[Outils de contamination démocratique] ARGUMENTS pour débattre autour de vous sur le thème « ÉLECTION ou TIRAGE AU SORT ? »

Jérôme vient de publier un chouette boulot 🙂
Voici son annonce :

Jérôme Brachet a ajouté 16 photos à l’album Vices de l’élection vs Vertus du tirage au sort.

Proposition de visuels graphiques (Format JPEG / Taille 1160 x 640 px) extraits du tableau de synthèse des 16 vices de l’élection et vertus du tirage au sort, réalisé par Etienne Chouard pour le Plan C : instituer une vraie démocratie par une Constitution d’origine Citoyenne.

En réponse à l’appel lancé sur l’article [Vidéos + Conférence et débats, Nantes-école des Mines, 6 avril 2016, les films sont disponibles] d’Etienne Chouard > http://chouard.org/blog/2016/04/10/videos-conference-et-atelier-constituant-nantes-ecole-des-mines-6-avril-2016-les-films-sont-disponibles/

Sources :
Tableau sur le site du Plan C : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/tirage_au_sort.php
Page Facebook Etienne Chouard : https://www.facebook.com/etienne.chouard
Notes :
– Proposition graphique : Jérôme Brachet
– Crédit : graphisme Studio Jérôme Brachet – 2016
– Licence : images libre de droits dans le cadre du Plan C d’Etienne Chouard – Alsacerd.
Me contacter pour la source des visuels ou toute autre demande.

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Mon commentaire :

Ces planches peuvent aider les gens à lancer des discussions autour d’eux sur un point précis (un seul à la fois), plutôt que se lancer d’emblée sur un tsunami d’arguments 🙂

J’espère que ça va circuler et que de nouveaux arguments vont apparaître, que ceux-là vont être améliorés, corrigés, organisés, renforcés.

On a déjà suggéré (sur Facebook) que l’on pourrait faire des planche qui incite les gens à répondre eux-mêmes plutôt que leur asséner ainsi les réponse. C’est une bonne idée. Produisez des planches, on les publiera si elles sont bien.

On a aussi suggéré qu’il manquait les arguments en défense de l’élection 🙂
Alors, je souhaite solennellement bon courage à ceux qui vont tenter de bâtir une liste des vertus de l’élection parmi des candidats 🙂 du point de vue de l’intérêt général bien sûr, parce que le tableau des vertus de l’élection du point de vue des ultras riches, c’est fastoche 🙂
Ça serait même marrant à rédiger, non ?

Bon, j’attends beaucoup de notre cerveau collectif 🙂

Bon courage au quotidien, les virus 🙂

Étienne.

PS : ce serait bien de couper la partie de bas, pour déchouardiser le truc, je pense.
En même temps, c’est une vachement bonne idée de router les gens sur la page dédiée au tirage au sort : il y a des milliers de trucs importants sur cette page…
Je ne sais pas ce qu’il faut faire 🙂

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10154124973207317

11 réponses à “[Outils de contamination démocratique] ARGUMENTS pour débattre autour de vous sur le thème « ÉLECTION ou TIRAGE AU SORT ? »

  1. Intéressant, … mais …
    L’idée en soi est certes fort séduisante parce qu’elle coupe court aux risques majeurs. Pourtant, je suis dubitatif. Le premier point concerne le type de mandat concerné. Celui qui me vient immédiatement à l’esprit est le mandat de député. Là effectivement, je conçois fort bien l’idée. Mais peut-être faudrait-il s’accorder au préalable sur le rôle exact du député. Dans la mesure où on a un député sur le modèle actuel alors il n’y a même pas photo, il vaut mieux un tirage au sort. Mais si on reprend la définition dudit rôle, alors on peut sans doute réaliser que le tirage au sort n’a plus sa raison d’être dans la mesure où on a affaire à des candidats qui sont désignés par les citoyens et non auto-proclamés, ni même désignés par un parti donné et encore moins parachutés. Le député est quelqu’un qui est honorablement connu de ses concitoyens et il a comme déuté un rôle de représentant, pas de chef. Son avis personnel, je m’en contre-fous, je ne lui confie pas le mandat de défendre ses opinions, je lui confie le mandat de défendre les miennes et celle de mes concitoyens dans la circonscription considérée. Son rôle est de collecter les avis, demandes et souhaits de l’ensemble des citoyens et d’en élaborer une synthèse pour ensuite la défendre bec et ongles lors des assemblées.

    Pour le président de la République, c’est pareil : quel est le rôle du président ? Il n’est pas le chef de la France et encore moins le chef des français. Il est le chef de l’État, de l’appareil public et il représente l’ensemble de la population. Il nomme un premier ministre qui sera le chef des ministres, donc des personnes qui devront se limiter à mettre en application ce qui aura été décidé à l’assemblée nationale. La législation ne relève pas du gouvernement, ça relève des citoyens, point barre. Si un ministre présente un projet de loi, on le vire, ça ne relève pas de ses prérogatives et s’il n’est pas capable de faire mettre en application les loi dont s’occupent son ministère, on le remplace.

    Et là, je crois que c’est finalement un point qui doit être pris en considération lors des ateliers constituants. Avant de s’attarder sur d’autres points, il me semble qu’un élément central de la constitution devrait préciser sans la moindre ambiguïté le rôle de chacune des parties prenantes de l’État.

    My 2¢
    Citoyens Debout !

  2. Charles Sablons

    Je débarque sur cette notion de TAS par rapport aux élections…

    Mes questions/remarques peuvent sembler naïves et ont sans doute déjà été débattu ailleurs… et tant mieux comme ça j’aurais les réponses 😉

    1) Qu’en est-il de la compétence ?
    N’importe qui ne peut pas être représentant de l’état. Si ?
    (je viens de voir qu’il y a un article sur le sujet, je vais aller regarder :))

    2) La corruption peut très bien venir a posteriori. Qu’est ce qui empêche un lobby d’approcher un nouvel élu ?

    3) Dans les fiches présentées il est souvent fait allusion qu’un tiré au sort est contrôlé contrairement aux élus… Qu’est-ce qui empêche de contrôler un élu ?

    4) Je vois bien les effets pervers du parti, mais il y en a aussi des positifs. Un parti permet un courant de pensée, des regroupements, un investissement autour d’un projet/idéal commun. Un tiré au sort est seul, isolé. Un parti permet de se répartir les sujets pour que chacun s’y spécialise et les maîtrise. Un individu seul ne peut pas tout maîtrisé.

    • Voici mon avis :

      1) Nous sommes tous des représentants de l’Etat. La compétence n’est pas un mal en soit. Il faut éviter de la concentrer au service de l’élite.

      2) Les élus tirés au sort auraient des mandats courts et non renouvelables. Ils prépareraient les lois, mais ne les voteraient pas. Mais il est nécessaire de changer de cadre, changer la manière d’interagir ne suffira pas : la démocratie devra s’inscrire dans un système autre que la recherche de la dominance par la course au profit.

      3) Qu’est-ce qui empêche de contrôler un élu ? Lui-même.

      4) La démocratie n’empêche pas l’existence de partis. Un parti restera un courant de pensée.

    • Bonjour Charles, voici comment je répondrais (mais c’est juste mon opinion, ça ne reflète aucune « orthodoxie ») :

      1) Sur la compétence, l’argument empirique (qui est sans doute le principal pour Etienne) est que les panels de citoyens tirés au sort ont systématiquement montré que très rapidement, des individus qui ne connaissent pas le sujet traité peuvent acquérir une bonne compréhension des enjeux. Avec une bonne formation, ils arrivent à poser des interrogations pertinente, et prendre des décisions jugées tout à fait adéqutes par des professionnels. En outre, ils parviennent à se détacher de leur intérêt personnel pour promouvoir l’intérêt du grand nombre, ce qui n’est pas le cas des élus actuels.

      Un argument plus dans la veine du « matérialisme historique » serait de dire que au XVIIIè siècle, il y avait un grand différentiel entre l’élite et la masse au niveau de la compétence, la formation, les moyens économique, les moyens de se déplacer ou de communiquer. Aussi, je pense effectivement qu’en 1789 la France n’aurait pas pu être une démocratie. Mais depuis, le fossé s’est comblé. Une grande majorité de la population a accès aux études, peut se libérer un peu de temps, est au courant des enjeux politiques et économiques. Ce n’est d’ailleurs plus jamais des députés élus que surgissent les idées novatrices. Je ne pense pas qu’il y ait chez des personnes comme (juste pour l’exemple) Madame Roseline Bachelot ou Monsieur Christian Estrosi une compétence surpassant tellement le citoyen moyen que cela justifie seul le système électif. Il reste probablement encore de nos jours une plus grande compétence moyenne chez les élus par rapport au corps des citoyens, mais pas assez pour compenser les vices du système.

      Personnellement, mon argument préféré est ce qui est expliqué par exemple par Yvan Blot ou Rama Yade (lien video ci-dessous). Le système actuel ne promeut PAS la compétence. Le système électif fonctionne par cooptation, et celui qui « monte » est celui capable de se faire des relations, de ne pas déranger le système, d’aller dans le sens du pouvoir. Savoir trahir est un plus. Mais la compétence et l’intérêt du peuple ne sont pas du tout valorisés. Regardez d’ailleurs dans votre entourage professionnel : les dirigeants sont-ils vraiment les personnes qui vous marquent le plus par leur compétence, ou est-ce d’autre moyens qui leur ont permis d’arriver là ou ils sont ?

      http://www.dailymotion.com/video/xomp22_pourquoi-nous-ne-sommes-plus-en-democratie-1ere-partie_news

      2) Sur la corruption, c’est exact. Il faudrait préciser que le tirage au sort prévient la corruption « lors de la sélection ». Mais pour éviter une corruption des membres une fois qu’ils sont en place, il faut d’autres moyens (classiquement : que les mandats soient courts, que les débats soient publics, que les membres soient contrôlés, etc). Néanmoins, je pense que le tirage au sort, par le type de personnalité qu’il sélectionne, donne une assemblée moins sujette à la corruption. On aurait moins de gens avides de pouvoirs et d’honneurs que dans une assemblée élue.

      3) Là aussi vous avez raison. Le tirage au sort n’est pas intrinsèquement lié au contrôle. Je regrette que l’on mélange l’idée du tirage au sort et les autres instruments de la démocratie, cela embrouille les idées. On peut tout à fait instituer une assemblée tirée au sort et lui laisser la bride sur le cou, cela dérapera certainement. Ce qu’Etienne veut dire, c’est que de mémoire d’humain, on n’a jamais vu une assemblée élue contrôlée ; il est donc normal de penser que le problème d’autonomisation des pouvoirs est lié au système électif. Une condition nécessaire pour que les représentés voient leur intérêts préservés est donc que l’assemblée soit tirée au sort. Mais ce n’est pas évident pour tout le monde. Par exemple, Lordon est d’accord pour des porte-paroles de Nuit Debout élus et contrôlés :
      http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20160413.OBS8408/nuit-debout-bientot-des-porte-parole-elus.html

      4) Pour les partis, ici, il faut comprendre ce qu’on entend par « parti ». Les partis actuels sont des structures qui modèlent et contrôlent l’ensemble des institutions politiques. Si les partis ne fonctionnent pas de manière démocratique, a fortiori les institutions ne le seront pas. Dans le système démocratique, celles-ci seront indépendantes du pouvoir des partis. Mais il y aura bien entendu toujours des groupement de gens (qui pourront s’organiser comme ils le veulent) qui réfléchiront à la société qu’ils souhaitent, aux projets qu’il veulent promouvoir. Si ces groupes veulent se nommer « parti socialiste », « front national », c’est leur affaire. Leur mode d’influence ne se fera juste plus par la confiscation des postes de pouvoir exécutif, législatif, etc, mais par leur intervention dans le débat public. Il va de soi dans mon esprit qu’en régime démocratique, il y aura plutôt plus de débat public que moins. Et bien entendu, ces différentes associations seront automatiquement représentées dans les instances tirées au sort au prorata du nombre de leurs adhérents.

  3. Bonjour à Tous,
    super ces .jpg et déjà retransmit sur Twitter en espérant qu’ils s’émancipent de mon compte Twitter.
    A+

  4. S’il a fallu à F. Lordon regarder ce film pour avoir le déclic et se sentir pousser des ailes concernant le fait d’inciter les gens à écrire la constitution du peuple, eh bien soit ! Ça ne veut pas dire qu’Étienne est dépossédé de l’idée, mais qu’elle a fait son chemin comme il le souhaitait ! Voir que les choses risquent d’aller un peu plus vite s’il se viralise tout seul ! Et on ne va pas de nouveau se poser la question de savoir qui était là avant, entre la poule et l’œuf, nous le savons ! « L’idée est bonne et peu importe le bonhomme » dit Étienne, sauf que sans le bonhomme, l’idée n’aurait pas germé aussi bien…

    Je ne dis pas MERCI, je ne le dirai plus, ni à ces virus si virulents !
    Du courage pour la suite ….. !

  5. Merci pour le travail.

    Pour le point 13 on peut lire : « homme libre ». Sans majuscule à Homme. Ne faudrait il pas une majuscule ou alors dire être humain?

  6. Suite à la lecture de ces idées franchement inspirantes le premier point qui me vient à l’esprit est que même dans le cas où nous pourrions instaurer un système par tirage au sort celui-ci devrait s’appliquer à des chambres législatives locales ( de types suisses) donnant un pouvoir d’exécution et de contrôle large aux localités ayant un meilleurs aperçu de la situation que des représentant se situant à milles lieux du problèmes en question. De plus puisque nous en somme à parler de réformes politiques majeurs à mon sens le contrôle du pouvoir exécutifs fédéral ( d’autant que l’Europe avance vers une telle organisation politique) devrait être divisé clairement dans un triumvirat ( une fonction de direction interne, une externe, et « un qui tiens les cordons de la bourse ») afin de s’assurer que l’on ne retombe pas dans une tyrannie.
    De plus afin de s’assurer que la nation garde une cohésion et homogénéité suffisante la création d’un sénat de type spartiate ( gérontie) composée de sages ne dictant non des lois précises mais des préceptes philosophique et moraux à faire appliquer par le parlement locale et les citoyens eux-mêmes.

    Dans l’ensemble la meilleur façon de s’assurer que personne ne prenne plus que son dû et d’en limiter les pouvoirs, les cloisonner et ne JAMAIS, JAMAIS lui faire confiance et lui faire une sorte de procès de canonisation avant et après son entré en fonction ne serai-ce que pour la forme.

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