[Fake news débitées au km par les prétendus « News checkers »] Le EU DisinfoLab à l’origine d’une intox : l’affaire Benalla, produit de la « russosphère » ?

[Fake news débitées au km par les prétendus « News checkers »] Encore une enquête remarquable d’Olivier Berruyer, sur les-crises.fr :

Le EU DisinfoLab à l’origine d’une intox : l’affaire Benalla, produit de la « russosphère » ?


https://www.les-crises.fr/nicolas-vanderbiest-et-le-eu-disinfolab-a-l-origine-d-une-intox-l-affaire-benalla-produit-de-la-russosphere/

« Après le Brexit, l’élection de Trump, la Catalogne, les fausses informations lors de l’élection de Macron, les armes chimiques en Syrie, la cyberattaque des JO de Pyeongchang, la Vague de Froid de l’hiver dernier, etc, voici aujourd’hui l’ombre russe dans… l’affaire Benalla.

Cette narrative est venue de l’association “EU DisinfoLab”, par la voix du cofondateur Nicolas Vanderbiest et de son président Alexandre Alaphilippe.

Nous allons donc présenter cette association, puis ses récents travaux et enfin analyser les réactions de la presse.

  1. EU DisinfoLab et sa galaxie
  2. Le Monitoring des élections françaises de 2017 par EU DisinfoLab
  3. L’étude de Nicolas Vanderbiest sur l’affaire Benalla
  4. Les tweets de Nicolas Vanderbiest sur le “gonflage numérique” de l’affaire Benalla
  5. “L’écosystème russophile” de Nicolas Vanderbiest
  6. De la désinformation par les grands médias à la récupération politique
  7. Fact-checking de Nicolas Vanderbiest : la victime crimméenne
  8. Des erreurs et biais grotesques disqualifiant l’étude ?

[…] Lire la suite, enquête approfondie, sur les-crise.fr :
https://www.les-crises.fr/nicolas-vanderbiest-et-le-eu-disinfolab-a-l-origine-d-une-intox-l-affaire-benalla-produit-de-la-russosphere/


Mon commentaire :

Et les prétendus « journalistes » (désormais tous vendus aux plus grands voleurs) du pays « France » (franc signifie libre) qui voient des >complots russes< partout (et qui prétendent voir aussi des >complotistes< paranoïaques partout — non mais regardez qui parle, sans blague !) et qui relaient et amplifient ces conneries russophobes sur la « russosphère » partout dans leurs pages, sans jamais rien démentir même quand il devient évident qu’ils ont publié de la m…

Une fois de plus, les médias des riches nous intoxiquent pour nous conduire à vouloir leur sale guerre. Le grand George Orwell avait bien expliqué (dans 1984) que Big Brother avait besoin d’une guerre permanente pour légitimer sa contrainte totale sur la population, et comment la désinformation systématique était un autre outil central de domination.

J’espère que vous, au moins, dans vos ateliers constituants quotidiens, vous bossez sur vos projets d’articles de constitution sur l’indépendance des journalistes et sur le contrôle de la qualité de l’information des citoyens 🙂

 
Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10156487399757317

9 réponses à “[Fake news débitées au km par les prétendus « News checkers »] Le EU DisinfoLab à l’origine d’une intox : l’affaire Benalla, produit de la « russosphère » ?

  1. [Vidéo] Laurent Mauduit : Main basse sur l’information

  2. Peut-être sont-ils eux aussi, tout comme les « gouvernants », devenus psychotiques, comme le suggère, ici, Natanël Leroy… vers la fin de cette conférence:
    « Grand Marché Transatlantique,une étape supplémentaire du processus d’intégration totalitaire »
    MONTPELLIER – 4 NOVEMBRE 2014 -Film réalisé par Serge Tostain des AMD 34 (Les Amis du Diplo)
    https://www.amis.monde-diplomatique.fr/article4176.html?debut_video=9

    • entre « drunker » et son bibi, les multiples drogues pour les autres…?
      https://micheldogna.fr/le-meilleur-des-mondes/

      « Il existera, dans la prochaine génération, une méthode pharmacologique pour que les gens chérissent leur servitude et génèrent, pour ainsi dire sans plaintes, une sorte de camp de concentration pour sociétés entières, alors que les peuples verront leur liberté confisquée, mais s’en réjouiront plutôt, car ils seront dépouillés de tout désir de révolte par la propagande et le lavage de cerveau prodigué par DES METHODES PHARMACEUTIQUES. Et cela sera la révolution finale. »

      Une suggestion…un peu de vit D et beaucoup de courage

  3. Olivier Berruyer​​ sur RT :

  4.  » russosphère  » peut-être , démacronisation surement !
    Bonne semaine

  5. « Sauvegardez l’unité de la Grande Bretagne et cassez l’unité de la Grande Russie » par SAMIR AMIN
    https://www.investigaction.net/fr/Sauvegardez-l-unite-de-la-Grande/

    hommage d’Investig’action
    https://www.investigaction.net/fr/hommage-au-regrette-penseur-et-militant-altermondialiste-samir-amin/

  6. Royaume-Uni : le taux de chômage à 4,0 %, au plus bas depuis 1975.

    Le taux de chômage au Royaume-Uni a baissé à 4,0 % pour la période d’avril à juin, son plus bas niveau depuis 1975, a indiqué mardi 14 août l’Office des statistiques nationales (ONS).

    Le Royaume-Uni comptait en moyenne 1,36 million de chômeurs, soit 65.000 de moins qu’au premier trimestre.

    L’ONS a ajouté que les salaires (primes comprises) avaient progressé de 2,4 % au deuxième trimestre sur un an, soit un tout petit peu plus que l’inflation moyenne enregistrée pendant cette période -- les salaires réels ayant progressé in fine de seulement 0,1 %.

    Le pouvoir d’achat des ménages semble donc quasiment stagner, alors qu’il avait recommencer à augmenter en début d’année après de longs mois de repli sur fond d’inflation dopée par la perspective du Brexit.

    Les économistes restent très prudents pour la croissance du pays cette année, alors que les conditions du Brexit prévu fin mars 2019 créent des incertitudes peu goûtées par les entreprises.

    https://www.romandie.com/news/GB-le-taux-de-ch-mage-4-0-au-plus-bas-depuis-1975/945181.rom

  7. Olivier Berruyer : «Le complotisme autorisé, c’est le complotisme anti-russe»

  8. Très intéressant.

    Y a-t-il un rapport entre les 12 000 soldats américains et les 500 000 réfugiés africains en Italie?

    Par Aidan O’Brien – Le 10 août 2018 – Source Counterpunch

    Pourquoi nous faut-il répondre à cette question ? Parce que les Italiens n’en sont pas capables. L’euro-scepticisme est florissant en Italie. Mais on ne voit fleurir ni l’Otan-scepticisme ni l’États-Unis-scepticisme. Trump, en tant que personne, déconcerte sûrement les Italiens, mais la présence de l’armée américaine sur la péninsule italienne est un sujet tabou.

    La machine de guerre américaine se développe en Italie au même rythme que le nombre de réfugiés – ces réfugiés qui exaspèrent Rome. Cependant, en Italie, il n’est pas pensable de faire le lien entre l’une et l’autre.

    D’ailleurs, nulle part en l’Europe, on ne fait jamais le lien entre les bases militaires américaines et les réfugiés. L’aveuglement volontaire est, semble-t-il, la réponse favorite de l’Europe officielle à la crise des réfugiés. De fait, l’hostilité populaire, qui se manifeste à l’égard des migrants nord-africains et moyen-orientaux en Europe, contraste avec le sacro-saint silence qui entoure la présence de l’armée américaine.

    C’est comme si la crise des réfugiés était un mystère métaphysique – comme si elle n’avait aucune cause. On pourrait penser que les guerres qui ont provoqué les mouvements de population vers l’Europe pousseraient les Européens à remettre en question les tenants et aboutissants de ces guerres. Mais c’est sans doute trop rationnel pour les Européens d’aujourd’hui. L’Europe préfère remettre en question la bonne foi des victimes de la guerre, plutôt que les intentions belliqueuses des États-Unis.

    Le dernier fiasco politique en Italie en est un exemple frappant. Les dernières élections générales en Italie (mars) ont finalement donné, en mai/juin, un gouvernement dominé par le mouvement anti-establishment Cinq étoiles. Cependant, l’esprit de rébellion contre le statu quo italien qui les avait portés au pouvoir s’est transformée immédiatement en diatribe raciste.

    La Ligue du Nord, partenaire de la coalition du Mouvement des cinq étoiles, a été le fer de lance de ce débat. Le chef de la Lega – Matteo Salvini – est le dernier dur de dur italien. En tant que nouveau ministre de l’Intérieur italien, il peut s’en prendre à qui il veut. Et, sans un mot de protestation du Mouvement Cinq étoiles, Salvini s’en est pris aux personnes les plus faibles du monde – les réfugiés africains naviguant sur des bateaux de fortune à travers la Méditerranée – en direction de l’Italie.

    En juin, un bateau appelé Aquarius – affrété par une ONG française – avait 630 réfugiés africains à son bord et voulait s’amarrer dans un port italien. Salvini a dit non. Et le reste de l’Italie a opiné. L’Italie a officiellement tourné le dos aux réfugiés de guerre africains.

    Le plus désolant, cependant, c’est que l’Italie continue à embrasser la machine de guerre américaine qui engendre les réfugiés de guerre africains. Malgré le nouveau leadership « rebelle » de l’Italie et sa nouvelle image de « dure à cuire », l’Italie continue d’être un membre de troisième classe de l’Empire américain et lui est entièrement soumise. En d’autres termes, l’Italie d’aujourd’hui est capable de se montrer « dure »  en Méditerranée avec les réfugiés africains. Mais face à la machine de guerre méditerranéenne des États-Unis, l’Italie se conduit en lâche.

    Les chiffres le prouvent. Un blog de 2007 recensait 113 bases militaires américaines en Italie. Il y a de tout dans ses bases, des sous-marins aux bombardiers, des radars à l’infanterie. Et en 2017, le Pew Research Center a publié les chiffres (de 2016) du personnel militaire américain en service actif à l’étranger. L’Italie avait le quatrième plus grand nombre de soldats américains présents sur son sol : 12 088. Seuls le Japon (38 818), l’Allemagne (34 602) et la Corée du Sud (24 189) avaient une présence militaire américaine plus importante à l’intérieur de leurs frontières. Ces trois derniers pays, cependant, se trouvent sur la ligne de front de la guerre froide depuis des décennies. L’Italie, non.

    Comment se fait-il que l’Italie abrite la quatrième plus grande garnison américaine au monde ? Pourquoi l’Italie abrite-t-elle une si grande partie du matériel militaire américain et du personnel américain nécessaires à la force de frappe étasunienne sur son sol ? Comment se fait-il que la présence étasunienne sur le sol de l’Italie soit plus grande qu’en Afghanistan, en Irak, en Grande-Bretagne ou au Qatar ? Et pourquoi n’y a-t-il que très peu de gens qui en parlent ?

    Le sous-titre d’un article de TomDispatch.com de 2013 explique tout. « Comment le Pentagone utilise l’argent des contribuables pour faire de l’Italie une rampe de lancement pour les guerres d’aujourd’hui et de demain ». L’auteur de cet article, David Vine, montre ce que signifie pour l’Italie la « guerre contre le terrorisme » étasunienne et le « Pivot vers l’Afrique » des États-Unis. (Vine ne compte que 59 bases américaines en Italie).

    Depuis l’an 2000, les États-Unis ont transformé la péninsule italienne en poignard pointé vers la Méditerranée en général, et l’Afrique en particulier. Africom et les guerres contre l’Islam ont changé les relations de l’Amérique avec l’Italie. En 2005, la marine américaine a déménagé son quartier général européen de Londres à Naples. En 2008, l’armée américaine en Afrique (USARAF) s’est installée près de Venise (Vicenza). Et la Sicile (la base de Sigonella, près de Catane) est devenue un centre majeur de drones américains et d’autres avions d’attaque et de surveillance qui ciblent l’Afrique.

    Comme la menace soviétique a disparu dans les années 1990 en l’Europe, il a fallu trouver de nouveaux ennemis dans les années 2000. Il fallait inventer de nouvelles guerres. L’Amérique ne pouvait pas laisser l’Europe retrouver sa liberté. C’est parce que la situation géographique de l’Italie est stratégiquement unique (ce qui est pour elle à la fois une bénédiction et une malédiction), que l’armée étasunienne s’y est incrustée, à la manière d’un parasite. L’Italie est devenue l’Okinawa de l’Europe.

    On pourrait dire que tout cela était écrit dans le ciel étoilé (dans les Cinq Étoiles?). En tout cas, les États-Unis font partie de l’ADN de l’Italie contemporaine. C’est l’infâme étasunien Allen Dulles, lui-même, qui a présidé à la naissance de l’Italie d’après-guerre et l’a modelée à son gré. Dulles, qui courait autour du lac de Côme, dans le nord de l’Italie – en 1945 –, pour arracher les nazis des mains des partisans, résume à lui tout seul cette naissance (lire L’échiquier du diable de David Talbot). Et depuis, la situation n’a cessé de se détériorer.

    Soixante-six gouvernements italiens plus tard – un individu qui veut que les réfugiés de guerre africains se noient dans la Méditerranée dirige la manœuvre. Alors que l’idée même que des Africains désespérés puissent entrer en Italie horrifie Matteo Salvini – cela ne semble nullement le déranger qu’une armée étrangère « en guerre avec l’Afrique »soit basée en Italie. Il y a quelque chose qui ne va pas.

    Il n’est pas logique d’attaquer le symptôme (les réfugiés) et d’ignorer la cause (la guerre). A moins, bien sûr, que la cause ne soit partie intégrante de tout le processus. Il est alors logique de protéger la cause – sinon tout s’effondre. Voilà la situation absurde dans laquelle se trouve l’Italie aujourd’hui. La souveraineté qu’elle prétend défendre englobe la présence d’une puissance étrangère nuisible au plus profond de la structure du pays.

    Le slogan de Salvini « les Italiens d’abord » signifie en réalité « l’armée étasunienne d’abord », « les Italiens en second » et « les réfugiés africains en dernier ». Voilà la structure de l’Italie d’aujourd’hui. Et le Mouvement Cinq Étoiles et la Ligue de Salvini font partie de la structure. Ces nouveaux partis politiques ne sont pas rebelles, mais structurels. Ils ne représentent pas une menace pour l’« Italie » qu’Allen Dulles a créée. Et ils ne représentent pas une menace pour le monde créé par Allen Dulles.

    Coincés dans une structure militarisée sur laquelle il est écrit partout « Made in the US Empire » – à l’encre invisible, parce que les bases américaines sont protégées par les médias du pays – les Italiens, dans leur colère et leur désarroi, s’en prennent aujourd’hui aux mauvaises personnes.

    Et comme il s’agit d’un problème structurel profond, la solution n’est pas une fausse rébellion mais une véritable révolution. La révolution serait de voir les réfugiés africains comme des alliés politiques plutôt que comme des problèmes sociaux. Elle serait déclenchée par la « classe laborieuse » au profit de la « classe laborieuse ».

    Traduction : Dominique Muselet

    Note du Saker Francophone

    L’analyse de la situation des migrants en Italie et du « méchant » Salvini est quelque peu simpliste car l’Italie en a déjà accueilli un grand nombre grâce à un trafic d’être humains organisé pour partie par les « ONGs » mais la question posée sur les bases américaines et le désir de souveraineté est très pertinente. On peut encore faire crédit aux nouveaux dirigeants de ne pas brusquer les choses comme l’ont fait les dirigeants grecs avec le résultat que l’on connait.

    Source : Le Saker francophone, http://lesakerfrancophone.fr/y-a-t-il-un-rapport-entre-les-12-000-soldats-americains-et-les-500-000-refugies-africains-en-italie

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