La raison délirante de l’Europe, un nouveau fascisme mou ? (Laurent de Sutter, dans « Libération »)

« La raison délirante de l’Europe, un nouveau fascisme mou ? », c’est le titre d’un papier publié récemment dans « Libération », et dont voici l’introduction et la conclusion :

La raison délirante de l’Europe,
un nouveau fascisme mou ?

par Laurent de SUTTER, Professeur de théorie du droit, à la Vrije Universiteit de Bruxelles et directeur de la collection «Perspectives critiques» aux Presses universitaires de France. (Source : « Libération« )

Il est temps d’ouvrir les yeux : les autorités qui se trouvent à la tête de l’Europe incarnent un fascisme nouveau. Ce fascisme, ce n’est plus celui, manifeste et assumé, qui a fait du XXe siècle l’un des grands siècles de la laideur politique ; il s’agit plutôt d’un fascisme mou et retors, dissimulant ses intentions mauvaises derrière un langage qui se voudrait de raison. Mais la raison que manifestent tous ceux qui, aujourd’hui, se trouvent forcés de discuter avec le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, est en réalité une raison délirante. Elle l’est sur plusieurs plans.

[…] [(délirant sur le plan politique, sur le plan économique, et sur le plan de la raison)] […]

Ce délire généralisé, que manifestent les autorités européennes, doit être interrogé. Pourquoi se déploie-t-il de manière si impudique sous nos yeux ? Pourquoi continue-t-il à faire semblant de se trouver des raisons, lorsque ces raisons n’ont plus aucun sens – ne sont que des mots vides, des slogans creux et des logiques inconsistantes ?

La réponse est simple : il s’agit bien de fascisme. Il s’agit de se donner une couverture idéologique de pure convention, un discours auquel on fait semblant d’adhérer, pour, en vérité, réaliser une autre opération. Comme je l’ai suggéré plus haut, cette autre opération est une opération d’ordre : il s’agit de s’assurer de la domestication toujours plus dure des populations européennes – de ce qu’elles ne réagiront pas aux mesures de plus en plus violentes prises à leur encontre.

Des gouvernements qui se prétendent démocratiques ont été élus par les différentes populations européennes – mais ce sont des gouvernements dont le programme caché est tout le contraire : ce sont des gouvernements qui souhaitent la fin de la démocratie, car la démocratie ne les arrange pas. Tout le reste n’est que prétexte.

Or, ce que le nouveau gouvernement grec tente de réaliser, c’est réintroduire un peu de réalisme au milieu de l’invraisemblable délire politique, économique et rationnel dans lequel baigne l’Europe – donc un peu de démocratie. Mais, ce faisant, il rend apparent l’ampleur de la crapulerie régnant dans les autres pays du continent – et, cela, on ne le lui pardonnera pas.

Laurent de SUTTER, Professeur de théorie du droit, à la Vrije Universiteit de Bruxelles et directeur de la collection «Perspectives critiques» aux Presses universitaires de France

Source : « Libération »

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Mon commentaire :

Le point d’interrogation du titre de l’article est en trop.

Et le fascisme 2.0 régime autoritaire européen est clairement de moins en moins « mou ».

Les politiques publiques régressives qui sont imposées aux peuples ne sont « délirantes » que du point de vue des électeurs trop gentils qui font confiance aux « élus », comme si les « élus » servaient l’intérêt général.

Mais du point de vue des banquiers qui, en réalité, font élire nos maîtres (pour qu’ils servent prioritairement leurs intérêts de banquiers), rien n’est « délirant » : du point de vue de la réalité, tout se passe comme prévu. Les « élus » font bien leur job, d’escrocs professionnels. 

Ce qui est délirant, c’est notre crédulité dans les bobards des défenseurs du faux « suffrage universel » (quand nous acceptons gentiment d’« élire des rois au lieu de voter nos lois »).

Il est urgent d’apprendre — entre nous, sans attendre aucune aide d’aucun notable — à remettre les mots importants à l’endroit (démocratie, ploutocratie, fascisme, représentant, suffrage, citoyen, monnaie, tirage au sort, conflit d’intérêts, référendum d’initiative citoyenne…), car on ne peut pas penser à l’endroit avec des mots à l’envers.

Une fois les mots importants redevenus opérationnels, il apparaît alors vital, comme une évidence, naturelle, d’instituer nous-mêmes des procédures de désignation et de contrôle des acteurs politiques qui rendent IMPOSSIBLE D’AIDER DES CANDIDATS.

Car le vice suprême de l’élection-parmi-des-candidats, plus grave encore que de donner le pouvoir à ceux qui le veulent (ce qui est déjà une folie, on le sait depuis Platon), est de PERMETTRE D’AIDER des candidats à gagner la compétition électorale, ce que ne manquent jamais de faire les plus riches — évidemment ! —, toujours et partout, car cette aide fait des « élus » leurs serviteurs (ce qui est proprement un immense scandale, et le premier d’une longue série), aux dépens des gogos que sont les « électeurs ».

Le TIRAGE AU SORT est LA SEULE procédure qui n’offre AUCUNE PRISE à cette corruption au moment de désigner des acteurs politiques, notamment les membres d’une Assemblée constituante, mais aussi ceux des (très nécessaires) Chambres de contrôle.

La solution ne viendra pas des « élus » (qui sont précisément ceux qui nous ont mis dans cette prison politique, depuis 200 ans) : la solution ne peut venir que du peuple lui-même. Il faut que les électeurs s’entraînent, personnellement et quotidiennement, et deviennent des citoyens constituants.

Plus tard, on saura sans doute que citoyen constituant est un pléonasme : il n’est de citoyens que constituants. Il faut comprendre (et ensuite expliquer aux autres, vite) l’importance centrale, fondamentale, de NE PAS ÉLIRE L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE.

Faites passer.

Nota : voici l’adresse du fil de commentaires Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153348552507317

388 réponses à “La raison délirante de l’Europe, un nouveau fascisme mou ? (Laurent de Sutter, dans « Libération »)

  1. L’Europe un fascisme? Pour moi c’est juste une Europe capitaliste, qui agit comme l’Etat, protégeant le capitalisme et donc tous ceux qui permettent à nos dirigeants d’être au pouvoir et agissant avec autorité et répression pour toute voix que ne leur conviendrait pas, mais ce n’est pas du fascisme.

    Il faut redéfinir le mot fascisme, car sinon les pire fachos sous prétexte qu’ils sont contre l’Europe (sans préciser contre l’Europe capitaliste puisque eux même ne sont pas contre le capitalisme, ils veulent juste un capitalisme d’Etat) sont en fait des gens pour la liberté, la paix, et que ceux qui défendent une Europe des peuples seront amalgamés à ceux qui défendent une Europe capitaliste (chose qui n’a rien à voir) et seront qualifiés de fachos.

    Le fascisme se base sur l’«amour» de la nation, de la patrie et autre connerie inventée par les gouvernements pour aller envoyer à l’abattoir le « peuple » (ou les plus pauvres plutôt, on a rarement vu un patron au front). Le nationalisme est donc la porte ouverte au fascisme, puisqu’il catégorise quel citoyen doit faire partie de la nation et quel autre en serait un ennemi, sur des préjugés religieux, ethniques, géographiques et autres. Évidemment aujourd’hui ça a changé, mais le débat sur l’identité nationale est là pour nous rappeler qu’il reste des constantes.

    En appelant les capitalistes internationaux « fascistes », on donne de la légitimité aux vrais fascistes qui veulent un capitalisme d’État et un État fort donc.

    • le fascisme n’est plus l’amour de la nation, c’est l’amour de l’europe des riches.
      les fascistes de demain se nommeront antifascistes c’est sûre.
      libye syrie irak yémen ukraine, mali afganistan, amerique latine, au nom des droit de l’homme et de la démocratie. Quand tu auras plus un bal en poche , avec les bombes qui tombent , on verra ta t^te.

      • N’importe quoi…
        L’amour de l’Europe des riches, c’est le libéralisme.
        Le fascisme s’appuie bien sur le patriotisme (amour de la nation, la mère patrie et tout ça). Lis n’importe quel bouquin et tu le verras et ça reste comme ça (cf Aube dorée, les fascistes de Casa pound, les mouvements d’extrême droite non institutionnels en France etc…).
        Dire ça justement c’est protéger les fascistes, ou en tout cas les futurs fascistes, qui s’essaient au repli nationaliste partout en Europe, et qui petit à petit pointe celui qui aurait pas la bonne couleur de peau, la bonne religion comme un potentiel ennemi de la nation (ou celui qui serait pas nationaliste, car ce serait un méchant capitaliste qui est pour la grande finance, permettant de discréditer l’internationalisme par exemple).

        Leurs guerres au nom de la « démocratie » sont seulement des guerres de profits, ne croit pas que je sois pour, bien au contraire. Ça permet juste de voler quelques matières premières puis de faire entrer plus de gens dans la grande consommation et dans l’esclavage moderne qu’est le salariat pour le capitalisme mondial et national.

        • je ne sais pas qui tu veux défendre, probablement l’idée du progrès social , donc selon toi le danger imminent serai le fascisme . Pour ta superbe, henri ford avait 2 héros hitler et musolini, je suppose qu’il ne t’es pas venu a l’idée que le fascisme est un instrument du capitalisme de la social démocratie européenne . Comme tu dis quelques lectures s’imposent : annie lacroix-riz le choix de la défaite , ivan illich, michéa , francis cousin, je te tend une perche, prouve-moi que le fascisme n’est pas une composante du capitalisme.
          bien évidement le nouveau nationalisme est européenne puisque les état ne sont plus que des provinces de washington.
          Je confirme nous vivons bien sou le dictat d’un fascisme mou qui se radicalisera proportionnellement à la résistance de la plèbe.
          le capitalisme est fasciste par essence, et tous les veaux qui croient défendre la démocratie des esclaves modernes se mentent à eux mêmes. Le socialisme a perdu toutes ses vertus a la mort de jaures.
          L’idéologie démocratique fasciste est nourrie par des milliers de bouquins comme tu le signale, c’est hollywood. Je pas te faire un dessin, tu m’a l’air dèjà bien convaincu . Si tu as des problèmes de lecture, je suis a ta disposition, cordialement , Sam…

          • Ah mais je suis d’accord que le capitalisme créé le fascisme (et le nourrit!). Mais pour moi le nationalisme intervient également dans ce processus et la classe capitaliste s’en accommodera bien à mon avis.

            Je voulais juste dire que le capitalisme n’est pas forcément le fascisme (il soutient le fascisme lorsqu’il traverse une grosse crise et que les revendications sociales ont besoins d’être écrasées, nous n’en sommes pas encore là).

            Je dis pas que le danger imminent est le fascisme, mais le nationalisme car il tend à un fascisme (et que le nationalisme est dangereux par nature). A trop aimer son pays on en vient à vouloir créé une unité (impossible normalement à cause des antagonismes de classe, mais le nationalisme parvient justement à gommer en partie cela, de manière illusoire bien sur).
            Le fascisme pour moi est vraiment l’idée totalitaire de la chose, plus de syndicats, de partis, de presse libre (ou clandestine sinon) et une vision de ce que devrait être la nation. Donc ta phrase: « L’idéologie démocratique fasciste » est un non sens pour moi car quand il y a fascisme il n’y a plus démocratie (mais Mussolini et Hitler surtout sont arrivés au pouvoir par la voie démocratique).

            En fait le principal problème c’est la définition du fascisme^^

          • « Le socialisme a perdu toutes ses vertus a la mort de jaures. »

            Je voudrait rebondir là dessus aussi. Je pense que c’est surtout que les sociaux démocrates ont trop fricotés avec le pouvoir, et du coup le socialisme actuel c’est n’importe quoi. Mais le socialisme à l’époque où il a été créé n’a pas perdu ses vertus, et certains le défendent encore, du moins je pense. C’est juste que pour beaucoup de gens socialisme=plus de social, ce qui ne veut pas dire grand chose…

          • LaVitreCassée

            frederick:

            « Pour ta superbe, henri ford avait 2 héros hitler et musolini »

            Votre raisonnement est pour le moins « serré », selon vous puisque un Capitaliste admirait Hitler et Mussolini, le Fascisme est le résultat du Capitalisme… Bonjour le Sophisme !

            Pour VOTRE gouverne, Mussolini avant de devenir fasciste, a été au parti Socialiste Italien pendant de nombreuses années, il a d’ailleurs participé a plusieurs journaux Socialistes parmi lesquels « Aventi » dont il était le Directeur

            Hitler se réclamait lui aussi du « Socialisme Germanique » et était profondément anti-Capitaliste.

            Ce n’est pas parce que « des » capitalistes ont soutenu des Fascistes , que le Capitalisme est Fasciste.

            J’ajoute que parler DU Capitalisme est ridicule… Il y’a au moins deux formes du Capitalisme:

            -- Celui qui prône le libre échange, l’économie de marché, la concurrence, un Etat dont l’intervention se fait peu sentir et qui est le Capitalisme « Libérale » (Détesté par Hitler et Mussolini)

            -- Celui qui prône tout l’inverse du précédent qui est le résultat d’un Etat fort, autoritaire, intervenant dans tout les domaines et ainsi favorisant certains au détriment des autres, c’est le Capitalisme de connivence ou me Capitalisme d’état (privilégié par Hitler, Mussolini et beaucoup de Socialistes…)

        • discutez engueulez vous, débattez, faites de la politique au sens noble de donner son avis , de faire des choix, émancipons nous de nos maitres, la différence entre un esclave et un homme libre c’est son pouvoir politique et citoyen, gare a nous les deux nous échappe totalement.
          Heureux de faire papote avec ceux qui cherche dont je suis, merci.

          • frederick

            vitre cassée , le capitalisme tend a se constituer en empire , le premier n’a pas plus de vertu que le second, il brise tout se qui lui résiste a coup de bombe , dissocier le capitalisme de la culture guerrière est une erreur pour ma part. Si quand bien même vous lui trouvez quelque vertu , je vous écoute.

          • LaVitreCassée

            frederik:

            Cette façon de parler d ’empire… On dirait du Soral !
            Vous recrachez la leçon que l’on vous a enseigné sur le méchant Capitalisme, mais vous confirmez ce que j’ai dis précédemment.

            Le Capitalisme que l’on peut lier a l’impérialisme est le capitalisme monopolistique, que je décris plus haut… Pensez-vous sérieusement que Napoléon était pour le libre-échange ???

            Avez-vous lu ou écouté le discours d’un libéral ?

            Savez-vous qu’un homme comme Frederic Bastiat était farouchement opposé au colonialisme et a l’interventionnisme militaire ?

            Avez-vous, plus récemment, entendu Ron Paul le sénateur Américain sur ces sujets ?

            Le Libéralisme est constamment condamné, car il est clairement méconnu et qu’il a toujours refuser le mythe de la lutte des classes…

          • frederick

            vitre cassée, je n’ai pas lu soral et quand bien même , je ne vois pas dans quelle mesure cela pourrait discréditer une quelconque réflexion, je vais essayer d’être clair précis et pas trop long vu que j’ai pas mille ans devant moi et que il y a du soleil. Je suis belge, économiquement pauvre, je ne vote plus depuis bien longtemps pour mes maitres , je ne milite donc pas pour un parti, quant à mes lectures et mes recherches ça risque d’être un peu long pour l’heure, sans compter qu’il faudrait que je me penche sur les vôtres pour pouvoir émettre un avis .

            donc , je considère que la civilisation occidentale a causé bien plus de dégâts à l’humanité et à la planète , que ce qu’elle a fourni comme bienfaits. Par conséquent je considère l’homme indigène l’indien et le pygmée bien plus évolués a bien des égards.

            Le fait de transformer le monde en marchandise, ne peut que générer des pathologies globales. je suis pour une émancipation totale et radicale des pouvoirs, de la monnaie, et de la propriété privé, je tend pour des fonctions immanentes en remplacements des pouvoirs, et pour une propriété d’usage raisonnable.nous voila évidement bien loin du concept de capitalisme, je sais.

            nous pouvons approfondir le sujet à volonté , plus tard. bonne journée.

          • frederick

            vitre cassée, que dire du libéralisme, puisque c’est la question.
            monsantos et autres sont des organes anti-libéral , se sont des dictatures économiques, le fordisme, le toyotisme sont les ancêtres et pères fondateurs de notre nouvelle économie de marché. Quand aux vertus d’un libéralisme a construire ou a définir, je vous en prie , je serais heureux de vous lire et m’engage a faire la moitié du boulot, ça me parait équitable, qu’en pensez-vous?

        • Momo,

          Vous semblez dire que la nation n’a d’intérêt que pour les fascistes… Comment voyez-vous l’internationalisme sans les nations ?

          • Oh elle n’a pas d’intérêt que pour les fascistes, elle a aussi intérêt pour les classes dominantes et les capitalistes de temps en temps (cf la guerre 14 18 par exemple). Ce que je dis c’est que dans le contexte actuel, le nationalisme est une porte ouverte au fascisme et que l’extrême droite (je pense au FN notamment) joue beaucoup là dessus et qu’il faut se méfier. Le terme de nation tend également à détruire l’antagonisme qu’il existe dans une nation (la lutte des classes) et que ça serait un bloc monolithique, ce qui est évidemment faux. Les exploités français ont plus de point communs avec des exploités grecs ou russes qu’avec des patrons (ou exploitants) français.

            A titre plus personnel, je vois l’internationalisme comme le fait, dans ce contexte de nations, de montrer que nous sommes tous des êtres humains, dans la même galère car tous soumis au capitalisme, et que même si nous sommes de nations différentes, la solidarité reste inchangée.
            Evidemment pour moi ça serait plus simple qu’il n’y ait plus de nations, plus besoin de voir l’autre comme un étranger alors que c’est un être humain, mais bon là on va me traiter d’utopiste ^^

          • Ana Sailland

            Le débat sur le nationalisme efface le nécessaire débat sur la subsidiarité.

            C’est rusé ………..

    • salut momo,
      « Le M’PEP a tenu son 2ème congrès ordinaire les 5, 6 et 7 décembre 2014. Il a pris les décisions suivantes :
      1. Le M’PEP est un parti politique.
      Le M’PEP se définit désormais comme parti politique au plein sens du terme. Un parti entièrement tourné vers la défense structurelle des intérêts des classes dominées. Un parti en faveur de la démondialisation. Un parti pour rompre avec l’ordre néolibéral mondial et européen dans une perspective internationaliste.
      Le M’PEP se propose d’être l’organisation politique des citoyens qui estiment que :
      -- la pleine restauration de sa souveraineté nationale est vitale pour la France et son peuple ;
      -- la lutte contre l’ordre néolibéral mondial passe nécessairement par la pleine restauration des souverainetés nationales ; »
      etc etc
      Si on devait suivre ton raisonnement sur le ‘nationnalisme’, le M’PEP serait fasciste?

      • Faux, j’ai dit que le nationalisme tendait vers le fascisme à plus ou moins long terme et dans un contexte économique et politique donné.
        Après « un parti entièrement tournée vers la défense structurelle des intérêts des classes dominées » ça me fait bien rire quand même, à croire que les gens ne connaissent plus l’Histoire…

        • le m’pep fait parti de l’offre partisane la plus désirable, et je ne vois pas trop ce qu’il y a de comique dans ses positions….

          • Ce qu’il y a de comique c’est que certains pensent qu’un parti politique va résoudre tous leurs problèmes. C’est de croire qu’en allant voter, en donnant son pouvoir de décisions à des « représentants », ça va aller mieux. C’est de croire qu’un parti politique (peu importe qui le constitue) ne va pas se scléroser, et que certains ne vont pas prendre le pouvoir et en profiter (formant une nomenklatura par exemple, ou une sorte d’avant garde éclairée ou que sais je), au détriment de ceux dont ils sont censés représenter. Tout ça c’est vraiment comique 😀

          • momo,
            Si je dis « offre partisane la plus désirable », après avoir mentionné la dimension nécessairement nationale du programme du parti en question, cela ne signifie ni que je suis encarté au MPEP ni que j’ai foi dans le parti! C’était pour souligner qu’il existe ‘à gauche’ des perspectives nationalistes fondé sur un programme économique de solidarité.
            Cela me semble assez important à rappeler, au point que dans les lignes suivantes du programme, le MPEP se désolidarise de la gauche qui continue de croire dans les institutions européennes…

            Donc j’espère que cette formulation te permet mieux de voir ce que je veux dire!

            Dans la même veine, à propos de : «  »« un parti entièrement tournée vers la défense structurelle des intérêts des classes dominées » ça me fait bien rire «  » -hé bien je n’avais pas compris que ce qui te faisait rire c’était ‘parti’. Je ne crois pas plus que toi aux partis!

    • Salut momo, je pense que tu te trompes, le fascisme c’est avant tout la coercition au service du grand capital et la négation de la démocratie. Les ressorts idéologiques qui permettent d’embrigader les personnes dans l’idéologie fasciste peuvent varier, le nationalisme et la xénophobie en font partie mais ce n’est pas exclusif, tu est resté sur une définition historique du fascisme, qui existe toujours, mais qui est marginale et qui surtout ne gouverne pas.

      Le régime que nous connaissons aujourd’hui en Europe est définitivement fasciste puisqu’il y a de fait une négation de la démocratie, les représentants étant réduit à obéir à leurs dictateurs, les technocrates européens qui sont les employés directes de ploutocrates. De plus la caractéristique coercitive a été en grande partie délocalisée, si sur notre territoire les atteintes à la liberté d’expression sont répétées et manifestes (notre premier ministre s’occupe de faire interdire des spectacles, traite un sociologue d’anti-France pour un ouvrage, de faire surveiller et éventuellement interdire les sites qui publient des contenus d’opposition politique ainsi que les personnes… et je ne parle pas des persécutions dont font l’objet les enfants « non Charlie », les femmes voilées ou dont la jupe est trop longue ou simplement le musellement manu militari d’opposant politique qui ose défier le président par une banderole à sa fenêtre, ceci en pleine violation de la constitution).

      En ce qui concerne la délocalisation du fascisme notre armée en ce moment même mène des guerres de protection des intérêts de nos multinationales en Afrique ou des soldats violent allègrement des enfants…Au moyen orient nos impôts sont utilisés pour armer des fanatiques islamistes également financés par des familles royales qui investissent par ailleurs dans notre sports et nos entreprises. Dans le même temps nous revendons les secteurs stratégiques de notre industrie à la grande nation impérialiste dons nous sommes les laquais et avec qui nous menons des guerres, en Irak ou en Afghanistan encore une fois pour protéger les intérêt énergétiques de l’empire. Des guerres ou de nombreux civils sont allègrement massacrés. Dois-je parler de nos accointances avec des milices néo nazies en Ukraine?

      Le fascisme du régime politique occidental actuel est manifeste, ses ressorts sont l’islamophobie organisée, fomentée à dessin ainsi qu’une nouvelle forme de sentiment nationaliste « élargi »à l’échelle du continent et plus largement à la civilisation occidentale, on pourrait parler « d’occidentalisme ».

      Il me semble tout à fait hypocrite de nier ces réalités.

      • un peu de police, de temps en temps…
        Oim | 10 mai 2015 at 17:18
        et
        nlescan | 10 mai 2015 at 17:19
        à une minute d’intervalle, vous publiez exactement le même article(?), sans le citer?
        qu’est-ce à dire?

        • Oui, c’est pour le moins curieux…

          Sinon, ce n’est pas le nationalisme qui mène au fascisme ou envoie les gens à la guerre mais les dirigeants fous. Le nationalisme n’est pas une personne, et celui qui prend les décisions n’est pas le peuple.

          Définition du nationalisme selon le cnltr :

          « courant de pensée fondé sur la sauvegarde des intérêts nationaux et l’exaltation de certaines valeurs nationales »

          Je ne peux m’empêcher de constater que dans l’optique de construire une Europe, ou d’imposer un libéralisme économique mondialisé, ou encore, une culture de consommation passive-hédoniste mondialisée, il fut fort utile de dénigrer la défense des intérêts nationaux, ou de détruire les valeurs partagées par une population et leur manifestation. Ceci s’est fait au niveau national, puisque historiquement, nous étions bien et sommes encore bien dans des nations.

          Après il est sûr qu’en remontant le fil de l’histoire, on trouve toujours des exemples sombres de tout, mais ce qui m’ennuie là-dedans c’est que ce combat contre le nationalisme a pour conséquence de rendre ridicule toute l’histoire des valeurs que nous avons partagées et des combats que celles-ci nous ont fait mener pour défendre nos intérêts, nous laissant ainsi sans défense face aux mondialistes, à leurs valeurs à eux et à leurs intérêts à eux.

          Et puis il y a pire, le mot « identitaire », comme s’il était mal de partager maintenant une identité commune, alors que nous partageons encore bien la même histoire, la même langue, le même droit, la même société, et que de ceci se dégage forcément une identité. A qui profiterait donc la disparition totale de ce sentiment d’identité partagée ? Qui a besoin d’individus désunis pour asseoir son autorité ?

          Pour finir, je précise bien que je ne viens pas là défendre la légitimité d’un pouvoir centralisé. Dans la mesure où ce pouvoir a décidé de faire sans sa population, il ne représente que lui-même.
          En revanche, je souhaite pointer du doigt quelques petites incohérences qui me gênent et qui à mon avis nous ralentissent :
          Si nous ne partageons plus rien, ni valeurs ni intérêts, et s’il nous est désormais interdit de les revendiquer, comment dès lors rendre désirable l’instauration d’une vraie démocratie ? Et comment par la suite la rendre effective ?

          • frederick

            on peut dans la definition du nationalisme remplacer le mot nationale par européen ,çà marche aussi bien. Inversion des valeurs, dissimulée par de la propagande massive qui fait évidement le contraire de ce qu’elle annonce. guerre pour la paix, croissance négative , commerce équitable, démocratie représentative, pouvoir d’achat, une critique radicale ne fera pas l’économie des codes du langage de la révolution, c’est d’ailleurs le postulat qui s’impose à toutes les les luttes.

          • le débat sur la définition de nationalisme ne m’intéresse pas beaucoup, je l’ai fait 50 fois.Y’a le nationalisme de décolonisation ou indépendantisme que j’aime bien et y’a celui qui est une forme de chauvinisme raciste que j’aime pas du tout.

        • c’est parce que mon browser a les deux en mémoire vu que je commente ailleurs en tant que « oim » mais ce pseudo n’ayant pas été validé il n’apparaissait pas, j’ai donc reposté avec mon pseudo habituel…ou alors c’est parce que je suis un agent secret qui ourdit de sombre projets avec les illuminatis…

          • D’ailleurs je n’avais pas noté que mon post à l’arrache avait été qualifié ‘d’article’…c’est flateur…mais mon orthographe approximative aurait du te mettre la puce à l’oreille, il n’y a rien a citer à part peut etre notre hote qui m’a ouvert les yeux sur ce qu’est réellement le fascisme (définition qu’il tient me semble-t-il d’Henri Guillemin). En fait j’avais tout pompé sur Chouard…lol

          • Mince j’ai encore posté en ‘oim’…pas grave ca apparaitra plus tard.

    • Salut momo, je pense que tu te trompes, le fascisme c’est avant tout la coercition au service du grand capital et la négation de la démocratie. Les ressorts idéologiques qui permettent d’embrigader les personnes dans l’idéologie fasciste peuvent varier, le nationalisme et la xénophobie en font partie mais ce n’est pas exclusif, tu es resté sur une définition historique du fascisme, qui existe toujours, mais qui est marginale et qui surtout ne gouverne pas.

      Le régime que nous connaissons aujourd’hui en Europe est définitivement fasciste puisqu’il y a de fait une négation de la démocratie, les représentants étant réduit à obéir à leurs dictateurs, les technocrates européens qui sont les employés directes de ploutocrates. De plus la caractéristique coercitive a été en grande partie délocalisée, si sur notre territoire les atteintes à la liberté d’expression sont répétées et manifestes (notre premier ministre s’occupe de faire interdire des spectacles, traite un sociologue d’anti-France pour un ouvrage, de faire surveiller et éventuellement interdire les sites qui publient des contenus d’opposition politique ainsi que les personnes… et je ne parle pas des persécutions dont font l’objet les enfants « non Charlie », les femmes voilées ou dont la jupe est trop longue ou simplement le musellement manu militari d’opposant politique qui ose défier le président par une banderole à sa fenêtre, ceci en pleine violation de la constitution).

      En ce qui concerne la délocalisation du fascisme notre armée en ce moment même mène des guerres de protection des intérêts de nos multinationales en Afrique ou des soldats violent allègrement des enfants… Au moyen orient nos impôts sont utilisés pour armer des fanatiques islamistes également financés par des familles royales qui investissent par ailleurs dans notre sports et nos entreprises. Dans le même temps nous revendons les secteurs stratégiques de notre industrie à la grande nation impérialiste dons nous sommes les laquais et avec qui nous menons des guerres, en Irak ou en Afghanistan encore une fois pour protéger les intérêt énergétiques de l’empire. Des guerres ou de nombreux civils sont allègrement massacrés. Dois-je parler de nos accointances avec des milices néo nazies en Ukraine?

      Le fascisme du régime politique occidental actuel est manifeste, ses ressorts sont l’islamophobie organisée, fomentée à dessein ainsi qu’une nouvelle forme de sentiment nationaliste « élargi » à l’échelle du continent et plus largement à la civilisation occidentale, on pourrait parler « d’occidentalisme ».

      Il me semble tout à fait hypocrite de nier ces réalités.

      • jolie définition du fascisme actuel, merci.

      • Dire que l’Europe est fasciste ça revient à dire que le FN est antifasciste? (je ne dis pas qu’il soit fasciste pour autant, même si des gens ouvertement fascistes gravitent autour de ce parti.)
        Pour moi dire ça est donc dangereux. Je suis d’accord sur ce que tu as dis, l’Europe telle qu’elle est c’est tout ça et c’est sur que ça ne devrait pas l’être, mais la solution n’est pas dans le nationalisme.

        « Dois-je parler de nos accointances avec des milices néo nazies en Ukraine? »

        Pas la peine je le savais déjà avant qu’il y ait tout ce tapage médiatique à propos de ça. Mais le gouvernement de Poutine ne vaut pas mieux, le nombre d’assassinat politique en Russie est important, ainsi que la répression qui a lieu à l’heure actuelle envers des antifascistes de Crimée.

        • Non, il propos n’est absolument pas de prétendre que le FN n’est pas fasciste, il l’est probablement, et d’une façon peut être plus proche du fascisme historique, mais le FN est avant tout un épouvantail… C’est Schneidermann (qui par ailleurs a des postions assez hypocrites sur certains sujets, c’est un autre débat) qui a publié un chronique intéressante quand a la réalité des résultats électoraux du FN http://www.arretsurimages.net/breves/2015-04-03/Le-detail-le-recidiviste-et-quelques-chiffres-id18769

          Si on en croit ce post il semble que le FN ne progresse même pas réellement et qu’il bénéficie simplement d’un taux d’abstention en augmentation ce qui le fait paritaire plus important qu’il n’est.

          Lutter contre le FN me semble une perte de temps car je ne pense vraiment pas que ce parti soit en capacité d’emporter une présidentielle, de plus lorsque je constate la corruption et l’islamophobie concrète du gouvernement actuel (toujours déguisée en laïcité bien évidement, alors même que la laïcité est censée garantir la liberté de culte pour tous) je ne suis même pas sur que le FN soit bien pire… Pour moi c’est à peu près la même chose à la différence que le PS ou l’UMP sont des partis de gouvernement, ce sont donc pour moi les ennemis premiers. Evidemment le FN n’est pas du tout une alternative.

          Plus que jamais, pour moi, l’alternative c’est nous, nous devons nous prendre en main, parvenir à convaincre, avancer vers une démocratie réelle et effective.

          • je suis d’accord mais pour moi (je suis peut être parano ou alarmiste) le FN devient une menace de plus en plus. Je m’explique: comme tu l’as dis pour les partis institutionnels (surtout UMP et PS) c’est un épouvantail qui leur permet d’avoir des votes contre le FN plutôt que pour leur parti réellement. Mais ces partis (et on le voit clairement aujourd’hui) commencent à suivre une politique de plus en plus proche de celle du FN (débat sur l’identité nationale de l’UMP ou encore la dernière loi sur la surveillance du parti soit disant socialiste) à une fin électorale, et étant contre productive d’un point de vue antifasciste bien sur, puisqu’ils lui donne ainsi de la crédibilité en ressortant les mêmes thèmes pour attirer des électeurs.

            Deuxièmement, il y a une montée du nationalisme qui reste pour moi incontestable et une méfiance envers les « musulmans » (ou plutôt les arabes, mais ça le fait pas de dire ça actuellement, mais au final pour pas mal de personnes arabes=musulmans ce qui est évidemment faux) et pas mal de groupuscules fascistes (je pense à génération identitaire, le bloc identitaire, l’oeuvre française ou encore le GUD) surfent sur ça pour propager des idées racistes sous couvert de nationalisme (ces groupes sont plus ou moins proches du FN, mais bien entendu on en entend pas trop parler, ça se fait dans le feutré).

            A mon avis petit à petit l’oiseau fait son nid, mais là encore ce n’est que spéculation. Cependant l’atmosphère à bien changé en 10 ans, c’est indéniable et il suffit de voir tous les replis nationalistes dans les pays européens pour s’en rendre compte, ainsi qu’une plus grande peur de l’immigration.

            A espérer que ceux qui ne votent pas ne décident pas un jour à voter FN en pensant que ce parti « antisystème » soit la solution.

            Je pense donc que le combat contre le FN et ses acolytes doit se faire, mais bien entendu il faut proposer une alternative, car être contre c’est bien beau mais ça fait pas avancer le bordel^^

          • Je suis globalement d’accord avec ce que tu dis Momo mais objectivement je ne sais pas si c’est grâce au FN que le racisme progresse dans notre pays (et plus largement le fascisme). Des gens comme Caroline Fourest, BHL, Elisabeth Levy, Zemmour ne sont pas au FN, certains sont de gauche autoproclamée voir « anti-fascistes », c’est le cas de Fourest, alors même qu’en réalité c’est une propagandiste islamophobe néo conservatrice partisane du choc des civilisations qui comme les gens de sa mouvance politique réelle aime les musulmans uniquement lorsqu’ils sont fanatiques (si si, elle soutenait les islamistes contre Kadhafi), c’est aussi une mythomane… Et ce sont ces gens les plus dangereux Momo, pendant que tu te concentres sur le FN, qui sont des fachos à l’ancienne et qui ont au moins le mérite d’une forme d’honnêteté (de moins en moins), avec eux tu sais à quoi t’en tenir, les vrais fasciste actuels font leur propagande tranquillement, sur toutes les télés, présentés comme des intellectuels, éventuellement ‘anti-fascistes’ (charlie Hebdo est aussi un bon exemple, lis donc cet article d’un ancien pour voir ce qu’il en pense http://www.article11.info/?Charlie-Hebdo-pas-raciste-Si-vous)…

            Et je suis certain que ces gens sont bien plus responsables de la progression des idées racistes en France que les Le Pen, isolés et montrés du doigt. C’est un racisme qui ne dit pas son nom, qui se déguise en laïcité, en valeurs de la république, mais un racisme très profond et qui contrairement au FN est en train de complètement envahir notre société et qui est peut être déjà majoritaire.

            Combattre le racisme et le fascisme c’est une excellente idée mais crois moi le front recule et les ennemis les mieux armés et le plus virulents ne sont pas chez les natio, skin heads ou FN, ces derniers étant bien trop caricaturaux pour faire des dégâts à grande échelle.

          • @momo
            « l’atmosphère à bien changé en 10 ans, c’est indéniable et il suffit de voir tous les replis nationalistes dans les pays européens pour s’en rendre compte, ainsi qu’une plus grande peur de l’immigration. »
            c’est certain, mais ce n’est pas la conséquence d’une montée du nationalisme, mais plus un résultat. de même que la xénophobie, qui porte plein de nom est aussi un résultat.

            Un résultat du dumping social et de la politique européenne menée depuis trente-cinq ans, au moins, laquelle est directement et totalement inféodée à la politique US.

            Quelles que soient par ailleurs les vicissitudes de la politique intérieure Russe, il est à cet égard très injuste de mettre russes et américains dans le même panier, quand les russes sont aussi les victimes des américain, mais il semble que pour eux ce soit fini, ce qui n’est pas notre cas..

            Pour prendre un exemple, dans une situation politique Ubuesque, les ogm de monsanto sont entrés en Ukraine. Alors, c’est une conséquence opportuniste ou le résultat d’un complot?

        • Je précise au passage que je me réjouis que tu partages le point de vue que j’ai exprimé à propos des institutions européennes et aussi que frederick soit d’accord avec ma définition du fascisme actuel.

  2. Quels remparts face à la corruption ?

    Séverine Tessier (ANTICOR)
    http://www.republicain-lorrain.fr/politique/2015/05/02/quels-remparts-face-a-la-corruption

    La fondatrice d’Anticor (association anticorruption), Séverine Tessier, aujourd’hui à Metz, promeut la démocratie participative [et le tirage au sort des chambres de contrôle des pouvoirs] comme rempart aux dérives qui empoisonnent la sphère publique.

  3. Lucas (17 ans, épatant !) et Dominique s’entrainent sur le terrain, comme de bons virus 🙂 (à partir de la minute 27’35) :

    http://radiobam.org/infos-du-samedi-2-mai/

  4. Génial, j’éstime qu’Edouard Rothschild est à la recherche déséspérée de clients pour vendre son recyclage de la vérité.

    Saviez-vous qu’en Tchecoslovakie communiste, les tchèques avaient complètement arrêté d’acheter le journal d’état (le seul existant)?
    Alors les dirigeants ont utilisé une ruse: chaque matin ils changeaient la route des bus.Donc si tu as pris le bus 31 pour aller au boulot, aujourd’hui, ce sera le 89. Les nouvelles routes des bus, étaient-elles affichées aux arrêts de bus? NON! deux fois NON!
    ELLES ETAIENT MARQUÉES DANS LE JOURNAL D’ETAT!
    Donc le matin, si tu voulais savoir quel bus tu dois prendre aujourd’hui, tu est forcé d’acheter le journal d’état…
    Entre autres, on lit sur le fil faceook, qu’à Libération, ils mettaient ce jour-là pleins d’articles sur la paresse des Ukrainiens, leur habitude de se plaindre, même s’y sont contents… et blablabla et bloubloufblouf. Voilà la raison pourquoi Edouard a commandé cet article léger sur l’Europe…

  5. Cinquième colonne
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinqui%C3%A8me_colonne

    Voir aussi cette (passionnante) conférence d’Henri Guillemin, sur la guerre d’Espagne en 1936 ; il y explique en deux mots (je n’arrive pas à retrouver à quelle minute précise) d’où vient et que signifie l’expression cinquième colonne :

    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/multimedia/Henri_Guillemin_La_Guerre_d_Espagne_1936.mp3

    Pensez à télécharger et enregistrer cette conférence, au cas où l’Internet libre disparaîtrait (il faudra bien, dans ce cas, que nous continuions quand même à entretenir la mémoire des luttes).

  6. Ça commence un peu à m’énerver, tous ces gens qui usent du terme « fascisme » à tort et à travers. Le régime fasciste est un régime bien spécifique de l’histoire disparu d’Europe en 1945 (1). Pourtant, on ne cesse de dire que notre régime actuel serait l’équivalent édulcoré du fascisme. En commentaire de ce billet sur facebook, on en vient à évoquer à plusieurs reprises Orwell.

    C’est l’occasion rêvée pour moi d’aller voir ce que ce dernier pensait du sujet. Son avis me semble tout à fait opportun, lui qui a dû fuir l’Espagne étant à la fois traqué par les forces de l’ordre du Gouvernement Républicain, et blessé au cou par une balle tirée des lignes fascistes (voir Hommage à la Catalogne), ce qui en fait pour moi quelqu’un d’aussi bien placé que « Laurent de Sutter, Professeur de théorie du droit à la Vrije Universiteit de Bruxelles » pour juger des vices respectifs des deux régimes.

    Lorsqu’il revient d’Espagne en Grande-Bretagne et 1937, il l’a – on le comprend – un peu mauvaise et écrit :

    « […] Lorsque la révolution à éclaté, les travailleurs, dans beaucoup de régions d’Espagne, ont établi les prémices d’un gouvernement du peuple : ils ont saisi des terres et des usines, ont mis en place des comités locaux, etc. Le gouvernement (2), qui est en grande partie contrôlé par le parti communiste, à réussi à défaire une grande partie de tout ça, d’abord en demandant aux travailleurs de ne pas compromettre la guerre et , plus tard, quand il s’est senti plus fort, par la force. Je crois que le POUM (3) et les autres avaient tout à fait raison de résister à ce processus et auraient même sans doute eu raison d’y résister par une rébellion ouverte, bien qu’ils ne l’aient jamais fait. Il est tout à fait vrai que nous devons nous unir contre le fascisme. Si le fascisme signifie la suppression des libertés politique et de la liberté de parole, l’emprisonnement sans procès, etc, alors le régime espagnol actuel est fasciste ; de sorte qu’en se battant en apparence contre Franco, on revient directement au fascisme. Je ne veux pas dire que l’autorité du gouvernement actuel ne vaut pas mieux que celle que Franco mettrait en place s’il gagnait, mais ce n’est qu’une différence de degré, pas de fond. Ce qui ressort – c’est en tout cas ainsi que je le vois – c’est que le fascisme n’a pas de contraire réel excepté le socialisme. On ne peut pas se battre contre le fascisme au nom de la « démocratie » parce que ce que nous appelons démocratie, dan un pays capitaliste, ne peut exister que tant que les choses vont bien ; dans le moments de difficultés, elle se transforme immédiatement en fascisme. La seule chose qui peut empêcher cela est pour les travailleurs de garder le pouvoir entre leurs propres mains […]» (Lettre à Amy Charlesworth, 30 août 1937)

    On a donc là un résumé de l’opinion majoritaire d’ensemble qui parcourt ce blog, et celle de Laurent De Sutter.

    Cependant, quatre ans plus tard, la guerre est passée par là et son discours change du tout au tout : dans The Left News de février 1941, il publie le texte Fascisme et Démocratie (en ligne en intégralité ici : https://paresia.wordpress.com/2010/07/03/george-orwell-fascisme-et-democratie/).

    Après avoir repris l’argumentaire contre les régimes >démocratiques<, il en vient à les défendre :

    « Ce qui est faux dans ce dénigrement classique de la démocratie est qu’il est incapable de donner une explication complète des faits. Les différences réelles dans l’ambiance sociale et politique de chaque pays sont bien plus importantes que ne peut l’expliquer une théorie qui écarterait les lois, les usages, les traditions, etc., comme n’étant que des « superstructures ». Sur le papier, il est très simple de démontrer que la démocratie « n’est que » (ou « n’est pas meilleure que ») le totalitarisme. Il y a des camps de concentration en Allemagne ; mais il y a des camps de concentration en Inde. Les juifs sont persécutés partout où règne le fascisme ; mais qu’en est-il des lois sur la couleur de peau en Afrique du Sud ? L’honnêteté intellectuelle est un crime dans tous les pays totalitaires ; mais même en Angleterre, il n’est pas vraiment rentable de dire et d’écrire la vérité. Ces parallèles peuvent être poursuivis à l’infini. Cependant, l’argument sous-entendu d’un bout à l’autre est qu’une différence de degré n’est pas une différence. Il est tout à fait vrai, par exemple, que les pays démocratiques ne sont pas exempts de persécution politique. Encore faut-il la qualifier. Combien de réfugiés ont quitté la Grande-Bretagne, ou l’ensemble de l’Empire britannique, au cours des sept dernières années ? Et combien l’Allemagne ? Combien de personnes connaissez-vous personnellement qui ont été tabassés avec des matraques en caoutchouc, ou obligés de boire des litres d’huile de ricin ? Trouvez-vous dangereux de vous rendre dans le pub le plus proche et d’y exprimer l’opinion selon laquelle cette guerre est une guerre capitaliste et que nous devrions cesser le combat ? Pouvez-vous indiquer quoi que ce soit dans l’histoire récente britannique ou américaine qui soit comparable à la Purge de juin, aux procès des trotskistes en Russie, au pogrom qui a suivi l’assassinat du Rath ? Un article équivalant à celui que je suis en train d’écrire pourrait-il être imprimé dans un pays totalitaire, rouge, brun, ou noir ? Le Daily Worker vient d’être interdit, mais seulement après dix ans de vie, alors qu’a Rome, Moscou, ou Berlin il n’aurait même pas survécu dix jours. Et, pendant les six derniers mois, la Grande-Bretagne n’a pas seulement été en guerre mais aussi dans une situation bien plus désespérée qu’a aucun moment depuis Trafalgar.

    En outre – et c’est là l’argument principal -, même après l’interdiction du Daily Worker, ses rédacteurs ont pu crier au scandale, publier des déclarations pour se défendre, obtenir que des questions soient posées au Parlement et s’assurer le concours de personnes bien intentionnées de diverses tendances politiques. Non seulement il n’y a pas eu de « liquidation » rapide et finale, comme cela aurait été le cas dans une douzaine d’autres pays, mais personne ne croirait réellement à la possibilité que cela puisse se passer ici.

    Il n’est pas particulièrement remarquable que les fascistes et les communistes britanniques puissent soutenir des opinions en faveur de Hitler ; ce qui est remarquable est qu’ils osent les exprimer. Ce faisant, ils admettent sans le dire que les libertés démocratiques ne sont pas un mensonge complet. Entre 1929 et 1934, tous les communistes orthodoxes adhéraient à la croyance que le « social-fascisme » (c’est-à-dire le socialisme) était le véritable ennemi des travailleurs et que la démocratie capitaliste n’était certainement pas préférable au fascisme. Et pourtant, quand Hitler a pris le pouvoir des dizaines de milliers de communistes allemands – défendant toujours la même doctrine, qui n’a été abandonnée que plus tard – se sont enfuis en France, en Suisse, en Angleterre, aux États-Unis ou dans tout autre pays démocratique qui voulait bien les laisser entrer. Leurs actions ont démenti leurs paroles ; ils ont « voté avec leurs pieds », selon l’expression de Lénine. Et nous nous trouvons ici devant le meilleur atout que la démocratie puisse mettre en avant : le sentiment de sécurité relative auquel ont droit les citoyens des pays démocratiques, la certitude que, lorsqu’on parle de politique avec un ami, la Gestapo  n’a pas une oreille collée au trou de la serrure, la conviction qu’ « ils » ne peuvent vous punir que si vous avez violé la loi, la conviction que la loi est supérieure à l’État. Peu importe que cette conviction soit en partie une illusion – ce qui est, bien sûr, vrai. Car une illusion largement répandue, capable d’influencer le comportement du public, est en elle-même un fait important. Imaginons qu’un gouvernement britannique, actuel ou futur, décide de faire suivre l’interdiction du Daily Worker par la destruction complète du parti communiste, comme cela a eu lieu en Italie et en Allemagne. Très probablement, il n’y parviendrait pas. Car une persécution politique de ce type ne peut se faire qu’avec l’aide d’une Gestapo répandue dans tout le pays, ce qui n’est pas le cas en Angleterre, et un tel système ne pourrait pas être créé en ce moment. Le climat social ne l’accepterait pas, et le personnel nécessaire ne viendrait pas se présenter. Les pacifistes qui nous promettent que si nous luttons contre le fascisme nous « deviendrons fascistes » nous-mêmes oublient que tous les systèmes politiques  doivent être gérés par des êtres humains, et que les êtres humains sont influencés par leur passé. L’Angleterre subira peut-être des transformations dégénératives du fait de la guerre, mais elle ne peut pas, sauf peut-être si elle est conquise, devenir une réplique de l’Allemagne nazie. Elle pourrait suivre la voie d’une sorte de fascisme autrichien, mais pas celle d’un fascisme de type positif, révolutionnaire et pernicieux. Le matériel humain nécessaire n’est pas là. Cela, nous le devons à trois siècles de sécurité, et au fait que nous n’avons pas été battus pendant la dernière guerre. »

    _
    Inversion complète de la position, donc. Fascisme et régimes représentatifs ne sont pas pour lui de même nature. Et oui, sous les régime européens actuel, les persécutions ne sont en rien semblables à ce qu’elles étaient sous un régime fascistes, et je ne vois nulle part des opposants quitter en masse l’Europe pour pouvoir se mettre en sécurité.

    (1) Les puristes diront peut-être 1975.

    (2) Il s’agit du Gouvernement Républicain, à l’époque réunissant des membres allant des communistes au centre-gauche.

    (3) Parti ouvrier d’unification marxiste. Parti marxiste antistalinien proche des anarchistes. Orwell appartenait aux milices du POUM. Lors de la guerre civile, le parti a été interdit par le Gouvernement Républicain et ses membres pourchassés.

    • @ Ronald,

      un grand merci pour ces citations.

      J’ai tout de même, bien qu’indirectement, un problème avec ce qui apparaît comme ta conclusion (tout comme avec l’article) : « sous les régime(s) européens actuel(s), les persécutions ne sont en rien semblables à ce qu’elles étaient sous un régime fascistes, et je ne vois nulle part des opposants quitter en masse l’Europe pour pouvoir se mettre en sécurité« , mais ça me paraît justement être une bonne base de départ pour discuter du sujet.

      Je ne critiquerai pas ce constat — quoique l’on puisse trouver un petit nombre de contre-exemples — mais, dans le cadre de cette discussion :

      -- cela n’a pas de sens de chercher à qualifier l’UE du point de vue direct de l’action de ses pouvoirs exécutifs sur les gens, donc de disserter, surtout dans les grandes largeurs, du caractère fasciste ou non de l’UE, vu que l’UE n’a précisément pas de pouvoirs exécutifs en propre pour ce qui concerne l’action sur les personnes ; elle n’ordonne qu’aux États, à leurs législateurs (en droit dérivé) et à leurs juridictions et à leurs exécutifs appliquant le droit dérivé. En ce sens, «  les régime(s) européens actuel(s) » auxquels tu as retiré (sans doute par mégarde) deux sont bien des régimes nationaux ;

      -- lancer des débats sur le caractère fasciste de l’UE est surtout un très bon moyen, le moyen ultime, de continuer à ne pas étudier son caractère foncièrement totalitaire… Justement parce que : d’une part, à l’évidence, sauf pour des pignoleurs en tour d’ivoire, l’UE a tous les défauts qu’on veut mais précisément pas les oripeaux du fascisme ; d’autre part, pour l’immense majorité des gens, intellos y compris, fascise et totalitarisme c’est pareil. D’ailleurs, c’est l’un des grands défauts d’Orwell, à mon avis, que d’avoir cultivé lui-même cette confusion. Bien peu de gens ont lu et assimilé Arendt, sans doute pire que pour Orwell ; ils sont fatalement très loin d’imaginer que ce qu’on appelle la libéralisation correspond exactement au mode totalitaire d’utilisation du droit telle qu’elle l’a décrit. Le propre de la déréglementation (qui en et, on le sait, l’une de deux facettes) est justement d’édicter des normes contraignantes pour tous sauf, justement, pour une catégorie d’élite totalitaire, qui est commanditaire (en l’occurrence, disons, les multinationales, etc. mais on pourrait étendre, notamment aux ONG), lesquelles voient pour elles, bien au contraire, se s’étendre leur champ d’action arbitraire et se restreindre les contraintes en termes de responsabilité vis-à-vis de leurs actes et d’obligation à tenir des engagements. Pour ne prendre qu’un autre aspect, et tout aussi rapidement : n’importe quel manuel de droit critique des régime soviétiques explique que les droits individuels proclamés étaient tous à l’évidence mis au conditionnel dès lors qu’on y ajoutait les droits — et surtout les devoirs — conférés aux militants de faire ceci et cela de draconien et expéditif pour la cause supérieure de l’établissement du communisme ; de même, dans une allemagne hitlérienne qui n’a jamais aboli ni modifié de constitution, et pas tant de lois, des droits et devoirs du nazi d’élite de s’adonner à telle et telle pratique violente et terrorisante (il faut bien comprendre que l’endoctrinement totalitaire n’est autre que cette forme de pratique elle-même) ; mais curieusement, personne ne reconnaît ou ne dénonce le caractère totalitaire du machin qu’on a sous les yeux ici et maintenant quand bien même on a décrété à tour de bras de nouvelles libertés fondamentales et une base d’égalité pour des personnes morales nommées entreprises et des investisseurs étrangers ou anonymes (c’est même très exactement ce que la Cour de Justice de l’UE désigne comme les (quatre) libertés fondamentales !), ce qui conduit pourtant, évidemment, à la violation des libertés et de l’égalités des personne physiques résidentes (et des citoyens)…

      … mais on notera d’ailleurs, justement — retour au point précédent — que les premières sont établies par l’UE tandis que l’atteinte aux secondes, le sale boulot, revient aux États et aux juridictions subalternes. Ce qui m’amène d’ailleurs, par un nième bout, à cette rapide conclusion que je tire par ailleurs : ce que le commun des mortels nomme très improprement fascisme, et qui se résume essentiellement à la violence (essentiellement physique), n’est jamais rien d’autre que le sous-produit d’un système impérial, c.à.d. totalitaire — en particulier, supranational (référence, en passant, à la première partie du fil de discussion, qui tire au dialogue de sourd pour la même raison qu’elle souffre, je crois, de l’absence de cette mise au point préliminaire que j’ai taché de faire ici).

    • Je ne suis pas du tout d’accord avec cette vision uniquement historique du fascisme, je revendique l’utilisation de ce terme pour qualifier le régime politique actuellement en vigueur dans le monde occidental en particulier, voir la réponse argumentée que j’ai faite plus haut à Momo.

  7. Il serait bon de définir le fascisme ou de changer de mot si la définition ne convient pas.

    Cette esquisse me semble intéressante :
    Fascisme : système politique ne permettant pas à un individu de jouir de sa condition d’Homme (dont la caractéristique est de pouvoir échanger des pensées complexes), où l’empêchant de pouvoir utiliser son imaginaire pour fuir.
    En cela, la loi Gayssot est un des éléments du fascisme qui caractérise notre société occidentale, un autre est l’interdiction progressive d’échapper aux règles économiques.

    • Je trouve problématique de confondre capitalisme, autoritarisme et fascisme:
      -capitalisme: système nécessitant de la croissance, basé sur l’existence d’un état et d’une monnaie.
      -autoritarisme: ce qui pourrais correspondre à votre définition.

      Le fascisme est un système bien plus complexe qu’un simple autoritarisme, et lui donner comme définition « système non-démocratique qui sert une élite contre les intérêts du peuple » me semble dangereux. En effet, un tel système est la norme dans le capitalisme, même si le degrés est différent. je pense donc que la différence entre une « démocratie libérale » et le fascisme n’est pas qu’une question de degrés.

      Ainsi pour définir le fascisme il faut analyser les régimes de Mussolini, d’Hitler de Franco, de Salazar, de Dollfuss, de Pavelić, de Metaxás, de Ferenc Szálasi, de Goga, de Gigurtu(etc) pour pouvoir faire une synthèse.

      Je qualifierais plus l’Union Européenne de ploutocratie qui s’autoritarise, que de régime fasciste.

      • et remi fraise, et les noirs flingués, et les mineurs sous tatcher, et les camps palestiniens, et les enfants de 8 ans pas charlie et les milliers d’espagnols expulsés, ca y ressemble très forts. résistez et vous verrez ce qu’il vaut votre état de droit ( de consommer), esclaves modernes bobos un jour votre tour viendra, votre et notre unique chance de salut est de prendre fait et cause des horreurs faites a la plèbe avant quelle vous arrivent. courage les bobos!

        • J’ai été une personne très critique envers le mouvement « Charlie », et j’ai favorisé la diffusion de site comme « Frapper monnaie » ou « Okéanews »(j’ai moi même fais tourné le lien sur des forums et l’ai même donner à l’économiste Jean Gradey). Ma mère est une auxiliaire de vie qui ne travail pas a plein-temps(je n’ai que 17 ans), alors vos procès d’intention risible, gardez les.
          Mais bon, il est plus facile de qualifier ces adversaires(qui n’en sont peut être pas, vu qu’il n’y a pas eu échange on ne peut savoir ce qu’il en est), d' »esclaves modernes bobos », que de leurs répondre. L’homme de paille est plus facile à vaincre qu’un homme réel n’est ce pas?
          Vous remarquerez que dans mon message je n’ai pas utiliser l’expression « Etat de droit » mais « démocratie libérale » ce que notre régime est(reste à déterminer la nature réel des démocraties libérale et il est fort probable que ce ne sois pas des démocratie).

          Maintenant,qu’est ce que j’ai proposé? D’analyser les régimes fascistes afin de donner une définition précise de ce qu’est le fascisme. D’ailleurs, je ne prêtant pas en avoir la définition.
          Après oui, « fascisme » n’est pas un mot neutre et ne dois pas être utilisé pour un oui ou pour un non, et le fascisme semble être un système plus complexe qu’une ploutocratie autoritaire.
          Oui, je veux passer des simples fait à une analyse complexe non-manichéenne, approfondie et dont la création me sera enrichissante. Vous trouvez cela mauvais, tant pis pour vous.

          Alors si plutôt que de faire des recherches, plutôt que de se renseigner, ce qui où nous permettra d’avoir une vision plus claire de la réalité(soit en changeant notre vision des choses, soit en confirmant nos intuitions), vous préféré faire dans la réaction(« bientôt votre tour », « bande de bobo ») et vous fermer au dialogue, et bien tant pis pour vous, mais au moins je vous demande de ne pas insulter ceux qui propose, qui veulent agir.
          Le dialogue dois être fais pour que chacun puisse apprendre de l’autre, et de sois même. L’insulte, la menace et les sophismes ne font pas un dialogue mais juste une discussion vide.

          • frederick

            17ans, je ne peux que vous féliciter de votre maitrise du code du langage. Quelques précisions, quand même ! (trou duc) est une injure (bobos) ne l’est pas encore. Bobo, défini à mon sens, c’est un bourgeois qui s’ignore en attendant le retour de la croissance, et qui s’honore d’être de gauche, cela va sans dire.

            fascisme : régime autoritaire et totalitaire d’un État.

            Je pars du postulat que nous vivons dans un empire guerrier, vente d’arme et guerre pour la démocratie depuis 1945, évidement ils ont changé les noms et les drapeaux, ça fait plus chic, à toi de vérifier. L’histoire des empires ne s’arrête pas en 45, elle accélère.

            Les quelques acquis sociaux des trente glorieuses ne sont que une petite parenthèse pour calmer les ouvriers.

            Nous sommes en guerre depuis 45 (Mitterrand)

            Je ne vote plus pour mes maitres depuis bien longtemps, mes ennemis sont les mêmes qui ont flingué Jaurès, Lumumba, Shankara, etc, des social démocrates.

            Cordialement et sans injures.

          • cobra35291

            (je me répond à moi même, car la fonction réponse n’apparaît pas au dessus de votre message frederick)

            Selon moi l’expression « bobo » peut être une insulte, après si vous ne l’utilisiez pas de cette manière, mea culpa.(Pour moi, un bobo est une personne se disant de gauche, mais ne l’étant pas réellement. Ce disant de gauche juste car « ça fait bien » et par réel conviction.)

            J’ai beaucoup de mal à imaginer une définition simple du fascisme. J’aurais même tendance à différencier le fascisme du nazisme, du stalinisme. Les régimes fascistes sont vraiment des bizarreries. D’où ma proposition d’un projet « fascisme » qui viserais à analyser l’idée(les discours de Mussolini me semble être un bon point de départ) et la réalité du fascisme(d’où une analyse de certains des régimes que j’ai cité plus haut).

            J’ai pour conviction que la paix ne peut exister dans le capitalisme, et donc que définir le fascisme juste en relation à la guerre me pose problème. J’ai aussi, comme beaucoup, l’impression que le néo-conservatisme est un nouveau fascisme, cependant j’ai besoin de faire des recherches afin de savoir ce qu’est le fascisme.

            Le gros problème des définitions courtes du fascisme est qu’elles ont un coté « fourre tout », il est facile de faire passer n’importe quel système pour un système fasciste. Et peut faire passer pour antifasciste des personnes ayant bien plus de liens avec le fascisme originel que ce qu’ils critiquent.

  8. Gabriel Rabhi a besoin de l’aide de ceux qui le peuvent pour finaliser son travail de vulgarisation sur la centralité du tirage au sort dans une démocratie digne de ce nom :

    http://www.kisskissbankbank.com/tirage-au-sort-democratie

  9. Le point commun entre un régime fasciste et notre régime « démocratique » est que ce sont les mêmes au pouvoir.
    Le régime fascisme atteint ses objectifs par la force et la violence si nécessaire sans attendre le consentement préalable de la population.
    Le régime « démocratique » atteint les mêmes objectifs par la force et la violence non apparentes (ou détachées de la réalité grâce au travail des médias) avec le consentement préalable de la population. La fabrique du consentement préalable est échafaudée avec soins par nos médias. Ce qui nous laisse un sentiment de soumission mais attention librement consentie, c’est toute la différence.
    D’où cette impression d’avoir choisi librement notre situation, ce qui atténue les révoltes.

    Quand vous obligez à quelqu’un de réaliser quelque chose par la force, il ne le fera pas volontier même si au départ l’envie était bien là. Il opposera résistance et l’autorité devra dépenser beaucoup d’énergie pour gérer la situation.
    Par contre, si vous obtenez le consentement préalable de la personne (par mécanisme psychologique que les médias connaissent très bien), il le fera volontier et sera probablement près à recommencer sans attendre une nouvelle demande de l’autorité. Pour l’autorité, il y a beaucoup moins d’énergie dépensée. Et finalement, pourquoi devrait il se révolter puisque après tout c’est son choix librement consenti.

  10. Hors sujet mais intéressant (ci-dessous) :

    Théorie du complot : comment le « best seller » de Richard Hofstadter « Le Style paranoïaque » fut détourné par les néo-conservateurs (1/2)

    https://anticons.wordpress.com/2015/04/28/theorie-du-complot-comment-le-best-seller-de-richard-hofstadter-le-style-paranoiaque-fut-detourne-par-les-neo-conservateurs-12/

  11. Ils ont voté à une large majorité leur loi sur la surveillance
    Je suis dégouté

  12. http://cadtm.org/Appel-pour-soutenir-la-Grece-qui

    Appel pour soutenir la Grèce qui résiste et sa Commission pour la Vérité sur la Dette publique.

    Pour le droit des peuples d’auditer la dette publique.

    4 mai

    Aux peuples d’Europe et du monde entier, 
    À toutes celles et à tous ceux qui rejettent les politiques d’austérité et n’acceptent pas de payer une dette publique qui nous étrangle et qui a été contractée sans nous et contre nous.

    Nous, signataires de cet appel, nous nous rangeons au côté du peuple grec qui, par son vote aux élections du 25 janvier 2015, est le premier en Europe et dans l’hémisphère nord à avoir rejeté les politiques d’austérité appliquées au nom du paiement d’une dette publique contractée par « ceux d’en haut » sans le peuple et contre le peuple. En même temps, nous considérons que la création, à l’initiative de la Présidente du Parlement grec, de la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque, constitue un événement historique d’une importance capitale, non seulement pour le peuple grec mais aussi pour les peuples d’Europe et du monde entier !

    Le problème de la dette constitue un fléau qui sévit presque partout en Europe et dans le monde

    En effet, composée de citoyennes et de citoyens volontaires venus des quatre coins du globe, cette Commission ne va pas manquer de faire des émules dans d’autres pays. D’abord, parce que le problème de la dette constitue un fléau qui sévit presque partout en Europe et dans le monde. Ensuite, parce qu’il y a désormais des millions et des millions de citoyennes et de citoyens qui, à juste titre, posent des questions à la fois élémentaires et fondamentales concernant cette dette :

    « Qu’est devenu l’argent des emprunts, à quelles conditions ces emprunts ont-ils été conclus ? Combien d’intérêts ont été payés, à quel taux, quelle part du principal a déjà été remboursée ? Comment la dette a-t-elle enflé sans que cela profite au peuple ? Quels chemins ont suivi les capitaux ? À quoi ont-ils servi ? Quelle part a été détournée, par qui et comment ? 

    Et aussi : Qui a emprunté et au nom de qui ? Qui a prêté et quel a été son rôle ? Comment l’État s’est-il trouvé engagé, par quelle décision, prise à quel titre ? Comment des dettes privées sont-elles devenues « publiques » ? Qui a engagé des projets inadaptés, qui a poussé en ce sens, qui en a profité ? Des délits, voire des crimes, ont-ils été commis avec cet argent ? Pourquoi n’établit-on pas les responsabilités civiles, pénales et administratives ? »

    Toutes ces questions vont être analysées de manière rigoureuse par la Commission spéciale créée à l’initiative de la Présidente du Parlement hellénique. Cette commission a reçu comme mandat officiel de « rassembler toutes les données en rapport avec l’émergence et l’accroissement démesuré de la dette publique et de les soumettre à un examen scientifique minutieux afin de définir quelle en est la portion qui peut être identifiée comme dette illégitime ou illégale ou odieuse ou insoutenable, cela tant pendant la période des Mémorandums, de mai 2010 à janvier 2015, qu’au cours des années précédentes. Elle doit aussi publier des informations précises, accessibles à tous les citoyens, étayer les déclarations publiques, susciter la prise de conscience de la population grecque, de la communauté internationale, de l’opinion publique internationale, et enfin rédiger des arguments et des demandes relatifs à l’annulation de la dette. »

    Nous considérons que c’est le droit démocratique le plus élémentaire de tout citoyen de demander et d’obtenir des réponses claires et précises à toutes ces questions. Nous considérons aussi que refuser d’y répondre constitue un déni de démocratie et un refus de transparence de la part de ceux d’en haut qui ont inventé et utilisent le « système-dette » afin de rendre les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Plus grave encore : nous considérons qu’en gardant jalousement pour eux le monopole de décider du sort de la société, ceux d’en haut privent l’écrasante majorité des citoyennes et des citoyens non seulement du droit de décider, mais surtout du droit de prendre entre leurs mains leurs destinées ainsi que les destinées de l’humanité !

    C’est pourquoi, dans cette situation d’urgence nous lançons à toutes les citoyennes et à tous les citoyens, aux mouvements sociaux, aux réseaux et mouvements écologiques et féministes, aux syndicats de travailleurs et aux formations politiques qui ne se reconnaissent pas dans cette Europe néolibérale et de moins en démocratique et humaine, l’appel urgent suivant :

    Exprimez votre solidarité à cette Grèce qui résiste en soutenant maintenant et en actes la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque et son travail d’identification de la partie illégale, illégitime, odieuse et/ou insoutenable de cette dette.

    Défendez-la contre les attaques indignes dont elle fait l’objet de la part de tous ceux qui, en Grèce et dans le monde, ont intérêt à garder bien cachée la vérité sur le « système-dette ».

    Participez activement aux processus d’audit citoyen de la dette qui sont en train de se développer partout en Europe et ailleurs.

    Partagez en réseau votre soutien et votre solidarité, car seuls ce soutien et cette solidarité internationale sont en mesure de contrecarrer le plan des puissants d’asphyxier la Grèce qui lutte contre nos ennemis communs : les politiques d’austérité et la dette qui nous étranglent !

    Face à un adversaire expérimenté, uni, bien coordonné, armé de pouvoirs exorbitants et surtout décidé à mener jusqu’au bout son offensive contre nous tous et toutes qui constituons l’écrasante majorité de nos sociétés, nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de résister séparément, chacun dans notre coin.

    Unissons donc nos forces dans un vaste mouvement de solidarité avec la Grèce qui résiste et apportons notre soutien à la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque, en multipliant de telles commissions d’audit de la dette partout où cela est possible.

    La lutte du peuple grec est notre lutte et sa victoire sera notre victoire car seule notre union fait notre force.

    Pour signer, cliquez ici : GreekDebtTruthCommission.org

    Liste indicative des 300 premières personnes ayant signé l’appel :

    1. Immanuel Wallerstein, sociologist, historical social scientist, and world-systems analyst, USA
    2. Noam Chomsky, MIT, USA
    3. Ken Loach, film and television director, UK
    4. Hugo Blanco Galdos, historico dirigente movimiento campesino indigeno, Peru
    5. Etienne Balibar, philosophe, France
    6. Frei Betto, writer, political activist, liberation theologist, Brazil.
    7. Leonardo Boff, theologist and writer, Professor Emeritus of Ethics, Philosophy of Religion, and Ecology at the Rio de Janeiro State University, Brazil.
    8. Gaillot Jacques, France, Évêque
    9. Paul Jorion, Belgique, Détenteur de la chaire « Stewsardship of Finance », Vrije Universiteit Brussel, Belgium
    10. Padre Alex Zanotelli- missionatio comboniano(Napoli- Italia)
    11. Ada Colau (major candidate, Barcelona en Comú) Barcelona- Estat español
    12. Susan George, honorary president of Attac-France ; president of the Transnational Instistute, France
    13. Costas Isychos, Deputy Minister of National Defense, Greece
    14. James Petras, retired Bartle Professor (Emeritus) of Sociology at Binghamton University in Binghamton, New York and adjunct professor at Saint Mary’s University, Halifax, Nova Scotia, Canada who has published prolifically on Latin American and Middle Eastern political issues, USA
    15. ALBIOL GUZMAN Marina parlamentaria electa del Parlamento Europeo en las Elecciones al Parlamento Europeo de 2014 por la coalición de La Izquierda Plural.
    16. DE MASI Fabio, Ökonom und Politiker (Die Linke). Bei der Europawahl 2014 wurde er in das Europäische Parlament gewählt.
    17. CHRYSOGONOS Kostas, European parliamentarian, Syriza, Greece
    18. LOPEZ BERMEJO Paloma, sindicalista y política española. Fue elegida eurodiputada, Izquierda Plural, Espana
    19. Ransdorf Milislav, Member of the European Parliament for the Communist Party of Bohemia and Moravia, Czech Republic.
    20. FORENZA Eleonora, , Parlamentaria Europea (L’Altra Europa con Tsipras) membro della segreteria nazionale del Partito della Rifondazione Comunista, Italia
    21. Arcadi Oliveres, economista català i un reconegut activista per la justícia social i la pau, Catalunya
    22. Jorge Riechmann, Jorge Riechmann, ensayista, poeta y profesor de filosofía moral (Universidad Autónoma de Madrid). Miembro del Consejo Ciudadano de Podemos en la Comunidad de Madrid.
    23. Joanne Landy. Co-Director, Campaign for Peace and Democracy, New York City, USA
    24. Tariq Ali, writer, UK
    25. Mariana Mortagua, députée Bloco, Portugal
    26. Cecilia Honorio, députée Bloco, Portugal
    27. João Semedo, députée Bloco, Portugal
    28. José Soeiro, député Bloco, Portugal
    29. Jeffrey St. Clair,editor of CounterPunch, author of Born Under a Bad Sky and Grand Theft Pentagon, USA
    30. Nico Cué, secrétaire général de la FGTB Métal, Belgium
    31. Jaime Pastor, Profesor de Ciencia Política y editor de Viento Sur.
    32. Michael Lowy, ecrivain, professeur, France
    33. Paolo Ferrero, segretario nazionale del partito della Rifondazione Comunista- Sinistra Europea, Italia
    34. Farooq Tariq , General secretary , Awami Workers Party, Pakistan
    35. Andrej Hunko, depute Die Linke, Germany
    36. Annette Groth, depute Die Linke, Germany
    37. Mireille Fanon Mendes France ,Expert ONU, France
    38. István Mészáros, Professor Emeritues of Philosophy, University of Sussex, Hungary/UK
    39. Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic, France
    40. Aminata Traore, ancienne ministre de la culture du Mali
    41. CARMEN LAMARCA PEREZ, catedratica de Derecho Penal Universidad Carlos III de Madrid, Espana
    42. Francisco Louçã, Bloco de Esquerda, Portugal
    43. Pablo Micheli, secrétaire général de la CTA (Central de los Trabajadores Autónoma de la Argentina)
    44. Joxe Iriarte « Bikila », Miembro de la coordinadora nacional de la organizacion vasca, Alternatiba y de la coailicion Eh-Bildu.
    45. Mary N. Taylor, member of editorial board, LeftEast website/Assistant Director, Center for Place, Culture and Politics, City University of New York., USA
    46. Ahlem belhadj, pédopsychiatre ; militante féministe, Tunisie
    47. Achin Vanaik, founding member of the Coalition for Nuclear Disarmament and Peace and a co-recipient of the International Peace Bureau’s Sean McBride International Peace Prize for 2000, India
    48. Michel Warschawski, ecrivain-activiste, Israel
    49. Eleonora Forenza, eurodeputata “L’Altra Europa con Tsipras”, Italia
    50. Besancenot Olivier, NPA, France
    51. Sol Trumbo Vila , Economic Justice, Corporate Power and Alternatives Program , Transnational Institute (TNI)
    52. Jesper Jespersen,professor of Economics,Roskilde University, Denmark
    53. Marta Harnecker, writer Chile
    54. Michael A Lebowitz, economist Canada
    55. Krivine Alain, NPA, France
    56. Marco Revelli, professore universitario ed ex portavoce “L’Altra Europa con Tsipras”, Italia
    57. Marcel Francis Kahn, medecin, France
    58. Houtart Francois, Fundaciõn Pueblo Indio del Ecuador
    59. SAMIR AMIN,Professeur d’Université,Président Forum Mondial des Alternatives, France
    60. Mariya Ivancheva, member of editorial board, LeftEast website/Post-doctoral research fellow, University College Dublin, Ireland
    61. Pablo Echenique, Podemos, Espana
    62. Gustave Massiah (AITEC (Association Internationale des Techniciens Experts et Chercheurs),membre du Conseil International du Forum Social Mondial, France
    63. Juan Carlos Monedero, Podemos, Espana
    64. Achcar Gilbert, professor SOAS University of London, UK
    65. Gerardo Pisarello (Barcelona en Comú) Barcelona -Estat Español
    66. Paul Lootens, Président, Centrale Générale FGTB, Belgium
    67. Vicent Maurí, Portavoz Intersindical Valenciana, Espana
    68. Pablo Micheli, secrétaire général de la CTA (Central de los Trabajadores Autónoma de la Argentina)
    69. Dr Pritam Singh DPhil (Oxford) ,Professor of Economics,Department of Accounting, Finance and Economics, Faculty of Business, Oxford Brookes University, Oxford, UK
    70. Raúl Camargo Fernández, candidato en la lista de Podemos a la Comunidad 
    de Madrid. Miembro de Anticapitalistas, Espana
    71. Miguel Benasayag, philosophe, psychanalyste, Argentina/France
    72. Vincent DECROLY, ancien parlementaire fédéral indépendant, membre du Secrétariat de VEGA (Vert et de gauche), Belgium
    73. Catherine Samary, économiste et altermondialiste, France
    74. Harribey Jean-Marie, professeur de sciences économiques et sociales, France
    75. Coutrot Thomas, économiste, porte parole d’Attac France
    76. Aziki Omar, Secrétaire général, ATTAC/CADTM MAROC
    77. Marga Ferré, Coordinadore General de areas Izquierda Unida, Espana
    78. Vladimir Unkovski-Korica,member of editorial board, LeftEast website/ Assistant Professor, Higher School of Economics, Moscow, Russia
    79. Alessandra Mecozzi,Libera International, Italia
    80. Dr. Elmar Altvater, Politikwissenschaftler, Autor und emeritierter Professor für Politikwissenschaft am Otto-Suhr-Institut der FU Berlin., Germany
    81. Guido Viale, economist, promotore della lista “L’Altra Europa con Tsipras », Italia
    82. Gustave Massiah (AITEC (Association Internationale des Techniciens Experts et Chercheurs)membre du Conseil International du Forum Social Mondial, France
    83. Dr Guy Standing,,Fellow of the Academy of Social Sciences, Professor in Development Studies, School of Oriental and African Studies,University of London. Co-President, Basic Income Earth Network (BIEN), UK
    84. Julio Perez Serrano, Head of the Contemporary History Research Group, Faculty of Philosophy and Letters,Universidad de Cádiz, Espana
    85. Roberto Musacchio, già eurodeputato, Italia
    86. Véronique Gallais, militante et actrice de l’économie sociale et solidaire, membre du conseil scientifique d’Attac France
    87. Jean Gadrey, économiste, Conseil scientifique Attac, France
    88. Rossen Djagalov,member of editorial board, LeftEast website/ Assistant Professor, Koç University, Istanbul, Turkey
    89. Paul Mackney -- Co-Chair, Greece Solidarity Campaign, UK
    90. Katz Claudio, economist, profesor, Argentina
    91. Monique Dental, présidente fondatrice Réseau Féministe « Ruptures » France
    92. John Weeks, economist. He is a Professor Emeritus of the School of Oriental and African Studies of the University of London, UK
    93. Luciana Castellina, già deputata e già presidente Cultura del Parlamento Europeo, presidente onoraria ARCI
    94. Tijana Okic, University of Sarajevo, Faculty of Philosophy, Philosophy, Faculty Member, Bosnia/Herzegovina
    95. Josep Maria Antentas, profesor de sociología de la Universitat Autònoma de Barcelona (UAB), Espana
    96. David Graeber, London School of Economics, Usa/UK
    97. Sergio Rossi, Full Professor & Chair of Macroeconomics and Monetary Economics, University of Fribourg, Switzerland
    98. Óscar Carpintero,Profesor de Economía Aplicada,Facultad de Ciencias Económicas y Empresariales, Universidad de Valladolid, Espana
    99. Geoffrey Harcourt, Emeritus Reader in The History of Economic Theory, Cambridge 1998 ; Professor Emeritus, Adelaide 1988 ; Visiting Professorial Fellow, UNSW 2010–2016, Australia
    100. Janette Habel , universitaire, France
    101. ANDREJA ZIVKOVIC, sociologist and member of Marx21, Serbia
    102. Philippe Diaz, cinéaste, réalisateur de « The End of Poverty », USA
    103. Attac Castilla y Leon . España.
    104. Andrew Ross, Professor of Social and Cultural Analysis, New York University, USA
    105. Lieben Gilbert, Secrétaire Générale CGSP Wallonne, Belgium
    106. Esther Vivas, periodista, Estado español
    107. Pierre Salama, economiste, professeur emerite des universités
    108. Teresa Gómez, economista,miembro del Círculo 3E (Economía,Ecología y Energía) de PODEMOS
    109. PACD (Plataforma Auditoria Ciudadana de la Deuda), Espana
    110. Liliana Pineda, abocada, escritora -15M-movimiento por la defense de agua, Espana
    111. Claude Calame,Directeur d’études, EHESS, ATTAC,Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Centre AnHiMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques, UMR 8210), France
    112. Teivo Teivainen, Professor of World Politics, University of Helsinki, Finland
    113. Yannis Thanassekos, Professeur de Sociologie politique, ancien directeur de la Fondation Auschwitz, collaborateur scientifique à l’université de Liège, Belgium
    114. Enrique Ortega,, professor-movimiento por la defense de agua, Espana
    115. Dr. Karl Petrick,Associate Professor of Economics, Western New England University, UK
    116. Rosa Moussaoui, grand reporter à L’Humanité, France.
    117. Eric Corijn, Professeur Etudes Urbaines, Vrije Universiteit Brussel 
    118. Dr. Jorge Garcia-Arias,Associate Professor of Economics,University of Leon, Espana
    119. Lankapeli Dharmasiri, member of the Polit Bureau of the NSSP, Sri Lanka
    120. Colectivo Internacional Ojos para la Paz
    121. Yves Sintomer, Membre de l’Institut Universitaire de France, Professeur de science politique, chercheur au CSU-CRESPPA (CNRS/Université Paris-Lumières), France
    122. Prabhat Patnaik, Economist, New Delhi.
    123. Roger Silverman, Workers’ International Network, UK
    124. Des Gasper, professor of public policy, The Hague, Netherlands
    125. Dr Julian Wells, Principal lecturer in economics, School of Economics, History and Politics, Faculty of Arts and Social Sciences, Kingston University, UK
    126. Lluís Alòs i Martí, profesor economia,Barcelona
    127. Benoit Hazard, Anthropologue, Institut interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain (UMR Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales/ Centre National de la Recherche Scientifique), France
    128. Bruno THERET, Bruno Théret, économiste, Directeur de recherche émérite au CNRS, université Paris Dauphine, France
    129. Steve Keen, professor Head, School of Economics, Politics & History,Kingston University London, UK
    130. Jennar Raul Marc, écrivain, France
    131. Franchet Pascal, vice-président CADTM, France
    132. Adda BEKKOUCHE,Juriste, France
    133. Marie-Dominique Vernhes, Rédaction du « Sand im Getriebe » (ATTAC), France
    134. Claude Serfati, Economiste, France
    135. Samy Johsua, professeur émérite Aix Marseille université
    136. Dr. Antoni Domenech, Full Professor of Methodology of Science Faculty of Economics, University of Barcelona, Espana
    137. Bibiana Medialdea, economist, Espana
    138. Judith Dellheim, Berlin, Zukunftskonvent, Germany
    139. Dra. Patricia Britos (Universidad Nacional de Mar del Plata, Argentina)
    140. Syed Abdul Khaliq, Focal Person, Executive Director Institute for Social& Economic Justice (ISEJ) Pakistan
    141. María Elena Saludas, ATTAC Argentina / CADTM – AYNA, Argentina
    142. Gerard PERREAU BEZOUILLE, Premier Adjoint honoraire de Nanterre, France
    143. BENHAIM RAYMOND, CEDETIM, ECONOMISTE, France
    144. António Dores, Professor Auxiliar com Agregação do Departamento de Sociologia do Centro de Investigação e Estudos de Sociologia (CIES/ISCTE-IUL), Portugal
    145. Annie Pourre, No Vox International, France
    146. Pedro Ibarra catedrático ciencia política Universidad país vasco, Espana
    147. Dan Gallin, Global Labour Institute, Geneva, Switzerland.
    148. Cossart Jacques, économiste, France
    149. Richard Danie, responsable syndicale FGTB, Belgium
    150. Rome Daniel, Attac -- Professeur d’économie gestion, France
    151. ANGEL GARCÍA PINTADO (escritor y periodista), Espana
    152. Gotovitch José, historien, Professeur hon. Université Libre de Bruxelles, Belgium
    153. Nacho Álvarez, Professor of Applied Economics, University of Valladolid, Member of Podemos, Espana
    154. Dr. Jeff Powell,Senior Lecturer, Economics,Department of International Business & Economics, University of Greenwich, Old Royal Naval College, London, UK
    155. J. Francisco Álvarez DNI 41981064S Full Professor of Logic and Philosophy of Science. National Distance University of Spain. Madrid, Espana
    156. Christian Zeller, Professor of Economic Geography, University of Salzburg, Austria
    157. Dillon John,Ecological Justice Program Coordinator, KAIROS : Canadian Ecumenical Justice Initiatives, Canada
    158. Jean-Claude SALOMON, DR honoraire au CNRS, conseil scientifique d’Attac, France
    159. Dr.Oscar Ugarteche,Instituto de InvestigacioneEconómicas,UNAM,Ciudad,universitaria, Coyoacán, México DF04510,Coordinador OBELA, Mexico
    160. Alberto Montero, economistas de Podemos, Espana
    161. Dr Vickramabahu,new same society party- NSSP, Sri Lanka
    162. João Romão, Music Sociologist, University of Leipzig, Germany
    163. Michel Rouseau, Euromarches, France
    164. Julio Alguacil Gómez. Profesor de Sociología. Universidad Carlos III de Madrid, Espana
    165. Fernando Rosas, professeur universitaire, Portugal
    166. Dr Neil Lancastle,Senior Lecturer, Department of Accounting and Finance, DE MONTFORT UNIVERSITY, LEICESTER, UK
    167. Rosaria Rita Canale,Associate professor in Economic Policy, Dept. of Business and Economics, University of Naples « Parthenope », Italia
    168. Antonio Baylos, Professeur du Droit de Travail. Université Castilla La Mancha, Espana
    169. Abdallah Zniber, ancien président du réseau Immigration Développement Démocratie (IDD) – France
    170. Eric Fassin, sociologue, Université Paris-8, France
    171. Paul Ariès, politologue, rédacteur en chef du mensuel les Zindigné(e)s, France
    172. Nuno Rumo, Democracia e Divida, Portugal
    173. Roland Zarzycki, Not Our Debt, Poland
    174. Nicolas Sersiron, Président cadtm France et auteur, France
    175. Noemi Levy, phd in economics. Chair professor Noemi Levy, UNAM. Economic Faculty, Mexico
    176. Domenico M. Nuti, Emeritus Professor, Sapienza University of Rome, Italia
    177. Christine Pagnoulle, ATTAC Liège, Université de Liège, Belgium
    178. . Dr Judith Mehta, heterodox economist, recently retired from the University of East Anglia, Norwich, UK.
    179. Maria João Berhan da Costa, CADPP, Revista Rubra, Habita, Portugal
    180. Héctor Arrese Igor, profesor Universidad de Buenos Ayres, Argentina.
    181. Ciriza Alejandra, Dra. en Filosofía por la UNCuyo. Investigadora Independiente del CONICET, INCIHUSA CCT Mendoza. Directora del Instituto de Estudios de Género (IDEGE) de la Universidad Nacional de Cuyo, Mendoza, Argentina.
    182. René Passet, Professeur émérite d’économie à l’Université Paris 1- Panthéon-Sorbonne, France
    183. Dr. Susan Caldwell, professor (retired), Conseil d’administration d’Alternatives, Montréal, Canada
    184. Dr. Deborah Potts , Reader in Human Geography, King’s College London, UK
    185. Dr. James D. Cockcroft, author, professor (retired), Honorary Editor Latin American Perspectives ; a founder Red en Defensa de la Humanidad ; Montréal, Canada 
    186. Daniela Tavasci , senior lecturer ,Queen Mary University of London, UK
    187. Wilfred Dcosta, Indian Social Action Forum -- INSAF,New Delhi, India
    188. Malcolm Sawyer,Emeritus Professor of Economcs,University of Leeds, UK
    189. Matyas BENYIK, Chairman of ATTAC, Economist, Budapest, Hungary
    190. Ricardo Ortega Gonzalez, economista, funcionario de Eusko Jaurlaritza-Gobierno Vasco, Espana
    191. Gabriel Colletis, Professeur de Sc. économique à l’Université de Toulouse 1-Capitole. France
    192. Adam Rorris, National Coordinator, Australia-Greece Solidarity Campaign, Australia
    193. Carlos Durango Sáez , Universidad Carlos III de Madrid, Espana
    194. Dr. Laura Horn, Associate Professor, Roskilde University, Denmark
    195. Dr. Peter Herrmann, Федеральное государственное бюджетное образовательное учреждение высшего профессионального образования « Российский экономический университет имени Г.В. Плеханова/
    Federal state-funded educational institution of higher professional education Plekhanov Russian University of Economics, Russia
    196. Dr. Miriam Boyer, ibero-Amerikanisches Institut, Germany
    197. Jérôme Duval, CADTM, Estado español
    198. Michael Hartmann, Professur für Elite- und Organisationssoziologie, Technische Universität Darmstadt, Germany
    199. Dr. Ulrich Duchrow, professor, Scientific Council of Attac Germany
    200. Mogens Ove Madsen,Associate Professor, Department of Business and Management, Aalborg University, Denmark
    201. Guglielmo Forges Davanzati, Professor of Political Economy,University of Salento, Italia
    202. Mehmet Ugur,Professor of Economics and Institutions, University of Greenwich Business School, UK
    203. Jacques Berthelot, économiste, France
    204. Herbert Schui, Prof. of Economics, Germany
    205. Mateo Alaluf, Prof émérite de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), Belgium
    206. Michele CANGIANI, economist, ecrivain, université Ca’ Foscari, Venise, Italia
    207. Marcela de la Peña Valdivia, Chargée de missions (Sociologue, Maitrise en gestion interdisciplinaire de l’environnement, spécialité femmes et développement. Certificat interuniversitaire d’évaluation de politiques publiques, Suisse
    208. Jean Batou, professeur, Université de Lausanne, Suisse
    209. Julia Varela Fernández, catedrática de sociología de la universidad complutense, Espana
    210. Benny Asman, Economic historian, Belgium
    211. Pepe Mejia, activista/militante de Attac Madrid, Plataforma contra la operación especulativa en Campamento, Plataforma en Defensa de la Sanidad Pública de Latina, miembro de Podemos y de Anticapitalistas, Espana
    212. Joaquin Aparicio Tovar, Catedrático de Derecho del Trabajo y La Seguridad Social. Decano, Universidad de Castilla-La Mancha, Espana
    213. raffaella bolini – Arci
    214. International Alliance of Inhabitants (Cesare Ottolini IAI Global Coordinator)
    215. Marco Bersani, Attac Italia
    216. Professor Robert Dixon,Department of Economics, The University of Melbourne, Australia
    217. Nicolás Giest, argentinian lawyer, and a also a researcher about the argentinian external debt, Argentina
    218. Anastassia Politi, metteur en scène – comédienne, France
    219. Luis Glez Reyes. Ecologistas en Acción, Espana
    220. Georges Menahem, Economiste et sociologue, directeur de recherche au CNRS, MSH Paris Nord, France
    221. Franck Gaudichaud, enseignant-chercheur Université Grenoble-Alpes (France)
    222. Iván H. Ayala, profesor universitario, investigador del Instituto Complutense de Estudios Internacionales, Espana
    223. Asier Blas Mendoza -- Profesor del Departemento de Ciencia Política de la Universidad del País Vasco UPV/EHU, Espana
    224. Jean NKESHIMANA, Country Program Manager, Terre des Jeunes du Burundi 
    225. Piero Di Giorgi, direttore di Dialoghi Mediterranei, Italia
    226. Dr. Stefanie Wöhl,Guest Professor,University of Kassel,Political Science Department, Kassel, Germany
    227. Enzo Scandurra, Full Professor of Urban Planning, Sapienza University of Rome, Italia
    228. Massimo Pasquini, Segretario Nazionale Unione Inquilini, Italia
    229. Manuel Martínez Forega, Crítico literario y filólogo. Estudios de Filología Española, de Filología
    Románica y de Derecho en la Universidad de Zaragoza, Espana
    230. Josep Maria Antentas, profesor de sociología de la Universitat Autònoma de Barcelona (UAB), Espana
    231. Barry Finger, Editorial board member, New Politics, Netherlands
    232. Giusto Catania, Assessore al Comune di Palermo. -- Ex Deputato europeo, Italia
    233. Janette Habel , universitaire, France
    234. Francesco Denozza, Professore ordinario di diritto commerciale., Dipartimento di diritto privato e storia del diritto., Università degli Studi di Milano, Italia
    235. Javier De Vicente, (on behalf of) UNION SINDICAL OBRERA (USO), Secretario Confederal de Accion Internacional, Espana
    236. Sebastian Franco (Alter Summit wants to sign the Call for the Commission on debt audit).
    237. Jonathan Davies, Professor of Critical Policy Studies, De Montfort University, UK
    238. Katu Arkonada -- Red de Intelectuales en Defensa de la Humanidad, Espana
    239. Juan Tortosa, periodista, Espana
    240. Eleonora Ponte, Movimento NO TAV Valle di Susa, Italia
    241. Pablo de la Vega, Coordinador Regional, En representación de la “Plataforma Interamericana de Derechos Humanos, Democracia y Desarrollo (PIDHDD Regional)”, organización de derechos humanos de carácter regional, con presencia en 15 países latinoamericanos y caribeños, y sede administrativa en Quito Ecuador
    242. Matias Escalera, Cordero, Escritor y profesor, Espana
    243. Enzo Traverso, Cornell University, USA
    244. José Manuel Lucía Megías, Catedrático de la Universidad Complutense de Madrid, Escritor, Espana
    245. Juan Ramón Sanz, Presidente de la Fundación « Domingo Malagón » Madrid España
    246. Bruce Clarke, artiste plasticien, France
    247. Luis Buendia, Associate Professor of Economics, Espana
    248. Dominique Taddéi, économiste, ancien député, président de la commission des lois à l’Assemblée Nationale, France
    249. Isabel Pérez Montalbán, escritora, Espana
    250. Pablo Duque García-Aranda. Músico y profesor. Madrid, España
    251. Frédéric Neyrat, philosophe français, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie et Docteur en philosophie (1998). Il est membre du comité de rédaction de la revue Multitudes et de la revue Lignes, France
    252. Daniel TANURO, militant écosocialiste, membre de la LCR, Belgium
    253. BRACONNIER, Yves, CGSP-Enseignement-Luxembourg, Belgium
    254. Jean-Marie Roux, économiste et syndicaliste France
    255. Antonio Canalìa sindacalista CGIL Piemonte Italia
    256. Michel Cahen, senior researcher, CNRS/Sciences Po Bordeaux, France.
    257. Yu Maxime, Compositeur-Comédien, Liège, Belgiun
    258. Renato Zanoli -- Commissione Ambiente PRC Torino -- Italia
    259. Luis Cabo Bravo, miembro de IU de Madrid y de la dirección del PCE, Espana
    260. Giorgio Ferraresi, “Società dei territorialisti”, già Ordinario di urbanistica al Politecnico di Milano, Italia
    261. Edouard Bustin, enseigne les Sciences Politiques à l’Université de Boston et est, également, membre du Centre d’études africaines, USA/Belgium
    262. Guillermo Cruz, Guillermo Cruz, realizador de documentales (€uroestafa), España, 
    263. Françoise Clément, chercheur militante altermondialiste, France
    264. Gianni Fabbris -- coordinatore nazionale di Altragricoltura --
    Confederazione per la Sovranità Alimentare, Italia
    265. Luis Dominguez Rodriguez. , Presidente de Attac Castilla y Leon. 
    266. Antonio Martinez-Arboleda, Reino Unido, profesor universitario, Espana
    267. Werner Ruf, Professor an der Universitaet Kassel, Germany
    268. Ricardo García Zaldívar. Economista. Activista (Attac España
    269. Pratip Nag, Unorganised Sector Workers Forum, India
    270. Marc Amfreville (professeur Paris-sorbonne), France
    271. L’Initiative de Solidarité avec la Grèce qui Résiste – Bruxelles, Belgium
    272. Jean-Michel Ganteau, Professeur, Université Montpellier 3, France
    273. Marco Revelli, professore universitario ed ex portavoce “L’Altra Europa con Tsipras”, Italia
    274. Rosa Rinaldi, Direzione Rifondazione Comunista
    275. Sylvie FERRARI, Associate professor in economics, University of Bordeaux, France
    276. Srecko Horvat, Independent scholar, Croatia
    277. Karl Fischbacher (Labournet-Austria)
    278. Guido Ortona (Prof. Ordinario di Politica Economica),Dipartimento DIGSPES,, Università del Piemonte Orientale, Italia
    279. oscar flammini, Espacio de Cultura y Memoria « El Rancho Urutau » de la Ciudad de Ensenada,Provincia de Buenos Aires,Argentina
    280. Isabel VAZQUEZ DE CASTRO, Enseignant-Chercheur, formatrice ESPE, France
    281. Arnal Ballester, dessinateur. Catalogne, Espana
    282. amal Juma, coordinator of the Stop the Wall Campaign. 
    283. Liliane Blaser, Documentalista, Venezuela
    284. Gonzalo Haya Prats, profesor y director del Departamento de Teología en la Universidad del Norte de Chile ; profesor de habilidades directivas en instituciones de enseñanza empresarial en España
    285. Sol Sánchez Maroto. Socióloga/Antropóloga/ Activista (Attac España)
    286. Raquel Freire, cineasta, activista, Portugal
    287. Lisa Tilley, Erasmus Mundus GEM Joint Doctoral Fellow, Department of Politics and International Studies, University of Warwick, Université Libre de Bruxelles, Belgium
    288. Thomas Berns, professeur, Université Libre de Bruxelles, Blegium
    289. Francesca Gobbo , former Professor of Intercultural Education & Anthropology of Education, University of Turin, Associate Editor of « Intercultural Education », Italia
    290. Marcos Del Roio, prof. de Ciências Políticas UNESP, Brasil.
    291. Andrea Zinzani, researcher in Political Geography, CNRS (Paris), France
    292. MARIAN SANTIAGO (ciberactivista ecosocial), Espana
    293. Gloria Soler Sera, Barcelona, escritora-profesora, Espana
    294. Sara Rosenberg, escritora y dramaturga, Argentina-España
    295. CARINA MALOBERTI, Consejo Directivo Nacional – ATE-CTA (Asociación Trabajadores del Estado – Central de Trabajadores de la Argentina) 
    296. Convocatoria por la liberación Nacional y Social, Frente Sindical :
    Agrupación Martín Fierro (Varela, Mar del Plata y Neuquén
    297. Massimo Torreli, Responsabile “L’Altra Europa con Tsipras”.
    298. Hichem SKIK, universitaire, dirigeant Parti « Al-Massar » (Voie démocratique et sociale), Tunisie
    299. Inma Luna,escritora, poeta, periodista y antropóloga, Espana
    300. Manuel Giron, catedratico, Alicante, Espana

  13. @Etienne : tu devrais lire le dernier article de Monolecte :

    Pourquoi la liberté d’expression n’est pas négociable
    par Agnès Maillard • 6 mai 2015 :

    http://blog.monolecte.fr/post/2015/05/06/pourquoi-la-liberte-dexpression-nest-pas-negociable

  14. 1- La Grèce est en faillite.

    2- Les banques privées grecques sont en faillite.

    3- La banque centrale de Grèce est en faillite.

    4- Mais à part ça, ça va.

    Mercredi 6 mai 2015 :

    Grèce : la BCE relève d’encore 2 milliards d’euros le plafond de l’ELA.

    La Banque centrale européenne (BCE) a encore relevé mercredi, de 2 milliards d’euros, le plafond de son financement d’urgence (ELA) des banques grecques, portant désormais celui-ci à 78,9 milliards d’euros, a-t-on appris de source bancaire grecque.

    Selon les chiffres de la Banque de Grèce, ménages et entreprises ont retiré un total de 26,807 milliards d’euros en quatre mois des banques grecques. Fin mars, les dépôts privés s’y montaient à 138,55 milliards d’euros, au plus bas depuis février 2005.

    Et selon les premiers chiffres connus pour avril, la tendance au retrait des capitaux a repris de plus belle.

    http://www.romandie.com/news/Grece-la-BCE-releve-dencore-2-milliards-deuros-le-plafond-de-lELA/591050.rom

  15. claude saint-jarre
  16. Corruption is Legal in America

    Wealth inequality

  17. claude saint-jarre

    Bile du Gouvernement québécois actuel: The Fourth Revolution. The Global race to reinvent the State ( non traduit)
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/420321/repenser-l-etat-du-quebec-la-bible-de-couillard

    Dans ce livre il y est dit que nous avons trop de démocratie.. et Philippe Couillard y croit!

  18. « Ana Sailland | 8 mai 2015 at 00:13 |
    Le débat sur le nationalisme efface le nécessaire débat sur la subsidiarité.

    C’est rusé ……….. »

    J’écris ici car je ne peux pas te répondre sur ton post. Pourrais tu développer ton idée stp? Je ne suis pas très familier avec la subsidiarité et même si j’ai chercher la définition, si tu pouvais m’éclaircir je t’en serais reconnaissant 🙂

  19. la aussi il s’agit de corruption
    deux vrais virus de l’alimentation (le principale de la vie )
    https://www.youtube.com/watch?v=T5DqHEsfw4I

  20. Momo, on a déjà écrit des pages sur ce thème, ici ou là.
    Je résume.

    Plus le rayon d’action d’un pouvoir est grand, plus il est autiste.
    C’est mécanique …
    Il convient donc de décider le plus localement possible, la plus petite entité territoriale étant le citoyen.
    Se pose alors la question de l’harmonisation. Donc la question du domaine de compétence des entités emboîtées, de la compétence de ce que ce qui est « petit » abandonne à ce qui est « grand », avec quelle pérennité et quel contrôle.
    Alors que le discours ambiant et mensonger ( cf PS années 80 ) concerne ce que le grand concède au petit ( en fait il se défausse ), ce qui est le monde à l’envers, à l’envers de la démocratie.

    Ce que je disais, c’est que l’appétit affiché et légitime pour une réhabilitation de la souveraineté nationale n’est en fait qu’une facette de la subsidiarité nécessaire à la démocratie à grande échelle. Rien à voir donc avec le fascisme, qui est brandi par on ne sait trop qui comme repoussoir afin d’écarter une réflexion de fond. « ysontpascons ».

    La démocratie à grande échelle n’est techniquement possible que subsidiaire, avec un kratos ascendant (anacratie) et non pas descendant (katacratie)

    Voir aussi démocratie gigogne selon Condorcet.

    • Mais (si j’ai bien compris) on pourrait pousser le raisonnement plus loin et même imaginer (soyons fous) que des personnes d’un même quartier choisissent eux même leur fonctionnement, puis qu’ensuite par un principe de fédéralisme (grâce à des mandatés) les décisions concernant plusieurs quartiers soient prises à un niveau supérieur (une réunion avec tous les mandatés par exemple et prise de décision au consensus) etc… (je sais pas si c’est très clair ce que j’ai marqué…).

      Et dans ce cas je vois pas à quoi sert le nationalisme ou la souveraineté national, puisque pour moi ces mots signifieraient qu’il y aurait encore un gouvernement (élus ou tiré au sort peu importe).

      Mais sinon je suis bien d’accord que les décisions doivent se prendre par les premiers concernés, par le bas et pour le bas.

      • cf Vandoncourt, Grigny, Saillans, Marinaleda

        La commune est le point d’entrée non violente de la démocratie.
        (Et la nation un seuil géométrique au delà duquel la hiérarchie devient odieuse)

        D’où l’importance du travail de Camille Halut et de tous les gens qui impulsent l’esprit démocrate au niveau local.

        Voir aussi « municipalisme libertaire »

        Sur la page Lausanne de ce blog, initiative monocitoyenne

  21. Sur son blog, Coralie Delaume vient de publier un article très important.

    En zone euro, tout ce qui nous arrive en ce moment, c’est la destruction de l’Etat-providence, la destruction des acquis sociaux, la destruction des protections sociales.

    Cette destruction avait été voulue par les hommes politiques et par les économistes à l’origine de l’euro.

    Selon le plan de ses créateurs, l’euro a été construit pour détruire tout ce qui empêchait de nuire les puissances d’argent, pour détruire tout ce qui empêchait le renard d’être libre dans le poulailler, et pour détruire tout ce qui protégeait les classes populaires.

    Lisez cet article fondamental :

    Histoire : à l’origine de l’euro, un nostalgique de la « dureté de vivre » et des châtiments du ciel.

    http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/05/histoire-lorigine-de-leuro-un.html

    • ou sinon ça a toujours été comme ça, pas besoin d’un grande conspiration (car c’est ce que vous dîtes, comme quoi c’était programmé) pour que les classes dominantes (on les appelait bourgeois à un moment) veuillent une main d’oeuvre toujours plus précaire et adaptable, qui aura le moins d’outil pour revendiquer une vie meilleure (ou tout simplement vivable).

      Rien de nouveau donc, il suffit de voir ce qu’il s’est passé en Grèce (et qui continue car je doute que Syriza, avec ses alliances nauséabondes, arrivent à négocier avec ceux qui les asservis, mais bon on sait jamais) et ce qui se passe actuellement en France avec la loi Macron pour voir qu’une destruction des acquis sociaux est en cours (crise oblige, il faut bien faire revenir les investisseurs, qui ont besoin d’une main d’oeuvre bon marché et pas chiante pour faire du profit, bien sur on nous dit que ça va relancer la sacro-sainte croissance…)

      Le capitalisme veut se mondialiser une bonne fois pour toute, et pour ça il faut mettre au pas tous les travailleurs. Cependant le fait de nous faire croire qu’un repli national va nous faire sortir de ça n’est qu’un pure mensonge. Comment vont faire les nations pour faire revenir les gros investisseurs de pays où la main d’oeuvre coûte rien? On est pas près de voir nos acquis sociaux se détériorer si on continue dans cette voie. De plus c’est sans compter que les partis dit nationalistes veulent tous un Etat fort (suffit de regarder le programme du FN), ça doit rappeler quelque chose à Etienne qui a lu le livre « Fascisme et grand capital » de Daniel Guérin.

      • « pas besoin d’un grande conspiration pour que les classes dominantes (les bourgeois) veuillent une main d’oeuvre toujours plus précaire…  »
        -Pour qu’ils le veuillent, non, ils ont ça dans le sang! Mais par contre pour le prendre, si!

        Pour prendre le pouvoir il faut conspirer!

        Et ils ne font que ça pour se l’arracher des mains les uns des autres!

        Parce que personne ne peut avoir le pouvoir et le garder seul, et tant que nous n’en devenons pas dépositaire et gardien ensemble!

        • Mais pour moi c’est avant tout la logique implacable du pouvoir, ils font tout pour le conserver, et aider ceux qui leur permettent de le conserver, et du coup ça me choque même pas même si je trouve ça révoltant bien sur. Ils l’ont pas pris le pouvoir là, ils l’ont depuis un bon moment déjà. Ils veulent juste maintenir leur pouvoir, et pour ça faut faire plaisir au patronat notamment.

          Je te réponds aussi de ton post du haut:

          « momo,
          Si je dis « offre partisane la plus désirable », après avoir mentionné la dimension nécessairement nationale du programme du parti en question, cela ne signifie ni que je suis encarté au MPEP ni que j’ai foi dans le parti! C’était pour souligner qu’il existe ‘à gauche’ des perspectives nationalistes fondé sur un programme économique de solidarité.
          Cela me semble assez important à rappeler, au point que dans les lignes suivantes du programme, le MPEP se désolidarise de la gauche qui continue de croire dans les institutions européennes…

          Donc j’espère que cette formulation te permet mieux de voir ce que je veux dire! »

          Non je vois pas trop, puisque la « gauche » comme je l’entends c’est le socialisme et donc la destruction des classes, or ils remettent en cause l’Europe mais pas le capitalisme? Car c’est avant tout le capitalisme le problème, la cause des causes si j’ose dire, puisque l’Europe actuelle est une Europe capitaliste et financière, où des gens gagnent des millions en délocalisant dans un pays où la main d’oeuvre reviendra moins chère et où imposent des programme économiques suicidaires, à part pour une partie de privilégiés. Le nationalisme c’est bien beau mais il existe un capitalisme d’Etat, donc je vois pas vraiment la différence…

          Dans la même veine, à propos de : « »« un parti entièrement tournée vers la défense structurelle des intérêts des classes dominées » ça me fait bien rire « » -hé bien je n’avais pas compris que ce qui te faisait rire c’était ‘parti’. Je ne crois pas plus que toi aux partis!

          C’est surtout que les classes dominées ne seront jamais défendues par un quelconque parti, si elles veulent être libre, il faut qu’elles prennent elles même cette liberté, par qu’elles élisent des maîtres, donc dire ça c’est de la pure démagogie pour moi.

    • donc libre cours à l’abus dans tous les sens. Abus sur enfants inclu. Saviez-vous que Macron a déjà légitimisé le travail d’enfant? Dan squel but? Vous ne le savez pas?

  22. La nation est le territoire conquis du capital et l’identité nationale concerne ceux qui se reconnaissent en tant que fidèles sujets de conquête d’une élite.

    • Et quand le capital est devenu transnational on se protège où? sur mars?
      Et puis c’est omettre les questions culturelles dont une incontournable, la langue.
      La langue commune est ce qu’on a inventé de mieux pour régler des problèmes communs.
      Au contraire d’une langue universelle, et obligatoire, qui n’aurait d’intérêt que comme moyen de contrôle policier pour l’extension globale de l’empire.

      Autrement dit, si le virus de l’empire avait pu être jugulé auparavant, l’unité commune confortable aurait pu être la région, et sa langue, voir plus petit.

      les choses étant ce qu’elles sont, contre la gouvernance globalisée, nous avons intérêt à nous retrancher derrière la nation, « un seuil géométrique au delà duquel la hiérarchie devient odieuse ». Sachant que si on avait gagné plus tôt cela aurait pu être derrière la région voir la commune. Sachant que si nous ne pouvons déjouer les complots d’expansion de l’empire, quand celui-ci aura sous sa coupe plusieurs planètes, le seuil de retranchement souhaitable deviendrait alors celui du gouvernement mondial. amusant non?

      • C’est qui l’Empire?

        Une langue universelle permettrait également une plus grande facilité pour tous les humains de communiquer, se déplacer, apprendre et résoudre les problèmes non?

        La nation n’est pas le moyen de contrer l' »Empire », puisque il y a aussi des capitalistes français (qui veulent donc garder leurs privilèges), et qu’à un certain seuil, il se trouve que crise+nationalisme+échec de la démocratie représentative= fascisme (à plus ou moins long terme comme l’a montré l’Italie et l’Allemagne). Donc je dis pas que ça va se reproduire et que les choses n’ont pas changées, mais actuellement la tendance va quand même par là à mon avis. Il faudra mater les classes exploitées qui se font sucrer tous leurs acquis sociaux, puisque rien ne s’arrangera et qu’ils commenceront à montrer des signes de révoltes. Le capitalisme et la démocratie représentative pourraient alors encore une fois porter le fascisme au pouvoir et ça serait reparti pour un tour! Bien sur tout ça n’est que pure spéculation, si le FN est aussi clean que ça (malgré un soutient à une marche de l’extrême droite romaine qui a défilé avec des fascistes de casa pound qui portaient un portrait de Mussolini, ainsi que des néonazis d’aube dorée, mais bon pourquoi pas!) nous n’aurons rien à craindre 🙂

        • La nation c’est comme tous les outils. Les outils ne sont coupable de rien.
          les seuls coupables sont ceux qui en font un mauvais usage. Accuser la nation au nom de ceux qui s’en sont servis pour leurs crimes est une forme de schizophrénie politique, mais persister en assurant que l’outil est impossible à utiliser confine à l’autisme.

          la réalité sur le principe est simple, soit on veut s’organiser en société soit on ne veut pas. Si on le veux, il faut bien trouver des échelles plausible pour le faire. discréditer à priori tel ou tel outil, tel ou tel niveau n’est qu’un manque de confiance dans notre capacité de maîtriser notre création.

          • Un outil qui a été utilisé uniquement par ceux qui avaient le pouvoir jusque là quand même. Et tu penses qu’en gardant cette même structure on en reviendra pas (au fil du temps) à une haine ou méfiance vis à vis des autres pays, ou tout simplement à vouloir leurs matières premières pour notre propre profit?

            Sur le principe de fédéralisme, cette notion de nation n’aurait plus lieu d’être et je pense que ça serait plus sain.

        • l’empire, …celui qui a des flottes sur tous les océans, des bases militaires et des prisons dans tous les coins stratégiques de la planètes, qui est l’initiateur de la quasi totalité des guerres, qui à crée des terroriste et même le management terroriste, le champion des falses flag, le seul a avoir utilisé l’arme atomique sur des civils en plus, qui par la force et au prix du sang a imposé sa monnaie comme étalon international et qui grâce à elle vit sur le dos de la population mondiale et dont l’ensemble des positions dominante ne sert que les intérêts d’une élite extrêmement restreinte, personne ne sait ce qu’ils font de l’argent de l’économie noire… tout d’un coup j’ai comme un doute…?

          les capitalistes on les emmerde, leur fausse monnaie ils peuvent se la garder, si on est capable de dire la loi, ils n’auront qu’à bien se tenir.

          Mais où c’est que tu vois un échec de la démocratie représentative toi??? Elle rempli parfaitement son office. L’europe on lui a dit non, mais le tafta est entré, les ogm sont entrés, les abeilles meurent et les russes assiègent l’otan! tout va bien!

          La crise, parlons en! La crise est la condition d’existence du capitalisme, une nécessité pour la thune, faut relire tes classiques si ça ne te percute pas au quotidien. Donc là pareil! pas échec mais succès!

          Et les fascistes, actuellement ils sont au gouvernement en Ukraine soutenu par notre gouvernement PS et l’argent de nos impôt, ils ont tellement le vent en poupe qu’à la radio on ne célèbre plus la victoire sur les nazis mais sur les allemand, et on n’assiste pas au commémorations organisées dans le pays qui a payé le plus lourd tribu dans la victoire contre le nazisme, en même temps vu qu’on les soutient à Kiev c’est en bon ordre, le fn ne peu même pas en revendiquer la paternité, c’est dire qu’ils ont encore des leçons à prendre sur la hollande s’il veulent lui piquer le fromage.
          c’est pas compliqué, tant qu’on n’écrira pas la loi pour en faire ce qui nous chante, c’est eux qui gagnent.

          • frederick

            belle analyse, partagée par de plus en plus de monde, ingénierie sociale que nous subissons à l’insu de notre plein gré arrive dans sa phase terminale , alors de deux choses- l’une , ou on la réduit a néant se qui supposent que nous devenions libre et sans peur, ou c’est la fin de l’espèce humaine contemporaine. Plus dure est la violence, plus la résistance force le génie qui nous habitent. Si j’ose la comparaison , regardez les petites pousses sauvages envahir le potager elles sont inépuisables et innombrables , soyons ces pousses- sauvages.
            ils sont seuls , nous sommes des millions, les maitres n’existent pas il n’y a que des esclaves, ils ne sont grands que parce-que nous sommes a genoux. Et ma préférée; la vitesse importe peu quand on se dirige dans la mauvaise direction. Merci a vous d’échanger vos avis, c’est çà faire de la philosophie politique.

          • L’empire c’est les américains donc?

            Et le capitalisme dans tout ça? Car ok on se désolidarise de l’Empire, et ensuite? Qu’est ce qui va changer dans nos vies?

            La démocratie représentative, je suis d’accord c’est juste pour bien préciser que le nom est bidon car les représentants ne nous représentent pas. Pour la crise je suis d’accord aussi, évidemment que c’est pas un échec (et j’ai jamais dis ça d’ailleurs, sauf erreur de ma part), mais juste une phase du système capitaliste.

            Réécrire la loi ok, mais est ce que ça va nous faire sortir du capitalisme? Des antagonismes de classes? J’ai des doutes, car tous nous n’avons pas les mêmes aspiration ni les mêmes intérêts. En gros est ce que ça va détruire les inégalités?

          • frederick

            momo, dis donc! qu’est-ce que ça va changer, tout sarko cahusac au tribunal, la fin des privilèges des élus, fermer la bourse, nationaliser les banques, acheter francais, sortie de l’euro de l’otan, nationaliser gdf suez, total etc… salaire a vie, spéculation interdite, chasser les marchands du temple de la croissance des riches, devenir humble, digne et souverain, battre monnaie , comment ? en ecrivant nous même les lois. les intérêts des 99% sont en générale très semblables, la preuve en est on arrive encore a se parler, pour les 1% restant nous sommes quantité négligeable ;
            c’est déja un bon début tu crois pas?

        • une langue commune c’est pratique à condition qu’elle ne soit pas obligatoire, et à condition que ta langue secrète ne soit pas interdite.

          Sinon comment veut tu pouvoir développer des qualités propres, devenir différent des autres, protéger ton intimité? la langue est la condition première de la culture. La langue universelle obligatoire est la clé du conformisme.

          Une langue ‘universelle’ propulsée, comme l’anglais depuis quelque décennies, est l’outil policier par excellence. une façon pratique de surveiller et d’anéantir la subjectivité…

          • quelqu'un

            la langue c’est esprit et culture. Une langue « universelle » qui serait bête comme les technocrates qui la veulent ferait taire l’esprit. On en mourra.

          • et pourtant c’est bien utile pour suivre les luttes internationales…

            Puisque le capitalisme est mondial, peut on survivre en luttant à un niveau national? (dans le cas où on arriverait à en sortir au niveau national, comment résister ensuite face au capital mondial?)

          • « comment résister ensuite face au capital mondial? »

            momo, y a des programmes à gauche qui sont très clair sur ça, Nikonoff les détaille bien (dans ‘sortons de l’€’ -par exemple). Il y a des tas d’instruments à mettre en œuvre pour cela, le problème à mon sens est de construire une volonté politique… et ça ne va pas détruire les inégalité, mais avant même de savoir si cela pourrait les détruire ou pas, il faudrait savoir ce qu’il y a de souhaitable dans l’égalité?
            gagner tous le même salaire? avoir la même langue, le même vocabulaire, la même taille la même couleurs la même sexualité…?
            Mais si il ne s’agit que de l’égalité devant la loi, il suffit d’une loi et des moyens de la faire respecter.

  23. L’humain n’a pas de frontière. La langue commune existe depuis que nous avons été « domestiqués ». Nous sommes domestiqués comme des moutons derrière l’enclos (la frontière) dans la bergerie (la nation). Si nous voulons nous retrancher, nous jouons le jeu du capital. Nous devons plutôt nous libérer. Les moutons n’ont pas besoin de l’homme pour vivre.
    La communication n’est pas née avec la langue commune. La culture actuelle est la conséquence de cette conquête par le capital.
    Les gentils virus ne connaissent pas de frontière, ni de nation. Ils se propagent, c’est tout.

    • Joss,
      je viens de voir la très sympa vidéo d’Ariane Walter à « Marianne » au sujet des « Fous du complot » que tu a posté. sur la page evident-et-monstrueux-complot-les-99… j’en déduis que tu approuve ses propos…

      Je suppose donc que tu envisage la sorti de l’euro et de l’UE, mais du coup je n’arriva pas à imaginer dans quel ‘cadre’ tu imagine le processus?

      • Je rejoins les propos de Bernard Friot sur ce point. Cela ne doit pas être une finalité en soit, mais probablement cela sera une conséquence. On ne doit pas se battre « contre l’euro ou autre… » mais on doit se battre « pour autre chose… » (à nous de bien le définir), la finalité étant de construire ensemble.

  24. je te réponds ici nlescan.

    « nlescan | 11 mai 2015 at 11:30 |
    Je suis globalement d’accord avec ce que tu dis Momo mais objectivement je ne sais pas si c’est grâce au FN que le racisme progresse dans notre pays (et plus largement le fascisme). Des gens comme Caroline Fourest, BHL, Elisabeth Levy, Zemmour ne sont pas au FN, certains sont de gauche autoproclamée voir « anti-fascistes », c’est le cas de Fourest, alors même qu’en réalité c’est une propagandiste islamophobe néo conservatrice partisane du choc des civilisations qui comme les gens de sa mouvance politique réelle aime les musulmans uniquement lorsqu’ils sont fanatiques (si si, elle soutenait les islamistes contre Kadhafi), c’est aussi une mythomane… Et ce sont ces gens les plus dangereux Momo, pendant que tu te concentres sur le FN, qui sont des fachos à l’ancienne et qui ont au moins le mérite d’une forme d’honnêteté (de moins en moins), avec eux tu sais à quoi t’en tenir, les vrais fasciste actuels font leur propagande tranquillement, sur toutes les télés, présentés comme des intellectuels, éventuellement ‘anti-fascistes’ (charlie Hebdo est aussi un bon exemple, lis donc cet article d’un ancien pour voir ce qu’il en pense http://www.article11.info/?Charlie-Hebdo-pas-raciste-Si-vous)…

    Et je suis certain que ces gens sont bien plus responsables de la progression des idées racistes en France que les Le Pen, isolés et montrés du doigt. C’est un racisme qui ne dit pas son nom, qui se déguise en laïcité, en valeurs de la république, mais un racisme très profond et qui contrairement au FN est en train de complètement envahir notre société et qui est peut être déjà majoritaire.

    Combattre le racisme et le fascisme c’est une excellente idée mais crois moi le front recule et les ennemis les mieux armés et le plus virulents ne sont pas chez les natio, skin heads ou FN, ces derniers étant bien trop caricaturaux pour faire des dégâts à grande échelle. »

    Pas très pratique mais pas le choix^^

    Fourest propragandiste islamo néo conservatrice? Républicaine c’est certain, islamophobe j’ai plus de doutes. Déjà le terme islamophobe veut pas dire grand chose pour moi, je suis antithéiste et on pourrait donc me qualifier de christianophobe, islamophobe ou autres puisque je suis contre toutes les religions sans exceptions. Mais c’est pas pour ça que je déteste les croyants, je déteste ceux qui se servent des ces croyances et ne comprends pas comment on peut croire en un Dieu et rester vraiment humain. Mais bon ce n’est que mon avis personnel mais il me semble que pas mal de gens crachent leur haine sur les musulmans en pensant derrière aux arabes.

    Fourest facho donc, on aura tout entendu (même si je suis pas d’accord avec elle la traiter de facho c’est quand même un peu dur, personne n’est parfait et peut faire des erreurs de jugement à un moment donné). Le reste, entre un BHL (pseudo philosophe qui veut entrer dans l’Histoire) et un Zmmour il y a aussi une différence majeure entre les 2. Un revendique clairement sa haine alors que l’autre fait des choses juste pour être « reconnu ».

    Charlie Hebdo raciste? C’est nouveau ça! Si on critique des religions on devient raciste? Va falloir détailler car l’article ne m’a pas convaincu, déjà il part sur autre chose que Charlie Hebdo et ça ressemble plus à une vengeance personnel qu’autre chose. Il parle de chose sans citer de chiffres, et moi j’en ais vu qui contrait tout son argumentaire justement.
    Le FN trop caricatural? Ces temps ci j’ai des doutes.
    Pour le reste, les skinheads, ou plutôt boneheads, car j’ai pas envie de tous les mettre dans le même panier puisqu’il y a pas mal de skins qui sont antiracistes radicaux (cf les reds skins, SHARP, RASH etc…), sont assez minoritaires mais très violents. Ceux qui ont plus le vent en poupe ce sont les identitaires, extrêmement dangereux eux aussi mais qui assume pleinement leurs idées de vouloir une Europe blanche.

    En tout cas apparemment c’est un fouillis total chez toi, dire que des républicains sont plus fachos que des fachos, c’est quand même fort. On croirait entendre Soral qui nous sort que mai 68 c’est des trotskistes et que les antifas sont en fait les fachos (avec la fameuse citation de Churchill qu’il n’a jamais dites xD).
    Mais crois pas que je porte dans mon coeur ceux que tu as cité.

  25. frederick je te réponds ici.

    « frederick | 11 mai 2015 at 20:13 |
    momo, dis donc! qu’est-ce que ça va changer, tout sarko cahusac au tribunal, la fin des privilèges des élus, fermer la bourse, nationaliser les banques, acheter francais, sortie de l’euro de l’otan, nationaliser gdf suez, total etc… salaire a vie, spéculation interdite, chasser les marchands du temple de la croissance des riches, devenir humble, digne et souverain, battre monnaie , comment ? en ecrivant nous même les lois. les intérêts des 99% sont en générale très semblables, la preuve en est on arrive encore a se parler, pour les 1% restant nous sommes quantité négligeable ;
    c’est déja un bon début tu crois pas? »

    Un bon début mais comment ça va se finir? Tu crois vraiment que les 99% ont les mêmes intérêts? Entre une mec d’une classe moyenne, un jeune de banlieue au chômage et un ouvrier tu penses qu’ils ont les mêmes intérêts?
    Dire ça ça revient à nier toute lutte des classes, or moi ça me semble tout à fait correct. Et le but étant de faire disparaître les classes, pour établir une égalité économique et politique entre chaque personne, sans domination de qui que ce soit. Sans ça autant rien changé car on retournera à un système d’exploitation dans tous les cas.

  26. Je te réponds ici Mic El.

    « Mic El | 11 mai 2015 at 18:04 |
    « comment résister ensuite face au capital mondial? »

    momo, y a des programmes à gauche qui sont très clair sur ça, Nikonoff les détaille bien (dans ‘sortons de l’€’ -par exemple). Il y a des tas d’instruments à mettre en œuvre pour cela, le problème à mon sens est de construire une volonté politique… et ça ne va pas détruire les inégalité, mais avant même de savoir si cela pourrait les détruire ou pas, il faudrait savoir ce qu’il y a de souhaitable dans l’égalité?
    gagner tous le même salaire? avoir la même langue, le même vocabulaire, la même taille la même couleurs la même sexualité…?
    Mais si il ne s’agit que de l’égalité devant la loi, il suffit d’une loi et des moyens de la faire respecter. »

    Quand je lis ça j’hallucine pour tout te dire. Surtout ça: « il faudrait savoir ce qu’il y a de souhaitable dans l’égalité? »
    C’est vrai que les inégalités c’est le top, ça fait des gens qui peuvent vivre sur le dos des autres, ça créer de la criminalité, de l’insécurité, de l’oppression par les forces de police du coup, voir des morts.
    Bon je vais faire simple, comment être libre sans égalité? Comment te sentir totalement libre en voyant quelqu’un crever la dalle en bas de chez toi?

    « gagner tous le même salaire? avoir la même langue, le même vocabulaire, la même taille la même couleurs la même sexualité…? »

    Apparemment tu sais pas ce qu’est l’égalité. Quand je parle d’égalité je parle d’égalité politique et économique bien sur, si on devait tous se ressembler ça serait déjà stupide et absolument inhumain (nier chaque individualité qui constitue l’ensemble de l’humanité, ce qui est typique d’une pensée fasciste d’ailleurs, que ça soit rouge ou brun). Mais c’est typique des classes privilégiés de faire croire que ceux qui veulent l’égalité veulent que tout le monde soit pareil, même niveau des goûts et couleurs, et je me demande à chaque fois comment les gens peuvent croire ça…
    Je dis pas que t’es un privilégié ou quoi, je te connais pas, mais c’est ce qu’on retrouve en tout cas dans les détracteurs de l’égalité.

    « Mais si il ne s’agit que de l’égalité devant la loi, il suffit d’une loi et des moyens de la faire respecter. » »

    Tu y crois encore à ça toi? S’il y a des inégalités sociales et politiques, il y aura forcément un défaut dans la justice car la justice sera là pour protéger ceux qui possèdent le plus. Il suffit de voir par exemple les non lieux qui ont été prononcés à l’encontre de 3 personnes qui ont perdues un oeil par des flashballs lors de la manif pour la ZAD de NDDL le 22 février 2014 à Nantes, sous prétexte qu’il y aurait pas de preuve que ça soit des flashballs qui aient fait ça. La police peut mutiler voir tuer des opposants politiques, ou des mecs issues de classes populaires, elle est protégée par la loi et la justice, après tout elle ne fait que son métier de répression.

    Donc pour moi je vois pas comment on fait respecter la loi dans une société où la loi va protéger une certaine classe, et mettre automatiquement de côté ceux qui ont du mal à survivre en travaillant. D’où le besoin fondamental de l’égalité politique et économique.

    Je pensais pourtant qu’on cherchait la cause des causes ici, j’ai dû me tromper…

  27. Moi j’appel ça juste le nouvel ordre mondial que certain dirigeant essaie de nous faire passer dans certain de leur discourt, de bush à sarko ils l’ont déjà distillés à plusieurs reprise mais le Français poisson rouge oublie vite c’est aussi comme ça que beaucoup reviennent facilement au devant de la scène ! Enfin bref moi je dis qu’on est déjà mal partie depuis la fin de la guerre, que le Français palabre beaucoup mais ne veut pas agir et préfère pour son petit confort rester dans sa merde plutôt que de prendre son destin en main. Aujourd’hui on fabrique du crétin à la chaîne, du faignant, du fataliste, bref un pays qui n’est plus capable aujourd’hui de penser par lui même et qui est aujourd’hui juste bon à râler sur facebook en se scandalisant de chose qu’il connait déjà mais fait comme s’il le découvrait pour la première fois… Bref dans un pays de zombie on ne pourra jamais construire un nouveau monde !

  28. Momo,
    Si la loi c’est « l’égalité politique et économique » que tu souhaite, ou es le problème?
    Mais si à ce moment là tu ne crois pas à l’égalité devant la loi au prétexte que la loi finalement sera toujours baffoué, il ne te reste qu’une option, la loi du plus fort. mais ça justement c’est ce que tu critique, alors ou est la cohérence?

    • Actuellement je ne crois pas en l’égalité devant la loi, car il y a des inégalités (sociales, politiques, etc…), des jeux de pouvoir, qui font qu’une personne si elle est contre cela, sera plus facilement condamnable car sera perçu comme une menace. De même ceux qui terrorisent pour le compte de l’Etat ne seront pas inquiétés par la loi.
      L’égalité économique et politique doit être réelle, pas seulement dans la loi ou écrit sur un bâtiment. Et une fois que l’on aura cela, on peut penser que la justice sera vraiment juste, car personne par un abus de pouvoir (ou d’argent) pourra faire pencher la balance de son côté.

      • et tu va l’obtenir comment ton égalité économique et politique réelle?

        • Destruction de l’autorité et du capitalisme (et de la propriété privée, donc les outils de productions à ceux qui s’en servent) et destruction de la monnaie actuelle qui rend certains hommes ultra riches (à voir si on la remplace ou si on peut faire sans après, mais bon je vais pas détailler, il existe aussi des livres si tu veux des références, qui creusent cette idée).

  29. Grèce : l’heure de la rupture.

    Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza, écrit :

    La peur du Grexit ne doit plus nous paralyser. Il est temps d’affirmer clairement, pour commencer,  que quels que soient les fonds transférés par la nouvelle législation dans les coffres publics, ils doivent être consacrés à la couverture des besoins publics et sociaux et non aux paiements des créanciers.
    L’heure est également venue de mettre un terme au radotage soporifique à propos des « négociations qui avancent » et des « accords en vue ».
    Il est temps de mettre immédiatement un terme aux références surréalistes aux « solutions mutuellement profitables » et aux « partenaires » avec lesquels nous sommes supposés être les « copropriétaires de l’Europe ».
    Il est temps de révéler au public grec et à l’opinion publique internationale les faits qui mettent en évidence la guerre sans merci qui est menée contre ce gouvernement.
    Et le temps est venu, par dessus tout, de se préparer finalement, politiquement, techniquement et culturellement à cette solution honorable que serait la séparation d’avec cette implacable bande de djihadistes du néo-libéralisme.
    Le temps est venu d’expliciter le contenu et d’expliquer la viabilité de la stratégie alternative, qui commence avec la double initiative de la suspension des remboursements de la dette et de la nationalisation des banques, et qui se poursuit, si nécessaire avec le choix d’une monnaie nationale approuvée par le public au cours d’un référendum populaire .
    Le temps est venu pour la réflexion sérieuse mais aussi pour les actes décisifs. C’est le moment dans lequel le désastre et la rédemption se retrouvent côte-à-côte.
    C’est le moment de riposter.

    Stathis Kouvélakis. 

    Traduit de l’anglais par Mathieu Dargel.

    https://www.ensemble-fdg.org/content/grece-lheure-de-la-rupture

  30. A creuse les organisations sociale avant la démocratie.
    https://www.youtube.com/watch?v=kM45surCzIM
    francis cousin, quelqu’un connait?

    • Momo, je suis un peu éberlué… Après avoir entendu 2 conférences de Francis Cousin, quitte à le cataloguer je l’aurais justement étiqueté anarchiste… (au Front de gauche, sans blague). Je suis allé écouter (à ce stade) vers la 32e minute et te suggère de réécouter… En un mot, il fait valoir que même à la CNT la révolution par l’élite mène au résultat qu’on sait (c’est en ce sens qu’il prenait cet exemple au demeurant extrême) ; ce n’est pas une critique de l’anarchisme mais tout le contraire. Sinon, il dit d’emblée à ER qu’il n’est pas du tout sur leur ligne. Quant au capitalisme, je ne connais peut-être personne qui soit plus anti que lui. Il est pour l’abolition de l’argent, une sorte de « retour » à socialisme très primitif (ne parlons pas de régime parlementaire élu).

      • Autant pour moi, j’avais bien précisé que je connaissais pas le bonhomme. Par contre il serait un anarchiste et au front de gauche? (chose qui me semble pas compatible).

        Sur l’histoire de la CNT en fait ce qu’il dit est incompréhensible pour moi. En gros il dit que la CNT a combattu les barricadiers en mai 1937 mais c’est la CNT qui était attaquée. Personne ne voulait de cet événement (à part les leaders communistes) et surement pas la CNT qui en a été la première victime. C’était pas une deuxième révolution en mai 1937 mais plus l’arrivée de la réaction.
        Donc certes la CNT avait des ministres, et c’était pas par gaieté de cœur, mais ils n’ont jamais ordonné une quelconque attaque à Barcelone en mai 1937. De plus s’ils ont été obligés de rentrer au gouvernement c’était à cause de la pression des communistes et républicain comme quoi il fallait une autorité en cas de guerre sinon ils allaient la perdre, et la CNT ne voulait pas faire vaincre le franquisme. Bref l’avant garde de la part de la CNT pour moi c’est complètement faux. Francis Cousin parle de l’expulsion des socialistes libertaires au congrès de la Haye de la part de Marx en 1872? Une belle preuve de l’estime qu’il accordait à « l’auto-mouvement ».

      • très juste, je disais FDG pour chatouiller momo il adore ça. merci de la précision , on n’est jamais de trop. Sam

        • Hahaha! Il est au FDG alors ou pas?^^

          Par contre j’ai continué la vidéo et décidément il dit des trucs vraiment étrange, notamment sur l’antifascisme. Comme s’il n’y avait que les républicains espagnols qui se revendiquaient antifasciste lors de la guerre. C’est complètement faux (car pas mal de gens, comme Orwell justement, ce sont engagés pour lutter contre le fascisme, car le franquisme et ses alliés c’est avant tout le fascisme), et s’il est vraiment anarchiste (mais j’en doute) il serait aussi antifasciste et sortirais pas ces conneries en sachant ce qu’ont fait les fascistes dans le passé à nos camarades (exécutions de masses). Mais vu qu’il y a Marx dans chacune de ses phrases, c’est pas étonnant. Ce qui est étonnant c’est l’ensemble de son discours justement, complètement incohérent car disant des choses anti-autoritaires mais se référant à des autoritaires… Ça semble quand même bizarre. Donc soit c’est dû à une graaaande ignorance de sa part sur ce qu’il s’est passé entre Marx et Bakounine, puis entre les bolcheviques et la makhnovtchina, puis entre les stalinistes et la CNT F.A.I (ce qui fait beaucoup je pense que vous en conviendrez), soit c’est une technique de manipulation (il le ferait de manière volontaire, dans quel but j’en sais rien) ou de malhonnêteté intellectuelle car il est tombé amoureux de Marx et le voit comme un semi Dieu et est complètement paumé (et paume tous les autres avec lui ce qui est extrêmement grave).

  31. a creuser , les organisations sociales

    • Salut,

      j’ai mis un passage au hasard de la vidéo et je suis tombé à 32 min en gros (et là arrêté à 33:49) et d’après ce qu’il dit déjà ce cher monsieur (vidéo d’ERTV j’en attendais pas moins) c’est que la CNT a été à l’origine des troubles de mai en 1937 à Barcelone? C’est une blague? C’est le P.S.U.C qui a attaquait l’antenne de la CNT (organisation anarcho-syndicaliste, qui contrairement ce que dit ce monsieur est rentré dans le gouvernement à reculons, bloqué par les communistes et les républicains et ayant subi ensuite plusieurs assassinats politiques lors de la semaine sanglante) et les anarchistes de la CNT et de la FAI ainsi qui les milices du P.O.U.M ont alors pris les armes et levés des barricades face à cette agression. Apparemment il a eu que la version des stalinistes, ce qui est bien dommage car avoir la version de ceux qui sont en supériorité (et qui ont déjà prouver leur penchant contre révolutionnaire) c’est bien dommage pour comprendre ce qu’il s’est passé. La CNT et ses « dirigeants » ne voulaient certainement pas le pouvoir pour eux, ils n’en voulaient pas, mais ont été contraints d’être dans le gouvernement sinon la CNT ne serait plus représentée. Ceux qui ont été ministres ont d’ailleurs été sévèrement pris à parti pour ce choix parmi les anarchistes, mais vu les circonstances c’était dur. Le P.O.U.M (là où a combattu George ORWELL) a été accusé par la presse communiste pour les troubles de mai, puis une fois les miliciens emprisonnés ou exécutés, ça a été au tour de la CNT d’être reconnue responsable pour ça et de se faire à son tour liquider par les stalinistes.

      Sinon les organisations sociales c’est pas nouveau, ainsi que l’autogestion, il a juste 150 ans de retard. Surtout que « l’automouvement » comme il dit c’est pas les communistes autoritaires qui le veule, mais bien cette méchante CNT et autres organisations anarchistes ou libertaires.

      En tout cas sur seulement ça déjà ce mec me paraît pas crédible et ça sent le discours confusionniste (ou manipulateur si jamais c’est conscient) à plein nez!

      • momo, je me doutais bien que ça te plairais!
        donc pas crédible a tes yeux, un peu de franchise, d’ou tu parle.
        Quel est ton statut social est tu protégé syndicale ou prof , a tu voté ?
        Juste histoire d’y voir un peu plus clair, c’est bien de savoir s’il n’y pas conflit d’intérêt, ou si tu protège une institution qui t’aurai dèjà servi les plas. ( honnête intellectuelle obligée) après on discute.

        • J’ai voté et je ne voterais plus. Après j’ai pas envie de te parler de ma vie en publique, j’aime pas ça^^
          Ce que je peux te dire c’est que je suis militant anarchiste, donc ne protège pas d’institutions (grâce à leur nouvelle loi antiterroriste, je suis même légalement un terroriste, j’ai été ravi de l’apprendre… Tu comprendras donc pourquoi j’ai pas forcément envie de dévoiler des choses sur moi si facilement).

          En tout cas cette vidéo, en ayant repensé à ce que j’ai entendu, ça me semble juste être de la propagande autoritaire (rouge brun dans le jargon, c’est à dire en mêlant des idées de communismes autoritaires, sans oublier que c’est ERTV qui le font donc emprunt d’un nationalisme puant), en essayant de réhabiliter Marx (et donc l’idée autoritaire du communisme) et de détruire les anarchistes en inversant les rôles (comme si Marx était avait dit qu’il fallait que ça soit les peuples qui se gèrent aux même, et comme si ses faits allaient dans ce sens, sans parler de la soit disante avant garde de la CNT, alors que c’est les bolcheviques qui ont mis eça en place et que les anarchistes s’efforcent de combattre ça). Procédé habituel de Soral et de sa clique, qui n’oublions pas ne veulent certainement pas sortir du capitalisme ni ne veulent que le peuple soit en autogestion. Il reprends les procédés fascistes habituels en se faisant passer pour un anticapitaliste alors que son pote Dieudonné à créé une banque. Bref c’est pitoyable et c’est incroyable que tant de personnes tombent dans le panneau.
          Bien sur je n’ai écouté qu’un bref passage et manque de temps ces temps ci pour en écouter plus pour le moment, surtout que ce genre de discours où le mec se contredit (car parler autogestion et l’assimiler à Marx c’est du foutage de gueule! Marx voulait la dictature du prolétariat, on est loin de l’autogestion!) et entretient la confusion en parlant de tout et n’importe quoi (notamment en sortant un peu plus loin « nous sommes tous des prolétaires », supprimant ainsi la notion de classes, ne parlant pas des classes moyennes notamment, et crachant ainsi à la gueule de Marx qu’il aime tant, c’est assez comique…), sans vérifier ses sources à priori ou en disant ça de manière délibérée peut être et là je comprendrais mieux, bref c’est du grand confusionnisme comme on les aime (démagogie en prime!)!

          Ce que je peux conseiller aux gens qui écoutent ERTV, c’est arrêter de les écouter et allez lire vous même des livres parlant des luttes sociales par des gens qui les ont vécues, livres qui sont en libre service sur le net (quelques uns du moins^^).

  32. momo , ce type n’a rien avoir avec ER il serait plutot FDG, enfin .lire des livres, tres bien lesquels, tu pourrais en citer quelque uns .

    • FDG qui fait de la démagogie marxiste (donc autoritaire) c’est pas étonnant non plus. Mais le fait que ERTV montre cette conférence n’est pas un hasard à mon avis.
      Les livres intéressant à lire: Dieu et l’Etat de Bakounine, La morale anarchiste, la conquête du pain de kropotkine, l’Anarchie de Malatesta sont déjà une bonne base je dirais (tous disponible sur le net gratuitement).

  33. autoritaire, pas plus que toi, Bakounine, Kropotkine , ‘j’espérai que tu te plante un peu, mais c’est du sérieux je risque même d’y trouver plus que mon compte pour ce que j’en connais déjà , mais rassure toi je trouverai bien un moyen de me disputer a nouveau. merci à toi tu me semble bon joueur pour quelqu’un d’aussi obtus. cordialement.

    • Haha, ouai je peux être obtus des fois^^

      Je suis autoritaire? Comment tu peux dire ça? Je ne suis pas dans un parti et je veux encore moins un gouvernement (le FDG par contre…).

      J’espère bien que tu trouveras un moyen pour qu’on se dispute à nouveau 😛

      A la prochaine! 🙂

      • Salut Momo, je lisais les echanges que tu as eu avec quelques personnes sur ce fil et je dois dire qu’un certain aspect de ton discours me parrait étonnant. Il me semble que tes objectifs sont très proches (sinon les memes) que la plupart de tes interlocuteurs. Pour une raison qui m’échape tu n’as pas l’air de percevoir que ce que tu teponds, en laissant entendre que c’est différent, a tes interlocuteurs, me parrait etre a peu de choses pres des reformulations du meme propos. Ce qui m’étonne aussi c’est que tes références, comme par exemple Bakounine (qui a son propre lot de propos excessif à l’heure d’aller chercher des poux dans la tete), sont a peu pres les memes que pas mal de monde ici (c’est mon cas en tout cas).

        Ce que je veux te dire c’est qu’a un moment je te sens enféré dans une forme de dogmatisme. A quel moment vas tu voir que les guerres de chapelles n’ont aucun intéret et font le jeu de l oligarchie ploutocratique? Il faut arreter de jouer sur les mots, nous avons le meme objectif, c’est contre productif de toujour vouloir mettre en exergue le points de détail techniques qui séparent les individus quand le dénominateur commun (merci EC) est criant. Si ce que tu recherche c’est une solution ou la decision collective prend le pas sur le pouvoir ploutocratique (je pense que c’est le cas), il faut etre capable de s ouvrir un minimum a un dialogue de construction plutot qu’a des polémiques stériles. Personellement j’irais meme plus loin, je pense qu’il est urgent de s’unir, y compris avec des personnes qui sur certains sujets sont des adversaires politiques, pour instituer la démocratie qui que tu pinailles ou non est sinonyme d anarchisme politique…On aura largement le temps de s’engueler sur le reste ou sur des details plus technique a propos de la facon dont la decision collective est determinee et mise en oeuvre une fois qu’on aura, collectivement (c’est important, ca ne pourra pas etre unilateral, ce sera nessecairement le fruit d’un debat, d’une negociation) mis en place une base qui donne le pouvoir politique au peuple. Franchement Momo, tortillages mis a part, nous avons le meme but, pointe le viseur dans le bon sens, vise la ploutocratie, arrete de perdre ton temps avec des concours de qui pisse le plus social libertaire.

        • 🙂 Savoir que nous sommes amis est un grand pas en avant 🙂

          Ceci dit je pense que de vive voix les choses seraient différentes, l’écrit ne passant que par l’intellect, il conduit inéluctablement à la joute.

          ((( j’ai effacé sur FB ma proposition d’été, faute de réponses intéressées et stables )))

          • Tout à fait Ana, ça fait plaisir.

            Tu as surement raison à propos du débat de visu.

            A oui? Pour le camping, bah, en même temps c’est probablement une bonne chose pour ton champ…

        • Je joue pas à qui pissera le plus social libertaire (ou qui pisse le plus noir comme on dit^^), c’est juste que je ne comprends pas la position que vous avez sur certains points (et dans ce cas là j’exprime donc mes idées). Les soit disant 99% par exemple, pour moi c’est complètement faux et c’est se foutre de la gueule du monde que de dire qu’on est 99% unis contre les 1%. Parmi les 99% existe aussi des exploiteurs de tous poils qui n’ont rien à voir avec moi et qui ne veulent certainement pas l’égalité et la liberté.
          Le nationalisme que vous défendez également, en publiant diverses vidéos et autres écrits en disant que le méchant capitalisme mondial nous asservis, et qu’il faut la souveraineté nationale etc… Voici une nouvelle qui doit rassurer les capitalistes français…
          En gros ce que je critique c’est la vision « il faut une vraie démocratie mais concernant le capitalisme on verra après » comme si les fameux 99% voulaient la fin du capitalisme. Ça se saurait déjà non? Sans compter que pour la plupart des gens le capitalisme reste une notion assez vague.

          Pour moi ce ne sont pas des points de détails, bien au contraire c’est la base de notre émancipation, ou pas.
          Or tant qu’à changer les choses, autant éviter de refaire encore et toujours les mêmes erreurs.
          Bakounine personnellement je trouve pas qu’il ait son lot de paroles excessives 😛
          Question de point de vue j’imagine^^

          Sinon peut être que ça fait vachement donneur de leçons comme j’écris mais sache qu’en vrai je suis pas comme ça, c’est juste que je parle de trop de choses et pars dans tous les sens et que c’est un peu confus du coup^^ L’écrit n’est pas mon point fort 🙁

          Après dire que je suis votre ami j’irais pas jusque là, je vous connais pas ^^
          Mais je n’ai aucune animosité, même si peut être je peux paraître agressif, ce n’est pas le cas dans la vraie vie et c’est que j’écris sur le vif, sinon je mettrais 3 heures à répondre et j’ai pas vraiment le temps^^ (à part lors de dialogues politiques qui peuvent devenir virulents et où je peux m’énerver, mais c’est pas pour ça que je vais détester la personne avec qui j’échange).

          Et si tu me sens enfermé dans une sorte de dogmatisme détrompe toi, j’étais conspi avant d’avoir un minimum de culture politique, et même quand j’étais conspi je me suis juré de toujours douté de ce que je pensais (et heureusement sinon je serais en train de prêcher que les illuminatis, les francs maçons ou les sionistes sont les hommes à abattre), que je ne détenais pas une pseudo vérité absolue. Si tu as cette impression c’est juste que votre argumentaire ne me fait pas changer d’avis car ce n’est pas logique pour moi, donc n’étant pas convaincu je campe sur mes positions, en essayant d’argumenter mieux les miennes, mais l’écrit, comme dit avant, n’est pas mon fort^^

          Mais justement, tu dis qu’on se ressemble, quelle est donc votre utopie, votre société pour laquelle vous luttez? Car la démocratie n’est pas une fin en soit (je crois pas à la Fin de l’Histoire comme les marxistes cependant, mais j’ai quand même un objectif, même si je pense qu’on ne l’atteindra jamais car la vie c’est le conflit permanent et que ça sera toujours le cas, tant qu’il y aura des être humains en tout cas^^).

          • Pour clarifier momo je ne suis pas du tout nationaliste, ou alors de celui de Lumumba a savoir anti colonialiste. Cependant je ne suis pas non plus un anti nationaliste forcené (si je le suis si nationaliste signifie Pinochet)… Pour moi la nation n’est qu’une echelle administrative qui peut, en mettant en place un systeme efficace (de type referendaire, sous controle direct des citoyens) avoir son utilité coordinatrice.

            Mon utopie, ou disons une utopie que j’envisage,est claire, il faudrait que je la formalise. Je veux des communes auto gerées, pourquoi pas en utilisant un systeme a l’athenienne modernisé avec bien sur des gardes fou comme les droits de l’homme, pas de peine de mort, des principes ecologiques. Pour les echelles departementales et regionales j imagine des federations. Pour l’echelle nationale je pense a une transposition du modele athenien auquel j’ai pas mal reflechi, en gros c’est avec un vote programmatique (programmes d’origine citoyenne et soutenus par des signatures a nouveau citoyennes) assorti de candidatures au TAS (je peux me porter volontaire au tas pour representer le programme pour lequel je vote en consentant a la publicité de celui ci, de vote). Ensuite TAS a la proportionelle pour constituer toutes les assemblees qu’on trouve dans la structure a l’athenienne. Bien sur ces institutions ne gereraient que les affaires courrantes et toutes les decisions majeures seraient soumises a referendum (qu on porrait immaginer bi annuels). Ce systeme serait aussi largement base sur les referendums d’initiative citoyennes…Pour d’eventuelles coordinations a des echelles continentales ou plus je vois des federations.

            Dans tout les cas pour moi la souverainete demeure strictement au niveau de l’individu, du citoyen…la pyramide est inversée… les divers responsables tires au sort ou delegues doivent etres, et de facon tout a fait stricte, des serviteurs.

            En tout cas je crois au suffrage universel pour des textes mais pas pour des elections, je suis contre l’election, a part peut etre pour des roles strictement protocolaires, pourquoi pas, c’est un detail. Si je suis contre l’election c’est parce que je pense que les elus sont corruptibles et je suis farouchement opposé au culte de la personnalité qui en decoule d’apres moi naturellement.

            C’est un expose grossier qui demanderait a etre explicite plus en details et argumenté, j’ai tout ca.

            Pour Bakounine je fesais references a certains emportements antisemites qu’il a eu lors de ses controverses avec Marx…tu adheres a ca? Je ne crois pas…Je pense aussi a son idee selon laquelle un criminel, un assassin par exemple, pourrait decider de se soustraire a la justice en optant pour l exil…son propos est a contextualiser, cependant je n’adhere pas a cette idee la. En dehors de ca je suis globalement tres Bakouniniste. Je pisse pas mal noir…mais je suis aussi un pragmatique. Je cherche des choses applicables avec pour focus l’interet général dans le respect des liberetés individuelles.

            Je ne t avais pas parlé d’amitié Momo (je ne l’exclue pas pour autant), je ne te connais pas non plus. Je te parle d’objectif commun: l’auto gestion, la souveraineté populaire directe, le droit a l’auto détermination.

            Je pense que nous avons franchement le meme but et en ce qui me concerne je suis disposé a remettre en question mes idees, le truc c’est que j’y pense beaucoup et ce que j’appelerai ma version de ce que propose Chouard me semble pour l’instant une utopie a la foi pragmatique et garantissant la souveraineté citoyenne, mais je ne demande qu’a entendre de meilleures propositions.

            Et sinon je n’ai jamais ete ‘conspi’… savoir repérer un false flag et nebpas croire a l’evaporation des boeings ce n’est pas etre conspi… Mon background politique de base c’est plutot trosko (mon daron l’etait, j’ai encore beaucoup de respect pour la theorie de la revolution permanente, beaucoup moins pour les serieuses casseroles de trotky comme d’avoir fait tirer sur des mineurs revoltes) option anar (plutot ma daronne et mon beau pere)…Et franchement je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir devié plus que ca…J’ai juste pris mes distances avec les dogmes…il m’arrive de trouver chez des adversaires politiques (voir des ennemis) des idees reutilisables dans le cadre de mes propres objectifs qui restent totalement a gauche (definition historique, par exemple quand je vois le besancenesques le poing levé pour l’insémination artificielle j’hallucine complet, pour moi gauche ne signigie pas la porte ouverte aux savants fous qui veulent mettre leurs gros doigts dans la gestation humaine surtout avec le nombre de gamins qui mangent dans les poubelles et sniffent de la colle et qui aurait bien besoin d’etre adoptés, c’est un autre débat)…

            Sinon l’ecrit c’est pas non plus mon fort, mais bon, je suis content de bavader ici.

          • J’ajoute que si la democratie (la vraie, celle dont on bavarde) n’est peut etre pas une fin en soi je pense que c’est le prealable indispensable a la justice, la liberté, le droit a la propriete d’usage, la copropriete des outils de production, le socialisme, l’ecologie, la paix…on aura rien de tout ca du moment qu’on confiera notre legitime souveraineté d’individu citoyen a des chefs et ce quelque soit la couleurs de l’etiquette (vu que l’imprimeur est toujour le meme ploutocrate)… et sur l’histoire des 99 vs 1% c’est une immage qui correspond a la realite suivante: 255 familles possedent 60% des richesses du monde, ce sont les maitres du monde et ca n’a rien de conspi, c’est juste du realisme. En ce qui concerne tout les petits exploiteurs, roitelets, capos et garde chiourmes, oui, ils existent, ce sont juste des collabos, ils suivent le mouvement mais ce ne sont pasxles vrais decideurs. Le projet ce n’est pas de ralier l’integralite des 99%. L’objectif c’est de ralier suffisament de monde pour pouvoir instituer la democratie directe et en l’etat actuel des institutions sans effusion de sang ca veut dire 51% des votants.

  34. Mercredi 20 mai 2015 :

    Grèce : Athènes lance un ultimatum à ses créanciers.

    Cette fois, c’est la Grèce qui fixe un ultimatum à ses créanciers. Ce mercredi 20 mai, le porte-parole du gouvernement hellénique a annoncé que, faute d’accord avec ces derniers, Athènes ne paiera pas son échéance de 302 millions d’euros qu’elle doit rembourser au FMI le 5 juin. Autrement dit, ce jour devient la nouvelle « date fatidique » dans la crise grecque. Si aucun accord n’est trouvé alors, la Grèce fera le premier pas vers un défaut et la crise prendra une autre tournure.

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-athenes-lance-un-ultimatum-a-ses-creanciers-477496.html

    • D’accord avec son analyse sur le fonctionnement et le dessein de cette pieuvre aliénante qu’est l’UE.
      Pas d’accord sur les solutions et le fonctionnement de l’ « après UE ». Je n’ai pas entendu parler dans le discours de mise en place de la démocratie.
      Si demain on fait une révolution, ce n’est pas pour refaire la même chose à une échelle plus petite que l’UE qu’est la nation (une mini pieuvre aliénante).

      • Idem que toi je pense que l’UPR n’apporterai aucune solution a la démocratisation indispensable de l’europe. Il faut que le pouvoir soit local (commune par ex) car tout ce qui impacte un territoire doit être décidé a son niveau y compris la monnaie, la banque (mutuelle bien sur), le TAS, l’écologie, l’entreprise (taille maxi a définir pour éviter la corruption) et ne laisser au niveau européen que les droit de l’humain et peut-être a voir la défense car vu la puissance des USA RUSSIE CHINE il faut une taille minimum pour éviter de se faire envahir.

  35. …dans les décennies précédentes, avant quoi, on n’aurait jamais pu imaginer, mais personne, que l’on soit obligé de masquer ET de taire les intervenants d’un débat contradictoire sur l’europe…

  36. Jeudi 21 mai 2015 :

    La Grèce vue par Libération : la ligne Bruxelles-Quatremer ne fait pas l’unanimité.

    http://www.acrimed.org/article4670.html

  37. Ping : La raison délirante de l’Europe, un nouveau fascisme mou ? | Cayo Hueso

  38. https://www.youtube.com/watch?v=fOC8XJbcAyU
    Lordon à 1:41.00 : […] Il faut disjoindre cette question des modalités d’écriture de la constitution de la personne qui est devenue son principal promoteur et qui a mon avis est devenue son principal boulet […] ne prêter le flanc en rien à toutes ces associations douteuses […] mais, dans la cas d’Étienne Chouard, il y a le frayage avéré avec les personnalités les plus nocives du secteur le plus nocif de la politique française.
    Ma soeur a parlé a sa tante qui a parlé à l’ami de machin…donc ma soeur et de connivence avec machin. Tout le monde finira suspect, sauf les « purs », ceux qui ostraciseront le moindre début de dialogue avec ceux qui pensent autrement.
    En même temps qu’il exclu Étienne, Lordon pour la première fois envisage l’écriture populaire de la constitution (probablement sous la pression croissante de cette proposition au seing de son auditoire habituel) comme une option qui mérite au moins d’être étudiée et envisagée. L’un n’allait pas sans l’autre, ni sans minorer le travail d’Étienne en le qualifiant de principal contributeur et en omettant surtout qu’il en est l’initiateur (non que cela confère à Étienne le moindre privilège bien sûr mais cela mérité néanmoins d’être rappelé si l’on veut être juste).

    Encore un et non des moindres, après Judith Bernard…il leur faut bien donner des gages au pouvoir pour qu’ils puissent poursuivre leur travail de propositions critiques la plus radicale admissible par le pouvoir…

    • Lordon dit des choses intéressantes et rejoint en cela ceux qui méritent d’être cités malgré certains excès 😉 😉 😉

    • Tiens je réponds ici car j’ avais vu la même vidéo et j’ avais ecrit ce texte :

      j’ ai vu sur internet une intervention de fréderic Lordon critiquant les lignes politiques floues voir suspectes
      et il mettait en garde contre Etienne Chouard.
      Lui et Bernard Friot sont des érudits et semblent inattaquables, en tout cas ce sont des universitaires
      et à ce titre peut-être plus suspect encore que ceux qui mouillent leur chemise par conviction et dévouement
      Il vous est peut-être apparu que je m’ interresse à la Théorie critique et notamment à la critique de la valeur
      qui est une lecture de Marx a partir de ses concepts clés de fetichisme, de sujet automate, de marchandise
      , d’argent, et de travail.
      Je me pose alors cette question : je ne vois chez Fréderic Lordon et Bernard Friot qu’ une lecture classique
      qui se résume à ceci : le capitalisme c’ est la propriété des moyens de production et une fois libéré de cette
      propriété le travail (seul créateur de valeur pour eux) pourra triompher.
      En clair ils nous proposent un capitalisme d’ état à la sauce marxiste leniniste
      Pour preuve B.Friot ne voit que par la cotisation que par le travail.
      Pour moi la fin du capitalisme est la fin du travail tout court et donc réinventer sur un autre mode
      l’ activité humaine (juste métabolisme d’ avec la nature) et que nous décidions ensemble ce qui a
      une valeur d’usage sociale et non pas une valeur d’echange marchand
      Libéré du travail qui est bien une catégorie capitaliste nous inventerons l’objet de notre production.
      Guy

      • Je n’ai pas compris l’analyse de Friot de cette façon. Le capitalisme n’a pas inventé le travail. La fin du capitalisme n’est pas la fin du travail, le travail existait avant le capitalisme. Attention, la fin du capitalisme, c’est la fin de l’emploi (lié à un poste, à un revenu, à un propriétaire lucratif, à la maximisation du profit, à une lutte de classes). Il parle de la démocratie au niveau de l’entreprise gérée en co-propriété d’usage. Rien ne nous empêche de l’étendre ou niveau de la société.

        • Et pourtant si le capitalisme a inventé le travail. Avant il y avait des activités humaines plus ou moins liés à la subsistance et non à la production de marchandises écheangeables. Le travail dans sa double nature, travail concret, travail abstrait est une invention du capitalisme (qui médiatise tous les rapports sociaux) tant est si bien qu’il donne la mesure de la valeur d’ échange des marchandises, deux chemises valent une chaise car le travail abstrait (dépense de muscle, de nerf etc ..) dépensé dans ces activités représente un temps de travail indifférencié et rémunéré par le Capital.
          C’ est bien là l’ aliénation peut importe ce que tu fais tu participes à la valeur et bien sûr à la survaleur(rémunération du capital)
          Lire le premier chapitre du Capital de karl Marx SVP
          Cultiver son jardin n’ est pas un travail car il ne participe que d’ une économie de subsistance et non à l’ économie marchande génératrice de valeur (d’echange) et de survaleur(capital)

          • Je pense qu’il faut distinguer le travail et l’emploi.
            Bernard Friot différencie le travail de l’emploi.
            Tout travail dépense de l’énergie, peu importe qu’il soit rémunéré ou pas, il peut avoir une valeur d’usage sans valeur économique. Dans le capitalisme, c’est l’employeur qui décide de la valeur économique et le travail se transforme alors en emploi. C’est l’emploi que Bernard Friot veut supprimer grâce au salaire à vie, mais pas le travail. Nous aurons toujours besoin de travail. Tailler des pierres pour créer un outil de chasse est un travail. Le capitalisme ne remonte pas à l’âge de la pierre.

          • OK joss c’ est une question de terminologie. J’ emploi la terminologie Marxienne qui a l’ avantage d’être explicite .. je te suggère ceci
            http://www.palim-psao.fr/article-pourquoi-critiquer-radicalement-le-travail-conference-d-anselm-jappe-34933038.html

            au moins le début

          • Dans l’article, Jappe différencie travail et activité alors que Friot différencie emploi et travail. Friot fait les mêmes constatations, mais il propose d’abandonner le capitalisme en balayant le profit.
            Comment ?
            -par l’instauration d’un salaire à vie par la cotisation (60% de la valeur produite)
            -par la mise en place de la copropriété d’usage des entreprises
            -par l’interdiction de plus value sur la propriété privée existante
            -par l’investissement sans crédit (40% de la valeur produite)
            -par la création monétaire sans intérêt
            Il est essentiel que ce processus s’inscrive dans une gestion démocratique de la société et des entreprises. « démocratique » dans le vrai sens du terme, celui de ce blog. Il appartient aux citoyens de décider ce que nous voulons faire croître ou pas et non à une élite pour la croissance aveugle de leur profit (quitte à anéantir la planète entière).

          • Merci Joss de l’ avoir lu
            Je suis d’accord avec le programme énoncé surtout la fin de la propriété lucrative. Mais même Marx pensait le dépérissement de l’ Etat pour une libre fédération des communes de libres producteurs.
            C’ est là où j’ ai un doute avec B.Friot … veux t il tout le pouvoir aux soviets (aux communes) veux t il les libres assemblées populaires pour qu’elles décident en écoutant tout le monde et par co-décision de leur présent et leur futur ? Je crains qu’ il ne soit étatiste et donc la crainte c’ est certes plus personne ne sera propriétaire de l’ outil de production mais on continuera d’ aller dans des boulots qui nous ferons chier même avec le salaire à vie. Le monde est à réinventer et le travail à abolir pour des activités humaines génératrices de vrai lien social. … Pour conclure j’ ecoute tout de même B.Friot et F.Lordon

          • Joss a dit :
            Il est essentiel que ce processus s’inscrive dans une gestion démocratique de la société et des entreprises. « démocratique » dans le vrai sens du terme, celui de ce blog. Il appartient aux citoyens de décider ce que nous voulons faire croître ou pas et non à une élite pour la croissance aveugle de leur profit (quitte à anéantir la planète entière)

            En effet bravo

        • Pour Friot au contraire la « fin du capitalisme » dont je prétends qu’il veut le substituer au capitalisme d’état à la bolchevique, c’ est pour lui le début de l’ emploi lié à une qualification avec c’ est vrai la fin de la propriété lucrative et propriété d’ usage. Mais c’ est un discours dangereux car à aucun moment il ne parle de co-décision sur les biens à produire. Tant que les hommes ne produiront pas strictement que ce qu’ils ont décidé de produire pour eux mêmes et leur communauté proche, ils seront esclaves d’ un travail et de son marché et en tout cas pas de libres producteurs.
          Son système de qualification (qui va en décider) est une bureaucratie

          • Quand je l’ entends dire que puisque la cotisation va payer l’ investissement (trés bonne idée au demeurant) et que du coup on sera plus heureux d’ aller travailler (dixit au début de la vidéo salaire à vie).
            Mais qui va avoir la qualification pour decider d’ investissement .. des cadres dirigeants … qui vont me dire t’occupes pas p’tit on s’ en occupe
            Je cauchemarde d’ avance

          • @Joss
            il propose d’abandonner le capitalisme en balayant le profit.
            Non sans profit pas d’ investissement il propose d’ abandonner le profit privé (c’ est bien le projet du capitalisme d’etat)
            On est loin des communautés d’ humains décidant de la richesse à produire par et pour eux mêmes

          • @Eliade
            investissement= décision politique = décision démocratique
            C’est à nous, communauté, de décider dans quoi nous voulons investir, c’est un choix politique.
            « je cauchemarde déjà », c’est maintenant qu’il faut cauchemarder, après j’espère que ce sera trop tard 😉
            Le profit=Friot a dit : »Je te pique, je te prête, tu me rembourse ».
            Dans le système de Friot, personne ne pique, tout ce qui est produit est distribué (40% en investissement et 60% en salaire à vie).
            Friot dit qu’il faut que l’Etat soit réduit à sa plus simple expression. Il propose même de supprimer l’impôt pour supprimer les paradis fiscaux (puisque plus d’intérêt supérieur à l’inflation).

          • @Joss … ok je révise mon jugement en espérant que tu ne te trompes pas trop

    • Bonsoir tout le monde.

      J’ai répondu aux reproches de Frédéric dans les commentaires de la vidéo (sur Youtube).

      Je viens de publier ce nouveau commentaire (ci-dessous), en réponse à « lee west » :

      +lee west

      Ce n’est PAS moi qui décide d’aller ici ou là : je vais *partout où l’on m’invite* pour parler (théoriquement et pratiquement) de vraie démocratie.

      Et si l’on constate que, depuis dix ans (dix ans !), jamais Le Monde diplomatique, ni Daniel Mermet, etc. ne m’ont invité à écrire un seul papier ou participer à une seule émission, ni sur les ateliers constituants populaires (comme idée neuve à la fois contre le capitalisme et contre la toutes les tyrannies possibles), ni sur le tirage au sort comme procédure centrale d’une démocratie digne de ce nom (et comme antidote universel contre les conflits d’intérêts), ni sur les progrès populaires (en conscience et en exigence) sur l’enjeu central de la monnaie, ni sur l’urgence absolue qu’il y a à sortir du piège antisocial et antidémocratique qu’est l’Union européenne, ni sur quoi que ce soit qui concerne mon travail d’éducation populaire, ce n’est PAS de ma faute.

      Ce n’est pas moi qui décide de ne pas parler dans les grands médias de gauche, ce sont les grands médias de gauche qui ne m’ouvrent pas leurs colonnes (à quelques rares exceptions près). Il y a là une donnée essentielle pour comprendre la puissance de la manipulation calomnieuse dont je fais l’objet depuis quelques mois. Le problème principal (prétendu) (ceux avec qui je « fraye ») ne vient pas de moi.

      Pourtant, le Diplo est mon seul journal, et Là-bas si j’y suis est ma seule émission de radio.

      Alors ? Qu’est-ce que j’aurais dû faire, selon vous, dans cette situation de désintérêt évident de mes médias préférés pour relayer mon travail ? Rester totalement muet (à l’exception de mon site) ?

      J’ai choisi plutôt de travailler et progresser avec TOUS ceux (progressivement de plus en plus nombreux) qui voulaient bien parler de démocratie (vraie) et d’auto-institution (vraie) de la société… bien convaincu qu’en passant dans un média je ne *deviens* pas ce média (je reste moi), et en espérant que, à partir de ces milliers et milliers de graines démocratiques semées un peu PARTOUT, il allait bien germer quelques belles plantes démocratiques un peu PARTOUT.

      Et il se trouve que *la réalité*, c’est qu’il y a PLEIN de gens étiquetés « de droite » que ces sujets de gauche intéressent manifestement au plus haut point ; et il se trouve que *la réalité*, c’est aussi que, au contraire et contre toute attente, il n’y a (presque) AUCUN cadre ou intellectuel étiqueté « de gauche » que ces sujets (pourtant évidemment de gauche) intéressent… Étonnant, non ? Êtes-vous bien sûr que le problème vient de moi ?

      Les militants, c’est très différent des chefs : ce sont des militants *de base* (de gauche) qui m’invitent systématiquement depuis dix ans pour faire des articles, des conférences et des ateliers ; pas les chefs de partis ou de médias. Apparemment, les militants sont souvent démocrates, alors que les chefs ne le sont jamais.

      Alors, entendre aujourd’hui un cœur des vierges de cadres et intellectuels dits « de gauche » venir me faire la leçon sur les personnes avec qui je devrais exclusivement « frayer » (sic), selon leur ligne de conduite à eux (qui impose une discipline militaire excluante), et m’admonester sur les personnes avec qui je ne devrais en aucun cas « frayer » (sic)… vous comprenez… je n’en tiens pas compte. Je ne peux pas en tenir compte, sans me contredire gravement. Si je suivais leur conseils, je deviendrais complètement incohérent, et je ne m’y résous pas : on ne peut pas défendre la démocratie (la vraie) et tenir à l’écart de la politique qui que ce soit — a fortiori si ce sont des millions de personnes (!) —, même les non démocrates évidemment (surtout si l’on prétend soi-même juger et décider qui est méritant et qui est « nocif »).

      Ceux qui me donnent aujourd’hui ces leçons de démocratie sont *en fait* peut-être des anti-démocrates, des démophobes, des gens qui parlent sans arrêt de peuple et de souveraineté populaire, mais qui s’effraient, se rétractent et se cabrent dès qu’il est question d’instituer VRAIMENT un vrai pouvoir pour le vrai peuple… Ils ne jurent souvent que par une prétendue « avant-garde éclairée ». MOI PAS. Je compte plutôt sur l’éducation populaire pour « faire monter le niveau » de tous, même ceux dont je crois qu’ils se trompent (pour le moment).

      Et je ne reste pas dans mon bureau avec mes théories, je mets les mains dans le cambouis et je vais vérifier mes théories en pratique ; je me donne de la peine, je sillonne le pays pour aider autant que je peux ceux que ça intéresse, concrètement, d’hommes à hommes, et on apprend ensemble (je débute moi aussi, comme tout le monde ; c’est une idée neuve, on progresse ensemble) à faire la politique *EN ADULTES*, sans rien demander à personne, sans « représentants », en prenant nos problèmes économiques et sociaux par leur source fondamentale (notre impuissance politique), par l’exercice pratique de l’écriture des articles du contrat social par les citoyens eux-mêmes.

      Ce travail est émancipant, pour tout le monde.
      Il suffit de participer à un atelier pour le comprendre.
      Ça enthousiasme tout le monde.

      Et ceux qui viennent me faire reproche de « frayer » (sic) avec des « nocifs » (resic) sont peut-être en train, sans s’en rendre compte, de développer une pensée raciste (je ne dis PAS qu’ils SONT racistes), un racisme social qui enferme les gens dans leurs opinions, comme si ces opinions étaient leur nature, et comme si ces gens ne pouvaient pas changer d’opinion, et comme si, donc, la politique leur était naturellement interdite…

      J’espère que mes accusateurs (surtout ceux que je considère comme mes amis) changeront d’avis.
      En attendant, de mon côté, je fais de mon mieux, et je continue à faire ce que je crois être bon pour l’intérêt général : des ateliers constituants populaires, partout et tout le temps…

      Merci à tous ceux qui m’aident à expliquer tout ça à ceux qui débarquent.

      Amicalement.

      Étienne.

      • Etienne, nous sommes des milliers à apprécier ton travail.

        Tu en a éveillé plus d’un.

        La preuve, on te copie, on te pique tes idées.

        Peut être ne seras-tu pas dans les livres d’Histoire, mais tu es dans l’Histoire, crois moi.

  39. Lordon est un intellectuel de niveau exceptionnel.
    Je suis notamment resté pantois devant la concision, la précision, la lucidité, la capacité à formaliser la problématique dans laquelle les êtres humains se trouvent, dans cette vidéo que j’ai enregistrée et que je visionne régulièrement et dont la densité et la portée sont littéralement prodigieuse : https://www.youtube.com/watch?v=4PEJlSvVZaY

    C’est d’autant plus désolant de l’entendre s’égarer dans des stigmatisations aussi malencontreuses et contre-productives (car il a mit la main dans une spirale sans fin d’épuration intellectuelle).

    • Comme vous semblez l’admirer, seulement il ne mouille jamais sa chemise
      C’ est un universitaire qui a eu tout loisir de choisir ses mots et il se positionne
      presque toujours en deça de l’ engagement. Sa rhétorique : révolution oui, mais pour plaire à mes maitres de fac je dirais il y a une ligne de crête et c’est pas demain la veille que moi j’ en bougerais. Tjrs sur la ligne blanche sans franchissement … un peu pleutre non ?

  40. eh oui, le camp du bien est dans l’impossibilité matériel de conduire la plèbe dans la bonne direction, et ce depuis la chute du mur et la construction de l’autre. Je ne vote plus et je suis pauvre, ceci étant clarifié , je suis en mesure de ne pas jeter l’enfant avec l’eau du bain comme dirait ana. La mise au pilori des penseurs dissident, m’anéantit profondément, donc je les surveille comme le lait sur le feu, tous d’où qu’ils viennent.
    Une petite comparaison osée, sur l’arme atomique, faut il se méfier de ceux qui l’ont ou de ceux qui s’en servent?
    Malgré tout le talent et l’honnêteté des protagonistes qui s’affairent à dominer l’animal qu’ils ont élevés, ils ne sauveront pas la classe moyenne à 3000 euros sans passer par la soupe populaire pour les autres dont ils oublient généralement l’existence. Malheureusement un monde meilleur ne se fera pas avec eux, mais malgré eux. J’en suis le premier navré, le vieux monde est mort.

  41. Bah, quand j’ai lu vos commentaires ça m’a agacé et puis j’ai écouté le propos…Nul n’est parfait, il est effrayé, à mon avis autant par l’extrême droite, et mine de rien il y a de quoi, que par le qu’en dira-t-on… Il n’a toujours pas compris que pour arriver la ou il veut aller, en l’état actuel des choses, ça ne pourra pas se faire sans trouver des points de convergence avec des gens qui ont des problèmes de xénophobie, j’appelle un chat un chat.

    • Lordon encore un effort pour être révolutionnaire

      • C’est ca. Je lisais ton autre commentaire, je pense en effet qu’il y a chez lui une forme d’elitisme d’universitaire qui le rend un peu hautain, juste assez pour se voiler suffisament la face au point de passer a coté de certaines évidences. Son commentaire économique reste intéressant malgrés tout.

  42. ça doit ressembler un peu a ce blog, une vraie démocratie?

  43. Méchant Virus

    Je ne pensais pas qu’on en arriverait là:

    https://www.youtube.com/watch?v=AcmSgChl1Cs

    Je suis assez attristé.

    • Lordon parle beaucoup trop par rapport à ses actes 😉

    • C’ est pas génial en effet. Etienne le seul point d’ achoppement que je crois voir gênant c’ est votre/ta tendance à trop écouter des gens de « partis politiques », ils disent des choses intéressantes certes comme Asselineau mais c’ est un homme de parti et ça il faut y faire un trait dessus radical comme Soral/Dieudonné avec leur parti. Ce devrait être redhibitoire !!! Leurs logiques partisanes seront un vrai handicap

      • C’est vrais que qualifier Etienne de boulet de la reapropriation du principe constituant au nom de prétendus…le man parle de rapports sexuels entre poissons avec la bete immonde…il fait chier Lordon quand meme parceque connaissant (virtuellement) Etienne ca va lui prendre la tete… c’est quand meme assez injuste et un poil ingrat. Etienne je te previens tu te laisse pas affecter par ca! Nous avons besoin de toi, pas comme chef ou gourou comme le pretendent les esprits etroits et menteurs qui ne connaissent que ca, mais bien comme formidable pedagogue, orateur et diffuseur du virus. J’ai encore contaminé un pote grace a tes excellentes videos cette semaine. Tu as fait plus pour la democratie directe que n’importe quel pédant universitaire (je le dis gentillement, je l’aime bien ton pote, mais la il parle mal).

        • Merci nescla et bravo Etienne … pas de lézard
          🙂

        • Le rassemblement citoyen du 29 mai est très significatif de la diffusion des idées dont Etienne est un des porteurs, sinon le plus éminent.
          La réflexion de Lordon est proprement dégeu… et traduit bien l’état d’esprit de l’intelligentia de goche et Friot est aussi (un peu moins ?) sur cette ligne, on ne se mouille pas avec les marginaux de la pensée contradictoire « officielle », les antifas sont là à guetter, danger.

          Mais, vu l’importance que prennent ces idées marginales, ces messieurs genre Lordon vont avoir à les récupérer et tant qu’à faire, à leur profit et donc le type Chouard doit être renvoyé dans l’ombre, ce serait dommage qu’il nous tienne la dragée haute ce petit prof.
          C’est assez bas et vraiment dommage.

          Quant à l’idée qu’il émet, de garantir la pureté de la pensée d’opposition (en virant Etienne) au liberalisme elle est nulle. Comment imagine t-il que 10% (?) de la population qui adhèrerait au mieux à ses idées va faire bouger la politique française ?
          Les idées qu’il promène de ci de là sont pertinentes celles de B.Friot aussi mais le moteur du changement n’est pas là dedans, il est surement plus dans des rassemblements où tous les citoyens sont présents et pas ceux qu’on aura filtré avec soin au tamis de la pureté de Mr Lordon.

          • frederick

            theirry, tout a fait , prenons un peu de hauteur puisque les gens de biens (pensant) en font cruellement défaut.
            c’est à dire reconnaitre qu’ une idée est bonne ou géniale même si elle est reprise ou énoncée par un trou duc ou un singe savant, ce qui soit dit en passant revient au même pour les trouducsingesavants.
            comme le signale très intelligemment anna et etienne pour ne citer qu’eux.
            soyons très vigilant, très humble, en résumé intelligent.

          • Je ne suis pas d’accord, et pour moi Lordon fait bien de pointer ça du doigt. Etienne a une responsabilité, qu’il le veuille ou non maintenant il est dedans, il aurait pu ne pas l’être. Dans le climat actuel, et au vue de la progression des idées du FN, il me semble qu’il faille prendre parti un jour, sinon ça s’appelle de la lâcheté, ou alors carrément de l’adhésion à des idées comme celle de ce pseudo parti républicain. Quand on dit que le PS et l’UMP sont plus fascistes que le FN (propos d’Etienne), c’est clairement bizarre et très dangereux dans le contexte actuel.

            Donc s’il est vraiment anarchiste (moi j’y crois pas une seconde, c’est plus une posture qu’autre chose) alors il devrait être radicalement contre ces idées qui menacent nos libertés, et contre ce parti qui est de connivence avec des groupes d’extrêmes droite qui agressent ou assassinent des camarades. (que ça soit des groupes français ou étrangers).
            Bref un jour ou l’autre il faut prendre parti car il faut bien se rendre compte que certains ne veulent certainement pas que les êtres humains s’émancipent.

          • La momo laisse moi te dire que tu dis vraiment n’importe quoi. Etienne dit a qui veut bien l’entendre qu’il est opposé a toute forme de racisme qu’il a qualifié de fléeau, bon sang c’est clair. Il a dit un milliard de fois qu’il n etait ni ami ni proche ni de Soral ni de Le Pen ni d’aucune des personalités extreme droiteuse a qui on lui reproche d’avoir BAVARDÉ (putain de bordel de merde)… Le plus fou qu’il ai fait c’est de dire que tiens, sur tel ou tel point précis telle personne qui par ailleurs dit de bétises a apporté un argument intéressant….Mais bordel c’est du factuel ca!

            Tu me fait halluciner d’oeuillères et de bien pensance.

            Tu est anar toi? Mon cul sur la comode. Tu recites un petit catéchisme foireux que tu as appris de gens que tu fréquentes et pour qui Bakounine (que j’admire moi meme beaucoup et qui est un de mes penseurs favoris) est l’alpha et l’oméga de toute chose et que je te soupconne DE NE MEME PAS AVOIR LU. Etre tout le temps d’accord avec quelqu’un ca n’existe pas, d’autant plus pour un anarchiste. Etre tout le temps en désacord c’est aussi très rare. Etre d’accord avec sois meme est aussi très difficile voir impossible pour un esprit critique faisant preuve d’honneteté intellecruelle.

            Reprends toi mec parceque la tu est dans une posture hypocrite qui n’a rien d’anarchiste mais plutot de moutonnière en t-shirt noir. Tu vaux probablement mieux que ca.

            Critique Chouard si tu veux mais sur des choses vraies pas sur des inventions.

      • Et a propos des gens de parti je ne suis oas tout a fait d’accord. En effet en coupant le dialogue avec les personnes politisées par le biais de partis,mouvances plus informelles,etc, on se coupe de plein de gens en particulier de personnes qui sont justement concernées par le fait politique. Si je suis plutot opposé au principe de partis je pense qu’il faut d’une certaine facon composer avec la tradition politique… Si il parait impossible de federer les chefaillons et ideologues de partis sur nos idees il me parrait possible d’adapter le systeme que nous souhaitons afin de ne pas destabiliser ou effrayer le militant ou sympatisant ‘de parti’ (j’ai une proposition de solution pour ca qui me parrait pas mal tout en gardant le benefice du TAS, j’en touche 2 mots quelques posts plus haut dans une reponse a momo). Le but etant evidement de permettre a ces militants et symathisants de partis a notre projet sans renier le mouvement auquel ils adherent par ailleurs. Le virus doit etre inculqué partout.

  44. Salut, y-a-t-il quelqu’un qui comprend la dernière réforme du collège ?

    J’ai écouté des débats et je n’arrive pas à me faire une idée stable de la réforme à part que l’on va virer les option latin et grec pour ceux qui les choississaient et y substituer éventuellement ( suivant le choix du Conseil d’administration de l’école ) des heures d’enseignement interdisciplinaire des langues et cultures de l’Antiquité. Il y a peut-être des enfumages, mais je n’arrive pas à les voir. Quel est le but de cette réforme ?

    L’arrếté du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collège :
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030613339

    Le décret n° 2015-544 du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements au collège :
    http://legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/5/19/MENE1511207D/jo/texte

    • Cette reforme en gros c’est un mix des choses suivantes:

      -un appauvrissement supplémentaire de l’enseignement public (dans la droite ligne de ce qui se pratique depuis au moins les annees 90)

      -- un peu plus d’esclavage et de colonisation (ca c’est pas mal, malheureusement au lieu de faire de l’objectif:les faits, ils vont nous romancer ca…comme la revolution, comme la commune inexistante au lycee, comme la 2nde guerre mondiale (ou son financement sont oubliés et ses heros les étasuniens)…

      -- de l histoire des religions du livre…ca pareil je sens qu’on vas etre dans le storytelling…

      Sinon ceux qui s’engueulent c’est d’un coté les reac qui veulent du roman national a l ancienne, torse bombé, on est les super gentils, et de l’autre les soi-disant progressistes qui veulent du roman comme quoi on a un peu fait les cons mais on est quand meme les gentils parce que maintenant on est charlie… Personne la dedans n’a l’air de defendre une histoire factuelle sans mensonges par omission et sans tentative d’embrigadement ideologique (c’est pas pour demain).

      • Si on apprenait à l’ école à ne pas rester assis 35Heures/sem et surtout des méthodes de travail y compris collectives, les concernés « élèves » se demmerderaient très bien pour acquerir le savoir … genre la commune de paris trouvez toutes les différentes interprétations
        Ce que je veux dire ce n’ est pas le savoir ( a part ecriture-lecture-langue-arithmetique) qui est important mais comment on l’ acquiert par soi-même.
        Le prof servirait de contradicteur .. NON ?

        • Eliade,

          tu poses des questions fondamentales auxquelles je ne sais pas répondre.

          Si on te lâche dans la forêt vierge, tu apprends par toi-même ?
          Quel est le minimum nécessaire à l’autonomie de l’apprentissage, quels sont les suppléments souhaitables, et ceux qui sont détestables ?

          Mettre à disposition la connaissance suffit il ?

          Et uniformiser et définir la nature de ce qui est proposé n’est il pas un choix politique de nature à modeler le futur de la pensée, donc déjà un acte de propagande ou de gardiennage du cerveau collectif.

          Proposer, guider, encadrer, contraindre sont des verbes glissants, je veux dire qu’on peut vouloir vivre l’un et glisser vers l’autre.

          Concernant une de tes lignes : Si le guide devient un simple contradicteur, c’est à mon avis que le niveau du groupe est tel que le guide n’est plus nécessaire.

          J’ai été prof.
          Je me suis penchée sur la méthode Montessori.
          Mais je ne sais toujours pas répondre.

          Par contre il me semble que le système pédagogique français est stable dans son esprit, c’est à dire fondé sur coercition ou au minimum cadrage, et que dans ce système la qualité régresse.

          Il y a donc deux questions : la méthode et la qualité.

          Sur l’esprit général de ce que j’appelle donc régression, transparaît un conflit chronique et de principe relatif à la question de l’élitisme.
          Il ne faudrait pas que sous prétexte d’égalité républicaine ( et d’économie budgétaire ) on interdise à ceux des enfants qui ont soit un intérêt particulier soit des facultés particulières de s’engager dans un travail qui leur est bénéfique, et qui au futur pourra être bénéfique à la société. Car on a besoin de gens pointus et universels.

          « de mon temps » comme disent les vieux 😉 il était possible de vivre la triple culture, littéraire classique et antique plus scientifique intégrale plus linguistique.
          Ça ne donnait pas forcément des tyrans, moins en tout cas que l’ENA 😉
          Mais des gens qui 50 ans plus tard peuvent se rendre utiles, ici, ou ailleurs …

          • Ana Sailland

            Concernant Grec et Latin, c’est un choix, mais pas un choix binaire entre on fait et on fait pas, non, un choix sur quelle langue ancienne on étudie !
            Étudier le Grec, c’est génial, ça enrichit vraiment, mais on reste sur le pourtour de la méditerranée. C’est donc un apprentissage qui ne fait voyager que dans le temps, mais en restant chez nous. Je regrette beaucoup de ne pas avoir étudié une langue asiatique, ou l’arabe. L’iroquois, why not…
            Car j’imagine que là on découvre d’autres façons de voir le monde, radicalement différentes.
            C’est un peu dommage de se confiner dans les racines de notre culture.
            Et c’est encore plus dommage de les oublier volontairement à cause du 123 de Lisbonne !!!

          • Ana

            Merci de ta réponse et bien sûr je n’ aurais pas l’ arrogance de me substituer à ton expérience du sujet moi qui n’ en ai aucun.
            Quelques remarques cependant, tu dis : « Si on te lâche dans la forêt vierge, tu apprends par toi-même ? » Voilà bien mon propos justement :
            1) soit on ne prend pas la forêt comme métaphore de la société spectaculaire-marchande (où l’ homme est un loup pour l’homme c’est bien connu) alors j’attends de l’ école qu’ elle m’ apprenne les méthodes de survie dans la forêt vierge, les pièges et les méthodes d’apprentissage en milieu hostile
            2) si c’ est une métaphore mieux vaut leur apprendre la désobéissance civile, que la haine se transmet de génération en génération à cause des humiliations et autres maltraitances subies pendant l’ enfance (comme le montre Alice Miller et comme le prouve l’épigénétique-->la maltraitance dégénère l’ ADN et transmet cette ADN dégradé au génération suivante), et qu’ il vaut mieux faire une communauté démocratique dans sa classe sans mépris pour les apparemment moins doués
            Voilà en vrac … comme je l’ ai dit au début quand je connais moins un sujet que d’ autres personnes je me mets en mode écoute
            Lire urgement : l’ enfant sous terreur, le drame de l’ enfant doué etc .. d’ Alice Miller … l’ école devrait parler d’ émotions, de ressenti d’ expression, de méthode et de démocratie
            Merci Ana de ton retour
            J’ avais vu une choses que j’ avais bien aimé. Il s’ agit d’ une expérience d’ entrée en classe ou pendant 10 mn les élèves étaient invité à dire ce qu’ ils avaient sur le coeur, ce qui ne s’était pas bien passé chez eux … une interface maison-école .. ça les rendaient plus joyeux et dispo pour la classe

          • Ana Sailland

            il y a aussi la forêt de la connaissance 😉

            je sais qu’il y a des gens qui ont su l’explorer seuls ( andré Stern par exemple ) mais c’est quand même un tel fouillis feuillu que quelques panneaux indicateurs peuvent être utiles. Et si on indique, comment le faire avec doigté pour laisser libre. Un peu comme le tuteur de la vigne.

  45. ptite réflexion pas inintéressante:
    Cornélius Castoriadis et la démocratie athénienne : ombre et lumière
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/cornelius-castoriadis-et-la-167736

  46. @nlesca

    Bakounine serait antisémite alors! Bien sur je ne cautionne pas, et je trouve ça étonnant car je n’ai jamais rien lu de tel (Proudhon encore j’en avais entendu parler), et pourtant j’ai lu des textes où il s’en prenait à Marx de manière virulente.

    Sinon bien sur que je sais plus de la moitié des richesses appartiennent à quelques centaines de personnes, mais c’est pas pour ça que je vais faire cause commune avec un connard qui s’achète des bateaux sur la côté d’azur pendant que ses ouvriers galèrent à travailler 50 heures par semaine pour un salaire pas terrible.
    Désolé mais j’ai du mal avec ceux qui exploitent leurs frères.

    Sinon je préfère le consensus plutôt que la démocratie directe personnellement (démocratie directe en dernier recours), car par exemple si une décision est prise à 51%, ok il y a la majorité mais 49% ne vont pas être satisfaits. Comment obtenir la paix alors?
    Sans parler que tu parles de justice et de paix, mais que tu ne fais pas le parallèle avec le capitalisme. Or ce qui créé l’inégalité et donc l’injustice, c’est bien ça. Si on veut changer les choses, il n’y a pas de miracles, il faut changer de société de manière radicale, c’est à dire détruire le capitalisme (et tout ce qui le protège). Evidemment je n’ai pas la solution, mais en connaissant déjà le but (et surtout la cause de cette société de merde) il me semble que ça permet d’avancer.

    A mon avis il ne faut pas perdre de vue que le but c’est d’arriver à faire en sorte que tout le monde puisse vivre, TOUT POUR TOUS me semble donc être un bon début. Comment en arriver là avec le TAS? C’est en gros ma principale question car actuellement je pense que la France s’enfonce dans le réactionnaire et que même les ouvriers ont perdus leurs intérêts de vue et ont peur des immigrés qu’ils voient comme des adversaires, alors qu’ils sont tous des victimes du capitalisme et du patronat. La dépolitisation de la population me paraît dramatique (car elle est très influençable par les discours démagos et confusionnistes) et je pense qu’on va vers des années pas très drôles^^

    • @Momo

      merci de ton texte et j’ y vais de mon antienne sur Graeber rapport au consensus:
      David Graeber (La démocratie aux marges, editions le bord de l’ eau, pages 48-49)

      La prise de décision consensuelle est typique des sociétés au sein
      desquelles on ne voit aucun moyen de contraindre une minorité à accepter
      une décision majoritaire, soit parce qu’ il n’ existe pas d’ État disposant
      du monopole de la coercition, soit parce qu’il ne manifeste aucun interêt
      ni aucune propension à intervenir dans les prises de décision locales.
      S’il n’y a aucun moyen de forcer ceux qui considèrent une décision majoritaire
      comme désastreuse à s’y plier, alors la dernière chose à faire, c’ est d’organiser un vote.
      Ce serait organiser une sorte de compétition publique à l’issue de laquelle certains
      seraient considérés comme des perdants.
      Voter serait le meilleur moyen de provoquer ces formes d’humiliation, de ressentiment et de
      haine qui conduisent au bout du compte à la destruction des communautés.

      … nous avons affaire à une procédure de compromis et de synthèse qui a pour but de
      produire des décisions auxquelles personne ne trouvera d’objection suffisante pour refuser d’y consentir.
      …Cela ne veut pas dire que tout le monde doit être d’accord.
      … L’enjeu est de s’assurer que personne ne s’en aille avec le sentiment que ses opinions
      ont été totalement ignorées, et par conséquent que même ceux qui pensent que le groupe
      a abouti à une mauvaise décision seront encouragés à donner leur acquiescement même passif.
      Ça rapelle l’ Arbre à palabre n’est-il pas ?

      Le TAS ne concerne que l’ assemblée constituante et les administrations (sous contrôle de surcroit) pas les assemblées co-décisionnaires

      • Ouai mais du coup il y aurait encore un pouvoir centralisé, qui déciderait des lois pour des millions de personnes, alors que chaque commune pourrait décider de ses lois, jusqu’à un certain point bien sur. En tout cas c’est comme ça que je vois l’émancipation, car sinon plein de gens ne seraient encore pas d’accord avec l’assemblée constituante non?

    • boujour, momo qui n’est pas d’accord, indécrotable.
      je vais donc en remettre une petite couche, umpsfn et le centre rien n’est a sauver, je ne t’apprend rien , mais ne compte pas sur moi pour taper sur le FN en oubliant les autres qui jusqu’à preuve du contraire sont responsable de la misère du monde. premièrement mettre l’umps le nez dans sa mer.. ,deuxièmement condamner tout les autres qui serait tentés par le même chemin. cordialement. je sais que t’es pas d’accord , ça me gène pas.

      • Je dis pas de ne pas taper sur l’UMP et le PS (je les aime pas plus que toi à mon avis), mais de ne pas les mettre sur la même ligne que le FN.

        • C’est vrais que le FN n’a pour l’instant pas déclenché de guerre donc je te l’accorde, au niveau factuel on peut dire que le PS et l’UMP sont des criminels sanguinaires (et xénophobes aussi, a si, ecoutes vals au marché d’evry ou sarkozy a propos des voitures des gitans) alors que le FN n’est qu’une brochette de moulins a paroles xénophobes qui n’ont encore ouvert le feu sur personne. C’est ce que tu voulais dire?

          • frederick

            nlesca, c’est exactement ce que je voulais dire, si la question m’est posée, merci.

    • Momo le probleme c’est que tu fais dire a des gens ce qu’ils n’ont pas dit et tu comprends de travers. A quel moment ai-je dit qu’il fallait s’unir avec des propriétaires de Yatch et des exploiteurs? Ce type de profil est extremement minoriaire dans la population, il n’y a aucun besoin d eux pour etre majoritaire et je n’y pense meme pas (sauf si par bonheur l un d’entre eux veux changer, n’oublie pas que Bakounine était noble)…apres si tu t’imagines que ton dentiste est l’ennemi parce qu’il a un beau pav et une berline allemande c’est que tu as courte vue.

      Et le consensus oublie ca n’arrivera pas, c’est juste totalement irrealiste. Il faut essayer de s’en approcher mais avec realisme. Les utopies delicieuses du village dans les nuages ou on est tous copains mais qu’on ne sait pas comment y arriver je suis desolé mais ca n’a aucun intéret concret.

      Moi je suis vraiment pour virer les ploutocrates et donner le pouvoir au peuple et ca passe par du realisme, des propositions applicables demain matin, les mains dans le camboui les pieds dans la boue.

      Et tu ne m’a encore pas compris. Comment ca je ne remet pas en cause le capitalisme? Et quand je parle de droit a la propriété d’usage et de copropriété des moyens de production c’est du poulet peut etre? Mince momo, je le fais chier a te pondre des réponses argumentées, fais l’effort de les lire quand meme.

      Et je n’ai pas dit que Bakounine était antisémite, j’ai parlé d’emportement antisémite (merci de comprendre un propos dans sa nuance, bonsoir)…vas sur sa bio wiki, ils ont posté un de ces textes (pas super dur a trouver pour qui cherche)…Si tu aimes tant Bakounine, avant de le prendre pour le guide ultime vers la lumière, lis le, fais l’effot, pas juste deux trois citations ‘reader s digest’ selectionné par un vieux know it all en t-shirt noir (le pire c’est que j’aime bien ces mecs, je me tue a te dire qu’on est du meme bord)…tu verras que tu trouveras des idées critiquables…mais comme chez tout le monde.

      • Il va falloir que tu me donnes une définition du peuple alors. Et pas besoin d’avoir un Yacht pour exploiter ses ouvriers. Et désolé mais ces gens là globalement ils veulent gardés leurs privilèges (et je les comprends, je ferais sans doute la même chose à leur place, mais personnellement je me soucis plus de la vie des plus démunis que de celle des plus riches). Ensuite je dis pas que ce sont mes ennemis, en tout cas je veux pas les exterminer, c’est juste que je pense que les 99% n’ont pas d’intérêts communs comme la formule les « 99% » voudraient bien nous le faire croire.

        Bien sur que les gens peuvent changer, sinon ça servirais à rien d’essayer de changer les choses 🙂

        Bakounine je l’idéalise pas détrompe toi, et j’ai recherché et en effet il aurait des propos antisémites et germanophobes dans certains de ses textes. Ne crois pas que ça soit quelqu’un en qui je vois la lumière ou je sais pas quoi, la perfection ça n’existe pas. Et c’est pas le seul auteur que je lis non plus.

        Ok tu remets en cause le capitalisme je veux bien, mais le truc c’est que je vois pas comment avec le TAS on en sort? Car je ne pense pas que le « peuple » actuellement soit majoritairement contre le capitalisme. Il est peut être contre le capitalisme mondialisé, du moins j’espère, mais il espère toujours en la croissance, l’emploi et son pouvoir d’achat etc… On peut espérer que la catastrophe écologique permette à pas mal de gens de se dire qu’il faut vivre autrement (car tout l’enjeu est là pour moi), mais quand on voit certains commentaires sur les ZAD par exemple (qui essaient d’aller dans ce sens là), j’ai de sérieux doutes.

        Le consensus ça pourrait arriver dans des communes autogérées je pense (groupement par affinité aiderait la chose).

        Détrompe toi je te juge pas toi, en tant que personne, mais le TAS qui me paraît pas vraiment adéquat dans la situation actuelle des choses pour changer vraiment de société. J’espère me tromper 😉

        • pas sur la même ligne ; bien-sur que non, en justice pénale ce qui n’est pas encore commis bénéficie de la présomption d’innocence , du moins jusqu’à il y a peu de temps c a d avant janvier. donc umps est pour ma part jugé coupable, donc condamné au pénal. le FN pas encore puisque bénéficiant de présomption d’innocence apriori avant tout délit.
          mais je ne voterai pas de toute manière, comprendo! salut.

          • Dans les conditions actuelles (de l’anti-constitution), les partis sont trop dangereux pour le peuple avant même d’analyser leurs intentions. Même si certains sont remplis des meilleures intentions (apparentes ou fondées).
            « L’enfer est pavé de bonnes intentions » et ici, le « diable », c’est le pouvoir.
            Dans la mythologie grecque, même Ulysse n’aurait pu résister aux chants des sirènes s’il n’avait pas été attaché au mât de son navire. Ce n’est pas un manque de confiance de notre part.
            Le défaut n’est pas dans une personne ou un parti, mais dans le système politique. Par ignorance et désintérêt (volontaire ou involontaire par influence), nous nous obstinons à croire que le changement adviendra en modifiant la personne ou le parti.
            En automobile, nous serions de mauvais garagistes. Mais pour l’instant, des garagistes avec les pieds et les mains liés, nous ne pouvons rien changer du moteur, juste déposer un bulletin de vote toutes les x années. Et puis, croiser les doigts ou prier le bon dieu…

          • La présomption d’innocence? Soutenir les fascistes de Casa Pound et d’Aube dorée ça démolit pas la présomption d’innocence pour toi? Sans compter les nombreux groupuscules fascistes français dont le FN est proche et qui sont plutôt fascinés par la violence. Personnellement vu la montée de ce parti et quand on sait ce qu’il y a derrière, il faut un jour ou l’autre admettre que c’est une menace pour nos libertés. Enfin un jour les masques tomberont.

        • Momo, je vais te demander de faire un petit effort d’honneteté intellectuelle parceque tu teviens a la charge sur des notions dont on a deja causé lais tu fais comme si ce n’etait pas le cas. Reprenons.

          Le peuple: la majorité des personnes, la plèbe, le proletariat moderne (ou il y des ouvriers, des caissiers, des techniciens, des infirmiers, des profs… les travailleurs, les chomeurs, la majorité quoi). C’est simple, c est clair, non?

          1 vs 99%: premièrement E.C. n’a jamais dit que 99% de la population était deja unie contre le 1% d’exploiteurs capitalistes. Il dit que les 99% qui sont travailleurs (ou chomeurs c’est pareil) AURAIENT interet à s unir contre la classe ploutocratique. Et arretes de répéter ca comme si il avait donné ca comme un chiffre précis. De plus, toi qui n’aime pas le nationalisme sort un peu du cadre de la nation et regarde le monde: 1%? Meme pas! Les exploiteurs sont une part infime de la population mondiale. Les vrais exploiteurs sont très peu nombreux et les exploités légions. Jetent-ils une pièce a des garde chiourmes? Bien sur, mais meme ceux la auraient interet a une plus juste repartition car de ronger un os il passeraient a copropriétaires du monde.

          Si tu veux les chiffres precis il y a l’observatoire des inégalités, fais y un tour, la bas ce ne sont plus des métaphores et tu verra que le nombre et du coté de ceux qui ont interet a destituer les ploutocrates pour se partager les responsabilité d’abord politiques, ensuite le reste.

          L’image, je suis désolé, est parfaitement juste et cesse d impliquer que par elle EC voudrait nous bourrer le mou, c’est une blague, ceux qui te bourrent le mou c’est ceux qui te montent contre ton voisin parcequ’il a une plus grosse tire que toi.

          J’ai parlé de yatch parceque tu en as parlé.

          Personellement je viens d’une classe sociale basse, j’ai grandi dans une cité, j’ai fait du chemin et je me suis hissé au stade de petite classe moyenne. Plus je m’en sort plus les inégalités m’insupportent. Si je fesais fortune j’investirait dans la democratie, le socialisme libertaire, c’est pareil bon sang de bonsoir. C’est clair net et precis, aucune chance que je m’achete une Ferrari meme en gagnant le super loto (je ne joue pas). Il est exclut que je me mette a proteger un quelconque privilège c’est très clair.

          Sur ce raccourci etrange que tu fais entre TAS et capitalisme je ne comprends pas d’ou ca sort. Le TAS n’est pas un dogme, c’est un outil. Un outil anti corruption dont il n’a jamais ete question de l’utiliser n’importe comment pour choisir des dictateurs a la roulette.

          Il faudrait que tu te donnes la peine de vraiment écouter ce que propose Chouard dans le détail car tu me fais vraiment l’effet d’une personne qui n’a pas encore pris le temps de bien apréhender les rouages et le fonctionnement précis du modèle athénnien. Je te conseille la vidéo qui ressort sur google en tapant ‘etienne chouard democratie tirage au sort’ ou il donne un cours dans une salle de classe devant un tableau blanc.

          Le TAS n’est pas une finalité en soi, la finalité c’est la démocratie.

          Et oui nou n’auront ni socialisme ni sortie du capitalisme (entre autres) sans préalablement nous partager le pouvoir politique. Les chefs quels qu’ils soient nous la feront toujours à l’envers comme l’histoire du monde le prouve de facon évidente et définitive. Le pouvoir pourrit l’homme et celui qui resiste a ca se fait assassiner, il y a un océan d’exemples et aucun de l’inverse (et ne me sort pas des histoires dew villages, nous ne sommes pas 50 sur terre a habiter le village dans les nuages, ici on cherche des solutions pour tout le monde, pas pour trois pekins sur une ile deserte).

          En ce qui concerne tes doutes sur la volonté du peuple de sortir du capitalisme je suis étonné du manque d’analyse de la situation. Enfin ne vois tu pas que tous les médias leur lavent le cerveau 24h avec la propagande des ploutocrates? Tu est anar? Alors interesse toi a un anarchiste contemporain: Chomsky, la fabrique du consentement.

          Dans un contexte de democratie réelle les médias devraient evidement etre totalement independants et audités par des assemblées de controle citoyennes afin de garantir la qualité de l’information, ca changerai tout. Et c’est sans parler de l’éducation qui doit aussi etre reformée pour erradiquer la propagande et enseigner une histoire factuelle et non le story telling imposé par les factions qui se succèdent au manettes.

          De plus personne ici n’a comme projet de tenterbun ridicule putch qui aurait pour but d’imposer la democratiece qui serait voué a l’echec et finirait probablement très mal.

          Pour l’instant nous en sommes a la diffusion de l’idée, a l’education populaire avec pour objectif de ralier la majorité (pour rappel le salaire median en France c’est 1700 boules, donc tu vois, pas besoin de nantis, ce qui veulent sont les bienvenus).

          Bref, t’as vu j’ai fait l’effort donc reviens avec un controverse s’il y a lieu oui, mais avec du pertinent, du solide, de l’argumenté, pas avec une salade de mes mots dans le desordre pour leur faire dire autre chose en finissant par un sempiternel ‘c’est pas bon’ qui parle d’autre chose (on ne sait pas bien quoi du reste).

          Et t’inquiète pas je ne me sent pas personrllement jugé, j’aime le débat mais lorsequ’on se comprend… Et ne prends pas en grippe mon to parfois véhément lorsqu’une incompréhention ou un argument qui me parrait fallacieux m’agace. Je te respecte, je respecte (presque) tout le monde (j’aimerais en tout cas)

          • sur le coup du bateau, j’avais dis bateau justement et toi t’as dis yacht, mais il y a pas que les yachts en bateau et certains, qui feraient parti du peuple car ils ne sont pas des ploutocrates, mais sont bien là avec nous s’achète plein de trucs (notamment des bateaux, pas forcément des yachts qui coûtent je sais pas combien) grâce au travail d’autres être humains qui eux sont sous payés. Bref je sais pas si je suis compréhensible. Mais ce genre de comportement, comme toi du coup j’imagine, j’ai du mal.

            Ton idée de peuple me semble tronquée donc, comme si tout le monde aurait intérêt à être contre les ploutocrates. J’ai écouté Etienne pendant un moment, et maintenant je sens que quelque chose close mais je galère à le formuler. Sinon Chomsky je l’ai regardé aussi t’inquiète pas, par contre anarchiste à un certain point là aussi, il a des discours étranges des fois et est très critiqué dans le mouvement anar.

            Ta finalité donc c’est la démocratie si j’ai bien compris, et le TAS pour y arriver, soit je suis d’accord.
            Moi ma finalité c’est une société où règne la liberté par l’égalité et la fraternité. Comment on y arrive seulement avec la démocratie? Je croyais qu’ici le but c’était d’être maître de nos vies, de penser à l’émancipation humaine, mais le TAS et la démocratie vont y apporter quoi?
            Ok le peuple est manipulé, les méchants médias le contrôlent complètement et le pousse à être raciste, homophobe et à vouloir la réhabilitation de la peine de mort. Tu y crois vraiment? A mon avis c’est juste que le peuple est surtout réactionnaire, atomisé et qu’il a peur de tout ce qui est différent car le monde change et que ça lui fait peur. Comment la démocratie va changer ça? Car la démocratie je veux bien, mais si c’est pour avoir encore moins de liberté car la majorité aura peur des arabes et qu’être pote avec un arabe mérite la peine de mort (j’exagère volontairement) alors non merci.

            Pour moi le véritable enjeu c’est l’idée du bonheur, et ça aucun outil ne pourra rien y faire, ni même la démocratie. Le problème c’est qu’on est complètement imprégné de siècles de dominations, de préjugés sur ce que devrait être l’homme, la femme et les enfants. Comment être libre dans ce cas là? (et donc être heureux?) Bien sur éteindre la télé contribue déjà à éviter pas mal de conneries, mais pour moi à l’heure actuelle, si on avait la démocratie, ça serait juste un retour en arrière. Il faut déjà changer les mentalités et diffuser des idées libertaires pour que les gens soit responsables et puissent alors utiliser l’outil de manière correcte sinon on peut aboutir à l’oppression d’une minorité. Car l’outil c’est bien beau mais encore faut il l’utiliser de manière approprié.

            J’ai essayé de formuler mes pensées, c’était pas simple et j’espère que tu comprendras car là j’étais pas au mieux de ma forme^^

          • Sur les bateux tu est dans un pinaillage, et d’ailleurs je ne vois pas tres bien en quoi un mec qui s’achete un bateau est specialement un enfoiré, meme un bateau correcte…apres quand on rentre dans le luxe c’est autre chose d’ou mon utilisation du mot yatch…comprends bateau trop cher pour venir du travail honnete d’une personne qui a envie d’un bateau…bref.

            Sinon non ma vision du peuple n’est pas tronquée, ca c’est toi qui le dit. De la meme facon quand tu pretends que le peuple est reac je oense que tu n’en sais rien et que de nombreux indicateurs ont plutot tendance a monter le contraire.

            Apres tu n’arretes pas de repeter que tu veux de l’amour et de la fraternité pour enchainer juste apres avec des propos hyper intolérents envers tout ceux qui ne penseraient pas exactement comme toi et qui seraient des cons reactionnaire qu’il faudrait quoi? Rejeter?

            Excuses moi mais je trouve que tout ca n’est ni logique, ni interessant, ni anarchiste, ni social libertaire. C’est juste bizarre et incomprehensible.

            Et sur le tas, ce que propose Etienne, la democratie ‘quelque chose cloche’ ce n’est pas un argument… tu repetes en boucle les memes questions aux quelle j’ai deja repondu…mais tu ne critique meme pas les reponses avec des arguments objectifs ce qui permettrait de progresser dans le debat. La ca tourne en rond et mon sentiment c’est parceque tu ne fais pas le taf d’essayer de comprendre. C’est typique du manque d’objectivité des personnes adhérent a un dogme.

            En ce qui concerne le sois disant ‘mouvement anarchiste’ dont tu ferais, j’imagine, partie (et qui n’aimerait pas Chomsky, la blague),laisse moi mettre en doute le coté veritablement anarchiste de tout ca.

            Quand tu t’exprimes sur ce qui serait vos idées je sens une forme d’embrigadement et d’intolérence qui sont juste aux antipodes de l’anarchisme et de ce qu’a initié Bakounine (qui lui était réellement pour le peuple qu’il n’avait pas tes dificultés à définir et qu’il ne traitait pas de réac)…

            Franchement je ne comprends pas votre truc tel que tu le décris et pour moi vous n’avez rien d’anar. Moi je suis anarchiste et le truc premier qui me hérisse le poil c’est le dogmatisme et la bienpensance dont malheureusement tes propos dégoulinent.

            Bisou.

  47. Voila un mode d’enseignement qui me plait, quand pensez-vous?
    Bunker Roy :
    Apprendre d’un mouvement va-nu-pied

  48. qu’en pensez-vous?

  49. merci

  50. Un bon extrait, qui peut devenir bien viral :
    Guillemin explique le prétendu
    « libéralisme »

    • Les origines du « libéralisme »:

      « La liberté économique, c’est la liberté pour le commerçant, pour le riche de s’enrichir indéfiniment et c’est la liberté pour le pauvre de mourir de faim s’il ne veut pas faire autrement. »

      « Les libéraux sont des gens costumés en républicains et qui ne pensent en réalité qu’à la protection des grands intérêts. Leur république, c’est la république des riches, dirigées par les riches et aux bénéfices des riches. »

    • Avant la révolution il y a déjà les physiocrates, avec en prémisse mais en clair la même idéologie de non contrôle du commerce. Et avant 1789, quai comme ferment d’émeute, on voit, similairement aux choix douteux du faux PS, des ministres tels que Turgot donner dans le panneau et, acceptant de libéraliser le commerce du grain, provoquer la famine. Marion Sigaut s’exprime à ce sujet.

      C’est donc une vieille affaire, un débat qui pourrait être intéressant, celui qui oppose l’intérêt collectif à l’intérêt individuel, où placer le curseur et quelle mobilité lui accorder, débat qui prend une importance dure et griffue quand il touche les cas où la liberté d’avoir et combiner permet l’inflation des pouvoirs techniques, et donc l’inflation des inégalités sociales et civiques.

      Mais ce débat perd son intérêt quand par l’alliance toxique du pouvoir politique et du pouvoir de l’avoir la liberté a achevé d’assassiner l’équité, et doit donc être reconsidérée, en urgence.

      Nous entrons dans l’aire du TISA-TAFTA où plus encore que par les accords AGCS ou autres farces de l’OMC, les Etats vont céder par traité leur pouvoir législatif aux empires du commerce.
      Déjà que manifester n’est pas très efficace, nous ne pourrons plus manifester qu’auprès de maîtres sans bras.

      La liberté qui sert de prétexte à l’esclavage, tiens … encore un mot mis à l’envers, qui assimile liberté et sauvagerie, le piège est éventé.
      Impulser, concevoir ou organiser la réaction des peuples ne sera pas simple.

  51. guillemin encore un homme de coeur,sublime.
    je cherche une vidéo de deux pensionnés de la guerre d’algerie qui refuse de profiter de l’argent de la mort, a qui projette de l’utilise pour les villages moudjahidine. tout ça en pleine campagne sur l’identité nationale de sarko.

  52. Je me mettais a jour sur ce qu’Olivier Mukuna raconte ces jours ci (j’aime bien Mukuna, c’est un type intelligent qui ne tient pas de discours caricaturaux, ca fait du bien). Je partage ce premier entretient avec le cercle des volontaires belges ou il donne sont point de vue sur le journalisme, le racisme, la liberté d’expression, il parle un peu de Soral et il conseille un bouquin sur la RDC.
    https://m.youtube.com/watch?v=KtNLjcUygo8

    Ensuite cet entretient bien plus recent ou il revient sur Dieudonné, lui qui a beaucoup défendu sa liberté d’expression et sur le site Q+ dont on apprend qu’il aurait pu etre le redac chef (quelle erreur de la part de Dieudonné de ne pas donner suite, ca aurait ete tout autre chose avec lui)
    https://m.youtube.com/watch?v=7qa-8jHT2-Q

    https://m.youtube.com/watch?v=z5jLSD-SjCM

    • D’ailleurs ca vaut ce que ca vaut mais il a une breve remarque positive a propos d’Etienne dans le deuxieme entretient, un truc du genre ‘il apporte une contribution positive’.

  53. momo, présomption d’innocence, c’est ne pas condamner avant le délit.
    maintenant si les fait sont avérés comme le meurtre de la lybie, irak etc alors là, pas de problème ils sont coupables. En cas de délit ou de violence sur une personne, c’est la police qui s’en charge. Et pas de police privé, ou de police privé de cerveau.

    • Ecoute si tu ne connais pas l’extrême droite française, c’est pas ma faute et je vais pas faire un exposé ici. Continue de faire confiance aux flics et de te sentir protégé, c’est bien 😉

  54. dieudo, me fait mourir de rire, c’est grave doc.
    https://www.youtube.com/watch?v=-bG2nrVi2gs

    • Ouai je pense, à part si Serge Ayoub et Yvan Benedetti te font mourir de rire aussi, là c’est bon c’est que tu es dans ton élément.

      • serge et yvan connait pas, je suis belge la seul extrême droite chez nous siège au parlement européen. J’ai 47 ans et je n’ai pas encore sollicité les flics de ma vie, mais merci de t’inquiéter.

  55. @nlesca

    Ok je suis hyper intolérant, excuse moi de ne pas apprécier ceux qui disent par exemple que « l’homosexualité est contre nature », c’est vachement intolérant de ma part vraiment! J em’en veux tellement de cracher à la gueule de mecs qui disent ça tu peux pas savoir. bakounine a vécu dnas une époque où le fascisme n’existait pas encore (il en a eu de la chance), or aujourd’hui excuse moi de le dire, mais je pense qu’on vit une époque pré fasciste (la manif pour tous, le jour de colère ou les milices de la FNSEA qui agissent sous le regard des flics ça te semble tolérant et juste?). Si être anarchiste c’est accepté les intolérants, alors non je ne suis pas anarchiste, car je lutte pour la tolérance, me rendant intolérant avec les intolérants.

    Je ne crache pas sur le « peuple », mais sur une fraction qui va manifester sa haine dans la rue, aux yeux de tous et propageant se idées nauséabondes et anti humaines de mon point de vue. Après t’as le droit de dire que les homosexuels sont des aberrations, mais moi je ne tolère pas ce genre de propos, je condamne et pour moi c’est bien réactionnaire, soutenu par un bon nombre de personnes vue la masse de gens lors des manifs pour tous. Je dis donc qu’il me semble (semblait c’est dogmatique si j’ai bien compris alors, pourtant j’essaie de prendre des mots qui laissent entendre que c’est du conditionnel).

    Je dis pas qu’il faut que tout le monde pense comme moi, bien sur que non, juste que pour la démocratie il faut un minimum d’humanisme, sinon ça va virer vite très mal, à mon avis (tu remarqueras le à mon avis encore une fois).

    La bienpensance tu définis ça comment? Penser que chaque être humain doit pouvoir être tel qu’il le souhaite sans prétendu morale à la con héritée de siècles d’esclavage et d’obscurantisme c’est de la bienpensance?

    Alors oui moi je haïs les intolérants, mais je peux parler avec eux quand même, même si souvent c’est plutôt eux qui tuent ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, mais c’est moi l’intolérant donc? Raisonnement étrange qui doit faire plaisir à tous les fachos…

    Et pour le bateau, oui je pinaille, et par écris ça fait que c’est juste horrible^^ mais c’est juste que je te donnais un exemple très concret, de quelqu’un qui taffe hardcore pour un salaire pas terrible, et son patron s’achète deux bateaux (pas super luxueux, quelques mètres chacun). Ton socialisme libertaire ne s’indigne pas de cette inégalité? Des mecs qui taffent sans avoir une vie de famille pour enrichir un mec qui aura pas de problème de santé à la retraite et qui aura les fruits de leur travail ça te révoltes pas? Drôle de socialisme libertaire… Vive l’inégalité, ça fait marcher la concurrence hein!

    Bref, je te souhaite une bonne journée^^
    Bisou.

  56. T’es hallucinant, on ne parlait pas d’homophobie jusque la, je ne defends pas l’homophobie, ni le racisme d’ailleurs… et je suis desole mais je ne parlais pas de ton intolérance envers les ultra intolerants (qui sont tres minoritaires) mais simplement envers ceux qui ne pensent pas comme toi.

    La bienpensance, pratiquement tout ce que tu dis en est la definition, c’est une forme de bigoterie qui confine a la haine et qui est hypocrite. Tu hais les intolerants n’est ce pas ? Hais-toi toi-meme donc. Tu vois, c’est debile.

    La premiere chose a ne pas faire, c’est se comporter comme son adversaire, sinon on devient comme lui, et c’est ton cas. Tu parles de fascisme, mais je te trouve aussi fasciste que les racistes, tu as la meme haine de l’autre. Tu ne veux pas lui parler pour tenter de le faire evoluer, tu veux lui casser la gueule. Tu ne respectes pas la liberte de penser et de s’exprimer (meme les pires conneries, du moment qu’il n’y a pas d’actes violents) et tu n’es definitivement pas anarchiste.

    Et tu crois qu’a l’epoque de Bakounine le fascisme n’existait pas ? Tu racontes vraiment n’importe quoi. Ce qui a existé dans le domaine avant Mussolini était au moins equivalent, voire pire.

    • Et derniere chose : ce qui m’emmerde dans l’inégalité, ce n’est pas que certains parviennent a un niveau correct d’aisance materielle, c’est que les autres n’y aient pas acces, ce que je veux c’est que tout le monde puisse avoir son petit bateau, pas que tout le monde soit dans la merde. Tu es dans le truc typique du mec qui en veut a son dentiste et qui n’a pas compris que ceux qui volent ta part ne sont pas tes voisins mais survolent notre réalité en attisant la haine entre petits petits et petits moyens, hors de portée de tes pulsions de lynchage… Mais je ne perds pas espoir que tu te mettes a realiser tout cela, t’as juste un peu de travail sur toi-meme, fais preuve d’objectivité et de logique… Et j’ai conscience que mon ton est encore un peu trop vehement et que je contribue a te braquer sur tes erreurs, j’espere que tu auras a terme l’intelligence de depasser ca et que notre dialogue aura servi a quelque chose… J’ai aussi beaucoup de progres a faire… allez bisou, non vraiment, tu m’as l’air d un bon gars, juste encore trop ecorché vif et ayant des difficultés a etre totalement objectif… ca se soigne.

      • Mais moi aussi je veux que tout le monde puisse vivre! Mais l’argent il disparaît pas! C’est bien des gens qui s’enrichissent sur le dos des autres! Avant que tout le monde ait un bateau, je veux juste que tout le monde travaille sans se flinguer la santé et sans galérer à chaque fin de mois! C’est si dur à comprendre ou je m’exprime vraiment comme une merde?^^

        Et perso je pense pas que quelqu’un vole ma part, ma « part » vaut pas grand chose, et ne vaudra jamais grand chose. Je compte pas devenir un connard 🙂 (sauf si j’en suis déjà un!^^)

    • Et petit erratum, j’avais mal lu, tu dis que tu est d’accord pour leur parler (aux so called fascistes), c’est deja ca, par contre ton truc de haine la c’est pas bon… et non l’anticolonialisme n’est pas de la bienpensance… j’avoue qu’a la relecture ton propos est moins catégorique que ce que j’ai percu enbpremiere lecture, c’est bien, continue comme ca.

      • haha merci grand maître 😛

        La haine j’y peux pas grand chose, si tu crois que ça me fais plaisir de haïr certains, ça me fais peur à moi même, mais il y a eu trop de sang et d’injustices, je suis désolé mais c’est juste une sorte de réaction je pense, de faits extérieures, que je ne maîtrise pas mais qui me révulses et au bout d’un moment je ne peux plus pardonner, j’ai dû manquer mes cours de caté 😛

    • Ok ne réponds surtout pas à ce que j’ai dit on sait jamais ça te ferait du mal…

      « je hais pas ceux qui pensent pas comme moi ». Sinon en effet je voudrais frapper tout le monde (quasiment) ^^

      Or tu ne me connais pas, alors ne me juge pas s’il te plait.

      La bienpensance c’est donc souhaiter que chaque être humain puisse être comme il est sans être rabaissé à une erreur de la nature, ou à un sous homme (ou autre, on peut aussi parler des femmes) à cause d’une morale ou de préjugés datant du moyen âge ? Ok je vois, pas mal ton idée d’égalité et de liberté.

      Je ne veux pas casser la gueule aux fascistes… Déjà je ferais pas long feu^^
      Je les évite car eux ont tendance à vouloir vite te casser la gueule dès qu’ils savent ce que tu penses de l’être humain et de la société actuelle, mais si un veut parler, je parlerai volontiers, tout comme je parle et suis ami avec quelqu’un qui va voter FN. Bref tu ne me connais pas, alors avant de dire que je n’argumente pas regarde toi un peu, au lieu de me cracher à la gueule dans chacun de tes messages…

      Ce qui a existé avant Mussilini était pas joyeux, je te le fais pas dire. Mais au moins à l’époque de Bakounine, ceux qui se faisaient exploiter (ou un grand nombre) savaient où étaient leurs intérêts, alors que le fascisme par sa démagogie a réussi à attirer des ennemis du capitalisme avec lui, lui qui en était un produit.

      Sans compter, encore une fois, tous les camarades qui sont morts, et qui continuent de mourir de la main du fascisme (moins aujourd’hui, bien sûr, ils ont compris qu’il fallait être gentil quand ils n’étaient pas au pouvoir, et se font passer pour des victimes en plus, ça c’est la meilleure), alors connaissant l’histoire (où les antifascistes n’ont pas voulu répondre de manière violentes face aux violentes fascistes, cf Guérin), on fait quoi, on se laisse massacrer quand ils seront au pouvoir (et pour moi c’est une question d’années, mais ça va revenir vu le climat actuel)? Toi c’est sûr, tu risques pas grand chose à priori…

      Bizarrement tu dis que je suis pas anarchiste mais toi tu fais quoi pour aller dans ce sens là à part me cracher dessus sans me connaitre ? 🙂

      • Deja je ne te crache pas dessus, je ne connais de toi que ce que je lis ici et c’est a ca que je reagis.

        Sur la bienpensance je n’ai pas du tout dit ce que tu sembles avoir compris. Tu sais momo je suis très anti raciste, mais je suis encore plus opposé a la dictature de la pensée, la dessus je rejoins Chomsky. Je pense que tout un chacun devrait etre libre de dire ce qu’il pense quelque soit la profondeur de la bétise, il convient simplement d’opposer des arguments rationnels, la science nous aide, aux théories les plus stupides. Quand il y a des actes violents c’est différent. En ce moment je constate que la violence physique est très souvent du coté de certains qui usurpent des concepts humanistes mais qui agissent tout autrement. C’est ce phénomène que je qualifie de bienpensance et qui m’inquite le plus actuellement.

        C’est bien de voulir duscuter. Tu vois c’est marrant je connais aussi un FNiste avec qui j’ai pas mal discuté pour essayer de lui ouvrir les yeux, ca n’a pzs marché et j’ai décidé de ne plus le fréquenter car je ne supportait plus certains de ces propos…comme quoi.

        Je vous tout autant de pseudo gauchistes adeptes du coup de poing que de proto fachos….pour moi les adeptes du coup de poung sont tous et en premier lieu des proto fasciste. Proto parceque les vrais fasciste d’aujourd’hui ne se salissent pas les mains, ont des costumes cravates, se pretendent tolérents voir humanistes, sont de grands capitaliste, condamnent des populations entieres a la misere sociale et commanditent les guerres.

        Je crois que tu te fait pas mal d’illusions sur la clairvoyance et de l’unité du prolétaria du temps de Bakounine autant que sur qui sont les vrais fascistes de notre temps.

        Je ne ceache aucunement au visage, mes propos ne sont pas de cette violence la, souffre un peu de controverse, si tu suis mes commentaires tu verras que tout en affirmant mon opinion j’essaie de rester objectif par rapport a ce que tu dis quitte a me corriger.

        Tu devrais arreter de ne penser qu’au travers de l’histoire et des labels qu’elle nous a laissé, je ne dis pas que ces étiquettes ne signifient rien, je dis simplementvqu’il faut juger sur les actes en premier lieu. En regardant la realité politique actuelke sous cette angle il est clair que le liquide dans la bouteille n’est plus du tout ce qui est ecrit sur l’étiquette. J’ai de toutes facons le sentiment que ce n’est pas si nouveau.

        Je me répète:arrete de focaliser sur d’hypotétiques massacres de la part de 10% de reac (qui sont juste pour la plupart des pauvres gens assez deseperes et tres manipulés). Les massacres ont bien lieu aujourd’hui, en afrique, au moyen orient et c’est des sois disant centristes modérés humanistes (rntre autres, d’autre sont plus ouvertement d’extreme droite comme en Israel) qui les commanditent.

        Je risque pas mal et ma famille et celle de mon frere vec moi si l’extreme droite xénophobe prends le pouvoir, je ne rentrerais pas dans le detail mais nous serions clairement sur la liste des gens a faire chier.

        Je trouve en effet que certaines de tes positions ne correspondent pas a la phiolosophie anarchiste, en particulier a propos de la notion de liberté d’opinion, mais mon propos etait sans doute excessif, je te prie de ne plus m’en tenir rigueur.

        Je n’ai pas repondu avant car je n’avais pas vu tes derniers com’, riende volontaire.

        • T’inquiète pas, ayant répondu tard je me doutais que tu avais pas fais gaffe^^ On a tous une vie aussi 🙂

          Ce qui m’inquiète, c’est de dire que les capitalistes= fascistes, car ce n’est pas pareil pour moi. Il faudrait donc peut être essayer de se recentrer sur la notion de fascisme. Car pour moi le PS, L’UMP (ou les républicains maintenant ^^) ne sont pas des fascistes, ni la BCE et autres instituts de l’UE. Ce qu’ils font bien sur est intolérable on est d’accord là dessus.
          Mais pour le moment on a encore une marge de manœuvre, mais il y a pas mal de groupuscules (pas grand encore c’est sur) qui commencent à se faire de plus en plus voir, sans compter les agissements de certains. Je pense que nous sommes dans une époque pré fasciste, dans le sens d’un Etat fort basé sur des lois sécuritaires et qui hésitera pas à traiter de « terroristes » ceux qui les dérange, et en abolissant certainement pas le capitalisme. A ce que je viens d’écrire on en est déjà pas loin actuellement^^ Mais ma crainte, peut être infondée, c’est de revoir une violence politique dans la rue.

          En assimilant les capitalistes aux fascistes, je trouve que ça ouvre grand la voie pour le FN qui se déclare contre le système financier international, donc contre ces « fascistes ». Dire ça pour moi c’est faire le jeu du FN (je dis pas que c’est volontaire attention) et pour certains ayant un manque d’histoire des luttes et de notions politiques, il pourrait apparaître comme un parti anticapitaliste, chose qu’il n’est évidemment pas, et ainsi faire encore plus de tord à la gauche révolutionnaire.

          Les massacres ont bien sur lieu, mais ce n’est pas du fascisme, c’est la cours eaux profits donc issu du capitalisme. Avant ça il y en avait déjà, comme lors du colonialisme, où là aussi on faisait passer la pilule grâce à une magnifique propagande comme quoi on allait civiliser ces terres.

          La notion de liberté d’opinion j’étais pour à un moment. Mais à force de voir des horreurs placardées, et le changement des mentalités petit à petit qui me semble frappant, j’en viens à me dire qu’en acceptant la liberté d’expression pour ceux, qui une fois au pouvoir la supprime et élimine ceux qui les avais défendu, on rentre justement dans un jeu très dangereux, puisque les idées qu’ils défendent sont vite transmises à d’autres. Pour moi le danger d’un réel fascisme est bien présent, et à mon avis on vis une époque où la confusion (bien distillée par Soral et compagnie) fait le jeu du FN. Et là est ce qu’on ne regrettera pas de les avoir laissé parler?
          Je trouve dommage qu’on ais pas appris du passé, c’est peut être pour ça que je m’y accroche, et même trop des fois, mais j’essaie quand même de suivre le présent ^^
          Et je pense que le fascisme a changé de forme, mais qu’il est toujours là à roder près du pouvoir, et c’est bien pour ça qu’il ne faut pas traiter tous les mecs qui massacrent et pillent de « fascistes », mais bien analyser qui ils sont, et regarder le passé d’un parti aide bien à le voir, ainsi que toutes les relations avec divers groupuscules.

          D’où le fait qu’il faut réussir à reconsidérer une lutte antifasciste, efficace qui se base pas que sur l’anti mais bien sur un autre projet de société basé sur l’autogestion, le fédéralisme, l’égalité et la tolérance de chaque être humain tel qu’il est (en dehors de toute considération morale catho ou autres qui nous viendrait soit disant de « Dieu »).

          J’espère avoir été à peu près clair dans mes propos^^

          • Je ne trouve pas que tu te bases tant sur le passé ou l’histoire, en fait tu sembles en ignorer (délibérément ou pas) les faits les plus marquants:

            Quand est-ce que le fascisme est apparu et a accédé au pouvoir?

            Lorsque les luttes sociales se sont intensifié et que le vote du peuple a élu des partis tel que le front populaire: c’est à ce moment la que le grand capital se met a financer des dictateurs pour empêcher le socialisme (réel, je ne parle bien évidement pas du parti sosioniste).

            Le fascisme n’est qu’un chien de garde du capitalisme.

            Et pour ce qui est des lois sécuritaires je ne sais pas ce qu’il te faut, a chaque nouvel attentat commis par des écervelés (proches de nos services de renseignement, toujours) au cerveau lavé par le pantin de la CIA qu’est le takfirisme les nouvelle loi répressives sont pondues, le patrouilles de militaires et les contrôles s’intensifient.

            Le FN je te le répète n’est qu’un épouvantail, son ‘anticapitalisme’ est opportuniste et très limité, ils ne le sont pas, leur projet est juste national capitaliste avec quelques friandises pour les thénardiers indigènes afin de les attirer, sa progression est toute relative et ses chances d’accès au pouvoir tout à fait minimes du moment que les français voterons bien (cad pas anticapitaliste, et ça on en est trèèèèès loin).

            Personnellement j’ai cessé de me soucier de Soral, il dit des conneries, parfois des éléments de vérité, il est confusionniste oui…mais il a très peu de poid, n’a aucune chance d’accéder au pouvoir et est de toutes façons, même intrinsèquement, beaucoup moins dangereux que le gens qui y sont déjà au pouvoir et il a au moins compris que le grand capital est l’ennemi #1 du peuple (c’est à peu près tout parce que sur le reste le gars nage dans des trucs assez mythologiques et assez arriérés).

            En tout cas ils t’on bien eu avec la propagande du péril fasciste: tu est focalisé sur des moulins à vent. Pendant ce temps là les vampires sont tranquillement les crocs plantés dans ta jugulaire en train de te sucer le sang mais tout anesthésié que tu est tu trouves cela quelque part acceptable et préférable aux terribles moulins à vent.

            Même leurs massacres on l’air d’être tes yeux moins graves que ceux des potentiel « fascistes »…J’ai pas bien compris la différence entre un massacre sous pavillon colonialiste, fasciste ou « démocrate »….Je ne fais pas bien la différence, en fait pas du tout, le pavillon est en fait toujours le même ‘grand capital’.

            Je ne comprends pas comment tu ne vois pas ces évidences.

  57. Le 5 juin, la Grèce doit rembourser 302,833 millions d’euros au FMI.

    Le 12 juin, la Grèce doit rembourser 340,687 millions d’euros au FMI.

    Le 16 juin, 567,812 millions d’euros.

    Le 19 juin, 340,687 millions d’euros.

    Total : en juin, la Grèce doit rembourser 1,552 milliards d’euros au FMI.

    Mais il y a un petit problème : la Grèce est en faillite.

    Solution ( ? ) au problème :

    La Grèce va emprunter quelques milliards d’euros supplémentaires au FMI. Ensuite, avec cet argent, la Grèce pourra rembourser 1,552 milliards d’euros au FMI au mois de juin.

    Rappel :

    En tout, la Grèce doit rembourser 32,1 milliards d’euros au FMI.

    Mardi 26 mai :

    Grèce : Varoufakis appelle les créanciers à se mettre d’accord.

    http://www.romandie.com/news/Grece--Varoufakis-appelle-les-creanciers-a-se-mettre-daccord_RP/596779.rom

  58. « Il est difficile de concevoir comment des hommes qui ont entièrement renoncé à l’habitude de se diriger eux même pourraient réussir à bien choisir ceux qui doivent les conduire ; et l’on ne fera point croire qu’un gouvernement libéral, énergique et sage puisse jamais sortir des suffrages d’un peuple de serviteurs »
    Tocqueville

    Il est difficile de concevoir comment… en effet.

  59. Le 29 mai 2005, il y a dix ans, c’était le référendum sur le traité établissant une constitution pour l’Europe.

    Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non » à la constitution européenne avec 54,67 % des suffrages exprimés.

    Pourtant, la classe politique et la classe médiatique avaient appelé à voter « oui ».

    464 députés, 266 sénateurs, 22 présidents de région, les Eglises, les dirigeants syndicaux, les dirigeants patronaux, les grands intellectuels, les grands éditorialistes des journaux, les grands éditorialistes des radios, des télévisions, les élites universitaires, les enseignants des grandes écoles avaient appelé à voter oui.

    Les élites avaient appelé à voter oui. La nouvelle aristocratie avait appelé à voter oui.

    Et pourtant, malgré toute cette propagande médiatique en faveur du oui, le peuple a dit non.

    Le peuple a voté pour son intérêt.

    Dernière pulsion de vie.

    Dernier désir de vie.

    Baroud d’honneur.

    Chant du cygne.

    A la sortie des urnes, l’institut de sondage TNS-SOFRES a interrogé 1 500 personnes sur leur vote.

    http://www.tns-sofres.com/etudes-et-points-de-vue/le-referendum-du-29-mai-2005

    Le profil des votants :

    Qui a voté non ?

    1- 96 % des sympathisants d’extrême-droite (FN + MNR) ont voté non.
    2- 95 % des sympathisants du Parti Communiste ont voté non.
    3- 81 % des ouvriers ont voté non.
    4- 79 % des chômeurs ont voté non.
    5- 65 % des Français âgés de 35 à 49 ans ont voté non.
    6- 64 % des sympathisants des Verts ont voté non.
    7- 61 % des Français sans préférence partisane ont voté non.
    8- 60 % des employés ont voté non.
    9- 59 % des sympathisants du Parti Socialiste ont voté non.
    10- 59 % des Français âgés de 25 à 34 ans ont voté non.
    11- 59 % des Français âgés de 18 à 24 ans ont voté non.
    12- 56 % des professions intermédiaires ont voté non.
    13- 55 % des commerçants, artisans, chefs d’entreprise, ont voté non.

    Je précise que l’extrême-gauche, les partis trotskistes avaient appelé à voter non. Les gaullistes du mouvement « Debout La République » avaient eux-aussi appelé à voter non.

    Deux chiffres retiennent mon attention. 81 % des ouvriers ont voté non. 79 % des chômeurs ont voté non. Ce sont les classes populaires qui ont le plus voté non.

    Enfin, les jeunes de 18 à 24 ans ont voté non à 59 %.

    Qui a voté oui ?

    1- 76 % des sympathisants de l’UDF ont voté oui.
    2- 76 % des sympathisants de l’UMP ont voté oui.
    3- 63 % des Français de 65 ans et plus ont voté oui.
    4- 62 % des cadres et des professions intellectuelles ont voté oui.
    5- 60 % des retraités ont voté oui.
    6- 41 % des sympathisants du Parti Socialiste ont voté oui.

    En clair : les sympathisants démocrate-chrétiens (UDF), les sympathisants de la droite non-gaulliste et libérale (UMP), la moitié (même pas la moitié : 41 %) du Parti Socialiste, les baby-boomers, les vieux, les plus de 65 ans, et les riches.

    Comme d’habitude, la nouvelle aristocratie est pour la construction européenne.

    Quels sont les cinq endroits de France où le oui fait ses plus gros scores ?

    Réponse : ce sont les cinq endroits les plus riches de France !

    1- Neuilly-sur-Seine : 82,51 % de oui !
    2- Paris, 7ème arrondissement : 80,52 % de oui !
    3- Paris, 16ème arrondissement : 80,03 % de oui !
    4- Paris, 8ème arrondissement : 79,67 % de oui !
    5- Paris, 6ème arrondissement : 79,41 % de oui !

    http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/rf2005/index.html

    La construction européenne est anti-sociale.

    La construction européenne est anti-populaire.

    La construction européenne est anti-démocratique.

    Elle doit être détruite.

    • « Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non » à la constitution européenne avec 54,67 % des suffrages exprimés »
      La démocratie ne peut pas s’établir durablement avec ce genre de majorité même (surtout?) si l’autre partie de la population est constituée des plus nantis (qui ont le pouvoir actuellement). N’est-ce pas le problème de la France cette division 50-50 sur tous les problèmes importants ? Encore un argument pour ne pas commencer à débattre sur ce type de problème mais plutôt « repartir » sur des bases comme la constitution où on peut tous se retrouver (je n’y crois pas en fait).
      Le débat porte sur le type d’interlocuteur « acceptable » pour ne pas être taxé d’hérétique, éventuellement éligible au tirage au sort : pas facho, pas riche, pas d’un parti, pas FN etc extensible à l’infini à toute classification dans la population (sexe, couleur, groupe qq). On va avoir du mal dès le début pour sélectionner et chacun a des chances de ne pas pouvoir en faire partie mais qui décide ? qui organise la sélection ? on a le contre-exemple du M6R très sélectif et celui du M1D qui est à priori plus ouvert mais déjà attaqué, qu’en sera t-il de la réunion du 29 mai ?

      • Je ne comprends pas tes criteres de selection au TAS. Le but du TAS est au contraire d’avoir des assemblees reelement representatives, si il y a des fachos dans la population il est logique qu’il y en ait dans les assemblees, pareil pour les riches. Il y a ‘techniques’ qui permettent d’assurer une bonne representativite des assemblees:

        la premiere c’est la loi des grands nombres, qui n est pas a proprement parler une technique mais qui s applique au TAS ‘simple’, ses defauts sont une marge d’erreur (pouvant aussi etre liées au nombre de personnes se portant candidat au TAS dans chaque courrant d’opinion) et l’autre l’impossibilité de donner une majorité a un courrant politique ( ca peut etre considere comme un avantage au niveau de la ‘pureté démocratique mais ca peut conduire a un blocage institutionnel).

        La deuxieme solution c’est le vote préalable, qui peut se faire sur des programmes, voire des utopies, des motions avec candidature au TAS pour representer ce pour quoi l’on vote en acceptant la publicité de celui ci. Le tas se ferait a la proportionelle des resultats du vote dans les listes constituées permettant une representativité des opinions plus precise qu’avec le loi des grands nombres. Les programmes, motions ou utopies n’auraient pas besoin d’etre appliqués a la lettre meme s ils se trouveraient en position legitime pour etre debatus. Un tel systeme permettrait aussi un deuxieme tour permettant de definir une motion a qui accorder une majorite par le tas afin d eviter un blocage institutionnel (ce n’est pas democratiquement parfait mais on gagne en efficacité, c’est a débattre mais ca me semble raisonnable dans la mesure ou la pluralité est respectée par la presense du reste de l’assemble tiree au sort a la proportionelle stricte).

        • J’ajoute qu’avec l’idee du vote prealable la parité peut etre obtenue facilement en divisant les listes de candidats au tas et en tirant au sort alternativement un homme et une femme.

        • c’était ironique, pour dire qu’assez naturellement on aimerait que certaines personnes ne fassent pas partie du tas. D’ailleurs on a souvent évoqué la possibilité de ne pas tenir compte des acteurs actuels (professionnels ?) de la politique, mais ça s’arrête où ?

          • Avec un système à l’athénienne ça s’arrête directement vu qu’il n’y a plus d’élus. La ou je partage ton objection c’est que je pense que s’est un erreur de vouloir une démocratie ou il n’y aurait plus de partis politiques même si sur le principe j’admet qu’ils sont plutôt néfastes. En réalité je pense qu’il faut faire avec, pour la simple est bonne raison que ce fonctionnement partiaire est trop bien encré dans la mentalité des gens et qu’ils constitue assez souvent la seule objection que je juge fondée à la mise en place d’un tel système (en effet on ne peux pas empêcher les gens qui veulent se réunir autour d’un projet politique de le faire, de promouvoir leurs idées et de vouloir les voir appliquées)…c’est pour traiter cette objection que j’ai pensé au système de TAS à vote préalable. Ça règle définitivement le problème et ça n’enlève aucun des avantages du TAS. D’autre part ça n’empêche pas les ‘anti partis’ de présenter une motion sans programme ni utopie au vote préalable mais qui dise simplement ‘nous refusons les partis politiques, nous ne voulons pas débattre des programmes de partis, nous voulons seulement prendre en compte les projets de loi d’origine citoyenne’….

          • Apres pour les fan d’elus je ne suis pas contre l’idee d’elire un president protocolaire ou meme des maires qui n’auraient pas de pouvoir politique superieur au citoyen a part le fait de s’exprimer depuis leur statut prestigieux. Pour moi leur utilité serait e l’ordre du leurre, genre ‘foutez nous la paix, on a deja un chef’ (en carton bien sur mais c’est tout l’interet)

          • @nlesca
            Pourquoi supprimer les partis ?
            On peut les laisser exister mais pas au pouvoir. Simplement en tant qu’associations, regroupement de citoyens ayant les mêmes idées politiques.

          • C’est l’idée Joss cependant il faut etre realiste, le tas a deja la quasi totalité des leaders de parti contre lui, ceux la on ne pourra pas les convaincre puisqu’il leur retire le strapontin des fesses. Par contre il est possible de convaincre les militants/sympathisants en leur proposant un systeme qui leur permet par leur vote d’etre sur que leur voix sera comptabilisé et permettre le tirage au sort d’une personne qui defendra le meme projet politique qu’eux. Le Tas seul ne peut leur apporter cette garantie ou de facon peu precise et surtout peu rassurante grace a loi des grands nombres (et encore, cela depend de la facon dont le candidats au TAS sont determinés, et meme en tirant au sort sur la totalité des citoyens sans passer par des candidatures rien ne garanti que toutes les groupes politiques auront le meme ‘taux d’acceptation’ parmis leurs tires au sort ce qui obligerait a rendre les mandats obligatoires pour etre sur que la loi des grand nombres produise son effet d’equilibration). Il faut trouver des facons pour que le militan/sympathisant s’y retrouve. Le vote prealable solutionne ce probleme et n’enleve rien aux vertus du TAS (en tout cas je n’ai pas trouvé, je suis pret a entendre d’eventuelles objections mais depuis que je bavarde de cette idée personne n’en a formulé a ma connaissance en dehors d une forme de retissance non argumentée que je vois chez les partisants du TAS pur et qui sont casi systématiquement des personnes hostiles aux systeme des partis politiques, je le suis aussi mais je pense qu’il faut mettre de l’eau dans son vin et trouver des facons de faire qui créent le consensus y compris avec les sympathisants de partis).

  60. Rappel :
    L’Union Européenne est un piège fasciste et antisocial

    • Un gouvernement d’antan avait déjà très peu d’outils de régulation de la macroéconomie. L’impôt, et le contrôle de la masse monétaire, mais en toute liberté, sont me semble-t-il les deux principaux ( -> ? ) , avec en cascade les grands travaux et toutes sortes de bonne choses.

      Les traités européens, en ne laissant plus aux pouvoirs locaux/nationaux que la vanne de l’impôt, vanne à oscillation limitée par nature, réduisent à néant le pouvoir de la politique en matière économique. L’état ne règle plus que le détail du bord mais sans la voilure. Impuissant, il frime mais de fait se soumet à plus libre que lui : la finance.

      On demande ensuite à un manchot de construire un chef d’oeuvre.
      C’est évidemment impossible.

    • L’image et le son sont bons, ça fait plaisir (et le propos toujours aussi intéressant).

      A propos, une de mes vidéos préférées et que j’utilise pour contaminer c’est celle-ci: http://www.dailymotion.com/video/xiyzhh_etienne-chouard-conference-le-tirage-au-sort-comme-bombe-politiquement-durable-contre-l-oligarchie_news

      Je l’adore car elle explique bien le concept en détails en revenant de façon assez précise sur le fonctionnement du modèle athénien. Comprendre les rouage de ce fonctionnement est, je pense, la seule façon de bien appréhender la proposition « chouardienne ».

      Je contamine bien grâce à ce document.

      D’ailleurs j’en profite pour glisser un proposition:

      je possède un canon EOS100D qui est un reflex correcte qui permet de filmer en HD, j’ai aussi un objectif 50 mm 1.8 qui n’est pas très cher mais qui fait une très jolie image avec un bokeh vraiment sympa (il permet une prise de vue type « portrait » avec un piqué précis, une belle netteté, sur le sujet et un joli flou en arrière plan). J’ai aussi un bon trépied manfrotto. Il ne me manque qu’un bon Sennheiser pour un bonne prise de son mais le prix est raisonnable entre 150 et 200€.

      Si un jour l’envie te prend, Etienne, de refaire une vidéo bien préparée qui reprend ce qui est dit dans la classique que j’ai posté plus haut mais avec une meilleure qualité d’image et de son, pas une interview mais bien un cours, une conférence, je suis volontaire pour filmer et j’achèterai le bon micro (je l’ai écouté et la qualité est vraiment bonne)… Après tu as peut être de meilleurs vidéastes à disposition ou peut être pas envie de refaire cet exposé là, mais bon, je propose quand même.

    • merci, un peu d’air frais ça fait du bien.

  61. Oshio Heihachiro

    https://www.youtube.com/watch?v=J2sZnK-HtJ4

    Nouvelle vidéo de Politeia sur ce qu’est la démocratie participative.

    • Ca m’a tres vite gonflé, tout chez ce type respire la demagogie, j’ai arreté d’écouter.

      • Même impression au début mais suis allée au bout et ne l’ai pas regretté 😉

        • Merci Ana, j’avoue que j’ai été un peu trop rapide et catégorique, il faut que j’arrête de juger trop vite, je suis a la 50eme minute et j’avoue que c’est beaucoup mieux…

    • Je pensais qu’il allait faire la promotion de la démocratie athénienne (comme il a commencé par casser du grain sur la démocratie participative), j’ai attendu jusqu’à 5min avant la fin puis j’ai coupé. Il ne sait faire que casser du grain.

    • Évidemment on ne parle pas de ré-ecrire la constitution mais bon … plus on parle de démocratie

      • a la min 16, s’efface dans les sable de notre dames des landes et de sivens.
        et ben merde alors !!! Bizarre

    • Le détail qui tue, l’homme du peuple la femme du peuple le petit peuple la cité, le nous. pour les intervenants se considérant faisant partie du nous, je leur propose une petite formation dans la cité avec le smic, puisque tout se vaut.
      si ils ont un petit coup de bleus, un petit passage de la bible des droits le l’homme devrait faire l’affaire. Cette expérience doit être suivie par le médecin de famille, en cas de contre- indication le patient sera restitué à son milieu naturel immédiatement. Pour les survivants vous aurez des histoires à raconter. Youpie, courage.

  62. Bonsoir,

    Avenir des institutions : M. Bernard Manin sur le thème de la représentation
    Audition ce jour à l’assemblée nationale, vu sur LCP cet après-midi (29/05).
    La vidéo de l’audition :

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6816

    Tirage au sort à 11:14 de la première vidéo.

    Les transcriptions des débats seront disponibles ultérieurement sur le site de l’assemblée nationale.
    Bonne lecture

  63. Bonsoir,

    Avenir des institutions :
    M. Bernard MANIN sur le thème de la représentation

    Audition ce jour à l’assemblée nationale, vu sur LCP cet après-midi (29/05).
    La vidéo de l’audition :

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6816

    Tirage au sort à 11:14 de la première vidéo.

    Les transcriptions des débats seront disponible ultérieurement sur le site de l’assemblée nationale.
    Bonne lecture

    • hé bien!!!!! après ça, je vois plus qu’un coup d’état, a quelques exceptions près, on n’est pas sorti de la panade. ça fout le blues .

    • Plus conservateur tu meurs ….. a bas le pouvoir représentatif .. Vive l’ ecriture de la constitution par TAS …. il n’ y a que Thibaut + une meuf qui ont dit des choses justes

    • Intéressant.

      Le fait que Manin défende le renouvellement des mandats électifs est à première vue surprenant. Mais je reconnais que le raisonnement se tient. Si on s’inscrit dans le cadre d’une assemblée élue, c’est d’une part que l’on privilégie la compétence, d’autre part que l’on pense les électeurs apte à sélectionner les meilleurs. Il est donc logique qu’un membre une première fois élu puisse se représenter. Premièrement, il sera plus compétent lors de son second mandat que de son premier. Deuxièmement, les électeurs seront plus à même de faire le tri parmi des gens qu’ils ont vu à l’oeuvre lors d’un premier mandat et de séparer le bon grain de l’ivraie. Les gens qui soutiennent un processus électif mais sont contre le renouvellement des mandats ne sont pas cohérents. C’est tout à fait judicieux.

      D’accord aussi avec le fait que la responsabilité va de pair avec l’élection. C’est l’élu qui doit répondre de ses décision devant ses électeurs, alors que le tiré au sort n’a pas à en répondre devant le peuple ou une autre assemblée (il parle ici clairement de responsabilité « politique » et non éventuellement judiciaire).

      Par contre, je suis surpris qu’il considère que l’assemblée de tirés au sort ne peut être que consultative. L’explication en est assez nébuleuse. Il explique que l’assemblée qui prend la décision doit être « responsable », c’est à dire répondre de ses décisions devant le peuple. Là je ne vois pas la justification. Si on cherche la décision qui sera la plus bénéfique à l’intérêt général, on la fait prendre par l’assemblée qui aura la tendance la plus spontanée à le faire. Peu importe que ses membres doivent individuellement répondre ou non de leurs décisions.

      Mais d’un autre côté, il est évident que tout partisan du tirage au sort interrogé devant une commission parlementaire ne peut prôner qu’une assemblée tirée au sort avec voix consultative. Expliquer que l’on veut remplacer une partie des représentants élus par des tirés au sort serait immédiatement récusé et serait contre-productif. Si l’on veut espérer en faire avancer la pratique par la voie légale, il faudra sans doute en passer par une transition consultative.

      A noter un point positif : il y a eu assez de Gentils Virus dans les couloirs de l’assemblée pour amener Bernard Manin devant une commission sur les institutions.

      • ben voyons, compétences permettez moi d’en douter, responsabilité politique, la encore une responsabilité avec les privilèges et en toute impunité. Ces larbins sont au service des riches ; de leur famille, en quelque sorte. Nous prônons des mécanismes qui poussent à la vertu, pour lutter contre les conflits d’intérêts. Quand un ministre travaille pour big pharma, ça n’a pas pour effet de nous rassurer sur sa bienveillance. Imaginons qu’il soit un gros actionnaire du complexe militaro-escroc, cela n’induit pas mécaniquement qu’il veut la paix dans le monde d’obwana comme on dit chez nous pour nous décrisper de leur misère. En droit, on condamne le fait d’être juge et partie, mais des humbles ou des chômeurs à l’assemblée, vous n’y pensez pas.
        Personnellement, ce discours me fait gerber, il est cependant convenu dans les salon de la bourgeoisie de l’umps, mais avec la plèbe ça passe beaucoup moins bien. Un élu doit être aux ordres du peuple, pas des banques. Point barre.

        • évidement , quand on fait partie de la classe moyenne bobo confortable on place ses petiots dans les écoles confortables, avec un engagement politique confortable, on se réconforte de la politique confortable du progrès et on se réclame de gauche , cela va sans dire.
          Le but ici n’est évidement pas de développer tout le dégout que cela m’inspire, l’idée est de définir la classe moyenne son rôle sa mission.

        • exactement

    • Le Groupe de Travail sur l’Avenir des Institutions a publié la première partie de son rapport :
      http://www2.assemblee-nationale.fr/static/14/institutions/Rapport_groupe_travail_avenir_institutions_T1.pdf

      On y voit la difficultés pour une caste dirigeante de se départir volontairement de son pouvoir. L’essentiel du rapport évoque des proposition de redistribution des pouvoirs entre oligarques, ou au mieux, accepte que des citoyens puissent émettre des idées.
      Le titre « Créer un véritable référendum d’initiative populaire » semblait prometteur. Mais le contenu, à la formulation alambiquée, n’évoque en fait qu’une facilitation de la mise en route de l’actuel Référendum d’initiative parlementaire (p 69 du rapport) :
      [i]« L’association entre parlementaires et citoyens semble pertinente et doit être conservée mais le groupe de travail estime que leurs initiatives doivent être placées à égalité. Autrement dit, une minorité parlementaire pourra être sollicitée pour cosigner un texte législatif conçu et proposé par une minorité citoyenne. »[/i] (p 70). La motivation de restreindre l’initiative est particulièrement savoureuse : [i]« La difficulté consiste à concilier l’initiative citoyenne qui est la raison d’être d’une telle réforme et les nécessaires garanties dont il convient de l’entourer afin d’éviter les excès de toute nature auxquels pourraient conduire le choix de certains thèmes de société et le débat qui s’ensuivrait. »[/i] (p 69). L’initiative citoyenne pourrait amener des débats dans la société, et cela, il faut l’éviter …

  64. JE VOUS PRIE DE BIEN ECOUTER LE DEBAT ENTRE BARTOLONE ET MANIN !!!!!!!!!!!!!!!!

  65. Transcription de l’audition de Mr Denis GIRAUX (assemblée nationale le 30 janvier 2015).

    M. Denis Giraux. Je vous remercie de m’avoir invité mais crains que vous n’ayez très rapidement à le regretter. Pour avoir lu les premiers travaux de votre cénacle, j’ai perçu une sorte d’hostilité sourde à toute procédure référendaire, de la part des parlementaires en particulier, mais aussi, dans une certaine mesure, de mes collègues universitaires.

    Je formulerai donc une première remarque à l’encontre des parlementaires, une seconde en direction de l’université et une troisième à propos de la mode des commissions.

    Comme l’a très bien dit M. Michaël Foessel lors de votre séance du 19 décembre dernier, la notion de démocratie représentative constitue un oxymore. À l’université, pourtant, on enseigne volontiers que la démocratie, c’est la représentation.

    Or, avec d’autres auteurs tels que Bruno Daugeron et Jean-Marie Denquin, je fais partie d’un courant informel qui pense que la démocratie ne peut pas être représentative, c’est-à-dire que la représentation n’est pas démocratique. Quand bien même ses modalités seraient démocratiques – faites par le peuple –, la représentation ne représente que ceux qui sont élus et non pas ceux qui ont participé à ce mode méritocratique et oligarchique tout à fait honorable, mais qui n’est pas la démocratie.

    La démocratie représentative me semble être une sorte d’illusion à laquelle il faudrait, non pas mettre fin – je suis convaincu qu’il faut des représentants –, mais dont il conviendrait à tout le moins de montrer la limitation intrinsèque.

    Ma deuxième remarque concerne, je l’ai dit, l’université. J’achève une minable carrière passée sur un strapontin dans une université prestigieuse qui ne s’est jamais véritablement intéressée à mes travaux. Le référendum, la Suisse, le référendum d’initiative populaire, tout cela, en France, sent le soufre ! Par une tradition imbécile, pardonnez-moi l’expression, on enseigne encore à l’université la distinction entre référendum et plébiscite, reprise à l’envi par nos élites et nos journalistes, alors que mon collègue Jean-Marie Denquin a tranché la question dans une thèse, publiée en 1976, qui démontrait que l’un est dans l’autre et réciproquement, même en Suisse ! Il serait temps d’en finir avec l’idée qu’il y aurait de bonnes consultations, les référendums, et de mauvaises consultations, les plébiscites.

    L’absence d’intérêt de mes collègues pour mes travaux a un avantage : je suis dans le désert de Gobi et l’on m’y laisse tranquille. Inconvénient : dans ce désert, on rencontre peu d’autres universitaires et encore moins le peuple, ce peuple souverain que l’on place au sommet, mais qui ne laisse pas d’inquiéter nos élites lorsqu’il se met à demander des comptes.

    J’ai commencé ces travaux en 1985. Je fête cette année les trente ans d’un ouvrage, publié aux Presses universitaires de France, qui n’est accessible que dans la « grande réserve » de la bibliothèque Cujas. Avec deux collègues, nous avions mené une étude de terrain en Suisse sur trois phénomènes.

    Nous nous étions intéressés d’abord aux Landsgemeinden, les cantons où cette procédure directe se pratique encore. Nous avions pris des photos que d’aucuns qualifieraient de désobligeantes, puisqu’on y voit des gens qui participent à des assemblées populaires et votent à main levée. Je vous rassure : cette pratique est en voie de disparition, elle n’est plus en vigueur que dans deux cantons. Reste que, dans ces communautés de 40 000 à 50 000 personnes, on vote à main levée depuis le XVIe siècle et on prend des décisions redoutables pour les instances élues. Cette démocratie directe « pure » a un pendant aux États-Unis avec les town meetings, sur lesquels aucune étude complète n’a été réalisée depuis Alexis de Tocqueville.

    La démocratie directe suisse est très peu connue et très peu étudiée. Cela se passe à 500 kilomètres de Paris, mais mes collègues parlent de « folklore », oubliant que, dans le mot « folklore », il y a « folk », « peuple ». Cette pratique, j’y insiste, a un passé qui montre que cela peut fonctionner, d’autant qu’internet pourrait servir de palliatif.

    La deuxième étude portait sur le référendum financier, procédure redoutable, totalement inconnue en France, qui empêche toute dérive des autorités élues en les contraignant de demander leur avis aux citoyens lorsqu’elles veulent engager une nouvelle dépense. La commune a-t-elle des difficultés financières, veut-elle faire un Disneyland ? Le peuple pourra dire non. Et il ne saurait être question de saucissonner la dépense pour contourner la procédure ! Voilà un des très nombreux types de référendums. La notion, comme l’a dit à juste titre Laurence Morel, recouvre une multitude de dispositifs si différents les uns des autres qu’il est impossible de les présenter de manière synthétique.

    La troisième étude, enfin, concernait le référendum dit « d’initiative populaire ». J’ai écrit, toujours aux PUF, un article sur l’initiative populaire qui n’a pas plus été lu que les autres. Je le dis sans forfanterie : mes collègues n’ont pas le bon goût de me citer ; mais il est vrai que je ne suis que maître de conférences ! Bref, j’ai mené cette étude sur le référendum d’initiative populaire au niveau des cantons et des communes suisses, où il fonctionne de manière tout à fait satisfaisante. Ce n’est évidemment pas un idéal. Comme Laurence Morel, je suis dubitatif quant à l’intérêt de certaines mesures. Je constate néanmoins que cela marche en Suisse sans faire émerger de mouvement révolutionnaire ou réactionnaire. À ce niveau très local, on doit simplement tenir compte de toutes sortes de petits groupes qui considèrent, par exemple, que couper quelques arbres à tel endroit n’est pas une bonne chose, etc. On travaille donc en amont à un consensus pour éviter les mesures prises par les autorités après enquête publique. Soit dit en passant, ces enquêtes publiques sont toujours d’un niveau lamentable en France. Elles fonctionnent beaucoup mieux en Suisse, parce que l’on tient compte de la position des individus. En Suisse, les citoyens sont au cœur du système. On ne peut rien faire sans eux : ils sont le souverain.

    Ce n’est, semble-t-il, pas le cas en France, et c’est sans doute une des raisons pour lesquelles ce groupe de travail, dans un sursaut de lucidité, se penche sur l’avenir des institutions. Le déficit démocratique n’est pas seulement un problème de l’Union européenne, c’est un problème qui affecte aussi la France. Quelle place donner à ce peuple qui fait tellement peur et qui ne me rassure pas plus que vous ? Pas plus que vous, je ne suis le peuple, et l’on ne sait pas ce que celui-ci pourra faire demain. Avant mai 1968, tout allait bien en France. Cela n’a pas empêché la survenue de cet événement qui a surpris tout le monde. Tout peut donc arriver demain, et la crise économique que nous traversons n’est pas de nature à apaiser nos inquiétudes.

    Je me suis aussi intéressé à la révocation populaire. Cette procédure existe dans huit cantons sans y avoir jamais été appliquée. Elle a été inventée par des Français. Les Suisses prêtent volontiers son origine à Nicolas de Condorcet ou à Gracchus Babeuf, mais je n’en ai jamais trouvé la trace précise, même aux archives Babeuf de Moscou. Toujours est-il que c’est nous, à travers le mouvement révolutionnaire, qui avons créé la démocratie suisse telle qu’elle fonctionne.

    La révocation populaire, l’Abberufungsrecht, est possible dans huit cantons soit pour le Parlement, soit pour les autorités exécutives. Elle n’a jamais été appliquée, je l’ai dit, mais elle a servi de modèle à des hommes politiques californiens qui l’ont observée et introduite aux États-Unis en 1903, d’abord à Los Angeles. En effet, les compagnies de chemins de fer « arrosaient » les élus démocrates et républicains. Contre cette large corruption, une minorité de personnes « socialisantes » ont souhaité mettre sur pied des procédures permettant de révoquer des élus en cours de mandat. Le dispositif s’est répandu, à tel point que trente-six ou trente-neuf États américains – le chiffre fait débat – possèdent ces procédures à différents niveaux.

    On est cependant à la limite du sulfureux : on sait bien que les prétendues « démocraties populaires » d’obédience bolchevique utilisaient de tels procédés pour ostraciser les hommes politiques qu’elles voulaient écarter. La procédure est dangereuse, donc, mais elle existe. On pourrait peut-être y réfléchir. « Pour quels mandats serait-[elle] éventuellement adapté[e] ? » est-il demandé dans votre questionnaire. Cela dépend, vous répondrai-je, de votre degré d’humour ! Faut-il le faire par le haut ou par le bas ? Je ne saurais le dire !

    Je précise seulement que la procédure révocatoire présente l’intérêt de n’avoir aucune conséquence juridique : la personne perd simplement son mandat au cours de celui-ci. Aux États-Unis, néanmoins, les situations peuvent être plus complexes : ce n’est pas systématiquement pour des raisons de malversations qu’un élu peut être révoqué.

    Enfin, j’ai écrit quelque part – toujours aux PUF – qu’il serait sans doute souhaitable de substituer aux parrainages présidentiels actuels un parrainage populaire. On mettrait ainsi fin à la procédure curieuse des primaires, dont on peut craindre – même si les rares expériences ont bien fonctionné jusqu’à présent – qu’elle n’aboutisse à une captation par le haut de la vie politique en empêchant l’émergence de candidats qui seraient hors partis. La mainmise des partis sur la vie politique en France est tout à fait pathétique : on sait par anticipation qui participera à la course finale à l’Élysée. L’idée que le peuple choisit le Président de la République est une illusion totale. Avec un parrainage populaire, le peuple serait à l’origine de l’initiative. Il suffirait de placer le chiffre entre 1 million et 1,5 million, de manière à n’avoir ni trop ni trop peu de candidats. Je vous invite à réfléchir à ce dispositif qui pourrait laisser de la place à d’éventuels candidats n’appartenant pas au système politique.

    J’en viens à ma troisième remarque, sur les commissions.

    Tout d’abord, je me félicite que ce groupe de travail formé par le président Bartolone ne soit pas d’origine gouvernementale.

    Je crois avoir enterré prématurément ma carrière en 1993, lorsque je critiquai, avec mon ami et collègue Bernard Owen, les conclusions de la commission Vedel sur les modes de scrutin. Nous laissions entendre que cet « accordéon » fait de tout et de n’importe quoi risquait de ne pas fonctionner. Ces remarques ne plurent guère au doyen Vedel et à son entourage. Leur pertinence fut prise, je le crains, pour de l’impertinence. Depuis, je me garde de critiquer les conclusions des commissions.

    Sur le plan technique, et pour vous rassurer, je puis vous « vendre » toutes sortes de procédures qui éviteraient que le peuple dise vraiment ce qu’il a à dire. Il faut certes distinguer le local et le national. Mais peut-être l’audace vous prendra-t-elle d’envisager d’introduire un jour un référendum d’initiative populaire. Cette procédure relève d’un monde à part, très différent de celui du référendum. En Suisse, la question n’est pas binaire. On peut répondre par oui ou non, mais aussi par « oui oui », « non non », etc., selon des modalités très complexes. Il est en effet loisible de proposer, face à l’initiative populaire, un contreprojet, d’où la possibilité de formuler une réponse qui ne soit pas simplement l’acceptation ou le rejet de la mesure.

    Il faut également distinguer l’initiative populaire rédigée de toutes pièces et celle qui prend la forme d’un simple vœu. Dans le cas de la première, les autorités fédérales et, en Suisse, les autorités locales peuvent élaborer un Gegenvorschlag, un contreprojet. La procédure est généralisée en Suisse, soit qu’elle figure dans les Constitutions cantonales, soit que le Tribunal fédéral l’autorise aux élus en les estimant légitimes dans leurs fonctions.

    Si je m’en étais tenu à la Suisse, j’aurais considéré ce dispositif comme normal : les représentants étant élus par le peuple, ils peuvent proposer un contreprojet.

    Or, aux États-Unis, cette configuration n’existe que dans deux des États qui pratiquent l’initiative populaire. La méfiance envers les élus est telle que l’on répugne à leur donner la possibilité de faire une contreproposition. Ce qui est général chez les uns est très peu répandu chez les autres, tant le rapport historique à la corruption est différent.

    Le débat est complexe. Faut-il permettre cette procédure, dans quelle mesure, sur quel objet, sous quel contrôle – le rôle du juge est évidemment essentiel –, à quel niveau ? J’avais fait aux PUF une sorte de dictionnaire de toutes les possibilités techniques de blocage existantes. Il faudrait l’actualiser, mais, techniquement, on peut toujours tout empêcher.

    Soyons clairs : en modifiant l’article 11 de la Constitution en 2008, on a fabriqué une fantastique usine à gaz. J’en ai un peu honte pour les parlementaires. Qu’est-ce que cette initiative prétendument partagée que certains de mes collègues qualifient pathétiquement d’initiative populaire ? Certainement pas de l’initiative populaire ! L’initiative populaire suppose que l’on fasse confiance à une minorité – extrémiste, d’avant-garde ou d’arrière-garde, peu importe ! – pour ouvrir le débat. Après le débat, le peuple tranche.

    En Suisse, une vague d’initiatives populaires dites xénophobes fut inspirée par un homme politique d’extrême droite, Schwarzenbach, qui ne supportait pas l’« invasion étrangère » – c’est-à-dire les frontaliers français, italiens et allemands qui venaient travailler dans son pays. La classe politique ne voulant pas s’emparer de cette question qui sent mauvais et à laquelle elle n’a rien à gagner, il lance la procédure. Scandale, discussion et débat s’ensuivent. Les Suisses se rendent compte que, certes, il y a beaucoup d’étrangers dans leur pays – 20 % de la population –, mais que l’économie ne fonctionnerait pas sans eux. Schwarzenbach revient à la charge à trois reprises et échoue à chaque fois. En Suisse, on est conservateur, un peu xénophobe – tous les peuples le sont – ; pour autant on admet les étrangers parce que le bon sens le veut. Et le débat aura été purgé du fantasme du « trop d’étrangers ».

    C’est tout l’intérêt de ces procédures. En Suisse, on ouvre le débat, on peut faire trancher le peuple, et le peuple n’est pas idiot !

    Certes, comme aux États-Unis, l’abstention est très élevée. Il faut néanmoins prendre en considération nos différences historiques. Avec son référendum de 1988, le Premier ministre Michel Rocard fait une catastrophe, même s’il obtient, à la grande joie de François Mitterrand, un succès. En Suisse, une telle abstention n’a aucune importance. Quand les citoyens ne se sentent pas compétents sur une question, ils ne votent pas, d’autant que la Chancellerie fédérale tient un calendrier des votations prévues pour les vingt années suivantes. Tout est prévu, et l’on sait que l’on aura l’occasion de se prononcer à nouveau. La faible participation n’est pas un problème. Elle n’entame pas la validité de la question, car l’on sait que, le coup d’après, on pourra encore voter en tant que souverain.

    Ces remarques étant faites, je vous invite à faire un « coup d’État al dente »¸ comme l’a si bien écrit Michel Winock à propos du 13 mai 1958. Un choc me semble nécessaire. Même si vous êtes hostiles aux procédures référendaires, introduisez l’initiative populaire, qui est sans danger. Le peuple suisse, clairement conservateur, avance résolument. Je pense que le peuple français n’est guère différent. Mais, techniquement, on peut élaborer quelque chose qui a l’apparence d’une démocratie tout en empêchant le peuple d’être souverain. Tout dépend du niveau auquel on situe le rôle du juge.

  66. Assemblée Nationale :
    Groupe de travail sur l’avenir des institutions
    Vendredi 19 décembre 2014

    Michaël Foessel. L’impression selon laquelle la démocratie s’arrête aux portes de l’entreprise s’avère très répandue. La dynamique égalitaire portée par la démocratie se heurte en effet, dans le monde social et économique, au capitalisme. Au-delà de la tension entre l’économie et la démocratie, n’en existe-t-il pas une autre, plus difficile à percevoir, opposant la démocratisation de nos aspirations aux limites de la représentation politique ? Cette question renvoie à ce que l’on peut encore attendre du politique et à ce qu’il représente.

    La notion de démocratie représentative constitue un oxymore : les révolutionnaires anglais, les Pères fondateurs américains, les constituants français ont pensé le système représentatif non pas indépendamment de la démocratie, mais contre elle. À leurs yeux, la démocratie incarnait ce système hérité de l’Antiquité, propre à de petites cités, dans lequel les citoyens avaient le pouvoir de légiférer et d’appliquer la loi. Ces personnes ont donc conçu la représentation comme un rempart au pouvoir direct des masses et des individus, et comme une médiation permettant d’éviter la dimension la plus subversive de la démocratie, à savoir le fait qu’elle repose non pas sur le pouvoir de tous, mais sur celui de n’importe qui. Ces acteurs historiques associaient la démocratie au tirage au sort et au mandat impératif, non à l’élection et au mandat représentatif.

    Il serait inopportun d’attendre des institutions et d’une constitution davantage que ce qu’elles peuvent apporter ; dans un État moderne, le citoyen comme volonté – c’est-à-dire l’action directe dans le champ politique et la représentation – diffère de la citoyenneté comme magistrature, qui repose sur l’exécutif. Dans notre système, la souveraineté du peuple signifie le consentement au pouvoir et le contrôle de celui-ci, mais non l’accession et l’exercice du pouvoir. Cela n’empêche pas l’existence d’éléments démocratiques dans le régime représentatif, l’instauration du suffrage universel en étant la composante principale.

    Si la démocratie s’avère un processus infini – celui-ci ne résolvant jamais le conflit et ne statuant pas par avance sur la légitimité –, l’État est une institution et se trouve, à ce titre, limité. L’enjeu réside dans la capacité à ne pas penser cette finitude comme clôture de la dynamique démocratique. On évoque souvent la stabilité des institutions, vertu réelle qui ne doit néanmoins pas annihiler le caractère illimité de la démocratie ; veillons à ce que la stabilité des institutions ne les pétrifie pas dans une ritualisation déconnectée des aspirations sociales.

    La dimension égalitaire de la démocratie ne peut pas se retrouver dans la représentation, car celle-ci crée un lien hiérarchique entre le représentant et le représenté. Le terme de représentation se révèle ambigu, puisqu’il contient à la fois une composante juridique – la volonté du représentant s’exprime pour celle du représenté pendant la durée de son mandat – et un élément théâtral, celui de la ressemblance. Certains défendent l’idée d’une nécessaire similitude entre le représentant et le représenté pour assurer l’égalité ; cette vue peut sembler vertueuse, mais elle nourrit un discours de communication renforcé par la figure individuelle du président de la République dans nos institutions. Cette conception exige en effet du président qu’il incarne la République et la société, ce qui conduit au triomphe d’un discours détaché du réel, une seule personne ne pouvant pas refléter une société aussi complexe que la nôtre. Il s’avère d’ailleurs antidémocratique et dangereux de penser qu’un individu réussisse cette prouesse. Comme le disait Claude Lefort, la démocratie est « le lieu vide du pouvoir », c’est-à-dire qu’il ne saurait exister de lieu, d’instance, d’autorité ou de personne unique dans lesquels le pouvoir pourrait s’incarner.

    Il convient de valoriser l’action politique et démocratique conduite dans la société civile et en-dehors des institutions – dans les associations, les mouvements sociaux ou les micro-résistances. La démocratie se joue là aussi, car le politique ne réside plus exclusivement au Parlement ou à l’Élysée, mais se déploie dans la société civile. Néanmoins, nous n’avons pas intérêt à séparer l’ordre de la démocratie participative et celui des institutions qui régissent le partage du pouvoir.

    Si l’on veut réconcilier la logique froide des institutions et la logique chaude de la démocratie vivante, il convient de réfléchir à la rédaction d’une nouvelle constitution – le chemin y conduisant étant plus important que le résultat final –, car cette démarche permet de se pencher sur la nature et l’étendue du pouvoir politique. Les citoyens estimant que les politiques ne possèdent plus de prise sur le réel, les laisser dessiner le champ politique constitue la solution la plus intéressante et la plus productive : puisqu’ils ne veulent plus jouer, donnons-leur les moyens de reformuler la règle du jeu. C’est à cette condition que la démocratie redeviendra – au-delà du seul cadre des procédures – un ensemble d’expériences qui fasse leur place aux discussions, aux conflits, à l’élaboration de nouvelles normes et qui élargisse ainsi l’horizon des possibles.

    Article de Michaël Foessel sur le site de Libération :

    Désir de Constitution

    19 septembre 2014 à 17:06

    Les débats sur la VIe République ont repris un peu de vigueur depuis que la désacralisation de la fonction présidentielle a atteint un point de non-retour. Au-delà des péripéties récentes, c’est l’absurde passage au quinquennat qui explique cette perte d’autorité. En alignant le mandat présidentiel sur le mandat législatif et sur la frénésie médiatique, on a fragilisé les institutions beaucoup plus gravement que ne le feront jamais les confidences vengeresses d’une ancienne compagne du Président. Exposé de toutes parts aux aléas de la conjoncture, le chef de l’Etat a perdu le seul allié qui lui restait dans les périodes de grande désillusion : le temps.

    D’où le paradoxe actuel : un système présidentiel sans contrepoids réel, mais aussi sans la durée nécessaire au charisme. Le Président est devenu un monarque en sursis dont on exige la démission comme on demanderait celle d’un conseiller ministériel convaincu d’incompétence. Les adversaires du présidentialisme ont toutes les raisons de se réjouir de cette contradiction insurmontable entre une présidence normale et des institutions forgées pour des êtres d’exception. Toutes sauf une : une présidence désacralisée et réduite à cinq petites années est aussi une présidence qu’il n’y a plus vraiment de raisons de refuser à Marine Le Pen. Le Front national l’a bien compris qui s’est transformé, sur le tard, en défenseur acharné de la Ve République.

    On peut évidemment douter de l’opportunité, au milieu de tant de crises, de rouvrir le débat institutionnel. On rêvait de changer la vie et il faudrait dépenser son énergie politique à changer la Constitution ? Mais voilà, la vie change, la Constitution aussi (celle de la Ve République a été révisée vingt-quatre fois), et l’impression que les citoyens ne sont jamais associés à ces évolutions finit par être tenace.

    Désormais, les discours sur la crise sont eux-mêmes entrés en crise. Le langage politique est à ce point saturé d’abstractions («l’entreprise», «l’emploi», mais aussi «l’identité» ou la «civilisation») qu’il n’est peut-être pas inutile d’inviter les citoyens à en définir les termes. Cette définition est justement la tâche du pouvoir constituant. On convoque une Constituante (à moins qu’elle ne se convoque toute seule), non pour exercer le pouvoir, mais pour parler, réfléchir et s’opposer à propos de ce que l’on entend par «pouvoir». Ici se joue, concrètement, le cœur de toute démocratie digne de ce nom : savoir ce qui relève du politique et ce qui peut être abandonné à d’autres sphères (l’économie, la religion, etc.) Aujourd’hui, ces décisions sont prises sans que l’on sache exactement par qui. Elles le sont, d’ailleurs, souvent au bénéfice de l’économie et des religions, la politique se calant sur des impératifs gestionnaires. Sans céder à l’idéalisation de la multitude s’emparant d’elle-même, le pouvoir constituant a au moins le mérite de réinjecter de l’imaginaire et du possible là où il n’y a plus que des normes et des interdits.

    Deleuze a écrit qu’après l’échec des révolutions du XXe siècle, «le peuple manque». Ce n’était certainement pas pour s’en plaindre, lui qui s’est toujours méfié des «gros concepts» qui, comme celui de peuple, empêchent de voir et d’inventer. L’avantage d’une Constituante est qu’elle n’invoque justement pas un peuple tout fait, mais qu’elle cherche à le susciter par des paroles et des échanges. Une telle assemblée suscite des conflits là où le pouvoir constitué donne l’illusion d’une unité populaire sans faille. Dans le pouvoir constituant, personne ne représente le peuple pour la simple raison qu’il n’est pas encore formé. Tous y savent que le peuple manque. Il n’est donc pas possible de masquer cette absence avec des fantasmes d’unité nationale.

    Une VIe République serait moins intéressante par son résultat (régime parlementaire ? régime présidentiel cohérent ?) que par le chemin qui y mène. Dans ce domaine, tout est à inventer, et l’on ne pourra pas se contenter d’en appeler à la démocratie participative. Mais le meilleur moyen d’intéresser à nouveau les citoyens à un jeu devenu accablant est de leur donner l’occasion d’en réécrire les règles. Partout on cherche une solution politique à la crise. Elle passe par la relance d’un désir dont il ne faudrait pas décider trop vite qu’il n’anime que des happy few de la politique : le désir d’institutions.

    Michaël FOESSEL professeur de philosophie à l’école Polytechnique.

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  67. A propos de la nouvelle aristocratie :

    La réunion du Groupe Bilderberg se tiendra du 9 au 14 juin 2015 en Autriche, à Telfs-Buchen.

    Et l’année dernière ?

    En juin 2014, à Copenhague, la réunion du Groupe Bilderberg comportait 9 participants français :

    1- Henri de Castries, président des assurances AXA
    2- Baroin, François, député UMP, maire de Troyes
    3- Baverez, Nicolas, éditorialiste du journal LE POINT, avocat d’affaires
    4- Pierre-André de Chalendar, président de Saint-Gobain
    5- Coeuré, Benoît, membre de la Banque Centrale Européenne
    6- Lagarde, Christine, présidente du FMI
    7- Macron, Emmanuel, Parti Socialiste, secrétaire général de la présidence de la République, ancien banquier d’affaires à la banque Rothschild
    8- Nougayrède, Natalie, directrice du journal LE MONDE jusqu’au 14 mai 2014
    9- Pellerin, Fleur, Parti Socialiste, secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français de l’étranger

    http://www.bilderbergmeetings.org/participants.html

    Quelques semaines plus tard, les deux participants au Groupe Bilderberg Emmanuel Macron et Fleur Pellerin ont eu une belle promotion : le 26 août 2014, Emmanuel Macron a été nommé ministre de l’Economie, Fleur Pellerin a été nommée ministre de la Culture.

    C’est la nouvelle aristocratie.

    Depuis 60 ans, la nouvelle aristocratie a un objectif prioritaire : la construction européenne.

    Depuis 60 ans, le nouvelle aristocratie détruit les nations européennes.

    A la place des nations européennes, la nouvelle aristocratie veut créer une Europe fédérale, intégrée, libérale, libre-échangiste, une Europe financière, au service des grandes banques et des grandes entreprises multinationales.

    « Je pense que vous pourriez dire, déclara un jour le diplomate américain George McGhee, que le traité de Rome, qui a créé le Marché commun, a été mûri pendant ces réunions de Bilderberg et aidé par le flot de nos discussions. »

    Source : « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de François Denord et Antoine Schwartz, édition Raisons d’agir, page 40.

    George McGhee avait le mérite de la franchise : le traité de Rome a été mûri pendant les réunions du groupe Bilderberg dans les années 1954 – 1955 – 1956.

    Dimanche 31 mai 2015, le nouvel aristocrate Emmanuel Macron se prononce pour davantage d’intégration dans la zone euro.

    http://www.lejdd.fr/Politique/Emmanuel-Macron-veut-une-Europe-a-deux-vitesses-735082

    Question :

    les peuples européens seront-ils consultés par référendum sur cette intégration renforcée ?

    Ou alors cette intégration renforcée se fera-t-elle sans consulter les peuples européens par référendum ?

    Le suspens est insoutenable.

    • Merci

      Je viens de mettre un lien sur FB

      Tu as trouvé ça où ? ( stp )

      • Concernant George McGhee :

        « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de François Denord et Antoine Schwartz, édition Raisons d’agir, page 40.

        Concernant les participants aux réunions du Groupe de Bilderberg, Jean Monnet est sur la première page, à la dernière ligne :

        http://www.danielestulin.com/wp-content/uploads/portraits_bilderberg.pdf

        Sur la deuxième page, à la première ligne, nous pouvons voir la photo d’un certain George C. McGhee.

        George McGhee a servi comme ambassadeur américain en Turquie en 1952-1953, où il a soutenu sa candidature réussie à l’adhésion à l’OTAN.
        George McGhee a joué un rôle dans les relations américaines avec la République du Congo et la République dominicaine au début des années 1960.
        De Novembre 1961 à Avril 1963, il a occupé le poste de sous-secrétaire d’État aux affaires étrangères, sous l’admnistration Kennedy.
        George McGhee a été nommé ambassadeur en Allemagne de l’Ouest de 1963 à 1968.

        (Source : Wikipedia, version en langue anglaise)

        http://en.wikipedia.org/wiki/George_C._McGhee

  68. Merci Bruno et Ana, je confirme pour la déclaration de George McGhee. j’ai le livre de François Denord et Antoine Schwartz « L’Eurpe Sociale n’aura pas lieu » sous les yeux.

    Pour confirmer et apporter un autre éclairage de la même période la vidéo réalisée par Fakir Presse :
    La CECA : Le ver dans le fruit -- Une autre histoire de l’Europe ( Épisode 1 )

    https://www.youtube.com/watch?v=GizWAkMddsg


    Vidéo youtube durée 9 mn 24 s

    Description :
    Début :
    images d’archives puis, un reportage d’actualités cinématographiques de 1952 sur la création de La Communauté Économique du Charbon et de l’Acier

    Intervention de François Denord, sociologue chargé de recherche au CNRS, auteur avec Antoine Schwartz de l’ouvrage : « L’Europe sociale n’aura pas lieu » :

    Alors pourquoi le charbon et l’acier ? Avec le charbon et l’acier, c’est un symbole, il y a la sidérurgie et derrière la sidérurgie l’armement. On pouvait sans trop de difficultés faire passer le projet de CECA pour un projet pacifique de contrôle mutuel de fabrication des armes entre la France et l’Allemagne.

    Comment fonctionne la CECA ? C’est une institution totalement technocratique car elle est pilotée par une Haute Autorité indépendante que les États ne contrôleraient pas et qui aurait elle, l’autorité sur la régulation et la construction d’un marché du charbon et de l’acier. Or, quand on regarde quels sont les buts poursuivis par la CECA, c’est véritablement la construction d’un marché, et pour ce faire, la limitation des aides d’États en faveur des entreprises du charbon et de l’acier, c’est la suppression des restrictions aux importations et aux exportations en matière d’acier et c’est la volonté d’introduire des règles de concurrence qui fasse que la concurrence puisse être libre et non-faussée. La CECA de fait n’a pas pu avoir l’ensemble des actions qu’elle souhaitait mener, mais tous ces principes-là, on les retrouvera au sein du marché commun.

    Intervention de Geoffrey Geuens
    Maître de Conférence à l’Université de Liège :

    La Communauté économique européenne, c’est le rejeton de la CECA, la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Et qui sont les signataires du Traité de Paris instituant la CECA ? On retrouve notamment, côté Belge, un personnage très influent : Paul Van Zeeland. Il est alors ministre des Affaires étrangères. Mais auparavant, il a été administrateur d’entreprises du groupe Empain, du groupe de Launoit, du trust Sofina, c’est-à-dire des grands capitalistes belges. Dans tout son parcours, il appartient au monde des affaires. Et après son passage au gouvernement, il retournera à ces premières amours : il deviendra, entre autres casquettes, conseiller général de la Banque de Bruxelles et président de la Banque belge d’Afrique. Quant à l’autre Belge, Joseph Meurice, alors ministre du Commerce extérieur, il est l’ancien directeur commercial des Charbonnages de Werister et se fera banquier à son tour, après son petit tour en politique, administrateur de la Brufina.
    Voilà les hommes qui signent, pour la partie belge, le traité de Paris en 1951. Mais côté Néerlandais, ce n’est guère mieux : le ministre des Affaires étrangères, Dirk Stikker, était auparavant administrateur de la Nederlandse Bank, puis directeur général de Heineken juste avant de prendre ses fonctions au ministère. Il finira secrétaire général de l’Otan. Son collègue, ministre des Affaires économiques, Jan van den Brink, sera lui président d’ABN-Amro Bank dans les années 1970.
    Et qui va notamment présider la Haute autorité de la CECA ? Le Français René Mayer, cousin, par sa mère, des Rothschild. Une fois son mandat à la CECA achevé, Mayer ira présider la Société du Nickel, dont l’actionnaire principal est la Banque Rothschild – aux côtés de la Banque de l’Indochine.
    Le grand capital n’avait rien à craindre de ces hommes, qui étaient les siens. C’est pour ça, quand j’entends que « au départ, l’Europe était un beau projet, qu’il a été perverti, etc. », c’est aberrant : le ver était dans le fruit. Les financiers sont au cœur de ce projet depuis sa fondation.

    Reportage du journal de TF1 du 20 avril 1977 : les buts du groupe de Bilderberg

  69. Merci Etienne.
    Voici encore une video et celle-ci est une conférence-débat avec :
    François Ruffin
    Emmanuel Todd
    Jacques Généreux
    Du beau monde !

    Faut-il faire sauter Bruxelles ?

  70. Il faudra faire trés tôt des assemblées citoyennes d’ enfants. Au moins pour qu’ un adulte avisé repère (ou remère) des souffrances chez l’ enfant.
    Comme transmission de la haine, il faut lire Alice Miller :
    http://alice-miller.com/index_fr.php

    Merci
    G

  71. DSM-5 : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux
    wikipedia : Cette nouvelle version du manuel fait l’objet de nombreuses critiques selon lesquelles il présente des classifications arbitraires et sans fondement scientifique et sert les intérêts des laboratoires pharmaceutiques.

    Ce qui est sur c’ est que des drogues comme les neuroleptiques sont là pour asseoir la domination au sein même de la psyché du sujet. Ils m’ ont ainsi volé une part importante de ma vie
    Merci de votre attention

    • Benasayag sur l’anti-psychiatrie: un peu long mais passionant! (2h)

      • Très intéressant sur la production de la norme sociale du désir et du « désirer autrement ». La figure de la sorcière comme femme maîtresse de son désir, libertaire avant l’ heure est édifiant

      • Allumée par cette vidéo, avant hier soir, j’ai aussi regardé celle-ci :

        Miguel Benasayag et Frédéric Lordon
        sur la servitude volontaire :

        « attachez vos ceintures » 😉

        • Il manque toujours à ces deux pensées passionnantes, à mon avis, une réflexion sur la solution d’un processus constituant populaire.

          • Ana Sailland

            Le concerto pour la main gauche a quelque chose d’admirable mais incomplet 🙂

          • frederick

            je dirai même plus, mr dupont , de l’humilité, de la dignité, de la générosité , le pari de l’intelligence collective va bien au delà du TAS, qui n’est qu’un outils, probablement le moins mauvais.
            le jour ou le plus grand nombre les 99 militeront pour le TAS, celui-ci mécaniquement, sera inutile pour le coup, puisque la conscience collective sera alors prête au consensus permanent! C’est dingue!!!

    • je te souhaite de n’ avoir pas à faire avec le DSM-5 ni avec les produits chimiques y afférants. Quoique que cela soit un peu compromis avec toutes les saloperies qu’ils mettent dans la « nourriture »

    • Pour ce qui est de l’ article :
      je suis d’ accord que tout reste à inventer, les conditions du succés seront liberté, egalité fraternité, démocratie et respect dans la tolérance

      • Pardon je t’ai répondu plus bas.
        La psychiatrie est très utile aussi au pouvoir les USA et l’URSS en sont des exemples parfait. C’est un recourt super efficace pour éliminer une personne gênante pour des raisons politiques ou plus bassement matérielles, une amie a moi en a fait l’expérience aux Pays-Bas et s’en est sortie par chance.

    • Le zapatisme ressemble beaucoup à ce que nombre d’entre nous imaginent

      Démocratie gigogne et subsidiarité ascendante

      Tout anarchiste, qui se connait ou s’ignore, mais remarque qu’il n’est pas seul et convient que tenir compte des autres est vital, aboutit forcément à la démocratie intégrale, qu’il est difficile d’imaginer très différente

      • Comme tu dis la subsidiarité ascendante est sans doute un des piliers fondamental a inscrire dans une constitution digne de ce nom.

        • La question de l’intérêt général dans le respect du local et la question de la souveraineté locale mais en harmonie avec le global sont le problème le plus épineux qui soit.

          Le « partage des compétences » a vite fait de dégénérer en coercition du contenu par le contenant.

          Les textes protecteurs devraient être rédigés avec un soin méticuleux, sans se contenter d’énoncer des principes con-damnés à être trahis.

          Il y a en outre des croyances à extirper du paysage mental collectif, comme par exemple l’idée que l’école doit être uniforme, la monnaie unique, etc

          La diversité est une caractéristique des écosystèmes qui garantit leur survie. D’où l’idée d’étendre ce principe à l’organisation humaine. Mais il y a en contrepoint un évident besoin d’harmonisation. C’est là toute la subtilité de l’équation à résoudre. Qui hélas de nos jours est oblitérée par le centralisme et la fausse représentation.

          • Eliade Guy

            Bel énoncé sur la diversité des écosystèmes. Vive la démocratie bio-diverse !! celle des vivants qui, eux, ne sauraient accepter la domination et la coercition

  72. Attention, article très important.

    Un journaliste de SUD-OUEST, Jean-Claude Guillebaud, vient de publier un article explosif sur le fonctionnement réel de l’Union Européenne.

    Dans cet article, Jean-Claude Guillebaud révèle plusieurs faits qui montrent le vrai visage de la construction européenne.

    Dimanche 7 juin 2015 :

    Europe, dans le cœur du réacteur.

    L’épisode aura été à la fois passionnant et inattendu. A Bruxelles, j’ai eu la chance de participer à un long débat avec une vingtaine de confrères accrédités auprès de la Commission européenne. Il y avait là des Français, des Allemands, des Britanniques, des Américains et même une impétueuse consoeur venue d’Albanie et naturalisée belge. Tous ces journalistes avaient en commun d’avoir choisi de suivre la construction européenne et, pour cela, de s’installer à Bruxelles. Ils sont depuis des années dans le cœur du réacteur. Pro-européens au départ, ils ne peuvent être taxés d’euroscepticisme ou de populisme. A plusieurs reprises, ce jour-là, ils ont tenu à nous affirmer qu’ils y croyaient encore.

    Admirable est la foi ! Pourquoi ? Parce que, au fil des échanges, nos confrères, parlant sans détour, nous ont décrit un univers kafkaïen, opaque, bureaucrtique, corseté par un fonctionnement étouffant et procédural.

    Les conférences de presse, par exemple, sont si minutieusement codifiées qu’elles n’ont plus beaucoup de sens. Les porte-parole ne répondent aux questions des journalistes que s’ils y ont été expressément autorisés, par écrit. Même dans ce cas, dès qu’une actualité un peu plus chaude est en jeu, le porte-parole se contentera de lire le texte écrit que sa hiérarchie lui a préparé.

    Ce qu’à l’échelon national nous appelons langue de bois acquiert à Bruxelles une opacité plus impénétrable encore. Le formalisme et le culte du secret paraissent avoir peu à peu asphyxié le fonctionnement de cette Commission européenne censée incarner, aux yeux du monde, la démocratie vivante du Vieux Continent et l’Etat de droit. C’est fou !

    Prenons un tout petit exemple, il parle à lui tout seul. Le nombre de journalistes accrédités auprès de la Commission était de 900 voici deux ou trois ans. Aujourd’hui, ce chiffre n’est plus accessible. Il a été classé top secret, pour de prétendues raisons de sécurité. Formule commode. En fait, tout laisse penser qu’il diminue chaque année, le projet européen perdant son attrait médiatique. Inutile de crier cela sur les toits.

    Nous avons débattu d’autres sujets, comme la puissance des lobbies. Elle est indéniable à Bruxelles. Elle court-circuite allègrement les logiques démocratiques de base, enlisées dans la pratique obligatoire du compromis. Alors que nous échangions à ce sujet, un confrère américain présent parmi nous est intervenu sur un ton amicalement rigolard :

    « Il faut comprendre que le lobby le plus puissant ici, c’est l’Amérique du Nord elle-même. »

    Devant notre surprise, il a renchéri en disant que les Etats-Unis chaperonnaient avec vigilance l’Europe en devenir. « Vous ne le saviez pas ? » a-t-il ajouté.

    Une consoeur française a exprimé sans détour sa stupéfaction devant ce qu’elle entendait : « Ce que vous décrivez là, c’est une dictature douce en construction. Ce n’est plus du tout une démocratie. » Tout le monde s’est récrié poliment, pour la forme.

    Parmi ces correspondants accrédités était présent le doyen, le patriarche, le chouchou de Bruxelles : Quentin Dickinson, directeur des affaires européennes à Radio France. Il a suivi stoïquement nos conversations, sans intervenir. C’est une estimable figure de la profession, mais ce n’est pas lui faire injure d’ajouter qu’il est plus militant que journaliste. Il s’est d’ailleurs présenté en mars 2014 aux élections européennes sous l’étiquette UDI – Modem. Les 9 % obtenus par les centristes n’ont pas été suffisants pour qu’il soit élu au Parlement européen. Il est donc redevenu journaliste. Assurément, lui y croit encore.

    Bref, en quittant cette confraternelle réunion, nous étions à peu près tous convaincus qu’un (possible) naufrage était annoncé. Le pire n’est jamais sûr, je sais. Admirable est la foi, en effet …

    Jean-Claude Guillebaud.

    http://www.sudouest.fr/2015/06/07/europe-dans-le-coeur-du-reacteur-1943904-6057.php

  73. Ce qui m’intéresse dans cette expérience c’est la structure du pouvoir qui n’est pas parfaite certes mais qui montre une résistance non négligeable vu les circonstances locales et surtout cela peut nous servir car comment faire en sorte que le lendemain d’une révolution l’on ne retombe pas dans le schémas identique c-a-d fabrication d’une oligarchie qui une fois en place s’accapare tous les pouvoirs et recrée une scission entre peuple et pouvoir.

  74. On parle de nos efforts avec bienveillance dans ce document bien intéressant :

    « La Théorie de la Conspiration »

    http://www.lesnouvellesdufutur.fr/les-nouvelles-du-futur-constat/le-siecle-du-calcul/constat-32/p10o2c58.html

    Je relève :

    « […] L’expression « Théorie de la Conspiration » répond à cet impératif en dernière analyse, interdire que la question de la bienveillance du pouvoir ne soit posée, en s’appuyant sur l’a priori favorable que l’Histoire lui a conféré à ce propos.

    Elle est donc d’une perversité radicale : instrumentaliser le bien et le mettre à contribution pour servir le mal, tout en le dissimulant.

    Le mémo N°1035-960

    Considérée de ces manières, cette expression apparaît comme un outil sophistiqué et un levier stratégique[2]. Car en plus d’une signification, les mots ont une histoire. En l’espèce, la « Théorie de la conspiration » est un concept forgé de toutes pièces en 1964 par la CIA… la belle référence démocratique que voilà[3]. Et sa création a même été identifiée dans un mémo enregistré par l’Agence sous le N°1035-960.

    En lisant ce document, les intentions des concepteurs de l’expression apparaissent encore plus clairement. Ce memo offensif a été établi pour « contrer et discréditer les affirmations… dans le but d’empêcher la circulation de telles affirmations dans d’autres pays », à propos des critiques adressées au rapport de la Commission Warren, chargée d’établir les circonstances d’un assassinat curieux, celui du président J-F Kennedy[4].

    L’intention de ce projet (qui contenait les techniques d’argumentations à utiliser pour défendre le rapport), était de déconsidérer, mais aussi d’interdire la parole. Ce qui signifie : nuire à la formation d’une opinion publique, et empêcher qu’elle ne se coalise pour obtenir des explications plus détaillées, quelles qu’elles soient en définitive.

    Vous avez dit complot ?

    Si, chaque fois qu’un tenant du pouvoir employait les expressions « Théorie de la conspiration », « théorie du complot », « Conspirationnisme », ou sa version abrégée « Conspi », se voyait opposer « Êtes-vous un correspondant de la CIA, ou l’un de ses agents ? Vous employez une arme intellectuelle conçue par l’Agence et référencée sous le N°1035-960. », il n’est pas impossible que l’échange devienne spontanément plus rationnel.

    Quitte à renverser l’accusation, allons-y. » […]

    • Le comportement de Juncker sur la video me parait un peu fort même en accusant la boisson. Les vrais alcooliques restent maîtres d’eux-mêmes longtemps. A mon avis on ne tardera pas à apprendre qu’il a une maladie cérébrale. 🙁

  75. François Ruffin -- interview par le Canard Forgeron

    • Ruffin dit : on a le peuple avec nous.
      Pour ma part je suis assez proche de quelques idées du FDG, mais m’asservir au dictat du camp du bien , qui haut et fort revendique son auto-suffisance en considérant ses opposants comme des fascistes avec qui on ne discute pas,
      Jamais, vous m’entendez mr ruffin jamais.

  76. Lundi 8 juin 2015, nous venons juste d’apprendre que le futur candidat de la droite pour l’élection présidentielle de 2017 sera Alain Juppé.

    Juppé parmi les 140 « maîtres du monde » du très secret groupe Bilderberg.

    Le très secret groupe Bilderberg se réunira du jeudi 11 au dimanche 14 juin dans le village de Telfs-Buchen, près d’Innsbruck.

    A huis clos, bien entendu. Banquiers, patrons de multinationales et responsables politiques discuteront à l’abri des regards.

    « Davos en plus fermé », le Bilderberg est toujours le cercle le plus sélect de l’élite transatlantique. L’obsession de la sécurité et de la confidentialité est telle que le lieu exact de la rencontre est tenu secret jusqu’au dernier moment.

    Parmi les 10 Français invités, figurent :
    Alain Juppé, maire de Bordeaux, candidat à la primaire de la droite (le groupe Bilderberg avait invité François Baroin en 2014, François Fillon et Valérie Pécresse en 2013…)

    Laurence Boone, la conseillère économique du président français François Hollande (l’an dernier, le gouvernement était représenté par Emmanuel Macron et Fleur Pellerin)

    Patrick Calvar, directeur de la sécurité intérieure (DGSI)

    Jean-Dominique Sénard, patron de Michelin

    Nicolas Baverez, essayiste (présent aussi en 2012, 2013 et 2014), éditorialiste de l’hebdomadaire Le Point

    Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne, think-tank libéral

    Gilles Kepel, universitaire spécialiste du monde arabe

    Catherine Pégard, ancienne rédactrice en chef de l’hebdomadaire Le Point, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, désormais présidente du château de Versailles

    Henri de Castries, patron des assurances AXA

    Benoit Coeuré, membre de la BCE

    Les thèmes retenus pour cette 63e conférence tournent autour de la sécurité, des technologies de l’information et des grands dossiers géopolitiques.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150608.OBS0367/groupe-bilderberg-juppe-parmi-les-140-maitres-du-monde.html

  77. Dans l’hebdomadaire PARIS-MATCH, publié le 27 octobre 1951, page 18, le journaliste pose la question :

    « Que pensez-vous de la fédération européenne ? »

    Le général Eisenhower répond :

    « Rien ne pourrait nous être plus agréable que d’apprendre que les Etats d’Europe occidentale ont décidé de réunir dans une ville d’Europe – disons à Luxembourg – des délégués responsables, avec mandat de rédiger l’acte constitutionnel de l’Europe, de désigner la capitale de l’Europe, etc. et qu’à partir du 1er janvier, l’Europe occidentale fonctionnera comme fédération. Aucune décision ne pourrait mieux nous aider dans la tâche que nous poursuivons. »

    En 1951, les Etats-Unis avaient décidé de créer une fédération européenne.

    Les Etats-Unis l’avaient rêvé, Jean Monnet a commencé à le faire.

    A propos de Jean Monnet :

    Concernant les participants aux réunions du Groupe de Bilderberg, Jean Monnet est sur la première page, à la dernière ligne :

    http://www.danielestulin.com/wp-content/uploads/portraits_bilderberg.pdf

    Sur la deuxième page, à la première ligne, nous pouvons voir la photo d’un certain George C. McGhee.

    George McGhee a servi comme ambassadeur américain en Turquie en 1952-1953, où il a soutenu sa candidature réussie à l’adhésion à l’OTAN.
    George McGhee a joué un rôle dans les relations américaines avec la République du Congo et la République dominicaine au début des années 1960.
    De Novembre 1961 à Avril 1963, il a occupé le poste de sous-secrétaire d’État aux affaires étrangères, sous l’admnistration Kennedy.
    George McGhee a été nommé ambassadeur en Allemagne de l’Ouest de 1963 à 1968.

    (Source : Wikipedia, version en langue anglaise)

    Une citation très importante :

    « Je pense que vous pourriez dire, déclara un jour le diplomate américain George McGhee, que le traité de Rome, qui a créé le Marché commun, a été mûri pendant ces réunions de Bilderberg et aidé par le flot de nos discussions. »

    Source : « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de François Denord et Antoine Schwartz, édition Raisons d’agir, page 40.

    George McGhee avait le mérite de la franchise : le traité de Rome a été mûri pendant les réunions du groupe Bilderberg dans les années 1954 – 1955 – 1956.

    Dès le début de la construction européenne, le traité de Rome était voulu par les Etats-Unis.

    Le traité de Rome est l’oeuvre de grands banquiers, de grandes entreprises multinationales, de diplomates et de militaires membres de l’OTAN.

    Dès le début, la construction européenne était anti-populaire, anti-sociale, anti-démocratique.

    Et ça continue encore aujourd’hui.

  78. claude saint-jarre

    L’ART D’ACCUEILLIR DES CONVERSATIONS: comment relier cela au plan C ??

    http://www.aohmontreal.org/art-of-hosting-2/

  79. Passage sympa a signaler sur ‘on est pas couché’ d’hier soir.

    http://pluzz.francetv.fr/videos/on_nest_pas_couche.html (à partir de 2h36″)

    Au moment ou Ghislaine Ottenheimer passe pour son livre qui remet mollement en question la 5eme (« poison presidentiel ») où elle dit tout de meme que nous sommes un des pays les moins democratiques du monde (ah tiens ?), la chienne de garde Lea Salami lui dit que non pas du tout, qu’elle ne peut pas laisser dire ca et que bla bla…

    Et c’est là que le salutaire Francis Lalanne intervient et reprend Salami : « Il ne faut pas dire aux gens que nous sommes en democratie, c’est pas vrai. »
    Apres quoi il dit qu’il nous faut une constitution.

    Vraiment cool Lalanne…

    et un extrait à justement ‘extraire’ pour son potentiel viral.

    • C’est vrai que Lalanne m’a étonné. Par contre La Salami aucun étonnement elle avait même dans un autre ONPC dit qu’elle trouvait qu’il fallait écouter NS car « il avait des idées » beau sans commentaire. Bref elle a vraiment la tête de l’employabilité parfaite toujours d’accord avec le pouvoir. Tout en elle suinte la soumission aux puissants, elle fera donc une très belle carrière garantie car eux adorent ce genre de pseudo journaliste!

  80. Le pouvoir de l’argent contre la démocratie – Laurent Mauduit -- 9/12/14

    • Ils n’ont rien à craindre, le système est infiltré à tous les hauts niveaux de direction. Les ficelles sont dans de bonnes mains. C’est comme si Al Capone gérait le pouvoir judiciaire, et même plus…législatif…Il n’y a que la météo qu’ils ne peuvent pas encore tout-à-fait maîtriser.

    • salut, etienne , j’ai fait papote avec marie rose Cavalier de belgique qui trouve votre travail très honorable, merci a vous.

    • la seule presse indépendante possible , ce fera par plèbe ou ne se fera pas ;
      ce gentils monsieur vient de découvrir l’eau chaude .
      Un travail a été fait sur les chien de garde, par pierre carles.
      N’oublions pas qu’un régime est d’autant plus fort, quand il comporte en son sien une opposition radicale, dans ce cas présent Médiapart fera très bien l’affaire. courage la plèbe.

  81. Avez-vous regardé le nouvel album de muse, on dirait que c’est un album vraiment engagé et résistant:


  82. claude saint-jarre

    Nouvelle question: quelle stratégie de communications le mouvement pour une démarche constituante doit -il adopter, s’il tient compte du pourcentage d’analphabètes et d’alphabétisés?

  83. Mercredi 17 juin 2015 :

    Grèce : sans accord avec les créanciers, le pays sortira de l’euro et sans doute de l’UE.

    La Banque de Grèce a mis en garde mercredi contre un échec des discussions entre Athènes et ses créanciers sur la poursuite du financement du pays, qui conduirait selon elle à un défaut de paiement, une sortie de la zone euro et, « probablement », de l’Union européenne.

    « L’incapacité à parvenir à un accord marquerait le début d’un chemin douloureux qui mènerait d’abord à un défaut de paiement de la Grèce puis, au bout du compte, à la sortie du pays de la zone euro et, très probablement, de l’Union européenne », écrit la Banque centrale grecque dans son rapport annuel sur l’économie du pays rendu public mercredi.

    http://www.boursorama.com/actualites/grece-sans-accord-avec-les-creanciers-le-pays-sortira-de-l-euro-et-sans-doute-de-l-ue-8d261f010b69e1e80c654497b70f19b0

  84. « nlescan | 17 juin 2015 at 10:21 |

    Je ne trouve pas que tu te bases tant sur le passé ou l’histoire, en fait tu sembles en ignorer (délibérément ou pas) les faits les plus marquants:

    Quand est-ce que le fascisme est apparu et a accédé au pouvoir?

    Lorsque les luttes sociales se sont intensifié et que le vote du peuple a élu des partis tel que le front populaire: c’est à ce moment la que le grand capital se met a financer des dictateurs pour empêcher le socialisme (réel, je ne parle bien évidement pas du parti sosioniste).

    Le fascisme n’est qu’un chien de garde du capitalisme.

    Et pour ce qui est des lois sécuritaires je ne sais pas ce qu’il te faut, a chaque nouvel attentat commis par des écervelés (proches de nos services de renseignement, toujours) au cerveau lavé par le pantin de la CIA qu’est le takfirisme les nouvelle loi répressives sont pondues, le patrouilles de militaires et les contrôles s’intensifient.

    Le FN je te le répète n’est qu’un épouvantail, son ‘anticapitalisme’ est opportuniste et très limité, ils ne le sont pas, leur projet est juste national capitaliste avec quelques friandises pour les thénardiers indigènes afin de les attirer, sa progression est toute relative et ses chances d’accès au pouvoir tout à fait minimes du moment que les français voterons bien (cad pas anticapitaliste, et ça on en est trèèèèès loin).

    Personnellement j’ai cessé de me soucier de Soral, il dit des conneries, parfois des éléments de vérité, il est confusionniste oui…mais il a très peu de poid, n’a aucune chance d’accéder au pouvoir et est de toutes façons, même intrinsèquement, beaucoup moins dangereux que le gens qui y sont déjà au pouvoir et il a au moins compris que le grand capital est l’ennemi #1 du peuple (c’est à peu près tout parce que sur le reste le gars nage dans des trucs assez mythologiques et assez arriérés).

    En tout cas ils t’on bien eu avec la propagande du péril fasciste: tu est focalisé sur des moulins à vent. Pendant ce temps là les vampires sont tranquillement les crocs plantés dans ta jugulaire en train de te sucer le sang mais tout anesthésié que tu est tu trouves cela quelque part acceptable et préférable aux terribles moulins à vent.

    Même leurs massacres on l’air d’être tes yeux moins graves que ceux des potentiel « fascistes »…J’ai pas bien compris la différence entre un massacre sous pavillon colonialiste, fasciste ou « démocrate »….Je ne fais pas bien la différence, en fait pas du tout, le pavillon est en fait toujours le même ‘grand capital’.

    Je ne comprends pas comment tu ne vois pas ces évidences. »

    Je te réponds là, désolé pour le pavé que ça va faire…

    Le fascisme est accédé au pouvoir bien avant le front populaire (si tu parles du front populaire français bien sur, et si comme moi tu penses que le pétainisme est un fascisme) avec Mussolini et Hitler, et à chaque fois les ouvriers espérés que la démocratie libérale bourgeoise allait les aider mais non, puisque comme tu l’as noté, elle est incapable de faire de l’antifascisme puisque le fascisme est à la botte du capital. Sur ça rien à dire je suis d’accord: »Le fascisme n’est qu’un chien de garde du capitalisme. ».

    Concernant les lois sécuritaires, je sais plus pourquoi on en parlait, et j’ai un peu la flemme de remonter voir, mais en effet avec les attentats de charlie hebdo et la nouvelle loi antiterroriste passait il y a peu, on a un bel exemple de ce qui arrive.

    Là où je m’oppose à toi en fait, c’est par rapport au FN où tu le vois comme un épouvantail insignifiant qui ne représente pas de danger. Et que le péril fasciste serait une connerie (j’espère masi en tout cas je me serais bourré le crâne tout seul, je me suis pas fait influencé je tiens à insister là dessus). Sauf qu’encore une fois j’ai l’impression de me répéter, ce n’est pas le FN le vrai danger mais les groupuscules qui gravitent autour (GUD, Action française, Génération Identitaire, Printemps français, Civitas etc…) et qui actuellement restent à peu près sage (quelques agressions par ci par là car ça les démange). Mais imaginons que le FN arrive au pouvoir (et il y a 15 ans personne n’y aurait songer mais actuellement quand même les mentalités ont changés en peu de temps et il suffit de voir les différentes réactions par rapport aux migrants par exemple pour voir qu’il y a un repli nationaliste qui se fait), qu’est ce qui arrivera à ton avis?

    On peut regarder en Russie pour ça (Poutine qui soutient les Le Pen d’ailleurs): en 2010 plus de 40 assassinats d’antifascsites et plus de 200 blessés par des bandes néonazies qui trouvent la sympathie de Poutine. Quelque chose me dira que ça ressemblera à ça la France. Donc je veux bien qu’on fasse comme en 1920: « le gouvernement va prendre ses responsabilités contre le fascisme, il suffit d’être passif », mais non il faut être offensif sur le plan idéologique et ne pas se laisser contaminé par la peur de l’autre et le repli nationaliste, berceaux de tous les fascismes. Et le FN se prétends pas anticapitaliste, du moins à ma connaissance, mais antisystème, ce qui recoupe avec le blabla de Dieudonné et Soral, comme quoi il y aurait un système médiatico politique qui stigmatise le FN, et ça leur permet (comme Dieudonné) de se mettre dans un rôle de victime.
    C’est ce que je pense et ça n’engage que moi.

    Pour Soral en effet, pas la peine d’épiloguer, il est dans son monde, j’espère juste qu’il y reste tout seul mais ses vidéos influencent quand même pas mal de gens à se diriger sur le FN à mon avis.

    En tout cas pour finir, ne crois pas que je lutte contre le fascisme et que je fais ça actuellement (je veux juste souligner que vu ce qu’il se passe en France, on va vers un Etat plus autoritaire, voire totalitaire). Bien sur mon principal objectif est la destruction du capitalisme, et donc des « vampires » comme tu dis, et je ne suis pas anesthésié bien loni de là^^. C’est juste qu’ici on parlait de fascisme, et qu’il me semblait qu’il fallait être clair sur ce que c’était (ou du moins comme je l’entendais). Je vois bien ces évidences et les combat ne t’inquiète pas 😉

    Au plaisir de te lire.

    • rectification^^

      (si tu parles du front populaire français bien sur, et si comme moi tu penses que le pétainisme est un fascisme, alors oui je suis d’accord). Et globalement en fait je suis d’accord, le grand capital a besoin du fascisme pour lutter contre les élans révolutionnaires des ouvriers.

      • totalement d’accord et comme tu dis le vrai pouvoir c’est le capital qui a chaque fois que leur taux de rendement s’effondre car l’économie mondiale actuelle est morte n’a plus qu’une seule solution c’est le fascisme qui permet l’esclavagisme c-a-d cout du travail nul sauf que ce coup ci ils ont un pb c’est les limites physiques de notre terre qui elle s’enfout du capital

        • ouai mais on va aller sur Mars et trouver des matières premières pour les plus riches, les autres crèveront la gueule ouverte, pas grave! ^^

    • Je ne suis pas non plus en train de dire que le FN c’est rien du tout, ce que je dis, et il semble que l’on soit d’accord, c’est qu’il ne s’agit que d’un chien de garde du capitalisme. Ils l’utiliserons et le favoriseront si ils en ont besoin, d’ici la le fascisme mou (c’était bien le sujet du post) du Ps ou des réprivétains fait parfaitement l’affaire.

      Bien sur si le FN arrivait au pouvoir les nazillons se lacheraient, mais on en est pas la…Et je suis désolé mais ça reste de l’ordre de l’hypothétique anecdote. Les skins violents sont très peu nombreux, en fait il y a toutes sortes de personnes largement aussi violentes voir bien plus, nettement mieux équipées et qui agissent maintenant, comme par exemple notre armée.

      Pour Dieudo je ne pense pas comme toi. Dieudo ne fait pas la pub du FN, ce qu’il dit c’est que le PS ou les réprivétains sont tout aussi racistes voire plus, et la dessus il a raison. Je ne pense pas qu’il se fasse passer pour une victime, dans les fait il est traqué comme une bete par un pouvoir franchement fascisant. Tout ce que ce mec fait c’est répondre à des accusations et du harcèlement par l’outrance….ça l’a conduit à certains dérapages, il a été trop loin sur des trucs, y’a pas mal de choses ou il m’ saoulé dans son délire de surenchère mais ce n’est rien par rapport a ce qu’on lui fait subir a lui. dieudonné n’est pas du tout d’extrême droite, c’est un trublion plutôt anar et réellement antiraciste qui provoque afin de montrer l’hypocrisie du faux antiracisme instituitionnel et ça marche….après je ne cautionne pas tout, mais essayer de le faire passer pour un promoteur du FN c’est se tromper vraiment et ne pas avoir bien compris ce qu’il se passe, d’autant qu’ a toutes les dernières élections ils a conseillé à tout le monde de ne pas vote (ou de voter pour un chevre)…Enfin bref.

      Mais bon au final a part des points de désaccord sommes toutes pas si gigantesques et une idée partiellement différente sur qui l’on doit placer le viseur je constate qu’on est quand même globalement du même bord.

      • les boneshead (tous les skins ne sont pas fachos loin de là et j’aime bien faire la différence^^) sont très peu en effet. Le mouvement a changer, il se veut moins violents car ils ont compris que ça les discréditaient. Mais il y a actuellement une recrudescence des groupuscules dits fascistes (GUD, action française et génération identitaire). Un exemple sur Lyon, le quartier de Saint Jean est leur fief et certains se font tabasser car ils sont perçus comme des ennemis. Il faut savoir qu’il y a pas longtemps génération identitaire a agrandit son local, avec l’accord de la mairie, alors qu’on sait qu’ils ont une salle d’entraînement au sport de combat. Les manifs de « gauche » ne passent plus à Saint Jean, refus de la préfecture à chaque fois. En gros ce quartier est à eux, même si des personnes là bas luttent et organisent des soirées antifascistes. Mais pour moi c’est pas un mythe.
        Que le FN est un chien de garde du capitalisme je suis tout à fait d’accord.

        Notre armée est violente bien sur et elle arrête pas de recruter en plus! Ça réduit le chômage…

        Concernant Dieudonné par contre pas d’accord du tout. D’abord un anar qui croit en Dieu j’en vois rarement. Deuxièmement il est à l’extrême droite et c’est sur. Moi aussi à un moment je pensais comme toi, qu’il provoquait mais que c’était un mec de gauche. Bon déjà il a monté le parti avec Soral. Ensuite il a fait une interview avec Ayoub où ils se sont serrés la main et très bien entendu « on a le même ennemi (le juif, oups « sioniste » pardon). Ensuite il pose avec Frédéric Chatillon, un mec du GUD (Groupe Union Défense, extrêmement violent et proche de Marion Maréchal Le Pen également). Sans parler de ses contacts avec JMLP. En gros c’est un militant d’extrême droite, qui peut déverser sa haine sur les juifs en spectacle sous couvert de la liberté d’expression. Il suffit aussi de voir ses interviews en Iran où il dit que le judaïsme c’est « Le Mal » et que l’islam et les chrétiens doivent s’allié pour le détruire (en gros). Dieudonné est un bon manipulateur qui fait le jeu de l’extrême droite, pour moi c’est une évidence. Sans compter que soutenir des régimes ultra nationalistes (Hamas) ou islamistes (Iran), c’est pas très anar non plus…
        Il conseille de pas voter, il va pas se cramer si facilement…
        Sans compter que leur soit disant « anti-système » fait qu’ils créent eux même une assurance, poursuivant ainsi le système qu’ils prétendent combattre. Ce mec cherche juste à se faire un max de fric sur le dos des gens qui gobent tout ce qu’ils disent (et j’ai gobé aussi un temps^^ jusqu’à que j’ai des doutes et que je le vois cracher sur Clément Méric avec Ayoub, là j’ai su).

        Lui aussi berce dans le confusionnisme et le complotisme, comme son pote Soral et vois un sioniste derrière chaque catastrophe.

        Concernant le PS c’est sur que leur anti racisme est juste abject, et renforce même le racisme (je trouve, avec le truc SOS racisme par exemple).

        « Mais bon au final a part des points de désaccord sommes toutes pas si gigantesques et une idée partiellement différente sur qui l’on doit placer le viseur je constate qu’on est quand même globalement du même bord. »

        On peut résumer ça comme ça en effet^^ Par contre j’insiste sur le fait que je me batte principalement contre le capitalisme et l’intolérance, plus que contre les fachos, puisque mon but c’est d’essayer de créer autre chose, mais pas d’être dans une posture « anti » seulement.

  85. Mercredi 17 juin 2015 :

    Grèce : « le Comité pour la vérité sur la dette publique » a commencé à présenter son rapport au parlement grec.

    Lisez cet article :

    La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du Comité sur la dette.

    Les preuves présentées dans le rapport indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

    Eric Toussaint présentant un document du FMI qui prouve que le fonds savait que ses mesures augmenteraient la dette grecque.

    Le comité sur la vérité sur la dette publique grecque présente aujourd’hui et demain ses premières conclusions. Le rapport sera officiellement publié demain vers 16h. Composé de 9 chapitres, le rapport conclut, sans vraiment beaucoup de surprise, que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

    Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.
    Les résultats sont présentés en neuf chapitres structurés comme suit :

    http://www.okeanews.fr/20150617-la-dette-grecque-illegale-illegitime-et-odieuse-selon-le-rapport-preliminaire-du-comite-sur-la-dette

  86. En Grèce, le bank run s’accélère.

    Jeudi 18 juin 2015 :

    Les retraits des banques grecques s’accélèrent.

    Les retraits des banques grecques s’accélèrent depuis le blocage le week-end dernier des négociations entre Athènes et ses créanciers, a-t-on appris jeudi de sources bancaires.

    Les déposants ont retiré deux milliards d’euros sur les trois premiers jours de la semaine, soit environ 1,5% du montant total des comptes des banques du pays, qui s’élevait à 133,6 milliards d’euros fin avril, ont précisé les sources.

    http://www.challenges.fr/entreprise/20150618.REU9136/les-retraits-des-banques-grecques-s-accelerent.html

    Conséquence de ce bank run : les banques grecques sont en faillite.

    Vendredi 19 juin 2015, vers 8 heures du matin :

    ALERTE – Grèce : réunion d’urgence vendredi à la BCE pour accroître les financements aux banques.

  87. Eric Toussaint expose les résultats de la commission de l’audit de la dette grecque: …à vomir…
    https://www.youtube.com/watch?v=x_Y3CUZUIN4

  88. Référendum : 6 mois après, le site à 365 000 euros est toujours vide…
    par Guillaume Champeau (Numerama) :
    http://www.numerama.com/magazine/33362-referendum-6-mois-apres-le-site-a-365-000-euros-est-toujours-vide.html

  89. Bonjour à tous, quelqu’un de vous a déjà lu ce D.Rousseau?
    Il me parait ambigu mise a part le titre de son article qui lui est réel.
    http://www.marianne.net/notre-democratie-ignore-peuple-100234770.html

    • Biene Maya, on constate depuis une semaine les nouvelles directives des puissant mondialistes qui sont: confuser les partis pour dissiper la résistance ou alors la rendre impossible.
      Donc: on pique la parole des résistants, leurs mots, leurs raisonnements, on joue avec les émotions et regarde ce qui se passe. On joue les solidaires. On joue les indignés.
      C’est-à-dire: infiltration totale. Faut faire gaffe.
      Voir p.e. Ce soir ou jamais, avec ALAIN BAUER qui surveille Fatou Diome, qui est, elle, à mon avis une infiltrée,
      http://yandex.ru/video/search?filmId=m3SEuOChgHw&text=ce%20soir%20ou%20jamais%20fatou%20diome&path=wizard
      elle accomplit le devoir de nous faire croire que nous sommes des racistes quand nous sommes contre cette immigration ordonnée par les gouvernements, quand nous refusons la logique ordonnée de ces mêmes gouvernements à nous métiser par decret. Elle tire le tout sur le niveau colonialiste et nous en rend responsable. Elle nous met dans le sac.
      Elle accomplit la tâche de mettre sur nos dos la responsabilité du pillage actuel de l’Afrique alors que ce sont des types comme Alain Bauer, etc qui en profitent uniquement et qui en sont les causes avec leur politiques secrètes et mesongère, donc des sans-couilles.
      Alain Bauer, lui, il est présent dans CSOJ pour surveiller le discours de Diome bien préparé. Comme Attali était présent dans des émissions soi disant dissidentes pour surveiller la parole de ses disciples déguisés en dissidents.

      • bien vu l’ami, je vais faire très court. fatou le besancenot d’afrique, c’est clair avec une opposition de cet acabit le cac 40 risque pas grand chose.
        Si le vent ne tourne pas , je lui prédit une belle carrière.
        Vu que la france et la belgique ont pris pour coutume l’assassinat politique, pour rappel sankara, lumumba etc, je serai donc mal placé pour la condamner. évidement je souhaite pour l’afrique une issue plus digne que celle des( pantins bobos va t’en guerre qui peuple la france colloniale)etc…

        • nlescan-nlesca, il te faut prendre recours à des « cela lui fera réfléchir » ? C’est faible. Juncker a récemment repris des « raisonnements » de ton style. Tu le qualifie également de « il dit ce qu’il pense », j’éstime.
          L’escroquerie totale, l’empire veut nous faire croire le coup avec la misère quand il fait volontaierement déplacer des peuples entiers.

          T’as pas lu cela?
          Tiens, pour ton éducation culturelle:
          http://www.voltairenet.org/article187943.html

          • Toujours tres faible et confus ce que tu racontes.

            Tu essayes de m’amalgamer a Junker mais comme d’habitude pas la moindre source ni le moindre raisonnement.

            Et tu conclus par un article qui parle de la collaboration entre l’Arabie Saoudite et Israel en pretendan ‘m’eduquer’. D’une part ca n’a aucun rapport avec la choucroute d’autre part je ne t’ai pas attendu pour m’informer sur la geopolitique au moyen orient que ce soit sur les abus de la dictature waabite ou ceux de la theocratie colonialiste et segregationiste israelienne.

            Sinon quand tu t’adresses a moi fais le sous un de mes post.

      • Je pense que tu dis une betise a propos de cette dame, je la voit sincere, elle pense ce qu’elle dit.

        De plus a propos de l’immigration: oui les militant anti-immigration en France sont avant tout des xénophobes puisque ce qu’ils souhaitent c’est qu’on s’en prenne aux immigres en compliquant encore leurs conditions de residence, en leur faisant subir toutes sortes de controles, en les renvoyant par charter, en leur suprimant les prestations sociales (alors meme que la situation des travailleurs etrangers dans notre pays est deja extremement difficile, ils sont literalement harcelés par une administration méprisante, stigmatisante et volontairement ultra procedurière et promte a perdre des pieces de facon répetée qui les oblige a passer des nuits a entieres de facon repetées a attendre dans la rue devant les prefectures pour avoir une chance de voir son cas traité en fin de matinée du lendemain et ce quelque soit l’age et la condition physique de la personne. Si tu n’as pas de proches dans ce type de situation tu n’as pas la moindre idée de ce que c’est).

        Bien sur que la population francaise profite largement du pillage du sous sol des pays du sud, du travail honteusement sous payes que nos entreprises leur font faire. Bien sur qu’une grande partie de la populayion trouve tout cela normal ou au moins estime que c’est un mal necessaire. Bien sur que les francais sont responsables de croire en les aneries que leur racontent leurs medias et de voter pour laquais des ploutocrates.

        L’immigration fait partie de la predation des pays riches sur les pays pauvres. Grace aux immigres, par exemple il y a moins de francais au chomage par exemple (quoi? hein? comment?). Et oui. Le chomage est du au manque d’irrigation de l’economie en signes monetaires afin d’eviter l’inflation. Le nairu en France est vers les 10%. Si tu enleves les immigres, qui sont proportionellement plus touche par le chomage que les francais, les ploutocrates mettront plus de francais au chomage pour les emplacer et rester dans les clous du nairu afin de juguler l’inflation.

        Sans compter que les immigres ont systematiquement les boulots les plus pourris que les francais tres souvent ne veulent tout simplement plus faire.

        En fait ce qu’il faut comprendre c’est que les immigres ne sont pas si contents d’etre la, ils viennent parcequ’ils n’ont pas le choix. Ils prefereraient nettement pour leur grande majorité avoir une existence digne chez eux plutot que de vider les poubelles ici. Pour cela encore faudrait-il que le pillage et la manipulation politique de leurs pays par le notre cesse.

        En realité l’immigration de masse ne decoule absolument pas de la libre circulation consentie et heureuse des individus. Tu l’as dit c’est organisé. Les force vives des pays du sud suivent le meme chemin que leur sous sol. Ca fait partie de la predation dont nous sommes les beneficiaires et donc les complices, passifs ou actifs.

        Bizarement je n’entends jamais les militants anti immigration gueuler contre le nairu, la creation monetaire par le credit ou la predation des sous sols des pays pauvres qui sont les causes reelles de l’immigration. Ce qu’ils veulent c’est encore plus piétiner les miserables qui leur servent dejas de paillasson ce qui n’endiguera en rien le phenomene contre lequel ilsnpretendent se battre: la condition de ces gens est deja ignoble, ils le savent, ils viennent quand meme, ils n’arreteront pas du moment qu’ils ne pourront pas vivre correctement chez eux.

        Dans un monde equitable il n’est nul besoin de limiter la libre circulationdes individus. Les gens sont majoritairement sédentaires et grégaires.

        • on peut ne pas être d’accord. Mais dans ce cas, la bêtise je te la renvoie, Continue à rêver.

          • C’est très très court et vide d’arguments. Je ne suis pas un rêveur, je suis même très terre à terre. Je comprends bien que ce que je dis touche à la mythologie à laquelle tu sembles adhérer… Tu devrais vérifier les faits que j’avance ; tu verras, tout est vrai.

          • quelqu'un

            terre à terre ou non. En tout cas spécialiste en retournement de faux arguments.

            La combinaison de la trahison de la subversion (pro-peuple) et du rapprochement avec les élites mène au rejet populaire. Voilà le projet actuel des élites.

          • Les diverses techniques d’enfumage utilisées par les ploutocrates sont une réalité, évidement, ça n’a rien de nouveau…et ça m’a l’air plus diffus que ce que tu sembles dire…

            En fait ils laissent évidement leurs médias dire quelques vérités, y compris dérangeantes pour eux, de temps en temps, ils ont besoin de de crédibilité.

            Mais c’est sans danger pour eux parce que tout est dans la proportion, une dose homéopathique de ré information noyée dans un traitement dose de cheval quotidien de propagande ne peut pas grand chose.

            Pour ce qui est du prétendu retournement de faux arguments, c’est encore une déclaration sans le moindre argument donc nulle (dans le sens de sans portée). Je ne demande qu’à être convaincu… J’attends les arguments objectifs.

          • quelqu'un

            alors pour commencer: l’argumentation doit se passer toujours sans insultes.
            « Bêtise » est une insulte. « je suis terre à terre » est un auto-observation, non un argument. « nul » est une insulte pour commencer.

            Pour citer Etienne: « Ici, nous essayons de reprendre notre vie en main, en cherchant à comprendre plutôt LA CAUSE de nos problèmes que leurs conséquences. »

            Au lieu de m’insulter du ferait mieux de suivre le propos d’Etienne. D’ailleurs, c’est toi, qui écrit ici tantôt sous « nescla » tantôt sous « neslan »? Si oui, pour quelle raison?

          • Toujours pas d’argument à ce que je vois.

            Non « tu dis une bêtise » n’est pas une insulte, c’est mon avis. Je n’ai pas dis tu es bête, j’ai dit que tu as dit un bêtise… J’aurais pu dire « tu te trompes » c’est vrai, je suis loin d’être parfait, un peu trop direct probablement …et « nul » n’est nullement une insulte, ça signifie égal à 0 (en plus j’ai bien précisé)…

            Ce serait bien si tu te détendais un peu et si t’étais un tout petit peu moins à cheval sur l’étiquette, ça autoriserait le débat. Crois-moi bien que si je me mets à t’insulter, ce sera beaucoup plus clair.

            Enfin bon, en tout cas si j’ai été vilain et que j’ai heurté ta sensibilité, tu m’en vois désolé et je te demande de ne plus m’en tenir rigueur.

            Pour le pseudo il n’y a pas de raison particulière, c’est mon doigt qui ripe… Non ce n’est pas un indice qui indique que je bosse pour la CIA.

            Sinon sur ce dont on parlait… des arguments ?

          • quelqu'un

            tu montres bien qui tu es -- aucun intérêt ouvert et public, volontaierement jouant avec ce ridicule nlescan -- nlesca, il est évident que c’est toi, en manque d’arguments valables, car défendant la pensée unique, tu te mets à l’essai bien connu de discrediter le critiquant. Rien de neuf. Banal. Merci Etienne de bien regarder qui se faufile sur ton site.

          • Mais de quelle pensée unique tu parles? C’est complètement dingue, la répression anti immigré est le truc numéro un de toutes les télés, démagogues, journaux.

            En plus tu n’a pas été capable de présenter le moindre contre argument a ce que j’ai dit sur le fond.

            En fait des que quelqu’un ne pense pas comme toi il est censé adhérer a la « pensée unique »? C’est ridicule.

            Et arrêtes d’invoquer Etienne a tout tes posts, ça fait des plombes que je traîne dans le coin, Chouard a mon mail, mon identité, et si il veut me faire une remarque il ne se gênera pas pour le faire.

            Je vais te laisser car je vois bien qu’il est inutile de te parler, tu fais partie de ces gens incapables d’avoir un débat sur le fond et qui des qu’ils sont contredit avec des arguments accusent l’autre de tout et n’importe quoi parce qu’ils n’ont pas le moindre argument

        • salut nlesca, je confirme mon propos. Je souhaite me tromper, mais tout laisse a penser que cette n’est pas a même de nommer un escroc: voleur, et un tueur: assassins. Elle tiendra un discours + ou- complaisant soyez-en sûrs ; je ne lui jette pas la pierre évidement.

          • Salut Fred, tu sais je ne connais pas tres bien cette dame, mais de ce que j’ai vu elle ne m’a pas l’air malhonnete. Je ne dis pas non plus que c’est le messie…Je reagissait surtout a ce que disait ‘quelqu’un’ et a ces propos sur l’immigration et sur la non culpabilité des francais (rntre autres) a propos de ce qu’il se passe dans les pays du sud.

            D’ailleurs c’est assez amusant de le voir poster du Correa… Il devrait se renseigner a propos de ce que dit Correa sur l’immigration… ca pourrait le faire reflechir.

          • quelqu'un

            oui, « il  » a mis « du Correa » et Etienne l’a coloré de rouge, nlescan-nlesca. Troll, va.

          • Et Etienne a bien fait.

            C’était toi qui te plaignait de prétendus insultes? … Tu est très agressif pour rien, tu ne souffres aucune remarque ou questionnement. Je ne comprends pas ton comportement, je le trouve puéril. Tant pis, il n’y a pas moyen de parler avec toi.

  90. claude saint-jarre

    Ouais… facile en effet pour quelqu’un de malveillant de faire passer n’importe quoi… quoiqu’il soit heureux que quelques vigilants sont à la vigie!

  91. Sauf a être aveugle leur but est on ne peut plus clair, surveiller tout le monde et surtout nous car ils savent bien que leur création d’un monde ou 1% de la population exploite le reste comme des esclaves est intenable avec une liberté d’expression, de manifestation et que cela ne peut fonctionner qu’en dictature il faut donc identifier et surtout éliminer toute résistance d’où cette loi soi-disant anti terroriste. Va falloir qu’on s’organise pour résister

  92. bonne continuation avec le nouveau plan mondialiste:
    c’est le daily star, qui révèle hier la formation de Daesh par des militaires GB, USA et F. Le Daily star! Papier chiotte impérialiste tout comme Marianne, Paris Match ou Bild ! Et ce seraient eux, pour expliquer aux gens dans quelle misère leurs élus les ont mis? Bien sûr que non! Le but est clair encore: démystifier les gens comme Etienne, Friot, Soral, leur enlever ce qui les diffèrent des autres, c’est-à-dire: dire la vérité, courage et savoir. Avant qu’ils aient une popularité capable à renverser le système, il faut applatir leur discours, il faut dissoudre les vérités dans un mélange fade avec quelques petites vérités bien choisies et évidentes, pour apaiser les « petites-gens » et les remettre dans l’inactivité et le stade de l’enfant qui ne se mêle pas dans les affaires des adultes.

  93. 2015 : une série de 25 raz-de-marée va venir s’abattre sur la Grèce.

    Ces raz-de-marée, ce sont les échéances de remboursement.

    L’un après l’autre, ces 25 raz-de-marée vont percuter la Grèce.

    Dette publique de la Grèce : 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

    Echéancier de remboursement : pour cette année, dans le menu déroulant, cliquez sur « 2015 » :

    http://graphics.wsj.com/greece-debt-timeline/

    30 juin : la Grèce doit rembourser 1,539 milliard d’euros au FMI.

    10 juillet : la Grèce doit rembourser 2 milliards d’euros de bons du Trésor.

    13 juillet : 450,475 millions d’euros au FMI.

    17 juillet : 1 milliard d’euros de bons du Trésor.

    20 juillet : 2,095 milliards d’euros à la BCE.

    20 juillet : 1,360 milliards d’euros aux banques centrales nationales.

    20 juillet : 25 millions d’euros à la Banque Européenne d’Investissement.

    7 août : 1 milliard d’euros de bons du Trésor.

    14 août : 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.

    20 août : 3,020 milliards d’euros à la BCE.

    20 août : 168 millions d’euros aux banques centrales nationales.

    4 septembre : 300,317 millions d’euros au FMI.

    4 septembre : 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.

    11 septembre : 1,6 milliard d’euros de bons du Trésor.

    14 septembre : 337,856 millions d’euros au FMI.

    16 septembre : 563,094 millions d’euros au FMI.

    18 septembre : 1,6 milliard d’euros de bons du Trésor.

    21 septembre : 337,856 millions d’euros au FMI.

    9 octobre : 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.

    13 octobre : 450,475 millions d’euros au FMI.

    6 novembre : 1,4 milliard d’euros de bons du Trésor.

    7 décembre : 300,317 millions d’euros au FMI.

    11 décembre : 2 milliards d’euros de bons du Trésor.

    16 décembre : 563,094 millions d’euros au FMI.

    21 décembre : 337,856 millions d’euros au FMI.

    Question :

    Avec quel argent la Grèce va-t-elle rembourser ces 25 échéances ?

  94. A titre informatif et puisque conscience que tout le monde n’est pas hispanophone je vais faire ici un petit résumé sur ce que dit et fait Correa à propos d’immigration:

    Propos datant de 2007 (source: http://hispaclases.com/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=183)

    « Pour nous l’immigration est une tragédie nationale, c’est le plus fidèle reflet de l’échec des politiques économiques et sociales que le pays a appliqué au cours des 20 dernières années, et ce que nous cherchons c’est à construire une patrie d’où plus personne n’aura a sortir et où pourront revenir ceux qui un jour sont partis. Dans tous les cas, en attendant, nous luterons aux cotés de nos frères immigrés pour qu’on les traite bien, pour que l’on respecte leurs droits humains, leurs droits du travail, pour leur régularisation, pour le regroupement familial. En la matière, selon la philosophie du gouvernement équatorien, le gouvernement de la révolution citoyenne, il n’existe pas, ne peuvent exister des choses comme « des êtres humain illégaux ». Et oui nous dénonçons avec beaucoup de force dans le monde l’hypocrisie, la double morale, l’inconsistance d’une pseudo globalisation qui chaque foi veut plus libéraliser les marchés de marchandises, faire que le capital se déplace à moindre cout, le plus rapidement possible à n’importe quel coin de la planète pour obtenir un maximum de rentabilité, mais qui chaque foi met des pénalisations majeures pour les être humains qui veulent trouver un travail digne à n’importe quel coin du monde. ceci est une absurdité, c’est insoutenable du point de vue éthique. »

    C’est là un propos qui concerne l’immigration des citoyens équatoriens vers l’extérieur du pays (principalement l’Europe et en particulier l’Espagne).

    Qu’en est il de la politique vis à vis de l’immigration qui entre en équateur?

    Je vais tenter un très bref résumé de ce que nous apprends Rocío Nasimba Loachamín dans son programme pour le master en droits humains et démocratie en Amérique latine de l’université andine Simon Bolivar (source: http://repositorio.uasb.edu.ec/bitstream/10644/1125/1/T826-MDH-Nasimba-La%20pol%C3%ADtica%20de%20inmigraci%C3%B3n.pdf)

    Pour faire très court pour le gouvernement équatorien « il n’existe pas d’êtres humains illégaux » et ses priorités en matière d’immigration sont la non criminalisation des immigrés, le respect des droits de l’homme et l’intégration, son souhait exprimé est de rendre la dignité au processus migratoire.

    Concrètement le gouvernement équatorien a régularisé un grand nombre d’immigrés économiques péruviens et de réfugiés colombiens victimes de la violence des narcotrafiquants.

    La seule restriction notable et assumée que le gouvernement Équatorien entend faire respecter concerne des questions de sécurité. En effet l’Equateur ne souhaite pas être une terre d’accueil pour les criminels et narcotrafiquants en particulier colombiens. dans ce cadre le gouvernement examine le passé judiciaire des immigrés, en particulier colombiens et se réserve le droit de refuser l’accès aux criminels.

    Alors? Pensée unique néo libérale?

    • Le problème, ce n’est pas l’immigration :
      Le problème, c’est l’émigration ! ->

      Le problème, c’est que des gens soient obligés de fuir leur pays natal, de fuir loin des êtres qu’ils aiment et des paysages qui les ont vu naître.

      Obligés de fuir des contrées pillées ou déstabilisisées, de fuir vers ces contrées qui les pillent ou les déstabilisent.

      Le problème n’est pas l’immigration :
      Le problème , c’est l’injustice transnationale, la loi du plus fort.

      • On est bien d’accord.

      • Se pose donc la question :

        Un pays tel que la France continuerait il à piller si ce pays vivait en démocratie réelle ?

        Autrement dit : Le cerveau collectif serait il aussi abject que le cerveau oligarchique ?

        Je pense que non, car le collectif, dans le simple souci de se protéger n’accepterait pas le pouvoir de la finance, ni tout ce qui va avec, aliène, et biaise & bride le libre arbitre des décideurs actuels.

        In fine, les flux migratoires sont ils la conséquence du système représentatif comme unique organe de décision dans les pays dominants ?

        • Une fois de plus on est d’accord. L’immigration est un consequence du colinialisme/neo colonialisme perpetré successivement par la monarchie et la ploutocratie (« representative »). Tout à fait. Et comme le dit Correa c’est une tragédie qui touche en premier lieu les immigrés eux meme et leurs pays d’origine privés de leurs forces vives.

  95. Dette publique de la Grèce : 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

    Regardons l’année 2015 (sans même regarder les années suivantes).

    Entre aujourd’hui et le 21 décembre 2015, la Grèce a 25 échéances à rembourser.

    Jusqu’au 21 décembre 2015, la Grèce doit rembourser 26,648 milliards d’euros.

    http://graphics.wsj.com/greece-debt-timeline/

    Or en ce moment, toute la planète vit dans l’angoisse :

    la troïka va-t-elle accepter de prêter 7,2 milliards d’euros supplémentaires à la Grèce ?

    Mais qu’est-ce que ça changera ?

    La Grèce a encore 26,648 milliards d’euros à rembourser, rien que pour l’année 2015 !

    Je dis bien : 26,648 milliards d’euros !

    Alors qu’est-ce que ça changera, ce prêt de 7,2 milliards d’euros de la troïka ?

    Rien.

    Même si la troïka finit par accepter de prêter ces 7,2 milliards d’euros, il faudra que la troïka prête encore à la Grèce 19,448 milliards d’euros supplémentaires avant le 21 décembre 2015 !

    Et je ne parle que de l’année 2015 !

    En plus, ces nouveaux prêts rajouteront des milliards d’euros supplémentaires de dette publique sur les épaules de la Grèce !

    Plus la troïka « aide » la Grèce, plus la Grèce est en faillite.

  96. Mercredi 24 juin 2015, vers 14 heures 09 :

    ALERTE -- La Grèce a rejeté une contre-proposition des créanciers.

    http://www.romandie.com/news/ALERTE--La-Grece-a-rejete-une-contreproposition-des-creanciers/605601.rom

  97. Mercredi 24 juin 2015, vers 14 heures 33 :

    La Grèce rejette une contre-proposition des créanciers, Berlin pessimiste.

    Le gouvernement grec a rejeté mercredi une contre-proposition soumise par les créanciers à Athènes, comprenant surtout des souhaits du FMI, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale grecque.

    « Cette contre-proposition » qui insiste, selon Athènes, sur la hausse des recettes de la TVA et sur des coupes plus importantes dans les dépenses publiques, intervient deux heures après que le Premier ministre grec Alexis Tsipras eut déploré que le FMI n’accepte pas « les mesures compensatoires » proposées par Athènes lundi, lors d’une réunion des dirigeants des pays de la zone euro à Bruxelles, jugées alors positives par les créanciers.

    A Berlin le pessimisme s’accentue avec la déclaration du porte-parole du ministre allemand des Finances affirmant qu’il « reste un long chemin » avant la conclusion d’un accord.

    « Il ne peut y avoir une solution, que si elle est approuvée par les trois institutions », à savoir l’Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), a déclaré ce porte-parole Martin Jäger.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-rejette-une-contre-proposition-des-creanciers-berlin-pessimiste-75bc7f5f35fbd9538f4ae760ec084d20

  98. Mercredi 24 juin 2015, vers 20 heures 10 :

    La délégation grecque « pas d’accord » avec les nouvelles propositions.

    La délégation grecque « ne peut pas être d’accord » avec les dernières propositions des créanciers, a indiqué mercredi soir une source gouvernementale à Athènes, tout en ajoutant que « les négociations continuaient à tous les niveaux ».

    Cette source est revenue sur les sources de désaccord : « la délégation grecque est venue discuter (à Bruxelles, ndlr) sur la base des propositions de lundi, les institutions de leur côté ont soumis une nouvelle proposition qui charge les employés et les retraités de manière injuste, tout en proposant des mesures qui épargnent les plus riches ».

    « La délégation grecque ne peut pas être d’accord avec cette proposition ; les négociations continuent à tous les niveaux », assure-t-elle.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-delegation-grecque-pas-d-accord-avec-les-nouvelles-propositions-167fcdcc125bc73f7e3631bea2e54b6f

  99. « Le FMI se fout de nous… En voici la preuve ! »
    (Le Contrarien matin)

    http://www.lecontrarien.com/le-fmi-se-fout-de-nousen-voici-la-preuve-24-06-2015-edito

  100. http://news360x.fr/potager-francais-bientot-loi/

    Le potager des Français bientôt hors la loi
    By Mickael -- Fondateur de News360x, 29 avril 2014

    « C’est une véritable chasse à l’homme, ou plutôt une guerre aux semences anciennes qui semble avoir été déclarée. La récente confirmation, par la Cour Européenne de Justice, de l’enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel du « Codex Alimentarius », ne suffit pas aux apparatchiks de l’Union Européenne.

    Une nouvelle loi, proposée par la Commission Européenne, dont les membres n’ont jamais été élus, rappelons-le, vise maintenant à rendre illégal le fait de « cultiver, reproduire ou faire commerce » de toute semence de légumes n’ayant pas été « testées, approuvées et acceptées » par la nouvelle nomenklatura européenne, dont l’organisme chargé de tout régenter dans vos assiettes, a pris pour nom l’« Agence pour l’UE sur la diversité des plantes ».

    L’objectif de ce projet de « loi sur les matériaux de reproduction des plantes » vise à rendre virtuellement responsable le gouvernement de toutes les plantes et semences. Les jardiniers amateurs, les producteurs bios et les petits maraîchers, qui cultivent leurs propres plantes à partir de semences non-répertoriées, seraient considérés comme des délinquants voire des criminels, en vertu de cette même loi.

    Virtuellement toutes les plantes, légumes, graines et jardiniers seront finalement enregistrés par le gouvernement qui procèdera ainsi à un énième fichage mais après que les producteurs aient payé une redevance à la bureaucratie de l’Union Européenne, pour l’enregistrement de leurs semences. Censée ne viser au début que les jardiniers professionnels, elle constitue un précédent juridique qui pourrait aisément être étendu aux jardiniers amateurs et exiger qu’ils respectent ces mêmes règlements au nom du principe variable de précaution.

    Un principe qui ne protège au final que les intérêts de groupes industriels comme Monsanto, DuPont et autres corporations de semenciers qui ont depuis longtemps admis que leur but est de dominer complètement toutes les semences et cultures de la planète.

    La bureaucratie de l’UE a réussi, au nom de la sécurité alimentaire, le tour de force de criminaliser ses citoyens, tout en libéralisant les circuits traditionnels de productions au profit de groupes industriels et de créer de nouveaux fonctionnaires chargés de chapeauter l’ensemble.

    C’est l’objectif ultime de tous les totalitarismes que de criminaliser l’autonomie et de rendre la population complètement dépendante des monopoles pour sa survie.

    Ce qui est vrai aux USA le sera prochainement dans l’UE, grâce à ce fameux traité transatlantique de libre-échange prévu pour 2014.

    Plus que jamais le mot de résistance retrouve tout son sens car il n’est pas un aspect de la vie privée qui ne soit aujourd’hui concerné par cette post-démocratie occidentale. « Cultivons, notre jardin » disait le Candide de Voltaire se désintéressant ainsi des affaires du monde. Or, la liberté se mérite. Elle ne s’incarne pas dans une statue ou par un décret mais dans les actes de tous les jours. Encore faut-il la mériter et consentir à certains sacrifices.

    Le premier étant de sortir de cette léthargie mortifère et d’accepter de retrousser ses manches. Pourquoi pas en commençant son propre potager à base de semences anciennes ? »

  101. L’euro, ou la haine de la démocratie
    Lundi 29 juin 2015, par Frédéric Lordon :
    http://blog.mondediplo.net/2015-06-29-L-euro-ou-la-haine-de-la-democratie

  102. [Décryptage] La propagande européiste de Jean Quatremer en temps de crise

    http://www.les-crises.fr/la-propagande-europeiste-de-jean-quatremer-en-temps-de-crise/

  103. Fureur à l’Elysée…
    par Serge Halimi, juillet 2015

    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/HALIMI/53203

    Dans le quatrième acte de la pièce de Molière, Dom Juan reçoit un créancier impatient, M. Dimanche. Il a résolu d’user de grandes proclamations d’amitié afin de renvoyer le marchand satisfait dans ses pénates, mais sans lui avoir payé un sou. « Il me fait tant de civilités et tant de compliments, explique plus tard M. Dimanche, que je ne saurais jamais lui demander de l’argent. » Le 24 juin dernier, M. Barack Obama a sans doute recouru à quelques civilités de son cru lorsqu’il a, une nouvelle fois, promis au président François Hollande qu’il n’espionnerait plus les conversations téléphoniques de son « partenaire indispensable ».

    Est-ce parce qu’il redoutait des poursuites judiciaires françaises, une amende de quelques milliards d’euros (comme celle que la BNP Paribas a réglée au Trésor américain), l’arrêt des négociations de libre-échange avec l’Europe, la mise en cause de l’Alliance atlantique ? Assurément pas. Pour un président des Etats-Unis, rien n’est en effet plus malléable et moins redoutable qu’un socialiste français. D’ailleurs, peu après la révélation de l’espionnage par les services de renseignement américains de trois chefs d’Etat français successifs, M. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a réagi avec une placidité admirable : « Il faut qu’on garde la mesure de tout cela, il faut qu’on cadre les choses. On n’est pas là pour déclencher des ruptures diplomatiques ; il y a trop de liens. » Puis il s’envola pour Washington afin d’y discuter du grand marché transatlantique. Ses interlocuteurs avaient sans doute déjà une petite idée de l’exposé qu’il ferait…

    Une dizaine d’années plus tôt, ainsi que l’ont révélé d’autres documents de WikiLeaks, plusieurs dirigeants du Parti socialiste (PS) avaient défilé à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Devant l’émissaire de M. George W. Bush, ils s’étaient alors plaints de l’opposition trop brutale du président Jacques Chirac à la guerre d’Irak. Le 29 mai 2006, M. Pierre Moscovici, chargé à l’époque des relations internationales du PS, promit qu’un gouvernement socialiste se montrerait plus proaméricain que celui de M. Dominique de Villepin. Quelques jours plus tard, le 8 juin, M. Hollande, alors premier secrétaire du PS, regrettait devant l’ambassadrice des Etats-Unis que M. Chirac ait fait de l’« obstruction gratuite » face au président américain.

    Mais l’atlantisme des socialistes français peut invoquer un précédent encore plus éclatant. Le 24 juin 1981, François Mitterrand expliqua à M. George H. Bush, alors vice-président des Etats-Unis, pourquoi il venait de nommer quatre ministres communistes. « Les communistes ont accepté de s’humilier en échange de quatre postes gouvernementaux. (…) Je peux parfaitement les renvoyer s’ils ne font pas l’affaire. (…) Ils seront de force associés à ma politique économique et seront donc dans l’impossibilité de susciter des remous sur le plan social. » Le journaliste Philip Short, qui a consulté les comptes rendus officiels de cette rencontre, estime que celui qui était alors le bras droit de Ronald Reagan repartit adouci par une telle plaidoirie. « Grâce à vos explications, déclara-t-il à Mitterrand, nous y voyons beaucoup plus clair (1). »

    Le président Reagan fut à son tour tout à fait rassuré quand, moins de deux ans plus tard, Paris expulsa d’un seul coup quarante-sept diplomates soviétiques. Ils étaient soupçonnés d’espionner la France. « Les Russes doivent comprendre qu’ils n’ont pas affaire à un ventre mou. Dès qu’ils l’auront compris, cela marchera mieux », avait alors conclu le chef de l’Etat français.

    Serge Halimi

    Source : http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/HALIMI/53203 » target= »_blank »>Le Monde diplomatique

  104. Fort et clair.
    Merci Coralie.

    Pourquoi l’euro est l’instrument de la domination allemande

    Source : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/17/31002-20150717ARTFIG00121-pour-que-l-allemagne-sorte-de-l-euro.php

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    Réunion de joyeux drilles

    Réunion de joyeux drilles

    FIGAROVOX/TRIBUNE-Après l’accord conclu entre la Grèce et ses créanciers, l’influence allemande sur le continent européen est apparue au grand jour. Coralie Delaume considère qu’elle repose avant tout sur la monnaie unique.


    Coralie Delaume est journaliste. Elle a notamment publié «Europe. Les Etats désunis» (Michalon, 2014). Découvrez ses chroniques sur son blog.


    Il n’est pas utile de revenir sur le détail de l’accord effroyable conclu entre le Grèce et ses créanciers le week-end dernier. Tout en a été dit ou presque. Il vient d’être voté à l’unisson par les différents parlements nationaux, alors même que tout le monde, d’Alexis Tsipras à Wolfgang Schäuble en passant par le FMI et des économistes du monde entier, s’accorde à dire qu’il n’est pas viable. C’est d’ailleurs bien normal puisqu’il ne s’agit pas d’un véritable accord pour secourir la Grèce. Il s’agit au contraire de la mise en coupe réglée d’un pays vaincu, auquel on souhaite ne laisser aucune chance de rétablissement. Paradoxal, en plein cœur de «l’Europe-c’est-la-Paix». Mais le ministre slovaque des finances Peter Kažimír a imprudemment vendu la mèche sur Twitteren avouant -- avant d’effacer son tweet -- que si l’accord obtenu était particulièrement dur pour Athènes, c’était parce qu’il venait sanctionner le «Printemps grec». Pas d’accord donc, mais un châtiment. Une expédition punitive conduite par des idéologues violents. Par des «terroristes» avait lancé Yanis Varoufakis. Cela avait provoqué un tollé. On sait désormais qu’il exagérait à peine.

    Il peut être utile, en revanche, de revenir sur les enseignements que cet «accord» a livrés. Il est désormais clair, par exemple, que le projet d’Alexis Tsipras consistant à combiner la réhabilitation de la démocratie en Grèce, la fin de l’austérité et le maintien dans l’euro relevait de la quadrature du cercle. En refusant d’envisager le Grexit, le premier ministre hellène se condamnait mécaniquement à renoncer à ses deux autres ambitions.

    Il se condamnait d’abord à échouer dans son projet de vivifier la démocratie grecque. On l’a d’ailleurs vu: le résultat du référendum du 5 juillet, quoique triomphal, n’aura pas changé grand chose. Rien ne peut suffire, en réalité, à «réorienter l’Europe» vers une meilleure prise en compte de la volonté des peuples. Cela tient à la nature même de l’UE. En tant que projet postnational celle-ci vise, par définition, à impuissanter les nations qui la composent. Or en finir avec la nation, ce n’est pas, contrairement à ce que nous rabâchent les héritiers de Jean Monnet restés intellectuellement bloqués au milieu des années 1950, en finir avec «le nationalisme». Au contraire même. Nul n’est besoin d’être grand clerc pour s’apercevoir que l’Allemagne, la Finlande ou les Baltes sont en proie, depuis quelques semaines, à une crise de nationalisme aiguë, laquelle a atteint une acmé le week-end dernier, avec un règlement de compte sans pitié à l’endroit de la Grèce. En revanche, torpiller les nations c’est torpiller corrélativement la démocratie, puisque la première est le réceptacle de la seconde, le cadre dans lequel elle s’exerce. Il n’y a pas et il n’y aura jamais de reconquête démocratique tant que l’on persistera dans la voie supranationale. En revanche, il y aura du nationalisme. Beaucoup.

    Ensuite et comme c’était prévisible, la Grèce a échoué à façonner un «bon euro», un euro anti-austéritaire. Cela non plus, personne n’y parviendra. Car la monnaie unique est une monnaie faite pour les épargnants. Par construction, elle ne peut servir que la rente au détriment du travail. La priorité assignée par les traités à la Banque centrale européenne -- assurer la stabilité monétaire, contenir l’inflation -- en témoigne. La passion pour l’inflation faible est loin, en effet, d’être désintéressée. Car l’inflation est un mécanisme redistributif puissant: il ronge la dette (dans laquelle sont investies les économies des riches), dévalue la valeur de l’épargne, et tend à faire grimper les salaires en même temps que les prix. Il est d’ailleurs assez étonnant qu’une formation de «gauche radicale» comme Syriza n’ait pas vu d’emblée l’inadéquation insurmontable entre l’appartenance à l’euro et la mise en œuvre d’un programme visant à promouvoir la justice sociale. Dès lors que l’existence de l’euro ôte toute possibilité de conduire une politique monétaire propre, dès lors qu’elle prive les pays de leur autonomie budgétaire, il ne reste à ces derniers qu’un seul et unique instrument de politique économique: le coût du travail. Quand on n’a plus la monnaie, quand on n’a plus le budget, la seule liberté dont on dispose est celle de baisser les salaires. Sans fin.

    Enfin, les récents événements ont mis à jour de manière crue l’emprise hégémonique que l’Allemagne a acquise sur l’édifice européen. L’observation de la répartition des pouvoirs au sein des institutions communautaires l’indiquait déjà. Le basculement, orchestré par la République fédérale, du centre de gravité de l’Union vers le Nord et l’Est, est spectaculaire. L’Allemagne elle-même domine un certain nombre d’organismes. Par exemple, elle dispose de la présidence de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de la direction générale du Mécanisme européen de stabilité (MES). Elle domine surtout le Parlement européen: son Président, son directeur de cabinet et le secrétaire général sont allemands. Or Martin Schultz, ses récentes saillies anti-grecques l’ont montré, défend bien plus les intérêts de son pays que ceux de l’institution qu’il dirige ou les principes de la social-démocratie à laquelle il appartient.

    Concernant les autres institutions de l’Union, elles sont presque toutes dirigées par des représentants de la zone d’influence immédiate de l’Allemagne: le Polonais germanophone Donald Tusk est à la présidence du Conseil, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été imposé par Angela Merkel à celle de la Commission. L’Eurogroupe, lui, est présidé par le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem. Ce dernier vient d’être reconduit dans ses fonctions pour le remercier d’avoir dûment tourmenté la Grèce pendant des semaines, et bien défendu les vues germaniques. Dijsselbloem a été préféré à un candidat espagnol, tant il est vrai que les eurocrates du Nord-Est se méfient de leurs homologues latins. La preuve: lorsque la France a réussi, non sans peine, à imposer Pierre Moscovici, si docile soit-il, au poste de Commissaire à l’économie, on tint à le flanquer de deuxchaperons respectivement originaires d’Europe de l’Est (Vladis Dombrovskis, Lettonie) ou du Nord (Jyrki Katainen, Finlande). Finalement, il n’y a guère que la BCE qui soit dirigée par un Italien. Mais l’action de Mario Draghi au cours de deux dernières semaines, qui a essentiellement consisté à mettre volontairement en faillite le système bancaire hellène en figeant le plafond des liquidités d’urgence dédiées à leur refinancement, témoigne que «super Mario» mérite le casque à pointe que lui avait décerné le tabloïd allemand Bild Zeitung il y a quelques années.

    Un euro austéritaire, donc, et une Allemagne surpuissante: telles sont donc les données de l’équation. Il ne manque qu’à faire le lien entre les deux et à montrer combien la monnaie unique a aidé l’Allemagne à asseoir son hégémonie sur l’Union.

    Deux événements, tous deux survenus au début des années 1990, ont donné à ce pays le poids disproportionné qui est désormais le sien en Europe. Le premier fut la réunification, processus coûteux qui eut d’ailleurs la particularité d’être en partie payé par les voisins européens de l’Allemagne. Cette réunification eut pour effet de placer le pays au centre du continent et de lui redonner accès à ce que l’on appelle son hinterland, pour le plus grand bénéfice de sa compétitivité, de son industrie exportatrice et de sa balance commerciale.

    Le second événement intervint à l’instigation de la France pour tenter d’atténuer les conséquences du premier mais… il eut précisément l’effet inverse. Ce fut la mise place de l’euro, avec laquelle on croyait confisquer le Mark à l’Allemagne réunifiée, et l’enfermer dans une monnaie qu’elle ne pourrait contrôler. Hélas, en lieu et place ducontainment espéré, on fournit à notre grand voisin une arme qu’il utilise désormais pour dompter tous les autres.

    En effet, on échoua platement à confisquer le Deutschemark. Au contraire et dès le début, l’euro fut une monnaie allemande. Un Mark rebaptisé en somme. C’était la condition pour que la République fédérale acceptât d’y participer. Encore fallait-il que l’euro fût, ainsi qu’on vient de le dire, une monnaie forte et stable, une monnaie de vieux épargnants soucieux de préserver leur capital-retraite. En réalité, les principes fondateurs de l’euro sont précisément ceux qui permettent la meilleure prise en compte du grand problème allemand: le problème démographique. On n’imagine pas à quel point les choix économiques de ce pays -- qu’il impose à tous ceux qui partagent la même devise -- sont déterminés par les contraintes nées de la dépopulation. L’obsession pour le désendettement? C’est pour s’assurer que l’épargne investie dans les dettes publiques ne soit jamais amputée par un défaut. L’obsession pour la rigueur budgétaire? C’est pour garantir que la dette demeure soutenable même si la population active décroît. L’utilisation par l’Allemagne de l’euro pour engranger des excédents commerciaux gigantesques au détriment de ses partenaires? C’est de la thésaurisation pour payer les retraites allemandes de demain. Et tout à l’avenant.

    C’est là que le bât blesse. Une conception si profondément orthodoxe de la politique monétaire ne peut évidemment convenir à tous les pays. Faute de transferts budgétaires massifs d’un pays à l’autre, la divergence des économies est appelé à croître. Ainsi, si l’on demeure en régime de monnaie unique, l’Allemagne sera-t-elle toujours plus excédentaire, et la Grèce toujours plus déficitaire.

    Or de transferts massifs, il semble désormais clair qu’il n’y aura pas. En tout cas pas de bonne grâce. C’est d’ailleurs pour repousser cette perspective le plus longtemps possible qu’Angela Merkel continue, à coup d’accord inapplicables, à accepter de renflouer une Grèce dont tout le monde sait -- et dont la FMI vient de redire -- qu’elle est insolvable. Faire croire que la Grèce finira par payer sa dette, c’est continuer, pour l’Allemagne, à se faire croire à elle-même qu’elle ne déboursera rien. Comme l’explique le journaliste Romaric Godin, les dirigeants allemands ne cessent de répéter à leurs contribuables depuis le début de la crise grecque que le «sauvetage» de ce pays leur sera indolore, que la Grèce remboursera, qu’il n’y aura jamais «d’union de transferts». Sauf que cela ne peut fonctionner, et que le mensonge est sur le point d’être révélé. Si l’on torture financièrement la Grèce comme on est en train de le faire, c’est pour maintenir l’illusion quelques semaines encore, peut-être quelques mois. Guère plus.

    Voici donc le nœud du problème: même en mettant toute l’Europe, de gré ou de force, au diapason austéritaire et ordolibéral, même en faisant de la monnaie unique un outil d’oppression, même en tâchant de bâtir autour d’elle une «eurozone disciplinaire», l’Allemagne ne pourra plus ménager très longtemps la chèvre et le chou. Elle ne pourra plus conserver longtemps le privilège d’un euro taillé pour elle tout en refusant d’en assumer les inconvénients, c’est à dire de payer pour les autres. L’hyper nervosité constatée outre-Rhin ces dernières semaines, l’agressivité inouïe de certains dirigeants tout comme celle de la presse, semblent indiquer que les Allemands sont en train d’en prendre conscience. Pour l’instant et contrairement à une légende bien ancrée, son appartenance à l’euro presque rien coûté à Berlin. Mais aujourd’hui, le FMI demande un moratoire de 30 ans sur le remboursement de la dette grecque. La BCE pour sa part, même si elle a accepté de se muer, ces quinze derniers jours, en exécuteur des basses œuvre d’un Eurogroupe en proie à la fièvre, concède aujourd’hui la nécessité «indiscutable» d’unallègement de la dette. Dans un futur très proche, il est donc quasiment certain que, selon une expression bien connue et pour la première fois depuis l’avènement de la monnaie unique, «l’Allemagne paiera». La France aussi d’ailleurs, et plusieurs autres pays à leur suite. Mais en aucun cas nous ne paierons pour les Grecs. En réalité, nous paierons pour l’euro.

    En tout état de cause, il ne sert pas à grand chose d’attendre benoîtement que l’Allemagne se montre «plus solidaire». Ou d’implorer, du velours plein la voix, qu’elle remise son «égoïsme national». Elle n’en fera rien. En revanche, peut-être le moment est-il venu de lui faire savoir que son cher euro est en train de se retourner contre ses propres intérêts. Beaucoup l’ont déjà compris. C’est le cas de Wolfgang Schäuble, qui affirme toujours préférer un Grexit à une restructuration de la dette hellène, et qui semble prêt à risquer de mettre fin au mythe de l’irréversibilité de l’euro plutôt que de tendre la main -- et le chéquier -- aux «Grecs fainéants» et autres machouilleurs d’olives.

    D’autres avaient déjà raisonné ainsi avant lui. Parfois, ils avaient même poussé le raisonnement plus loin. En 2013, l’économiste Konrad Kai, conseiller du ministre allemand des Finances (un certain Wolfgang Schäuble: tiens, tiens…) affirmaitdans le journal Die Welt que «la Grèce [était] un puits sans fond, personne n’ayant jamais prédéfini une limite à ce qu’elle peut engloutir. Le taux d’endettement grimpe, entre autres parce que l’économie du pays se réduit comme peau de chagrin». Puis il ajoutait immédiatement: «l’Allemagne ne peut pas sauver la zone euro (…) si l’on veut en finir avec l’Union monétaire, c’est par les pays du nord de la zone qu’il faut commencer. Et si on en arrive là, alors l’Allemagne doit quitter l’euro».

    Bien évidemment, si cela advenait, si l’Allemagne sortait de l’euro, toute la zone s’autodissoudrait. «Horreur!» piafferaient tous les endoctrinés et autres euroligieux, au premier rang desquels les caciques des principaux partis politiques français. «Bonheur…» souffleraient tous les autres, ceux qui votèrent «non» dans la France en 2005, et ceux qui firent de même dans la Grèce de 2015.

    Alors de grâce, messieurs les Allemands, demeurez comme vous savez l’être: durs, égoïstes et autocentrés. Et en vertu de cela, sortez les premiers!

    Source : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/17/31002-20150717ARTFIG00121-pour-que-l-allemagne-sorte-de-l-euro.php

    • Grâce à l’Union Européenne et sa zone euro, nous avons droit à une nouvelle république de Vichy en France et chez nos voisins (voir la collaboration de la seconde guerre). Je pense que les patrons (du CAC) et les banksters s’entendent à merveille, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire. Cette Union Européenne, c’est leur Union ! Ils sont d’accord sur l’essentiel comme au temps de la collaboration. Les soit-disant exigences ou rigueurs des Allemands ne sont qu’un prétexte pour faire appliquer toute cette politique de casse sociale. Nos représentants sont tout aussi coupables que ceux des Allemands !
      Voir Annie Lacroix Riz sur la collaboration lors de la seconde guerre.
      Cette fois-ci, ils ont pris soin et le temps de casser toute résistance avant d’agir : désinformation ou propagande des médias, casse ou corruption des syndicats et des partis résistants au système (tout ce qui pourrait leur résister), chasse aux sorcières communistes ou terroristes, isolation des citoyens, dilution de toute force sociale « informée » ou « en alerte » par la division entre les citoyens, par la désunion et le mélange entre citoyens d’origines différentes (difficulté d’appropriation d’une lutte sociale commune), détricotage de toute trace de pouvoir démocratique et blindage de leur système oligarchique.

  105. Fort et clair.
    Merci Aurélien.

    Aurélien Bernier : « L’échec de Syriza, c’est l’échec de l’idée d’une réforme de l’UE de l’intérieur »
    http://www.marianne.net/echec-syriza-c-est-echec-idee-reforme-ue-interieur-100235495.html

    Propos recueillis par Bruno Rieth
     

    Pour Aurélien Bernier, auteur de « La gauche radicale et ses tabous » et de « Désobéissons à l’Union européenne », la crise grecque a montré qu' »en évacuant l’idée de rupture avec les politiques de l’UE, Syriza s’est condamné à l’impuissance. » Selon lui, cet échec de Tsipras montre par ailleurs que « la stratégie du Front de gauche », qui consiste aussi à vouloir réformer les institutions européennes de l’intérieur, « n’est plus valable aujourd’hui » : « Soit il continue à s’enfermer dedans et là, si j’étais à la place de Marine Le Pen, je me frotterais les mains. Soit il y a un sursaut, et le moment s’y prête. »
     
    Nicolas Messyasz/SIPA/SIPA
     
    Marianne : Après coup, comment analysez-vous la stratégie d’Alexis Tspiras lors des négociations avec les institutions européennes ?

    Aurélien Bernier : J’ai regardé tout ça attentivement, me gardant bien de tirer des leçons en cours de route. Maintenant que la Grèce et ses créanciers se sont mis d’accord, nous y voyons plus clair. Le référendum aurait pu permettre à Alexis Tsipras d’assumer une position plus dure vis-à-vis de l’Union européenne et, notamment, d’envisager la sortie de la zone euro. Nous nous apercevons aujourd’hui que ce n’était pas du tout l’objectif de la majorité de Syriza. Tsipras a organisé ce référendum en pensant que cela aller renforcer son poids dans les négociations. Ce qui n’a pas du tout été le cas. L’UE a tenu des positions encore plus dures qu’avant le référendum et, à partir du moment où la majorité de Syriza refusait d’envisager la sortie de la zone euro, les choses étaient pliées d’avance. Je pensais vraiment que ce référendum allait permettre à la Grèce d’aller beaucoup plus loin dans les négociations puisque le Premier ministre avait une légitimité populaire. Au contraire, ils se sont couchés au bout de quelques jours. C’est assez dramatique parce que ce pays va continuer à pâtir de l’austérité, parce que les décisions prises en Grèce devront maintenant recevoir l’aval de l’UE et, aussi, parce que les gens qui ont cru de bonne foi que Syriza pouvait faire autre chose que les autres organisations politiques pro-UE, ces gens-là, malheureusement, ont été trahis.

    Pensez-vous, comme l’affirme Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances grec, qu’Alexis Tsipras, en refusant l’idée même de préparer une sortie de la zone euro, a perdu un levier de négociation majeur ?

    Oui, il a perdu à ce moment-là. Yanis Varoufakis a raison sur ce point. Sauf que, même avec cette menace, il est possible que Syriza se soit quand même heurté à un mur. Néanmoins, l’erreur est de ne pas avoir envisagé la rupture de la zone euro comme une solution de sortie de crise. On voit le résultat aujourd’hui. En évacuant l’idée de rupture avec les politiques de l’UE, avec les traités et tous les mécanismes qui vont avec, Syriza s’est condamné à l’impuissance.

    Yanis Varoufakis a exliqué avoir travaillé à un plan B qui comportait des mesures qui auraient permis de récupérer de la souveraineté financière et monétaire, tout en évitant le « Grexit ». Etait-ce une troisième voie crédible selon vous ?

    Je pense qu’effectivement cette voie-là était crédible. Mais cela revient de fait à une sortie de la zone euro. Car la solution qu’il proposait se résumait à l’introduction d’une deuxième monnaie dans le pays. La BCE aurait sûrement réagi et coupé, comme elle l’a fait à Chypre, l’approvisionnement en euros. Petit à petit, la nouvelle monnaie aurait remplacé la précédente. C’était une façon de se faire sortir de la zone euro en douceur plutôt que d’assumer directement une sortie sèche. C’est une question de stratégie politique, mais au final, le résultat aurait été le même, avec une nouvelle monnaie et une banque centrale réquisitionnée pour faire tourner la planche à billets.

    Finalement, cette séquence n’est-elle pas pour vous un véritable cas d’école de cette entrave, de ce « tabou », que s’imposent les formations de la gauche radicale en refusant la rupture avec l’Union européenne ?

    « Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement »

    Malheureusement oui, c’est un cas d’école. La gauche radicale européenne défend une réforme des institutions de l’intérieur. Mais cette crise démontre que l’UE n’a absolument aucune intention de lâcher quoi que ce soit. Il n’y a pas de doute là dessus. Et que dans un contexte de négociation, avec ce « tabou de la rupture » présent à chaque instant, il n’y a absolument rien à attendre de bon. Je suis à la fois inquiet et en colère.

    Inquiet parce que je crains que le parti qui soit le plus renforcé par cette crise ne soit celui de l’extrême droite, c’est-à-dire Aube dorée. En France, ce sera exactement la même chose avec le Front national. Car l’échec de Syriza, c’est l’échec de la position de réforme de l’intérieur que défend l’ensemble de la gauche européenne. Et, évidemment, Marine Le Pen se fera un plaisir de mettre Jean-Luc Mélenchon face à cet échec.

    Je suis en colère aussi. La gauche radicale européenne aurait dû soutenir l’aile gauche de Syriza. On savait très bien qu’il y avait, au sein de Syriza, plusieurs positions : l’une dure, l’autre plus souple. Mais au lieu de ça, la gauche radicale a préféré dénoncer l’UE, l’intégrisme des négociateurs et des créanciers. Ils sont restés finalement sur leurs positions en faisant croire qu’on pouvait faire changer les choses sans rompre avec l’UE. Or, si les gauches radicales européennes avaient expliqué que la sortie était une possible voie, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement. Finalement, Tsipras a appliqué ce que dit le Front de gauche. Et même si la France pèse certainement plus que la Grèce dans des négociations, je ne suis pas sûr pour autant que le résultat serait différent. Alexis Tsipras a appliqué la position du Front de gauche qui est de dire : « On va batailler de l’intérieur pour faire bouger l’UE ». Malheureusement, le résultat de cette politique-là amène à la situation que vit la Grèce.

    N’y a-t-il pas en France, depuis quelques mois, une évolution sur ces questions ? On a vu, lors de cette crise grecque, plusieurs responsables du Front de gauche en appeler à la défense de la souveraineté nationale de la Grèce contre la mise sous tutelle de l’UE. Ou au respect de la souveraineté populaire du peuple grec dans son choix du non au référendum. Lors du dernier congrès du Parti de gauche, une motion, inspirée par vos écrits et ceux de Frédéric Lordon, qui prônait l’« élaboration d’un programme de gouvernement dans le cas de la rupture avec l’UE et l’euro », a recueilli un très bon score…

    Je ressens cette évolution. Il y a affectivement la motion du PG qui a fait pas mal de bruit dans le microcosme. Il y a aussi une tendance au NPA qui est pour la sortie de l’euro et de l’UE. Et c’est vrai que ce débat avance, avec des gens comme Frédéric Lordon, ou moi, je l’espère en tout cas un petit peu. Mais la difficulté est que ça ne va pas assez vite au niveau des directions militantes. Or, si nous ne sommes pas clairs sur ces questions-là, il n’y a aucune chance d’être crédibles dans le champ politique.

    C’était déjà le cas avant Syriza. Ce que préconise le Front de gauche (changer les choses de l’intérieur, négocier…), c’est, en un peu plus rouge, le discours sur « l’Europe sociale » du Parti socialiste. C’est le coup que nous a fait Lionel Jospin en 1997 et que nous a refait François Hollande en 2012 en début de mandat. Evidemment, je pense que si le Front de gauche était au pouvoir, il serait beaucoup plus dur, je ne remets pas en cause les intentions de ses dirigeants. Mais ce discours est, à mon avis, inaudible. Il l’était déjà avant le cas de la Grèce, il l’est d’autant plus aujourd’hui.

    La prochaine fois qu’un dirigeant français de la gauche radicale dira « Nous allons négocier et obtenir gain de cause », plus personne ne pourra le croire. Aujourd’hui, avec le revers de la Grèce, ce serait totalement suicidaire de tenir ces propos. La seule position tenable est de dire que « Oui, on ira à l’affrontement, mais en sortant de l’ordre juridique et monétaire européen ». Ne pas se priver de peser sur les institutions européennes, à la seule condition d’avoir d’abord récupéré notre souveraineté monétaire et économique. Sinon, on le voit bien, il n’y a pas de négociations possibles.

    Donc, la stratégie du Front de gauche, n’est plus valable aujourd’hui. Soit il continue à s’enfermer dedans et là, si j’étais à la place de Marine Le Pen, je me frotterais les mains. Car la marche vers les prochaines échéances électorales serait toute tracée et elle n’aurait plus rien à craindre de la gauche radicale. Soit il y a un sursaut, et le moment s’y prête. S’il y avait des gens qui n’avaient pas encore compris la vraie nature de l’UE, des gens optimistes — pour ne pas dire naïfs — qui pensaient qu’un pays auréolé d’une légitimité démocratique, d’un programme électoral, serait en mesure de faire plier la BCE et toutes les institutions européennes, ils en sont à coup sûr revenus. Aujourd’hui ce n’est plus possible de défendre cette position. Continuer à le faire ne serait plus de la naïveté, mais de la bêtise.

    Aurélien Bernier.

    Source : Marianne.

    • Au delà du cas Syrisa

      Au delà de la Grèce

      Au delà de la question de la gauche et de ses mystères décoiffants

      ->

      Il y a depuis environ 50 ans une tendance, qui concerne tous les pays d’occident et toutes les mouvances et tous les gouvernements,

      à toujours effectuer les choix qui limitent la souveraineté de ces pays, de ces mouvances, de ces gouvernements, dans le dos des citoyens, et au contraire de leur injonction quand on lui concède la grâce d’être audible.

      Pour un entomologiste extraterrestre, ce serait sûrement un sujet de perplexité que de voir ces pouvoirs qui se coupent les ailes.
      Méthodiquement, au juste rythme, qui engendre la grogne mais pas la révolution.

      Nous, citoyens au parfum, parfum de colère, nous usons du mot trahison, ou incompétence. Nous feignons de laisser sa chance à la seconde hypothèse, mais tout le monde sait bien qu’un plan général est suivi.

      Mais la persistance du phénomène est telle qu’une autre cause certainement préside aux autres causes.

      🙂 L’élection peut être 😉

    • Tout se passe comme si le FMI était une instance décisionnaire au sein de l’UE.

      On nous a imposé des traités qui, sorte de sabordage étonnant, privent de pouvoir jusqu’à nos gouvernements, et maintenant s’initie l’intrusion d’agents extérieurs sans légitimité ( le FMI ) ou l’invention d’un gouvernement continental « informel » ( l’eurogroupe).

      En regard de ce qui survient, Sieyes était un amateur, un timide 😉

      Plus spécifiquement, cette « autorisation » par le FMI est l’acte de décès du caractère fiduciaire de l’euro. Un peuple ou une population qui sait qu’à tout moment on peut lui confisquer tout ou partie de ses dépôts ne peut plus avoir confiance ni en son gouvernement ni en sa monnaie.
      La mollesse du grand nombre ne permettra peut être pas de convertir cette chute de fiabilité en révolte, mais la mise en œuvre effective de la susdite taxe sonnera(it) le glas de la naïveté des peuples. Ou bien pas ? Faut il plus de crime pour que s’éveille la colère ?

  106. François Fillon confie à Philippe de Villiers :
    « Les Bilderbergs, c’est eux qui nous gouvernent »

  107. Chirac ardemment (et logiquement) contre l’Union Européenne
    (c’était avant de trahir honteusement à son tour…)

    • une chanson vaut mieux qu’un long discours:
      https://www.youtube.com/watch?v=L_ADZYCUkDA

    • On ne peut pas élire un candidat en sachant ce qu’il pense ni ce qu’il pense faire. Nous ne disposons d’aucun critère fiable de sélection : ni l’étiquette, ni le discours, ni les prestations passées ne sont des indicateurs solides.

      L’élection est donc bien un tirage au sort, de fait.

      Mais assorti d’une préselection douteuse de l’échantillon.
      Mais truqué.

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