Le fait de désigner des maîtres au lieu de voter les lois est une imposture politique

Faites passer (sous le manteau) 🙂

Fil FB: https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10154395973087317

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PS : quand vous faites passer et que vous avez l’impression qu' »il ne se passe rien », c’est une erreur, il se passe (tout de suite) des tas de choses importantes et invisibles ; vous venez de semer plein de graines et il est tout à fait déraisonnable de s’impatienter en ne voyant pas les plantes pousser tout de suite 🙂 Attendez ! Continuez à semer sans relâche, un peu partout et tout le temps, et quand viendra le moment de la germination, apparaîtront partout des citoyens constituants, par millions 🙂

Spartacus : « je reviendrai et je serai des millions ».

10 réponses à “Le fait de désigner des maîtres au lieu de voter les lois est une imposture politique

  1. Le partage chez John Michel de l’extrait de CSOJ arrive à 5 millions de vues (!) :
    https://www.facebook.com/video.php?v=10204569192140196&permPage=1

    Merci John 🙂

  2. PS : quand vous faites passer et que vous avez l’impression qu' »il ne se passe rien », c’est une erreur, il se passe (tout de suite) des tas de choses importantes et invisibles ; vous venez de semer plein de graines et il est tout à fait déraisonnable de s’impatienter en ne voyant pas les plantes pousser tout de suite 🙂 Attendez ! Continuez à semer sans relâche, un peu partout et tout le temps, et quand viendra le moment de la germination, apparaîtront partout des citoyens constituants, par millions 🙂

    Spartacus : « je reviendrai et je serai des millions ».

  3. « Un homme enchaîné sait qu’il aurait dû agir plus tôt, car sa capacité à influer sur l’action de l’État touche à sa fin. »

    Julian Assange


    http://www.agenceinfolibre.fr/info/wikileaks-pourquoi-les-experts-de-lonu-exigent-la-liberte-pour-julian-assange/

    • Bonjour,
      j’ai découvert votre vidéo et je partage absolument vos idées, est-il vrai que vous êtes candidat aux élections 2017? si oui je pense que beaucoup comme moi voterons pour vous, nous ne croyons plus aux médias et de leur propagande indirect.

  4. J’imagine que dans l’espace le plus profond, sur quelque autre planète bleue, vit une civilisation avancée, et que, là comme ici, des auteurs de science fiction font marcher leurs méninges, pour décrire des mondes horribles, où la joie est encerclée, où la vie est marchandisée, où la décision collective est privatisée, où le petit nombre se goinfre sur le dos du grand nombre, et le gouverne :

    Dans ce type de roman, de gros malins habiles ont réussi à confisquer le débat public, à confisquer les ressources, à confisquer le temps de vie des « travailleurs ».

    Il s’agit d’un véritable hold-up planétaire.

    Ils ont confisqué la loi, la loi des lois, l’outil de comptabilité de l’effort, l’outil de production, l’information, le débat, la force armée.

    Et le petit nombre émet des diktats auxquels le grand nombre ne peut se soustraire.

    Et pour arriver à leurs fins, il suffisait d’un seul mensonge :
    faire croire aux foules et aux peuples que le principe de l’élection garantit aux foules et aux peuples la maîtrise cyclique des élus, donc, sur le long terme, celle du destin collectif.

    Et sur cette autre planète bleue, ces romans n’ont aucun succès ! car les citoyens de cet autre monde là disent aux auteurs :

    « non mais pépère, tu galèjes, c’est vraiment de la science fiction, jamais un peuple n’accepterait de se donner des maîtres, quand décider collectivement est autrement plus sain, plus sûr, plus juste.

    Et nulle part dans l’univers un peuple n’accepterait l’idée saugrenue que démocratie & élection sont synonymes.
    Et partout dans l’univers, tout peuple comprend qu’élire c’est abdiquer »

    … Sauf sur Terre … mais ça va changer …

    ça va changer, si et seulement si ceux qui ont capté le gag s’investissent individuellement comme le colibri, pour produire un tsunami de conscience.

  5. « Les paysans passent, d’ordinaire, pour être malins et rusés ; les candidats, très souvent, pour être stupides. On a écrit là-dessus des romans, des comédies, des traités de science sociale, des statistiques qui, tous, ont confirmé ces deux vérités. Or, il arrive que ce sont les candidats stupides qui, toujours, roulent les paysans malins. Ils ont, pour cela, un moyen infaillible qui ne demande aucune intelligence, aucune étude préparatoire, aucune qualité personnelle, rien de ce qu’on exige du plus humble employé, du plus gâteux serviteur de l’État. Le moyen est tout entier dans ce mot : promettre… Pour réussir, le candidat n’a pas autre chose à faire qu’à exploiter – exploiter à coup sûr – la plus persistante, la plus obstinée, la plus inarrachable manie des hommes : l’espérance. Par l’espérance, il s’adresse aux sources mêmes de la vie ; l’intérêt, les passions, les vices.

    On peut poser en principe absolu l’axiome suivant : « Est nécessairement élu le candidat qui, durant une période électorale, aura le plus promis et le plus de choses, quelles que soient ses opinions, à quelque parti qu’il appartienne, ces opinions et ce parti fussent-ils diamétralement opposés à ceux des électeurs. » Cette opération que les arracheurs de dents pratiquent journellement sur les places publiques, avec moins d’éclat, il est vrai, et plus de retenue, s’appelle pour le mandant : dicter sa volonté, pour le mandataire : écouter les vœux des populations… Pour les journaux, cela prend des noms encore plus nobles et sonores… Et tel est le merveilleux mécanisme des sociétés politiques que voilà déjà plusieurs milliers d’années que les vœux sont toujours écoutés, jamais entendus, et que la machine tourne, tourne, sans la plus petite fêlure à ses engrenages, sans le moindre arrêt dans sa marche. Tout le monde est content, et cela va très bien comme cela va.

    Ce qu’il y a d’admirable dans le fonctionnement du suffrage universel, c’est que le peuple, étant souverain et n’ayant point de maître au-dessus de lui, on peut lui promettre des bienfaits dont il ne jouira jamais, et ne jamais tenir des promesses qu’il n’est point, d’ailleurs, au pouvoir de quelqu’un de réaliser. Même il vaut mieux ne jamais tenir une promesse, pour la raison électorale et suprêmement humaine qu’on s’attache de la sorte, inaliénablement, les électeurs, lesquels, toute leur vie, courront après ces promesses, comme les joueurs après leur argent, les amoureux après leur souffrance. Électeurs ou non, nous sommes tous ainsi… Les désirs satisfaits n’ont plus de joies pour nous… Et nous n’aimons rien autant que le rêve, qui est l’éternelle et vaine aspiration vers un bien que nous savons inétreignable.

    L’important, dans une élection, est donc de promettre beaucoup, de promettre immensément, de promettre plus que les autres. Plus les promesses sont irréalisables et plus solidement ancré dans la confiance publique sera celui qui les aura faites. Le paysan veut bien donner sa voix, c’est-à-dire aliéner ses préférences, sa liberté, son épargne entre les mains du premier imbécile ou du premier bandit venu ; encore exige-t-il que les promesses qu’il reçoit, en échange de tout cela, en vaillent la peine… Il en réclame pour sa confiance, éternelle comme son destin de dupé.

    « Que veut le paysan ? me disait, un jour, un député, en veine de franchise. Il veut des promesses, voilà tout. Il les veut énormes, déraisonnables, et en même temps claires… Il ne demande pas qu’on les réalise, sa voracité bien connue ne va pas jusque-là ; il exige seulement de les comprendre. Il est heureux si elles ont trait à sa vache, à son champ, à sa maison. Et s’il peut en parler, le soir, à la veillée, le dimanche, devant le proche de l’église ou au cabaret, comme d’une chose qui pourrait arriver et n’arrivera jamais, il se tient pour satisfait. On peut alors l’écraser d’impôts, doubler les charges qui pèsent sur lui… Lui, sourit d’un air fin, et à chaque contribution nouvelle, à chaque nouvelle tracasserie administrative, il se dit : « C’est bon… c’est bon… allez toujours… J’avons un député qui fera cesser, bientôt, tous ces micmacs. Il l’a promis ! » »

    Octave Mirbeau, Les 21 jours d’un neurasthéniques, 1901.

  6. C’est çà , courir , toujours courir ! Une façon de dormir debout , tout en essayant d’obtenir toujours mieux ! Sortir d’une condition précaire , à la fois punitive , et prometteuse ajoutant l’espoir des lendemains , non pas qui chantent , mais qui donne un sursaut de vie pour aller plus loin !
    Puis un jour , le réveil sonne , un gros réveil dans une assiette pleine de pièces , et là , pas de bouton pour arrêter cette sonnerie ! Quoi faire , Seule dans un village de 200 habitants où 1/4 de la population votait FN ! Ben rien , on fait rien ! On va voir ailleurs ……
    Toutefois une éclaircie s’est infiltrée dans ce milieu , le dernier Maire élu , et content de l’être en extérieur avec eux ! Bon signe … Pas de neurasthénie en vue ! J’ai bien aimé votre billet

  7. Et ça fait de l’alpha çà ! lol
    Un commentaire bourré de fautes , écrit sur le vif , juste avant d’aller dodoter ! Excusez -- moi , bonne journée
    ève

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