Rendez-vous à Genève le 21 avril 2018, pour parler de L’INITIATIVE « MONNAIE PLEINE »

J’aurai bientôt le plaisir de retrouver mes chers amis suisses, le 21 avril à Etoy, entre Genève et Lausanne, pour une rencontre à propos de l’initiative « monnaie pleine », qui va bientôt (en juin prochain) conduire les citoyens Suisses à voter eux-mêmes (carrément) pour ou contre l’interdiction faite aux banques privées de créer la monnaie, bouleversement économique, chemin vers l’émancipation du peuple contre les usuriers et leurs guerres.

http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/

Voici le programme de la journée :

Je souligne la procédure centrale qui permet ainsi aux Suisses d’opiner eux-mêmes sur les sujets de leur choix : le référendum d’initiative populaire ! Selon moi, nous n’aurons ce droit essentiel en France que quand nous serons devenus assez nombreux à nous être exercés à écrire nous-mêmes une constitution digne de ce nom. Si vous ne connaissez pas le RIC, le seul mouvement de défense du RIC en France, et l’irremplaçable Yvan Bachaud, il est plus que temps 🙂


http://www.ric-france.fr/

Pour revenir au projet « Monnaie pleine », il est probable que les médias (vendus précisément aux banques pour permettre aux plus riches de forger l’opinion publique dans le sens qui leur convient) vont casser les oreilles des pauvres Suisses pendant des mois avec des promesses d’apocalypse s’ils osent voter Oui. Mais le simple fait que ce sujet scandaleusement tabou devienne un sujet de débat national est déjà, en soi, un vrai progrès.

J’ai repéré dans le programme des tas de personnalités que je serai heureux de revoir ce 21 avril. J’ai hâte d’y être et de les écouter.

Entre autres, il y a François de Siebenthal, avec qui j’aime beaucoup parler de son pays : il est intarissable sur les vertus de la démocratie suisse et je voudrais faire avec lui, dimanche sans doute, un ou deux ateliers constituants. Un atelier sur la subsidiarité, c’est-à-dire la protection du souverain contre les différents pouvoirs délégués. Et si possible un autre sur la monnaie, car il me semble que l’initiative « monnaie pleine » ne saurait suffire à nous émanciper car l’autorité monétaire suisse va rester, selon moi, dans les mains de gredins 🙂 Et je voudrais avec François essayer de réfléchir un peu plus loin.

Il y a aussi Gérard Foucher, Christian Gomez et Philippe Bourcier de Carbon (tous deux disciples de Maurice Allais), et quelques autres que je suis vraiment content de retrouver, notamment la formidable équipe des citoyens insolents et astucieux de l’Assemblée des Actionnaires Actifs Positifs AAA+ : Chloé, Bernard, Gérard, Blaise, et tous les autres 🙂

Ça va être une belle journée.

Étienne.

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10156188209742317

4 réponses à “Rendez-vous à Genève le 21 avril 2018, pour parler de L’INITIATIVE « MONNAIE PLEINE »

  1. Un grand merci de toutes ces infos, ici, et d’une manière générale sur ce blog !

  2. Troublante et mystérieuse… l’Initiative « Monnaie Pleine » !

    (Travaux en cours… Commentaires Bienvenus !)
    Par Raymond Zaharia :

    Source : http://www.france-alter.info/Initiative_Monnaie_Pleine.htm

    Dans 55 jours, les citoyens Suisses se prononceront sur une initiative citoyenne née en 2014, qui a réussi à franchir tous les obstacles destinés à écarter les propositions fantaisistes, sans intérêt, ou contraires aux droits humains:

    après avoir recueilli plus de cent mille signatures déclarées valides par l’autorité de contrôle, l’initiative Monnaie Pleine (« l’I-M.P. », dans la suite de ce texte ), a été reconnue conforme à la constitution de la Confédération Helvétique.

    De la sorte, en dépit du scepticisme ou de l’hostilité des principaux partis, du Conseil Fédéral, de la presse, et bien sûr… du secteur professionnel directement concerné par la mesure proposée, l’establishment suisse n’a pu empêcher qu’une date soit fixée pour cette votation: ce sera le 10 juin 2018 ! L’I-M.P. est l’initiative de tous les paradoxes:

    -- certes, elle n’est pas sans intérêt, mais d’une certaine manière… elle est aussi « sans intérêts » ! (Détails ci dessous.)

    -- Tandis que les « 1% » y sont largement opposés, les citoyens assez informés pour pouvoir apprécier son potentiel d’émancipation, (en dépit de la complexité du sujet… réelle ou entretenue!), y semblaient, ce 26 mars, favorables à près de 70 % !

    Un certain nombre de faits justifient de soutenir cette initiative, même si elle dérange pas mal d’économistes, (orthodoxes ou… non !), ignorant sans doute, qu’en cas de succès, les pouvoirs publics suisses auront 2 ans pour la mettre en oeuvre. (Ceci ménage la possibilité de régler divers détails laissés ouverts à la discussion, dans le texte soumis à la votation du 10 Juin.)

    Le défaut d’information des citoyens sur ces questions, en Suisse ou ailleurs… est le principal risque d’échec: les faits qui posent problème, (ceux que l’I-M.P. corrigerait enfin), sont méconnus de la plupart d’entre nous !

    (Une liste des connaissances pré-requises pour pouvoir juger la proposition est fournie ci dessous.)

    Au sein de l’UE de Lisbonne par exemple, (« L’Europe« … c’est un continent !), qui connaît la BRRD ? (Bank Recovery and Resolution Directive). Pour ceux qui l’ignorent, la BRRD constitue la réalisation d’un rêve de parieurs (« Pile, je gagne, Face tu perds« !), c. à d. un… cauchemar pour nous:

    la BRRD prévoit en effet que notre argent participera désormais au renflouement d’une banque ayant fait de mauvaises opérations: un quart de siècle après la rupture du cordon sanitaire entre banques de dépôts et banques d’affaires, il est logique que la BRRD vienne entériner la disparition d’un bien commun: la sécurité des encaisses des ménages et des entreprises.
    Même si vous ne vous en doutez pas, lorsque vous confiez votre argent à la banque, il devient la propriété de la banque.
    (La banque vous le doit: vous n’avez plus de bons et beaux CHF… mais une reconnaissance de dette de la banque !)  Cette disposition léonine fait partie des dégâts des dernières décennies, (caractérisées par une hypertrophie de la finance internationale pour ne pas dire… apatride), que l’I-M.P. propose de réparer:

    elle mettrait l’argent des Suisses à l’abri des crises financières. Elle est également susceptible de réduire les inégalités. (Selon la redistribution de la rente de la création monétaire.)

    Il ne faut pas perdre de vue l’aspect moral: tirer profit d’une ressource qu’on ne possède pas, (comme le font les banques), c’est une source d’enrichissement sans cause ! (« Ungerechtfertigte Bereicherung« … dans la langue de Goethe !)

    C’est pour cela que l’on dit que les banques disposent d’un privilège. L’I-M.P. ne vise pas seulement à rétablir la sécurité des encaisses des ménages et des entreprises, elle vise aussi à mettre fin à la spoliation, au détriment des des finances publiques, que constitue le privilège bancaire, c à d la captation par quelques uns du bénéfice du « seigneuriage« , (c. à d. du pouvoir de créer de la monnaie).

    L’I-M.P. mettrait ainsi un terme à un privilège de fait, (non de droit), devenu incontrôlable et excessif, avec la disparition en cours des espèces (et l’hypertrophie de la Finance globalisée): la création monétaire par les crédits (que les banques peuvent octroyer sans posséder l’argent correspondant.) L’intérêt d’une telle initiative populaire est double:
    -- d’une part, elle peut contribuer à faire émerger la véritable nature (numérique) de la monnaie, qui en l’état échappe à la presque totalité des individus, y compris les politiciens, les banquiers centraux et les économistes les plus influents au monde.

    -- d’autre part, elle a le potentiel de contribuer à définir les contenus d’une réforme structurelle du système monétaire et financier qui est urgente et nécessaire afin d’éviter de nouvelles crises systémiques. (D’après le Pr. Sergio Rossi.)

    Plus de détails dans ces pages web:

    https://www.tdg.ch/video/?video_id=331454

    http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/ (Notamment : http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/avantages/#c928

    https://www.youtube.com/watch?v=u3q065WUO3w&feature=youtu.be#t=1m10s

    https://www.letemps.ch/economie/reforme-monnaie-pleine-estelle-un-risque-une-opportunite

    https://blogs.letemps.ch/sergio-rossi/2015/11/06/monnaie-pleine-aux-urnes/

    https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/initiative-monnaie-pleine-tous-pouvoirs-a-la-bns?id=9432259&station=a83f29dee7a5d0d3f9fccdb9c92161b1afb512db

    https://www.7sky.life/fr/wanted-affiche-officielle-de-linitiative-monnaie-pleine-qui-se-vote-le-10-juin-2018-en-suisse/

    Pour ceux, qui n’etant pas citoyens Suisses, n’ont pas le choix, (de se prémunir contre les dégâts possibles de la « Finance Casino »), voir aussi cet article de Romaric Godin (Pour ceux qui croient que « la monnaie est neutre« … voir Ici

    Liste, (non exhaustive !), de connaissances pré-requises: (Voir aussi le No114 de la revue Nexus.) (Retour haut de page…)

    -- Parmi les diverses activités du secteur bancaire, il existe 2 fonctions vitales pour les agents non bancaires, (c. à d. les ménages et les entreprises): assurer le financement des investissements et faire fonctionner le système de paiement. (La première fonction n’est pas exclusive: d’autres acteurs que les banques peuvent intervenir.)  

    -- Sans y prendre garde, nous utilisons 2 sortes de monnaies.

    L’une est garantie par la collectivité nationale: les pièces et les billets. L’autre, (la monnaie scripturale), ne l’est pas.  Depuis la rupture du cordon sanitaire entre banques de dépôts et banques d’affaires, la part de la monnaie fiduciaire, (celle qui est garantie), déjà < 20% il y a plus de 20 ans, n’a cessé de diminuer. Cette évolution se traduit par la disparition d’un  bien commun: la sécurité des encaisses des ménages et des entreprises.

    N.B. En Suisse comme dans d’autres pays, il existe certes des garanties, (partielles et limitées), pour l’argent que nous confions aux banques. Cependant, les fonds affectés à ces garanties sont souvent < à 5% de la masse des dépôts bancaires concernés: elles pourraient pallier une défaillance isolée, mais seraient totalement insuffisantes en cas de concrétisation du risque dit « systémique » de crise financière globale.

    -- Le système monétaire en usage dans tous les pays du monde est l’héritier de celui né il y a 5 siècles, lorsque les orfèvres de la Renaissance, après avoir imaginé d’établir des reçus pour les pièces d’or et d’argent qui leurs étaient confiées, permirent une multiplication par ~3 des moyens de paiement existants (limités par le nombre de galions espagnols qui revenaient d’Amérique du Sud, chargés de métaux précieux.)

    Le système dit à réserves fractionnaires a rendu possible la multiplication des échanges commerciaux. Il permet aux banques, (considérées globalement), de consentir un volume de crédits 3 ou 4 fois supérieur, (selon leur part de marché et la conjoncture), aux fonds dont elles disposent: le privilège bancaire qui leur est accordé par la puissance publique, permet de tirer profit de ressources qu’on ne possède pas.

    Cette situation d’enrichissement sans cause, (elle résulte de la privatisation du bien public qu’est la création monétaire), est amplifiée par la quasi disparition de la monnaie fiduciaire. Il s’agit d’une survivance historique qui n’a plus de justification depuis le 15 Août 1971, (le jour du « Nixon choc »…), c. à d. depuis la rupture du lien entre 35 $ et une once d’or.

    NB Le système à réserves fractionnaires, (qui a pu rendre service jusqu’à l’abandon des monnaies métalliques, il y a ~47 ans), est intrinsèquement instable: il expose nos dépôts aux conséquences d’opérations spéculatives ratées que les banques « universelles« … sont désormais autorisées à effectuer. En cas de succès, l’I-M.P. mettrait les Suisses à l’abri de ce risque systémique.

    -- La banque centrale d’une zone monétaire dont l’économie est robuste, (comme c’est le cas de la BNS), est aussi appelée « Institut d’émission« , ou encore « Prêteur en dernier ressort« … C’est la seule qui ne puisse faire faillite. Lorsque certains économistes inquiètent les contribuables allemands en prétendant qu’ils seront obligés de recapitaliser la BCE, si elle poursuit sa politique accommodante, (le fameux « QE »: Quantitative Easing), ils témoignent de leur ignorance. (ou… de leur mauvaise foi !)

    -- Lorsqu’une banque commerciale octroie un crédit de 100 000 CHF, il y a augmentation de la quantité de moyens de paiements. (Car l’emprunteur dispose de 100 000 de plus, tandis que personne n’a 100 000 de moins). Ainsi, les banques créent « ex nihilo » (à partir de rien), cette monnaie scripturale privée (non garantie…)

    Cette particularité implique une contrepartie largement ignorée: lorsque les emprunteurs remboursent la banque, la masse monétaire diminue ! (La monnaie créée lors de l’octroi du crédit retourne au néant dont la banque l’avait tiré.)

    Pour conserver une quantité suffisante de moyens de paiement, il est obligatoire que les banques mettent sans cesse de nouveaux crédits en place, pour permettre le remboursement des plus anciens !

    L’I-M.P. prévoit de réserver la création monétaire en CHF à la Banque Centrale, ce qui revient à remplacer de la monnaie éphémère, payante, et fragile par de la monnaie permanente, gratuite, et solide.

    -- En cas de succès de l’Initiative Monnaie Pleine, le mode de financement des investissements deviendrait le même pour les banques et pour les institutions non bancaires: toutes devraient récolter l’épargne disponible avant de réaliser des prêts cohérents avec le volume et la durée des placements financiers choisis par les épargnants.

    -- Les craintes sur la raréfaction du crédit, souvent exprimées à propos de l’I-M.P, sont dénuées de fondement, notamment parce que la BNS, (la banque centrale Suisse), a le mandat explicite de surveiller ce risque, et aussi parce qu’une partie du bénéfice de la création monétaire sera redistribué aux cantons et aux citoyens par la BNS; ces derniers pourront, s’ils le souhaitent, confier leurs disponibilités aux banques, afin qu’elles puissent exercer, entre autres, leur métier de « transformation« . (Il consiste à accorder la « longueur » des ressources récoltées et celle des prêts attribués.)

    -- En cas de succès, l’I-M.P. aura également pour effet de permettre un réel contrôle de la croissance de la masse monétaire par la Banque Centrale, en cohérence, bien entendu, avec la politique budgétaire et fiscale des responsables politiques.

    Ce n’est hélas pas le cas dans la situation actuelle, ainsi que le montre l’histoire des débuts de la zone Euro: alors que la BCE recommandait une progression de 4,5% / an, (adaptée à une croissance en termes réels comprise entre 2 & 2,5%), les banques ont utilisé leur pouvoir de création monétaire à hauteur de +10% /an… dont la majeure partie allait dans les bulles spéculatives !

    En 2008, les autorités monétaires ont ainsi été mises devant le fait accompli, et n’ont pu qu’accompagner le mouvement, par crainte de déclencher le fameux risque systémique; (lorsqu’une première banque « pachyderme » en faillite, menace d’entraîner toutes les autres.)  Même si la crise a pu être enrayée, (pour un coût économique et social énorme), cette situation de « non contrôle » de la masse monétaire n’est toujours pas corrigée.

    -- En cas de succès de l’I-M.P, la banque centrale, (la « BNS »), disposera des moyens de mener une politique adaptée aux besoins de l’économie et aux choix politiques sortis des urnes. Ce progrès en faveur d’un meilleur fonctionnement des institutions démocratiques de la Suisse, implique que les dirigeants de la BNS se mettent à la hauteur de leurs nouvelles responsabilités. (Ou… qu’ils s’en aillent pour laisser la place à des personnes plus compétentes !)

    Dans le système actuel, l’émission de monnaie est pro-cyclique, (du fait de son lien consubstantiel avec le crédit bancaire.) Avec l’I-M.P. le contrôle de la masse monétaire permettrait d’assurer la régularité de la croissance des revenus, tandis que l’injection de monnaie, (c. à d. de pouvoir d’achat), via les dépenses publiques serait mieux répartie: elle ne profiterait plus aussi largement à l’immobilier et aux actifs financiers.

    Enfin, la création monétaire est un privilège qui confère une rente à celui qui l’exerce. Il est normal que ce soit la collectivité qui en profite et non des intérêts privés.

    -- Les banques commerciales continueront de fournir tous les services actuels tel que les comptes d’épargne, le circuit des paiements, l’octroi de prêts, la gestion de patrimoine, Etc.

    -- L’initiative Monnaie Pleine ne retire aucun des droits légaux attribués aux banques commerciales. Elle n’a pas pour vocation de lutter contre la spéculation.

     

    Source : http://www.france-alter.info/Initiative_Monnaie_Pleine.htm

  3. L’initiative populaire « Monnaie pleine » est-elle antilibérale ?

    Le système de monnaie pleine permet l’émergence de vrais taux d’intérêt sur des marchés financiers libres, loin de tout fonctionnement bureaucratique, affirme Christian Gomez, économiste et ancien CEO de SG-Suisse :

    L’initiative «Monnaie pleine» (MP) vise à abolir le privilège des banques en matière de création monétaire pour redonner ce pouvoir exorbitant du droit commun, et ses bénéfices, au peuple suisse. Et, comme on pouvait s’y attendre, cette initiative, qui bouscule les pouvoirs établis et des préjugés bien ancrés, suscite des réactions fortes, dont l’accusation de mettre à mal les règles de fonctionnement d’une économie de marché et d’organiser la rareté du crédit.

    Une argumentation pour le moins surprenante quand on sait que les promoteurs d’une telle réforme dans l’histoire furent précisément… les libéraux les plus irrécusables, dont Milton Friedman. Le rappel de quelques idées de base du libéralisme suffit à montrer en quoi les critiques «libéraux» de la réforme MP se trompent.

    1ère idée: Les libéraux s’opposent aux rentes de situation et aux «revenus non gagnés» (les «faux droits» de Rueff). C’est précisément le but essentiel de la réforme.

    Par le mécanisme du crédit bancaire, les banques peuvent créer des moyens de paiement (les dépôts à vue) qui sont réputés substituables à tout moment à la «vraie» monnaie (BNS). Ce faisant, elles créent un pouvoir d’achat supplémentaire sur l’économie (au contraire d’un transfert d’épargne) qui a deux conséquences: (1) les banques tirent des revenus (les intérêts) sur des sommes qu’elles créent (à l’instar d’un faux-monnayeur…) et ce, de période en période jusqu’à l’infini; (2) Ces sommes nouvelles entre les mains des emprunteurs, qui ne sont pas la contrepartie d’une épargne, font bouger les marchés au seul profit de ces derniers. Deux traits rédhibitoires pour tout libéral conséquent et auxquels la réforme MP remédie.

    2ème idée: Les agents économiques sont d’autant plus efficients dans leurs calculs économiques que leur environnement est stable et leur horizon dégagé et prévisible. C’est précisément une conséquence de la réforme.

    Basées sur le mécanisme du crédit bancaire, les injections monétaires dans l’économie dépendent aujourd’hui des «humeurs», optimistes ou pessimistes, des emprunteurs et des banques, d’où une évolution souvent chaotique de l’économie qui doit alors compter, pour sa régulation, sur les interventions des banques centrales. Or celles-ci disposent d’instruments massifs mais très imprécis et inefficaces, comme l’ont montré encore les expériences de politique monétaire récentes en Suisse et ailleurs (Quantitative Easing, taux négatifs et répression financière). Au contraire, la réforme MP donne à la BNS tous les moyens de contrôler la progression de la masse monétaire, dans le cadre d’une mission constitutionnellement définie, afin de régulariser la croissance économique et d’atteindre le taux d’inflation jugé optimal, d’où une plus grande stabilité et un allongement de l’horizon prévisionnel des agents économiques.

    3ème idée: Un fonctionnement efficace d’une économie de marché exige des systèmes de prix non faussés, y compris sur les marchés financiers. Encore une conséquence de la réforme.

    Dans le système actuel, tel ne peut être le cas car les interférences entre le crédit et la création monétaire faussent la fixation des «taux naturels» (Wicksell) représentatifs des équilibres épargne-investissement, qui sont seuls capables d’assurer une croissance économique, à la fois, équilibrée et optimale (en termes d’efficacité). Au contraire, dans le cadre de la réforme MP, la plus grosse part de la monnaie serait introduite indépendamment du crédit (via le budget de la Confédération et des cantons) et générerait le revenu qui alimenterait l’épargne courante qui, elle-même, financerait l’investissement, d’où l’émergence de vrais taux d’intérêt sur des marchés financiers libres, loin de tout fonctionnement bureaucratique.

    4ème idée: La libération des initiatives individuelles et collectives exige la fiscalité la plus incitative possible. C’est aussi ça la réforme MP.

    Dans le contexte de la réforme, la collectivité s’approprierait les gains de la création monétaire, ce qui veut dire que les injections monétaires pourraient devenir une ressource des budgets de la Confédération et des cantons, à l’instar des impôts et autres taxes, comme le suggérait déjà Maurice Allais (Prix Nobel 1988). Aux citoyens suisses de décider ensuite de l’utilisation de ces sommes: augmentation des dépenses publiques ou baisses des impôts pour dynamiser l’économie suisse et la rendre plus attractive.

    Christian Gomez

    * Maurice Allais avait coutume de distinguer les «libéraux alimentaires», qui n’avaient que des intérêts particuliers à défendre, et les «vrais libéraux» qui recherchaient à la fois l’efficacité de l’économie et l’équité sociale avec le souci d’améliorer le «bien commun». Pour ces derniers, tout devait être libre sauf une chose, essentielle, la création monétaire. La réforme MP s’inscrit pleinement dans ce cadre. A vrai dire, il ne peut y avoir de «vrai» libéralisme sans réforme MP.

    https://www.letemps.ch/economie/linitiative-populaire-monnaie-pleine-estelle-antiliberale

  4. MONNAIE PLEINE : AVANTAGES :

    Les textes sur ce site complètent nos messages clés.

    Le FMI confirme les effets positifs de la réforme « Monnaie pleine »

    Oui à une monnaie à l’abri des faillites bancaires
    • La création monétaire par les banques
    • La monnaie pleine, c’est simple et intelligible
    • L’argent le plus sûr du monde

    Oui à une économie de marché sans privilèges

    Oui à une forte place bancaire suisse
    • L’Etat ne sera plus l’otage des banques

    Plus de stabilité et moins de risques financiers
    • La monnaie créée par les banques est une cause d’insécurité
    • Prévenir les crises, au lieu de subventionner les banques

    Oui à des milliards pour les contribuables et l’économie

    Oui au désendettement progressif de la société

    Le besoin de croissance sera réduit […]

    Lire le détail :
    http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/avantages/#c928

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