Sud Radio, « Jeudi Chouard, l’heure des citoyens constituants » n°1, 14 mars 2019 de 19h à 21h

Sud Radio, « Y’a du peuple ! Seul contre tous ! » n°1
14 mars 2019, 19h-20h :

Sud Radio, « Jeudi Chouard, l’heure des citoyens constituants » n°1
14 mars 2019, 20h-21h :

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10 réponses à “Sud Radio, « Jeudi Chouard, l’heure des citoyens constituants » n°1, 14 mars 2019 de 19h à 21h

  1. Enfin une antenne grand-public pour qu’Etienne Chouard se fasse entendre ! Bravo à Sud Radio.
    Néanmoins, on entend beaucoup trop à mon goût Régis De Castelnau…

  2. FONDAMENTALE ! Cette discussion sur les juges !
    J’ai depuis longtemps cette idée d’un « service judiciaire » comme charge pour toutes les professions juridiques (à l’image des charges d’autres professions comme les médecins et le pharmaciens) avec la disparition du métier de »pur » juge.

    Ça évite de se retrouver avec une caste de personnes qui ont tous un point commun : ils ont désiré devenir juge, c’est à dire qu’ils ont souhaité exercer un pouvoir exorbitant et sans aucun contrôle réel (« le trait le plus visible de l’homme juste est de ne point vouloir gouverner autrui..autant dire que les pires gouverneront »).

    [Quand on sait qu’ils sont historiquement apparu comme prolongement/délégation du pouvoir du roi, on comprend mieux leur refus absolu de tout contrôle, leur suffisance et leur mépris pour le justiciable lambda.]

    Le moins que l’on puisse dire de ce désir est qu’il est suspect. Même si l’intention consciente est bonne (dire le droit, dire le juste) c’est l’inconscient de personnes qui cherchent à exercer un pouvoir absolu sur la vie des gens (si si, un pouvoir absolu démontré par le fait que le corps judiciaire s’est de tous temps opposé à la responsabilité pénale des juges et même à un code déontologique remplacé par un RECUEIL !!!! il faut lire l’extrême mauvaise foi avec laquelle les auteurs de ce recueil se justifient sur ce point).
    Le fait est que les juges peuvent délibérément violer la loi en toute impunité (la différence entre les juges se fait plus sur la subtilité/habileté plus ou moins grande avec laquelle ils violent).

    Il faut comprendre que l’essence du juge est de perpétuer ses représentations, de les faire vivre dans la vie des gens. Imposer ses représentations par la force (sans les forces de l’ordre, la décision du juge n’est rien) dans la vie des gens est l’essence de son pouvoir, comme l’extension sans fin de ses terres est l’essence du propriétaire terrien.

    Il est donc indispensable d’instituer un « service judiciaire » par roulement au sein des professions juridiques (pas seulement les avocats mais tout ceux qui ont fait un tronc commun de droit) ET d’introduire une chambre de contrôle citoyenne décisionnaire (conseillée par des juristes) avec pouvoir de sanction.

    Ce M. Maisto est vraiment étonnant ! Je me demande s’il a vraiment pris la mesure des risques qu’il prend ? Bien plus intéressant et ouvert que le bavard et rigide De Castelnau…

    Il contribue à faire voler en éclat l’idée que les démocrates seraient plutôt à gauche et les autoritaires à droite, une arnaque pour continuer à nous diviser.

  3. …En passant, relevé une erreur de raisonnement grossière de la part de Jacques Sapir dans l’émission sur Sputnik : https://youtu.be/4WdVJ78VyZM?t=2130

    – Jacques Sapir dit que si A (Étienne Chouard) prête à B 1000€, « il y a création monétaire » ;
    – or A n’a pas créé les 1000€ qu’il a prêté à B ;
    – Jacques Sapir dit que la reconnaissance de dette, le papier signé, est de la création monétaire ; mais pas du tout !…
    – Jacques Sapir prend l’exemple de la revente de ce papier reconnaissance de dette à C, pour par exemple 990€, et infère que ce serait donc par voie de conséquence de la création monétaire,
    – mais pas du tout, puisque C disposait des 990€ pour racheter le papier de reconnaissance de dette de 1000€ : nulle part de la monnaie aura été créée dans ces opérations, C n’a pas créé les 990€ il les possédait déjà,
    – au final C serait remboursé de 1000€ qu’il aurait « acheté » 990€, il « gagnerait » 10€ dans cette opération louche, et le premier prêteur A perdrait 10€ sur les 1000€ qu’il aurait prêté au départ,
    – nulle part de la monnaie aurait été créée dans ces opérations, il n’y a pas de création monétaire dans ces opérations de prêt et d’achat de dette.

    …Voilà… Même « les meilleurs » (Sapir) peuvent s’entortiller la pensée et affirmer des choses complètement absurdes avec un aplomb presque parfait dans la fougue de dire que le crédit est forcément/obligatoirement de la création monétaire (on vient de voir que dans l’opération de crédit décrite il n’y a aucune création monétaire) ; et pourtant j’ai une très grande estime pour Sapir.

  4. Mr Chouard,
    Il va falloir muscler votre jeu sur la question Soral qui revient à chaque fois que vous êtes invité.

    Alors plutôt que de vous défendre face à des journaliste s qui ne sont pas au chomage, voici quelques questions qu’il faudrait poser à ces gens « de bonne foi »:

    1)
    Pourquoi Manuel Valls, cet ex chantre du combat contre Alain Soral, n’a t il jamais été interrogé sur ses liens étroits avec Terry Cooper ?
    http://www.prechi-precha.fr/quand-manuel-valls-cotoyait-lancien-neo-nazi-terry-cooper/
    https://www.dailymotion.com/video/x17r60n

    2)
    Y a t il un crime de lèse capilarité en France ? Depuis quand ?

    3)
    Pourquoi cette question « Soral » revient-elle systématiquement ?

    4)
    Les auditeurs pensent-ils cette question pertinente ?

  5. Vote électronique à éviter, non contrôlable par le grand nombre :
    https://www.lalibre.be/actu/belgique/l-uclouvain-detecte-une-faille-dans-le-vote-par-internet-en-suisse-5c8805789978e2710ead04ef

    Extrait:
    « Cette faille pourrait permettre de modifier des votes et de produire un résultat non conforme aux choix transmis par les électeurs. Plus préoccupant encore, selon ces experts, « cette faille permettrait de modifier les votes de manière indétectable par les mécanismes de vérification spécifiés par le système ». Par conséquent, la moindre vérification du vote électronique démontrerait que les résultats – même grossièrement falsifiés – seraient « corrects ». »

  6. Sur l’inflation:
    Mettez vous dans la peau d’un rentier qui possède des milliards. Quel taux d’inflation voudriez-vous ? Le plus élevé ou le plus faible ?
    Évidemment, le plus bas possible, proche de zéro et même négatif si possible.
    Pourquoi ? Parce que le rentier possède une richesse et une rente et avec une inflation élevée, sa richesse et sa rente perdent de la valeur. Sa richesse étant beaucoup plus élevée que sa rente, c’est elle qui perd le plus de valeur.
    Tandis que le salarié et l’entrepreneur vivent du revenu de leur travail. Leurs dettes seront plus faciles à rembourser (aux rentiers) et les revenus (si indexés) suivent l’inflation, donc pas de perte de valeur.
    L’inflation agit donc comme un rongeur surtout sur la richesse accumulée et donc anesthésie le rentier.
    C’est pourquoi l’Union de la finance choisit une politique de faible inflation au profit des rentiers et contre le salarié et l’entrepreneur. Le résultat est un désert économique là où s’applique la règle.

  7. Je pense que aussi que c’est dans le sens de ce qui est fait dans cette émission qu’il faut aller. Prendre un spécialiste sur ce qu’il connaît, l’amener à réfléchir sur ce qui ne va pas dans son domaine, et le solliciter sur ce qu’il proposerait pour l’améliorer. C’est ce que tu avais déjà ébauché avec Paul Molac (sur comment empêcher la haute administration de s’autonomiser).
    Ainsi, ici, tu fais s’exprimer Regis de Castelnau sur la justice et l’entraîne sur un atelier constituant sur le sujet. C’est le genre de personne idéale avec qui le faire : quelqu’un qui connaît le sujet professionnellement, et donc qui connaît les enjeux (il serait moins pertinent de le lancer sur un sujet qu’il ne connaît pas, par exemple la monnaie). Et en même temps qui est un peu en marge du système, donc il est probable qu’il soit à la fois mécontent de comment les choses fonctionnent et à la fois moins l’objet de pressions vis-à-vis de ce qu’il pourrait dire. J’imagine que tu feras de même avec Elisabeth Levy sur les médias, qui est un peu le même genre de personnage.
    Cela habituera les auditeurs à ne pas uniquement se plaindre des dysfonctionnement, mais à imaginer aussi des solutions institutionnelles. Habituellement dans les médias, les gens soulèvent les problèmes mais attendent des autorités qu’elles les résolvent.
    Après, si tu dialogues toujours avec eux deux, ça va limiter les sujets d’ateliers à la justice et aux médias, et les sujets connexes. Il faudrait varier les intervenants, dans différent domaines. Par exemple, un échange-atelier avec Ruffin sur l’organisation du pouvoir législatif serait parfait.

    Sur l’indexation, je voudrais ajouter que l’on mélange souvent deux concepts dans l’inflation. L’inflation due à l’augmentation de la masse monétaire, qui touchera d’abord ce qui est acheté par les gens proches des lieux de création monétaire : actifs des entreprises, immobiliers, …. Et l’inflation due à la raréfactions des produits, qui touchera d’abord ce qui est en quantité limitées : pétrole, terrains, … (j’ignore s’il existe un terme technique pour les deux types d’inflations). Je veux bien admettre qu’il est juste que les retraités soient préservés de l’inflation par création monétaire, en les indexant dans ce cas. Mais je ne vois pas pourquoi ils seraient préservés de l’effet de la raréfaction, alors que les jeunes en supporteraient toute la charge. Cette seconde partie de l’inflation devrait être équitablement répartie sur tous.
    Après, la conclusion d’une discussion entre deux sexagénaires qui se demandent s’il faut indexer les retraites, c’était aussi couru d’avance qu’un débat entre deux carottes pour savoir s’il faut éradiquer les lapins … 😉

    • L’inflation, c’est l’augmentation des prix des biens et services. Elle peut être due par diverses causes, peu importe. Elle varie en fonction des types de biens et services. Mais ce qui est sûr, c’est qu’elle anesthésie le rentier, celui qui ne vit que du revenu de l’argent et qui a accumulé d’énormes richesses. Celui qui a une épargne et qui vit du revenu de son travail n’est pas un rentier, pareil pour les retraités. Les rentiers n’ont pas d’épargne, leurs richesses sont immobilières, entreprises, banques, spéculations boursières. Ils ont intérêt à avoir une inflation la plus basse et un taux de rente le plus élevé. Ils ont intérêt aussi à fixer l’inflation légèrement supérieure à l’augmentation du revenu du travail et du loyer de l’épargne pour appauvrir la majorité de la population et donc enrichir d’autant plus vite la minorité.
      En effet, l’inflation réelle est toujours plus haute que l’inflation officielle, déclarée par l’Etat.

  8. Pour contribuer à redistribuer les richesses, on doit viser une politique de plein emploi, indexer les revenus du travail sur l’inflation réelle, baisser le taux de la rente des rentiers sous l’inflation (supprimer la spéculation…ou la bourse, nationaliser les monopoles de fait dont la création monétaire, contrôler les capitaux aux frontières, contrôler les marchandises aux frontières), relancer la demande (travaux d’intérêts généraux). Tout cela dans l’Union de la finance…faudra un gros pouvoir de persuasion 😉
    …Et évidemment avant tout, instaurer une vraie démocratie où les citoyens décident réellement leurs lois (via le RIC par exemple).
    …restera encore plein de pains sur la planche (fonctionnement démocratique des entreprises, la crise écologique,…), mais bon on avance.

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