Plus de chèques en blanc aux élus : mettez en place le Référendum d’Initiative Citoyenne !

Une pétition proposée par Olivier Berruyer, sur les-crises.fr :
http://www.les-crises.fr/plus-de-cheques-en-blanc-aux-elus-mettez-en-place-le-referendum-dinitiative-citoyenne/

Aujourd’hui scandaleusement interdit au peuple par les politiciens, le RIC est pourtant un MINIMUM indispensable dans une « démocratie représentative » digne de ce nom
(alors que, bien sûr, le RIC ne servirait à rien dans une vraie démocratie — donc directe — où le peuple voterait lui-même toutes ses lois).

Mais, JAMAIS les professionnels de la politique ne nous donneront le RIC (le vrai), car ils sont en conflit d’intérêts dans le processus constituant : ils ont tous un intérêt personnel contraire à l’intérêt général : rester les seuls à détenir l’initiative des lois.

Donc, si la plèbe veut le RIC, et elle en a bien besoin, il faudra qu’elle apprenne à l’instituer elle-même.

Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.

Pas de démocratie sans citoyens constituants.

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Comme d’habitude, une pétition ne sert pas à influencer les professionnels de la politique, qui sont le plus souvent des menteurs professionnels, des voleurs de pouvoir et des ennemis du peuple, de la plus mauvaise foi qui soit dans le processus constituant, mais une pétition sert à lancer à la cantonade des cris de ralliement, entre nous, et à réveiller des endormis 🙂

———————

Et n’oubliez pas, tous les jours, d’inviter la constitution dans vos conversations : c’est en forgeant qu’on devient forgeron ; c’est en constituant qu’on devient citoyen.

Étienne.

—–

PS : demain, on élit un maître, au lieu de voter nos lois.

Demain soir, on réintègre notre cellule, dans la prison politique du parlementarisme, pour 5 ans d’exploitation renouvelée et aggravée.

Mais en élisant, on valide nous-mêmes le système de domination parlementaire (qui a engendré cette saloperie de « capitalisme », l’empire des grands marchands), certes sous la pression d’un chantage de plus en plus odieux, mais on le valide quand même.

Pas de démocratie sans tirage au sort.
Pas de démocratie sans citoyens constituants.

Essayez les ateliers constituants, vous verrez, c’est une façon adulte de faire de la politique, c’est enthousiasmant, c’est stimulant, c’est excitant, c’est valorisant, c’est énergisant ; jour après jour, on grandit : on ne demande rien à personne, on se hisse au rang de souverain, on s’habitue à penser en souverain, en adulte, au-dessus des représentants, on sort de l’enfance (de la parole interdite), on conteste l’hétéronomie que nous imposent les « élus », on apprend à assumer notre autonomie, on devient des adultes politiques.

La liberté ne se demande pas, elle se prend.

Si l’on veut un jour constituer, il faut dès aujourd’hui nous entraîner, personnellement, quotidiennement, courageusement.

Bon courage, bande de virus 🙂

Rappel, pour ceux qui ne savent pas (encore) très bien ce qu’est le référendum d’initiative populaire (RIC) 🙂

(Cette vidéo devrait bien intéresser tous les virus démocratiques 🙂 )

23 réponses à “Plus de chèques en blanc aux élus : mettez en place le Référendum d’Initiative Citoyenne !

  1. DEMOS KRATOS! Prenons le pouvoir ils ne sont rien face à nous. Même leurs pions en uniforme vont nous rejoindre. Française Francais n’ayez plus peur rejoignez le combat

  2. Un beau texte, de Julien Salingue, toujours d’actualité :

    « « S’abstenir ? Mais il y a des gens qui sont morts pour qu’on puisse voter ! »

    Ras-le-bol.

    Non, vous ne nous convaincrez pas d’aller aux urnes en nous répétant que « des gens sont morts pour avoir le droit de voter ».

    Parce que c’est très énervant, déjà, et surtout parce que c’est faux.

    Si, comme vous dites, « des gens sont morts », ce n’est pas pour avoir le « droit » d’éliminer le pire en votant pour le moins pire (qui prépare le pire), mais pour avoir le droit de vraiment choisir et de vraiment contrôler leurs représentants.
    La démocratie pour laquelle « des gens sont morts », ce n’est pas ce système piteux au sein duquel, par des processus de sélection économique, sociale et politique, une petite aristocratie dominée par des interchangeables confisque le pouvoir et échappe à tout contrôle entre deux élections, quitte à se renier scrutin après scrutin et promesse après promesse.

    La démocratie pour laquelle « des gens sont morts », ce n’est pas ce système piteux au sein duquel la représentation politique est devenue un métier exercé par des « professionnels » dont la préservation des intérêts matériels et symboliques acquis grâce à leur légitimation par les urnes est contradictoire avec la satisfaction des besoins et des aspirations du plus grand nombre.

    La démocratie pour laquelle « des gens sont morts », ce n’est pas ce système piteux au sein duquel celles et ceux qui veulent faire entendre leur voix et leurs idées pas seulement au sein des séquences et des structures électorales sont systématiquement renvoyé-e-s à leur « amateurisme », leur « manque de pragmatisme », leur « refus de prendre des responsabilités ».

    Si « des gens sont morts », c’est précisément parce qu’ils refusaient un système dans lequel la majorité était exclue du processus réel de prise de décision et qu’ils revendiquaient le droit d’être des sujets politiques à part entière.

    Le droit de vote était bien évidemment une de leurs exigences, en tant qu’outil pour choisir et contrôler. C’est évidemment un acquis à défendre contre les tentations autoritaires, voire à conquérir pour celles et ceux qui en sont privé-e-s. Mais ce n’est pas une fin en soi et il faut quand même être sacrément gonflé pour amalgamer « ces gens qui sont morts » et un système dans lequel la majorité ne se sent, à juste titre, ni écoutée, ni considérée, ni représentée.

    Alors vous qui convoquez honteusement la mémoire de celles et ceux qui ont eu le cran de faire ce que vous êtes incapables de faire – prendre des risques et refuser l’ordre établi –, notez ça dans un coin de votre tête : le droit de vote, c’est aussi le droit de voter si on veut, et quand on veut ; le droit de choisir, c’est aussi le droit de refuser d’être la caution des tragicomédies électorales en votant, par défaut, pour ceux qui en vivent.

    Et c’est surtout le droit de dire que ce système ne nous convient pas, que nous exigeons une démocratie réelle, avec entre autres de véritables mécanismes de contrôle et de révocation, des structures de démocratie directe dans les lieux de vie, dans les lieux de travail, dans les lieux d’études, une déprofessionnalisation de la politique, une rotation et un non-cumul des mandats… et bien d’autres choses, probablement beaucoup plus radicales, à inventer collectivement.
    Voilà pourquoi nous vous contestons le droit de vous présenter comme les légataires des « gens qui sont morts » pour la démocratie, un concept dont vous semblez avoir oublié le sens – si vous l’avez jamais su. Et voilà pourquoi, malgré votre indigne chantage, nous ne serons pas ces moutons qui, par crainte ou par résignation, font la queue pour aller à l’abattoir. »

    Julien Salingue, déc. 2015.

    https://www.facebook.com/julien.slng/posts/10206566710140975

    • Ce qu’il ne pense pas à dire, et qui est le plus important, c’est que « des gens sont mort pour » n’est en rien un argument. Des milliers de gens sont tout autant morts pour l’esclavage, la colonisation, etc : cela n’ajoute pas une once de légitimité à ces causes.

    • Bonjour !
      À pratiquer l’élection d’une façon aussi tordue , elle perdra toute crédibilité , ainsi que le vote et son pouvoir ! Le tout finira par disparaître .
      Le ras-le-bol des manipulations feront que les gens seront démissionnaires complètement ! Sachant que tout ce que l’on fait nous enrichit en expériences , les gens morts pour avoir obtenu ce droit , ne le seront pas pour rien ! (J’ aimerais bien , par ailleurs , voir leur tête , s’ils savaient ce qu’ils ont fait de leurs combats ! ) Un seul vote désormais est légitime , le référendum !
      Bonne semaine

  3. Condorcet pour le référendum d’initiative populaire :

    « Pour que la masse entière de la nation émette un vœu, faudra-t-il attendre que l’universalité de ses portions s’assemble spontanément, ou que les représentants du peuple convoquent ses assemblées ? La tranquillité publique serait-elle assurée si, dans le cas où une inquiétude vive agiterait une portion notable de citoyens, il leur fallait, ou déterminer cette convocation, ou produire un mouvement général dans toutes les autres portions ?

    Ne serait-il pas plus simple d’établir que telle portion de citoyens, qui aurait déjà un moyen légal d’émettre son vœu, pourrait exiger la convocation nationale ; qu’une portion plus petite pourrait également obtenir, sous une forme régulière, l’émission de ce vœu pour une convocation, en sorte qu’il ne pût exister une réunion un peu considérable de citoyens, qui n’eût l’espérance et le moyen légal de consulter le peuple entier, si elle le croyait nécessaire ? »

    Condorcet, De la nature des pouvoirs politiques dans une nation libre, Œuvres, tome 10, page 610.

  4. Titre VIII -- De la Censure du Peuple sur les Actes de la Représentation Nationale,
    et du Droit de Pétition

    Article premier
    Lorsqu’un Citoyen croira utile ou nécessaire d’exciter la surveillance des Représentants du Peuple sur des actes de Constitution, de Législation ou d’administration générale, de provoquer la réforme d’une loi existante ou la promulgation d’une loi nouvelle, il aura le droit de requérir le bureau de son Assemblée primaire, de la convoquer au jour de dimanche le plus prochain, pour délibérer sur sa proposition.

    Condorcet, Projet de constitution Girondine, 15 février 1793

    http://fr.wikisource.org/wiki/Projet_de_constitution_Girondine

  5. Belle et convainquante démonstration…

    Pourquoi voter Marine le Pen et faire barrage à Macron ?

    https://www.youtube.com/watch?v=R5MaEtc2XtM&feature=iv&src_vid=dZW2cD57Uow&annotation_id=video%3Af1492f82-d6ab-4519-9f32-45bee3deaaeb

  6. Nigel Farage soutient Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan

    https://www.youtube.com/watch?v=UIbb4zZs7Ok

  7. [1906] Le criminel, c’est l’Electeur !
    Par Albert Libertad

    http://www.les-crises.fr/1906-le-criminel-cest-lelecteur-par-albert-libertad/

    C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

    Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

    Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.

    Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?

    Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, – par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, – par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?

    Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

    Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !

    Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

    Tu élabores tout et tu ne possèdes rien ? Tout est par toi et tu n’es rien.

    Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.

    Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?

    Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes [sic]. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, – et que tu nous imposes par ton imbécillité.

    C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton drapeau.

    Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

    Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

    Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

    Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action [sic].

    Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement du pourras vivre pleinement.

    LE CRIMINEL, c’est l’Electeur !
    Albert Libertad

  8. Créé par Olivier Berruyer
    12 avr 2017

    L’émission censurée par LCI, sur Macron et Le Pen

    https://www.les-crises.fr/video-lemission-censuree-par-macron-sur-lci/

    • De passage Le 12 avril 2017 à 04h39
      “Macron à Marseille, mais je vois quoi ? ”

      Et moi, que vois-je autour de Macron ?

      Je vois des socialistes (Valls, Le Drian),
      je vois des communistes (Hue),
      je vois des umpistes (Estrosi),
      Je vois des centristes (Bayrou, Lagarde),
      je vois des escrologistes (de Rugy, Cohn-bandit),
      je vois des gauchistes et des “journalistes”,
      je vois des arrivistes, … mais je vois quoi ? je vois quouuuaaaa ?

      Je vois surtout, tous les fossoyeurs de la France, européistes dans l’âme, qui se sont assis allègrement sur le vote démocratique de leurs citoyens, et qui ont vendu ce pays à une oligarchie non élue par le suffrage universel dont le crédo est : “Pas de choix démocratique contre les traités européens”
      Qu’en pense celui qui ne craint personne, euh .. je veux dire degun ?

      http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/02/31001-20150202ARTFIG00405-du-traite-constitutionnel-a-syriza-l-europe-contre-les-peuples.php

  9. Préparez-vous aux législatives…

    https://legislatives.upr.fr/

    Asselineau réagit à la victoire de Micron

  10. http://www.agoravox.fr/IMG/jpg/La_Freud_electorale_1_.jpg

    « Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien » (Edmund Burke, 1729-1797)
    « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. » (Albert Einstein, 1879-1955)
    « Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants, mais l’indifférence des bons. » (Martin Luther King, 1929-1968)
    « Il a toujours existé, dans toutes les sociétés, sur cette Terre des gens atteints de déviances psychologiques. Leur style de vie inclut une forme de prédation sur la créativité économique de la société, parce que leur propre créativité est en général en dessous de la moyenne. Quiconque se branche sur ce système de parasitisme organisé perd graduellement toute capacité de travail légal. » (Andrzej Lobaczewski, 2006, La ponérologie politique : Étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques, p. 298)

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-ponerologie-politique-etude-de-192843

  11. Vous avez aimé le Decodex? Vous allez adorer les algorithmes de la censure

    par ROBERT PARRY

    La lutte contre la désinformation est en marche. Le New York Times a récemment consacré un long article aux diverses entreprises lancées pour purger Internet des fake news. Aux manettes de ces outils du futur, les médias traditionnels, Facebook, Google et même l’Otan. Pensée unique et intelligence artificielle. Le cocktail risque de détonner, nous avertir Robert Parry. (IGA)

    Lire la suite :

    http://www.investigaction.net/vous-avez-aime-le-decodex-vous-allez-adorer-les-algorithmes-de-la-censure/

  12. Le gros coup de gueule du porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière :

  13. Déjà, dès le soir du 1er tour, les banquiers ne se tenaient plus de joie.

    Dès le soir du 1er tour, pour fêter la victoire d’Emmanuel Macron, trois banquiers de la banque Rothschild étaient au premier rang.

    Lisez cet article du Canard Enchaîné :

    Macron et ses groupies de la banque Rothschild.

    Dimanche 23 avril, deux associés gérants de la banque d’affaires Rothschild, avec lesquels Emmanuel Macron a travaillé durant près de quatre ans (de septembre 2008 à mai 2012), se pressent au premier rang du QG du Parc des expositions, porte de Versailles, pour filmer avec leurs téléphones portables l’arrivée du vainqueur du premier tour.

    Accompagné de Laurent Baril, star des fusions-acquisitions de la banque d’affaires, Olivier Pécoux, co-président du comité exécutif du groupe Rothschild & Co, est un brin gêné d’être repéré par une journaliste du Canard Enchaîné.

    « Je suis ici incognito », insiste le bras droit de David de Rothschild, alors qu’il fait partie des récidivistes. Le 13 juillet 2016, Olivier Pécoux avait déjà assisté au premier meeting parisien d’Emmanuel Macron.

    Ce 23 avril, Baril et Pécoux retrouvent un ancien camarade de la maison Rothschild : Lionel Zinsou, ex-conseiller de Laurent Fabius à Matignon et ex-premier Ministre du Bénin.

    Les trois banquiers s’émerveillent à l’idée que Macron, qu’ils ont connu « bébé », puisse l’emporter. Il serait le second Rothschild, après Georges Pompidou, à gravir sous la Ve République les marches de l’Elysée.

    L’Histoire – et les vraies gens – en marche …

    Source : Le Canard Enchaîné, mercredi 26 avril, page 2.

    Rappel :

    Jean Lemierre, le patron de la banque BNP Paribas, était pour Macron.

    Frédéric Oudéa, le patron de la banque Société Générale, était pour Macron.

    François Pérol, le patron de la banque Banque Populaire -- Caisse d’Epargne, était pour Macron.

    Dominique Lefebvre, le patron de la banque Crédit Agricole, était pour Macron.

    Bernard Arnault, le patron de LVMH, était pour Macron.

    Jean-Paul Agon, le patron de L’Oréal, était pour Macron.

    Martin Bouygues, le patron de Bouygues, était pour Macron.

    Serge Dassault, le patron de Dassault, était pour Macron.

    Arnaud Lagardère, le patron de Lagardère, était pour Macron.

    Tous les banquiers, tous les grands patrons du CAC 40 était pour Macron.

    En plus de tous ces collabos, la grande patronne de l’Union Européenne Angela Merkel était pour Macron.

    La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué dans un entretien à des journaux allemands qu’elle souhaitait l’élection du candidat centriste Emmanuel Macron en France, qui serait un « président fort ».

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/28/97001-20170428FILWWW00322-merkel-confiante-que-macron-sera-un-president-fort-s-il-est-elu.php

  14. Ping : [Démocratie directe, l’exemple suisse] La Landsgemeinde, mieux que les médias sociaux (par Wolf Linder) | Blog du Plan C

  15. Emmanuel Macron l’a annoncé, il prévoit d’utiliser la voie des ordonnances pour faire passer sa réforme du droit du travail:
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0212055868786-la-methode-macron-des-ordonnances-un-nouveau-49-3-2085156.php#xtor=RSS37

    Et ça se dit anti-système… anti-démocratique oui !
    J’aimerais voir la tête d’un anti-système qui a voté pour lui par conviction…François hollande ? 😉

  16. [scandale absolu -- haute trahison] Les renseignements français cèdent à l’américain Palantir la surveillance du web


    Alex Karp, cofondateur et DG de Palantir. L’entreprise a signé un contrat avec la DGSI en France. REUTERS/Mike Blake

    « La DGSI n’a pas les moyens d’analyser l’ensemble des données récoltées par le biais de ses systèmes de surveillance. Elle va déléguer à Palantir, cofondée par un membre du cabinet Trump, le traitement de ces données.

    Il n’est pas suffisant de voter des tas de lois antiterroristes et renseignement imposant la surveillances des réseaux télécoms. La quantité de données amassée par ces grandes oreilles numériques est énorme, et il faut par la suite pouvoir les traiter.

    Or, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s’est rendue compte qu’elle ne possédait pas les moyens suffisants pour le faire. Paris-Match a révélé que l’agence française avait signé un contrat avec la firme américaine Palantir, pour la seconder dans ses missions d’anti-terrorisme.

    Une solution financée par la CIA

    Palantir, société très secrète basée dans la Silicon Valley, financée à son lancement par la CIA et qui serait valorisée aujourd’hui 20 milliards de dollars, est spécialisée dans l’analyse big data et travaille pour des clients tels que le FBI et la NSA. Elle aurait, dit-on, contribué à localiser Ben Laden en 2011.

    D’après les services, la France n’a pas eu le choix, et dû faire appel aux services d’une entreprise étrangère. “Ils sont les seuls à disposer de cette technologie qui nous est nécessaire”, explique à Paris Match un agent de la lutte antiterroriste. “Avec Palantir, les services US vont disposer d’une fenêtre grande ouverte sur des informations sensibles et notre lutte antiterroriste. C’est un moindre mal, mais il ne faut pas être dupe”.

    “Des problèmes de souveraineté nationale”

    Des informations tellement sensibles qu’en février dernier, alors interrogé par L’Express, le ministère de l’Intérieur indiquait: “utiliser une solution américaine, de surcroît financée par la CIA, pose des problèmes de souveraineté nationale”.

    Le problème se pose avec d’autant plus d’acuité que l’un des co-fondateurs de Palantir est Peter Thiel, seul soutien notable de Donald Trump dans la Silicon Valley, désormais membre du cabinet du président élu.

    Source : L’Express, 09/12/2016″

    —————————————————-

    Commentaire lu sur les-crises.fr :

    « Je suis peut-être débile mais derrière le sabir pseudo-opérationnel je ne vois rien d’autre (mais absolument rien d’autre) qu’une trahison bien grosse et bien grasse qui mériterait la geôle pour réponse. Ce ne peut être QUE cela, de la trahison, tellement le principe en lui même est stupide !

    Quel est l’intérêt de collecter des milliards de données si on ne peut les analyser sois même? Autant les laisser dans la nature. Ou bien les collecter et accepter de n’en faire qu’un traitement partiel et peut être inutile et trop tardif. Le temps d’investir dans la recherche. Mais ça! Une verrue commerciale de la CIA (palentir) peut le faire? Alors qu’ils se chargent eux même de collecter les données et de nous espionner.

    J’imagine l’orgasme collectif dans quelque direction américaine:” Et ils vont nous filer eux même les données? Ouiiii. Et ils vont payer en plus! Sacrés français.”

    Sacré young leader surtout. Allo il y a des patriotes à la dgsi?

    Je suis prêt à vivre dans la peur des attentats et qu’on me dise que la dgsi n’avait pas eu les moyens de recouper ou d’extraire des infos, mais ça c’est une logique qui me dépasse. »

    Lire l’article et tous les commentaires :
    http://www.les-crises.fr/les-renseignements-francais-cedent-a-lamericain-palantir-la-surveillance-du-web/
    Source : Olivier Berruyer

  17. Aude Lancelin :

    « Eh bien voilà, nous y sommes. A en croire l’éditorial stupéfiant du « Monde », Emmanuel Macron a été mieux élu que le Général de Gaulle en personne, et que tous les présidents de la Vème République réunis. Quel homme! Quel prodige! Seul détail: c’est face à Marine Le Pen que Macron a obtenu le score de 66%, grâce à des électeurs culpabilisés, pour certains terrorisés, menacés par l’ensemble des médias de se rendre coupables du retour aux affaires du chancelier Hitler en personne, s’ils persistaient à renâcler ou à s’abstenir.

    « La belle affaire! », se permet aujourd’hui d’écrire le quotidien. « Comme si la victoire de François Mitterrand en 1981 ne résultait pas, pour une bonne part, du rejet de Giscard d’Estaing. Et tout autant celle de François Hollande face à Nicolas Sarkozy en 2012. »

    Le voilà hélas, le fond de la pensée des éditocrates qui hier encore appelaient la main sur le coeur à « faire barrage ». Un doigt d’honneur à tous ceux qui, de bonne foi, ont cru secourir leur pays dimanche dernier. Il n’aura pas fallu attendre plus de trois jours pour lire un aveu pareil. » AL

    [Lire l’article de L’Immonde (vendu aux ultrariches et qui nous tirera par les cheveux dans les sales guerres illégales voulues par l’OTAN). ÉC] :
    Editorial : l’étrange procès en légitimité fait à Emmanuel Macron
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/10/l-etrange-proces-fait-a-emmanuel-macron_5125432_3232.html

  18. Emmanuel Macron, un garçon en or

    https://www.politis.fr/articles/2017/04/emmanuel-macron-un-garcon-en-or-36682/

    Derrière l’apparence du renouveau, le candidat d’En Marche ! est le produit d’une longue tradition technocratique française. Et son succès précoce révèle une profonde crise de régime.

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    Emmanuel est philosophe et mélomane, « il joue très bien au football », « aime les gens »et doit tout à sa grand-mère maternelle, enseignante dans les Pyrénées. Voilà le portrait parfaitement maîtrisé qui a accompagné l’éclosion du « phénomène Macron ». Mais, derrière ce mythe, se cache un pur produit de la technocratie française, au cœur des plus hautes fonctions de l’État depuis dix ans.

    Fils d’un neurologue et d’une médecin-conseil de la Sécurité sociale, élevé à Amiens chez les jésuites – au lycée de la Providence –, Emmanuel Macron rejoint Paris pour passer son bac au lycée Henri-IV et entre à l’ENA après un DEA de philo et un diplôme de Science Po. Charmeur, « brillant », insomniaque et opportuniste, il sort 5e de la prestigieuse école et choisit d’être affecté à l’inspection des finances pour « être en prise avec les décisions politico-administratives », expliquait-il en 2010 dans la Revue de Sciences Po.

    L’inspection générale des finances est un corps à part, composé d’une petite élite d’énarques. Elle constitue la filière royale vers la politique, comme l’ont montré Alain Juppé, Valéry Giscard d’Estaing, Michel Rocard ou encore François Asselineau. Cette caste chargée de surveiller les finances et de conseiller les décideurs, y compris à l’étranger, jouit d’une grande autonomie et d’un accès aux informations fiscales des entreprises. « Cela fait d’eux des gens puissants, bien entourés et très informés », résume Nicolas Framont, sociologue des élites [1].

    À l’ENA, Emmanuel Macron appartient à la turbulente promotion Senghor : diplômée trois ans avant l’élection de Nicolas Sarkozy, elle a osé pointer les archaïsmes de l’école. La directrice marketing d’Axa, des gérants des banques BPCE ou Rothschild, le conseiller en communication de François Hollande, Gaspard Gantzer, et « une vingtaine de directeurs de cabinet, de sous-directeurs et de conseillers en sont issus », écrit Mathieu Larnaudie dans Vanity Fair. L’apparition de la « comète Macron » n’a donc rien d’impromptu. « Il est un produit du virage technocratique »,observe Nicolas Framont.

    La montée en puissance de ces technocrates n’est pas sans conséquences sur les politiques conduites. C’est l’idéologie gestionnaire à laquelle énarques et hauts fonctionnaires sont biberonnés qui s’impose avec eux – et, sous couvert de neutralité technique, consacre une politique néolibérale.

    Emmanuel Macron a d’ailleurs longtemps méprisé le suffrage universel – « être élu est un cursus d’un ancien temps », clamait-il en septembre 2015 – et il souhaite renforcer le pouvoir des technocrates. C’est dans son programme : réduction à trois mois du travail législatif du Parlement (hors loi de finances), procédure accélérée pour tous les textes de loi ou encore réforme du code du travail par ordonnance. « Comme si la politique se réduisait à la résolution de problèmes techniques dont les solutions n’engagent ni partis pris ni rapports de force, analyse Paul Lagneau-Ymonet, sociologue à Paris-Dauphine_. Cette approche dépolitisée est dangereuse, dans la mesure où elle fait comme s’il n’y avait pas des intérêts divergents. »_

    Retour en 2007. Contrairement à certains camarades de promo, Emmanuel Macron décline les avances de Nicolas Sarkozy. Après avoir soutenu Jean-Pierre Chevènement en 2002, il vient d’adhérer au Parti socialiste et choisit l’entourage de François Hollande, à une époque où les experts de son acabit se pressent plutôt autour de Dominique Strauss-Kahn. Le lien s’établit par l’entremise de Jean-Pierre Jouyet, son chef à l’inspection générale des finances, meilleur ami de François Hollande, quoique débauché par Nicolas Sarkozy.

    Ses fonctions d’inspecteur des finances conduisent toutefois Emmanuel Macron à piloter, comme rapporteur général adjoint, la commission Attali installée par Nicolas Sarkozy en août 2007. C’est dans ce cénacle « non partisan » – mais ultralibéral – que commence véritablement la carrière du « Zlatan Ibrahimovic de la politique », selon les mots du député Christophe Castaner (Marianne, avril 2017). Car ses préconisations donnent le la du mandat sarkozyste : réduction des cotisations sociales et hausse de la TVA, autonomie et financement privé des universités, réforme de la représentativité syndicale, création de la rupture conventionnelle, ouverture du marché de la téléphonie mobile à un 4e opérateur…

    Emmanuel Macron s’affiche au dîner du Siècle et avec les Gracques, ce groupe de pression libéral fondé en 2007 par Jean-Pierre Jouyet, Denis Olivennes (Lagardère), Matthieu Pigasse (banque Lazard et groupe Le Monde) et d’autres pour appeler à une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou. Puis l’énarque se tourne vers la banque, grâce aux membres de la commission Attali, dont Serge Weinberg, président du groupe pharmaceutique Sanofi. Entré chez Rothschild dix jours avant la chute de Lehman Brothers, il devient rapidement associé-gérant. Son métier consiste à vendre des conseils pour des opérations de fusion ou d’acquisition, qui se chiffrent en milliards d’euros et souvent en dizaines de destructions d’emplois.

    Pour ces énormes « deals », il faut de l’entregent. Les connexions politiques d’Emmanuel Macron sont un atout majeur : « Les banquiers d’affaires sont tous des menteurs », confesse l’intéressé à Challenges. « D’une certaine manière on est comme une prostituée. Le boulot, c’est de séduire », lâche-t-il encore au Wall Street Journal. La société des rédacteurs du Monde ne le contredira pas. En 2010, en pleine opération de rachat du groupe, le jeune loup leur propose des conseils « bénévoles » au nom de « la liberté de la presse ». Ils finissent par découvrir ses liens étroits avec Alain Minc et le groupe espagnol Prisa, qui préparent une offre de rachat concurrente avec Claude Perdriel et Orange [2].

    Le « Mozart de la finance » est nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée en 2012. Ce qui n’a rien d’extraordinaire : les allers-retours du milieu des affaires vers les plus hautes fonctions politiques sont incessants. Notamment chez les inspecteurs des finances, qui partent avant 35 ans « pantoufler » dans le privé pour un salaire multiplié par 10.

    Dans ses nouvelles fonctions à l’Élysée, Emmanuel Macron sera d’une influence considérable. Il est le cerveau du CICE et du pacte de responsabilité (baisse des cotisations patronales de 40 milliards), qu’il reconnaîtra deux ans plus tard être « un échec ». Il parvient aussi à phagocyter la loi de séparation entre banques de prêt et d’investissement, mesure emblématique de la « guerre à la finance » que le candidat Hollande entendait mener.

    « Insolent », « peu discret », « impudent et imprudent », Emmanuel Macron quitte l’Élysée au moment du virage droitier de 2014 pour créer une société de conseil. Mais, deux mois après son départ de l’Élysée, il est propulsé au ministère de l’Économie, en remplacement d’Arnaud Montebourg, et entre enfin dans la lumière.

    Moins de deux ans plus tard, il fonde En Marche ! pour se lancer dans la course à l’Élysée. Pour la première fois, un produit de la technocratie franchit le pas. Jusqu’alors, les « garçons hors norme [3] », comme Jean-Pierre Jouyet, Jacques Attali, Alain Minc et consorts, restaient sagement dans l’ombre des « fiefards ». L’affaiblissement moral des partis politiques a libéré de la place.

    Une telle chevauchée solitaire n’aurait toutefois pas été possible sans la fortune personnelle du candidat et le solide réseau qu’il s’est constitué. De « simples notables de parti », comme Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg, « sont dans l’obligation de rester proches du PS, dont les structures permettent de rendre possible leur candidature », analyse Nicolas Framont.

    « La fusée Macron » s’est surtout entourée d’un clan. En l’occurrence, des figures du « capitalisme français montant », remarque Nicolas Framont. Notamment dans les « french tech », ces start-up du numérique domiciliées à Londres pour la plupart, et auprès des milliardaires des télécoms, « très dérégulationnistes », estime le sociologue. Emmanuel Macron ne cache d’ailleurs pas son admiration pour la politique menée par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, et reproche même à Nicolas Sarkozy d’avoir seulement « mimé » le thatchérisme : « Il n’a pas touché aux droits sociaux et il a augmenté la dépense publique ! », tacle-t-il en septembre 2015.

    La liste des soutiens d’Emmanuel Macron démontre également l’existence d’un « conflit d’intérêts de classe » – qui n’a certes rien d’illégal. À commencer par son bras droit Bernard Mourad, en charge des relations avec les sphères économiques et ancien président de la branche médias d’Altice SFR-Numéricable (Libération, L’Express, BFM, et RMC, etc.). Ce renfort de poids, proche à la fois de Xavier Niel (Free) et de Patrick Drahi (SFR), ressemble à un renvoi d’ascenseur. Dès son arrivée à Bercy, Emmanuel Macron autorisait en effet la fusion entre SFR et Numéricable, refusée jusqu’alors par Arnaud Montebourg en raison des pratiques d’évasion fiscale de Patrick Dahi.

    Le candidat d’En Marche ! serait également proche de Xavier Niel, dont la compagne, Delphine Arnault (fille de Bernard Arnault), est amie avec Brigitte Macron, qu’elle a entièrement « relookée » [4]. Le groupe LVMH, propriété du papa, prête à Brigitte Macron des robes Vuitton pour ses apparitions publiques. Enfin, le candidat est soutenu par l’ex-président de la filiale américaine de LVMH, Renaud Dutreil, par ailleurs ancien ministre chiraquien. Il a organisé une levée de fonds pour Emmanuel Macron à New York.

    En Marche ! a dû se séparer de son conseiller santé, Jean-Jacques Mourad, lobbyiste pour les laboratoires Servier, mais conserve parmi ses délégués nationaux la cofondatrice du groupe agroalimentaire Holder, Françoise Holder, propriétaire des boulangeries Paul et de la marque Ladurée. On trouve enfin, en charge de la collecte de fonds, l’ancien dirigeant de la branche « gestion d’actifs » de BNP Paribas, Christian Dargnat.

    Ces connexions ont permis à Emmanuel Macron de récolter 9,3 millions d’euros de dons, au rythme effréné de ses dîners avec de riches parrains : du jamais vu pour un candidat sans parti. Elles font également de lui « le relais » et « la porte d’entrée » des grandes entreprises à l’Élysée, comme s’en félicitait en 2012 dans Challenges Stéphane Richard, le PDG de France Télécom. Et dire que le candidat affirme vouloir guérir la « maladie du corporatisme »

    Emmanuel Macron a également su s’entourer des meilleurs communicants, qui s’évertuent à flouter son étiquette de parfait technocrate, avec la complicité parfois grossière des médias. Gendre idéal au « charisme incroyable » (Marianne), « épris de poésie et de littérature »(Challenges), Emmanuel Macron narre sa relation épistolaire avec Paul Ricœur, pour qui il a travaillé comme archiviste lorsqu’il avait vingt ans. Même son mariage avec Brigitte, de vingt-quatre ans son aînée, est convoqué pour vanter son équilibre et sa stature de bon père de famille recomposée.

    Dans l’euphorie de sa nomination à Bercy, à l’été 2014, l’élégant M. Macron a pourtant eu du mal à dissimuler un certain mépris de classe. Lorsqu’il s’enquiert du sort des salariées de l’abattoir breton de Gad, « qui sont, pour beaucoup, illettrées » ; ou quand il s’inquiète que les jeunes de Stains retournent « dealer ou tenir les murs » en cas d’interdiction d’Uber, la plateforme qui exploite les « chauffeurs privés ».

    Ce raisonnement de classe transparaît également dans le programme du candidat à la présidentielle, lorsqu’il veut réduire l’ISF, baisser (encore) les cotisations sociales des entreprises ou annuler les lois de régulation financière élaborées en 2008 après la crise. Car, on l’oublierait presque, mais le jeune prodige de la politique a bel est bien un programme. Et il entend bien l’appliquer en ayant, cette fois, les coudées franches. La démocratie française, affirme-t-il dansLe 1 en juillet 2016, « comporte toujours une forme d’incomplétude […]. Cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort ». Nous voilà prévenus.

    ERWAN MANAC’H
    PUBLIÉ LE 12 AVRIL 2017

    Source : Politis.fr, https://www.politis.fr/articles/2017/04/emmanuel-macron-un-garcon-en-or-36682/


    [1] Auteur du livre Les Candidats du système. Sociologie du conflit d’intérêts en politique, Le Bord de l’eau, 2017.

    [2] « Comment Macron m’a séduit puis trahi », Streetpress, 10 février 2017.

    [3] Selon les mots de François Villeroy de Galhau, n° 3 de BNP Paribas et ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn, dans Marianne.

    [4] Selon Solveig Godeluck et Emmanuel Paquette, auteurs de Xavier Niel, la voie du pirate, First, 2016.

  19. Finance : la Commission européenne veut assouplir les règles sur les produits dérivés

    La Commission européenne veut assouplir les règles portant sur la vente des « dérivés », ces produits financiers parfois très complexes dont certains sont à l’origine de la crise de 2007-2008. Il s’agit de revenir sur certaines des mesures contraignantes qui avaient été prises en 2012 pour limiter les risques, avec l’adoption du règlement sur les infrastructures de marché européennes (EMIR – European Market Infrastructure Regulation).

    Mais, au fait, qu’est-ce qu’un dérivé ? Voici la définition (tranquillisante) proposée par les services de la Commission : « un contrat financier lié à la valeur ou à la situation future du sous-jacent auquel il se réfère (par exemple, l’évolution de taux d’intérêt ou du cours d’une monnaie). Les instruments dérivés redistribuent les risques et peuvent être utilisés aussi bien pour se couvrir contre des risques objectifs qu’à des fins spéculatives. La plupart des contrats dérivés ne sont pas échangés en bourse mais négociés sur une base privée entre deux contreparties (de gré à gré). »

    Le projet de déréglementation s’appuie sur ce dernier point. La Commission européenne argue ainsi : « Fin juin 2016, l’encours notionnel des dérivés de gré à gré à l’échelle mondiale s’élevait à 544 mille milliards de dollars, ce qui correspond à 89 % de l’ensemble du marché des dérivés ». L’exécutif européen affirme avoir « réalisé une évaluation approfondie d’EMIR qui a mis en évidence la nécessité d’éliminer les coûts et contraintes disproportionnés pesant sur les petites entreprises et de simplifier les règles sans compromettre la stabilité financière. »

    Lire la suite :
    https://ruptures-presse.fr/actu/commission-europeenne-regles-produits-derives-finance/
    Source : Ruptures Presse

  20. Benoît Soete

    Le référendum d’initiative citoyenne fait partie du programme « l’avenir en commun », ainsi que le référendum révocatoire, le droit de vote à 16 ans, le congé républicain, le référendum obligatoire pour modifier la constitution, entre autres.
    La convocation d’une constituante en est également un point central, et malgré vos critiques, le tirage au sort pourrait faire partie du processus, même si les modalités ne sont pas définies à l’avance mais soumises à référendum :
    « Convoquer un référendum (article 11 de la Constitution) pour engager le processus constituant (modalités de la composition de l’Assemblée constituante — mode de scrutin, parité, tirage au sort et incompatibilités ; modalités de la délibération ; association des citoyens aux travaux…) »
    L’investiture des candidats aux législatives est la plus démocratique de toutes, il n’y a qu’à comparez la soi disant représentation de la société civile des candidats « en marche » à celle des insoumis, qui a intégré des retraités, des chômeurs, des précaires, des intellectuels, des lanceurs d’alertes et des citoyens comme vous et moi.
    De toute ma vie, c’est le seul programme de cette envergure qu’il m’ait été donné de soutenir (je parle librement et en mon seul nom), depuis ma prise de conscience en 2005, qu’on éveillé en moi deux hommes, Etienne Chouard et Mélenchon.
    Pourquoi ne pas défendre davantage ce programme et faire entrer en force des insoumis au parlement ?

    Amicalement,
    Benoît

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