Réflexions sur les partis politiques : Simone Weil, Robert Michels, ÉLECTION vs TIRAGE AU SORT, renfort de Jean-Claude Bourret

Un coup de pouce inattendu — et sympathique — de la part de Jean-Claude Bourret, à l’occasion d’une nouvelle réédition du texte formidable de Simone Weil : « Note sur la suppression générale des partis politiques ».

Je profite de cette occasion pour rappeler quelques réflexions anciennes sur les partis :

Le texte original (intégral) de Simone Weil :
Note sur la suppression générale des partis politiques

Simone_Weil_Note_sur_la_suppression_generale_des_partis_politiques

 téléchargeable ici : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Simone_Weil Note_sur_la_suppression_generale_des_partis_politiques.pdf

Une vidéo (sur le toit de ma maison 🙂 ) où je dis tout le bien que je pense, à la fois du texte de Simone Weil, et du livre de Robert Michels : « Les partis politiques. Essai sur les tendances oligarchiques des démocraties » :

Un commentaire que tout ça m’inspire aujourd’hui ;

OK pour détailler les nombreux aspects malfaisants des partis — et de l’esprit d’orthodoxie, si bien décrit par Jean Grenier) —, mais, à mon avis, on ne peut pas interdire les partis : les hommes donneront jusqu’à leur vie (!) pour garder les partis TANT QUE la cause première des partis, l’élection-parmi-des-candidats-qu’on-peut-aider, sera en vigueur. C’est l’élection qui rend nécessaires et désirables les partis. Renoncez à l’élection et vous serez débarrassé des partis, sans même avoir à les interdire : les partis disparaîtront faute d’intérêt à ce qu’ils survivent.

C’est la procédure de l’élection (moteur central de l’oligarchie ET poison mortel pour la démocratie) dont il faut débarrasser les corps sociaux qui aspirent à une démocratie vraie.

Donc, pour prendre à la racine le problème des partis politiques, voir ceci :

L’entretien avec Natacha Polony, où je résume les termes d’un nécessaire procès de l’élection :

Le procès de l’élection plus en détail :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Necessaire_proces_de_l_election.pdf

Necessaire_proces_de_l_election

 
Bon courage à vous, bande de virus 🙂

Étienne.

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2 réponses à “Réflexions sur les partis politiques : Simone Weil, Robert Michels, ÉLECTION vs TIRAGE AU SORT, renfort de Jean-Claude Bourret

  1. Je voudrais vous signaler ce texte, à la fois fort et utile, de Jean Grenier, professeur de philosophie de Camus (que Camus admirait), extrait de son petit livre formidable « Essai sur l’esprit d’orthodoxie » (1938).

    C’est une merveille, ne ratez pas cette pensée-là.

    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Jean_Grenier_Essai_sur_l_esprit_d_orthodoxie.pdf

  2. Moscou n’a «rien à cacher» et se dit prêt à une «enquête conjointe» avec Londres

    [photo]Vassili Nebenzia au Conseil de sécurité de l’ONU

    La Russie a nié avoir effectué des recherches sur un agent chimique du nom de «Novitchok» lors du Conseil de sécurité de l’ONU convoqué à la demande du Royaume-Uni à la suite de l’empoisonnement de l’ex-agent secret Sergueï Skripal.

    Aucune recherche scientifique sur un produit chimique du nom de «Novitchok» n’a été menée par la Russie, selon le représentant russe auprès de l’ONU, Vassili Nebenzia. Le produit chimique utilisé pour l’empoisonnement de l’ancien agent secret Sergueï Skripal, à l’origine d’une crise diplomatique entre Moscou et Londres, aurait pu être fabriqué au Royaume-Uni selon le diplomate russe.

    Lire aussi
    Périmètre de sécurité à Salisbury après la découverte de Sergueï Skripal et de sa fille inanimés sur un banc Espionnage, «Novitchok» et sanctions : tout ce que vous devez savoir sur l’affaire Skripal

    S’exprimant lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 14 mars, Vassili Nebenzia a estimé que la provenance la plus probable de l’agent chimique utilisé à Salisbury au début du mois «se trouve dans les pays dans où, depuis la fin des années 90 jusqu’à aujourd’hui, des études intensives sur ces substances, y compris le Royaume-Uni, ont été menées».

    Il a en outre assuré que la Russie était prête à mener une «enquête conjointe» avec le Royaume-Uni sur cet incident, rappelant que Moscou n’avait «rien à cacher» et que la Russie avait demandé à ce que la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU se déroule en public et et non à huis clos comme le désirait Londres. «A qui profite le crime ?», s’est-il interrogé devant ses homologues.

    Vassili Nebenzia a en outre souligné que le Royaume-Uni avait fait le choix de porter l’affaire Skripal devant l’ONU et non devant La Haye, c’est à dire devant l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Un choix qui, selon lui, révèle la crainte que nourrirait Londres de devoir se confronter à une «enquête professionnelle».

    Nous ne parlons pas la langue des ultimatums

    Expliquant le refus de la Russie de se soumettre à l’ultimatum posé par le Royaume-Uni, Vassili Nebenzia a déclaré : «Nous ne parlons pas la langue des ultimatums.» «Sans preuves irréfutables, nous n’avons pas à nous justifier», a-t-il répété, déplorant que «la présomption d’innocence soit supplantée par la présomption de culpabilité». «Nous ne sommes pas impliqués, la Russie n’a rien à voir avec cet événement», a-t-il insisté, en dénonçant une «guerre de propagande» pour «instrumentaliser l’opinion publique» à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle russe.

    Selon Vassili Nebenzia, Londres a refusé à la Russie d’avoir accès à des échantillons des produits chimiques incriminés. «Nous n’acceptons pas qu’on s’adresse à nous sur ce ton», a-t-il précisé en jugeant «inacceptables» et «irresponsables» les accusations britanniques.

    https://francais.rt.com/international/48716-agent-chimique-aurait-pu-etre-produit-au-royaume-uni-selon-la-russie

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