[Chez Éric Brunet, RMC, hier 14 mars 2019 à midi] Gilets Jaunes : réflexions sur « la violence »

Violences des gilets jaunes: échange virulent dans Radio Brunet entre Etienne Chouard et Virginie Le Guay

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10 réponses à “[Chez Éric Brunet, RMC, hier 14 mars 2019 à midi] Gilets Jaunes : réflexions sur « la violence »

  1. Cette dame ne voulait qu’une seule chose: pouvoir dire que vous soutenez la violence. J’imagine déjà son prochain « article » dans paris match pour vous dénoncer. Les raisons de la violences ? Ce n’est pas son problème ! Le contexte ? Elle s’en moque ! Et elle s’étonnera de la perte de crédibilité de la presse traditionnelle et des journalistes…

    Chapeau bas car vous arrivez à garder votre calme face à ce genre de personne.

  2. Bonsoir,
    En résumé:
    Salopiaud de richard ne comprend que la violence!

    Elle répétait la doxa, par un instinct machinal, cette pauvresse dame porta alors fréquemment à sa bouche tout ce qu’elle tient, pour la mâcher: « Vous légitimez les violences des GJ! ».
    Certas, une volonté de partager comme étant traumatisante pour une petite bourgeoise minoritaire, mais a-t-elle la moindre idée du contexte et les souffrance des GJ majoritaires?Bien Vue Étienne…
    Pourvu qu’elle ne soit qu’un histrion, sinon c’est grave pour le système en place .

  3. Il fallait lui demander si elle était contre le droit à l’auto défense.

  4. La violence c’est quand des CRS en armure équipés de matraques, de flashballs et de grenades filtrent les manifestants pour leur confisquer tout équipement de PROTECTION (lunettes de piscine, masque à gaz, etc.), sachant qu’ils ont le droit et vont faire usage de moyens qui peuvent blesser gravement.

    En outre, on parle souvent de la violence des riches (loi du marché et loi de la compétition), mais on oublie aussi la violence des lâches. De ceux qui sont paralysés et comme écœurés viscéralement par l’idée – la plus naturelle pourtant – d’employer la force en dehors du cadre/contrôle institutionnel. Celle de ceux qui se complaisent dans le légalisme absurde, dans la bassesse, dans la servitude volontaire, dans l’ignorance obstinée, dans l’indifférence générale et l’apathie morbide, au nom de la tolérance et de la paix/ordre public.

    Ce que le système nomme la violence, c’est l’usage de la force hors de son cadre institutionnel. Car ça revient à lui ôter l’exclusivité dont il dépend pour affirmer son autorité, même et surtout quand elle perd sa légitimité. Il la qualifie de « violence » pour sa connotation proche de « sauvage ». Ainsi, la violence étatique, institutionnelle, on l’appelle « force publique ». Tandis que celle dont dispose en conscience et en puissance chaque individu libre pour défendre sa vie et sa dignité, de manière lucide et responsable, est assimilée par manipulation sémantique à de la barbarie. Le « civilisé » étant celui qui soit exerce soit se soumet à la force publique (incarnation de l’autorité, de l’institution), c’est-à-dire le tyran d’un côté et le lâche de l’autre.

    Je crois dans l’efficacité et la noblesse de la résistance non-violente, de la désobéissance civile, mais je crois aussi dans ses limites et ses faiblesses. Je pense que le refus/rejet viscéral de toute « violence » est une des causes de notre impuissance, que cette peur mêlée de dégoût contribue à nous maintenir dans la servitude volontaire. Je n’hésite pas à qualifier la dialectique force/violence de manipulation sémantique incapacitante.

    On peut être pacifique dans le principe et l’aspiration sans être lâche ni naïf dans la pratique-réalisation. En trois mots : lucidité, responsabilité et bienveillance.

    « Ce qui est à désirer, c’est qu’au moment où le fait [l’]accuse, le résultat puisse [l’]excuser […]. Ce n’est pas la violence qui répare, mais la violence qui détruit qu’il faut condamner. »
    Nicolas MACHIAVEL (1531), Discours sur la première décade de Tite-Live, Ch. IX, p. 53

    « La tolérance et l’apathie sont les dernières vertus d’une société mourante. » Aristote

    A bon entendeur.

    • Petite correction. Dans la phrase : « Le « civilisé » étant celui qui soit exerce soit se soumet à la force publique (incarnation de l’autorité, de l’institution), c’est-à-dire le tyran d’un côté et le lâche de l’autre. », je voulais dire « se soumet inconsidérément à la force publique » (le lâche).

  5. Cette femme est terrible et emblématique de la mauvaise foi.
    Il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
    Et nos médias en sont plein.

  6. Je ne souscrit pas trop au propos tenus dans cette vidéo. A ce compte là tous le monde peut se prétendre victime d’une violence symbolique, pour ensuite justifier une violence réelle.

    Pour moi une violence est légitime uniquement si elle permet objectivement de faire cesser une injustice, en ayant un impact global positif, tout bien considéré.

    Mettre le feu à une vitrine en manifestation, ou attaquer un flic ne permets pas objectivement de faire cesser une injustice.

    En revanche si le peuple entier réclame le RIC (ce qui n’est pas encore le cas), et que son gouvernement le lui refuse, là il est légitime, juste et utile, d’utiliser la violence pour l’imposer.

    • Ou ouvrir un péage et le rendre gratuit par la violence est légitime, car permet clairement de mettre fin à une injustice criante.

    • C’est arbitraire votre façon de séparer les violences « légitimes » des autres. Vos arguments sont arbitraires.

      • @Anne, oui il est effectivement toujours plus ou moins arbitraire de définir ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas.

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