Guillemin : les gens de droite s’appellent toujours « les libéraux »

On ne se lasse pas de ce cher Guillemin.
Il change la vie.

Les »libéraux« sont souvent des escrocs : libéraux pour eux mais esclavagistes pour les autres ; ils se servent de l’État en prétendant le servir.

Rappel : lire Domenico Losurdo, « contre-histoire du libéralisme », ça pique.

On devrait apprendre l’histoire à l’école en passant du Guillemin aux enfants.

Chaque matin, avec un peu de Guillemin, on est en forme jusqu’au lendemain 🙂

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Pour ceux qui ne connaissent pas, voyez ce billet (accompagné d’une longue liste « intégrale de Guillemin » ) :

Henri Guillemin explique Robespierre et les « Révolutions Françaises » : la fausse de 1789 (les nouveaux riches prennent le pouvoir aux anciens) et la vraie de 1792 (le peuple est enfin défendu, pendant deux ans) :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/05/04/218-henri-guillemin-explique-robespierre-et-les-revolutions-francaises_la-fausse-et-la-vraie

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Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10155254319212317

35 réponses à “Guillemin : les gens de droite s’appellent toujours « les libéraux »

  1. claude saint-jarre

    Bonjour. Quelle est la différence entre les ateliers constituants et ces ateliers des lois de la France insoumise?

    https://avenirencommun.fr/latelier-des-lois/changer-de-republique-faire-place-peuple/

    • claude saint-jarre

      J’ai oublié la vue d’ensemble: https://avenirencommun.fr/latelier-des-lois/

    • Très intéressant, je n’avais pas vu passer ces ateliers.
      Pour la différence avec les ateliers constituants, c’est expliqué dans la page de vue d’ensemble :
      « L’Atelier des lois consiste en des ateliers coopératifs de rédaction en textes de loi du programme L’Avenir en commun et des livrets thématiques.
      Des réunions sont organisées en région, auxquelles sont invités des associations, des expert·e·s, et les insoumis·es, ainsi que des spécialistes de l’éducation populaire, des animateur·trice·s et rapporteurs des livrets thématiques, et des groupes d’appui, et de juristes bénévoles qui apportent leur aide à l’élaboration des textes de loi.  »

      C’est donc une « mise en forme » juridique des proposition du programme de la FI, pour les transformer en article de lois. mais au lieu que ce travail est habituellement fait pas des professionnels, il doit être ici fait par des amateurs assistés. Et c’est exact que dans une vraie démocratie, c’est une étape nécessaire, mais je ne pensais pas qu’on irait si vite.
      Ils ne réimaginent pas le programme, puisque par exemple pour la composition de l’assemblée constituante, c’est un copier-coller de ce qu’avait déjà expliqué Charlotte Girard dans la présentation du programme.

    • Ce qui me gêne avec la France Insoumise, ce sont ses cadres, dont un en particulier. Je salue la démarche des adhérents lambda, mais je n’arrive pas à aller au-delà de mon dégoût pour leurs cadres. J’ai essayé mais rien n’y fait. Je me languis du jour où ils partiront, mais cela risque d’être dans un moment.

  2. Différence entre les ateliers constituants et les ateliers FI ?

    Laissons de côté la question de l’antériorité 😉

    Les ateliers constituants n’ont pas pour vocation de pondre un produit fini mais ils visent à « nous » faire prendre conscience de notre compétence à ce faire, à faire des nous, en esprit-compétence-volonté des « citoynes constituants », cela sans pour l’heure viser le pouvoir physique. Ou bien pas ?

  3. Dans libéral, on entend liberté, mais il s’agit de la liberté de prendre, baptisée liberté d’entreprendre.

    Les libéraux, qui prônent le moins d’État, TRICHENT, puisqu’ils visent le pouvoir étatique, afin, depuis cette position dominante, de faire valoir leur liberté, de prendre, à travers des lois écrites par eux et pour eux.

    • Ils sont tout de suite moins libéraux lorsqu’il s’agit de défendre les libertés collectives, comme la liberté d’un peuple à mutualiser ses dépenses de santé via la sécurité sociale.

  4. Je profite du fait que les commentaires abordent les ateliers constituants pour poser 2 petites questions à ce propos :

    1. J’ai bien compris que leur finalité était avant tout de créer du lien entre citoyens, de les sensibiliser à l’exercice et de démontrer par la-même la faisabilité de la chose. Soit. La question que je me pose, c’est : est-ce que la transition est quand même envisagée. Et si oui, comment ? On est tous d’accord pour dire que jamais le système politique professionnel ne laissera la possibilité d’une constituante citoyenne. Dans quel cadre peut-on donc en envisager l’avènement ? La révolution ou le grand-soir. Certes. Mais, existe-t’il des pistes de transitions moins radicales ? Le RIP, peut-être ?

    2. Je suis tout à fait convaincu que, dans un cadre itératif, le tirage au sort est le meilleur système représentatif qui soit. La répétition permettant de limiter le bruit inhérent aux techniques de Monte-Carlo. Maintenant, disposer d’un collège représentatif n’est pas sans poser de problème puisque toutes les discriminations et inégalités propres à la société représentée y seront inévitablement reportées. Existe-t’il des procédures pour limiter les effets de domination au sein de la constituante ? Doit-on envisager une constituante pour la constituante ? J’ai bien conscience de pinailler sur ce dernier point, car une bonne représentativité serait déjà à des années lumières de ce qui existe actuellement, mais je pense néanmoins que c’est une problématique importante.

    Merci

  5. [Fascisme unioneuropéen] Les Européens continuent de mettre la Grèce au supplice

    23 mai 2017 par Martine ORANGE (Mediapart)

    Une nouvelle fois, la Grèce repart les mains vides de Bruxelles. Les dirigeants européens ont décidé de jouer encore la montre dans l’espoir que l’Allemagne et le FMI trouvent un terrain d’entente sur la restructuration de la dette de la Grèce, alors que le pays continue de s’effondrer.

    Une nouvelle fois, la Grèce repart les mains vides de Bruxelles. Au terme d’une réunion de huit heures, les participants de l’Eurogroupe se sont séparés, dans la nuit du 22 au 23 mai, en constatant leur désaccord, avec comme seule promesse de se revoir le 15 juin. « Il y avait encore un fossé entre ce qui pouvait être fait et ce que certains d’entre nous pensaient qui devrait être fait », a expliqué le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. « Nous avons besoin de plus de temps pour nous accorder sur la façon de trouver plus de visibilité sur les mesures concernant la dette. Cela ne devrait pas être au-delà de la sagesse humaine de trouver un compromis », a commenté le ministre des finances grec, Euclide Tsakalotos, tentant de relativiser l’échec.

    Le ministre grec des finances Euclide Tsakalotos, le commissaire français Pierre Moscovici, et le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, lundi 20 mars 2017 à Bruxelles © Reuters

    Athènes reste donc suspendue au bon vouloir de ses créanciers. Le gouvernement grec attend toujours le déblocage d’une ligne de crédit de 7,5 milliards d’euros, prévue dans le cadre du troisième plan de sauvetage de 86 milliards d’euros signé en juillet 2015. Sans cet argent, il ne peut faire face au paiement de 7 milliards dû en juillet pour rembourser ses créanciers, au premier rang desquels figurent la Banque centrale européenne (BCE) et le FMI. Il ne peut pas non plus se refinancer directement sur les marchés : sans accord, les dettes de la Grèce ne sont pas éligibles auprès de la BCE, et ne bénéficient donc d’aucune garantie.

    Cela fait désormais près de deux ans que les Européens sont à la recherche de la « sainte trinité », comme le dit le ministre grec des finances. L’Allemagne, soutenue par les pays d’Europe du Nord, conditionne sa participation financière au plan de sauvetage à la présence du FMI. Mais l’institution internationale, qui regrette amèrement d’être devenue partie prenante à la crise de l’euro, met comme préalable à sa participation au nouveau plan une restructuration de la dette grecque, qu’elle juge insoutenable : celle-ci atteint désormais 179 % du PIB. Berlin s’oppose à cette restructuration, considérée comme un cadeau aux Grecs.

    Plus le temps passe, plus le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, qui s’est fait tordre le bras en juillet 2015 – il militait alors pour une sortie de la Grèce de la zone euro – semble raidir sa position. Les circonstances le poussent encore moins à chercher un compromis. Alors que les élections législatives sont prévues en septembre en Allemagne, le ministre des finances, et toute la direction de la CDU derrière lui, n’a aucune intention de faire la moindre concession sur le sujet grec, devenu un repoussoir dans l’opinion allemande. D’autant que les libéraux allemands se sont aussi emparés du sujet de l’Europe pour la campagne législative. Ils rivalisent dans la surenchère pour dénoncer les fainéants du l’Europe du Sud. Ce « Club Med » qui coûte de plus en plus cher aux « vertueux » Allemands, selon eux.

    Avant même le début de l’Eurogroupe, le ministre allemand avait d’ailleurs donné l’issue de la réunion : il n’y avait pas grand-chose, sinon rien, à attendre. Un accord ne peut être finalisé, selon lui, qu’après les conclusions d’un rapport permettant de vérifier que le gouvernement grec a bien mis en œuvre toutes les réformes qu’il a acceptées. Le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, avait ajouté en écho : « Nous avons toujours dit que la décision concrète finale sur les mesures supplémentaires pour l’allégement de la dette grecque serait prise à la fin du programme. C’est-à-dire l’année prochaine. » Autant dire aux calendes grecques. […]

    Lire la suite :
    https://www.mediapart.fr/journal/international/230517/les-europeens-continuent-de-mettre-la-grece-au-supplice?onglet=full

    Source : Mediapart

  6. Jacques Sapir : Les cauchemars idéologiques de l’Institut Montaigne et la sortie de l’Euro

    « L’institut Montaigne s’est fendu d’une réponse à ma note du 27 février[1], initiative que je salue car elle pourrait montrer, pour une fois, une réelle volonté de débat[2]. Mais, ce débat est biaisée par la participation de cette institut à une campagne visant à peser sur les résultats de l’élection présidentielle à venir en affolant la population. C’est cela que l’on appelle le « projet Peur », un projet qui s’est déployé une première fois au sujet du Brexit. L’Institut Montaigne, en fait, refuse le débat et nous construit un cauchemar idéologique

    Le fond de cette réponse se réduit à une citation d’une agence de notation : « « Il n’y a pas d’ambiguïté (…) Si un émetteur ne respecte pas les termes du contrat passé avec ses créditeurs, y compris la devise dans laquelle les paiements sont effectués, nous déclarerions une situation de défaut », disait récemment Moritz Kraemer, directeur des notes souveraines chez Standard & Poors. On peut ignorer les agences de notation, il n’en reste pas moins que leurs avis sur le risque de crédit (donc de défaut) sont indispensables à une bonne gestion du risque par les investisseurs institutionnels (assurances, fonds de pension, banques). »

    Rappelons qu’une longue jurisprudence de droit international, datant de l’entre-deux guerres, dit explicitement qu’un pays a le droit de changer sa monnaie et que, dans ce cas les dette libellées dans l’ancienne monnaie sont re-libellées dans la nouvelle monnaie, ce que l’on appelle la Lex Monetae. Que M. Kraemer affecte de l’ignorer est son affaire. Que M. Chaney prenne cette déclaration pour argent comptant, si l’on peut s’exprimer ainsi, est plus qu’étonnant. Nul n’ignore que certaines banques, certaines compagnies d’assurances et certaines agences ont intérêt au maintien de la monnaie unique. Ceci est parfaitement leur droit, mais implique de prendre avec des pincettes les déclarations de leurs dirigeants. Admettons qu’en cas de sortie de l’Euro, l’agence Standard & Poors décide de déclarer un « défaut » de la France, elle ne sera pas suivie par d’autres agences, et surtout elle ne pourra trouver aucun tribunal de stature international pour faire valider sa décision. Car, les juristes savent bien que ce qui s’est passé en 1999 se rejouerait alors. Personne ne s’est posé le problème de la conversion des dettes émises en droit français du Franc à l’Euro, justement parce que l’on savait que c’était le droit le plus évident, le plus strict, de la France en tant qu’Etat souverain. Il en sera de même si nous sortons de l’Euro.

    Il n’aura pas échappé aux lecteurs que des institutions autrement plus respectables qu’une agence de notation se sont largement décrédibilisée à propos du Brexit. La Banque d’Angleterre (BoA) avait émis avant le vote référendaire des avis absolument apocalyptique, pour reconnaître, par la suite, l’exagération de ses propos. Elle ne fut pas la seule à être prise « la main dans le sac » comme l’on dit encore dans le « projet Peur » (ou « project Fear »)qui consiste à vouloir affoler les électeurs avant un scrutin où les intérêts de ces institutions sont menacés. En un sens, c’est très exactement ce que fait M. Kraemer, mais aussi l’Institut Montaigne et relayant, de manière a-critique ses propos. Je maintiens donc dans leur totalité les propos que j’ai exprimés dans la note du 27 février.

    Dès lors, faut-il s’étonner que l’Institut Montaigne intitule sa réponse à mes objections « A propos du monde imaginaire de ceux qui prônent une sortie de l’euro », et fasse semblent d’oublier que nous avons vécu de longues, et parfois heureuses, années hors de l’Euro ?

    Cela pose le problème tant de l’objectivité des rédacteurs des notes de l’Institut Montaigne, que de leur façon d’instruire systématiquement « à charge ». Car, sur le point soulevé par la citation de M. Kraemer, ils auraient pu aller interroger d’autres personnes, par exemple travaillant dans des banques spécialisées. C’est d’ailleurs ce que l’on avait fait en 2013, lors de la préparation de la note de la Fondation ResPublica intitulée Les Scenarii de la Dissolution de l’Euro[3] en allant interroger des banquiers spécialisés. Or, ces derniers nous avaient confirmés qu’il n’y aurait pas de problèmes légaux et qu’une sortie de l’Euro, avec redénomination de la dette (émise en droit français) ne pouvait nullement être assimilée à un défaut.

    Nous savons, de plus, que les agences de notation comme Standard and Poors émettent des jugements qui sont très politisés. Ce fait est d’ailleurs reconnu par de nombreux pays, dont ceux composants l’Union européenne, la Chine et la Russie, puisque tous entendent créer leurs propres agences de notation. Quelle est donc la fiabilité de la déclaration de M. Kraemer ? Elle est très proche de zéro. Ce n’est pas un problème spécifique, mais il eut été bon que M. Chaney en informe ses lecteurs. Ce qu’il n’a pas fait. On comprend alors que cette réponse n’en est pas une. Le débat est toujours refusé par ceux qui prétendent avoir la science infuse et ce quand bien même une longue liste de scientifiques avec titres et patentes (et même Prix Nobel) les contredit (Voir Annexe). Le nombre de textes portant sur la faillite de l’Euro et la nécessité de sortir de cette zone, et de la dissoudre, s’enrichit de mois en mois[4]. Certains de ces papiers traitent explicitement des points soulevés par M. Kraemer, mais de cela les lecteurs de M. Chaney n’en sauront rien. Car tel est bien la situation actuelle où n’importe qui depuis une position de prééminence auto-affirmée peut lancer les informations les plus biscornues et les plus fausses sans prendre la peine d’informer ses lecteurs de l’existence de travaux scientifiques les démentant. Si, du moins, M. Chaney avait eu le courage de dire à ses lecteurs « Je suis contre la sortie de l’euro et n’attendez pas de moi d’observations objectives », cela serait admissible. Ce qui ne l’est pas c’est qu’il se couvre du nom d’un institut de recherches (privé par ailleurs…) pour exprimer ses idées. Il faut avoir le courage de ses opinions, qui sont par principe honorables. Mais chercher à les faire passer pour « vérité » scientifique alors qu’elles sont démenties par tant de travaux est une faute grave.

    Le titre de cette « réponse » nous en indiquait la couleur idéologique. » […]

    Lire la suite :
    http://russeurope.hypotheses.org/5790

    […] Annexe : Liste des 166 économistes (dont 6 « Prix Nobel ») ayant des positions critiques que l’euro […]

    Source : http://russeurope.hypotheses.org/

  7. Populisme, c’est comme les trains, ça peut en cacher un autre …

    Par Guillaume Berlat


    https://www.les-crises.fr/populisme-cest-comme-les-trains-ca-peut-en-cacher-un-autre-par-guillaume-berlat/#

    Source : Olivier Berruyer, les-crises.fr

  8. Evo Morales libère la Bolivie de la banque Rothschild :

  9. [Rouages essentiels de l’Union-européenne-des-voleurs]

    DOSSIER : MALTE, UN PARADIS FISCAL AU CŒUR DE L’EUROPE

    Mediapart et l’European Investigative Collaborations (EIC) ont eu accès à 150 000 documents confidentiels sur Malte, paradis fiscal au cœur de l’Europe. Toutes nos enquêtes et révélations sur les grands secrets d’une petite île.

    Lire le dossier :

    https://www.mediapart.fr/journal/economie/dossier/dossier-malte-un-paradis-fiscal-au-coeur-de-leurope

    Source : Fabrice Arfi, Mediapart

  10. J’aime que nos dictateurs européens parlent sans langue de bois. Au programme de Maros SEFCOVIC (slovaque), commissaire européen chargé des relations inter-institutionnelles et de l’administration (en 2010)
    -- La Commission européenne filtrera les pétitions des citoyens pour s’assurer que les initiatives « stupides », comme par exemple l’abolition de l’UE, soient bloquées
    -- Discuter de la création d’un registre commun des lobbies entre l’exécutif de l’UE et le Parlement européen.

    https://www.euractiv.fr/section/affaires-publiques/news/le-commissaire-europeen-promet-de-bloquer-les-petitions-stupides/

    Source : euractiv.fr

  11. Un prix nobel de médecine accuse : « guérir des maladies n’est pas rentable pour les laboratoires »

    « Le prix Nobel britannique de médecine, Richard J. Roberts, a accusé les grands laboratoires pharmaceutiques de faire passer leurs intérêts économiques avant la santé des personnes, en détenant le progrès scientifique dans le traitement des maladies car la guérison n’est pas rentable ».

    « Les médicaments qui guérissent ne sont pas rentables et ne sont donc pas développés par les laboratoires pharmaceutiques, qui parallèlement développent des médicaments qui chronicisent les maladies et qui doivent être consommés de manière ininterrompue », Roberts a déclaré dans une interview au magazine «PijamaSurf».

    Certains médicaments qui pourraient guérir entièrement une maladie ne sont pas développés. Cela est-il normal que l’industrie de la santé soit régie par les mêmes valeurs et principes que le marché capitaliste, lesquels ressemblent beaucoup à ceux de la mafia? », demande le prix Nobel 1993 de médecine. (ndlr: ça fait du bien d’entendre ça de la part d’un prix Nobel de médecine).

    Le savant et chercheur accuse les labos d’oublier de servir le peuple et de s’occuper uniquement de la rentabilité économique. «J’ai vu comment, dans certains cas des chercheurs qui dépendaient de fonds privés auraient pu découvrir des médicaments très efficaces qui auraient pu complètement venir à bout de certaines maladies », a t-il expliqué.

    Il ajoute que les entreprises cessent d’enquêter, car « Les compagnies pharmaceutiques sont davantage intéressées à votre porte-monnaie qu’à votre santé, c’est pourquoi les recherches, tout à coup, sont déviées vers la découverte de médicaments qui ne guérissent pas, mais qui rendent les maladies chroniques permettant aux malades de constater des améliorations qui disparaissent dès lors que l’on cesse de prendre le médicament ».

    En ce qui concerne les raisons pour lesquelles les hommes politiques n’interviennent pas, Roberts affirme que «dans notre système, les politiciens ne sont que des employés des gros capitaux qui investissent ce qui est nécessaire pour assurer la victoire à leurs poulains, et s’ils ne sortent pas vainqueurs, ils achètent les élus « . (Ndlr: Tout est dit, Obama nous en a donné un bon exemple avec Monsanto) ».

    A noter après quelques recherches que cet article ressemble beaucoup à un autre accordé en 2007 au journal La Vanguardia et qui apportent plus de précisions sur les manipulations des labos concernant les médicaments.

    Pour l’anecdote, Russia Today a publié également un sondage en bas de son article. Avez-vous confiance en l’industrie pharmaceutique? 86,9% des internautes ont répondu que non, comme ça c’est clair ! »

    http://www.zejournal.mobi/index.php/news/show_detail/11772/

    • Oui cela fait plaisir aux yeux ! Quand on parle médecine, je ne peux m’empêcher de me rappeler le témoignage capital de l’immense Dr Gernez, père fondateur de la théorie cellulaire moderne (il a quand même balayé par son génie plusieurs décennies de bêtises, dont on ne comble pas la perte sèche en matière de recherche). Dans un entretien le Dr Gernez nous livre plusieurs bombes comme celle que ordre est donné d’en haut de ne pas cautionner les avancées dans la recherche contre le cancer sinon cela ferait vivre les retraités 7 ans de plus (si je n’ai pas encore Alzheimer ) et bien sûr cela aurait un coût désastreux.

      https://www.youtube.com/watch?v=9bUAtj6AAo0

      Il faut également écouter cette ancienne ministre de la santé finlandaise Rauni-Leena Luukanen-Kilde qui dénonce activement la dangerosité des vaccins ainsi que son caractère rentable.

      https://www.youtube.com/watch?v=S-vvoaZgdTE

      La partie sur l’élimination consciente de la population est à prendre ou à laisser, mais des dizaines et des dizaines preuves vont dans ce sens et venant de la part de nos élites, cela ne serait même pas étonnant. Quand on réfléchit comme eux, il faut bien éliminer ces salauds de pauvres, et a minima, s’arranger pour que la retraite sonne le glas. Monstrueux.

      Amicalement,
      Sébastien

  12. Zbigniew Brzezinski vient de mourir.

    Cette ordure était le plus important théoricien de notre époque.

    Ce fumier était le théoricien du « tittytainment ».

    Rappel, pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le « tittytainment » :

    Du 27 septembre 1995 au 1er octobre 1995, à San Francisco, le grand hôtel Fairmont accueille 500 membres de l’élite mondiale : chefs d’Etat, hommes politiques, dirigeants d’entreprises multinationales, universitaires, chercheurs, etc.

    Cette réunion du Fairmont se déroule dans le cadre de la fondation de Mikhaïl Gorbatchev. Elle a une grande importance historique. Elle fait intervenir George Bush père, George Schultz, Margaret Thatcher, Ted Turner de l’entreprise CNN, John Gage de l’entreprise Sun Microsystems, des dizaines d’autres personnalités de tous les continents … et bien sûr l’incontournable Zbigniew Brzezinski. Elle a pour thème « l’avenir du travail ».

    Lisez cet extrait :

    « L’avenir, les pragmatiques du Fairmont le résument en une fraction et un concept : « Deux dixièmes » et « tittytainment ».

    Dans le siècle à venir, deux dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale. « On n’aura pas besoin de plus de main d’œuvre », estime le magnat Washington Sycip. Un cinquième des demandeurs d’emploi suffira à produire toutes les marchandises et à fournir les prestations de services de haute valeur que peut s’offrir la société mondiale. Ces deux dixièmes de la population participeront ainsi activement à la vie, aux revenus et à la consommation – dans quelque pays que ce soit. Il est possible que ce chiffre s’élève encore d’un ou deux pour cent, admettent les débatteurs, par exemple en y ajoutant les héritiers fortunés.

    Mais pour le reste ? Peut-on envisager que 80 % des personnes souhaitant travailler se retrouvent sans emploi ? « Il est sûr, dit l’auteur américain Jeremy Rifkin, qui a écrit le livre La Fin du travail, que les 80 % restants vont avoir des problèmes considérables. » Le manager de Sun, John Gage, reprend la parole et cite le directeur de son entreprise, Scott McNealy : à l’avenir, dit-il, la question sera « to have lunch or be lunch » : avoir à manger ou être dévoré.

    Cet aréopage de haut niveau qui était censé travailler sur « l’avenir du travail » se consacre ensuite exclusivement à ceux qui n’en auront plus. Les participants en sont convaincus : parmi ces innombrables nouveaux chômeurs répartis dans le monde entier, on trouvera des dizaines de millions de personnes qui, jusqu’ici, avaient plus d’accointances avec la vie quotidienne confortable des environs de la baie de San Francisco qu’avec la lutte quotidienne pour le survie à laquelle doivent se livrer les titulaires d’emplois précaires. C’est un nouvel ordre social que l’on dessine au Fairmont, un univers de pays riches sans classe moyenne digne de ce nom – et personne n’y apporte de démenti.

    L’expression « tittytainment », proposée par ce vieux grognard de Zbigniew Brzezinski, fait en revanche carrière. Ce natif de Pologne a été quatre années durant conseiller pour la Sécurité nationale auprès du président américain Jimmy Carter. Depuis, il se consacre aux questions géostratégiques. Tittytainment, selon Brzezinski, est une combinaison des mots entertainment et tits, le terme d’argot américain pour désigner les seins. Brzezinski pense moins au sexe, en l’occurrence, qu’au lait qui coule de la poitrine d’une mère qui allaite. Un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait selon lui de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète. »

    Source :

    Hans-Peter Martin, Harald Schumann, « Le piège de la mondialisation », Solin Actes Sud, page 12.

  13. Natacha Polony -- Le dîner du Siècle -- Le Groupe Bilderberg

  14. Natacha Polony -entretien avec Philippe Bilger

  15. Vladimir Boukovsky, dissident soviétique, nous rappelle les similitudes entre le fonctionnement de l’URSS et celui de l’U.E et conclut par cette phrase choc :
    « I’ve lived in your future, and it didn’t work » (J’ai vécu votre futur et ça n’a pas marché).

  16. Jacques Racine

    « Président jupitérien » (sic)

    « […] Sous le règne de Saturne, et dans les premières années de celui de Jupiter, ces hommes étaient jugés vivants par des juges vivants, qui prononçaient sur leur sort le jour même qu’ils devaient mourir. Aussi ces jugements se rendaient-ils mal. C’est pourquoi Pluton et les gardiens des îles fortunées étant allés trouver Jupiter lui dirent qu’on lui envoyait des hommes qui ne méritaient ni les récompenses, ni les châtiments qu’on leur avait assignés. Je ferai cesser cette injustice, répondit Jupiter. Ce qui fait que les jugements se rendent mal aujourd’hui, c’est qu’on juge les hommes tout vêtus; car on les juge lorsqu’ils sont encore en vie. […] »

    http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/platon/enfers.htm

  17. Manchester… Qui sont les stratèges de la terreur globale ? Réponse à Michel Drac -- par JM Vernochet et Youseff Hindi

  18. « La démocratie », selon Pierre Desproges
    en 1975
    « Chroniques de la haine ordinaire » (1).

    « Est-il en notre temps rien de plus odieux, de plus désespérant, de plus scandaleux que de ne pas croire en la démocratie?

    Et pourtant. Pourtant.

    Moi-même, quand on me demande: «Êtes-vous démocrate?», je me tâte. Attitude révélatrice, dans la mesure où, face à la gravité de ce genre de question, la décence voudrait que l’on cessât plutôt de se tâter. Un ami royaliste me faisait récemment remarquer que la démocratie était la pire des dictatures parce qu’elle est la dictature exercée par le plus grand nombre sur la minorité. Réfléchissez une seconde: ce n’est pas idiot. Pensez-y avant de reprendre inconsidérément la Bastille. Alors que, en monarchie absolue, la loi du prince refuse cette attitude discriminatoire, puisqu’elle est la même pour les pour et pour les contre. Vous me direz que cela ne justifie pas qu’on aille dépoussiérer les bâtards d’Orléans ou ramasser les débris de Bourbon pour les poser sur le trône de France avec la couronne au front, le sceptre à la main et la plume où vous voudrez, je ne sais pas faire les bouquets.

    « A mort le foot », par Pierre Desproges

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    Mais convenez avec moi que ce mépris constitutionnel des minorités qui caractérise les régimes démocratiques peut surprendre le penseur humaniste qui sommeille chez tout cochon régicide. D’autant plus que, paradoxe, les intellectuels démocrates les plus sincères n’ont souvent plus d’autre but, quand ils font partie de la majorité élue, que d’essayer d’appartenir à une minorité.

    Dans les milieux dits artistiques, où le souci que j’ai de refaire mes toitures me pousse encore trop souvent à sucer des joues dans des cocktails suintants de faux amour, on rencontre des brassées de démocrates militants qui préféreraient crever plutôt que d’être plus de douze à avoir compris le dernier Godard. Et qui méprisent suprêmement le troupeau de leurs électeurs qui se pressent aux belmonderies boulevardières. Parce que c’est ça aussi, la démocratie. C’est la victoire de Belmondo sur Fellini. C’est aussi l’obligation, pour ceux qui n’aiment pas ça, de subir à longueur d’antenne le football et les embrassades poilues de ces cro-magnons décérébrés qu’on a vus s’éclater de rire sur le charnier de leurs supporters.

    La démocratie, c’est aussi la loi du Top 50 et des marnas gloussantes reconverties en dondons tisanières. La démocratie, c’est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser ou les batailleurs de chez Polac, ou n’importe quoi d’autre qu’on puisse soupçonner d’intelligence, sont reportés à la minuit pour que la majorité puisse s’émerveiller dès 20h30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d’un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permis de conduire.

    « Non aux jeunes », par Pierre Desproges

    Cela dit, en cherchant bien, on finit par trouver au régime démocratique quelques avantages sur les seuls autres régimes qui lui font victorieusement concurrence dans le monde, ceux si semblables de la schlag en bottes noires ou du goulag rouge étoilé. D’abord, dans l’un comme dans l’autre, au lieu de vous agacer tous les soirs entre les oreilles, je fermerais ma gueule en attendant la soupe dans ma cellule aseptisée. Et puis, dans l’un comme dans l’autre, chez les drapeaux rouges comme chez les chemises noires, les chefs eux-mêmes ont rarement le droit de sortir tout seuls le soir pour aller au cinéma, bras dessus, bras dessous avec la femme qu’ils aiment.

    Les chefs des drapeaux rouges et les chefs des chemises noires ne vont qu’au pas cinglant de leurs bottes guerrières, le torse pris dans un corset de fer à l’épreuve de l’amour et des balles. Ils vont, tragiques et le flingue sur le cœur. Ils vont, métalliques et la peur au ventre, vers les palais blindés où s’ordonnent leurs lois de glace. Ils marchent droits sous leurs casquettes, leurs yeux durs sous verre fumé, cernés de vingt gorilles pare-chocs qui surveillent les toits pour repérer la mort. Mais la mort n’est pas pour les chefs des drapeaux rouges ni pour les chefs des chemises noires. La mort n’est pas aux fenêtres des rideaux de fer. Elle a trop peur.

    La mort est sur Stockholm. Elle signe, d’un trait rouge sur la neige blanche, son aveu d’impuissance à tuer la liberté des hommes qui vont au cinéma, tout seuls, bras dessus, bras dessous, avec la femme qu’ils aiment jusqu’à ce que mort s’ensuive.

    Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver. »

    ©Seuil
    http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20080416.BIB1151/chroniques-de-la-haine-ordinaire-la-democratie.html

  19. À propos de nos dernières expériences vécues du faux « suffrage universel » et du système de domination parlementaire, une bonne synthèse de Bruno Guigue :

    Avec les compliments du Cac40, de l’OTAN et de la Françafrique

    https://www.legrandsoir.info/avec-les-compliments-du-cac40-de-l-otan-et-de-la-francafrique.html

  20. La rage raciste de l’extrême droite vénézuélienne

    « On croyait avoir tout vu de la part de l’extrême droite vénézuélienne (rhabillée en « combattante de la démocratie » par les médias français) : formation par les paramilitaires colombiens, terrorisme, attentats à l’explosif, destructions de centres de santé et de maternités, sous-traitance de violences par la pègre, utilisation d’enfants-mercenaires, assassinats et tortures (1).

    Hé bien non. On peut toujours faire mieux dans la barbarie. Avoir la peau trop foncée n’est pas conseillé si on veut participer aux manifestations des fils des beaux quartiers d’Altamira ou de Chacao (Est de Caracas): on peut être pris pour un « chaviste infiltré » (2).

    Ces photos et cette vidéo montrent un des manifestants éloigner ses comparses pour mettre le feu à Orlando Jose Figuera (21 ans) après l’avoir tabassé, jeté au sol et aspergé de combustible. Ces faits ont eu lieu le 20 mai 2017. Images déconseillées aux âmes sensibles. »

    Source : VENEZUELA INFOS

    https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/24/la-rage-raciste-de-lextreme-droite-venezuelienne/

    Signalée par Olivier Berruyer, dans la (toujours passionnante et importante) REVUE DE PRESSE DE Les-Crises
    http://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-04062017/

  21. VENEZUELA: TOUT COMPRENDRE SUR L’INFLATION ET LES PÉNURIES

     
    Dans deux récents articles nous avons étudié comment « Le Monde » d’avril et mai 2017 a fait passer une insurrection de l’extrême droite au Venezuela pour une « révolte populaire » et imputé à ce qu’il appelle un « régime » les assassinats commis par la droite (1). Ce média use de ce procédé depuis le début des tentatives de déstabilisation en 2013. Le mensonge corollaire, tout aussi gros, que propage « Le Monde » à l’unisson de la Sainte Alliance médiatique, c’est la « crise-humanitaire-comme-faillite-de-la révolution-bolivarienne ».

    La méthode est simple : faire passer les effets pour les causes. Les images de files d’attente interminables, de rayons vides dans les supermarchés, de manque de médicaments, d’inflation galopante, de marché noir endémique… qui servent à la droite locale et internationale de justification à une intervention extérieure ne sont pas, en effet, la « faillite d’un modèle socialiste » mais la conséquence d’une guerre ouverte du secteur privé – 80 % de l’économie – contre la révolution bolivarienne. Une déstabilisation sociale, économique et politique savamment orchestrée que le Chili de Salvador Allende a subie en 1973, et face à laquelle le Président Nicolas Maduro a décrété l’état d’urgence économique en mai 2016, comme le prévoit la Constitution.

    A rebours de l’effet-pour-la-cause et des « décryptages » superficiels repris en boucle par les médias occidentaux, nous proposons une synthèse de l’analyse détaillée sur les causes des difficultés économiques et sociales auxquelles le Venezuela Bolivarien est confronté depuis 2003, réalisée par Pasqualina Curcio Curcio, professeure de sciences économiques à l’Université Simon Bolivar, et publiée dans un document intitulé « Pénuries et inflation au Venezuela » (20/12/2015). Précisons que depuis cette publication, la tendance est à l’amélioration progressive de l’approvisionnement, bien que les prix des denrées restent élevés. Cette hausse constante des prix par le secteur privé est contrée de diverses manières par le gouvernement : par la hausse à répétition du salaire minimum légal, un effort de productivité nationale dans l’agriculture et la distribution massive d’aliments hautement subventionnés aux secteurs populaires à travers le réseau national des CLAP (Comités Locaux d’Approvisionnement et de Production).

    L’économiste Pascualina Curcio Curcio

    LES PENURIES AU VENEZUELA : MYTHES ET REALITE

    Pasqualina Curcio Curcio

    Pour le dire simplement, la théorie économique admet qu’une pénurie survient lorsque l’offre se contracte et n’arrive plus à faire face à la demande ou bien lorsque la demande augmente mais l’offre n’arrive pas à suivre ou pire encore lorsqu’on observe simultanément une contraction de l’offre et une augmentation de la demande.

    Une contraction de l’offre au Venezuela ?

    En théorie, une contraction de l’offre peut s’expliquer tant par une baisse de la production nationale que par une baisse des importations des biens que l’économie nationale n’est pas en mesure de produire ; les deux facteurs peuvent là encore se combiner. Les pénuries recensées au Venezuela peuvent-elles s’expliquer par ces facteurs ?

    Entre 2003 et 2013, le pays connaît une période de croissance économique et de baisse du taux de chômage (passant de 18% à 8%).

    On ne peut en outre établir aucun lien de corrélation entre l’évolution du PIB et le niveau de pénuries puisqu’à titre d’exemple, on observe une forte hausse des pénuries sur la période 2006-2007 bien que la production augmentait sur cette même période et, au contraire, on note une diminution des pénuries entre 2008 et 2011 alors même que la production chutait (période de récession mondiale). Les pénuries étant principalement alimentaires, on ne peut cependant établir aucun lien empirique entre Produit Intérieur Brut Agricole et le niveau de pénurie puisque le PIBA est soit à la hausse soit stable sur la période observée.

    A ce stade, on peut donc dire que ce n’est pas une chute de la production vénézuélienne qui explique les pénuries qui affligent le peuple et l’économie du Venezuela. Les causes de ces pénuries seraient donc peut-être à chercher du côté des importations… Le Venezuela n’ayant pas encore atteint l’autosuffisance dans de nombreux domaines, il importe un grand nombre de biens et services. Mais là encore, l’indice des importations exprimé en dollars US est en forte augmentation entre 2003 et 2013 et aucun lien de corrélation ne peut être établi avec le niveau de pénurie. Par exemple, entre 2006 et 2007, on observe une hausse de 25% de l’indice de pénurie concomitante avec une hausse de 39% des importations ! Entre 2008 et 2009, une forte chute des importations coïncide en revanche avec une baisse des pénuries…

    Concernant les produits alimentaires importés, on obtient un résultat surprenant d’un point de vue théorique : on enregistre au même moment une augmentation des pénuries et une augmentation des importations de produits alimentaires (exprimés en dollars US) et lorsque les importations baissent, les pénuries baissent ! Les pénuries des produits tant alimentaires que non-alimentaires ne sont donc pas non plus liées à une baisse des importations !

    Étant données ses caractéristiques de pays mono-exportateur de pétrole, l’octroi de devises étrangères de la part de l’État au secteur privé importateur est une nécessité.

    Une partie de l’opposition vénézuélienne reproche au gouvernement vénézuélien de ne pas mettre à disposition assez de devises étrangères aux entreprises privées importatrices. Or, entre 2003 et 2013, c’est une augmentation de plus de 440% du nombre de devises étrangères mises à disposition par l’État.

    Sur l’ensemble de la période étudiée (2003-2013) et en dépit de la forte diminution entre 2009 et 2010 (récession mondiale), la mise à disposition de devises étrangères au secteur privé n’a jamais été inférieure à son niveau de 2004. Il est important de le relever puisque 2004 correspond à l’année où l’on enregistre le niveau de pénurie le plus bas sur l’ensemble de la période 2003-2013 !

    Les pénuries n’ont donc pas grand-chose à voir non plus avec une mise à disposition insuffisante de devises étrangères au secteur privé importateur de la part de l’État.

    A ce stade, voici ce que l’on observe :

    – Les niveaux de production mesurés par le PIB et le PIBA, ont augmenté en moyenne de 75% et 25% respectivement entre 2003 et 2013 ;

    – Le total des importations exprimées en dollars US et, plus spécifiquement, les importations de denrées alimentaires ont augmenté en moyenne d’un peu moins de 390% et d’un peu plus de 570% respectivement entre 2003 et 2013 ;

    – Le nombre de devises étrangères attribuées au secteur privé importateur a augmenté en moyenne d’un peu plus de 440% entre 2003 et 2013 ;

    – L’indice de pénurie, quant à lui, a pourtant augmenté en moyenne de 38% sur la même période.

    Ce n’est donc pas du côté de la contraction de l’offre que l’on peut expliquer les problèmes de pénurie auxquels le monde du travail vénézuélien est confronté.

    Une explosion de la demande que l’offre n’arrive pas à juguler ?

    L’autre piste à étudier est donc l’hypothèse d’une explosion de la demande que l’offre ne serait pas en mesure de satisfaire. Il faudrait, pour confirmer cette hypothèse, vérifier une hausse de la consommation finale des ménages et de l’État plus forte que la hausse de la production et des importations. Nous observons bien une hausse de la consommation tant intermédiaire que finale entre 2003 et 2013 mais le taux de croissance moyen de l’indice de consommation reste toujours inférieur au taux de croissance moyen de la production et des importations.

    Mais même lors du pic de pénurie en 2006, la production et les importations augmentent plus vite que la consommation. Les pénuries ne trouvent manifestement pas leurs origines ici non plus.

    A ce stade, il n’est pas possible d’établir de lien entre le niveau de pénurie, le niveau de production et des importations et l’indice de consommation au Venezuela. La question demeure entière : comment se fait-il que les biens produits au Venezuela ou importés ne finissent pas dans les rayons des supermarchés vénézuéliens ? On comprend dès lors que les pénuries qu’endure un grand nombre de Vénézuéliens s’expliquent par d’autres facteurs.

    Accaparement, importations fantômes et contrebande : les vraies causes des pénuries

    Une analyse plus fine des importations au Venezuela nous montre très nettement une augmentation des importations exprimées en dollars US bien plus forte que l’augmentation des importations exprimées en kilogrammes bruts à partir de 2003. Entre 2003 et 2013, le Venezuela importe moins de biens et services malgré un plus grand nombre de devises étrangères mises à dispositions du secteur privé par l’État pour l’import.

    On observe d’ailleurs le même phénomène concernant les seules importations de denrées alimentaires…

    Si cet octroi croissant de devises étrangères au secteur privé importateur ne sert donc pas à importer davantage de biens et services et satisfaire la demande, où ces devises s’évaporent-elles ?

    Comme on l’a vu, le secteur privé importateur dispose de toujours plus de devises étrangères pour importer et qu’il importe toujours moins de biens et services, il est intéressant de confronter ce phénomène à l’évolution des stocks de numéraire et dépôts à l’étranger du secteur.

    On observe bien une augmentation de plus de 230% du stock de numéraire et dépôts détenus à l’étranger par le secteur privé vénézuélien entre 2003 et 2013.

    On comprend qu’une part croissante des devises étrangères accordées par l’État pour l’import est en réalité directement placée à l’étranger. On parle notamment d’importations « fantômes ». Fausses factures, transfert d’argent liquide non déclaré aux douanes et autres combines plus ou moins élaborées ne manquent pas. C’est une véritable fuite de capitaux !

    Mais le placement à l’étranger d’une partie des devises étrangères destinées à l’import ne peut expliquer pas à lui seul, les pénuries. Certains secteurs privés se livrent en effet à un véritable accaparement, c’est-à-dire qu’ils accumulent et stockent massivement des marchandises de même espèce en vue de provoquer leur raréfaction artificielle.

    D’ailleurs, les caractéristiques des biens pour lesquels on recense les principales pénuries ne trompent pas : les pénuries concernent principalement des biens et non des services ; Biens facilement stockables et non périssables : denrées alimentaires (pâtes, lait en poudre, sucres, …), produits d’hygiène personnel, produits d’hygiène, etc ; Biens de première nécessité pour les foyers (de nombreuses pénuries recensées parmi les 20 aliments les plus consommés par le Venezuela) et biens intermédiaires indispensables pour la production de biens et services (pièces de rechange, moteurs de voiture, etc.) ; Biens principalement produits, importés ou distribués par des monopoles et oligopoles privés : farine de maïs, farine de blé, sucre, huile, … Pénuries recensées principalement dans le commerce de détail : un restaurateur se procurera plus facilement de la farine de blé qu’un consommateur final.

    Les biens accaparés par ces oligopoles et monopoles privés sont ensuite déversés sur des marchés parallèles : marché noir local et surtout commerce de contrebande à la frontière avec la Colombie.

    Les pénuries ne sont donc pas le résultat d’un effondrement de la production nationale et/ou d’une baisse des importations consécutive à une baisse des devises étrangères accordées par l’État

    Les causes réelles des pénuries recensées au Venezuela sont donc dans l’ordre :

    – Importations « fantômes » : Diminution des importations malgré un octroi croissant de devises étrangères au secteur privé importateur qui place à l’étranger une part des devises attribuées pour l’import

    – Accaparement sélectif de biens de première nécessité

    Commerce de contrebande

    Les acteurs économiques qui se livrent à ce genre de pratiques frauduleuses poursuivent bien entendu des intérêts économiques puisqu’ils réalisent de juteux profits mais l’appât du gain n’est pas la motivation principale : ce sont des intérêts principalement politiques qui sont poursuivis. En effet, force est de constater que les pics de pénuries coïncident avec des événements politiques majeurs tels que des rendez-vous électoraux et des épisodes de forte tension politique : « coup d’état pétrolier » (2003), référendum constitutionnel (2007), campagne et élection présidentielles (2012-2013).

    Les biens qui sont l’objet de pénuries ne sont d’ailleurs pas choisis au hasard comme on l’a vu, il s’agit de produits de première nécessité : médicaments, aliments de base, pièces de rechange, produits d’hygiène…

    Cette déstabilisation socio-économique qui se traduit par une déstabilisation sociale, vise le monde du travail, cœur de l’électorat chaviste alors que les classes aisées sont épargnées (http://www.telesurtv.net/opinion/Ejecutivo-vasco-muestra-supermercados-de-la-clase-alta-en-Caracas-no-falta-nada-20160529-0004.html). Les manifestations les plus visibles de cette déstabilisation sont bien entendu les files d’attente à l’abord des supermarchés vénézuéliens à l’effet médiatique et psychologique dévastateur ; les images étant abondamment diffusées par les médias et les réseaux sociaux du monde entier.

    Toutes les composantes de l’opposition sont d’ailleurs mobilisées puisque les médias d’opposition tant locaux (majoritaires au Venezuela) qu’internationaux participent également à l’opération de déstabilisation en mettant en place de vastes campagnes médiatiques destinées à générer une psychose et une peur de manquer au sein de la population. A l’image de ce qui s’est passé en France lors de la grève des raffineries de pétrole contre la Loi « Travail » (mai 2015), certaines pénuries sont le résultat de pics de demande momentanés consécutifs à la psychose et la peur de manquer générées par les médias.

    Au Venezuela, ce sont notamment les couche-culotte et le lait en poudre qui en ont fait les frais. Ces pénuries très ciblées ne sont donc pas le résultat d’une soi-disant « faillite» du modèle économique vénézuélien. Ces pénuries sont l’instrument et le résultat d’opérations savamment orchestrées de déstabilisation économique et sociale motivés par des intérêts essentiellement politiques.

    LA MANIPULATION DE LA MONNAIE, LEVIER PRINCIPAL DE LA GUERRE ECONOMIQUE

    Dollar parallèle et inflation

    Le deuxième problème qui mine l’économie du pays est le taux d’inflation. L’indice des prix à la consommation révèle deux points d’inflexion en 2007 puis en 2012 pendant lesquels l’augmentation de l’indice des prix s’envole (prix de base 1997) :

    La théorie économique admet que l’indice des prix dépend du total de la demande : une augmentation de la demande a pour conséquence une inflation des prix. Les monétaristes retiennent, en revanche, que l’inflation dépend de la masse de liquidité monétaire en circulation : une plus grande masse de liquidité monétaire stimulera la demande surtout sur le court terme, ce qui engendrera une hausse des prix.

    Cependant, au Venezuela, la fixation des prix n’est pas simplement déterminée par le niveau de la demande et la masse des liquidités en circulation car il existe une variable additionnelle qui rentre en ligne de mire: le taux de change du marché « parallèle » des devises. Pasqualina Curcio-Curcio établit grâce à ses calculs que l’indice des prix est déterminé à hauteur de 70% par le dollar parallèle et par le niveau de la demande à hauteur de 30% seulement.

    Le taux de change parallèle sert donc non seulement de base de référence pour la fixation des prix du marché souterrain (ou « noir » si l’on préfère) mais également pour la fixation des prix dans l’économie « réelle » par un effet-en-chaîne : il suffit de quelques secteurs établissent leur prix en fonction du taux de change du dollar parallèle pour que l’ensemble des secteurs suivent le pas.

    Ce taux de change parallèle fait office de base de référence pour l’ensemble des agents économiques, y compris les agents économiques qui n’ont pas de pouvoir de marché et qui ne peuvent se constituer en monopole ou oligopole : petites entreprises, petites exploitations agriculteurs, petits commerçants, etc…

    Une manipulation délibérée de la monnaie

    Pasqualina Curio-Curio démontre que les critères de calcul du taux de change n’obéissent à aucune règle logique connue et que par conséquent, la valeur du dollar parallèle est tout à fait fictive. Le taux de change du dollar parallèle, publié quotidiennement sur internet, est fixé arbitrairement

    Cette fixation arbitraire du dollar parallèle correspond donc à une manipulation du taux de change de la monnaie qui constitue le principal levier de la guerre économique livrée au Venezuela. D’abord, l’inflation induite a pour conséquence directe une perte du pouvoir d’achat du monde du travail qui les contraint à une recomposition du panier des dépenses donnant la priorité aux biens de première nécessité, au transport et à la santé. L’effet en chaîne est la baisse de la demande des biens et services de « seconde nécessité », ce qui provoque une baisse de la production et une montée du chômage. Par ailleurs, le marché parallèle du dollar constitue une incitation aux « importations fantômes » avec les conséquences économiques et sociales que l’on sait : des pénuries source douloureuses pour la population. En effet, l’échange de devises sur le marché parallèle est plus rentable que l’importation de biens et services.

    Dès lors, un cercle vicieux entre inflation/pénurie /maximisation des profits du secteur importateur s’installe : le financement de la guerre économique revient moins cher aux importateurs et la guerre économique s’avère être pour eux une affaire plus juteuse que d’importer.

    Publié le 26 Mai 2017 par Bolivar Infos

    Traduction : Françoise Lopez

    _________________
    Notes :

    (1) Voir « Comment « Le Monde » invente « la répression » au Venezuela,https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/20/comment-le-monde-invente-la-repression-au-venezuela/

    et « Le Monde » lâché par la BBC : Stephen Sackur démasque la droite vénézuélienne et ses rêves de coup d’état,https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/25/le-monde-lache-par-la-bbc-la-droite-venezuelienne-revele-son-objectif-dun-coup-detat/

    URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-2ET

    Source : https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/29/venezuela-tout-comprendre-sur-linflation-et-les-penuries/

    Signalée par la REVUE DE PRESSE de les-crises.fr
    http://www.les-crises.fr/revue-de-presse-du-04062017/

  22. ‘Le Monde’ lâché par la BBC : Stephen Sackur démasque la droite vénézuélienne et ses rêves de coup d’État

    par Thierry DERONNE

    Dès les premiers jours de l’insurrection de la droite vénézuélienne, Paulo Paranagua (du journal français « Le Monde ») avait tenté de donner un visage humain aux « enfants de Pinochet ». Le 14 avril 2017, une interview complaisante nous campe Julio Borges, un des leaders de l’extrême droite, en sympathique combattant pour la démocratie qui ne rêve que d’ »élections libres » et, la main sur le cœur, jure ne pas vouloir de coup d’Etat.

    Un double mensonge pourtant facile à démonter. En ce qui concerne les élections, le Venezuela va vivre d’ici mars 2018 pas moins de trois scrutins majeurs : celui de l’Assemblée Constituante en juillet, celui des gouverneurs et parlements régionaux en décembre et last but not least, la présidentielle de mars 2018, sans assurance de victoire pour les chavistes. (1)

    Quant au serment de Julio Borges de ne pas vouloir de putsch, rappelons qu’il fut un des acteurs publics du coup d’État sanglant mené en avril 2002 contre le président Chavez, avec la complicité du MEDEF local et de militaires formés à la School of Americas. Un coup d’État déjoué en 48 heures par un soulèvement conjoint de la population et de militaires loyalistes. Dans les années qui ont suivi, Wikileaks a révélé les liens de Borges avec le Département d’Etat et le versement de millions de dollars à son parti à travers des ONG financées par les États-Unis au Venezuela. (2)

    Lire la suite :

    https://www.legrandsoir.info/le-monde-lache-par-la-bbc-stephen-sackur-demasque-la-droite-venezuelienne-et-ses-reves-de-coup-d-etat.html

    Source : Le Grand Soir, signalée dans (l’excellente) revue de presse d’Olivier Berruyer

  23. Natacha Polony « remerciée » Définitivement des médias, en voilà l’explication

    http://www.agoravox.tv/actualites/medias/article/natacha-polony-remerciee-73719

  24. VOILA POURQUOI NATACHA POLONY NE SERA PAS RECONDUITE EN SEPTEMBRE 2017 DANS LES MÉDIAS

    Interview Natacha Polony : Le journalisme et polony.tv. Hommage après son éviction d’europe 1 et PP.

  25. Blanquer à l’Éducation : révolution conservatrice ou poudre aux yeux ?
    http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/blanquer-a-l-education-revolution-73774

    Une révolution conservatrice à l’Éducation nationale ?

  26. Abonnez-vous à ce média libre : Polony TV


    https://polony.tv/

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