Comment nous transformer d’électeur enfant en citoyen adulte

[Flash #5] Problème technique ou politique ?

L’entretien original intégral (c’était à Nancy, nostalgie 🙂 ) :

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10156531226072317

Précédents signalements :

http://chouard.org/blog/2016/09/01/resume-dense-37-min-les-electeurs-enfants-doivent-muter-en-citoyens-adultes-adultes-politiques-et-donc-economiques/

http://chouard.org/blog/2015/10/30/comment-muter-en-citoyen-adulte/

Plan de l’entretien et références (merci Catherine) :
http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Comment_muter_en_citoyen_adulte_%3F_-_Etienne_Chouard

10 réponses à “Comment nous transformer d’électeur enfant en citoyen adulte

  1. Un autre germe d’Athènes (avec la centralité du tirage au sort des représentants) : l’engagement formel de chaque citoyen à défendre lui-même la démocratie, les armes à la main s’il le faut :

    « Quand les Athéniens, « par tribus et par dèmes », prêtaient le serment suivant :

    « Je ferai périr, par parole, par action, par vote, et de ma main, si je le puis, quiconque renversera la démocratie athénienne, ou, le régime une fois renversé, exercera par la suite une magistrature, quiconque se lèvera pour s’emparer de la tyrannie ou aidera le tyran à s’établir. Et si c’est un autre qui le tue, je l’estimerai pur devant les dieux et les puissances divines, comme ayant tué un ennemi public ; je ferai vendre tous ses biens, et j’en donnerai la moitié au meurtrier sans le frustrer de rien. Et si un citoyen périt en tirant un de ces traîtres, ou en essayant de le tuer, je lui témoignerai ma reconnaissance, ainsi qu’à ses enfants, comme on l’a fait à Harmodios et à Aristogiton et à leur postérité. Et tous les serments qui ont été prêtés à Athènes, à l’armée ou ailleurs, pour la ruine du peuple des Athéniens, je les annule et j’en romps les liens » ;

    il ne s’agissait pas de paroles en l’air. Une stèle de l’acropole, datée de -409, honore ceux qui ont tué, de leurs mains, l’oligarque Phrynichos. Un des meurtriers, un étranger, est fait citoyen

    Pierre Vidal-Naquet, dans sa préface au livre épatant de Moses I. Finley, « Démocratie antique et démocratie moderne » (1972), p 42.


    https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/d%C3%A9mocratie-antique-et-d%C3%A9mocratie-moderne-9782228897518

  2. WHY ELECTIONS ARE BAD FOR DEMOCRACY

    (vidéo 3 min. sous-titrée)

  3. Qu’est-ce que la démocratie athénienne représentait vraiment ?

    par Melissa Schwartzberg (5 min) :

  4. Constitution du 24 juin 1793, Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen :

    Article 27. -- Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres.

    https://www.conseil-constitutionnel.fr/les-constitutions-dans-l-histoire/constitution-du-24-juin-1793

  5. Immense merci Etienne pour ton énorme travail d’information citoyen.
    Connais-tu et que penses-tu de « La Grande Relève » .
    Mensuel de Réflexion Socio-Economique vers la Démocratie D’une Economie de Partage ?
    Jean Bourgeois Jemelle Belgique

  6. Le Grand Soir : Si c’est pas le Venezuelaaaaaa…

    « Aujourd’hui, une nouvelle somme toute assez banale s’affiche sur mon écran d’ordinateur : « L’Arabie saoudite demande la peine de mort pour 5 militants des droits de l’homme ». On notera au passage que l’Arabie Saoudite est membre de la commission de l’ONU pour les droits de l’homme.

    On se rappellera que lors de la récente visite du jeune et moderne et cool Roi -- pas vraiment démocratiquement élu, mais bon, on s’en doutait vu son titre -- la presse et la classe politique furent enchantés par l’annonce de progrès fulgurants en matière de droits humains au royaume des Saouds. Il faut bien dire qu’on sentait -- entre les lignes -- leur soulagement d’avoir enfin quelque chose de positif à raconter sur ce pays de merde.

    Il faudrait un jour dresser la longue liste des pays de merde dont les amis et sympathisants déclarés ne sont jamais sommés de se « justifier » par les médias, quelle que soit l’énormité des crimes commis (passés et présents). Pour des pays comme l’Arabie Saoudite, la Colombie, Israël ou les Etas-Unis, ils trouveront toujours assez de spécialistes pour expliquer, assez de vendus pour justifier, assez d’ordures pour approuver, assez de gogos pour oublier et assez de lâches pour se taire.

    Théophraste R.
    agent assermenté au service de contrôle des deux-poids, deux-mesures »

    Source : Le Grand Soir, https://www.legrandsoir.info/si-c-est-pas-le-venezuelaaaaaa.html

  7. Julia Cagé démonte une démocratie privatisée

    30 août 2018 par JOSEPH CONFAVREUX (Mediapart) :

    Que vaut le vote ? En étudiant le « prix de la démocratie », l’économiste Julia Cagé établit la façon dont les élections s’achètent et sont capturées par les intérêts de quelques-uns. Et propose des mesures, simples et inédites, pour remédier à cette perversion intenable du système représentatif.

    « La démocratie, c’est à qui paie gagne. » Cette formule de l’économiste Julia Cagé ne s’applique pas seulement, comme on le croit souvent, à l’élection présidentielle états-unienne ou à la ville de Corbeil-Essonnes, chère à Serge Dassault. Elle concerne l’ensemble des pays démocratiques, comme elle le démontre dans son consistant ouvrage, Le Prix de la démocratie (Fayard), fondé sur un panorama international.

    Cette enquête étonne et détonne particulièrement pour la France, prompte à se croire à l’abri de l’influence de l’argent légal dans les procédures démocratiques. Alors que la chercheuse montre pourtant l’existence d’un « effet causal » des dépenses électorales sur les résultats des élections locales et nationales en France, où même des « montants relativement faibles sont en fait suffisants pour faire basculer un nombre important de voix ».

    Pour Julia Cagé, cet effet causal pourrait notamment expliquer en grande partie « l’étrange défaite » de la droite aux élections législatives de 1997, quatre ans après la débâcle historique du PS et deux ans seulement après la large élection de Jacques Chirac à l’Élysée : « Les candidats de la droite, habitués à dépendre largement des dons des entreprises privées, n’ont pas réussi à se remettre de leur interdiction en 1995, alors que les candidats de la gauche, qui pour la plupart n’en bénéficiaient pas, n’ont pas souffert de cette interdiction. »

    Ses recherches menées avec la chercheuse Yasmine Bekkouche montrent que « l’argent dépensé par les candidats a un impact direct sur le nombre de voix qu’ils obtiennent aux élections municipales comme aux élections législatives, au travers des effets des dépenses de campagne ». Même si, reconnaît l’économiste, « l’argent compte en politique, mais à condition de l’investir sur le bon cheval », et que l’on pourrait trouver plusieurs cas d’irrégularités statistiques de candidats bien financés mais ayant attiré peu de voix, au premier rang desquels le candidat socialiste Benoît Hamon lors de la présidentielle de 2017, dans la campagne duquel Julia Cagé était engagée.

    Les procédés et les procédures qui font que le principe « un homme, une voix » est devenu une illusion et que ce sont, en réalité, les préférences politiques des plus fortunés qui s’imposent dans les assemblées législatives et les lieux de l’exécutif, varient dans le temps et dans l’espace. L’importance prise par l’argent dans chaque pays n’est pas comparable : les États-Unis font la course largement en tête, même s’il est important de voir qu’il n’y a pas « d’un côté un modèle vertueux européen, et de l’autre un système américain vicié ».

    Mais au-delà de l’épouvantail américain, « qu’on ne devrait pas tant voir comme un contrepoint que comme un futur possible si rien n’est fait », des pays que l’on pourrait penser épargnés se trouvent en réalité parmi les premiers concernés. Ainsi de l’Allemagne, qui dispose pourtant d’un « système novateur et sophistiqué de financement public des partis politiques », appuyé notamment sur des fondations politiques puissantes et bien dotées, mais qui est, en quelque sorte, submergé par l’absence de limites faites aux dons privés, en particulier l’argent en provenance des grandes entreprises, particulièrement ceux venus du secteur exportateur.

    Cela a des conséquences visibles sur les positions des responsables politiques concernant la question de l’excédent commercial allemand, dont les conséquences sur l’Europe entière, et la Grèce en particulier, ne sont plus à démontrer. De même, interroge, faussement ingénue, Julia Cagé, « qui pourrait voir le moindre lien entre d’une part le fait que, entre 2000 et 2015, Volkswagen a versé 1,8 million d’euros aux partis politiques allemands, BMW plus de 3,7 millions et Daimler 7,2 millions, et d’autre part le dieselgate » qui a touché les gros constructeurs allemands, et est largement dû à une régulation trop timide et trop lâche du diesel ?…[…]

    Lire la suite (sur Mediapart) :

    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/300818/julia-cage-demonte-une-democratie-privatisee

  8. Chris Hedges (qui est un journaliste épatant) interroge David Van Reybrouck Reybrouk (qui est un chercheur épatant) sur le tirage au sort en démocratie 🙂
    Can « drawing by lots » save democracy?

    • Une interview très sympathique.
      Le point le plus intéressant pour ma part est la discussion sur le referendum. Il est nettement critique en expliquant que pour lui la décision d’un échantillon bien informé est meilleure que la décision de tout un peuple mal informé sous l’emprise d’arguments « irrational ». Bien sur, Chris Hedges comprend l’argumentaire. Mais la conséquence logique est l’abolition des referendums pour avoir une meilleure démocratie. Le problème n’est pas encore tellement soulevé, mais quand il faudra discuter de cela, ça va faire quelques remous.

  9. Bonjour à vous,
    Nous sommes un nouveau parti politique CITOYENS AU POUVOIR du QUÉBEC et c’est la démocratie directe qui en est le cœur.
    Nous nous faisons connaître par les réseaux sociaux mais par aucun autre média. (C’est normal direz-vous) mais il est réellement très important que le Québec entier entende au moins parler de nous. Les élections sont le 1er octobre et j’ose vous demander (sans en avoir parlé au Chef d’abord) si vous avez quelques moyens pour nous aider, trouver comment nous faire connaître, au moins qu’on connaisse ce que nous voulons faire pour eux par la démocratie directe. Avez-vous une vidéo explicative à ce sujet. Nous ne voulons pas d’argent mais de la visibilité.

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