Rendez-vous à Bordeaux le 19 février 2015, et à Mulhouse le 28

Je vais bientôt vous rejoindre, à travers le pays, pour deux ateliers constituants :

le 19 février 2015 à Bordeaux, et le 28 février à Mulhouse :

J’espère que les Bordelais nous raconteront ce qu’ils ont fait depuis la dernière fois (nous étions 300 🙂 ) : ce qui a fonctionné, ce qui a déçu, les astuces qu’ils ont inventées pour que ça fonctionne mieux…

J’ai hâte d’y être.

214 réponses à “Rendez-vous à Bordeaux le 19 février 2015, et à Mulhouse le 28

  1. Vos travaux sont particulièrement intéressants, demandent du temps et de la disponibilité d’esprit pour s’en approprier la pertinence et l’utilité, j’espère que nous pourrons en consacrer lors de votre venue à Bordeaux.

  2. j aimerai temps que cela change ,il faut que se manége s arrète ,ils vont vraiment trop loin .

  3. Décidément Étienne, vous aurez fait le tour de la France des villes, grandes et moins grandes…en « évitant » le centre comme par exemple… Clermont-Ferrand ! (ce n’est pas un reproche, je sais que vous êtes « à fond »).

    Avec ses nombreux puys, c’est pourtant un très chouette spot de parapente !
    (Puy de Dôme / St-Sandoux / Corent / Puy St-Romain / Saurier/Pic d’Ysson/Valbeleix/Trossagne/Pic St-Pierre /Le mont-Dore -- Vallée du Sancy / L’Angle / La Tache / L’Ouire / Le Puy Gros / Super-Besse / Chastreix / Montagne de la Plate, etc.)
    En plus, pour le Sancy, il y a même les télécabines pour monter ! (et le Puy de Dôme un funiculaire)

    En attendant, je vous souhaite de très bons et fructueux séjours à Mulhouse et Bordeaux !

  4. Salut étienne, je me permets de partager 2 choses.
    D’abord un reportage remarquable d’envoyé spécial sur LE sujet tabou par excellence, le terrorisme d’état :

    http://rutube.ru/video/6225ae65e1a8c5b050780bae4aff20ca/

    On voit une police monter de toutes pièces des complots afin de continuer à percevoir d’énormes sommes d’argent. La politique du chiffre dans toute sa cruauté et sa perversité; pratique instaurée aussi dans la police Française par Sarkozy.

    Ensuite, un court métrage de Ross Ashcroft (auteur du doc Les 4 cavaliers) que j’ai trouvé sympa et sous-titré :

    http://www.dailymotion.com/video/x2h65sm_l-homme-au-milieu-de-la-transaction_school

     » Qui a fait le pétrole, le charbon ou le minéral de fer?
    Ces choses ne sont pas un produit de l’effort humain,
    c’est évident que les extraire l’est, mais leur existence non.
    Et pour autant les revenus sur des ressources naturelles
    sont une excellente source d’impôts.
    Personne ne les a fait, donc…
    Et quand ils sont taxés, on fait que tous les autres
    les utilisent plus efficacement.
    Donc c’est là que nous devrions mettre des taxes  »

    (Herman Daly, interviewé dans le doc Les 4 cavaliers)

  5. Cher Etienne
    je suis trés heureux de voir que vous êtes invité sur le terrain de nouveau.
    Voila comment combattre les langues de vipère animées par l’ esprit partisan.
    Bravo
    Guy

    • Très au delà de la question démocratique : Je pense que nous sommes très très nombreux à nous réjouir de voir un ami précieux reprendre du poil de la bête.

      On parle toujours de l’empathie ( aptitude à co-ressentir) face aux choses tristes, mais elle marche dans les deux sens 🙂

      • Au delà des affects c’ est une grande victoire de constater que les définitions d’ Etienne concernant par exemple l’ extrême droite, sont partagées ou tout au moins ne font pas écueil aux gens qui réclament sa présence. L’ idée étant si j’ ai bien compris que l’ extrême droite est l’ ennemi du grand nombre et l’ ennemi de la démocratie réelle.
        De plus on ne peut pas être dans l’ empathie vis à vis de la souffrance du grand nombre et d’ extrême droite

  6. J’attends avec impatience une conférence constitutionnelle sur Paris pour m’initier.

  7. Claude Saint-Jarre

    La démocratie de la terre; Les Bourguignon en parlent. C’est l’année du sol.
    Voir le livre Soil not Oil et faire traduire, urgence!

    http://www.navdanya.org/earth-democracy

  8. Lundi 16 février 2015 :

    L’Eurogroupe s’achève par un « clash » avec Athènes.

    On s’attendait à un nouvel Eurogroupe interminable après celui de mercredi 11 février, qui s’était terminé par un fiasco, après tout de même sept heures de négociations… Lundi 16 février, ce nouveau rendez-vous, prétendument « de la dernière chance », entre ministres des finances de la zone euro pour résoudre le problème de la renégociation de la dette grecque avec le gouvernement Tsipras, de la gauche radicale, n’a duré que quatre heures, et s’est achevé par un « clash ».

    http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2015/02/16/l-eurogroupe-s-acheve-par-un-clash-avec-athenes_4577661_1656955.html

    • L’eurogroupe c’est quoi ?

      J’ai trouvé ça : http://fr.wikipedia.org/wiki/Eurogroupe

      Je relève : Cette organisation INFORMELLE n’a même pas de nom lors de sa création. Ce n’est que trois ans plus tard qu’elle prend officiellement la désignation d’« Eurogroupe », au sein des conclusions de la présidence du Conseil de Nice (7-9 décembre 2000).

      • L’Eurogroupe s’occupe de la politique économique dans la zone euro et l’Ecofin s’occupe de la même chose mais dans l’Union Européenne. Mais dans les 2 groupes, les banques privées y sont représentées, pourtant soit-disant elles ne font pas de politique. L’inverse n’est pas vrai: quand la BCE se réunit, les gouvernements n’y sont pas représentés…Big Brother est partout.

  9. À quand un séjour (un retour) en région parisienne ?

  10. Mardi 17 février 2015 :

    Grèce : Tsipras annonce le vote par le Parlement de mesures sociales dès vendredi.

    Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé mardi le vote par le Parlement de mesures sociales en faveur des Grecs dès vendredi, date-butoir donnée par l’Eurogroupe à Athènes pour demander une extension de son programme d’aide.

    « Ces mesures vont conforter les salariés, les chômeurs, les petites et moyennes entreprise et vont relancer l’économie », a expliqué M. Tspiras.

    Figure parmi elles l’étalement en cent mensualités des remboursements de prêts bancaires pour les personnes les plus défavorisées.

    Les mesures sociales voulues par le gouvernement vont à l’encontre des préconisations du programme d’aide.

    « La Grèce n’accepte pas les conditions et les ultimatums, elle dit non », a lancé M. Tsipras, devant les parlementaires de son parti de gauche radicale Syriza.

    Il a également accusé le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble d’avoir perdu son sang-froid et de s’être adressé de manière humiliante à la Grèce lors des discussions entourant l’Eurogroupe de lundi à Bruxelles.

    http://www.romandie.com/news/Grece--Tsipras-annonce-le-vote-par-le-Parlement-de-mesures-sociales-des-vendredi/566770.rom

  11. La loi Macaron va passer en force:
    http://www.politis.fr/Coup-de-force-du-gouvernement-pour,30113.html
    …Le peu de démocratie qu’il reste les empêche de gouverner.

  12. Quelqu’un a-t-il déja relayé l’information…

    *

    … ou c’est moi qui suis en retard d’un épisode ?! Une information en tout cas à faire trembler 1973 et tous les MAC(a)RON parachutés !! ^^

    *Loi Rothschild annulee au Canada le 26 janvier 2015

  13. « L’anarchisme est fondé sur l’observation que puisque peu d’hommes sont assez sages pour se gouverner eux-mêmes, bien plus rares encore sont ceux assez sages pour en gouverner d’autres. »

  14. Pondu ça ce matin sur mon FB

    De la démocratie en Amère_bourrique
    ———————————————--

    ou

    La liberté ne se trouve pas dans une pochette-surprise
    ——————————————————————

    En France, la commission européenne peut imposer ses choix au gouvernement.
    En France, le gouvernement ( un mec qui a fait 5% aux primaires socialistes) peut imposer ses choix au parlement.
    En France, le parlement peut imposer ses choix au peuple, même quand le peuple a refusé.
    En France le peuple peut pétitionner, manifester, c’est à dire implorer.
    Il (le peuple) ne choisit même pas ses maîtres : seulement une partie d’entre eux.
    Et ceux qu’il choisit sont présentés sur un plateau composé par d’autres.

    La vraie bataille n’est pas la bataille électorale.
    Ni même la bataille des idées !!!
    La vraie bataille est la bataille des institutions.

    Il est absurde d’attendre de nos maîtres la réforme des institutions qui réduirait leur pouvoir absolu.
    « Ce n’est pas aux hommes de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir »

    Les citoyens doivent s’entraîner à exercer le pouvoir et en particulier à écrire les règles du pouvoir..
    A cette heure, ils ne peuvent le faire qu’à travers des ateliers constituants.
    Eux seuls peuvent organiser ces ateliers.
    S’ils ne le font pas, ils resteront impuissants, soumis, voire esclaves.

    Cela peut s’opérer sans rage et sans bruit. Il suffit de nous retrouver par petits groupes et de travailler un thème.
    Mais surtout que chacun des participants organise à son tour, lui aussi sans rage et sans bruit.
    Le but est que nous soyons des millions à être instruits jusqu’au niveau « citoyen constituant ».

    La révolution ne s’arrête pas quand le tyran tombe.
    Bien au contraire, la révolution commence à l’instant où le tyran tombe.
    Car c’est là que les citoyens doivent être prêts et formés pour assumer leur futur.
    Et instruits du fait qu’ils doivent dire non à tout faux sauveur qui se pointe et dit « mes amis, rentrez chez vous, nous allons vous concocter votre liberté ».

    Des citoyens non-violents n’organisent pas la chute. Ce serait pour eux contre-nature.
    Mais la chute peut venir on ne sait d’où (cf mur de Berlin).
    Mais ils seraient coupables de ne pas se tenir compétents et prêts à la liberté si elle survient.
    De plus, nous pouvons comprendre qu’un peuple compétent ne saurait accepter ce que subit un peuple maintenu dans l’ignorance de son intelligence collective.

    La mauvaise gestion de la Vie est la conséquence des institutions.
    Les institutions sont celles que nous acceptons.
    Nous devons nous tenir prêts collectivement à choisir nos institutions.
    Mais si nous n’y travaillons pas, c’est même pas en rêve.

    • Syriza démontre en Grèce que la commission européenne n’a pas le pouvoir d’imposer ses choix au gouvernement, et qu’en réalité c’était bien parce que les précédents gouvernements étaient d’accord que ces politiques étaient appliquées, qu’il s’agissait donc bien d’une volonté politique et non d’un mécanisme.

      Ensuite les français ont largement le choix, si aucune des propositions ne vous convient à vous cela ne signifie aucunement que l’on vous prive de choix, mais que vous de votre côté, avec ceux qui pensent comme vous, vous n’êtes pas foutus de vous organiser pour faire une proposition et la soumettre au choix de la population.

      Votre présentation des choses, très détestable vu qu’elle présente le citoyen comme consommateur, est mauvaise et ne contribue qu’à enfermer les gens que vous arrivez à convaincre dans l’abstention et la passivité là où on devrait chercher à mobiliser les gens et à les rassembler pour changer les choses.

  15. La Grèce s’abandonne à la Troika.
    http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/02/19/euro-krise-tsipras-knickt-ein-und-akzeptiert-troika-fuer-griechenland/

    en francais:
    Le gouvernement grec abandonne l’une des promesses d’élection les plus importantes et accepte, que la politique économique de la Grèce sera controlée, dans l’avenir comme avant, par la Troika. La demande de crédit convient à la soumission au mémorandum demandée par la UE. Apparemment les banques d’investissement internationales n’ont pas fait espérer le ministre de la finance grec, Varoufakis. …

    à suivre

    quoi donc? Ecrire les constitutions des peuples et virer les gouvernements.

    • Mensonges et pure interprétation.

      Voilà une interview du porte parole du gouvernement Gavriil Sakellaridi, ils sont obligés de montrer qu’ils veulent un accord avec les autres gouvernements, mais en aucun cas cet accord ne peut consister à renoncer au mandat qu’ils ont obtenu du peuple pour mettre fin aux politiques d’austérité et effacer une partie de la dette ( comme l’a montré leur rejet de la proposition des ministres des finances ) :
      http://www.bastamag.net/Grece-Gavriil-Sakellaridi-porte

    • Propagande de monétariste relayée par une pro ploutocrate qui se ment en membre du peuple…C est pratique de retravailler son passé, on peut faire toutes sortes d ignominies et hop on retravaille son passé: on ne doit plus rien à personne, c est génial.

      • ah, le troll! Qui ne sait pas lire! Qui se fait des petits échanges virtuels avec lui-même!

        • Ho si je lis bien, avec toi ça va toujours dans le même sens et tes contorsions pour essayer de présenter ta rangaine sous un angle qui ne serait pas celui de la bonne vielle reaction sont trop evidentes et communes pour être drôles. Ton invocation systématique de la mythologie nordique dès que je t interpelle et qui te sert d argument universel n est pas plus originale.

  16. Jeudi 19 février 2015 :

    Aide à la Grèce : Berlin rejette la demande d’Athènes. « Ce n’est pas une solution substantielle. »

    Le ministère des Finances allemand a rejeté jeudi la demande déposée par la Grèce d’extension de l’aide de ses partenaires européens, estimant qu’elle ne représentait pas une solution substantielle et ne répondait pas aux critères fixés par la zone euro.

    « La lettre en provenance d’Athènes n’est pas une proposition substantielle de solution », a commenté Martin Jäger, porte-parole de Wolfgang Schäuble, ministre des Finances, dans un bref communiqué.

    « En vérité, elle vise à obtenir un financement-relais, sans remplir les exigences du programme. Le courrier ne remplit pas les critères définis lundi par l’eurogroupe », a-t-il poursuivi.

    Athènes s’est adressé aux ministres des Finances de la zone euro jeudi pour obtenir un prolongement de six mois du soutien financier de ses partenaires, et en prenant un certain nombre d’engagements.

    Le gouvernement grec refuse toutefois de se plier au memorandum qui est associé au programme d’aide, et prescrit au pays de rigoureuses mesures d’austérité.

    Dès mercredi, Berlin avait jugé qu’aides et réformes étaient indissociables, et insisté sur cinq conditions que devrait remplir la demande grecque pour satisfaire la zone euro.

    Parmi elles figurent l’engagement à ne pas détricoter les réformes déjà engagées, à ne pas mettre sur les rails de nouvelles qui pèseraient sur les finances publiques grecques, ou encore un engagement d’Athènes à rembourser tous ses créanciers. Les pays de l’union monétaire se sont entendus sur ces conditions lundi à Bruxelles.

    http://www.romandie.com/news/Aide-a-la-Grece-Berlin-rejette-la-demande-dAthenes-pas-une-solution-substantielle_RP/567535.rom

    • J’évite le sous la ceinture, mais là, comme proposition substantielle, je ne vois que les coups de pied au cul, du grand nombre vers le petit nombre, ça peut provoquer des séquelles souhaitables.

      Que Gandhi mon grand amour secret me pardonne ……..

      • pour voir le tableau entier, lire aussi http://www.egaliteetreconciliation.fr/Grece-theatre-de-la-guerre-Etats-Unis-Europe-31201.html

        ou

        http://www.voltairenet.org/article186776.html

        car je crois que ce que nous voyons n’est qu’un petit bout.

        Nous assistons à des essais de reécrire les frontières et les populations.
        Il n’est plus question de peuples ou de l’histoire, il n’est question que de ressources et de zones agrares avec des cons qui y bossent comme au temps des champs de coton.

        Pour l’instant.
        Gandhi c’est génial, auto-écriture des constitutions encore mieux. « Stell dir vor, es ist Krieg und keiner geht hin? » (« Imagine que c’est la guerre et personne ne la leur fait, la guerre? ») Je ne comprends toujours pas pourquoi BHL et Soros -- les financiers -- sont encore en bonne santé.

        • Encore de la propagande d’extrême droite, c’est quand même dingue, quand allez-vous arrêter de vous bourrer le crâne avec les obsessions et la paranoïa déformante de ces menteurs ?

          Ce à quoi nous assistons c’est tout simplement la lutte des classes, des gouvernements européens qui servent leurs oligarchies respectives et qui ont pour intérêt de faire payer aux peuples les coûts de l’effondrement financier de 2008.

          Derrière la Grèce il y a divers enjeux, et notamment celui de transformer leur pays en pays à bas coût de production afin de permettre aux multinationales allemandes ou françaises de faire un maximum de profit.
          Sous prétexte de compétitivité, d’un côté ils baissent les salaires, réduisent les dépenses sociales, et de l’autre ils privatisent tout ce qui peut l’être et qui représente un marché juteux pour eux.
          La dette en plus d’être une arnaque ne sert que de prétexte pour justifier toutes les politiques d’austérité, qui ne sont rien d’autre en réalité que les politiques néo libérales qu’ils ont toujours défendu.
          Et s’ils camouflent cela en aide et en contreparties de cette aide, si les grecs se sont finalement rebellés, c’est parce que tout le monde voit très bien que cela ne les aide absolument pas, qu’au contraire cela les enfonce dans la précarité, le chômage et la pauvreté, leur économie s’effondre et le poids de la dette grandit. Ce à quoi nous assistons est bien un pillage.

          Dans le même temps, les mécanismes mis en place derrière ces aides ont contribué à transférer les dettes privées en dettes publiques, et ces pertes sont ainsi épongées par l’ensemble des peuples européens.

          Ce n’est pas plus compliqué que cela. Il n’y a pas de complot juif et franc maçon ou encore américain derrière tout cela, juste des gens qui veulent exploiter au maximum la population pour en tirer toujours plus de profits, et qui bien évidemment cherchent à préserver leur position sociale et les privilèges et le pouvoir qui vont avec.

    • Tout ceci, et tout le discours relayé dans la presse ces derniers jours sur la possible sortie de la Grèce de la zone euro voir de l’UE n’étaient comme on pouvait le pressentir que du bluff pour créer le rapport de force mais au final les ministres des finances ont accepté exactement le compromis qu’avait proposé le ministre grec dans sa lettre, c’est à dire une extension de l’aide pour pouvoir assurer la prochaine échéance de la dette grecque, en contrepartie de réformes, que le gouvernement grec va lui même proposer.
      Ce qui permet au gouvernement de gagner du temps pour pouvoir mettre en place ses réformes.
      On voit ainsi que les gouvernements européens ne sont pas prêts au défaut grec sur leur dette, ce qu’aurait inévitablement entrainé un entêtement de leur part en voulant pousser la Grèce vers la sortie et en refusant de leur prêter cet argent.

      Bien évidemment, il s’agit ici d’un compromis de façade, permettant aux uns et aux autres de se sauver la face et de repousser les échéances critiques, il n’a pas de fond et donc les choses ne sont pas encore jouées. Le gouvernement grec va en effet surement proposer des mesures qui sont en totales contradictions avec ce que les gouvernements européens veulent et le vrai clash est encore à venir.

      Néanmoins on voit là vraiment ce qu’est un gouvernement combattif. Tous ceux qui ont voulu nous faire croire que l’on ne pouvait pas faire autrement et que ce qu’ont fait Sarkozy et Hollande était le summum du combat politique pour changer l’UE ou défendre les intérêts de leur pays vole en éclat à chaque nouvelle avancée du gouvernement d’un petit pays comme la Grèce. Imaginez donc ce que pourrait faire un président français s’il en avait la volonté politique.

      Aussi j’aimerais m’appuyer sur ces évènements pour vous inviter à réfléchir au côté institutionnel qui y sont liés.
      Non seulement on peut constater que l’élection peut permettre de mener une révolution pacifique et que contrairement aux croyances répandues par Etienne, il n’y a aucun systématisme à ce que les « riches » gagnent les élections.
      Mais si l’on réfléchit plus profondément, on voit bien que l’élection, ou plutôt globalement le vote au suffrage universel, permet de mettre en place un rapport de force qui parce que le riche a le même poids dans la décision que le pauvre, chaque citoyen ayant le même poids politique, permet à la force du nombre ( ce qui est la seule force du peuple, son nombre ) d’être la force la plus puissante.
      Et la grève par exemple est de la même famille vu qu’elle permet là encore de faire valoir la force du nombre.
      Voilà pourquoi depuis 200 ans, contrairement à ce qu’Etienne là encore raconte, ces outils ont permis aux peuples de conquérir de nombreux droits et de vaincre à plusieurs reprises la domination des plus riches.

      En outre, l’élection permet en plus de cela de transporter une volonté, de faire d’une volonté commune une volonté collective bien plus puissante car incarnée et portée par des gens, arrêtée par des textes que chacun peut lire et reconnaître.

      Aussi toutes les dérives et les problèmes posés par cette représentation par l’élection ne doivent pas faire perdre de vue leur intérêt pour nous. Nous avons donc plus intérêt à trouver des moyens de nous en protéger tout en conservant les avantages et le côté pratique qu’ils apportent, plutôt que de tomber dans la facilité qui consiste à tout rejeter en bloc sans le moindre discernement et à s’enfermer dans un combat contre des moulins à vents.

      Non le PS et l’UMP ne sont pas garantis de gagner à l’infini, non l’élection ne permet pas aux riches de gagner à coup sûr, l’élection comme le prouvent les grecs est la solution, ce n’est pas le tirage au sort.

      • Sandy, regardez plutôt l’extrême droite (la vraie) pavoiser, avant de crier trop vite victoire ; l’UE est un piège démophobe :

        La capitulation grecque

        http://www.slate.fr/story/98241/capitulation-grecque-europe-dette

        Contrairement aux rodomontades, le gouvernement grec a fini par accepter les conditions de la troïka. Une dure leçon pour les populistes d’extrême gauche comme d’extrême droite.

        Le quotidien allemand Bild raconte cette histoire inouïe. Le gouvernement grec a envoyé une lettre à Bruxelles, jeudi 19 février, qui énumérait ses nouvelles propositions dans la difficile négociation avec ses partenaires, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI. La fameuse troïka dont le gouvernement grec ne voulait plus entendre parler! Une lettre de capitulation sous conditions: Athènes accepte de se plier à l’intégralité de ce que demandent la troïka mais que c’est provisoire, il y aura «des inflexions à venir». L’Allemagne sitôt cette missive connue a répondu sèchement: c’est «nein». Encore du flou cet «à venir». Berlin ne signera qu’une accord ultra-précis. Le ministre des finances Wolfgang Schaüble, insulté par son homologue grec, Yanis Varoufakis qu’il ne supporte plus, campe alors sur une position inflexible. La Grèce doit revenir à la situation d’avant l’élection législative, au programme d’aide signé par son prédécesseur. Point. Et c’est l’accord qui a été finalement conclu vendredi 20 février en dépit des tentatives de comunication d’Athènes pour sauver la face.

        La faute de la Poste !

        Bild raconte que les Grecs, gênés par ce nouveau renvoi dans les cordes par l’Allemagne, ont alors expliqué que la lettre envoyée n’était… pas la bonne, qu’il y avait eu une erreur de courrier, et qu’une nouvelle lettre, la bonne, plus conforme aux demandes allemandes, venait de partir! La faute de la Poste! Un véritable enfantillage qu’on peine à croire.

        Mais cette histoire, fausse ou véridique, dit deux choses: ce qui est devenue l’hystérie allemande contre les Grecs de Syriza, à force d’avoir été insultés, constamment comparés aux nazis, et appelés «à payer», toujours «à payer» pour un pays qui triche en permanence et qui continue de filouter avec les disciplines européennes. J’avais vu cette colère monter en Allemagne mais je n’imaginais pas qu’elle avait atteint ce niveau. Dans une Union, il ne faut insulter aucun de ses partenaires. Les Grecs le paient cher.

        La deuxième leçon vient de l’incroyable impréparation de Syriza. Ce parti populiste prétendait gouverner son pays sur une ligne opposée à celle de ses prédécesseurs depuis le début de la crise des dettes en 2010. Il croyait détenir la voie d’une solution par la croissance, malgré les engagements européens signés, malgré la situation de dépendance financière et budgétaire du pays. Il croyait que le peuple grec ayant voté, tous les autres peuples européens, soit allaient se soulever pour les rejoindre, soit allaient accepter le nouveau programme du valeureux gouvernement Tsipras.

        Naïveté et amateurisme

        C’était une naïveté complète, une méconnaissance totale des lois européennes, une erreur grave sur le rapport de force et, surtout, il faut insister sur ce point: une prétention qu’il y a une voie, «un autre chemin», une autre politique, bien meilleure, bien moins douloureuse, facile même. Laquelle? «Il suffit de refuser l’austérité», il faut tout simplement revenir en arrière, augmenter les salaires et les retraites, réembaucher les fonctionnaires, pratiquer une politique de relance tout azimut.

        Le malheur vient non pas du constat. Il n’est pas faux le constat, du moins en apparence: l’austérité en Grèce a été trop forte, elle a provoqué une récession qui a fait dériver le pays de tous les objectifs budgétaires. Il n’y a qu’un volet qui marche: la compétitivité est rétablie (les comptes extérieurs améliorés), c’est ce que visaient les partenaires de la troïka, comme cela s’est passé pour l’Espagne ou l’Irlande. Mais comme la base productive de la Grèce est très faible, cette rigueur «à l’allemande» porte des fruits trop maigres tandis que la souffrance sociale est trop forte. Donc en effet la balance n’est pas favorable à la solution de l’austérité, beaucoup le reconnaissent aux Etats-Unis et en Europe. Il faut chercher à marier rigueur et croissance.

        A partir de là, Alexis Tsipras a cru que c’était joué, les partenaires allaient faire pression sur Berlin et le programme de relance allait être accepté. Mais tout s’est écroulé par impréparation et prétention.

        Le ministre des finances grec, Yanis Varoufakis, a passé son temps à faire le gros malin dans les réunions, sur les TV et sur les réseaux sociaux, sans avoir de programme précis, concret, qui sache jouer finement avec les engagements passés, et qui soit acceptable. Il n’a cessé de passer d’un plan vague à un plan impossible jusqu’à la filouterie de derrière minute de l’erreur de la poste ! (qu’il a démentie).

        Imposture

        Son pays paie aujourd’hui très fort ses fanfaronnades et sa totale incompétence. Mais ce n’est pas un hasard. Les populistes font appel à des économistes de la marge, qui se disent alternatifs. Tous ne sont pas sans intérêt bien entendu. Mais beaucoup sont dans l’illusion d’un «savoir». Ceux d’hier, ânonnaient un prêchi prêcha néo-marxiste de base. Ceux d’aujourd’hui ont compris qu’il fallait afficher des connaissances sur la grande réalité contemporaine, celle qui compte: la finance. L’économie est devenue une science de créativité. Ils balancent des propositions obscures: des obligations gagées sur la croissance, par exemple. On n’y comprend rien mais çà en jette. Yanis Varoukakis est de ceux là, de ces gourous imposteurs qui passent de fac en fac, qui ont des blogs à succès pour les alternatifs en mal d’une autre politique. Il y en a plein sur le Net, ils ont investi les partis populistes où il y avait une place laissée vide par les économistes réalistes, ces partis attendaient de s’enthousiasmer pour leur pensée magique.

        Yanis Varoufakis a dû empapahouter Alexis Tsipras et les autres chefs de Syriza, exactement comme les mathématiciens traders inventent des produits toxiques pour les vendre à leur direction. Des mirages, des fausses solutions, des idées aussi savantes que creuses.

        On dira que la Grèce est humiliée par l’Allemagne. Que les autres gouvernements sont des lâches. Que dans la grande guerre idéologique, les sociaux-démocrates ont voulu punir l’extrême gauche. Que «la pensée unique» a une nouvelle fois gagné à cause des «élites mondiales» qui se sont liguées contre la démocratie et le peuple. Tout cela est faux. Benoitement faux. La Grèce n’avait pas perdu d’avance. Elle aurait pu obtenir un assouplissement substantiel de son programme d’aide. L’Allemagne aurait pu, une nouvelle fois, accepter beaucoup de ce qu’elle rejette au départ. Mais sa chance a été gâchée par arrogance et méconnaissance.

        Une capitulation par étape

        Le gouvernement Tsipras s’est retrouvé totalement désarmé en face de la réalité plate. Il a dû capituler par étapes, jusqu’à la réunion de l’euro-groupe, vendredi 20 février. Il a dû d’abord reconnaître qu’il devra payer sa dette, puis accepter de parler avec la Troïka honnie, puis renoncer à son programme social « unilatéral », accepter de rester dans le plan d’aide de son prédécesseur et enfin, s’engager à des réformes. Il lui reste le weekend pour détailler ce qu’il sauve des cadeaux sociaux qu’il a annoncés, en échange il devra fournir une liste de réformes qu’il engage mais il le fait sous contrôle serré de Berlin.

        De ses promesses, il ne reste rien. Je pensais que «les déceptions viendraient cet automne», erreur à nouveau. La planète tourne toujours plus vite qu’on croit.

        La leçon pour les populistes est sévère. Leur constat de départ est parfois bon, ici l’excès d’austérité en Grèce. Mais au lieu de travailler des solutions détaillées, applicables, ils foncent dans une magie que des mauvais gourous leur dit possible. Il y a toujours des alternatives, il n’y a pas qu’une seule solution mais il faut reconnaître que le monde est complexe et interdépendant et que les issues sont dans le travail, le pragmatisme et l’humilité. Qu’il ne faut pas promettre que les efforts sont évitables. Mais voilà, le succès des populistes vient de ce qu’ils vendent du rêve… Que leurs électeurs regardent ce qui s’est tristement passé en Grèce.

        Eric Le Boucher (slate.fr)

        Source : http://www.slate.fr/story/98241/capitulation-grecque-europe-dette

        L’Union européenne est un piège politique antisocial redoutable dont il faut D’ABORD SORTIR.

        La solution ne viendra pas des élus (qui nous enferment TOUS dans ce piège depuis le début).

        Si on veut une constitution digne de ce nom, il faudra l’écrire nous-mêmes.

        Étienne.

        PS : pour déconstruire méthodiquement toutes les impostures et incompétences des vantards prétentieux comme Éric Le Boucher, lisez « L’imposture économique » de Steve Keen : pas une seule de leurs prétendues lois économiques n’y résiste : les « libéraux » y sont scientifiquement discrédités (par les libéraux eux-mêmes ! C’est du bon boulot). Un livre écrit pour tout le monde, à lire et à faire lire :

        • très bon article, merci1

        • Cet article est nul, encore un torchon pour piétiner Syriza, David, et tailler une pipe aux enfants de nazis, Goliath. Le monétariste triomphant est bien prompt à se frapper le torse en insultant de mots en isme ceux qui ont essayé de l ouvrir. A mon avis ce qui vas surprendre les fous de l euro, c est la colère des autres peuples, j en connais qui vont passer des vacances de merde dans les camping espagnols. Les allemands peuvent ce raconter des histoires et penser que les autres européens n en veulent qu a Merkel. Ce n est pas le cas. Les allemands sont en train de se faire haïr, ce qui se dit en francais est bon enfant par rapport à ce qu on entend en espagnol… Ce n est que le début, si ces extrémistes du tout pour nous ne se calment pas je pense que nous allons vers de graves troubles en Europe.

        • On nous donne l’impression de n’y avoir que 2 groupes: les bons et les mauvais. Les mauvais, ce sont les populistes et les bons, ce sont les autres.
          Tous ceux qui ne font que des promesses et qui finissent par capituler sont appelés des populistes. Même s’ils n’allaient pas capituler, ils auraient été traités de « populistes ». On voit bien que le but caché est de décourager toute tentative de changement.
          Mais ce qu’on ne dit pas, il y en a qui font aussi des promesses et qui les respectent et ça marche depuis 200 ans! Ceux-là, ce sont les élitistes car ils servent les 1%.

        • Ce n’est pas l’extrême droite, c’est la droite, la vraie extrême c’est celle qui veut s’en prendre à toute une partie de la population parce qu’elle n’a pas la bonne couleur de peau, la bonne religion, la bonne orientaiton sexuelle, ou les bonnes origines.

          Et s’ils pavoisent comme vous dites c’est parce que cet accord permet aux deux camps de voir midi à leur porte. Je vous mets ici le lien vers le texte de cet accord, vous pourrez le constater par vous même :
          http://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2015/02/150220-eurogroup-statement-greece/

          Un bon exemple c’est ce passage :
          « The Greek authorities have also committed to ensure the appropriate primary fiscal surpluses or financing proceeds required to guarantee debt sustainability in line with the November 2012 Eurogroup statement. The institutions will, for the 2015 primary surplus target, take the economic circumstances in 2015 into account.  »

          Si on s’en tenait effectivement à la première phrase, on pourrait se dire qu’effectivement le gouvernement grec a cédé en acceptant de se conformer aux objectifs des accords de 2012 pour un surplus budgétaire de 4,5% qui ne laisse effectivement pas d’autre choix que de mener des politiques d’austérité.
          Mais la 2ème phrase ouvre l’accord au principe de la révision de ces objectifs comme le demande le gouvernement grec qui veut le faire passer à 1,5% pour pouvoir financer ses politiques de relance.

          Donc au final, chacun peut y voir midi à sa porte, mais la réalité c’est que rien n’a été tranché sur le fond.

          Aussi la seule chose réelle qui ressort de cet accord, c’est bien que le gouvernement grec a obtenu le financement pour faire face à la prochaine échéance.
          Qu’il a obtenu normalement le recul de la BCE qui avait justifier son coup de force du fait qu’il fallait trouver un accord.
          Qu’il a obtenu la fin de la Troïka.
          Qu’il a obtenu la fin des mémorandums et que c’est désormais le gouvernement grec qui a conformément au principe de souveraineté l’initiative sur les politiques qui seront menées et qui d’ailleurs doit proposer son plan dès lundi.

          Mais sur le fond, donc, rien n’a été tranché et cela ne fait que repousser les négociations à dans 4 mois.
          Ce qui donne du temps au gouvernement pour mettre en place ses politiques.

          Les gens de droite et ceux qui veulent l’échec de Syriza ont vite fait d’interpréter à leur sauce ces accords, comme ils ont de toute façon toujours interprété en mal ses actions depuis le début, cherchant toujours à instiller le doute et la suspicion. Mais il faut comprendre dans quel conflit d’intérêt ils se trouvent. Vous êtes le premier à dénoncer les conflits d’intérêts. Si Syriza réussit ce sont toutes leurs convictions et thèses qui s’effondrent, et avec elles leur crédibilité et l’adhésion des gens.

          Mais il y a aussi les gens qui ne connaissant rien d’autre que l’idéologie libérale ne comprennent les choses que dans un sens. Partant du principe que des politiques sociales sont incompatibles avec une bonne santé financière de l’état, ils ne peuvent rien imaginer d’autres. Pourtant Tsipras a passé toute sa campagne à se défendre contre cette idéologie, démontrant maintes fois que c’était l’idéologie de l’austérité qui en plus de détruire le pays économiquement et socialement, aggravait la situation budgétaire, et que c’était au contraire en donnant de quoi vivre aux citoyens de manière correcte, en relançant l’économie, que la situation budgétaire s’améliorera.

          Vous étiez en 2005 un alter européen convaincu, et vous avez devant les yeux pour la 1ère fois un vrai gouvernement de combat qui veut changer les choses, libérez vous du venin de toutes ces langues de serpents et du doute qu’ils essaient d’entretenir dans nos esprits.

          Dites vous bien que ce doute, en plus de les aider à préserver leurs thèses et leurs convictions intactes malgré les faits, a aussi pour rôle d’empêcher les gens de se mobiliser à travers toute l’Europe et de prévenir ainsi les risques de contagion.
          Les gens ne se mobilisent que s’ils croient vraiment en ce qu’ils défendent …
          Les dirigeants européens n’ont aucun intérêt à laisser croire aux gens que le gouvernement grec a obtenu d’eux des concessions.
          Et c’est accord les arrange vu qu’il permet de préserver les apparences.
          Mais dans la réalité, les dirigeants européens ont montré que contrairement à leurs déclarations radicales, ils n’étaient pas prêts à pousser la Grèce va la sortie et à accepter de faire une croix sur les centaines de milliards de leurs créances.
          C’est donc bien le gouvernement grec qui est en position de force désormais.
          Toutes leurs déclarations, même les plus violentes, ne visaient bel et bien qu’à essayer de modifier le rapport de force en leur faveur, et c’était bel et bien du bluff.

          • Lui aussi, c’est une « langue de serpent » dont il faut « se libérer du venin« , Sandy ?

            Glezos : « Je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion »
            http://www.okeanews.fr/20150222-glezos-je-demande-au-peuple-grec-de-pardonner-davoir-contribue-cette-illusion

            Depuis Bruxelles, Manolis Glezos foudroie le gouvernement à propos des manœuvres durant les négociations avec les créanciers et du changement de discours de SYRIZA. Il rappelle que « entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté ». […]

          • Et lui, Sandy ? Aussi une « langue de serpent » ?

            La Grèce sur le fil du rasoir
            21 février 2015 | Par Pierre Khalfa

            http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-khalfa/210215/la-grece-sur-le-fil-du-rasoir

            Il me paraît trop tôt pour porter un jugement définitif sur l’accord conclu vendredi entre la Grèce et l’Union européenn puisque c’est lundi que le gouvernement grec fera connaître la liste des réformes qu’il propose. C’est à ce moment là que le texte signé prendra toute sa signification et c’est à ce moment que nous verrons si la politique d’austérité continue ou pas. De ce point de vue, le texte du communiqué est ouvert et indique que le processus de réforme a pour but, notamment, de « permettre la justice sociale » (« enhancing social fairness »). L’affrontement n’est donc pas terminé.

            Sur le reste, le gouvernement grec a été effectivement obligé de céder sur un certain nombre de points majeurs. Le plus important, de mon point vue, est le fait que soit maintenu, pour permettre le remboursement intégral de la dette que le gouvernement grec a accepté, l’objectif d’un excédent primaire de 4,5 % du PIB en 2016, même si l’objectif de 2015 (3 %) pourra être réévalué en fonction des circonstances économiques. Se fixer comme objectif un excédent primaire de cet ampleur ne peut qu’entraîner des politiques d’austérité drastique. On voit mal le gouvernement grec s’engager dans cette voie. La prochaine échéance va être le remboursement à l’été de 6,7 milliards d’euros à la BCE, qui fera l’objet de nouvelles négociations. La Grèce va vivre sous la menace permanente des « institutions », le nouveau nom de la Troïka, et le bras de fer va continuer.

            Au-delà, la question est de savoir ce qu’il aurait été possible de faire d’autre. L’objectif du gouvernement allemand et de la BCE, soutenus plus ou moins fortement par les autres gouvernements, a été d’enfermer la Grèce dans le dilemme « capitulation ou sortie de l’euro ». Le gouvernement grec a tenté de sortir de ce dilemme en se battant pour un compromis. Or la hauteur du compromis dépend du rapport de forces. Le gouvernement grec n’a pas réussi à diviser les autres gouvernements et la mobilisation populaire a été très faible. Alors que les institutions et les gouvernements européens avaient clairement compris l’enjeu de la situation -- un succès de Syriza remettrait en cause 30 ans de néolibéralisme en Europe -, le soutien politique à Syriza n’a pas été à la hauteur et la Grèce est restée dramatiquement seule. Le cas de la France est d’ailleurs significatif. Alors que l’on aurait pu penser que le mouvement syndical, au moins pour ses composantes qui refusent l’austérité, soit à la pointe du soutien à la Grèce, son action a été quasi inexistante : la CGT et la FSU ont été aux abonnés absents et Solidaires ne s’est engagé qu’à reculons.

            La question de la sortie de l’euro se posait évidemment. Mais celle-ci aurait été très couteuse économiquement et politiquement. Economiquement, la dévaluation importante de la monnaie aurait entraîné un appauvrissement massif des grecs et aurait été précédée par une fuite des capitaux (celle-ci a d’ailleurs commencé), la drachme aurait été soumise à la spéculation financière. Une éventuelle annulation de la dette aurait certes donné de l’air à la Grèce, mais la contrepartie en aurait été une impossibilité de se financer à l’extérieur. Les bénéfices attendus d’une sortie de l’euro sont donc très aléatoires.

            Mais la sortie de l’euro aurait été aussi politiquement coûteuse. Syriza s’est fait élire sur la promesse de ne pas sortir de l’euro. Comment renier une telle promesse au bout de quelques semaines ? Une sortie aurait donc dû être validée par référendum par le peuple grec avec toutes les incertitudes que cela comporte. Mais c’est au niveau européen que le prix à payer aurait été le plus important. Une sortie de l’euro, forcement chaotique, aurait servi de contre-exemple, aurait renforcé l’idée qu’il n’y a pas d’alternative à la situation actuelle et aurait affaibli considérablement Podemos.

            Il n’y avait donc pas de bon choix. Le gouvernement grec a-t-il eu raison de faire celui-ci ? L’avenir nous le dira. La rupture a eu lieu, comme cela a été souvent le cas dans l’histoire passée, dans le pays qui avait le moins de moyens politiques et économiques de l’assumer. La perspective d’une sortie de l’euro de la Grèce pouvait être assumée par les institutions européennes au vu du faible poids économique du pays et du fait que l’essentiel de la dette grecque est aujourd’hui dans les mains d’institutions publiques. Certes cela remettait en cause le dogme de l’irréversibilité de l’euro avec les conséquences imprévisibles que cela aurait pu avoir notamment en matière de spéculation sur la dette publique (quel pays après la Grèce ?). Mais ils pouvait penser maitriser cela avec le programme massif d’achat de titres de la BCE.

            L’histoire n’est pas encore terminée et encore moins écrite. Les institutions européennes n’ont pas renoncé à étrangler la Grèce et celle-ci n’a pas encore perdu. Dans cette situation, le soutien à la Grèce est aujourd’hui le combat essentiel pour tous les progressistes. Car c’est notre avenir qui s’y joue.

            Pierre Khalfa

            Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-khalfa/210215/la-grece-sur-le-fil-du-rasoir


            Tous les intellectuels (ou presque) NOUS ENFERMENT dans le piège de l’UE et de l’euro (et traitent les autres de « fascistes »). C’est une honte.

            La solution ne viendra pas d’eux : c’est eux, le problème.

            Il faut quitter la prétendue union européenne.

          • La solution idéale, ce serait de rester dans la zone euro, et réintroduire la drachme. Car en effet, si la pays quitte la zone euro pour réintroduire sa monnaie nationale qui se dévaluerait, l’épargne des grecs se dévaluerait d’autant vis-à-vis de l’extérieur. En gardant l’euro, ils gardent leurs économies. A côté de cela, en réintroduisant la drachme, et en faisant de la création monétaire, l’État Grec peut payer ses fonctionnaires et ses commandes de biens à l’intérieur du pays. La levée de l’impôt pourrait se faire en euros ou en drachmes. L’Etat pourrait ainsi payer ses créanciers en euros du moins dans un premier temps. Il y a aurait donc deux monnaies en circulation (une plutôt d’échange, l’autre de réserve), mais ce ne serait pas le premier pays dans le cas. En fait, ce serait exactement le principe d’un système local d’échange, mais avec un marché de 11 millions d’utilisateurs. Mais bon, évidemment, impossible de faire accepter cela aux autres membres de l’union.

          • Bien sûr que c’est l’extrême droite, Dr bonnes leçons. Envoyer nos entreprises sucer le sang de l’Afrique en polluant tout, protégées par nos troupes (soi-disant là pour aider, meuh woui), graisser la pâte d’une élite mise en place par nous sans aucune velléité fiscale et qui s’en fout de laisser crever son peuple, créer les conditions d’un exode afin d’avoir des sous-travailleurs sans aucun droit sur notre sol à qui l’on va faire faire les tâches les plus ingrates pour un quignon de pain et une cage à poule dans un ghetto, le tout enrobé d’une hypocrisie sans nom, d’une hiérarchisation fallacieuse des souffrances des peuples afin de caresser dans le sens du poil les lobbies qui ont des moyens de pression (qui accessoirement soutiennent en grande partie le colonialisme monstrueux et massacreur), ce n’est pas l’extrême droite ça ? (putain de merde)

            La seule différence que je vois entre ce que tu appelles la droite (soyons clairs, pour moi le gouvernement actuel en France est d’extrême droite) et ce que tu désignes comme l’extrême droite, c’est l’hypocrisie. Ceux de maintenant ne libèrent leur parole raciste qu’en caméra cachée (comme sur le marché d’Évry ) et sont là pour garantir que l’exploitation de l’homme par les merdes qui n’ont pas d’âme va pouvoir continuer tranquillement. Ceux que tu classes à l’extrême droite expriment juste leur xénophobie plus ouvertement (mais de moins en moins, ambition oblige). En fait, c’est exactement la même merde, réveille-toi, les pseudo différences sont là pour t’occuper afin que tu perdes ton temps à te battre contre des moulins à vent pendant que les vampires trinquent et rient grassement en te voyant t’agiter dans le vent.

          • Ps:@Sandy.

          • C’est une victime comme vous du doute que les langues de serpent essaient d’instiller.
            Je vous ai énuméré les avancées qui ont été obtenues dans les négociations, et cette personne aurait préféré visiblement que le gouvernement aille direct au clash, comme nous le proposons avec le front de gauche en France avec notre désobéissance aux traités européens.
            Et du coup par apriori il est enclin à croire tout ce qui va dans le sens de ses convictions, comme vous. Il prétend qu’il n’y a que des jeux de mots alors que j’ai listé les concessions faites par les dirigeants européens, changements bien réels.
            Sans parler des mesures sociales et économiques qui ont été prises aussitôt.

            Et tous les deux vous êtes dans l’erreur.
            Ce monsieur fait beaucoup de tort à son camp en appelant à la défection alors que le gouvernement vient juste d’être mis en place.
            Et c’est totalement ingrat alors que Syriza a repris à leur compte son combat pour obtenir le remboursement des dettes de guerre allemande.
            J’aimerais bien moi que mon gouvernement relaie mes idées et mon combat dans le débat public européen.

            Voyez où vous en êtes arrivé, pour vous convaincre, vous en êtes à prendre tous les sons de cloches qui vont dans le sens de vos apriori qu’il vienne des pires ultra libéraux jusqu’aux soutiens de Syriza les plus radicaux et JAMAIS vous n’accordez la moindre attention à tous les autres, notamment à Syriza eux-même ?

            Je vous ai en outre donné le lien vers le texte, et donné en exemple une explication d’une partie du texte, l’avez-vous lu pour vérifier par vous même ???

          • Sandy, vous me dites « et JAMAIS vous n’accordez la moindre attention à tous les autres, notamment à Syriza eux-même »

            Mais voyons, vous mijotez dans vos propres trouilles, issues de faits que vous inventez et grossissez tout seul : JE LIS Yanis Varoufakis (depuis décembre) dans le texte (et vous ?) ; et je trouve passionnant ; et j’ai évidemment de l’espoir dans ce gars-là au pouvoir ; et je le dis déjà en conférence quand j’en ai l’occasion…

            Mais vous, simplement parce que je refuse de me laisser (encore) berner par les Élus (comme on l’avait fait en 1981) sans garder une bonne réserve de prudence (à cause de l’implacable pilori unioneuropéen, s’il n’est pas écarté), vous restez enfermé dans votre caricature de soldat du Parti du Bien, et vous me faites les pires reproches en vous fondant… sur rien qui vaille.

          • http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/23/20002-20150223ARTFIG00017-grece-tsipras-persiste-et-signe-contre-l-austerite.php

            http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20150223trib3357fc19d/la-grece-pourrait-encaisser-plus-de-7-milliards-d-euros-grace-aux-reformes-prevues.html

            Et voilà, vous trouvez qu’un gouvernement qui persiste à vouloir appliquer son programme est un gouvernement qui a capitulé ?

            Nous devrions tous être dans la rue à les soutenir et à nous opposer aux politiques néolibérales d’austérité, et au lieu de cela, parce que vous êtes réceptifs à toutes les calomnies et au venin de tous ceux qui ont intérêt à ce que Syriza échoue et que leur action ne se propage pas dans d’autres pays, au lieu de ça vous participez à alimenter le poison du doute qui pousse les gens à se désolidariser.

            Il serait temps d’ouvrir les yeux, l’espoir il est bien du côté de Syriza.

          • La BCE craint que la Grèce adopte le Glass-Steagall

            http://www.solidariteetprogres.org/grece-glass-steagall-craint-bce.html
            20 février 2015

            Plusieurs indications permettent de croire que la Banque centrale européenne (BCE) vit dans la crainte que le gouvernement d’Alexis Tsipras prépare des mesures de séparation bancaire de type Glass-Steagall Act.

            Étant donné qu’une telle réforme figure aussi bien au programme de Syriza que celui des Grecs indépendants de Panos Kammenos, les deux partis formant le gouvernement de coalition actuellement au pouvoir, cette crainte pourrait se révéler justifiée.

            Le Premier ministre-adjoint Yannis Dragasakis a amorcé depuis quelques semaines un processus de réorganisation des grandes banques grecques, dites à « caractère systémique », dont le gouvernement est l’actionnaire majoritaire à travers le fond de renflouement bancaire mis en place dans le cadre de l’accord de renflouement.

            Jusqu’à présent, le gouvernement n’avait pas utilisé ses droits de gestion, mais Dragasakis a décidé qu’il allait dorénavant intervenir. Après avoir négocié avec les autres membres du conseil d’administration de ces grandes banques ainsi qu’avec les autres actionnaires, il a fait changer les membres de la direction des quatre plus grandes banques.

            Même si les détails ne sont pas connus, l’objectif est de s’attaquer au portefeuille des prêts non-performants, et de faire en sorte que les banques prêtent à nouveau aux acteurs de l’économie réelle. Selon des acteurs de la finance grecque, les décisions de Dragasakis s’accordent parfaitement aux promesses faites par le gouvernement, selon lesquelles les banques seraient gérées dans l’intérêt de l’économie réelle, et en particulier des citoyens, puisqu’elles ont été renflouées aux dépens du contribuable.

            La veille d’une réunion du conseil de direction de la Banque nationale de Grèce, la plus grande banque commerciale privée du pays, qui doit élire son nouveau Pdg, la BCE avait publié une lettre adressée au gouvernement d’Athènes et aux banques, à travers le Mécanisme de surveillance unique (MSU) qui supervise les banques des 19 pays membres de la zone euro, prévenant que le MSU se devait d’approuver tout changement effectué dans la gestion de la banque.

            Le nouveau Pdg de la banque devrait être l’ancienne ministre de l’économie, Mme Louka Katseli, selon le quotidien grec Kathimerini. Un coup d’oeil rapide à la carrière de Katseli pourrait expliquer l’inquiétude de la BCE. Elle est tout d’abord une économiste et une personnalité politique reconnue. Elle exerçait de hautes fonctions dans le parti Pasok mais en avait été expulsée après qu’elle eut refusé de cautionner le Mémorandum de la Troïka.


            Louka Kasteli, qui pourrait prendre la direction de la Banque nationale de Grèce, a été ministre de l’Economie puis du travail entre octobre 2009 et juin 2011 dans le gouvernement socialiste de George Papandreou qu’elle a quitté pour protester contre la politique d’austérité.

            Dans un article soumis à l’occasion de la Conférence du 20e anniversaire du Centre pour le dialogue politique au Bangladesh le 18 novembre 2014, intitulé « Expériences d’ajustement récentes dans la fiscalité et le marché du travail en Europe : leçons pour les pays à bas revenu » (Recent Fiscal and Labor Market Adjustment Experience in Europe — Lessons for the Low Income Countries), elle avait dénoncé avec force l’abrogation de Glass-Steagall :

            « L’abrogation de la Loi Glass-Steagall en 1999 a encouragé les institutions financières à s’engager sans contrainte dans les activités d’investissement et de spéculation en concert avec les banques commerciales, et les a incité à minimiser les risques au moyen de la titrisation des prêts et de Credit Default Swaps (CDS), etc.

            Elles ont créé des fonds spéculatifs offshore, non-déclarés et non-réglementés, promues les échanges de dérivés et développées des produits et instruments financiers compliqués, de manière à contourner les exigences de transparence et/ou de capitalisation demandées par les autorités. Elles ont commencé à spéculer sur les marchés de capitaux et à manipuler les marchés des changes, ce pour quoi elles font face aujourd’hui à des poursuites judiciaires et sont obligées de payer de sévères amendes. (…)

            Le processus de décision politique est par conséquent, particulièrement en temps de crise, influencé par les intérêts d’un système financier global qui, en l’absence de réglementation, d’incitatifs appropriés et de supervision efficace, pourvoit à ses propres intérêts plutôt qu’à ceux du pays : telle est la leçon qui doit être tirée de la crise. »

            Source : Solidarité et Progrès

          • @Sandy: je ne sais pas bien si c’est est à moi que tu parlais à propos de doute et de sensibilité à la parole langues de vipères mais si c’est est le cas je ne vois pas le rapport avec ma clarification à propos de la extrême droite.

            Déjà à propos du doute, bien sûr qu il faut douter, de l’absence de doute et de remise en question nait le fameux fascisme, cependant rassures toi je suis une personne ayant un esprit critique plutôt développé et j ai la vanité de penser que je ne suis pas si simple à manipuler, en tout cas de moins en moins à mesure que je prends de l’âge.

            En ce qui concerne Syrie saches que je les soutiens et que je ne suis absolument pas sensible aux calomnies des médias soumis au « néo libéralisme » qui devrait s’appeler fascisme (soit 99% des médias « connus »)… Bien sûr qu’ils ont réussi à gratouiller des trucs mais ils ont quand même du serieusement deballoner , il ne faut pas se mentir.

            Après je sais bien que la Grèce est dans une situation particulière et qu’une sortie pure et simple de l’€ pourrait la rendre encore plus vulnérable vis à vis des charognards de la finance (ce qui n’est pas le cas de la France qui aurait bien plus de bénéfices immédiats à se dégager de ce piège à cons).

            Pour Glezos je trouve qu’il a une réaction extrêmement saine qui d’après moi aide Syriza plus qu’elle ne le dessert puisque c’est le type de déclarations qui maintient la pression et donne des arguments à Varoufakis pour s’opposer à la troïka.

            Pour le FdG je peux te dire qu’il y a des choses qui m’ont largement gonflé en particulier les âneries racontées vis à vis d’Étienne, le hurlement avec les loups lors de la chasse à au neg’marron Dieudo et le discours bien foireux et gêné au entournures à propos de l état israélien fasciste, colonialiste, criminel.

            On verra bien si je les revote un jour, ce serait à contre-coeur, pour les points de convergence partiels avec ce que je pense à propos de constituante, de transition ecologique…c’est pas sur…

          • Sandy

            « que leur action ne se propage pas dans d’autres pays, »
            là cela devient comique.

            Pourquoi comprendre si on peut chercher midi à quatorze heures?

            Mais ce n’est pas logique qu’il faudrait aider Syriza en tant que francais pour que plus tard la France se libérera.

            (A mon humble avis, la Grèce se libérera en sortant de l’UE d’abord. Ce serait un acte libérateur qui puisse faire bouger les choses dans d’ autres pays, sinon: chaque pays a ses traîtres à lui dont il faudrait se débarasser plutôt)

          • De nous deux je crois être celui qui n’a jamais eu de problème à identifier le bon du mauvais jusqu’à présent … Ai-je besoin de le rappeler ?

            Honnêtement, voyez ce que le gouvernement grec peut faire avec de la volonté politique et le débat que cela suscite …

            Alors imaginez simplement ce que pourrait faire un gouvernement français animé d’une même volonté ?

            N’importe quelle personne qui a voté non avec conviction en 2005 comprend cette stratégie. En votant non beaucoup de personnes ont voulu dire stop à la construction européenne néolibérale déjà dans un premier temps afin d’ouvrir le débat sur l’orientation de la construction européenne dans un 2ème temps.
            Cela n’a pas fonctionné car les français ont élu Sarkozy (déjà à l’époque l’extrême droite et les débats politiciens arrivaient à détourner l’attention des gens sur l’immigration et l’insécurité ) et parce qu’il n’existait pas réellement de force politique pour défendre cette réorientation, les collectifs unitaires qui s’en étaient donnés l’ambition s’étant divisés notamment sur le choix d’un candidat commun pour l’élection présidentielle.

            Aujourd’hui les choses sont différentes, malgré tous ces défauts, le front de gauche a le mérite d’exister et avec Mélenchon nous avons un candidat commun naturel.
            Si demain nous nous retrouvions à gouverner, c’est déjà un des deux pilliers de l’austérité et du néolibéralisme qui se serait effondré, l’UE étant dirigée très clairement par le gouvernement allemand aidé du gouvernement français.
            Le rapport de force ne serait plus dutout le même, et la force de notre volonté politique serait évidemment magnifiée par la force de notre pays ( 2ème puissance économique, 2ème population en Europe ).
            Les européens ne pourraient pas comme pour la Grèce menacer la France de sortir de la zone euro, si la France sortait de la zone euro il n’y aurait tout simplement plus d’euro.
            Quand au poids de la dette, elle est sans commune mesure en France par rapport à la Grèce, et si nous menaçons de la restructurer, vous verrez que tous les créanciers seront à genou à implorer de pouvoir négocier.

            C’est ça l’enjeu, cet espoir de printemps européen, que l’on défend avec Syriza en Grèce, que l’on espère voir se poursuivre avec Podemos en Espagne, et que l’on souhaite voir émerger dans tous les autres pays.

            L’élection est bien un moyen de porter cette volonté et cet espoir. Parce qu’elle permet de soumettre les décisions à un rapport de force ( suffrage universel ), et parce que notre seule force, face au pouvoir de l’argent, quand la voix de chacun de nous vaut autant que celle d’un puissant ou d’un riche, c’est bien notre possibilité de nous rassembler et de devenir les plus nombreux, sachant que la force qui découle de la mise en commun de nos volontés est la plus grande qui existe.

            S’il y a des personnes qui doivent avoir la trouille, ce sont justement les dirigeants européens et toute l’oligarchie dont ils sont à la tête.
            Et c’est bien pour cela qu’ils font toute cette campagne pour convaincre les gens que le gouvernement grec a capitulé :
            http://www.mediapart.fr/journal/international/270215/grece-vs-union-europeenne-la-guerre-des-recits

        • @ Katarina

          Les grecs ne veulent pas sortir de l’Euro et encore moins de l’UE.
          Aussi il vous faut composer avec cette volonté, même si elle ne va pas dans le sens de vos convictions.
          Les seuls que vous aidez en attaquant Syriza ce sont bien les dirigeants européens et toutes les oligarchies qu’ils dirigent.
          Bon sang il ne s’agit pas de vous demander d’abandonner vos convictions ou vos doutes, il s’agit de solidarité et de choisir d’oeuvrer pour le bon camp.
          Aussi que préférez-vous, que Syriza réussisse et que vous vous retrouviez à avoir eu tort, ou que Syriza échoue et que vous vous retrouviez à avoir eu raison ?

          Ouvrez les yeux sur la situation en France, elle n’est ni favorable à mon groupe politique, ni encore moins ( et beaucoup moins ) au vôtre. Aussi est-ce le moment d’aider le FN, le PS et l’UMP ou au contraire le moment de les combattre ?

          • Katharina

            vous avez noté plus haut:

            « De nous deux je crois être celui qui n’a jamais eu de problème à identifier le bon du mauvais jusqu’à présent … Ai-je besoin de le rappeler ? » -- Sandy

            C’est sûr que j’entends beaucoup de conneries, mais j’en ai rarement entendu une bêtise comme celle-là, Madame.
            Bon, dans les films: des membres de la Stasi, oubien des curés, mais là, non, pas de nos jours jusqu’à présent.

        • Grèce : les rodomontades d’Éric Le Boucher contre Syriza

          par Blaise Magnin, le 28 février 2015, sur Acrimed :

          Dans un article paru le 22 février sur le site Slate.fr, Éric Le Boucher, qui est aussi le directeur de la rédaction d’Enjeux-Les Échos et une vieille connaissance d’Acrimed [1], fait part de ses observations sur l’accord imposé par ses créanciers internationaux au gouvernement grec dirigé par Syriza – et sur l’échec de ce dernier à obtenir des concessions plus importantes et plus conformes à son programme. Qu’Éric Le Boucher jubile devant ce qu’il appelle « La capitulation grecque » (c’est le titre de l’article), cela n’est guère surprenant et c’est son droit le plus strict. Encore faudrait-il que ses opinions, plus que ses analyses, soient un tant soit peu étayées… Or force est de constater que si en termes d’invectives la coupe est pleine, le compte en arguments économiques et politiques est loin d’y être. Petite explication (consternée) de texte.

          Journalisme économique ou guérilla idéologique ?

          http://www.acrimed.org/article4591.html

          • Ana Sailland

            Que l’occupation soit militaire ou financière, Il y aura toujours des Robert Brasillach

      • si on croit à ce « l’idée commune devient collective », oui, mais si on n’a aucun intérêt d’être « puissant par nombre croissant », comment on fait ?

        Exactement, on écoute et on trouve ensemble. Trouver des règles communes? Quelle libération si c’est fait sans sciences po ni idéologie.
        Je n’ai jamais compris comment quelqu’un préfère de se donner une identité comme « je suis de gauche », « je suis x, je suis y » au lieu de communiquer avec ses concitoyens et de trouver ensemble en responsabilité commune, en créant même si personne ne l’a fait avant. Par contre si on adhère à quelque chose, c’est l’idée qui est responsable, pas soi-même.

        Le tirage au sort est déjà approuvé dans de nombreux champs et depuis très longtemps. Sauf qu’à force d’avoir été soumis à des règles complètement faussées, nous oubliions comment construire des règles ensembles. Même chose pour le parlement direct comme à Port Alegre p.e.: approuvé,marche tellement bien -- niveau de corruption réduit à presque zéro pourcents.
        Pourquoi des gens ont toujours le besoin d' »adhérer » à quelque chose (ce à quoi est dans la plupart des cas vachement flou) , à se soumettre à un maître qui pourra gagner des élections pour eux pour ensuite être à ses trousses -- on peut faire mieux.

  17. La fraude fiscale en Europe, c’est 2x la dette de toute la zone euro.
    En résumé, on nous prête de l’argent (qui nous appartient, qu’on nous a volé via la fraude fiscale) et en guise de « cerise sur le gâteau », on les fait vivre en leur versant des intérêts !

    Alors, la question à 2 balles (ou 2 euro):
    Doit-on payer ses dettes ?
    Réponse:
    Ca dépend, si on nous prête l’argent qui en fait nous appartient…Non!
    Ca, ce n’est pas une dette, c’est du vol et du survol !

    Expliqué en 3min ici (le Ptit Filoche illustré) :
    https://www.youtube.com/watch?v=Bx5DzCUiaVg

      • Autant Filoche est bien gentil mais en total délire hypocrite avec son encartage au Parti Sosioniste autant l ex porte valise de Pasqua qui cherche des qualités à ce sale traître (à la République Française et aux francais pour le coup) de Giscard c est du grand guignol… à chaque post tu confirmes, je t avais rodav direct.

          • Oui je sais je suis vilain. Mais bon je suis désolé, on n’est pas obligé d’adorer Filoche et Asselineau sous prétexte qu’on adhère globalement à la proposition de Chouard sous prétexte que lui les aime bien. Filoche n’est pas démocrate du tout, je l’ai entendu chez Taddei expliquer qu’il était contre un système référendaire et qu’il préfère une élite éclairée aux manettes, bref, ce mec n’est pas un allié, et ce qu’il dit d’intéressant, je le trouve chez d’autres. Donc, je préfère le laisser là où il est. Ça ne mène nulle part à rêver de ce qu’il croit être la gauche au sein d’un parti d’extrême droite. Quand à Asselineau, c’est carrément un fan de la 5eme et un bon gros réac. Il est contre l’UE, la belle affaire, en attendant il est aussi opposé aux idées d’EC même s’il tolère qu il s’exprime (ô merci). Ce gars est un roitelet de groupuscule qui veut être le chef du pays. Je ne le trouve pas intéressant. Et je ne vais pas me fatiguer à expliquer pourquoi je traite VGE de traître, je pense que tout le monde connaît son implication dans la loi de 73 et dans le traité qui nous nique. Le mec est demosodomite pervers…

            Et une remarque: l’image postée est rigolote ; cependant, je me permets de dire que l’on ne peut pas se plaindre de se faire ostracisme par les dogmatiques et refuser de débattre avec des gens qui ont un avis divergent et qui font l’effort d étayer leurs critique par des arguments… parce que traiter de troll ou qualifier une intervention d énergivore, ça fait rire, j’aime bien, mais ce n’est pas répondre sur le fond, ce n’est pas traiter les objections, ce n’est pas accepter le débat.

          • Super chiante la correction automatique qui change mes mots.

          • Pardon d’avoir été taquin, mais je pense sincèrement que l’on ne peut pas envisager d’écrire des règles démocratiques sans avoir défini au préalable les règles de débat démocratique.

            Ces règles ne doivent surtout pas reprendre les règles de débats oligarchiques, à mon avis, ça n’aura pour effets que de faire perdurer une politique qui repose sur le règne par la discorde, alors que la démocratie, plus que le pouvoir du peuple, ce que nous espérons tous, c’est la concorde du peuple, et même des peuples.

            Maintenant, je ne vais pas faire mon dictateur en dictant mes propres règles de débat démocratique, mais il me semble que l’on peut déjà proscrire de s’en prendre au messager et de mettre des étiquettes politiques…

            Seul, je ne peux être démocratique, c’est la somme de nous qui est démocratique, l’union fait la démocratie, la démocratie c’est la concorde.

          • Non non c était drôle, maintenant l explication deriere est intéressante. ..mais je vais t avouer: je suis le produit de mon environnement, je ne suis pas sur d être personnellement compatible avec mes ideaux, j ai été bien trop lobotomie au darwinisme ultra libéral… il y a un gros décalage entre ce que j ai appris, ce que je pense, et la façon dont je me comporte… Je suis bien trop malpoli, agressif et individualiste pour la démocratie. Mais j aimerai faire mieux et surtout j aspire à beaucoup mieux pour mon fils…

            Après la dame la je suis désolé mais au départ c est elle qui a tenté de me coller toutes les étiquettes qu elle a pu alors qu elle n avait pas d éléments, c est ait allucinant de préjugés. En ce qui me concerne je lui renvoi la politesse du collage d étiquette, OK, mais je me base sur ce qu elle dit… Tu as vu l article poste par EC qu il décrit comme émanant de la véritable extrême droite (son expression, mais je suis du même avis), le premier commentaire c est madame qui trouve l article super… l étiquette elle se la colle toute seule en fait.

  18. Bonjour,
    Cet atelier a t il eu lieu ?
    Quels sont les retours ?
    Cordialement
    Greg

  19. Chiffres Eurostat publiés le jeudi 22 janvier 2015 :

    Dette publique de la Grèce : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.
    En clair : la Grèce est en faillite.
    Or que lisons-nous aujourd’hui ?

    « L’autre élément important, c’est que la BCE, puisqu’un accord a été trouvé, va pouvoir réintroduire la dérogation qui permettait aux banques grecques de se refinancer normalement à son guichet en utilisant les dettes d’Etat comme collatéraux, autrement dit comme garantie. Ceci permettra, in fine, à l’Etat de financer une partie de ses besoins par l’émission de bons à court terme. »

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150220trib73620a4fa/accord-sur-la-grece-a-l-eurogroupe-sur-un-financement-de-quatre-mois.html

    Dans les quatre mois qui viennent, voici ce qui va se passer :
    1- La Grèce est incapable de rembourser quoi que ce soit.
    2- La Grèce va quand même continuer à émettre des obligations d’État.
    3- Les banques grecques vont quand même acheter ces obligations d’État.
    4- Ensuite, les banques grecques vont refourguer ces obligations d’État à la BCE comme collatéraux.
    5- La BCE va quand même accepter ces obligations pourries, et elle va quand même continuer à prêter des milliards d’euros aux banques grecques.
    6- La Grèce va continuer à se surendetter. De toute façon, elle ne remboursera pas sa dette.
    7- En Grèce, les européistes vont continuer à empiler des caisses de dynamite par-dessus les caisses de dynamite déjà existantes.

    Encore quatre mois à empiler des caisses de dynamite supplémentaires.

    Encore quatre mois de fuite en avant.

    • Ceux qui votent la guerre extérieure y vont >>> j’adore 🙂

      • Moi aussi, je suis favorable à cette idée. C’est un bon principe que si ceux qui prennent les décisions étaient les mêmes que ceux qui les subissent, beaucoup de choses seraient différentes. C’est une idée qu’on a déjà entendu sous des formes semblables. Claude Rochet (lors de l’échange entre Etienne et Dominique Jamet) propose l’idée que les personnes qui souhaitent expulser les étranger se chargent elles-mêmes d’aller les chercher chez eux et de les mettre dans des bateaux. Ou encore San Giorgio qui est d’avis que les gens qui sont en faveur de la peine de mort soient en même temps prêts à faire office de bourreau.

        Mais autant le principe est plaisant en théorie, autant il n’est pas aisé à mettre en pratique. Parce que dans les fait, on n’a pas besoin de tant de personnes qui se chargent des corvées. La « menace » n’est donc pas tellement dissuasive. Par exemple si l’on décidait que pour implanter une centrale nucléaire, on tirerait au sort parmi les communes qui se sont prononcé en faveur du nucléaire. Vu que l’on n’a besoin que de quelques centrales pour le pays, il y a en a beaucoup qui malgré cela se prononceraient en faveur, pariant que le sort tomberait probablement sur une autre commune que la leur. Pour l’exemple cité dans la vidéo, de l’engagement militaire des personne qui ont voté la guerre, outre le fait que l’on n’a pas besoin d’engager tout le monde, c’est encore plus compliqué. Car beaucoup de gens ne sont pas aptes à la guerre : les personnes âgées, les malades, … Alors quoi : ou certains peuvent voter, mais ne courent pas de risque, ou alors certains ont le droit de vote sur un sujet qui engage tout le pays, mais pas d’autres ? Il n’y a pas de solution réellement satisfaisante.

      • ATELIERS CONSTITUANTS

        @Étienne

        Il me semble utile de répéter mon opinion que ces ateliers n’auront pas plus d’importance que des conversations de zinc tant qu’un comité de rédaction central ne s’occupera pas de mettre en forme les propositions et de les diffuser sur un site spécial auquel tout le monde pourra avoir accès et devra se reporter avant de participer à un atelier, de manière à éviter les doubles emplois et les gaspillages de temps et à faire avancer les choses.

        Les vidéos ne remplacent en aucun cas des comptes rendus écrits… et bien écrits. Surtout quand le son est déficient (ou alors ce sont mes oreilles qui flanchent).

        Vous seriez tout indiqué pour prendre la responsabilité de la coordination, c’est évident : malheureusement, votre priorité n’est pas là : dommage, très dommage pour votre action. Pour le moment, vous piétinez.

        Amicalement. JR

        • Je suis bien d’accord avec vous, JACQUES, cela piétine trop au vu des enjeux, manquant totalement de cohésion et sans longueur d’avance aucune…

          « Ils ont depuis longtemps modélisé toute réaction individuelle ou collective que nous pourrions entreprendre pour notre libération.
          En terme d’Echecs, ils jouent avec les blancs, ont toujours de l’avance »
          Philippe LOUVET, L’illusion parentale

        • @Jacques, bonne revenue 🙂

          Le projet n’est pas encore d’écrire la constitution mais d’apprendre à le faire. Et ceci à travers des « conversations de zinc » justement, avec l’intention de fabriquer des citoyens, constituants, et compétents en politique, guéris de la pensée-poison injectée savamment dans leur esprit : « t’as pas la carrure »

          Il n’y a pas de démocratie sans une foule de citoyens compétents, et cette foule ne sort pas d’une pochette surprise. Et en tout cas pas d’une structure centralisée.

          Par contre, expérience vécue, s’il est facile d’impulser des ateliers constituants, il est beaucoup plus difficile d’obtenir que les invités deviennent à leur tour des impulseurs.

          Si chaque atelier générait un ou deux impulseurs neufs, nous serions des millions en moins de temps qu’il n’en fut pour sourire.

          C’est cela qu’il faut tenter.

          Les causes du suivisme sont culturelles et psychologiques. Héritage psychanalytique de l’Histoire bien plus que de source archétypale ou génétique. Il y a un mur quantique à sauter. Suivi on l’espère d’effet d’avalanche.

          En outre, il me semble que réunir les travaux dispersés pour en faire un reader’s digest ou plus encore une ébauche travaillée serait totalement contraire à l’esprit viral, car inhibant la volonté individuelle de participer/imaginer/innover : si c’est déjà avancé, pourquoi m’en mêler se diront les gens.

          Doit on pour autant nous affronter sur ce point, Jacques, certainement pas : les deux méthodes sont très différentes mais, complémentaires, elles peuvent être proposées par des personnages phares/modestes différents.
          Qui pour votre méthode ? 😉

          • @ANA (10h36, 23 fév)

            Un sacré « mur quantique », c’est le moins qu’on puisse dire !
            Je suis bien d’accord sur tout, ce travail sur le terrain, sur les consciences, mais se contenter de jouer les noirs (cette inversion à notre encontre) dénote bien de notre part un temps de retard et ce manque d’ambition et d’audace. Bref…

            PéPIN

            (10h25, aujourd’hui, lundi 23 fév)

    • Est on sûr que l’ UE peut éjecter un état membre. (Je ne crois pas ) ?

      ((( Pour sortir il y a l’article 50, mais pour éjecter, ……… ?!? Quelqu’un sait ? )))

  20. « Les choses se précisent : La salle est réservée [samedi 28 février], il s’agit de la grande salle de l’association du Lerchenberg, 11 rue du Cercle, à Mulhouse-Dornach. Elle peut contenir jusqu’à 350 personnes, elle est à nous à partir de 16 h. et jusqu’à 23 heures (sachant qu’il faudra la rendre rangée et nettoyée).
    Je verrais bien un petit « atelier constituant » entre 16 h. et 18 h.30 pour les participants les plus motivés… « 
    Patrice Camille Desmoulins
    https://www.facebook.com/events/1571851089703671/permalink/1584907775064669/

  21. Un an après le 49.3, le fameux article 11 qui n’est pas un RIP 😉 permet à 185 parlementaires sur 925 de lancer une consultation populaire ( besoin de moins de 5 millions de soutiens).

    C’est pas rien ……….

    • La reculade finale est attristante 🙂

      • Ce n’est pas du tout une reculade mais une magistrale manipulation de l’auditoire !

        1) Se montrer détenteur d’un savoir qui impressionne et confère un statut de « sachant ». En partageant ce savoir, l’orateur suscite de plus une forme de gratitude de la part celui qui le reçoit. (Induction du phénomène de soumission à l’autorité perçue comme légitime ET bonne)

        2) Pour parfaire l’empathie et la confiance du public, l’orateur exprime quelques faits difficilement contestables, quelques critiques du système qui rencontreront forcément l’assentiment du plus grand nombre et même quelques idées subversives (concessions provisoires, partielles et stratégiques) qui donnent à l’auditoire le sentiment que l’orateur est de « leur » côté, du côté du peuple. (stratégie du pied dans la porte ou amorçage).

        3) Une fois le public conquis, il est possible de faire demi tour au moyen de quelques arguments habiles exprimés avec éloquence (et méthode Coué, cf. lorsqu’il ressasse l’importance du moment électif, probablement le passage le plus faible de sa performance) arguments dont le caractère fallacieux est difficile à détecter pour un auditoire déjà séduit (baisse de l’esprit critique).

        4) Retour à la case départ : « ce système est le pire à l’exception de tous les autres »

        Tout cela est bien trop admirablement orchestré pour qu’il ne s’agisse pas d’un contre feu délibéré…(ou alors je ne suis qu’un gros parano !)

        A suivre avec la seconde partie (dans laquelle il devra faire preuve d’encore plus d’habileté) mais en attendant, chapeau l’artiste !

        • Jetez juste un coup d’œil aux sponsors, il y a notamment Sciences Po, dont on peut évidemment attendre beaucoup en matière de remise en cause du système !

          Tout à fait accessoirement, ce gars est expert en rhétorique, alors… merci pour le cours, prof !

          • Rhétorique : science et l’art de l’action du discours sur les esprits (wikipedia)

          • Ana Sailland

            Zedav, tu mets des mots sur le malaise.

            Peut être cependant le processus de domestication de l’espèce par l’espèce est il plus complexe qu’il n’y paraît 😉

    • Un beau parleur se mettant en scène… vais-je prendre la peine d’écouter la suite, après tout ce que je sais déjà, ajouté à ça cette conscience plutôt éveillée, cette vaste synthèse personnelle, tout ce sens plus causal et même ésotérique qui me déterminent aujourd’hui ?… je sais bien, chacun use des mots qu’il sait et plaise à Dieu que certains plus capables en ceci et cela puisse alors exprimer en eux tout ce potentiel… mais tant de beaux discours, tant de bonnes volontés qui ont rêvé le meilleur autant qu’elles nous ont abusés_c’est bien pour cela qu’aujourd’hui je me méfie comme de la peste des beaux parleurs comme de tout discours par trop rodé et sans anicroches aucunes, expert en communication, finassier de belle réthéorique et maîtrise quasi parfaite de son auditoire et de son discours.
      Méfiance donc, guignol encostumé et désolé d’avance si je me suis fourvoyé, mais au point où j’en suis parvenu de mon cheminement intérieur comme de ce constat général, disons que je préfère prévenir que guérir…

      • Oui Effab, on peut avoir ce sentiment d’un beau parleur.
        Mais des styles différents pour toucher des classes différentes, c’est positif.

        • Oui, je reconnais ce « guignol » ici un peu excessif, mais c’est à dessein, je ne voudrais surtout pas paraître moi-même plus beau et plus vertueux que je ne suis.

          (10h56, lundi 23 fev)

    • L’exceptionnalité unique de l’élection ^^ c’est oublier bien vite le pouvoir des médias et tout ce travail de sape, de formatage et de désinformation sur l’opinion et les esprits, ces consciences endormies, noyautées, cancérisées… les merdias, la prétendue Éducation Nationale, la Culture débilitante ou par trop élitiste et, forcément, trop cloisonnée, et cette Chose et puissance publique qui, désormais, n’a plus grand chose à envier à ce grand Machin atlantiste usurpateur et Monopolystique !
      Une micro-conférence où se dit des choses intéressantes, où sont citées bien des lieux et formules communes à la pensée alternative et citoyenne… mais pour quel résultat au juste ? mais dans quel dessein véritable ? Là il serait judicieux de mieux connaître le parcours de ce jeune rhéteur comme la présence et la composition de ce public.

      Le Général ^^

  22. 2008 : dette publique de la Grèce : 263,284 milliards d’euros, soit 112,9 % du PIB.

    En 2008, les autres nations européennes auraient dû accepter de subir des pertes. Elles auraient dû accepter que la Grèce fasse défaut sur la totalité de sa dette publique. Mais, malheureusement, elles n’ont pas voulu subir des pertes.

    En 2008, l’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    2009 : dette publique : 129,7 % du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    2010 : dette publique : 148,3 % du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    2011 : dette publique : 170,3 % du PIB.

    En début d’année 2012, la Grèce a fait défaut : 115 milliards d’euros de dettes ont été effacés.

    2012 : dette publique : 157,2 % du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    2013 : dette publique : 175,1% du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    Troisième trimestre 2014 : dette publique de 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.

    L’Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C’est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d’euros à la Grèce en faillite. »

    Dans le Quart Livre, chapitre VIII, Rabelais écrit :

    Soudain, je ne sais comment cela se produisit, je n’eus pas le loisir de le considérer, Panurge, sans dire autre chose, jette en pleine mer son mouton criant et bêlant. Tous les autres moutons criant et bêlant sur le même ton commencèrent à se jeter et à sauter dans la mer tous à la file. Le premier à sauter derrière son compagnon était dans la foule. Il n’était pas possible de les en empêcher. Vous savez en effet que c’est le naturel du mouton, de toujours suivre le premier, où qu’il aille. De plus Aristote dit au livre IX de l’Histoire des Animaux que c’est le plus sot et le plus inepte animal du monde. Le marchand, tout effrayé de voir devant ses yeux périr et se noyer ses moutons, s’efforçait de les en empêcher et de les retenir de toutes ses forces. Mais c’était en vain. Ils sautaient tous à la suite dans la mer, et y périssaient.

    http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Quart_Livre

    L’histoire de la zone euro se terminera de la même façon :

    « Ils sautaient tous à la suite dans la mer, et y périssaient. »

    • Mais il y a aussi chapitre LVIII:

      Enigme trouve es fondemens de l’abbaye des Thelemites. Cha. lvi.
      Vignette 199
      Auvres humains qui bon heur attendez,

      Levez voz cueurs, & mes ditz entendez.
      S’il est eprmys de croyre fermement
      Que par les corps que sont au firmament,
      Humain esprit de soy puisse advenir
      A prononcer les choses à venir :
      Ou si l’on peult par divine puissance
      Du sort futur avoir la congnoissance,
      Tant que l’on iuge en asseuré decours
      Des ans longtains la destinée & cours :
      Ie foys sçavoir à qui le veult entendre,
      Que cest hyver prochain sans plus attendre
      Voyre plus tost en ce lieu où no’sommes
      Il sortira une manière d’hommes
      Las de repoz & faschez de seiour,
      Qui franchement iront & de plein iour
      Suborner gents de toutes qualitez
      A differentz & partialitez.
      Et qui vouldra les croyre & escouter :
      Quoy qu’il en doibve advenir & confier,
      Ilz feront mettre en debatz apparentz.
      AMys entre eulx & les proches parents,
      Le filz hardy ne craindra l’impropère
      De se bander contre son propre père.
      Mesmes les grandz de noble lieu sailliz
      De leurs subiectz seront assailliz,
      Et le debvoir d’honeur & reverence,
      Perdra pour lors tout ordre & difference.

      Car ilz diront que chascun en son tour
      Doibt aller hault, & puis faire retour.
      Et sur ce poinct tant seront de meslées,
      Tant de discordz, venues, & allées
      Que nulle histoyre, ou sont les grans merveilles
      Ne fait recit d’esmotions pareilles,
      Lors se verra maint homme de valeur
      Par l’esguillon de ieunesse & chaleur
      Et croyre trop ce fervent appetit
      Mourir en fleur, & vivre bien petit.
      Et ne pourra nul laisser cest ouvraige
      Si une foys il y mect le couraige :
      Qu’il n’ayt emply par noises et debatz
      Le ceil de bruit, & la terre de pas.
      Alors auront non moindre autorité
      Hommes sa, s foy, que gens de verité.
      Car tous suyvront la creance et estude
      De l’ignorance & sotte multitude,
      Dont le plus lourd sera receu pour iuge.
      O dommaigeable & penible deluge.
      Deluge, sis ie & à bonne raison,
      Car ce travail ne perdra sa saison
      Ny n’en sera delivrée la terre :
      Puisques à tant qu’il ne sorte à grand erre
      Soubdaines eaux, dont les plus attrempez
      En combattant seront prins & trempezn
      Et à bon droict : car leur cueur adonné
      A ce combat, n’aura point pardonné
      Mesmes aux troppeaux des innocentes bestes,
      Que de leurs nerfz, & boyaux deshonnestes,
      Il ne soit faict, non aux dieux sacrifice,

      Mais aux mortelz ordinaire service.
      Or maintenant ie vous laisse penser
      Comment le tout se poura dispenser.
      Et quelz repos en noise si profonde
      Aura le corps de la machine ronde.
      Les plus heureux qui plus d’elle tiendront,
      Moins de la perdre & graster s’abstiendront.
      Et tascheriont en plus d’une manière
      A la servir & rendre prisonnière,
      En tel endroict que sa pauvre deffaicte
      N’aura recours que à celluy qui l’a faicte.
      Et pour le pis de son triste accident
      Le cler soleil, ains que estre en occident
      Lairra espandre obscurité sus elle,
      Plus que l’eclipse, ou de nuyct naturelle,
      Dont en un coup perdra la liberté,
      Et du hault ciel la faveur & clarté
      Ou pour le moins demeurera deserte.
      Mais elle avant ceste ruyne & perte,
      Aura longtemps monstré sensiblement
      Un violent & si grand tremblement
      Que lors Ethna ne feust tant agittée,
      Quand sur un filz de Titan feut iectée.
      Ne plus soubdain ne doibt estre estimé
      Le mouvement que fist Inariné
      Quand Tiphœus se fort se despita,
      Que dans la mer les montz precipita.
      Ainsi sera en peu d’heure rengée
      A triste estat : & si souvent changée,
      Que mesme ceulx qui tenue l’auront
      En despitant la pauvreté lairront.
      Lors sera près le terme bon & propice
      De mettre fin à ce long exercice :

      Car les grans eaux dont oyez deviser
      Feront chascun la retraicte adviser.
      Et toutesfoys devant le partement
      On pourra veoir en l’air appertement
      L’aspre chaleur d’une grand flame esprise,
      Pour mettre à fin les eaux & l’entreprise.
      Reste en après que yceulx trop obligez
      Penez, lassez, travaillez, affligez,
      Par le sainct vueil de l’eternel seigneur
      De ces travaulx soient refaictz en bon heur :
      Là verra l’on par certaine science
      Le bien & fruict qui fort de patience
      Car cil qui plus de peine aura souffert
      Auparavant du lot pour lors offert
      Plus recepvra, O que est à reverer
      Cil qui pourra en fin perseverer.

      ^^

  23. Manolis Glezos, député européen membre de SYRIZA : « Je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion. »

    Depuis Bruxelles, Manolis Glezos foudroie le gouvernement à propos des manœuvres durant les négociations avec les créanciers et du changement de discours de SYRIZA. Il rappelle qu’ « entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté ».

    Manolis Glezos écrit :

    Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure.
    L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du peuple Grec aux élections du 25 janvier 2015.
    Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.
    Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.
    Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.
    Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.
    Dommage et encore dommage.
    Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.
    Mais, avant que le mal ne progresse.
    Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.
    Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.
    D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.
    Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis.

    Manolis Glezos, Bruxelles, le 22 février 2015

    http://www.okeanews.fr/20150222-glezos-je-demande-au-peuple-grec-de-pardonner-davoir-contribue-cette-illusion

  24. Voici ce qui se passe quand un peuple gagne réellement des élections:

    Cela s’est passé un 11 septembre (qui fut effacé par un autre).

    • Oui, le 11, un de ces nombres, chiffres très prisés par l’establishment supranational qui nous gouverne et nous leurre, tel ce 7 de Christine Lagarde… voir à ce propos cette vidéo : « Christine Lagarde donne-t-elle un message codé ? »
      ^^

    • Cette vidéo est terrifiante, qui démontre que la victoire induit venus de l’extérieur des dangers mortels, si nous ne le savions déjà pas.

      Pire encore que l’adhésion de tout un peuple au projet qu’il a choisi et qui est en cours et opérationnel ne protège pas ce peuple.

      Tout est dans les armes et le désordre de quelques âmes ultraminoritaires.

      La question des forces armées, qu’elle soit missionnées pour l’intérieur ou l’extérieur est cruciale.

      Le suivisme atavique du soldat, ou sa complicité libre ( on voit dans la vidéo une chaussure sur un corps ) peuvent être diaboliquement mis en oeuvre par un général félon commandité par un Kissinger lambda.

      Donc une fois de plus, tout est dans le hiérarchisme.

      Une armée, qui doit être capable de décision ultrarapide, peut elle faire l’impasse sur le hiérarchisme. That’s the question.

      Peut être la solution iroquoise est elle digne d’une attention plus soutenue que celle accordée à un anecdotique souvenir.

      Nous avons ici vécu un atelier sur la police mais pas sur l’armée. Cela me semble être un sujet majeur.

      • Tu ne savais pas pour Allende? Si je suis sur que tu connaissait cette histoire. C’est juste l’étalon de base de la politique etasunienne en Amérique latine. Ils font ça partout (où essaient inlassablement)dès qu’un dirigeant ne leur plait pas (comprendre: défend les intérêts de son peuple plutôt qu’un capitalisme des fesse tendues en direction des entreprises etasuniennes). C’est vrais que la vidéo est particulièrement bien faite et explique bien les événements.

      • regarde le post dans Évident (et monstrueux) complot … sur le coup récent du même genre qui devait se faire le 12 février au Venezuela.

    • Claude Saint-Jarre

      J’étais jeune adulte. Kissinger était un intellectuel avec un doctorat. Nous savions ce qu’il faisait, au Chili, au Viet-Nam et ma génération n’était pas d’accord. Beaucoup d’impuissance ressentie. Je n’ai pas lu pendant 10 ans pour ne pas être associé à l’intellectualisme à la Kissinger. Mais c’est moi que je punissais, pas lui!

    • Claude Saint-Jarre

      Extrêmement triste.

  25. De plus en plus intéressant, voir novateur…


    Une députée allemande qui ose enfin dire la vérité sur Angela Merkel et sa politique pro-américaine

    … ou juste de la soupe parlementaire pour noyer plus superbement encore le poisson ?!…

    (10h17, aujourd’hui, lundi 23 février)

    • Wagenknecht est vraiment très intelligente.
      Mais pour son parti-même, DIE LINKE (un peu comme FdG) , il y a beaucoup de choses qu’on n’arrive pas à comprendre comme ce bel exemple: leur proposition de candidat pour le président de la république (n’êquivaut pas exactement la fonction du président de la République francaise):
      BEATE KLARSFELD. Je l’ai déjà écrit ici. Oui, cette Beate Klarsfeld, femme de Serge Klarsfeld et mère de l’affreux Arno Klarsfeld (député pratiquement toujours absent, salarié de 9000€/mois) . C’était absolument incompréhensible vu le personnage.

      Ce qui me frappe dans ce film, c’est les rangs pratiquement vides. C’est la même chose pour les meetings du parlement européen. Trés peu de gens qui entendent ce que Mélenchon y dit.

      • Ce qui fait plaisir c’ est d’ entendre de plus en plus de députés ne citant même pas leur parti, dans des vidéos publiques parler ouvertement de la collusion des dirigeants avec les intérêts des puissants au mepris de la souveraineté du peuple. Plus ce genre de discours aura « pignon sur rue » plus les gens pourront jugés du peu de démocratie dans lequel nous nous trouvons et du peu d’ ardeur des dirigeants à défendre les 99%

    • Bonsoir, génial cette femme et cette vidéo .. merci

    • Je m’aperçois que sur cette tablette n’apparaissent pas les sous-titres, j’ai pourtant bien relayé une vidéo traduite… je ne puis qu’inviter tous ceux qui n’en auraient pas pris connaissance de se rendre directement sur You Tube.

  26. Mercredi 25 février 2015 :

    Grèce : après l’accord, les questions qui fâchent.

    Quelle forme prendra le « nouveau contrat » que la Grèce veut conclure avec ses partenaires d’ici fin juin ? Le journal allemand Rheinische Post faisait circuler mercredi un chiffre pour un éventuel troisième programme d’aide, 20 milliards d’euros, sur la foi de sources proches de la coalition au pouvoir à Berlin.
    Ce serait pour Athènes un sérieux revers que de devoir se soumettre à nouveau à un programme assorti de conditions draconiennes et alors que les précédents (en 2010 puis en 2012) ont transformé le pays en « colonie de la dette » et volé leur « dignité » aux Grecs, selon les dires du bouillant ministre des Finances Yanis Varoufakis.
    La Grèce préférerait une ligne de crédit, mais « il est plus probable qu’on aille sur un nouveau programme qu’une ligne de crédit », confiait mardi un haut responsable européen.

    http://www.lepoint.fr/economie/grece-apres-l-accord-les-questions-qui-fachent-25-02-2015-1907739_28.php

    Dette publique de la Grèce : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.

    Si le troisième programme d’aide est mis en place en juillet, la dette publique de la Grèce augmentera de 20 milliards d’euros.

    La dette atteindrait environ 335 milliards d’euros, soit environ 187 % du PIB.

    De toute façon, la Grèce est en faillite, alors un peu plus ou un peu moins …

  27. Ce qui fuite dans la presse du plan de réformes grec est instructif. Il s’agit manifestement pour le gouvernement Syriza/Grecs indépendants de s’attaquer à la Nomenklatura grecque, la caste économique et politique dirigeante dont la Troïka s’est bien gardé d’attaquer les exorbitants privilèges, pendant que Juncker organisait l’évasion fiscale vers le Luxembourg.

    la suite ici:
    http://www.olivier-delorme.com/odblog/index.php?2015%2F02%2F24%2F509-pour-tous-ceux-qui-crient-au-loup

  28. « Quel que soit le risque, les Grecs refuseront tout retour en arrière » -- entretien avec Olivier Delorme

    Olivier Delorme est écrivain et historien. Passionné par la Grèce, il est l’auteur de La Grèce et les Balkans: du Ve siècle à nos jours (en Folio Gallimard, 2013, trois tomes), qui fait aujourd’hui référence. On peut par ailleurs le suivre sur son site. Il revient ici sur les trois premières semaines du gouvernement Tsipras et nous éclaire sur l’état d’esprit des Grecs.

    http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/02/quel-que-soit-le-risque-les-grecs.html

  29. ETIENNE BALIBAR PHILOSOPHE,
    UNIVERSITÉ PARIS-OUEST NANTERRE 23 FÉVRIER 2015

    Syriza gagne du temps et de l’espace

    Est-il donc vrai que, comme le proclament les gros titres de plusieurs journaux, Athènes a cédé devant les exigences de l’Eurogroupe ( La Repubblica ) et fait le premier pas vers la restauration de la politique d’austérité ( The Guardian ) ? A en croire certains leaders de la fraction de gauche de Syriza, le courage n’aurait pas tenu bien longtemps et le « reniement » aurait déjà commencé… Il est un peu tôt pour porter un jugement sur les accords qui ont été passés à la réunion du conseil de l’Eurogroupe. Ce n’est que dans les prochains jours que seront publiés les détails techniques et qu’apparaîtra toute leur signification politique. Cependant, sans attendre, nous proposerons ici une autre méthode pour analyser la confrontation entre le gouvernement grec et les institutions européennes, qui vient de se traduire à la fois par des compromis de la part du premier et par l’esquisse d’une fissure au sein des secondes. A quels critères allons-nous mesurer l’action de Tsipras et de Varoufakis, pour juger de son efficacité et de sa justesse ?

    http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2015/02/syrisa-gagne-du-temps-et-de-l-espace-par-etienne-balibar.html

  30. James Galbraith : Tsipras « doit démontrer sa capacité à changer le pays »

    L’économiste, proche de Yanis Varoufakis, décrypte pour « l’Obs » le compromis trouvé entre la Grèce et ses créanciers européens. Il admet qu’il faudra du temps pour faire bouger le logiciel économique européen.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20150224.OBS3213/james-galbraith-le-changement-en-europe-viendra-lentement.html

  31. et pour finir….

    La présidente du parlement grec Zoe Konsantopoulou a annoncé la mise
    d’une commission d’audit sur la dette publique grecque ,et une enquête sur la façon dont le pays a été mis sous la tutelle de la Troika .

  32. Pour celles et ceux qui auraient raté la diffusion sur Arte du
    documentaire sur la Troïka puissante et incontrôlée (parait-il) :

    http://www.arte.tv/guide/fr/051622-000/puissante-et-incontrolee-la-troika?autoplay=1

    • Claude Saint-Jarre

      Est-il possible de le lire au complet, l’image cache du texte? Merci.:)

      • Claude,
        j’ai mis un lien HT pour vous permettre de cliquer sur l’image pour la voir en grand.

      • « Soupçonné d’être adepte de la théorie du complot, de populisme… »

        Si « populiste » il y a avec tout ce qu’ETIENNE a pu dire, écrire, écouter, réfléchir et partager, j’adhère alors séance tenante à ce prétendu « populisme » ! ^^ décidément, comme dirait ma chère maman, vaut mieux entendre ça qu’être sourd !… quoique

        Bref, je suis le Verbe, je suis la Vie, je suis la Vérité, et nous sommes des millions à penser ainsi, l’âme en révolte mais c ette conscience humble et souveraine à la fois, Démocratie et Amour…


  33. Terrorisme/Internet : Liberté d’expression menacée en France ?

    • « A terme, rien n’empêcherait d’utiliser l’arsenal anti-terroriste contre les mouvements sociaux »
      Entretien de Reporterre avec Laurence Blisson :
      http://www.reporterre.net/A-terme-rien-n-empecherait-d
      Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, explique la dérive possible des lois antiterroristes vers la répression des luttes écologiques et sociales.

      • « L’interdiction de paraître dans une commune ou un département est d’ordinaire utilisé dans des affaires de grand banditisme, contre des maris violents s’il y a risque de réitération des violences envers la victime »

        La misandrie ordinaire et banale d’une juge censée se soumettre à la loi contre les discriminations de tous ordres (y compris sexistes). Elle aurait dû parler de conjoint violent bien sûr. Mais comme il n’y a jamais de femmes violentes…

        D’ailleurs quand l’une d’entre elles procède à une pénétration anale de son mari (immobilisé par des liens !) avec une bouteille, ces « juges » dont la raisons d’être est la jouissance de l’exercice du pouvoir par la perpétuation de leurs préjugés requalifient le viol (car c’en est un selon la loi) en abus sexuel avec la peine minimale possible pour cette qualification…

        Femme victime, homme coupable, femme victime, homme coupable, femme victime, homme coupable femme victime, homme coupable, femme victime, homme coupable, femme victime, homme coupable femme victime, homme coupable, femme victime, homme coupable, femme victime, homme coupable femme victime, homme coupable, femme victime, homme coupable, femme victime, homme coupable, la litanie de l’époque…

        • Cela me fait penser à cet ouvrage de Philippe LOUVET (à compte d’auteur), « L’illusion parentale », dans lequel il montre le système actuel complètement misandre et faisant reporter sur les hommes plutôt que sur les femmes les torts en justice et les retombées financières, mais c’est tout le système qui « désunirait » ainsi la famille… bref, encore un de ces gros mensonges culturels et médiatiques, une énième inversion visant à ce long et pernicieux travail de sape et de conditionnement des esprits et des consciences… ‘inversion’ ? non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ne traitons pas les femmes de ‘coupables’, soyons simplement conscients que ces élites en finance et puissance ont toute volonté et intérêt à foutre la merde entre nous et faire porter le discrédit sur certaines populations et autres boucs émissaires. Bref… Yves VARGAS

    • Le vote blanc est sans effet pour le peuple, mais aussi pour les élus. Voter pour un candidat (vendu ou sacrifié) c’est maintenir la classe dominante en place. Oui, il ne faut pas compter sur les élus pour donner au vote blanc le pouvoir de les exclure, ce sont les électeurs qu’il faut réveiller, car élire c’est s’exclure.

      Élire parmi les élus c’est exclure le peuple, s’abstenir c’est participer implicitement au vote censitaire (pas par la taxe, mais par la richesse) , il n’y a que par le voter blanc que le peuple refuse de se châtier lui-même en place publique.

  34. Guerre sans merci
    Israël se précipite vers la prochaine guerre à Gaza

    Israël se dirige vers la prochaine éruption de violence avec les Palestiniens comme s’il s’agissait d’une sorte de catastrophe naturelle qui ne peut pas être évitée.

    Par Gidéon Lévy – 26 février 2015

    http://sayed7asan.blogspot.fr/2015/02/guerre-sans-merci-israel-se-precipite.html

    • Claude Saint-Jarre

      Quel défi que l’écriture citoyenne d’une Constitution et Israélienne et Palestinienne! Encore faut-il des crayons, du papier, du silence, de la réflexion, des locaux, des caméras. Je bénis cette entreprise. ( bénir: investir d’être, d’énergie!) Qu’un nouveau  » buisson ardent » inspire l’action juste.

      • ateliers constituants israélo-palestiniens, le rêve

        • Pas forcement partagé par les sionistes: les palestiniens sont environ trois fois plus nombreux que les israeliens. Dans un tel contexte un simple regime representatif laïque en Cisjordanie écarterait mathematiquement les sioniste de leur position dominante, une vraie democratie encore plus. Quand une minorié colonialiste et ségrégationniste se maintient au pouvoir par les armes il n’y a pas 56 solutions, soit la resistance gagne militairement ou grace a des pressions diplomatiques, soit un scenario a la sud afriquaine se dessine (ce qui implique une volonte de reforme anti colonialo-segregationniste de la part du pouvoir occupant), soit les colonialistes continue de perpetrer leurs crimes jusqu’a l’eventuel asservissement ou genocide complet de la population native, american style… Pour l’instant le colonialisme l’emporte.

          • Ana Sailland

            mais il ne s’agit pas de ça …

          • Tu parles d’atteliers ou des israeliens et des palestiniens travailleraient ensemble à devenir constituants? Pourquois pas. Malheureusement du moment que les israeliens seront majoritairement pro-sionistes la situation n’évoluera pas dans le bon sens. Peut etre que de tels atteliers pourraient permettre d’éveiller certaines conciences. Tout ce qui tend vers le dialogue et la paix et bon à prendre. A mon avis les premieres choses a promouvoir en Israel pour aller vers la paix sont les bons vieux droits de l’homme et le principe de laïcité de la gouvernance.

          • Ana Sailland

            un atelier ça peut être à deux, comme les gamètes, et ensuite, seule la vie décide, pas nos peurs.

          • J’aimerai bien que tu aie raison seulement à l’heure actuelle ce sont bien les peurs qui décident. La peur est un investissement sur pour les ploutocrates, elle légitime la négation de la démocratie et le recours a la coercition. On est en plein dedans. Tout se passe comme ils ont envie.

            Les colonialistes ne deviendront pas gentils en bavardant autour d’une tasse de thé, ou alors il faut du très très bon thé, en tout cas ça ne s’est jamais produit au cours de l’histoire.

          • Ana Sailland

            Je te remercie de me donner l’occasion de mieux comprendre mon-notre intention.

            Le cultivateur qui sème une graine pourrait pour y renoncer invoquer les risques d’intempérie 🙂
            Et pourtant il sème. Et souvent récolte. Pas toujours, c’est exact.

            Il s’agit de considérer la conscience comme l’humus, et de lui appliquer les principes de la permaculture. En clair, ne pas affronter militairement ou politiquement les intégristes de tous poils, mais simplement offrir à une pensée saine un tout petit territoire où germer.

            Foi, patience, ténacité, juste être là.

          • Je comprends ce que tu veux dire cependant dans le cas dont nous parlons, en reprenant ta métaphore, je pense que l’on peut parler de terre poluée plus que d’intempérie. On peut cependant essayer des planter en souhaitant une mutation de la plante, une adaptation surprenante du germe à un environnement vicié.

            Je regardais un discours a propos d’islam très intéressant. Un rapport entre ce que l’orateur explique à propos des guerres de décolonisation et la situation en Cisjordanie ma frappe.

            Le monsieur explique qu’une des explications du (relatif) succès des guerres d’indépendance et de décolonisation réside dans la crainte qu’avaient le pays impérialistes de se voir démographiquement envahis par leurs colonies. Ce serait cette crainte qui aurait conduit les dirigeants européens a abandonner leur empire (en tout cas dans sa forme directement intégré). Dans le cas israelien on comprend bien que cette meme motivation de « ne pas etre envahi » (en fait de ne pas restituer a leurs propriétaires légitimes les terres volées) produit l’effet inverse et renforce la violence et le colonialime puisque dans leur manipulation les sionistes font croire aux juifs qu’ils ne seraient pas simplement une comunauté religieuse ayant abandonné le prosélitisme, ce qu’ils sont, mais un peuple originaire de Cisjordanie, ce qu’ils ne sont pas (pour plus de détails se référer à Shlomo Sand).

            Je met le lien sur la vidéo que je regardais, le monsieur a aussi une vision positive du libéralisme tocquevillien que je ne partage pas entièrement mais qui est intéressante (il ne développe pas la dessus).

            https://m.youtube.com/watch?v=3SQed2_9F_0

          • Il a l’air moins fou que d’autres…par contre c’est un partisant de 2 états, pour un seul pays c’est anomal, une seule gouvernance la plus laïque, non raciste et démocratique possible me semble (et a quelques autres personnes aussi) la solution la plus juste.

          • Des « intempéries » aux « terres viciées » il y a ce qu’on appelle les Chemtrails ! ^^

            « CHEMTRAILS : le ciel nous tombe sur la tête (Meta TV Intégrale) »

  35. Pour mieux comprendre le mot fascisme en France, écouter Annie Lacroix-Riz (et tâcher de comprendre ensuite les liens profonds avec les gouvernements actuels, au regard de l’éternelle et très profonde GUERRE AUX SALAIRES) :

    Ici, les gros bobards d’Alfred Sauvy (grand recruteur de la synarchie, projet fasciste en France) sont utilement rappelés.

    L’histoire des SALAIRES est une clef de lecture importante pour comprendre l’histoire tout court.

    • Formidable Jean-Jacques ROUSSEAU : analyse du capitalisme et propositions concrètes : l’impôt sur la vanité et autres trouvailles :

      Ne ratez pas cet autre angle passionnant pour comprendre notre monde, celui proposé par Yves Vargas, qui nous explique ici (plus longuement que cette autre conférence dont je vous avais parlé en 2012 et que notre cerveau collectif avait retranscrite intégralement) la pensée FONDATRICE du capitalisme, celle de MANDEVILLE, et la lutte (farouche et précoce) que lui a opposée Rousseau (ce qui lui a valu les plus cruelles persécutions des « philosophes » des « Lumières » marchandes).

      Il y a des PERLES là-dedans (des phrases-chocs, dès le 18ème siècle, que je vous laisse repérer et retranscrire avec plaisir).

      Tout ça est fondamental, pour nous, pour bien comprendre la société d’aujourd’hui :

      Yves Vargas vient de publier un livre (que je dévore ces temps-ci) qui présente son travail sur Mandeville et Rousseau :
      « Jean-Jacques Rousseau, l’avortement du capitalisme »

      • Divin ÉMILE et chaleureux JEAN-JACQUES…

      • C’est GÉANT, en effet ! j’étais parti pour découvrir Annie Lacroix-Riz et me voilà à jubiler tel avec JOUARY abordant au plus juste et au plus didactique la pensée et l’idéal rousseauiste, celui de l’exigence en volonté et de l’humilité face à la nature…

        CHOUARDament !!

      • Génial, je ne le connaissais pas et ce qu’il dit est passionnant.

      • A propos de l’idée de taxer la vanité

        C’est en germe dans la TVA différenciée telle que présente.
        Mais mal implémenté.

        Par exemple, considérer un CD musical comme un objet de luxe ne correspond pas vraiment à l’idée de Rousseau.

        Il s’agit vraiment de taxer la frime, le luxe ostentatoire, celui qui non seulement nourrit l’ego du riche ou de l’hyper riche, mais en plus lui confère un ascendant, réel et non limité à l’imaginaire du frimeur.

        Je vois là un rapport serré avec le potlach, que nous considérons peut être d’un oeil trop bienveillant. Le potlach est une fête du don, un concours du don, où celui qui donne le plus en retirera non seulement considération mais en plus statutairement mais non dit, du pouvoir. Ce peut être typiquement du don pervers, celui que pratique la mafia quand elle arrose ses sujets.
        Bien sûr, l’exhibitionniste qui affiche ostensiblement sa rollex ou sa ferrari les garde et ne les donne pas, mais il s’agit du même principe de frime.
        Et taxer la frime me semble plus judicieux que de surtaxer un CD de musique …

    • A diffuser largement.

      Il y a des passages qu’on pourrait extraire pour décrire 2015 …………….

    • 19’00… quel est l’Alfred Sauvy d’aujourd’hui qui a bien pu recruter cette girouette palestino-sioniste de MANUELITO ?… Vous m’excuserez ce parallèle mais au vue des mesures et des lois de plus en plus coercitives et perverses qu’on nous pond actuellement, sans parler de ce visage on combien crispé et antipathique de ce premier ministre dont on ne sait plus si c’est de la France ou de Sion, il est on ne peut plus logique non plus de se poser de telles questions mais bien de foutre tout ce linge sale dehors sinon aux oubliettes et de la chose publique et de l’Histoire qui commence fort à me taper sur le système avec sa vaniteuse majuscule… ce fameux amour-propre cité par Yves VARGAS, celui de nos élites autant que cette envie des petites gens et autres consommateurs névrotiques… bref ^^

    • Ces « 19’00 » concernant la vidéo avec Annie Lacroix-Riz ^^

    • Et qui va gagner les prochaines élections ?
      https://www.upr.fr/actualite/france/temps-de-parole-dans-les-medias-fn-surrepresentes-sur-les-chaines-dinformation-en-continu
      L’histoire se répète, le capital concentré n’a pas beaucoup d’imagination ou alors, pourquoi changer une formule qui fonctionne (dans leur intérêt).

      • « Le plus pathétique de la situation, c’est que des millions de Français tombent à pieds joints dans le panneau. Hypnotisés par la télé, ils croient dur comme fer qu’en votant pour le FN, ils votent pour un adversaire du système… alors qu’ils votent en réalité pour son ultime roue de secours. »
        Et il y aurait tant à méditer sur cette « ultime » roue de secours… mais pourquoi utiliser ici le conditionnel quand il y a tant à faire et tout à changer ! Bref…

        Comité Constitutionnel

  36. Claude Saint-Jarre

    Impossibilité????
    Le Plan C, une impossibilité?? Qu’à cela ne tienne: voyez Solar impulse 2, une ancienne impossibilité de Bertrand Piccard, auteur de Changer d’altitude

    http://info.solarimpulse.com/fr/

    Bonne journée!

    • Claude Saint-Jarre

      Étienne, je vois des liens entre ce pilote du premier avion solaire et vous. Il a fait du delta plane. ( aile delta). IL a fait le tour du monde en ballon. C’est une métaphore en tant que psychiatre pour l’inconnu et l’aventure

  37. C’est un petit dessin animé, en pâte à modeler, qui dure 7 minutes 23.

    C’est l’histoire de la démocratie française, ou de la démocratie étatsunienne, ou de la démocratie anglaise, ou de la démocratie grecque, etc.

    C’est l’histoire de nos démocraties en 2015 :

    http://tinyurl.com/od69rpe

  38. Alain Cotta affirme que la France n’est pas une démocratie dans CSOJ:

    • Amusant comme le vieil oligarchique, trop âgé pour avoir un intérêt personnel à mentir, est bien plus clairvoyant que le gamin apprenti philosophe qui n’a rien compris au film et qui se sent tout glorieux quand il nous saoule avec ses envolées lyriques vides de sens, la tête gigotant a travers le trou dans une pale de moulin a vent. Au final la parole du vieil enfoiré cynique est bien plus honnête que celle du gamin idéaliste, non pas qu’il soit malhonnête, juste naïf et ignorant, régurgitant le gloubiboulga dont on l’a nourri.

    • Il a une tête, un regard de pervers cet Alain Cotta (que je ne connaissais pas, pas au point de m’en souvenir en tout cas)… c’est quoi ça, ces pseudos révélations, nous habituer au fait qu’il en est ainsi de la réalité et qu’il faut faire avec ?…Geoffroy de Lasganerie ou la philosophie en culotte courte et que les intellectuels et autres élites de tous horizons ont bon dos de s’auto-proclamer philosophe quand toute une vie, parfois souvent, ne suffit pas pour acquérir autant de recul et de sagesse cumulée ^^ enfin, autant pour moi, je fais là de l’ad hominem, rebondissant sur du pas très sérieux_allons à l’essentiel…

      https://www.youtube.com/watch?v=fRV-yo5Ii9E

  39. Ça germe, sans doute, mais diablement lentement, quand même… Et toujours sans AUCUNE recherche de la vraie cause des anticonstitutions (notre acceptation de l’élection des constituants), et donc, pour l’instant, sans AUCUN espoir de changer vraiment quoi que ce soit d’important.
    Ça m’attriste de voir mes amis déplorer les conséquences dont ils chérissent les causes.
    Écouter à la minute 6 :


    Eva Joly et Hervé Kempf : Oligarchie en France par rikiai

    • Sauf qu’il pense peut être à une constituante sans ma voisine.

    • Quelques saupoudrage de maquillage par ici et par là et hop, le système aura l’air un peu plus éthique. Un moment donné, ils parlent de nationaliser les banques, c’est beau. Mais sans donner le pouvoir au peuple, on risque de basculer dans le communisme à la Soviet de Staline. Et cela ne sera pas mieux qu’aujourd’hui. Mais personne ne parle de la 3ème voie, la voie (ou la voix) du peuple. On nous oppose toujours le communisme de Staline et le capitalisme moderne en nous faisant croire que ce dernier est démocratique. Mais ces systèmes sont des oligarchies. C’est le choix entre le marteau ou l’enclume, entre la peste ou le choléra.
      Quand Winston Churchill dit : « La démocratie est le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’histoire. » Le simple mortel pense que le mot « démocratie » de Churchill représente notre système « capitaliste » tel que nous le connaissons aujourd’hui. Il ne pense pas une seconde que ce mot est un leurre et que la vraie démocratie a déjà pu être expérimentée dans l’histoire. Et elle est tout sauf une oligarchie.

    • Claude Saint-Jarre

      Bonjour Étienne,
      Une petite explication svp sur la différence entre l’acceptation de l’élection des constituants et la démission d’écrire nous-même notre constitution? Merci.

  40. Mais c’est peut etre à cause de cette lenteur a germer qu’il faudrait, en parallele, evidement, passer a un truc plus proactif. La dessus Jacques Roman (je crois que c’est son nom) a raison: pourquoi ne pas profiter de la base du plan C et la faire evoluer dans les ateliers… qui avec un peu de boulot ‘d’arpegiation’ pourrait accoucher d’une très bonne constitution et qui serait indeniablement d’origine citoyenne. Apres le tirage au sort c est un outil, pas une religion… qu’est-ce qui nous empeche de la rediger cette fameuse? Pourquoi attendre la saint glin glin pour tirer au sort? On peut parfaitement ecrire quelque chose de concret et en faire la promo.

    • Parce que ce qui compte, ce n’est pas « une bonne constitution », mais plutôt « de bons citoyens », c’est-à-dire une myriade d’électeurs devenus constituants ET tous prêts à protéger et défendre eux-mêmes leur constitution.

      Une bonne constitution (écrite par une « avant-garde éclairée ») ne survivra pas longtemps sans l’appui quotidien de vrais citoyens (armés et déterminés, car ayant compris l’importance de leur constitution dans leurs libertés).

      • Non mais ca d accord, loin de moi l idee d une avant garde eclairee… Je suis plus dans l idee d une arriere garde desinteressee. Objectivement les gens qui vont a tes ateliers n ont pas vraiment la bave aux levres et les dents qui rayent le parquet pour tenter le putch. L interet du tas c bien d avoir des gens qui ne pensent qu a l interet general et qui ne veulent pas specialement gouverner.

        Super man! T en a plein tes ateliers des comme ca.

        Je te dis pas que c est forcement ca qui sera applique (et apres tout pourquoi pas si ca marche et que c democratique, on obeit bien a un truc ecrit par quasiment un seul type pour un autre) mais je suis sur et certain que pour certaines personnes, voir une vraie solution clef en main, applicable, democratique, faites par les gens, juste ceux qui ont eu envie de participer, et bien ils diraient peur etre oui, pourquoi pas, essayons…

        Il sera toujours temps de tirer au sort d autres assemblees constituantes pour reviser le truc puisque c est probablement un des premiers trucs qu ob mettrait: le tas des constituants.

      • Ce que j essaie de dire c est que si le scenario que tu imagines est probablement le bon tu n en as aucune preuve, tu n as pas non plus de preuve que l option que je suggere, en plus, ne pourrait pas marcher: on en sais rien. Je pense serieusement qu on devrait tenter plusieurs trucs en meme temps, on peut se le permettre, ca ouvrirait peut etre des perspectives, qu est ce que ca coute d essayer?

    • Il ne faut pas confondre deux projets entrelacés bien que distincts :

      • Produire la constitution

      • Produire les citoyens constituants, ou les citoyens tout court.

      L’un s’inscrit dans une volonté de récolte immédiate, l’autre est plutôt dans l’esprit de la pédagogie ( autodidacte en l’occurrence )

      • La démarche Jacques Roman, c’est produire la constitution en zappant produire des citoyens. (-> infailliblement élitiste, non pas intentionnellement mais de fait)

      • La démarche Étienne Chouard, c’est différer « produire la constitution » et se consacrer en premier à « produire des citoyens ».

      La première démarche peut améliorer les institutions, c’est un fait, mais induira une démocratie éphémère et facile à pulvériser, car il n’y a pas de démocratie sans une foule de citoyens vigilants et impliqués.

      La deuxième démarche peut agacer ceux qui sont nés sous le signe du bélier car elle est colorée de la patience du jardinier qui ne tire pas sur les fanes des carottes pour les faire pousser.

      Mon point de vue est que les deux démarches peuvent ou doivent être menées simultanément, mais pas mélangées. Car si les citoyens qui s’engagent dans les ateliers voient qu’un sous-groupe issu de leur mouvance utilise leurs travaux pour cimenter, voire aller plus vite qu’eux, ils risquent de se sentir inutiles.
      C’est tout le paradoxe de l’impulseur immodeste mais bienveillant qui s’investit à fond et anéantit la pulsion contributrice d’autrui.

      Trop de pioche tue l’humus.

      • Je constate que l’on est plutôt du même avis, sauf sur un point.

        Si Jacques Roman veut effectivement ‘zapper’ l’éducation populaire, alors je pense qu’il se trompe là-dessus, je ne l’avais pas vu dire ca, j’ai dû passer à coté.

        Par contre, je ne comprends pas pourquoi des gens se sentiraient inutiles si l’on utilisait leur travail constituant, pour effectivement tenter de composer une (ou plusieurs) propositions de constitutions.

        Je ne comprends pas non plus en quoi cela serait mettre des coups de pioche dans l’humus.

        Pour moi, il s’agirait plutôt d’essayer de faire pousser des légumes avec cet humus qu’on prend tant de soin à essayer de produire… Je vais même jusqu’à penser que ces légumes, par leur activité biologique, auraient plutôt tendance à enrichir l’humus, voire à en augmenter la production…

        Ne craignez-vous pas que l’humus laissé vierge de culture finisse par sécher ? Pourquoi attendre pendant des lustres d’avoir enrichi toute la terre disponible, si tant est que cela soit réellement possible sans rien cultiver, pour commencer à tenter de planter ?

        Non franchement, je vous écoute, je prends en compte votre argumentations mais jusque-là, je ne suis pas vraiment convaincu. Pourtant je ne prétends pas détenir une quelconque vérité, je suis disposé à changer d’avis si un argument me paraît objectivement suffisant.

        Vous pensez que si on disait aux participants des ateliers que leur travail d’entrainement est susceptible d’être utilisé pour du ‘pour de vrai’, ça les repousserait ou gênerait ?

        Comment pouvez vous en être aussi sûrs ? Vous avez posé la question ? Vous avez essayé ?

        Ou, peut-être, craignez-vous des effets pervers qui mettraient en péril le travail éducatif ? Tout d’un coup l’aspect concret stériliserait les ateliers et sèmerait la zizanie ? Ce serait pas un excès de prudence un brin sclérosant de voir les choses de cette façon ?

        Je n’ai pas de certitudes, mes questions sont sincères.

        Et à quel moment la patience, qui semble être une vertu, qui l’est, prend en compte l’urgence du désastre environnant qui semble s’accélérer chaque jour ?

        Vous êtes sûr qu’on a le temps ? Il ne s’agit pas de bâcler ou de déraper vers des choses qui trahiraient les objectifs de fond… mais on pourrait peut-être, prudemment, essayer. Vraiment pas ?

        • Par exemple ne pourrait on pas demander l autorisation aux apprentis constituants de rapporter le resultat de leur travail dans une base de données?

          Si un groupe refuse, on respecte ce choix ; si il accepte, c’est qu il est d’accord pour que le fruit de leur réflexion soit utilisé par d’autres pour composer une constitution… Un peu facon Open Source constitutionnel…

          ce serait un super outil avec plusieurs propositions d’articles sur chaque sujet…

          un tel outil serait d’ailleurs probablement précieux pour de ‘vrais’ constituant tirés au sort au lendemain du ‘grand soir’…non?

          Il y a un argument objectif contre ca?

          • Ana Sailland

            🙂 Cette base de données est déjà ouverte et chacun y contribue ou pas 🙂

          • Super! Je constate avec joie que l’idee d’une base de donnees reunissant les articles redigés au cours des ateliers afin de permettre d’eventuellement constituer des propositions de constitutions a ete retenue par Etienne comme une proposition digne d’interet.
            Non pas qu’il faille absolument l’aval d’Etienne pour prendre des initiatives, mais le fait qu’il ne soit pas opposé a cette idee est tout de meme un argument qui peut permettre d’aider a motiver les GV a concretiser cette idee.

            Je vais essayer de faire quelques recherches afin de determiner quel serait la forme la plus appropriee pour un tel outil.

            Mes competences de webmaster sont assez limitees, ce serait top que quelqu un de plus competent que moi se penche aussi la dessus…

            Je vais voir si le group fb des gv est reactif a la proposition, des que j ai le temps j essaie de lancer un appel sur le groupe.

            Si quelqu un de motive tombe sur ce fil vous pouvez me contacter sur mon profil fb sur lequel j utilise le ridicule alias de Ace Banger.

          • Bon déjà bonne nouvelle, j’ai trouvé le wiki actuel a savoir, le wiki gentil virus dont je n’avais pas réalisé l’existence.

            http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/Accueil

            Par contre il semble peu actif, j’ai tout de même noté que « Pierre Yves » semble s’être connecté dessus récemment.

            Il faudrait demander à Pierre Yves ou a tout autre administrateur comment procéder, peut être par la création d’une catégorie « Proposition d’article de loi constitutionnelle »? après quoi il suffirait d’aller saisir les articles résultant des ateliers. Il faudrait donc rappeler au cours des ateliers l’option d’aller saisir ses articles. Un système de « mots clefs » pourrait permettre de faire ressortir tous les articles traitant de tel ou tel sujet.

            en plus il y a déjà la constitution d’Etienne qu’il suffirait de copier coller articles par articles (en enlevant les chiffres et en attribuant des mots clef) pour avoir déjà une base.

          • Merci pour les liens, en effet je n avais pas percuté mais tout est la, c est excellent.

            Apres c est la maniere dont c est mis dans le wiki qui n est pas forcement optimisee pour comparer/selectionner des articles mais c est faisable.

            Merci !

        • On a fait le tour et chacun se détermine 🙂

          • heu… dis donc t’es expéditive ce soir, c’est quand t’as la flemme ça…

            Mais j’insiste, il me semble évident qu’un tel outil, performant et bien présenté, serait d’une aide précieuse pour le projet démocratique.

            Le wiki?

            Il n’est même plus accessible, à l’instant ou je poste.

            En plus ça fait combien de temps qu’il n’a pas eu de contribution?

            Au cours des ateliers, disons des deux dernières années, l’idée d’aller saisir les articles éventuellement rédigés as-t-elle été seulement évoquée?

            Non, je lis les compte rendus, ce qui est évoqué c’est que le résultat n’est pas vraiment important et que ce qui compte c’est la prise de conscience que c’est faisable accompagné d’une invitation à s’approprier le concept.

            Oui d’accord, mais c’est bien un truc de prof ça…Moi je ne suis pas prof, je suis technicien (en ce moment).

            Je considère que le produit de tous ces ateliers est important voir précieux.

            Et puis franchement la dernière fois que je l’ai vu en ligne, autant le contenu était très intéressant, autant la forme était pas très web 2.0, c’était plus web -351 av. JC…

            Je suis sûr qu’il y a un truc à faire et que ce ne serait pas si contraignant et surtout très utile.

            Je suis persuadé que parmi les GV il y a la compétence de le mettre en place avec le niveau de qualité requis.

            Je pense que si l’idée d’aller saisir le résultat de leur boulot était proposé aux groupes dans les ateliers ça intéresserait des gens et qu’ils le feraient en rentrant, ou même sur place avec un portable ou un smartphone.

            Et en ce qui me concerne c’est sûr que je jouerais aux légos avec tout ça pour me concocter des propositions concrètes de constitution parce que ça m’intéresse mais que je n’ai pas ce qu’il faut, ni en compétences, ni en légitimité, ni en énergie, ni en temps, pour en rédiger une complète seul.

            Je ne serais probablement pas le seul à jouer aux légos.

          • Ana Sailland

            « heu… dis donc t’es expéditive ce soir » >>> C’est mon choix.

          • Uhu… (ton peteux facon journaliste tv)

            Et sinon, ca interesse personne? une reponse sur le fond? Un argument solide pour ne pas faire ca?

            Ou alors je suis tout seul a me débattre au fond d une impasse numérique avec pour seul témoins des gens qui ont la flemme de traiter mes objections? (C est peut etre pas evident en meme temps, ce qui signifierai que ma proposition n est peut etre pas mauvaise, peut etre)

  41. Comment reconnaître un antisémite ?
    (Là-bas si j’y suis, 26 février 2015) :

    http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/comment-reconnaitre-un-antisemite

    S’il y en a qui ont l’habitude de traiter facilement leurs adversaires politiques de « fascistes » et qui se retrouvent là à se faire traiter (à leur tour) d' »antisémites », cette honteuse calomnie va peut-être les conduire à réfléchir sur eux-mêmes et sur la pertinence des étiquettes infamantes exagérées ?

  42. Compte rendu de notre rencontre à Bordeaux, par Patrick Rödel :

    Crise de la démocratie
    Alternatives au régime représentatif
    Ateliers constituants

    La soirée-débat du 19 février a réuni 120 personnes au Centre Hâ32 de Bordeaux

    • Introduction par Étienne Chouard
    • Pique-nique citoyen tiré des sacs
    • Ateliers constituants

    Le groupe girondin du christianisme social continue sa réflexion sur la crise de la démocratie. Après avoir travaillé sur l’histoire du gouvernement représentatif, à partir de différents ouvrages qui abordent ce problème (Manin, Christin, Rosanvallon, van Reybrouk…), il a fallu envisager des solutions alternatives aux difficultés qui sont les nôtres.

    C’est dans cette perspective que le groupe a invité Étienne Chouard. Les thèses d’Étienne Chouard sont connues : il est favorable, dans certaines conditions, au tirage au sort de ceux qui auront la charge de gouverner -- ce qui suffit généralement à faire sortir de leurs gonds les pseudo-spécialistes de la science politique -- , il défend l’idée hautement subversive que, devant la confiscation du pouvoir du peuple par une classe politique largement inféodée à la finance internationale, il convient que les citoyens se mettent à réfléchir à la constitution qu’ils souhaiteraient établir. Cette tâche est vitale si l’on ne veut pas que le processus constituant soit sous la coupe de ceux-là même qui entendent exercer et conserver le pouvoir (ce qui est le cas depuis 1789). De là les ateliers constituants auxquels Chouard nous convie à nous atteler.

    Il y avait, ce soir-là, plus de 120 personnes, jeunes pour la plupart, qui avaient répondu à son invitation. Des jeunes fort éloignés de nos propres réseaux (lesquels d’ailleurs brillaient par leur absence), tous passionnés par l’idée que l’on fasse appel à leur intelligence, à leur créativité et à leur sens des responsabilités pour sortir des ornières où nous nous enfonçons.

    Chaque atelier était constitué d’une dizaine de personnes qui planchaient sur les thèmes les plus divers, avec comme seul conseil de méthode de s’écouter mutuellement, de ne pas monopoliser la parole et de se fixer comme but la rédaction d’un ou deux articles d’une constitution à venir.

    Ils ont abordé le thème de la laïcité, des médias, du contrôle des responsables par le peuple … et d’autres encore. Pas question ici de résumer ces discussions : l’agora citoyenne l’a fait à partir des feuilles sur lesquelles ont été écrites quelques propositions-clés.

    D’ailleurs, Chouard aide les participants à prendre conscience que l’essentiel n’est pas tant ce à quoi ils vont aboutir, puisque d’autres ateliers en d’autres lieux aboutiront à d’autres propositions, que le fait d’entrer dans ce processus de réflexion collective, que cette initiation à la confrontation d’opinions qui n’a rien à voir avec les débats stériles et truqués qu’on montre à la Télé. Et il les incite à continuer ce travail sans lui. Quand je suis avec vous, dit-il, ça marche ; mais quand je ne suis pas là, votre enthousiasme faiblit ! C’est à vous qu’il incombe de poursuivre la tâche initiée. Nul culte du chef, ici, on le voit, nulle manipulation. Mais une éducation réelle à la citoyenneté comprise comme reprise en main par les citoyens de ce pouvoir que tout, dans l’organisation politique actuelle, vise à leur interdire.

    Tous les jeunes qui sont là n’en sont pas, c’est évident, au même degré d’engagement politique. Certains sont dans des combats déjà très ciblés, au niveau local. Mais que veut dire « local » à l’époque d’Internet ? D’autres sont dans des mouvances plus floues.

    L’ambiance est chaleureuse. L’épisode du pique-nique -- parce qu’il fallait bien aussi se nourrir -- a été magnifiquement organisé par une petite équipe. Et la salle a été remise en ordre en un tour de main. Chouard dont la notoriété est due à l’usage qu’il a su faire du Net, depuis son opposition au traité européen, et des réseaux sociaux, est en même temps un remarquable prescripteur de lectures. Il incite ses auditeurs à bouquiner aussi bien Henri Guillemin, un historien anti-conformiste, que la dénonciation de l’Imposture économique de Steve Keen ou une étude sur la guerre de 14, La grande guerre des classes de Jacques R. Pauwels. Car il faut avoir des armes intellectuelles pour lutter contre les discours dominants, parce que l’histoire réelle n’est pas celle qu’on nous a enseignée, parce que l’économie se targue d’une scientificité qu’elle ne possède pas, parce que les intérêts des puissants ne sont pas ceux des peuples ; parce qu’il faut se tenir prêt pour les combats présents et à venir.

    À ses conseils, j’ajouterai, pour ma part, un article passionnant de Marion Rousset, dans le supplément du Monde, Culture et Idées, du 21 février 2015 sur « les mille visages des indignés ». Et le bouquin collectif dirigé par Sophie Wahnich, Histoire d’un trésor perdu, transmettre la Révolution française, que tout le monde a intérêt à lire. Pour ce qui est de notre groupe girondin, nous retenons la leçon de cette soirée et nous proposerons, dans les semaines à venir, de poursuivre les ateliers constituants sous des formes que nous préciserons.

    Patrick RÖDEL

    Source : http://www.christianismesocial.org/spip.php?article470

  43. Et un compte rendu de notre rencontre de Mulhouse, par Patrice Weigel :

    À Mulhouse, le printemps sera… démocratique !

    Étienne Chouard était à Mulhouse le samedi 28 février, invité par Article 3 et les « gentils virus alsaciens ». L’événement était annoncé non seulement sur les réseaux sociaux mais aussi la presse locale et la conférence, précédée d’ateliers constituants, fut un franc succès : environ 250 personnes étaient présentes, dont une cinquantaine aux ateliers.

    Étienne Chouard, comme à son habitude, souligna la nécessité pour le peuple d’écrire lui-même sa Constitution (« ce n’est pas aux hommes de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ») en dénonçant les abus de pouvoir que permet la Constitution actuelle. Voilà précisément le point de convergence entre nos deux organisations : les « citoyens constituants » espèrent une propagation virale de cette idée à l’ensemble de la société (d’où leur nom de « gentils virus ») tandis qu’Article 3 revendique le référendum d’initiative citoyenne en toutes matières, y compris CONSTITUTIONNELLE et de ratification des traités. Ainsi, lorsque nous l’obtiendrons, nos concitoyens auront déjà mené une réflexion approfondie sur ce qu’est une Constitution réellement démocratique et sauront quelles modifications sont nécessaires pour faire prévaloir l’intérêt général.

    Les réactions n’ont pas tardé : « Je suis plus que content d’être venu hier (…) Merci ! Maintenant, au boulot me dis-je. Car Chouard (quel bonhomme ! Un Gandhi quelque part, toutes proportions gardées c’est entendu !) m’a VRAIMENT convaincu que l’on devait travailler [à la Constitution] chaque jour. » écrit Jean. Sylvie nous invite à participer à Alternatiba au mois de juillet : « une implication de votre association et l’organisation d’ateliers constituants serait tout à fait intéressante ». Alternatiba est une initiative visant à « changer le système plutôt que de changer le climat », mais, ajoute Sylvie, « tout cela peut être complémentaire et pour répondre aux désirs profonds de chacun de changer concrètement des choses dans sa vie et de se mettre en mouvement sur cette convergence, nous souhaitons proposer à Alternatiba des accroches très variées ; des ateliers constituants pourraient coller complètement à cela… »

    Quant à David, il nous écrit : « Salut à tous et merci pour l’organisation de l’événement de samedi ! Nous en sommes partis gonflés à bloc si bien que j’ai eu l’idée de démarrer un atelier constituant virtuel sur ma modeste page Facebook, le Salon des Vrais Démocrates (…) »

    On le voit, cet événement a créé une vraie dynamique et prépare le terrain à la création d’un C.L.I.C. (Comité de Liaison pour l’Initiative Citoyenne) car il est évident que la conquête du référendum d’initiative citoyenne ne résultera que d’une large mobilisation de citoyens de tous horizons déterminés à prendre leur destinée en mains. D’ailleurs notre pétition s’est enrichie d’environ 120 signatures supplémentaires (sur papier, donc pas visibles sur le site) et plusieurs personnes ont adhéré à l’association.

    Des élus étaient invités aussi, seul un adjoint au maire de Mulhouse, M. Patrick Puledda, est venu. La ville affiche l’ambition de devenir un « territoire hautement citoyen » depuis l’organisation d’un forum à l’automne 2014 avec le journal Libération et l’association démocratie ouverte qui est à l’origine de la plate-forme Parlement & Citoyens créée en février 2013.

    Nous avons été contactés par la municipalité dès le lendemain de la conférence : « Comme vous le savez déjà, dans le cadre de l’évolution de la démocratie locale mulhousienne, des Conseils citoyens vont prochainement se substituer aux Conseils de quartier. Ces Conseils qui ont vocation à donner la parole aux citoyens pour développer des initiatives citoyennes, seront composés par tirage au sort sur des listes de volontaires d’habitants mulhousiens et d’acteurs de quartier. Le dépliant ci-joint vous précise les prochaines échéances de leur mise en place et vous invite à vous porter candidat, vous qui êtes particulièrement intéressés voire impliqués dans la vie locale. (…) Le service Participation citoyenne reste à votre disposition pour toute précision. » Des réunions d’information sont programmées fin mars – début avril.

    S’agit-il d’ « oligarchie participative » (1) ou d’une vraie volonté de démocratiser la vie politique locale ? L’avenir dira si c’est le peuple qui a le dernier mot, ou les élus. Si Mulhouse voulait rejoindre le club des grandes villes réellement démocratiques, il lui suffirait d’instituer le référendum d’initiative citoyenne communal comme le permet la loi du 13 août 2004.

    Quoi qu’il en soit, la rencontre du 28 février a fait la démonstration d’une véritable soif de démocratie dans notre pays, et comme le disait Victor Hugo, rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue.

    Patrice Weigel.

    (1) Ce terme est en effet plus approprié que le pléonasme « démocratie participative ». La démocratie est participative par définition, cet adjectif est donc superflu, et si on en a besoin, c’est pour « atténuer » une pratique oligarchique c’est-à-dire où seul un petit nombre – les élus – exerce le pouvoir. C’est toujours mieux qu’une oligarchie tout court, mais ce n’est pas la démocratie.

    Source : Article 3.

  44. Les avant-dernières vidéos relayées sont passionnantes et carrément boosteuses, quoique passant par la case grand stress et reposant la sempiternelle question de l’accès à la liberté, individuelle et sociale accomplies (citoyenneté et constitutionnalisme ?) -- sur une Terre luxuriante.

    A -- Annie LACROIX-RIZ a l’art de terroriser à bon escient.

    Son humour teinté de sarcasme est joyeusement terrible…

    1 -- Elle rappelle d’emblée le projet Pétain comme longuement prémédité et préparé soigneusement (ce que Henri GUILLEMIN cheville en tête dans ses conférences télévisuelles sur le personnage repoussoir en question).

    -- Où l’on revient encore sur la fausse problématique du complot : paranoïa attribuée si facilement au détrousseur de chambres secrètes alors que ne serait-ce qu’un homme politique un minimum honnête avoue que ce n’est pas la place publique qui est le siège des décisions mais les conciliabules discrets, par exemple… (Cf Michel Rocard le bavard dans un documentaire un peu ancien maintenant sur les tensions meurtrières en Nouvelle-Calédonie)

    2 -- Elle souligne la DETERMINATION des puissants de France depuis la Révolution industrielle.

    « Et du monde d’aujourd’hui ? », est-on en droit de poursuivre, évidemment.

    3 -- Enfin, son savoir méticuleux et fourni (elle tutoie littéralement les acteurs historiques clés de l’époque auscultée), campé sur un avant-guerre qui déboucha sur des ATROCITES après avoir testé de très vils ouvrages politiques et sociaux, nous ouvre affreusement les yeux sur notre contemporain et son avenir…
    Merci de nous ramener à elle.

    Après visionnage de la vidéo avec Alain COTTA : il est difficile de douter des ambitions des puissants et de leur manière de faire pour arriver à leurs fins : conserver et amplifier leur pouvoir et leurs possessions.

    Pouvoir et possessions matérielles… et immatérielles.

    Je conseille à mon tour et dorénavant toujours, Nous, fils d’Eichmann de Günther ANDERS (la technologie faisant des « miracles », bientôt la bio-technolo :ie, notre goût du meilleur (ou notre vanité ?) nous aveuglant par trop, le futur proche pourrait être d’une sommité réussie dans l’horreur : et je veux marteler que la probabiliité d’élimination des « inutiles », après les rétifs, est à soupeser d’un oeil averti, en ces temps de roi-profit : tout ne doit-il être rentable ?

    Chacun ?

    Une bonne part de la masse au moins ?

    Sinon ?

    On agite avec de plus en plus de superbe l’idée d’une « surpopulation » dans les médias.
    Elle y pourrait se parer de l’évidence, du fait acquis, pourtant grosse de son jugement intrinsèque.

    Je trouve cette allégation inouïe et particulièrement venimeuse, aussi terrible que les digressions suggestives d’Annie Lacroix-Riz (si cette dernière nous alerte au lieu d’emmêler notre sens de l’objectivité).

    Revenons à Sauvy à la sauvette ! Tous les arguments sont toujours à prendre, tournés comme ci, retournés comme cela, je le crains tant.

    Allons-y le façonnement des esprits, en tous cas.

    Un contre-argument nécessaire à cette allégation : la biodiversité humaine et donc le nombre des indvidus humains sont des atouts. Aussi simple que cela.

    Un terre pauvre, et reconnue comme telle, est une terre sans biodiversité (à commencer par celle des règnes minéral, végétal et animal) si l’on tente le parallèle sans doute judicieux avec le règne humain (qui reste issu de la nature et biologiquement « gourverné » encore largement par celle-ci).

    Qu’il y ait, corrélé, des limites quantitatives naturelles ouvre immédiatement la porte aux limites qualitatives…

    A nous de jouer ?

    Voyons plutôt comment nous nourrir autrement que par l’agriculture intensive et destructive, par exemple. La permaculture sait faire, sur la base de la bio-diversité justement, et pas qu’elle, fort heureusement.

    Voyons comment vivre autrement ! Voyons comment vivre enfin ! Revisez l’oppressant « droit » d’être au monde qui semble n’avoir de cesse de se rétrécir tout en s’affichant.

    Autre vidéos à venir.

    Nota : Eric ESCOFFIER parle dans d’autres vidéos de LATIFUNDISME français en cours d’intensification.

    Qui n’observe pas l’agriculture risque de ne pas le savoir, en plus de l’incroyable difficulté à trouver des parcelles et lieux de travail en France, pour tout agriculteur en herbe (ou super-formé ! Les formations professionnelles sont les laisser-passer obligés et… insuffisants de notre temps) : institutions publiques bloquées et monolatérales, faible nombre de propriétaires jaloux de leur biens et toujours moins nombreux, endettement délirant, hypothèques bancaires en inflation, rachat d’exploitation en SA, etc..

    Sur la richesse des analyses et synthèses permaculturelles ou permacoles encore : on trouvera avec le lien suivant, un document pdf assez explicatif de ce qu’est la permaculture, tandis qu’une vidéo autour de l’expérience réussie et régénérante de Robert HART est accessible en fin de billet.

    http://permafroid.blogspot.de/p/foret-nourriciere.html

    B -- Ayant vu plus tard le très lumineux Yves VARGAS : nos compères ci-dessus et le mouvement permacole relèvent assurément d’une forme de rousseauïsme !

    MANDEVILLE est fort ! Et ROUSSEAU ne manque pas de lucidité et… d’idées.
    Yves Vargas retrace une discussion richissime.

    1 -- Mais jeter à la poubelle l’imagination, la créativité, le désir d’infini (je ne joue pas la confusion et j’ai entendu que « le désir est infini », mais je complète l’assertion par l’un de ses aspects), etc… pour échapper au lucre et à la course à l’image-amour de soi : n’est-ce pas trop… fort de café ?

    Le profil idéalisé par Rousseau d’un humain privé de ces qualités est à mes yeux très gênant.

    Au même titre que certaines idéologies du « tout organiser » d’ailleurs, lesquelles peuvent concerner la permaculture (mal comprise, j’espère !) et plane sur le projet rousseauïste.

    Si l »envie (assise sur l’amour-propre exacerbé, selon l’analyse de Rousseau par Yves Vargas) sait faire tourner ces qualités humaines, ou au moins ces propriétés, pour rester neutre, dans un sens dérisoire et exploiteur, ces dernières sont autant des attributs humains caractéristiques que de possibles vertus, selon moi (d’un potentiel merveilleux même).

    2 -- Aussi séduisant est l’exposé d’Yves Vargas qui témoigne de la pertinence de l’analyse et de la critique capitalistique au XVIIIe siècle, on ne peut s’empêcher de penser à la théorie de René GIRARD sur le désir mimétique, lequel s’ancrerait très profondément dans la nature humaine, en toutes circonstances, même les plus banales (avec graduations diverses sûrement). Le Christianisme lui a réservé un sort, selon Girard toujours, et lui a consacré des idées de remèdes (grâce à cette faculté humaine d’imagination !), également interrogeables aujourd’hui (comme les thèses de Rousseau donc).

    Et l’on peut réaborder les sciences dites mémétiques (oui la mémétique, cela existe) déja entrevues chez Etienne.

    3 -- Toute la réflexion de Rousseau sur l’ORGUEIL, celui de PARAÎTRE, celui d’ÊTRE, distinctivement établis par Rousseau (selon Vargas toujours), me mène, quant à elle, mise en perspective avec la notion de RICHESSE (celle créée par les paysans jusqu’au XVIII siècle), bientôt modulée en VALEUR (Adam Smith, toujours selon Vargas) au FAIRE, et à sa possibilité d’orgueil (!), mais aussi à sa dégradation contemporaine désastreuse.

    Si donc l’orgueil est de notre nature humaine et s’hypertrophie par le paraître pour faire exploser l’opulence exploitrice et l’injustice radicale (en plus de la destruction de la Terre), la cruelle absence de savoir-faire contemporain saute à la figure, du moins dans les pays dits riches.

    Nous sommes dépendants et hyper-vulnérables pour nos besoins vitaux (euphémisme en fait) : nous ne savons pas (plus) faire grand chose de simple et de directement efficace à l’échelle individuelle, et ne le dit-on pas assez de nos jours, à l’échelle nationale (fabrications individuelle, artisanale -- en branle -- et industrielle donc).

    La réappropration de capacités humaines réellement productives fait écho aux propositions de Rousseau -- qui pleurerait devant la réalité actuelle -, parcourt tout le discours permacole (entre autres), tout en offrant une voie de puissance et d’orgueil humains incomparable : celle d’agir, d’avoir fait, transformé, enrichi… valorisé ? le monde.

    Les déserts, créés par l’homme, sont transformables en vergers, Jean GIONO l’a déjà écrit (L’Homme qui plantait des arbres -- il sème plutôt !), et aujourd’hui, avec peu ou pas de technologie, peu de travail aussi, c’est à portée de main.
    Libérant l’imagination artistique, pour des scènes sans conséquences désastreuses ?

    Reste le cadre… étriqué en compression croissante.

    Place à la Constitution et aux citoyens constituants ?

    Avec quels orgueils, être et faire en jeu ?

  45. Escoffier c’est qui ce type? un gourou? En tout cas il sait faire bosser les autres pour lui … voir les litiges qu’il a avec ses associés sur son extracteur de jus.
    Il me parait on ne peut plus louche ce type.

  46. « ROUGES-BRUNS » ?

    Alala… Si les pharisiens «chasseurs-de-complotistes» débutants deviennent (à leur tour) chassés pour « complotisme », par les pros de la domination (à coup de « proximités idéologiques », reniflées, suspectées et dénoncées), où va-t-on ?…

    >> »Comment on devient « rouge-brun » pour Quatremer »< <
    Un article de Daniel Schneidermann dans le journal abusivement nommé « Libération »
    (sauf si l’on parle de la ‘libération’ des profits des privilégiés…) :

    http://rue89.nouvelobs.com/2015/03/06/comment-devient-rouge-brun-quatremer-258071

    D.S. : « c’est la première fois que je ressens, dans ma chair, l’infamie de ce marquage. » (sic)

    Bienvenue au club…

    Mon commentaire :

    À ce rythme, « rouge-brun » sera bientôt la couleur reconnue d’une légion d’honneur de dissidence authentique (contre l’Empire de Big Brother)… Légion d’honneur attribuée seulement par les vrais collabos (pur jus).

    En entretenant une confusion (bien réelle, celle-là) entre les démocrates-libertaires (rouges) et les fachos-autoritaires (bruns), en faisant croire que les (très divers) opposants à l’escroquerie parlementaire sont « tous les mêmes » (« rouges-bruns », donc), en mélangeant tout, les professionnels de la politique se débarrassent commodément de la critique des démocrates (qu’il était difficile de discréditer sans cette calomnie, sans cette confusion).

    Et bien sûr, tous ces professionnels de la confusion accusent leurs cibles de « confusionnisme » !…

    ‘manquent pas d’air…

  47. Réflexion constituante ; la décentralisation est-elle d’intérêt collective, et la centralisation d’intérêt individuel ?

  48. La vidéo de la conférence de Mulhouse est arrivée :
    https://www.youtube.com/watch?v=aI9TaGIvceI

    En voyant la durée, je me demandais ce qu’Etienne pouvait encore bien avoir à raconter en près de deux heures et demie. Je n’ai cependant pas été déçu, en voyant que l’exposé et les échanges permettaient de bien couvrir l’ensemble des problèmes, y compris les angles morts d’exposés antérieurs (voyez par exemple sur l’État, sur la création monétaire, le fascisme, …). S’il n’a pas réponse à tout (inutile d’attendre qu’Etienne vous guide vers la Lumière), on comprend qu’il entend des objections qui lui sont présentées et qu’il tâche d’intégrer les points de frictions. C’est intéressant d’avoir une présentation un peu plus poussée, et je suis pour ma part pour la première fois d’accord avec l’ensemble.

    Concomitamment, les réflexions de l’auditoire semblent elle aussi plus « préparées » et intéressantes. On aura eu une soirée d’amateurs de paradoxes logiques.

    Ainsi le premier intervenant (1:08:00) fait remarquer (en d’autres termes) que selon le modèle démocratique, pour obtenir le pouvoir, le peuple doit être cultivé et avoir le temps de s’informer ; or, pour avoir de la culture politique et du temps de s’informer, il fut d’abord du pouvoir. La réponse d’Etienne me semble judicieuse (je n’ai pas encore lu ce livre de Lasch mais je le ferai prochainement).

    Le second, Denis (1:14:15) m’a bien fait rigoler avec son anecdote et sa conclusion : « Laquelle des deux Vérités Vraies est la Vérité Vraie maintenant ? ». Mais je ne pense pas qu’il voulait réellement obtenir une réponse sur la métaphore de la chaîne, ce qu’il voulait faire remarquer, c’est que les dirigeants politiques utilisent des analogies de bon sens pour convaincre le Bon Peuple du bien fondé de leur politique, mais que si celle-ci nécessite un changement à 180 degrés, il peuvent tout à fait argumenter le contraire de manière aussi superficiellement séduisante.

    Je m’attarderai plus sur l’objection d’un troisième membre du public. Quentin explique (1:40:15) que les Ateliers Constituants servent à préparer l’ensemble des habitants à être des citoyens aptes à rédiger une constitution pour être prêts « le jour où cela pète ». « Mais si on est prêts le jour où ça pète, poursuit-il, ça veut dire que l’on est une majorité à être de cet avis, sinon cela ne fonctionnera pas. Or, si on est une majorité à être de cet avis, on n’est pas obligé d’attendre que ça pète, puisque si l’on est une majorité à être de cet avis le jour où ça pète, c’est qu’on l’est aussi le jour avant. Dons, ce n’est pas une bonne idée d’attendre que ça pète.» Et les ateliers constituants ne sont pas utiles.

    Je n’ai jamais entendu de réponse vraiment satisfaisante d’Etienne à ce que je pourrais appeler le « paradoxe de l’Atelier Constituant », et qui peut prendre une autre forme, qui a déjà été exposée par certains sur ce blog. On peut la résumer ainsi : « L’Atelier Constituant sert à s’entraîner à être membre de la Constituante. Or, le jour où la Constituante sera tirée au sort, soit les Ateliers sont encore peu nombreux, et la chance qu’un citoyen formé soit tiré au sort est infime. Soit les participants aux Ateliers sont une majorité de la population, et le changement de régime dans un sens démocratique aura eu lieu déjà depuis longtemps (sous-entendu par la voie des partis et de l’élection). Par conséquent, s’entraîner dans des Ateliers Constituants est inutile. »

    La réponse est la suivante. Nous visons à l’établissement d’un régime démocratique. Or, dans un tel régime, les citoyens sont forcément des « Citoyens Constituants ». Dans l’Athènes antique, la vie politique faisait partie de la vie quotidienne tout court de chacun. Dans le régime de l’avenir, les habitants s’entraîneront forcément à rédiger des articles de lois, les Ateliers Constituants seront généralisés (sous une forme ou une autre, et sans doute pas sous ce nom). Dans le cas contraire, le régime péricliterait rapidement. Donc, si l’on croit à l’avènement d’un régime démocratique, il faut croire à l’utilité à un moment où un autre de la pratique de l’atelier. A quel moment du développement du phénomène des ateliers le changement de régime aura lieu n’a finalement que peu d’importance. L’apparente contradiction (mais en fait il n’y a pas de paradoxes logiques qui se maintiennent dans la vraie vie, il y a des crises qui se résolvent d’une façon ou d’une autre) vient du fait que la chronologie des événements reste inconnue. La transition se fera-t-elle très soudainement, ou sera-ce un phénomène progressif ? Y aura-t-il de la violence ? Cela adviendra-t-il suite à une défaite militaire ? Y aura-t-il un rôle pour un « parti démocratique » ? Serons-nous très nombreux ? Autant de questions qui n’ont pas de réponse, et qui ne doivent pas en avoir, car si le régime actuel savait quand et comment se produira la changement, il s’empresserait de l’étouffer (cfr Michèle Alliot-Marie qui avait voulu dans un premier temps soutenir Ben Ali, puis avait fait marche arrière surprise par l’ampleur de la révolte tunisienne). Nous savons donc que nous devons à terme tous devenir des Citoyens Constituants, mais la « révolution institutionnelle » se fera-t-elle quand nous serons 1 %, 10 %, 50 % ou 99 % à le vouloir, cela on ne saura qu’après , et  » Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul «  (Mt 24:36)

    • un flash : le chartalisme c’est un moteur à quatre temps temps :
      création, distribution, captation , destruction

      ?

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