Mondialisme et compétition (bonus du film Demokratia)

Mondialisme et compétition ?
ou localisme et collaboration ?

Quelques sujets de conversation pour notre cerveau collectif 🙂


Etienne Chouard – Mondialisme et compétition… par docutopie

C’est un extrait inédit (non conservé au montage) de l’entretien avec les auteurs du film « Demokratia », Thierry Kruger et Pablo Girault.

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Absolument tout ce qui est vivant a besoin vitalement d’une limite : la membrane de la cellule, l’écorce du végétal, la peau de l’animal (y compris de l’animal humain), la frontière du corps social… PERMETTENT LA VIE.

Rien ne vit sans frontière.

Si on retire sa limite à un être, on lui retire sa vie, mécaniquement, forcément.

Si tu supprimes la frontière d’un être, tu le tues.

Et c’est d’ailleurs le but des prédateurs (caché en l’occurrence).

Lisez « Éloge des frontières » de Régis Debray ; c’est passionnant.

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Le fil Facebook (hyperactif comme d’habitude) correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153477934617317

72 réponses à “Mondialisme et compétition (bonus du film Demokratia)

  1. Albert Jacquard :
    « On est en train de sélectionner les gens les plus dangereux »

  2. Je suis d’accord cependant ce propos reste très théorique et imagé. La situation actuelle est bien plus compliquée.

    On voit bien que les frontières d’aujourd’hui sont a géométrie variable: totalement perméables aux marchandises et capitaux, partiellement perméable aux êtres humains.

    Partiellement c’est à dire que dans les fait un être humain du nord qui veut se rendre dans le sud n’aura aucune difficulté, pour affaires, pour passer un bon moment, ou pour jouer les bons samaritains. Dans le sens inverse c’est au péril de sa vie que l’être humain fait le voyage, les plus déterminés et chanceux parviennent à bon (?) port.

    Cependant une fois au nord l’être humain du sud est très mal traité (contrairement à l’être humain du nord qui profite en général des infra structures les plus confortables des pays du sud lorsqu’il y va), effectue les taches les plus ingrates pour un petit salaire, est l’objet de toutes les critiques, est éventuellement criminalisé (non pas à causes de crimes qu’il aurait commis mais bien en fonction de son origine) et au minimum contraint à des procédures administratives lourdes et constantes.

    Il y a un gros problème, l’oligarchie n’a pas l’intention d’abolir les frontières car elles ne font pas que protéger (lorsqu’elles sont justement utilisées), elles ne protègent d’ailleurs plus, elles permettent par contre de maintenir la situation décrite ci dessus.

    Donc: frontières pour les marchandises: oui. Criminalisation des migrants: non.

    Et qu’on arrête le pillage néo colonial. Oui les gens sont majoritairement sédentaires. Lorsque la vie n’est pas un enfer l’être humain préfère rester chez lui.

  3. Les frontières servent de protection. Pensons au loup dans la bergerie. Mais la question est : « qui est le loup ? ».
    On nous fait croire que nous sommes « libre » (en vérité, libre de consommer), qu’il n’y a plus de frontière (en vérité, pour consommer). C’est pour mieux nous tondre. Les réfugiés qui arrivent en masse dans notre bergerie, mais qui sont-ils ? Ce sont des moutons plus démunis que nous. Mais ce ne sont certainement pas les loups !

  4. Jeudi 25 juin 2015, vers 12 heures 25 :

    Grèce : et si Tsipras gagnait la partie ?

    Et si, à la fin, c’était la troïka qui capitulait ?

    Les institutions d’accord pour que les propositions grecques servent de base de négociations (responsable de l’UE).

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/les-institutions-sont-unanimement-d-accord-pour-que-les-propositions-grecques-servent-de-base-de-negociations-responsable-de-l-ue-1063323.php

    • La Grèce a tout perdu et les créanciers ont tout à perdre s’ils restent rigides.

      Qui est le plus fort ? 😉

      • Ghislaine Lebrun

        La Grèce Of course!
        Comme dis Tsipras: « L’avenir n’appartient pas au néolibéralisme, ni aux banquiers, ni à quelques dizaines de puissantes multinationales.
        L’avenir appartient aux peuples et aux sociétés »

  5. Jeudi 25 juin 2015, vers 15 heures 30 :

    Eurogroupe interrompu, le Cac 40 s’enfonce.

    La Bourse de Paris repart franchement à la baisse à la suite de l’annonce de l’interruption de l’Eurogroupe faute de perspective d’accord entre la Grèce et ses créanciers. Les banques sont les plus touchées.

    http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/eurogroupe-interrompu-le-cac-40-s-enfonce-1063372.php

  6. Par rapport aux frontières, je ne comprends vraiment pas comment on peut les défendre. Actuellement bien sur le capital n’a déjà plus de frontières et c’est désastreux car c’est la course aux profits aux détriments de l’humain. Mais pour moi qui dit frontières (territoriales) dit contrôles, et donc refuser des gens, qui vont peut être mourir parce qu’ils ne sont pas nés du « bon côté ».
    Pourquoi l’humanité devrait s’enfermer? Pourquoi une humanité libre sans loups, devraient se construire une cage? Et pourquoi est ce qu’elle ne devrait pas détruire cette cage pour chasser les loups, au lieu de rester cloîtré et apeuré du monde extérieur?

    • Qui dit pas de contrôle dit pas de contrôle de flux de marchandises et devises. Et non, mettre des frontières n’oblige pas a refuser les êtres humains. On en parlait très récemment, un pays comme l’Equateur refuse le concept d’êtres humains illégaux et fait le nécessaire pour régulariser les travailleurs et réfugiés étrangers sur son territoire, il ne refusent que les criminels et narcotrafiquants. Pour importer des produits chez eux tu dois par contre suivre leurs procédures et payer leurs taxes.

      L’idée d’abolition totale des frontières est séduisante en théorie mais vraiment irréaliste en pratique et dangereuse en réalité, pas à cause des autres peuples mais à cause des capitalistes.

      • Oui mais les frontières actuellement ne gênent pas trop les capitalistes, alors que pas mal de gens sont gênés par les frontières. Et si la solution au capitalisme c’est un Etat fort (qui ne va donc pas détruire le capitalisme mais essayer de l’apprivoiser), alors ça vaut pas mieux du tout. La lutte contre les frontières est une lutte anticapitaliste, car possible seulement sans capitalisme.

        • Je sais pas Momo, y’a pas vraiment de rapport pour moi, les frontières sont juste des outils administratifs, je suis tout à fait d’accord qu’a l’heure actuelle elles ne remplissent pas leur rôle et sont utilisées de façon inique, mais ça ne signifie pas qu’on puisse les utiliser correctement. Je ne comprends pas pourquoi tu parles ‘d’état fort’, ici ce n’est vraiment pas le projet….L’idée c’est plus des citoyens forts… Et tu peux tourner le problème dans tout les sens tu aura toujours besoin de découpages administratifs pour la simple gestion, même avec le préfixe « auto »: quartier, ville, département, région, pays….Ce sont juste des échelles, le tout est de les utiliser correctement et de tout mettre sous contrôle citoyen direct….

          Dans tout les cas je pense qu’il est indispensable que la collectivité garde un œil sur ce qui entre et sort d’un territoire en termes de biens et devises, déjà pour pas se retrouver en slip.

          • la frontière c’est pas juste un découpage comme un département ou quoi, pour moi ça marque la limite de la nation. Or ces frontières entre nations sont la cause de pas mal de guerres, et de pas mal de massacres, pour le plus grand profit des exploitateurs. Donc pour moi, défendre les frontières entre pays ça revient à défendre la notion de patrie, et donc qu’il y a des ennemis à l’extérieur, ramenant directement à une idée de compétitivité au lieu d’entraide (sans se soucier où l’autre est né), chose (l’entraide) que pourtant Etienne défend dans cette vidéo, d’où mon incompréhension.

            De plus comparer une frontière nationale, à une maison, je trouve ça bizarre. Que chacun ait un toit pour se loger c’est la chose la plus naturelle qui soit (un besoin fondamental). Mais les être humains ont ils besoins de frontières qui les coupe avec d’autres êtres humains, et peut les amener à s’entre tuer juste pour une quelconque dispute territoriale? Comment telle ou telle nation peut dire: « cette terre est à moi »? La terre est à tout le monde, ou plutôt à personne.

            En tout cas je croyais qu’il y avait une démarche anticapitaliste ici, mais apparemment on se garde bien d’imaginer un autre monde, et marcher main dans la main avec le capitalisme et nos exploiteurs a l’air de convenir a pas mal de gens.

            Les frontières sont peut être avant tout dans nos têtes.

          • Tu es encore en train de melanger plein de choses. Les capitalistes se servent de tout, si un capitaliste dit que le ciel est bleu faut-il le nier? … De plus meme si a l’origine l’internationalisme etait un concept socialiste, depuis, le mondialisme capitaliste a pris le monde… on est au 21eme siecle plus au 19eme…les choses ont changé, les dogmes sont des carcans qui nourissent des amalgames.

            Les nations et frontieres ne sont pas la cause des guerres, c’est leur instrumentalisation par les capitalistes qui l’est.

            S’il n’y avait ni nations ni frontieres, les capitalistes instrumentaliseraient autre chose pour declencher leurs guerres.

            Tous les gouvernements socialistes et antiimperialistes de notre temps ont une nation souveraine et des frontieres. Ca devrait te faire reflechir.

          • quelqu'un

            d’abord et d’une il faudrait nous expliquer pourquoi tu donnes des lécons de maorale en nlescan et répond en nlesca à tout critique??

            A toi d’accomplir ce que tu réclames à d’autres.

          • T’as un vrais problème de paranoïa toi.

            Le mec arrive a trouver des utilisations spécifiques que je ferais de chaque pseudo…MDR

            En fait c’est le même sauf qu’une fois je me suis planté du coup c’est rester dans le choix de mon navigateur, y’a même « oim » dans la liste que j’utilise ailleurs et que je choisis parfois sans faire gaffe…

            Quelqu’un t’est franchement possédé, mdr.

            Non mais en fait t’a raison champion, c’est parce que je suis un reptilien bolchevique sataniste lilliputien illuminati, quand je lâche un caisse ça fait des chemtrails.

      • Le protectionnisme relocalise ; il a une fonction écologique

        Le protectionnisme protège du dumping social, et il protège les DEUX travailleurs des deux pays.

        Les frontières définissent le champ d’application des lois choisies localement par les citoyens locaux, chagent à eux d’établir des liens avec les autres ( ici sous l’hypothèse démocrate 😉 )

        Il est possible d’instaurer le « protectionnisme généreux » : le pays le plus social se protège de la concurrence du pays le moins social en instaurant des taxes douanières, MAIS il les distribue tout ou partie aux artisans laborieux du pays exportateur …………

        La démocratie directe ne peut fonctionner que selon le principe de subsidiarité, qui d’une façon ou d’une autre s’appuie sur des frontières.

        Les guerres se passent effectivement entre des entités définies par des frontières, mais elles se passent dans un cadre non démocratique dans lequel ce ne sont pas les peuples qui décident de la guerre mais les oligarques. Supprimer les frontières autorise la compétition sauvage et le chantage au chômage généralisé. Et si peut être ça supprime les guerres, ça renforce la guerre entre classes sociales, ça favorise le léviathan ( la gouvernance par les personnes morales )

        écrit vite

        • Plus le diamètre d’action d’un pouvoir est vaste, plus ce pouvoir est autiste, c’est mécanique, et on le constate.

          Supprimer les frontières en conservant le concept de pouvoir central, c’est une folie.

          • Est ce que j’ai dis qu’il fallait conserver le pouvoir central?^^

            En effet ça sera la porte ouverte à une élite mondiale qui détiendrait une très grande partie du pouvoir, un despotisme mondial.

          • Ana Sailland

            😉 est ce que j’ai dit que tu avais dit que ? 😉

    • En théorie bien sur, d’ailleurs de façon tout aussi théorique c’est plus ou moins déjà comme ça. Seulement la France n’est pas seulement une grande famille qui se retrouve autours d’une culture, d’un langue, d’un territoire. C’est aussi et surtout une nation impérialiste ou en tout cas qui collabore activement à l’empire le plus sanguinaire de notre époque en en tirant un bénéfice substantiel (tout en faisant mine de regarder ailleurs quand l’empereur décide de se servir dans son frigo ou de se taper sa femme sans lui demander son avis). Du moment que ce sera le cas il sera impossible de retirer ce fait de l’équation.

  7. Au-dessus des Etats, il y a la troïka.

    Au-dessus des élections, il y a la troïka.

    Au-dessus de la démocratie, il y a la troïka.

    Au-dessus de ce qu’a voté le peuple grec en janvier 2015, il y a la troïka.

    Le gouvernement grec doit négocier avec la troïka.

    Le gouvernement grec doit se soumettre aux propositions de la troïka.

    Et, à la fin, le gouvernement grec doit capituler face à la troïka.

    Sauf si il renverse la table.

    Vendredi 26 juin 2015 :

    Grèce : l’ultimatum.

    Les dirigeants européens ont fixé un ultimatum, jusqu’à samedi, pour que la Grèce trouve avec ses créanciers un accord permettant de reprendre son renflouement et lui éviter un défaut de paiement.

    http://www.bilan.ch/economie/grece-creanciers-ont-jusqua-samedi-boucler-un-accord

  8. hors sujet à propos…

    vous avez vu çà:
    http://www.conseilnational.fr/index.php?page=22

  9. Lu sur un fil de commentaires Facebook de cette video :

    « Jean-Baptiste Jeannot :

    A propos de la necessité de frontières pour inciter à l’hospitalité, ou de portes pour pouvoir les ouvrir :

    Chez les touaregs, le puit est libre d’accès pour tout le monde, mais il appartient au chef de village : Si il n’appartient à personne, personne ne s’en occupe. Si il appartient au chef de village, tout le monde s’en sert et l’entretient. Il semblerait donc que ce ne soit pas la « propriété » qui soit le probleme, mais bien « l’appropriation ».

    Cette vision de la « propriété comme base de partage » chez les touaregs se rapproche de la vision de M. Chouard. Merci pour ce témoignage. Et bravo Pablo et Thierry pour vos interviews toujours passionnantes. »

  10. Lu sur le fil Facebook :

    « Franck Proix :

    ça me rappelle l’histoire du jeune coach sportif américain qui voulait s’engager humanitairement dans un pays africain.

    Il se retrouve avec une bande d’enfants bourrés d’énergie, et il décide d’organiser une course à pied. Il fabrique un podium avec trois caisses pour féliciter les trois premiers. Il met les enfants en ligne et donne le top du départ.

    Ce qu’ont fait les enfants a changé sa vision du sport pour toute sa vie.

    Ils se sont tous donné la main et sont arrivés en même temps sur la ligne d’arrivée… »

  11. En ce qui concerne la nécessité, bien ou mal fondée, des frontières, et donc de ce qu’elles délimitent, l’identité éventuellement nationale, l’analogie de la peau est intéressante à plus d’un titre. Protection et identification de l’intérieur versus l’extérieur et de tout ce que cela suppose comme échanges internes-internes et internes-externes. Mais que l’on se penche vers l’intérieur, et on constate immédiatement que ce ‘premier sac’ qu’est la peau, la frontière, est immédiatement suivi d’autres ‘peaux’, d’autre barrières, tissus et autres membranes cellulaires, qui de profond en plus profond délimitent des ‘sous-systèmes’ qui ont chacun besoin d’une unité de fonctionnement. unité qui tout en participant à la cohésion du tout peuvent être localement en opposition.

    Mais la vie de l’Être ‘corporel’ ne s’arrête pas à sa peau, quand on ‘se penche’ vers l’extérieur, on constate que ce système s »emboîte’ dans d’autres ensembles plus subtils et plus ou moins fermés, c’est à dire communiquant. Le tout afin d’organiser les échanges qui font circuler la vie.

    Pour faire avancer l’analogie, Il faut en conclure que la frontière nationale dans la construction démocratique, au contraire du concept confisqué par l’état privé au 18 et 19ème, est fractale, est un emboîtement de contrôles et d’échanges, du plus grand au plus petit et du plus petit au plus grand avec l’universalité pour perspective.

  12. Tsipras vient de rejeter les propositions de la troïka.
    Conséquences :
    – il n’y aura pas d’accord entre la troïka et la Grèce ;
    – la Grèce sera incapable de rembourser le FMI le mardi 30 juin ;
    – la Grèce sera en défaut de paiement vis-à-vis du FMI le 30 juin ;
    – la troïka ne prêtera pas 7,2 milliards d’euros à la Grèce ;
    – les conséquences de la faillite de la Grèce sont tellement gigantesques que Tsipras a besoin de montrer que c’est tout le peuple grec qui dit « non » aux propositions de la troïka ;
    – Tsipras va demander par référendum au peuple si il dit « oui » ou « non » aux propositions de la troïka ;
    – samedi 27 juin, le vice-premier ministre Yannis Dragassakis et le vice-ministre des Affaires étrangères Euclide Tsakalotos vont rencontrer le Président de la BCE Mario Draghi pour préparer le plan B ;
    – dans les semaines qui viennent, le peuple grec va répondre « non », et l’Europe va devoir gérer la sortie de la Grèce de la zone euro ;
    – les peuples européens vont maintenant devoir préparer l’après-euro ;
    – en Europe, nous sommes en train de vivre les journées les plus importantes depuis l’effondrement de l’URSS.

    Samedi 27 juin 2015 :

    Grèce : Tsipras annonce un référendum pour le dimanche 5 juillet.

    http://www.romandie.com/news/Grece–Tsipras-annonce-un-referendum-pour-le-dimanche-5-juillet/606633.rom

    • le référendum, c’est opposer à l’oligarchie transnationale même pas élue la souveraineté d’un peuple.

      Combat de deux titans dont un seul mérite notre coeur.

    • Le dernier qui a ainsi projeté de consulter son peuple s’est fait intimider par l’Empire, puis éjecter…
      Espérons qu’il sera plus courageux

  13. Ghislaine Lebrun

    Le plus « démocratique » et le plus juste aurait été que le peuple Grec lui-même propose un référendum pour la sortie de l’€uro!
    Avec ce référendum, le peuple reconnait la dette alors que celle -ci est illégale, illégitime et odieuse

    http://www.okeanews.fr/20150617-la-dette-grecque-illegale-illegitime-et-odieuse-selon-le-rapport-preliminaire-du-comite-sur-la-dette

    • Ghislaine Lebrun

      ..Et comment peut-on et ose t-on demander à son propre peuple, qui est saigné par l’UE, si il veut continuer encore a être saigné?!!

    • Pour que le peuple initie, il faudra dabord qu’il devienne constituant … 🙂

      Dans le système actuel, je trouve que Tsipras, véritable exercice de funambule, fait au mieux en demandant au peuple de s’exprimer. Si ce peuple dit à la troïka « on ne veut pas de vos propositions », il sera difficile à la troîka de louvoyer sans mettre bas les masques et en s’affirmant contre l’opinion du peuple. Risque pour la gouvernance non élue de l’europe de perdre la face auprès de tous les derniers naïfs …

      En plus, il ne faut pas perdre de vue qu’un coup d’état se préparait pour mettre au pouvoir le président de la banque centrale grecque … ( Tsipras n’était pas assuré d’obtenir devant le parlement le non à la troïka )

  14. via Magda Kossidas -- 24 juin, 11:36

    « J’aimerais partager avec vous ce  » discours  » que j’ai prononcé à une réunion d’ATAC le 20 juin 2015 à Blois:

    Je pourrais, vous aligner des chiffres et des numéros qui montrent et qui démontrent le chaos dans lequel a sombré la Grèce : tant et tant de chômeurs , tant et tant de suicides, tant et tant de gens tombés sous le seuil de pauvreté ; je pourrais vous raconter des histoires touchantes, émouvantes comme l’histoire d’un homme sans jambes, marchant sur les moignons de ses genoux, auxquels il avait fixé des cartons, et qui prenait le bus pour se rendre tous les jours à son travail, heureux d’en avoir un ; je pourrais vous parler de l’héroïsme des gens qu’on traite de voleurs, de profiteurs, de paresseux et qui pourtant travaillent jusqu’à 60h par semaine pour 3 euros de l’heure !

    Des histoires réelles de la vie quotidienne des gens qui avortent pour des raisons économiques, d’une génération qui naîtra jamais, de gens qui meurent parce qu’ils n’ont plus accès aux soins dispensés dans des hôpitaux en ruine, des gens privés de sécurité sociale et des pauvres pour qui l’instruction et l’enseignement est un rêve impossible et qui font la queue pour manger une soupe dégueulasse distribuée hypocritement par l’Eglise qui tout en étant, la première multinationale du pays tente de racheter sa conscience de cette façon .

    Je pourrais vous faire l’historique de la politique absurde et criminelle des dirigeants européens qui sont aux ordres de la finance de Wall Street , experts dans l’art de désigner comme responsables, les victimes, experts dans l’art qui consiste à réduire un peuple à la mendicité pour mieux le piller, experts dans l’art , qui consiste à bombarder des innocents, experts dans l’art qui consiste à maquiller les génocides en sauvetage ! Je pourrais vous démontrer que la Grèce est un laboratoire pour tester une politique effroyable au nom d’une dette artificiellement gonflée.

    Je ne ferais rien de tout ça, car je susciterais en vous, au pire, une sorte de pitié pour les pauvres malheureux grecs, au mieux une crainte ou la peur que cela, arrive un jour chez vous.

    Or , la peur égare l’esprit des hommes, les agenouille , les fait prier , les plonge dans de curieux calculs, leur fait perdre leur conscience !
    Nous devons agir par conscience et non par peur !
    Je tenterais et me contenterais à répondre à la question : pourquoi la Grèce a été choisie et désignée comme laboratoire !
    La réponse est simple , ce qui ne veut pas dire facile.
    La Grèce est un symbole !
    Symbole de quoi ?
    Et bien , de la Liberté et de la Démocratie , car ces deux idées sont nées dans ce pays.
    La vraie liberté et la vraie démocratie, celles qui se résument dans la phrase prononcée par Euripide :
    « Citoyens, que celui des hommes qui peut donner un avis, utile à la cité , s’avance et qu’il s’exprime librement devant tous! »
    Voilà ce que c’est la démocratie !
    En démocratie , la politique est une affaire d’opinion et non une science.
    Elle ne vise pas la connaissance mais l’action.
    En Démocratie , un citoyen est celui qui peut gouverner et être gouverné. Tout individu est par conséquent un homme politique.
    En Démocratie, un homme qui ne s’occupe pas des affaires publiques, est un citoyen certes paisible mais inutile.
    Voilà pourquoi Thucydide propose de choisir entre la liberté et la tranquillité !

    Et voilà le pourquoi la Grèce figure en premier sur la longue liste des pays européens destinés à l’anéantissement.
    Parce que les grecs ont su définir clairement les trois conditions de la Démocratie, à savoir ;
    L’autonomie, le droit de décider seuls des lois auxquelles ils se soumettent ,
    L’autotélie, le droit de vivre en s’appuyant sur ses propres ressources
    L’autodiké, le droit au jugement par ses propres institutions !
    Nous comprenons que le système actuel est aux antipodes de telles propositions !
    Vous comprenez que celui qui connait ce que vraiment signifie le mot Démocratie, ne se laisse pas tromper par ces imposteurs qui gouvernent malgré nous et contre nous.
    En démocratie on ne dit pas : ils ont fait ci ils ont fait ça ! En Démocratie, on dit nous , Nous avons décidé !!!
    La Grèce doit être punie pour avoir osé imaginer et mettre en application des idées pareilles !
    Elle est un obstacle dans l’instauration du Nouvel Ordre Mondial!
    Ses idées sont dangereuses et subversives, car elles conduisent souvent à des révolutions !
    Ce n’est pas un hasard si en France en ce moment on supprime le grec et le latin dans des écoles !

    Tout est lié !

    Le grec est une langue mère et non une langue morte, elle est parlée par vous, ( la plupart des mots que vous utilisez proviennent du grec ou du latin qui s’est servi largement du grec ) et par moi et on aura toujours recours au grec, pour exprimer les nuances, les subtilités et les découvertes de l’homme, dans les domaines, scientifiques, philosophiques, technologiques, politiques et moraux !
    Le grec est la base de tous nos classements intellectuels, il est conçu pour ça !

    On comprend pourquoi on le supprime !

    La langue fait l’objet d’appauvrissement planifié dans le but d’hébéter le peuple, voire de l’abrutir pour mieux le contrôler !
    Dans le livre 1984 G.Orwell décrit parfaitement le monde qui nous attend si on laisse faire :
    « La police de la pensée surveille les citoyens et les oblige non seulement à oublier mais à oublier qu’ils ont oublié ! » parce que :
    Qui contrôle le passé contrôle l’avenir !
    La langue est réduit à une fonction informative , afin de rendre impossible l’expression et la formulation des pensées subversives !
    La guerre, c’est la paix !
    L’ignorance , c’est la force !
    L’économie, c’est la finance !
    La souffrance, c’est l’espérance ! je pourrais ajouter !
    « -Comment un homme assure son pouvoir sur un autre, cher Winston ?
    -En le faisant souffrir !
    -Exactement ! le pouvoir consiste à infliger des souffrances et des humiliations, à déchirer l’esprit humain en morceaux , afin de le rassembler ensuite sous des nouvelles formes qu’on a choisit !
    Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance !
    Notre monde Sera un monde d’écraseurs et d’écrasés et la tyrannie s’épanouira sur le terrain de l’ignorance ! »
    Voilà le programme qu’ils ont prévu !
    Sachez que la perversion du pouvoir commence par la fraude des mots ! comme disait Platon.
    Nous appelons démocratie, son strict contraire !
    Réformes structurelles, cela veut dire : austérité imposée !
    Compétitivité veut dire : suppression des acquis sociaux
    Restaurer la confiance, veut dire : restaurer la confiance des marchés financiers !

    Les créanciers, sont maintenant des partenaires !
    Et les banques, des institutions !
    Le spectacle du monde ressemble à celui des jeux olympiques ! Certains y tiennent boutique, d’autres payent de leur personne, d’autres se contentent de regarder !
    Alors ! Relevons nous, instruisons nous, inventons, pensons, et surtout résistons !

    L’argent n’est rien d’autre qu’une fiction !
    Mais , une fiction qui tient l’humanité
    Bien serrée au collier de la servitude ! »
    Résistons et n’oublions jamais cette vérité :
    « Si les chameaux ne s’agenouillaient pas
    On ne pourrait pas les charger ! »

    Et, je finis en laissant la parole à Lucie Aubrac et aux autres résistants qui nous rappellent que :
    « Résister est un verbe qui se conjugue au présent ! »

    Magda Kossidas
    Conteuse-Militante

    https://www.facebook.com/groups/soutiensyriza/permalink/940171896045304/

  15. Le retour de l’Histoire.

    – dans les semaines qui viennent, le peuple grec va répondre « non », et l’Europe va devoir gérer la sortie de la Grèce de la zone euro ;
    – les peuples européens vont maintenant devoir préparer l’après-euro ;
    – en Europe, nous sommes en train de vivre les journées les plus importantes depuis l’effondrement de l’URSS.

    Samedi 27 juin 2015, vers 17 heures :

    ALERTE -- La zone euro refuse de prolonger le plan d’aide grec au-delà du 30 juin.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE--La-zone-euro-refuse-de-prolonger-le-plan-daide-grec-audela-du-30-juin/606721.rom

  16. Jacques Sapir : Tyrannie européenne ?

    -- En décidant de tenir une réunion en l’absence d’un représentant de l’Etat grec l’Eurogroupe vient de décider d’exclure de fait la Grèce de l’Euro. Ceci constitue à l’évidence un abus de pouvoir.

    -- L’Eurogroupe n’a pas d’existence légale. Ce n’est qu’un « club » qui opère sous couvert de la Commission Européenne et du Conseil européen. Cela signifie que si l’Eurogroupe a commis un acte illégal – et il semble bien qu’il en soit ainsi – la responsabilité en incombe à ces deux institutions.

    -- Le gouvernement grec serait donc fondé d’attaquer la Commission et le Conseil à la fois devant la Cour Européenne de Justice mais aussi devant la Cour Internationale siégeant à La Haye. En effet, l’Union européenne est à la base une organisation internationale.

    -- Les mécanismes de majorité qualifiée (prévu dans le traité de Lisbonne) ne s’appliquent pas à l’Euro ni aux questions des relations fondamentales entre les Etats.

    L’article : http://russeurope.hypotheses.org/4019

  17. Le retour de l’Histoire.

    Dimanche 28 juin 2015 :

    Je recopie trois titres d’actualité sur le site romandie.com

    Ces trois titres sont ahurissants.

    On a l’impression que l’Histoire accélère comme un torrent qui dévalerait une montagne.

    ALERTE -- Grèce : un Grexit presque inévitable.

    Le ministre autrichien des Finances a estimé dimanche qu’une sortie de la Grèce de la zone euro semblait presque inévitable, après le refus des ministres des Finances de l’Eurogroupe de prolonger le programme d’aide grec.

    ALERTE -- Athènes envisage la fermeture des banques lundi (Varoufakis).

    Le gouvernement grec envisagera ce dimanche la mise en place de mesures de contrôle des capitaux et la fermeture des banques du pays lundi. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis l’a annoncé à la BBC.

    ALERTE -- Berlin recommande aux Allemands se rendant en Grèce de prévoir suffisamment d’argent liquide.

    http://www.romandie.com/news/

  18. Mondialisation = liberté uniquement pour le commerce

    Je suis assez d’accord avec nlescan :
    Les frontières se sont diluées en défaveur des salariés et des artisans avec les traités de libre-échange qui permettent la libre circulation des capitaux, ce qui permet de délocaliser les outils de production, les usines, avec la libre circulation des marchandises qui dissuade d’investir dans les pays où le salaire et les avantages sociaux sont élevés.

    Le traité transatlantique (TAFTA) expliqué en quelques minutes :

    http://www.youtube.com/watch?v=-AXPpS5n_gE dessin animé adapté et traduit par attac

    Signer la pétition contre le traité :
    https://stop-ttip.org/fr/signer/

  19. Ghislaine Lebrun

    Fermeture des banques et contrôle des capitaux en Grèce
    Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé dimanche 28 juin à la télévision la fermeture temporaire des banques grecques, mais aussi l’instauration d’un contrôle des capitaux.
    Le refus de l’Eurogroupe de prolonger le programme d’assistance à la Grèce au-delà du 30 juin « a conduit la BCE à ne pas augmenter la liquidité des banques grecques et a contraint la Banque de Grèce à activer les mesures de fermeture temporaire des banques et de limitation des retraits bancaires », a-t-il déclaré, tout en assurant que « les dépôts des citoyens dans les banques grecques sont absolument garantis ».
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/28/fermeture-des-banques-et-controle-des-capitaux-en-grece_4663461_3234.html

    • En même temps, les Grecs qui n’avaient pas encore retiré leur épargne auparavant ont fait preuve d’une féroce dose d’optimisme (à ce point là, ça porte un autre nom).

  20. Nous savons aujourd’hui quels sont les deux prochains pays qui sortiront de la zone euro :

    l’Espagne et l’Italie.

    Lundi 29 juin 2015 :

    ALERTE -- Crise qrecque : les taux d’emprunt de l’Espagne et de l’Italie s’envolent sur le marché obligataire.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE--Crise-qrecque--les-taux-demprunt-de-lEspagne-et-de-lItalie-senvolent-/607086.rom

    Dette publique :

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,920 milliards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,280 milliards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 203,319 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

    5- Chypre : dette publique de 18,819 milliards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

    6- Belgique : dette publique de 428,365 milliards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

    7- Espagne : dette publique de 1033,857 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

    8- France : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

    9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 milliards de livres sterling, soit 89,4 % du PIB.

  21. L’économiste danois Jens Nordvig a répertorié qu’entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

    Lisez cet article fondamental :

    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

    • Les journalistes des médias mainstream ne lisent pas leur sources, mais ce n’est pas une raison pour que nous, nous reprenions tout ce qu’ils écrivent : ce que Jens Nordvig dit, c’est qu’il n’y a pas de précédent historique d’une disparition d’une union monétaire qui pèse autant que la zone euro, ce qui est très différent (en anglais) :
      http://blogs.lse.ac.uk/europpblog/2012/09/27/eurozone-breakup-jens-nordvig/

      Parce que des unions monétaires qui subsistent, il est clair qu’il en existe. Il suffit de penser au franc CFA.

      Un autre auteur (A Rose) a revu les cas de dissolution d’union depuis la seconde guerre mondiale (en anglais) :

      http://www.mas.gov.sg/~/media/resource/publications/staff_papers/StaffPaper44Rose.pdf

      Il en répertorie 70 (pour 60 qui subsistent). Il observe que globalement, il ne se passe pas grand chose du point de vue économique (« In general, there are remarkably few signs of dramatic macroeconomic events either preceding or following currency union dissolutions »)

  22. Non.

    Nulle part, on n’a vu 19 nations détruire leur monnaie nationale pour créer une monnaie unique.

    Nulle part.

    Une union monétaire, ça ne marche pas.

  23. Historique.

    C’est un moment historique, ce soir.

    Lundi 29 juin 2015, à 18 heures 20, la Grèce se déclare en défaut de paiement.

    Lisez cet article :

    18h20 : La Grèce ne remboursera pas le FMI mardi.

    La Grèce ne remboursera pas l’échéance de 1,6 milliard d’euros qu’elle doit au Fonds monétaire international mardi, a annoncé lundi un responsable du gouvernement grec.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021173479300-en-direct-grece-la-porte-reste-ouverte-assure-le-patron-de-leurogroupe-1132804.php

  24. En tout cas je ne les entend plus trop les gens qui criaient sur tout les toits que Tsipras était une déballonne et qu’il avait déjà baissé son froc…Tout ceci est très interssant.

    • c’est sûr que ce référendum nous fait plaisir.
      Louvoyer est un art , et même de grand art, encore faut-il pouvoir conclure!
      Et on voit bien à la teneur de son discours du premier juillet que l’ultime ruse de Tsipras est d’utiliser le référendum comme moyen de perdre moins, en contrepartie de quoi il est prêt à accepter l’essentiel des conditions de l’austérité.
      Pour le moment les seules perspectives lisibles sont des demi mesures. Dans ce discours il cite même le référendum français de 2005, aurait-il oublié ce qu’ils ont fait de notre NON? N’est-ce pas dans ces conditions cynique de sa part de prétendre changer l’europe de l’intérieur ou pense-t-il rééditer l’exploit de David?

      • Tsipras tras el referéndum: « El discurso en torno a abandonar el euro debe cesar de forma permanente »

        en français on pourrait traduire ça comme ça:
        « Le discours qui vise à abandonner l’euro doit cesser de façon permanente »

        ou comme ça:
        Je vous demande de vous arrêter!

  25. @nlesca | 26 juin 2015 à 16:32 |
    « Tu es encore en train de melanger plein de choses. Les capitalistes se servent de tout, si un capitaliste dit que le ciel est bleu faut-il le nier? … De plus meme si a l’origine l’internationalisme etait un concept socialiste, depuis, le mondialisme capitaliste a pris le monde… on est au 21eme siecle plus au 19eme…les choses ont changé, les dogmes sont des carcans qui nourissent des amalgames. »

    Bien sur que les choses ont changés, mais sous prétexte que le capitalisme s’est mondialisé, alors on devrait renoncer à toute volonté de voir un jour une humanité libre et unie? Or les frontières séparent les peuples, chose stupide pour moi, et sans capitalisme évidemment je vois pas pourquoi le fait qu’il n’y ait plus de frontière serait dangereux. De plus vu que le capitalisme est mondial, raison de plus pour passer or frontière et s’unir avec tous les autres qui luttent pour sa destruction. Sans parler du fait que si on conserve les frontières, il y en aura toujours qui ne voudront pas que des « étrangers » viennent chez eux, car du moment où tu mets une frontière il y a des étrangers, alors que s’il n’y en a plus il y a que des frères, non?

    « Les nations et frontieres ne sont pas la cause des guerres, c’est leur instrumentalisation par les capitalistes qui l’est.

    S’il n’y avait ni nations ni frontieres, les capitalistes instrumentaliseraient autre chose pour declencher leurs guerres.

    Tous les gouvernements socialistes et antiimperialistes de notre temps ont une nation souveraine et des frontieres. Ca devrait te faire reflechir. »

    Et comment tu comptes sortir du capitalisme au niveau national? Car sans l’aide des camarades étrangers, qui feront ce qu’ils ont à faire dans leur pays, tu crois pas que les autres vont nous tomber dessus, ne serait ce que pour conserver leurs intérêts? Tant qu’il y a des frontières il peut y avoir une instrumentalisation pour une guerre, que ça soit des capitalistes ou non.
    Les gouvernements socialistes actuels (Tu parles de Cuba, Vénézuela peut être?) sont quand même fondées sur un certain autoritarisme, donc c’est pas étonnant que la nation soit souveraine. Les frontières sont là pour contrôler les peuples, sans contrôle il n’y aurait plus de chefs et plus de pouvoir.

  26. Je ne suis pas contre l’utopie d’une humanité unie seulement les projections totalement détachées de la réalité ne m’intéressent pas. Ce qui m’intéresse c’est le concret et ce qu’on peut faire pour avancer dans le bon sens. Aujourd’hui l’idéal du « monde sans frontières » a été accaparé par les capitalistes et il convient d’y résister en particulier quand ça signifie manger de la viande roumaine nourrie au soja brésilien acheminée grâce au pétrole africain assis sur un meuble polonais quand tu as un éleveur, un boucher, un menuiserie et une cuve à méthanisation a moins de 10 bornes de chez toi.

    Je te l’ai déjà dit pour moi la nation n’est qu’une échelle administrative parmi d’autres, qui a son utilité, qui réunit bien souvent des personnes qui parlent une langue commune et qui ont l’habitude de se projeter ensemble sur des projets politiques. A l’heure actuelle il me semble contre productif de vouloir anéantir cela, je pense qu’il faut faire avec…

    Je ne veux plus de chefs, ça non, mais je ne veux pas faire disparaître le pouvoir et le contrôle, ce que je veux c’est qu’on se le partage équitablement pour atteindre des décisions collectives mais qui ont évidement vocation à avoir un caractère contraignant. Il ne faut pas confondre anarchie et chaos.

    Je pense que le pouvoir politique doit être exercé directement par les individus pour le lieu qu’ils habitent, d’abord, et a plus grande échelle, dans le cadre d’une coordination, ensuite. Il faut nécessairement un sorte de découpage pour mettre en place cela, je considère comme une perte de temps de remettre en cause les découpages existants (à moins qu’ils ne soient iniques, c’est le cas parfois, c’est un autre problème) ce qui m’intéresse c’est plutôt ce que l’on en fait.

    Je ne parlais pas de Cuba mais pourquoi pas, c’est vrai que c’est autoritaire par contre, le Venezuela a un des régimes les plus démocratiques du monde, le qualifier « d’autoritaire » est d’une part excessif et d’autre part signifierait que tous les autres régimes du monde sont des totalitarismes, la France en tête (ce qui n’est pas loin de la vérité mais une fois de plus exagéré). En plus il y a d’autres pays auquel je pensais : l’Equateur, la Bolivie mais aussi l’Argentine, le Pérou entre autres.

    Dans le fond nous aspirons à la même chose mais je te trouve très idéaliste et pas assez conscient de la réalité, ce qui fait qu’à mon sens tu te disperses et te focalises sur des faux problèmes ce qui te rend « instrumentalisable » par ceux que tu cherches justement à combattre.

    Par exemple, imagine que nous parvenions a mettre en place un système politique de codécision ou de démocratie en France, combien de temps crois-tu que cela pourrait tenir si nous ne défendions pas cet acquis bec et ongles sur notre territoire dans le contexte de ce monde oligarchique ? Déjà qu’avec des frontières et des contrôles nous serions attaqués de toutes parts, imagine-toi en allant roupiller la porte ouverte… Rappelle-toi de ce qui est arrivé pendant la guerre d’Espagne (c’est un exemple parmi tant d’autres), rappelle-toi que toutes les initiatives d’émancipation font l’objet d’attaques incessantes et systématiques de la part de l’oligarchie (fasciste par essence).

    • Un monde sans frontière pour moi ne voudrait pas dire un monde où on achète nos denrée alimentaires à des milliers de kilomètres: ça c’est la logique capitaliste qui est stupide. Vouloir un monde sans frontière n’est pas incompatible avec une vie locale. C’est juste que pour moi les nations n’ont aucune réalité concrète, mais ont été construites pas des gouvernements grâce à l’école notamment, qui nous dit qu’on a tous une histoire commune et qu’on est tous français, donc qu’on a des devoirs envers ce pays (devoir de fermer sa gueule surtout) etc…

      « Je ne veux plus de chefs, ça non, mais je ne veux pas faire disparaître le pouvoir et le contrôle, ce que je veux c’est qu’on se le partage équitablement pour atteindre des décisions collectives mais qui ont évidement vocation à avoir un caractère contraignant. Il ne faut pas confondre anarchie et chaos. »

      Certes mais il faut savoir de quoi on parle quand même, la disparition du pouvoir n’implique pas le chaos, et s’il reste un pouvoir, alors ce n’est pas l’anarchie et il y aura forcément des gens qui abuseront de leur pouvoir, amenant à de l’oppression et des dérives.
      Le Venezuela est peut être démocratique, mais il y a quand même (ou avait je sais pas trop maintenant) un autoritarisme fort, quand les mecs disent « viva Chavez) dès que Chavez le disait ou autre, si c’est pas de l’autoritarisme, et un certain culte de la personnalité, il faudra me dire ce que c’est^^

      Pour moi le fait de vivre en commune n’est pas incompatible avec un monde sans frontière, vraiment pas, et tu pourrais ainsi voyager en toute liberté (si tu le désires) de commune en commune sans être emmerdé par des contraintes de frontières qui, pour moi, n’ont aucun sens, jusqu’à trouver un endroit où tu te plais.

      « Dans le fond nous aspirons à la même chose mais je te trouve très idéaliste et pas assez conscient de la réalité, ce qui fait qu’à mon sens tu te disperses et te focalises sur des faux problèmes ce qui te rend « instrumentalisable » par ceux que tu cherches justement à combattre. »

      Je me disperse pas, c’est un problème de fond car justement pour moi défendre les frontières c’est défendre une sorte de xénophobie, et ainsi apporter du poids à un certain parti (je dis pas que c’est ton cas, mais venant d’Etienne j’ai plus de doutes) et à une certaine idéologie comme quoi si on défend un monde sans frontière alors on est des capitalistes, des méchants au service de l’Empire ou je sais pas quelle autre connerie. Ce confusionnisme est dangereux et sert bien évidemment à discréditer ceux qui veulent que chaque être humain puisse VIVRE! Si quelqu’un est instrumentalisable, je ne pense pas que ça soit moi, c’est bien clair dans ma tête 😉
      De plus encore une fois, entre vouloir un monde sans frontière pour les capitaux, et un pour les humains, ce sont des choses complètement différentes…

      Je sais très bien ce qui est arrivé en Espagne, et justement, imaginons qu’on a nos frontières et des contrôles, pas simple pour les Brigades Internationales 😉

      L’oligarchie n’est pas fasciste pour moi actuellement, encore une fois, car le fascisme repose sur la nation. Or actuellement l’oligarchie s’arrange bien même au delà des nations. Et justement, on devrait faire pareille, s’unir entre tous les exploités de toutes les nations, pour une solidarité internationale, au lieu de rester dans nos petits pays respectifs. On est plus fort quand on est plus nombreux (plus de soutien, de pression, d’expérimentations qui permettent d’avancer).

      A mon avis le nationalisme (l’idée de frontière donc) détruit une solidarité qui peut se faire, et limite les peuples dans leurs actions révolutionnaires. La France seule (comme l’Espagne en 36) ne pèse pas bien lourd face au capitalisme mondial, la résistance doit donc être mondiale. Ceux qui arriveront à confiner les peuples dans leurs nations respectives seront donc les plus grand alliés des capitalistes.

      • Je suis d’accord pour l’idee de la resistance qui doit etre mondiale.

        Je ne suis pas d’accord sur le fait que les oligarques capitalistes ne sont pas fascistes, pour moi ils le sont de facon indiscutable, je t’ai deja dit pourqoi en long en large et en travers, je suis tres etonné que tu contestes ce point surtout que tu ne fournis pas d’arguments probants (en meme temps ca vas etre compliqué).

        Je trouve tes doutes sur l’eventuelle xenophobie d’Etienne…hallucinants, le gars a clarifié le point un nombre incalculable de fois…je trouve sale de dire cela et pour moi ca prouve clairement que tu est sous l’emprise d’un dogmatisme qui permet de creer des amalgames dans ton esprit et donc de t’instrumentaliser.

        Sur le Venezuela je te le dis:tu confonds la reconaissance d un peuple envers un homme qui les a tiré d’une misere noire pour leur donner acces au minimum vital avec un culte de la personalité. Si tu ne connais pas le Venezuela, en particulier avant lui, tu ne peux pas en parler de facon informee. Moi j’y suis ne, au Venezuela, je sais de quoi je parle.

        Sur les nations je pense que tu te plantes, leur existance n’empechent pas la libre circulation des individus, pas necessairement, je t’ai deja cité l’exemple probant de l’Equateur, et surtout elles correspondent a des peuples, des cultures, des langues. Je ne souhaite pas la disparition de tout cela, je ne reve pas d ‘un monde ou tout le monde parle anglais, bouffe mac do et ou plus personne n’a de racines et c’est bien vers ca qu’on nous tire. Ta facon de t’opposer farouchement au ‘localisme’ et ta facon de l’amalgamer systematiquement a la xenophobie est exactement le meme procede qu’utilisent les capitalistes pour promouvoir leur mondialisme, la soumission des peuples, leur deracinement, uniformisation, conversion au consumerisme capitaliste, la dessus tu est de fait instrumentalisé.

        Non l’anarchie n’est pas la disparition de tout pouvoir, au contraire c’est l affirmation du pouvoir d’autodetermination et de decision collective. Plus de pouvoir du tout de toutes facons ce n’est concretement pas possible. Chaque individu est detenteur du pouvoir de ses propres actions, pas de coordination signifie un chaos individualiste et l unanimité permanente sur tout les sujets est totalement impossible, nous sommes trop nombreux et c’est deja pas si evident d’etre tout le temps d’accord rien qu’a deux. Ta vision de l’anarchie est hors sol, tu devrais arreter d’idealiser et reflechir a comment on fait, concretement…Je ne te donne pas de conseils, c’est juste mon avis.

        • Sur les oligarques passons, mais s’ils sont fascistes alors tous les capitalistes le sont (dans l’immédiat ça me va^^).

          Peut être clarifie les choses, mais pour moi ses discours et prises de décisions sont pas toujours très nettes, et peuvent pousser certaines personnes à tendre vers l’extrême droite (pour faire court, j’ai pas le temps de rentrer dans ce débat désolé).

          Je ne suis pas contre le localisme, consommer local et l’idée de communes autogérées et fédérées entre elles. Mais je vois les frontières comme une prison, une barrière entre les peuples qui n’aurait pas lieu d’être car chacun devrait pouvoir choisir où il désire vivre sur l’ensemble de la Terre. On est pas des plantes, tes racines c’est toi qui devrait choisir où tu les plante 😉

          « e ne souhaite pas la disparition de tout cela, je ne reve pas d ‘un monde ou tout le monde parle anglais, bouffe mac do et ou plus personne n’a de racines et c’est bien vers ca qu’on nous tire »

          Est j’ai dis que c’est vers ça qu’on devrait aller? Je ne crois pas où sinon je me suis mal fait comprendre.

          Que Chavez ait tiré un peuple de la misère c’est bien, mais je pense pas qu’il soit le seul à l’avoir fait (à part si c’est Superman^^ mais je ne connais pas trop le dossier, à part qu’il a nationaliser des sociétés américaines et qu’il ait aider les plus pauvres). Mais là on en vient au cœur du truc, car l’anarchie pour moi c’est avant tout l’émancipation humaine (donc que chacun ait son pouvoir oui, de manière égale donc il y a encore un pouvoir si on peut dire, mais reconnait qu’au final vu qu’ils sont tous égaux, il n’y en a plus de pouvoir détenu par un petit groupe de personnes), et aduler quelqu’un, ben ça me perturbe, quoique cette personne ait fait avant. D’ailleurs à mon avis le train de vie de Chavez devait pas être celui de tout le monde. Si c’est ça le socialisme alors on est mal barré.

          • Tu fais court, moi aussi.

            Chouard qui pousse de gens vers l’extreme droite:n’importe quoi. Ce qu’il fait c’est plutot pousser les gens d’exteeme droite vers l’extreme gauche ce qui est radicalement différent.

            Sur Chavez: il n’etait pas anarchiste, par contre il était extrement socialiste. Le fait que tu le designes lui comme etant un representant du ‘mauvais’ socialisme, qui aurait eu d’apres toi un train de vie dispendieux (merci d’apporter des preuves pour ce genre d’accusations) est tragicomique surtout dans un pays dirigé par un PS ultralibéral avec ds ministres qui prennent des jets pour aller mater des match de foot en famille…La paille et la poutre. Et les venezueliens fout leur donc la paix, si ils ont envie de conciderer Chavez comme un heros c’est leur probleme et ils ont quelques arguments…que tu n’as pas.

            Et en attendant Chavez a instauré le referendum revocatoire, peut etre pas anar mais en tout cas il a donne les moyens a son peuple de le virer lui… on a vu pire comme despote.

            Je n’ai pas dit que tu voulais un monde uniformisé ulta capitaliste mais ceux qui poussent vers ca utilisent mot pour mot la meme rethorique que toi. Pose toi des questions.

  27. @Ana

     » est ce que j’ai dit que tu avais dit que ?  »

    J’ai cru que tu me répondais, autant pour moi^^

    • 🙂 🙂 🙂 Ai je dit que je ne te répondais pas ? 🙂 🙂 🙂

      • haha non plus mais du coup en regardant les machins bleus à gauche j’ai cru que tu me répondait pas (je dois bigler un peu^^)

        Ce que tu disais à propos des frontières, que si elles n’existaient plus ça serait un libéralisme sauvage, il y a des chances dans un monde capitaliste, mais pour moi justement il faut imaginer, et lutter, pour un monde sans capitalisme, sinon on aura beau mettre une démocratie digne de ce nom, il y aura encore l’exploitation de l’Homme par l’Homme et les systèmes de dominations qui vont avec. Un capitalisme sauvage ne me fais pas rêver non plus 🙂

  28. …j’ai oublié de mettre le titre 😉
    Nouvel Ordre Mondial: Réponse à: Attali, Minc, BHL, Sarkozy,…etc

    https://www.youtube.com/watch?v=FyX4F7y2RFM#t=656

  29. @nlesca

    Mais j’en ais quoi à foutre du PS, j’ai dis que c’était un exemple à suivre? Certainement pas. Pour moi il ne faut juste pas perdre de vue ce qu’est le socialisme à la base: une société sans classe. Chavez a aidé les gens ok, je ne dis pas le contraire, mais je pense qu’il ne faut pas se contenter de ça et aller plus loin, sinon on avance plus et c’est dommage je pense. Et aucun être humain ne devrait être considéré comme un héro, c’est la porte ouverte à la répression si on ose juste émettre un avis contre ce « héro ».

    Concernant Etienne je suis tombé par hasard sur ça quand même: http://www.ndf.fr/nos-breves/30-06-2015/etienne-chouard-supprimer-les-frontieres-est-une-idee-idiote#comments
    Alors bien sur ce n’est pas lui qui l’a publié, mais je le trouve quand même complaisant vers des gens qui ne le méritent pas. Si personne n’idéalisait personne ça poserait pas le problème, mais vu comme on est vite agressé quand on critique Etienne ici je ne pense pas que ça soit le cas (je ne parle pas de toi mais d’autres il y a un moment qui était particulièrement virulent).

    « Je n’ai pas dit que tu voulais un monde uniformisé ulta capitaliste mais ceux qui poussent vers ca utilisent mot pour mot la meme rethorique que toi. Pose toi des questions. »
    Ouai t’as raison j’adore le capital, le fait que le profit passe avant l’être humain et le fait d’être toujours plus surveillé, ça me fait vraiment plaisir et j’espère qu’un jour le capital sera mondial, vive l’exploitation et la misère! 😀
    Faudrait que tu sortes de tes schémas préconçues: certains veulent par exemple continuer l’Europe, mais que ça soit vraiment une Europe des peuples et pas ce qu’on nous a imposé (une Europe libérale). C’est pas pour ça qu’ils sont capitalistes, justement (certains peut être, je ne vais pas généraliser)! C’est sur dur à voir comme « nuance » (qui me paraît quand même énorme donc je commence à désespérer je te le dis clairement^^).

  30. je ne sais plus si nous avons déjà vus ici cette vidéo sur l’explication de la dette publique ou comment les bankters font fortune sur le dos des citoyens
    http://www.apli-nationale.org/wp/ne-reflechis-pas-sauf-lapli-bon-dimanche/

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