« RÉFORME » DES IMPÔTS : MACRON, PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES – Osons causer

C’est une très bonne synthèse proposée ici par la jeune équipe d’Osons causer, utile car elle remonte à une cause première qui est L’ÉLECTION — et la corruption évidente des décideurs politiques rendue possible par cette procédure antidémocratique (procédure qui est, plus largement, la source même du « capitalisme »).

Il me semble pourtant que cette présentation percutante et stimulante gagnerait en poursuivant quelques minutes dans la recherche des causes vraiment PREMIÈRES, plus en amont encore, car on aurait alors plus de chances de régler nos (très graves) problèmes économiques et sociaux, en montrant que chaque scandale est la CONSÉQUENCE d’une corruption et d’une impunité POLITIQUE rendues possibles par NOTRE démission du processus constituant, notre renoncement à contrôler nous-mêmes les pouvoirs.

Je rappelle ici ma synthèse sur le « nécessaire procès citoyen de l’élection », qui compare point par point les (immenses) faiblesses de l’élection et, comme en miroir, les (immenses) forces du tirage au sort : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Necessaire_proces_de_l_election.pdf

Le vrai suffrage universel, c’est voter nous-mêmes nos lois.

Donc, tant que nous adorerons le faux « suffrage universel » (élire des maîtres parmi des candidats que l’on peut aider) comme une vache sacrée intouchable, nous resterons impuissants — et DONC exploités.

Mais, ce n’est PAS « la faute des autres » (des ultra riches, des usuriers ou des canailles politiciennes, par exemple), c’est la nôtre.

Il ne tient qu’à nous de tout changer.
Il suffit de nous concentrer sur la cause des causes.

#PasDeConstitutionSansCitoyensConstituants

Bon courage à tous, bande de virus 🙂

Étienne.

PS : en français, le mot RÉFORME signifie amélioration, changement en bien. Appeler « RÉFORME » les pires régressions, les plus brutales violences sociales des 1% contre les 99%, c’est une des mille inversions du langage qui servent aux crapules politiciennes (et publicitaires) à tromper la volonté des braves gens.

Pour y résister, penser à toujours mettre entre guillemets les mots menteurs, comme « réformes », « partenaires sociaux », « investisseurs », « citoyens », « démocratie », « constitution », « suffrage universel », etc.

L’élection DONNE des prises aux escrocs pour tromper nos volontés.

Alors que le tirage au sort RETIRE leurs prises aux escrocs.

Combien de temps encore les 99% vont-il défendre eux-mêmes LA procédure qui verrouille leur propre dépossession politique ?

#PasDeDémocratieSansTirageAuSort

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10155464790367317

13 réponses à “« RÉFORME » DES IMPÔTS : MACRON, PRÉSIDENT DES ULTRA RICHES – Osons causer

  1. Noam Chomsky : le néolibéralisme détruit notre démocratie

    http://www.les-crises.fr/noam-chomsky-le-neoliberalisme-detruit-notre-democratie/

    Source : les-crises.fr, Olivier Berruyer

  2. [L’empire qui vient est celui des USURIERS]

    Visa veut interdire les paiements en liquide !!!

    par Le vaillant petit économiste (Olivier Perrin) :

    « Chère lectrice, cher lecteur,

    Montez le son et regardez d’urgence cette vidéo sur la stratégie des cartes Visa pour interdire l’argent liquide et multiplier leur profits : »

    https://www.le-vaillant-petit-economiste.com/2017/07/17/contre-disparition-de-largent-liquide/

    =====

    Extrait :

    « Monsieur le Directeur général [de Visa],

    Dans une réunion avec vos actionnaires, vous avez affirmé, Monsieur Kelly : « Notre objectif est de supprimer l’argent liquide ».

    Vous comptez pour cela interdire à vos commerçants l’usage de l’argent liquide contre des rabais sur l’équipement de nouvelles technologies de paiement.

    Visa émet les 2/3 des cartes de paiement en circulation en France : C’est une situation de quasi monopole.

    En Inde, votre activité a bondi de 75% quand le gouvernement a retiré la presque totalité des billets de la circulation.

    Il est certain que l’interdiction de l’argent liquide vous serait extrêmement profitable.

    MAIS VOUS N’EN AVEZ AUCUN DROIT.

    Les pièces et billets en euros ont « COURS LÉGAL » en France : un commerçant n’a pas le droit de refuser un paiement en espèces de moins de 1 000€. Et vous n’avez pas le droit de le lui interdire. »

    […]

    Lire la suite : https://petitions.le-vaillant-petit-economiste.com/contre-disparition-de-largent-liquide/

  3. Sur Polony TV (« le média libre de la France souveraine »), Coralie Delaume (passionnante) explique les scandaleuses rapines des usuriers allemands en Grèce (bientôt chez nous) :

    COMMENT L’ALLEMAGNE A PROFITÉ DE LA CRISE GRECQUE

    https://polony.tv/focus/comment-l-allemagne-a-profite-de-la-crise-grecque

  4. François Ruffin est (enfin) le peuple à l’Assemblée !

    • Bonsoir ! Sont tous très actifs les insoumis à l’Assemblée ! François Ruffin est assez virulent , provocateur , combattif dans le sens qu’il fait bouger , réagir les somnambules …..tout comme les autres aussi ! Leurs interventions sont remarquables !
      Bonne nuit

  5. Exemple chimiquement pur d’ultra riche, ennemi dogmatique du bien commun, et ultra corrupteur des décideurs politiques :

    NESTLÉ ET LA FIN DE L’ÈRE BRABECK

    «Trois phénomènes d’une considérable importance politique ont défini le XXème siècle : la progression de la démocratie, l’augmentation du pouvoir des entreprises et le déploiement massif de la propagande par les entreprises dans le but de maintenir leur pouvoir à l’abri de la démocratie.» (Alex Carey)

    Le jeudi 6 avril, Peter Brabeck-Letmathe, 72 ans, a assisté pour la dernière fois à l’assemblée générale de Nestlé en tant que Président de son conseil d’administration. Il a travaillé 50 ans pour Nestlé, dont 20 ans en tant que Président du conseil d’administration. Il est indéniable que Brabeck est un homme intelligent et un brillant stratège, toujours prêt à défendre ses idées sur la place publique. Il a été si souvent vu dans des films et dans les médias en général qu’il est devenu une sorte de célébrité parmi les P.D.G. Il fait probablement partie des Autrichiens de notre époque les plus connus au monde, tout comme son compatriote Arnold Schwarzenegger, avec qui il a beaucoup en commun. Leurs opinions économiques et politiques semblent s’inspirer directement de celles de l’École autrichienne d’économie qui est née à Vienne à la fin du XIXème siècle. Selon l’économiste Michael Hudson, l’École autrichienne d’économie a fait brusquement son apparition comme « une manière de riposter aux réformes socialistes. En s’opposant aux règlementations publiques et aux nationalisations, l’École autrichienne d’économie a créé un univers parallèle dans lequel l’État apparaît seulement comme étant un fardeau (…). » (1)

    L’un et l’autre, en leur qualité respective (Peter Brabeck en tant que P.D.G. de Nestlé et membre du Conseil d’administration de plusieurs autres sociétés ; Arnold Schwarzenegger en tant que gouverneur de Californie), ont fait tout leur possible pour protéger le monde contre ce fléau qu’est l’État-providence, défendre les sociétés privées contre les réglementations étatiques et traquer l’intérêt commun où qu’il puisse être, tout en prêchant l’évangile de la privatisation comme garantissant le relèvement de l’économie, si ce n’est de la civilisation même. Cependant, contrairement à Schwarzenegger, Peter Brabeck eut une influence plus grande et plus durable sur l’économie et la société de manière générale. Il est donc important d’examiner de plus près l’héritage qu’il a laissé.

    L’une des principales réussites de Brabeck fut la création du Water Resources Group (WRG), une sorte de groupe de réflexion, de lobby, et d’organisation de développement ayant pour but de promouvoir les partenariats public-privé dans le secteur de l’eau. Il est Président du conseil d’administration de WRG et, jusqu’à présent, rien ne laisse à penser qu’il va également se retirer de cette fonction. Le WRG a été fondé par Nestlé, Coca-Cola, Pepsi Co et SAB Miller, les géants de l’industrie de l’eau en bouteilles. D’autres membres puissants et influents en font partie, qui ne sont pas directement liés à l’industrie de l’eau embouteillée, telle la Société financière internationale (SFI), organisation membre du Groupe de la Banque Mondiale et dont l’activité consiste à conseiller les sociétés du secteur privé dans leurs projets. Philippe Le Houérou, P.D.G. de la SFI, est vice-président du conseil d’administration du WRG. La Direction du développement et de la coopération (DDC) est également membre du WRG. Manuel Sager, le chef de la DDC, fait partie du Conseil des gouverneurs du WRG, tout comme les P.D.G. de Coca-Cola et PepsiCo.

    Le WRG fournit à Peter Brabeck le cadre institutionnel idéal pour intensifier sa politique de privatisation de l’eau. Les entreprises d’embouteillage d’eau, dont Nestlé, ont évidemment beaucoup d’avantages à tirer de la privatisation de l’eau ainsi que du démantèlement des services publics de l’eau. Grâce à sa puissance économique et politique, le WRG peut user de son influence sur les gouvernements du monde entier. En plus de cela, on oublie souvent les relations importantes du WRG : en 2015, le géant de l’industrie brassicole AB Inbev a fait l’acquisition de SABMiller, qui est membre du WRG. AB Inbev appartient à l’Empire de l’helvético-brésilien Jorge Paulo Lemann, première fortune du Brésil et deuxième fortune de la Suisse d’après le magazine FORBES. L’Empire économique de Lemann s’étend jusqu’au cœur des États-Unis et de l’Amérique latine.

    Autre réussite d’importance, les relations de travail étroites que Brabeck a noué entre Nestlé et l’armée. […]

    Lire la suite:
    http://www.investigaction.net/fr/nestle-et-la-fin-de-lere-brabeck/

    Source : Investig’Action- Michel Collon

  6. Le bilan sanguinaire du règne Obama


    http://www.investigaction.net/fr/le-bilan-sanguinaire-du-regne-obama/

    La flamboyante élection et investiture de l’ancien présentateur de télé et homme d’affaires Donald Trump a soulevé une répulsion généralisée à l’échelle internationale. Au point que certains observateurs s’étonnent à juste titre du fait que cela serve à éclipser le bilan d’Obama. Dans ce débat, la position d’ Investig’Action consiste à dire qu’il n’y a pas de bons et de méchants, mais de forts intérêts économiques en jeu, au milieu desquels les peuples peuvent résister pour la défense de la vie et la lutte pour un monde meilleur. Cette tribune signée par une porte-parole de Codepink, organisation à la fois féministe et anti-guerre, est une analyse opportune qui contribue à ce débat autour des “bons” et des moins bons présidents de l’empire. (IGA)

    ====

    La plupart des Américains seraient probablement étonnés de réaliser que le président qui a été dépeint par les cadres de Washington comme plutôt opposé à l’intervention armée est en réalité un va-t’en-guerre. L’accord nucléaire iranien, aboutissement historique, et le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba sont hélas les seules réussites obtenues par la diplomatie, et non par la force.

    Alors que le candidat Obama a accédé au pouvoir en plaidant la fin des guerres initiées par George W. Bush, il quitte ses fonctions de président en détenant le record de la période de guerre la plus longue de l’histoire américaine. Il est aussi le seul président à avoir effectué deux mandats complets en état de guerre permanent.

    Le président Obama a réduit le nombre de soldats américains engagés en Afghanistan et en Irak, mais il a déployé de manière dramatique la guerre aérienne et l’utilisation des forces d’opérations spéciales dans le monde. En 2016, les forces spéciales étaient présentes dans 138 pays, soit 70% des nations, ce qui représente une augmentation impressionnante de 130% depuis l’administration Bush.

    A l’heure du bilan du président Obama, Micah Zenko, du Conseil des Relations étrangères, a révélé les chiffres du Département de la Défense relatifs aux frappes aériennes, faisant une révélation édifiante : pour la seule année de 2016, l’administration Obama a largué au moins 26 171 bombes. Ce qui signifie que chaque jour de l’année, l’armée américaine a largué 72 bombes ciblant des soldats ou des civils de par le monde, soit 3 bombes par heure.

    Si la plupart des bombardements ont eu lieu en Syrie et en Irak, les bombes américaines sont aussi tombées en Afghanistan, en Libye, au Yémen, en Somalie et au Pakistan. Il s’agit de 7 pays à majorité musulmane.

    Une des techniques de bombardement favorisée par Obama fut celle des frappes de drones. En tant que commandant en chef, il a étendu l’usage des drones en-dehors des zones de combat déclarées d’Afghanistan et d’Irak, principalement au Pakistan et au Yémen. Obama a autorisé 10 fois plus de frappes de drones que George W. Bush, transformant automatiquement tous les hommes de ces régions en combattants, et faisant d’eux des proies à éliminer de manière télécommandée.

    Le président Obama a affirmé que ces aventures militaires de par le monde étaient légales, se basant pour cela sur les autorisations datant de 2001 et de 2003 relatives à l’usage de la force militaire votées par le Congrès pour éliminer al-Qaida. Mais les guerres menées aujourd’hui n’ont pour ainsi dire plus rien à voir avec ceux qui ont attaqué les Etats-Unis le 11 septembre 2001.

    Cette base juridique tordue que l’administration Obama a édifiée pour justifier ses interventions, plus particulièrement ses frappes extrajudiciaires par drones sans aucune restriction géographique, est désormais dans les mains de l’imprévisible Donald Trump.

    Mais qu’a récolté l’administration, de ces 8 années de combats sur tant de fronts ? Le terrorisme a augmenté, aucune guerre n’a été « gagnée » et le Moyen Orient est ravagé par plus de chaos et de divisions qu’à l’époque où Obama déclarait son opposition à l’invasion en Iraq.

    […]

    Lire la suite :
    http://www.investigaction.net/fr/le-bilan-sanguinaire-du-regne-obama/

    Source : Investig’Action, Michel Collon

  7. Se libérer de la domination par la communication non violente (6 min) :

  8. Autre exemple du piétinement du bien commun par les ULTRA-riches (rappel) :

  9. Et avec l’appréciation que le « Tirage au sort » est une réelle solution mais est : ou ignorée ou prise par-dessus la jambe, se remarque également un autre phénomène peut-être plus inquiétant encore. En effet, personne ne niera -- outre que réfléchir constitue déjà un premier pied dans l’arène des combats -- que faire montre d’esprit de sacrifices (sacrifices avec un « s ») est l’un des piliers centraux voire, est le principal pilier de toute forme de résistance. Or, en se posant et en prenant le temps de regarder et d’écouter les comportements ainsi que constructions labiales, intellectuelles et psychologiques de la société dans son ensemble, il apparaît que rare, très rare sont les individus qui admettent que le gain de telle victoire découle de l’acceptation de tels ou tels sacrifices. Petit exemple rapide et très simple pour mieux comprendre la portée de l’absence de cette notion dite des sacrifices.

    Ne serait-ce qu’une fois par semaine, chacun de nous voit et vérifie le comportement très, très curieux d’un jeune couple « d’amoureux ». Oui, bien que victime de l’austérité et très probablement révolté contre celle-ci, il (le couple) attend un enfant ou en choie déjà un tout petit. Il y à là matière à réflexions et à études approfondies pour sortir la question suivante : « Quelles règles biologiques sociétales originelles ou insidieusement imposées conduisent deux personnes -- un homme et une femme -- à quand même : non seulement faire venir dans l’oppression et la barbarie un autre être. Mais en plus, à cette occasion, à s’enferrer lui-même (le couple) de sorte qu’il n’a d’autres choix que d’accepter les ignominies auxquelles les forcent déjà les puissants ? ».

    Personnellement je serais du genre à parier que dans 60 ou 100 ans -- dans l’hypothèse que le bon sens l’aura emporté sur la flagrante bêtise humaine d’aujourd’hui -- que des ethnologues éditent des travaux nouveaux colossaux concluant, sur le comportement de l’homme du 20ème début 21ème siècle, que ce dernier ne se connaissait pas réellement et avait des attitudes et aspirations, chez les riches comme chez les pauvres, comparables aux animaux à savoir : réactions instinctives et déficience cognitive sévère associées. En d’autres termes, que l’humain que nous croyons évolué ne l’est peut-être pas tant qu’on le dit et a besoin de surcroît de construire, de développer et de renforcer dans sa psyché un « soi » spirituel en lien, non pas avec quelque déité, mais avec l’incontestable besoin d’équilibre ; fameuse chose qu’on nomme aussi « justice ».

  10. 1h tout à fait intéressante sur le travail (au sens strict) parlementaire :

    Il faudra que nous étudions le détail des articles qui font un bon règlement intérieur, vraiment démocratique.

    • Oui, intéressant, j’ai regardé jusqu’au bout.

      C’est vrai qu’il sera nécessaire de réfléchir au règlement de l’assemblée. Il est disponible ici :

      http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/reglement_2015_01.pdf
      (il ne faut pas être trop effrayé : il ne fait « que » 180 pages, le reste est un index)

      A priori, je dirais (sans l’avoir lu) qu’il doit être relativement équilibré. Car il a été rédigé par et pour des gens de pouvoir égal, qui alternaient d’une position majoritaire à une position d’opposant selon les législatures. Il a sans doute dû être poli par le temps pour convenir à tous. J’aurais tendance à ne pas chercher à réinventer la roue et à s’en inspirer pour le règlement de l’assemblée démocratique.

      La principale différence est que l’assemblée démocratique aura probablement un renouvellement beaucoup plus prononcé. Alors que dans le régime actuel, les députés qui se font réélire pour de multiples mandats finissent par connaître par cœur le règlement. En régime démocratique, l’assemblée de « représentants démocratiques » devra apprendre le règlement à chaque début de législature. Il faudrait donc sans doute simplifier par rapport à l’actuel. Après, c’est toujours la même chose : si on veut accentuer la simplification, on dégrade la justice des dispositifs. Il y a un équilibre à trouver entre les deux.

      Vous aurez tous remarqué que depuis les élections législatives, on trouve sur internet de multiples lazzi et critiques sur le fait que les députés En marche semblent ridicules par leur manque de professionnalisme, leurs bafouillages, etc. Je suis content que sur ce blog au moins, il n’y ait eu personne pour se lancer sur le même genre de critique. Parce que évidemment ce serait incohérent avec l’idéal démocratique. Soit on veut des représentants « professionnels » qui présenteront bien d’emblée, soit on veut des représentants issus de « monsieur et madame tout le monde », et on aura un grand nombre de maladresses. Les personnes qui publient des videos pour se moquer des députés nouvellement élus pour ces maladresses montrent juste qu’ils ne sont pas prêts à accepter la démocratie.

      D’ailleurs, dans la video ci-dessus, mon cœur va plutôt vers la présidente En Marche de l’assemblée que vers les trolls qui profitent de leur connaissance de la pratique parlementaire pour la harceler.

      Mais bon, tout cela n’est pas bien grave, c’est le début de la législature et les choses seront mises en place dans quelques mois. On verra ainsi combien de temps mettent des novices à faire fonctionner une assemblée de manière régulière.

      Au passage, s’il y a une seule chose positive à la victoire électorale de En Marche, c’est ceci : elle a montré que la population française était prête à avoir des inconnus sans expérience comme représentants plutôt que des politiciens professionnels à vie connaissant tous les rouages du régime. Ce n’était pas acquis d’avance, et c’est pourtant une condition nécessaire à l’avènement d’un régime de véritable « démocratie représentative ».

      Pour conclure sur le fond du sujet du débat sur la loi, personnellement, je n’ai jamais été très convaincu par l’établissement de critères de sélection tels que l’absence de condamnation pour pouvoir prétendre à être représentant.

      Soit on croit à l’élection. Dans ce cas, on considère chaque électeur apte à faire son choix de ce qu’il estime être son meilleur représentant. Dès lors, il faut lui laisser le choix de rejeter un candidat condamné ou on contraire passer outre (voire même de considérer que c’est un trait de personnalité positif). Par exemple, Berlusconi a été élu et réélu par des millions de gens tout à fait au courant de ses multiples condamnations.

      Soit on rejette l’élection au profit de représentants tirés au sort. En ce cas, il n’y a pas de motif d’exclure a priori les condamnés car le nombre sera trop négligeable dans la masse pour avoir un impact.

    • Il existe un règlement pour l’AN, ce serait la moindre des choses que nos députés connaissent ce règlement ou qu’il y ait au moins un groupe dans l’AN qui fasse respecter ce règlement. Un peu comme un modérateur sur un site internet 😉

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