[Passionnant] « France, terrorisme et diplomatie en carton » : Pierre Conesa interrogé par Thinkerview

Ce type est vraiment passionnant.

« Diplomatie en carton » me paraît un euphémisme trop gentil, comme si les acteurs politiques faisaient de leur mieux pour servir le bien commun, mais en étaient incapables.

L’hypothèse de la corruption et de la traîtrise est beaucoup plus plausible, je trouve.

Il me semble qu’il manque surtout à cette réflexion (très riche et utile) la recherche de causes premières encore plus en amont : qui, sur terre, a intérêt au chaos en question (évidemment contraire au bien commun) ? Et quel est le processus constituant qui nous conduit toujours à choisir précisément la procédure qui donne le pouvoir aux grands privilégiés, toujours ennemis du bien commun ?

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10154623999342317

11 réponses à “[Passionnant] « France, terrorisme et diplomatie en carton » : Pierre Conesa interrogé par Thinkerview

  1. Trump déchaîné

    « À quand remonte la dernière fois que les médias ont donné leur soutien à 100% au candidat présidentiel d’un seul parti ? Qu’est-ce que cela dévoile, concernant ces médias ?

    Vous sentez-vous à l’aise avec l’idée qu’une poignée de TV et de dirigeants de la presse écrite s’insèrent eux-mêmes, à notre place, dans le processus et le choix de nos dirigeants ? Est-ce ainsi que la démocratie est censée fonctionner ? » […]

    « Voilà ce qu’on appelle truquer une élection. Lorsque vous regardez Washington Week (Gwen Ifil) à la télévision publique et voyez un aréopage de six experts – trois conservateurs et trois libéraux – tous les six déclarant leur amour pour Hillary et leur haine de Trump, vous pouvez être raisonnablement certain que l’élection est truquée, parce que c’est exactement la définition du trucage. Plutôt que de fournir des informations générales sur la position du candidat concernant des questions que se posent les électeurs, afin qu’ils puissent prendre une décision éclairée, les médias utilisent des faiseurs d’opinion pour adresser des louanges à un candidat, en dénigrant sauvagement l’autre. Le but évident est de façonner l’opinion publique de la manière qui convient le mieux aux intérêts des personnes qui possèdent les médias et qui appartiennent à l’establishment des élites riches et puissantes qui dirigent le pays, le 1%. Dans ce cas, la classe dirigeante soutient unanimement Hillary Clinton, ce qui est évident.

    Heureusement, le vent tourne pour les médias traditionnels, car les gens se tournent vers d’autres sources, plus fiables, pour leur information. Il ne faut donc pas s’étonner que les gens soient plus méfiants que jamais à l’égard des médias et que beaucoup d’entre eux estiment que les médias mènent une guerre de classe brutale contre les travailleurs ordinaires. Assurément, quiconque a suivi les développements économiques au cours des sept dernières années, sait que les politiques de la Fed ont créé un gouffre béant entre riches et pauvres, qui ne fait qu’empirer tant que les leviers du pouvoir restent dans les mains des politiciens de l’establishment. Hillary Clinton est certainement la pire de ces politicards. En plus d’être le candidat le plus largement vilipendé que les démocrates aient jamais désigné au cours de leur histoire, elle est l’incarnation de la corruption politique et du copinage. Comment se fait-il, pourriez-vous vous demander, que quelqu’un comme Clinton ait réussi à gober «plus de $225 000 par discours», offerts par Goldman Sachs, si ce n’est pas du trafic d’influence ? » […]

    Lire la suite :
    http://lesakerfrancophone.fr/trump-dechaine
    Source : le Saker Francophone

  2. « L’hypothèse de la corruption et de la traîtrise est beaucoup plus plausible, je trouve » dites-vous.

    À ce propos, voici le récent témoignage de J.-L. Mélenchon lors d’une récente conférence portant sur « le peuple ». C’est à partir d’1h14mn [mais l’ensemble de la conférence est passionnante].

    ?t=1h14m36s

  3. Le dernier qui dit la vérité !

    par Jean Bricmont le 24 octobre 2016

    « Jean-François Poisson a dit des choses évidentes : Hillary Clinton est liée à Wall Street et aux groupes de pressions (aussi connus sous le nom de lobby) pro-israéliens. Et face à des groupes aussi puissants, la différence entre lié et soumis n’est pas très grande.


    Intervention de Jean-Frédéric Poisson à l’Assemblée

    Plus juste encore, M. Poisson a souligné que cette situation était mauvaise pour la France.

    Pour se convaincre de la justesse des propos de M. Poisson, il suffit de lire les révélations de Wikileaks, ou d’écouter les discours de Mme Clinton devant l’Aipac, ou de lire Hillary Clinton, la reine du chaos de Diana Johnstone (qui cite entre autre Haim Saban, un milliardaire sioniste, disant qu’il donnera tout l’argent nécessaire pour qu’Hillary Clinton soit élue) ou le livre de J. Mearsheimer et S Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine qui démontre l’influence déterminante de ce lobby sur la politique américaine au Moyen-Orient.

    Immédiatement, comme dans toutes les « affaires » précédentes (en vrac : Faurisson, Chomsky, Le Pen, Gollnish, Mermet, Morin, Siné, Garaudy, l’abbé Pierre, Dieudonné, Soral,…) [1] c’est l’hallali : le coupable est cloué au pilori, mis dans l’incapacité de se défendre, et sommé de s’excuser. Et ses excuses ne serviront à rien. En matière de délit d’opinion en France, c’est « ni oubli, ni pardon ».

    Ce qui est le plus choquant dans cette affaire, comme dans toutes les autres questions liées à la liberté d’expression, c’est l’absolue trahison des clercs. Qui osera dire un mot pour permettre à M. Poisson de s’exprimer ? Qui oserait organiser un débat public et contradictoire sur l’influence du sionisme dans nos sociétés ? Tous ceux qui s’en vont répétant que « le silence est complice » se taisent.

    Où sont les intellectuels qui se « mobilisent » pour toutes les causes possibles et imaginables, pourvu qu’elles concernent des droits autres que ceux de leur propre peuple ? Où sont les Onfray, Debray, Polony, Badiou, Plenel, Sapir, Todd, Lordon, Ruffin ? Comment les Zemmour, Finkielkraut, E. Lévy, Fourest, Causeur, Valeurs actuelles, Marianne, osent-ils encore prétendre que ce sont les islamistes qui limitent nos libertés ?

    Où sont les souverainistes ? Où sont les défenseurs des droits de l’homme, les « pro-palestiniens », les « anti-capitalistes », les écologistes radicaux, les décroissantistes ? Que dit Le Monde Diplomatique ? Peut-on réellement croire que l’on va opérer des transformations radicales dans un pays où l’on a abandonné un des acquis les plus fondamentaux de la Révolution française, à savoir la liberté de dire ce que l’on pense. A quoi bon lutter pour que la France récupère sa souveraineté face à l’Europe si c’est pour qu’elle reste soumise à un groupuscule servant les intérêts d’un État du Moyen-Orient ?

    Les intellectuels français adorent se focaliser sur des sujets « autorisés », où l’on peut se donner l’illusion d’être subversif sans prendre aucun risque : taper sur l’Islam, bien sûr, en prétendant « défendre la laïcité », mais aussi, si l’on est « de gauche », critiquer le catholicisme, célébrer les luttes du passé (de la révolution française aux années 60), élaborer des utopies, condamner le néo-libéralisme, faire de la « critique culturelle », attaquer la science et ses applications (OGM, nucléaire, pesticides), ou « lutter » contre le fascisme, le racisme, l’homophobie, le sexisme, et, last but not least évidemment, l’antisémitisme.

    Et si l’on est « de droite », on peut aussi s’adonner aux joies de la pseudo-subversion en attaquant le mariage gay, la théorie du genre, la « féminisation » de la société ou le multiculturalisme.

    Mais je ne conseille à personne de contester la ligne du parti sur la résistance armée palestinienne, la « révolution » ukrainienne, la « révolution » syrienne (notons à ce sujet que, d’après Wikileaks, Hillary Clinton veut renverser Assad pour le bien d’Israël), la « nécessité » de la construction européenne, les guerres humanitaires, ou sur Poutine, Assad, l’Iran et Trump. Ne serait-ce que discuter de la liberté d’expression lorsqu’il s’agit de sa répression par les lois « contre la haine » ou « contre la négation de l’histoire » est encore plus risqué.

    Ceux qui ne le croient pas n’ont qu’à essayer, juste pour voir : ils se verront aussitôt boycottés par les médias, désinvités de conférences si pas victimes d’interdictions professionnelles. On pourrait remplir un assez gros volume avec toutes les « mésaventures » de ceux qui ont franchi certaines lignes colorées.

    La France est un triste pays où l’on adore célébrer la Résistance mais où personne ou presque n’a le courage de défendre les libertés les plus élémentaires, même les siennes.

    Cependant,contrairement à l’occupant pendant la guerre, le CRIF et la LICRA n’ont ni armée, ni moyens de torture, ni camps. Leur pouvoir dépend uniquement de l’infinie lâcheté des intellectuels, des journalistes et des politiques.

    Ceux qui pensent que cette censure omniprésente est « bonne pour les juifs » se font de sérieuses illusions : de plus en plus de gens répètent la phrase attribuée à Voltaire : « si vous voulez savoir qui a le pouvoir, demandez-vous qui vous ne pouvez pas critiquer ». Quand j’ai cité cette phrase dans une émission de Taddéi consacrée à Dieudonné, J.-F. Kahn m’a dit qu’elle était antisémite ! Mais qui l’a rendue antisémite ? Elle ne l’était surement pas à l’époque de Voltaire.

    Le lobby pro-israélien est un tigre de papier : si un peu plus de gens avaient le courage de l’affronter et s’ils étaient solidaires entre eux, il s’effondrerait demain et le soutien à Israël s’effondrerait peu après. Mais la France est comme l’Italie des années 50, avec le lobby pro-israélien jouant ici le rôle que jouait là l’Eglise. Quand la révolte viendra-t-elle ? Est-ce que, par une subtile ironie de l’histoire, les vérités évidentes proférées par un catholique réactionnaire pourraient être l’étincelle qui mettra le feu à la plaine ?

    Jean Bricmont

    http://arretsurinfo.ch/le-dernier-qui-dit-la-verite/

  4. L’oligarchie financière aux commandes de l’information et donc de la démocratie. Liliane Held-Khawam


    https://lilianeheldkhawam.com/2016/07/04/loligarchie-financiere-aux-commandes-de-linformation-et-donc-de-la-democratie-liliane-held-khawam/

  5. Les Philippines : Bye Bye US
    1898 – 2016 une longue affaire…

    Par Pepe Escobar – Le 25 octobre 2016 – Source Strategic Culture

    «Honorables hôtes, dans ce lieu, j’annonce ma séparation des États-Unis … à la fois dans les domaines militaire et économique.»

    « Voilà comment le Président des Philippines Rodrigo Duterte, dit «Le Punisseur», a déclenché un séisme géopolitique dans toute l’Eurasie, qui se répercute à travers tout l’océan Pacifique.

    Et parlons du lieu choisi avec aplomb pour cette déclaration, en plein cœur du Dragon Émergent, pas moins.

    Au point culminant de sa visite d’État à Pékin, Duterte a inventé le slogan sacré – empreint de profondes harmoniques – qui continuera à résonner dans tout le Sud global : «L’Amérique a perdu».

    Et si cela ne suffisait pas, il a annoncé une nouvelle alliance – les Philippines, la Chine et la Russie – sur le point d’émerger : «Nous sommes trois contre le monde.»

    On pouvait s’y attendre, l’establishment washingtonien de la «nation indispensable» est devenu dingue, les réactions allant de perplexe à la colère pure et simple, dispersant les jurons habituels sur le «populiste primaire» et le «dirigeant déséquilibré».

    L’essentiel est que cela nécessite une sacrée paire de roubignoles pour le leader d’un pays pauvre, en développement, en Asie du Sud-Est ou ailleurs, pour défier ouvertement l’hyperpuissance. Pourtant, ce à quoi joue Duterte est de la pure realpolitik ; s’il réussit, il sera en mesure de jouer habilement les États-Unis contre la Chine au profit des intérêts philippins. » […]

    Lire la suite :
    http://lesakerfrancophone.fr/les-philippines-bye-bye-us-1898-2016-une-longue-affaire

  6. Les États-Unis et le Royaume-Uni continuent à participer activement aux crimes de guerre saoudiens qui visent des civils yéménites, par Glenn Greenwald :

    « Depuis le début de l’affreuse campagne de bombardement saoudienne contre le Yémen il y a 18 mois, deux pays ont joué un rôle actif et vital rendant possible le carnage : les États-Unis et le Royaume-Uni. Les atrocités commises par les Saoudiens auraient été impossibles sans leur soutien indéfectible et agressif.

    L’administration Obama “a vendu pour 115 milliards de dollars d’armes à l’Arabie saoudite au cours de ses huit années à la Maison-Blanche, plus que toute administration antérieure aux E.-U.,” comme le rapporte le Guardian cette semaine, et lui fournit sa meilleure technologie en matière de surveillance. Comme le précisait The Intercept en avril, “au cours de ses cinq premières années comme président, Obama a vendu pour 30 milliards de dollars d’armes de plus que le Président Bush pendant toute la durée de ses huit années à la tête de l’État.”

    Plus important encore, selon le ministre des Affaires étrangères saoudien, bien que les Saoudiens aient en dernier recours autorité pour choisir leurs cibles, “des responsables de l’armée britanniques et américains sont au centre de contrôle et de commande pour les attaques aériennes saoudiennes sur le Yémen,” et “ont accès aux listes de cibles.” En somme, alors que la campagne de bombardement est invariablement décrite dans les médias occidentaux comme “menée par les Saoudiens”, les E.-U. et le R.-U. sont tous deux des acteurs centraux et indispensables. Tandis que le New York Times titrait en août : “Les États-Unis sont complices de ce carnage,” le Guardian soutenait que “la Grande-Bretagne porte une lourde responsabilité dans ces souffrances.”

    Depuis le début, les Saoudiens, soutenus par les E.-U. comme le R.-U. ont aveuglément et parfois délibérément bombardé des civils, tuant des milliers de personnes innocentes. Depuis le Yémen, Iona Craig et Alex Potter ont documenté en détail pour The Intercept l’étendue des meurtres de civils causés par cette campagne de bombardement. Alors que les Saoudiens continuent de bombarder des civils inconsciemment ou intentionnellement, les armes américaines et britanniques ont continué d’affluer à Riyad, assurant la poursuite des massacres de civils. De temps en temps, quand une tuerie particulièrement horrible a fait son chemin jusqu’aux infos, Obama et divers responsables britanniques émettent une incontournable déclaration exprimant leur “inquiétude”, puis retournent alimenter les attaques.

    Ce week-end, alors que l’attention de l’Amérique était presque exclusivement tournée vers Donald Trump, un massacre des plus révoltants a eu lieu. Samedi, des avions de guerre ont attaqué une cérémonie d’enterrement à Sanaa, bombardant de manière répétée la salle où elle avait lieu, tuant plus de 100 personnes et blessant plus de 500 autres (voir la photo ci-dessus). La vidéo ne montre qu’une partie de la destruction et du carnage.

    La vidéo montre l’attaque saoudienne en deux passes dans la salle de l’enterrement, à Sanaa, Yémen, aujourd’hui. Des centaines de tués ou blessés. Les Saoudiens nient, pas un mot des États-Unis.

    Les responsables saoudiens ont d’abord menti en essayant d’imputer le massacre à “d’autres causes” mais ont fait marche arrière depuis. La prochaine fois que quelqu’un qui s’identifie au monde musulman attaque des citoyens américains ou britanniques, et que les dirigeants politiques de ces pays-là répondent à la question : “pourquoi, oh pourquoi nous détestent-ils ?” en assurant à tout le monde qu’”ils nous détestent pour nos libertés” il serait instructif de regarder cette vidéo. » […]

    Lire la suite :
    http://www.les-crises.fr/les-etats-unis-et-le-royaume-uni-continuent-a-participer-activement-aux-crimes-de-guerre-saoudiens-qui-visent-des-civils-yemenites-par-glenn-greenwald/
    Source : les crises.fr Olivier Berruyer

  7. Les bombes de François Hollande ne tuent pas

    par Jacques-Marie BOURGET

    « N’étant pas pilote de chasse, ni doté des ailes d’un ange, c’est donc aux côtés des gens ordinaires, depuis le plancher, que j’ai vécu à peu près tous les bombardements depuis un demi-siècle de guerres. Et je peux vous assurer que les bombes, même «chirurgicales» tuent. Et surtout des innocents. Pour entrer dans l’intime, j’ai aussi fait du journalisme pour tenter, modestement, de dire que les guerres ne sont pas jolies. J’ai échoué. François Hollande – et les supporters des tueries justes – n’ont toujours pas découvert que cette horreur provoque le chaos et la mort. A leur tour – un siècle plus tard – ces pacifistes à sens unique, militants des « frappes humanitaires », vivent-ils la sidération qui a touché de nombreux journalistes en 1914 ? Ceux qui couvraient le front au début de la Grande guerre et qui titraient ainsi leurs articles : « Les balles boches ne tuent pas ! ».

    Seules tuent les bombes russes et leurs clones syriennes. Et j’ose ajouter que les fameux « barils d’explosifs », lancés par l’aviation de Damas et qui, indignent à juste titre les Pujadas, sont moins meurtriers qu’un unique missile vendu par Matra. Je vais vous révéler un autre secret : la guerre c’est la guerre. Et c’est une saloperie. Et cela inclus donc les mortiers et obus, parfois chargés de gaz, lancés à Alep par les exemplaires djihadistes « modérés ».

    Revenons aux fondamentaux : une guerre est toujours bonne. On dit « il nous faudrait une bonne guerre ». Sauf que l’appréciation, le sens du bon, change de champ quand on franchit la ligne de front.

    Prenez l’exemplaire François Hollande, à l’époque de la si regrettée SFIO. Son maître Mollet, la cigarette au bec, a jadis copieusement bombardé douars et mechtas en Algérie… Pas de quoi faner une rose. Les chats ne faisant pas des chiens, Hollande est fidèle à la doctrine, c’est à son tour un Lucky Luke de la bombe. Un temps, comme le ridicule héros d’une opérette d’Offenbach, il a trépigné en poussant des cris : « Il faut bombarder Damas ! ». C’était supposer que les célestes et explosives ferrailles, chéries de l’Elysée, n’allaient tuer que des méchants ? Oublions qu’il y a deux mois, visant de fourbes et cruels djihadistes dans la région de Raqqa, les Rafales français ont volé les vies de plus d’une centaine de paysans. Hermétiques jusqu’au bout aux principes humanistes de la guerre d’ingérence, ces sans-dents ont ignoré qu’ils allaient mourir pour une juste cause.

    Les indignations sont comme les guerres, asymétriques. Ainsi, pendant qu’à juste titre nous pleurons sur les martyrisés d’Alep (ceux des deux « camps »), équipés de bombes françaises l’Arabie Saoudite – aidée du merveilleux Qatar – pulvérisent des centaines de vies au Yémen. Qui les pleure ? Personne puisque les maîtres des sanglots, Le Drian et Pujadas, rient dans ce cimetière.

    Je vois encore les yeux épouvantés des Serbes quand l’OTAN a fait pleuvoir les missiles Tomawak, ceux du bon droit, sur Belgrade et le Kosovo… Avant, en 1991, j’avais vu ceux des Irakiens purifiés eux aussi par le feu céleste. Avec dans le lot quelques bombes signées « Tonton », un président français qui ne mégotait pas avec les valeurs coloniales de son parti. La faute à Saddam Hussein. L’imbécile autocrate avait tenté de récupérer le Koweït, une version locale de « l’Alsace-Lorraine ». Une petite péninsule, en fait un bidon de pétrole, mis de côté par les anglais quand ces derniers ont naguère dépecé le Moyen Orient en traçant les frontières au mieux de leurs intérêts.

    J’étais donc à Bagdad le jour où un avion furtif étasunien a largué deux bombes sur un abri d’al-Amirya. Quand je suis arrivé le béton du bunker perforé était si brûlant qu’il a fallu des heures avant de pouvoir y pénétrer. A l’intérieur on a compté quatre cents femmes, vieillards et enfants, ou du moins leurs restes carbonisés. Avez-vous entendu dire que les Etats Unis se sont excusés pour ce crime ? Que le pilote a été mis en prison ? Que la CPI a diligenté ses implacables procureurs ? Non puisque cette justice « blanche » agit seulement contre les trublions noirs quand ils nuisent à l’Occident. Avez-vous entendu dire, aussi, que les bourreaux israéliens de Sabra et Chatila et leurs mercenaires libanais, où les bombes étaient des balles et des couteaux, ont été sanctionnés, simplement réprouvés ? Non. L’ONU a alors dénoncé « un acte de génocide » puis le monde juste, celui qui veille sur des Droits de l’Homme qui lui tiennent lieu de CAC 40, est revenu à ses vraies valeurs : l’argent.

    Tout ce chaos de souvenirs pour vous répéter que la guerre ne porte jamais de dentelles. Qu’elle est, toutes bombes confondues, barbare et injuste. Et que ce ne sont plus les militaires mais d’abord les civils qui y perdent la vie. Imaginez les jours tranquilles du pilote de drone installé dans une chic banlieue étasunienne… Le midi il va chercher ses gosses à l’école, l’après-midi il tue, et le soir rentre chez lui pour tondre la pelouse ; avant de regarder une série à la télé. Elle n’est pas belle la mort ?

    Chronique publiée dans le numéro de Novembre du mensuel Afrique-Asie

    http://www.legrandsoir.info/le-bombes-de-francois-hollande-ne-tuent-pas.html
    Source : Le Grand Soir

  8. A l’intérieur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump

    John PILGER

    « Le journaliste américain, Edward Bernays, est souvent présenté comme l’inventeur de la propagande moderne.

    Neveu de Sigmund Freud, le pionnier de la psychanalyse, Bernays a inventé le terme « relations publiques » comme un euphémisme pour désigner les manipulations et les tromperies.

    En 1929, il a persuadé les féministes de promouvoir les cigarettes pour les femmes en fumant lors d’une parade à New York – un comportement considéré à l’époque comme saugrenu. Une féministe, Ruth Booth, a déclaré, « Femmes ! Allumez un nouveau flambeau de la liberté ! Luttez contre un autre tabou sexiste ! »

    L’influence de Bernays s’étendait bien au-delà de la publicité. Son plus grand succès a été de convaincre le public américain de se joindre à la grande tuerie de la Première Guerre mondiale. Le secret, disait-il, était « de fabriquer le consentement » des personnes afin de les « contrôler et orienter selon notre volonté et à leur insu ».

    Il décrivait cela comme « le véritable pouvoir de décision dans notre société » et l’appelait le « gouvernement invisible ».

    Aujourd’hui, le gouvernement invisible n’a jamais été aussi puissant et aussi peu compris. Dans toute ma carrière de journaliste et de cinéaste, je n’ai jamais connu de propagande aussi influente sur nos vies que celle qui sévit aujourd’hui, et qui soit aussi peu contestée.

    Imaginez deux villes. Les deux sont en état de siège par les forces gouvernementales de ces pays. Les deux villes sont occupées par des fanatiques, qui commettent des atrocités, comme la décapitation.

    Mais il y a une différence essentielle. Dans une des deux villes, les journalistes occidentaux embarqués avec les soldats gouvernementaux décrivent ces derniers comme des libérateurs et annoncent avec enthousiasme leurs batailles et leurs frappes aériennes. Il y a des photos en première page de ces soldats héroïques faisant le V de la victoire. Il est très peu fait mention des victimes civiles.

    Dans la deuxième ville – dans un pays voisin – il se passe presque exactement la même chose. Les forces gouvernementales assiègent une ville contrôlée par la même trempe de fanatiques.

    La différence est que ces fanatiques sont soutenus, équipés et armés par « nous » -- par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Ils ont même un centre de médias financé par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

    Une autre différence est que les soldats gouvernementaux qui assiègent cette ville sont les méchants, condamnés pour avoir agressé et bombardé la ville -- ce qui est exactement ce que les bons soldats font dans la première ville.

    Déroutant ? Pas vraiment. Tel est le double standard de base qui est l’essence même de la propagande. Je parle, bien sûr, du siège actuel de la ville de Mossoul par les forces gouvernementales irakiennes, soutenues par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne et le siège d’Alep par les forces gouvernementales de la Syrie, soutenues par la Russie. L’un est bon ; l’autre est mauvais.

    Ce qui est rarement signalé est que les deux villes ne seraient pas occupées par des fanatiques et ravagées par la guerre si la Grande-Bretagne et les États-Unis n’avaient pas envahi l’Irak en 2003. Cette entreprise criminelle fut lancée sur la base de mensonges étonnamment semblables à la propagande qui déforme maintenant notre compréhension de la guerre en Syrie.

    Sans ce battement de tambour de propagande déguisé en informations, les monstrueux Daesh, Al-Qaida, al-Nusra et tout le reste de ces bandes de djihadistes pourraient ne pas exister, et le peuple syrien ne serait pas en train de se battre pour sa survie.

    Certains se souviendront peut-être de tous ces journalistes de la BBC qui en 2003 défilaient devant les caméras pour nous expliquer que l’initiative de Blair était « justifiée » pour ce qui allait devenir le crime du siècle. Les chaînes de télévision US fournissaient les mêmes justifications pour George W. Bush. Fox News invita Henry Kissinger pour disserter sur les mensonges de Colin Powell.

    La même année, peu après l’invasion, j’ai filmé une interview à Washington de Charles Lewis, le célèbre journaliste d’investigation. Je lui ai demandé, « Qu’est-ce qui se serait passé si les médias les plus libres du monde avaient sérieusement remis en question ce qui s’est avéré être une propagande grossière ? »

    Il a répondu que si les journalistes avaient fait leur travail, « il y a de très fortes chances qui nous ne serions pas entrés en guerre contre Irak. »

    Ce fut une déclaration choquante, et confirmée par d’autres journalistes célèbres à qui j’ai posé la même question -- Dan Rather de CBS, David Rose du Observer et des journalistes et producteurs de la BBC, qui souhaitaient rester anonymes.

    En d’autres mots, si les journalistes avaient fait leur travail, s’ils avaient contesté et enquêté sur la propagande au lieu de l’amplifier, des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants seraient encore en vie aujourd’hui, et il n’y aurait pas de Daesh et aucun siège à Alep ou à Mossoul.

    Il y aurait eu aucune atrocité dans le métro de Londres le 7 Juillet 2005. Il n’y aurait eu aucune fuite de millions de réfugiés ; il n’y aurait pas de camps misérables.

    Lorsque l’atrocité terroriste a eu lieu à Paris, au mois de novembre dernier, le président François Hollande a immédiatement envoyé des avions pour bombarder la Syrie -- et plus de terrorisme a suivi, de façon prévisible, produit par la grandiloquence de Hollande sur la France « en guerre » et « ne montrant aucune pitié ». Que la violence de l’État et la violence djihadiste s’alimentent mutuellement est une réalité qu’aucun dirigeant national n’a le courage d’aborder.

    « Lorsque la vérité est remplacée par le silence », a déclaré le dissident soviétique Yevtushenko, « le silence devient un mensonge ».

    L’attaque contre l’Irak, l’attaque contre la Libye, l’attaque contre la Syrie ont eu lieu parce que les dirigeants de chacun de ces pays n’étaient pas des marionnettes de l’Occident. Le bilan en matière de droits de l’homme d’un Saddam ou d’un Kadhafi est hors de propos. Ils ont désobéi aux ordres et n’ont pas abandonné le contrôle de leur pays.

    Le même sort attendait Slobodan Milosevic une fois qu’il avait refusé de signer un « accord » qui exigeait l’occupation de la Serbie et sa conversion à une économie de marché. Son peuple fut bombardé, et il fut poursuivi à La Haye. Une telle indépendance est intolérable.

    Comme WikLeaks l’a révélé, ce ne fut que lorsque le dirigeant syrien Bashar al-Assad rejeta en 2009 un projet d’oléoduc qui devait traverser son pays en provenance du Qatar vers l’Europe, qu’il a été attaqué.

    A partir de ce moment, la CIA a prévu de détruire le gouvernement de la Syrie avec les fanatiques jihadistes -- les mêmes fanatiques qui tiennent actuellement en otage les habitants de Mossoul et des quartiers est d’Alep.

    Pourquoi les médias n’en parlent pas ? L’ancien fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères britannique, Carne Ross, qui était responsable des sanctions opérationnelles contre l’Irak, m’a dit : « Nous fournissions aux journalistes des bribes d’informations soigneusement triées, ou nous les tenions à l’écart. Voilà comment ça fonctionnait. ».

    L’allié médiéval de l’Occident, l’Arabie Saoudite -- à laquelle les Etats-Unis et la Grande-Bretagne vendent des milliards de dollars d’armement -- est en ce moment en train de détruire le Yémen, un pays si pauvre que, dans le meilleur des cas, la moitié des enfants souffrent de malnutrition.

    Cherchez sur YouTube et vous verrez le genre de bombes massives -- « nos » bombes -- que les Saoudiens utilisent contre des villages de terre battue, et contre les mariages et les funérailles.

    Les explosions ressemblent à de petites bombes atomiques. Ceux qui pilotent ces bombes depuis l’Arabie Saoudite travaillent côte à côte avec des officiers britanniques. Vous n’en entendrez pas parler dans les journaux télévisés du soir.

    La propagande est plus efficace lorsque notre consentement est fabriqué par l’élite éduquée -- Oxford, Cambridge, Harvard, Columbia -- qui fait carrière à la BBC, au Guardian, New York Times, Washington Post.

    Ces médias sont réputés pour être progressistes. Ils se présentent comme des gens éclairés, des tribuns progressistes de la morale ambiante. Ils sont anti-racistes, pro-féministes et pro-LGBT.

    Et ils adorent la guerre.

    En même temps qu’ils défendent le féminisme, ils soutiennent les guerres rapaces qui nient les droits d’innombrables femmes, dont le droit à la vie.

    En 2011, la Libye, un Etat moderne, fut détruite sous prétexte que Mouammar Kadhafi était sur le point de commettre un génocide contre son propre peuple. L’information tournait en boucle ; mais il n’y avait aucune preuve. C’était un mensonge.

    En réalité, la Grande-Bretagne, l’Europe et les États-Unis voulaient ce qu’ils aiment à appeler un « changement de régime » en Libye, le plus grand producteur de pétrole en Afrique. L’influence de Kadhafi sur le continent et, surtout, son indépendance était intolérable.

    Il a donc été assassiné avec un couteau dans son arrière par des fanatiques, soutenus par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Devant une caméra, Hillary Clinton a applaudi sa mort horrible en déclarant, « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ! »

    La destruction de la Libye fut un triomphe médiatique. Tandis que l’on battait les tambours de guerre, Jonathan Freedland écrivait dans le Guardian : « Bien que les risques soient bien réels, le cas d’une intervention reste forte. »

    Intervention. Un mot poli, bénin, très « Guardian », dont la signification réelle, pour la Libye, fut la mort et la destruction.

    Selon ses propres dossiers, l’OTAN a lancé 9.700 « frappes aériennes » contre la Libye, dont plus d’un tiers étaient destinées à des cibles civiles. Elles comprenaient des missiles avec des ogives d’uranium. Regardez les photos des décombres à Misurata et à Syrte, et les fosses communes identifiées par la Croix-Rouge. Le rapport de l’Unicef ​​sur les enfants tués dit, « la plupart [d’entre eux] avaient moins de dix ans. » Comme conséquence directe, Syrte est devenue la capitale de l’Etat Islamique.

    L’Ukraine est un autre triomphe médiatique. Des journaux libéraux respectables tels que le New York Times, le Washington Post et le Guardian, et les diffuseurs traditionnels tels que la BBC, NBC, CBS et CNN ont joué un rôle crucial dans le conditionnement de leurs téléspectateurs pour accepter une nouvelle et dangereuse guerre froide.

    Tous ont déformé les événements en Ukraine pour en faire un acte maléfique de la Russie, alors qu’en réalité, le coup d’Etat en Ukraine en 2014 fut le travail des États-Unis, aidés par l’Allemagne et de l’OTAN.

    Cette inversion de la réalité est tellement omniprésente que les menaces militaires de Washington envers la Russie sont passées sous silence ; tout est occulté par une campagne de dénigrement et de peur du genre de celui que j’ai connu pendant la première guerre froide. Une fois de plus, les Russkoffs viennent nous chercher des poux, dirigés par un nouveau Staline, que The Economist dépeint comme le diable.

    L’occultation de la vérité sur l’Ukraine est une des opérations de censure les plus complètes que j’ai jamais vue. Les fascistes qui ont conçu le coup d’Etat à Kiev sont de la même trempe que ceux qui ont soutenu l’invasion nazie de l’Union soviétique en 1941. Alors que l’on se répand sur les craintes d’une montée de l’antisémitisme fasciste en Europe, aucun dirigeant ne mentionne les fascistes en Ukraine -- sauf Vladimir Poutine, mais lui ne compte pas.

    Beaucoup dans les médias occidentaux ont travaillé dur pour présenter la population russophone ethnique de l’Ukraine comme des étrangers dans leur propre pays, comme des agents de Moscou, presque jamais comme des Ukrainiens qui cherchent une fédération en Ukraine et, en tant que citoyens ukrainiens, qui résistent à un coup d’Etat orchestré depuis l’étranger contre leur gouvernement élu.

    Chez les bellicistes règne pratiquement le même état d’excitation que lors d’une réunion de classe. Le batteurs de tambour du Washington Post qui incitent à la guerre contre la Russie sont les mêmes qui publiaient les mensonges sur les armes de destructions massive de Saddam Hussein.

    Pour la plupart d’entre nous, la campagne présidentielle US est un spectacle de monstres, où Donald Trump tient le rôle du grand méchant. Mais Trump est détesté par ceux qui détiennent le pouvoir aux États-Unis pour des raisons qui ont peu à voir avec son comportement odieux et ses opinions. Pour le gouvernement invisible à Washington, le Trump imprévisible est un obstacle au projet de l’Amérique pour le 21e siècle, qui est de maintenir la domination des États-Unis et de soumettre la Russie, et, si possible, la Chine.

    Pour les militaristes à Washington, le vrai problème avec Trump est que, dans ses moments de lucidité, il ne semble pas vouloir une guerre avec la Russie ; il veut parler avec le président russe, pas le combattre ; il dit qu’il veut parler avec le président de la Chine.

    Dans le premier débat avec Hillary Clinton, Trump a promis de ne pas être le premier à utiliser des armes nucléaires dans un conflit. Il a dit : « Je ne voudrais certainement pas effectuer la première frappe. Une fois l’option nucléaire prise, c’est fini. » Les médias n’en ont pas parlé.

    Le pensait-il réellement ? Qui sait ? Il se contredit souvent. Mais ce qui est clair, c’est que Trump est considéré comme une grave menace pour le statu quo entretenu par le vaste appareil de sécurité nationale qui opère aux États-Unis, quel que soit l’occupant de la Maison Blanche.

    La CIA veut le voir battu. Le Pentagone veut le voir battu. Les médias veulent le voir battu. Même son propre parti veut le voir battu. Il représente une menace pour les dirigeants du monde -- contrairement à Clinton, qui n’a laissé aucun doute qu’elle était prête à aller en guerre contre la Russie et la Chine, deux pays qui possèdent des armes nucléaires.

    Clinton a la forme, comme elle s’en vante souvent. En effet, elle n’a plus rien à prouver. En tant que sénatrice, elle a soutenu le bain de sang en Irak. Quand s’est présentée contre Obama en 2008, elle a menacé de « totalement détruire » l’Iran. En tant que secrétaire d’Etat, elle a comploté dans la destruction des gouvernements de la Libye et du Honduras et mis en branle la provocation de la Chine.

    Elle a promis de soutenir une zone d’exclusion aérienne en Syrie -- une provocation directe d’une guerre avec la Russie. Clinton pourrait bien devenir le président le plus dangereux des États-Unis de mon vivant – un titre pour lequel la concurrence est rude.

    Sans la moindre preuve, elle a accusé la Russie de soutenir Trump et d’avoir piraté ses e-mails. Publiés par WikiLeaks, ces e-mails nous révèlent que ce que dit Clinton en privé, dans ses discours aux riches et puissants, est le contraire de ce qu’elle dit en public.

    Voilà pourquoi il est si important de faire taire et de menacer Julian Assange. En tant que dirigeant de WikiLeaks, Julian Assange connaît la vérité. Et permettez-moi de rassurer tous ceux qui sont préoccupés, il va bien, et WikiLeaks tourne à plein régime.

    Aujourd’hui, la plus grande accumulation de forces dirigées par les Etats-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale est en route -- dans le Caucase et l’Europe orientale, à la frontière avec la Russie, et en Asie et dans le Pacifique, où la Chine est la cible.

    Gardez cela à l’esprit lorsque le cirque de l’élection présidentielle atteindra son apogée le 8 Novembre, Si Clinton gagne, un chœur des commentateurs écervelés célébrera son couronnement comme un grand pas en avant pour les femmes. Aucun ne mentionnera les victimes de Clinton : les femmes syriennes, les femmes irakiennes, les femmes libyennes. Aucun ne mentionnera les exercices de défense civile menées en Russie. Aucun ne rappellera « les flambeaux de la liberté » d’Edward Bernays.

    Un jour, le porte-parole chargé des relations avec la presse de George Bush a qualifié les médias de « facilitateurs complices ».

    Venant d’un haut fonctionnaire d’une administration dont les mensonges, permis par les médias, ont provoqué tant de souffrances, cette description est un avertissement de l’histoire.

    En 1946, le procureur du Tribunal de Nuremberg a déclaré au sujet des médias allemands : « Avant chaque agression majeure, ils lançaient une campagne de presse calculée pour affaiblir leurs victimes et préparer psychologiquement le peuple allemand pour une attaque. Dans le système de propagande, la presse quotidienne et la radio étaient les armes les plus importantes. »

    John Pilger

    Traduction « j’avais récemment recommencé à écouter France-Inter mais je n’ai tenu qu’une petite semaine » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

    »» http://johnpilger.com/articles/inside-the-invisible-government-war-propaganda-clinton-trump
    URL de cet article 31101
    http://www.legrandsoir.info/a-l-interieur-du-gouvernement-invisible-guerre-propagande-clinton-trump.html

  9. François-Xavier Verschave sur « l’envers de la dette » ou La Françafrique, le plus long scandale de la République :
    …armes, pétrole, industriels, banquiers, services secrets, paradis fiscaux,…
    https://www.youtube.com/watch?v=fKyA-snMrcI

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