[Il n’y a QUE NOUS pour EMPÊCHER nos prétendus « représentants » de nous jeter (à nouveau) dans LA GUERRE] Communiqué du Sommet de l’OTAN à Varsovie : préparer le crime d’agression

[Il n’y a QUE NOUS pour EMPÊCHER nos prétendus « représentants » de nous jeter (à nouveau) dans LA GUERRE]

Communiqué du Sommet de l’OTAN à Varsovie : préparer le crime d’agression

http://lesakerfrancophone.fr/communique-du-sommet-de-lotan-a-varsovie-preparer-le-crime-dagression

Par Christopher Black – Le 18 juillet 2016 – Source New Oriental Review

J’ai été avocat de la défense la plus grande partie de ma vie professionnelle et je n’ai pas l’habitude de recueillir des preuves pour engager des poursuites, mais les circonstances m’ont incité à ouvrir un dossier pour le procureur de la Cour pénale internationale, ou peut-être un futur tribunal citoyen. Ce dossier contient la preuve que les dirigeants de l’OTAN sont coupables du plus grave crime contre l’humanité, le crime d’agression. Je voudrais partager avec vous quelques brèves notes intéressantes provenant de ce fichier, que je soumets à votre réflexion.

L’Article 8bis du Statut de Rome, le statut régissant la Cour pénale internationale, stipule :

Aux fins du présent Statut, on entend par « crime d’agression » la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies.

Le communiqué de l’OTAN publié à l’issue du congrès de Varsovie le 9 juillet est la preuve directe d’une telle planification et préparation et donc d’une conspiration par les dirigeants de l’OTAN pour commettre des actes d’agression contre la Russie. Cela ferait l’objet d’un acte d’accusation de la Cour pénale internationale contre les dirigeants de l’alliance militaire si la procureure de la CPI était effectivement indépendante, ce qu’elle n’est pas. Et bien sûr, si les articles relatifs aux crimes d’agression étaient en vigueur, ce qui ne se produira pas avant le 1er janvier 2017, le cas échéant, sous les articles du Statut de Rome.

Néanmoins, le problème technique de la juridiction qui empêche l’émission d’une inculpation contre les dirigeants de l’OTAN en ce moment, ne légitime pas la planification et la préparation d’actes d’agression contenus dans le communiqué de l’OTAN ni ne réduit le poids moral du crime d’agression défini dans le Statut et les principes de Nuremberg, parce que le crime d’agression est le crime de guerre suprême.

Selon leurs propres mots, imprimés en noir sur blanc dans leur communiqué du 9 juillet, les dirigeants de l’OTAN, chacun d’entre eux, et les états-majors entiers des forces armées de chacun des pays de l’OTAN, sont coupables du crime d’agression. Le fait qu’il n’y ait pas d’organe efficace devant lequel ils puissent être traduits en justice est sans rapport avec le fait du crime commis. Ils sont les ennemis de l’humanité et, inculpés ou non, ils sont des hors-la-loi internationaux qui doivent être identifiés en tant que tels et appelés à rendre des comptes à leurs propres peuples.

La preuve de leurs crimes est bien évidemment antérieure à ce communiqué et consiste en années d’actes commis par les puissances de l’OTAN depuis que l’Union soviétique s’est dissoute ainsi que le Pacte de Varsovie, en vertu de l’accord dit Acte fondateur OTAN–Russie de 1997, selon lequel l’OTAN ne s’étendrait dans aucun des pays formellement membres du Pacte de Varsovie ou de l’URSS, ni n’y installerait d’armes nucléaires. L’OTAN a continuellement brisé cet accord depuis lors et a commis, en tant qu’organisation ou par des groupes de ses États membres, des actes d’agression contre la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Russie (pendant l’attaque de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud et en soutenant les groupes terroristes tchétchènes en Russie même), l’Ukraine et la Syrie, chaque acte d’agression étant appuyé par des campagnes de propagande massives pour tenter de justifier ces crimes en répandant cette propagande auprès des peuples qu’ils sont censés informer.

Ces mêmes puissances ont commis et commettent d’autres actes d’agression contre la République populaire démocratique de Corée, l’Iran et la Chine, et augmentent continuellement leur planification et leur préparation pour agresser ces pays. Ces plans sont aussi étalés dans le communiqué de l’OTAN, mais la plus grave menace pour l’humanité est la menace existentielle immédiate contre la Russie, contre laquelle la partie principale de ce communiqué est dirigée.

Le communiqué de l’OTAN est de fait une déclaration de guerre à la Russie. Il n’y a pas d’autre manière de l’interpréter.

Il y a plusieurs mois, j’ai déclaré que nous pouvions considérer l’accumulation des forces de l’OTAN en Europe de l’Est, le coup d’État de l’OTAN qui a renversé le gouvernement de Ianoukovitch en Ukraine, la tentative de s’emparer de la base navale russe à Sébastopol, les attaques immédiates contre les civils ukrainiens dans les provinces orientales qui refusaient d’accepter le coup d’État de l’OTAN, la propagande constante contre la Russie en tant qu’agresseur et la guerre économique menée contre la Russie sous couvert de sanctions est l’équivalent d’une seconde Opération Barbarossa, le nom donné à l’invasion de l’Union soviétique par le Troisième Reich en 1941. J’hésitais à le décrire ainsi, mais les faits étaient là et d’autres ont reconnu maintenant que l’analogie est correcte. Et exactement comme les dirigeants du Troisième Reich ont été finalement tenus pour responsables de leurs crimes à Nuremberg, les dirigeants du nouveau Reich que les Américains et leurs États vassaux projettent d’imposer au reste d’entre nous devraient l’être aussi.

Au paragraphe 5 du communiqué et après, ils commettent la première partie de leur crime en définissant de prétendus actes agressifs de la Russie, dans lesquels, dans tous les cas, ils sont les véritables agresseurs.

Au paragraphe 15, ils déclarent, après quelques sornettes à propos du partenariat entre l’OTAN et la Russie :

« Nous regrettons que malgré des appels répétés des Alliés et de la communauté internationale depuis 2014 pour que la Russie change de cap, les conditions à cette relations n’existent pas actuellement. La nature des relations de l’Alliance avec la Russie et les aspirations à un partenariat seront subordonnées à un changement clair et constructif des actions de la Russie, qui doit démontrer son respect du droit international et de ses obligations et responsabilités internationales. Jusque là, nous ne pouvons pas revenir au business as usual. »

Ce qu’ils veulent dire en parlant du changement de cap de la Russie est, bien sûr, qu’elle fasse ce qu’ils ordonnent, et le « respect du droit international » ne signifie rien d’autre que de se plier aux diktats de l’OTAN. Le monde a vu ce qui est arrivé à la Yougoslavie quand le président Milosevic a eu le courage de lui dire d’aller se faire voir, alors que Madelaine Albright lui présentait sa longue liste de revendications, y compris l’occupation de la Yougoslavie par les forces de l’OTAN et le démantèlement du socialisme, suivi par le choix d’obéir ou d’être bombardé. Le gouvernement yougoslave avait le droit et, en plus,  le courage, de la défier, et donc les dirigeants de l’OTAN ont activé les casseurs de jambes, les exécuteurs et les assassins qui servent dans leurs armées et ont commencé la destruction massive d’un membre fondateur du Mouvement des non-alignés.

Nous l’avons vu à nouveau en Afghanistan, envahi sous le prétexte juridique qu’il hébergeait un supposé criminel, Ben Laden, qui n’a jamais été accusé de crime [accusé, si. Reconnu coupable, jamais. NdT] et qui travaillait sous le commandement de l’armée étasunienne au Kosovo en 1998-1999, luttant contre le gouvernement yougoslave.

Nous l’avons vu avec l’Irak, sommé de remettre des armes qu’il n’a jamais eues, puis attaqué avec choc et effroi, une démonstration de puissance militaire conçue non seulement pour l’Irak mais pour le monde entier : voilà ce que nous vous ferons si vous ne jouez pas le jeu.

Nous l’avons vu avec le président Aristide à Haïti en 2004, lorsque des soldats américains et canadiens l’ont arrêté en pointant les fusils sur lui et l’ont exilé, l’enchaînant en Afrique, pendant que le monde regardait ailleurs. Nous l’avons vu en 2010, lorsque le président Laurent Gbagbo a été arrêté par les Français et jeté dans les marécages de la Cour pénale internationale. Nous l’avons vu en 2011, lorsque l’OTAN a détruit la Libye socialiste et nous voyons aujourd’hui comment ils tentent la même chose contre la Syrie et l’Irak, l’Iran, la Corée du Nord, la Chine et, le plus important, contre la Russie.

Le paragraphe 15 n’est rien d’autre qu’un diktat, « obéis-nous ou nous ne pourrons pas retourner au statu quo » ce qui signifie, en fin de compte, la guerre.

Suit alors une longue série de paragraphes pleins de mensonges et de distorsions sur des événements tous imputés à la Russie. Ils savent que ce sont des mensonges et des distorsions, bien sûr, mais le principe est que ces communiqués sont générés à Washington comme outils de propagande destinés à être cités encore et encore dans les médias occidentaux et mentionnés par leurs diplomates et leurs politiciens dans tous les discours.

Au paragraphe 15 et ensuite, ils se réfèrent à leurs plans pour leur nouvelle Opération Barbarossa, l’accumulation des forces de l’OTAN en Europe de l’Est. Ils l’appellent le Plan de préparation à l’action. En d’autres termes, tous ces paragraphes exposent leurs plans pour préparer leur capacité logistique et stratégique dans le but d’attaquer la Russie. Qu’ils aient l’intention de le faire est maintenant clair, avec le placement de systèmes anti-missiles en Pologne et en Roumanie et bientôt sur le flanc sud-est de la Russie en Corée, des missiles destinés à garantir le succès d’une première frappe atomique sur la Russie par les forces nucléaires de l’OTAN. Les systèmes anti-missiles sont conçus pour intercepter tous les missiles de représailles lancés par les survivants en Russie. Mais, comme le président Poutine l’a relevé, ils peuvent aussi être utilisés directement de manière offensive.

Ils soulignent ensuite que les armes nucléaires sont une partie importante de leur stratégie, et déclarent dans le paragraphe 53 :

« La position de l’OTAN en matière de dissuasion nucléaire repose aussi, en partie, sur les armes nucléaires déployées en avant par les États-Unis en Europe et sur les capacités et l’infrastructure fournies par les Alliés concernés. » La crainte est qu’avec les récents exercices en Pologne et dans l’Arctique − dans lesquels l’usage de frappes aériennes pour lancer des armes nucléaires telles que des missiles de croisière nucléaires pointés sur la Russie − a joué un rôle important − les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN projettent et préparent une attaque nucléaire sur la Russie. C’est la seule conclusion possible, puisqu’il est clair que la Russie n’a aucune intention d’attaquer aucun pays en Europe de l’Est ou ailleurs. Donc l’excuse donnée que la présence d’armes nucléaires en Europe est une dissuasion contre l’agression russe est clairement un mensonge et, par conséquent, leur présence ne peut avoir qu’un seul but : être utilisées pour une attaque.

La preuve est devant nous, le dossier est complet. Il est posé sur un bureau, il prend la poussière, il n’est d’aucune utilité pour personne, excepté le tribunal de l’opinion publique, et qu’est-ce que ça vaut, ces jours ci ? Mais peut-être que quelqu’un, là-bas, le prendra, le mettra au point et le donnera à un tribunal, peut-être quelqu’un du peuple, pour le peuple, mis en place par le peuple, pour juger ceux qui projettent de détruire le peuple, qui peut agir rapidement avant que le crime d’agression final soit commis contre la Russie ; contre nous tous.

Christopher Black est un juriste pénaliste international basé à Toronto, il est membre du Barreau du Haut-Canada et il est connu pour un grand nombre de cas très médiatisés portant sur les droits humains et les crimes de guerre, en particulier pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker francophone

 
Source : Le Saker francophone

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10154357639072317

35 réponses à “[Il n’y a QUE NOUS pour EMPÊCHER nos prétendus « représentants » de nous jeter (à nouveau) dans LA GUERRE] Communiqué du Sommet de l’OTAN à Varsovie : préparer le crime d’agression

  1. Le Communiqué du Sommet de Varsovie de l’OTAN, commenté par Olivier Berruyer, il y a 10 jours (merci à toi, Olivier) :

    « Le dernier communiqué de l’OTAN. Un bijou de novlangue, d’inversion des réalités, à étudier de près pour qui veut comprendre comment naissent les guerres.

    La Russie est citée… 55 fois. La Chine, 0…

    C’était bien la paix…

    (je vous ai surligné les passages les plus importants)

    OB »

    https://www.les-crises.fr/communique-du-sommet-de-varsovie-de-lotan/

    Rappel (2015) :

  2. La stratégie militaire des Etats-Unis pourrait générer un conflit nucléaire, par John V. Walsh pour RT :

    « Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a critiqué «les solutions militaires» de l’OTAN. Pourquoi ses membres eux-mêmes se mettent à blâmer l’Alliance ? Le journaliste John Walsh cherche une explication.

    Les critiques de Frank-Walter Steinmeier sur l’attitude de l’OTAN est celle d’un homme qui observe un raz-de-marée destructeur rassemblant ses forces, similaire à ceux qui ont englouti son pays deux fois au cours du XXe siècle.

    «Nous ne devrions surtout pas aggraver la situation en envoyant des troupes… Quiconque croit qu’une parade symbolique de chars sur la frontière Est de l’alliance va garantir notre sécurité se trompe… Nous serions bien avisés de ne créer de prétextes pour renouveler une vieille confrontation. [Cela serait] fatal de ne rechercher que des solutions militaires et une politique de dissuasion», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, au sujet des récents exercices militaires de l’OTAN en Pologne et dans les pays baltes.

    Sous le prétexte de l’«endiguement», les Etats-Unis progressent continuellement dans leur nouvelle guerre froide avec la Russie et la Chine

    Ses craintes ne devraient pas être ignorées puisque ce sont celles d’un homme qui occupe un poste lui permettant de savoir ce que préparent les Etats-Unis. Ses paroles reflètent les craintes de plus en plus de gens à travers l’Eurasie, de la France au Japon.

    Sous le prétexte de l’«endiguement», les Etats-Unis progressent continuellement dans leur nouvelle guerre froide avec la Russie et la Chine. Leur instrument en Occident est l’OTAN, et en Orient, le Japon et n’importe quel autre pays de valeur qui peut être englouti.

    C’est une guerre froide qui ne cesse de s’intensifier, avec des guerres par procuration qui font rage dans l’Est de l’Ukraine et en Syrie et avec des confrontations en Mer de Chine méridionale. Il est de plus en plus probable que ces points sous haute tension vont s’embraser et déboucher sur un conflit militaire ouvert. » […] (Lire la suite…)

    https://francais.rt.com/opinions/23606-strategie-etats-unis-nucleaire

    John V. Walsh est titulaire d’un master de la faculté de médecine d’Harvard et a commencé sa carrière professionnelle dans la recherche en tant que professeur de physiologie et de neuroscience à la faculté de médecine de l’université du Massachussetts. Il milite depuis longtemps contre la guerre et a présenté sa candidature aux élections sénatoriales deux fois. Depuis 2004, il écrit des articles pour faire entendre la voix de la paix dans plusieurs médias, de gauche comme de droite, notamment Antiwar, Consortium News, Counter Punch, Dissident Voice, FFF, ICH, Lew Rockwell et RT. Ses articles sont également traduits en chinois et publiés dans des journaux chinois.

  3. Bonjour à tous
    Le monde a de bien grands enfants qui n’ont pas terminé leur adolescence !
    En face , Vladimir Poutine en pleine possession de ses facultés d’adulte pourrait bien leur passer une dernière et magistrale fessée ! Mais une fois la machine lancée …….. l’irréversible sera commis comme chacun sait .
    Interdites par l’état d’urgence chez nous , les manifestations exprimant le refus de tous ces projets de guerre n’auront probablement pas lieu .
    Continuer de vous lire serait un grand bonheur !
    ève

  4. Texte intégral de l’entrevue accordée par le Président Bachar al-Assad à la chaîne américaine NBC News

    http://www.legrandsoir.info/texte-integral-de-l-entrevue-accordee-par-le-president-bachar-al-assad-a-la-chaine-americaine-nbc-news.html
    Source : Le Grand Soir

    • Ce fut un grand soir pour le Président , Vladimir Poutine , Michel Collon et tous ceux qui soutiennent la Syrie !
      Rien n’aura été laissé au hasard dans cette série de questions , dont tout de même certaines sont tordues , voir indiscrètes ! Un véritable interrogatoire
      de tribunal militaire où le président n’a failli à aucun moment il me semble .
      Cela ne veut pas dire qu’il est exempt de tous reproches !
      Maintenant , on va demander le même interrogatoire pour tous les présidents en fonction à l’heure actuelle ! À rire et à pleurer ….

  5. Olivier Berruyer (journaliste exemplaire, à mon avis, donc forcément amateur) :

    [Vidéo] Attentat de Nice – Responsables et coupables – L’analyse de François Asselineau

    « Bon, une fois n’est pas coutume, voici une analyse de nature plutôt politique. Elle est de bon sens, ça fait chaud au cœur d’entendre un dirigeant de parti la tenir – et rien n’explique d’ailleurs qu’elle n’ait pas été portée dans la plupart des partis, tant elle est justement de bon sens.

    Je rappelle que ce blog ne soutient aucun parti, mais essaye de donner parfois la parole à ceux à qui les médias ne la donnent pas.

    J’ai donc bien aimé la colère de François Asselineau, pleine de sincérité, et que je partage totalement.

    Quand je pense que les médias & Co essaient d’assimiler l’UPR à l’extrême-droite (comme tout dissident notez), eh bien écoutez ceci, et comparez avec FN, LR et le PS – et on verra vite où sont les extrêmes…

    Sinon, merci de ne pas troller les commentaires sur le thème “vive l’UPR” (conseil amical, je vous assure que vous donnez une très mauvaise image de votre parti partout avec ce genre de propagande so-1910…), on enlèvera. Restons-en au fond de l’analyse, merci. » OB

    http://www.les-crises.fr/video-attentat-de-nice-responsables-et-coupables-lanalyse-de-francois-asselineau/

    Source : les-crises.fr

  6. Bonjour

    Il reste quand même que si l’UPR n’a pas ses signatures, peu d’entre nous se résigneront à aller voter.
    Cette colère de Mr Asselineau est clairement salvatrice pour ceux qui aspirent à plus de vérité dans le sérail politique actuel.
    Mais plus ce monsieur s’approchera des urnes au point d’en être candidat et plus il sera en danger.
    Les bisounours n’existent pas et ils n’en seront pas à une infamie près !

  7. Loi Travail: ce qui attend les salariés

    Après cinq mois de contestation sociale et un troisième recours au 49-3, la loi sur le travail a été définitivement adoptée jeudi 21 juillet. Malgré plusieurs concessions, le gouvernement n’a pas reculé sur l’essentiel. Mediapart détaille la version finale du texte et les mesures adoptées :

    https://www.mediapart.fr/journal/economie/230716/loi-travail-ce-qui-attend-les-salaries

  8. Dilma Rousseff innocentée par un tribunal international
    http://www.humanite.fr/rousseff-innocentee-par-un-tribunal-international-612396
    Source : L’Humanité

  9. « Le bluff du Pentagone et de l’OTAN », par Pepe Escobar :

    «… Mais il est toujours inévitable de revenir à cette caractéristique infantile du jeu mental : peut-on croire sérieusement que les États-Unis risquent de déclencher une guerre nucléaire qui tuerait au moins 200 millions d’Américains pour le bien de… la Pologne ? Ou de… l’Estonie ? » Pepe Escobar

    Pepe Escobar

    Par Pepe Escobar – Le 17 juillet 2016 – Source Strategic-Culture

    Inutile de tourner autour du pot, pour autant que le Pentagone peut avoir finalement conclu que la Russie détenait une supériorité conventionnelle incontestée sur le théâtre européen, la seule justification possible pour l’existence de l’OTAN est inchangée. Les États-Unis doivent maintenir l’occupation militaire de l’Europe occidentale et centrale jusqu’à la fin des temps. Et la justification du projet doit être l’hystérie anti-russe.

    D’où la sempiternelle menace bidon. Le mythe de l’imminente agression russe contre les pauvres pays baltes ; les récurrentes agapes de l’OTAN copiées sur le style soviétique – ou maoïste – des conférences du parti ; l’impression illusoire, vendue par le canard boiteux de l’administration Obama, qu’ils sont bénévolement concernés par la sécurité européenne. Et, bien sûr, le contrepoint russe : le soupçon que l’OTAN est fermement engagée dans la fabrication de déclarations de guerre en série.

    Tout ce spectacle pourrait être tourné en dérision comme un jeu mental infantile. Pourtant, il est pris au sérieux. « L’OTAN a commencé les préparatifs pour l’escalade d’une guerre froide en guerre chaude » a condamné Mikhaïl Gorbatchev. Il existe en effet des éléments signalant la gravité de la conjoncture géopolitique actuelle. L’administration Obama ne fera rien, alors même que Ben Rhodes, le conseiller adjoint – désespérément nul – à la Sécurité nationale, déclare que « l’agression permanente par la Russie provoquerait une réponse de l’OTAN et une présence plus grande de l’Alliance en Europe orientale ». Les grands médias occidentaux, quant à eux, surfent évidemment sur les vagues monstrueusement hystériques de la diabolisation de la Russie.

    En fait, la véritable action est celle des acteurs du complexe militaro-industriel de surveillance et de  sécurité militaire à Washington, qui jouent frénétiquement des coudes pour se placer auprès du prochain locataire du 1600 Pennsylvania Avenue, ce qui pourrait aussi bien se traduire par un clintonesque Crépuscule des Dieux. Comme je l’aisouligné auparavant, un général américain à Londres a  carrément admis que le Grand Schéma [Big Picture] peut nous entraîner dans une Guerre chaude contre laquelle, par ailleurs, aussi bien Poutine que le professeur Stephen Cohen et même Gorbatchev ont déjà mis en garde.

    Ainsi, la perspective stratégique du Pentagone est claire : nous sommes déjà entrés dans le territoire de Dr Folamour 2.0. Oubliée la force inébranlable des talibans ; oubliées les opérations sophistiquées de contre-insurrection ; oubliés les djihadistes cinglés du genre Daesh. Le vrai jeu devant nous se focalise entièrement sur la possibilité d’une guerre contre des « ennemis haut de gamme » – la Russie et / ou la Chine.

    Gardez à l’esprit l’enclave de Suwalki

    Dans ce cadre, les mouvements récents de l’OTAN − contrairement à son énorme enfumage nombriliste − sont clairement offensifs, croyant mordicus que le Kremlin baissera les yeux et n’osera jamais utiliser, par exemple, les armes nucléaires tactiques – rien que ça ! – en rétorsion à une frappe des États-Unis, probablement suite à une provocation sous faux drapeau qui serait vendue par Washington au monde entier comme strictement défensive. Après tout, au XXIe siècle, celui qui gagne la guerre du baratin gagne la guerre tout court.

    Ainsi, chaque pays membre de l’OTAN sera toujours forcé par Washington de dépenser 2% de son PIB dans cette guerre future putative. Étant donné que ces armes doivent être OTAN-compatibles, il s’ensuit qu’elles doivent être achetées à Washington. Pourtant, alors que ce délicieux racket mafieux continue au profit du complexe militaro-industriel de surveillance de la contre-insurrection militaire – la Russie a totalement remanié et mis à jour son propre complexe militaire, laissant l’OTAN à la traîne, et la Chine pas loin derrière, ce qui se produira avant 2020. La Russie a seulement dévoilé une partie de l’ensemble du lot – en Syrie occidentale, en mer Noire et à Kaliningrad. Pas étonnant que les commandants de l’OTAN du style Breedhate  aient commencé à flipper.

    Alors que faire ? Eh bien, premièrement : installer des bases permanentes près des frontières de la Russie – avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et le Canada, chacun faisant stationner à son tour un bataillon en Pologne, en Estonie, en Lituanie et en Lettonie. Pour mémoire, c’est la première fois dans son histoire que l’OTAN déploiera des troupes si près de la Russie.

    Et deuxièmement : installer une plateforme de défense anti-missiles en Roumanie et plus tard en Pologne, en plus de celles déjà existantes en Espagne et en Turquie, au motif incroyablement foireux qu’elles sont destinées à contrer les missiles iraniens. Et tout ça sous le commandement de l’OTAN – ce qui dans la pratique ne veut rien dire, parce que l’OTAN obéit toujours à un général américain, de nos jours Curtis Scaparrotti, le successeur de Breedhate.

    Il est juste de faire remarquer que Moscou considère le premier point [le stationnement des troupes en Pologne et dans les pays baltes] comme une blague. Mais le second point [les antimissiles] peut se transformer en une affaire assez grave.

    Le Secrétaire général de l’OTAN, le zombie Jens Stoltenberg, insiste sur le fait que « L’OTAN ne  menace aucun pays. Nous ne voulons pas une nouvelle guerre froide. Nous ne voulons pas une nouvelle course aux armements. Et nous ne cherchons pas la confrontation ». Eh bien, voilà une sonore rafale de mensonges. Les intrigues de l’OTAN pour provoquer la Russie, et la forcer dans une confrontation, sont au cœur même de la stratégie de guerre froide 2.0.

    Pas étonnant que le conseil OTAN-Russie, réuni à Bruxelles après un long hiver, n’ait pas été exactement une promenade de santé. Andreï Klimov, chef adjoint de la commission des Affaires étrangères à la Chambre haute du Parlement russe, a délicieusement brodé, au sujet des bataillons de l’OTAN : « Imaginez que quelqu’un ait mis des bidons d’huile ou d’essence devant votre porte. Que faire ? Pleurer et demander gentiment aux gens de les retirer ? ».

    L’OTAN est particulièrement paniquée à propos de Kaliningrad – le QG de la puissante flotte russe dans la mer Baltique. En fait, tout cela concerne le passage de Suwalki ; un tronçon d’environ 100 km le long de la frontière lituano-polonaise entre le Belarus et Kaliningrad. Cette zone est actuellement protégée par un escadron d’artillerie anti-char polonais équipé avec des armes soviétiques archaïques. Ce serait certainement un jeu d’enfant pour Moscou de couper l’accès de l’Europe occidentale aux pays baltes si les faits sur le terrain – et dans les airs – tournaient au vinaigre. Mais pour quoi faire ? Pour gagner quoi ? C’est comme si les commandants de l’OTAN étaient obnubilés précisément par ce scénario.

    Des fous

    Les provocations insensées du Pentagone et de l’OTAN ont déjà abouti à ce que la Russie renforce ses capacités considérables d’auto-défense. On pouvait s’y attendre, Pékin apporte son soutien. L’ensemble de l’équilibre géopolitique du pouvoir s’est déplacé, lentement mais sûrement, au détriment de Washington, sans aucune raison valable. Pendant des années, le Kremlin a recherché un partenariat profitable de Lisbonne à Vladivostok. Quant à l’UE, comme pour la tour de Babel, les fissures s’élargissent imperturbablement.

    Donc, la seule vraie solution militaire – en Europe – serait le remplacement de missiles offensifs par des missiles défensifs, moins dangereux, en Pologne et en Roumanie, car si les choses devaient mal tourner, ces deux pays prennent le risque sérieux de s’autodétruire. Comme je l’ai déjà expliqué avant, la Russie est prête pour la guerre et ses missiles défensifs sont en avance sur ceux des Américains. Fondamentalement, les États-Unis ne peuvent pas pénétrer dans l’espace aérien de la Russie, mais les missiles nucléaires russes peuvent pénétrer l’espace aérien américain. La destruction mutuelle assurée [MAD] ne tient plus.

    La Russie, cependant, ne conduira jamais une attaque armée contre l’OTAN – et cela a été énoncé clairement, maintes et maintes fois, par le Kremlin et le ministère des Relations extérieures. Mais là encore, les provocations du Pentagone et de l’OTAN, au bord du territoire russe – en particulier Kaliningrad – pourraient bien se transformer en incident du Golfe du Tonkin, et dans ce cas tous les paris sont ouverts.

    Pourquoi cette folie ? C’est simple. Tout remonte au document du Pentagone Joint Vision 2020, alias Full Spectrum Dominance, avec son droit implicite d’intervenir « dans tous les domaines, l’espace, la mer, la terre, le ciel et l’information ». Il renvoie au mythe del’hégémonie bienveillante des États-Unis, gendarme à tout prix de ce qui est défini comme un ordre international fondé sur des règles – politiques et géo-financières – de toute évidence supervisé par l’hégémon.

    Ce dispositif, pas très subtil, implique que la Russie et la Chine, en tant que défi à l’ordre,provoquent le chaos–- et non l’Empire du Chaos lui-même. Appelons cela une version légèrement plus nuancée du Projet pour le nouveau siècle américain PNAC.

    Pendant ce temps, dans la vie réelle, le Pentagone a remarqué qu’il est en retard là où ça compte vraiment – et où la Russie est déjà en avance de plusieurs générations : les missiles offensifs et défensifs, et les sous-marins. Les avions et missiles américains sont des cibles relativement faciles contre les missiles de défense russes comme le S-500 qui verrouillent son espace aérien.

    Les S-500 ont commencé leur déploiement en 2015. Il faut compter environ cinq ans par génération pour le déploiement en production. Cela signifie que la prochaine génération – nous allons l’appeler, pour les besoins du raisonnement, les S-600 – seront déployés en 2020. Les États-Unis déploient une nouvelle génération tous les dix ans – ce qui voudrait dire que les États-Unis pourraient accuser un retard exorbitant de quatre décennies sur la Russie, qui est deux fois plus rapide dans le développement de missiles que les États-Unis. Le président Poutine a déjà laissé entendre officiellement que sa principale préoccupation au sujet du système de défense antimissile américain était sa substituabilité[basculement de défensif en offensif]. Il craint que les missiles offensifs puissent être utilisés dans les mêmes lanceurs que ceux du nouveau système de défense balistique Aegis – que les Israéliens estiment vraiment inférieurs aux S-300 russes.

    Donc, pour couper court, oui : les relations Pentagone / OTAN-Russie ont atteint le point de fusion le plus dangereux de l’histoire moderne. Tous les paris sont ouverts si nous avons une Full Spectrum Dominatrix [Clinton] à Washington en 2017. Il sera pratiquement impossible de maîtriser sa mentalité « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort » pour un atterrissage en douceur, ce qui signifie que l’engagement de l’Empire du Chaos dans une Troisième Guerre mondiale nucléaire – ou Quatrième si l’on prend en compte la Guerre froide – reste une possibilité désastreuse.

    Le président chinois Xi Jinping a reçu Poutine à Beijing au lendemain du Brexit. La Russie et la Chine sont de plus en plus attirées l’une vers l’autre, dans la mesure où toutes deux craignent sérieusement le vide géopolitique installé en Occident. Le seul interlocuteur sérieux, pour les deux, est l’Allemagne – qui se trouve être la terre promise, et l’une des principales destinations finales des Nouvelles routes de la soie, alias Une Ceinture, une Route (OBOR). Imaginez un alignement parfait, dans un avenir pas trop lointain, de Pékin, Moscou et Berlin. Il se trouve que c’est aussi, historiquement, l’ultime cauchemar anglo-américain.

    Le complexe militaro-industriel de surveillance anti-insurrectionnel est absolument terrifié par les scénarios de jeux de guerre russes – et chinois : des sous-marins capables de bloquer le trafic trans-océanique de l’Asie vers les États-Unis. Des composants majeurs nécessaires aux armes US sont fabriqués en Asie. Dans le cas où ces sous-marins peuvent bloquer les mers, le puissant complexe militaro-industriel de surveillance anti-insurrectionnel s’effondrerait, tout simplement.

    Le Pentagone est, comme prévu, hystérique. Cela signifie que ces industries doivent être rapatriées aux États-Unis. Pour cela, le dollar américain doit descendre à un niveau cohérent avec la logique économique pour rapatrier  ces industries. Et cela pousse certains acteurs puissants à New York vers l’idée que Donald Trump est soutenu par certaines forces profondes occultes à cet effet – et dans ce seul but. Les discours de Trump, malgré leurs divagations, gardent une logique : ils soulignent toujours qu’il va reconstruire l’armée américaine, et il ramènera les industries américaines à la maison.

    Pendant ce temps, le Pentagone, l’OTAN et l’UE attisent sans vergogne la confrontation avec la Russie, qui est maintenant devenue une composante officielle de leur politique étrangère, au moins pour un avenir prévisible sans Trump.

    Mais, il est toujours inévitable de revenir à cette caractéristique infantile du jeu mental : peut-on croire sérieusement que les États-Unis risquent de déclencher une guerre nucléaire, qui tuerait au moins 200 millions d’Américains, pour le bien de… la Pologne ? Ou de… l’Estonie ?

    Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français.

    Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

     
    Source : Le Saker Francophone, http://lesakerfrancophone.fr/le-bluff-du-pentagone-et-de-lotan

  10. Racisme, anti-racisme, les élites font leur beurre de tout !

    Source : Le Saker francophone, http://lesakerfrancophone.fr/racisme-anti-racisme-les-elites-font-leur-beurre-de-tout

    How Aristocracies Benefit Both from Racism and from Anti-Racism

    «... En Iran théocratique, le clergé détermine le choix final qui sera présenté au public. Dans la dictature aristocratique américaine, l'aristocratie fait ce choix. Le sectarisme, et sa réponse naturelle, l'anti-sectarisme, font tous deux avancer la cause de l'aristocratie, partout. Il ne suffit pas de diviser pour régner. Il faut aussi pervertir les enjeux en créant les antagonismes, pour distraire.» Eric Zuesse

    Eric Zuesse

    Par Eric Zuesse – Le 17 juillet 2016 – Source Strategic-Culture

    Un bon exemple de la façon dont les aristocraties profitent à la fois du racisme et de la lutte contre le racisme, est la campagne de Hillary Clinton à la présidence des États-Unis, qui est fortement soutenue par l’aristocratie de l’Amérique, et qui est alimentée non seulement par leur argent, mais aussi par la généralisation du racisme dans la culture américaine, et surtout par la répudiation du racisme, également  répandue chez de nombreux Américains.

    L’adversaire de Clinton dans les primaires du Parti démocrate, Bernie Sanders, est détesté par l’aristocratie de l’Amérique. En effet, il accuse cette dernière de détruire le pays et il propose des politiques visant à rétablir la démocratie dans son pays, au moyen de diverses interventions gouvernementales visant à inverser le transfert actuel non démocratique des richesses du gouvernement des masses vers les classes. Sanders reconnaissait publiquement que le gouvernement est un instrument de gestion des priorités sociales, et qu’il transfère donc la richesse de certains vers d’autres, via les taxes et autres politiques fondamentales. Pour lui, la distribution des richesses doit être un objectif indépendant des politiques gouvernementales − et non pas simplement ignoré et englobé dans la préoccupation de la croissance économique.

    Voici comment Hillary Clinton a remporté l’investiture démocrate dans les primaires : elle a gagné 84% du vote noir dans la primaire cruciale de Caroline du Sud, où 61% des électeurs − dans cette primaire démocrate − étaient Noirs. Sanders a remporté 58% des votes Blancs. Clinton a finalement remporté cette primaire en Caroline du Sud avec 73% des voix, contre 26% pour Sanders, une marge énorme de 47%.

    Et puis plus tard, dans les primaires du sud, les marges de victoire de Clinton − parmi la proportion extrêmement forte de Noirs dans ces États démocrates − étaient semblables et cela a provoqué l’échec de Sanders pour l’investiture du parti Démocrate − ces nombreuses primaires l’ont écrasé, en particulier lors du super mardi.

    Alors que les deux primaires qui avaient précédé la Caroline du Sud − le caucus dans l’Iowa, et l’élection dans le New Hampshire – avaient lieu dans des États majoritairement blancs du nord, qui avaient été peu façonnés par l’héritage de l’esclavage. La situation raciale était beaucoup plus tendue en Caroline du Sud et dans les autres États du sud, où la culture de l’esclavage persiste encore, plus d’un siècle après la guerre civile qui a eu pour origine l’esclavage.

    Le message de Sanders, disant que l’inégalité économique est la racine de l’augmentation de l’inégalité des opportunités économiques en Amérique, a fait un flop colossal parmi les Noirs du sud, pour qui le racisme anti-Noir, omniprésent parmi les populations blanches locales, semblait être beaucoup plus la cause de la répression des opportunités économiques des Noirs que l’inégalité économique existante. Pour eux, l’argument de Sanders −  que l’inégalité économique est auto-entretenue, et donc a besoin de politiques gouvernementales spécifiques pour y répondre − semblait faux parce que le racisme y est très intense. Ils ne pouvaient pas comprendre la thématique riches contre pauvres, parce que ce qu’ils voyaient autour d’eux chaque jour était Noir contre Blanc. Lawrence Summers, conseiller économique en chef, et ami, de Hillary et Bill Clinton, puis de Barack Obama, a enseigné à ses étudiants de Harvard :  «Je pense que nous pouvons accepter, je pense que nous devrions accepter l’inégalité des résultats, en reconnaissant que ceux qui gagnent plus sont dans une meilleure position pour contribuer davantage au soutien de la société.»

    Il s’agit de la propagande aristocratique standard, selon laquelle l’inégalité économique ne résulte pas de l’inégalité économique. L’aristocratie veut faire croire au public le mensonge que l’inégalité de la distribution des richesses n’est pas auto-entretenue et n’a donc pas besoin de changement des politiques gouvernementales afin de réduire l’écart par le biais d’actions volontairement ciblées. L’aristocratie, et ses agents, à Harvard et ailleurs, cache au public − et aux étudiants − le fait que la redistribution de la richesse ne se produit pas par elle-même et ne peut pas être mise en œuvre par des politiques qui aident aussi les aristocrates, comme par exemple plus de dépenses dans les infrastructures.Ces politiques libérales classiques axées sur la croissance ne touchent pas vraiment à la redistribution de la richesse, dont l’aristocratie veut rester seule à profiter. Ce mensonge − que l’inégalité économique implique une opportunité économique future pour le public − a également entraîné que le soutien à Sanders a été moins important chez les personnes qui avaient un doctorat et d’autres diplômes d’études post-universitaires que chez les simples diplômés du collège. Clinton a remporté le plus de suffrages parmi les personnes sans éducation au-delà de l’école secondaire, et celles possédant un doctorat ou d’autres diplômes post-universitaires. L’éducation de niveau supérieur dépend fortement de l’aristocratie pour son financement, de sorte que plus ce niveau est élevé, moins le diplômé est progressiste et plus il a tendance à être autoritaire. Cela s’est traduit dans le vote. Le soutien élevé à Clinton parmi la masse des démocrates ayant un faible niveau d’instruction − ceux qui n’ont jamais connu le collège − résulte de la primauté de deux autres facteurs, piliers du conservatisme : la religion et la famille − y compris l’ascendance, qui apporte également avec elle le clan et  la tribu. En outre, ces électeurs travaillent habituellement si dur, rien que pour rester en vie, qu’ils n’ont pas le temps de voir la politique au-delà des médias de masse, qui, bien sûr, sont détenus par les aristocrates et donc inclinés vers Clinton, contre Sanders.

    Clinton a également bénéficié − bien que dans une moindre mesure − du fait que la plupart des électeurs de la primaire démocrate de Caroline du Sud étaient des femmes, qu’elle a également ciblées par anti-sectarisme : dans ce cas, anti-sexiste.

    Par «racisme» dans le titre de cet article, on entend également toute discrimination sectaire contre un groupe racial, ethnique, sexuel, religieux, ou tout autre segment non économique défini de la population ; ainsi, il comprend également la discrimination de genre et d’autres formes de discrimination. En d’autres termes : toutes les formes de sectarisme et d’opposition au sectarisme distraient le public de l’oppression des aristocrates − les milliardaires, multi-millionnaires et leurs agents − et attirent en revanche l’attention contre le sectarisme, ou en faveur d’un type particulier de sectarisme, contre un groupe particulier ; et, par conséquent, le sectarisme et l’anti-sectarisme bénéficient à l’aristocratie.

    Le message de base de Clinton est que l’inégalité des chances économiques de l’Amérique n’est pas un phénomène de classe, mais une affaire de sectarisme, comme la discrimination envers les Noirs, les femmes, les homosexuels, etc. Ce message a convaincu de nombreux groupes minoritaires du Parti démocrate (Noirs, Hispaniques, etc.), même si l’inégalité économique, que ses bailleurs de fonds encouragent et que les politiques de Clinton avantagent, a produit l’éducation pourrie de ces groupes minoritaires, leur incapacité à se désendetter, leurs taux d’intérêts élevés et leur fort taux de maladie, etc. Ces explications au sujet des blocages des possibilités économiques sont abstraites, alors que les incidences du sectarisme contre ces personnes sont concrètes, des blocages flagrants.

    La compétition de Clinton contre le candidat du Parti républicain, Donald Trump, se joue contre un candidat aristocratique largement enclin à favoriser le sectarisme des électeurs − en particulier le sectarisme contre les musulmans, et contre les Hispaniques. Il est maintenant confronté à deux exigences contradictoires : il peut soit se concentrer davantage sur la fracture économique de classe en espérant attirer quelques-uns des électeurs de Sanders, et ainsi stigmatiser l’aristocratie de l’Amérique, encore plus qu’il ne l’a déjà fait  (par son opposition à une Clinton fauteur de guerre, à ses mensonges flagrants et à sa corruption, toutes choses qui sont des piliers de toute aristocratie, et donc insulter les aristocrates, y compris lui-même) ou bien il peut continuer à se concentrer sur les sectaires. Mais s’il le fait, la compétition se fera largement entre les sectaires (qui votent pour lui) et les anti-sectaires (votant pour Clinton), auquel cas il y aura toujours beaucoup d’aristocrates qui, contrairement à l’aristocrate Trump lui-même, fuiront toute association publique avec une forme quelconque de sectarisme. D’ailleurs presque tous les aristocrates prétendent s’y opposer, tout comme les Clinton et Obama le font si volontiers, et donc, en plus de voir Hillary être la candidate idéale pour les aristocrates, ils vont priver d’argent la campagne de Trump, qui perdra presque certainement − en tout cas c’est au moins le scénario.

    Ce n’est pas une prédiction qu’il va perdre. La compétition présidentielle américaine actuelle n’a pas de précédent historique clair, bien que les réalités stratégiques présentes soient la norme des luttes politiques. Trump est un militant extrêmement redoutable, qui a battu tous ses adversaires jusqu’à présent et aussi tous les experts ou gourous − je m’attends vraiment à ce qu’il gagne, mais on se fout de mon opinion.

    L’ironie est ce que la compétition actuelle affiche avec une clarté particulièrement frappante, à savoir une réalité historiquement bien établie, que les aristocraties profitent à la fois du racisme et de l’anti-racisme. Cela n’a jamais été plus clair que maintenant, en dépit des autres aspects très inhabituels de la campagne présidentielle américaine en cours.

    Une chose qui affiche plutôt directement la réalité non démocratique de la politique américaine d’aujourd’hui est que les deux, Trump et Clinton, ont − et cela tout au long de la campagne − des scores nets exceptionnellement élevés de désapprobation de la part del’opinion publique américaine, et que les deux seuls candidats, dans chaque parti, qui avaient une approbation nette positive, étaient Bernie Sanders et le candidat républicain John Kasich. Si ce pays avait été une démocratie, alors ceux qui étaient clairement les candidats préférés, auraient été en finale de la compétition, mais aucun d’entre eux n’a même participé au round final. Ce fait est encore un autre exemple prouvant qu’au stade actuel de l’histoire américaine, les États-Unis sont une dictature aristocratique qui déteste les deux candidats préférés de la nation.

    En Iran théocratique, le clergé détermine le choix final qui sera présenté au public. Dans la dictature aristocratique américaine, l’aristocratie fait ce choix. Le sectarisme, et sa réponse naturelle, l’anti-sectarisme, font tous deux avancer la cause de l’aristocratie, partout. Il ne suffit pas de diviser pour régner. Il faut aussi pervertir les enjeux en créant les antagonismes, pour distraire.

    Eric Zuesse

    Traduit et édité par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone

    Note du Saker Francophone
    
    On retrouve, dans la dichotomie opérée ici par Zuesse, la scission entre la gauche et la seconde gauche apparue en France durant les années 1960-1980, la première gauche – marxiste – privilégiant les luttes sociales (économiques), et la seconde – libérale – privilégiant les luttes sociétales (culturelles).
    
    On sait ce qu'il en est advenu...

     

    Source : Le Saker francophone, http://lesakerfrancophone.fr/racisme-anti-racisme-les-elites-font-leur-beurre-de-tout

  11. Bonjour
    ce n’est pas la première fois que je lis ou entends ici ou là une référence à cet accord selon lequel l’OTAN s’interdirait de s’étendre dans les anciens pays du Pacte de Varsovie ou de l’URSS.
    Encore récemment sur le blog de Raoul Marc Jennar
    http://www.jennar.fr/?p=4974
    ou sur celui de Pascal Boniface
    http://www.iris-france.org/77545-lotan-a-besoin-de-faire-valoir-une-menace/
    Je serais curieux de lire cet accord. Je n’en ai nulle part trouvé une publication.
    Je suis par contre tombé sur un article de Sergueï Rogov, qui lui, écrit sur cette page : https://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2009-4-page-829.htm
    « À la toute fin de la guerre froide, certains leaders occidentaux avaient vaguement promis à Mikhaïl Gorbatchev que l’Alliance atlantique ne s’étendrait pas : un engagement jamais formalisé. »

    Quelqu’un aurait-il ici un lien vers ce texte ?

  12. à propagande, propagande et demi,
    Poutine est un dictateur, comme nos dirigeants sont des oligarques,
    ses intentions sont portées par des conflits d’intérêts, comme tout un chacun,
    comment croire qu’il n’a commis aucune invasion, aucun crime contre aucun peuple ??
    je ne crois pas que nos oligarques ne l’aient pas fait, alors, dire que tout ceci est mensonge, … il faut citer vos preuves, pour le moins

  13. Refusons la marche à la guerre,
    par Gérard COLLET

    « 2014 : Innombrables commémorations de la Grande Guerre, multiples interrogations. Les plus jeunes, ébahis et incrédules, se demandent comment une telle ineptie funeste à été possible. La croient d’un autre siècle.

    Mais les commémorations, devenues rituelles, ne sont que pures conventions et ne délivrent qu’une version aseptisée et consensuelle. L’histoire officielle qu’elles véhiculent n’aide en rien à comprendre la mécanique qui a broyé l’Europe et ses peuples. Dans le pire des cas elle présente la guerre comme un grand malheur, une fatalité, et conclue que « plus jamais ça ». Mais elle ne précise pas plus jamais quoi.

    Dans le meilleur, elle mentionne la responsabilité des gouvernants, plus rarement celle des militaires et de l’état major. Si elle rappelle parfois les rôles de Jean Jaurès, de Rosa Luxembourg, rarement elle approfondit leurs arguments politiques, et presque jamais ne souligne la justesse et la clairvoyance de leur lutte. Il faut chercher soi-même les discours de Vaise et du Pré Saint Gervais, et l’assassinat du fondateur de l’Humanité est relégué au rang d’une péripétie de l’histoire. Du côté de la marche à la guerre, elle esquive souvent la responsabilité de Poincaré et de ses gouvernements. Elle ne dit pas l’aveuglement de Philippe Pétain, l’impréparation des chefs et leur incompréhension totale de ce qui allait advenir.

    Elle évite de rappeler, bien sûr, le procès de l’assassin de Jean Jaurès, si révélateur : en mars 1919, à l’issue d’un procès ayant duré cinq jours, Raoul Villain est acquitté. Et la veuve de Jaurès est condamnée aux dépens du procès…

    Il ne s’agit nullement d’une erreur judiciaire. En ce lendemain de guerre, les dirigeants politiques, les cadres de l’armée, les intellectuels, réalisent abasourdis l’ampleur de la boucherie et des destruction qu’ils ont laissées advenir ou même encouragées ; ils craignent la juste colère du pays. La nation toute entière n’ose regarder en face cette ineptie historique, les manipulations, les mensonges, les aveuglements, même lorsqu’elle en a été la victime.

    Les classes dirigeantes, surtout, redoutent avec terreur que le peuple ne comprenne enfin leur irresponsabilité, voire les intérêts criminels qui les ont guidées.

    Mais les victimes elles mêmes ne veulent pas voir rappeler leur propre aveuglement, le consentement abusé de beaucoup. Alors il est essentiel, vital, que personne ne se souvienne de Jean Jaurès, de son combat contre la guerre jusqu’à son dernier jour. L’amnésie est vitale pour la concorde, et surtout pour le maintien au pouvoir des mêmes classes.

    Personne ne doit rappeler que Jaurès, guidé par son analyse sociale, fut plus lucide que les hommes politiques et plus clairvoyant que les stratèges militaires. Que contre tous, il avait mis en garde contre les hécatombes imbéciles qui se profilaient. Avait montré comment militaires et pouvoirs économiques feraient bon marché des vies de travailleurs… Puis des autres. Avait crié à quel point la guerre était le stade suprême de l’exploitation des peuples par les classes possédantes.

    Il fallait donc que l’assassin de Jaurès soit acquitté ; il fallait que son geste soit pris comme celui d’un patriote, qu’il occulte la lumière de la juste lutte de Jean Jaurès contre l’obscurantisme belliqueux. La guerre était devenue sacrée, et le président du tribunal déclara au prévenu : « Vous êtes un patriote Villain »…

    L’histoire officielle, et le récit médiatique qui accompagne ces « commémorations » et « devoirs de mémoire » gomme donc tout cela. Mais surtout, au grand jamais elle ne rappelle qu’une guerre se mène toujours avec l’assentiment des peuples. Que les pouvoirs, lorsqu’ils se sont convaincus de l’intérêt que la guerre présente pour eux (pour cause de surproduction, de crise économique, de difficultés de politique intérieure…) savent trouver les mots, savent faire entonner des chants, trouvent les mises en scène, les arguments, les prétextes. Savent, quand besoin est, les créer, cela s’est vu. Savent cacher les risques, les conséquences, les malheurs. Savent faire oublier que dans une guerre, même si on la mène très loin, il y a des victimes des deux côtés. Savent faire croire que c’est l’autre qui a commencé, qu’il sera seul puni, et que la meilleure solution est de riposter. « On les aura ».

    En 14-18, c’est connu, « on » devait être à Berlin avant Noël, avec si peu de morts. En 39-45, en Allemagne, on devait conquérir l’Europe, et jamais la fortune de guerre ne se retournerait, jamais un avion ennemi ne survolerait le Reich. Aux États-Unis même, il fallut des trésors de communication pour convaincre le peuple d’aller participer aux massacres européens puis asiatiques. Puis il y eut les Malouines, l’Afghanistan, l’Irak, et à chaque fois le scénario se reproduisit : celui de la manipulation, des demi-vérités et du mensonge, celui que la commission Chilcot vient de rendre public et officiel au Royaume Uni. Hélas, seule une petite fraction des populations, des intellectuels même, sait résister à ces sirènes. Seuls quelques dirigeants ont la lucidité ou le courage de ne pas hurler avec les fauteurs de guerre au risque de passer pour des anti patriotes ou des défaitistes.

    C’est donc en dernier ressort les peuples eux mêmes qui sont l’ultime rempart contre ce qui est toujours présenté comme LA solution et qui est TOUJOURS le début d’une catastrophe. S’ils se laissent entraîner, plus rien n’arrête la marche à la guerre.

    Or nous en sommes là. […] »

    (Lire la suite)
    http://www.legrandsoir.info/refusons-la-marche-a-la-guerre.html
    Source : Le Grand Soir

  14. La France assassine 164 civils en Syrie en représailles pour Nice (TeleSur)

    « Le diplomate syrien Bashar Jaafari a dénoncé le fait que le président français François Hollande ait voulu se venger pour Nice et ait tué des innocents en Syrie.

    Le représentant permanent de la Syrie devant l’ONU, Bashar Jaafari, a révélé ce lundi que l’attaque aérienne de la France du 19 juillet dernier sur le village de Tokhar, Manbij, au nord de la Syrie, a été une vengeance pour l’attentat de Nice, alors que celui-ci a pourtant été revendiqué par le Daesh.

    Le bombardement de la localité syrienne a causé 164 morts de civils, le double de l’attentat de Nice.

    Selon Jaafari, le gouvernement français cherchait à punir l’Etat islamique (Daesh en arabe) pour l’attentat de Nice du 14 juillet dernier. Pourtant, les terroristes avaient abandonné le village peu avant l’attaque aérienne pour avoir appris que François Hollande avait promis de se venger.

    « La force de l’air française a bombardé la localité et causé de nombreuses victimes : deux fois plus que celles de l’attaque de Nice. Le président français a voulu se venger de ce qui s’est passé là-bas et a tué 164 civils », a dénoncé Jaafari à une réunion du Conseil de sécurité.

    Les EU et la France éludent toute responsabilité ; la Russie demande que les faits soient éclaircis. » […] (Lire la suite)

    http://www.legrandsoir.info/la-france-assassine-164-civils-en-syrie-en-represailles-pour-nice-telesur.html

    Source : Le Grand Soir

  15. Les attentats dans le monde

    « Petits rappels utiles, sur l’évolution des attentats, depuis « la guerre contre le terrorisme » de 2001 : un vaste succès ! »
    Olivier Berruyer

    À lire…

    http://www.les-crises.fr/les-attentats-dans-le-monde/

  16. Poutine : « L’OTAN menace la Russie et le monde »

    Lire le texte :

    http://meta.tv/poutine-lotan-menace-la-russie-et-le-monde

  17. Le FBI mis en cause dans l’organisation d’attentats par des Américains musulmans

    « Le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations de filature montées de toutes pièces. C’est la conclusion d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch publié lundi 21 juillet.

    Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, « le ministère américain de la justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique », dénonce ce rapport étayé de nombreux exemples.

    « LE FBI POURRAIT AVOIR CRÉÉ DES TERRORISTES »

    L’organisation, aidée de l’Institut des droits de l’homme de l’école de droit de l’université de Columbia, a en particulier étudié vingt-sept affaires, de l’enquête au procès, en passant par l’inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu’il s’agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d’avocats, juges ou procureurs.

    « Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste », résume l’ONG, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30 % des cas, l’agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d’attentat.

    Dans de nombreux cas, les personnes ciblées « n’étaient apparemment pas impliquées dans un plan terroriste ni dans le financement de plans terroristes au moment où le gouvernement a commencé à enquêter sur eux », poursuit l’ONG.

    PERSONNES VULNÉRABLES

    Selon HRW, le FBI a souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels. Des informateurs ou policiers infiltrés auraient alors interagi avec elles en élaborant le plan d’attentat, en fournissant les ressources pour le mettre en œuvre, puis en persuadant, voire en faisant pression sur la personne pour qu’elle y participe.

    L’étude cite notamment les « quatre de Newburgh », accusés d’avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, « fourni l’idée du crime, les moyens, et dégagé la voie », transformant en « terroristes » des hommes « dont la bouffonnerie était shakespearienne ».

    Le rapport cite également le cas de Rezwan Ferdaus, condamné à dix-sept ans de prison à l’âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Un agent du FBI avait dit de Ferdaus qu’il avait « de toute évidence » des problèmes mentaux, mais le plan avait été entièrement conçu avec le policier infiltré, le FBI ayant notamment financé son voyage et son armement. »

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/07/21/le-fbi-a-pousse-des-americains-musulmans-a-commettre-des-attentats_4460774_3222.html

    Source : Le Monde

  18. à Nanou 26 juillet 2016

    merci pour le lien.

    J’ai parcouru ce texte et je n’ai trouvé que cet extrait concernant le sujet :
    …/…Les Etats membres de l’OTAN réitèrent qu’ils n’ont aucune intention, aucun projet et aucune raison de déployer des armes nucléaires sur le territoire de nouveaux membres, et n’ont aucunement besoin de modifier un quelconque aspect du dispositif ou de la politique nucléaire de l’OTAN – et n’en prévoient nullement le besoin pour l’avenir. Cela inclut le fait que l’OTAN a décidé qu’elle n’a aucune intention, aucun projet et aucune raison d’établir des dépôts d’armes nucléaires sur le territoire de ces membres, que ce soit par la construction de nouvelles installations de stockage nucléaires ou par l’adaptation d’anciennes installations de stockage nucléaires. Par « dépôts nucléaires », on entend des installations spécifiquement conçues pour le stationnement d’armes nucléaires, et ce terme inclut toutes les catégories d’installations durcies, enterrées ou non (silos ou casemates de stockage d’armes) qui sont conçues pour entreposer des armes nucléaires
    …/…
    J’en retiens essentiellement deux choses
    1/ le déploiement d’armes nucléaires sur le territoire de nouveaux membres serait une violation de ce texte
    2/ ce texte prévoit qu’il y aura des nouveaux membres.
    3/Ce texte ne dit nulle part que l’OTAN ne doit pas s’installer aux frontières de la Russie, ou alors ça m’a échappé.

    Vu la géographie de l’Europe de l’Est, et les membres existants au moment de la signature de ce traité, les nouveaux membres, annoncés dans le texte, ne peuvent qu’être aux frontières de la Russie ou s’en approcher.

    Si on sait que le « Mark 41 » déployé et mis en service en Roumanie et bientôt en Pologne, est capable de tirer les missiles BGM-109 Tomahawk, et que ce dernier est un missile de croisière destiné à être équipé d’une ogive nucléaire ou conventionnelle, alors il est sans doute légitime de s’inquiéter d’une violation de ce texte.

  19. Les raisons pour lesquelles l’État islamique persiste, par Jeffrey D. Sachs

    « NEW YORK – Les attentats meurtriers qui ont eu lieu à Istanbul, à Dacca et à Bagdad démontrent la portée meurtrière de l’État islamique (EI), en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans certaines régions d’Asie. Plus l’EI maintiendra ses bastions en Syrie et en Irak, plus son réseau terroriste va infliger ce carnage. Pourtant l’EI n’est pas particulièrement difficile à vaincre. Le problème est qu’aucun des États impliqués en Irak et en Syrie, y compris les États-Unis et leurs alliés, n’ont jusqu’à présent traité l’EI comme leur principal ennemi. Il est temps qu’ils revoient cette façon de faire.

    L’EI a une petite force de combat, que les États-Unis évaluent entre 20 000 et 25 000 en Irak et en Syrie et une autre d’à peu près 5 000 en Libye. Par rapport au nombre de militaires actifs en Syrie (125 000), en Irak (271 500), en Arabie saoudite (233 500), en Turquie (510 600), ou en Iran (523 000), l’EI est minuscule.

    Malgré la promesse du président des États-Unis Barack Obama en septembre 2014 de « dégrader et ultimement détruire » l’EI, les États-Unis et leurs alliés, notamment l’Arabie saoudite, la Turquie et Israël (en coulisses), ont mis l’accent au contraire sur le renversement de Bachar el-Assad en Syrie. Selon une déclaration franche récente du Général de division israélien Herzi Halevy (qui m’a été citée par un journaliste qui a assisté au discours où Halevy l’a faite) : « Israël ne veut pas voir la situation en Syrie prendre fin avec [l’EI] vaincu, les superpuissances qui auraient quitté la région et [Israël] qui resterait avec le Hezbollah et l’Iran dotés d’une plus grande capacité. »

    Israël s’oppose à l’EI, mais les plus importantes préoccupations d’Israël concernent le soutien d’Assad à l’Iran. Assad permet à l’Iran de soutenir deux ennemis paramilitaires d’Israël, le Hezbollah et le Hamas. Israël a considère donc le retrait d’Assad comme prioritaire par rapport à la défaite de l’EI.

    Pour les États-Unis, pilotés par les néo-conservateurs, la guerre en Syrie est une continuation du plan d’hégémonie américaine mondiale lancée par le Secrétaire à la Défense Richard Cheney et le Sous-secrétaire Paul Wolfowitz à la fin de la Guerre froide. En 1991, Wolfowitz a déclaré au Général américain Wesley Clark :

    « Mais une chose que nous avons apprise [de la Guerre du Golfe persique] est que nous pouvons utiliser nos forces armées dans la région (au Moyen-Orient), sans que les Soviétiques ne nous arrêtent. Et nous avons environ 5 ou 10 ans pour nettoyer ces anciens régimes soviétiques (Syrie, Iran (sic), Irak), avant que la prochaine grande superpuissance ne vienne nous défier. »

    Les multiples guerres américaines au Moyen-Orient (en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye entre autres), ont cherché à retirer l’Union soviétique puis la Russie de la scène et à accorder aux États-Unis la domination hégémonique. Ces efforts ont échoué lamentablement.

    Pour l’Arabie saoudite, en ce qui concerne Israël, l’objectif principal est d’évincer Assad afin d’affaiblir l’Iran. La Syrie fait partie de la vaste guerre par procuration entre l’Iran chiite et l’Arabie saoudite sunnite qui se joue sur les champs de bataille de Syrie et du Yémen et dans des confrontations amères entre chiites et sunnites à Bahreïn et dans d’autres pays divisés de la région (y compris l’Arabie Saoudite elle-même).

    Pour la Turquie, le renversement d’Assad pourrait renforcer sa position dans la région. Pourtant la Turquie est maintenant confrontée à trois adversaires sur sa frontière Sud : Assad, l’EI et les nationalistes kurdes. L’EI est jusqu’à présent resté à l’arrière-plan des préoccupations de la Turquie comparativement à Assad et aux Kurdes. Mais les attaques terroristes en Turquie dirigées par l’EI pourraient bien changer les choses.

    La Russie et l’Iran poursuivent également leurs propres intérêts dans la région, notamment par le biais de guerres par procuration et par leur soutien aux opérations paramilitaires. Pourtant les deux pays ont signalé leur volonté de coopérer avec les États-Unis pour vaincre l’EI et peut-être pour résoudre également d’autres problèmes. Les États-Unis ont jusqu’à présent repoussé ces offres, en préférant se concentrer sur la chute d’Assad.

    Les décideurs de la politique étrangère des États-Unis accusent le Président russe Vladimir Poutine de défendre Assad, tandis que la Russie accuse les États-Unis d’avoir tenté de le renverser. Ces plaintes peuvent sembler symétriques, mais elles ne le sont pas. La tentative des États-Unis et de leurs alliés en vue de renverser Assad violent la Charte des Nations Unies, tandis que le soutien de la Russie à Assad est compatible avec le droit de légitime défense de la Syrie en vertu de cette Charte. Oui, Assad est un despote, mais la Charte de l’ONU n’autorise pas n’importe quel pays à choisir les despotes qu’il entend destituer.

    La persistance de l’EI souligne trois défauts stratégiques dans la politique étrangère des États-Unis, ainsi qu’un défaut tactique fatal.

    Premièrement, la quête d’hégémonie américaine des néo-conservateurs par le biais d’un changement de régime ne témoigne pas seulement d’une arrogance butée : c’est un abus impérialiste classique. Cette manœuvre a échoué partout où les États-Unis l’ont essayée. La Syrie et la Libye en sont les exemples les plus récents.

    Deuxièmement, la CIA a longtemps armé et formé des djihadistes sunnites grâce à des opérations secrètes, financées par l’Arabie saoudite. À leur tour, ces djihadistes ont donné naissance à l’EI, qui est une conséquence directe, sinon imprévue, des politiques menées par la CIA et ses partenaires saoudiens.

    Troisièmement, la perception américaine de l’Iran et de la Russie comme étant des ennemis implacables de l’Amérique est à bien des égards dépassée. Elle est également une prophétie auto-réalisatrice. Un rapprochement vers ces deux pays est possible.

    Quatrièmement, sur le plan tactique, la tentative des États-Unis de mener une guerre sur deux fronts contre Assad et l’EI a échoué. Chaque fois qu’Assad a été affaibli, des sunnites djihadistes, l’EI et le Front al-Nusra, sont venus de combler le vide.

    Assad et ses homologues irakiens peuvent vaincre l’EI si les États-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite et l’Iran fournissent une couverture aérienne et un appui logistique. Oui, Assad doit rester au pouvoir. Oui, la Russie doit conserver un allié en Syrie. Et oui, l’Iran doit avoir une influence dans la région. Les attaques terroristes vont sans doute continuer, peut-être même au nom de l’EI pendant un certain temps. Mais le groupe se verra refuser sa base d’opérations en Syrie et en Irak.

    Un tel résultat ne va pas seulement mettre un terme à l’EI sur le terrain au Moyen-Orient : de manière plus générale, il pourrait préparer le terrain à une réduction des tensions régionales. Les États-Unis et la Russie pourraient commencer à inverser leur nouvelle guerre froide récente grâce à des efforts communs pour éradiquer le terrorisme djihadiste. (Une promesse que l’OTAN ne propose pas l’adhésion à l’Ukraine, ni une escalade dans les défenses antimissiles en Europe orientale, pourrait également être des éléments favorables.)

    Il y a plus. Une approche coopérative pour vaincre l’EI donnerait une raison et une possibilité à l’Arabie saoudite et à la Turquie de trouver un nouveau modus vivendi avec l’Iran. La sécurité d’Israël pourrait être améliorée en intégrant l’Iran au sein des relations de coopération économique et géopolitique avec l’Occident, en renforçant ainsi les chances d’un règlement à deux États avec la Palestine, attendu depuis longtemps.

    La montée de l’EI est un symptôme des lacunes de la stratégie actuelle de l’Occident, en particulier des États-Unis. L’Occident peut vaincre l’EI. La question est de savoir si les États-Unis vont entreprendre la réévaluation stratégique nécessaire pour réaliser cet objectif.

    Source : Project Syndicate, Jeffrey D. Sachs, 05-07-2016 »

    http://www.les-crises.fr/les-raisons-pour-lesquelles-letat-islamique-persiste-par-jeffrey-d-sachs/http://www.les-crises.fr/les-raisons-pour-lesquelles-letat-islamique-persiste-par-jeffrey-d-sachs/

  20. Comment tarir les sources du recrutement salafiste armé
    par Pierre Conesa :

    « Le combat contre les djihadistes ne se livrera pas sur des terres lointaines. Il ne peut se résumer non plus à une affaire de police et de justice. Lutter contre les idéologies religieuses sectaires requiert une vaste politique de contre-radicalisation s’appuyant sur la mobilisation des élites et des institutions musulmanes de France. »

    (Lire l’article…)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/CONESA/52626

    Source : Le Monde diplomatique, février 2015 (signalé par Olivier Berruyer)

  21. À propos de terrorisme instrumentalisé pour conduire les peuples à accepter la guerre, je voudrais vous signaler deux vidéos :

    • Une très courte vidéo, que Jordanix à créée et publiée hier soir sur Facebook et qui en est à 680 000 vues en à peine 30 h… (sacré internet) :

    NB : c’est un extrait d’un entretien plus long, que j’ai eu à Annecy avec Olivia il y a deux ans.

    • Et une autre vidéo, qui argumente dans le même sens que la première, mais qui est plus longue (1h25) et beaucoup plus importante : il s’agit d’une conférence de Daniele Ganser, historien suisse qui travaille depuis 15 ans sur les armées secrètes de l’OTAN, les attentats sous faux drapeau pour fabriquer de la tension et pour maquiller les guerres d’agression et de rapines en « guerres de défense humanitaires »

    Tout ça est passionnant et important, du début à la fin, et mérite d’être écouté attentivement et travaillé par tout le monde, à commencer par les jeunes gens, le crayon à la main pour bien fixer les idées, les noms, les dates…

    Ne ratez pas la séquence introductive où est évoqué le problème important pour les historiens que constitue l’accusation de « conspirationnisme » (accusation stupide ou malveillante, selon le cas), quand ils travaillent précisément sur l’histoire (bien réelle) des complots.

    Une conférence remarquable, vous allez passer 1 h 30 bien instructive 🙂

    • Le livre essentiel :
      Daniele Ganser :
      « Les Armées Secrètes de l’OTAN
      Réseaux Stay-Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest »

      http://www.editionsdemilune.com/les-armees-secretes-de-lotan-p-16.html

      Un ouvrage de référence sur le terrorisme sous faux pavillon.

      « Cette étude méticuleuse et soignée, incisive, révèle pour la première fois l’ampleur, la noirceur et les implications menaçantes des armées secrètes créées par l’OTAN. La lecture de ce livre important de Ganser s’avère une urgence, particulièrement dans la période que nous traversons. »
      Noam CHOMSKY.

      L’auteur : Daniele GANSER
      Historien spécialisé dans l’histoire contemporaine et les relations internationales depuis 1945, Daniele GANSER enseigne à l’université de Bâle. Ses travaux actuels portent sur la prétendue « guerre contre la terreur » et le pic pétrolier. Invité à maintes reprises par le Parlement et la télévision nationale suisses pour partager son expertise en matière de politiques étrangère et de sécurité, Ganser voit ses livres, articles scientifiques, articles de journaux et interviews publiés dans différents pays.

      HISTORIQUE
      Ce livre raconte comment, après la seconde guerre mondiale, la CIA et le MI-6 britannique mirent en place des armées secrètes anti-communistes dans tous les pays d’Europe de l’Ouest, et par quels processus ces réseaux Stay-Behind de l’OTAN s’allièrent dans certains pays à des groupes terroristes d’extrême droite, avec des conséquences particulièrement tragiques.

      L’existence de « Gladio », l’armée secrète italienne, fut révélée par le Premier ministre Giulio Andreotti en 1990 ; à la suite de quoi la presse parla du « secret politico-militaire le mieux gardé, … depuis la fin de la deuxième guerre mondiale » et nota que : « L’histoire semble tout droit sortie des pages d’un thriller politique ». Depuis, ces armées secrètes de l’OTAN, ont également été découvertes en France, en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, en Espagne, au Portugal, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège, en Suède, en Finlande, en Autriche, en Grèce et en Turquie. Au niveau international, leurs actions étaient coordonnées par le Pentagone et l’OTAN et leur dernière réunion connue se déroula à Bruxelles en octobre 1990.

      À l’heure de la menace de « l’hyperterrorisme », ce livre de référence revient sur les attentats de la gare de Bologne, de la Piazza Fontana, les attaques des tueurs fous du Brabant, l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro et demande s’il s’agit d’actes de terrorisme sous fausse bannière, fabriqués pour accroître la stratégie de la tension…

      AVIS ET CRITIQUES

      « Quand il s’agit de faire la lumière sur le réseau Gladio, l’autoroute de l’information se transforme soudain en véritable parcours du combattant. À notre époque où le terrorisme est une préoccupation mondiale, il est particulièrement dérangeant de découvrir que l’Europe de l’Ouest et les États-Unis se sont alliés pour créer des organisations qui se sont par la suite converties au terrorisme. En Amérique, de tels pays sont qualifiés de « sponsors du terrorisme » et sont la cible d’hostilité et de sanctions. Est-il possible que les USA eux-mêmes, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et d’autres méritent tous de figurer sur la liste des États finançant le terrorisme ? Avant d’en décider, il convient de connaître l’histoire de Gladio dans son intégralité. Avec cette enquête critique, Daniele Ganser a ouvert la voie. Il est important de lire ce livre pour découvrir les grandes lignes du réseau Gladio et entrevoir l’importance des interrogations qui restent sans réponse. »
      -- Professeur John PRADOS, auteur de très nombreux livres dont un seul est pour l’instant disponible en français Les Guerres secrètes de la CIA : La Démocratie clandestine ,
      historien et analyste aux archives de la Sécurité nationale à Washington, DC.

      « Fruit du travail de 4 années de recherches, ce livre courageux d’un brillant spécialiste suisse rompt enfin le silence qui a longtemps prévalu sur les armées secrètes de l’OTAN. »
      -- Professeur Georg KREIS, directeur de l’Institut des études européennes de Bâle.

      « Avec l’intensification de la menace terroriste en Europe, les événements choquants relatés dans le livre remarquable de Ganser pourraient se répéter à notre époque. »
      -- Professeur Rohan GUNARATNA, de l’Institut des études stratégiques et de défense, (IDSS) à Singapour.

      « Ganser ouvre un ensemble de questions inexplorées sur l’OTAN et la partie cachée de la guerre froide. »
      -- Professeur Andreas WENGER, directeur du Centre d’études sur la sécurité (CSS).
      de l’École Polytechnique Fédérale (ETH) à Bâle.

      « Une page jusqu’ici inconnue de l’histoire secrète de la guerre froide est maintenant révélée. »
      -- Nigel WEST, World Intelligence Review.

      « Les découvertes du Dr Ganser posent des questions fondamentales sur la nature de la guerre froide et le rôle des services de renseignement dans les sociétés démocratiques. »
      -- Professeur Jussi HANHIMAKI, de l’Institut des études internationales (GIIS) de Genève.

      « Dans cet ouvrage brillamment rédigé, Ganser présente les faits de manière nuancée et aisément compréhensible pour le profane. Ce que nous apprend ce livre, qui se lit comme un roman, va changer fondamentalement l’historiographie de l’époque de la guerre froide. »
      -- Henriette Hanke GÜTTINGER dans Horizons & Débats.

      « Une enquête minutieuse et convaincante, (…) un travail de recherche très complet et impressionnant. (…) La description des activités (du Gladio) en Italie est particulièrement stupéfiante. (…) Un livre plaisant et documenté, qui informe le public amateur d’histoire contemporaine, de services secrets, d’OTAN, de lutte anticommuniste ou, de façon plus contemporaine, de terrorisme et de guerre subversive. En ces temps d’asymétrie et de « guerre contre la terreur », réfléchir à de tels précédents n’est pas inutile. »
      -- Olivier KEMPF, professeur à Sciences-Po Paris, (spécialiste de l’OTAN)
      et rédacteur en chef adjoint de la revue Défense Nationale.

  22. [Complotisme russophobe] La guerre de l’information russe : pour une réponse globale, par Nicolas Tenzer.pdf

    Olivier Berruyer : « Je sais que ça devient lassant, mais enfin, n’oublions pas que pendant les vacances, la Russophobie continue…

    Mention spéciale à ce bijou de Nicolas Tenzer – admirez le profil : il a fait ses études à l’École Normale Supérieure (1980-1982), à Sciences-Po (1980-1982) et à l’École Nationale d’Administration (1984-1986). Il est aussi titulaire d’une maîtrise d’histoire obtenue à l’Université de Nanterre. Il a été maître de conférences en philosophie politique à Sciences-Po (1986-2004) et y enseigne à nouveau depuis 2014, au sein de la Paris School of International Affairs [vous comprendrez donc la vision de nos énarques…]. Il a été entre 2010 et 2015 membre du directoire de l’Institut Aspen France, dont il a assuré successivement les fonctions de trésorier et de président (il siégeait donc dans ce think-tank aux côtés de Madeleine Albright et Condoleezza Rice…)

    Rappelons bien : le souci, n’est pas d’être un atlantiste forcené : c’est un choix politique tout-à-fait estimable (s’il est sincère et désintéressé), et rien n’empêche de tenter de convaincre qu’il vaut mieux se rapprocher des Américains que des Russes, pourquoi pas.

    Non, le souci c’est, comment dire… hmmm d’écrire ce genre de billet à la limite du complotisme…

    (N.B. restez mesurés et polis dans les commentaires sous peine de suppression) »

    (Lire cette perle ici : )
     
    http://www.les-crises.fr/complotisme-russophobe-la-guerre-de-linformation-russe-pour-une-reponse-globale-par-nicolas-tenzer/

    Nota: je trouve les COMMENTAIRES particulièrement intéressants.

  23. Le Monde. Journal en guerre
    par Mathias Delori :
    « Le journal Le Monde a énoncé une contre-vérité ce matin dans son éditorial: l’idée selon laquelle Daech aurait, le premier, attaqué la France. S’agit il d’une erreur ou d’un mensonge? Le propos est, en tout cas, politiquement irresponsable. »
    (Lire la suite)
    https://blogs.mediapart.fr/mathiasdelori/blog/270716/le-monde-journal-en-guerre

  24. Coralie Delaume : « Texte très original et convaincant de Walter Benn Michaels, l’Américain qui a écrit ce petit lire « La diversité contre l’égalité ». Je le copie-colle in extenso car il est vraiment à lire. »
    _____________________________________

    La race, le racisme et l’antiracisme sont essentiels au néolibéralisme.
    par Walter Benn Michaels :

    https://www.facebook.com/coralie.delaume/posts/10208469827115732

    Source : Le Monde, http://www.lemonde.fr/festival/article/2016/07/29/la-race-le-racisme-et-l-antiracisme-sont-essentiels-au-neoliberalisme_4976081_4415198.html#MDjZoO1Ls7OTuKpf.99

    Extraits choisis par Anthony Rêveur :

    « Le discours identitaire est une arme efficace pour lutter contre le socialisme et défendre les profits. »
    « Alors qu’un nombre croissant d’Américains voit leur situation financière se dégrader, la droite affirme que, le problème, ce sont les Mexicains, les musulmans ou les Noirs, pas le capitalisme ; la gauche affirme que le problème, c’est le racisme anti-Mexicains ou antimusulmans ou anti-Noirs, pas le capitalisme. Or, en réalité, c’est le capitalisme qui est le problème. »

    « Le discours identitaire ne remplace pas le discours de classe, il en est une modalité. Et l’antiracisme en particulier fait office de discours à la classe des cadres supérieurs et professions libérales, une classe qui a tiré avantage du creusement des inégalités économiques et n’a aucun intérêt à les réduire mais s’emploie à les justifier. Le problème à résoudre pour cette classe est que les inégalités soient réellement méritocratiques. »

    « Donc, être farouchement favorable à la discrimination positive, c’est se battre non pas pour plus d’égalité économique, mais pour qu’il y ait plus de riches parmi les ­non-Blancs. Et y être farouchement opposé, c’est défendre l’idée qu’il n’y a pas de mal à ce que les riches soient principalement blancs et asiatiques.

    Personne ne défend une position progressiste dans cette polémique. Bien au contraire. Comme les deux camps jugent inévitable qu’il existe une élite économique (la question est seulement de savoir qui en fera partie), la querelle est foncièrement conservatrice. »

    « Quand Clinton dit que le racisme est le péché originel des Etats-Unis, elle veut dire en réalité que l’exploitation du travail par le capital ne l’est pas. Autrement dit, la race, le racisme et l’antiracisme sont essentiels au néolibéralisme ; ils ne vont pas disparaître de sitôt. »

  25. Thomas Wroblevski explique le vote blanc
    (j’aime bien ce jeune homme, que je sais très courageux) :

    Je n’ai pas l’impression qu’on pourra sortir des griffes des usuriers avec le seul vote blanc, ni que les élus ne l’institueront (pas plus qu’ils n’institueront le RIC), mais c’est peut-être moi qui me trompe, et ça fait du bien de voir des jeunes gens honnêtes s’occuper du bien commun.

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