Comment muter en citoyen adulte ?

Un entretien au calme, en Lorraine, avec un point de fixation (un peu) original (vers la fin), sur le fait que seul un processus constituant populaire rendra possible l’institution d’un État démocratique digne de ce nom, c’est-à-dire soumis à un contrôle citoyen quotidien et doté du pouvoir de création monétaire et donc de la puissance d’un employeur en dernier ressort, gage de prospérité économique :

Merci à Catherine, tout particulièrement cette fois, et à tous ceux qui participent activement à l’ensemencement libérateur de notre grande communauté humaine avec l’idée d’auto-institution de la société.

Étienne.

Le fil Facebook correspondant à ce billet:
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153766086812317

24 réponses à “Comment muter en citoyen adulte ?

  1. Relayé par Catherine sur le wiki des GVs :
    http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Comment_muter_en_citoyen_adulte_%3F_-_Etienne_Chouard

    Plan de la vidéo :

    0’30 – Loi Macron et article 49-3 ;
    6’08 – compétence des représentants politique ;
    8’18 – 3ème et 4ème République ;
    10’45 – Nouvelles technologies et Démocratie ;
    18′ – Problème technique ou politique ? ;
    19’30 – Pouvoir politique vs pouvoir économique ;
    22’10 – Inflation législative et démission du politique ;
    26’10 – Création monétaire et chartalisme ;
    34’05 – Conseils de lecture

    Merci Catherine 🙂

  2. Le lien vers la numérisation intégrale (2 872 pages, quel boulot !) du formidable journal de
    Marat, « L’Ami du Peuple » :
    http://www.marat-jean-paul.org/Site/LA_NUMERISATION_DU_JOURNAL_LAMI_DU_PEUPLE_DE_MARAT.html

    • Merci Etienne
      On s’est rencontrés un jour de colloque Guillemin/Robespierre …
      Je vais je pense diffuser numéro par numéro cette perle dans les….ateliers où je bosse.
      Merci encore

  3. [Crapulerie de nos « représentants »… et toujours notre cause commune : impuissance institutionnalisée pour nous défendre]
    Le discret pantouflage des anciens de la commission Barroso
    http://www.mediapart.fr/journal/international/301015/le-discret-pantouflage-des-anciens-de-la-commission-barroso

    « Pas moins de neuf ex-commissaires, partis à l’automne 2014, ont déjà rejoint le secteur privé à des postes de premier plan, selon une étude publiée par une ONG bruxelloise. L’affaire relance le vieux débat concernant l’emprise de l’industrie privée sur le processus de décision à Bruxelles. » […]

    « Parmi les 26 commissaires sur le départ en 2014 (les deux autres ont rempilé, sous Jean-Claude Juncker), neuf ont déjà fait jouer les portes tournantes, et rejoint des postes de premier plan dans le secteur privé. Cette statistique relance les vieilles inquiétudes sur la proximité de la commission européenne avec de grandes firmes européennes, qui « achètent » leurs entrées dans l’exécutif. D’après le décompte de l’ONG, sur les 117 postes et fonctions occupés par les 26 ex-commissaires, huit sont problématiques, et n’auraient pas été validés par la commission si celle-ci avait respecté les textes d’éthique en vigueur.

    José Manuel Barroso se fait épingler pour avoir accepté pas moins de 22 postes (tous ne sont pas rémunérés), tout à la fois président d’honneur de différentes universités et fondations, mais aussi membre du groupe de pilotage des conférences Bilderberg, ou encore président d’honneur du comité organisant le European Business Summit, l’un des principaux événements annuels de lobbying à Bruxelles (on peut retrouver l’inventaire établi en anglais par CEO ici).

    Parmi les commissaires les plus malmenés dans l’étude de CEO, la Néerlandaise Neelie Kroes (passée par la concurrence, puis le marché numérique) est devenue conseillère spéciale pour l’Europe du géant de la finance Bank of America Merrill Lynch, et travaille aussi pour des groupes de capital-investissement. Le Belge Karel de Gucht, ex-commissaire au commerce qui a lancé le chantier du traité transatlantique (TTIP ou TAFTA), est aujourd’hui payé par le groupe de télécoms Belgacom.

    La Luxembourgeoise Viviane Reding, dont le bras de fer avec la Hongrie de l’autoritaire Viktor Orban a marqué les esprits à Bruxelles, a été élue au printemps eurodéputée. Ce qui ne l’empêche pas d’accepter un siège au conseil d’administration du groupe de technologie numérique Agfa-Gevaert. Elle avait également obtenu le feu vert de la commission pour rejoindre le conseil d’administration du groupe minier Nyrstar, mais elle a finalement décidé de jeter l’éponge, a-t-elle fait savoir au site spécialisé Politico.

    « La réglementation encadrant les revolving doors reste inadéquate, et n’est de toute façon pas appliquée », résume Vicky Cann, de l’ONG CEO. Au terme du premier mandat Barroso, en 2010, la reconversion express de certains commissaires avait pourtant provoqué de nombreux remous. C’était par exemple le cas de l’Irlandais Charlie McCreevy, ex-commissaire au marché intérieur (et donc à la régulation financière), qui avait rejoint les activités sur le commerce des dérivés du groupe BNY Mellon, mais aussi le conseil d’administration de la compagnie Ryanair, et enfin celui de Sentenial, une entreprise qui vend aux banques sa technologie de paiement en ligne… »

  4. En sus du contrôle monétaire par le pouvoir citoyen, il faudrait nationaliser les richesses et privatiser les pertes pour ceux qui en sont responsables afin d’éviter la naissance et le développement du cancer du pouvoir corrupteur.
    Cordiales salutations.

  5. Concernant la nouvelle constitution, « nous » devrons avoir sans cesse présent à l’esprit
    l’effet barbe à papa.

    C’est quoi l’effet barbe à papa 🙂
    Ce qui est gluant et tourne en rond grossit.

    Si les institutions laissent dans un recoin de la loi des lois, ou des lois, ou des règles, ou des usages, une parcelle de pouvoir incontrôlable par le grand nombre, alors ce germe s’amplifiera jusqu’à redevenir monstrueux.

    Une autre image concerne le micro cristal de sulfate de cuivre suspendu à un fil dans une solution de sulfate de cuivre, qui au fil des jours grossit jusqu’à produire un gros cristal ( très beau soit dit en passant )
    Il y a dans le pouvoir l’équivalent des forces de van der Waals : le pouvoir attire le pouvoir ; le pouvoir, comme l’entropie, ne peut qu’être croissant . Il organise naturellement sa propre cohésion, et son expansion sans limite. Et à partir d’une certaine taille, il domine non seulement les peuples mais encore leurs gouvernements. Ici émerge le léviathan.

    Il faut donc traquer le germe du gemme noir.

    Attention, ne nous méprenons pas, décider d’éviter la moindre parcelle de pouvoir incontrôlé peut faire penser à un état totalitaire. Mais il y a une nuance entre incontrôlé et incontrôlable, et d’autre part, un contrôle par le collectif ne signifie pas un contrôle par l’état, ni par des représentants … incontrôlables 🙂 Ça se médite car le remède peut toujours tuer le malade.

  6. Gérard Foucher :
    Europe : comment sortir du piège ?

  7. Tiré de l’agence info libre:
    8 octobre 2015 -- Yánis Varoufákis : « Le référendum n’était pas fait pour être gagné, mais perdu, pour trouver une excuse à la soumission imminente. Je le pense vraiment. La nuit du référendum, quand ce majestueux 62 % pour le ‘non’ est arrivé, j’étais au septième ciel. Mais ce n’était pas le résultat que Tsipras souhaitait. C’était clairement écrit sur son visage. Alors cette nuit-là il m’a dit : il est temps de se rendre. Et je lui ai répondu : pas pour moi. C’était très amical. Très triste, avec beaucoup d’affection, d’amour même. (…) Il pensait que la Grèce pouvait être détruite si on continuait. Je ne partageais pas cet avis. Je suis parti. »

  8. Remarquable résistance à la tyrannie union-européenne :
    Nigel Farage : Nous vivons dans une Europe à la sauce Brejnev

    • Super, bien qu’il lui manque la dernière ligne droite, puisqu’il appelle démocratie ( et souhaite le retour ) de ce qui a permis l’édification de la super nasse. Je veux dire : restaurer la nasse ne protègera pas de la super nasse.
      Mais super(be) quand même 🙂

    • On voit ici que Farage est un politicien moderne. Il cite l’affaire portugaise, dont on peut avoir un résumé par exemple ici :
      http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Portugal-la-droite-presente-un-gouvernement-minoritaire-en-sursis-2015-10-27-1373449
      Or, on ne peut pas le soupçonner d’avoir des sympathies pour le programme de la coalition portugaise PS-Bloc de gauche-Communistes-Verts. Néanmoins, il a compris qu’avec les seuls partisans de son bord, il n’arriverait à rien. Il faut définir le problème principal (en l’occurrence ici l’emprise de l’Union Européenne) et coaliser la plus large assiette de mécontents, en faisant abstraction des différences. Alors que le pouvoir tâchera au contraire d’appuyer sur les oppositions qui séparent les différents dissidents. Un politicien à l’ancienne comme par exemple Mélenchon ne comprends pas du tout cela et serait absolument incapable de défendre par exemple un mouvement national-populiste dans un autre pays européen.

      Pour l’amusement, on notera aussi la petite habileté : en citant Brejnev devant un parterre comportant des députés de pays de l’Est, il se doutait bien qu’il allait recevoir une réplique sur le thème : « Qu’est-ce que ce britannique qui vient nous expliquer ce qu’était le régime sous Brejnev ? » Et c’est vrai que ce « Point Godwin » libéral m’a aussi un peu énervé. Cela a fait mouche et on a eu la répartie de la députée Estonienne. Aussi Farage a-t-il pu sortir sa petite citation ad hoc, ce qui a fait un meilleur effet que s’il l’avait donnée dans son intervention principale (où cela aurait été un peu lourdingue). Roublard, mais bien amené …

  9. Attention Etienne,
    l’exemple de l’islande est très mauvais et à double tranchant.
    Les islandais ne chauffent pas leurs maisons, non pas parce que les maisons sont bien isolées, mais parce qu’il y a une géothermie considérable et toutes les maisons ont l’eau chaude thermale, très chaude, à volonté.

    • Merci Olivier. Je note ça.

    • L'argent N'est Pas La Solution

      C’est là un avantage considérable mais … n’y aurait-il pas un risque d’éruption volcanique, de coulée de boues, de nuages pyroclastique etc. ?

      Ce serait bien de pouvoir profiter de la manne géothermique sans accepter les riques de désastre naturel qui l’accompagne.

      Est-ce que le profil volcanique de l’Islande est bien étudier par les scientifiques ? Est-ce qu’ils ont conclu qu’il n’y a pas de risque d’éruption volcaniques catastrophiques ?

      L’Islande pourrait même fabriquer son électricité à même la géothermie et utiliser l’électricité produite pour fabriquer des carburants de synthèse.

      En plus de se chauffer, l’Islande pourrait devenir indépendante énergétiquement, voire même économiquement.

      Je n’ai jamais compris pourquoi des pays riches en énergie comme par exemple la Russie ont besoin de faire du commerce international pour subvenir à leurs besoins.

      Il me semble que la Russie se fait avoir lorsqu’elle vend son pétrole et son gaz. Ceux qui la lui achète comptent l’utiliser pour faire rouler leur économie et fabriquer des biens et services. Pourquoi la Russie ne peut-elle pas fabriquer ces biens et services elle-même en brûlant son propre pétrole ?

      L’idée qu’il faille à tout prix acheter et vendre, l’idée qu’il faille a tout prix faire commerce me semble une idiotie, un non sens.

      Avec sa géothermie abondante, l’Islande pourrait se passer du reste du monde. Je ne comprends pas l’entêtement des hommes à faire commerce.

  10. Les Oeuvres principales de Robespierre sont maintenant disponibles en epub :

    https://fr.wikisource.org/wiki/%C5%92uvres_de_Robespierre

    ainsi que l’ouvrage de
    Marat : Les chaînes de l’esclavage

    http://www.matin-magazine.com/ebooks/jean_paul_marat_les_chaines_de_l_esclavage_page.html

    En le lisant, je me dis qu’il pourrait être le bréviaire de Hollande et sa clique.

    « Chapitre XXX
    Fatiguer le peuple de sa liberté

    Pour y parvenir, le prince travaille à exciter des désordres dans l’État.

    D’abord il apposte ses créatures dans les assemblées populaires, pour opposer les clameurs d’une faction bruyante au vœu du peuple ; ou bien des émissaires de la cour se mêlent aux sociétés des amis de la patrie, pour emporter hors des bornes de la sagesse le zèle ardent et inexpérimenté.

    C’est un art connu des cabinets d’introduire dans les assemblées populaires d’audacieux intrigants qui déclament des discours insensés, et commettent des actions répréhensibles, pour les imputer aux bons citoyens, calomnier les intentions des patriotes, et présenter le peuple comme une troupe de séditieux et de brigands.

    Rien de plus ordinaire aux princes que de troubler l’élection des magistrats populaires, en soudoyant des tapageurs et des coupe-jarrets pour maltraiter les électeurs qui portent des patriotes purs, et insulter les officiers de police qui veulent faire respecter la loi.

    Quelquefois le prince met en campagne des troupes de factieux, contre lesquels les lois déploient vainement leur autorité ; mais qu’il fait d’un mot rentrer dans l’ordre, pour faire croire aux avantages prétendus de la domination d’un seul.

    Quelquefois encore il se sert de la plus vile populace, pour troubler les magistrats dans leurs fonctions, espérant que les gens sages, lassé de vivre dans l’anarchie, l’élèveront par désespoir à la puissance absolue.

    D’autrefois pour dégoûter le peuple de l’exercice de ses droits, et lui rendre insupportables les inconvénients de la liberté, il forme des partis dans l’État, qu’il soulève les uns contre les autres, et dont il se rend le médiateur pour s’en rendre le maître, et les faire servir d’instruments à son ambition, de suppôts à son autorité.

    Lorsque l’État est en combustion, il assemble des conseils nationaux : mais il empêche, par de sourdes menées, qu’on n’y prenne aucune résolution, ou bien il rend nuls les arrêtés qu’on y à pris.

    Il va plus loin : souvent sous prétexte de maintenir la tranquillité publique, il empêche les assemblées destinées à réprimer ses excès et à rétablir l’ordre ; puis il se prévaut du silence qu’il les empêche de rompre, ou des irrégularités qu’il leur à fait commettre, pour supposer en sa faveur le vœu de ceux que la crainte à fait taire, ou punir ceux qui osent parler .

    Ainsi l’artifice favori des princes, est de chercher à exciter des mouvements désordonnés, pour égorger les citoyens et calomnier le peuple ; ils se servent de ses vertus réelles pour lui donner des tords apparents ; et comme ils en sont les juges, ils le punissent de leur propre perversité. Ils s’écrient ensuite les premiers que le peuple est le jouet des intrigants, cherchant de la sorte à le dégoûter de la liberté qu’ils lui rendent laborieuse.

    Après de longues dissensions, souvent le citoyen fatigué des désordres qui agitent et désolent l’État, se rejette dans les bras d’un maître, et cherche à se reposer dans la servitude. Alors le prince ayant toute la puissance du peuple, qui n’a pu se conduire lui-même, se trouve le plus absolu des despotes. C’est ce qu’on a vu arriver en Danemark, après de vains efforts, pour rappeler le gouvernement à la démocratie. »

  11. L'argent N'est Pas La Solution

    Cher Monsieur Chouard,

    Vous dites que sans apport suffisant en argent, on ne peut pas donner le meilleur de soi-même.

    Mais l’argent, pour reprendre les mots de Frédéric Lordon, c’est l’enrôlement des autres. Je trouve votre fixation sur l’argent très intéréssante et très révélatrice.

    Donc, pour pouvoir donner le meilleur de « moi-même » j’ai besoin d’enrôler les autres ? J’ai besoin qu’il existe des autres et que ces autres travaillent pour moi et alors je pourrai donner le meilleur de moi-même ?

    Mais … si donner le meilleur de moi-même implique les autres alors ce n’est plus moi-même, c’est NOUS AUTRES. Il est alors malhonnête de réclamer que c’est moi-même qui donne ce meilleur.

    Il me semble que c’est une contradiction que de dire que pour donner le meilleur de moi-même il me faille enrôler les autres.

    De même c’est n’est pas « MON » potentiel si ce potentiel, pour se réaliser, nécessite qu’il s’exerce au sein d’un groupe de travail ou d’une société.

    Tout seul sur un île déserte, là je pourrai donner le meilleur de MOI-même et exercer MON plein potentiel.

    Mais au sein d’une société, ce potentiel et ce meilleur ne m’appartiennent plus. Vouloir redistribuer l’argent c’est simplement vouloir devenir un maître esclavagiste et partager avec les puissants leur pouvoir sur les masses. Et cela ne fonctionne que s’il y a une population captive soumise au chantage à la misère.

    Votre solution de se réapproprier la création monétaire ne va jamais bénéficier à tout le monde. Il vous faudra toujours garder une certaine population dans la misère pour pouvoir donner à l’argent sa valeur.

    Pourquoi faut-il l’argent ? Pourquoi ne pourrais-je pas donner le meilleur de moi-même par moi-même ?

    Plutôt que de s’approprier la création monétaire il faut, au contraire, déconstruire la dépendance à l’argent.

    Si vous n’avez pas besoin d’argent, alors vous pourrez donner le meilleur de vous-même sans pour autant embrigader les autres et vice-versa.

    J’adhère fortement à la philosophie d’Adrian Bowyer « Wealth Without Money » … La Richesse Sans L’argent.
    http://reprap.org/wiki/Wealth_Without_Money
    Allez y jetter un coup d’oeil, ça vaut la peine. C’est dans cette direction là qu’il faut aller.

    • Tout dépend des règles qui régissent le fonctionnement de la monnaie que l’on utilise (création monétaire, intérêts,…). Les monnaies actuelles (comme l’euro) fonctionnement par l’endettement, plus on l’utilise, plus on s’endette et plus on enrichit une élite qui nous gouverne. Ce ne sont pas les monnaies qui sont mauvaises, ce sont les tyrans qui en fixent les règles. La monnaie ne devrait être qu’un moyen d’échange de biens et de services.

      • L'argent N'est Pas La Solution

        Une monnaie qui n’est pas basé sur la dette devient déflationniste et permet à ses détenteurs de simplement la conserver dans le temps pour se voir accorder toujours plus de biens et services en retour. Si en plus ils l’accumulent ça complique encore plus le problème.

        L’étalon-Or, par exemple, ne peut qu’être déflationniste et c’est pour cela que Nixon a mis un terme à l’étalon-Or en 1972.

        Étienne Chouard se plaint que la monnaie ne perde pas de sa valeur, qu’elle encourage l’accumulation et que ça en prive les autres. Mais ceux qui travaillent fort pour gagner leur fric aimeraient justement pouvoir conserver ce fric pour assurer leurs vieux jours.

        Je maintiens ma position. Le problème c’est qu’on doive acheter et vendre. Le problème c’est que nous ne sommes plus autonome, qu’on ne peut plus travailler la terre etc.

        Quand on doit passer par le marché, qui implique forcément une captation de profits, il faut impérativement une croissance économique pour assurer l’équilibre de translation et donc le maintient du niveau de vie des masses. C’est à mon avis un non sens absolu.

        Par contre sans la dépendance à l’argent, la croissance économique ne serait plus nécessaire pour le maintient du niveau de vie des masses.

        Longtemps, depuis l’antiquité jusqu’aux années 1700, l’humanité a survécu, prospéré, exploré les continents, a développé la science et la technologie avec une croissance économique anémique et une stratification économique bien en deça de ce qu’on connaît aujourd’hui.

        J’aimerais bien savoir ce qu’Étienne Chouard pense de ma proposition de déconstruire la dépendance à l’argent.

        L’argent doit redevenir une option et cesser d’être une obligation.

        • Il faudrait en finir avec le profit et l’usure, mais pas en finir avec la monnaie. Attention, ce n’est pas parce que certains battent leur chien avec un bâton qu’il faut en finir avec les bâtons.

          « Une monnaie qui n’est pas basé sur la dette devient déflationniste »
          Pourtant une monnaie qui est basée sur la dette devient déflationniste: voir la crise de 1929 et bientôt la crise actuelle.

          « L’étalon-Or, par exemple, ne peut qu’être déflationniste et c’est pour cela que Nixon a mis un terme à l’étalon-Or en 1972 »
          L’or est déflationniste (puisque limité en quantité). Mais l’étalon-or (l’once d’or valait 34$ suite aux accords de Bretton Woods après la 2ème guerre) était inflationniste puisque les Américains fabriquaient plus de dollars qu’ils ne possédaient d’or (les filous) ! En effet, suite à la 2ème guerre mondiale, le plan Marshall avait été mis en place (soit disant) pour redresser l’Europe détruite par la guerre. Ce plan était basé sur les accords de bretton Woods qui permettaient de faire une confiance folle au dollar (puisque équivalant à de l’or par coup de baguette magique). Les Américains ayant été trop gourmands ont créé plus de dollar qu’ils n’avaient d’or en stock ! Les Européens s’étant redressés de la guerre ont commencé à avoir des doutes sur le remboursement du dollar en or. Les Américains ont senti venir les Européens frapper à leur porte (demander la conversion de leurs dollars en or). Ils ont donc mis unilatéralement un terme à cette équivalence, ce qui entraîna la fin des accords de Bretton Woods (signée par Nixon). Suite à cela, l’once d’or valait bien plus que 35$ et aujourd’hui elle est à 1115$ !!!

  12. GERMAIN Christele

    Bonjour,
    Ayant moi aussi sur mon chemin « vu » la signification des mots/maux, je me permets quelques envois d’idées. Certes le modèle Athéniens est quasi iddylique mais il a lui aussi des dérives, et finalement aurait-il si bien fonctionné si les femmes avaient pu voter et si les esclaves n’avaient pas existé?? Pour ma part je ne cherche pas « la cause des causes » car je pense que deux conséquences qui semblent opposés ont finalement la même cause de départ, cela fonctionne trés bien sur un plan psychologique. Mais si on reprend les mots : soit celui qui me semble le plus important : Action…on se rend compte alors que les « actionnaires » qui sont finalement les propriétaires d’une entreprise ont des « dividendes » mais n’ont aucune responsabilité sur les conséquences de leurs « actions »!! Ainsi pour l’Erika, je pense que ce n’était ni aux sinistrés, ni à total ni au gouvernement de payer les dégats mais bien, selon leur parts, à chacun des actionnaires. c’est ce que je nomme la « loi de responsabilité ». tant que l’humain met sur « l’autre » la « responsabilité » de ses actions et donc ne les assument pas comme il le devrait, on tombe dans un système de « c’est pas moi c’est l’autre » qui ressemble à une cours de récréation!!! à mon niveau, et selon mes observations, je pense que nous sommes dans une pelote de laine hyper emmélé et qu’avant de trouver l’équilibre, il est important de déméler un par un les « noeuds »…comme par exemple : pourquoi le divorce est en lien avec des « juges » et donc la justice ?? Divorcer est-il un délit?? Pour ma part, j’ai repris mon nom de jeune fille, la procédure traine en longueur mais je m’en balance, je fais fis du système et prend ma propre liberté que j’assume pleinement. Dans les « mots » par exemple le mot « réfugié » n’existe pas tout comme les « accords de shengen et de libre circulation des hommes » simplement car dans l’article 12 des droits de l’homme il est bien noté que chacun est libre de quitter donc pays et d’y revenir. L’europe est donc hors la loi et les accords de shengen ne concerne aucun être humain vivant sur terre puisque les droits de l’homme sont reconnus dans le monde entier. En fait on se rend compte sur beaucoup de sujet que l’humain est entré dans une sorte d’absurdité cyclique!!! Comme par exemple on dit « agriculture industrielle » mais on met ce type d’agriculture avec les « vrais » agriculteurs alors que dans le mot on voit bien « industrielle » donc toute exploitation qui n’a plus une taille humaine devrait avoir les règles de l’industrie et non de l’agriculture. Les agriculteurs et les écologistes luttent les uns contre les autres alors qu’ils ont le même souci : celui de respecter la nature et de faire de leur mieux pour la préserver (il suffit pour cela d’aller discuter avec des agriculteurs du fin fond de nos campagnes, ils sont en colères mais se trompent de « cible »!!!) …et puis petit « sourire »..la démocratie veut dire « pouvoir du peuple »..et pour moi tant que le mot « pouvoir » a une connotation de « superiorité » il doit disparaitre de la langue…car le pouvoir en réalité est bien « avoir la capacité d’agir », avoir le pouvoir n’a rien de « superieur » c’est juste une notion d’action possible mais si rien n’est impossible tout n’est que « possibilité »…alors ouvrons les possibles sans lutte, juste en ne nous soumettant pas à un ordre et une morale qui n’est pas le notre en respectant l’ordre et la moral de l’autre, bien sûr!!! Ahahaha

  13. Dans la lignée de Lewis Mumford, une excellente interview de Graeber (une des réf. de Gérard Foucher, un peu malmenée par Frédéric Lordon à l’occasion -- ces doux rêveurs d’une humanité bonne ! -- je caricature) :
    http://www.bastamag.net/Le-neoliberalisme-nous-a-fait-entrer-dans-l-ere-de-la-bureaucratie-totale

  14. Terrible intervention de Gérard Filoche au Congrès du PS:
    https://www.youtube.com/watch?v=OSv3DQ9tC_U

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