Larry Lessig, le professeur de Harvard qui est entré en rébellion contre l’influence de l’argent en politique

Dimanche prochain (22 mars 2015), sur Arte, nous pourrons voir un document préparé par Flore Vasseur (une chic fille, courageuse), qui nous présente un homme épatant, Larry Lessig.

Voici la présentation qu’en fait Flore :

« Ce dimanche à 12h55, Arte diffuse mon film de 26 minutes sur Larry Lessig, le professeur de Harvard qui est entré en rébellion contre l’influence de l’argent en politique. Grâce à la Revue XXI qui m’avait demandé un reportage, j’avais pu mieux comprendre le travail de cet homme.

Voici le film de Flore qui a été diffusé sur Arte :

Ce film est le premier épisode d’une série en création originale appelée TEDStories, née d’un partenariat entre les conférences TED et Arte. Le concept ? Repérer une idée forte dévoilée à TED. Partir à la rencontre de la personne qui la porte, où qu’elle soit, pour documenter l’impact concret. À travers le portrait de cette idée, une solution locale à un problème universel, révéler le destin d’une personne qui a décidé de se mettre en marche. Je veux lier la vie d’une idée à celle de son porteur, mêler histoire personnelle et solution pour le monde. Mon intuition de départ ? Les idées pour « changer le monde » sont partout. Mais les questions, mes préférées, demeurent : pourquoi un jour y croit-on suffisamment pour passer à l’action ? Qu’est-ce qu’on trouve sur ce chemin et qu’est-ce qu’il en coûte ?

La création de cette série a été passionnante et difficile. Un an de joie, d’aventure, de désarroi aussi. De bataille. Je ne m’en serais jamais sortie sans quelques bonnes fées aux cœurs et talents XXI et notamment Héloise Condroyer, Nicolas Gaume et Bruno Giussani.

Un second épisode est en cours de montage sur un tout autre sujet mais dores et déjà, j’adorerais savoir ce que vous avez pensé de ce premier épisode. Si cela vous tente de partager avec moi votre ressenti, dites-le moi et j’essaierai d’organiser une rencontre tous ensemble, près de vous.

En espérant que cela vous intéressera et que tout va bien pour vous,
À bientôt
Flore »

• FB de FV : https://www.facebook.com/flore.vasseur.1
• Blog de FV : http://blog.florevasseur.com

Voici les liens vers
• la NH Rebellion, ses marches de mobilisation dans le New Hampshire : http://www.nhrebellion.org/
• et vers MayDay : https://mayday.us/

Pour mémoire, cette vidéo est vraiment bien :

J’ai hâte de voir le documentaire de Flore (je le verrai en différé car je serai encore à Athènes dimanche).

Faites connaître autour de vous cette programmation : c’est un sujet central pour nous tous.

On en reparlera après ?

Étienne.

60 réponses à “Larry Lessig, le professeur de Harvard qui est entré en rébellion contre l’influence de l’argent en politique

  1. Cher M. Lessig,
    Quand vous aurez réussi à vous débarrasser de l’élection des « Lester », (et qui peut seulement douter que vous y parviendrez ?) cause de vos maux au états-unis, vous serez rendu à un système politique proche de celui de… la France. Vos graves problèmes de corruption seront enfin résolus et vous vivrez enfin dans une démocratie authentique et vraie.

    Ben on est pas rendu…

  2. Bonjour,

    Je suis content de voir cette problématique de l’argent en politique abordée, en même temps, je ne fais aucunement confiance aux médias, et je me demande à qui profite les Ted X.

    A l’époque de l’ingénierie sociale, je me dis qu’ils (ceux qui veulent garder leurs privilèges, ou ceux qui sont pris dans la course folle du pouvoir et de la domination, ou encore, ceux qui voudraient un monde meilleur mais sans nous demander notre avis) doivent forcément chercher à nous mettre de nouveaux « récits » du monde dans la tête, afin de nous faire accepter un état de faits où ils seront toujours gagnants.

    J’ai peur également qu’une lutte contre la monnaie serve à mettre en place, à terme, une monnaie universelle.

    Quand je regarde toutes les manifestations et prises de position des personnes excédées par ce système, j’y vois une libération possible, mais une grande récupération possible également…

    Car toutes les critiques que nous portons chaque jour contre telle ou telle composante de notre système déstabilise malgré nous et à notre insu nos repères actuels, et qu’en période de grande déstabilisation, il est aisé de mettre en place n’importe quel régime politique, surtout les pires.

    Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…

  3. Génocide psychique… ! ?

  4. merci pour ces partages
    la route est longue et l’horizon curieux de nous voir parvenir à lui ensemble !

  5. Pour comparer, voici les résultatsdu professeur Lessig traduites il y a 3 ans sur une scène de théâtre à Paris:

    http://quenelplus.com/revue-de-presse/le-rapport-qui-a-servi-de-pretexte-a-la-guerre-en-irak-enfin-declassifie.html

  6. Larry Lessig parle beaucoup trop de démocratie en Amérique, mais c’est pardonnable 🙂

    Il parle d’une dégradation de ce qui n’a jamais été une démocratie, dégradation par la corruption, et s’attaque essentiellement à la question de la corruption via le financement des élections.

    Souhaitons lui de réussir, mais il restera l’impuissance du citoyen-électeur.

    Il est remarquable de l’entendre cibler certains de nos questionnements, l’apathie des foules entre autres.

    Le concept de propagation virale semble lui être étranger.

    Très proche de nous 🙂 🙂 🙂

    Joint venture souhaitable.

  7. A partir du moment où le mot « histoire » ou « story » intervient, je suggère à chacun de se méfier de celles qu’on veut nous raconter…

    Un pourtant très engagé journaliste anciennement mainstream m’a raconté un jour que je témoignait d’un sujet grave « qu’il fallait faire une belle histoire à raconter »… Moment de solitude et d’inquiétude sur notre capacité à raisonner
    plutôt qu’à réagir.

    Cette tendance sur ce blog me surprend. Étienne, méfie-toi de gens assez cyniques qui emploieront tous les contrefeux pour ralentir cette conscience.

  8. Lundi 23 mars 2015 :

    1- La Grèce est en faillite. Dette publique : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.

    2- Les banques privées grecques sont en faillite.

    3- La Banque centrale de Grèce est gavée d’obligations de l’Etat grec, mais ces obligations d’Etat ne seront JAMAIS remboursées. En clair : la Banque centrale de Grèce est en faillite.

    Seule solution pour tenir encore quelques semaines de plus, au moins jusqu’en juin :

    il faut que l’Union Européenne prête en urgence quelques milliards d’euros supplémentaires à la Grèce !

    Ce prêt supplémentaire rajoutera une montagne de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasent déjà la Grèce, mais c’est pas grave !

    Dans une lettre datée du 15 mars et révélée ce lundi par le « Financial Times », Alexis Tsipras « a averti Angela Merkel qu’il serait impossible pour Athènes d’assurer le service de la dette d’ici les prochaines semaines si l’UE ne distribuait pas à court terme une assistance financière au pays ».

    « Étant donné que la Grèce n’a pas accès aux marchés financiers et en vue des pics attendus dans nos échéances de dette au printemps et à l’été… il est clair que les restrictions particulières de la BCE combinées à des retards de versement rendraient impossible pour tout gouvernement d’assurer le service de sa dette », explique Alexis Tsipras dans ce courrier qui serait parvenu à la chancelière juste avant que celle-ci n’invite le Premier ministre grec à venir lui rendre visite à Berlin.

    http://www.boursorama.com/actualites/grece--certains-remboursements-impossibles-sans-aide-1c57eb8cdef241e3d9c59be38b4474fa

    • claude saint-jarre

      Les États-Unis sont en faillite depuis 1983 selon Buckminster Fuller dans sonlivre Critical Path. Mystère!

  9. « il faut que l’Union Européenne prête en urgence quelques milliards d’euros supplémentaires à la Grèce ! »

    prête ? Non : donne.

    La souveraineté monétaire continentale, c’est créer la monnaie quand elle est nécessaire et là où elle est nécessaire.

    Le vice est dans la pensée.

    • La dette des états, qui ne sera jamais remboursée, est la preuve qu’il est possible de créer de la monnaie non destructible sans engendrer une inflation démente.

      La possibilité de faire défaut gagne du terrain. La possibilité d’injecter de l’argent frais non destructible n’est pas moins recevable.

      • Le 123 de Lisbonne interdit à la BCE de donner/prêter aux états mais n’interdit pas d’émettre en direction des personnes physiques ……….

    • En ce qui me concerne, comme simple citoyen de cette UE de contraintes, j’aimerais connaître le tableau entier avant d’approuver de « donner des milliards » .

      Mais comme ce n’est pas possible, malgré l’essai infatiguable de s’informer bien et profondément, et comme en plus il y a des messages et discours assez vulgaires passés par ci, par là, personnellement je serais d’accord de « donner des milliards » (hopp, hopp, en vitesse, quoi?) EN CHANGEANT LE SYSTEME ENTIER.

      Puis j’aimerais être sûre que cet argent donné sera pris dans les retards d’impôts des hyperriches comme tous ceux que Juncker a libéré de cette « tâche », plus de tous ceux qui sont en fuite vers la Suisse avec l’argent qu’ils ont fait en Grèce, plus l’argent que les politiques ont détourné (confiscable), plus l’argent que les banquiers ont détournés etc etc.

      Puisque normalement (comme « on » a déjà beaucoup « sauvé » la Grèce = sauver les banques grecques, avec l’argent du contribuable) l’argent de sauvetage passe par l’appauvrissement du systéme social des pays « donneurs ». Et d’habitude, tout cet argent généreusement mis par ci, par là est pris dans les poches des pauvres. Et les banquiers rigolent comme des bossus -- puis tout continue.
      Pourquoi Tsipras il se comporte comme un enfant gâté, quelle est la raison de ne pas arrêter des négociations avec Schäuble?

      Donc je ne vois pas comment « on » (c’est qui?) peut avancer en donnant des milliards (de l’argent public) sans que les récipients changent complètement et entièrement le système dans lequel ils vivent, les Grecs, pourquoi ils ne sortent pas de l’ UE?

      Pourquoi ils ne sont pas plus sérieux? Pour moi, ce n’est pas assez sérieux. Les faits sont là, les chiffres sont là, les concepts sont là, on peut lire du Lessig, du Chouard (écouter), du Pikéty, du Sennett, du etc etc nous sommes beaucoup là à avoir pensé à d’autres concepts -- tout est dit. Pourquoi pas le réaliser? Ils ont la possibilité -- maintenant, et ils ont une population qui sait comment cultiver, comment vivre avec leur nature absolument magnifique, il y a la mer…
      Et il y a les gens qui ont envie de changer. Il attend quoi Tsipras?

      • Katharina, les idées qu’on lance le lundi ne sont pas forcément celles qu’on va mettre en oeuvre le mardi, mais si personne ne les met sur le tapis, la pensée standard restera maîtresse.

        Les craintes sont intéressantes : craindre de donner ( créer monnaie) 1000 euros de trop à quelques rares hyper riches et pour cela ne pas les donner à des millions de pauvres est mathématiquement irrecevable, et plus globalement, c’est le schéma de défiance qui maintient les prisons.

  10. Je n’ai pas fait le calcul que tu as mis (qui maintient les prisons -- tu me confonds peut-être?)

    Mon propos était clair pourtant, non?
    Rien d’irrecevable là-dedans, mais un ras-le-bol des mélanges pitié-détournement.

      • chère Ana,

        c’est pas parce qu’on n’est pas du même avis, que je ne comprendrais pas.
        Mais c’est gentil de m’avoir filé cette jolie histoire.

        Pourtant je reste avec ce que j’ai écrit tout à l’heure, que de pomper de l’argent tout en restant dans le même système, je ne vois pas le sens.

        D’aprés ce que j’ai compris tu suggères en gros à donner quelques milliards aux Grecques afin qu’ils puissent sortit du système.

        Mais il y a eu encore aucun signal du gouvernement grecque de vouloir sortir du système. Pour l’instant, à travers le peu qu’on arrive à savoir, ils transmettent le message de vouloir continuer mais avec de l’argent donné. Personnellement je ne vois pas le sens.

        Aussi pour des décisions de cette ampleur il faudrait demander l’avis du contribuable avant.
        Personne ne comprendras de lutter comme des chiens pour maintenir son travail, son appartement, l’avenir de ses enfants tout en payant en plus l’économie échouée d’autres pays qui n’arrivent pas à faire payer leurs propres riches. En fait, il manque totalement le débat ouvert.

        J’espère que tu ne vois pas encore de schémas de défiance qui maintient les prisons là dedans, ce qui serait faux.

        • « D’aprés ce que j’ai compris tu suggères en gros à donner quelques milliards aux Grecques afin qu’ils puissent sortit du système. »

          Non

          • Katharina

            Dommage que ton soin pédagogique prenne le dessus…

            Merci de continuer un débat non pas la pédagogie.

          • Ana Sailland

            En fait voici ce qui se passe :

            si je parle de l’hypoyhès monnaie hélicoptère en direction des citoyens grecs et qu’on me rétorque qu’ils ne sont pas sérieux, je n’ai pas envie de répondre.

            Pour moi les gens qui crèvent sont sérieux.

          • Katharina

            Tu es étonnant(e), Ana:
            ai-je écrit « qu’ils crèvent »? Ai-je écrit « les grecs ne sont pas sérieux? »
            C’est du fantasme pur, Ana, et cela je ne te pardonne pas.
            J’avais écrit et clairement et nettement que LE GOUVERNEMENT GREC n’est pas sérieux. J’ai ensuite étalé mes raisons. Si cela ne suffit pas pour débattre de manière sérieuse, je regrette de te signaler que c’est vraiment n’importe quoi garni de suprématisme.

            Bravo pour ta projection de première classe. Je t’en félicite.
            Allez, j’adore les gens sérieux dans le débat.

  11. N’importe quelle quantité de monnaie suffit pour tous les besoins de l’économie, la monnaie n’a aucune valeur, 10€ peuvent suffirent aux besoins de l’économie mondiale, les prix s’adaptent, le thermomètre n’a jamais la fièvre. C’est plutôt l’influence de la politique sur la monnaie qui est néfaste.

  12. (interlude sociétal)

    « P. Jovanovic -- E. Chouard : La revue de presse (mars 2015) »

    (posté à 8h16, le 24 mars)

  13. Chiffres définitifs du ministère de l’Intérieur :

    1- UMP + Union de la Droite + UDI + Modem + Union du Centre = 29,4 %

    2- Front National + Extrême-droite = 25,31 %

    3- Parti Socialiste + Union de la Gauche + Parti Radical de Gauche = 21,78 %

    4- Front de Gauche + Parti de Gauche + Parti Communiste = 6,1 %

    5- Europe Ecologie Les Verts = 2,03 %

    6- Extrême-gauche = 0,07 %

    7- Divers droite = 6,81 %

    8- Divers gauche = 6,79 %

    http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/FE.html

    2014 :
    Elections européennes de mai 2014 :
    Front National : 4 712 461 voix, soit 24,86 %.

    2015 :
    Elections départementales du 22 mars 2015 :
    Front National : 5 142 177 voix, soit 25,24 %.

    En France, la situation est en train de dégénérer.

    Ce n’est même plus de la droitisation.

    C’est de l’extrême-droitisation.

  14. Sans viser personne et encore moins qui j’apprécie, mais pour clarifier.

    « ON », c’est à dire le léviathan, injecte dans notre inconscient collectif des idées fausses dont ensuite nous sommes prisonniers : Notre mental devient alors notre prison.

    Car si nos neurones et systèmes logiques fonctionnent, le moteur d’inférence qu’ils constituent, partant d’hypothèses fausses, aligne fatalement des conséquences fausses, pour aboutir à des émotions qui n’ont pas lieu d’être, et à la division des sociétés et des peuples qui pourtant devraient être solidaires. Et ploutocrates de s’en réjouir.

    En particulier, tout ce qui concerne la monnaie est touché par ce phénomène.

    Le grand nombre perçoit la monnaie comme le contenu d’un réservoir assimilé ou équivalent à la richesse, géré par les états, et qui ne peut être acquis que par le combat ou au minimum un caractère industrieux et sévère.

    Nous ici savons que cette vision est fausse.

    La monnaie n’est pas dans un réservoir immuable. Elle se crée et se détruit. Se distribue, se vend, se loue. Se stocke et se dissimule.

    Tout est là, dans les mécanismes choisis pour ces opérations qui sont émission, destruction, distribution, captation.

    Et au présent ces mécanismes sont iniques. Confisqués à leur propriétaire légitime : la foule.

    La foule qui devrait donc être gérante autant que bénéficiaire.

    La monnaie hélicoptère, perçue parfois comme farfelue ( on synonymise à tort « utopique » ) est en fait un droit naturel et devait être un mécanisme naturellement choisi si nous n’étions pas en ploutocratie dictatoriale.

    Distribuer de la monnaie gratuite au modeste de Grèce n’est ni un cadeau ni un charité mais un dû.
    Nous sommes amenés ici à en parler au sujet de la Grèce parcequ’il y a urgence : les gens sont en souffrance, souvent jusqu’au suicide.
    Et si l’UE méritait ce mot « union » dont elle se pare abusivement, la question serait réglée dans la semaine.

    Mais bien entendu, la monnaie doit être partout et pas seulement là où ça souffre le plus considérée comme du domaine du souverain, et le souverain étant le peuple, elle doit être considérée comme propriété du peuple, gestionnaire unique et bénéficiaire unique. Partout dans le monde, pas seulement en Grèce, Portugal Espagne, bien entendu Katharina , même en Allemagne 🙂

    • Bonjour Ana Sailland et les autres ,

      « ON », c’est à dire le léviathan, injecte dans notre inconscient collectif des idées fausses dont ensuite nous sommes prisonniers : Notre mental devient alors notre prison.

      Car si nos neurones et systèmes logiques fonctionnent, le moteur d’inférence qu’ils constituent, partant d’hypothèses fausses, aligne fatalement des conséquences fausses, pour aboutir à des émotions qui n’ont pas lieu d’être, et à la division des sociétés et des peuples qui pourtant devraient être solidaires. Et ploutocrates de s’en réjouir.
      En effet, l’expérience est pratiquement empirique en 5 minutes.

      Amicalement,

      • yesssssssssss
        merci

        Quand on parle aux gens du bistrot du village au sujet des ateliers constituants ou de la démocratie directe ( je le fais ) ils répondent souvent s’en sentir incapables >>> c’est là le mur à faire franchir au grand nombre.

        On parle souvent de l’école de Jules Ferry comme d’une usine à chair à canon.
        Mais notre conversation ouvre des perspectives : elle peut aussi donc être l’usine à déni de soi, germe de la soumission.

        • « Les gens du village », « ils », « au grand nombre »

          L’AUTRE est un être.

        • Ecoute, Katharina, Je t’aime bien, mais si tu ne comprends pas ce que je dis ou pire crois lire le contraire, le plus simple sera de ne plus me parler. Oublier mon adresse mail serait également assez sympa. Merci.

          Dommage.

          • Katharina

            Ecoute Ana Sailland, nous ne nous connaissons pas.
            Donc pour « aimer bien » quelqu’un il faut un peu plus de profondeur.

            En ce qui concerne mes commentaires auxquels tu réponds volontairement blessant, je te propose de chercher la bonne cible. Je t’ai déjà dit que je ne suis pas la bonne adresse.

          • Ana Sailland

            ./

      • … et pour les concitoyens qui ne connaissent pas encore Silvio Gesell, qui créait de la monnaie locale à Wörgl en pleine « crise économique » de 1929 Le modèle marchait au fond, était pleinement soutenu par le peuple, l’économie marchait à fond, pas de chômage, paix sociale:

        https://www.community-exchange.org/docs/Gesell/en/neo/index.htm

      • Concernant l’éducation, Mathilde Anstett et Sylvain Rochex font un travail très intéressant. Allez faire un petit tour sur leur site
        http://www.descolarisation.org/

        • merci, c’est très intéressant! J’aime surtout les réflexions sur les rapports entre élèves et profs.

    • le mot « ploutocrate », chéri par les antifas de toute sorte et de plus belle était le mot préféré de Goebbels.
      Le mot vient du grec « Plútos » = richesse et « krateín » = régner.

      « Ploutocratie » désigne un règne dans lequel les biens décident de la participation au règne. Donc à partir d’une fortune d’un million p.e. tu peux avoir un poste au gouevernement.

      Les nazis utilisaient ce mot pour désigner « l’aristocratie du pognon », ce qui était pour Goebbels la « judaité mondiale » . Le mot « ploutocratie » devenait sa parole de combat.

      D’appeler de ploutocrate quelconque citoyen dépourvu de quelconque fric tout simplement parce qu’il/elle ne soit pas convaincu(e) de certaines idées est donc légèrement à côté de la plaque.

      • J’ai étudié le grec ancien et un peu Bernays mais pas Goebels.

      • wow chanmé, tu connais la definition de ploutocratie, parcequ ici personne ne sait ce que ca veut dire, heureusement que tu est la pour nous eclairer… J adore les raisonnement comme ca… tartanpion de la haine utilisait le mot ‘manger’ pour parler de se nourir donc si tu me propose d aller ‘manger’ tu as la haine… C est Schenedermann que j ai vu faire ca sur un auteur qui avait ose parler de ‘cosmopolitisme’ dans son bouquin. Ca s apelle un amalgamme de bas etages… une expression qui a probablement deja ete utilisee aussi par des criminels de gerre pedophiles… se mefier aussi de l expression ‘tien il fait beau’, qui sait quel fou a pu dire cela au cours de son existence.

    • et voilà que les projections continuent avec tes remarques douteuses.

      Décidément aujourd’hui tu n’écris n’importe quoi.
      Je te conseille quand-même, pour faire plus sérieux, de vraiment lire les commentaires auxquels tu te réfères.
      Dans un blog de ce niveua-ci, si l’envie te prend de donner des coups, choisis bien l’adresse. La mienne n’est pas la bonne.

    • « Même en Allemagne, Katharina » -- pardon?
      Retournez à la case départ, s.v.p. Ana

  15. oui, oui, .. avec mes excuses
    Guy

    • oui bien sûr

      Les expériences ici relatées démontrent que la dé-hiérarchisation est possible et même bénéfique pour l’entreprise.

      Comme certaines sont de grosses entreprises, cela laisse subodorer que réside là une preuve qu’au dehors de l’entreprise le libertarisme à grande échelle n’est pas une option onirique. Osons le dire : l’anarchie ( qui n’est pas le désordre mais l’harmonie naturelle )

      Intéressante est l’idée , plus qu’intéressante, de renoncer à l’arbre des pouvoirs mais d’énoncer la règle que toute initiative doit être non pas exactement négociée mais simplement discutée avec trois ou quatre autres électrons libres. On voit plus loin que même cela peut dans certaines circonstances être oublié :

      En effet, ceci rejoint l’expérience de Todmorden où une ville atteint une quasi indépendance alimentaire en s’écartant des concepts de contrat, échange, condition, propriété, hiérarchie bien sûr,
      et ici réside le plus surprenant : en s’écartant du principe de concertation !!!

      Derrière toutes ces émergences disséminées sur la planète mais convergentes, nous assistons à la renaissance de la pulsion contributrice comme moteur de l’action individuelle en harmonie avec le collectif, pulsion actuellement en concurrence avec le contrat et le chantage.

      C’est pas rien.

      Différent mais connexe :
      Au niveau de l’entreprise j’ai visité en 2003 à Buenos Aires d’autres concepts qui sont la codécision totalement égalitaire et le partage totalement égalitaire, de l’ingénieur au balayeur. Le cadre, c’était les empresas ocupadas ( style Lip )

  16. La Grèce se finance en émettant des obligations à trois mois et aussi des obligations à six mois.

    Problème : personne au monde ne veut acheter ces obligations pourries.

    Du coup, il n’y a plus que les banques privées grecques qui acceptent d’acheter les obligations de l’Etat grec.

    Ensuite, les banques privées grecques refourguent ces obligations pourries à la Banque centrale de Grèce.

    La Banque centrale de Grèce accepte ces obligations pourries en collatéral, et elle prête des milliards d’euros aux banques privées grecques : c’est le mécanisme ELA (en français : « Prêt de liquidités en urgence »).

    Encore un tout petit problème : la Grèce est INCAPABLE de rembourser ces obligations d’Etat, et la Banque centrale de Grèce est en faillite.

    Conclusion : mercredi 25 mars, la BCE ne veut plus que la Banque centrale de Grèce continue d’accepter toutes ces obligations pourries. Pour couper complètement le financement de l’Etat grec, la BCE vient d’interdire aux banques grecques d’acheter les obligations pourries.

    MAIS ALORS …

    … MAINTENANT, QUI VA ACCEPTER D’ACHETER LES OBLIGATIONS DE L’ETAT GREC ?

    Mercredi 25 mars 2015 :

    La BCE demande aux banques grecques de ne plus acheter de dette d’Athènes.

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-bce-demande-aux-banques-grecques-de-ne-plus-acheter-de-dette-d-athenes-463735.html

  17. Dominique filatre

    Je viens de voir le reportage sur Arte que j’ai failli manquer, http://www.arte.tv/guide/fr/046446-126/square-tedstories . C’est important de soutenir L Lessig. Ce n’est pas qu’une histoire US, ce qui se passe dans la politique des États Unis a de l’influence partout dans le monde, et souvent plus dans notre propre pays de France que ce peuvent faire les politiciens français. Il faut évidement le soutenir.

    L Lessig a déjà eu beaucoup d’influence sur l’orientation de la réflexion de ceux qui sont en première ligne du combat pour libertés sur Internet, y compris en France au moment d’Hadopi. Tout ce que fait Lessig est important !

  18. Melenchon semble changer d’avis sur le tirage au sort d’une constituante, du moins l’idée ne le révulse plus, c’est déjà pas mal : à 40:14 https://www.youtube.com/watch?v=41T0vWTvqtk

  19. Voici l’intégralité du film (important) de Flore diffusé par Arte :

    Faites passer 🙂

    • C’est un documentaire important par le fait qu’il montre à mon avis la voie à suivre. Ce modèle de lobbying citoyen est assez prisé aux Etats-Unis. Des groupes appuient tel ou tel candidat en échange de tel engagement. Je pense que ce sera une voie d’avenir chez nous aussi. La démocratie sera instaurée par deux voie possible, soit par insurrection, soit légalement par les élus. Si l’on croit que c’est par la seconde voie, alors, il faut tâcher de faire pression sur eux et d’obtenir des promesses. Pour cela, il qu’un groupe s’organise pour interpeller les différents candidats à une élection, et en fonction de leur réponse, les appuyer. Pour que ça marche, il faut deux conditions. L’une que la demande d’engagement soit claire et définie (non pas « instaurer la démocratie », mais par exemple « instaurer le référendum d’initiative populaire »). L’autre que les tenants de l’initiative soient assez nombreux pour faire basculer une élection (par exemple 5%), et donc pour les procédures de tirage au sort, ce n’est pas encore possible. Alors, bon, s’ils ne tiennent pas leur engagement, ce n’est pas grave, on se donne rendez-vous à l’élection suivante pour retenter le coup. On pourrait même probablement commencer à échelle locale pour s’entraîner, ce serait plus facile.

  20. nollet elodie

    s’il vous plait venez a l’ile de la Reunion, conference débats et ecriture de constitutions on vous espere!
    Merci de votre engagement.

  21. Ping : [Contre la corruption générale des politiciens] Larry Lessig sera avec Flore Vasseur à Annecy, jeudi prochain, 10 novembre | Blog du Plan C

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