La devise des riches : « Je ne crains pas le ‘suffrage universel’ : les gens voteront comme on leur dira. »

On y a encore cru. Ça marche à tous les coups.
Et on a encore perdu. Ça marche à tous les coups.

La devise des riches : « Je ne crains pas le ‘suffrage universel’ : les gens voteront comme on leur dira. »

Le faux « suffrage universel » (l’élection-de-maîtres-parmi-des-candidats-qu’on-peut-aider) donne — et donnera toujours — le pouvoir à ceux qui ont le plus de moyens d’aider. C’est logique et imparable.

Si la plèbe veut participer aux décisions politiques, et se défendre ainsi elle-même contre les intrigues des puissants du moment, il lui faut une constitution digne de ce nom, qui institue un suffrage universel digne de ce nom et des responsables politiques dignes de ce nom.

Or, seuls les simples citoyens sont capables de rédiger — puis de protéger — une vraie constitution.
Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.
Pas de démocratie sans citoyens constituants.
Il faut commencer par le commencement.
Rien de bon ne viendra de l’élection.
Organisez vous-mêmes vos ateliers constituants.

Bon courage à tous.

Étienne.

PS : rappel :

« C’est une erreur de penser que les politiques sont impuissants, ou incapables, ou ne comprennent pas… comme si, en faisant comme ça, ils servaient l’intérêt général, et effectivement, pour servir l’intérêt général, ils ne sont pas bons.

Par contre, si l’on renverse la perspective, en comprenant que finalement, ces gens-là servent les intérêts de ceux qui les ont fait élire, et qui sont les 1% les plus riches de la population, à ce moment là, ce n’est pas du tout une catastrophe, mais c’est une réussite formidable, tout se passe comme prévu [ils sont très compétents, ils font leur job] : la sécurité sociale est détricotée, le chômage se porte à merveille ce qui permet de tenailler les salaires, d’avoir des bas salaires et donc des hauts profits…

Donc, tout se passe bien, en fait, du point de vue des 1% qui se gavent comme jamais… Les banques qui devraient être en prison pour faillite frauduleuse, leurs patrons se font mieux payer que jamais (!) et arrivent maintenant au gouvernement des différents pays (!)… Je trouve que la situation n’est pas du tout catastrophique pour ceux qui financent les campagnes électorales des élus, et là, je trouve que de ce point de vue, c’est logique : Hollande sert les intérêts de ceux qui l’ont fait élire, en le faisant passer à la télé, dans les journaux…

Pourquoi une banque achète « Libération » ?!
Pourquoi une banque achète « Le Monde » ?!
Pourquoi une banque achète… pourquoi le Crédit Mutuel achète le quart de la presse quotidienne régionale ?

C’est pour gagner les élections ! Et ensuite, les élus rendent des comptes à ceux qui les ont fait élire.

Le problème, c’est que nos élus ne doivent rien aux électeurs : que vous votiez, ou pas, si c’est pas vous ça sera un autre ; ceux qui vont voter de façon décisive, ce sont ceux qui regardent la télévision, qui ne sont pas politisés. Il faut que les candidats passent beaucoup à la télévision : si vous regardez les curseurs, c’est incroyable, la similitude qui y a entre les courbes des passages à la télé, et des résultats aux élections. Il suffit donc de monter les curseurs de la visibilité médiatique des challengers à 10% à 15 % : ça va donner l’impression de la pluralité [et faire croire aux militants qu’ils peuvent gagner]… et puis les deux « grands partis », qui ont la même politique de droite dure, qui s’appellent « droite » et « gauche » mais qui en fait ont la même politique — pour les industriels et les banquiers, pour les multinationales en fait —, vous les mettez à un curseur plus haut et ils vont gagner, ils vont être « élus », peu importe lequel des deux, ils vont faire la même politique.

Alors évidement, les gens sont gentils, ils croient les candidats au moment des campagnes électorales… mais c’est notre gentillesse qui fait la déception, après.

Mais [on devrait commencer à comprendre] après 200 ans d’échec du « suffrage universel », qui permet aux riches d’acheter le pouvoir politique [et d’imposer leurs lois], depuis qu’ils écrivent les constitutions, ces gens-là ont mis en place un système, d’abord censitaire (là, au moins, c’était clair), ensuite « universel » quand ils se sont aperçu (depuis très tôt, depuis le début du 19ème siècle), Tocqueville disait très tôt :

« Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira »

et ça fonctionne, ça fonctionne très bien !

Non, le fait de désigner des maîtres au lieu de voter des lois est une imposture politique ; nous ne sommes pas en démocratie : en démocratie nous voterions nos lois, nous-mêmes.

« Un homme = une voix », c’est pour voter des lois, pas pour désigner des maîtres ! Le fait de nous imposer de désigner des maîtres est une supercherie !

Et ça donne un résultat ploutocratique, avec les riches qui dirigent, depuis plus de 200 ans.

Alors aujourd’hui, on arrive dans « une crise », parce que le capitalisme ne nous reverse plus suffisamment de salaires pour qu’on puisse acheter leur camelote, alors effectivement, ils prétendent que le système est « en crise »… « En crise »… comme si c’était un accident, mais ça n’est pas du tout un accident : les choses se passent comme d’habitude, avec une impuissance politique — vous avez raison [Monsieur Gauchet] sur l’impuissance politique, mais elle est *programmée* : il y a un endroit où il est écrit que le peuple n’a aucune puissance, ça s’appelle la constitution ! Le problème c’est que tout le monde s’en fout : nous nous foutons de la constitution => c’est bien fait pour nous… Ce n’est pas de la faute des affreux qui nous dirigent, c’est de notre faute : nous devrions écrire nous-mêmes notre constitution, dans laquelle nous prévoirions notre puissance :

– Le référendum d’initiative populaire
– des élections sans candidats ou
– des élections avec des primaires et avec l’impossibilité pour les condamnés de se représenter.

Notre impuissance vient de notre démission du processus constituant.

Et tant qu’on bavarde sur les représentants politiques — qui sont les représentants des riches —, on passe à coté de la cause de nos problèmes.

En recentrant la réflexion sur la cause de nos problèmes, en devenant tous des citoyens constituants, on arrivera à trouver des solutions. »

ÉC, septembre 2014.


PPS : Lisez « L’expérience Plébéienne. Une histoire discontinue de la liberté politique », de Martin Breaugh, c’est passionnant :


http://www.payot-rivages.net/livre_L-Experience-plebeienne-Martin-Breaugh_ean13_9782228902601.html

(Merci Ronald 😉 )


Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10155176953702317

106 réponses à “La devise des riches : « Je ne crains pas le ‘suffrage universel’ : les gens voteront comme on leur dira. »

  1. Du coup, je ne vois pas le bout du tunnel.

  2. ne soyons pas fatalistes au lendemain de cette désillusion. rien est implacable.
    certes, les adversaires oligarques sont bien armés pour maintenir leur domination, mais la pression monte et nous devons continuer d ‘oeuvrer pour un monde meilleur avec fermeté et humilité… par les urnes ou dans la rue!

  3. Et si le vote utile était de voter Le Pen…
    Cela perturberait les pronostics des Puissants, obligerait le FN à gouverner et montrer ses aspects les moins réjouissant, provoquerait un électro-choc dans la société, mettrait les Français au pied du mur…
    On vainc ses peurs en les affrontant ; en les évitant, on crée des phobies.

    • Vandecan Fernande

      Je pense que exactement comme vous !!!

    • « Cela perturberait les pronostics des Puissants, obligerait le FN à gouverner… »

      really ?
      OMG !

    • Tout à fait ! Les mettre au pied du mur permettra de régler le problème une bonne fois pour toutes ! Les puissants de rien arrêteront de nous faire chanter à leur guise devant le pire du pire qui semble être en plus leurs pratiques de maitres-chanteurs ! La loi punit les maitres-chanteurs !
      Je ne donnerais pas ma voix ( c’est bête , j’en ai qu’une ) pour éviter d’être complice avec tout ce qu’ils ont fait depuis l’Irak sous couvert de l’ otan , et aussi pour éviter la marine marchande !
      Abstentionniste donc je deviendrais ! Ras le bol !

    • Je pense aussi que le seul moyen d’en finir avec cet épouvantail qu’on nous agite depuis bien trop longtemps, c’est de le mettre au pouvoir; il se révèlera ainsi tel qu’il est : un leurre.

      François Asselineau a ce sujet en a fait une analyse très pertinente.
      Donc oui , le vote utile dans cette situation précise, c’est Marine…hélas.

      C’est en tous cas la décision que j’ai prise dès lundi matin, ce qui sera bien plus efficace que de s’abstenir, ou même voter blanc.
      Qui aurait dit qu’on en arriverait là ?

      Je vous salue et vous remercie Etienne pour l’incommensurable travail que vous avez fait et faites encore…

    • Marek Cohanda

      Le FN n’a pas vocation à gouverner, mais servir d’épouvantail , bien pratique pour légitimer un autre candidat pas forcément soutenu par le peuple , ça permet de faire élire le candidat désigné par la Finance , il suffit de mettre le FN en face et on crée de toute pièces le principe du « vote utile » . pour moi le FN n’a que ce rôle et il est bien utile à ceux qui décident .

  4. M. Chouard (inutile de publier mon commentaire), je vous écris par ce biais car je n’ai pas facebook et je ne sais ce qu’il s’y dit. Il y a déjà quelques vidéos vous reprochant votre prise de position pour Mélenchon et non pour Asselineau, et par là même certaines incohérences. Je pense que votre prise de position tout court (pour Pierre, Paul ou Jacques) a été malheureuse, maladroite, mal interprétée. Je sais que votre souhait le plus cher est que la Démocratie (la vraie) se porte elle-même, mais l’Homme est ainsi fait qu’il a besoin d’un leader pour porter ses convictions, et vous êtes un leader, et beaucoup (!) de personnes fondent leur espoir en vous. Je trouve pour ma part qu’après un travail époustouflant de votre part sur le nécessaire procès de l’élection, vous avez peut-être succombé un peu vite aux sirènes de la Constituante proposée par M.Mélenchon (dont je doute de la rectitude, contrairement à la vôtre). Je ne suis personne pour vous juger, vous qui m’avez ouvert les yeux comme à tant d’autres. Sachez que je vous soutiens de toutes mes forces autour de moi et sur internet, mais il faut se rendre à une évidence qui l’était après votre « procès de l’élection » et qui ne le fut plus pour certains après votre soutien à un candidat : il n’y a décidément rien à tirer de l’élection, l’oligarchie gagnera toujours sur ce terrain ! Cordialement.

    • D’accord avec vous, vous avez été trop vite, Etienne. Un manipulateur ne peut jamais tenir les chandelles au chevet de tous sans finir par se compromettre. Mais pour être honnête, vue la situation belge, un programme ne veut vraiment plus rien dire. Donc, même Asselineau est à prendre avec des pincettes… Il est un produit politique issu du système.

      Il n’y a pas d’alternative tant que les médias privés se permettent d’influencer le processus électoral… Tant que le sponsoring occulte de campagne existe… Tant que les partis existent… Tant que le hasard n’entre pas en jeu dans l’élection, alors qu’il fait partie du « choix », c’est son initiateur légitime.

      Nous allons donc vers le chaos, chers humains… N’oubliez jamais le paragraphe ci-dessus, après la troisième guerre mondiale, c’est à cela qu’il faudra penser et rien d’autre.

    • Comment sortir de là en votant Asselineau perdu vers 1 % des suffrages …,
      de même pour P.Poutou qui a tenu un discours intéressant ! Le courageux a dû s’entrainer grave pour réussir à dire tout son programme en si peu de temps ! Les mieux placés ont davantage réussi par expérience , traitrise , magouilles et compagnie ! Si on regarde bien les tableaux des sondés , seul Mélenchon n’avait à notre connaissance rien à se reprocher juridiquement ! C’est plutôt une preuve d’intégrité que d’avoir voulu voter pour lui avec une petite chance d’arriver au but !
      Il y a cinquante ans que je vote , j’ai participé à beaucoup de choses en matières d’élections , mais attraper une Maqueronite foudroyante comme celle-là , c’est du jamais vu ! Ça sent le coup fourré informatique ou même comptable Manuel …

  5. J’ai posté mon message un peu vite, je vous prie de m’excuser d’avoir remis cela sur le tapis. Le combat continue !

  6. sa date de 2014 ils n’ont pas bien avancé depuis

  7. Bonjour,
    Vous voulez dire par là que Jean Luc Mélenchon n’a pas été assez médiatisé ?

  8. Passionnant (rappel) :

    Éloge du mode de scrutin du « JUGEMEMENT MAJORITAIRE » :

  9. [Très intéressante aussi] [rappel aussi]
    Olivier Berruyer : Voir aussi cette vidéo d’Arte :

    “Ceux qui choisissent le système électoral déterminent l’heureux gagnant”

    • Bonjour Mr Chouard, je vous suis depuis un petit temps et je pense que ce mode de scrutin, également différent du jugement majoritaire, pourrait vous intéresser car il combine, en quelque sorte, élection et tirage au sort.

      https://youtu.be/wKimU8jy2a8

  10. Très important

    Éric Toussaint (CADTM) nous signale un incroyable Front anti-dette qui grandit dans les communes espagnoles, et que nous devrions soutenir, rejoindre et imiter :

  11. Ping : Devise des riches : « Je ne crains pas le ‘suffrage universel’ : les gens voteront comme on leur dira. » – Le Monde...

  12. Pourquoi François Asselineau a-t-il été balayé ?

    Parce que les électeurs français n’avaient PAS DU TOUT comme priorité le frexit, l’euro, les questions européennes.

    Nous (nous qui votons Asselineau), nous sommes complètement hors-sujet.

    Les questions européennes, les Français s’en foutent.

    Juste avant le vote, l’institut de sondage IPSOS a posé la question :

    Quels sont les thèmes qui compteront le plus dans votre choix de vote (pour le premier tour le 23 avril) ?

    Réponse :

    1- Le pouvoir d’achat arrive en tête.
    2- L’immigration est la deuxième priorité des Français.
    3- Le chômage
    4- Le terrorisme
    5- Les impôts et les taxes
    6- Les inégalités sociales
    7- L’insécurité
    8- Les retraites
    9- Le système de santé
    10- Les questions européennes

    C’est la page 12 :

    http://www.ipsos.fr/sites/default/files/doc_associe/sondage-ipsos_soprasteria_1er-tour-presidentielle-2017-comprendre-le-vote-des-francais.pdf

    • C’est précisément tout sauf hors-sujet. Le droit supranational prime le droit national.
      Or, ce droit supranational interdit aux Etats tout pouvoir d’action substantiel sur tous les sujets évoqués, du point 1 au point 9.

      Mais qu’à cela ne tienne. Gageons que nous sommes hors-sujet. Sur les points 1 à 10, spontanément, sans faire une recherche GOOGLE, sans réfléchir, associez à chacun des points une mesure concrète, détaillée, de Macron, de sorte que près de 25% des français aient pu y adhérer complétement. Si vous y arrivez, je vous tire mon chapeau.

      Merci pour votre travail Etienne de poser des jalons de conscience. C’est important que vous soyez là même si je commence à penser que l’Etat est irréformable. La classe dominante, quelle qu’elle soit, trouvera toujours le moyen de le véroler. Demain, ça sera peut-être en infiltrant les ateliers constituants pour en empêcher la radicalité.

      Des bisous

    • Je suis entièrement de votre avis. Cela m’a fait penser au système de santé: ne Jamais chercher ni soigner la cause, mais uniquement la conséquence!
      Dans les « miennes » de priorités, on pourrait quasi prendre la liste à l’envers; Tout ce qui importe sont les questions européennes ( sortie Euro ecc), qui engendreront des changements qui changeront l’état du pays.
      Par contre, si on se soucie uniquement de: sa fiche de paie, sa retraite, sa sécu, ses impôts, les étrangers…..on ne peut envisager une quelconque amélioration dans le pays. L’égocentrisme ne dit pas Nous mais uniquement Je Je Je.
      Très très déçue pour Asselineau; il m’a réconciliée avec la politique; je l’en remercie. Mais je ne regarde pas TF1, moi; ni sondages, médias….donc c’est peut-être pour Cela que je pense encore par moi- même!

  13. Ping : La devise des riches : « Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira  | «Olivier Demeulenaere – Regards sur l'économie

  14. Bonjour,

    Tout d’abord respect à M. Chouard, qui fait partie des gens qui m’ont éveillé politiquement lors du referendum de 2005, qui m’a permis de réfléchir à un point central de notre désir commun, la citoyenneté retrouvée.
    Ceci dit, votre position aujourd’hui, je la comprends beaucoup moins qu’avant, et encore moins les commentaires divers que je vois ici, je m’explique.
    Je ne comprends pas pourquoi s’arrêter au constat d’impuissance, même si l’analyse de départ est cohérente. Parmi les commentaires, des gens qui rebondissent sur de nouvelles divisions, entre partisans d’un candidat ou d’un autre ? Pourquoi ce constat défaitiste comme pour justifier et se satisfaire de l’impossibilité d’un changement. Valider la thèse que l’election…
    Pourquoi ne pas voir le côté positif des choses ?

    Une nouvelle gauche a émergé, elle vient de mettre à terre notre vieux parti socialiste et de faire naître un mouvement, les insoumis : première bonne nouvelle, même si tout est toujours à reconstruire.
    Une refondation/union de la gauche (la vraie) semble néanmoins désormais possible.
    Au delà de ce constat, les idées développées par la france insoumise (plus seulement Mélenchon) font leur chemin, elles ont bénéficié d’une mise en relief inédite, des centaines de milliers de personnes s’y sont intéressé, de plus ou moins près.
    Leur proposition centrale est justement la votre, celle d’une nouvelle constitution et d’un renouveau démocratique. M Chouard en parle d’ailleurs très bien, mais pour ma part, je pense que nous devons prendre d’assaut tous les moyens à notre disposition, qu’il s’agisse d’une pétition ou d’une élection. Des outils, nous en avons très peu.

    Un mouvement dont je viens d’apprendre l’existence, le M6R (certe lancé par Raquel Garido, membre du mouvement France Insoumise) a lancé une pétition pour la 6eme république proposant un texte de convocation de l’assemblée constituante. L’article 11 alinéa 3 de la Constitution de la 5e République permettant de soumettre à referendum une proposition de loi. Il nous faut pour cela le soutien d’un dixième du corps électoral (4.7 millions environ) et 185 parlementaires. Les parlementaires, ça tombe bien, on doit les élire bientôt, un atout de plus pour les réunir.
    4.7 millions de soutien à une pétition, c’est énorme, mais moi je relève le défi, je vais m’impliquer dans ce projet et faire signer autour de moi. La france insoumise ayant réuni 450 000 soutiens, cela fait moins de 10 signatures à réunir par soutien.
    Cette pétition devrait être relayée partout et par tous les gens ayant une réflexion aussi aboutie que la votre, et la bonne nouvelle, c’est que peu importe que l’on se sente proche de tel ou tel mouvement politique, ou abstentionniste militant, il suffit d’adhérer à une idée…

    Benoît

    • Pourquoi je n’ai pas voté Mélenchon : il suffit de lire sa profession de foi. Son article 1 parle de la constituante. Bien, mais les autres articles ne devraient être que du ressort de cette constituante. Or M.Mélenchon se permet de donner son avis sur juste après. Idem dans les medias.
      Alors qu’a-t-on ici, une constituante demi-molle ? Une démocratie flamby ?
      Si M.Mélenchon n’a pas confiance en son peuple, qu’il arrête de faire semblant, ou bien qu’il y aille franchement!
      J’aurais 1000 fois préféré que Guyot ait les signatures. J’ai personnellement trouvé qu’Asselineau était plus convaincant et honnête avec son référendum d’intiative populaire.
      D’ailleurs le RI est dans le programme de Le Pen. Quelqu’un va-t-il courir le risque de voter pour ça, et pour tout le reste ?

      • Bonjour,

        Asselineau vous a peut-être convaincu davantage, mais dans sa réponse aux questions du M6R, Monsieur Asselineau s’est positionné contre l’instauration d’une 6e République et a répondu non à cette question : « Êtes-vous favorable à l’élection d’une Assemblée constituante pour rédiger la nouvelle Constitution ? » Contrairement à d’autres ayant répondu (Poutou et Arthaud) Il n’a pas daigné préciser sa réponse (si par ex c’était le mot élection qui le rebutait…)

        https://www.m6r.fr/2017/04/candidats-a-presidentielle-repondent-mouvement-6e-republique/

        Pourquoi se limiter à la constituante ? Elle est le point central, nous sommes ici tous d’accord, mais vous conviendrez qu’il est pour le moment impossible de se faire élire sur ce seul point (et donc de faire aboutir ce point central).

        Une constituante demi molle, parce qu’elle est agrémentée de mesures d’urgence sociales, environnementales et démocratiques ?
        La majorité des électeurs ont encore besoin d’apprendre à réfléchir autrement, de s’ouvrir à une critique différente, et se bornent légitimement à rechercher des réponses à leur(s) urgence(s).

        Vous auriez préféré Guyot, mais quelle est donc la conclusion ?

        • « Vous auriez préféré Guyot, mais quelle est donc la conclusion ? »
          Contrairement à d’autres, je n’ai pas l’hypocrisie de répondre à cette question.
          Je ne vais pas vous cracher mon pessimisme par respect pour M.Chouard, ce n’est vraiment pas le lieu, mais il va falloir du temps pour s’en remettre.

          Amitiés à tous.

    • OUI
      MERCI Benoit
      DE CETTE BELLE INITIATIVE
      à laquelle je m’associe

      c’est cela qu’il nous faut : des millions de signatures (les députés suivront le mouvement).
      Au boulot !

  15. Content que le livre t’ai plu Etienne.

    Une des choses que montre ce premier tour, c’est qu’il n’y a pas pire erreur en politique que de prendre ses désirs pour des réalités. A l’heure actuelle, le « système » reste encore infiniment puissant dans ses capacités à imposer ce qu’il veut. Macron était complètement inconnu il y a deux ans, et aujourd’hui il va être choisi par la population pour être chef de l’État.
    Évidemment, on est sidéré quand on voit interroger les soutiens de Macron : « je vote pour lui parce qu’il est jeune et dynamique », « parce qu’il veut aller de l’avant », « parce qu’ il plaît aux femmes » (sic). C’est un problème sur lequel on ne pourra pas faire l’impasse mais qui reste négligé dans les cercles démocrates : beaucoup de gens sont très faciles à manipuler.
    On a aussi beaucoup glosé sur le rejet généralisé du régime actuel. Résultat : l’abstention reste dans les mêmes eaux que d’habitude, de même que le vote blanc, et il y a encore une majorité confortable qui soutient le pouvoir en place.

    Les pires sont à mon sens ceux qui se disent que l’élection a dû être truquée. Parce que Macron ne peut pas être si haut, ou Asselineau si bas, etc … Cela traduit seulement que soit ils sont incapables d’imaginer que tant de personnes ont un avis différent du leur, soit qu’il ne fréquentent que des gens qui leur ressemblent (les deux hypothèses sont bien malheureuses).

    Un dernier point : il ne faut pas dire qu’ « on n’est passé pas loin » comme si on pouvait faire l’équivalence « Mélenchon aurait fait 25 % = on vivrait dans un pays de cocagne ». Je pense qu’on peut dire que si Mélenchon avait été élu, l’oligarchie aurait eu plus de difficultés pour faire passer certain de ses projets. Mais il n’y a rien a attendre du régime parlementaire tant qu’il n’y a pas une masse significative de citoyens critiques, et on en est encore loin. Quant à dire « France insoumise = démocratie », ça me fait bien rire : je trouve incroyable que dans la consultation (qui n’est qu’informative sur les opinions des membres) sur les intentions de vote au second tour, il y a l’option « Je vote Macron », « Je m’abstiens », « Je vote blanc ou nul », mais pas « Je vote Le Pen » ! :
    http://www.liberation.fr/direct/element/la-consultation-des-militants-de-la-france-insoumise-a-commence_62578/
    C’est pire que ce que peuvent faire les pouvoirs totalitaires. Par exemple, pour le référendum de 2005, qui n’a été lui aussi finalement que consultatif, on avait tout de même des bulletins « Non » dans les bureau de vote. Celui qui ne voit pas là que l’appareil de la France Insoumise est tenu par des gens qui haïssent la démocratie, il ne le verra jamais.

    • Bonjour ,
      je pense effectivement que cette élection pourrait bien avoir été truquée .
      Pourquoi ?
      Au regard du passé , de ce que nous vivons et de ce qui reste à venir , je ne pense pas être dans l’exagération , sachant qu’ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour réussir leurs projets …..!
      Il est vrai , la preuve en est et ça me gêne que beaucoup d’électeurs ne soient pas du même avis que le mien ! Et si je dois être pire pour cette raison , eh bien soit !
      Ce qui est certain , c’est que je ne donnerais plus ma voix , ni ma signature pour installer mes enfants dans le même malheur !
      Merci de reconnaitre que J.L.Mélenchon a fait une remarquable campagne , perso je pense qu’uns fois au pouvoir , il aurait fait grincer certains rateliers , tout en permettant au moins une approche incitatrice à rejoindre une constituante ! Un outil qui aurait pu réveiller un bon nombre d’entre nous , d’où l’inquiétude dont je parle plus haut !
      Je suis d’accord avec le fait qu’on ne doit pas appeler à voter pour un (e) candidat (e) . C’est de la dictature et cette pratique est réservée à l’élection ! Bonne semaine

  16. Ronald
    Vous devez parler sous le coup de l’émotion, au point d’apparier deux dispositifs si différents, l’organisation d’un référendum officiel, et la consultation en question ; je ne vois même pas pourquoi F I devrait donner des consignes, ni même organiser cette consultation ; cela n’a rien à voir avec 2005.

  17. LA PRIMAIRE DES PRIMAIRES A DESIGNE SON CANDIDAT OFFICIEL :
    « MENSONGES, DETTE ET ZONEURO », DU « BUSINESS AS USUAL » DE LA PART DU SYSTEME…

    §1/ LA « TROUVAILLE » DU RAPPORT PISANI-FERRY, ADOPTEE PAR MACRON:

    Pour équilibrer les difficultés des actifs,… réduire le niveau de vie des retraités !

    Au premier rang des rares propositions programmatiques annoncées par le candidat Macron, on eut en effet la surprise de trouver la suppression de cotisation sociale des salariés, pour la compenser par une augmentation de la CSG… appliquée à tous. Il n’a point échappé à tous ceux qui ont payé leur cotisation retraite durant leur carrière que cela revient pour eux à la payer deux fois, cette augmentation de CSG venant en réduction sèche de leur pension. Mais les surprises réservées aux retraités et futurs retraités ne s’arrêtent pas là…
    Chacun a pu, en effet, observer le retard et la parcimonie avec lesquels E.Macron a livré son programme, dont les éléments lui ont été fournis par l’économiste Pisani-Ferry, tout juste libéré de sa responsabilité de commissaire à « France-Stratégie », et dont l’apport est consigné dans le récent rapport « 2017-2027, ENJEUX POUR UNE DECENNIE » (Ed. La documentation française). Il est donc intéressant d’extraire de ce rapport les meilleurs passages illustratifs de l’analyse prospective sur laquelle s’appuie désormais le candidat sus-nommé, concernant les plus âgés d’entre nous:

    » LES ENJEUX: Un niveau de vie qui décroche par rapport à celui des plus âgés (pp. 184-186)
    La pauvreté a longtemps touché davantage les personnes âgées que les jeunes. C’est aujourd’hui l’inverse…
    Alors que le niveau relatif de consommation des adultes à différents âges était plutôt stable jusqu’en 2000, on observe ainsi un décrochage « au bénéfice » des plus de 60 ans depuis cette date.
    Aujourd’hui, en France, le taux de pauvreté a tendance à décroître avec l’âge, ce qui n’est pas le cas dans les pays du Nord, de l’Allemagne et du Royaume Uni, où la pauvreté est stable ou croît avec l’âge. »
    [ Il est donc urgent d’y remédier, avec un nivellement par le bas que détaille la suite ]

    » LES CHOIX COLLECTIFS: Dépenses publiques et évolution démographique (pp. 194-198)
    Il n’y a rien d’anormal à ce que les plus âgés absorbent une part importante des dépenses de protection sociale puisque… les retraites sont la contrepartie de cotisations passées. Néanmoins, la « générosité » de notre système de retraite a beaucoup reposé… sur un recours de plus en plus systématique aux déficits. Le vieillissement démographique rend la poursuite de cette tendance non soutenable pour les années à venir…
    [Déjà] les plus âgés sont deux fois plus mis à contribution pour le financement de la protection sociale qu’il y a trente ans, notamment avec la création de la CSG…, avec la création de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie, l’imposition des majorations familiales de retraite, etc. »

    « LES OPTIONS EN DEBAT: Identifier les leviers de réforme (pp.200-202)
    Dans l’hypothèse d’un rééquilibrage des transferts publics des âgés vers les jeunes et les actifs, deux leviers peuvent être mobilisés:
    -- Le principal arbitrage concerne les dépenses de retraite, avec deux grandes options qui auraient des effets différenciés suivant les générations… Agir sur le niveau relatif des retraites, ce qui implique d’accélérer ou d’accroître l’érosion du niveau de vie relatif des bénéficiaires…, ou agir sur le nombre de retraités en continuant à retarder l’âge de départ ? Cette seconde option préserve le niveau de vie relatif des retraités mais pèse sur les actifs actuels.
    -- Une plus grande mise à contribution des plus âgés peut passer par une réduction des différences de taxation selon l’âge dans le système actuel sans en modifier la structure. [C’est, en clair, la proposition-surprise évoquée en introduction, ce qui n’exclue pas les autres…]. Elle peut aussi passer par une réforme plus profonde visant à transférer le financement des dépenses sociales du travail vers d’autres assiettes détenues par les plus âgés (ensemble des revenus, patrimoine).
    Il est également envisageable d’accompagner une réorientation des transferts publics par une action visant à modifier – notamment par la fiscalité – les flux de transferts privés (aides familiales, donations, successions, développement du viager). »

    [Etant donné l’importance du vote des retraités dans le pays, on comprend pourquoi le candidat n’est guère revenu en détails sur cette « philosophie » gênante de son programme, digne de paraphraser Cocteau: « Puisque la mondialisation et l’eurolibéralisme dégradent la condition des actifs… faisons de même avec celle des retraités, afin de rendre le contraste moins visible »]

    §2/ LA « PERFORMANCE » DE LA ZONE EURO:
    L’EURO (1999-2017), MONNAIE MOINS FORTE QUE NE L’ ETAIT LE FRANC (1971-1999) !

    Pour comparer globalement les deux monnaies, il convient d’en observer l’évolution sur leurs périodes d’existence respectives, par rapport au dollar comme référence commune, depuis la disparition du Gold Exchange Standard qui a laissé place aux changes flottants généralisés jusqu’à la veille de la présente campagne présidentielle:

    Pour le Franc:
    – Fin du Gold Ex. St. (15.08.1971): 1 F = 0,1816 $
    – Cours fin. du Franc (01.01.1999): 1 F = 0,1778 $
    (soit -2,1% en 28 ans, ou -0,75% par décennie)
    Pour l’Euro:
    – Adoption de l’Euro (01.01.1999): 1 E = 1,1667 $
    – Cours act. de l’Euro(22.02.2017): 1 E = 1,0513 $
    (soit -9,89% en 18 ans, ou -5,5% par décennie, une dépréciation sept fois plus rapide que celle du Franc)

    Une résurgence du Franc sous forme d’Eurofranc après 18 ans d’absence aurait, on le voit, toutes les raisons de retrouver son cours en dollars lors du passage à l’euro et même, en toute logique, une légère appréciation (encore faut-il noter que l’Euro n’a pas fini sa période baissière de Quantitative Easing, contrairement au Dollar qui l’avait commencée avant lui).
    Quoique positive en faveur du franc, cette différence est néanmoins très faible pour d’aussi longues périodes, de sorte que la disparition de l’Euro serait quasiment une opération blanche pour la dette française, qu’il s’agisse de l’émetteur ou des détenteurs de ses obligations.
    L’Euro est, en effet, une monnaie dont le cours reflète l’effet de moyenne entre celles du Nord et du Sud de l’Europe: dans tout billet actuel libellé en euros, il y a certes une part implicite d’ (euro)marks et d’(euro)florins, mais aussi une forte proportion d’(euro)lires…. et d’(euro)drachmes.

    Pour la Lire:
    – Fin du Gold Ex. St. (15.08.1971): 1 Lire = 0,0016 $
    – Cours fin de la Lire (01.01.1999): 1 Lire = 0,0006 $
    (soit une dépréciation de -60% sur les mêmes 28 ans que le Franc)
    Une Lire, renaissant aujourd’hui, subirait donc logiquement une très forte dépréciation en dollars par rapport à son cours originel lors du passage à l’Euro.
    Il en va évidemment de manière inverse avec le mark.

    Pour le Deutschemark:
    – Fin du Gold Ex. St. (15.08.1971): 1 Dmark = 0,2955 $
    – Cours fin du Dmark (01.01.1999): 1 Dmark = 0,5965 $
    (soit une appréciation de +100% sur les mêmes 28 ans)
    Un Euromark renaissant subirait donc une forte appréciation par rapport à son cours en dollars lors du passage à l’Euro, ramenant les exports allemands à leurs justes proportions et confirmant ainsi les récents propos de Donald Trump qui a jugé l’économie allemande « passager clandestin » d’un Euro « sous-évalué » par la participation des pays du Sud.

    Ces comparaisons ne constituent, bien entendu, que la vision « tendancielle », en première approximation, telle que pourront en disposer les traders du monde entier sur leurs écrans lorsqu’ils consulteront leurs historiques en cas de sortie(s) de l’Euro.
    Il est en tous cas erroné d’alléguer, comme le prétendent d’autorité les cercles d’influence relayés par les médias, une forte dépréciation en Francs en cas de sortie(s), surtout pour un spéculateur rationnel. La France, on le voit, a le privilège d’occuper une position médiane, de sorte qu’un Eurofranc serait très voisin de l’Euro actuel, et devrait même subir en toute logique une légère appréciation.
    On se réfère souvent à l’ « important déficit commercial » de notre économie dégradée, pour justifier les estimations alarmistes sur la « dévaluation à subir en cas de sortie de la monnaie unique. En effet, lorsque s’acheva l’introduction de l’Euro, sous sa forme fiduciaire (2002), notre balance extérieure excédentaire entra subitement dans une spirale déficitaire dès l’année suivante:
    de peu en 2003, puis :
    de -5 Mds en 2004,
    de -24 Mds en 2005,
    de -30 Mds en 2006,
    de -42 Mds en 2007,
    de -56 Mds en 2008,
    etc.
    Faut-il rappeler que ce déficit n’est que le pendant de l’énorme excédent croissant de l’Allemagne disposant d’un marché captif dont la cause est précisément la monnaie unique, son effet devant mécaniquement disparaître avec elle. Dans une union monétaire et douanière non fédérale, c’est le pays où règne le plus d’austérité socio-économique qui oblige tous les autres à le suivre (cf https://postjorion.wordpress.com/2017/02/27/335-monnaie-forte-et-idees-courtes/). D’où l’intérêt d’en sortir au plus vite !

    §3/ LE REGLEMENT DES DETTES PUBLIQUES EN CAS DE SORTIE DE L’EURO :

    « Convertir la dette publique en Francs, en cas de sortie de l’Euro? Il faudrait l’accord des obligataires… qui possèdent le droit de protéger leurs créances », s’écrient les banquiers. Mais ce n’est pas ce que stipule la « LEX MONETAE », principe de souveraineté monétaire, issu du droit anglais, qui régit le droit afférant entre Etats. Comme le rapportent les ouvrages spécialisés, ce principe fait jurisprudence depuis la décision de la Cour permanente de justice internationale en 1929 (à propos d’emprunts étrangers émis en France!).
    Cf. Publications de la Cour permanente de justice internationale, Série A, N°20-21, 12 juillet 1929, Dossier E.c.XVIII, Rôle XVI.4 : L’arrêt de la Cour reconnaît à un Etat « le droit de déterminer lui-même ses monnaies » dans tout contrat de droit national.

    C’est bien dans le cadre de cette jurisprudence que s’inscrite la zone euro lors de l’introduction de la monnaie unique:
    Journal officiel n° L 162 du 19/06/1997 p. 0001 – 0003
    (CE) N° 1103/97 DU CONSEIL du 17 juin 1997 fixant certaines dispositions relatives à l’introduction de l’euro
    LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE, Considérant 8:
    (8) « considérant que l’introduction de l’euro constitue une modification de la loi monétaire de chacun des États membres participants; que la reconnaissance de la loi monétaire d’un État est un principe universellement reconnu; que la confirmation explicite du principe de continuité doit entraîner la reconnaissance de la continuité des contrats et autres instruments juridiques dans l’ordre juridique des pays tiers… »
    C’est d’ailleurs ce qui fut appliqué aux titulaires d’obligations en Deutsche Marks, qui redoutaient le passage à l’Euro et sa dépréciation par rapport au Mark : malgré les propos rassurants de Wim Duisenberg à l’époque, coupon et principal leur furent versés en nouvelle monnaie nationale et monnaie unique, l’Euro, impliquant à terme un écart substantiel. Les banquiers auraient mauvaise grâce à ne pas s’en souvenir !

    Comme exemple à ne pas suivre pour les Etats, celui de l’Argentine en 2001 : C’est précisément pour ne pas avoir émis ses emprunts en droit national que l’Argentine fit la douloureuse expérience du « défaut »: le Trésor argentin avait contracté sa dette en dollars auprès de Wall Street, en droit américain!
    En Europe, selon les pointages du stratégiste Jens Norwig (Banque Nomura) à partir des documents de la BRI (Banque des règlements internationaux), la quasi-totalité des OAT françaises, italiennes et allemandes est de droit national. Ainsi, lorsqu’on se réfère aux différences réelles de leur tenue face au dollar qui étaient celles de ces monnaies avant leur entrée dans l’Euro, on constate trois situations différentes:

    – Pour le Franc (ou Eurofranc):
    A l’issue des 28 ans précédant l’Euro depuis l’abandon de Bretton Woods, la dépréciation finale du Franc en dollars (-2%) fut moindre, comme on l’a vu, que celle de l’Euro à l’issue de ses dix huit ans d’existence qui suivirent (-10%).
    Quoique positive en faveur du franc, cette différence est néanmoins très faible pour d’aussi longues périodes, de sorte que la disparition de l’Euro serait quasiment une opération blanche pour la dette française, qu’il s’agisse de l’émetteur ou des détenteurs de ses obligations.
    Pour l’Etat Français, en quelque sorte, la protection qu’offre la « LEX MONETAE » ne serait qu’une seconde ligne de défense en cas de réactions irrationnelles ou intentionnellement adverses des marchés financiers.

    – Pour le Mark (ou Euromark):
    En dollars, l’appréciation constatée du mark (+100% à l’issue des 28 ans précédant l’Euro) est à opposer à la dépréciation de l’euro qui suivit (-10%) et donne une forte différence, théoriquement résurgente à la sortie de l’euro.
    A l’inverse de l’entrée dans l’Euro, les détenteurs d’obligations allemandes verront versés leurs coupon et principal en Marks, une opération très positive à terme.
    Symétriquement, l’Etat émetteur allemand sera tenu de payer ces sommes en Marks alors que leur taux originel consenti s’appliquait à l’Euro, une opération négative pour lui.

    – Pour la Lire (ou Eurolire):
    La dépréciation de la Lire en dollars (-60% entre 1971 et 1999) est à ajouter à la dépréciation de l’Euro qui suivit, ce qui donne une forte dépréciation totale.
    Les détenteurs d’obligations italiennes verront versés en Lires leurs coupon et principal, une opération fortement négative à terme… pour les banquiers qui en font partie.
    Symétriquement, l’Etat émetteur italien payera ces sommes en Lires, alors que le taux originel s’appliquait à l’Euro, une opération fortement positive pour lui. On comprend pourquoi le système financier enrage contre la « LEX MONETAE », qu’il fait mine d’ignorer !

    Il y a pourtant pire à redouter pour « le monde de la finance »: L’Espagne et le Portugal n’ont que les deux tiers de leurs dettes conclues en droit national. Quant à la Grèce, on peut faire confiance à Goldman Sachs et aux autres pour avoir ligoté cet Etat à leur profit, du temps ou un gouvernement corrompu le dirigeait. On comprend au passage pourquoi le malheureux Tsypras a hérité d’une camisole de force.
    Or, les Etats du Sud ont pleinement réalisé que la zone Euro est un marché captif pour l’Allemagne & Co, « passagers clandestins » d’une monnaie plus compétitive que l’ancienne monnaie nationale.
    Lorsque Français et Italiens se décideront à abandonner l’Euro, ce qui ne saurait tarder bien longtemps malgré les complicités diverses qu’y compte le « système », les autres devront suivre et la zone Euro se dissoudra, au prix sans doute d’un « défaut »… au moins !
    Voilà ce qu’il en coûtera à la zone Euro d’avoir été aussi aveugle. L’Union Scandinave et l’Union Latine, avant elle, s’étaient dissoutes après quelques décennies. Avec l’accélération technologique des marchés, ça ne saurait attendre pour la zone Euro, car plus l’expérience se prolonge et plus les divergences à l’oeuvre seront coûteuses à la sortie !

  18. Bonjour,

    Je ne suis absolument pas d’accord avec votre avis Ronald, en tout cas celui que vous exprimez dans votre dernier point.

    Premièrement, je n’ai aucune étiquette, je ne milite pour aucun mouvement.
    J’aspire uniquement à la citoyenneté, et mon constat est que les outils qui pourraient nous y amener sont très peu nombreux, voire quasi inexistants. De ce constat je me jetterai sur n’importe quel levier nous permettant de mettre en avant une idée (le referendum de 2005 par ex) ou de soutenir un projet, aussi imparfait soit-il.
    Je ne suis l’admirateur benêt d’aucun leader, et mon constat n’est pas celui, complètement naïf, que vous dépeignez. Je suis conscient qu’en tout leader ou professionnel de la politique, il y a une part (plus ou mloins grande) d’opportunisme, voire de carrièrisme.
    Je ne sais pas à qui vous attribuez le « on n’est passé pas loin »… Mais vous semblez connaître mieux qu’eux même la position de ceux qui ont voté pour le programme de la FI (on peut raisonnablement penser que c’est le cas d’une majorité). Je ne sais donc pas qui vous accusez d’associer une victoire de mélenchon à un pays de cocagne…
    Si Mélenchon avait été élu, l’oligarchie aurait eu plus de difficultés pour faire passer certain de ses projets, certes. Elle aurait aussi réussi à bloquer une partie des avancées proposées par ce programme, c’est plus que probable. Mais vous oubliez de dire que nous aurions également eu l’opportunité de remporter certaines batailles, c’est à dire tous les points progressistes de son programme qui auraient effectivement pu être appliqués. Dans quelle proportion nous n’en savons rien, mais quand bien même aurait-ce été 15% du programme, j’aurais de loin préféré cette perspective. S’arrêter à la constituante alors qu’on est candidat à la présidence, c’est oublier l’urgence sociale, écologique et démocratique donc nous souffrons tous. Ce programme avait donc le mérite de mettre en commun et d’offrir à la fois des réponses concrètes à la souffrance du peuple, et des clés pour cet avenir démocratique.
    Vous préfèrez sans doute continuer à faire partie des éclairés, de cette minorité face à la masse… Quant à votre comparaison du mouvement FI à un totalitarisme déguisé, excusez moi mais c’est du pur délire. Vous préféreriez sans doute avoir eu ce choix du vote Lepen, qui est le symbole même de l’aspiration à la démocratie… Imaginez ce qu’auraient été les critiques si ce choix avait été proposé, ce que les médias de masse en aurait fait aurait été bien plus destructeur dans l’opinion et dans la poursuite de ce combat, qui en est malgré tout, et dont surtout nous pouvons tous nous emparer.
    Je suis consterné par ce que vous écrivez, je pense que vous participez de cette manière à entretenir cet état des lieux que vous décriez. J’espère que vous m’excuserez la force de mon propos.
    J’aurais pu aligner davantage d’arguments, mais j’ai peur de me fatiguer…

  19. Bonjour,
    Avec ces élections, j’ai une nouvelle fois l’impression d’être prise en otage. J’ai voté Mélenchon au 1er tour, et voilà que s’imposent 2 figures à l’opposé de mes convictions. Je n’ai aucune envie d’être dirigée par Le Pen et ses lieutenants nostalgiques d’Hitler, ni par Macron qui va découdre le code du travail pour permettre plus de flexibilité. Sait-il que le salarié, au bout du bout de la chaîne, n’aura pas d’autre choix que de supporter toujours plus de contraintes pour ne pas gagner plus ? Plus on donne du pouvoir aux employeurs, et plus ils compriment leurs salariés…
    Il faut contrer le FN ! Oui, je veux bien mais le second choix n’est pas terrible non plus. Je ne sais pas comment je vais voter au second tour, à moins de voter blanc! A vos idées…
    Anouk

  20. La devise des riches : « 300 chômeurs en plus, c’est une anecdote. »

    Mercredi 26 avril 2017 :

    Jacques Attali est un très proche soutien d’Emmanuel Macron.

    Whirlpool, « c’est une anecdote » : la bourde d’Attali, au pire moment.

    Des propos qui ne passent pas. Invité ce matin de LCI, Jacques Attali a choisi le pire moment -- Emmanuel Macron rencontre ce midi à Amiens les salariés en grève de l’usine Whirlpool à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Amiens -- pour déclarer que Whirlpool est … « une anecdote ». 

    Face à Audrey Crespo-Mara, ce soutien d’Emmanuel Macron a estimé que Whirlpool, « c’est une anecdote qui s’inscrit dans un contexte plus large de création d’emplois ».
    « Le cas de 300 personnes n’est pas du ressort du président de la République », a poursuivi Jacques Attali, ajoutant :
    « Le président n’est pas là pour régler chaque cas individuel, pas là pour faire de fausses promesses. »

    Une déclaration qui fera probablement grincer des dents en interne. Car depuis janvier, les 290 salariés de cette usine de fabrication de sèche-linge, qui appartient à l’américain Whirlpool, numéro un mondial de l’électroménager (20 milliards de dollars de chiffre d’affaires), vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
    Leur employeur leur a annoncé qu’il fermerait en juin 2018 cette unité de production, la dernière usine du groupe en France, pour la délocaliser à Lodz, en Pologne, et ainsi s’adapter « à un contexte de marché de plus en plus concurrentiel ».

    Du coté du Front national, l’occasion était évidemment trop belle pour la laisser passer. « Honteux ! » a ainsi réagi Florian Philippot, épinglant Jacques Attali sur Twitter :

    Une « anecdote » pour Attali soutien de Macron ! 300 emplois supprimés, des familles bousculées, une anecdote ? Honteux !

    http://tempsreel.nouvelobs.com/presidentielle-2017/20170426.OBS8576/whirlpool-c-est-une-anecdote-la-bourde-d-attali-au-pire-moment.html

  21. Ping : É. Chouard: La devise des riches…. – Le Monde...

  22. 1- La France d’en haut :

    Dimanche soir, pour fêter la victoire d’Emmanuel Macron, trois banquiers de la banque Rothschild étaient au premier rang.

    Lisez cet article du Canard Enchaîné :

    Macron et ses groupies de la banque Rothschild.

    Dimanche 23 avril, deux associés gérants de la banque d’affaires Rothschild, avec lesquels Emmanuel Macron a travaillé durant près de quatre ans (de septembre 2008 à mai 2012), se pressent au premier rang du QG du Parc des expositions, porte de Versailles, pour filmer avec leurs téléphones portables l’arrivée du vainqueur du premier tour.

    Accompagné de Laurent Baril, star des fusions-acquisitions de la banque d’affaires, Olivier Pécoux, co-président du comité exécutif du groupe Rothschild & Co, est un brin gêné d’être repéré par une journaliste du Canard Enchaîné.

    « Je suis ici incognito », insiste le bras droit de David de Rothschild, alors qu’il fait partie des récidivistes. Le 13 juillet 2016, Olivier Pécoux avait déjà assisté au premier meeting parisien d’Emmanuel Macron.

    Ce 23 avril, Baril et Pécoux retrouvent un ancien camarade de la maison Rothschild : Lionel Zinsou, ex-conseiller de Laurent Fabius à Matignon et ex-premier Ministre du Bénin.

    Les trois banquiers s’émerveillent à l’idée que Macron, qu’ils ont connu « bébé », puisse l’emporter. Il serait le second Rothschild, après Georges Pompidou, à gravir sous la Ve République les marches de l’Elysée.

    L’Histoire – et les vraies gens – en marche …

    Source : Le Canard Enchaîné, mercredi 26 avril, page 2.

    2- La France d’en bas :

    Chômage : catégorie A, B, C, D, E :

    6 567 000 personnes inscrites à Pôle Emploi.

    http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/pi-mensuelle_stj17emm.pdf

  23. Ana Sailland :

    … J’avoue avoir encore eu quelque espoir …

    Diabolique est cet art consommé qui permet à suffisamment d’espoir d’émerger pour inciter à voter, donc pour légitimer ceux qui sont propulsés plein pot, à coups de pieds occultes, financiers entre autres ; art qui règle les manettes de la connaissance, de l’indignation, de l’esprit de révolte, en les limitant en dessous du seuil critique qui provoquerait changement, afin qu’au final l’espoir soit vain :
    l’espoir est nourri pour provoquer passion et participation, mais pas assez pour engendrer révolution légale.

    Un jour, cependant, mais cette idée fait peut être partie du piège, un jour cependant, peut être une erreur de dosage des manettes sera-t-elle commise. … Et c’est par cette pensée qu’on se fera encore avoir …

    Tout se passe au niveau de l’information, je veux dire des « grands médias », qui bombardent, et de manière souvent subliminale, en usant de mots ou locutions mis à l’envers, ou par l’allusion plus que par la démonstration.

    Il faudrait la démocratie pour instituer l’information non truquée, mais il faudrait l’information non truquée pour impliquer l’exigence démocratique. Telle est, du moins dans l’un de ses aspect, la nature de la nasse.

    C’est pourquoi est si importante l’information parallèle, virale, la pollinisation. La tâche est immense, telle que renouveler l’eau des océans en n’usant que d’une petite cuiller. Raison de plus pour le faire. Mais quelle inertie ………

    Le drame, ou une partie du drame, réside dans le fait qu’en tout temps, des révolutionnaires éclairés qui d’une façon ou d’une autre renversent un système, se retrouvant dans la position des anciens maîtres, promptement adoptent leur usage. Si bien que seul un tsunami de conscience est susceptible de renouveler le monde sans immédiatement reproduire l’ancien monde. La conscience de quelques uns ne suffit pas, est nécessaire celle de tous.

    C’est donc ça le job : produire un tsunami de conscience.
    (Et à l’écart de ce projet, l’idée de squatter le système ou d’en utiliser les failles est bien maigre en espoir, preuve en est faite, une fois de plus)

    (commentaire de l’indispensable Ana, sur Facebook)

  24. En France, qu’est-ce que la nouvelle aristocratie ?

    Réponse :

    C’est la caste formée par les hommes politiques européistes, les grandes banques françaises, les grands patrons, les journalistes de la presse papier, les journalistes de la radio … et bien sûr les journalistes de la télévision.

    Cette solidarité entre les membres de la nouvelle aristocratie se dévoile parfois, involontairement, devant les caméras de télévision.

    Dernier exemple en date :

    La journaliste Ruth Elkrief fait un check passionnel avec Emmanuel Macron sur BFM TV.

    Une « rapide poignée de main » : le soir qui suit son intervention à l’usine de Whirlpool d’Arras, le mercredi 26 avril 2017, Emmanuel Macron tenait un meeting dans la ville même.

    Surpris par le direct, Emmanuel Macron prend discrètement mais affectivement la main de Ruth Elkrief alors qu’il passe près des caméras.

    • C’est l’inconvénient pour l’oligarchie d’avoir choisi en catastrophe un candidat sans expérience. Au moins Sarkozy et Hollande avaient le sens de la communication politique et ne se laissaient pas prendre aussi facilement. Macron, lui, fait gaffe sur gaffe. Avez-vous vu la scène de l’hygiaphone pour parler aux ouvriers ? Il est vraiment impayable …
      https://www.youtube.com/watch?v=Qd_EkqfBy0I

      Je pense qu’après son élection, ses commanditaires auront intérêt à le tenir enfermé à l’Elysée pour qu’il se sabote pas tout.

  25. Macron, outil de domination des patrons :

    « L’ex-patronne du Medef Laurence Parisot se dit « prête » pour être Première ministre d’Emmanuel Macron »


    http://lelab.europe1.fr/lex-patronne-du-medef-laurence-parisot-se-dit-prete-pour-etre-premiere-ministre-demmanuel-macron-3313124

  26. La démagogie avait besoin d’un corps, elle a choisi celui de Macron :

    • ho, il a osé…le vendeur de poudre à lessiver…
      « pensez printemps, dash lave plus blanc, mes amis, il lave en même temps votre cerveau, c’est-y pas merveilleux 🙂
      Merci qui? merci du c…

  27. Je penses que cette élection a au moins pour mérité de nous reconnecter aux chiffres.

    Quand on a une vidéo qui fait 1 million de vues, on se dit « Wouas c’est énorme ». Mais en réalité 1 million ce n’est rien, c’est 2% des inscrits.

    On est peut-être 2 Millions à s’informer sérieusement de politique sur internet, mais ça ne représente guère que 4%. Dilués entre Melenchon, Asselineau, abstention, voire Le Pen, ça n’a strictement aucun impact sur le résultat.

    Il faut bien se rendre comptes qu’il faut que l’on réveille non pas 1 ou 2 million, mais 20 millions de personnes!

    • « Il faut bien se rendre comptes qu’il faut que l’on réveille non pas 1 ou 2 million, mais 20 millions de personnes! »

      Et combien de téléphages qui régurgitent la doxa parmi eux ?
      Toute personne qui traîne ici n’ignore pas les effets de la manipulation de masse..

      Les médias dits « mainstream » , même si cet anglicisme me fait mal aux gencives 😉 ont réussi le tour de force de renverser les valeurs , c.à.d. que leur rhétorique répétée à l’envi consiste à dire que le Net est un repaire de complotistes. Alors que la vérité vraie sort de la petite lucarne, comme chacun le sait 😉

      Quant à la presse écrite, moribonde : Le Monde et son Decodex ne sont qu’un exemple; L’Express , le torchon du Barbier servile à l’écharpe rouge a également fait sa blacklist (aïe mes gencives 😉

      Et combien d’autres ?

      Non , ce n’est pas gagné en effet, mais vous connaissez le dicton « Un bon bailleur en fait bailler 7 » ….souhaitons que les « éveillés » en réveillent au moins autant 😉

  28. Les Pinçon-Charlot analysent le cas Emmanuel Macron:
    https://www.youtube.com/watch?v=ychwDoh5GIo

  29. [Rappel 2012] :

    Présidentielles : enquête sur l’incroyable opacité du vote électronique

    « Ce n’est quasiment pas dit, et pourtant près de 1,5 million d’électeurs en France, soit deux fois la différence de voix entre Nicolas Sarkozy et François Hollande au premier tour de l’élection présidentielle, doivent utiliser une machine à voter électronique pour exprimer leur choix. Outre le fait que le vote électronique pose d’importants problèmes de contrôle du scrutin, qui est à la base de la transparence électorale, le ministère de l’intérieur refuse de communiquer la liste des bureaux de vote concernés, présents dans 64 communes. Enquête. »

    Lire la suite :
    http://www.numerama.com/magazine/22477-presidentielles-enquete-sur-l-incroyable-opacite-du-vote-electronique.html

    Source : Numerama

  30. Les machines à voter : progrès ou danger pour la démocratie ?

    Conférence (2011) de Chantal Enguehard pour Utopia :


    Les machines à voter : progrès ou danger pour… par ConfUtopia

  31. LA MONDIALISATION DEJA « EN MARCHE » SELON E.MACRON,
    MINISTRE SOUS F.HOLLANDE :

    « Il faut des jeunes français qui aient envie d’être milliardaires »
    Les Echos, 6 janvier 2015

    « Il y a une politique de fainéants [salariés], et il y a la politique des artisans [uberisés] »
    Le Monde, 27 février 2015

    « La grande différence entre la France et le Royaume-Uni dans les années 1980 [M.Thatcher],c’est que nous n’avons pas assuré les réformes à l’époque »
    BBC, 14 mars 2015

    « Je n’aime pas ce terme de modèle social »
    Discours au ministère des finances, 15 juillet 2015

    « Le statut de fonctionnaire est de moins en moins défendable »
    Discours au think tank « En temps réel », 18 septembre 2015

    « Ce projet, nous voulons le porter pour 2017 »
    TF1, Journal de 20 heures, 30 août 2016

    POUR COMPLETER LE PORTRAIT :
    http://blog.mondediplo.net/2017-04-12-Macron-le-spasme-du-systeme

  32. BOULLET Frédéric

    Bonjour Etienne Chouard,
    J’ai à chaque fois un immense respect pour les questions que vous soulevez. Elles méritent un débat qui devrait être à chaque fois national.
    En revanche j’ai une question à laquelle je n’ai pas la réponse. Pouvez me donner votre avis.
    Si nous votons ce que l’on nous dit de voter, par médias interposés et bien financés; comment pouvons nous nous trouver assez malin pour voter des lois en suffrage direct ?
    C’est probable que vous ayez déjà débattu cette question, dans ce cas auriez vous un lien ?
    Très bonne journée à vous !
    Fred Boullet

  33. Toi aussi, vote pour la collaboration avec l’Allemagne.

    Toi aussi, vote pour faire la politique de l’Allemagne.

    Toi aussi, vote pour l’Europe allemande.

    Dimanche 7 mai 2017, Jean Lemierre, le président de la banque BNP Paribas, votera pour Emmanuel Macron.

    Frédéric Oudéa, le patron de la banque Société Générale, votera Macron.

    François Pérol, le patron de la banque Banque Populaire -- Caisse d’Epargne, votera Macron.

    Dominique Lefebvre, le patron de la banque Crédit Agricole, votera Macron.

    Bernard Arnault, le patron de LVMH, votera Macron.

    Jean-Paul Agon, le patron de L’Oréal, votera Macron.

    Martin Bouygues, le patron de Bouygues, votera Macron.

    Serge Dassault, le patron de Dassault, votera Macron.

    Arnaud Lagardère, le patron de Lagardère, votera Macron.

    Tous les banquiers, tous les grands patrons du CAC 40 voteront Macron.

    En plus de tous ces collabos, la grande patronne de l’Union Européenne Angela Merkel votera Macron.

    La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué dans un entretien à des journaux allemands qu’elle souhaitait l’élection du candidat centriste Emmanuel Macron en France, qui serait un « président fort ».

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/28/97001-20170428FILWWW00322-merkel-confiante-que-macron-sera-un-president-fort-s-il-est-elu.php

  34. Monsieur Chouard, je me permets de vous relancer.
    Plusieurs commentaires vont dans ce sens. Pourquoi ne voulez-vous pas publier ce commentaire?

    Françaises, Français : Vous aurez été prévenus…

    Nous pouvons battre le FN, et Macron.
    Ils ne représentent qu’à eux deux 45,4% des votes, soit 34,4% des inscrits.
    En nous unissant, nous pouvons facilement les battre.
    Nous, les autres, représentont 54,6% des votes, soit 65,6% des inscrits

    Ca fait plusieurs élections présidentielles que les Le Pen polluent. Il est possible d’y mettre fin définitivement:
    1- Voter FN au second tour.
    2- Voter non au référendum de sortie de l’ue(https://www.publicsenat.fr/article/politique/sondage-70-des-francais-opposes-a-une-sortie-de-la-france-de-l-union-europeenne)
    3- MLP démissionnera, et nous serons débarrassé une bonne fois pour toute d’elle (http://www.ouest-france.fr/politique/marine-le-pen/referendum-sur-la-sortie-de-l-euro-le-pen-quitterait-le-pouvoir-en-cas-de-non-4841047)

    Nous auront fait disparaitre le FN du paysage politique, et nous aurons confirmé l’engagement de la France en Europe par les urnes.

    L’autre scénario qui est en train de se profiler est une victoire du FN en 2022 avec majorité parlementaire… ce scénario est, semble-t-il, encore pire.(http://www.causeur.fr/christophe-guilluy-macron-fn-fillon-43306.html)

    Nous avons aujourd’hui une carte électorale qui empêche de donner une majorité parlementaire au FN. En cas de parole non respectée, le parlement pourra lancer la procédure de destitution du président. Dans 5 ans, il en sera tout autrement…

    Les Républicains, les insoumis, le parti socialiste pourront avoir ainsi leur revanche.

    • Tout à fait d’accord avec vous. Il ne faut pas avoir peur de Le Pen, pas plus que de Macron.
      La dictature n’arrive que lorsque les Puissants constatent que leur démocratie de façade ne suffit plus à pouvoir profiter du grand nombre. Ils changent alors le régime. Cela ne dépend pas de qui sera choisi par l’élection (Macron ou Le Pen -- ou autres si c’était le cas).
      Cela peut se passer à la suite d’élections de tout horizon, de droite comme de gauche. Un gouvernement de la vraie gauche peut entraîner indirectement un coup d’état, il suffit de penser au Chili d’Allende et du coup d’état de Pinochet, au coup d’état de Franco en Espagne sous un gouvernement de gauche, la Grèce des colonels,…
      Alors dire que l’on risque gros à choisir le Pen, c’est de la foutaise, on ne risquerait pas plus qu’à choisir Macron et cela ne dépendrait pas de Macron.

    • MLP dit tout et le contraire de tout tout le temps.
      Rien ne nous assure qu’elle fera réellement un référendum et surtout, rien ne nous assure qu’elle démissionera si le résultat n’est pas conforme. Pourquoi ? Parce que rien ne l’y oblige pardi ! Et que le FN ne lâchera certainement pas le pouvoir comme ça !
      MLP sortira n’importe quel absurdité pour justifier de rester au pouvoir et on l’aura dans l’os.

      Vous dites « en cas de parole non respectée », mais le mandat impératif n’existe pas « cher ami ».

      Voter FN n’est pas une solution.

      Il faudra bel et bien supporter un quinquennat de Macron.

      • Votre argument est valable également pour M. Macron.
        Mais en votant Macron, nous ne serons toujours pas débarrassés du FN leur chien de garde. Hélas, l’élection, c’est choisir ses maîtres quelques soient les candidats. Derrière Macron, se cache l’élite à aspiration européenne (de l’Union fascisante) et derrière Le Pen, l’élite à aspiration française (fascisante aussi).
        Voter Macron, c’est être complice de l’oligarchie mondiale et de son programme néo-libéral. Voter Le Pen, c’est renforcer une division au sain de l’élite.

        • L’argument est valable pour Macron, mais lui ne propose pas de référendum et de quitter le pouvoir selon le résultat. Ce qui invalide l’idée de voter MLP pour la faire dégager ensuite.

          Donc on les prendra tous les 2 pour 5 ans (sauf cas particulier).

          Macron va faire ce qu’on sait déjà (défense de l’oligarchie) et MLP ferait pareil, rigoureusement pareil, avec une composante d’extrême-droite (ultra-sécuritaire, anti-immigration, anti-émigrés, xénophobe) supplémentaire et fort destructrice.

          On fait quoi avec ça ?

          • Putain je ne sais pas qui utilise mon adresse mail, mais qu’il sache que je le conchie indéfiniment. Plus que les anti-fa, et plus encore que ceux qui sortent la hache de leur faisceau.

          • C’est un autre Jacques (avec une autre adresse email) 🙂
            Utilisez un nom de famille ou un pseudo 😉

          • En fait c’est assez simple, à chaque fois qu’il y a une référence ou un lien internet, c’est moi; sinon ce n’est pas moi (ou presque, mais bon…).

          • Bonsoir Étienne, serait-il possible que vous me « bannissiez » de votre blog?
            De sorte qu’aucun message venant de « mon compte  » ne puisse (plus jamais) apparaître?
            Merci mon ami!

          • Et bien qu’il sache qu’il me rend fou depuis des années, qu’il n’est pas prolixe pour un sou, qu’il s’amuse même le plus souvent à me contredire (ou a vouloir me faire passer pour un fou). Donc je maintiens que je ne mettrai plus les pieds ici. Il a gagné.

          • Jacques A

            Salut Jacques !
            Je ne saisis pas bien la virulence de tes propos (sauf si elle est ironique…) ! J’ai fort peu commenté sur ce site et je n’avais pas remarqué qu’il y avait un autre Jacques. Ainsi, je n’ai jamais souhaité te contredire spécifiquement.
            Et cela ne fait certainement pas des années que j’ai cette adresse électronique, tout juste quelques mois.
            Il doit donc y avoir un troisième Jacques…
            Maintenant, je mettrai Jacques A. Tu peux continuer à commenter en toute tranquilité.

          • Jacques Racine

            Erratum : Je viens de comprendre et je me trouve très con.
            Je m’excuse infiniment devant ce contributeur de l’avoir sali et d’avoir pourri son fil. (et la page d’Etienne par là-même)
            J’espère ne prendre la place de personne, sinon je change.

          • Jacques Racine

            Don’t feed the troll !
            http://wengu.tartarie.com/wg/wengu.php?lang=fr&l=Sunzi&s=10 ; cf. Sunzi X.10; « Other conditions being equal, if one force is hurled against another ten times its size, the result will be the FLIGHT of the former. »

          • Traduction svp ? 🙂
            The flight of the former = ?

            J’ai trouvé…

            Si votre armée et celle de l’ennemi sont à peu près en nombre égal et d’égale force, il faut que des dix parties des avantages du terrain vous en ayez neuf pour vous ; mettez toute votre application, employez tous vos efforts et toute votre industrie pour vous les procurer. Si vous les possédez, votre ennemi se trouvera réduit à n’oser se montrer devant vous et à prendre la fuite dès que vous paraîtrez. S’il est assez imprudent pour vouloir en venir à un combat, vous le combattrez avec l’avantage de dix contre un. Le contraire arrivera si, par négligence ou faute d’habileté, vous lui avez laissé le temps et les occasions de se procurer ce que vous n’avez pas.

            Mais je ne vois pas le rapport… 🙂

          • Jacques Racine

            « of the former / of the last » = « du premier / du second. »
            « The flight » = l’envol (la déroute, la vaporisation)

            Fū (homme) shì (conditions) jūn (égales), yǐ (si) yī (un) jī (frappe) shí (dix), yuē (on parle de) zǒu (s’en aller).

            Toutes choses étant égales par ailleurs, si un troll vient pourrir une discussion honnête, il se fera jeter; et réciproquement, si quelqu’un d’honnête s’immisce dans une discussion de trolls, il se fera aussi jeter.

          • Jacques Racine

            D’ailleurs je viens de me tromper : c’est « the former/the latter » (première chose mentionnée / deuxième chose mentionnée)

        • En parlant de fascisme, on ne le sent pas venir celui-là car il avance masqué, masqué de beaux discours pour notre union sécuritaire européenne :

          Des pouvoirs renforcés pour Europol dès le 1er mai


          http://www.lesoir.be/1493591/article/actualite/monde/2017-04-30/des-pouvoirs-renforces-pour-europol-des-1er-mai

  35. Bonjour,

    j’aimerais vour faire parvenir ce texte absolument magnifique de Bruno Guigue:
    https://www.facebook.com/notes/bruno-guigue/la-double-imposture/1106498962828891/

    La double imposture

    BRUNO GUIGUE, 29 avril 2017

    C’était couru d’avance. A l’issue d’un premier tour truqué, nous voilà sommés de faire barrage au “fascisme”. La boucle est bouclée. On vole sa victoire au peuple, on lui fait les poches, et maintenant on le traite d’ordure parce qu’il refuse de voter pour un maquereau. En contrôlant la presse, les milliardaires ont préempté le cerveau des électeurs. Le citoyen est conduit par la main, comme un enfant, vers l’urne où il déposera son bulletin “Macron”. On lui dit qu’il faut le faire pour sauver la République, et il le croit. Aucun risque, l’élection du gigolo est assurée. Mais cela ne suffit pas. Il faut encore s’acharner sur ceux qui résistent au décervelage.

    C’est d’autant plus urgent que le mouflet est à la peine dès qu’on entre dans le vif du sujet. L’affaire Whirlpool, de ce point de vue, est une véritable leçon de choses. Voilà une entreprise qui va fermer parce que ses actionnaires ont décidé de la délocaliser dans un pays, la Pologne, où la main d’oeuvre est plus docile. C’est la “libre circulation des capitaux”, comme disent les traités européens. Les travailleurs sont mis en concurrence les uns avec les autres, et le capital se déplace là où les perspectives de profit sont les plus alléchantes. Porte-parole officiel de l’oligarchie, Jacques Attali a utilisé une belle formule. Cette affaire, a-t-il dit, est “anecdotique”. Le pire, c’est que ce margoulin a raison. Ce drame qui frappe 700 familles, hélas, c’est l’écume des jours, c’est la rubrique des chiens écrasés du capitalisme.

    Décidé à faire son numéro, l’oligarque poudré se rend alors à Amiens. Et que dit-il aux ouvriers jetés à la porte comme des malpropres ? Que cette fermeture n’a rien à voir avec la mondialisation, que l’Etat n’y peut rien, et qu’il est venu pour parler du plan social. Dès qu’on passe aux choses sérieuses, l’idole des impubères qui s’époumone en salle de concert s’aplatit comme une crêpe devant les vrais patrons. Celui qui a vendu Alsthom aux Américains liquidera notre patrimoine industriel, il le mettra en pièces, méticuleusement, tout en éblouissant les gogos avec ses miroirs aux alouettes façon “start-up”. Macron, c’est un fossoyeur qui a seulement pris la précaution de faire le blanchiment des dents.

    Marine Le Pen ayant saisi l’occasion de cette visite pour lui tailler des croupières, le commis de l’oligarchie se trouve alors en difficulté. Vite, il faut inventer autre chose pour le faire rebondir. Heureusement, son équipe de com’ est à la manoeuvre, et elle a un coup de génie. Elle envoie le Don Juan, aussi sec, faire un “selfie” avec le clocher d’Oradour-sur-Glane, ce village français qui fut martyrisé par les nazis. Le message est d’une subtilité impressionnante. Qu’on se le dise ! Si vous ne votez pas pour le freluquet, c’est que vous êtes un copain des SS. “Non, pas ça, pas ça !” s’égosille en meeting le chouchou du Cac 40. Avec lui, “le fascisme ne passera pas” ! A défaut de résister aux multinationales, Macron aura au moins inventé une parodie d’antifascisme, la gueulante au micro tenant lieu d’acte de résistance, avec sa voix éraillée de post-adolescent qui se prend pour Radio-Londres.

    Macron, rempart contre le “fascisme” ? On pourrait discuter de ce vocabulaire, mais si Le Pen c’est le fascisme, alors Macron c’est Von Papen. Que l’on sache, le Casanova de la finance est le serviteur attitré d’une oligarchie qui a sorti le FN de la naphtaline, l’a nourri au grain, et l’engraisse tous les jours en dévastant la société française. Même si elle en profite, ce n’est pas l’extrême-droite qui a mis les travailleurs en concurrence, détruit les emplois industriels et plié devant le diktat des marchés financiers. C’est cette même bourgeoisie, cramponnée à ses privilèges de classe, qui prétend aujourd’hui nous guérir d’un cancer dont elle est la cause. Qu’elle assume ses turpitudes !

    Lorsqu’on nous conjure de combattre Le Pen en votant Macron, c’est comme si on prescrivait un remède dont on est sûr qu’il achèvera le malade, ou comme si on nommait un pédophile directeur d’école. Une imposture n’en chasse jamais une autre, surtout si elles se renvoient la balle. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que l’antifascisme de Macron n’est que du vent. Macron a besoin de Le Pen pour se faire élire, car il est minoritaire dans le pays. Le Pen a besoin de Macron pour occuper la fonction protestataire que le PS lui a offerte et que Mélenchon a failli lui ravir. Pour lutter contre l’extrême-droite, il faut aussi lutter contre Macron et ceux qui le soutiennent. Et si l’on veut purger la France du nationalisme identitaire, il faudra d’abord tordre le cou à l’oligarchie qui est son tas de fumier.

    Bruno Guigue
    http://www.mondialisation.ca/la-double-imposture/5587557

  36. Méprisez en toute impunité, ça « marche » !

    https://ruptures-presse.fr/perles/meprisez-en-toute-impunite-ca-marche/
    Source : Ruptures Presse

  37. Chic, Michel et Natacha (deux personnes que j’aime bien) font ensemble un atelier constituant populaire 🙂 (vers 7:57 -- 11:30 par ex.)

    Ça germe 🙂

    • Bonjour,
      Onfray dit beaucoup de choses et brasse large tout en reprenant des idées déjà émises par de nombreuses personnes en ayant l’air de les découvrir lui-même tout seul. Ce côté pédant est assez insupportable, bon. Il fait une synthèse de plus d’idées sur la démocratie, les idées libertaires, décroissantes, le local, la ruralité opposée à l’urbanisation consommatrice etc…

      Mais, sa façon de dénigrer Mélenchon, un peu systématique est véritablement injuste, je ne sais pas ce qu’il y a derrière mais ça cache une rancune mal voilée (j’imagine que c’est l’urticaire Robespierre).

      Tout ce qu’il propose sur l’intelligence des gens leur expertise la compétence rurale etc comme s’il le découvrait, c’est du Mélenchon tout craché.
      Son socialisme libertaire n’est absolument pas incompatible avec les propositions des insoumis, son argument du jacobinisme est l’argument mortel contre lequel on ne peut rien opposer, lui qui relève le fait de traiter de pétainiste celui qui soutiendrait la ruralité…
      Opposer solution locale et « jacobinisme » cad solution étatique c’est la soupe habituelle, personne n’a la solution, on sent qu’il faut les deux, dans quelle proportion on n’en sait rien, les opposer et caser les gens dans chaque camp ne mène à rien.
      Dans une autre interview il reproche même à Mélenchon de ne pas s’être allié avec de Rugy et Hamon, faudrait savoir, en quoi ça deviendrait Onfary-compatible ?

      Encore une fois mais je dois être leurré, borné, aliéné, Mélenchon ne se présente pas comme la solution venue d’en haut mais comme une possibilité de promouvoir des idées, un peu comme un Etienne qui se mouillerait et prendrait les risques de faire bouger les choses en utilisant les moyens du système, ce qui lui vaut une opposition systématique dans son propre camp des démocrates et de la gauche. Je pense que son choix est éminemment respectable autant que celui d’Etienne.

      La discussion pourrait porter aussi sur l’attitude disant « moi, j’ai fait mon boulot à mon niveau, local et ça me donne le droit de critiquer les autres de manière virulente » surtout s’ils sont du même côté que moi.

  38. bjr lien à voir

  39. Les scandaleuses armes informatiques de l’Empire…
    Merci à Julian Assange, précieux lanceur d’alerte.

    Vault 7: Les outils de hacking de la CIA révélés, par WikiLeaks

    « Aujourd’hui, mardi 7 mars 2017, WikiLeaks commence une nouvelle série de fuites sur la Central Intelligence Agency (CIA). Surnommée “Vault 7” par WikiLeaks, c’est la diffusion la plus importante jamais faite de documents confidentiels sur l’agence.

    L’entièreté de la première partie de la série, “Year Zero”, comprend 8761 documents et rapports issus d’un réseau isolé, fortement sécurisé, situé au sein du Centre de la CIA pour la Cyber Intelligence de Langley, Virginie. Cela fait suite à une révélation le mois dernier concernant le ciblage par la CIA de partis politiques français et des candidats lors de l’élection présidentielle de 2012.

    Récemment, la CIA a perdu le contrôle de la majorité de son arsenal de hacking, comprenant malwares, virus, trojans, exploits offensifs “zero day”, systèmes de contrôle à distance des malwares et la documentation associée. Cette extraordinaire collection, qui se concrétise par plusieurs centaines de millions de lignes de codes, procure à son détenteur la pleine capacité de hacking de la CIA. Les archives semblent avoir circulé de façon non autorisée parmi les anciens hackers et prestataires externes du gouvernement américain, l’un d’entre eux ayant fourni à WikiLeaks une partie des archives.

    “Year Zero” révèle l’étendue et la stratégie du programme secret et global de hacking de la CIA, son arsenal de malwares et des dizaines d’exploits offensifs “zero day” contre un large éventail de produits de sociétés américaines et européennes, dont l’iPhone d’Apple, le système Android de Google, Windows de Microsoft et les téléviseurs Samsung, qui se transforment en micros cachés.

    Depuis 2001, la CIA a supplanté politiquement et financièrement la National Security Agency (NSA). La CIA s’est retrouvée à bâtir seule non seulement sa tristement célèbre flotte de drones, mais aussi à mettre en place une force secrète globale d’un genre très différent – sa propre armée de hackers. Avoir sa propre division de hacking interne permet à la CIA de se passer de la NSA (sa principale rivale bureaucratique) pour ses opérations de hacking, lui évitant ainsi de dévoiler ses opérations souvent controversées.

    A la fin 2016, la division de hacking de la CIA, qui dépend officiellement du Centre pour la Cyber Intelligence (CCI) de l’agence, compte plus de 5000 utilisateurs enregistrés et a produit plus d’un millier de systèmes de hacking, trojans, virus et autres malwares. L’activité de la CIA dans ce domaine est telle qu’en 2016 ses hackers avaient utilisé plus de code qu’il n’en faut pour faire fonctionner Facebook. La CIA avait créé de fait sa “propre NSA” avec encore moins de transparence et sans avoir à répondre publiquement sur la pertinence de dépenser un tel budget pour dupliquer les capacités de l’agence rivale.

    Dans une déclaration à WikiLeaks, la source détaille les questions de politique dont il faut débattre de façon urgente en public, notamment de savoir si les capacités de hacking de la CIA ne dépassent pas sa mission officielle et le problème de surveillance publique de l’agence. La source espère initier un débat public au sujet de la sécurité, la création, l’utilisation, la prolifération et le contrôle démocratique des cyber-armes.

    Une fois qu’une seule cyber-arme a été “libérée”, elle peut se répandre dans le monde entier en quelques secondes, et être utilisée par des États rivaux, la mafia ou de jeunes hackers.

    Julian Assange, le rédacteur en chef de WikiLeaks, affirme qu’il “y a un risque d’extrême prolifération du développement de cyber-armes. Des comparaisons peuvent être faites entre la prolifération non contrôlée de telles armes, qui résultent de l’incapacité à les contenir combiné à leur forte valeur marchande, et le marché mondial des armes. Mais le message transmis par “Year Zero” va bien au-delà du choix entre cyber-guerre et cyber-paix. La révélation est également exceptionnelle d’un point de vue politique, légal et judiciaire.”

    WikiLeaks a soigneusement passé en revue la révélation “Year Zero” et publié une bonne partie de la documentation de la CIA tout en évitant la diffusion de cyber-armes en attendant qu’un consensus émerge sur la nature technique et politique du programme de la CIA et comment de telles “armes” doivent être analysées, neutralisées et publiées.

    WikiLeaks a également décidé de censurer et d’anonymiser certaines informations identifiantes de “Year Zero” pour une analyse en profondeur. Ces documents comprennent des dizaines de milliers de cibles de la CIA et des machines d’attaques à travers l’Amérique latine, l’Europe et les États-Unis. Bien que nous soyons conscients des inconvénients propres à chaque méthode de divulgation, nous restons attachés à notre mode de publication et nous notons que la quantité de pages publiées dans la première partie de “Vault 7” (“Year Zero”) dépasse déjà le total des nombre de pages publiées lors des trois premières années de révélations sur la NSA par Edward Snowden.

    Analyse

    Les logiciels de la CIA visent l’iPhone, Android et les SmartTV

    Les malwares et les outils de hacking de la CIA sont conçus par l’Engineering Development Group (EDG), un groupe de développement de logiciels au sein du Center for Cyber Intelligence (CCI), lui-même un département du Directorate for Digital Innovation (DDI) de la CIA. Le DDI est l’un des cinq directoires principaux de la CIA (regardez l’organigramme de la CIA pour plus de détails). » […]

    Lire la suite :
    http://www.les-crises.fr/vault-7-les-outils-de-hacking-de-la-cia-reveles-par-wikileaks/

    Source : Olivier Berruyer, les-crises.fr

  40. Depuis que les élections existent en France, tous les candidats ont TOUJOURS dit aux Français qu’ils allaient défendre leurs intérêts.

    Or, pour la première fois dans l’histoire de France, un candidat aux élections (Macron) prononce cette phrase incroyable devant les caméras de télévision : « Mais je ne vais pas dire aujourd’hui aux Françaises et aux Français que je vais défendre leurs intérêts face à Berlin. »

    C’est du pétainisme.

    Le pétainisme, c’est quand un homme politique français refuse de défendre les intérêts des Français.

    Le pétainisme, c’est quand un homme politique français fait la politique favorable aux intérêts des Allemands.

    Emmanuel Macron incarne l’éternel pétainisme des élites françaises.

    Jeudi 27 avril, sur TF1, Emmanuel Macron prononce ces phrases ahurissantes :

    Question de la journaliste :

    « Vous allez être face à Angela Merkel. La France sera en position de faiblesse. Comment vous allez réussir à vous imposer ? »

    Réponse d’Emmanuel Macron :

    « D’abord je ne suis pas face à Berlin, je suis avec Berlin. Qu’on le veuille ou non. Parce que notre destin est là. Nous avons des différences. Nous aurons des désaccords. Mais je ne vais pas dire aujourd’hui aux Françaises et aux Français que je vais défendre leurs intérêts face à Berlin. Non. »

    TF1 Le JT
    ✔ @TF1LeJT
    @EmmanuelMacron : « Je ne suis pas face à Berlin. Je suis avec Berlin. » #Elysee2017
    10:27 PM -- 27 Apr 2017

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/04/28/emploi-terrorisme-second-tour-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-emission-sur-tf1-d-emmanuel-macron_5118975_4854003.html

  41. Un article intéressant à propos du sujet qui nous intéresse ici et qui rappelle une loi hallucinante et anti démocratique passée comme une lettre à la poste et qui pourrait bien, d’après cet article, avoir empêché à Jean Luc Mélenchon d’être au deuxième tour à la place de Le Pen:

    Présidentielle : à temps de parole égal, le second tour aurait pu opposer… Mélenchon à Macron


    https://www.marianne.net/politique/presidentielle-temps-de-parole-egal-le-second-tour-aurait-pu-opposer-melenchon-macron

  42. J’ajoute cette donnée intéressante

  43. ça ne se passe pas forcément le 7 mai dans les bureaux de vote ; ce qui se passera le 7 mai dans les bureaux de vote, nos maîtres veulent que ça nous obsède, que nous ne pensions qu’à ça, que nous discutions, entre nous, et âprement, de la sauce à laquelle nous serons mangés, comme si c’était là que résidaient notre pouvoir et notre liberté : choisir l’ogre, nous petits enfants dociles.

    Tiens … je pense à Brel : « au suivant » , ce cris lugubre de la maquerelle, je crois qu’elle s’appelle Marianne, qui exhorte des enfants égarés dans l’âge adulte à aller en cohorte morbide se faire tamponner « a voté ».

    Non, la liberté et notre pouvoir, ça ne se passe pas le dimanche 7 mai 2017 dans l’isoloir, ça ne se passe pas non plus dans nos discussions, souvent houleuses, sur qui barrer donc qui soutenir en se pinçant le nez de dégoût, non, l’émancipation s’opère dans le choix du point de focalisation de notre attention, choix qui doit être tout sauf sous influence, donc hors du cadre imposé.

    Et je pense, ne suis pas la seule … que dans le contexte présent qui nous agite et nous divise, le point correct de focalisation de notre attention, c’est la démocratie à venir, que nous devons penser, exiger, obtenir. Et rien de ce qui s’écarte de cet objectif, rien de ces tentations de flirter avec la glu si savamment proposée à notre manque d’acuité, rien de tout cela ne permettra au peuple d’être et vivre souverain, ni même ne lui permettra de limiter les dégâts.

    Y a du boulot ; faut pas perdre le nord hein, « ils » n’attendent que ça.

    • Clair que perso le 2eme tour j en ai rien à cirer, ce sera Pinochetou ou Mussolinette, les seules garanties avec ces demagogues c que l’une pourrira les étrangers et l’autre nous mettra en slip à faire de l’interim…perso je milite pour l’abstention que j’espere massive et je voterai aux legislatives, et je manifesterai le plus possible…je suis deter à leur pourrir le buffet.

    • Jacques Racine

      Infiltration à la tête du mouvement des « 500 frères » (en Guyanne), qui l’eut cru? https://www.youtube.com/watch?v=SdSLbuhBlmc

    • Jacques Racine

      https://youtu.be/abp1Z_J3GOY?t=11m25s Charles Gave : « Le Logos dans le grec ancien, c’était la langue que vous et moi on parle; c’était aussi l’organisation du monde telle qu’elle était compréhensible; et la troisième chose, c’était ce qu’il fallait faire pour que ça s’améliore. »

      ……………………………………………………………………………..

      https://youtu.be/oWm7tW2Wh1A?t=21m13s Cynthia Fleury : « C’est à dire qu’il faut s’obliger à saisir l’occasion : donc le Kairos est une obligation, alors qu’on pense [d’habitude] que le kairos va nous tomber sur la tête. […] Vous savez qu’il y a trois grandes définitions du temps pour les grecs, la première qu’est le chronos, qui est la linéarité, un temps qui chasse l’autre; il y a l’aiôn, c’est à dire l’éternité; et puis il y a le kairos, le fait de saisir une [opportunité] : de faire que quelque chose qui est là … j’en fais quelque chose pour que ça devienne commencement, histoire, etc… et quel est l’outil du kairos? C’est le courage! C’est précisément le courage qui fait que tiens! ce qui arrive là, maintenant, et qui était seulement « n+1 » … ça ne sera pas « n+1″, ça sera zéro … T=0, c’est à dire qu’il y a quelque chose qui commence. Et ça c’est précisément ce qui fait un sujet, c’est à dire que tant que vous ne faîtes pas ça, vous n’avez pas de sujet. »

      ……………………………………………………………………………..

      « La propagande politique » de Jean-Marie Domenach, p.112-113:

      « Dans son livre sur « Le pouvoir et l’opinion », Alfred Sauvy, analysant les attitudes de défaitisme et de courage y discerne cinq variantes:
      1° Travailler pour la défaite;
      2° Espérer la défaite et s’en réjouir à l’occasion, sans toutefois travailler pour elle;
      3° Craindre la défaite, sans résister à ce sentiment;
      4° Combattre la crainte de la défaite et entretenir l’espoir;
      5° N’envisager aucune possibilité de défaite.

      Sur les groupes 1 et 2, les propagandes adverses, ayant affaire à des convaincus, n’exerceront, chacune pour leur compte, qu’une action d’entretien et de confortation. Sur le groupe 2, la propagande ennemie pourra mordre d’avantage, en essayant de le faire passer du sentiment à l’acte, d’un espoir honteux à une trahison pratique; de même la propagande amie essayera de ramener le groupe 4 au groupe 5 et de transformer ses partisans en fanatiques. Mais c’est le groupe 3 qui offrira un terrain d’élection aux propagandes; ceux qui redoutent la défaite mais n’en écartent pas l’idée sont également vulnérables: à la propagande ennemie qui joue sur le second aspect, le sentiment de la possibilité d’une défaite, et cherche à le transformer en sentiment de fatalité d’une défaite — à la propagande amie, qui joue sur le premier aspect, la peur d’une défaite, et cherche à transformer cette peur en une décision de se défendre sans esprit de recul. »

  44. De toutes façons la monarchie présidentielle (qui n’existe que dans la tête de Mélenchon) n’existe pas étant donné qu’il a contribué à transférer tout le pouvoir à Bruxelles. Je crois qu’il y a assez de preuves sur ce site pour se convaincre qu’un président et même son assemblée n’ont aucun pouvoir. Donc beaucoup de bavardages ici en définitive. De plus je vous conseille à tous une relecture attentive du procès de l’élection ! Il est grand temps de se remettre au travail sur la constitution et de re-re-faire tabula rasa des présidentielles, des législatives, de l’U.E… Encore un bon lavage de cerveaux en règle !

    • Désolé de te contredire mais c est faux, nos gouvernements se soumettent à Bruxelles par choix politique, c’est pas tombé du ciel

      • Ne soyez pas désolé vous validez mon propos. Lisez les traités, je veux dire, lisez les vraiment, cette soumission est officielle. C’est un travail à faire soi-même car aucun candidat (sauf un) en a vraiment parlé durant la « campagne ». Même les soi-disant euro-sceptique n’ont pas fait cet effort de pédagogie. Personne ne le fera pour vous ! Si vous ne savez pas par où commencer la lecture, je peux vous y aider en mettant en lien des textes officiels, sortis tout droit de Bruxelles. Nos dirigeants de tous bords ont transféré intégralement leur pourvoir (notre pouvoir !) à Bruxelles et il n’y a pas 36 solutions pour récupérer le semblant de démocratie qu’il y a dans notre constitution.

        • Je ne comprends pas le motif de ce ton professoral, je ne suis pas d’accord pour dire que ces sujets n’ont pas été abordés par les candidats, ils l’ont été et de façon parfois assez poussée quand le format le permettait…Sur le fond nous pensons la meme chose sur l’UE, je ne vois pas de motif à polémique…

          • Pardon pour le ton professoral ce n’était pas le but. Nous sommes donc en désaccord sur le fait que les tenants et aboutissants des traités ont été exposés pendant cette campagne.

  45. Message pour Emmanuel Macron :

    Message pour tous les bisounours qui croient encore à « la mondialisation heureuse » :

    L’automatisation pourrait faire disparaître près de 70 % des emplois dans les pays développés, selon le directeur de la Banque mondiale.

    Mardi 2 mai 2017 :

    Emploi : la terrible prédiction de la Banque mondiale.

    L’automatisation pourrait faire disparaître près de 70 % des emplois dans les pays développés, selon le directeur de l’institution.

    Voila de quoi relancer les polémiques sur la robotisation de l’économie. Le Président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a annoncé lundi que les deux-tiers des emplois aujourd’hui existant dans les pays développés devraient disparaître avec l’automatisation de l’économie .

    L’ Américain de 57 ans n’en est pas à sa première sortie sur le sujet, alors que les débats se multiplient, notamment aux Etats-Unis et en France. Il a déjà averti des conséquences de la montée en puissance des robots et des imprimantes 3D dans les économies développées. Lors de sa conférence à la Milken Institute, ce médecin de formation a expliqué que le recours aux technologies limitait mécaniquement l’intervention humaine dans l’activité économique, d’où son impact sur l’emploi. Mais jamais le dirigeant, à la tête de la Banque mondiale depuis 2012, n’avait annoncé anticiper une vague d’une telle ampleur.

    Pour Jim Yong Kim, ces destructions d’emplois vont toucher tous les pays, développés et pauvres, notamment les pays plus tournés vers l’industrie et les services, sans pour autant donner le calendrier du basculement. 2020, 2030, 2040 ?

    Selon lui, les pays les plus touchés seraient l’Ethiopie, la Chine et la Thaïlande. Addis-Abeba devrait ainsi perdre 82 % de ses emplois, selon le président de la Banque mondiale.

    Les destructions d’emplois dans les pays développés devraient également affecter les pays pauvres, qui bénéficient actuellement d’une partie des délocalisations à l’échelle mondiale. Les pays les plus développés, confrontés à une hausse du chômage, pourraient en effet rapatrier une partie de leurs activités, créant par là-même des mouvements de migrations de travailleurs pauvres vers les économies les plus riches.

    « Sans concertations entre les pays, ces mouvements pourraient recréer des tensions géopolitiques », a souligné Jim Yong Kim. D’autant plus dans un contexte où la plupart des Hommes disposent d’ Internet et de téléphones intelligents pour « voir exactement comment vivent les autres » aux quatre coins de la planète.

    https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0212030535591-emploi-la-terrible-prediction-de-la-banque-mondiale-2083847.php

  46. Belle réflexion de Gérard Foucher:
    Voter ou agir ? MiniShow spécial élections, décryptage et alternatives
    https://www.youtube.com/watch?v=_5pEtT-Z1N0

  47. petit rappel…

    Franck Lepage
    20 avril, 09:26 • sur fb
    Petit lexique de désintoxication présidentielle.
    3 -- « Pouvoir d’achat »…
    Aaaahhhh la sublime arnaque langagière ! Le pouvoir d’achat contre le salaire ! augmenter le « Pouvoir d’achat » pour ne plus jamais augmenter les salaires. Et même, grâce à Macron, augmenter le pouvoir d’achat en diminuant le salaire !!! Attention : accrochez vous, ça va demander un peu de concentration : ça risque de piquer un peu ! On va se le faire façon plan de tomate :
    1 -- Première branche de la tomate : au 19 ème siècle le salaire est le PRIX de ma force de travail. Il n’y a que du salaire DIRECT, lié à ma tâche, et ensuite quand je ne peux plus travailler (malade, vieux, ou chômeur) je vais crever dans un coin. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’Uberisation.
    2 -- Deuxième branche : deux siècle de luttes de la classe ouvrière
    organisée transforment le salaire en un rapport de force politique. Le salaire n’est plus un PRIX, c’est un BAREME. Si tu veux t’acheter ma force de travail, il va falloir multiplier ce que tu me donnes par deux, pour donner aussi du salaire à des chômeur, des retraités, des malades, et du personnel hospitalier….ça s’appelle le salaire INDIRECT, ou encore le salaire socialisé, ou encore les COTISATIONS sociales (« salariales » et « patronales ») que le MEDEF appelle des CHARGE sociales et qui les étranglent de rage !
    -- Troisième étape, la plus importante, concentrez vous : quand on vous donne 1.500 euros, VOTRE SALAIRE est donc de 3.000 euros., c’est à dire le salaire NET PLUS les cotisations « salariales » qui donnent le « BRUT » PLUS les cotisations « patronales » qui donnent le salaire total. C’est pour ça que c’est un barème, c’est pour ça que c’est un rapport de forces. C’est pour ça que ce chiffre n’apparaît jamais sur votre fiche de paie sauf si vous savez faire des additions.
    -- quatrième étape, l’ARNAQUE : si je baisse, si j’exonère les cotisations (« salariales » ou « patronales ») de 1.300 euros et que je vous donne 200 euros en plus sur votre salaire direct, j’augmente votre net, ce qui va dans votre poche, mais en réalité je BAISSE votre salaire en vous donnant l’impression que je l’AUGMENTE et en claironnant partout que j’augmente
    votre « pouvoir d’achat ». Et comme on va flinguer la sécu en lui supprimant les recettes, il vous faudra tôt ou tard racheter votre salaire indirect (santé, retraite, etc) avec votre salaire direct en cumulant des points ou en prenant de l’épargne. (je recommence ou ça va ?)
    Expliquer à votre tata (ou à votre tonton) avant dimanche, sur la nappe du restaurant que si elle touche 200 euros de plus chaque mois, en fait on lui a baissé son salaire, c’est votre challenge pour la semaine ! Amusez vous bien !
    A partir de là vous avez plusieurs options politiques.
    a -- Vous êtes contents, on vous a donné 200 euros de plus, et vous n’en n’avez rien à foutre des autres. Que les retraités se démerdent et quant aux malades, vous êtes en bonne santé. Quand ce sera votre tour et que ça vous arrivera sur le coin de la figure, il sera toujours temps d’aviser. Chacun pour soi et Dieu contre tous ! Et puis le MEDEF l’a dit : si les patrons ne sont plus obligés de payer notre protection sociale, (le « coût du
    travail ») ils pourront engager plein de travailleurs flexibles et pas protégés, et cela créera de l’emploi, plein d’emploi, des tas d’emplois……vous avez donc le choix : Votez Macron sans état d’âme, qui propose « la suppression des cotisations salariales pour tous les travailleurs pour rapprocher le net du brut » (vous avez pigé l’arnaque) Ou Fillon qui propose « d’atteindre le plein emploi en baissant de 40 milliards les charges des entreprises ».
    b -- Vous êtes embêté : la concurrence, l’europe, la crise, la mondialisation, ah là là ma brave dame, on ne peut quand même pas continuer à pressurer les entreprises, il faut bien baisser les charges sociales si on veut retrouver de la compétitivité, tout ça tout ça…, il faut moderniser la modernité avec l’aide de la CFDT,…mais on peut mettre en place des amortisseurs comme le revenu universel pour les très pauvres, et transférer les cotisations sur de l’impôt CSG façon rocard , ou même individualiser la protection sociale avec des comptes personnels…. regardez la Finlande …bon, Votez pour celui qui proclame qu’il « sera le
    candidat du pouvoir d’achat », votez plutôt Hamon.
    c -- Vous êtes de gauche et vous savez donc que le mouvement historique de la gauche est l’augmentation continue des cotisations patronales, c’est à dire prélever sur NOTRE richesse, celle que NOUS produisons, de quoi couvrir NOS besoins de santé et de bien-être. Vous êtes donc pour l’augmentation des salaires, de tout le salaire, et donc des cotisations patronales. Vous savez que la bagarre à mener ce n’est pas pour l’augmentation du NET, c’est pour l’augmentation du BRUT, c’est pour l’augmentation du SALAIRE total et pas du « POUVOIR d’ACHAT »…Vous êtes pour un régime général de sécurité sociale et contre les comptes personnels d’activité, Vous êtes pour l’augmentation des services publics et donc du nombre des fonctionnaires parce que vous savez que c’est VOUS qui produisez cette richesse, Votez pour …ceux qui vont dans ce sens.
    (à suivre)…

    SI VOUS HÉSITEZ À VOTER MACRON, REGARDEZ ÇA
    https://www.youtube.com/watch?v=56hLRvsWbCA

  48. L’ancien ministre grec Yannis Varoufakis : « Mon conseil à Theresa May pour le Brexit : éviter de négocier à tout prix.»

    https://www.upr.fr/actualite/france/lancien-ministre-grec-yannis-varoufakis-conseil-a-theresa-may-brexit-eviter-de-negocier-a-prix

  49. Michel Onfray analyse comment Macron a été élu (version longue)

  50. J’SUIS PAS CONTENT ! #82 : Attentat de Manchester, Journalistes ringards & Pause caca !

  51. Bonjour monsieur Chouard,
    pouvez-vous m’indiquer, s’il vous plaît, d’où est tirée la citation de Tocqueville que vous mettez en début d’article ?

    Cordialement,

  52. Bonjour monsieur Chouard,
    pouvez-vous m’indiquer, s’il vous plaît, d’où est tirée la citation de Tocqueville que vous mettez en début d’article ?

    Cordialement,

  53. Bonjour monsieur Chouard, j’attends toujours votre réponse…
    D’où vient la citation de Tocqueville s’il vous plaît ?

    PS Je ne vous lâcherai pas tant que je n’aurai pas ma réponse.

  54. Bonjour monsieur Chouard, j’attends toujours votre réponse…
    D’où vient la citation de Tocqueville s’il vous plaît ?

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