[Interview RT] Le journal Le Monde devient un problème pour la Démocratie

Contrairement aux prétendus « journalistes » du journal « Le Monde », « journal de référence » littéralement — et scandaleusement — vendu à 3 milliardaires, je trouve Olivier Berruyer admirable et exemplaire.

C’est, plus que jamais, l’occasion de lire tous les jours — et de faire connaître à tous vos proches ! — un des meilleurs sites d’information du pays (Olivier ne me laisserait pas dire ça sans tenter de minimiser son rôle, mais je fais ce que je veux 🙂 ), les-crises.fr. C’est très facile : il suffit de glisser un raccourci de son adresse dans le groupe Démarrage du menu Démarrer, et ce site de salut public devient alors gratuitement votre journal quotidien, un des tout meilleurs cerveaux collectifs du pays.

Lisez ce récent billet :

[Interview RT] Le Monde devient un problème pour la Démocratie

Olivier Berruyer :

« Je comprends mal pourquoi Le Monde continue à trouver d’une telle importance que je sois dans leur liste Maccarthyste avec d’autres petits blogs.

Très bien, je me charge d’en faire de la publicité en ce cas.

Et ne me sortez pas le couplet “la télé des russes”, j’ai contacté les Américains, et un des plus grands journalistes américains, sonné par ce que vous me faites, m’a accordé une tribune invité dans son site…

Merci beaucoup Le Monde – ce succès international, je vous le dois…

Il est important de se mobiliser, sinon il va être très difficile à n’importe qui de créer et tenir un blog, si la police du Monde veille…

(je tiendrai les lecteurs informés de tous les développements de ce dossier) »

OB

Lire la suite :
http://www.les-crises.fr/interview-rt-le-monde-devient-un-probleme-pour-la-democratie/

Source : les-crises.fr Olivier Berruyer

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10154962240512317

14 réponses à “[Interview RT] Le journal Le Monde devient un problème pour la Démocratie

  1. Marrant 🙂
    En ce moment, le Décodex ALTERNATIF du Grand Soir est classé « à la une » sur Google avant Le Monde 🙂

    Édit : en fait, c’est la une personnalisée par Google pour Viktor qui le classe comme ça 😀

    Ça ne fait rien, faites connaître autour de vous le désopilant et roboratif Décodex ALTERNATIF du Grand soir 🙂


    https://www.legrandsoir.info/le-decodex-alternatif-mefiez-vous-des-imitations.html
    Merci Viktor, merci Maxime.

  2. #UnVraiJournalisteNestPasVendu

  3. [Pourriture politicienne et capitaliste] Décrets de Trump pour démanteler la réglementation financière
    Le début de la fin

    « On parle beaucoup du décret anti-immigration de Trump, visant à interdire l’entrée aux USA de ressortissants de sept pays (sept pays qui ont tous subi des invasions, attaques ou embargos de la part des différentes administrations américaines).

    Pourtant, ce décret inutile ne fait que stigmatiser un grand nombre de personnes, avec un effet nul sur la lutte contre le terrorisme, voire contre-productif : en attisant les haines, cela peut susciter des vocations au djihad anti-US et au martyr. Sans oublier qu’un attentat, même meurtrier, hormis ses malheureuses victimes, sa charge émotionnelle et son buzz médiatique, n’a qu’une portée limitée.

    Par contre, on parlera un peu moins de la volonté affichée de détricoter l’insuffisante réglementation du système financier mise en place après la crise des subprimes de 2008.

    Dommage !

    En effet, l’abrogation des deux décrets visant la loi Dodd-Frank et la règle Volcker aurait une portée systémique.

    Pour rappel, la loi Dodd-Frank de 2010 a créé le bureau de protection financière des consommateurs (CFPB) chargé de réguler les prêts hypothécaires et les cartes de crédit, suite aux abus constatés lors de la crise des subprimes. Cette loi a aussi obligé les banques à augmenter leurs fonds propres et subir des tests annuels de résistance (« stress tests », qui valent ce qu’ils valent…), afin d’éviter une faillite comme celle de Lehman Brothers.

    Quant à la disposition de la loi Dodd-Frank qui visait à éviter la corruption pour l’obtention de concessions, elle a d’ores et déjà été abrogée. Désormais, les compagnies pétrolières et minières américaines ne sont plus obligées de rendre publiques les sommes versées aux gouvernements étrangers.

    La règle Volcker empêche les banques de pratiquer la spéculation pour leur propre compte et vise à freiner leurs investissements spéculatifs avec l’argent de leurs clients : l’objectif consiste à éviter le financement d’actifs risqués par des dépôts garantis par l’État fédéral (rappelons que la crise financière de 2008 a coûté 1000 milliards de dollars aux contribuables américains, argent public qui a servi à renflouer des banques privées).

    Le deuxième décret vise aussi la règle fiduciaire qui oblige les conseillers financiers à agir dans l’intérêt de leurs clients. Cette règle les empêche actuellement de conseiller à leurs clients des placements pour lesquels les commissions sont les plus élevées, ou d’acheter des produits, alors que leur banque spécule contre ces mêmes produits.

    Comment justifier la remise en cause de deux législations qui visent à éviter les excès sur les marchés financiers et à protéger davantage les consommateurs ?

    Selon les Républicains, cette législation était nuisible tant pour les banques que pour les consommateurs. L’association bancaire ABA s’est elle félicitée de cette initiative « qui devrait permettre de libérer le pouvoir de l’industrie bancaire ».

    Le directeur du Conseil économique national à la Maison Blanche Gary Cohn (ancien numéro deux de Goldman Sachs) a déclaré que l’objectif de déréglementer les marchés financiers n’était pas une faveur accordée aux banques.

    « Il s’agit d’être un acteur sur le marché mondial où nous devons, pouvons et aurons une position dominante. Les banques vont être en mesure de fixer leurs prix plus efficacement et donc au mieux pour les consommateurs. Les Américains vont pouvoir faire de meilleurs choix et accéder à de meilleurs produits financiers. »

    Ha ! la bonne blague.

    Lors de sa campagne électorale, M. Trump avait pris la défense des populations défavorisées, mises à la rue par la crise des subprimes, en fustigeant l’attitude des banquiers de Wall Street. Pourtant, ces derniers sont largement représentés au sein de sa nouvelle administration :

    • Steven Mnuchin, 17 ans chez Goldman Sachs, repreneur de la OneWest Bank, leader des saisies sur le segment des personnes âgées en expulsant des dizaines de milliers d’Américains de leur maison, nommé secrétaire au Trésor.

    • Wilbur Ross, ex-banque Rothschild, repreneur d’entreprises en difficultés et restructurées à coup de milliers de licenciements, nommé secrétaire au Commerce.

    • Stephen Bannon, ex-Goldman Sachs, nommé conseiller de la Maison Blanche.

    • Paul Atkins, ex-membre de la Securities and Exchange Commission (SEC), CEO d’une entreprise de services financiers, nommé conseiller sur la réglementation financière.

    • Le déjà cité Gary Cohn, ex-numéro deux de la banque d’affaires Goldman Sachs, nommé directeur du Conseil économique national.

    Réactions : Le démantèlement de cette réglementation financière suscite heureusement quelques réactions :  » […]

    Lire la suite :
    http://lesakerfrancophone.fr/decrets-de-trump-pour-demanteler-la-reglementation-financiere

    Source : SakerFrancophone

  4. Controverse Décodex : et si on pensait la qualité de l’information comme un Commun ?

    « Décodex est une boîte à outils proposée en accès gratuit depuis le 1er février 2017 par Les Décodeurs, rubrique du site lemonde.fr. Elle vise à permettre aux internautes de distinguer les sites d’information fiables de ceux qui ne le sont pas, à l’aide d’une classification selon plusieurs critères (voir plus bas).

    Sont concernés les sites, blogs, sites de presses mais aussi les comptes Youtube ou Twitter. Les internautes sont mis à contribution pour répertorier les sites avec la possibilité d’envoyer une requête aux Décodeurs, ce qui place le projet dans une « démarche citoyenne » mais aussi d’éducation aux médias pour tous et dans les écoles. A noter que ce projet est financé par le Fonds pour l’innovation numérique de la presse (« Fonds Google »).

    Sont ainsi proposés :
    • un moteur de recherche « Verificator » qui permet de faire une recherche par l’adresse d’une page web ou par le nom d’un site

    • un logiciel de discussion sur Messenger de Facebook qui donne des réponses automatiques sur les sites à vérifier et des conseils sur la manière de vérifier l’information,

    • un plugin (extension) pour les navigateurs Chrome et Firefox qui installe un petit logo « D » dans la barre de navigation qui change de couleur et en explicite les raisons avec description du site,

    • des articles pédagogiques sous forme de kit à destination des enseignants avec une compilation de conseils, dessins, cas pratiques et exercices.

    Au moment du lancement, ce sont déjà près de 600 sites qui ont pu être classés, parmi lesquels des sites « majoritairement français mais aussi anglais et américains et quelques allemands, avec cinq niveaux de fiabilité, repérés par cinq couleurs ».

    • Les sites « plutôt fiables » qui se montrent « mesurés » et « transparents » sont en vert.
    • Les sites « militants » ou « insuffisamment précis », et qui « ne vérifient pas » ou « ne précisent pas » leurs sources se voient attribuer la couleur orange.
    • Les sites « participatifs » pour lesquels la « fiabilité [est jugée] trop variable » (Wikipédia ou les comptes des réseaux sociaux par exemple) sont de couleur grise.
    • Les sites « satiriques ou parodiques », « à lire au second degré » sont repérés par la couleur bleu.
    • Enfin, en rouge, ce sont les sites qui « diffusent régulièrement de fausses informations » ou « des articles trompeurs ».

    Parmi les critères retenus on trouve : 

    • le respect des règles journalistiques (croisement des sources, vérification, etc.)

    • la présence ou le manque de sources,

    • la référence à une seule étude scientifique,

    • la rectification des erreurs lorsqu’elles sont identifiées,

    • la distinction entre un éditorial/ tribune aux analyses subjectives, et des articles purement factuels,

    • le signalement des positions partisanes affirmées sur certains sujets qui ont déjà conduit à des erreurs.

    Quelques éléments de débats avec cette carte des articles parus autour de la mise en ligne de Décodex

    Nul ne contestera que les enjeux de l’évaluation de l’information sont de plus en plus importants et que l’outil peut avoir un réel intérêt pédagogique en contribuant à développer chez les internautes une  attitude critique et une culture de l’information.

    Pour autant, il semble essentiel de ne pas s’en tenir au seul jugement des Décodeurs (juge et partie parmi les sites de presse) et de développer une réflexion sur le principe même d’une labellisation des sites. L’éducation à l’information ne peut pas être accaparée par un seul journal, aussi légitime soit-il, alors que de nombreux acteurs (bibliothécaires, journalistes, professeurs documentalistes, enseignants, modérateurs, etc.) détiennent des compétences en la matière et pourraient mettre en commun cette culture informationnelle. À l’instar du Monde, on peut aisément imaginer que d’autres proposeront leur propre système d’évaluation – servant leurs propres intérêts –, qu’il s’agisse de plates-formes privées comme Facebook, des conspirationnistes eux-mêmes ou de l’État, qui trouverait là un moyen de restaurer une régulation par en haut de l’Internet.

    Plus fondamentalement, c’est méconnaître les mécanismes mêmes de l’information que de prétendre automatiser et uniformiser son évaluation. Les indicateurs sont utiles à condition qu’ils puissent être contextualisés, discutés… et contournés. L’information doit toujours être rapportée à un régime d’autorité particulier, à des connaissances, des croyances ou des consensus localement ou socialement situés, et c’est cet environnement que l’intelligence collective peut mettre en évidence, contre l’illusion d’une fiabilité immanente. Le fait d’établir un critère global de fiabilité au niveau des sites est par ailleurs discutable, car cela peut dépendre des articles et de la qualité de chaque contribution.

    Pour parer les risques évidents de censure ou de conflits d’intérêt, il serait préférable de penser en termes de convergence pour favoriser l’émergence d’une communauté citoyenne de vigilance. La qualité de l’information constitue un Commun, qui nécessite en tant que telle une gouvernance par les communautés qui la construisent et l’entretiennent. Le collectif SavoirsCom1 invite donc à considérer la question sous l’angle des Communs de la connaissance. 

    L’exemple de Wikipédia montre qu’un espace de publication qui s’est organisé comme un Commun résiste mieux aux fausses informations (voir ici et ).

    À l’inverse, le phénomène des fake news correspond en ce sens à une forme de tragédie des communs, qui ressemble à celle que peuvent subir la haute mer ou l’atmosphère. Certains acteurs ont  intérêt à faire du « dégazage sauvage », en répandant des pollutions informationnelles. Comme l’explique Evgeny Morozov, ce phénomène est amplifié par le fonctionnement même des grandes plateformes, et notamment par le modèle publicitaire sur lequel elle repose. Obéissant aux principes de l’économie de l’attention, le capitalisme cognitif n’a objectivement aucun intérêt à participer à l’amélioration de la qualité de l’information.

    Mais il ne suffit pas de faire communauté sur Internet pour garantir que les pratiques collectives contribueront à la qualité de l’information. Sur Wikipédia, ce sont les règles mises en place (notamment le principe de neutralité de point de vue, ainsi que les procédures de discussion et de résolution des litiges, qui donnent à la communauté sa résilience particulière aux fake news. Là où d’autres espaces de sociabilité en ligne, organisés selon des principes différents, contribuent au contraire à l’amplification du phénomène.

    En vue de favoriser l’émergence d’une telle communauté de vigilance informationnelle autour du Décodex, le collectif SavoirsCom1 préconise donc :

    que les outils de vérification soient toujours eux-mêmes vérifiables (pas de boîte noire),

    que les règles de contribution et de régulation soient clairement énoncées et toujours susceptibles d’être mises en discussion,

    que les sites évalués puissent faire appel de leur évaluation en démontrant leur mode d’élaboration ou de transmission de l’information,

    que les acteurs tirant profit de la diffusion de l’information (organes de presse ou prestataires de services informationnels) contribuent d’une manière ou d’une autre au développement d’une politique publique d’éducation aux médias et à l’information de tous les citoyens.

    1 Commentaire

    TuYolPol le 11 février 2017 à 19 h 26 min

    La problématique que je souhaite aborder est celle d’un tiers de confiance en matière d’informations. Cela n’existe pas encore, et son architecture est à inventer. La culture de l’information est un autre problème.

    Vos préconisations prennent la précaution de se situer à un niveau « méta », sans préfigurer les outils mais ce qui doit présider à leur élaboration.

    Vous semblez implicitement admettre qu’on évalue des sites et non des informations atomiques. Cela ne va pas forcément de soi, ce n’est pas une contrainte, mais un raccourci.

    Vous ne relevez pas le fait que le Decodex tire une particularité forte du fait d’être conçu comme une extension du navigateur et altère ainsi sa neutralité.

    Je vous suggère une piste de réflexion concernant une base de données collaborative et infalsifiable : la blockchain (cf le Bitcoin). Le but est de se passer de toute autorité centralisée.

    Je n’ai pour l’instant qu’une intuition, quelque expérience, et un sentiment d’urgence suite à ce lamentable Decodex.

    Source : SavoirsCom1 http://www.savoirscom1.info/2017/02/controverse-decodex-information-comme-un-commun/

  5. Le Monde banni de Wikipédia pour y avoir créé volontairement des “Fake news” !!

    Olivier Berruyer : « C’est à cause de ce genre d’article que Le Monde me déteste, et a tenté de faire fermer ce blog… Nouvel exemple de l’éthique régnant au sein de “l’ancien quotidien de référence”. Je réalise ce type de travail quotidiennement et bénévolement sur ce blog depuis 6 ans.

    Nous verrons par ailleurs combien de médias signaleront ce gros bug journalistique, dépassant leur peur du p’tit caïd Le Monde ?

    “Le problème avec la greffe de couilles, c’est le manque de donneurs” [Jacques Chirac]

    OB

    Lire la suite :
    http://www.les-crises.fr/le-monde-banni-de-wikipedia-pour-y-avoir-cree-volontairement-des-fake-news/

    Source : les-crises.fr OIivier Olivier Berruyer

  6. [L’omniprésence médiatique de Macron, le candidat des banques, est la conséquence logique — et scandaleuse — de l’achat des journalistes par les milliardaires.

    Le faux « suffrage universel » (élire des maîtres au lieu de voter des lois) condamne toute société au « capitalisme » (en donnant tous les pouvoirs aux plus riches, qui n’ont qu’à acheter les journalistes pour gagner les élections)].

    Entre personnalisation et disqualification, la politique selon « C dans l’air »

    par Maxime Friot (Acrimed) :

    Réunissant éditorialistes de médias dominants et « experts » acceptant de jouer le jeu de l’émission de France 5, « C dans l’air » produit et reproduit des mécanismes de personnalisation et de disqualification politiques. En traitant de la politique via l’angle des stratégies personnelles, et en braquant la lumière sur quelques candidats bien placés dans les sondages – et pas sur les autres – « C dans l’air » propose un « décryptage » de l’actualité politique bien particulier. […]

    Lire la suite :
    http://www.acrimed.org/Entre-personnalisation-et-disqualification-la

    Source : Acrimed.

    • J’avais un peu la même impression qu’Acrimed sans avoir autant creusé. Je regardais jadis C dans l’air car il y était discuté du point de vue de l’oligarchie, mais au moins on y parlait d’idéologie. Maintenant j’ai arrêté car il n’est question que d’avis sur les personnalités politiques et d’appréciation de leurs stratégies. Je crois que cela témoigne que toutes ces personnes n’ont même plus de pensée.

      “Les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens discutent des événements ; les petits esprits discutent des gens.” ([faussement attribué à] Eleanor Roosevelt)

  7. Alerte : combat pour la reconquête de la langue française
    SAISINE DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE SUR LA MISE A MORT DE LA LANGUE FRANÇAISE : CONFÉRENCE DE PRESSE (« épique ») d’Arnaud Aaron Upinsky, président de l’Union Nationale des Ecrivains de France
    https://www.youtube.com/watch?v=1sCCdXrEe7U

    LETTRE OUVERTE d’Arnaud Upinsky, président de l’Union Nationale des Ecrivains de France à Madame Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’Académie française :
    http://upinsky.work/wp-content/uploads/2017/01/Lettre-Ouverte-de-saisine-de-lAcad%C3%A9mie-fran%C3%A7aise-du-14-janvier-2017-%C3%A0-son-Secr%C3%A9taire-perp%C3%A9tuel…pdf

    A la demande de l’auteur de la saisine sur son site : Pétition-Saisine de mobilisation nationale contre la haute trahison du français aux JO-Paris 2024 et à l’école
    https://www.change.org/p/acad%C3%A9mie-fran%C3%A7aise-contre-la-haute-trahison-du-fran%C3%A7ais-aux-jo-paris-2024-et-%C3%A0-l-%C3%A9cole

  8. Bonjour à tou(te)s,
    Le régime des forêts de protection fait actuellement l’objet de DEUX CONSULTATIONS. L’une concerne exclusivement le massif de Fontainebleau, l’autre couvre l’ensemble des forêts du territoire national.
    Dans les deux cas, nous sommes invités à donner notre avis sur des projets qui, s’ils sont retenus, auront pour conséquence de réduire encore un peu plus un domaine pourtant théoriquement protégé. L’un d’entre eux demande même d’ouvrir le périmètre de ces forêts aux activités minières (oui, vous avez bien lu !)
    Comme on nous demande notre avis, vous trouverez un résumé et un mode opératoire succinct en cliquant sur le lien suivant  https://chroniquesvertesdemill
    … et surtout, n’hésitez pas à faire suivre !

  9. CHARTE DE MUNICH
    Déclaration des devoirs et des droits des journalistes.
    Préambule : Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentale de tout être humain.
    Ce droit du public de connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes…
    http://eeas.europa.eu/archives/delegations/tunisia/documents/page_content/charte_munich1971_fr.pdf

  10. « les crises », « Fakir », « investig action », « Chouard »,…
    C’est quant même bizarre, tous ces sites anti-conformistes qui diffusent de la fausse information en même temps ? Se seraient-ils tous coordonnés ? Ne serait-ce pas un Complot contre les Puissants de ce « Monde » (facile) ?
    S’ils s’avancent sur ce chemin, nous pourrions attaquer le « Monde » de complotiste.

    Bon, admettons que « Le Monde » a toujours raison. A-t-il une recette de cuisine pour revenir sur le droit chemin ? Afin de recevoir sa bénédiction ?
    …Se mettre à publier des articles du Monde ? permettrait de repasser au vert? J’imagine que le classement n’est pas définitif, rouge une fois pour toute. Qu’il est permit de se faire pardonner. Sinon, ils estiment que c’est une diffusion intentionnelle de propagande, en âme et conscience. Alors ils n’accepteraient pas l’erreur qui n’est qu’humaine et qui n’est pas toujours intentionnelle (d’habitude).
    Pour être constructif, ils devraient fournir sur leur site une boîte à outils de journaliste conformiste pour les vilains petits canards déviants. Ou l’offrir après un Mea Culpa suite à un passage au confessionnal (genre de boite mail à l’écoute 24H/24H).

    A nouveau, ils trouvent des solutions (à leurs problèmes) qui nous infantilisent, symptôme de cette société (à échelles hiérarchiques de dominances) ! Au lieu de se (de nous) considérer des adultes et d’ouvrir le débat ! …il y a trop d’intérêts à défendre.

  11. Déconnant DECODEX, par Jacques Sapir

    Source : Russeurope, Jacques Sapir, 09-02-2017
    https://russeurope.hypotheses.org/5677

    Le site Web du journal Le Monde vient de lancer, depuis quelques jours, un « outil » nommé « Decodex », qui est censé permettre à ses utilisateurs de trier le faux du vrai dans le différents sites. Nul ne conteste la nécessité de vérifier les sources. On pouvait penser que cet outil serait une tentative honnête pour aider le lecteur. Elle s’avère en réalité un outil idéologique servant à la fois à l’autopromotion de ce journal (ce que l’on peut comprendre sans nécessairement l’approuver) mais aussi, et c’est sur ce point que toute l’opération est bien plus discutable, un outil de tri idéologique. Prétendant lutter conte ce que l’on appelle les « fake news », soit la multiplication des fausses nouvelles, les journalistes du Monden’ont rien eu de plus pressé que de réinventer l’Index du Vatican. A quand l’Imprimatur ?

    Decodex se présente comme une application que chacun peut utiliser. Cette application classe les sites du vert (garantie de « bonnes » informations) au rouge (site réputé dangereux), avec la couleur orange (site peu sérieux), ou bleu (site parodique). Seulement, pour faire fonctionner un système comme Décodex, il faut au préalable établir une liste de sites d’information que l’on considère comme recommandables ou non et une liste de critères qui permettent de jauger et de juger de la crédibilité de tel ou tel. On entre là dans un domaine ou joue à plein la subjectivité idéologique des journalistes du Monde. En mettant les pastilles, qu’elles soient vertes, oranges ou rouges, Le Monde s’arroge un droit de jugement alors qu’il est lui-même, et nul ne le lui reproche par ailleurs, un journal d’opinion, un journal qui défend ses idées, mais des idées qui ne font que représenter sa subjectivité. Ce qui gène, ce qui choque avec cette création du Monde c’est que ce journal se donne ainsi le rôle de censeur du Web, de l’information en ligne. Il s’approprie un pouvoir qui pourrait, à l’extrême limite, relever d’un comité indépendant, ou du CSA, mais certainement pas d’un journal qui est un acteur de cette sphère de l’information et qui ne peut donc prétendre à l’impartialité nécessaire pour une telle fonction.

    La dimension idéologique de l’opération se révèle quand on se promène un peu sur Décodex. On constate que les sources de l’établissement médiatique (les journaux avec lesquels Le Monde a des collaborations ouvertes ou implicites) sont systématiquement en vert. Les autres, sont en orange et en rouge, et en particulier les sources dites alternatives. Se révèle alors la dimension « monopoliste » de l’opération. Dans un monde ou le journalisme traditionnel est contesté, car chacun peut, à sa guise, créer un site d’information, l’opération Décodex apparaît comme une volonté un peu puérile et clairement désespérée de certains journalistes pour se garantir le monopole de l’information. Il eut été plus utile, et plus profitable à tous, que ces dits journalistes s‘interrogent sur les raisons de leurs pertes d’audience. Mais, ce type d’autocritique, il ne faut pas rêver : ils en sont clairement incapables.

    On donnera ici un exemple parlant. Mon propre carnet obtient, tout comme le blog d’Olivier Berruyer, un classement orange. Olivier répond par ailleurs de manière cinglante aux argousins de Décodex. Ce classement est motivé par un exemple de «fake news» que Le Monde présente ainsi : «…relaie parfois de fausses informations, niant la présence de soldats russes en Ukraine en 2014, pourtant établie». Si ces « journalistes » avaient fait leur travail, ils auraient pu constater que je n’avais nullement nié la présence de militaires russes à Donetsk et Lugansk, mais que, citant nommément un général américain en poste à l’OTAN, j’avais indiqué que la présence de militaires russes n’était pas en mesure d’expliquer les victoires remportées par les forces de la DNR et de la LNR en septembre 2014. Mais, on voit bien qu’ici la vérité importe peu pour les journalistes du Monde. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.

    Il serait aussi facile de rétorquer que Le Monde lui-même a publié aussi de fausses informations, ou des informations non confirmées, comme le montre Vincent Glad dans une chronique sur le site de Libération[1]. Le Monde lui même s’était fait l’écho récemment du faux piratage par les Russes d’une centrale électrique américaine. Alors, pourquoi ne pas mettre Le Monde lui-même en orange dans le classement Décodex ? Aude Lancelin s’est élevée contre cette opération du Monde, et l’on peut penser qu’elle risque fort de décrédibiliser encore plus la presse traditionnelle. En fait, une observation rapide des divers sites mis en causes montre que les utilisateurs potentiels de Décodex l’utilisent à l’inverse de ce que souhaitaient les journalistes du Monde. La fréquentation de ces blogs semble avoir augmenté et tout se passe comme si le lecteur considérait comme « suspect » le classement en vert qui est censé désigner la « bonne » information et recherchait les sites désignés par Décodex comme « suspects ». Si cela devait se confirmer, nous aurions le résultat paradoxal d’une opération de dénigrement en bande organisée, comme l’on dit au Ministère de la Justice, se retournant contre ses propres auteurs…

    Au-delà, l’histoire Décodex pose un problème de fond. Nul ne peut certifier la « vérité ». Des faits peuvent être raisonnablement établis, tout en sachant qu’il y a toujours une marge d’incertitude à leur égard. L’interprétation de ces faits, elle, varie avec les opinions, avec la subjectivité de chacun, avec les différentes recherches qui peuvent être faites. Je renvoie ici le lecteur à mes multiples notes sur la question du chômage en France, et sur l’abus que font les journalistes de la fameuse « catégorie A » de la DARES. Personne ne peut décider qu’il a le monopole de la vérité et de l’information ; on ne peut certifier une « vérité », ni la mettre sous copyright. C’est bien pourquoi toute l’opération Décodex se révèle en fait assez nauséabonde dans ce qu’elle décrit de l’imaginaire de ses auteurs. On ne doit pas, alors, s’étonner de la réduction constante du lectorat de cette presse qui arrive ainsi à se décrédibiliser de manière de manière si constante et si régulière. Cette presse arrive même aujourd’hui à mêler le ridicule à l’ignominie.

    Le coté « orwellien » de Décodex n’aura échappé à personne. Il y a du « Ministère de la Vérité » à l’œuvre dans ce qu’ont commis les journalistes du Monde.

    Jacques Sapir

    [1] Glad V., « Qui décodexera le Décodex? De la difficulté de labelliser l’information de qualité », billet publié le 3 février 2017.

    Source : Russeurope, Jacques Sapir, 09-02-2017
    https://russeurope.hypotheses.org/5677

  12. <pléonasme> crapulerie européiste </pléonasme>

    Crapulerie européiste

    par Jacques Sapir
    http://russeurope.hypotheses.org/5706

    Sur le site quasiment officiel de l’Union européenne, Euractiv.fr[1], M. Emmanuel Grynszpan me met en cause dans un article consacré à la soi-disant campagne des autorités russes contre Emmanuel Macron[2]. Signalons que ce site a pour but de « compléter la « perspective bruxelloise » sur les affaires européennes en ajoutant un point de vue national et en adaptant le contenu aux besoins de l’opinion publique locale ». Le titre du papier est déjà tout un programme (à la différence de Macron qui n’en a point) : « Les médias pro-Russes s’engouffrent dans le tout sauf Macron ». Ainsi donc me voici enrôlé, sans que l’on ait demandé mon avis dans une sorte de croisade.

    Regardons ce qui m’est reproché. Selon l’auteur, mon crime serait celui-ci : « Les politologues invités à commenter sa campagne, comme Jacques Sapir, le descendent en flamme : « Monsieur Macron et ses mystérieux soutiens financiers […] Il est le candidat des oligarques, du MEDEF, de ces affairistes qui confondent l’industrie avec un immense jeu de Monopoly », écrit Sapir, qui défend systématiquement la politique du Kremlin sur son blog ».

    Relevons ici une imprécision, une erreur, et une volonté évidente de nuire.

    L’imprécision tout d’abord. Le lecteur ne sait pas ce que j’ai dit et ce que j’ai écrit. M. Grynszpan cultive ici l’ambiguïté comme d’autres leur jardin ou le cannabis. Il se fait que j’ai donné une interview à RT en français[3], mais que j’ai écrit deux (et non pas un) article concernant Monsieur Macron[4], le premier étant motivé par ce qui m’apparaissait comme un profond mépris du personnage pour les habitants du Nord de la France, une région où j’ai enseigné à mon début de carrière. Quand je me suis exprimé sur RT France, l’interview ne portait pas exclusivement sur Emmanuel Macron, loin s’en faut. J’ai aussi parlé de François Fillon, de Marine le Pen, et de bien d’autres choses. Mais ici, par la magie de formules vagues, et somme toute aussi vagues que le programme d’Emmanuel Macron, on laisse à croire que l’interview aurait porté exclusivement sur ce dernier. La phrase citée correspond, en réalité à une note publiée sur mon carnet. Ce dernier aurait pu être cité. Le lecteur aurait, ainsi, pu aller vérifier et il aurait alors constaté que l’argumentaire va au-delà de la question du financement.

    L’erreur vient ensuite. Elle consiste à me présenter, moi et les critiques de M. Macron, comme exclusivement focalisé sur ce personnage. Si M. Grynszpan s’était donné la peine de lire ce que mon carnet contient il aurait pu voir qu’attaquer M. Macron n’est pas une de mes priorités. J’attaque aussi M. Fillon, pour la déchéance morale dont il a fait preuve[5], tout comme j’attaque M. Hamon, pour l’escroquerie en bande organisée que représente sa candidature[6]. Tout ceci est aisément vérifiable. Mais il semble bien que M. Grynszpan, que j’ai connu à l’EHESS et en Russie, quand il travaillait pour un journal et me demandait des articles, ait oublié tout ce que mes collègues et moi avions pu lui apprendre en matière de respect des sources, de vérification et d’honnêteté. De fait, son article s’apparente à un cas de « fake news » sur ce point. Mais, il y a une raison. M. Grynszpan n’a retenu de l’enseignement qu’il a reçu que l’idée que le fait de raconter une histoire est plus important que le contenu de la dite histoire. Il nous construit donc un « storytelling » où ce pauvre Emmanuel Macron serait la cible de l’abominable homme du Kremlin, je veux parler de Vladimir Poutine en personne. Comme si nous avions besoin d’attendre ce que pense Vladimir Poutine pour nous poser des questions très sérieuses sur ce qu’est M. Macron, sur ce qu’il représente, sur son bilan. Il y a là un mensonge, certes par omission, mais un mensonge tout de même. Et le but de ce mensonge est clair : discréditer toute critique de M. Macron. On voit bien alors le but de la manœuvre, qui repose sur une série de syllogismes : Poutine soutient Bachar, donc Poutine est le Diable. Tel est le premier syllogisme. Si le Diable attaque quelqu’un, ce dernier ne peut être qu’innocent. Tel est le deuxième syllogisme. Oui, mais voilà, la politique n’est pas réductible, sauf dans les fantasmes des fanatiques comme les islamistes, à une lutte entre le Bien et le Mal. Ici encore, j’ai bien peur qu’il ne reste rien de l’Emmanuel Grynszpan que j’ai pu connaître et qui semble avoir été dévoré tout cru par l’idéologie européiste, au point de perdre toutes ses références et tous ses repères.

    Venons en à la volonté de nuire. Elle est évidente par les raccourcis auxquels M. Grynszpan a recours, surtout quand on sait à quel point il connaît les positions qui sont les miennes. La dernière phrase du passage cité le montre bien : « …qui défend systématiquement la politique du Kremlin sur son blog ». Tout d’abord, je mets au défi le lecteur de mon carnet de trouver une seule note ou je ferai l’apologie de Vladimir Poutine. Je discute, et souvent de manière critique, la politique économique du gouvernement russe. Je discute, de manière assurément plus favorable, les prises de positions internationales, et j’ai salué en son temps comme un moment intellectuel important le « discours de Munich » que Vladimir Poutine prononça en 2007[7]. Ceci ne faisait nullement de ce livre un ouvrage à la gloire de Vladimir Poutine, et les traductions en coréen ou en polonais de cet ouvrage en témoignent.

    L’image que cherche à construire Emmanuel Grynszpan est donc celle d’un « blog » qui serait systématiquement en faveur du Président russe, et qui de ce point de vue n’aurait aucune indépendance intellectuelle. C’est insultant, mais c’est surtout diffamatoire. Ici encore, le jeu auquel se livre Grynszpan n’est que trop évident. Il s’agit de mettre à l’abri de toute critique M. Emmanuel Macron. Et, la meilleure manière pour M. Grynszpan consiste à prétendre que toutes les critiques contre son chouchou ne sont que le produit d’une pensée téléguidée. Mais, le texte qu’Adrien de Tricornot, ancien journaliste au Monde, ancien responsable de la société des Rédacteurs de ce journal, a écrit au sujet d’Emmanuel Macron est dix fois plus dévastateur pour Emmanuel Macron que mes deux notes[8]. Je le recommande d’ailleurs aux lecteurs car il montre à la perfection qui est le véritable M. Macron. Alors, faudra-t-il que M. Grynszpan prétende que M. de Tricornot tient lui aussi un blog pro-Poutine ? Nicolas Canteloup à fait un fort bon sketch sur Macron dans son émission de 20h45 sur TF1. Faudra-t-il que M. Grynszpan prétende que Nicolas Canteloup est un « troll de Poutine » suivant l’expression convenue? On voit bien le ridicule de cette affaire.

    On touche ici à l’absurde. Mais, la haine de la vérité entraîne des comportements absurdes, nous le savons bien. La peur de voir se dévoiler la vacuité du candidat Macron a donc conduit M. Grynszpan à fouler aux pieds tous les principes de déontologie que devrait respecter un journaliste, digne de ce nom. Il s’est transformé en un désinformateur grossier. Le plus grave est qu’il puisse sévir sur un site largement financé par l’Union européenne.

    Jacques Sapir
    _______

    [1] http://www.euractiv.fr

    [2] http://www.euractiv.fr/section/politique/news/les-medias-pro-russes-sengoufrent-dans-le-tout-sauf-macron/

    [3] Que l’on peut retrouver dans la note publiée le 11 février 2017 https://russeurope.hypotheses.org/5686

    [4] Une note le 11 février 2017 https://russeurope.hypotheses.org/5690 et une note le 15 janvier 2017 https://russeurope.hypotheses.org/5593

    [5] Par exemple le 7 janvier (avant le PenelopeGate) sur son instrumentalisation de la religion catholique https://russeurope.hypotheses.org/5581 et le 2 février 2017 https://russeurope.hypotheses.org/5655 sans oublier l’analyse critique de son programme à la suite de sa victoire à la « primaire » de la droite le 28 novembre 2016 https://russeurope.hypotheses.org/5472

    [6] Voir ma note du 29 janvier 2017, https://russeurope.hypotheses.org/5641

    [7] Sapir J., Le Nouveau XXIè Siècle, le Seuil, Paris, 2008.

    [8] De Tricornot, A., Comment Macron m’a séduit puis trahi http://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde

    Source : Russeurope, http://russeurope.hypotheses.org/5706

  13. [Soutien signalé par Olivier Berruyer là :
    http://www.les-crises.fr/berruyer-berge-le-monde-big-brother-par-regis-de-castelnau/]

    BERRUYER / BERGÉ : LE MONDE BIG BROTHER

    par RÉGIS DE CASTELNAU :

    « Olivier Berruyer est un personnage étonnant. Tout d’abord, à le voir et en comptant large, on lui donnerait 16 ou 17 ans. Mais attention, sur ses compétences le gars est un costaud et il est en plus doté d’une puissance de travail assez phénoménale. Il a un boulot qui le fait vivre, et histoire de se distraire il a monté un site Internet absolument remarquable, qui affiche près de 8 millions et demi de connexions annuelles ! Ceux qui le fréquentent y trouvent une information équilibrée et pluraliste, souvent en provenance de l’étranger, que les grands médias ont renoncé depuis longtemps à nous proposer.

    Le problème, c’est que s’il a des idées et surtout des principes, Olivier Berruyer n’est pas politisé et pense que la probité est essentielle dans le travail d’information. Et c’est la raison pour laquelle il est aujourd’hui la cible de ceux qui considèrent que leur mission relève de la propagande au service de leurs propriétaires. À commencer par le journal le Monde, qui fut dans mon jeune temps indiscutablement un quotidien de référence, mais qui depuis la destruction opérée dans les duettistes Colombani et Plenel il y a plus de 20 ans est devenu l’expression grossière et sans nuance de l’oligarchie.

    Avec des compères comme Libération, Radio France, l’AFP, et face à un monde dont ils sentent bien qu’il leur échappe, ils ont décidé de tenter la censure. D’abord et avant tout contre les sites numériques dont la liberté leur fait horreur. Au-delà du fait que l’on apprend, chose absolument sidérante, que ce qui leur tient lieu de journalistes serait invité dans les écoles de la république à enseigner la « vérité », ils auraient passé un accord avec Facebook pour y faire la chasse aux fausses nouvelles ! Leparmentier expliquer ce que doit être la vérité sur l’UE, au secours!

    Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est l’installation de leur système «Décodex » qui prenant la suite des pitoyables « décodeurs » a décidé de mettre des notes à leurs concurrents. Ne rentrons pas dans le détail du système, une petite visite du site est assez édifiante.

    Olivier Berruyer est une de leurs cibles anciennes, il semble qu’ils aient décidé de lui faire la peau. Alors, clairement défendre le site « les crises » est un impératif, à la fois pour le défendre contre cette agression, mais aussi pour mener un combat pour une liberté d’expression qui a rarement été aussi attaquée.

    Par ailleurs l’initiative du Monde pose de sacrés problèmes juridiques, et il faut envisager et engager les ripostes judiciaires que tout cela exige. Concurrence déloyale et dénigrement ne sont pas des méthodes acceptées par le droit français.

    En attendant, prendre connaissance des éléments de l’agression dont Olivier Berruyer est la victime. Et le soutenir contre cette tentative de le faire taire. »

    RÉGIS DE CASTELNAU

    http://www.vududroit.com/2017/02/berruyerberge-le-monde-big-brother/

    Source : Vu du droit

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