[Formidable] Les Suisses vont voter pour (enfin) retirer aux banques privées leur pouvoir de création monétaire

Il faut remercier Romaric Godin, pour ce nouvel article passionnant (il les enchaîne, ces temps-ci), dans le journal économique La Tribune , sur ce fléau mondial qu’est la création monétaire confisquée aux peuples par les banques privées.

Il s’agit d’un référendum d’initiative populaire, en Suisse, pour reprendre aux banques privées le droit du peuple suisse à battre sa propre monnaie (rien que ça !).

On peut s’attendre à un rouleau compresseur médiatique contre cette proposition citoyenne, compte tenu du fait que toute la presse qui compte (sur terre) et la plupart des « journalistes » (sauf Romaric Godin et quelques autres, manifestement) ont été — littéralement — vendus aux banques (et aux marchands de canons, eux aussi achetés par les banques). Je ne sais pas combien de temps des lanceurs d’alerte comme Romaric Godin vont pouvoir publier dans la presse à grand tirage, mais pour l’instant il faut en profiter : faites passer 🙂

Et pour approfondir le sujet de la création monétaire — à mes yeux aussi important que le processus constituant — voyez ma page dédiée : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/monnaie.php

Fil Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153880652677317

Et n’oubliez pas, tous les jours, d’apprendre à constituer 🙂

Étienne.
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Les Suisses voteront pour ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire

Par Romaric Godin  | 
http://www.latribune.fr/economie/international/les-suisses-voteront-pour-oter-aux-banques-leur-pouvoir-de-creation-monetaire-539180.html
La Banque nationale suisse aura-t-elle le monopole de la création monétaire dans la Confédération ? Il faudra voter.
La Banque nationale suisse aura-t-elle le monopole de la création monétaire dans la Confédération ? Il faudra voter. (Crédits : © Ruben Sprich / Reuters)
Une initiative populaire visant à donner à la banque centrale suisse le monopole de la création monétaire a obtenu assez de signatures pour organiser une votation. Son adoption serait une révolution dans la Confédération.

Avec la crise qui a débuté en 2007, l’idée d’ôter aux banques le pouvoir de créer de la monnaie commence à faire son chemin, progressivement, dans l’opinion. L’an passé, un rapport parlementaire islandais a clairement proposé d’en finir avec ce pouvoir. Mais – et ce n’est pas le moindre des paradoxes – le débat pourrait s’accélérer à partir de la Suisse, pays connu pour son système bancaire démesuré.

Vers une votation

Jeudi 24 décembre, en effet, la chancellerie fédérale helvétique a enregistré officiellement l’initiative populaire « monnaie pleine » qui vise à donner à la Banque nationale suisse (BNS) le monopole absolu de la création monétaire. Cette initiative, lancée en juin 2014 par un groupe dirigé par un instituteur alémanique, Hansruedi Weber, a recueilli 111.824 signatures, soit davantage que les 100.000 nécessaires pour provoquer une votation, autrement dit un référendum.

C’est une étape importante pour cette initiative. Désormais, le conseil fédéral (gouvernement) et le parlement suisses vont devoir se prononcer sur le projet qui prévoit la modification de l’article 99 de la constitution helvétique. Puis, à une date qui reste à définir, le peuple suisse sera amené à se prononcer dans une votation. Pour être acceptée, cette initiative devra alors obtenir non seulement la majorité populaire au niveau fédéral, mais aussi dans au moins 12 des 23 cantons de la Confédération.

Les problèmes de la situation actuelle.

Le chemin est donc encore long. Mais une chose semble certaine : le débat aura bien lieu. Que propose concrètement cette initiative ? Pour ses promoteurs, la constitution helvétique est aujourd’hui inadaptée. Cette dernière reconnaît dans son article 99-1 à la « Confédération » seule le droit de battre monnaie et donne dans son article 99-2 à la BNS reconnue « indépendante », le droit de mener « une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays. » Rien de plus.

Concrètement, ceci donne de fait à la BNS le monopole de l’émission des pièces et billets, les seules formes monétaires qu’elle maîtrise. Mais elle ne maîtrise pas l’essentiel de la monnaie créée qui, en Suisse, comme ailleurs, est de la monnaie « scripturale », faisant l’objet d’un jeu d’écriture et non d’échanges physiques. Cette monnaie est, pour l’essentiel, créée par les banques lors de l’attribution de crédits à l’économie physique ou à d’autres banques.

Pour les auteurs de l’initiative, cette situation pose deux problèmes. D’abord, en « privatisant » via les banques la création monétaire, l’Etat perd là un revenu. Ensuite, contrairement à ce que prévoit la constitution, la BNS ne maîtrise que difficilement la création monétaire. Certes, la politique de taux joue en théorie sur le prix du crédit et donc sa distribution, mais cette transmission est imparfaite, on le constate encore en zone euro. La capacité de création monétaire donnée aux banques encourage la formation de bulles spéculatives ou, au contraire, freine la production de crédit lorsque celle-ci serait nécessaire. La financiarisation de l’économie a été le corollaire de ce pouvoir monétaire des banques.

Transmettre à la BNS le pouvoir de création monétaire

Pour disposer d’une économie plus stable et mieux maîtrisée et d’une création monétaire plus centrée sur l’économie réelle, les auteurs de l’initiative proposent donc de préciser que la BNS « émet désormais seule » non seulement la monnaie physique, mais aussi la « monnaie scripturale. » Conséquence : les banques perdront leur capacité de créer de l’argent ex nihilo. Tout prêt accordé par une banque devra ainsi être couvert par de la monnaie de la banque centrale au bilan de l’établissement. Dès lors, la BNS maîtrisera entièrement la création monétaire.

Le rôle des pouvoirs publics

L’initiative prévoit trois modes de distribution de l’argent créé par la BNS. D’abord via un transfert de cet argent aux pouvoirs publics pour alimenter l’économie. Ce transfert ne se fera pas sous forme de prêt, mais de « don. » La BNS alimentera donc directement les caisses publiques de la Confédération et des Cantons à la hauteur qu’elle aura déterminée. Certains s’émeuvent de la perte d’indépendance de la BNS, mais Reinhold Harringer, le porte-parole du groupe à l’origine de ce projet contacté par La Tribune, estime qu’une « complète indépendance n’existe jamais. » Il compare cette indépendance à celle de la justice fédérale : ses tribunaux sont « sous la pression de l’opinion publique, mais ses décisions sont acceptées par tous. » La BNS aura un « mandat légal clair » et « pourra agir en toute indépendance », tout en devant « rendre des compte à l’opinion publique. » Concrètement, la BNS ne fournira pas tout l’argent dont aura besoin les budgets publics, elle alimentera ce budget à la hauteur qu’elle jugera juste. Quitte, du reste, à utiliser ceci comme un moyen de pression sur les autorités pour les contraindre à réduire leurs dépenses qui, par ailleurs, en Suisse, sont déjà encadrées par une « règle d’or. »

Un « QE pour le peuple » ?

Deuxième moyen de transmission de l’argent de la BNS : les ménages eux-mêmes. Le nouvel article 99-a-3 de la constitution fédérale proposée par l’initiative prévoit l’attribution directe d’argent de la BNS aux particuliers. L’initiative émet donc la possibilité d’un « QE pour les gens », idée qui circule actuellement en Europe. Mais il est possible d’imaginer que cet argent soit aussi celui d’un revenu de base qui est actuellement en discussion en Suisse, comme en Finlande.

L’importance du circuit bancaire demeure

Dernier mode d’alimentation de l’économie en argent de la banque centrale : les banques elles-mêmes. Mais cette fois, à la différence d’aujourd’hui, les banques ne pourront prêter que l’argent qu’elles auront auparavant emprunté à la BNS selon les moyens traditionnels déjà existant de refinancement. « Il est important de conserver cette possibilité », explique Reinhold Harringer pour qui c’est un moyen important d’une gestion « fine et adaptée » des besoins de l’économie. Avec cette proposition, la distinction entre l’argent de banque centrale et la masse monétaire disponible pour l’économie disparaît. La capacité des banques d’alimenter des bulles est alors réduite, car elle doit rembourser l’argent qu’elle prête. Or, en zone euro, par exemple, c’est un des problèmes de la BCE : son bilan enfle avec l’assouplissement quantitatif, mais le crédit aux entreprises reste en faible croissance.

Gestion plus efficace pour la croissance ?

Cette gestion directe de la masse monétaire par la banque centrale sera-t-elle alors plus « efficace » que le système actuel pour générer de la croissance ? Reinhold Harringer le croit. « La banque centrale dispose d’une vision globale de l’économie de meilleure qualité que chacune des banques qui agissent avec une vision commerciale propre », souligne-t-il. Il estime aussi que la banque centrale disposera également des moyens de mieux réagir aux évolutions conjoncturelles, que ce soit un risque de ralentissement ou de surchauffe. Mais le but de l’initiative est clairement de disposer d’une croissance de « meilleure qualité », plus centrée sur l’économie réelle et plus stable.

Changement de modèle pour la finance helvétique

Cette initiative dispose du soutien de plusieurs économistes, suisses et européens. Mais elle fait, on s’en doute, l’objet de vives critiques de la part du secteur bancaire helvétique, qui est, avec près de 12 % du PIB suisse, un des piliers de l’économie nationale. Mais Reinhold Harringer estime que l’initiative va permettre au secteur de revenir à une activité « plus traditionnelle et plus solide. » Il cite le cas de banques comme la banque postale suisse, qui, sans avoir la possibilité de créer de la monnaie, réalisent de bons bénéfices. Reste que, pour les géants bancaires comme Credit Suisse ou UBS, qui vivent sur les activités de marché, le coup pourrait être rude et ils pourraient ainsi décider de quitter le pays. Mais l’initiative semble viser un changement de système : mieux vaut des banques plus modestes, mais plus utiles, que des géants bancaires instables et qui font peser un risque continuel sur les comptes publics. Une vraie révolution, donc.

Le risque de la transition

Également critique, le think tank libéral Avenir Suisse, financé par les grandes sociétés du pays, prône plutôt une politique de « petits pas mesurés » dans la réforme de la finance plutôt que la révolution prônée par l’initiative « monnaie pleine. » Selon Avenir Suisse, ce système de « monnaie pleine » conduirait à un « état transitoire permanent » dangereux. Reinhold Harringer, lui, répond qu’une phase de transition est prévue. Le premier jour, les engagements vis-à-vis des clients des banques vont devenir des engagements vis-à-vis de la banque centrale et seront sortis du bilan des banques. Mais rien ne sera changé. Les remboursements des crédits contractés par les clients viendront alimenter les remboursements à la banque centrale. Le tout, affirme-t-il, pourra être corrigé en cas de besoin.

Une idée ancienne

L’initiative n’est, il est vrai, pas fondée sur du sable. Elle s’inscrit dans une longue histoire. C’est, dans les années 1930, l’économiste Irving Fisher, qui avait lancé la proposition dans le cadre du « plan de Chicago » proposé au président Franklin Delano Roosevelt. Ce dernier a rejeté cette proposition, mais elle a été reprise par plusieurs économistes, dont le monétariste Milton Friedman. Cette idée a cependant été progressivement oubliée sous le triomphe de la financiarisation de l’économie. C’est la crise de 2007-2008 qui la fait revivre avec notamment une étude de deux économistes du FMI, Jaromir Benes et Michael Kumhof, qui reprennent et valident les thèses d’Irving Fisher, voyant dans le retrait aux banques de la création monétaire, un moyen de dynamiser la croissance en réduisant les risques de crise.

L’Islande a ouvert le bal

L’idée a alors retrouvé des défenseurs. Fin mars 2015, un parlementaire islandais Frosti Sigurdjonsson a remis au premier ministre de l’île nordique un rapport très complet sur le sujet en recommandant d’ôter aux banques la capacité de création monétaire. Ce rapport n’a pas débouché sur une proposition concrète pour le moment, mais il a amplifié le débat autour de cette idée entre économistes. Plusieurs autres initiatives visent à renforcer le pouvoir des banques centrales vis-à-vis des banques commerciales. En Irlande, le parti conservateur Fianna Fàil propose ainsi dans son programme des élections de 2016 de donner à la banque centrale irlandaise le moyen de limiter la capacité des banques à émettre des emprunts immobiliers.

Révolution dans la finance ?

Une adoption par la Suisse de cette initiative serait indéniablement une révolution dans le monde de la finance et ses conséquences dépasseraient largement les frontières de la Confédération. Car la Suisse n’est pas la petite Islande, c’est un des centres financiers les plus importants de la mondialisation. Or, les rares sondages sur la question ont donné une large majorité au « oui » à l’initiative. Le plus récent, datant d’août, donnait 57 % pour l’initiative, mais il doit être pris avec beaucoup de précaution, car il n’a pas été réalisé par un institut de sondage reconnu. Reinhold Harringer estime que les sondages montrent, au moins, que les citoyens helvétiques rejettent majoritairement le système actuel et se dit donc « confiant. »

Rien ne dit cependant que cela débouchera sur une majorité pour l’initiative. Le secteur bancaire va sans doute peser de tout son poids dans la campagne, emportant une partie des partis de droite, traditionnellement favorables à ce secteur. D’autant que, dans le cas qui nous occupe, il faudra aussi obtenir une majorité dans la moitié des cantons (et il existe en Suisse six demi-cantons comptant pour une demie voix). Mais les votations helvétique ont des résultats parfois surprenants.

Au-delà des divisions traditionnelles

Une chose est certaine : le sujet dépasse les divisions politiques traditionnelles. Les porteurs de ce projet sont plutôt des conservateurs et des libéraux alémaniques, inspirés par les idées monétaristes de stabilité. Mais l’idée de réduire l’influence des banques et de placer la BNS face à sa responsabilité économique en termes de croissance peut séduire plus d’un électeur de gauche, plus nombreux en Suisse romande. Si les partis politiques suisses n’ont pas encore pris position dans ce débat, il n’est pas certain que leurs consignes de vote soient ici réellement suivies. La Suisse pourrait donc donner le ton à un changement notable dans la finance internationale.

#QEforthepeople
Rappel :
ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ?
RELANCER LA DEMANDE avec DE L’HELICOPTER MONEY. Vite !

http://chouard.org/blog/2014/10/12/epouvantails-ou-reflation-relancer-la-demande-avec-de-lhelicopter-money-vite/

[Edit]
Ne ratez pas cette explication — LUMINEUSE — par François de Siebenthal :
Un banquier suisse explique en 36 minutes l’arnaque de la création monétaire

78 réponses à “[Formidable] Les Suisses vont voter pour (enfin) retirer aux banques privées leur pouvoir de création monétaire

  1. Un banquier suisse explique en 36 minutes l’arnaque de la création monétaire

  2. Pour comprendre la monnaie,
    ne ratez pas non plus, bien sûr, 🙂
    les travaux d’André-Jacques Holbecq :
    https://postjorion.wordpress.com

  3. Précision : les Suisses n’ont PAS encore voté, ils VONT pouvoir voter (dans quelques années, apparemment, car les enjeux sont immenses et les controverses seront vives).

    Ce qu’une poignée de citoyens (un peu plus de 100 000 Suisses) a obtenu, c’est l’organisation d’un prochain référendum, mais ce référendum (qui sera le vote décisif) n’a pas encore eu lieu.

    Ce qui est passionnant pour nous, c’est qu’un vrai débat, de fond et de grande ampleur, fortement médiatisé (on espère), sur un sujet de société absolument crucial (et méconnu), va sans doute se développer à cette occasion, et que les controverses qui auront donc lieu en Suisse concernent et intéressent le monde entier.

    J’imagine que, encore une fois, on va voir que « le niveau monte » : niveau de conscience, et niveau d’exigence, de la part d’électeurs se transformant en citoyens.

    Sans compter l’aspect pédagogique de cet exemple pratique qui montre en grandeur réelle aux incrédules la puissance potentielle du RIC pour un peuple digne de ce nom (c’est-à-dire constituant).

  4. Ensuite quand les gens pourront consommer encore plus, j’espère qu’ il y aura des loi écologique, peut être par exemple = vous ne pouvez acheter 1 téléphone portable chaque 5 ans puis vous devez le recycler a 100% ou le stocker pour l’éterniter etc etc mais ont est a des années lumières ^^

  5. L’analyse de François Asselineau :
    https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau/posts/10153882754057612:0

    == COUP DE TONNERRE DANS LA HAUTE FINANCE MONDIALE ==
    PEUPLE NON SOUMIS À LA DICTATURE DE L’UNION EUROPÉENNE, LES SUISSES VONT ORGANISER UN RÉFÉRENDUM D’INITIATIVE POPULAIRE POUR RETIRER AUX BANQUES LEUR POUVOIR DE CRÉATION MONÉTAIRE.
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    C’est un véritable coup de tonnerre qui vient de résonner dans le monde feutré de la finance en ce 30 décembre 2015. La Confédération Helvétique, pourtant réputée pour être le paradis des banques, vient de décider d’organiser un référendum pour retirer aux banques leur pouvoir de création monétaire et le réserver à la seule Banque Nationale de Suisse (BNS).

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    Le résultat d’une initiative populaire
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    Cette décision résulte directement du fait qu’une initiative populaire, lancée en juin 2014, a recueilli 111.824 signatures, soit davantage que les 100.000 nécessaires pour provoquer une « votation », autrement dit un référendum.

    L’initiative propose que la BNS « émet désormais seule » non seulement la monnaie physique, mais aussi la « monnaie scripturale. » (monnaie créée pour l’essentiel par les banques lors de l’attribution de crédits à l’économie physique ou à d’autres banques).

    Les conséquences du référendum seraient que les banques perdraient leur capacité de créer de l’argent ex nihilo. Tout prêt accordé par une banque devrait désormais être couvert par de la monnaie de la banque centrale au bilan de l’établissement. Dès lors, la Banque Nationale de Suisse (BNS) maîtriserait entièrement la création monétaire.

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    Les 3 modes de distribution de l’argent exclusivement
    créé par la Banque Centrale
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    L’initiative populaire prévoit trois modes de distribution de l’argent créé par la BNS :

    1°) un transfert de cet argent aux pouvoirs publics pour alimenter l’économie. Ce transfert ne se ferait pas sous forme de prêt, mais de « don. »

    2°) ‘attribution directe d’argent de la BNS aux particuliers. L’initiative émet donc la possibilité d’un « Quantitative easing pour les gens ». Mais il est possible d’imaginer que cet argent soit aussi celui d’un revenu de base qui est actuellement en discussion en Suisse, comme en Finlande.

    3°) l’alimentation par la banque centrale des banques elles-mêmes. Mais cette fois, à la différence d’aujourd’hui, les banques ne pourraient plus prêter que l’argent qu’elles auront auparavant emprunté à la BNS selon les moyens traditionnels déjà existant de refinancement. «

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    Une potentielle révolution planétaire
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    Cette initiative dispose du soutien de plusieurs économistes, suisses et européens. Mais elle fait bien entendu hurler le secteur bancaire helvétique, qui est, avec près de 12 % du PIB suisse, un des piliers de l’économie nationale.

    Quoi qu’il en soit, l’adoption par la Suisse de cette initiative serait une révolution dans le monde de la finance et ses conséquences dépasseraient largement les frontières de la Confédération. Le séisme et l’effet d’exemplarité seraient énormes dans le monde entier.

    Car la Suisse n’est pas la petite Islande, c’est un des centres financiers les plus importants de la mondialisation. Or, les rares sondages sur la question ont donné une large majorité au « oui » à l’initiative. Le plus récent, datant d’août, donnait 57 % pour l’initiative, mais il doit être pris avec précaution.

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    Le lobby des banques et des euro-atlantistes
    fera tout pour faire échouer le référendum
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    Rien ne dit cependant que cela débouchera sur une majorité pour l’initiative : on peut tabler sur le fait que le secteur bancaire au cours de la campagne électorale, probablement avec le soutien d’ une partie des partis de droite et, plus globalement, des partis et des médias inféodées aux forces euro-atlantistes.

    Il faut par ailleurs obtenir non seulement la majorité populaire au niveau fédéral, mais aussi dans au moins 12 des 23 cantons de la Confédération. Ce n’est donc pas gagné.

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    Comparaisons entre la France (UE + euro + OTAN)
    et la Suisse (ni UE ni euro ni OTAN)
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    Avec un peu plus de 8 millions d’habitants et 41 200 km², la Suisse est environ 8 fois moins peuplée que la France et 13 fois plus petite en superficie. Elle est même plus petite que la seule région Rhône-Alpes.

    Pourtant, le peuple suisse -- historiquement très vigilant sur ses libertés et sur sa démocratie -- a courageusement et intelligemment refusé d’entrer dans la prétendue « construction européenne », dans l’euro et dans l’OTAN.

    Le peuple suisse a ainsi fait un bras d’honneur à la propagande euro-atlantiste. Ils ne se sont jamais laissés intimider. Ils n’ont pas cru les prophètes malintentionnés qui leur assurait que la Suisse était « trop petite » pour s’isoler du monde…

    Avec le recul du temps, les résultats comparés de la Suisse et de la France sont édifiants.

    Alors que la France dégringole année après année dans le calcul de l’Indice de Développement Humain (IDH) du PNUD, -- étant passée de la 2e place en 1995 à la 22e place en 2015, la Suisse, elle, est désormais à la 3e place mondiale.

    Alors que la pauvreté et la misère ne cessent de s’étendre en France au même rythme que les délocalisations industrielles, la prospérité suisse est plus forte que jamais, notamment grâce à une monnaie nationale gérée conformément aux intérêts du peuple suisse.

    Alors que la France est attirée dans des guerres illégales et très meurtrières qui nous aliènent la sympathie du monde entier et qui nous ont transformé en larbins de Washington, la Suisse se tient sagement à l’écart de ces crimes, tout ne préservant une véritable armée digne de ce nom et tout en respectant le droit international au point qu’elle est devenue le pays du monde qui abrite le plus de conférences internationales et un symbole de paix à elle toute seule.

    Alors que la France connait des attentats terroristes, qui résultant directement des choix diplomatiques et militaires scandaleux de nos dirigeants, la Suisse reste indemne de cette plaie, tout simplement parce que la Suisse inspire le respect dans le monde entier.

    Alors que la France se dirige vers sa dislocation sous le poids de la politique maléfique des « euro-régions », la Suisse maintient plus que jamais son unité nationale, grâce au respect de ses traditions vieilles de 800 ans. Les cantons suisses sont en moyenne 2 fois plus petits et 2 fois moins peuplés que les départements français, mais personne en Suisse n’ose même imaginer de les supprimer « pour être moderne ».

    Alors que la France sombre mois après mois dans un régime de plus en plus dictatorial avec une surveillance généralisée des citoyens, une extension abusive de l’état d’urgence, des réformes constitutionnelles aux relents xénophobes débattus à la sauvette et des lois liberticides votées en catimini, la Suisse administre toujours plus son respect profond du peuple et de la démocratie, avec son système de référendum d’initiative populaire que les oligarques franco-européistes refusent bec et ongle aux peuple français.

    On doit noter au passage, que cette annonce de référendum sur le retrait du pouvoir de création monétaire aux banques privées permet de clouer le bec aux européistes méprisants qui nous assurent continuellement que l’on en pourrait « pas comparer » la Suisse à la France parce que la Suisse tirerait sa richesse des banques.

    La preuve est faite que, même si le poids du secteur bancaire est important en Suisse -- celui de l’industrie y est aussi très élevé -, cela n’empêche nullement le peuple suisse d’envisager de mettre au pas ledit secteur bancaire. Le peuple et les dirigeants suisses font preuve d’un courage, d’un sens de l’intérêt général et d’une dignité qui font affreusement défaut aux médiocres personnages qui nous gouvernent.

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    Conclusion
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    En guise de conclusion, je rappelle que l’UPR est le seul parti politique français qui offre au peuple français la perspective de recouvrer une prospérité et une démocratie de type helvétiques.

    Le programme que j’ai présenté en décembre 2011 -- voici maintenant 4 ans -- s’engage en effet de façon ferme et définitive :
    -- à faire sortir la France de l’UE, juridiquement et unilatéralement, par l’article 50 du TUE,

    -- à faire sortir la France de l’euro, juridiquement et unilatéralement, par l’article 50 du TUE,

    -- à faire sortir la France de l’OTAN, juridiquement et unilatéralement, par l’article 13 du Traité de l’Atlantique Nord,

    -- à créer enfin un vrai référendum d’initiative populaire, avec des conditions d’organisation comparables à ce qu’elles sont en Suisse,

    -- à redonner à la Banque de France son pouvoir plein et entier de création monétaire

    -- à organiser, après son accession au pouvoir, un grand débat sur l’origine de la dette publique, assorti d’un référendum à questions multiples.

    Parmi ces questions, nous pourrions très bien soumettre au peuple français la même question que celle qui va être soumise au peuple suisse, à savoir celle du retrait aux banques privées de leur pouvoir de création monétaire ex nihilo.

    François Asselineau
    30 décembre 2015

  6. Les banques privées sont le fléau de l’humanité.

    La preuve par les dérivés :

    L’apocalypse financière approche: les banques U.S ont 247.000 milliards de dollars d’exposition sur les dérivés
    http://www.businessbourse.com/2016/01/02/lapocalypse-financiere-approche-les-banques-u-s-ont-247-000-milliards-de-dollars-dexposition-sur-les-derives/

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    Pour se faire une idée réelle, et pour montrer cette folie (criminelle), en images c’est plus clair :
    http://demonocracy.info/infographics/usa/derivatives/bank_exposure.html

    (Une fois) MILLE MILLIARDS (one trillion en anglais) en image :

    L’exposition aux dérivés (hors bilan, évidemment) des 9 grandes banques américaines : 228 MILLE MILLIARDS (228 « trillions » en anglais), 247 aujourd’hui :

    Voyez le détail banque par banque :
    http://demonocracy.info/infographics/usa/derivatives/bank_exposure.html

    On pourrait aussi apporter la preuve par la dépossession politique des populations du monde entier, ou encore par l’esclavage entretenu des populations du monde entier, ou encore par les guerres imposées aux populations du monde entier, mais ce sont d’autres dossiers.
    ____________

    Rappel (6 juin 2013) :
    [Exclusif] Engagements bruts des banques systémiques mondiales
    https://www.les-crises.fr/derives-banques-systemiques/

    Donc, en 2012, les quatre banques françaises étaient déjà exposées aux « dérivés » pour 118 MILLE MILLIARDS DE $, soit 45 fois le PIB !!! HORS BILAN bien entendu !
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    On ne se sortira jamais des griffes de ces mafieux sans devenir nous-mêmes constituants, personnellement, massivement, universellement.

  7. En ce début d’année 2016 je fais un vœu.
    Que cette année soit l’émergence des réalités et des consensus.

    Ce débat sur l’émission de la monnaie ne paraît pas être révélateur de la réalité sur ce sujet alors que la réalité peut s’exprimer en peu de lignes.

    Peut-on parler de monnaie sans en connaître au minimum les raisons de son existence ?
    Au départ la monnaie n’existe pas, ce qui existe c’est la valeur donnée aux choses agréables à la vie, comme le Kg de sucre ou bien la valeur de choses peu agréables comme une infraction au code de la route, mais aussi la valeur donnée au travail pour produire ces choses utiles et agréables à la vie, qui pour la valeur d’une infraction n’est en fait qu’une valeur utile aux choses agréables pour la victime d’une infraction et non du producteur de l’infraction. La valeur, si elle est la récompense d’un producteur de biens ou de services, vous constatez qu’elle est aussi « une récompense » de ceux qui ne sont pas, pas encore ou ne sont plus, producteurs de choses utiles et agréables à la vie.

    La valeur d’une chose évolue au fur et à mesure de la production de cette chose, en additionnant la valeur du travail de production du premier intervenant jusqu’au dernier, juste avant que celui qui l’acquière en fasse une consommation afin de satisfaire l’un de ses besoins.

    Que voyons-nous d’important dans la valeur des choses ?
    1° qu’elle n’existe que du fait de l’existence d’une production.
    2° qu’elle se partage aussi bien entre les producteurs de la chose que ceux qui ne sont plus ou pas encore producteur.
    3° qu’elle est utile à la circulation des choses jusqu’à sa consommation.
    4° que la valeur se forme tout au long de la production pour disparaître lors de sa consommation.

    Pour conclure nous pouvons dire que la valeur a pour usage utile (comme un outil) d’amener une production à sa consommation et disparaitre.

    La monnaie ?
    Elle n’est que la matérialisation des valeurs, et si les valeurs servent à amener une production à sa consommation la matérialisation de la valeur, la monnaie, a la même fonction et, dans ce cas, doit disparaître avec la consommation et réapparaître s’il y a une nouvelle production. Or, la monnaie papier ne disparaît pas suite à la consommation, elle continue à circuler, mais pour valoriser une nouvelle production. Si la monnaie papier ne disparaît pas, avons-nous besoin de créer de la monnaie papier en plus ? NON

    La monnaie dématérialisée ?
    C’est écriture comptable qui crédité puis débité et, de fait, c’est la seule monnaie qui a la caractéristique des valeurs donnée aux choses ou valeur de ‘’récompense’’ partagée entre nous tous actif et inactifs et qui, en devenant débit, disparaît comme la valeur disparait quand la chose devient consommation.
    La création de la monnaie papier ne peut être que le remplacement d’un crédit dans les écritures comptables. En réalité, nous pourrions très bien nous passer de monnaie papier, et il le faudrait peut-être, puis le porte-monnaie électronique remplacerait le papier, mais en conservant la fonction débit crédit serait plus conforme aux valeurs.

    Puisque la monnaie papier existe, toute création de monnaie doit correspondre à un remplacement de crédit dans la monnaie écriture et toute suppression de monnaie papier devenir monnaie écriture en crédit. La monnaie peut être alors imprimée, dans ces conditions, par un organisme d’État en contrepartie de la disparition d’un compte créditeur où exceptionnellement le blocage d’un crédit jusqu’à la restitution de la monnaie papier à l’organisme imprimeur.

    Tout est dit sur les capacités émission de la monnaie papier. C’est ce processus de remplacement d’un crédit en écriture par de la monnaie papier qui, si il est respecté : aucune dérive n’existe.

    Puisque les valeurs ou la monnaie accompagnent la production jusqu’à la consommation : nous pouvons alors faire le constat suivant, comme cela a été le cas en 2008 en France : une psychose frappe le Français qui entrevoient un risque financier hypothétique suite à la crise des subprimes. Devant ce risque hypothétique de lendemains déchanteurs, les Français bloquent la monnaie en crédit dans leur épargne et, de ce fait, la monnaie ne circulant plus, les productions ne devenant plus consommation, la production s’arrête et le chômage augmente, c’est la crise mais de quelle origine ? Psychique bien entendu !

    Cela, pour vous faire comprendre que, faute de crédits qui deviennent débits (blocage de crédit), il devient nécessaire de faire fonctionner la planche à billets pour continuer à faire des débits et faire passer des productions à la consommation et éviter le chômage, puis au fur et à mesure du déblocage du compte crédit des épargnants suite à la psychose, retirer la monnaie émise.

    Hélas, l’ignorance d’une crise psychique, et de la réalité de l’usage de la monnaie, fait que les monétisations faites à cette époque ont été perçues comme une dérive capitaliste et non comme la correction des effets d’une psychose.

    Vous voyez qu’il faut moins de mots pour relater les réalité de notre vie sociétale que pour délirer dans des psychoses qui se caractérisent par une vision erronée de la réalité avec un discours et des idées délirantes, associés à un syndrome dissociatif, c’est-à-dire des troubles perturbant l’organisation de la pensée, le comportement et les émotions.

    Unci TOÏ-YEN

    • « La valeur d’une chose évolue au fur et à mesure de la production de cette chose, en additionnant la valeur du travail de production du premier intervenant jusqu’au dernier, juste avant que celui qui l’acquière en fasse une consommation afin de satisfaire l’un de ses besoins. »

      Dans ce cas vous ne reconnaissez aucune valeur au « travail » de la « terre », de « l’eau » et du « soleil », qui produisent cependant les plantes ? Que doit-on entendre par « la valeur du travail de production » ? Entendez vous que les avances de capital sont du travail « stocké » dans lequel le propriétaire puise ? Et que faites vous de la spéculation, qui acquiert pour revendre sans consommer ?
      Rien n’est « simple » . . .

      • Vous n’êtes pas sans remarquer :
        04-Une Nation est une communauté de citoyens.
        VRAI – FAUX
        05-Les citoyens d’une Nation recherchent à satisfaire leurs besoins.
        VRAI – FAUX
        06-Un citoyen consommateur satisfait ses besoins grâce aux productions des autres.
        VRAI – FAUX
        07-Un citoyen producteur actif produit les consommations des autres.
        VRAI – FAUX
        08-Dans une nation équitable chaque citoyen doit, dans sa vie, produire pour les autres citoyens autant qu’il consomme de productions produites par les autres.
        VRAI – FAUX

        Ce que fait la nature est naturel elle fait ce pourquoi elle programmée : ce que fait l’homme en travaillant n’est pas naturel puisque il doit produire le besoin des autres qui varie suivant les moments et les évolutions.

        Il faut un minimum de rigueur il ne se stocke pas du travail il se stocke des productions ou les valeurs de ces productions matérialisée par de la monnaie quand on se sépare des productions sans les consommer. C’est ce qu’on appelle l’économie ‘’active’’ la circulation des fournitures en parallèle de la circulation de la monnaie en sens inverse, entre vendeur et acheteur.

        Dans l’économie ‘’active’’ l’intervenant dans la circulation des productions ajoute sa valeurs ajoutée : la spéculation est alors une incivilité détestable de celui qui surévalue sa valeur ajoutée par rapport a son peu d’effort dans la production du bien ou du service qui finira par être consommé et payer par ce consommateur. Il va de soit que c’est inadmissible.

        Tout compte fait c’est plus simple que l’on croit.

    • si je vous résume, Unci TOÏ-YEN, la pauvreté ne serait au fond qu’une crise psychique…!
      une idée délirante, associés à un syndrome dissociatif…?

      • Ne confondez jamais cause et effet : la pauvreté est un effet, la crise est aussi un effet : la pauvreté ne peut donc être une crise : mais la crise peut avoir une origine psychique quand une psychose déclenche un comportement provoquant l’arrêt des productions et suit du chômage. C’est ce qui s’est passé en 2008. Le chômage peut mener à la pauvreté mais ce n’est pas l’unique origine.

        • je lis:
          « Dans l’ économie ‘’active’’ l’intervenant dans la circulation des productions ajoute sa valeurs ajoutée : la spéculation est alors une incivilité détestable de celui qui surévalue sa valeur ajoutée par rapport a son peu d’effort dans la production du bien ou du service qui finira par être consommé et payer par ce consommateur. Il va de soit que c’est inadmissible.

          Tout compte fait c’est plus simple que l’on croit. »

          Si vous le dites … En effet il suffit de dire que c’ est incivile, inadmissible .. et du coup tout devient plus simple que l’ on croit ..
          Une économie n’ est ni « active » ni « passive », elle est une idéologie politique qui imprègne tous les aspects de la vie, qui est défendue « corps et âme » pour justement créer de la valeur ajoutée plutôt appelée sur-valeur.
          Il n’ y a pas circulation des productions, mais production de « marchandises » (et non pas de bien et qui circulent en effet) et le vrai but de cette production n’ est pas de fournir des biens (accessoire) mais de faire de l’ argent. Comme me disait un employé d’ IBM:
          « IBM n’ est pas une société d’ informatique qui fait de l’ argent, mais une société qui fait de l’ argent avec l’ informatique ».
          Ce qui veut dire que l’ investisseur n’ a pas comme souci majeur de satisfaire un besoin ( d’ ailleurs il en crée beaucoup de faux ) mais de faire un maximum d’ argent (ce qu’ il peut vouloir faire d’ ailleurs en essayant de diminuer la masse salariale)

          Vous dites : « la valeur donnée aux choses agréables à la vie ». Vous donnez au mot valeur une consonance morale. La valeur et cela depuis très longtemps est une notion débattue par des « économistes ». Et l’ économie ne parle que de valeur « économique » (Lapalissade). Adam Smith mettait dans cette notion de valeur, l’ utilité des marchandises. Valeur d’ usage, valeur d’ échange. Évidemment ce qui l’ emporte depuis le capitalisme et les marchés faiseurs de prix, (les marchés dit « libres et non faussés ») c’ est la valeur d’ échange, échange qui a une fonction totalitaire celle de faire du profit qui conditionne tous nos modes de vie. Nos sociétés ne sont pas des sociétés de producteurs et de consommateurs, ce sont des sociétés asservies à l’ échange, au profit. D’ ailleurs un producteur digne de ce nom devrait en tout état de cause, être maître de ce qu’ il produit. Mais ce n’ est pas le cas il produit ce qui pourra rapporter un profit.
          Dernier mot, après je vous laisse à vos études sur les causes et les effets,
          le marché « libre et non faussé » .. les défenseurs d’ une telle idéologie-politique, ne parlent jamais de l’ accumulation du capital qui pourtant fausse tout. Un riche boulanger va sur un marché, il peut vivre un certain temps sans bénéfice, alors il va couler tous les autres boulangers du marché (libre et non faussé) qui eux ont besoin d’ un bénéfice pour vivre.
          Quand vous aurez résolu le problème de la dictature de la marchandise, de l’ infamie du travail rémunéré a contrario de l’ activité humaine ( ex: aller à la rivière pécher … est-ce un travail ?, faire son ménage est-ce un travail ?), de la recherche du profit maximum générant des guerres alors oui tout sera plus simple
          que l’ on croit. Moi je ne crois rien mais je vois que comme 99% des gens je suis assujetti à un travail dont je ne maîtrise pas la « chaîne », à de l’argent-dette (lire DETTE : 5000 ans d’ histoire de D. Graeber) qui ne me permettent d’ acheter ce qui m’ humilie .. c.a.d de la marchandise (éventuellement faite en obsoléscence programmée)
          A tchao
          G.

          PS : ah oui réponse à votre squizz :
          Vous n’êtes pas sans remarquer : (suis non pas une remarque mais un choix multiple)
          04-Une Nation est une communauté de citoyens.
          VRAI – FAUX … faux nous sommes des électeurs.

          05-Les citoyens d’une Nation recherchent à satisfaire leurs besoins.
          VRAI – FAUX … on cherche (veuillez m’ en excuser par avance) à aller au-delà
          06-Un citoyen consommateur satisfait ses besoins grâce aux productions des autres.
          VRAI – FAUX
          Il y a une infamie à ne parler que en terme de besoin. Il est vrai que l’ on peut ranger l’ Amour dans les besoins. Et c’ est vrai que comme ma femme produit beaucoup de lubrifiant naturel, moi qui suis consommateur de sexe (en toute fidélité), elle me satisfait beaucoup.

          7-Un citoyen producteur actif produit les consommations des autres.
          VRAI – FAUX
          08-Dans une nation équitable chaque citoyen doit, dans sa vie, produire pour les autres citoyens autant qu’il consomme de productions produites par les autres.
          VRAI – FAUX
          Si je veux (doit.. doit …) … d’ ailleurs je n’ attends rien des autres je vais à la pêche et je cultive mon jardin ce qui fait de moi un oisif .. vous me direz que EDF me fournit de l’ énergie ce qui prouve le totalitarisme de l’ économie-marchande
          Voilà ouf .. je voulais en proposer un autre à ma manière mais là du coup je fatigue
          Vous devriez lire des anthropologues sur les chasseurs-cueilleurs qui pendant plusieurs millions d’ années et ayant un cerveau aussi développé que le notre ont vécu non pas dans une économie de subsistance (terme souvent employé de manière péjorative), mais une économie d’ abondance, la subsistance ne les mobilisée que deux heures par jour .. le reste étant de la fête, des jeux etc …

          • .. il « faut » comprendre que dans des sociétés non assujetties au travail, certains pouvaient être oisif (mais ils chantaient de jolies chansons ou racontaient des contes) et d’ autres plus habiles pouvaient passer plusieurs mois à fabriquer une pirogue juste pour le plaisir du travail bien fait et de l’ offrir sans contre partie à son voisin. Voilà ce que peut-être une société où l’ on parle d’ activité humaine et non pas de travail

          • Unci TOÏ-YEN

            @ éliade guy

            Si j’écrits « la spéculation est alors une incivilité détestable de celui qui surévalue sa valeur ajoutée par rapport a son peu d’effort dans la production du bien ou du service ….Il va de soit que c’est inadmissible » Vous répondez :
            « En effet il suffit de dire que c’est incivile, inadmissible : et du coup tout devient plus simple que l’on croit . »

            Il me semble dans vos propos que personnellement je me satisfaits de la spéculation. Je ne faits que dire que c’est une incivilité qui dans le prix d’une chose se traduit par une augmentation que le consommateur paye. Et c’est inadmissible, inéquitable comme il est admissible qu’un ouvrier agricole retraité qui a produit, toute sa vie des choses utiles et agréable à la vie des autres est moins de droit que le député retraité qui a produit toutes sa vie ……. : c’est inéquitable.
            Et qu’elles que soient les iniquités il faut les combattre.
            Unci TOÏ-YEN

            @ éliade guy

            Vous dites : « Une économie n’est ni « active » ni « passive », elle est une idéologie politique qui imprègne tous les aspects de la vie, qui est défendue « corps et âme » pour justement créer de la valeur ajoutée plutôt appelée sur-valeur. »

            Effectivement chacun à sa propre vision de l’économie et à partir de là ses conclusions. Alors soyons plus précis : Parlons de l’économie de notre vie sociétale (tous les aspects de la vie) et dans cette vie sociétale : on ne cherche pas à créer (corps et âmes) des valeurs ajoutée ou des sur valeurs mais uniquement des choses agréables et utile à la vie. Il me semble que vous ne chercher pas à comprendre les propos de l’autre mais imposer vos préjugés sans rechercher si ce que dit l’autre n’est pas plus réaliste et plus à même de construire une vision plus holistique de l’économie de notre vie sociétale que le sont vos préjugés. Cette préférence de ne pas renier vos préjugés, corps et âmes, est l’esprit qui règne tout le long de votre intervention.

            Quand vous dites : « Il n’y a pas circulation des productions, mais production de « marchandises » (et non pas de bien et qui circulent en effet) et le vrai but de cette production n’est pas de fournir des biens (accessoire) mais de faire de l’argent. Comme me disait un employé d’IBM. »

            Je ne peux pas vous en vouloir. C’est en effets dans cette vision que notre société et son Education Nationale, vous et tous les autres, vous a formé. En fait vous a formaté. Puis cette vision est devenue majoritairement un théorème, pour ne pas dire un dogme, de votre vie sociétale. Mais comme dit Prégine : ‘’ce n’est pas parce qu’une majorité adopte un geste ignoble qui ne l’est plus.’’

            Supposer que l’éducation nationale au lieu de vous dire « c’est l’argent qui fait tourner le monde vous ait dit : ‘’ dans notre vie sociétale le consommateur, pour satisfaire ses besoins en choses agréables et utile à sa vie, ne peut le faire que si d’autres le lui produise et sans cette production l’argent lui est inutile’’

            En toute honnêteté aller vous rester sur la vision irréaliste de pourvoir de l’argent ou de la réalité de notre vie sociétale où les productions des uns sont les consommations des autres. Il est certain, qu’aujourd’hui, qu’avec les visions enseignés par notre éducation nationale qui sont devenu vos préjugés, ne peut exister dans le logiciel de l’éducation nationale et dans le votre : qu’il est un devoir, pour chacun de nous, dans sa vie, de produire autant pour les autres que les autres produisent pour nous’’.
            Pourtant n’est ce pas ce que devrais être, dans notre vie sociétale, pour se respecter et faire preuve d’équité. Et ainsi démontrer, par exemple, que la spéculation est un refus de ce devoir d’équité ?

            Unci- TOÏ YEN

            @ éliade guy

            Parce que je dits : « la valeur donnée aux choses agréables à la vie ».

            Vous répondez : « Vous donnez au mot valeur une consonance morale. La valeur et cela depuis très longtemps est une notion débattue par des « économistes ». Et l’économie ne parle que de valeur « économique » (Lapalissade). »

            Vous ne faite qu’étaler vos préjugés : votre savoir appris. Alors qu’il suffit de regarder notre vie sociétale vous voir que toutes choses utiles et agréables ont une valeur (économique) et non une consonance morale.
            Cesser d’exalter vos préjugés regardez la réalité en face.

            Unci TOÏ-YEN

            @ éliade guy

            Quand vous dites : « Adam Smith mettait dans cette notion de valeur, l’utilité des marchandises. Valeur d’usage, valeur d’échange. Évidemment ce qui l’emporte depuis le capitalisme et les marchés faiseurs de prix, (les marchés dit « libres et non faussés ») c’est la valeur d’échange, échange qui a une fonction totalitaire celle de faire du profit qui conditionne tous nos modes de vie. Nos sociétés ne sont pas des sociétés de producteurs et de consommateurs, ce sont des sociétés asservies à l’échange, au profit. D’ ailleurs un producteur digne de ce nom devrait en tout état de cause, être maître de ce qu’il produit. Mais ce n’est pas le cas il produit ce qui pourra rapporter un profit. »

            Désolé de vous le répéter : vous ne faites qu’étalage de vos savoirs appris et de vos préjugés qui n’ont rien à voir avec la réalité de notre vie sociétale présente.
            Tout d’abord : Smith insiste fortement sur la valeur d’échange et non de partage ou d’usage : c’est Marx qui lui insiste sur les valeurs d’usages et valeurs d’échange et non encore de partage. Ce n’est que Jean batiste SAY qui parle de valeur d’usage et valeur de partage d’échange Puis en réplique Karl POPER pour en dire que c’est inutile si nous n’avons pas une corrélation scientifique entre valeur d’usage et valeur de partage.

            Il faut se méfier des savoir appris et comme dit POPER le monde évolue et nos connaissances permette les progrès par à coup une vérité chasse l’autre. Si bien que pour lui : La démarche du savant est de démontrer qu’une chose est fausse et une vérité reste une vérité utile sauf à démontrer qu’elle est une fois fausse.

            Si bien qu’aujourd’hui de ce que disent les économistes passés ou présent ne doit être conservé en mémoire que ce qui est utile à notre vie sociétale présente comme :
            Karl Marx : « La monnaie masque la réalité des rapports à la production et à la vitesse de sa circulation. »
            Adam Smith « Le Travail annuel d’une nation est le fond primitif qui fournit à sa consommation annuelle toutes les choses nécessaires et commodes à la vie ; et ces choses sont toujours ou le produit immédiat de ce travail, ou achetées aux autres nations avec ce produit »

            Unci TOÏ-YEN

            @ éliade guy

            Vous poursuivez votre commentaire en faisant part de vos sentiments d’impuissance à changer les choses : de les subir :

            « les défenseurs d’une telle idéologie-politique, ne parlent jamais de l’accumulation du capital qui pourtant fausse tout. Un riche boulanger va sur un marché, il peut vivre un certain temps sans bénéfice, alors il va couler tous les autres boulangers du marché (libre et non faussé) qui eux ont besoin d’un bénéfice pour vivre.
            Quand vous aurez résolu le problème de la dictature de la marchandise, de l’infamie du travail rémunéré a contrario de l’activité humaine ( ex: aller à la rivière pécher … est-ce un travail ?, faire son ménage est-ce un travail ?), de la recherche du profit maximum générant des guerres alors oui tout sera plus simple que l’on croit. Moi je ne crois rien mais je vois que comme 99% des gens je suis assujetti à un travail dont je ne maîtrise pas la « chaîne », à de l’argent-dette (lire DETTE : 5000 ans d’histoire de D. Graeber) qui ne me permettent d’acheter ce qui m’humilie .. c.a.d de la marchandise (éventuellement faite en obsolescence programmée). »

            La encore votre impuissance provient de vos savoirs appris qui fausse votre vision sur la réalité de notre vie sociétale. Votre vision vous isole en qualité d’individu pour rentrer dans des groupes structurant qui s’opposent où les structures deviennent responsables du devenir de notre société où la faute incombe à l’autre.
            Vous faites un déni de la réalité de notre vie sociétale composée de citoyens tantôt producteurs tantôt consommateurs et où notre vie sociétale n’est que la somme des comportements de chacun là ou il se trouve. Mais pour cela faut-il avoir été TOUS éduqué dans ce sens par notre éducation nationale.

            Alors, par exemple, nous serons capables de juger nos élus comme responsable individuellement de voter des budgets en déficit et donc structurellement mettre en place des déficits.

            Nos déficits ne sont pas conjoncturels mais structurel. C’est aberrant !

            Cette absence de voir cette réalité, à causse de notre formatage par notre éducation nationale, est inqualifiable !
            Ce ne sont pas les citoyens qui créent des déficits. Ce sont des citoyens élus qui autant responsable que les citoyens qui individuellement font des déficits, devrait comme le citoyen lambda en répondre.

            Puis : quand nos élus, dans les budgets qui suivent ceux où déficit est compensé par un emprunt, refuse de prévoir un ‘’pénis’’ pour rembourser l’emprunt : Ce sont eux qui structurellement mettre en place une dette nationale.

            Les dettes nationales ne sont pas conjoncturelles mais structurelles. C’est incroyable !

            C’est un comble et nous qui accusons le capital, les lobi, le riches, les profiteurs, nous restons impuissant parce que les boucs émissaires nous masques la réalité des responsabilités : celle de nos élus que nous mettons en place parce-que ignorant des réalités de l’économie de notre vie sociétale ;
            Des réalités que nous avons remplacées par nos savoirs en économie inculqués, incrusté, sans chercher à comprendre parce que formaté à ne plus réfléchir et observer la réalité de notre vie sociétale et son économie holistique qui se doit être rationnelle.

            Nous n’avons pour nous gouverner que ceux que nous méritons !

            Notre vie sociétale n’étant que la somme des comportements de chacun de nous : il est grand temps que nous nous prenions en mains et ne plus accuser l’autre et pour commencer : regardez les réalités en face et non en louchant à droite ou a gauche ou uniquement centré au centre.

            Unci TOÏ-YEN

    • « Notre vie sociétale n’étant que la somme des comportements de chacun de nous »… à lire çà je n’ai pas envie de passer des heures à décortiquer ce que vous dites. Désolé.

      Imperium p.73-74 : « Toujours est-il que le petit nombre est la condition nécessaire, quoique pas suffisante, à tout projet de contrôle collectif conscient. Les parties ne maîtrisent sans reste le groupe qu’elles forment que sous de restrictives contraintes de taille. Et l’on pourrait préciser la nature de cette condition nécessaire en disant que le groupe en ses parties ne peut espérer avoir de rapport de transparence à soi, et de maîtrise consciente de soi, que lorsque tout est offert à la perception de tous, que lorsque tout le monde voit tout – ce qu’on pourrait nommer la « condition synoptique ». Et l’on pourrait aussi nommer paralogisme scalaire cette erreur qui consiste à penser les sociétés comme simples homothéties des communautés, les grands groupes n’étant que des petits groupes… agrandis, sans voir que le changement d’échelle est en soi producteur d’effets, et que des transformations qualitatives viennent avec les augmentations quantitatives. De ces transformations qualitatives, on a donné le principe : l’excédence. La transcendance immanente est précisément ce supplément qui naît des synergies affectives sur de grands nombres, là où les petits nombres, satisfaisant la condition synoptique, peuvent espérer conserver la pleine maîtrise de leurs productions collectives. En quelques sortes la loi des grands nombres du social. Affirmer que « ce qui est vrai d’une petite communauté d’amis visant une fin commune l’est également à une autre échelle de la cité qui est orientée vers le bien commun », c’est donc énoncer le paralogisme scalaire sous sa forme la plus pure, méconnaissance, peut-être même refus intellectuel, de l’excédence, qui est le propre de toute la pensée libérale, et frappe par contre coup toute la pensée libertaire, l’une comme l’autre ne voulant connaître que le « plan », horizontalité du marché et du contrat politique pour l’une, de l’association pour l’autre. »

  8. Ping : La Revue des Sciences des Gestion - LaRSG.fr | Quel est le montant de la dette française ?

  9. le pouvoir de création monétaire des banques privées n’est-il pas un mythe ?

    • Ça se discute 🙂

      http://etienne.chouard.free.fr/Europe/monnaie.php

      http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Tout_notre_debat_sur_la_monnaie_chez_Paul_Jorion.pdf

      Mais pour moi, ce qui est clairement un mythe, c’est que, aujourd’hui, ce serait l’État qui crée la monnaie.

    • @ éliade guy
      Pour vous ramener à la réalité de notre vie sociétale je propose un quizz. Il y a alors celui qui refuse d’emblé d’y répondre parce que sa raison ignore mais son idéologie lui dicte son avis comme l’inimitable Gérad Filoche qui nous dit : « repondre a des questions aussi biseautées et sans sens est impossible. Elles ont toutes un préjugé faux, économiste atterrant. C’est un quizz des mandarins réacs de Dauphine ? »
      Puis il y a vous :
      04-Une Nation est une communauté de citoyens.
      VRAI – FAUX … faux nous sommes des électeurs.
      Il faut beaucoup de mauvaise volonté pour répondre ainsi, sauf à être un abruti, mot qui correspond selon Larousse à ‘’une personne qui à de la difficulté à comprendre’’ ; A moins que ce soit un déni de réalité de notre vie sociétale de la nation composée de 66 millions de citoyens dont moins de 30 millions se soumettent à être électeur.
      Ne faut-il pas voir, dans votre déni, la satisfaction de limiter votre responsabilité à un bulletin de vote individuel (donc sans responsabilité), afin de vous éviter de vous culpabilisé en qualité de citoyen responsable de ses actes qui s’ajoutant aux autres font de notre vie sociétale ce qu’elle est ?
      05-Les citoyens d’une Nation recherchent à satisfaire leurs besoins.
      VRAI – FAUX … on cherche (veuillez m’en excuser par avance) à aller au-delà.
      Est-il possible d’aller au delà de nos besoins, sans que ce soit un besoin ?
      06-Un citoyen consommateur satisfait ses besoins grâce aux productions des autres.
      VRAI – FAUX « Il y a une infamie à ne parler qu’en termes de besoin. Il est vrai que l’on peut ranger l’Amour dans les besoins. Et c’est vrai que comme ma femme produit beaucoup de lubrifiant naturel, moi qui suis consommateur de sexe (en toute fidélité), elle me satisfait beaucoup. »
      Avouer que vous mettez beaucoup d’énergie à refuser da réalité n°6 le sexe est chez vous comme vous l’avouer un besoin et pour le satisfaire il vous faut l’autre vous confirmer ainsi la vérité de la réalité n°6.
      Cessez de masturber vos méninges pour répondre pareillement et répondez vrai.
      7-Un citoyen producteur actif produit les consommations des autres.
      VRAI – FAUX
      08-Dans une nation équitable chaque citoyen doit, dans sa vie, produire pour les autres citoyens tant qu’il consomme de productions produites par les autres.
      VRAI – FAUX « Si je veux (doit.. doit …) … d’ ailleurs je n’attends rien des autres je vais à la pêche et je cultive mon jardin ce qui fait de moi un oisif. Vous me direz qu’ EDF me fournit de l’énergie ce qui prouve le totalitarisme de l’économie-marchande. »

      Vous avez une vision très particulière de notre vie sociétale qui se doit dans le temps évoluer en fonctions des connaissance qui sans cesse nous permettent de pouvoir satisfaire de plus en plus ce que l’économie marchande produit et dont vous pouvez user ou ne pas user en toute liberté en vous isolant sur une ile déserte ou un squat.

      LA CONSOMMATION

      D’amours et d’eau fraîche, vous vous suffisiez au Paradis.
      Puis de cueillette et de chasse, quand vous en êtes partis.
      Aujourd’hui, Vous vivez de consommations,
      Dans une société qui porte le même nom
      Et pour laquelle ! Vous n’avez que de l’aversion.
      Que reprochez-vous à cette société ?
      De ne pas suffisamment vous faire consommer !

      Alors ! Par habitude, en parlant de vos gouvernements
      Vous ne fait que médire et n’être jamais content
      Vous trouvez qu’ils pèchent par excès,
      Par manque, du trop ou du pas assez.
      Ainsi, vous Français ! Etes faits !

      Unci TOÏ_YEN

  10. Long entretien de 2x 1h30 une nouvelle fois passionnant!

    http://metatv.org/thierry-meyssan-jean-loup-izambert-gearoid-ocolmain-sur-les-attentats-de-paris-meta-tv

    Les dernières 30minutes de la deuxième partie sont essentielles ; le mot constitution revient plusieurs fois… c’est étrange!

  11. Si le référendum n’a pas lieu …
    Petite proposition vilaine d’une action trouvée sur le net à étendre le plus possible …en tenant compte évidemment de sa lenteur de propagation par rapport à la vitesse de son exécution qui va nous être imposée d’ici peu !

    !!! 3 MOYENS SIMPLES POUR LUTTER CONTRE L’OPPRESSEUR !!!
    Le monde sombre dans un désastre écologique et humain. La démocratie agonise, laissant la place à un nouvel esclavage . L’homme, la nature, la science, la culture, le droit au bonheur et l’avenir des générations futures sont sacrifiés aux intérêts économiques des entreprises qui ont pris le pouvoir sur la planète, avec la complicité active des élites politiques.

    Pour les citoyens révoltés qui croient trop souvent être seuls, il est temps de se regrouper, de se compter, et d’agir. Il est temps d’utiliser de nouveaux moyens d’action, et de commencer 3 grèves d’un nouveau type, pour sauver la planète et l’humanité.

    1 La grève de la publicité

    Action: zapper, ou couper le son de la TV dès que de la publicité est diffusée. (Couper le son est un moyen simple et très efficace pour réduire à néant les effets abrutissants et conditionnants des pubs)

    But défensif: empêcher les entreprises et leur publicité de « squatter » l’espace de votre cerveau et d’y accomplir leur travail d’avilissement, d’infantilisation, et de conditionnement.

    But offensif: priver les entreprises de leur pouvoir d’incitation à la consommation et mettre fin à leur manipulation de nos désirs et de nos rêves.

    2 La grève de la consommation

    Action: Faire la grève du shopping. Ne plus consommer que le strict nécessaire, en boycottant systématiquement les produits des grandes entreprises, en particulier lorsqu’il s’agit de produits fabriqués par des esclaves dans les usines « délocalisées » du tiers-monde.

    But défensif: Limiter ses dépenses, parvenir à épargner de l’argent, et ainsi être plus libre en étant moins esclave du système économique, en rompant le cercle vicieux du travail qui engendre le stress, qui engendre des achats de compensation, qui rendent le salarié-consommateur encore plus esclave en l’obligeant à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire pour pouvoir payer la masse des dépenses inutiles et des crédits.

    But offensif: Priver les entreprises de leurs ressources économiques, en faisant s’effondrer leur chiffre d’affaire et leurs profits.

    3 La grève de la natalité

    Action: Cesser de concevoir des enfants, jusqu’à ce qu’un monde meilleur puisse les accueillir.

    But défensif: Éviter à nos enfants de devenir des esclaves sur une planète-poubelle qui ne pourra leur offrir des conditions de vie décentes pour la durée de leur existence. Ne pas céder à l’envie égoïste « d’avoir » des enfants, mais penser d’abord à l’avenir qui les attend.

    But offensif: Priver les entreprises de leurs ressources humaines, en coupant leur approvisionnement en nouveaux esclaves.

    • Eve : en parfait accord avec vous sur les points 1 et 2 déjà mis en œuvre par certains citoyens « éclairés ».
      Cependant, pour ce qui concerne le 3ème point, il me semble que le réservoir de postulants à l’esclavagisme est tellement important partout dans le monde qu’il serait vain d’agir comme vous le suggérer.
      En guise de 3ème point, voici une proposition différente.
      En effet, sachant que les grandes entreprises si prospères aujourd’hui, utilisent grâce aux responsables politiques de l’exécutif et du législatif, le crédit d’impôt, pour « faciliter » la vente des produits sources de leurs profits, de leur puissance et invariablement de notre impuissance, pourquoi ne pas organiser une souscription citoyenne volontaire qui sera déductible par documents attestés, des impôts de la 6ème République, des « dons récupérables » lorsque la Constitution de la 6ème République aura été écrite et avalisée par les citoyens.
      Action : utiliser les mêmes méthodes que celles qui profitent à nos prédateurs et qui consistent à prélever sur l’impôt national à venir, l’argent nécessaire au succès de leurs entreprises multinationales, cette fois dans le but de faciliter la construction par les citoyens du « Mouvement National Constituant », par stimulation des apporteurs de capitaux qui seraient récupérables si la 6ème République parvenait à devenir opérationnelle.
      But offensif : créer un « capital financier citoyen », récupérable ultérieurement, afin de finaliser l’ensemble du projet citoyen de la Constituante qui permettra d’écrire les normes constitutionnelles pour la 6ème République. Mise en concurrence loyale des listes électives traditionnelles au suffrage universel de la 5ème République et de l’ « antidote » citoyen à réaliser pour créer la 6ème République

      • richard30
        La souscription est l’engagement pris par un particulier de fournir à une date convenue une somme d’argent pour le financement d’une œuvre ou d’une entreprise en cours de préparation. …!
        Je ne connais pas les ficelles permettant de récupérer cet argent …..mais l’idée est intéressante , et à étudier avec le plus grand désintéressement !
        Moi je vous parle d’humanité , d’enfants qui connaitront un avenir autrement pourri que le nôtre actuellement encore un peu « tolérable » !
        Il est trop tard , je pense , pour proposer encore une ponction financière à nos citoyens et je ne me sens pas capable de la leur « imposer » plus ou moins !
        Les citoyens « éclairés » dont vous parlez sont si peu nombreux qu’il serait souhaitable de partager cet article pour ceux qui doutent encore , ceux qui ont du mal à faire la différence entre besoins et apparences , et ceux pour qui il n’existe aucune urgence à un retour à l’économie qu’elle quelle soit !
        Je suis favorable au mouvement constituant ,mais une 6ème république , pour en faire quoi ?

        • Eve.
          Une 6ème République, pour précisément permettre aux citoyens la mise en application des normes constitutionnelles qui seront écrites et avalisées par l’ensemble des citoyens, à l’issue des travaux de la Constituante : des normes constitutionnelles avec, par et pour les citoyens.
          A mon tour de vous poser une question : une Constituante mais pour faire quoi, si ce n’est abroger les normes constitutionnelles de la 5ème République et élaborer les nouvelles normes constitutionnelles citoyennes pour la 6ème République, donnant vie au respect des êtres humains, de la planète, du vivre ensemble incluant la redistribution des pouvoirs participatifs et décisionnaires, ainsi qu’à la stricte interdiction de la prédation que subit aujourd’hui, sous le régime de la 5ème République, la quasi totalité des citoyens.
          Vous avez donc le choix suivant : ne pas accorder la vie à des descendants potentiels sous prétexte que cette vie est rendue quasi invivable par des usurpateurs de pouvoir qui utilisent des méthodes illégitimes et en abusent ou faire en sorte que la vie redevienne possible pour tous, en reprenant légalement le pouvoir aux usurpateurs / prédateurs et à ceux qui les servent.

          • Une fois élu , le sixième président , à la fin de son mandat , sera convié d’office à passer par la petite porte qui mène au conseil constitutionnel pour s’octroyer une retraite de plus et à vie ! On aura gagné quoi ? Un remake de la cinquième …..? Le conseil fonctionne déjà comme cela depuis des décennies et à la barbe de tous ceux qui dormaient dans ces années-là , moi y compris ! Et quand il en manque un sur les douze , ils jouent à pile ou face en pistonnant une admission amie ! On est loin du tirage au sort là ….

  12. Ping : Pouvoir | Pearltrees

  13. Bonjour à tous,
    Charles Sannat nous rejoint de plus en plus dans son analyse et c’est bien:
    http://insolentiae.com/2016/01/06/de-letat-durgence-securitaire-a-letat-durgence-economique-ledito-de-charles-sannat/

  14. Et Paul Jorion aussi:
    http://www.pauljorion.com/blog/2016/01/07/les-bourses-seffondrent-et-on-vous-lavait-bien-dit/
    Il va falloir se tenir prêt car (pour moi) le moment tant attendu approche celui où une fenêtre temporelle s’ouvre pour nos idées.

  15. Et si même le FMI s’y met c’est que cela a déjà bien démarrer mais grâce a l’état d’urgence pas de révolte quand ils vont saisir vos/nos comptes courants (loi du 20.08.2015) pour renflouer les banksters.

  16. Sur le site Psychomedia :
    La théorie de la justification du système, en psychologie sociale et politique, propose que les gens sont motivés, dans certaines conditions, à s’engager dans des processus psychologiques qui appuient et justifient l’ordre social existant même lorsque ce dernier est injuste à certains égards.

    La théorie de la justification du système a été introduite par le psychologue américain John. T. Jost et ses collègues en 1994.

    Selon la théorie, trois types de motivation sous-tendent la tendance à rationaliser des aspects du statu quo social :

    des motivations épistémiques de certitudes, de prévisibilité et de contrôle;
    des motivations existentielles de gestion de l’anxiété, de la peur et de la menace;
    des motivations relationnelles d’affiliation avec les autres et de maintien d’une solidarité à travers le développement d’un sens partagé de la réalité.

  17. Samedi 9 janvier 2016 :

    Un sondage catastrophique confirme l’extrême-droitisation du peuple français.

    25 000 personnes ont été interrogées juste avant les élections régionales. Les résultats du sondage sont incroyables.

    Selon une étude du Cevipof (Centre d’Etudes de la Vie Politique Française), un quart des fonctionnaires votent pour le Front National. Plus de la moitié des policiers et militaires votent pour le Front National : 51,5 %.

    Si on ne prend pas en compte les policiers à la retraite, les chiffres sont encore pires : sept policiers sur dix votent pour le Front National.

    Ecoutez bien ce que dit Claude Askolovitch :

    « Si d’aventure Marine Le Pen prenait le pouvoir, alors l’Etat suivrait.

    Les profs râleraient. Les profs, ils sont un peu moins de 10 % à annoncer un vote pour le Front National. Mais dans l’administration, ça passerait. En gros, un quart des fonctionnaires votent pour le Front National. Et ceux qui tiennent réellement la République (policiers, gendarmes, militaires) seraient d’accord dans leur majorité. Il y aurait un assentiment. C’est-à-dire que Marine Le Pen peut prendre le pouvoir demain, il ne se passera rien.

    Le FN, c’est la République. Ce sont ceux qui défendent la République qui vous le disent. Et après, on peut discuter à l’infini et très sérieusement sur ce qu’est devenu la République. Tous les débats sont libres. »

    http://www.itele.fr/chroniques/edito-claude-askolovitch/quand-les-defenseurs-de-la-republique-votent-fn-149467

  18. L’animation des ateliers constituants se fait-elle par sociocratie ou par quelle méthode, s’il en est? Merci!

  19. Dans son rapport remis mercredi à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, le conseil national du numérique recommande d’engager une réflexion sur le revenu de base -- ou revenu universel -- sans toutefois prendre position. Selon un sondage Opinionway / Tilder / LCI, 65% des Français interrogés sont opposés à la mise en place d’un revenu dont le montant serait compris entre 600 et 800 euros, quelle que soit la situation des bénéficiaires (en emploi / sans emploi…).

    Les idéologies du travail et du mérite ainsi que l’attitude de défiance envers autrui ont de beaux jours devant elles…

    • Le risque est ce qui s’est passé avec la mise en place des apl : on pensait aider le locataire, alors qu’on a aidé le propriétaire, puisque loyers augmentant, cette aide a été absorbée par ce poste. Et je ne parle pas des bâtons qu’a subi C Duflot quand il s’était agi d’inciter la mise sur la marché de logements vacants, écologiquement utiles, au lieu de toujours bétonner pour feindre de donner du travail aux gens. C’est un autre sujet.

      Cette logique d’absorption mécanique d’une ressource nouvelle par des usages ou des postes incompressibles, risque de se reproduire pour le revenu universel, si l’on ne songe pas à fixer un revenu maximum, quitte à ce que soit 15.20 fois le minimum. On va voir le niveau des prix augmenter, et l’on ne pourra bientôt pas décemment vivre avec 800 euros.

      • C’est toute la # entre le revenu de base et le salaire à vie de Friot qui lui permettrai de sortir du capitalisme.
        Ce n’est pas pour rien que les « néo-libéraux » qu’on devrait plutôt appeler les néo-rentiers commencent a le proposer car en fixant un revenu de base toujours en-dessous du minimum vital que je situe actuellement vers 1500euros net d’impôts et qui devrait être indexé sur la vrai hausse des prix ( ce qui est bien sur pas le cas) nous emmènent vers pire que le système actuel.

  20. Cette votation suisse pourrait se révéler cruciale et à double tranchant :

    -- Si, alors que la question sera longuement débattue publiquement et démocratiquement et donc que la majorité des suisses n’ignoreront plus l’arnaque de la création monétaire privée, ils refusent de retirer le pouvoir de création monétaire aux banques privées, il n’y aura plus qu’à prendre acte de l’efficacité totale du contrôle des représentations de nos pseudo-démocraties. Qui plus est, il y aura probablement un effet rebond de la violence des institutions bancaires du monde, qui se sentiront plus intouchables que jamais.

    -Si les suisses choisissent de retirer ce pouvoir aux banques ET que les autres nations échouent à mettre un couvercle médiatique efficace sur cet événement majeur dans l’histoire de l’humanité (et je pèse mes mots !) , il n’est pas impossible que cela entraîne un effet de domino et que ce changement devienne l’exigence première des peuples dans de nombreux pays…on peut rêver !

  21. Pistes de société sans argent (sans monnaie) :



    Ça peut paraître ridicule ou pas sérieux à première vue, c’est ce que je pensais au début, et puis j’ai étudié ça, et aussi fait l’expérience de vivre quelques jours sans utiliser d’argent, le temps d’un voyage. Puis, on se rend compte que ça a tout son sens, et qu’abandonner l’argent, aussi incroyable que ça puisse paraître, va devenir notre seule alternative.

    Et que probablement, la monnaie porte en elle intrinsèquement tous les vices suivants :

    *La servitude et le travail servile.

    *Créer la rareté plutôt que l’abondance, car ce qui est trop abondant ne peut pas se vendre.

    *L’appauvrissement des relations humaines, car lorsque je te paie pour quelque-chose, après on est « quitte », la relation est éteinte. Si je te donne quelque-chose, au contraire, la relation débute.

    *L’argent nous soumet constamment au risque qu’un quelconque pouvoir oppresseur prenne le contrôle de la création de la monnaie, et par conséquent ait un fort pouvoir sur nous.

  22. L’Europe allemande.

    L’Europe allemande est née en 1992, au moment du traité de Maastricht.

    Depuis 24 ans, l’Europe allemande est en place, à la grande satisfaction des collabos.

    Depuis 24 ans, l’Allemagne décide, les autres exécutent.

    Problème :

    A force, même les partisans de la construction européenne ne supportent plus l’Europe allemande.

    Dernier exemple en date : le premier ministre italien, Matteo Renzi, est un fervent partisan de la construction européenne. Or Matteo Renzi vient juste de critiquer l’Europe allemande ! Même lui !

    Lisez cet article :

    D’après le quotidien Il Messaggero, Matteo Renzi aurait déclaré à ses conseillers: « le temps est venu de tourner la page à Bruxelles. Nous sommes fatigués que ce soit toujours les mêmes qui y commandent, autrement dit Berlin ».

    http://www.boursorama.com/actualites/entre-bruxelles-et-un-matteo-renzi-sur-de-lui-le-torchon-brule-4398afe7331122e049c8f304cb549310

  23. Pillage (intégral et actuel) de l’Afrique,
    une poignante synthèse, par Mallence Bart Williams, en 2015 à Berlin :

  24. Pourquoi le QE de la BCE ne marche pas :
    http://www.chomage-et-monnaie.org/2016/01/17/pourquoi-le-qe-de-la-bce-ne-marche-pas/

    Le « quantitative easing » (QE) fonctionnerait à plein pour relancer l’économie si la Banque Centrale donnait l’argent directement aux citoyens et aux entreprises, au lieu de le jeter par les fenêtres en le donnant aux banques, qui accumulent cet argent facile dans leurs soutes pour éviter la faillite crapuleuse méritée.

    • Le plus efficace des relais entre l’émission et la circulation monétaires, c’est le citoyen ( le moins susceptible de traîner du pied pour diffuser, le moins susceptible de précipiter la monnaie neuve dans les abysses de la spéculation )

  25. http://www.arretsurimages.net/breves/2016-01-17/Jeremy-Ferrari-qui-est-l-humoriste-qui-a-mouche-Valls-sur-le-Mali-id19612

    Le passage en question, où Valls évoque l’uranium du Niger, comme justification de l’intervention au Mali, commence à la 5ème minute et 15 seconde de la vidéo, entre Valls et Ferrari, à ONPC, présente sur le site d’Arret sur images. C’est énorme, tant c’est rare qu’un officiel fasse une telle reconnaissance publique, d’interet économique sous-jacent à une intervention militaire officiellement motivée par des raisons autres.

  26. Les vices génétiques du système monétaire en vigueur sont ( liste non exhaustive )

    -- La monnaie qui devrait être un bien commun est un objet privé, loué au commun.

    -- La monnaie est créée par le crédit ; avec des conséquences :
    -- obligation de rendre la monnaie neuve
    -- pour toute création monétaire, une destruction monétaire obligatoire
    -- Loyer dû par TOUTE la société à ….des gens
    -- Argent rare
    -- La masse monétaire globale est inférieure à la dette globale
    -- L’espèce humaine ne dispose pas de la monnaie nécessaire pour payer les intérêts ; doit donc emprunter pour ce faire ; ici réside l’une des causes de la nécessaire croissance.
    -- Toute personne ou entité qui réussit à détenir un capital sans avoir de dette le fait en privant d’autres personnes ou entités de leur pouvoir de remboursement ; ici réside l’une des causes de la nécessaire compétition.

    NB : la création ex nihilo n’est pas, comme souvent dit, un vice systémique, bien au contraire. Ce qui est toxique, c’est la confiscation de ce processus.

    Voilou 🙂

    Or il se trouve que tous ces défauts sont faciles à soigner. Si volonté il y a ….

  27. Bonjour à tous,
    Un texte de JF.Brient que je trouve important:
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-barbare-est-d-abord-celui-qui-176692

  28. Mercredi 20 janvier 2016 :

    Page 3, « Le Canard enchaîné » publie un article explosif :

    Retour complet de la France dans l’OTAN.

    Un très discret projet de loi prévoit de réintégrer toutes les instances militaires de l’OTAN. Celles que le général de Gaulle avait rejetées, car trop soumises à Washington.

    Le 4 janvier à l’Elysée, le Conseil des ministres a approuvé un très important projet de loi avec une pudeur inhabituelle. Préparé sans bruit au Quai d’Orsay, ce texte prévoit la réintégration complète de la France et de son armée dans les instances militaires de l’OTAN. Le tout sera soumis au vote du Parlement.

    Lisez la suite en page 3 du Canard.

    Pour former un vassal, que doit faire le suzerain ?

    Pour former un vassal qui sera obéissant, le suzerain doit recruter un vassal jeune, puis le suzerain doit le formater, lui faire suivre des séminaires, lui inculquer ses valeurs, etc.

    Par exemple, les Etats-Unis forment les vassaux qui serviront les intérêts des Etats-Unis : ces vassaux sont appelés les « Young Leaders ».

    Un vassal des Etats-Unis peut être recruté dans les partis politiques de droite, mais il peut aussi être recruté à gauche.

    Young Leaders français recrutés à gauche : Frédérique Bredin, François Hollande, Anne Lauvergeon, Bruno Le Roux, Arnaud Montebourg, Aquilino Morelle, Pierre Moscovici, Alain Richard, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, …

    Young Leaders français recrutés à droite : Nicolas Bazire, Jérôme Chartier, Yves Censi, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Léotard, Emmanuelle Mignon, Eric Raoult, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, …

    Young Leaders dans les médias : Alexandre Bompard, Hedwige Chevrillon, Jérôme Clément, Annick Cojean, Jean-Marie Colombani, Emmanuel Chain, Matthieu Croissandeau, Louis Dreyfus, David Fontaine, François Dufour, Stéphane Fouks, Bernard Guetta, Sylvie Kauffmann, Yves de Kerdrel, David Kessler, Laurent Joffrin, Philippe Manière, Dominique Nora, Olivier Nora, Christine Ockrent, Denis Olivennes, Pascal Riché, Thierry Pfister, Mathieu Pigasse, …

    Young Leaders économistes : Philippe Askenazy, Guy Sorman, …

    Young Leaders dans la finance : Bertrand Badré, Henri de Castries, Hakim El Karoui, Pierre Mariani, Alain Minc, Mathieu Pigasse, …

    Young Leaders dans l’université : Eric Fassin, Jean-Noël Jeanneney, Yves Lichtenberger, …

    http://fr.scribd.com/doc/92211778/Fondation-franco-americaine-liste-des-Young-Leaders-francais-depuis-1981-French-american-foundation

  29. Un bon article, de Christian Gomez :
    « Monnaie pleine » : un référendum en Suisse pour brider la finance
    http://lemonde.fr/economie/article/2016/01/15/monnaie-pleine-un-referendum-en-suisse-pour-brider-la-finance_4848027_3234.html
    « Trois conséquences découleraient de ce changement fondamental :
    1) L’alimentation monétaire de l’économie ne dépendrait plus des « humeurs », optimistes ou pessimistes, des agents économiques (envie d’emprunter des emprunteurs et désir de prêter des banques), mais de la politique de la Banque centrale.
    2) Tout crédit serait financé par l’épargne courante, donc sans création de pouvoir d’achat additionnel.
    3) La rente monétaire des banques liée à leur privilège d’émission de monnaie serait supprimée et rendue à la collectivité, d’où des ressources nouvelles pour celle-ci. »

  30. Ce soir, conférence à Lausanne, accessible aux internautes par Mumble

    http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/01/atelier-rbi-ouvert-tous-ce-jeudi-2101.html

  31. Écoutez tout de suite (ou réécoutez plus tard) Benjamin Lemoine, c’est passionnant :

    C’est un magnifique résumé de toute notre bagarre, depuis 10 ans, sur le nécessaire financement public de l’économie. Il faudra retrouver le script de cette riche intervention.

    Benjamin Lemoine, c’est celui qui avait écrit cette thèse passionnante :
    « Les valeurs de la dette. L’État à l’épreuve de la dette publique »
    https://pastel.archives-ouvertes.fr/pastel-00712284/document

    Benjamin Lemoine lauréat du prix de thèse « Politiques publiques » décerné par l’Association française de science politique
    http://www.csi.mines-paristech.fr/blog/?p=485 target= »_blank »

    C’est formidable de le voir résumer en 10 minutes, de façon aussi incisive et percutante, sa thèse épatante, que je tiens pour essentielle pour une gauche digne de ce nom.

  32. [incisif] Pour éviter à tout prix un « Plan B » comme Broutille ou Bricolage, Frédéric Lordon appelle à la sortie de l’€uro :

    • Lordon sur « le Plan B » (intégrale)(et passionnant) :

      • Intervention de Frédéric Lordon au sommet international du Plan B
        https://vivelasixiemerepublique.wordpress.com/2016/01/23/intervention-de-frederic-lordon-au-sommet-international-du-plan-b/
        (Retranscription intégrale faite par Vincent Christophe Le Roux)

        Pour voir la vidéo, aller ici. Lordon intervient de 2h 34 mi 50 sec à 2h 51 min et 40 sec

        ?t=2h34m18s

        Écoutez, je ne vais dire ni des choses très techniques, ni des choses très nouvelles. Je ne vais pas présenter de schéma d’architecture monétaire alternative. Je voudrais simplement insister sur ce que me semblent être les enjeux fondamentaux de ce qui peut se donner sous le nom de plan B.

        Et je voudrais commencer en faisant observer tout de même qu’il y a des manquements à la rationalité élémentaire de l’apprentissage qui ne sont plus seulement des fautes intellectuelles mais quasiment des crimes politiques, des attentats à l’espérance en tout cas. Celles par exemple que le verrou de l’euro annulent radicalement et que tirer ce verrou peut seul restaurer.

        Alors même que l’analyse de l’impasse néolibérale européenne, d’une forme de tyrannie bureaucratique annulant toute possibilité de compromis pouvait être faite depuis très longtemps, il en est que le spectacle d’un gouvernement de gauche – grec, en l’occurrence – tabassé dans les arrière-boutiques de l’eurozone ne suffit toujours pas à déciller et qu’eux-mêmes un peu sonnés continuent à chercher l’introuvable et à vouloir l’impossible : l’euro progressiste et démocratique, cet équivalent monétaire de l’éléphant rose ou du grand serpent à plumes. Et c’est comme si cette gauche rejoignait, qu’elle le veuille ou non, qu’elle s’en aperçoive ou non, le grand parti unifié de l’eurolibéralisme, au moins en ce qui constitue en réalité son dernier argument, j’entends par là le fétichisme de l’euro : l’euro intransitif, l’euro pour l’euro quelles qu’en soient les conséquences. Car finalement, à la question « Pourquoi l’euro ? » l’européiste intransitif et ses partisans ne savent répondre rien d’autre que « Parce que » ou quand ils s’essayent à dire autre chose – soyons honnêtes, parfois ils s’y essayent – on en tire rarement autre chose qu’une profession de foi de Miss France – je veux dire de Miss Europe bien sûr – dont le gros de l’argument consiste en la paix et l’amitié entre les peuples. Et comme tous es grands somnambules, et pour ne pas les faire dérailler du podium, il est sans doute risqué de les tirer de leur sommeil halluciné pour leur faire observer que d’après leurs propres critères en bikini, la construction européenne est un terrible échec. Jamais on n’y a observé autant de tensions politiques de toutes sortes, et bien prêt du point critique désormais. Extrême droite nationaliste aux portes du pouvoir, séparatisme endémique, peuples montés les uns contre les autres, etc. etc.

        Si la construction européenne échoue à ce point, et selon ses propres critères, c’est sans doute que quelque chose a été mal pensé en cours de route mais quoi ? À cette question, la réponse est la suivante : ce qui a été mal pensé – et en réalité pas pensé du tout – ce sont les conditions de la possibilité de la constitution d’une communauté politique. L’eurozone crève de ne pas être une communauté politique. La vérité cependant, c’est qu’elle n’a jamais voulu l’être, en tout cas pas au sens d’une communauté politique démocratique. Peut-elle le devenir ? C’est là toute notre question.

        À cette question, je pense, hélas, que la réponse est non, et que, après tant d’années perdues, il va être temps de l’admettre. La réponse est non d’abord parce que, contrairement à une légende urbaine médiatiquement colportée, libéralisme et démocratie sont loin d’être de parfaits synonymes. Disons plutôt que doctrine à l’usage des dominants, le libéralisme tolère très bien d’être à géométrie variable. Par exemple, le néolibéralisme européen ne voit aucun problème à être un « illibéralisme » politique foncièrement antidémocratique. Or jusqu’à peu le néolibéralisme était la tendance générale de tous les États-membres. Et puis, il y a eu Syriza ! Y’a Podemos, y’a la coalition portugaise, des alternatives un peu balbutiantes, timorées même sur cette question décisive de l’euro, mais enfin les choses semblent pouvoir changer et l’espoir semblerait renaître.

        Je dis cependant que les choses changeraient-elles davantage, viendrait tôt ou tard le moment où elles buteraient sur un obstacle singulier, et singulièrement résistant, je veux parler de l’Allemagne.

        Est-il encore possible de parler de l’Allemagne en France ? Il le faudrait pourtant et d’autant plus que rien n’interdit en principe de cheminer entre les écueils du déni et de l’éructation germanophobe, la catastrophe étant cependant que le risque de la seconde conduit systématiquement au premier, et qu’à force d’avoir peur des mauvaises pensées, on s’interdit de penser tout court, et en particulier l’idiosyncrasie monétaire allemande. C’est qu’une telle panique intellectuelle s’est abattue sur la gauche qu’il est devenu à peu près impossible de penser quoi que ce soit de cet ordre. Il faut en effet que se soit produite une terrible régression théorique pour qu’une telle analyse soit grossièrement ramenée à une évidemment aussi aberrante psychologie de l’esprit des peuples, ou liquidée plus clairement encore sous une objection d’essentialisme qui est ici l’asile de l’ignorance volontaire et du refus d’analyser.

        Faudrait-il renoncer par exemple à penser le rapport particulier de la société américaine aux armes à feu ou bien celui de la société française à la laïcité, ou à l’État, de peur de tomber dans tout essentialisme américanophobe ou francophobe ?

        Les sciences sociales me semble t-il, notamment historiques, n’ont-elles pas entre autres pour objet de mettre en évidence les imaginaires communs et d’analyser les croyances collectives de longue période que seules des sciences dites humaines – notamment économiques – égarées dans l’individualisme méthodologique ont totalement perdu de vue.

        Le drame de l’époque, c’est qu’on doive faire de pareils préalables pour avoir quelque chance d’installer une discussion analytique un peu sérieuse sur la question allemande, discussion analytique sérieuse dont le critère même est qu’on puisse l’avoir en présence de nos camarades allemands, une discussion que je ne peux évidemment pas développer ici in extenso mais que je ramène à ses points essentiels :

        1/ Il n’est pas contestable que tous les États membres, emportés depuis des décennies par la vague néolibérale, ont validé avec enthousiasme les principes idéologiques de l’eurozone et en sont co-responsables, tous !

        2/ Cette unanimité ne doit pas empêcher de voir que parmi tous ces États l’Allemagne joue à quelque chose qui n’appartient qu’à elle parce qu’elle l’a hérité de son histoire qui est une histoire singulière.

        3/ Entre hantise et conjuration des traumatismes du passé et réinvestissement symbolique dans une identité de substitution, la société allemande a noué avec la monnaie un rapport qui n’a pas d’équivalent en Europe et dont on peut dire qu’il est un rapport métapolitique, en cela qu’il diffère en nature et en temporalité aussi d’avec les idéologies politiques ordinaires.

        4/ Il s’en est suivi que l’adoption de son modèle institutionnel, et notamment la sanctuarisation des principes de politique monétaire et budgétaire dans des textes intouchables – ceux des traités – ont été les contreparties sine qua non de l’entrée de l’Allemagne dans l’eurozone. Dès cet instant, le caractère antidémocratique de l’euro était scellé car on sort de la démocratie du moment que les orientations fondamentales de la politique économique se trouvent soustraites à la délibération de toute instance parlementaire ordinaire.

        5/ Il est vrai cependant que comme toute formation politique, fut-elle de longue période, la croyance monétaire allemande, produite par l’Histoire, passera avec l’Histoire.

        6/ Et comme toute croyance d’ailleurs, celle-là ne fait nullement l’unanimité dans la société allemande. Qu’elle ait ses dissidents, à l’image précisément de nos camarades qui sont ici présents, n’empêche pas que pour l’heure ses racines sont profondes. Je signale cette donnée élémentaire d’une rustique interprétation des pratiques monétaires : que 80% des paiements en Allemagne sont faits en liquide contre 56% en France et 46% aux États-Unis. Un chiffre significatif sans doute ! Et que l’usage des cartes de crédit y fait vraiment l’objet d’une réprobation sociale. Je dis ça à l’adresse de ceux qui pensent que la fixation monétaire est la seule affaire des élites allemandes ou du capital allemand et que le reste de la société en serait affranchi. Il n’en est rien et il y aurait tant d’autres indices à donner…

        7/ Sachant où se trouve le centre de gravité de la société allemande sur cette question monétaire, il faut alors se demander quelles sont les chances de le voir se déplacer, avec quelle amplitude et surtout à quelle vitesse. Si, comme je le crois, c’est une affaire de longue période, le problème est qu’il y a des populations en Europe qui n’ont plus le temps d’attendre.

        On peut alors reprendre synthétiquement tous ces éléments en disant ceci :

        Il y a en Europe le problème général du néolibéralisme mais ce problème général connaît une complication particulière qui est la complication ordolibérale allemande.

        Pourquoi est-ce que j’accorde autant d’importance à l’idiosyncrasie monétaire allemande ? Parce que c’est le verrou du verrou et que j’en fais le cœur d’une anticipation raisonnée qui pourrait nous faire gagner du temps en nous faisant parcourir, par la pensée, le processus du plan A pour se rendre immédiatement à son terminus. En bout de course, et même les autres difficultés vaincues, la complication allemande est, j’en ai peur, l’ultime obstacle sur lequel buteraient les tentatives de reconstruction d’un euro démocratique. Car si par extraordinaire un tel projet venait à prendre consistance, c’est l’Allemagne – il faut en être bien persuadés – qui prendrait le large, peut-être accompagnée d’ailleurs ! Et voilà l’hypothèse systématiquement oubliée, la tache aveugle par excellence, le Grexit ! Et le paradoxe de l’autre euro, de l’euro démocratisé, c’est qu’il échouerait au moment où il s’apprête à réussir, du fait même qu’il s’apprête à réussir.

        C’est ce terminus qui condamne le plus rédhibitoirement le processus dont par ailleurs la probabilité qu’il prenne seulement naissance est des plus faibles. C’est que l’ouverture d’une épreuve de force au sein de l’eurozone suppose sensiblement plus qu’un sympathique parti progressiste européen. Il y faut l’évènement effectif et simultané d’un nombre suffisant de gouvernements vraiment de gauche. Mais quel temps n’a-t-il pas fallu pour que se produise en Grèce la première véritable alternance politique dans l’Union européenne ? Et quelle serait la probabilité jointe de l’alignement de planètes que je suis en train d’évoquer ? Elle est quasi nulle et tout le monde le sait ici.

        Parmi les nombreuses erreurs intellectuelles de l’internationalisme, de l’internationalisme imaginaire, il y a celle qui consiste à attendre, l’arme au pied, la synchronisation du soulèvement continental. Eh bien à ce compte-là, et tels les hallebardiers de l’opéra chantant « Marchons, marchons » en piétinant sur place, l’euro a encore de beaux jours devant lui avec des opposants comme nous.

        Il y a une et une seule conclusion à tirer de tout cela. La conclusion de l’internationalisme réel. L’internationalisme réel ce n’est pas le guet sans fin devant le désert des tartares mais la coordination des gauches européennes pour travailler partout à l’avènement de la rupture et de la sortie et puis pousser le premier qui sera en situation de l’effectuer, sans qu’il ait à attendre les autres !

        L’internationalisme réel c’est aussi l’abandon de cette aberration qui ne fait plus mesurer les liens entre les peuples qu’à l’aune de l’intégration monétaire, de la circulation des marchandises ou de celle des capitaux. Et c’est a contrario le tissage de tous les autres liens possibles et imaginables – scientifiques, artistiques, culturels, étudiants, technologiques et industriels etc. etc. L’internationalisme réel, c’est enfin de sortir de l’intimidation, de l’intimidation par l’extrême-droite nationaliste, ou plus exactement de l’intimidation par l’eurobloc libéral qui n’a plus que cet argument-là en stock.

        Sans doute l’extrême-droite est-elle abominable mais elle est tellement providentielle puisqu’elle permet de traiter de « nationaliste xénophobe » tous ceux qui projettent de s’extraire de la cage de fer. C’est bien simple : si le FN n’existait pas en France, il faudrait l’inventer !

        Et le pire, c’est qu’il est une gauche assez bête pour se laisser terroriser, parfois même ajouter son propre concours à cet argument aussi infâme qu’il est spécieux. Car pour des raisons qui tiennent à la fois aux craintes de son électorat âgé, à son idéologie économique invertébrée et aux collusions qui s’établissent déjà avec le capital, un FN parvenu au pouvoir ne ferait pas la sortie de l’euro. Et c’est bien ici que les fautes intellectuelles deviennent des désastres politiques. La gauche effarouchée se sera donc laissée dépouiller sans combattre d’une alternative que son ravisseur n’exploitera même pas. Splendide résultat ! Et de quelle alternative parlons-nous ? De la seule en réalité capable de faire une différence radicale, une de ces différences que le corps social crève de ne plus jamais se voir proposer sur la scène des partis dits de gouvernement, désormais réduits à la grille continue de la droite générale. C’est bien pourquoi morts de faim politique, le peuple se jette avec avidité sur la moindre différence qui passe dans son champ de vision, fut-ce la pire, la plus mensongère, portée par les plus immondes démagogues car au moins c’est une différence et que, par là, il a le sentiment de respirer à nouveau.

        Si elle n’avait pas peur de son ombre, c’est la gauche qui pourrait porter une différence politiquement digne : la différence de la sortie de l’euro, la différence de la souveraineté démocratique restaurée, la différence du verrou à toute politique progressiste enfin tiré, la différence de l’internationalisme réel.

        S’il se libère de tous les interdits imaginaires et de toutes les inconséquences qui ont jusqu’ici terriblement pesé sur la question de l’euro, le plan B n’a pas d’autre sens que d’être le porteur historique de cette différence. Et au point où nous en sommes, disons-le avec emphase, le seul restaurateur possible de la démocratie.

        Mais encore faut-il qu’il ait les idées un peu claires et moins au ventre cette pusillanimité qui a voué Tsipras à tous les renoncements, à toutes les défaites et malheureusement, pour finir, à toutes les humiliations.

        Les idées claires, c’est de savoir pourquoi on se met en mouvement et pourquoi on lutte. S’il ne veut pas être B comme broutille ou comme bricolage, le plan B ne peut pas viser moins que l’objectif maximal, qui est en fait le minimum admissible : l’objectif de la pleine démocratie.

        La pleine démocratie, c’est la déconstitutionnalisation intégrale de toutes les dispositions relatives à la politique économique et leur rapatriement dans le périmètre de la délibération politique ordinaire. Mais c’est cette chose même qui est radicalement impossible si bien que l’euro démocratique est une réalité qui a à peu près autant de réalité qu’un cercle carré. L’expérience décisive, pour s’en convaincre, serait celle qui consisterait à aller demander simplement aux électeurs allemands s’ils accepteraient que le statut de la Banque centrale, la nature de ses missions, la possibilité du financement monétaire des déficits, le niveau de ces déficits, le niveau des dettes, la possibilité de les annuler, que toutes ces choses soient remises à la délibération ordinaire d’un Parlement européen. Et moyennant bien sûr que les positions allemandes en cette matière soient mises en minorité. Car en première approximation, c’est ça la démocratie ! Eh bien la réponse ne devrait pas tarder à venir… Et elle ne sera certainement pas celle qu’escomptent les amis de l’euro démocratique ou ceux du Parlement de l’euro. Car, je le dis en passant, voilà bien une des aberrations paradoxales et caractéristiques du pouvoir d’intimidation de l’euro : qu’on y voit des représentants de la gauche radicale et d’autres de la social-démocratie la plus inoffensive faire cause commune autour des mêmes illusions et se retrouver dans le même effarouchement de mettre en question ce qui doit l’être.

        Le plan B comme broutille, ce serait de mollir sur le seul engagement qui vaille : la démocratie totale et de monter une machine de guerre en carton-pâte pour récupérer quelques annulations de dettes, ou bien l’autorisation d’un point supplémentaire de déficit budgétaire en laissant bien sûr intact tout le reste de la structure antidémocratique.

        Alors on peut bien, si l’on veut, faire comme Tsipras et d’autres après lui, hélas, et repousser le plus longtemps possible le moment où les contradictions sont mises à nu : ne plus avoir l’austérité et rester dans l’euro, avoir l’euro et la démocratie. Ces promesses-là sont intenables car elles sont contradictoires, et pire que contradictoires, sans compromis possible. Mais si elle veut sortir de l’inanité, la gauche va devoir guérir de cette plaie d’époque qu’est l’inconséquence, c’est-à-dire apprendre à vouloir les conséquences de ce qu’elle veut.

        Veut-elle vraiment la démocratie ? Alors elle ne peut pas vouloir rester dans l’euro.

        On ne sauvera rien en concédant sur les principes les plus fondamentaux de la politique car on n’a jamais rien sauvé au prix de la démocratie.

        En général, avant de partir en guerre, il vaut mieux être clair sur les buts de guerre. Sauf pour les amateurs de tisanes, le ramassage des queues de cerises n’a aucun intérêt. Il appartient donc désormais à la gauche du plan B de savoir si elle veut faire dans l’infusion et puis « bonne nuit » ou bien si elle a enfin retrouvé le goût de la vraie politique.

        Je vous remercie.

        Source : https://vivelasixiemerepublique.wordpress.com/2016/01/23/intervention-de-frederic-lordon-au-sommet-international-du-plan-b/

  33. Grenoble : Éric Piolle veut soumettre les pétitions au vote
    C’est une première en France et c’est à Grenoble que cela se passe. Toute pétition valable qui récoltera au moins 2000 signatures sera soumise au vote du conseil municipal. Une promesse de campagne de la liste d’Eric Piolle.
    http://www.ledauphine.com/isere-sud/2016/01/24/grenoble-seule-ville-de-france-a-tenir-compte-de-vos-petitions-heqk

    A l’occasion des Deuxièmes Assises citoyennes qui ont eu lieu ce samedi à la MC2, le maire Eric Piolle s’est dit vouloir « revivifier la démocratie locale » avant de laisser son adjoint présenter un tout nouveau dispositif : le droit d’interpellation et de votation.

    « Il s’agit de donner du pouvoir d’agir aux Grenoblois » dit Pascal Clouaire, l’adjoint en charge de la démocratie locale. Un pouvoir d’agir dont on parie que les Grenoblois sauront très vite se saisir.

    Après les conseils citoyens indépendants, après le budget participatif, voici donc venu le droit d’interpellation. Et Grenoble innove en la matière, le dispositif n’existe nulle par ailleurs en France. En tout cas pas sous cette forme.

    On vous explique:

    Désormais, toute pétition qui aura récolté 2 000 signatures des Grenoblois âgés de plus de seize ans sera prise en compte par la majorité. Contrôlée (vérifier que les signatures émanent de Grenoblois qui existent bien), la pétition sera soumise au débat lors d’un conseil municipal.

    À partir de là, plusieurs scénarios sont possibles.Premier scénario : le conseil municipal est d’accord avec la pétition, il décide alors de l’adopter. Dans ce cas, il est inutile de faire appel à une votation citoyenne. Le processus s’arrête là.

    Deuxième scénario : le conseil municipal est mitigé ou même contre la pétition. Celle-ci sera alors soumise à la votation citoyenne, sorte de référendum. La majorité choisira un dimanche d’automne pour inviter les Grenoblois pour aller voter. Seulement, la pétition devra atteindre 20 000 voix favorables pour être adoptée par la majorité.

    20 000 voix, soit le nombre de voix obtenues par cette majorité qui a emporté les élections municipales.

    À ce niveau-là de voix, on se doute que peu de pétitions arriveront à passer. « Non, répond Pascal Clouaire, il faut d’abord regarder le seuil de 2000 signatures, qui est extrêmement bas ; nous avions annoncé 8 000 signatures dans notre programme électoral. Ensuite, il faut se dire que la pétition ne partira jamais aux oubliettes. Le seuil de 20 000 voix favorables peut paraître élevé, mais c’est le socle de notre légitimité électorale. Il est donc normal de la mettre en balance avec une votation citoyenne ».

    • Démocratie locale : du nouveau dans 6 grandes villes
      Marseille — Toulouse — Nice — Saint-Étienne — Perpignan — Grenoble

      http://www.article3.fr/informations/item/25-du-nouveau-dans-6-grandes-villes

      À l’occasion des dernières élections municipales, le Rassemblement pour l’Initiative Citoyenne (http://www.ric-france.fr) a pris contact avec les candidats des 20 plus grandes villes et d’une vingtaines d’autres ayant des VIP candidats, pour leur proposer de s’engager à appliquer d’une manière démocratique la loi du 13 août 2004.

      L’article 72 de notre Constitution dispose :

      « (…) Les collectivités territoriales s’administrent librement par des conseils élus et dans les conditions prévues par la loi.(…) ».

      Cela veut certes dire que les conseillers municipaux ne peuvent renoncer à leur liberté de décision, mais rien n’empêche les candidats de faire connaître aux électeurs leur conception de la « démocratie locale » et de « la morale politique ».

      La loi du 13.08.2004 dispose en substance, au Titre VII (Participation des électeurs aux décisions locales…) que 20% des inscrits d’une commune peuvent demander l’organisation d’une « consultation » sur toute affaire relevant de la décision du Conseil municipal, mais que celui-ci peut refuser de l’organiser, et s’il l’organise, qu’il n’est pas obligé de tenir compte de l’avis exprimé par les électeurs.

      Le Rassemblement pour l’Initiative Citoyenne a donc proposé que les listes candidates s’engagent à gérer la commune sur leurs programmes tout en attribuant aux citoyens, pendant les 6 ans que dure leur mandat, un pouvoir réel de proposition et de contrôle. Engagement ainsi formulé :

      « La liste signataire reconnaît que des études et sondages ont démontré que la majorité des électeurs souhaitent pouvoir lancer des référendums sur les sujets de leur choix.

      Elle reconnaît également qu’il n’est pas impossible que certains de ses propres électeurs ne soient pas d’accord avec 100% de son programme et puissent donc souhaiter disposer d’une procédure pour demander à se prononcer spécialement sur telle ou telle proposition.
      La liste signataire estime que recueillir les signatures de 20 % des inscrits représente un gros travail ; qu’il témoigne d’une demande sérieuse de la population. Elle s’engage donc à organiser systématiquement toute consultation ayant rempli cette condition, sur une question relevant de la décision du Conseil municipal, et cela dans un délai d’un mois.

      Le jour de la consultation du corps électoral, si le pourcentage de voix des inscrits obtenu par le OUI dépasse celui obtenu par la majorité municipale le jour de son élection, le Conseil municipal sera réuni et adoptera -- en toute liberté -- une délibération tenant compte de l’avis exprimé. »

      Seule une minorité de listes candidates a accepté de signer cet engagement (voir le bilan de cet action sur le site du R.I.C. : http://www.ric-france.fr/municipales2014) et parmi celles-ci, un grand nombre n’a pas été élu. Cependant, certaines listes signataires sont aujourd’hui à la tête de six des plus grandes villes françaises (Marseille, Toulouse, Nice, St Étienne, Perpignan, Grenoble). Il nous paraissait donc important d’informer nos concitoyens de ces communes de la possibilité d’y organiser désormais des référendums locaux.

      Dans ces villes, les oppositions ne pourront plus faire de la critique systématique puisque qu’elles pourront en appeler à l’arbitrage de la population.! Notre « sondage citoyen municipal » leur permet de se faire une idée sur leur possibilité de réunir 20% de soutien…

      A Grenoble le Maire élu s’est engagé sur un RIC à la demande de 10% des inscrits.

      Bien sûr, les promesses n’engageant que ceux qui y croient, il n’est pas à exclure que les équipes sus-mentionnées trahissent leurs engagements et refusent d’organiser un référendum décisionnel lorsque le cas se présentera.

      Cela ne rendra que plus évident que l’exercice de la démocratie – même au niveau local – doit passer par une loi nationale, constitutionnelle, qui l’impose ! Quand l’article 3 de la Constitution sera modifié comme nous le demandons, il sera enfin possible de décliner l’initiative citoyenne partout et à tous les niveaux territoriaux.

      Source : Article 3

      • Tactiquement, je pense que la méthode développée par Yvan Bachaud est la meilleure pour obtenir des réformes démocratique. La voie de l’insurrection nécessite la mobilisation d’une grande majorité de citoyens de manière active. La voie d’un « parti démocratique » nécessite beaucoup de moyen et une certaine ‘professionnalisation’. Le mieux, j’en suis convaincu, est de participer à la constitution d’un ‘lobby’ démocrate qui ferait pression sur les élus pour obtenir des avancées. Les groupes de pressions sont plus actifs habituellement aux Etats-Unis, mais on pourrait tout autant obtenir certains résultats,tout en restant économes en participants et en moyens. La façon de faire du RIC est tout à fait adéquate : on s’adresse à tous les candidats, on publie leur réponses et on appel à voter pour ceux qui sont en faveur de la démocratisation (j’imagine que lors de la prochaine élection, il dénoncera ceux qui ont manqué à leur parole). Il faudrait juste étendre le public au courant de la démarche pour tenter d’impressionner plus les candidats. Ainsi, je n’étais pas du tout au courant de la démarche avant les élections, et sans doute le RIC seul n’a-t-il qu’une toute petite audience. Il faudrait par exemple activer une réseau de sites internets amis de la démocratie qui lors des campagnes électorales relaieraient par des liens vers le RIC l’état des lieux sur les réponses respectives des candidats.
        A terme, bien sûr, il faudrait faire la même chose au niveau national.

    • C’est pas mal 🙂

      Je verrais bien insérée ici l’idée d’un contre projet, le vote portant donc sur A ou B ou rien.

      ;;;;;;;;

      C’est bien par la porte de la commune que la démocratie peut s’insinuer dans la pensée et dans la pratique.

  34. [Article très intéressant pour des citoyens devenant constituants…]

    Et si on reparlait du verrou de Bercy ?

    Par Roland Veillepeau, sur Mediapart :

    « Cela fait bien dix ans que le « verrou de Bercy » est au centre des critiques, que l’on annonce sa fin prochaine, et qu’en dépit de tout, il continue à survivre. Pourtant, il est sans doute en train de vivre ses derniers mois d’existence.

    […]

    1. C’est quoi exactement le « verrou de Bercy » ?

    Ce qu’on appelle « le verrou de Bercy » est l’interdiction faite à la Justice, et plus particulièrement au Parquet, de mettre son nez dans les dossiers de fraude fiscale.

    Or, en droit français, seul le Ministère Public peut décider s’il poursuit ou non les infractions dont il a connaissance. Lui seul peut déclencher ou ne pas déclencher l’action publique en fonction de la gravité de l’infraction et de la politique pénale du gouvernement fixée par le ou la Garde des Sceaux. Et ce, quel que soit la nature de l’infraction ou la personnalité du délinquant.

    Ce pouvoir est une liberté confiée au Procureur de la République, en vertu de l’article 40-1 du Code de Procédure Pénale. Sauf pour les poursuites pour fraude fiscale, où le Ministère des Finances refuse de voir la justice s’en mêler.

    Cette exception n’a jamais eu aucune légitimité. Elle en a encore moins depuis la mise en place du Parquet Financier National qui a justement compétence sur les infractions fiscales graves.

    Ce « verrou » résulte d’une loi du 29 décembre 1977, il y a près de quarante ans, donc. Elle précise que sous peine d’irrecevabilité, les plaintes tendant à l’application de sanctions pénales en matière fiscale sont déposées par l’administration sur avis conforme de la commission des infractions fiscales, qui examine les affaires qui lui sont soumises par le ministre chargé des finances.

    Il s’agit en fait d’une volonté bien ancrée du pouvoir politique, qui est partagée aussi bien par la droite que par la gauche.

    Elle traduit la volonté des Ministres des Finances successifs et des hauts fonctionnaires de Bercy de garder la haute main sur ce sujet sensible.

    2. Le verrou de Bercy a-t-il sa place dans un Etat de droit ?

    Clairement, non.

    Nous vivons en France sous le régime de la séparation des pouvoirs, chère à Montesquieu. Le pouvoir législatif est confié au Parlement (l’Assemblée nationale et le Sénat), le pouvoir exécutif est confié au gouvernement et à ses ministres, le pouvoir judiciaire étant confié aux juridictions, le tout fonctionnant sous l’autorité du Président de la république, garant de cet équilibre, qui conditionne le bon fonctionnement de nos institutions.

    Chacun des trois pouvoirs doit être indépendant. Cette obligation est posée dans l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui affirme que : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

    Le pouvoir judiciaire a pour rôle de contrôler l’application de la loi et de sanctionner son non-respect. Ce pouvoir est confié aux juges et aux magistrats qui se fondent alors sur les seuls textes de lois pour prendre leurs décisions.

    Dans l’esprit de Montesquieu, il était impératif que la Justice fût indépendante afin d’éviter le risque toujours présent d’un retour au despotisme. Cela pouvait être le cas, selon lui, si l’exécutif et le législatif n’étaient pas réellement séparés. Or c’est une hypothèse pas si hypothétique que cela sous notre République, puisque le législatif et l’exécutif sont habituellement de même couleur politique, ce qui est la pratique normale, sauf en cas de cohabitation.

    Le fait que ce soit le Ministre du Budget ou des Finances qui est seul habilité à prendre la décision de poursuivre les infractions de fraude fiscale est dès lors un empiètement injustifiable de l’exécutif sur le judiciaire.

    Dans un Etat de droit, la répression de la délinquance, quel qu’elle soit, doit relever de la seule Justice, sans aucune exception.

    Par ailleurs, cet état de fait génère nombre de conflits d’intérêt et ouvre la porte à des dérives.

    Imaginons un instant, pure hypothèse d’école, qu’un chirurgien devenu Ministre du Budget soit poursuivi par le fisc pour avoir caché dans un compte en Suisse ou à l’Ile de Man le produit d’une fraude fiscale. Est-ce que le Ministre du Budget, ancien chirurgien, transmettra son dossier au Parquet en demandant des poursuites fiscales contre lui-même ?

    Par ailleurs, l’utilisation de ce pouvoir de poursuivre pénalement ou non un contribuable est l’objet de dérives régulières de la part de l’administration fiscale. Elle s’en sert comme moyen de pression ou monnaie d’échange pour faire accepter des redressements. Le Ministre peut également écarter un dossier de poursuites pour des motifs politiques ou amicaux.

    Enfin, en cas de régularisation des avoirs détenus sur des comptes cachés en Suisse ou ailleurs, les contribuables bénéficient automatiquement d’une amnistie pénale décidée par Bercy, ce qui est un comble. Accepterait-on qu’un Procureur de la République décide de l’abandon d’une procédure de contrôle fiscal en cours. On s’indignerait à juste titre. Mais dans le sens inverse, c’est considéré comme parfaitement normal !

    Drôle de conception de l’Etat de droit, décidément !

    3. Est-il possible de contourner le verrou de Bercy ?

    Oui, les magistrats peuvent le faire depuis 2008. […]

    [Lire la suite, très intéressante pour des citoyens devenant constituants…]

    https://blogs.mediapart.fr/roland-veillepeau/blog/260116/et-si-reparlait-du-verrou-de-bercy

    Je vous laisse rédiger librement vos propositions d’articles de constitution d’origine citoyenne 🙂

    • Qu’un ministre, non élu, mais nommé par poudre de perlimpinpin, et n’ayant pas forcément acquis la compétence nécessaire, remplace, et sur son domaine exclue le libre cours de la justice, ce ne peut être que le symptôme d’une république mafieuse.

  35. Penser l’exode de la société du travail et de la marchandise. André Gorz
    (2007)

    Depuis une quinzaine d’années, l’industrie financière est devenue une composante majeure du capitalisme mondial, indispensable à son fonctionnement. Les idéologues de gauche qui prétendent y voir une activité parasitaire, phagocytant l’économie réelle, ignorent la réalité des faits. Les transactions financières rapportent depuis le début des années 1980, plus d’argent, globalement, que les capitaux investis dans la production de marchandises, matérielles ou non ; l’achat et la vente de capital fictif sur les marchés boursiers rapportent plus que la valorisation productive du capital réel.
    Source: http://mouvements.info/penser-lexode-de-la-societe-du-travail-et-de-la-marchandise/
    Après consultation de l’ article critique de :
    http://www.palim-psao.fr/2016/01/quand-andre-gorz-decouvrit-la-critique-de-la-valeur-par-willy-gianinazzi.html

    et en prime Macron vous parle : Macron anti-indistriel
    https://youtu.be/ffQva3ohxdA
    Guy

    • André Gorz toujours :
      « Travail et capital sont fondamentalement complices par leur antagonisme pour autant que “gagner de l’argent” est leur but déterminant. Aux yeux du capital, la nature de la production importe moins que sa rentabilité ; aux yeux du travailleur, elle importe moins que les emplois qu’elle crée et les salaires qu’elle distribue. Pour l’un et pour l’autre, ce qui est produit importe peu, pourvu que cela rapporte. L’un et l’autre sont consciemment ou non au service de la valorisation du capital »

    • A. Gorz encore

      « Conseillez-lui de lire Postone. Il apprendra que la différence entre valeur et richesse n’est pas ce qu’il croit, qu’il y a des richesses créées par l’activité humaine qui sont sans valeur (au sens de l’économie politique) parce qu’elles ne sont ni accumulables, ni échangeables, ni monétarisables (donc non capital-productives dans leur but premier) et que les “valeurs intrinsèques” n’ont rien à voir avec l’économie néo-classique mais renvoient aux [Fondements] de la métaphysique des mœurs de Kant où on lit : “Ce qui a un prix n’a qu’une valeur relative et non une dignité, car cela est échangeable contre toute autre chose. Mais ce qui n’a pas de prix et donc n’est pas échangeable a une dignité, une valeur absolue.” »

  36. Comment l’élite pique ses coups de sang : les cas Corbyn et Sanders en sept étapes
    Un article intéressant, de Glenn Greenwald (l’auteur du livre — très important — sur Edward Snowden, « Nulle part où se cacher ») :

    http://lesakerfrancophone.fr/comment-lelite-pique-ses-coups-de-sang-les-cas-corbyn-et-sanders-en-sept-etapes

  37. La Suisse compte payer tous ses citoyens 2.300 euros par mois
    http://fr.sputniknews.com/economie/20160131/1021352890/suisse-payera-tous-citoyens.html
    …référendum pour juin prochain

  38. Une minute pour savoir…
    L’IMPOSTURE POLITIQUE 🙂


    Fil Facebook correspondant : https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153942562517317?pnref=story

    • Salut Etienne, c’est un fait le monde que nous avons connu jusque là n’existe déjà plus et donc c’est un des rares moments où les citoyens que nous sommes ont une brèche qui s’ouvre a nous.
      Il faut donc que tous ces mouvements se regroupent mais en prenant bien soin d’écarter ceux qui sont des 5ème colonnes de l’oligarchie actuelle.
      Pour le moment j’en vois deux qui le sont de manière non discutable:
      « La ruche qui dit oui » qui veut tuer les amap et « Nous citoyens » qui n’est qu’un mouvement politique a intérêts privé.
      Alors si quelqu’un en connait d’autres de nuisible il faut les démasquer?
      A+

  39. Une nouvelle attaque gratuite contre Lordon dans Libération :

    « On pourrait appeler ça le syndrome de Spinoza. Baruch Spinoza que Frédéric Lordon a longuement fréquenté et préfère finir seul, enfermé avec sa bibliothèque, exclu par la communauté juive d’Amsterdam, plutôt que de renoncer à ses idées. Personne ne donnera tort à Spinoza, mais sa solitude ne fonde pas sa raison. »

    http://www.liberation.fr/debats/2016/02/29/frederic-lordon-l-intransigeant-colerique_1436557

    *******

    A quoi j’ai envie de répondre :

    « D’où, cette analogie : la judéité est à la chrétienté ce que le judaïsme est au christianisme. » […] « Davantage : c’est bien parce que Spinoza écrivit une Éthique qui, bien que prenant sa source philosophique au sein de sa judéité, n’obéissait cependant pas aux préceptes du judaïsme, qu’il fut excommunié, sans pitié, de la société juive, sa propre communauté. Comme quoi les juifs aussi, n’en déplaise à Bernard-Henri Lévy, peuvent s’avérer, paradoxalement, de fieffés antisémites : le comble de l’intolérance, principe si cher aux voltairiennes Lumières du XVIIIe siècle ! »

    https://blogs.mediapart.fr/daniel-salvatore-schiffer/blog/150216/bernard-henri-levy-la-confusion-du-jugement

  40. Ping : « L’ORDRE DE LA DETTE. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché », un LIVRE MAJEUR, de Benjamin Lemoine | Blog du Plan C

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