la résistance au sionisme) et je laisse le reste, comme l’adulte libre de penser et de parler que je suis.

On reproche à Soral un antisémitisme intense et assumé. Pourtant, quand on lui demande « êtes-vous antisémite ? », Soral répond « NON, dans le vrai sens du mot c’est-à-dire raciste ». Et il souligne aussitôt que le mot « antisémite », avec des guillemets, a progressivement changé de sens pour servir aujourd’hui de bouclier anti-critiques (ce que Mélenchon dénonce lui aussi, amèrement, avec raison et courage, je trouve, en appelant cette calomnie systématique « le rayon paralysant du CRIF ») : dans ce nouveau sens, complètement dévoyé, « antisémite » sert à qualifier tous ceux (même ceux qui ne sont ABSOLUMENT PAS racistes) qui critiquent et condamnent la politique — elle, officiellement raciste et criminelle — du gouvernement israélien (critiques d’un racisme qui sont donc un antiracisme). C’est ce nouveau sens seulement que Soral assumait, en martelant, en substance : « j’en ai marre de ce chantage à « l’antisémitisme » et de ces intimidations permanentes de la part d’ultra-racistes qui osent accuser de racisme des résistants à leur racisme ».

Je trouve que ça se défend très bien, si on arrive à tenir le cap de l’humanisme, c’est-à-dire à ne pas devenir soi-même raciste en réaction à un racisme premier : il est essentiel, je pense, de ne pas devenir antisémite en réaction au sionisme : il ne faut surtout pas s’en prendre à tous les juifs au motif que certains sionistes seraient odieux et dangereux.

Or, tout récemment, j’ai découvert dans une publication de Soral des propos terribles et dangereux qui me conduisent à changer d’avis sur la portée du lien que j’ai mis sur mon site.

Dans une vidéo en direct de juin 2014 (1 minute, à partir de 47:54), Soral dit les mots suivants, que je n’avais jamais entendus de lui avant, et qui me choquent tous profondément :

[Bon, j’ai commencé à transcrire, mais j’ai honte de seulement écrire des trucs pareils… Donc, j’arrête. Je vous laisse lire le lien si ça vous chante.]

Je ne peux évidemment pas valider une parole pareille, froidement raciste, sexiste, autoritaire. Je n’avais jamais vu Soral parler comme ça. C’est un peu comme un désaveu, parce que je l’ai entendu maintes fois jurer qu’il n’était pas antisémite.

Alors, je cède, je reconnais que me suis trompé, en publiant un lien sans mise en garde : il y a un risque d’escalade des racismes. Ce mélange de lutte légitime et courageuse contre de redoutables projets de domination (résistance qui m’intéresse toujours et dont je ne me désolidarise pas), avec un sexisme, une homophobie, et maintenant un antisémitisme assumés (qui me hérissent vraiment), ce mélange est toxique. Stop. Et puis, je n’arrive plus à m’occuper de nos ateliers constituants : on nous interpelle sans arrêt sur notre prétendue identification à Soral, et la violence des échanges qui s’en suivent partout me désespère ; j’en ai assez, il faut faire quelque chose pour marquer une différence, une limite : je supprime le lien de mon site vers Soral. Désormais, je ferai le filtre, en évoquant moi-même les auteurs que je trouve utiles, comme Shlomo Sand, Jacob Cohen, Bernard Lazare, Israël Shahak, Gilad Atzmon, Norman Finkelstein, Gideon Levy, Mearsheimer et Walt, Éric Hazan, etc.

En conclusion, j’insisterai sur l’essentiel : à mon avis, tous ces reproches sont montés en épingle de mauvaise foi par les professionnels de la politique pour entretenir une CONFUSION entre les vrais démocrates et « l’extrême droite » ; confusion qui leur permet de se débarrasser des vrais démocrates à bon compte, sans avoir à argumenter.

Post scriptum: si le système de domination parlementaire arrive finalement à me faire passer pour un diable hirsute, infréquentable et banni, ce n’est pas grave, je ne suis qu’une cellule du corps social et je ne cherche absolument aucun pouvoir personnel (je ne perds donc rien d’essentiel si je suis ostracisé par le système, à part le bonheur de bien servir à quelque chose d’utile, que je ressens en ce moment) : prenez alors le relais vous-mêmes ! Notre cerveau collectif survivra très bien à la disparition d’un neurone, changez de nom, et continuez à défendre vous-mêmes, un peu partout et tout le temps, cette idée importante qui va tout changer, mais seulement si on est très nombreux à s’être bien polarisés sur la même idée, simple et forte : ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir, DONC, il ne faut SURTOUT PAS ÉLIRE l’Assemblée constituante ; si on veut une constitution, il faudra l’écrire nous-mêmes et il faut donc, dès maintenant et tous les jours (!), nous entraîner réellement en organisant et en animant partout des mini-ateliers constituants ultra-contagieux.

« Fais ce que tu dois, et advienne que pourra. »

Étienne Chouard,
28 novembre 2014.

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Rappel : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?Controverses-et-droit-de-reponse

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ATELIERS POPULAIRES SUR LE RIC : PISTES IMPORTANTES POUR DÉMARRER

Chers amis,

Voici le document que j’ai créé pour vous, et distribué samedi et dimanche dernier (15 et 16 déc), à La Bouilladisse et à La Ciotat (formidables rencontres, inoubliables), pour vous aider dans vos premiers ateliers constituants sur le RIC (et les médias) :

• La colonne de gauche présente notre anticonstitution,

• la colonne du centre présente une proposition citoyenne vraiment démocratique,

• La colonne de droite (vide) insiste sur le fait que vous devrez travailler (au moins un peu) pour vous émanciper.

J’ai soigneusement commenté (oralement) la colonne du centre hier à La Ciotat.

Vous noterez, dans ce document-témoin-pédagogique, qui devrait être très utile à tout le monde, je crois, un alinéa FONDAMENTAL sur LES MÉDIAS (je sens que ça va vous plaire 🙂 ) et les bricoles nécessaires (sur la 2ème page) pour conserver la cohérence de (ce qui reste) notre anticonstitution (mais avec un moteur démocratique au cœur).

Dès que j’ai connaissance d’une vidéo (de La Bouilladisse et de La Ciotat), je vous la fais connaître.

Si on veut être vite prêts à pousser fort, il faut qu’on se colle tous à l’écriture pour de bon, et en détail :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Docs/000_Atelier_RIC_Le_referendum_dans_l_anticonstitution_francaise_de_1958_2p.pdf

Bon courage à tous les citoyens constituants débutants 🙂

Étienne.

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10156790434887317

POURRITURE POLITICIENNE GÉNÉRALISÉE : pour en venir à bout, essayons de chercher les CAUSES de la CRIMINALITÉ POLITIQUE

POURRITURE POLITICIENNE GÉNÉRALISÉE : pour en venir à bout, essayons de chercher les CAUSES de la CRIMINALITÉ POLITIQUE : lobbying, trafic d’influence, pantouflage, impunité des grands fraudeurs, appropriation des grandes sources d’information, promesses impunément bafouées, mensonges éhontés et trahisons de l’intérêt général…

Tous les pouvoirs ont une tendance éternelle à s’autonomiser, à s’affranchir de tout contrôle, et donc à écrire eux-mêmes les règles de la représentation (la constitution), leurs propres limites.

Or, ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir : ce n’est pas aux parlementaires, ni aux ministres, ni aux professionnels de la politique, d’écrire ou de modifier la constitution, parce qu’ils sont en CONFLIT D’INTÉRÊTS : ils ont un intérêt personnel (instituer LEUR puissance) contraire à l’intérêt général (instituer la souveraineté POPULAIRE).

Seuls les représentés sont légitimes et aptes à écrire les règles de la représentation. Les représentants, eux, devraient être écartés du processus constituant.

Les gilets jaunes aujourd’hui, les autres citoyens demain, sont en train de contester la représentation faussée par les politiciens, et de penser EUX-MÊMES les règles de la représentation.

Les électeurs enfants deviennent des citoyens constituants.

C’est historique.

Étienne.


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Communiqué de presse « Serment du Jeu de Paume », de Gilets Jaunes aux journalistes et au président de la République

Des Gilets Jaunes viennent de publier ce communiqué :

Il est très bien, ce communiqué 🙂

Il reste à le faire débattre, amender et valider par tous les Gilets Jaunes France.

Il faut juste surligner en jaune ce que certains médias (les complices des voleurs de pouvoir) n’ont PAS diffusé auprès des citoyens, c’est-à-dire qu’ils ont CENSURÉ (la partie sur le RIC notamment), et publier le texte surligné pour que tous les gilets jaunes se chargent de relayer ensemble la partie censurée (surlignée en jaune, donc) auprès des citoyens.

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Voici l’allocution complète (filmée par un simple citoyen), avec le texte en sous-titres :


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Gilets jaunes, un mouvement révolutionnaire ? Échanges avec Philippe Pascot et Jean Lassalle sur BTLV

Mon commentaire de ce formidable graffiti 🙂 :

Pour avoir un président des pauvres, il faut changer la constitution.

Et, pour écrire une constitution digne de ce nom, il faut des Gilets jaunes qui se transforment en citoyens constituants.

On n’a pas besoin de maîtres qui se déguisent en représentants, il nous faut des représentants qui restent les serviteurs du bien commun : ce sont des PROCÉDURES (de désignation et de contrôle et de révocation et de punition) qui peuvent garantir cette fiabilité des représentants.

Et c’est complètement idiot de laisser écrire et modifier ces procédures fondatrices par les représentants eux-mêmes !…

Voilà l’impasse politique où est coincée l’Humanité depuis toujours et dont les Gilets Jaunes sont en train de sortir, en se caillant sur des péages et des ronds-points, et en devenant constituants débutants, loin de Paris mais la tête bien sur les épaules.

Étienne.

Réflexions sur ce magnifique élan populaire des #giletsjaunes : il ne faut pas accepter d’être représentés, il faut apprendre à constituer.

Je crois que, si ce mouvement populaire des #giletsjaunes est représenté, il sera rapidement trahi et dévoyé : quel que soit leur mode de désignation (élection ou tirage au sort ou autre), les représentants ne seront pas achetés, bien sûr, mais INTIMIDÉS ET TROMPÉS (malgré leur honnêteté et leur bonne volonté) par un pouvoir qui sait très bien corrompre, à huis clos, par la PEUR et par le MENSONGE, plus que par l’appât du gain : tout ce qu’il faut au pouvoir pour corrompre cette révolution grandissante de gilets jaunes, ce sont des représentants.

Alors que, si ce mouvement sait refuser toute forme de représentation, il reste insaisissable (et donc invulnérable), ce qui lui donne le temps de faire monter, par éducation populaire, le niveau de conscience et d’exigence au sein de CHACUN des simples citoyens qui composent le mouvement.

Il faut que, sur les ronds-points et sur tous les points de rassemblement, les électeurs se transforment TOUT SEULS en citoyens constituants, de façon autonome, sans sauveur, sans leader, sans intellectuel de référence, toutes personnalités qui seraient autant de talons d’Achille pour discréditer le mouvement.

Cet immense mouvement est une chance historique, pour une *multitude* d’électeurs infantilisés, de se métamorphoser SANS L’AIDE D’AUCUNE AUTORITÉ MORALE RASSURANTE en *peuple* de citoyens dignes de ce nom, c’est-à-dire en constituants.

La colonne vertébrale de ce mouvement volontairement désorganisé (pour rester incorruptible) devrait être une et UNE SEULE IDÉE forte et radicale, qui serait une bonne cause commune, vraiment commune et vraiment capable à elle seule d’entraîner ensuite tous les bouleversements nécessaires de justice sociale.

À mon avis, cette idée centrale et décisive devrait être : « CE N’EST PAS AUX HOMMES AU POUVOIR D’ÉCRIRE LES RÈGLES DU POUVOIR ; SI ON VEUT UNE VRAIE PUISSANCE POLITIQUE POPULAIRE, IL NOUS FAUT UNE VRAIE CONSTITUTION, ET IL FAUDRA APPRENDRE À L’ÉCRIRE NOUS-MÊMES. »

Les gilets jaunes semblent, ces jours-ci, choisir le RIC (référendum d’initiative citoyenne) comme cause commune et c’est déjà tout à fait inespéré et enthousiasmant — même si ce sera sans doute insuffisant (car le fait d’avoir acheté TOUS les médias permet aux puissants d’intoxiquer l’opinion et donc de dévoyer tous les RIC). C’est déjà un pas immense vers la métamorphose en constituants que d’être d’accord pour faire de l’institution du RIC une priorité nationale non négociable.

De la même façon qu’il ne faut surtout pas élire une assemblée constituante (parce que l’élection est une démission), il ne faut pas accepter d’être représenté : il faut exiger de voter.

ÉLIRE N’EST PAS VOTER, c’en est même la négation. Un citoyen digne de ce nom vote lui-même les lois auxquelles il consent à obéir.

Bon courage à tous, le peuple uni ne peut pas perdre : restez soudés sur l’idée.

Étienne Chouard.

#pasdedémocratiesanstirageausort
#pasdedémocratiesanscitoyensconstituants

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PS : la multiplication des gilets jaunes posés sous les pare-brises des autos est très spectaculaire à la campagne et TRÈS MOBILISATRICE, c’est vraiment une chouette idée💡 🙂

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PPS : si on mélange la revendication du RIC avec d’autres revendications, c’en est fini du RIC ! Les élus savent parfaitement que le RIC est une arme redoutable pour le peuple contre leur tyrannie, et je pense que les politiciens et les « journalistes » préféreraient tous mourir plutôt que l’accepter… DONC, si on défend plusieurs revendications, le RIC sera évidemment mis de côté et enterré par nos maîtres et nous serons « Gros-Jean comme devant »… ALORS QUE nos maîtres ne pourront pas nous tromper de la sorte si le RIC est LA SEULE REVENDICATION, absolument prioritaire et non négociable. Ils ne peuvent pas avouer pourquoi ils détestent le RIC.

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Mon interface habituelle d’administration du blog est en panne depuis quelques semaines, ce qui m’a conduit malheureusement à ralentir mes interventions ici (et à ne me servir que de Facebook et Tweeter, grrr). Je vais reproduire ci-dessous, et dans les commentaires de ce billet, les quelques textes et vidéos que j’ai moi-même publiés ou relayés ces derniers temps à propos des gilets jaunes.

Martin, retraité :

Cri de détresse d’une GJ devant les CRS :

Le 24 novembre, j’ai publié ceci :

Comme Léo, je trouve que ce formidable élan de révolte populaire des « Gilets Jaunes », contre le racket des prétendues « élites », ne peut servir à quelque chose QUE SI tous ces citoyens POLARISENT leurs volontés sur UNE SEULE CAUSE COMMUNE, bien choisie, radicale, décisive.

Or, puisque 80% des citoyens soutiennent les Gilets Jaunes ET QUE 80% des citoyens sont favorables à l’institution du Référendum d’Initiative Citoyenne, il me semble que c’est une occasion en or pour défendre cette idée à la fois très simple et très profondément révolutionnaire du RIC (révolutionnaire **SEULEMENT SI ce sont de simples citoyens et pas des politiciens qui en écrivent les règles**, naturellement, car vous savez bien que, si ce sont des élus qui l’instituent, ils écriront un fake RIC, comme l’actuel article 11 de notre anticonstitution).

Il me semble qu’aucun oligarque, aucun journaliste vendu aux riches, aucun collabo du système de domination parlementaire ne pourra trouver à redire publiquement à cet objectif très évidemment démocratique et irréprochable (« le peuple uni réclame le RIC, le vrai : en toutes matières »). Ils seront obligés de bredouiller de mauvaises excuses pour le refuser et leur malhonnêteté se verra plus que jamais au grand jour, comme par l’effet d’un puissant révélateur.

C’est la première fois, je crois, que je change mon image de profil, et je le fais parce que je trouve ce signe de ralliement intelligent et puissant, opportun. Il devrait devenir une priorité absolue pour les révoltés en jaune, à mon avis :

LE RIC EST UNE BONNE CAUSE COMMUNE DE RÉSISTANCE À L’OPPRESSION

Étienne.

. http://www.article3.fr/informations/definition-du-ric
. http://www.article3.fr/in…/proposition-loi-constitutionnelle
. http://etrecitoyen.org/referendum-initiative-citoyenne

——

Léo Girod : « Avec le RIC – Référendum d’Initiative Citoyenne en toutes matières, les citoyens auraient le contrôle sur leurs élus, leurs lois, leurs taxes… Ils seraient enfin souverains !

Si les gilets jaunes avaient le RIC pour unique revendication, ils l’obtiendraient, il en serait fini des taxes injustes, et si ce n’était pas le cas… au moins tous les Français en entendraient parler, et ce serait une grande avancée.

article3.fr/petition

clic-ric.org

En l’absence de revendication concrète, ces manifestations n’ont aucun sens…
Dans le meilleur des cas, le gouvernement pourrait reculer, ou inventer des petits cadeaux fiscaux pour faire passer la pilule. Mais le plus probable est encore qu’il ne se passe rien.
Exigeons le RIC ! »

Vidéos sur le RIC : https://le-democrate.fr/videos/ric

Léo Girod

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Autre fil sur le même sujet :


Le 24 novembre, Coralie Delaume :

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Le 24 novembre aussi :

« Il semble que ces images incroyables — 3 ou 4 jeunes hommes armés frappant de toutes leurs forces (avec la loi pour eux) un vieil homme désarmé protestant simplement contre la misère — révèlent, une fois de plus, un problème majeur : NOUS N’AVONS PAS DE CONSTITUTION.

Quand vous ferez (enfin) vos propres ateliers constituants, pensez à bien réfléchir aux contre-pouvoirs qui s’occuperont de la police. »

Vidéo : https://www.facebook.com/smoothii/videos/541251499706517/

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Le 24 également, j’ai relayé cette réflexion de Jean Bricmont :



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Le 22 novembre, j’avais relayé ceci, du Grand Soir :

Théophraste R. (Le Grand Soir) : « Vivent les gilets jaunes (même si cet accessoire vestimentaire est moche et leurs porteurs hors la loi) !

La Révolution française (parfaitement illégale), qui émerveilla le monde et à laquelle la France doit encore son prestige au-delà de ses frontières ne fut autorisée par personne et elle fut marquée par des périodes de violence.

Je cherche vainement ce qui fut grand dans le passé et, en même temps, légal.

• La lutte contre l’esclavage ? Non.
• Les révoltes ouvrières pour des journées de 12 heures ?
• Celles des Canuts de Lyon ou des vignerons de l’Hérault ? Non.
• Les manifestations et arrêts de travail pour une ½ journée de repos hebdomadaire ? Non.
• Les grèves pour la reconnaissance des syndicats ? Non.
• Les luttes pour l’abolition du travail des enfants ? Non.
• Les luttes des « suffragettes » pour le droit de vote des femmes ? Non.
• La Résistance contre les nazis ? Non.
• Les luttes pour la légalisation de l’avortement ? Non.

Et de quel côté était la vraie violence (1) ?

En son Palais de l’Elysée, le monarque Macron 1er a demandé au prince Philippe de faire dire par des crieurs de rue que les manifestations des Gilets Jaunes sont illégales, que les chevau-légers du lieutenant de police Castaner sauront les mater, surtout s’ils approchent du Palais. Les accidents de calèches, les bagarres de rue, leur seront imputés, ainsi que les chutes de neige, la disparition du peigne de Muriel Pénicaud, l’écroulement du pont de Gênes, les ruptures de caténaires, les textos de Trump, le mauvais goût vestimentaire d’Angela Merkel, les abus sexuels dans les presbytères, la mort des abeilles, l’arrestation de Carlos Ghosn, les incendies en Californie et les retards de livraison par les grands couturiers à la Reine Bri-Bri de Trogneux des sept tenues hebdomadaires (qu’elle paie avec sa retraite de prof). »

Théophraste R. (Citoyen en marche, mais hors des clous, toujours).

Note (1). Voir mon billet d’hier où Jaurès a tout bien expliqué en peu de mots.
Source : Le Grand Soir, https://www.legrandsoir.info/vivent-les-gilets-jaunes-meme-s-ils-sont-moches-et-hors-la-loi.html

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Le 21 j’avais trouvé ceci intéressant :

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Le 21 nov, le relais d’Osons causer de l’appel des gilets jaunes de Saint-Nazaire :


Et puis encore d’autres billets FB relatifs aux GJ :

Le 21 novembre, Franck Lepage chez Le Média TV :

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Le 21 novembre : Merci à Jean Lassalle

Le 21 novembre : Ils ne sont grands, Régis, que parce que nous sommes à genoux

Le 19 novembre : Patrice : « Qu’elle ne soit pas morte pour rien »


L’avis de Franck Lepage :

L’avis de François Ruffin : Sur les Champs-Élysées, François Ruffin se réjouit de voir la France « passer à l’action » :
https://www.huffingtonpost.fr/2018/11/24/sur-les-champs-elysees-francois-ruffin-se-rejouit-de-la-france-qui-se-reveille_a_23599196/

L’avis de Régis de Castelnau :

L’analyse (très approfondie) de Jacques : Comment faire gagner les Gilets jaunes ? Une analyse théorique, politique et stratégique par Jacques Nikonoff, Gilet jaune, universitaire, président du Parti de la démondialisation (Pardem)
http://www.pardem.org/actualite/luttes/896-comment-faire-gagner-les-gilets-jaunes

Très intéressant, « ON REPREND LA MAIN » :


https://onreprendlamain.eu

[LE VENEZUELA RÉSISTE] Comprendre le Venezuela bolivarien, rdz-vs à Marseille samedi 1er décembre 2018, 18h

J’ai rencontré récemment Romain Migus, que je lis souvent sur le net, et qui est encore plus passionnant en vrai que sur papier 🙂 Pendant notre conversation, je n’ai pas vu le temps passer, et à peine l’ai-je quitté que j’avais hâte de le retrouver… C’est un des connaisseurs importants du formidable laboratoire démocratique qu’est souvent l’Amérique latine.

Je le lis surtout sur Le Grand Soir (un des 4 ou 5 grands sites d’information incontournables en France, à mon avis, avec les-crises, RT, Le Saker francophone et Mediapart). Je vous recommande tous ses articles, c’est passionnant.

Nous pourrons l’entendre (et lui poser mille questions) le 1er décembre prochain, à Marseille à 18 h, Théâtre de la Comédie – 107 bd Jeanne D’Arc, avec Maurice Lemoine, un autre journaliste qui a toute mon admiration depuis presque 15 ans :

L’annonce sur le blog de Romain :
https://www.romainmigus.info/2018/11/venezuela-debat-marseille-le-1er.html

La page Facebook de l’événement :
https://www.facebook.com/events/653999471662397/

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« MÉLENCHONGATE » : DEMANDEZ LE PROGRAMME ! (Régis de Castelnau, Vu du droit)

Encore une très intéressante analyse de Régis de Castelnau, sur son blog Vu du droithttp://www.vududroit.com/2018/10/melenchongate-demandez-programme/ :

« MÉLENCHONGATE » :
DEMANDEZ LE PROGRAMME !

J’avais conclu mon précédent article relatif à ce que l’on va désormais appeler le « Mélenchongate » en prévenant le patron de la France Insoumise qu’il allait vivre des moments assez difficiles et qu’il devait s’y préparer. A-t-il compris ce qui l’attendait ?

L’utilisation cynique de la violence d’État

On passera rapidement sur l’outrance maladroite de ses réactions, où il n’a pas compris que l’imprécation furieuse, registre où il excelle, n’était vraiment pas adaptée. Pas plus que ses attitudes précédentes face aux opérations judiciaires contre ses adversaires politiques. D’ailleurs, ses excès semblent le fruit d’une douloureuse surprise face à l’utilisation cynique de la violence d’État par le pouvoir. Comment ose-t-on infliger à Jean-Luc Mélenchon, pourtant consacré « adversaire et non ennemi » sur le Vieux-Port, le même traitement qu’à Sarkozy, Fillon et Le Pen ? Depuis le temps Jean-Luc Mélenchon, vous devriez savoir qu’en matière de justice politique, la recherche de la connivence avec celui qui tient le manche est toujours vouée à l’échec, mais également que l’innocence ne protège de rien. Là comme ailleurs seul compte le rapport de force, et privilégier la tactique au détriment de la défense des principes est toujours un très mauvais placement.

Alors bien sûr cher Monsieur Mélenchon, vos emportements ont permis aux gens d’en haut d’exprimer la haine qu’ils vous portent. Non seulement ce n’est pas grave mais cela va présenter quelques avantages. D’abord ces gens-là, parmi lesquels tous les anciens amis du PS que vous essayez actuellement de débaucher, vous combattront toujours, quoi qu’il arrive, puisqu’ils ont définitivement choisi le camp d’en face. Quant aux couches populaires, celles à qui vous devriez vous adresser autrement qu’en enfilant les gilets de sauvetage de l’Aquarius, il y a longtemps qu’elles ne sont plus dupes et qu’elles savent très bien à quoi s’en tenir concernant l’attitude et les discours des serviteurs de l’oligarchie. À quelque chose malheur est bon, vous pourrez ainsi compter ceux qui vous ont soutenu dans l’épreuve.

Répétons une fois de plus que l’opération du 16 octobre avec ses 15 (17 ?) perquisitions n’a pas pu être organisée sans que non seulement le pouvoir exécutif soit au courant, mais ait pris lui-même la décision. Tout permet de l’affirmer et notamment, au-delà de l’expérience professionnelle, l’utilisation du simple bon sens. Une opération de cette ampleur, le jour de l’annonce du remaniement, menée par le parquet mobilisant 100 policiers (!) et dirigée contre un des premiers partis d’opposition, sans que les services de la place Vendôme et notamment le Garde des Sceaux soient au courant ? Sans que Madame Belloubet l’ait décidé en liaison étroite avec l’Élysée ? Une telle mobilisation policière sans que le ministère de l’intérieur ne soit au courant et ait donné son feu vert ? Il faut être sérieux.

Demandez le programme !

Je ne pense pas m’avancer beaucoup, en disant que la fameuse enquête préliminaire a dû déjà être fructueuse et que le parquet dispose d’un dossier bien étoffé. De la même façon il me semble probable que la décision de l’ouverture de l’information judiciaire et la saisine d’un ou plusieurs juges d’instruction est déjà prise, et les magistrats instructeurs choisis. Lors du déclenchement de l’affaire Fillon par le Parquet National Financier, tout le monde savait à l’avance dans le monde judiciaire qui serait le juge d’instruction désigné et que le candidat LR serait immédiatement mis en examen.

Avec le grand cirque médiatico-judiciaire qui va se dérouler, le raid du 16 octobre va rapidement apparaître comme un léger hors-d’œuvre. Collection de convocations diverses et variées aux dirigeants et collaborateurs de la France Insoumise. Soit pour des mises en examen spectaculaires avec des qualifications sonores, de celles qui enjolivent les manchettes, « escroqueries en bande organisée, détournement de fonds publics en réunion, blanchiment de fraude fiscale etc. etc. ». Soit pour des gardes à vue fatigantes dont les durées seront fonctions des qualifications et pourront aller jusqu’à 96 heures… Nouvelles perquisitions bien sûr chez les mêmes, avec des écoutes téléphoniques tous azimuts. La presse sera comme d’habitude scrupuleusement alimentée de copies partielles de procès-verbaux, de pièces de procédure de toute nature, de transcriptions trafiquées d’écoutes téléphoniques. Il est d’ailleurs probable que les interlocuteurs privilégiés sont déjà choisis, l’officine Mediapart, fidèle et zélé petit télégraphiste du pouvoir étant bien sûr de la fête. Et dans les médias, la surenchère et l’effet de meute joueront à fond. Et naturellement comme d’habitude aussi toutes les plaintes pour violation du secret de l’instruction (protégé, il faut le rappeler, par la loi), seront soigneusement rangées par le parquet avec les autres dans l’armoire prévue à cet effet. Et comme d’habitude encore, rapidement couverts de poussière, ils ne donneront jamais lieu à la moindre investigation.

Alors j’espère, qu’à la France Insoumise on ne va plus entendre psalmodier l’incantation imbécile : «il faut faire confiance à la Justice ! ». Tout le système judiciaire d’un pays démocratique repose sur la défiance qu’il faut avoir vis-à-vis de l’institution. Sinon, pourquoi avoir un avocat ? Pourquoi celui-ci doit-il disposer de prérogatives et de privilèges importants ? Pourquoi le double degré de juridiction, pourquoi la collégialité, pourquoi toutes ces règles de procédure ? Parce que l’on donne l’usage de la violence légitime de l’État à des Hommes faillibles qu’il faut impérativement encadrer en rappelant « qu’adversaire acharnée de l’arbitraire, la forme est- la sœur jumelle de la liberté ».

Il y a ensuite l’autre incantation : « mais puisqu’on n’a rien fait ! » Je partage depuis longtemps l’opinion du cardinal de Richelieu qui disait : « Donnez-moi deux lignes de la main d’un homme, et j’y trouverai de quoi suffire à sa condamnation. » Je sais bien qu’en France où l’on préfère l’ordre à la justice, prétendre que l’innocence ne protège de rien est blasphématoire, alors que c’est pourtant la réalité.

CE QUI PROTÈGE L’INNOCENT C’EST LE DÉBAT CONTRADICTOIRE DANS LE RESPECT DES RÈGLES ET DES PRINCIPES FONDAMENTAUX, DEVANT DES JUGES IMPARTIAUX.

On ajoutera que dans les affaires politico-judiciaires le risque est moins la sanction finale si elle arrive un jour, que dans les mises en cause et le cirque médiatique qui les accompagne. Après son démarrage en fanfare, l’affaire Fillon a dormi paisiblement pendant près de deux ans. Les objectifs qui avaient justifié l’urgence initiale ayant été atteints avec l’élimination du candidat de droite. La particularité de ces affaires, et cela se vérifie à chaque fois, est que chaque emportement médiatique provoqué par des révélations opportunes issues des dossiers judiciaires, est toujours directement corrélé à une actualité politique concernant les mis en cause. Et c’est justement cette expérience de ce qui s’est produit pour Nicolas Sarkozy, François Fillon et Marine Le Pen, pour ne citer que les leaders politiques opposés au pouvoir de Hollande puis de Macron, qui permettent de faire ces prévisions.

En route vers le gouvernement des juges ?

Mais il y a deux autres facteurs qui viennent nourrir ce diagnostic. Tout d’abord Emmanuel Macron lui-même a délivré le verdict et annoncé à quelle sauce celui dont il avait dit qu’il n’était pas son ennemi va être dévoré. « L’autorité judiciaire est une autorité indépendante dans notre pays, et j’en suis le garant. Pour tout le monde. N’en déplaise à certains, il n’y a pas d’exception ». Invocation habituelle du mantra « indépendance » qui n’a aucun sens dès lors que l’on n’en fait pas uniquement le moyen de ce qui est essentiel à l’office du juge : l’impartialité. Et là, le président de la République sait parfaitement à quoi s’en tenir, il dispose d’un haut appareil judiciaire qui n’a plus besoin de recevoir des ordres pour agir selon ses vœux. Il existe désormais des connivences sociologiques, politiques professionnelles et idéologiques qui rendent en partie inutile la mise en place de courroies de transmission. C’est ici le deuxième facteur qui permet de prévoir ce qui va se passer. Dans la conduite des affaires politiques, les juridictions soi-disant spécialisées se sont transformées en juridictions d’exception appuyées par les chambres d’instruction et validées par la Cour de cassation. Utilisant des méthodes et mettant en place des jurisprudences qui portent directement atteinte à la liberté politique.

Arrêtons-nous sur les questions en cause dans les deux dossiers qui concernent Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise, les attachés parlementaires et les frais de campagne électorale. Les lois de 1988 et 1990 et les textes qui les ont complétées ont mis en place un système de financement public de la vie politique. Dont les trois principes essentiels étaient, le financement par l’État en fonction des résultats électoraux, la limitation des dépenses pendant les campagnes électorales, le contrôle financier enfin exercé par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Ce contrôle porte sur les recettes des partis afin d’éviter les dons interdits, et sur les dépenses en période électorale. Mais le contrôle des dépenses, ne doit porter que sur la réalité celle-ci afin de vérifier si celles-ci n’ont pas été minorées pour empêcher le dépassement du plafond avec toutes les conséquences désagréables qui en découlent. Mais, la stratégie électorale est libre et la commission nationale ne peut pas déterminer à la place du candidat ou du parti les dépenses qui étaient bonnes pour sa stratégie. Si un candidat pense que c’est bon pour son image de circuler en Ferrari, c’est son droit le plus strict. De même s’il pense qu’il faut s’adresser à un grand traiteur plutôt que de demander à ses militants de passer chez Picard surgelés, c’est également sa liberté. À condition d’inscrire les factures correspondantes à leur prix réel dans le compte de campagne. Les magistrats du pôle financier ont trouvé une astuce pour contourner cette évidence. Comme l’État rembourse une partie des frais de campagne aux candidats qui ont atteint un pourcentage minimum, leur raisonnement consiste à dire que du fait de ce versement de fonds publics le juge a un droit de regard sur la nature des dépenses exposées. Il peut contrôler si elles étaient bien justifiées par la campagne mais du point de vue du juge. Donc adieu la Ferrari, le traiteur Le Nôtre et les rémunérations conséquentes éventuellement versées à la société de Madame Chikirou. Ou tout autres dépenses qui auront l’heur de déplaire au président de la Commission nationale ou au juge d’instruction. Qui pourront ainsi les qualifier d’escroquerie non pas vis-à-vis du candidat, des équipes de campagnes, ou des militants mais vis-à-vis de l’État rembourseur. Adieu la liberté d’organiser votre campagne comme vous l’entendez, cette prérogative appartient désormais au juge.

Aucune surprise quand on voit de quelle façon la même Cour de cassation, suivant le pôle financier, a balancé par-dessus les moulins les principes de liberté politique et de séparation des pouvoirs à propos des assistants parlementaires. Un certain nombre de moyens matériels sont mis à la disposition de celui qui a recueilli les suffrages nécessaires pour devenir représentant de la nation. Il n’a de compte à rendre sur l’exécution de son mandat qu’à ses électeurs. Le choix des assistants parlementaires l’organisation et la nature du travail qu’ils effectuent relèvent de sa liberté politique. Dans une affaire qui concernait le Sénat et en justifiant indirectement le raid judiciaire contre François Fillon, la Cour de cassation vient de considérer que le juge avait un droit de regard sur l’organisation de leur travail par les parlementaires. C’est aussi ce qui s’est passé dans l’affaire Fillon et ce qui se passera dans l’affaire Mélenchon. Nouvelles atteintes aux principes, et par la grâce de la cour suprême, les députés de la République devront renoncer à la liberté d’exécuter leur mandat comme ils l’entendent, c’est désormais le juge qui imposera ses choix.

La liberté politique sous la grêle

Cette volonté devenue évidente de la haute fonction publique judiciaire de s’abstraire des principes fondamentaux de la liberté politique et de la séparation des pouvoirs génère des dérives particulièrement inquiétantes. Inquiétude renforcée par le fait qu’aux procédures spectaculaires dirigées contre les représentants de l’opposition politique, s’ajoute une passivité troublante vis-à-vis des affaires concernant les entourages du pouvoir. Comment ne pas soupçonner que la gestion de ces dossiers puisse être conduite par des subjectivités politiques et idéologiques qui n’ont rien à y faire ?

Ce que nous rappelle l’agression médiatico-judiciaire dont sont l’objet aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon et son organisation politique c’est bien l’existence de ces dérives dangereuses pour les libertés publiques. Alors quoi qu’on pense de Jean-Luc Mélenchon, il est nécessaire aujourd’hui de le défendre. Parce que ce sera défendre nos libertés et « quand elles sont sous la grêle, fol qui fait le délicat ».

Régis de Castelnau.

Source : Vu du droit, http://www.vududroit.com/2018/10/melenchongate-demandez-programme/

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Denis Robert : LES MILLIARDAIRES, PRÉDATEURS CORRUPTEURS QUI NOUS FONT LES POCHES

De mon point de vue, Denis Robert est un héros, un exemple académique de journaliste — « sentinelle du peuple » comme on appelait les journalistes en 1789.

Son dernier livre est une nouvelle bombe contre la corruption politique par les milliardaires, qu’on devrait lire et travailler dans les écoles avant chaque atelier constituant.


https://www.lisez.com/livre-grand-format/les-predateurs/9782749155937

Il en parle ici avec Le Média TV :

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[Controverse sur la monnaie et les banques] Mes réponses à Alain Beitone, qui conteste l’alternative monétaire chartaliste (création monétaire publique) et ma « vision complotiste désespérante », moi qui dénonce la prédation déchaînée des banquiers contre les peuples

Après la publication début août d’une vidéo où j’explique pourquoi je souhaite une création monétaire publique affranchie des banques privées, Alain Beitone, un professeur d’économie à Marseille, vient de publier un papier sur un site néocon pour expliquer que je n’y comprends rien sur la monnaie, que c’est « une vision complotiste désespérante » que d’accuser les banques de se servir et d’asservir au lieu de servir, que prétendre que les banquiers conspirent contre l’intérêt général c’est semer « la confusion », que c’est simpliste, que « la réalité est plus complexe », que l’incrimination des banquiers dans les malheurs des peuples par la captation du financement des puissances publiques et par l’endettement généralisé de toute l’humanité, c’est « un fantasme de l’extrême droite »… et que défendre le chartalisme (Théorie étatique de la monnaie de G. F. Knapp, 1905, admirée et reprise par Keynes) démontre une « incompréhension totale des questions monétaires », etc.

Je défends donc à nouveau mon point de vue et je démontre que chacune de ces critiques est infondée.

(Rappel : j’ai déjà eu à me défendre, en 2011, contre les diffamations de Monsieur Beitone.)

Voici mes réponses :

Le fichier pdf : Reponse_a_Alain_Beitone_sur_la_monnaie_et_les_banques_2-9-2018.pdf


Vous pouvez cliquer sur l’image ci-dessus pour ouvrir le fichier pdf complet.
Vous pouvez aussi feuilleter directement le pdf ci-dessous.

Reponse_a_Alain_Beitone_sur_la_monnaie_et_les_banques_2-9-2018

 
C’est une controverse importante.
Signalez-moi en commentaire, s’il vous plaît, les arguments qui pourraient, selon vous, être encore avancés, dans un sens ou dans l’autre.

Bonne lecture.

Étienne.

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Jeremy Corbyn, le futur Premier Ministre du Royaume-Uni ? par Gideon Levy (Haaretz)

Gideon Levy (Haaretz) : « Jeremy Corbyn est l’exemple même de l’homme de gauche qui a lutté toute sa vie pour les valeurs auxquelles il croit. Les Israéliens le considèrent comme une sorte d’alien – la gauche ici n’a jamais été dirigée par un Corbyn israélien, ni d’ailleurs, par qui que ce soit qui lui arrive à la cheville


Jeremy Corbyn

Corbyn est un homme courageux. Il a voté 553 fois au Parlement contre des positions de son parti, et pourtant il a conquis sa direction. Il a voté contre la guerre en Irak, contre les armes nucléaires et contre la domination britannique en Irlande du Nord. Il a participé activement à Amnesty International contre Augusto Pinochet et a été arrêté lors de manifestations anti-apartheid en Afrique du Sud.

Avec une telle conscience morale et un tel courage, il n’aurait pu aller nulle part en Israël, à l’exception de Breaking the Silence. En Grande-Bretagne, il a de bonnes chances d’être élu au poste de premier ministre. Rien n’est plus agréable à imaginer et n’inspire plus d’espoir que cette perspective. Quiconque veut voir le monde prendre des mesures contre l’occupation israélienne devrait rêver de Corbyn.

Corbyn est devenu le nouvel ennemi des Juifs. Viktor Orban est un juste parmi les nations ; le droit américain est le rocher d’Israël et son sauveur ; Rodrigo Duterte, le dirigeant philippin qui a appelé à tuer des millions de personnes « comme Hitler », est le bienvenu en Israël – mais Corbyn est l’ennemi du peuple.

L’establishment juif en Grande-Bretagne et la propagande israélienne ont lancé un contrat sur sa tête, pour l’empêcher d’être élu : C’est un antisémite, le parti travailliste est antisémite, les Juifs en Grande-Bretagne sont en « danger existentiel », comme l’ont clamé trois journaux juifs britanniques dans un éditorial commun.

Alors que la situation de n’importe quel juif en Grande-Bretagne est meilleure, plus sûre, plus égalitaire et plus libre que celle de n’importe quel citoyen arabe en Israël, sans parler des Palestiniens dans les territoires occupés, l’appel à l’aide désespéré de l’establishment juif a soulevé un tollé contre Corbyn.

La presse israélienne s’est empressée de se joindre à la campagne d’incitation – en qualifiant toutes les déclarations des travaillistes d’antisémites. Peter Willsman, membre du parti, a qualifié les rabbins qui accusaient son parti d’antisémitisme de « juifs fanatiques de Trump » – gevalt (*) de l’antisémitisme ! Certains commentateurs ont accusé Corbyn de trop s’excuser, d’autres de ne pas assez s’excuser. Même une excellente jeune journaliste comme Antonia Yamin de Kan s’est empressée de se joindre à la croisade.

Disons-le clairement : Corbyn est un opposant acharné et constant de la politique d’occupation israélienne. C’est son droit ; en tant qu’homme de gauche sincère, c’est même son devoir. A la marge du parti travailliste, il y a sans doute des cercles antisémites ; Corbyn a déclaré il y a quelques jours dans un éditorial du Guardian qu’ils n’avaient pas leur place dans son parti. La tentative, du parti travailliste de donner au terme antisémite une définition moins large que la définition courante de l’International Holocaust Remembrance Alliance, n’en fait pas nécessairement un parti antisémite.

Mais la propagande judéo-israélienne est rodée : quand on reproche à Israël sa loi sur l’apartheid et le meurtre de 160 manifestants non armés à la frontière de Gaza, sa seule réponse est d’accuser ceux qui le critiquent d’antisémitisme. Ça marche, ça permet à Israël de passer d’accusé à procureur.

Israël a promulgué une loi disant qu’il est l’État-nation du peuple juif. En d’autres termes, tout ce que fait Israël est fait au nom de l’ensemble du peuple juif. Cela n’est pas sans conséquences.

Quand un tireur d’élite israélien tue un homme sans jambes en fauteuil roulant et une infirmière, il le fait au nom de tous les juifs. Du coup, la politique d’Israël attise l’antisémitisme dans le monde entier. Cette politique peut et devrait être critiquée, comme le fait le parti travailliste, et Corbyn, et le bâillonner, en qualifiant toute critique d’antisémite, est scandaleux. Cela augmente encore l’antisémitisme et le sentiment que les Juifs se comportent en tyrans qui usent et abusent du chantage émotionnel.

Hajo Meyer, un survivant hollandais de l’Holocauste et militant des droits de l’homme, a dit :  » Autrefois, un antisémite était un homme qui détestait les Juifs. Aujourd’hui, un antisémite est un homme que les Juifs détestent. »

Cessez la campagne d’incitation contre Corbyn et souhaitez-lui bonne chance : il a une conscience, et j’espère qu’il sera le prochain premier ministre britannique. Cela pourrait être aussi une bonne chose pour Israël. »

Gideon Levy

Traduction : Dominique Muselet

Note :
(*) Seigneur ! en yiddish

Source : Le Grand Soir, https://www.legrandsoir.info/jeremy-corbyn-le-futur-premier-ministre-du-royaume-uni-haaretz.html

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À lire :
Gideon Levy, Gaza – Articles pour Haaretz, 2006-2009 (La Fabrique) :


http://lafabrique.fr/gaza/

[Fake news débitées au km par les prétendus « News checkers »] Le EU DisinfoLab à l’origine d’une intox : l’affaire Benalla, produit de la « russosphère » ?

[Fake news débitées au km par les prétendus « News checkers »] Encore une enquête remarquable d’Olivier Berruyer, sur les-crises.fr :

Le EU DisinfoLab à l’origine d’une intox : l’affaire Benalla, produit de la « russosphère » ?


https://www.les-crises.fr/nicolas-vanderbiest-et-le-eu-disinfolab-a-l-origine-d-une-intox-l-affaire-benalla-produit-de-la-russosphere/

« Après le Brexit, l’élection de Trump, la Catalogne, les fausses informations lors de l’élection de Macron, les armes chimiques en Syrie, la cyberattaque des JO de Pyeongchang, la Vague de Froid de l’hiver dernier, etc, voici aujourd’hui l’ombre russe dans… l’affaire Benalla.

Cette narrative est venue de l’association “EU DisinfoLab”, par la voix du cofondateur Nicolas Vanderbiest et de son président Alexandre Alaphilippe.

Nous allons donc présenter cette association, puis ses récents travaux et enfin analyser les réactions de la presse.

  1. EU DisinfoLab et sa galaxie
  2. Le Monitoring des élections françaises de 2017 par EU DisinfoLab
  3. L’étude de Nicolas Vanderbiest sur l’affaire Benalla
  4. Les tweets de Nicolas Vanderbiest sur le “gonflage numérique” de l’affaire Benalla
  5. “L’écosystème russophile” de Nicolas Vanderbiest
  6. De la désinformation par les grands médias à la récupération politique
  7. Fact-checking de Nicolas Vanderbiest : la victime crimméenne
  8. Des erreurs et biais grotesques disqualifiant l’étude ?

[…] Lire la suite, enquête approfondie, sur les-crise.fr :
https://www.les-crises.fr/nicolas-vanderbiest-et-le-eu-disinfolab-a-l-origine-d-une-intox-l-affaire-benalla-produit-de-la-russosphere/


Mon commentaire :

Et les prétendus « journalistes » (désormais tous vendus aux plus grands voleurs) du pays « France » (franc signifie libre) qui voient des >complots russes< partout (et qui prétendent voir aussi des >complotistes< paranoïaques partout — non mais regardez qui parle, sans blague !) et qui relaient et amplifient ces conneries russophobes sur la « russosphère » partout dans leurs pages, sans jamais rien démentir même quand il devient évident qu’ils ont publié de la m…

Une fois de plus, les médias des riches nous intoxiquent pour nous conduire à vouloir leur sale guerre. Le grand George Orwell avait bien expliqué (dans 1984) que Big Brother avait besoin d’une guerre permanente pour légitimer sa contrainte totale sur la population, et comment la désinformation systématique était un autre outil central de domination.

J’espère que vous, au moins, dans vos ateliers constituants quotidiens, vous bossez sur vos projets d’articles de constitution sur l’indépendance des journalistes et sur le contrôle de la qualité de l’information des citoyens 🙂

 
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La souveraineté monétaire *rend possible* la souveraineté politique — et pas l’inverse.

Un nouveau résumé (14 min) de mon travail, en cet été 2018 :


(Compte censuré par Youtube…)

Copie de la vidéo sur Facebook :

La souveraineté monétaire rend possible la souveraineté politique — et pas l’inverse.
Les deux souverainetés doivent être instituées *ensemble*, et seuls des citoyens dignes de ce nom (donc constituants) sont à la fois légitimes et aptes pour le faire, en personne.

Jamais les « élus » des banques n’institueront autre chose que la souveraineté de leurs maîtres financiers.
Si on veut s’émanciper des travaux forcés au service des usuriers, il faut qu’on s’en occupe nous-mêmes personnellement, ce soir, demain soir, le plus souvent possible, opiniâtrement, contagieusement.

Je ne connais pas de meilleur plan de lutte contre toute forme de tyrannie sur terre.

Merci à Vincent Lapierre de relayer à son tour cette idée très radicalement antifasciste des ateliers constituants populaires.

Étienne.


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Rétablir les faits : Que se passe-t-il réellement au Nicaragua ? (Popular Resistance, traduit par Viktor Dedaj pour Le Grand Soir)

Encore un article passionnant et important, sur le site important d’information quotidienne qu’est Le Grand Soir.

Merci Viktor, pour la traduction et pour le signalement.

On reconnaît le mode opératoire du putsch néonazi en Ukraine organisé et soutenu par les USA et l’UE.

Étienne.

Rétablir les faits : Que se passe-t-il réellement au Nicaragua ? (Popular Resistance, traduit par Viktor Dedaj pour Le Grand Soir)

10 juillet 2018 – Il y a beaucoup d’informations fausses et inexactes sur le Nicaragua dans les médias. Même à gauche, certains ont simplement répété les affirmations douteuses de CNN et des médias oligarchiques du Nicaragua pour soutenir la destitution du président Ortega. Le récit de manifestants non violents contre les escadrons anti-émeute et les paramilitaires pro-gouvernementaux n’a pas été remis en question par les médias internationaux.

Cet article cherche à rétablir les faits, à décrire ce qui se passe au Nicaragua et pourquoi. Au moment où nous écrivons ces lignes, le coup d’Etat semble échouer, les gens se sont ralliés pour la paix (comme l’a montré cette marche massive pour la paix du samedi 7 juillet) et la vérité est en train de sortir (par exemple, la cache d’armes découverte dans une église catholique le 9 juillet). Il est important de comprendre ce qui se passe parce que le Nicaragua est un exemple des types de coups d’État violents que les États-Unis et les riches utilisent pour mettre en place des gouvernements néolibéraux dominés par le monde des affaires. Si les gens comprennent ces tactiques, celles-ci seront moins efficaces.

Brouiller les intérêts de classe

Les experts américains tirent en partie leur information des médias, comme La Prensa de Jaime Chamorro-Cardenal et Confidencial de la même famille oligarchique, qui sont les éléments les plus actifs des médias pro-coup. La répétition et l’amplification de leur récit délégitiment le gouvernement sandiniste et demande la reddition inconditionnelle de Daniel Ortega comme la seule option acceptable. Ces experts fournissent une couverture à des intérêts internes et externes néfastes qui ont pour objectif de contrôler le pays le plus pauvre et pourtant riche en ressources de l’Amérique centrale.

La tentative de coup d’Etat a mis en évidence les divisions de classe au Nicaragua. Piero Coen, l’homme le plus riche du Nicaragua, propriétaire de toutes les opérations nationales de Western Union et d’une entreprise agrochimique, est arrivé personnellement le premier jour des protestations à l’Université Polytechnique de Managua, pour encourager les étudiants à continuer à protester, en promettant son soutien.

L’oligarchie traditionnelle du Nicaragua, dirigée politiquement par la famille Chamorro, publie des ultimatums constants au gouvernement par l’intermédiaire de ses médias et finance les barrages routiers qui paralysent le pays depuis huit semaines.

L’Église catholique, longtemps alliée aux oligarques, a mis tout son poids derrière la création et le maintien d’actions antigouvernementales, y compris ses universités, ses écoles secondaires, ses églises, ses comptes bancaires, ses véhicules, ses tweets, ses sermons dominicaux et un effort totalement partisan pour servir de médiateur au Dialogue national. Des évêques ont proféré des menaces de mort contre le président et sa famille, et un prêtre a été filmé en train de superviser la torture des Sandinistes. Le pape François a appelé à un dialogue de paix, et même convoqué le cardinal Leonaldo Brenes et l’évêque Rolando Alvarez à une réunion privée au Vatican, déclenchant des rumeurs selon lesquelles les monseñores nicaraguayens étaient sermonnés pour leur implication évidente dans le conflit qu’ils étaient officiellement en train d’arbitrer. L’église reste l’un des rares piliers qui maintiennent le coup d’Etat en vie.

Une affirmation courante est que Ortega s’est allié à l’oligarchie traditionnelle, mais c’est tout le contraire. C’est le premier gouvernement depuis l’indépendance du Nicaragua qui ne comprend pas un membre de l’oligarchie. Depuis les années 1830 jusqu’aux années 1990, tous les gouvernements nicaraguayens – même pendant la Révolution sandiniste – comprenaient des membres des ’grandes familles’, Chamorro, Cardenal, Belli, Pellas, Lacayo, Montealegre, Gurdián. Depuis 2007, ce n’est plus cas, ce qui explique pourquoi ces familles appuient le coup d’État.

Les détracteurs d’Ortega affirment que son dialogue tri-partite, entre syndicats, capitalistes et l’État constitue une alliance avec les grandes entreprises. En fait, ce processus a permis d’obtenir le taux de croissance le plus élevé d’Amérique centrale et des augmentations annuelles du salaire minimum de 5 à 7 % supérieures à l’inflation, améliorant ainsi les conditions de vie des travailleurs et permettant aux gens de sortir de la pauvreté. Le projet Borgen de lutte contre la pauvreté rapporte que la pauvreté a chuté de 30 pour cent entre 2005 et 2014.

Le gouvernement dirigé par le FSLN a mis en place un modèle économique basé sur l’investissement public et le renforcement du filet de sécurité pour les pauvres. Le gouvernement investit dans l’infrastructure, le transport en commun, l’entretien de l’eau et de l’électricité dans le secteur public et a transféré les services privatisés, par exemple, les soins de santé et l’éducation primaire dans le secteur public. Ceci a assuré une structure économique stable qui favorise l’économie réelle par rapport à l’économie spéculative. La part du lion de l’infrastructure au Nicaragua a été construite au cours des 11 dernières années, ce qui est comparable à l’époque du New Deal aux États-Unis, y compris les centrales électriques à énergies renouvelables à travers le pays.

Ce que les commentateurs libéraux et même de gauche négligent, c’est que contrairement au gouvernement Lula au Brésil, qui a réduit la pauvreté par des versements d’argent aux familles pauvres, le Nicaragua a redistribué le capital productif afin de développer une économie populaire autosuffisante. Le modèle FSLN doit être compris comme un modèle qui met l’accent sur l’économie populaire plutôt que sur l’État ou les sphères capitalistes.

Alors que le secteur privé emploie environ 15% des travailleurs nicaraguayens, le secteur informel emploie plus de 60%. Le secteur informel a bénéficié d’investissements publics de 400 millions de dollars, dont une grande partie provient des fonds de l’alliance ALBA pour financer des microcrédits pour les petites et moyennes entreprises agricoles. Ces entreprises sont soutenues aussi par les politiques visant à faciliter le crédit, l’équipement, la formation, le bétail, les semences et le carburant subventionné. Les petits et moyens producteurs du Nicaragua ont conduit le pays à produire 80 à 90 % de sa production alimentaire et à mettre fin à sa dépendance aux prêts du FMI.

En tant que tels, les travailleurs et les paysans – dont beaucoup sont des travailleurs indépendants et qui ont accédé au capital productif par la Révolution sandiniste et les luttes qui ont suivi – représentent un sujet politique important du développement social stable de l’après-guerre de la dernière décennie, y compris les centaines de milliers de paysans qui ont reçu des titres fonciers et près du quart du territoire national attribué à titre collectif en tant que territoire des nations autochtones. Les mouvements sociaux des travailleurs, des paysans et des groupes indigènes ont été la base du soutien populaire qui a ramené le FSLN au pouvoir.

L’octroi de titres fonciers et l’aide aux petites entreprises ont également mis l’accent sur l’égalité des femmes, ce qui a permis au Nicaragua d’avoir le niveau d’inégalité entre les sexes le plus bas d’Amérique latine et de se classer 12e sur 145 pays dans le monde, juste derrière l’Allemagne.

Au fil du temps, le gouvernement du FSLN a incorporé ce secteur indépendant massif, ainsi que les travailleurs maquiladora (c’est-à-dire les travailleurs du textile dans les usines étrangères situées dans les zones franches créées par les gouvernements néolibéraux précédents), dans le système de soins de santé et de retraite, ce qui a fait croître les engagements financiers, ce qui exigeait une nouvelle formule pour assurer la stabilité fiscale. Les réformes proposées à la sécurité sociale ont déclenché des protestations du secteur privé et des étudiants le 18 avril. Le lobby des entreprises a appelé à la protestation lorsque Ortega a proposé d’augmenter de 3,5 % les cotisations patronales aux fonds de pension et de santé, alors que les cotisations des travailleurs n’étaient que légèrement augmenté de 0,75 %, et de transférer 5 % des pensions des retraités à leur fonds de soins de santé. La réforme a également mis fin à une échappatoire qui permettait aux personnes à revenu élevé de déclarer un faible revenu afin d’avoir accès aux prestations de santé.

Il s’agissait d’une contre-proposition à celle du FMI de relever l’âge de la retraite et de plus que doubler le nombre de semaines que les travailleurs devraient cotiser à la caisse de retraite pour avoir accès aux prestations. Le fait que le gouvernement se soit senti assez fort pour refuser les demandes d’austérité du FMI et du lobby des entreprises était un signe que le pouvoir de négociation du capital privé a diminué, alors que la croissance économique impressionnante du Nicaragua, une augmentation de 38% du PIB entre 2006-2017, a été tirée par les petits producteurs et les dépenses publiques. Cependant, l’opposition a utilisé des publicités manipulatrices sur Facebook présentant la réforme comme une mesure d’austérité, plus des fausses nouvelles de la mort d’un étudiant le 18 avril, pour provoquer des protestations à travers le pays le 19 avril. Aussitôt, la machine à changer de régime s’est mise en marche.

Le Dialogue national montre les intérêts de classe dans le conflit. L’Alliance civique pour la justice et la démocratie de l’opposition a comme figures clés : José Adan Aguirre, chef du lobby des entreprises privées ; Maria Nelly Rivas, directrice de Cargill au Nicaragua et directrice de la Chambre de commerce États-Unis-Nicaragua ; les étudiants d’universités privées du Mouvement du 19 avril ; Michael Healy, directeur d’une société sucrière colombienne et chef du lobby agroalimentaire ; Juan Sebastian Chamorro, qui représente l’oligarchie déguisé en société civile ; Carlos Tunnermann, 85 ans, ex-ministre sandiniste et ex-chancelier de l’Université nationale ; Azalea Solis, directrice d’une organisation féministe financée par le gouvernement américain ; et Medardo Mairena, un ’leader paysan’ financé par le gouvernement américain, qui a vécu 17 ans au Costa Rica avant d’être déporté en 2017 pour trafic d’êtres humains. Tunnermann, Solis et les étudiants du 19 avril sont tous associés au Mouvement pour la Rénovation du Sandinisme (MRS), un petit parti sandiniste qui mérite néanmoins une attention particulière.

Dans les années 1980, de nombreux cadres supérieurs du Front sandiniste étaient, en fait, les enfants de certaines des célèbres familles oligarchiques, comme les frères Cardenal et une partie de la famille Chamorro, en charge respectivement des ministères de la Culture et de l’Éducation et des médias du gouvernement révolutionnaire. Après la défaite électorale du FSLN en 1990, les enfants de l’oligarchie ont provoqué un exode du parti. Avec eux, certains des cadres intellectuels, militaires et du renseignement les plus remarquables ont quitté et formé, au fil du temps, le MRS. Le nouveau parti a renoncé au socialisme, blâmé Daniel Ortega pour toutes les erreurs de la Révolution et, avec le temps, s’est emparé de la sphère des organisations non gouvernementales (ONG) au Nicaragua, y compris les organisations féministes, écologistes, les jeunes, les médias et les organisations de défense des droits de l’homme.

Depuis 2007, le MRS est devenu de plus en plus proche de l’extrême droite du Parti républicain américain. Depuis l’éclatement de la violence en avril, beaucoup sinon la plupart des sources citées par les médias occidentaux (y compris, ce qui est inquiétant, Democracy Now ! d’Amy Goodman), proviennent de ce parti, qui a le soutien de moins de 2% de l’électorat nicaraguayen. Cela permet aux oligarques d’exprimer leur violente tentative de réinstaller le néolibéralisme dans un discours qui sonne de gauche d’anciens sandinistes critiques à l’égard du gouvernement Ortega.

C’est une farce de prétendre que les travailleurs et les paysans sont derrière les troubles. Vía Campesina, le Syndicat national des agriculteurs et des éleveurs, l’Association des travailleurs ruraux, le Front national des travailleurs, la nation indigène Mayangna et d’autres mouvements et organisations ont réclamé sans équivoque la fin de la violence et annoncé leur soutien au gouvernement Ortega. Cette agitation est une opération de changement de régime à grande échelle menée par des oligarques des médias, un réseau d’ONG financé par le gouvernement américain, des éléments armés de familles de propriétaires terriens de l’élite et l’Église catholique, et a ouvert la voie aux cartels de la drogue et au crime organisé pour prendre pied au Nicaragua.

L’éléphant dans la pièce

Ce qui nous amène à l’implication du gouvernement américain dans le coup d’Etat violent.

Comme Tom Ricker l’a signalé au début de cette crise politique, il y a plusieurs années, le gouvernement américain a décidé de financer le secteur de la société civile des ONG au lieu de financer les partis politiques de l’opposition, qui ont perdu une énorme légitimité au Nicaragua. Le National Endowment for Democracy (NED) a donné plus de 700 000 $ pour bâtir une opposition au gouvernement en 2017, et a accordé plus de 4,4 millions de dollars depuis 2014. L’objectif principal de ce financement était de ’fournir une stratégie coordonnée et une voix médiatique pour les groupes d’opposition au Nicaragua’. Ricker ajoute :

« Le résultat de cette construction cohérente et du financement des ressources de l’opposition a été de créer une chambre d’écho amplifiée par les commentateurs des médias internationaux – dont la plupart n’ont pas de présence au Nicaragua et s’appuient sur ces sources secondaires. »

Le père fondateur de NED, Allen Weinstein, a décrit NED comme une façade de la CIA : « Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait clandestinement il y a 25 ans par la CIA. » Au Nicaragua, plutôt que la droite traditionnelle, le NED finance les organisations affiliées à la MRS qui émettent des critiques supposément de gauche contre le gouvernement. Les militants du changement de régime utilisent des slogans, des chansons et des symboles sandinistes alors même qu’ils brûlent des monuments historiques, repeignent par dessus les marques rouges et noires des martyrs tombés au champ d’honneur et attaquent physiquement les membres du parti sandiniste.

Parmi les groupes d’opposition du Dialogue national, l’organisation féministe Azalea Solis et l’organisation paysanne Medardo Mairena sont financées par des subventions NED, tandis que les étudiants du 19 avril séjournent dans des hôtels et font des voyages payés par Freedom House, un autre organe de changement de régime financé par NED et USAID. NED finance également Confidencial, l’organisation médiatique des Chamorro. Les subventions du NED financent l’Institute of Strategic Studies and Public Policy (IEEPP), dont le directeur exécutif, Felix Maradiaga, est un autre cadre de MRS très proche de l’ambassade des États-Unis. En juin, Maradiaga a été accusé d’avoir dirigé un réseau criminel appelé Viper qui, depuis le campus occupé de l’UPOLI, a organisé des vols de voitures, des incendies criminels et des meurtres afin de créer le chaos et la panique pendant les mois d’avril et mai.

Maradiaga a grandi aux États-Unis et est devenu membre de l’Aspen Leadership Institute, avant d’étudier les politiques publiques à Harvard. Il a été secrétaire au ministère de la Défense du dernier président libéral, Enrique Bolaños. Il est un « Young Global Leader » au Forum économique mondial et, en 2015, le Chicago Council on Global Affairs lui a décerné la bourse Gus Hart, bourse déjà décernée dans le passé à la dissidente cubaine Yoani Sánchez et à Henrique Capriles Radonski, le leader de l’opposition vénézuélienne qui a attaqué l’ambassade cubaine lors de la tentative de coup d’État de 2002.

Fait remarquable, Maradiaga n’est pas le seul dirigeant de la tentative de coup d’État à faire partie du réseauAspen World Leadership Network. Maria Nelly Rivas, directrice au Nicaragua du géant américain Cargill, est l’un des principaux porte-parole de l’Alliance civique de l’opposition. M. Rivas, qui dirige actuellement laChambre de commerce États-Unis-Nicaragua, est en cours de préparation en vue des prochaines élections présidentielles. Sous ces leaders préparés aux États-Unis, il y a un réseau de plus de 2 000 jeunes qui ontreçu une formation avec des fonds NED sur des sujets tels que les compétences en matière de médias sociaux pour la défense de la démocratie. Ce bataillon de guerriers des médias sociaux a été en mesure de façonner et de contrôler immédiatement l’opinion publique sur Facebook en cinq jours, du 18 au 22 avril, ce qui a donné lieu à des manifestations violentes et spontanées dans tout le pays.

Sur la violence

L’une des façons dont les reportages sur le Nicaragua se sont écartés le plus de la vérité est de qualifier l’opposition de ’non-violente’. Le scénario de violence, calqué sur les manifestations guarimbas de 2014 et 2017 au Venezuela, consiste à organiser des attaques armées contre les bâtiments du gouvernement, à inciter la police à envoyer des escadrons anti-émeute, à s’engager dans des confrontations filmées et à publier en ligne des images montées en prétendant que le gouvernement est violent à l’encontre des manifestants non violents.

Plus de 60 bâtiments gouvernementaux ont été incendiés, des écoles, des hôpitaux, des centres de santé attaqués, 55 ambulances endommagées, au moins 112 millions de dollars en dommages aux infrastructures, de petites entreprises ont été fermées et 200 000 emplois ont été perdus, ce qui a eu un impact économique dévastateur pendant les manifestations. Outre des milliers de blessés, 15 étudiants et 16 policiers ont été tués, ainsi que plus de 200 Sandinistes kidnappés, dont beaucoup ont été torturés publiquement. Lesatrocités violentes de l’opposition ont été présentées à tort comme une répression gouvernementale. S’il est important de défendre le droit du public à protester, quelles que soient ses opinions politiques, il est malhonnête d’ignorer que la stratégie de l’opposition exige et se nourrit de violence et de morts.

Les informations nationales et internationales font état de morts et de blessés dus à la ’répression’ sans expliquer le contexte. Les cocktails Molotov, les lanceurs de mortier, les pistolets et les fusils d’assaut utilisés par les groupes d’opposition sont ignorés par les médias, et lorsque des sympathisants sandinistes, des policiers ou des passants sont tués, ils sont faussement comptés comme victimes de la répression de l’État. Les allégations explosives lancées par l’opposition telles que les massacres d’enfants et les meurtres de femmes, se sont révélées fausses, et les cas de torture, de disparitions et d’exécutions extrajudiciaires par les forces de police n’ont pas été corroborés par des preuves ou une procédure régulière.

Bien qu’il existe des preuves à l’appui de l’allégation de l’opposition selon laquelle des tireurs d’élite tuent des manifestants, il n’y a pas d’explication logique pour que l’État utilise des tireurs d’élite pour augmenter le nombre de morts, et les contre-manifestants ont également été victimes de tirs de tireurs d’élite, suggérant la présence d’un provocateur ’tiers’ dans la violence déstabilisante. Lorsqu’une famille sandiniste entière a été brûlée à mort à Managua, les médias d’opposition ont tous cité un témoin qui affirmait que la police avait mis le feu à la maison, alors que la maison se trouvait dans un quartier barricadé interdit à la police.

La Police nationale du Nicaragua est reconnue depuis longtemps pour son modèle de police communautaire (contrairement à la police militarisée dans la plupart des pays d’Amérique centrale), son manque relatif de corruption et ses hauts gradés majoritairement féminins. La stratégie du coup d’État a cherché à détruire la confiance du public dans la police par l’utilisation flagrante de fausses nouvelles, comme les nombreuses fausses allégations d’assassinats, de passages à tabac, de torture et de disparitions au cours de la semaine du 17 au 23 avril. Plusieurs jeunes dont les photos ont été prises lors de rassemblements d’opposition en tant que victimes de la violence policière se sont révélés vivants et en bonne santé.

La police a été totalement inadaptée et sous-préparée aux affrontements armés. Les attaques contre plusieurs bâtiments publics la même nuit et les premiers grands incendies criminels ont conduit les fonctionnaires à tenir des veillées avec des barils d’eau et, souvent, des bâtons et des pierres, pour repousser les assaillants. L’opposition, frustrée de ne pas parvenir à plus de conflits avec les policiers, a commencé à construire des barrages routiers à travers le pays et à brûler les maisons des Sandinistes, et même à tirer et brûler des familles sandinistes dans des crimes de haine atroces. Contrairement à la version des événements de La Prensa, les Nicaraguayens ont ressenti le manque de présence policière et l’absence de sécurité dans leurs quartiers, alors que beaucoup étaient les cibles de la violence.

Depuis mai, la stratégie de l’opposition a été de construire des barrages routiers armés à travers le pays, en bloquant les transports et en piégeant les gens. Les barrages routiers, généralement construits avec de gros pavés, sont tenus par 5 à 100 hommes armés avec des bandanas ou des masques. Alors que les médias parlent de jeunes idéalistes qui contrôlent les barrages routiers, la grande majorité des barrages routiers sontcontrôlés par des hommes rémunérés qui viennent d’un milieu de petite délinquance. Là où de grandes zones urbaines sont bloquées et interdits au gouvernement et aux forces de police, les activités liées à la drogue s’intensifient, et les gangs de la drogue contrôlent maintenant de nombreux barrages routiers et paient les salaires.

Ces barrages routiers ont été les centres de violence, les travailleurs qui doivent passer par des barrages routiers sont souvent volés, frappés, insultés et, s’ils sont soupçonnés d’être sandinistes, ligotés, déshabillés,torturés, peints en bleu et blanc et parfois tués. Il y a trois cas de personnes qui sont morts dans des ambulances incapables de franchir les barrages routiers, et un cas d’une fillette de 10 ans enlevée et violée au barrage routier de Las Maderas. Lorsque les voisins organisés ou la police franchissent les barrages routiers, les groupes armés s’enfuient et se regroupent pour brûler des bâtiments, kidnapper ou blesser des gens par vengeance. Toutes les victimes que cette violence produit sont comptées par les médias grand public comme des victimes de la répression. Un mensonge total.

Le gouvernement nicaraguayen a fait face à cette situation en maintenant en grande partie la police à l’écart des rues, pour éviter les rencontres et les accusations de répression. En même temps, plutôt que d’arrêter simplement des manifestants violents, ce qui aurait certainement donné à l’opposition les morts au combat dont elle avait besoin, le gouvernement a appelé à un dialogue national, sous la médiation de l’Église catholique, dans le cadre duquel l’opposition peut présenter toute proposition de réforme politique et des droits de l’homme. Le gouvernement a créé une commission parlementaire pour la vérité et la paix et a lancé une enquête indépendante auprès du ministère public.

La police n’étant plus dans les rues, la violence de l’opposition s’est intensifiée tout au long des mois de mai et juin. En conséquence, un processus d’autodéfense de voisinage s’est développé. Des familles déplacées, des jeunes qui ont été battus, volés ou torturés, des vétérans de l’insurrection de 1979 et/ou de la guerre contre la Contra, organisent des veillées autour du quartier général du Front sandiniste dans chaque ville. Dans de nombreux endroits, ils ont construit des barricades contre les attaques de l’opposition et ont été faussement étiquetés comme forces paramilitaires par les médias. Dans les villes qui n’ont pas de telles barricades organisées par la communauté, le bilan humain de la violence de l’opposition est beaucoup plus lourd. L’Union nationale des étudiants nicaraguayens a été particulièrement visée par la violence de l’opposition. Un délégué étudiant du Dialogue national, Leonel Morales, a été kidnappé, abattu d’une balle dans l’abdomen et jeté dans un fossé en juin, afin de saboter le dialogue et le punir pour avoir contesté le droit des étudiants du 19 avril de parler au nom de tous les étudiants nicaraguayens.

Depuis avril, quatre grands rassemblements de l’opposition ont été organisés pour mobiliser les Nicaraguayens de la classe moyenne supérieure qui vivent dans les banlieues entre Managua et Masaya. Ces rassemblements mettaient en vedette tout le gratin de la haute société, dont des reines de beauté, des propriétaires d’entreprises et des oligarques, ainsi que des étudiants universitaires du Mouvement du 19 avril, le haut lieu moral de l’opposition.

Trois mois après le début du conflit, aucun des morts ne faisait partie de la bourgeoise. Tous sont issus des classes populaires du Nicaragua. Malgré les annonces d’une de répression totale, la bourgeoisie se sent parfaitement en sécurité pour participer à des manifestations publiques de jour – bien que le dernier rassemblement en journée se soit soldée par une attaque chaotique de manifestants contre des squatters sur une propriété de Piero Coen, curieusement, l’homme le plus riche du Nicaragua. Les attaques armées nocturnes sont généralement menées par des gens qui viennent de quartiers pauvres, dont beaucoup sont payés deux à quatre fois le salaire minimum journalier pour chaque nuit de destruction.

Malheureusement, la plupart des organisations nicaraguayennes de défense des droits de l’homme sont financées par NED et contrôlées par le Mouvement pour la rénovation sandiniste. Ces organisations ont accusé le gouvernement nicaraguayen de dictature et de génocide tout au long de la présidence d’Ortega. Les organisations internationales de défense des droits humains, y compris Amnesty International, ont été critiquées pour leurs rapports partiaux, qui ne contiennent aucune des informations fournies par le gouvernement ou des individus qui s’identifient comme Sandinistes.

Le gouvernement a invité la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) de l’OEA, une entité basée à Washington, notoirement hostile aux gouvernements de gauche, à enquêter sur les événements violents du mois d’avril et à déterminer s’il y a eu répression. La nuit d’une escarmouche controversée sur l’autoroute à l’extérieur de l’Université agraire de Managua a mis fin à une trêve négociée de 48 heures, le directeur de la CIDH, Paulo Abrao Abrao, a visité le site pour déclarer son soutien à l’opposition. La CIDH aignoré la violence généralisée de l’opposition et n’a rendu compte que de la violence défensive du gouvernement. Non seulement elle a été catégoriquement rejetée par le ministre des affaires étrangères du Nicaragua Denis Moncada comme une ’insulte à la dignité du peuple nicaraguayen’, mais une résolution approuvant le rapport de la CIDH n’a été soutenue que par dix pays sur 34.

Pendant ce temps, le Mouvement du 19 avril, composé d’étudiants ou d’anciens étudiants universitaires en faveur d’un changement de régime, a envoyé une délégation à Washington et a réussi à aliéner une grande partie de la société nicaraguayenne en souriant aux caméras avec des membres interventionnistes d’extrême droite du Congrès américain, dont le représentant Ileana Ros Lehtinen, le sénateur Marco Rubio et le sénateur Ted Cruz. Les dirigeants du M19 ont également applaudi les avertissements belliqueux lancés par le vice-président Mike Pence selon lesquels le Nicaragua figure sur la courte liste des pays qui connaîtront bientôt ce qui signifie la liberté selon l’administration Trump, et ont rencontré le parti ARENA d’El Salvador, connu pour ses liens avec les escadrons de la mort qui ont assassiné le théologien Oscar Romero, l’archevêque de la théologie de la libération. Au Nicaragua, la masse critique d’étudiants a cessé de manifester il y a des semaines, les grandes manifestations civiques d’avril et de mai ont diminué, et les mêmes vieux visages familiers de la droite nicaraguayenne se retrouvent devant la note à payer des dégâts matériels massifs et des pertes de vie.

Pourquoi le Nicaragua ?

Ortega a remporté son troisième mandat en 2016 avec 72,4 % des suffrages avec un taux de participation de 66 %, très élevé par rapport aux élections US. Non seulement le Nicaragua a mis en place une économie qui traite les pauvres comme des producteurs, avec des résultats remarquables pour améliorer leur niveau de vie en 10 ans, mais il a aussi un gouvernement qui rejette constamment l’impérialisme américain, s’alliant à Cuba, au Venezuela et à la Palestine, et exprime son soutien à l’indépendance portoricaine et à une solution pacifique à la crise coréenne. Le Nicaragua est membre de l’Alliance bolivarienne des Amériques et de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes, une alternative latino-américaine à l’OEA, dont ni les États-Unis ni le Canada ne font partie. Il s’est également allié à la Chine pour un projet de canal et à la Russie pour la coopération en matière de sécurité. Pour toutes ces raisons, les États-Unis veulent mettre en place un gouvernement nicaraguayen favorable aux États-Unis.

Plus important est l’exemple que le Nicaragua a donné pour un modèle social et économique réussi en dehors de la sphère de domination US. Générant plus de 75% de son énergie à partir de sources renouvelables, le Nicaragua était le seul pays ayant l’autorité morale pour s’opposer à l’Accord de Paris sur le climat, le jugeant insuffisant (il a rejoint le traité un jour après que Trump ait retiré les Etats-Unis, déclarant ’nous nous sommes opposés à l’accord de Paris par responsabilité, les Etats-Unis s’y opposent par irresponsabilité’). Le gouvernement FMLN d’El Salvador, bien que politiquement moins dominant que le Front sandiniste, a pris l’exemple de la bonne gouvernance au Nicaragua, interdisant récemment l’exploitation minière et la privatisation de l’eau. Même le Honduras, l’éternel bastion de la puissance US en Amérique centrale, avait montré des signes d’un déplacement vers la gauche, jusqu’au coup d’État militaire soutenu par les États-Unis en 2009. Depuis lors, il y a eu une répression massive des militants sociaux, une élection clairement volée en 2017, et le Honduras a permis l’expansion des bases militaires américaines près de la frontière nicaraguayenne.

En 2017, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté à l’unanimité la Nicaraguan Investment Conditionality Act (NICA Act), qui, si elle est adoptée par le Sénat, obligera le gouvernement US à opposer son veto aux prêts consentis par des institutions internationales au gouvernement nicaraguayen. Cetimpérialisme US paralysera la capacité du Nicaragua à construire des routes, à moderniser les hôpitaux, à construire des usines d’énergie renouvelable et à passer de l’élevage extensif à des systèmes intégrés d’élevage et de foresterie, entre autres conséquences. Il peut aussi signifier la fin de nombreux programmes sociaux populaires, comme l’électricité subventionnée, des tarifs d’autobus stables et le traitement médical gratuit des maladies chroniques.

Le pouvoir exécutif américain a utilisé la Global Magnitsky Act pour cibler les finances des dirigeants de la Cour suprême électorale, de la police nationale, du gouvernement de la ville de Managua et de l’ALBA au Nicaragua. Les policiers et les bureaucrates de la santé publique se sont entendus dire que leurs visas US avaient été révoqués. La question n’est pas de savoir si ces fonctionnaires ont ou n’ont pas commis des actes qui méritent leur réprimande au Nicaragua, mais si le gouvernement US a la juridiction pour intimider et s’en prendre aux fonctionnaires nicaraguayens.

Alors que la violence sadique se poursuit, la stratégie des putschistes visant à chasser le gouvernement a échoué. La résolution de la crise politique passera par des élections, et le FSLN est susceptible de remporter ces élections, à moins d’une nouvelle offensive dramatique et improbable de la part de l’opposition de droite.

Une guerre des classes à l’envers

Il est important de comprendre la nature des coups d’État américains et oligarchiques de cette époque et le rôle des médias et de la tromperie des ONG parce qu’elle se répète dans de nombreux pays d’Amérique latine et dans d’autres pays. On peut s’attendre à une attaque similaire contre Andrés Manuel López Obrador, récemment élu au Mexique, s’il cherche à obtenir les changements qu’il a promis.

Les États-Unis cherchent à dominer le Nicaragua depuis le milieu du XIXe siècle. Les riches du Nicaragua ont cherché le retour de la gouvernance alliée aux Etats-Unis depuis que les Sandinistes ont pris le pouvoir. Cet échec du coup d’État ne signifie pas la fin de leurs efforts ou la fin de la désinformation dans les médias. Savoir ce qui se passe réellement et partager cette information est l’antidote pour les vaincre au Nicaragua et dans le monde entier.

Le Nicaragua est une guerre de classes à l’envers. Le gouvernement a relevé le niveau de vie de la majorité pauvre en redistribuant les richesses. Les oligarques et les Etats-Unis, incapables d’installer le néolibéralisme par le biais d’élections, ont créé une crise politique, mise en évidence par une fausse couverture médiatique pour forcer Ortega à démissionner. Le coup d’État échoue, la vérité émerge et ne doit pas être oubliée.

Kevin Zeese, Nils McCune

Kevin Zeese est un avocat qui codirige Popular Resistance, basée aux Etats-Unis. Nils McCune fait partie de l’équipe technique de l’IALA Mesoamerica (Institut agroécologique d’Amérique latine au Nicaragua) et est chercheur à l’Université du Michigan.

Traduction « bon, avec ça, y’en a qui devraient comprendre, non ? » par Viktor Dedaj pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

»» https://popularresistance.org/correcting-the-record-what-is-really-happening-in-nicaragua/

URL de cet article sur Le Grand Soir :
https://www.legrandsoir.info/retablir-les-faits-que-se-passe-t-il-reellement-au-nicaragua-popular-resistance.html

 
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Wikipédia, outil de calomnie et de mensonge pour ses parties politiques (et économiques), comme tous les autres médias vendus : l’Affaire Philip Cross, par Craig Murray

Pour simplifier l’accès aux savoirs SCIENTIFIQUES ET HISTORIQUE, Wikipédia est un outil pédagogique souvent très utile, évidemment ; mais dans les domaines POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES, où les voleurs de pouvoir (et les voleurs tout court, comme les industriels et les banquiers) ont beaucoup à gagner ou à perdre — et où il y a donc de puissantes raisons pour mentir —, Wikipédia est un outil de manipulation et de mensonge, exactement comme les autres médias achetés par les riches pour désinformer les citoyens, en discréditant fallacieusement les opposants et en flattant pernicieusement les dominants.

Pour preuve, par exemple, l’article passionnant ci-dessous, de Craig Murray.

C’est ainsi que ma propre page Wikipédia est progressivement devenue un outil de calomnie malveillante chimiquement pure — avec interdiction de m’y défendre moi-même…

Étienne.

Est-ce que le fait d’être libre n’offre pas forcément l’objet libre aux plus riches (le privant rapidement de réelle liberté) ?


L’Affaire Philip Cross par Craig Murray [Trad.]

Note Soverain : Cet article de Craig Murray met en évidence les liens entre Wikipédia, généralement réputée pour être une encyclopédie libre et participative (et donc une référence dans le domaine de l’information), et la manière dont elle est utilisée à des fins (géo)politiques avec la complicité supposée de son fondateur et de certains rédacteurs. Cet article traite de l’affaire « Philip Cross », un utilisateur de Wikipédia qui a un grand nombre de révisions à son actif, toutes en faveur des médias néo-conservateurs britanniques et en défaveur des médias indépendants et alternatifs. Cet article apporte des éléments de réponse pour juger de la neutralité de Wikipédia, et permet d’avoir un aperçu des difficultés rencontrées par d’autres personnes physiques ou morales (partis politiques, associations), même en France, pour disposer d’une page objective.

Craig Murray : « Philip Cross » n’a pas eu un seul jour de répit sur sa page Wikipedia depuis presque cinq ans. « Il » a édité tous les jours du 29 août 2013 au 14 mai 2018. Y compris cinq jours de Noël. Ça fait 1 721 jours consécutifs de révisions.

133 612 modifications ont été apportées à Wikipédia au nom de « Philip Cross » sur une période de 14 ans. C’est plus de 30 éditions par jour, sept jours sur sept. Et je ne l’utilise pas au sens figuré : Les révisions Wikipedia sont enregistrées dans le temps, et si vous les tracez, la carte de temps pour l’activité Wikipedia de « Philip Cross » est étonnante si il s’agit d’un seul individu :

L’activité se déroule comme une horloge, sept jours sur sept, toutes les heures de la journée, sans variation significative. Si « Philip Cross » est vraiment un individu, on ne peut nier qu’il soit maladivement obsédé. Je ne suis pas psychiatre, mais à mes yeux tout à fait inexpérimentés, cela ressemble au comportement d’un psychotique dérangé sans activités sociales en dehors de son domicile, sans travail (ou un patron incroyablement tolérant), vivant sa vie à travers un écran. Je dirige ce qui est sans doute le blog politique le plus lu au Royaume-Uni, et je ne passe pas autant de temps sur Internet que « Philip Cross ». Ma « timecard » montre les endroits où je regarde le football le samedi, je vais boire le vendredi, je vais au supermarché et me promener ou sortir en famille le dimanche, et en général, je me détends beaucoup plus et je lis des livres le soir. Cross n’a pas les schémas d’activité d’un être humain normal et parfaitement équilibré.

Il y a trois options. « Philip Cross » est soit une personne très étrange en effet, soit une fausse personne déguisant une activité payante pour contrôler le contenu de wikipedia, soit une vraie personne de façade pour une telle opération en son nom.

Pourquoi cette qualification d’obsessionnel compulsif sans amis – pour prendre l’explication officielle – est justifiée ?

Parce que le but de l’opération « Philip Cross » est de systématiquement attaquer et de miner la réputation de ceux qui jouent un rôle de premier plan dans la remise en cause du discours dominant des entreprises et des médias d’Etat, en particulier dans les affaires étrangères. « Philip Cross » cherche aussi systématiquement à faire briller la réputation des journalistes des médias grand public et d’autres personnalités qui jouent un rôle de premier plan dans la promotion de la propagande néoconservatrice et dans la promotion des intérêts d’Israël.

C’est important parce qu’un lecteur ordinaire qui tombe sur un article questionnant (disons le comme ça) le récit officiel sur les Skripals, est très susceptible de se tourner vers Wikipedia pour obtenir des informations sur l’auteur de l’article. En termes simples, le but de l’opération « Philip Cross » est de s’assurer que si ce lecteur recherche une personne antimilitariste comme John Pilger, ils concluront qu’ils ne sont pas du tout fiables et peu dignes de confiance, alors que s’ils recherchent un journaliste MSM de droite, ils concluront qu’ils sont un modèle de vertu et qu’il faut leur faire pleinement confiance.

Le traitement « Philip Cross » est réservé non seulement aux partisans de l’aile gauche, mais à tous les sceptiques du néo-conservatisme et qui s’opposent aux « guerres d’intervention ». La liste des victimes de Cross comprend Alex Salmond, Peter Oborne, John Pilger, Owen Jones, Jeremy Corbyn, Tim Hayward, Diane Abbott, Neil Clark, Lindsey German, Vanessa Beeley et George Galloway. Comme on peut s’y attendre, « Philip Cross » est particulièrement actif dans la modification des articles de Wikipedia des médias alternatifs et des sites de critique MSM. « Philip Cross » a fait 36 révisions à la page Wikipedia de The Canary et, de façon stupéfiante, plus de 800 révisions sur Media Lens. George Galloway reste la cible favorite de l’opération « Philip Cross » avec un nombre incroyable de 1 800 révisions.

Tout aussi révélateurs sont les gens que « Philip Cross » cherche à protéger et à promouvoir. Sarah Smith, l’uber-syndicaliste de la BBC Scotland, a demandé à « Philip Cross » de supprimer les références de son entrée sur Wikipedia aux liens familiaux qui (ahem) ont pu l’aider dans sa carrière. La députée Ruth Smeeth, de Labour Friends of Israel, a fait référence au câble diplomatique américain Wikileaks qui a montré qu’elle était une informatrice à l’ambassade des États-Unis sur les secrets du Parti travailliste, supprimé par « Philip Cross ». La chroniqueuse de droite Melanie Phillips et son déni du changement climatique s’est fait exciser par Cross.

« Philip Cross » ne se contente pas de veiller et protèger soigneusement la page Wikipedia de l’éditrice du Guardian Katherine Viner, qui a changé sa plume pour le camp néo-con, mais Philip Cross a aussi rédigé la page hagiographique (NDLT : écriture de la vie des saints) originale. Le contact MI6 du Guardian, Luke Harding, est particulièrement pris en charge par Cross, de même que leurs obsessifs anti-corbyn Nick Cohen et Jonathon Freedland. Il en va de même pour Murdoch, David Aaronovitch et Oliver Kamm.

Il ne fait aucun doute que Kamm, chef de file du Murdoch’s Times, est en lien avec l’opération « Philip Cross ». Beaucoup de gens croient que Kamm et Cross sont la même personne, ou que Kamm fait partie d’une personne multiple. Six fois j’ai eu personnellement des modifications hostiles à ma page Wikipedia par « Philip Cross » faites en liaison directe avec des attaques de Kamm, soit sur Twitter, dans un éditorial du Times ou dans le magazine Prospect. Au total, « Philip Cross » a effectué 275 modifications sur ma page Wikipedia. Il s’agit notamment d’appeler ma femme strip-teaseuse, de supprimer ma photo, de supprimer ma réponse aux attaques lancées contre moi par Kamm et Harding, entre autres, et de supprimer mon refus de tous les honneurs alors que j’étais diplomate britannique.

Neil Clark et Peter Oborne sont unes des nombreuses victimes de Philip Cross sur Wikipedia en même temps que les attaques de Kamm sur d’autres médias. Clark poursuit Kamm en justice pour harcèlement criminel – et « Philip Cross » a supprimé toute référence à ce fait de la page Wikipedia de Kamm.

Ce qui est clair, c’est que Kamm et Cross ont des opinions politiques extrêmement similaires, et que la ligne de démarcation entre ceux qu’ils attaquent et ceux qu’ils défendent est basée clairement sur les principes du Manifeste d’Euston (NDLT : une déclaration de principes d’un groupe de journalistes et activistes libéraux basés au Royaume-Uni). C’est peut-être un peu flou, mais il s’agit en fait d’une importante déclaration blairite de soutien à Israël et aux guerres néo-conservatrices d’intervention, et elle était liée à la fondation de la Henry Jackson Society. Qui est responsable de l’édition de la page Wikipedia du Manifeste d’Euston ? « Philip Cross ».

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que les positions de « Philip Cross » sont exactement les mêmes que celles de Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia. Jimmy Wales a été sur Twitter ces trois derniers jours extrêmement grossier et désagréable pour quiconque remettait en question les activités de Philip Cross. Son engagement en faveur de la liberté de Cross d’opérer sur Wikipedia serait bien plus impressionnant si l’opération Cross ne faisait pas la promotion des propres opinions de Wales. Jimmy Wales s’est activement prononcé contre Jeremy Corbyn, soutient le bombardement de la Syrie, soutient Israël, est tellement blairite qu’il a épousé la secrétaire de Blair, et siège au conseil d’administration de Guardian Media Group Ltd aux côtés de Katherine Viner.

L’attitude extrêmement défensive et le caractère surnaturel des réponses twitter de Wales sur l’opération « Philip Cross » est très révélateur. Pourquoi pensez-vous qu’il réagit ainsi ? C’est assez intéressant. Le bras mendiant de Wikipedia UK, Wikimedia UK, les a rejoint avec des réponses hostiles identiques à tous ceux qui remettent en question Cross.

En réponse, de nombreuses personnes ont envoyé des preuves à Jimmy Wales, qu’il a ignorées, tandis que sa  » fondation  » s’est fâchée contre ceux qui remettent en question les activités de Philip Cross.

Wikimedia est arrivé sans y être invité dans un fil twitter discutant des activités « Philip Cross » et a immédiatement commencé à attaquer les gens qui remettent en question la légitimité de Cross. Quelqu’un voit-il quelque chose d’insultant dans mon tweet ?

Je le répète, la coïncidence des opinions politiques de Philip Cross avec celles de Jimmy Wales, alliée à l’hostilité immédiate de Wales et de Wikimedia à l’égard de quiconque remet en question les activités de Cross – sans avoir besoin d’examiner des preuves – soulève un grand nombre de questions.

Philip Cross ne cherche pas à cacher son mobile ou sa haine de ceux dont il attaque les pages de Wikipedia. Il les raille ouvertement sur Twitter. La malhonnêteté évidente de ses révisions est évidente pour tout le monde.

Dans le passé, j’ai échangé des messages avec « Philip Cross ». Il dit qu’il est une personne, et qu’il édite en lien avec les tweets d’Oliver Kamm parce qu’il suit Kamm et que ses tweets l’inspirent à éditer. Il dit qu’il a rencontré Kamm et admet être en contact électronique avec lui. Cet échange que j’ai eu avec Cross, c’était il y a quelques années. Communication plus récente avec Cross (qui a maintenant changé son ID Twitter en « Julian »).

a été moins coopératif et il n’a pas répondu :

George Galloway offre une récompense de £1,000 pour le nom et l’adresse de « Cross » afin qu’il puisse également intenter une action en justice.

Je pense que Philip Cross est probablement une personne physique, mais qu’il fait la couverture d’un groupe agissant sous son nom. Il est incontestable, en fait le gouvernement s’en est vanté, que le MOD et le GCHQ ont tous deux des opérations de « cyberguerre » visant à défendre le récit « officiel » contre les médias alternatifs, et c’est précisément le but de l’opération « Philip Cross » sur Wikipedia. L’extrême régularité de la production plaide contre le fait que « Philip Cross » soit une opération à un seul homme ou bénévole. Je n’exclus cependant pas la possibilité qu’il ne soit vraiment qu’un seul fanatique extrêmement obsédé par la droite.

Enfin, il convient de noter que sur Wikipedia, une campagne visant à renforcer la narration des médias grand public et à dénigrer les sources alternatives présente l’énorme avantage que seule l’information provenant des médias grand public est autorisée dans les articles politiques.

En conclusion, quelques images des pages de révision des articles de Wikipedia pour donner un petit aperçu de ce dont je parle :

Je m’inquiète un peu, de peur de devenir moi-même obsédé. Trouvez-vous cela aussi fascinant que moi ?

Craig Murray.

Source originale : https://www.craigmurray.org.uk/archives/2018/05/the-philip-cross-affair/

Source en français : https://www.soverain.fr/laffaire-philip-cross/

 

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