[Procès citoyen du faux « suffrage universel »] La vidéo du DÉBAT

[Procès citoyen du faux « suffrage universel » (élire des maîtres au lieu de voter les lois)]
La vidéo du DÉBAT au théâtre Soum-Soum (à Paris le 9 décembre dernier) est publiée 🙂

Je n’ai pas eu le temps de répondre comme il aurait fallu à toutes les questions & objections, et je vous invite donc à vous exercer à y répondre vous-mêmes, bien sûr 🙂

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Rappel de la conférence qui avait précédé ce débat :

[Vidéo et texte] L’antidote universel au capitalisme,
ce sera un peuple devenu constituant, capable de conduire lui-même LE PROCÈS DE L’ÉLECTION :

http://bit.ly/2iQr0V9

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N’oubliez pas de créer et animer vous-même vos propres ateliers constituants, quotidiennement, obstinément 🙂

Étienne.

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10154899060102317

23 réponses à “[Procès citoyen du faux « suffrage universel »] La vidéo du DÉBAT

  1. Bonsoir ,
    excellente soirée très constructive , dans le sens qu’une pluralité d’idées nouvelles permettent d’éviter des erreurs , et de prouver une fois de plus qu’un cerveau collectif très  » productif  » fait progresser plus vite !
    J’ apprécie ! Bonne nuit

  2. Ce qui est positif, c’est que finalement, on tourne toujours autours des mêmes questions d’une conférence à l’autre. Le nombre et de type de problèmes soulevés reste assez limité, et l’on est rarement pris au dépourvu. En outre, globalement il y a peu de réelles objections. Les critiques que l’on peut associer au tirage au sort peuvent souvent être appliquées aussi au système actuel, et reviennent souvent à dire que l’on ne résout pas l’intégralité des problèmes.

    Les quelques points sur lesquels je voudrais ajouter des précisions :

    00:45 : Intervenant 1 : La majorité des Français étaient analphabètes au moment de la Révolution française.
    Le pourcentage d’alphabétisation dans l’histoire reste une question sans fin. Car pendant longtemps, on n’a pas tenu de statistiques sur la question. On doit souvent utiliser des manières détournées et utiliser des sources sujettes à discussion (registres de mariages, etc). Car qu’est-ce qu’être alphabétisé ? Est-ce être capable de signer ? De lire ? D’écrire ? De lire, écrire et comprendre un texte plus ou moins complexe ? Et puis, il y a des variations selon le sexe, la géographie, … Ce qu’on sait c’est que l’alphabétisation en France a pris tout le XVIIIè et le XIXè siècle. Si on veut donner un chiffre (avec beaucoup de réserves) , à la Révolution, il y a aurait environ la moitié des hommes qui étaient alphabétisés.
    Un article sur le sujet :
    http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1974_num_29_3_293505

    1:30 : Intervenant 1 : Les riches de tout les pays se sont ligués pour mener la guerre à la France révolutionnaire.
    Erreur historique très courante. Dans les faits, c’est la France qui à déclaré la Guerre de la Première Coalition.

    7 :30. Le discours de Gregory illustre un problème récurrent depuis des années dans les débats sur le tirage au sort. Dans le feu du débat, les intervenants (mais tu le fais aussi) ne précisent pas dans quel contexte d’utilisation il font le remarque. Est-ce le tirage au sort de la constituante ? De l’assemblée législative ? De jury citoyen ? Au niveau local ? Etc. L’un des débatteur pense à un institution, et un autre à une autre, c’est un dialogue de sourds et personne ne comprend plus rien.
    Ainsi, la remarque de Gregory que les tirés au sort peuvent être approchés par le groupe Bildeberg pour y être cooptés n’est valable que pour des mandats longs tels que député, membre de l’exécutif ou fonctionnaire administratif. C’est beaucoup moins envisageable pour des groupes tirés au sort pour une question unique sur un temps limité (Constituant, panel citoyen, jury d’assise). D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi les gens veulent toujours imaginer des situations pires que la réalité : il y a déjà eu plusieurs assemblées constituantes tirées au sort, et – alors qu’il y a eu des problèmes – nulle part on n’a signalé que les membres avaient été approchés pour être corrompus. Cela dit, il est vrai que pour une assemblée telle que l’assemblée législative, où les membres travaillent sur la longue durée et à de nombreuse décisions, le problème de la corruption est réel. Je pense que par souci de simplicité, hors contexte d’ateliers constituants, il vaut mieux en rester à débattre avec le public du tirage au sort de la Constituante, qui est déjà un sujet assez vaste.

    11:55. Tu dis « il faut que tout pouvoir ait quelque chose à craindre ».
    Le principe du « checks and balances » est-il toujours bon ? Je voudrais soumettre à la réflexion de tous le cas suivant :

    Au cours de son premier mandat (1933-1936), Franklin Roosevelt décréta, avec l’appui du Congrès, une série de loi qui renforçaient l’interventionnisme d’État et le pouvoir des salariés au sein des entreprises. C’est le New Deal. La Cour Suprême bloqua les réformes en les déclarant inconstitutionnelles. À juste titre, la Constitution des USA protégeant très fortement la libre entreprise. Roosevelt est réélu en 1936 (on peut estimer dès lors que la population était favorable à ses mesures). Il veut remettre en selle ses projets. Aux USA, le président a le pouvoir de nommer les juges de la Cour Suprême. Roosevelt menace alors les juges de les faire démissionner et de les remplacer par d’autres plus coopérants. La Cour s’incline et déclare conformes à la Constitution les lois qu’elle avait invalidées l’année précédente.

    D’où : est-il normal que des juges décident de la constitutionnalité de loi dans un sens ou l’autre selon qu’ils se sentent personnellement menacés ? Les pouvoirs doivent-il pouvoir exercer une pression les uns sur les autres ? Ne vaut-il pas mieux que chacun soit réellement indépendant et tout-puissant dans son domaine ? Mais c’est alors au risque de blocages prolongés…

    PS : j’ai pris volontairement un cas où le coup de force institutionnel vient d’un « gentil ».

    Sur le New Deal : http://medarus.org/NM/NMTextes/nm_05_02_new_deal.htm

    22:30. « Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas la démocratie »
    Pour essayer d’éclairer cette question, le CEVIPOF a introduit des questions sur le sujet dans sa série de sondages « comprendre 2017 ». Certaines sont posées pour la première fois à ma connaissance :

    Vague 7 – module populisme :
    https://www.enef.fr/app/download/14608887825/ENEF_vague7_octobre_2016.pdf?t=1477386833

    Vague 9 – module démocratie
    https://www.enef.fr/app/download/14898061525/ENEF_vague9_decembre_2016.pdf?t=1481707181

    Mais il faut relativiser : au vu des résultats donnés à la page 88 de l’enquête de janvier 2017, les sondés ne comprennent, semble-t-il, rien : il y a des gens qui veulent à la fois un système démocratique, dirigé par des experts, par un leader fort, et par l’armée … :
    http://www.cevipof.com/fr/le-barometre-de-la-confiance-politique-du-cevipof/resultats-1/vague8/

    24:34. « C’est quoi ton prénom ? » : c’est le fameux Jean-Robert Lombard qui joue le père Blaise dans Kaamelott !

    Bonne journée.

    • Merci pour ce lien intéressant ! Le constat que j’en retire est que dans les 11 départements en croissance zéro d’alphabétisation sont situés dans des régions de concentration oligarque (chercher l’erreur) pour la majorité et dans des sites difficiles d’accès où la vie était plus rude !
      Signer un papier faisant office d’acte de mariage ou arrêt de mort carrément n’est pas à compter parmi les gens dits :  » sachant lire et écrire  » .
      Cette étude est trop superficielle , même si dessiner des traits est un signe d’aptitude au graphisme ! On pourrait dire dans ce cas que les égyptiens étaient beaucoup plus en avance que nous , ce qui est d’ailleurs vrai !
      Signer un acte de mariage à cette époque était une façon (pour moi ) d’assurer aux mariés ées que les biens terriens et autres resteraient dans la famille ! Ce n’est pas une preuve notoire , mais notariée plutôt que tout allait dans leur sens !
      Merci de m’avoir permis de l’écrire !

  3. [Pourriture politicienne]

    L’épouse de Fillon aurait gagné 500.000 euros comme attachée parlementaire


    https://www.les-crises.fr/lepouse-de-fillon-aurait-gagne-500-000-euros-comme-attachee-parlementaire/
    Source : les-crises.fr Olivier Berruyer

  4. [Pourriture politicienne]

    Les dépenses scandaleuses de l’austère Monsieur Fillon


    http://lvsl.fr/depenses-scandaleuses-de-laustere-monsieur-fillon
    Source : Le vent se lève

  5. Les médias de La Banque nous poussent vers le piège Macron.

    • Et comme par hasard, il n’est pas possible de trouver une présentation du véritable programme de M. Macron par ses soins devant les « patrons » à la Fondation Concorde !
      Dommage 🙁

  6. Bonjour,
    La France sera bientôt atteinte de la macronite aigüe des peoples ! Sa banque préférée n’étant pas la nôtre , il nous reste l’antidote du bon tirage au sort …..
    en route , mais encore loin de l’arrivée …… mais qui sait entre  » le lièvre et la tortue  » , La Fontaine nous apprend la sagesse de la constance !
    Bonne journée

  7. EMPLOI FICTIF -- La femme de Fillon a déclaré ne s’être jamais impliquée dans la vie politique de son mari !


    https://www.lesriches.info/25-01-2017/emploi-fictif-la-femme-de-fillon-d%C3%A9clar%C3%A9-ne-s%C3%AAtre-jamais-impliqu%C3%A9e-dans-la-vie-politique

    « Le Nouvel Obs révèle dans un article daté du mercredi 25 janvier que la femme de François Fillon s’est confiée au quotidien régional « le Bien Public » en novembre 2016 et qu’elle a dit qu’elle ne s’est « jamais » « jusqu’à présent, impliquée dans la vie politique de [son] mari ».

    Cette déclaration de Pénélope Fillon est une nouvelle bombe dans l’affaire Fillon puisqu’elle contredit tout l’argumentaire bricolé par le candidat à la présidentielle pour essayer de déminer l’accusation d’emploi fictif lancée par le Canard Enchaîné.

    Pour rappel, le journal satirique accuse la femme de François Fillon. Elle aurait été rémunérée par un emploi fictif. En effet, elle aurait perçu 500 000 euros en huit ans en la qualité d’attachée parlementaire sauf que selon le Canard Enchaîné elle n’a jamais exercé cette fonction. »

  8. Pourriture bancaire (pléonasme)]

    Les banquiers véreux enfin rattrapés par la justice espagnole

    Cinq ex-dirigeants de la banque NovaCaixaGalicia, condamnés à deux ans de prison pour s’être accordé de généreux parachutes dorés en pleine crise, ont été incarcérés. Contre toute attente. […]

    Lire la suite :

    http://www.lemonde.fr/m-moyen-format/article/2017/01/23/les-banquiers-vereux-enfin-rattrapes-par-la-justice-espagnole_5067695_4497271.html

    Source : Le Monde

  9. Bonsoir ,
    Qu’ils rendent l’argent et s’ils ne l’ont pas , leurs faire les poches …..toutes les poches !
    Mais je suis sure que déjà tout est à l’abri ….. ET INTOUCHABLES !
    On va enfin savoir de quel côté est cette justice !
    …..
    Bonne nuit et bonne fin de semaine !

  10. [« Compétence et responsabilité des ‘élus’ »]

    Espagne : le grand gâchis des autoroutes

    « En Espagne, c’est le scandale d’un gaspillage à près de six milliards d’euros qui agite le débat public, celui des autoroutes fantômes. »

    http://www.francetvinfo.fr/monde/espagne/espagne-le-grand-gachis-des-autoroutes_2013132.html


    Espagne : le grand gâchis des autoroutes

  11. Audrey Vernon :

    Les politiciens : « c’est la loi du capitalisme, ce n’est pas ma faute »

  12. Palantir, l’encombrant ami américain du renseignement français

    La start-up numéro un du big data poursuit son irrésistible ascension. Son co-fondateur, Peter Thiel, est aujourd’hui conseiller numérique de Donald Trump. Quant à sa filiale française, elle vient de signer un contrat de 10 millions d’euros avec la DGSI.

    Dans Le Seigneur des anneaux de Tolkien, le palantir est une pierre magique qui permet de voir partout, tout le temps. Une boule de cristal elfique qui offre un pouvoir considérable. Dans le monde des hommes, Palantir est une entreprise qui ambitionne de voir partout, tout le temps.

    C’est l’une des « licornes » de l’économie numérique, valorisée à 20 milliards de dollars. Juste derrière Uber et Airbnb. Devant Snapchat. Pourtant, son nom n’évoquera rien chez les profanes. Comme ses petits camarades de l’économie californienne, Palantir veut changer le monde. A quelque détails près. Palantir ne conçoit pas de produits vernis de cool destinés au plus grand nombre. Palantir ne vous inonde pas de notifications push. Palantir ne se répand pas dans la presse. Palantir rechigne à être introduit en bourse. Pour faire simple, Palantir veut voir sans être vu.

    Sentinelle d’une Amérique traumatisée

    Créée en 2004, la start-up est un leader de l’analyse des données, qu’elle croise, compare et « crunche » à l’aide de ses logiciels phares, Gotham et Metropolis. C’est la Rolls-Royce du big data, ce terme à la mode des prospecteurs en pétrole immatériel. Elle a été cofondée par Peter Thiel, grand argentier de la Silicon Valley, désormais conseiller numérique de Donald Trump. Son premier investisseur ? In-Q-Tel, le fonds d’investissement de la CIA. Dans l’Amérique traumatisée de l’après-11 septembre, Palantir promet de mouliner des gigaoctets de données afin d’anticiper les menaces.

    Et, pourquoi pas, prédire l’avenir. Aux Etats-Unis, dans un pays qui compte pas moins de dix-sept agences de renseignement et une myriade d’agences fédérales, le marché s’ouvre aussi sûrement que la mer Rouge : de la NSA aux services de police de Los Angeles, les contrats pleuvent.

    Pour faire étalage de leurs capacités, les « Palantirians », comme ils se nomment entre eux, offrent des démonstrations grandeur nature. En 2007, une ONG utilise une de leurs solutions maison pour enquêter sur la mort du journaliste Daniel Pearl, exécuté au Pakistan cinq ans plus tôt. Une visualisation plus tard, les vingt-sept individus impliqués dans son enlèvement apparaissent sur un écran. Le rôle de chacun d’entre eux y est détaillé, tout comme ses liens avec les autres. Plus besoin de punaiser des photos floues sur un tableau en liège avec la fébrilité d’une Carrie Mathison : Palantir prend les choses en main. Comme toute grande religion, la nébuleuse entreprise possède ses mythes fondateurs. Le plus connu ? Elle aurait aidé à la traque et à l’élimination d’Oussama Ben Laden. Une rumeur jamais confirmée, jamais infirmée non plus, qui lui garantit une place de choix à la droite du pouvoir régalien.

    A la table de Trump

    Au fil des ans, la petite start-up devient le plus gros propriétaire terrien de Palo Alto, juste derrière le campus de Stanford, dont le département de sciences informatiques est l’un de ses plus gros pourvoyeurs en méninges. Surtout, elle s’ouvre au secteur privé en lui faisant la danse du ventre : identifiez les menaces internes, optimisez vos résultats, ayez un coup d’avance sur la concurrence.

    En 2010, elle signe un juteux contrat avec son premier client commercial, la puissante banque JPMorgan. D’autres multinationales suivront, de Coca-Cola à BP. En mai 2016, une enquête de BuzzFeed révèle – documents à l’appui – la santé financière pas si florissante d’une entreprise minée par les départs et les défections de gros comptes dubitatifs. Qu’importe : Palantir continue d’avoir la côte. En six ans, l’entreprise a amassé pour 340 millions de dollars de contrats avec les autorités américaines.

    Alex Karp, son excentrique patron, est devenu un habitué du forum économique de Davos. Depuis 2011, il a également son rond de serviette aux réunions du groupe Bilderberg, à l’invitation d’Henri de Castries, encore P-DG d’Axa. Un client de… Palantir. Nom de code : Asterix.[…]

    Lire la suite :
    http://www.telerama.fr/medias/palantir-big-data-renseignement,153229.php
    Source : Télérama.

  13. Au cœur de l’évasion fiscale, les incontournables intermédiaires

    « Ce sont des banques, des cabinets d’audit ou des cabinets d’avocats. Sans eux, les entreprises et les riches particuliers qui cherchent à éviter l’impôt seraient bien démunis. Un rapport du groupe des Verts au Parlement européen met un coup de projecteur sur ces discrets intermédiaires. »

    Lire la suite :
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/240117/au-coeur-de-levasion-fiscale-les-incontournables-intermediaires

    Source : Mediapart

  14. François Fillon a bénéficié de fonds publics détournés au Sénat

    28 janvier 2017 par Mathilde MATHIEU

    Mediapart révèle que François Fillon, quand il était sénateur, a empoché une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d’assistants, grâce à un système de commissions occultes.

    François Fillon n’a pas seulement salarié son épouse ou ses enfants avec les fonds publics mis à sa disposition par le parlement. À l’époque où il siégeait au Sénat, il s’est mis dans la poche une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d’assistants, grâce à un système de commissions occultes.

    Les sommes siphonnées entre 2005 et 2007 par l’actuel candidat LR à la présidentielle ne dépassent sans doute pas les 25 000 euros mais des juges d’instruction ont d’ores et déjà estimé que le stratagème utilisé, partagé avec nombre de sénateurs UMP entre 2003 et 2014, pouvait relever d’une infraction pénale. Plusieurs élus en ayant profité viennent même d’être mis en examen pour « recel de détournements de fonds publics ». À ce stade, l’information judiciaire en question porte uniquement sur des faits postérieurs à 2009, période à laquelle François Fillon avait déjà quitté le palais du Luxembourg pour Matignon. Son cas ne fait donc pas l’objet d’investigations.

    Mais d’après des témoignages et documents comptables de l’époque, le sénateur Fillon a bien bénéficié de ce mécanisme clandestin de captation de fonds publics au cours de son mandat. Comment cela fonctionnait-il ?

    Il suffit de savoir que les parlementaires n’épuisent pas toujours l’enveloppe mise à leur disposition pour salarier des assistants personnels. Plutôt que de laisser leurs « restes » dans les caisses du Sénat, certains élus préfèrent alors les déléguer à leur « groupe politique » (la structure qui se charge d’organiser le travail collectif entre élus d’une même étiquette). Jusque-là, rien d’irrégulier. Si l’institution tolère ce transfert, c’est qu’il permet aux groupes (subventionnés par ailleurs) d’embaucher des collaborateurs supplémentaires, donc d’améliorer le travail parlementaire. En théorie.

    LIRE AUSSI :
    Des millions d’euros ont été siphonnés par des sénateurs UMP
    PAR MATHILDE MATHIEU
    Dossier : les fonds secrets des sénateurs UMP
    PAR MATHILDE MATHIEU
    La laborieuse défense de François Fillon
    PAR ELLEN SALVI
    Ces 600 000 euros qui ruinent la campagne Fillon
    PAR MATHILDE MATHIEU
    Ladreit de Lacharrière, le mécène riche et puissant
    PAR LUCIE DELAPORTE
    L’affaire est un accident industriel pour la droite
    PAR ELLEN SALVI
    L’Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014
    PAR MATHILDE MATHIEU

    Car entre 2003 et 2014, le système a été perverti côté UMP : des sénateurs récupéraient en douce un tiers du crédit qu’ils déléguaient au groupe. Dans les couloirs du palais du Luxembourg, cette commission portait même un surnom, désuet et euphémisé à souhait : « la ristourne ». Selon les années et les courants politiques auxquels appartenaient les bénéficiaires, ces sommes ont pu suivre divers circuits, être directement distribuées par le groupe UMP ou bien transiter par une association fantoche baptisée Union républicaine du Sénat (URS), plus discrète, qui se chargeait de signer les chèques. […]

    Lire la suite :
    https://www.mediapart.fr/journal/france/280117/francois-fillon-beneficie-de-fonds-publics-detournes-au-senat

    Source : Mediapart.

  15. L’interview retrouvé par Marianne prête aussi à sourire :
    http://www.marianne.net/quand-penelope-fillon-censee-bosser-francois-10-ans-voulait-se-remettre-au-travail-100249462.html

    Encore une fois, ce ne sont pas les individus qui sont en cause. C’est le système qui est profondément vicié. Il permet :
    -- un sentiment d’impunité. Avec son diplôme et ses relations, Penelope Fillon aurait très facilement trouvé un poste à 100.000 euros bruts qui corresponde à un emploi réel. Ces emplois fictifs ne sont favorisés que quand les gens se croient tout permis.
    -- une absence de contrôle des acteurs politique. Avec une surveillance par une instance indépendante (pas seulement indépendante hiérarchiquement, mais aussi qui ne soit pas « du même milieu »), tout cela n’existerait pas.
    -- un « effet de levier » du fait de la concentration du pouvoir. Car les sommes ne sont pas énormes en soi et ne grèvent pas le budget public. Des gabegies de 100.000 euros, j’en vois tous les mois. Mais le problème est que les dirigeants peuvent être achetés avec 100.000 euros. S’ils sont un petit nombre à tout contrôler, et personne pour les surveiller, il est possible pour des corrupteurs agissant judicieusement de tenir la main sur tout le pays.

  16. Ce que cache l’affaire Fillon , le vrai scandale !

    Ce n’est pas le fait que François Fillon ait embauché sa femmes et ses enfants surpayés légalement qui est grave , ce qui est grave c’est que vous ne voyez pas qu’il faut tout simplement supprimer le sénat et l’assemblé nationale et révoquer tous les parlementaire et faire voter les lois par le peuple …on vous agite un chiffon rouge et vous vous excitez sur un effet au lieu d’éradiquer la cause …faut devenir des hommes responsables les gars…c’est toute la caste politique qu’il faut éliminer …Fillon est juste un idiot qui à profité d’un système législatif obscène dont les lois sont faites par la caste des politiques pour la caste des politiques…La seul chose que vous devez faire si vous voulez devenir des hommes libres , c’est d’insister pour que le peuple vote les lois …

    https://www.youtube.com/watch?v=bQD0MGrMxrQ

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