« On passe à l’acte » Écrire nous-mêmes les constitutions pour améliorer nos sociétés

De jeunes militants (qui animent le site « On passe à l’acte ») m’ont interrogé l’an dernier (en 2014), lors de l’Université d’été du Revenu de base.
Voici la première vidéo qu’ils en ont tirée.
J’espère que ce sera bien contagieux 🙂

(Pardon pour les quelques gros mots qui m’ont échappé…
Mais bon, c’est pas du théâtre, c’est la vraie vie, c’est pas grave.)

http://onpassealacte.fr/initiative.ecrire-nous-meme-les-constitutions-pour-ameliorer-nos-societes.91396246272.html

Version courte (4’30) :

J'ai décidé d'organiser des ateliers d'écriture… par onpassealacte

Version longue (7’45) :

J’ai décidé d’organiser des ateliers d’écriture… par onpassealacte

Le fil Facebook (bien crépitant) correspondant à ce billet est ici.

Vous trouverez plein de ressources utiles sur les ateliers constituants à cette adresse : http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Catégorie:Atelier_constituant.

95 réponses à “« On passe à l’acte » Écrire nous-mêmes les constitutions pour améliorer nos sociétés

  1. Il faut aussi savoir ou donner les informations !
    Ou trouver de vrai atelier pour écrire les lois etc il faut des endroits ou au moins des adresses pour posté le tout !

  2. existe t il des supports vidéos pour voir comment fonctionne un atelier constituant

  3. existe-t-il des ateliers constituants dans le var ? Merci

    • Bonjour! Oui! Il existe un groupe Facebook : Agora PACA du M6R
      Vous trouverez aussi des liens officiels sur le site du M6R.
      Au plaisir de vous rencontrer et d’écrire ensemble!

  4. Tout cela est possible, je pense, grâce à internet. Pour avoir du poids, même si je pense que vous avez raison, quand vous dites que c’est au peuple de le faire, nous pourrions être aidé, épaulé, propulsé, par une personnalité qui donnerait du crédit à l’action. Je pense à Michel Onfray, avez vous essayé de le contacter? ses compétences, son savoir, ses universités populaires qu’il pourrait transformer en universités constituantes…Je pense que ses idées sont d’ailleurs très proches des vôtres. Je pense aussi qu’il est honnête et qu’il n’en profiterait pas pour s’accaparer le moindre pouvoir… Qu’en pensez vous?

  5. Lettre ouverte du Parti Pirate aux députés :
    ne votez pas la loi sur le renseignement

    http://rue89.nouvelobs.com/2015/04/05/lettre-ouverte-deputes-votez-loi-renseignement-258518

  6. L’ important comme le dit Etienne c’ est de s’y mettre soi-même
    mais si vous voulez des liens sur des travaux sur le sujet vous pouvez aller par exemple sur le site des gentils virus :
    http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Cat%C3%A9gorie:Atelier_constituant#Travaux_r.C3.A9alis.C3.A9s

  7. Bonjour,
    Je trouve le concept génial, mais pour devenir constituant et pouvoir canaliser les énergies, ainsi que les réflexions il faut un cadre permanent, en plus d’un blog. Pourquoi pas une association nationale et même internationale ? Nos problèmes étant communs.

  8. très contagieux!

  9. bonne vidéo bien contagieuse

  10. Avant d’écrire une constitution à savoir, des règles, des lois, des principes, je pensais qu’il était préférable de commencer par identifier ce que l’on souhaite et ce que l’on ne souhaite pas. A cet effet, j’avais dans l’idée de proposer la construction collective d’un « nouveau cahier des charges social » dont l’idée première était de proposer le « mieux durable » pour tous et non le « plus »… Mais je n’y suis pas encore. Une bonne idée par conséquent que celle-ci à laquelle j’adhère totalement.

    • Mon expérience est de s’y mettre et de parler avec beaucoup de gens différents: chacun a d’autres expériences et vécu un même thème dans différentes circonstances. C’est très enrichissent. Puis on procède à l’écriture qui essaye de tout prendre en compte dans un sens large et clair en même temps. A la fin c’est tout simple. Simple comme bonjour.

  11. Courage, en sensibilisant peu à peu autour de nous on va y arriver!!!

  12. « Corruption, surveillance généralisée, démocratie et liberté ! »
    Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

    « Je n’ai rien dit »… par Martin Niemöller

    « Quand ils sont venus chercher les communistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas communiste.

    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas syndicaliste.

    Quand ils sont venus chercher les juifs,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas juif.

    Quand ils sont venus chercher les catholiques,
    Je n’ai rien dit,
    Je n’étais pas catholique.

    Et, puis ils sont venus me chercher.

    Et il ne restait plus personne pour protester. »

    Biographie rapide de ce pasteur.
    « Au moment de la montée en puissance du pouvoir nazi, qui noyaute peu à peu l’Église allemande, le pasteur Martin Niemöller, pourtant partisan du régime hitlérien et ancien commandant des Corps francs, appelle les pasteurs hostiles aux mesures antisémites à s’unir au sein d’une nouvelle organisation, le « Pfarrernotbund (de) », la « Ligue d’urgence des pasteurs », qui respecterait les principes de tolérance énoncés par la Bible et la profession de foi réformatrice. Cet appel a un grand écho : à la fin de l’année 1933, 6 000 pasteurs, soit plus d’un tiers des ecclésiastiques protestants, ont rejoint ce groupe dissident.

    La « Ligue d’urgence des pasteurs », soutenue par des protestants à l’étranger, adresse au synode une lettre de protestation contre les mesures d’exclusion et de persécution prises envers les Juifs et envers les pasteurs refusant d’obéir aux nazis. Malgré les protestations, Martin Niemöller est déchu de ses fonctions de pasteur et mis prématurément à la retraite au début du mois de novembre 1933. Mais la grande majorité des croyants de sa paroisse décide de lui rester fidèle, et il peut ainsi continuer à prêcher et à assumer ses fonctions de pasteur.

    Niemöller est arrêté en 1937 et envoyé au camp de Sachsenhausen. Il est ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. »

    La liberté est l’affaire de chaque citoyen.
    La liberté ne se discute pas. Elle ne se tronçonne pas, elle ne se coupe pas en tranche, elle n’est pas à géométrie variable. Elle existe totalement ou elle n’existe pas. La liberté contrôlée est à la liberté ce que la Canada dry est à l’alcool. Pourquoi vous parler de cela ?

    Parce qu’aujourd’hui je voulais présenter un article et un reportage qui, j’en suis persuadé, alimenteront votre réflexion personnelle.

    Je fais partie de ceux qui pensent que l’Europe est un grand danger pour chacun de nos peuples et que cette Europe des europathes ne peut que nous amener les plus grands malheurs. Je pense que ce point de vue est d’une immense logique. Cela tient en deux raisons essentielles. La première c’est que celui qui connaît l’histoire sait que toutes les nations, tous les pays et tous les Empires à travers l’histoire n’ont pu se créer, devenir et exister qu’en massacrant ceux qui préexistaient.

    Les États-Unis d’Amérique, que l’histoire politiquement correcte aime aduler comme le phare de la liberté, ne se fondent que sur le génocide conscient, prémédité et parfaitement assumé de la population indienne. Il s’agit juste de dizaines de millions de morts. Chez nous, la France ne pourra atteindre la taille qu’on lui connaît ainsi que son unité qu’en massacrant les potentats régionaux, qu’en supprimant les langues et les cultures régionales, qu’en annihilant tous ceux qui pouvaient souhaiter une autonomie locale loin du pouvoir parisien des rois de France. L’histoire de l’unité de la France s’écrit en lettres de sang dans les livres.

    Je ne fais point ici de morale. Je ne me sens coupable de rien, ni des crimes des premiers européens massacreurs d’indiens, repris de justice qui deviendront les Américains apporteurs de démocratie au monde entier à notre époque (ce qui fait bien rire jaune évidemment), ni de tous les autres génocides.

    Non, ce que je veux juste dire c’est que la volonté farouche des partisans de l’Europe de créer les États-Unis d’Europe ne pourra conduire qu’à la suppression plus ou moins violente de ce qui préexiste à l’Europe fédérale, à savoir les États-nations. Vous devez comprendre qu’il ne peut pas y avoir d’Europe fédérale tant qu’il existe des États-nations. La coexistence des deux est impossible et c’est une véritable guerre qui se déroule et cette guerre pour l’avenir de l’Europe est de moins en moins idéologique. Tous les jours, vous pouvez constater l’ambition des structures européennes à prouver leur existence, l’Europe veut devenir un empire, et comme tous les empires elle devient agressive et violente. Les peuples d’Europe sont évidemment les premières victimes (demandez aux Ukrainiens, mais aussi aux Grecs) de même que la liberté.

    La deuxième raison qui explique mon rejet de cette Europe-là c’est qu’elle est la négation de la représentativité, de la démocratie et de la liberté.

    Personne ne contrôle l’Europe!
    Aucun peuple, aucune institution, aucun parlement, aucune nation ne contrôle l’Europe. Ceux qui nous dirigent sont même appelés des commissaires (comme à la plus belle des époques soviétiques). Aucun n’est élu. Ils sont tous soumis à la corruption. Bénéficient d’immunités hallucinantes. Leurs intérêts ne sont pas ceux des peuples. D’ailleurs ils ne sont d’aucun peuple.

    Vous devez comprendre qu’un État fédéral c’est un État permettant d’organiser les conditions de la plus grande des corruptions. Ce qui arrive aux États-Unis d’Amérique se passe déjà dans les États pas encore unis d’Europe.

    Lorsque le peuple français refuse par son vote la constitution européenne et certaines « avancées », nos politiques ont nié notre vote pour quand même faire ce qu’ils souhaitaient faire. Ce fut le premier grand déni de démocratie. Et comme dans ce poème qui débute cet article, nous n’avons rien dit.

    Alors depuis, les europathes, nos dirigeants, ceux qui savent mieux que nous ce qui sera très bon pour eux, s’appliquent consciencieusement à réduire nos libertés, à restreindre notre implication citoyenne pour mieux nous détruire, pour mieux nous isoler. Cela se passe ici et là-bas. Aux USA comme en Europe, en France et ailleurs. C’est un mouvement mondial de restriction des libertés individuelles reposant en grande partie sur la nécessité de « lutter contre le terrorisme » en vous empêchant de payer en espèces plus de 1 000 euros, tout en laissant le droit aux étrangers et aux non-résidents fiscaux en France de payer eux… jusqu’à 10 000 euros en espèces. Il n’y a donc aucune volonté de lutter contre la terreur mais bien de terroriser le citoyen, ce qui n’a rien à voir.

    Je vous propose donc un article de La Tribune qui est tout sauf un journal fasciste et complotiste intitulé « Quand le « gendarme » des écoutes fusille la loi sur le renseignement de Valls ».
    Vous y apprendrez, pour ceux qui auront le courage de le lire, que « le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) Jean-Marie Delarue estime que le projet de loi sur le renseignement comporte des dérives portant atteinte aux libertés individuelles ».

    « Qui gouverne ? »… un film d’Arte
    Oui c’est bien cela, Arte, une chaîne publique… donc pas fasciste ni complotiste non plus. Je pense que l’on a encore le droit le citer un article de La Tribune ou encore un reportage d’Arte.

    Bref, c’est un film de Flore Vasseur assez dérangeant…

    « Qui gouverne ? Comment préserver l’intérêt général quand, partout, l’argent semble remplacer le vote ? Larry Lessig dénonce sans relâche l’emprise des intérêts privés sur la démocratie américaine. Professeur de droit et d’éthique à Harvard, conseillé d’Obama en 2008, il connaît tous les rouages de Washington. Il a décidé de se rebeller pour sauver l’intérêt général. »

    Cela se passe évidemment aux États-Unis. Pourtant, tout le monde comprendra à quel point il est non seulement aisé mais indispensable de faire le parallèle entre la corruption endémique qui touche les institutions de l’État fédéral américain et ce qui se passe dans les différents cénacles européens.

    https://youtu.be/rUlhQJ3fYyE

    Et pourtant, comme dans ce poème que j’ai utilisé pour commencer cet article, nous ne disons rien. Nous abdiquons notre rôle de citoyen. Nous renonçons à défendre notre liberté. Nous ne disons rien. Alors je l’écris.

    Il est déjà trop tard, préparez-vous.

    Charles SANNAT

    Source : http://www.lecontrarien.com/corruption-surveillance-generalisee-democratie-et-liberte-06-04-2015-edito

  13. Exemple de crimes d’État impunis,
    faute d’une constitution — et de citoyens — dignes de ce nom :

    G8 de Gênes: l’italie coupable de torture
    http://www.lecourrier.ch/128994/g8_de_genes_l_italie_coupable_de_torture

    • Privés de constitution (digne de ce nom), vous avez encore un espoir positif sur notre avenir ? N’oubliez pas ce fait essentiel :

      TOUS LES POUVOIRS DU MONDE TENDENT À S’AUTONOMISER.

      LA SEULE FAÇON, POUR LES PEUPLES DU MONDE, DE SE PROTÉGER DES ABUS DE POUVOIR, C’EST DE FIXER EUX-MÊMES LES LIMITES, ET DONC DE DEVENIR EUX-MÊMES CONSTITUANTS.

      Illustration de l’autonomisation des pouvoirs :

      Des drones indiens vont pulvériser du poivre pour contrôler la foule. Bientôt en France pour remplacer les compagnies de CRS malades ?
      http://www.info-contre-info.fr/techweb/drones-indiens-pulveriser-poivre-controler-foule-bientot-france-remplacer-compagnies-de-crs

      Par ailleurs, si vous pensez être assez malin pour dégommer les drones, voyez ceci, et préparez-vous à ce que l’armée en prépare des millions (avec vos impôts, bien sûr) :

      Un essaim de quadricoptères en formation

    • Etienne vous l’avez dit, pour avoir une démocratie il faut que les citoyens en soient digne, on peut écrire toute les constitutions que l’on veut si les citoyens sont indolents, rien ne changera ils seront toujours des gueux Et quand vous l’aurez écrite cette constitution, comment allez vous faire pour l »imposer ? Dans l’article 2 de notre constitution le pouvoir des citoyens est reconnu que vouloir de plus ? Mais faut-il encore que les citoyens sachent exercer ce pouvoir je crois que c’est la dessus qu’il faudrait travailler Article 2 de notre constitution le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple

  14. on passe à l’acte.

    on verra bien si ça répond 😉

    Ecriture versus Vidéo
    ______________-

    Ce matin, j’allume mon PC.
    Un flot d’indignation, que dis-je, un tsunami, vient inonder mon salon.
    Sous forme de vidéos mises en ligne par de gentils lanceurs ou transmetteurs d’alerte. Je fais ça souvent ….

    C’est chouette la vidéo, c’est vivant, c’est dynamique, il y a des alternances bien mesurées entre les scènes qui me remuent les tripes et les discours sérieux. Un véritable neuromarketing de ma conscience politique …………

    MAIS

    si je voulais regarder tout ça qui vient vers moi, il me faudrait la journée.
    Et donc je ne ferais rien, ni pour moi, ni pour les autres, ni pour remédier à la cause de mon indignation ( les institutions écrites par ceux qui créent le malheur …).

    Je pourrais aussi comme je le fais souvent me joindre au concert des commentaires. C’est utile. Mais si on ne fait que ça, c’est mort …

    Je me demande même si ce râlage collectif un peu masturbatoire n’est pas de l’ordre de l’acte manqué, inscrit dans la procrastination volontaire des masses, en cette occurrence fondée sur un leurre choisi ….
    C’est méchant ckjdislà, mais que de bruit pour si peu de réel …

    Alors que …

    Je suis certaine que quelques pages A4 suffiraient pour me dire ce qui ne va pas.
    Et qu’ainsi je et nous pourrions passer à l’acte.

    Les beaux jours arrivent …

    Venez chez moi camper pour des ateliers constituants.
    Quand vous voulez.

    c’est ici :

    mes coordonnées sont sur cette page ( en bas )

    http://transitioncitoyennesemnoz.org/fiches/fiches-actions/ateliers-constituants

  15. Ana :

    « Je me demande même si ce râlage collectif un peu masturbatoire n’est pas de l’ordre de l’acte manqué »

    je trouve cela arrogant.
    Il faut qu’on comprenne les choses: ca marche en échangeant avec l’autre.
    L’échange: le bonheur humain.
    Découvrir ensemble: être adulte.
    Suivre des lecons: être enfant ou adolescant

  16. 😉 Ah mais, l’arrogance est même ma caractéristique première 😉

  17. Drôle non:
    le groupe BIZI altermondialiste basque a saisi des fauteuils chez HSBC à Bayonne et réclame en échange l’ argent de l’ évasion fiscale

    http://www.bizimugi.eu/evasion-fiscale-bizi-effectue-une-saisie-de-meubles-a-lagence-hsbc-de-bayonne
    sur le monde.fr : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/19/a-bayonne-l-evasion-forcee-des-sieges-de-hsbc_4579736_3234.html

    • heu ça date du 19 février 2015 .. pardon si vous aviez déjà commenté ce happening qui devrait faire force de loi populaire

      • cependant ma source me parle du même coup sur Toulouse cette fois .. je n’ arrive pas à mettre la main sur la source Guy

      • En 2011 des gens sont allés devant une banque faire une collecte « pour sauver la banque ». L’humour peut aussi faire sens.

        • je ne connais pas assez de choses sur le système bancaire pour apprécier
          Humour ? ou pas ?
          Il me semblait que c’ est le rôle d’ une banque centrale ?

  18. 1. tu écris une phrase , qui est, gentiment dit, arrogante (« masturbation intellectuelle… ») en dépréciant ainsi les efforts et émotions de tout le monde ici
    2. Je te critique même pas là-dessus, mais te signale comment je le trouve -- arrogant (ce que c’est définitivement)
    3. Tu ne prends pas en compte cette réaction (argumentée), mais ridiculise le messager. On connaît la chanson -- on est habitué déjà.
    -- réponds -- je (4.)
    5. Tu fais la gueule.

    A mon avis le temps est venu de changer ce que j’appelle penchant Jules Ferry (instruire les humains inférieurs).

    Tu vas encore faire la gueule, j’estime, puis tes afficionados en profiteront, j’éstime. Pas grave. On est habitué.

    • ah oui, c’était pour Ana

    • je suis soulagée d’être seule concernée et d’ainsi vérifier que les gens contre qui tu me proposais de fronder en mail privé soient hors de cause.

      je suis par ailleurs renseignée sur le « on » impersonnel : on c’est toi 😉

      s’il ne s’agit que de moi, c’est supportable.

  19. @ Katharina :

    Compte tenu de l’objectif de ce blog, pourriez vous, par égard pour les divers contributeurs, cesser de polluer les différents fils de votre ressentiment apparemment inextinguible contre Ana ?

    Ressentiment justifié ou non, je n’en ai rien à faire -- et je pense que les autres contributeurs, dont le nombre est malheureusement en chute libre depuis l’abjecte intervention de la grande Judith Bernard, non plus…

    Toutes vos remarques négatives et agressives envers Ana n’ont rien à faire ici je crois, quand bien même Ana « mériterait » votre vindicte.

    Objectivement, tout cela ne fait que servir le « diviser pour mieux régner » chère à nos « Maîtres ».

    En vous priant de bien vouloir entendre cette humble supplique et en vous en remerciant d’avance (le cas échéant, rien ne vous empêchant de lui adresser vos remarques ad hominem par courriel privé).

    @ aux divers contributeurs : n’hésitez pas, le cas échéant, à donner votre avis…

    • Argumenter et agresser n’est pas à confondre, même si vous n’êtes pas de mon avis.
      Il serait recommandé de lire ce que j’écris avant de mettre vous et Ana Sailland dans le traintrain de souffrances/agressions supposés.

      Réagir aux arguments avec des arguments, voilà l’entrainement exigé à l’heure actuel.

      A ce qe je sache d’insulter de « masturbation intellectuelle » et de « paraisseux » n’est pas argumenter. A ce que je sache d’exprimer sa pensée vis- à -vis d’un tel abus de la fonction « commentaires » n’est pas agresser.

      Lisez, lisez bien. Discutez, argumentez, échangez, mais soyez assuré qu’un commentaire réagit à un commentaire, à son contenu, et non pas à une personne (c’est impossible).

    • Perso, je partage l’opinion que les commentaires ad hominem n’ont pas d’intérêt ici, surtout s’ils sont négatifs -- soyons concis et allons droit au but -- la cause des causes -- tout le reste est bavardages inutiles -- soyons constructifs -- honorons ce blog -- Je crois qu’Ana voulait simplement pointer l’urgence d’agir et ensemble c’est mieux -- Avec tout les éléments regroupés concernant les évènements dans le monde -- si on a pas encore le feu aux poudres, c’est qu’on attend la mort pour bouger -- il sera alors trop tard.

      Il faut se préparer et se tenir prêt et certainement éviter de se diluer dans le superficiel -- une petite aide pour cela 😉 :

      Accords Toltèques …

      Premier accord toltèque :
      « Que votre parole soit impeccable »
      Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

      Deuxième accord :
      « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle »
      Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles

      Troisième accord :
      « Ne faites pas de suppositions »
      Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

      Quatrième accord :
      « Faites toujours de votre mieux »
      Votre mieux change d’instant en instant, quelle que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

      cordialement

      • La théorie du deuil selon Mme le docteur Kübler Ross présente cinq phases du deuil : déni, colère, marchandage, dépression, acceptation, auxquelles certains ajoutent une sixième phase : recherche de solution.

        Cette théorie est pensée relative à l’individu, mais peut être étendue aux concepts de cerveau collectif ou corps social, et en particulier dans le cas du chapitre de la vie qui nous passionne ici, i.e. la soumission du grand nombre au petit nombre, et à l’institution dont le petit nombre est unique propriétaire.

        Avant d’arriver à la recherche de solution, il y a toutes ces phases plus ou moins incontournables, mais qui sont aussi des occasions de s’enliser dans des « bénéfices secondaires », le victimat entre autres.

        L’indignation (colère) en particulier, si elle consomme trop d’attention et d’énergie, ralentira ou même fera obstruction à l’évasion de la phase 6.

        C’est ce qui est formidable dans l’antienne d’Etienne : proposer l’acquisition de compétence en vue d’une évasion physique dont la déclinaison quant à elle ne peut être programmée. Son travail se situe après le deuil. Orienté vers un espoir choisi et construit.

        Dans le même temps, poursuivre le lancement d’alertes est nécessaire et utile pour propulser ceux qui sont encore dans le déni, propulser au niveau supérieur qui est la colère, nécessaire si on veut espérer qu’ensuite les autres phases seront parcourues par le grand nombre.

        Mais mon sentiment est que si nous qui à tort ou à raison ( surestime reste possible ) pensons être plutôt du côté de l’émergence, si nous consacrons trop de temps à la colère, cela nous bouffe une énergie qui pourrait être investie ailleurs.

        Et ce qui est très méchant et n’a pas plu, c’est que je me ( & nous ) soupçonne d’y prendre plaisir, un peu comme dans un mécanisme d’addiction.

      • Je suis d’ accord également que chacun ayant son style et son caractère, les rejets de tel ou telle non pas lieu d’ être ici
        Amicalement

    • @ Katharina,

      que tu aies pu te fritter avec Ana, et réciproquement, mettons, ça arrive malheureusement à tout un chacun — et on regrette souvent plus tard. Mais pour le coup, il me semble qu’Ana, au départ, déplorait simplement, sans d’ailleurs en faire un reproche à quiconque, qu’à se faire arroser de liens (et notamment de vidéos), on n’arrive plus à suivre. Bref, c’est notre lot, et dire ça n’a rien de prétentieux…

      @ tous,

      Frédéric Lordon est un gros con comme tout le monde (aucun 2nd degré). Dans cette conférence extrêmement intéressante de F. Lordon et Panagiotis Sotiris (que ni ma remarque ni la longueur ne vous dissuade surtout d’écouter ça), le père F. Lordon casse du sucre, comme un gros naze encarté-formatté, et « comme il se doit », sur Étienne. C’est moche. A partir de 1:41:00 :

      https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=fOC8XJbcAyU#t=6059

      Quant aux alliés objectifs avérés des banquiers, imbibés de fables eurôlatriques et défenseurs d’un internationalisme hors-sol qui-n’-existe-pas — ou d’allez savoir quoi d’autre (tout à fait au hasard, je suppose que l’infâme aristocrate réactionnaire Sénéchal-nous-voilà n’a jamais effleuré l’idée que le fascisme vert n’est plus, depuis longtemps déjà, devant nous) --, pourvu seulement qu’ils soient autoproclamés « de gauche », bien sûr, ils ne prennent pas une égratignure. Ceci même si le père Lordon s’est déjà lui-même fait alpaguer pour « fascisme » en raison de ses positions euro-raisonnables. D’abord ils ont pris machin, puis bidule, tout ça, j’ai pas réagi, connaissez la suite…

      Tiens, signalé en lien dans le fil de discussion de la vidéo citée, l’article 50 expliqué par l’UE… A lire et à relire très attentivement :

      http://europa.eu/legislation_summaries/glossary/withdrawal_clause_fr.htm

      L’UE ment comme un arracheur de dents, comme toujours : elle parle ici de clause de retrait « unilatéral », ce qui est totalement contredit par l’article… chose que ne verront que celles et ceux qui ont jamais manié des articles…

      • Lordon ferait mieux de parler de ce qu’il connait. D’ailleurs, il le dit à la 1:41:00 : « j’avais rien compris ».

        Paul Verlaine:
        « Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations. Tenez, Judas, par exemple, il avait des amis irréprochables »

        • Joss, juste une précision : ce « j’avais rien compris » tombe simplement à l’endroit qu’il m’a fallu pointer pour le début de cette partie de propos merdeuse, mais il disait simplement, en l’occurrence, qu’il avait cru qu’on devait attendre une dernière question de la salle avant de passer à la séquence de réponses.

      • Lordon ne m’a jamais vraiment impressionné par son discours. Notamment, il montre là qu’il n’a aucun sens politique. Néanmoins, il ne faut pas oublier que l’objectif du pouvoir est de diviser ses adversaires. Or, clairement, Lordon est dans notre combat nettement plus de notre côté que du côté opposé. La bonne réponse est à mon avis de continuer à le soutenir et le relayer.

        Raisonnement identique par exemple pour Pierre Carles : le site confusionnisme.info relaie un texte ( http://confusionnisme.info/2015/04/24/pierre-carles-participe-a-un-film-qui-assure-la-promotion-detienne-chouard/ ) où il explique avoir signalé aux réalisateurs de Démokratia qu’Etienne – qui intervient dans leur film -- était infréquentable pour lui depuis la rédaction des posts « Pour que les choses soient claires » (1). Si je devais suspecter un agent provocateur chargé de semer la zizanie parmi les opposants au pouvoir, le rédacteur du site confusionnisme.info serait en bonne place : l’essentiel des publications est du même acabit et vise à créer des fractures là où il ne devrait pas y en avoir, alors qu’aucun ne met en cause de réels oppresseurs. Le procédé me semble trop répétitif pour ne pas être voulu (le site a cependant paradoxalement l’intérêt de faire découvrir plein de gens aux propos intéressants 😉 ). La meilleure réponse est clairement de ne pas céder aux provocations, et de continuer à soutenir Pierre Carles dans ses combats politiques (ses films méritent tous d’être vus), et garder pour nous notre appréciation sur son attitude personnelle.

        (1) Au passage, je signale que Carles à tout de même réalisé tout un film (Ni Vieux, Ni Traîtres) où il donne la parole et présente sous un jour favorable Action Directe : visiblement, rédiger « Pour que les choses soient claires » est plus grave que tuer des gens.

        • Problèmes d’orientation chez les chasseurs de confusionnistes

          Source : Quartiers libres
          https://quartierslibres.wordpress.com/2015/04/27/problemes-dorientation-chez-les-chasseurs-de-confusionnistes/

          Il est, actuellement, de bon ton chez certains blogueurs ou militants du monde virtuel d’affubler leurs adversaires ou ennemis politiques de divers qualificatifs diffamatoires et stigmatisants.

          Parmi ceux-là, les termes « confusionniste », « rouge-brun », « conspirationniste » ou « antisémite » ont le vent en poupe.

          Ces étiquettes sont autant de termes destinés à salir et à discréditer ceux que l’on vise, tout en faisant l’économie d’une critique politique construite.

          Quitter le champ politique pour les rivages de la réprobation morale permet de se poser, à peu de frais, en gardien d’une orthodoxie imaginaire, de cacher ses propres faiblesses d’analyse et ses incohérences.

          Si le fait d’essayer de poser des lignes de partage idéologique nettes entre son combat et celui de ses ennemis est une intention louable et une nécessité politique, il faut reconnaitre que, derrière cette volonté se cache bien souvent des desseins moins honorables. Cela permet d’exister dans un petit monde politique marginal en distribuant les bons et les mauvais points. Il s’agit alors d’une posture morale davantage que politique.

          L’antiracisme et l’antifascisme moral des années 80 et 90 n’ont jamais stoppé le Front National, et l’emploi de l’étiquette de « facho » pour désigner tout et n’importe qui a été contre-productif.

          Reprenons une à une les catégories de ces chasseurs.

          Depuis le 11/9, le qualificatif « conspirationniste » est employé à tors et travers. Cette étiquette infamante couvre d’opprobre les auteurs de textes présentant des doutes et des critiques légitimes autant que les faiseurs de récits délirants fondés sur une idéologie plus que douteuse. Depuis le début des années 2010, certains militants « antifascistes de sensibilité libertaire » se sont autoproclamés experts en conspirationnisme « de gauche ».

          Animés par une logique relevant du soupçon policier, ils considèrent que tout relais de texte ou d’information depuis une source « suspecte » implique obligatoirement une adhésion idéologique totale, même lorsque cela est fait en toute ingénuité. Ainsi, l’utilisation d’un texte venant d’un site conspirationniste, fait forcément de vous un conspirationniste, quand bien même le texte seul ne permettait aucunement de le laisser croire, et malheur à vous si une de vos productions est reprise par ce genre de sites: cela est la preuve irréfutable de vos accointances avec la « bête immonde ».

          Il n’est pas question de nier l’existence de thèses conspirationnistes et de leur impact politique auprès des classes populaires et au-delà, mais de mettre en garde contre une propension à l’accusation généralisée contre toute forme de discours critique.

          Cette chasse aux sorcières conspirationnistes aboutit à la disqualification de toute remise en cause des discours officiels et institutionnels, ne faisant que délégitimer les critiques contre certains états et organismes financiers. Les doutes ou le scepticisme deviennent suspects contribuant ainsi à faire croire que nous vivons dans un monde libre de toute désinformation, manipulation ou collusion d’intérêts. Cette critique généralisée du « conspirationnisme » ne repose sur aucune analyse politique et provient souvent d’une méconnaissance totale du phénomène. Elle ne fait que jeter l’anathème sur une partie des gauches radicales et des discours critiques qu’elles peuvent porter, servant en cela les intérêts de ceux qui nous dirigent.

          Une telle vision des choses aurait conduit, en d’autres temps, à taxer de conspirationnistes ceux qui remettaient en cause la propagande américaine autour des armes de destruction massive irakiennes, ceux qui dénonçaient l’implication de la CIA et du Pentagone derrière nombre de coups d’état militaires en Amérique latine et ailleurs, ceux qui dévoilaient les expérimentations pharmaceutiques sur les populations africaines et ceux qui révélaient les ententes secrètes entre multinationales ou l’existence de certaines coteries commerciales ou politiques .

          Étrange posture pour des militants « libertaires » qui rejoignent ainsi des positions similaires à celles des néo-conservateurs et fait cause commune avec des propagandistes néo-libéraux et les gardiens du temple républicain.

          Confusionnisme et rouge-brunisme :

          Ces qualificatifs stigmatisants, ne répondent jamais à une définition claire tout comme les termes « confusionniste » et « rouge-brun », très appréciés de ces mêmes chasseurs de confusionnistes. Ils renvoient à l’idée d’une stratégie d’infiltration des droites radicales dans les mouvements de gauche pour le premier et à l’« aile gauche » de la révolution conservatrice allemande et du nazisme pour le second. L’emploi de ces étiquettes fourre-tout relève de la pure et simple escroquerie intellectuelle. Ils laissent entendre que les croyances et engagements politiques seraient simples, cohérents et sans ambiguïté, ou que des idéologies opposées ne pourraient se mobiliser sur des combats similaires, et ce même lorsque les raisons de ces engagements n’ont strictement rien de commun.

          Selon ces représentants auto-proclamés d’une inquisition « libertaire », la gauche non gouvernementale serait donc infiltrée par d’horribles rouge-bruns visant à promouvoir des thèses d’extrême droite et à soutenir des régimes « malfaisants » (Russie, Chine, Iran, Venezuela). Cette gauche serait le masque de l’Axe du Mal en France.

          Tout ce qui ne correspond pas à la vision au demeurant peu claire de ces inquisiteurs est ainsi disqualifié. Parfois, le simple fait d’être « rouge » est assimilé à un début de fascisme, et l’attaque semble difficile à contrer. Pourtant, on est rouge ou on est brun, dans les faits les « rouges-bruns » sont peu nombreux et forment un courant des droites radicales.

          Calomniateurs et calomniés ne voient le monde qu’à travers leur prisme occidental. Cette vision franco-centrée fait fi des complexités locales en imposant une lecture du monde ancrée dans un schéma occidental, exact inverse de la vision « campiste » (terme usité par nos chasseurs pour désigner les soutiens à l’axe du mal, sans l’avoir défini). Qu’on le déplore ou qu’on le regrette, c’est l’impérialisme le plus agressif, donc le plus proche, qui est considéré comme l’ennemi prioritaire et non pas le plus éloigné.

          De facto Poutine, l’Iran et même la Chine peuvent apparaitre comme des remparts ou des alliés objectifs pour de larges fractions de la population en Amérique latine, en Afrique et dans le monde arabe. À l’opposé, en Europe de l’Est, ce sont les USA et l’UE qui apparaissent comme un rempart face à la Russie.

          Au Moyen-Orient, certains voient en l’Iran l’ennemi principal et sont prêts à s’allier avec les USA ou Israël. Inversement, certains voient en la Syrie un rempart face aux TakTaks.

          On pourrait multiplier les exemples qui confirment que les analyses partent des situations locales qui conditionnent des stratégies et non une idéologie. L’écrire ne revient pas à soutenir cette stratégie mais simplement d’en rendre compte. Ce refus de la complexité du monde et des rapports de domination aboutit à servir l’impérialisme occidental face à celui de la Russie ou de la Chine.

          Avec l’écroulement d’un anti-impérialisme conséquent sur le plan politique et militaire, il ne reste que l’affrontement et la concurrence entre impérialistes.

          Il n’est pas question de nier les accointances, les liens et les soutiens de quelques rares militants et de structures dites de « gauche » à des thèses ou à des militants du camp adverse. Les basculements idéologiques et stratégiques existent, mais l’utilisation de termes génériques et de raccourcis sémantiques empêchent de comprendre et donc de combattre ces revirements politiques ouvrant la porte à un système de suspicion généralisée. Les mêmes qui accusent certains d’être des « rouge-bruns » peuvent être la cible de cette accusation par d’autres. N’oublions pas que Pierre Bourdieu a été taxé en son temps de rouge-brun par une presse prête à dégainer ce terme infamant pour disqualifier son positionnement politique. Ces accusations inconsidérées de rouge-brunisme ne font finalement que desservir ceux qui les profèrent. L’accusé a beau jeu de mettre en avant le flou et l’inconsistance de l’accusation, même si celle-ci peut dans certains cas être valable.

          Nos chasseurs de rouge-bruns ne semblent pas comprendre le basculement de l’hégémonie culturelle à droite et donc la droitisation générale des cadres de réflexion : primat identitaire et culturaliste, acceptation du capitalisme néolibéral, disparition d’un camp anti-impérialiste, fossé entre gauches et classes populaires, etc.

          Autre élément notable caractérisant cette police de la pensée : leur intransigeance à géométrie variable. Ils se montrent intransigeants face aux ennemis des USA et de la France, mais ils sont bien silencieux face à leurs camarades qui soutiennent ouvertement Israël. La lutte contre le colonialisme et le soutien à la résistance du peuple palestinien ne semble pas être inscrits dans leur agenda politique.

          Ne parlons pas de la lutte contre l’islamophobie, dont le terme est sujet à des logorrhées verbales visant à le disqualifier à coups d’arguments piochés chez Caroline Fourest, Manuel Valls and co. À leurs yeux, il est plus coupable de relayer des informations issus de médias qu’ils ont à tort ou à raison blacklistés que de se faire le relais de propagandistes ouvertement pro-israéliens ou qui soutiennent la politique gouvernementale française.

          Ainsi, le site Conspiracy Watch, animé par un militant du PS et Mondialisme.org, site gauchiste ouvertement sioniste, sont des références pour ces chasseurs de rouge-bruns.

          Ils refusent et dénoncent la présence d’organisations musulmanes lors de manifestations ou de conférences mais sont moins regardants avec une gauche chantre de la Françafrique et des interventions militaires à but « humanitaire ».

          Sous couvert d’une pureté idéologique dans le positionnement politique, ils se complaisent dans une intransigeance à géométrie variable. En somme, ils sont une incarnation caricaturale à l’extrême des contradictions et des échecs des gauches françaises. On est surtout face à une absence d’action politique concrète et à une fuite dans le virtuel.

          Pour en donner un exemple récent assez ironique : un chant de soutien au YPG, que nous avons relayé, appelle à la guerre contre « les hordes salafo-sionistes », est-on face à du confusionnisme, du rouge-brunisme ? Nos chasseurs de confusionnistes ont été bien silencieux, gênés de s’en prendre aux camarades kurdes ?

          Antisémitisme :

          Le genre de procédés détaillés ici trouve son apogée dans la chasse frénétique aux « antisémites de gauche» dont la démonstration de leur existence se fait toujours attendre.

          Cette idée fut mise à la mode, aux débuts des années 2000, par les dénonciateurs, Pierre André Taguieff en tête, d’un « nouvel antisémitisme » censément porté par les arabo-musulmans des quartiers et la gauche radicale. Diffusée, à l’origine, par des figures du néo-conservatisme et de l’extrême droite, elle rencontre depuis quelques temps une fortune nouvelle tant au gouvernement Hollande que chez des militants gauchistes de papier (ou plus exactement de clavier) qui, perdus dans les airs ou les cafés de Montreuil et de Nanterre passent leur temps à se rependre virtuellement sur le prétendu antisémitisme de leurs « camarades ».

          À un niveau international, ce « nouvel antisémitisme » en grande part fantasmé sert les intérêts israéliens et permet, au niveau national, de réhabiliter une extrême droite qui se serait débarrassée, comme par magie, de ses oripeaux antisémites.

          Cette dénonciation d’un « nouvel antisémitisme » intégrée par des militants de gauche, leur permet de manifester un soutien à Israël qui ne s’accorde que peu à leurs prétendues positions idéologiques.

          Faisant preuve d’une absence totale de rigueur historique et adoptant une définition extensible de l’antisémitisme, ils abreuvent la toile de textes larmoyants et décontextualisés où les raccourcis douteux rivalisent avec des raisonnements fallacieux.

          Les récentes attaques contre les positions du PIR (organisation critiquable comme toutes les autres quant à sa stratégie et ses analyses politiques) sur le philosémitisme d’État et le racisme en sont un exemple parlant. Si le texte du PIR peut bien évidemment être discuté et critiqué, il a valu à son auteure de se voir comparée à l’antisémite Édouard Drumont. Pourtant, un simple coup d’œil au bestseller du pape de l’antisémitisme, La France juive (1886), ou à son journal, La Libre Parole, suffit à montrer l’inanité de ce rapprochement.

          Visiblement, ces contempteurs ne se sont même pas donné la peine de regarder la prose des antisémites réels.
          Les raccourcis historiques sont la norme.

          À force, de se référer à ce que l’on ne connait pas, on finit par dire n’importe quoi, mais cela n’est pas le souci de ces paresseux rageurs et pleins de suffisance. La chasse aux antisémites imaginaires à gauche leur permet de refuser d’aborder la réalité de l’antisémitisme en France et ailleurs, et de disqualifier par un usage foutraque le terme lui-même en l’accolant à tout le monde.

          En fin de compte, ils n’aboutissent qu’à produire l’effet inverse de ce qu’ils prétendent obtenir.

          L’histoire apprend à se méfier des postures moralisantes et à ne pas oublier que certains philosémites et antifascistes virulents des années 1930 se sont mués en fer de lance de l’antisémitisme et/ou du fascisme ; le cas de Gaston Bergery est à cet égard instructif.

          La disqualification, à défaut de la clarification, peut amener certains chasseurs à ressembler de plus en plus à leurs proies.

          Source : Quartiers libres
          https://quartierslibres.wordpress.com/2015/04/27/problemes-dorientation-chez-les-chasseurs-de-confusionnistes/

      • Merci Sam 🙂

      • Il m’est tout à fait impossible de rassembler assez de temps et de patience pour exprimer ce que m’inspire cette chasse aux sorcières, mais j’aimerais au moins essayer d’en dire quelques bribes.

        Il y a des points sur lesquels on se passera évidemment de moi pour le commentaire. En particulier, bien sûr : -- le fait que certains n’ont aucune honte à prétendre défendre ou réinstaurer une démocratie tout en interdisant d’emblée de débat et de participation à on ne sait quelle assemblée — et du droit d’avoir les idées qui peuvent changer — de larges franges de la populace ; -- le « raisonnement » par association de personnes et non d’idées ; -- etc.

        Une chose qui devrait également sauter aux yeux : même à supposer que, du point de vue d’un tel, l’approche du « cordon sanitaire » se justifie, la question est encore de savoir où passe la ligne.

        Quoi qu’il en soit, on est déjà dans un rapport de violence. Et du reste, on est chacun dans la confusion. Plus le système s’effondre, plus les gens se divisent et perdent leur repères tout en s’accrochant à des images de plus en plus manipulables. L’antifascisme pour les uns, le bio pour les autres. Et la seule suite logique à ça, c’est le rassemblement derrière des chefs sur le mode disciplinaire. Le fascisme, dans les faits, pour moi, n’est rien d’autre qu’un sous-produit du totalitarisme.

        Un problème avec les clercs donneurs de leçons de cordon sanitaire, est qu’ils sont comme tout le monde ignorants de bien des choses et de leur propre ignorance en ces matières. Ainsi on trouvera des « élus  » du CS d’Attac pour souhaiter qu’on instaure un « Nuremberg » climatique et sans doute, quoique plus secrètement, qu’on fasse taire par un moyen ou un autre les « négationnistes du climat » : pour la bonne cause — pour prendre un exemple plus proche de lui, il ne faut pas attendre de cet économiste talentueux mais attaché à la gamelle qu’il aille lire, au hasard, le bouquin d’un Eustace Mulins sur la Fed (il continuera donc de débiter un tas de conneries, comme les autres ; quant à savoir si et pourquoi le péleau est « antisémite », je gage qu’il s’en tamponne le coquillard, ça ne fait jamais qu’un inconnu de plus derrière le cordon).

        Sans même aller jusque là, car peu de gens connaissent ce genre de dossier qui sont à la fois techniquement ardus et relativement nouveaux, on peut tout de même se demander par quel miracle un type plutôt intelligent comme Lordon en serait à ignorer qu’on a toujours trouvé, historiquement, à gauche et non pas seulement à droite, un tas de fachos, si on appelle de ce nom des gens qui acceptent un régime ultra autoritaire, violent et « au besoin » hautement meurtrier. Ici, il faut admettre que notre con de service souffre d’un préjudice assez peu commun : il est à la fois engagé politiquement et indépendant (pour raisons académiques, en particulier), de sorte qu’il n’a de cesse de brasser du monde et des idées en politique tout en n’ayant pas eu l’occasion de constater à quel point la logique d’appareil est nocive, génératrice de corruption, de rangement aveugle derrière des chefs et de conflit permanent, au détriment même de la cause.

        Autre chose, car pour l’heure nous ne sommes ni dans le passé ni dans le futur, une question peut-être différente est de savoir pourquoi un Lordon (je ne parle ici que de son cas), bien qu’en leur tirant gentiment les oreilles (et en les traitant sympathiquement d’idiots), s’en tient à traiter amicalement tous ces cyniques-planqués de toutes ces directions de gauche qui continuent, par exemple, de défendre l’euro et l’appartenance à l’UE — ces munichois « posturalistes » savent aussi nettoyer les rangs et faire taire les dissidents — plutôt que de dire que leur positionnement est criminel au sens propre du terme — il insiste lui-même, dans la même conférence, sur le fait que ce sont bel et bien des populations qui crèvent. Nuance.

        Aucune inquiétude à avoir, ce genre de philosophe qui s’en lave les mains ne nous sera jamais d’une grande aide pour lutter contre le fascisme qu’on a déjà sous le nez, quand encore il n’ira pas lui livrer quelques victimes. Autant dire qu’avec le cas d’Étienne il est déjà en train de passer la frontière.

        J’en viens parfois à me dire que si nous sommes nombreux, nous pourrions aussi décréter le boycott de ce genre de lâcheur pas reluisant. Mais je suis d’accord avec Ronald, ne serait-ce que parce que, comme je l’ai dit, à ce jeu-là et même sans, d’ores et déjà, les gens tendent à se diviser en tout et ça ne va pas aller en s’arrangeant, parce que c’est l’effet inévitable d’un système totalitaire qui va s’établissant.

        • Des scuds sont à cette heure lancés de partout pour tenter de décrédibiliser tout ce qui conteste l’empire et imagine l’échappée belle.

          Certains sont rutilants, et d’autres sont d’acier de récup.
          Tout ce qui brille n’est pas d’or et tout ce qui est risible n’est pas inoffensif :

          La qualité des munitions importe peu : c’est par l’intensité du déluge qu’on cherche à détruire l’espérance.

          Prenons garde : consacrer notre énergie à nous en trop protéger serait la dilapider en vain.
          Quand au contraire maintenir le cap est la solution.

          Demain 14h petit atelier chez moi 🙂

        • la raison est bien plus profonde:
          les mensonges de l’histoire rendent fou.
          Ils ont aveuglé des nationas entières. Au moment de « crise », on commence à culpabiliser, chercher la raison, mais la raison est là:
          https://www.youtube.com/watch?v=aH8CAh_JwJY

          Ces mensonges paralysent et divisent. Tant qu’ils ne sont pas mis dans l’ordre, c’est-à-dire que les victimes sont reconnues et honorés et que les coupables reconnaissent la responsabilité de leurs actes et en tirent les conséquences, le mensonge reste. C’est très simple.
          Les gens qui profitent du mensonge, comme une grande partie de la bourgeoisie en France, se mettent à continuer le mensonge et à culpabiliser à leur place ceux qui n’ont pas de lobby. Le rassemblement se construit en désignant l’ennemi commun.
          Mais en réalité, on a ni besoin de « Paroles toltèques » (en fait rien d’autre que les proncipes chrétiens en fait bien connus et vécus) ni de partis, on a besoin d’aller aux racines du mensonge.

  20. Katharina,
    Je vous demande formellement de cesser d’agresser Ana.
    D’avance, merci.
    Étienne.

    • Cher Etienne,
      en signalant mon abjection de divers connotations, je ne réalise pas d’agressions (Petit Robert=menacer qn.).

      L’avantage de l’étranger est qu’il/elle examine pour comprendre le fond avec une attention ouverte et moins imprégnée du consensus.

      Je vois qu’une conception de reéducation se montre de manière inutile aussi dans des petites phrases contre lesquelles je me prononce et contre lesquelles je me suis défendue à plusieurs occasions notamment contre des clichées.

      Dans mes propres commentaires, il est possible qu’il m’est arrivé de prendre un raccourci desfois, faute de temps et parfois de vocabulaire raffiné ce qui a pu éventuellement vous paraître cru.
      Par contre je n’ai pas lu de commentaire de votre part concernant les gros mots comme « con, débile, antidémocrates, ploutocrates « … et j’en passe qui étaient étalés à maintes occasions par différents commentateurs.

      C’est votre choix de me juger.
      Je continuérai à vous lire avec intérêt.
      Katharina

      • Les mots ploutocrate et antidémocrate seraient ils ici interdits ?!?

        • il ne s’agit là nullement d’interdiction ou de permission , mais de culture. Qu’on a ou qu’on n’a pas. Dernier mot. byebye

          • Ana Sailland

            dernier mot ou dernier coup de griffe ?

          • Katharina

            alors pendant que toi, Ana Sailland, tu prends soin à ce que les arguments qui ne te plaisent pas soient définis de « griffes » et d' »agressions », et à diffamer le monde qui ne tourne pas à ta manière (…) , il a encore tourné -- sans toi, tiens.

          • Ana Sailland

            Il y avait un point d’interrogation.
            Tu as répondu.

  21. Bonjour à tous,
    si vous êtes trop agressif entre vous aller faire un stage de communication non violente aux amanins cela vous détendra surement.
    Sinon Etienne on parle encore de toi et du TAS là:
    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/quoi-alors-la-democratie-moderne-165968
    il y a un ptit mouvement d’espoir qui se créé petit à petit qui sait?

  22. Loi renseignement :
    peut-on encore croire à la démocratie parlementaire ?

    11 avril 2015, par Philippe Aigrain
    http://blogs.mediapart.fr/edition/libres-enfants-du-numerique/article/110415/loi-renseignement-peut-encore-croire-la-democratie-parlementaire

  23. Et quand vous l’aurez écrite cette constitution, comment allez vvous faire pour l »imposer ? Dans l’article 2 de notre constitution le pouvoir des citoyens est rconnu que vouloir de plus ? Mais faut-il encore que les citoyens sachent exercer ce pouvoir je crois que c’est la dessus qu’il faudrait travailler Article 2 de notre constitution le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple

  24. Bonjour, je débarque, française moyenne , niveau scolaire moyen. Ce n’est pas une mauvaise idée d’écrire notre constitution, il faudrait déjà que je me renseigne sur celle qui existe pour voir ce qui ne colle pas. j’ai regardé plusieurs de vos reportages Mr Chouard ils sont très pertinents, vous avez ouvert mon petit esprit sur des choses qui me dépassaient car je na’vais pas les explications et la compréhension. merci je me sent moins paumé maintenant

  25. Quand un gros colibri passe à l’acte, c’est beau :o)

    Le PDG qui a fait passer à 5 500 euros le salaire minimal mensuel dans son entreprise
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/04/15/le-pdg-qui-a-fait-passer-le-salaire-minimal-de-son-entreprise-a-66-000-euros-par-an/

  26. À partager sans modération.
    Mais comment ça se déroule? On écris on compare, qui décide de la validitée de tel ou tel article? Un tribunal populaire peut-être? Comment?
    Et pourquoi pas des atelier de reformes?

    Voilà moi je suis depuis peut « dissident » (demosophie, pour pas faire de pub) et je trouve les idées de Étienne, plutôt innovante, évidement il ne peut pas tout faire d’autres aussi instruit et érudi devrait faire aussi leur « passage à l’acte », bonne continuation a vous!

  27. Passionnant
    [outillage des dominants pour terroriser les dominés] :

    Comment induire « l’impuissance apprise »

  28. Bonjour.

    Je partage ici un message transmis à Etienne il y a quelques jours. Etant donné qu’il m’a conseillé de le partager en commentaire sur le site et ne sachant trop où le reporter, je le fais ici :

    « Bonjour monsieur Chouard.

    Je viens vers vous afin de vous soumettre une question qui occupe mon esprit depuis plusieurs années ; depuis que j’ai découvert le sujet.

    Votre travail est essentiellement basé sur la réécriture de notre Constitution et la Souveraineté, individuelle et collective.

    Cependant, le mensonge de notre système débute dès la naissance avec la création, par le gouvernement via l’acte de naissance, de la personne juridique.

    En ne fondant ma réflexion que sur les faits, la personne juridique est une entité fictive (administrative -- une corporation) établie sur la base de notre « personne » réelle à la naissance.

    -- Il s’agit en quelque sorte d’un contrat que l’on nous impose sans notre consentement libre et éclairé. Et pour cause…
    -- Il s’agit également d’une usurpation de notre identité réelle.

    Durant un discours, Nicolas Sarkozy avait déclaré que « l’homme n’est pas une marchandise comme les autres ». Cette déclaration avait suscité de vives réactions bien légitimes si l’on oublie qu’il est également avocat et que par conséquent, il sait parfaitement de quoi il parle.

    En Droit, seule la personne juridique est reconnue.

    C’est cette personne juridique, propriété de l’état, dont le NOM et le PRENOM figurent en lettres majuscules sur l’ensemble de nos documents administratifs qui permet par exemple la saisie de nos biens, de notre argent lorsque nous ne sommes plus en mesure de payer. Ce qui est compréhensible une fois qu’on a compris que la personne juridique appartient au gouvernement.

    Ceci explique la déclaration d’André Paré, ex-sous-ministre québécois :
    « Tout est privilège concédé par l’état: votre voiture, votre maison, votre profession, bref votre vie; et ce que l’état donne, il peut le reprendre si vous n’êtes pas un contribuable docile. » (rapporté par Le Devoir, le 6 avril 1996).

    J’ignore si vous avez déjà intégré cet élément dans votre travail. J’ai écouté plusieurs de vos vidéos que je trouve toutes plus intéressantes les unes que les autres. Cependant je n’ai pas souvenir de vous avoir entendu aborder cette problématique. En tout cas, je peux constater que nos concitoyens ignorent majoritairement cette information. Elle me semble pourtant d’une extrême importance. Nous ne pouvons imaginer un monde libre sans une réforme de la « personne juridique ».

    Un être souverain cesse de l’être s’il est attaché à une « personne juridique » puisque ce statut est la base même de l’esclavage.

    J’ignore si vous connaissez le travail de Jacques Antoine Normandin, un québécois ayant démontré l’illégitimité du barreau du Québec, de l’impôt, etc.
    D’autre part, il y a cette vidéo que je joins à mon message. Elle démontre de façon concrète ce qu’un être réellement souverain (et donc libre) peut faire pour faire respecter ses droits face au système actuel.

    https://www.youtube.com/watch?v=Kjb3belkUV0

    Je tenais à vous faire part de cette réflexion car je crois réellement que si nous ne commençons pas par là, tout le reste est compromis. J’ai tenté durant des années de sensibiliser mes semblables (français) sur cette question mais très peu de gens captent l’importance de cette information et ses innombrables implications.

    Merci de m’avoir lu. Et un grand MERCI et BRAVO pour tout ce que vous avez accompli jusqu’à présent et accomplirez encore.

    Cordialement. »

  29. Formidable Larry Lessig

    Faites passer…

  30. Question: vous avez trouvé la paix?
    Lessig: Non, la paix n’existe pas.

    Voici la clé: oublier l’arnaque initiale qu’est l’image de la paix = paradis (où en s’emmerde copieusement, non pas parce qu’il n ‘y a pas de guerre -- la guerre n’est pas le contraire de cette paix-là- mais parce qu’on n’a pas croqué la pomme qui donne la connaissance du bien et du mal).

    Lessig dit qu’il cherche « le bouton rouge » qui déclencherait une révolution.
    Il dit de chercher un moyen pour faire battre la résignation des peuples (soumis).
    A mon avis le point est celui-ci. Tant qu’il y a de quoi à bouffer et à dormir au chaud, on croit tenir encore un morceau de ce paradis de la bible, de cette « paix », qui n’existe pas -- pas dans cette forme, car la vie n’est pas comme tel.

    La vie est tout: joie, colère, rêve, action, douleur, bonheur -- tout.
    Croquez la pomme! C’est ce qu’il faut faire.

    Avec vous Etienne, c’est déjà bien. Sauf que dans les échanges, il y a une petite pleurniche desfois -- excusez-moi de vous le dire. Des cons comme Sénéchal, il faudrait pas en souffrir. Qui les écoute? Moi non.

  31. Formidable Sophie Wahnich :
    « Les lieux du politique »

    Dans une Constitution digne de ce nom (c’est-à-dire forcément écrite et défendue par les citoyens eux-mêmes), les citoyens auraient de nombreuses garanties de l’effectivité de leur puissance politique ; parmi celles-ci, de nombreux lieux publics toujours disponibles à tous pour mener une activité politique.

  32. Ne ratez pas les deux passionnantes conférences que Pierre Rosanvallon avait données en 2006 au Collège de France sur :

    les très nécessaires pouvoirs de surveillance,

    et sur

    la judiciarisation de la politique (faute justement d’institutions de surveillance !),

    (conférences que j’avais signalées sur le blog à l’époque : )
    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2006/05/08/39-mises-a-lepreuve-dun-jugement

    ——————-

    Les deux MP3 que vous devriez écouter (je crois) sont :

    • Cours 9/14 : Rosanvallon2006_09_La_mise_a_l’epreuve_du_jugement.mp3

    • Cours 10/14 : Rosanvallon2006_10_Judiciarisation_de_la_politique.mp3

    Ne vous laissez pas distraire par sa façon très monocorde de parler (il lit son texte de façon un peu pénible, mais on s’y habitue vite) : ce qu’il dit est UTILE ET IMPORTANT pour organiser nos résistances modernes aux abus de pouvoir.

    Enregistrez ces MP3 sur vos PC, car ils sont introuvables, je crois.

  33. Une petite vidéo sympa de là bas si j’y suis, avec la parabole de Tommy Douglas sur « mouseland » le pays où les souris élisaient des chats

    http://la-bas.org/la-bas-magazine/videos/mouseland-le-pays-des-souris

  34. Jean-Claude Michéa / Jacques Julliard
    La gauche a-t-elle encore un avenir ?

    • Les questions clefs sont frôlées, on « taquine l’obstacle ».

      Il manque très clairement d’autres points de vue 😉

    • Le changement ( sur ce blog, vers la démocratie ) dépend du point de départ depuis lequel il est imaginé.

      Si on part du hiérarchisme et du capitalisme, le changement sera conçu comme une défense, et sera donc génétiquement imprégné de résidus psychiques issus de l’ancien régime. L’imaginaire y sera inhibé et les solutions cousues de fil blanc. Avec en point de mire des retours de balancier dramatiques tels que ceux que l’Histoire nous a fait connaître, du simple fait que les vices anciens seront cachés dans les solutions nouvelles. Ainsi voit on parfois l’assassinat d’un roi accoucher d’une empereur 😉

      A contrario, si on rêve la démocratie en partant de la pensée anarchiste, dans le constat que l’anarchisme monacal est invivable quand on est sept milliards, et que donc une harmonisation des désirs, des projets et des actes est nécessaire, alors on démarre avec un tout autre état d’esprit. On part de zéro en quelque sorte. L’imaginaire est libre et laisse aux inventions de l’Esprit un univers non foulé. Et d’autres horizons s’ouvrent que ceux de la protection du corps social contre des excroissances issues de lui.

      C’est ainsi, pour atterrir 😉 que selon l’état d’esprit d’une révolution on réformera la banque ou bien on se passera d’elle, ce n’est qu’un exemple.

      On a bien ri en entendant « moraliser le capitalisme », mais c’est bien de ça qu’il s’agit : rustiner ou changer la chambre à air.

  35. Je partage cette volonté de reprendre en main notre avenir et surtout notre présent. De la même façon qu’une loi (loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’état) fait encore les beaux jours de la liberté de conscience. Je propose que la constitution prenne en compte cette liberté de conscience et propose la séparation des pouvoirs économiques et financiers du pouvoir de l’état.
    Je suis intéressé pour rejoindre ou participer à la création d’un atelier (résident de la Manche 50)

  36. « Attention ! Pas de guerre civile ! La guerre civile perdrait la liberté. Deux heures de conversation à coups de canon, et c’est vingt ans d’euphorie pour les banques et vingt ans de misère et de silence dans les faubourgs. »
    Jules Vallès,
    cité par Henri Guillemin, « La Commune, n°4 » minute 5:40.

    Écoutez aussi la suite…

    http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448548-le-siege-de-paris.html

    • J’ai une grande peur, issue de l’Histoire.

      Une émeute pour la démocratie, mal préparée, et sans que le peuple ne soit préparé à s’assumer comme jamais, ce serait, je le craints,
      la reconduction de l’antidémocratie, et l’espoir repoussé plus loin encore qu’il n’est à ce jour, le discrédit porté sur lui.

  37. Ğeconomicus « La Corbeille » aux 5èmes rencontres des monnaies libres 7 Juin 2015

    Merci à Stéphane et sa bande de copains malins d’avoir organisé ce jeu passionnant et important pour comprendre l’enjeu central de la monnaie pour une société. Une bien belle journée, instructive et marrante à la fois.

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    • Stephane Laborde a un peu filmé le déroulement d’un jeu précédent en mode TRM :
      https://www.youtube.com/watch?v=WWhlliZoM4o

      Alors bon, il joue avec les paramètres pour que la démonstration fonctionne à l’appui de sa thèse (par exemple, en mode monnaie-dette, il considère que la banque ne crée pas de valeur économique). Néanmoins, c’est une remarquable modélisation pratique de l’opposition des deux systèmes. Evidemment, avec les moyens scientifiques et informatiques d’une faculté d’économie, on pourrait faire un modèle plus rigoureux. Mais le jeu semble assez convaincant.

      Une remarque me semble importante et n’a jamais été faite par personne. Pourquoi donc le thème du dividende universel se développe-t-il sur les même sites que le tirage au sort ?

      C’est que le dividende universel à la faculté de séduire des libéraux comme Stéphane Laborde, qui y voient un moyen de combattre les oligopoles économique, en l’occurrence bancaires. Et d’autre part des personnes de sensibilité socialiste comme Friot, exactement pour le même motif.
      De la même manière pour le tirage au sort : certains y verront un outil de développement de l’émancipation individuelle, tandis que les autres y verront un renforcement de la cohérence populaire, dans les deux cas contre l’oligarchie politique.
      Entre les deux, il y les détenteurs de l’ordre établi, qui n’ont pas de justification théorique du maintient de leur pouvoir, mais qui ne tiennent que par la force, et par la division de leurs adversaires.

      En fait, le dividende universel et le tirage au sort ne peuvent qu’emporter l’adhésion des personnes qui ont compris que la société est divisée entre ceux qui privilégient l’autonomie personnelle et ceux qui privilégient le sens du groupe, et qu’on ne pourra dépasser la domination du petit nombre que si ces deux aspirations sont satisfaites. Le dividende universel est le pendant économique du tirage au sort qui en est le pendant institutionnel.

  38. Intéressante application, APSO,
    tentative technique pour former et connaître la volonté générale :
    http://www.democratietempsreel.com/

    • La e-democracy a tout de même des failles. Lors du Forum International de la Démocratie l’année dernière, j’étais allé écouter entre autres Pia Mancini, qui présentait l’application DemocracyOS (expérience argentine) :
      https://www.ted.com/talks/pia_mancini_how_to_upgrade_democracy_for_the_internet_era?language=fr#t-778228
      Le concept semble parfait : les sujets faisant l’objet d’un débat législatif à l’assemblée parlementaire sont présentés sur la plate-forme internet. Les citoyens votent de chez eux. Et les députés du Net Party au Parlement se sont engagés à voter conformément au résultat.

      Seulement, Pia Mancini a expliqué par après que le système n’a pas tardé à être dévoyé. Comme il y a énormément de sujets de loi, avec de nombreuses ramifications techniques, il n’y a finalement qu’un petit nombre de citoyens qui se prononce sur chaque sujet. Aussi, il s’est rapidement monté des firmes employant quelques centaines ou milliers de « citoyens salariés ». Vous êtes intéressé que telle loi soi approuvée, ou rejetée ? Vous payer la firme, et ses employés votent dans le sens désiré sur la plate-forme internet. Cela suffit à faire basculer le vote. Le siège social de la firme elle-même est à l’étranger. Aucune parade ne semble avoir été trouvée.

  39. Bonjour à tous,

    Pour faire écho à vos contributions, je souhaiterai avoir l’avis de ceux qui seraient éventuellement intéressés à propos de leur perception du traitement de l’actualité européenne. Ceci rentre dans le cadre d’une recherche menée au laboratoire Sc. Info Com de l’Université de Nice. Il suffit de remplir un court questionnaire (environ 5 min). Toute contribution nous sera d’une grande aide. Merci à tous.

    Lien vers le questionnaire : http://goo.gl/forms/4LSsAo1G2O

  40. « Pour une Nouvelle Constitution »
    ITV sur Fréquence Evasion.

  41. Francis Lalanne, intéressant
    (sur la liberté d’aller à la rencontre des autres, enfin,
    et aussi sur la fausse monnaie des banques…) :

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