Devenir les graines d’une révolution pacifique inédite

Le lien vers la conversation Facebook correspondant à ce billet :
https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153142185947317

202 réponses à “Devenir les graines d’une révolution pacifique inédite

    • Claude Saint-Jarre

      C’est un retour aux sources…En pourcentage, si possible, comment on met d’énergie et de temps pour la mobilisation et pour l’écriture de la constitution.
      2) L’atelier constituant, c’est pour écrire la Constitution. Une fois qu’elle est écrite, écrire les lois et règlements, ce serait encore des ateliers constituants ou une autre expression? Merci!

    • Très bien, mais derrière la constitution c’est tous les codes qu’il faut ré-écrire 1 à 1, et en 1er code électoral, civil, pénal,commerce, droit des affaires, fiscal, etc…

      • L’important, c’est qui écrit. Une constitution version zéro devrait surtout définir le processus d’écriture de la loi et de modification de la constitution.

        Trop vouloir inscrire dès le départ ( et donc par qui … ) risque d’être déjà confiscatoire.

        Notons qu’un seul article : Le RIP à portée constitutionnelle, adjoint au 111 foutage de gueule actuel 😉 devrait en principe suffire pour permettre au peuple de tout déconstruire et tout reconstruire, mais sans les risques de la précipitation.

        D’où une idée :

        Définir quel est le nécessaire de couture minimal permettant à la démocratie de germer puis croître.

  1. c’est le printemps 🙂

    ici un petit mètre de neige, mais c’est quand même le printemps

  2. LE PLATEAU DES MILLE PREUVES
    http://wiki.gentilsvirus.org/index.php/LE_PLATEAU_DES_MILLE_PREUVES

    Le but de cette liste est de recenser, depuis l’année de référence (arbitraire?) de 1983, les abus de pouvoir des corruptions, les lois, les décisions iniques, bref les preuves de notre impuissance politique à régler ces problèmes dans l’état actuel de nos droits, de chiffrer ce qu’ils coûtent à chacun et ce qu’ils rapportent aux différents bénéficiaires, mais le plus important de mettre un lien vers l’article de la constitution populaire de référence pour cet abus, la constitution d’Etienne Chouard et d’expliquer en quoi la constitution aurait empêché cet abus.

    2 Tableau :

  3. Bonjour étienne et tous les GV
    simple et concret cette vidéo bref a diffuser largement, reste la question du comment faire?
    J’espère qu’il y a quelques Hackers dans la boucle et qu’ils utilisent leurs compétences pour infecter le plus de sites possible surtout les sites des parti politiques et des médias.
    A+

  4. M. CHOUARD :

    Il me semble que le problème pour les novices en la matière mais motivés, c’est qu’ils ne voient pas par quel bout commencer, alors ils se disent qu’il va falloir étudier longuement etc. et beaucoup abandonnent.

    Très concrètement, il s’agit de montrer en quoi cette nouvelle constitution, plus humaine, les concerne au plus haut point.

    Partant du fait onthologique, que l’Homme a besoin de prime abord de reconnaissance, d’échanges et de se sentir utile à la communauté, de son enfance jusqu’à sa mort, il s’agit de se mettre d’accord sur le constat suivant :
    -- la politique économique, depuis la Révolution « française » -- mais surtout anglaise, bref -- vise à garantir les pleins pouvoirs à une « élite » -- pas morale mais financière -- au-dessus du peuple via l’organisation du travail, disons du salariat.
    Les riches comme les élus tirent leur pouvoir de notre soumission à la politique économique qui nous est imposée, via le salariat. C’est pourquoi, pendant qu’ils élaborent leurs textes de loi, les salariés vont travailler mais n’ont pas le temps de s’instruire !

    Or, si la constitution nouvelle vise à se passer des « riches » ou « classe supérieure », c’est parce qu’elle aura abolit le salariat qui définit les classes riche et pauvre (grosso modo), et c’est sur ce point précis qu’il faut axer la motivation des gens pour les inciter à revenir vers la prise en main de leur destin, et in extenso au destin de notre pays : la fin du salariat remplacée par une autre organisation sociétale, voilà ce qui va motiver tout le monde d’un coup !

    Concrètement : demandez aux gens comment ils voudraient organiser leur vie par rapport au travail, comment ils souhaiteraient participer à la communauté ou plus largement à l’évolution du pays, et de là naitra la réflexion, la motivation, l’enthousiasme, bref la dynamique qui ensuite pourra déboucher sur de réels articles, concrets, fondateurs d’une nouvelle civilisation, non plus axée sur le dualisme dogmatique « salariat/consommation », qui ruine des vies entières comme nous le savons.

    Il me semble que c’est le bon angle d’attaque car il concerne tout le monde, de plus il faut partir d’un point précis pour ensuite développer les idées, et aboutir à la rédaction des premiers articles, non pas en se basant sur ce qu’on a le droit ou pas de faire, en tenant compte du code du travail etc., mais sur ce que nous voulons faire, être dans notre vie d’humain, et ce que nous voulons apporter aux autres, en général.
    Je pense que ces grandes lois sont assez faciles à trouver, garantissant à la fois l’équilibre et l’épanouissement individuel, ET la bonne entente (sur la base du bon sens commun) entre communautés, au sein d’une meme nation.

    • Je t’invite à découvrir les écrit de Bernard Friot, son travail traite de la mise en place d’une « caisse du salaire » qui rémunérait les électeurs (peut-être citoyen à ce moment là.) selon leurs parcours professionnels. Plus les métiers exercés par le citoyen sont utiles à la société, plus son salaire évoluerait.

      Il me semble important de préciser que tant qu’il aura une monnaie, il y aura un salaire. Le vrai combat a ùené est politique, il faut introduire le tirage au sort à tous les niveaux de l’état, tel que l’on fait les grecs. C’est un combat secondaire que vous proposez cher nation. Car, il va de soit qu’un Etat démocratique abolira ou lissera l’exploitation au travail.

  5. Tres bien la video « Vers la vraie Democratie », clair.
    Interessant de lister: comment on fait pour y contribuer ( je refuse de m’inscrire sur face-book)

    Le declic recherché ici me fait penser aux difficultés que je vois pour vendre ma production bio et monter un groupement d’achat bio !

  6. Inégalités sociales: exacerbées par la planche à billets?
    http://www.michelsanti.fr/inegalites-sociales-exacerbees-par-la-planche-a-billets/

    Edgar Morin
    http://www.michelsanti.fr/edgar-morin/

    modeste contribution à votre blog

    • Etienne, Cousin est un faussaire de Marx 🙁 C’est un menteur et un manipulateur.
      Je me devais de vous alerter, après faites en ce que vous voulez.

      • Merci pour l’avertissement, Sandy.
        Avez-vous des documents pour étayer ce discrédit ?

        • Non, comme je n’en avais pas pour Soral en 2009, mais je ne peux que vous encourager à vous renseigner auprès d’autres vrais experts du marxisme, réellement de gauche.
          Cousin est connu pour se servir de Marx afin de justifier ses thèses racistes, en l’occurrence celle du « grand remplacement » des travailleurs français par des immigrés.
          Bien évidemment ces thèses vont totalement à l’encontre des thèses de Marx qui met en cause une seule catégorie de gens, les capitalistes et qui défend l’union et la solidarité entre les travailleurs, peu importe leurs origines.

          Comment avez-vous découvert Cousin ?

          • Bonjour Mlle Sandy, votre réponse est très louche : pourquoi faire un lien direct entre Soral et Cousin ?
            Parce que selon vous ces deux personnes font partie de la nébuleuse complotiste néo-nazie ?
            D’autre part, on reconnait à votre premier message le message type justement de celui ou celle qui n’a aucun argument, d’où le questionnement juste de M. Chouard
            C’est pourquoi je vous invite M. CHOUARD et Mlle Sandy, qui n’avez sans doute pas lu Marx vu vos réflexions sans rapport avec le racisme (?), allez voir cette conférence : « À partir de Marx » à ce lien : http://www.egaliteetreconciliation.fr/A-partir-de-Marx-conference-de-Francis-Cousin-a-Nancy-27644.html
            Comment expliquez-vous chère Sandy, que Marx soit méconnu des profs en général et ne soit pas enseigné systématiquement ?
            Peut-être parce qu’il remettait en cause le salariat ?
            Et là nous rejoignons les propositions de Bernard Friot sur ce thème…

            Ce qui nous unit nous rend plus fort, et une France forte est une France unie : donc rassemblons le meilleur matériel de ce qui s’est fait et de ce qui se fait, de Marx à Cousin, en passant par Soral, n’en déplaise.

            ET IL Y EN A AUSSI UN PEU MARRE DE SE FAIRE TRAITER DE RACISTE OU D’ANTISÉMITE À CHAQUE FOIS QU’ON PARLE DE SUJETS SÉRIEUX.

          • Un bien beau pseudo, révolutionnaire et souverain à souhait ^^
            CHOUARDament !

          • Pas de preuve flagrante donc ce qu’on dit est faux, vous êtes certain ?

            Si je parle de Soral c’est bien parce que cet exemple montre bien que ce raisonnement mène au déni.

            Les gens malhonnêtes sont difficiles à coincer.
            Et on ne s’amuse pas à monter un dossier sur les gens que l’on pourrait ressortir à volonté dès que quelqu’un comme vous nous traite de menteur, j’aimerais bien !
            Pour moi le simple fait qu’il raconte que les immigrés remplacent les travailleurs français, alors que je sais que c’est faux, est une preuve en soi.
            Mais évidemment pour vous, qui allez croire à cela, cela ne sera pas une preuve.

      • Et M6r t’as des nouvelles ? Nous on n’est pas mort.

        • Petite annonce de la mère Teyssier :

          -- au mieux, on démontrera par le fait aux participants que le tirage au sort ne marche pas (la mort du patient m6r s’ensuit) ;

          -- au pire, on démontrera la même chose au peuple (le patient m6r survit).

          https://www.m6r.fr/2015/02/designation-dune-assemblee-representative-du-m6r/

          Quand Attali a compris qu’on allait parler efficacement du tirage au sort sur un plateau TV, il a pris les devants sans ciller : il en a parlé pour mieux s’assurer d’enterrer la question.

          Ne reparlons pas de l’hallucinant épisode Sénéchal nous voilà. Naturellement, fallait reprendre la main sur ce toquard qui n’avait pas encore compris qu’en politique on prend un minimum de gants pour dire aux gueux qu’on les encule. Et dans la foulée, tant qu’à faire, lancer le bluff décisif — je pense même que l’expérience du toquard susnommé ne visait qu’à préparer cette véritable étape, qui serait fatalement vue comme bienvenue après un pareil désastre.

          Bref, c’était à parier : une assemblée « représentative » mais pas décideuse, composée à la fois de tirés au sort, d’élus et, surtout, de gens placés par « les initiateurs du mouvement ».

          Pour tuer dans l’œuf le tirage au sort, bien sûr (faut-il être particulièrement fin pour comprendre ça ?), il y a bien bien mieux qu’empêcher son expérimentation (stratégie dont il est d’ores et déjà évident, d’ailleurs, qu’elle est intenable même à moyen terme) ; il faut, bien au contraire, et il suffit, même, je le crains, de l’expérimenter tout en définissant d’avance l’horizon ; mieux : dans le contexte d’un mouvement assuré de finir dans l’impasse, tout en s’assurant de lui donner une portée bien contrôlée (ça tombe bien, c’est très compatible), en l’associant ainsi en apparence à la responsabilité d’un échec retentissant.

          Trotskard un jour, trotskard toujours. A désespérer que cette logique de maquereau irresponsable en finisse un jour. Tu chantes la souveraineté, tu joues l’opposant ; tu vends de la mondialisation impitoyable parce que seulement sur ces ruines enfin uniformisées tu crois ou feins de croire que sera lever l’impasse philosophico-mescouillonniste du socialisme dans un seul pays. Quant à la démocratie, alors là…. rien à péter, mais alors, rien du tout.

      • (lien hors-sujet mais néanmoins infiniment plus conséquent ou pouvant poser question en tout cas que les affirmations plutôt partisanes ou parfois plus polémiques de l’instigateur de ce commentaire initial… bref, liens à valeur informative sinon ce partage et cette vision, cette possibilité plus alternative et/ou plus cachée des choses et de la réalité, aussi insaisissable et interprétative soit-elle)

        Docteur Plantey -- L’arnaque du Cholestérol et autres mises en danger de la vie par l’alimentation

        12/06/02 -- Docteur Plantey -- De la Salamandre à la résurrection cellulaire par le courant continu

        CHOUARDament vôtre !

  7. Sur LCP Denis Giraux se lâche avec humour devant des élus ^^

    Merci à Benoît, pour cet extrait de Denis Giraux, excellent.

    On en découvre encore en l’écoutant pour la troisième fois.

    Je vais commander de ses livres, aux PUF 🙂

    Benoît a bien fait d’en faire un film à part. Merci !

    Faites passer.

    • Claude Saint-Jarre

      J’ai vu et été impressionné par ce vidéo. Notre prochaine étape: devenir les maîtres de la joie de vivre. Cela me parle beaucoup. J’aimerais créer une nouvelle langue universelle de la joie: 50 ans d’écriture, 50 ans d’analyse et 50 ans de synthèse pour la créer. ( à partir de 100,000 pages sur la joie écrites en 50 ans par chaque nation).
      Cependant, le vidéo suivant de Ziegleer , jette une douche froide. L’Occident dit ne pas avoir d’argent pour aider les pauvres alors qu,il trouve en trois heures 1700 milliards d’euros pour sauver les banques.!…

    • Vivrais je assez de temps pour voir la fin de la préhistoire contemporaine et vivre enfin dans l’ Histoire librement construite tous ensemble ? C’ est ici et maintenant.

  8. Au grand lecteur devant l’éternel qu’est Etienne, voici quelques infos qui pourrait t’intéresser :

     » De nombreuses études montrent que les gens qui pratiquent la lecture linéaire comprennent, se souviennent et apprennent mieux que ceux qui lisent des textes farcis de liens (transformant la lecture en zapping) -- effet de dispersion accentué par le scrolling horizontal et vertical perturbe une phase essentielle de la lecture : la mémorisation des coordonnées spatiales des mots-clés  » (cf l’Emprise numérique aux éditions l’échappée)

    La solution : enregistrer les pages web en epub avec le plugin de Firefox « Grabmybooks » et les lire hors ligne sur tablette ou sur liseuse.

    A cet égard, j’ai découvert une excellente tablette pour 100 euros, la néon quadri-core d’Archos, à utiliser avec la formidable application gratuite Android AIReader.

    https://play.google.com/store/apps/details?id=com.neverland.alreader

  9. 4 février 2015

    Bon anniversaire, les 560 traîtres !

    C’était il y a sept ans, le 4 février 2008, à Versailles. Les députés et les sénateurs étaient réunis en Congrès pour voter le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution. En clair :

    -- Si les députés et les sénateurs avaient voté « contre », un référendum sur le traité de Lisbonne aurait été organisé.

    -- Si les députés et les sénateurs avaient voté « pour », il n’y aurait pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

    Résultat :

    Les députés et les sénateurs se sont rendus complices d’un coup d’État : ils ont voté « pour » (560 voix).

    560 traîtres ont trahi le peuple français.

    560 traîtres ont refusé de soumettre le traité de Lisbonne à référendum, alors que ce traité de Lisbonne reprend 98 % du Traité établissant une constitution pour l’Europe.

    Seuls 181 députés et sénateurs ont sauvé l’honneur. Seuls 181 députés et sénateurs ont résisté au coup d’État : ils ont voté « contre ».

    Conséquence : il n’y a pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne. Le traité de Lisbonne a été adopté trois jours plus tard par le Parlement français, le 7 février 2008.

    Conclusion : la construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique. Elle doit être détruite.

    Pour savoir qui sont les 560 traîtres qui ont voté « pour », c’est ici :

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp

  10. L’effet de serre, c’est comme le SIDA : ça tue plein de monde bien que ça n’existe pas. Ou comment créer d’horribles faux problèmes pour cacher les vrais.

    House of numbers, un magnifique reportage sur le délire du « SIDA » : https://www.youtube.com/watch?v=-dT0BugXqsU

    Bienvenue dans un monde où refaire la constitution est un putain de sacré défi jamais égalé : comment refaire le monde quand nous sommes drogués jusqu’à l’os ?

    Pour commencer, mes chers profanes, et je pèse mes mots, « il est de toute première instance » (*) d’apprendre à cesser de considérer la science comme une religion. Faute de quoi quoi nous ne parviendrons jamais, je le crains, à décliner en termes applicables le principe cardinal de « séparation du scientisme et de l’État ».

    Le problème n’est pas la science, mais l’horreur qu’on en tire déjà depuis des lustres, par voie médiatique, économique, politique. Et ceci, j’insiste, en premier lieu parce que les profanes tendent fermement à prendre la science pour l’exact contraire de ce qu’elle est : pour la vérité révélée. A l’heure où je vous parle, vous pouvez d’ailleurs déjà considérer que n’importe quel scoop supposément scientifique, et même la plupart des « certitudes » déjà enseignées aux étudiants dans les manuels, sont pire que faux : des faux qui cachent une horrible vérité humaine. Bon courage.

    (*) L. Ferré, La solitude.

    • idem pour cholesterol et statines http://michel.delorgeril.info/themes/cholesterol

      Le problème, c’est quand les experts obéissent à des financiers.
      Ils truquent le rapport bénéfice/risque et mentent au public et au corps médical. Rare est le toubib qui met en doute une (fausse) étude car lui aussi est sensible au syndrome de la blouse blanche.
      (C’est comme en politique le syndrome du costard col ouvert de type Macron-belle-gueule …)

    • A bon tu crois aussi que le das c’est du mytho? j’ai vu que c’était a la mode ce pipeau la en ce moment… cette théorie la est franchement une des plus ridicules et des plus dangereuses qui circulent. Il y a des choses pas claires du tout a propos du das, qui a probablement été créé en labo, on l’a pas vu, le test seropo est plus que discutable, mais prétendre que ça n’existe pas et que ça ne se refile pas en couchant ou par la pikouze c’est comique…les gens se le refilent et en claquent. Si t’en connais pas moi si, non c’était pas un gros rhume.

      Le fait que tu sois la dedans n’aide pas le reste de ton discours.

      • On peut ne pas prendre toute la vidéo au pied de la lettre et donc ne pas nier la participation d’au moins un virus à l’épidémie, en effet, mais on aura aussi avantage à retenir des questions fondamentales qui y sont abordées, relatives à l’équation bénéfice-nuisance d’un médicament, dont l’évaluation est biaisée par une publicité commerciale ( il y a plus que des milliards en jeu)

        • remarque: mon post était une réponse à Sam et je ne met pas du tout en doute la crapulerie rampante des labos pharmaceutiques. Ni les systèmes éculés qui consistent à créer des problemes pour mieux faire du fric en les réglant, par ex: GE vend des armes, a remplacé le rap revendicatif par du gangsta rap, et gère des prisons privées peuplées majoritairement de noirs et de latinos…c’est génial… Pareil: on vire les bouteilles d’eau, on met des sodas a la place et on commercialise plein de solutions plus ou moins onéreuses pour perdre du poid, soigner les maladies cardio vasculaires, etc.

          Mais l’histoire du DAS qui n’existe pas ça a été invalidé y compris par des médecins qui trouvaient ça plausible au départ, le truc c’est que cette théorie ne résiste pas à l’épreuve des faits, ni au fait qu’aujourd’hui des traitements efficaces existent: quand t’as de manière répétée des gens sur le point de crever qui vont mieux en bouffant des trucs qui à priori rendraient malade des gens en bonne santé les partisans de la théorie des castors satanistes qui s’enculent sous la grande pyramide en invoquant l’antéchrist extraterrestre ont du mal a être crédibles.

      • Nlescan,

        « simple curiosité » : quelle est ta formation professionnelle ? M’étonnerait franchement que tu aies passé un bas scientifique. Ou alors tu n’as jamais effleuré le dossier, vu comme ta réponse est à côté de la plaque même la plus « officielle » et la plus « autorisée » qui soit.

        Plus évident encore : tu n’as pas visionné la vidéo que je citais — et tu n’as pas fait semblant de l’avoir fait, c’est déjà bien.

        Si tu l’avais fait, tu pourrais rapidement constater :

        -- que l’idée que ce reportage développe n’a strictement rien à voir avec une théorie selon laquelle on aurait créé un rétrovirus en laboratoire ;

        -- que le sida (je ne sais pas ce qu’est le « das »), selon les définitions officielles — fort diverses diverses et floues (c’est bien le cœur du problème abordé) — n’est assurément pas un truc supposé se voir dans un microscope : c’est un supposé syndrome, supposément définissable comme tel bien que caractérisé par une somme vague et variable de symptômes présumés associés ;

        -- qu’il regroupe une liste vague et variable, selon les pays, de maladies bien connues, existant toutes par ailleurs (quoique les boutons des gros consommateurs de poppers aient pu être pris pour une nouveauté). En plus de la perte de poids…

        -- De sorte qu’au bilan, sans faire la moindre exagération, et en s’en remettant d’ailleurs uniquement aux experts (cf point suivant), on peut sérieusement faire l’hypothèse que la plupart des présumés « sidéens » des zones économiquement ravagées de l’Afrique et de l’Asie, sont tout simplement des gens qui crèvent de faim et de tout ce qui va avec la misère profonde. Horrible mais fort simple réalité que la géniale étiquette « sida » a justement l’art d’effacer d’un trait de plume de la conscience politique. Que ça tombe bien, ça aussi, pour le régime en place. Je parle naturellement, d’un régime dans son entier, avec ses piliers tertiaires comme les gens qui s’appliqueront à casser leur pipe avant d’écouter un avis réputé folklorique et immoral.

        -- Que les « demi » « sceptiques », « trois quart » ou plus, interviewés dans ce film sont ni plus ni moins que le gratin des spécialistes… de l’avis même de l’académie scientifique, des anciens grands responsables d’organismes qui ont établi les normes ainsi que des gens déclarés séropositifs depuis des années ou des parents de gens ayant ce profil. Y compris des gens morts depuis. D’une maladie ou d’une autre, c’est une autre question — et plus certainement, bien sûr, à cause du traitement hautement toxique qui était supposé les guérir.

        J’abrège. Ne faites pas comme Nlescan : regardez le film avant d’en causer, c’est une leçon qui se passe assez bien de commentaire et qui dépasse de loin la branlette scienticiste.

        Comme avec les « négationnistes » du climat et autres (encore un symptôme commun ici, tiens), les ignorants-feignants nous font toujours le coup de la responsabilité. Ils n’impressionnent que leurs pairs, mais naturellement ils ne comprennent pas pourquoi du tout, non plus. Pas plus qu’ils ne comprennent à quel point il y a matière à en appeler à la responsabilité d’un tout autre point de vue.

        Bien que ça ne soit que marginalement le sujet (*), si tu permets, je finirais en te répondant ceci : en ce qui me concerne, je n’en ai connu qu’un séropo déclaré sidéen, et il est mort. Mort de quoi, c’est une autre question, voilà le propos. Comme les autres « anciens » de « l’église », on l’avait repêché à dam où il avait passé des années à se piquer dans des squats. Sa femme n’a jamais été infectée. Et je peux attester qu’il s’est passé plusieurs années de mariage avant qu’il soit déclaré séropo. Elle s’est remarié avec le frère du défunt, déclaré « porteur sain ». D’après une étude de 10 ans évoquée dans le reportage cité, et d’après l’avis de l’intelligentsia autorisé, là encore, d’ailleurs, c’est peu dire qu’il est très fréquent que le virus (réel ou supposé) ne soit pas transmis, en particulier par voie sexuelle. Et c’est d’ailleurs un point qui frappe les chercheurs. Du reste, ce n’est même pas un sujet de débat parmi les pontes, d’un camp ou d’un autre, même si c’est le contraire de ce qu’on raconte au public, aux politiques, etc. T’inquiète pas, avec le dossier climatique je ne les compte plus les curieuses distorsions de ce type, que n’ignorent que les profanes. Mais ici encore, tu navigues entre récitation du catéchisme commun et demi-observations à l’envers. En fait, on s’en tape, la seule question qui compte est de savoir si tu fais l’effort d’écouter des avis qu’on te somme de ne pas écouter et si tu as le courage s’assumer une opinion si tu te retrouves apparemment en toute petite minorité moquée de tous.

        (*) Empressé de réagir selon une problématique préformatée et qui n’a rien à voir avec ce que je pensais exprimer, tu as sans doute oublié la première phrase de mon message. J’ai pris soin de commencer en disant qu’une chose qui n’existe pas peut néanmoins tuer plein de gens. Cela ne te dérange pas ? Tu crois que je fais de la poésie dans le registre de l’art pour l’art (en pareil cas, d’ailleurs, je reconnais volontiers que le « mot d’esprit » serait à chier) ?

        • Je reprends un point de précision important, si ce n’était pas assez clair : les formules comme « le sida n’existe pas » (ou « l’effet de serre »), à l’instar des objets qu’elles sont supposées désigner et dont elles sont supposées nier la réalité, sont de pures conventions.

          Soit dit en passant, on reconnaît immédiatement le profane et le charlatan au fait qu’ils n’ont pas même conscience de ce simple état de fait — donc de la vacuité et du ridicule de leurs vagues tentatives d’objection.

          S’agissant du sida, en particulier, c’est la moindre des choses de parler d’une pure convention : encore une fois, il est supposé être, par définition même, un syndrome regroupant des maladies diverses, et il se trouve qu’elles sont toutes connues et que par construction, donc, donc, soit d’autres facteurs déjà connus sont supposés les déclencher, soit ils ont une cause ou des causes encore inconnue(s). Pourvu qu’on fasse ce simple rappel en détaillant ainsi, un collégien à la logique douteuse devrait déjà comprendre que si l’affaire n’est pas explicable autrement, c’est qu’elle pue. Bref, disserter sur le sida est parfaitement vain, la question est celle de la cause présumée, le VIH.

          J’ai toujours cru, comme tout le monde, que le VIH se chopait très facilement. L’ampleur de ce mensonge et sa propagation quasi universelle ne peut pas laisser indifférent, pour un tas de raisons. Genre : des générations entières vivant avec le sentiment d’une épée de Damoclès au dessus d’elles, menace qui se trouve être directement associée à une chose centrale de leur intimité, de leur sentimentalité, du lien social tout à la fois… (pardon de rappeler ce genre de « détails »). J’ai évoqué aussi un terrible effet cache-misère. Sans parler des retombées du délire sécuritaire, du big et du moyen buziness. Mais sans perdre de vue les priorités, la démonstration est une question scientifique.

          Or du strict plan scientifique, logique, il faut surtout voir que si cette ligne de défense-là s’écroule — si le phénomène, contrairement à l’idée reçue, est très loin d’être évident au plan de l’analyse épidémiologique — alors il ne reste plus que la dernière, qui est la nécessaire démonstration expérimentale du lien entre tel virus identifié et telle batterie d’effets. Bon, j’entends ici des pontes converger pour me dire : laisse tomber, c’est vide, au point que t’y croirais pas. J’ai creusé beaucoup de sous-dossiers compliqués, mais pas sur cette question, donc je laisse ça en suspend. Mais je trouve déjà des caches-sexes grossiers sur les premiers rideaux, qui me rappellent trop bien d’autres que j’ai croisés sur des dossiers que j’ai incomparablement mieux creusés.

          Sur l’efficacité des traitements, permets moi de dire qu’il y a bien du boulot à faire… pour nous, sur du bien plus basique, avant de s’attaquer à du si lourd. Tu répètes des choses comme : ça a été démontré, etc., c’est du vent. Pas de référence, pas même un degré de précision élémentaire. Encore une fois, ce sont des pontes qui te disent que le dossier est complètement creux.

    • Mieux vaut ne pas avoir affaire à Big Pharma. La santé est un business comme les autres, le médicament une marchandise comme les autres.

    • Sur les doutes liés au VIH et au SIDA,
      une video du Pr Etienne De Harven (encore un Etienne):

  11. @Sam : Sans avoir vu le film, ni prendre position dans ce débat que je ne connais pas, je réagis juste sur une phrase de ton argumentaire :
    « Que les « demi » « sceptiques », « trois quart » ou plus, interviewés dans ce film sont ni plus ni moins que le gratin des spécialistes… »

    Tu as sûrement vu que ces mêmes scientifiques, ou en tout cas une partie d’entre eux, ont dénoncé l’utilisation qui a été faite de leur propos et affirment sur cette page :

    « The scientific facts are: HIV is a natural virus that entered the human population from chimpanzees many years ago. HIV diagnostic assays are highly accurate and reliable. Untreated HIV infection eventually kills most of the people who acquire it, by causing AIDS, but anti-retroviral therapy dramatically prolongs the lives of those who have access to it. While good nutrition is important for general health and well being, it is not sufficient to prevent or treat HIV infection and it cannot cure AIDS. (…) ‘House of Numbers’ is an inaccurate portrayal of the truth about HIV and AIDS. Mr. Leung persuaded us to take part in it by acting deceitfully and unethically. None of us would have agreed to be interviewed for the film had we known it would promote the AIDS denialist agenda, and include members of that small clique as participants of supposedly equivalent credibility. »

    • Merome,

      sérieusement, tu n’imagines pas que ces pontes vont assumer ? Combien de morts, la came plus ou moins dérivée de leurs travaux ? Et même sans aller jusque là, c’est toute leur carrière, passée et à venir, qui est en jeu. Peut-être que je ne les juge même pas, pour dire un peu le fond de ma pensée.

      Par contre, tiens, justement pour la même raison, il est surtout étonnant de ne pas trouver certains des interviewés dans la liste des pontes signataires. En particulier le Pr Montagnier (sauf erreur, il a reçu le Nobel pour ses travaux sur le sida, une paille), et je gage que ça n’est pas que lui — je pense notamment au surfeur de servie (voir le film) (c’est un dossier que je connais encore bien trop peu pour avoir les noms des protagonistes en tête). Inutile d’expliquer qu’il s’agit de cette « clique » de « négateurs » désignée par ces signataires — … qui démentent trois lignes plus haut l’idée selon laquelle la « communauté scientifique » concernée serait explosée et divisée (rien de plus cruellement symptomatique que d’en être réduit à invoquer le consensus, je l’ai déjà amplement expliqué dans le cas d’un autre dossier).

      Autre élément extrêmement révélateur : ils ne démentent absolument pas le contenu des arguments développés dans le reportage… Même quand c’était leurs déclarations qui les confirmaient amplement. Disent-ils qu’on les a coupés au montage pour déformer le sens de leurs propos ? Que dalle.

      Ils te font juste le coup du type qui a piqué dans la caisse, qui est gaulé par un paparazi et qui invoque la déontologie médiatique pour essayer de ne pas parler de la sienne. Ils disent que le journaliste (pour le coup, c’en est un) les a trompés « dans l’interaction » en disant que le message du reportage allait être très mainstream et même anti-déviationnistes… Ils les a piégés, oui, de fait, et je dis deux fois bravo.

      D’emblée, leur pathétique déclaration dit que ce reportage poursuit un « agenda » et que le « message » risque de faire de gros dégâts dans la santé d’un paquet de gens — le leur, bien sûr, aucun risque. Mais là où la mauvaise foi ou le manque cruel de logique élémentaire de leur part, bref, l’abus, devien(ne)t totalement flagrant, c’est dans l’enchainement :

      1) il a dit « à quelques uns d’entre nous » que son intention était (cf § précédent)

      2) — saut de paragraphe — mais en réalité ce film ne fait pas cela. Au contraire, il légitime l’agenda « négationiste »… Son film « perpétue » de la pseudo-science et des mythes.

      3) — nouveau saut de paragraphe discret et encore plus sournois, attention —
      les « négateurs du sida » promeuvent certaines notions « non fondée en science ou sur des faits (sic) », parmi lesquelles…. Suivent un tas de choses que le journaliste n’a jamais dites, et pour certaines, même pas effleuré d’un bout de froncement de cil ! Notamment, l’idée que le gouvernement US aurait créé le VIH pour génocider les Africains, ou encore, et là, si vous avez un peu suivi, on touche le summum du renversement : l’idée que les médocs anti sida causent eux-mêmes… le sida !

      A un tel point de verte malhonnêteté, on n’entubera que des paumés, des cyniques et des militants.

      Pour le reste et en somme, c’est de la pure politique là où elle n’a justement aucune place (cas pourtant rare, je trouve).

      Inutile de te dire, ici encore, que je n’attends pas grand chose d’une discussion sur la façade et sur des arguments d’autorité, qu’on ne peut parler intelligemment qu’en maniant des arguments de fond — regarde au moins ce film si ça t’intéresse d’en causer (pourquoi pas ?).

      Sinon, décidément, c’est un parfait remake du coup de « l’effet de serre » (pardonnez moi l’emploi de ce genre de formule insensée : simple nécessité de concision). N’étais-ce pas toi, d’ailleurs, qui étais allé nous sortir la déclaration des plaignants contre le film « l’arnaque du réchauffement climatique » ? Je n’avais pas été surpris de constater que ça n’intéressait visiblement personne quand j’avais répondu, références primaires à l’appui, que lesdits plaignants avaient été déboutés sur toute la ligne devant la juridiction à laquelle ils s’étaient adressés… Pas plus que j’ai été surpris de l’indifférence générale suscitée, même sur ce blog, par le fait qu’une réponse adressée à Olivier Berruyer et qui m’avait pris une semaine de mes temps libres a été censurée purement et simplement sur son blog (là encore, j’avais fourni toutes les références nécessaires pour quiconque voulait suivre).

      • @ Merome encore,

        un exemple vécu, tout con, qui illustre bien ce genre de situation. A l’époque du nième délire dit H1N1, comme il se trouve que je passais chez le toubib, je lui ai simplement demandé qu’il me donne un ordre de grandeur du risque, tel qu’évalués par « les médecins ». Pour mémo, dans ce cas, le risque était pour l’essentiel celui d’une mutation du virus dans telle configuration létale (admettons). Il m’a clairement fait comprendre que, de l’avis de l’institution comme du sien, ce risque était infime, de l’ordre de un sur un million. MAIS, NEANMOINS, PAS NUL. Il a ajouté presque aussi explicitement qu’il y avait une logique institutionnelle de course délirante au risque zéro, etc. Maintenant, évidemment, sans avoir à le cuisiner longtemps, il a ajouté que le médecin, lui ou un autre, ne peut pas prendre a responsabilité de conseiller de ne pas se vacciner, surtout vu le contexte qui virait à la directive. Bilan : à chacun de ne pas être con et de prendre sa part de responsabilité : tu sais que la logique du risque zéro est une horreur, très bien, mais fais avec, ce n’est pas non plus au toubib de trinquer.

        La dernière fois, au magasin de bricolage, le vendeur m’a fait un coup du même genre : un tas de remarques pour me dire que tel produit en vogue était du pipeau, mais ne compte pas sur moi pour te répondre « oui » à haute voix quand tu me dis « bref, c’est du pipeau leur machin ».

        Faut-il s’étonner un tant soit peu de pareilles situations ? Pour le reste, la liberté c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Pour commencer, on n’abandonne pas la logique élémentaire au prétexte que le dossier pue la mort par millions. L’émotion, comme on dit. J’ajouterais bien que si on n’a pas ce courage intellectuel ou ce courage tout court, on a encore régulièrement le droit de ne pas prendre parti ou s’en donner l’air. 😉

      • @Sam : « sérieusement, tu n’imagines pas que ces pontes vont assumer ?  » => S’ils n’assument pas leur propos, pourquoi les auraient-ils tenus devant une caméra et un micro ? Ce n’est pas comme si c’était une caméra cachée.

         » il est surtout étonnant de ne pas trouver certains des interviewés dans la liste des pontes signataires. » => méthode hypercritique. Si le Pr Montagnier n’est pas dans les signataires, il peut y avoir 1000 raisons, tu choisis comme par hasard la plus complotiste. Pour reprendre tes termes, c’est « étonnant ».

        « Disent-ils qu’on les a coupés au montage pour déformer le sens de leurs propos ? » => il n’y a pas besoin de couper au montage pour déformer le sens des propos. Il suffit de les contextualiser. TF1 fait ça à longueur de journée et tu sais très bien le détecter.

        C’est effectivement le même débat qu’on a eu sur le changement climatique, en utilisant à peu près les mêmes ressorts que je résumerais ainsi (sans intention péjorative) : hypercritique vs consensus.
        Bon, sur le Sida, j’ai clairement pas assez de billes pour rentrer dans le vif du sujet. Et pas le temps non plus. Merci à toi de bousculer un peu mes idées reçues, j’espère que mes réponses suscitent aussi un peu de remise en question chez toi.

        • Merome,

          sur ce dossier là, j’ai clairement pas assez de billes pour rentrer dans le vif, moi non plus, du moins pour l’heure (et pour la suite, j’ai bien trop d’autres dossiers sur la pile).

          Je vais aller voir pour « hypercritique », connais pas, juste entendu le nom. Je ne doute pas que, sur ce versant, tu m’auras fait apprendre des choses.

          En attendant, je ferais peut-être mieux de la boucler pour la question sur la présence-absence de Montagnier, mais j’ai bien l’impression que tu y vas fort. D’abord, je ne vois aucun complot dans cette affaire (comme dans bien d’autres), rien que de la perversion toute ordinaire sauf qu’elle s’est développée à grand échelle.

          Ensuite, c’est précisément dans l’interview qu’il donne pour ce reportage qu’il a fait une déclaration bien connue, selon laquelle, pour parler vulgairement, tu peux très bien guérir du sida en simplement en ayant un mode de vie « sain » : en bouffant des fruits, etc.

          Inutile de dire que cette déclaration est surtout connue pour avoir fait un énorme « tolé » (selon le point de vue). Partant, ce n’est absolument pas de la spéculation que de déduire que, s’il ne s’est pas un peu rétracté, c’est très clairement qu’il assume, qu’il persiste, et même qu’il milite.

          L’abus que j’ai commis ici, par contre, le seul abus me semble-t-il, c’est de ne pas tenir compte du fait qu’il a pu se rétracter ailleurs, dans une autre lettre, sur un plateau de TV, la même année ou plus tard -- sans s’abaisser à co-signer un texte avec des gens qui sont en fait ses ennemis déclarés.

          Très bien : qu’a-t-il donc dit depuis, ici ou là, ou même juste suggéré, ou révélé par ses actes, etc. pour revenir un tant soit peu sur cette affaire ? Je ne suis même pas assez connaisseur du dossier pour répondre sur ce simple point, mais j’ai mon petit doigt pour me dire que n’importe quel geste de « repentance » en ce sens aurait été reporté de bon cœur de partout, notamment, au hasard, sur wikipedia. Les dissidents de premier rang, on vide jusqu’au fonds de leurs poubelles dès qu’on peut esquisser un bout de discrédit. Regarde d’ailleurs le deux cas cités ci-dessous.

          En attendant, je te laisserai bien faire ce bout d’exercice, mais je vais le faire de toute manière :
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Montagnier

          La réponse est vite trouvée : rien de rien de rien.
          Pire, sans surprise, ne pouvant tout de même aller jusqu’à occulter la célèbre déclaration initiale, wikipedia fait tout pour la mettre sous le tapis.  » De manière générale, une page très vide. Pas de chapitre « controverse » ainsi intitulé, comme souvent. Juste un bout de fin de paragraphe général intitulé « découverte du virus du sida », clairement pas à sa place :

          « Au cours de la réalisation d’un documentaire de Brent Leung en 2009, House of Numbers Montagnier a déclaré qu’avec un bon système immunitaire, épaulé d’une bonne nutrition antioxydante, l’organisme se défend mieux contre les attaques virales.

          [Pourquoi pas : « dans un documentaire » ? Comme si c’était une sorte d’accident, un non événement survenu dans un monde de spectacle séparé.]

          Luc Montagnier : « Je crois que c’est l’une des façons d’aborder le problème pour diminuer le taux de transmission. Je crois qu’on peut être exposé au VIH plusieurs fois sans être infecté de manière chronique. Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du virus en quelques semaines. Et c’est cela aussi le problème des Africains : leur nourriture n’est pas très équilibrée, ils sont dans un stress oxydatif, même s’ils ne sont pas infectés par le VIH. À la base, leur système immunitaire ne fonctionne pas bien, et donc peut permettre au virus de rentrer dans l’organisme et d’y rester. ».

          Le résumé introductif au propos cité en réduit le sens le plus possible, c’est évident. Autant qu’il soit possible sans mentir carrément. Comme pour casser autant que possible l’attention du lecteur distrait ou du chercheur dilettante. Il y a notamment, bien sûr, un énorme mensonge par omission : le toubib parle clairement d’une éradication du virus, qui plus est en quelques semaines…. et eux ils traduisent le tout par « l’organisme se défend mieux contre les attaques virales »… Chapeau.

          Encore une fois, le Nobel Montagnier n’est pas le seul ponte dissident. D’ailleurs, contrairement, en particulier, aux deux emmerdeurs dont j’indique les pages wikipedia ci-dessous, pour Montagnier le système a manifestement choisi la stratégie qui consiste à cacher son statut de dissident… vu qu’il s’en est tenu à parler du fond sans visiblement se déclarer dissident de manière explicite.
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Duesberg
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Kary_Mullis#Controverses

          A ta première question, j’ai une réponse qui me saute aux yeux : tu l’as très bien résumée toi-même dans ton §3 : pour déformer complètement le sens d’un propos, suffit de contextualiser. Parfaitement exact, et c’est même là le cœur du mécanisme, je crois. SAUF QUE. Sauf qu’une fois que tu as dit ça, tu peux et tu dois ajouter qu’il y a un évident problème de référentiel : déformé, oui, mais aux yeux de qui ? Contextualisation, oui, mais avec les balises de qui ? Celle du récepteur final, évidemment. Mais ce n’est pas la question ; la question est de savoir qui les lui a inculquées et surtout comment.

          Or, évidemment, là il faut rentrer dans le vif du sujet, et on retombe direct dans l’impasse : pour saisir les sous-entendus il faut comprendre, ne serait-ce que pour commencer, les polémiques autour de chaque mot-valise et chaque concept-flou mis en place dans le paysage.

          Prend ton simple bon sens. Que le « sida » soit non pas une maladie mais un syndrome, et même un ensemble de syndromes, bon. Que ces maladies et syndromes associés soient des dizaines et varient même assez copieusement selon les pays, bon. Que ceux-ci varient tous dans le temps de la « maladie observée », bon. Que pas un seul d’entre eux ne soient commun à tous les « séropositifs au VIH », bon. Jusque là, c’est un peu strange mais ça a au moins une hypothèse explicative qui semble fort bien tenir la route : en somme, ce sont simplement une variété de maladies « opportunistes » profitant d’un effondrement du système immunitaire (qu’on aborde dès le lycée -- passons sur le fait qu’il n’y a aucune raison de prédire qu’on ne contredira pas dans les décennies à venir une énorme partie de ces certitudes, ce sont des choses très normales mais qui nous dépassent totalement, bien sûr).

          PAR CONTRE, que l’immunodéficience elle-même ne soit pas une constante dans les effets de ladite séropositivité, là, faut peut-être suggérer de pas pousser mémé dans les orties. On ne peut pas bricoler une hypothèse (en elle-même parfaitement valide et convaincante) dans un sens et contredire complètement l’hypothèse quand il faut boucher un nouveau trou.

          Maintenant, une fois ouvert ce genre de question, du moins pour ce sujet, on ne va pas espérer aller bien plus loin ici et maintenant. Il faudrait encore que les gens veuillent écouter les arguments, y penser, en débattre, etc, et faire aussi une démarche interactive d’apprentissage au fur et à mesure. A la rigueur, je pourrais prendre des exemples sur un autre dossier que je maîtrise cent fois mieux, mais en fait j’ai déjà insisté beaucoup, ici, sur le fait que la fausse science se fonde surs des concepts insensés, et pour l’instant il n’y a pas eu de réaction pour ainsi dire. Je ne peux pas forcer les gens.

          Donc ça commence par des flous artistiques autour de notions qui devraient assez vite être accessibles au tout venant. Sauf qu’après, bien sûr, si on ne prend garde à garder le bon équilibre entre temps de réflexion, de débat et d’apprentissage magistral, on bute rapidement sur un complexe affreux : évidemment, c’est très vite noyé sous des développements mathématiques et physiques de très haute volée. Ce qui a pour effet évident, en particulier, d’isoler les experts, qui se chargeront eux-même de faire taire les dissidents — un facteur très influent étant d’ailleurs que seuls lesdits experts savent combien une science en plein développement passe son temps à faire d’énormes bourdes, les profanes gobant la messe d’autant plus qu’ils sont profanes, comme je l’ai dit. Idem, les profanes ne verront pas souvent, et jamais en ce qui concerne les totalement passifs-receptifs, que les conflits en haut lieu portent aussi, et même avant tout, sur des questions de base. Je peux d’ailleurs avouer sans honte que c’est avant tout à ce symptôme là que je considère qu’on peut reconnaître un probable mouvement scientiste.

          Alors la stratégie d’action logique d’un « dissident d’en bas » consiste naturellement, le plus souvent, à citer des noms de gens qui sont dissidents bien que fort autorisés. Oui, sauf que ça ne remplit pas le vide, la « dissonance cognitive », et outre qu’on en revient à zéro sur ta question, le profane n’a toujours rien appris.

          C’est pourquoi il est vital de toujours commencer et recommencer, soi-même, qui-qu’on-soit, par scruter les concepts de base et les dénoncer le cas échéant, sans lâcher l’affaire. Et c’est pourquoi il devient plus que jamais vital d’en parler sur les forums non spécialisés, d’en parler non pas en commentateurs d’un matche de pros mais en s’emparant de la matière. NOUS SOMMES TOUS CAPABLES d’interroger la validité des concepts de base.

          Il faut refuser sans pitié tous les arguments d’autorité, la pleurniche et la moralite dans ce compartiment où elle n’a pas sa place? Et bien sûr repousser les trolls, pervers et autres valeureux chiens de garde qui s’appliquent et réussissent si efficacement à nous empêcher de le faire.

          • PS : Oublié d’y revenir :

            le reportage untel est excellent mais il ne m’intéresse pas en tant que tel). Quand on dit, donc, « pour déformer complètement le sens d’un propos, suffit de contextualiser », il faut être bien clair sur le fait que, si ça dépend du reporter, de son parti pris, ce n’est le cas que parce qu’il existe une dissonance, laquelle traduit a minima une réelle dispute scientifique, et parce qu’il existe un endoctrinement préalable du spectateur avec des concepts orientés, ceux du mainstream (pour simplifier, car il y a toujours plein de chapelles, chose qu’on ne voit qu’en creusant). En somme, si ce n’était pas le cas, le reporter serait effectivement obligé d’agir de manière contraire à la déontologie de journaliste pour que cela conduise à déformer le sens perceptible de leurs propos.

            Et c’est bien ce qui est remarquable, dans ce film, et sans doute ce qui l’a rendu si célèbre (je le découvrais juste mais il semble avoir acquis une aura de « référence »), et qui me fait notamment dire qu’il est très soft et neutre : le gars n’a rien de plus à faire, pour faire apparaître les mainstream comme de sacrés dissidents — ou aux moins des sceptiques, et tous (!) — qu’à leur dire que c’est pour la cause, qu’il leur offre une tribune pour casser du dissident… Il est évident, soyons un minimum honnête, qu’il a coupé un tas de passages, mais on peut aussi bien parier que d’un point de vue dissident, disons, ce sont des louvoiements pour noyer l’essentiel et maintenir une position bancale. C’est alors tout à fait acceptable.

            PPS : deuxième morceau de réponse à ta première question.

            Une chose qu’il faut bien comprendre, très typique de toute controverse scientifique, surtout dans les dossiers potentiellement douteux, c’est qu’en réalité — contrairement à ce que leur profane imagine (car il n’imaginera simplement pas que le contraire forme une situation tenable) — il y a couramment un énorme consensus, pour le coup des plus complets, sur des observations qui, au demeurant, mettent très à mal la théorie main stream

            Mais c’est seulement en « montant » qu’on constate que la question n’est pas là, en fait, mais qu’elle est, au premier degré, la manière dont les uns et les autres s’accommodent de cette apparente anomalie, tandis que les uns et les autres « en face » travailleront sur telle conclusion modeste et partielle dans le sens qui détruit bonnant malant le tout — ils resteront toujours très soft, sans parler de hausser le ton, ceci souvent par réelle modestie face à la science, mais aussi par solidarité professionnelle, parce qu’il est naturellement rare qu’un type envisage l’hypothèse d’un trucage délibéré, par exemple, chez son collègue, qui reste son collègue et qu’il croise et recroise dans les colloques nationaux et internationaux, et au final parce que c’est le CV, la carrière, l’avenir prévisible, bref, le fond de commerce, de tout ce beau monde. Plus exactement, la plupart des scientifiques ont bien autre chose à faire, et ils laissent faire ceux qui sont sur ces pans de recherche concernés. Ils savent que l’anomalie apparente est reconnue, mais ils n’en font pas un drame, ils attendent que soient proposées et étudiées des explications raisonnables. C’est ainsi que la science avance.

            Deux exemples des plus connus, dans le cas du dossier climatique : l’absence du « hot spot » et le retard du CO2 par rapport aux températures. Au premier abord, tu prends toute la théorie et les milliards et le cinoche et tu jettes. SAUF QUE : tel courant, telle équipe, trouvera toujours une raison valide de soutenir l’hypothèse selon laquelle les mesures concernées sont (toutes) complètement fausses ; tel autre imaginera une gymnastique ultra complexe pour soutenir l’hypothèse (ne parlons pas de le démontrer) que si A est la cause de B il peut tout de même arriver que B soit en même temps la cause de A. Que c’est l’effet d’une répartition spéciale de ceci, de cela — où l’on retrouve, soit dit en passant, l’inversion de l’argument implicite soutenant que la température moyenne serait une notion ayant un sens physique. Etc. Bon, souvent la guerre est très rude, derrière le ton modéré, tout simplement parce qu’en plus d’avoir des chercheurs, des labos et des équipes en concurrence pour les contrats et pour leur CV, il y a effectivement qu’une anomalie apparente existe et que ça se solde couramment, fatalement, par un KO, verdict que, pour autant, disais-je, le système retarde tout naturellement.

            Je pense que ce schéma répond très largement à ta première question : ils ne se sont pas censurés tout simplement parce qu’ils disaient des choses évidentes pour toute la profession. Par contre, quand telle et telle apparente anomalie est jetée en pâture au public, évidemment, gare au choc. Bref, absolument rien qui me choque dans ce paradoxe apparent. A quoi il faut ajouter qu’aucun d’eux n’est directement et entièrement responsable de l’éventuel empoisonnement de gens (il saute aux yeux qu’ils ne se sentent pas du tout menacé d’un grand procès, et je ne dis pas que ça devrait être le cas).

            PPPS : c’est toujours « hypercritique », docteur ?

          • Je suis d’accord avec « NOUS SOMMES TOUS CAPABLES d’interroger la validité des concepts de base. « , et je pense même qu’il FAUT nous servir de cette capacité aussi souvent que possible.
            En revanche, il faut aussi être capable d’admettre qu’on peut se tromper, autant et même plutôt plus souvent que les spécialistes du domaine. Quand Montagnier (ou un autre) tient un discours précis sur son domaine de prédilection, seule une poignée d’initiés peut déclarer et avoir une raisonnable certitude d’avoir compris toute la portée de ses paroles. Il peut même se produire que ses paroles soient tout à fait compatibles avec la théorie « mainstream » ET AVEC la théorie « dissidente », parce qu’interprétées différemment selon le lecteur et son bagage propre sur le sujet.
            Dès lors qu’on admet ça, toute tentative de conclure définitivement sur un sujet donné devient plus que fragile. Et la méthode hypercritique, qui consiste à agglomérer une myriades d’interprétations controversées de ce genre, devient totalement inopérante, je crois.
            C’est Loose Change qui m’a vacciné de ça, il y a 10 ans.

          • Une ravissante présentation du scientisme dictatorial : la critique de « la méthode hypercritique » selon Wikipedia

            Merome,

            tu as sans doute bien mieux à me proposer comme source, mais à défaut j’ai commencé par ça… :

            https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_hypercritique

            C’est proprement terrifiant, non pas seulement de raisonner ainsi mais d’être perché au point d’étaler ça publiquement et même d’en faire un argument pour pourfendre des dissidents….

            Encore une fois, sur la seule base de cette présentation sans doute exécrable — la misère de Wikipédia étonne-t-elle encore quelqu’un ? (mais tu ne l’as guère mieux résumé, pardon, en l’assimilant au « complotisme », ce concept indéfini, sinon qu’il est également, par définition, purement péjoratif et, par construction, le fait d’un conformisme de principe, autrement dit téléguidé) — donc, je lis :

            Cette méthode [« la méthode hypercritique »] revient généralement à une analyse suspicieuse et à charge de détails insignifiants ou connexes à un sujet, visant à disqualifier en bloc une thèse en la passant au crible, ou en faisant subir ce sort à ses sources, afin de repousser une théorie adverse, alors même que les preuves amenées par celle-ci ne sont, elles, pas négligeables« .

            Il m’est difficile de ne pas faire remarquer d’abord que, sur la base d’un tel tableau, strictement personne d’honnête ne peut se reconnaître dans la démarche « hypercritique »… ; autrement dit, personne ne le revendiquerait. En un mot, tel que présenté, c’est une notion purement péjorative. Et en deux, ça pue à cent mètres le concept résumant un procès qui ne connait pas les droits de la défense. Naturellement, tel que présenté là, je trouve l’attaque tout aussi inquiétante que les sujets supposés être concernés…

            Ensuite, pour aller à l’un des points qui me paraissent les plus contestables de la notion, je lis un truc affligeant dans la fin de la formule générale : agrégat de termes engraissés par moi.

            C’est vraiment tendre le bâton pour se faire battre. Ils n’ont vraiment rien de plus rigoureux ? Ou c’est fait exprès (je rigole) pour traiter de finasseurs-manipulateurs les gens qui objecteront ceci :

            1) D’abord, qu’est-ce donc qu’ une preuve non négligeable ? Une preuve existe ou elle n’existe pas. Objectivement, cette idée n’a aucun sens. Elle est surtout très dangereuse dans la mesure où elle fait de l’appréciation de la preuve ou de son absence une question subjective ! Horreur !

            2) Mais on me dira qu’en pratique les scientifiques se divisent et se redivisent sans cesse quant à l’appréciation d’une preuve ou d’une autre. Que ce procès ouvert et sans fin est même le cœur de ce qu’on appelle la science. Fort bien, sauf qu’ici on a une pétition de principe qui nie tout aussi bien le caractère jamais définitif de l’appréciation — qui est un peu l’équivalent du principe essentiel, en démocratie, de la liberté d’un peuple de défaire un jour une loi qu’il avait faite dans le passé.

            3) Après quoi on te dit, mais on avait compris, que le supposé hypercritique (revendiqué ou jugé selon cette étiquette) est par définition un menteur et même un menteur conscient de l’être… mais attendez ! Raymond Aron (*) enfonce le dernier clou du cercueil : « nous touchons au fond : la vérité historique n’est valable que pour ceux qui veulent cette vérité » !!!

            On ne peut pas être plus clair. Je ne sais pas quel niveau d’aveuglement il faut avoir pour ne pas comprendre que la pétition anti-hypercritique est une arnaque revendiquée et une d’ampleur inouïe : la vérité, donc, est celle que nous disons et savons — reste à savoir qui c’est nous --, et si les autres prétendent la remettre en cause, c’est qu’ils refusent d’emblée la vérité…

            Ce n’est pas moi (voir Wikipedia encore) qui insiste pour accoler prioritairement cette étiquette au « négationnisme » (et au « complotisme » & co). Alors je me permets d’ajouter que c’est exactement la même doctrine qui a été ressortie pour fonder l’infondable loi Gayssot, et qui a inventé ce qui s’appelle, techniquement, en droit, une présomptionde culpabilité, en l’espèce — : puisque cette version est la vérité, tout chercheur qui serait amené à la remettre en cause (ou à ouvrir une telle hypothèse) ne peut qu’être animé d’une motivation, une motivation inavouable : promouvoir le fascisme, le nazisme, l’ « anti-sémitisme ». Pardon, j’en profite pour rappeler que je travaille mes dossiers, que je n’affirme que sur la base de document consultables, et qu’en l’occurence on retrouvera aisément cette argumentation en ressortant les débats parlementaires d’époque et les discours de juristes priés de justifier cette horreur.

            (*) PS, c’est Wikipedia qui dit que ce monsieur anima une agence financée par la CIA (j’arrête là, et je ne tiens pas du tout à mélanger l’analyse du fond et le procès des gens).

            Pour finir, sans fausse modestie non plus, l’idée même de réduire les méthodes des chercheurs à une école (imaginaire) puis à une étiquette me paraît être une franche insulte à la pensée, à la raison. Ce qui, en l’espèce, forme un paradoxe cocasse…

            On ne peut pas être plus clair, disais-je : sur la base d’une telle présentation dont j’espère bien qu’elle n’est le fait que de cinglés, les pourfendeurs de méthode hypercritique sont des fous dangereux, des scientistes, des tyrans totalitaires, les fondateurs de la nouvelle science qui — je crains fort que ce soit très général — en a repris les oripeaux pour buter et la science et la civilisation.

            Merci, tu m’as fait apprendre des choses… Oups. Mais n’étant pas un feignant, je tacherai de lire des explications moins effrayantes si tu m’indiques des liens un peu plus sérieux. Que dis-je, j’espère bien que tu le feras et dans ce cas je m’en ferais un plaisir comme un devoir, parce qu’il semble qu’on touche ici à quelque chose d’extrêmement grave et tout à fait central : il semble que cela même que je dénonce dans le scientisme est depuis longtemps revendiqué…. Je défaille.

          • 1) Désolé pour la balise gras oubliée — merci Étienne…

            2) « Montagnier (ou un autre) tient un discours précis sur son domaine de prédilection, seule une poignée d’initiés peut déclarer et avoir une raisonnable certitude d’avoir compris toute la portée de ses paroles. Il peut même se produire que ses paroles soient tout à fait compatibles avec la théorie « mainstream » ET AVEC la théorie « dissidente », parce qu’interprétées différemment selon le lecteur et son bagage propre sur le sujet.

            Nous sommes parfaitement d’accord, et je crois d’ailleurs que je venais de dire la même chose.

            3) A par le fait que je suis sincèrement remué par cette dernière découverte que tu ‘as amené (la critique de la méthode hypercritique) pour les raisons que je viens d’exposer — difficile de ne pas voir une terrible dérive et même un complet renversement de la science, …

            4)… il va sans dire que je trouve un peu partout des tonnes de théories manifestement foireuses, au sens où elles violent plus ou moins et souvent copieusement les règles de la logique. Et à la limite, effectivement, « le syllogisme suivant : -- tels détails ne sont pas clairs ou sont contradictoires ; -- donc toute l’explication est fausse ; -- donc les preuves avancées pour cette explication en sont en fait des réfutations« .

            Évidemment, ces délires de plus ou moins haut degré courent les rues chez certains qualifiés de « complotistes ». Naturellement.

            Mais c’est le cas aussi bien chez un tas de leurs pourfendeurs zélés — tu pourras d’ailleurs remarquer que la phrase citant ledit syllogisme, sur la page Wikipédia que l’on sait, oppose ces abus à la position (d’autant plus vague qu’elle est unifiée, on imagine) du « consensus des historiens« . Beurk.

            Il me paraît assez clair que cette dichotomie a pour effet (sinon pour but conscient) de voiler complètement le principal, qui est que le révisionnisme, permanent et systématique, est de toute première une nécessité en sciences, et, au jour le jour, la véritable dichotomie qui est le résultat mis à jour de l’appréciation de la validité des preuves et des théories associées.

          • @Sam : Je n’ai pas mieux que Wikipédia pour définir la méthode hypercritique. Et si tu utilises cette méthode pour argumenter sur l’article qui la définit lui-même, on n’est pas sortis du sable ! Sois conscient qu’avec ce schéma, on peut remettre en cause tout et son contraire. Elle n’est simplement pas opérante dans la plupart des cas. Elle est inefficace. Ca ne signifie pas que l’ensemble des arguments qui la composent sont faux, ou qu’il faut se contenter de ce qu’on sait sans jamais le remettre en cause. Mais pour déconstruire une idéologie, c’est une très mauvaise manière de faire, qui invite les autres à accuser de complotisme, précisément.
            La méthode hypercritique permet de dézinguer le tirage au sort aussi bien que l’élection par exemple. Tu prends deux ou trois points de détails qu’on ne peut pas éluder facilement (la possibilité d’une assemblée tirée au sort entièrement composée de mecs de l’UMP, par exemple) et tu brodes autour de ça jusqu’à oublier le point de départ de la discussion. C’est noyer le poisson.


  12. IRFM : l’enrichissement personnel des élus avec l’argent public

  13. Pour en revenir un peu au sujet, tiens, je-sais-pas-vous mais il y a au moins une morale qui me saute aux yeux plus que jamais en cette dure période de crise-tous-azimuts : il devient de plus en plus indispensable de s’interdire d’être manichéen, faute de quoi on accélère la montée du fascisme.

    Ce petit épisode autour du reportage The house of numbers a, à cet égard au moins, un certain intérêt pédagogique. A part le fait que Nlescan et Merome ne l’ont pas vu (et ne me paraissent pas avoir l’intention de le voir), il se trouve que cet exposé est remarquablement « factuel » et « soft ». Surtout, il suscite la réflexion sur des thèmes, sur un terrain et selon une approche qu’on n’aurait pas du tout imaginés avant d’écouter le propos. Certes, l’esprit agité et en mal de repères et de consignes y verra pas mal de suggestions en faveur de telle ou telle théorie bien affirmée et bien dissidente. Je viens d’ailleurs de pointer un procédé à l’évidence très malhonnête des « pétitionnaires » cités. Or le fait est qu’il est très mesuré. La méthode est posée, rigoureuse, avec à l’évidence, en particulier, un grand souci de ne prendre que des sources directes et au demeurant des plus fiables (ça a du en coûter en déplacements).

    C’est curieux : on entend pourtant, tous les jours, des discours du type « l’URSS c’était le communisme ; l’URSS a fait tant de morts dans les goulags ; moralité, le communisme c’est le goulag, etc. » Or je disais à l’instant : une chose qui n’existe pas peut causer plein de morts. Disant cela, je posais la question du lien possible et toujours dangereux entre le simple usage trop peu regardant d’étiquettes et d’atroces réalités, aussi bien par effet de voile que par effet d’entraînement, d’ « auto-réalisation ». Mais deux personnes, qui n’ont pas vu le film dont je parlais en introduisant mon propos ainsi, sautent tout de suite à pied-joints en agitant des labels, des noms, des oui et des non, et en se souciant manifestement bien plus de ramener dans le rang un pauvre égaré qui commence à devenir dangereux pour lui-même et pour les autres que de discuter avec lui d’un quelconque contenu : je parle d’un reportage particulier, ils me parlent de je ne sais quoi supposé dire un peu la même chose.

    Allez, encore un exemple, au hasard : « nous sommes en démocratie ; la situation est une catastrophe ; moralité, la démocratie c’est mal ».

    Je ne prends que ces exemples dans ce registre de grossièretés, mais sans allez bien loin, on constate aisément qu’on en bouffe jusqu’à la nausée.

    Toujours dans le grand bain, dans des chapelles disons plus « néo-renaissance » au demeurant, il semblerait qu’on passe très très vite des droits-de-l’homme tout-court aux illuminatis-éternels ou au suprématisme-juif tout-court (au choix, et parfois en même temps).

    « Pire », faut-il croire : dans le registre retour des années 1930, on sent ressurgir de manière de plus en plus perceptible et accélérée une somme de curieux bouleversements, dont la multiplication de ce qu’il est convenu d’appeler « des passerelles entre l’extrême gauche et l’extrême droite ». Je pense que la question ne se pose pas.

    Celle qui se pose, pas contre, évidemment, c’est celle de l’explication que se font les uns et les autres de ce phénomène ou de tel de ses « composantes ». Prenez même le forcené 110, il dira la même chose que moi… (pour une fois)… pour aussitôt vouloir imposer son explication sectaire (pour rester gentil). Pour votre bien. Et le sien. Pour la cause. Comme on le sait, c’est d’ailleurs plus une condamnation systématique qu’une explication, pour ne pas dire que, de ce fait, ce n’est même plus de l’explication. Ainsi untel s’est laissé entraîné dans le camp du mal, tatatsoin. Un déplacement — un aller sans retour, forcément, se dit le forcené — dans un espace à 1 dimension (quel niveau de suffisance intellectuelle faut-il avoir pour se satisfaire d’une telle misère ?).

    Mais passons : dans la pratique 110 a sans doute en bonne partie raison, il me paraît très vraisemblable que l’on voie flamber le nombre des gens qui, plus ou moins désespérés, s’abandonnent les uns après les autres aux sirènes du fascisme à la papa. Naturellement, le pauvre 110 (je le pleins sincèrement) est d’autant plus outré de ne pas voir les autres, notamment par ici, le suivre en se ruant dans le réflexe défensif symétrique. Passons sur le fait que tout explose et que les gens se comprennent de moins en moins, de partout. Le gros problème, c’est qu’un 110 ne comprend pas du tout que les cerveaux confortables et bien-pensants comme lui font beaucoup pour pousser d’autres cerveaux confortables à devenir de plus en plus mal pensants.

    C’est emmerdant pour pas mal de monde, je conçois bien, que dans certaines classes de collège on puisse en trouver plus de la moitié qui parlent ouvertement « des illuminati » devant leurs profs. Mais je vois mal 110 proposer ici même de les envoyer en camp de rééducation. Pour la face, il lui suffira de dire que si c’est trop tard, de toutes manières c’est de « notre » faute et qu’il nous l’avait bien dit. Qu’importe : il n’a rien à se reprocher, tout ce que lui et ses amis du camp du bien font et ont fait est bien, il vient d’ailleurs de le dire texto (le ridicule, lui, ne tue toujours pas). Ne parlons pas de tirage au sort, et les partis c’est bien et on fera la constitution sans la droite ; même l’euro n’a rien à voir avec l’impérialisme, enfin si mais c’est parce qu’il faut changer d’euro ; après nous avoir lancé sa relance à la 1981-français Syriza lorgne du côté de la Russie et de biens d’autres réalités qui vont « nous » pousser dans des contradictions qu’on niera bien sûr ; bien vite, on connait le schéma, toute critique d’Israel sera vite à condamner préventivement, de plus en plus ; l’écologie politique ne peut faire que du bien, sans parler de suggérer qu’elle a d’ores et déjà fait des ravages ; on ne tue personne en décrétant une manif nationale et une minute de silence pour tous les écoliers (aux gens des pays qu’on bombarde sous des prétextes avérés faux désormais presque en tant réel de comprendre que ça ne revient pas à dire que le notre, de pays, est unanime pour ajouter au message : allez vous faire enculer) ; je continue ? Et tiens, on parle de concepts encensés genre « autre gauche » alors que, sur tous ces points d’une liste que je pourrais étaler sur des pages, on marche avec le régime en place. Que vous vous en défendiez, c’est naturel, mais ça ne convainc que vos adeptes.

    Passons. Naturellement, dans le flot des trahis au réveil douloureux, un tas de gens vont devenir franchement fachos à l’ancienne, pour la simple raison qu’ils n’ont pas le courage, en quittant un rêve, de faire mieux qu’en adopter un second. Mais déjà, je ne suis pas plus responsable de leur impatience et de leur manichéisme que je le suis des vôtres, 110. Ensuite, moi, je vois un tas de fachos verts, rouges et autres, et ça ne date pas d’hier. A vrai dire, les fachos sont depuis longtemps très majoritaires. Du reste, je vois des bouts de vérités dans un tas de chapelles, et une vérité et un bon programme en paquet dans aucune, bien évidemment. Mais les sans chapelles, les anti-chapelles, on le sait, non seulement ils ne peuvent pas se griser d’avoir la force avec eux mais on leur fera toujours porter le chapeau en premier. Faut-il ajouter qu’à l’évidence, la propension au confort cervical va bientôt s’accompagner de celle à porter de bon vieux coups ?

  14. Donc ton premier argument pour me convaincre que le sida n existe pas c est que je n ai pas de bac S et que je suis donc un con incompetent… C est du haut niveau… Mais c est vrais je n ai pas de bac S, je n ai meme pas de bac du tout, par contre j ai un bts et la je passe une licence (aes)…
    Mais bon, a t ecouter t est un specialiste de tout qui a tout vu, t est a la fois medecin climatologue economiste et probablement astrophysicien aussi…mec bientot tu vas debarquer en nous expliquant que le ciel n est pas bleu et qu on est tous drogues, que les dinosaurs n ont jamais existe et que le nucleair ne presente aucun danger et que tchernobyl et fukushima c est un mensonge pour nous faire peur…. Des qu il y a une theorie foireuse avec un vague argumentaire pseudo scientifique t est client…Je suis desole mais autant quand il est evident qu on se fout de nous je suis tout a fait pret a rejeter les versions officielles( celle du 11 par exemple) autant quand je constate autours de moi la realite d un phenome avec des morts, des soignes, etc, les elucubrations des forcenes du complot je ne marche pas, desole…et ca ne fait de moi ni un facho, ni un endoctrine, je pense tout seul.

    • 1) Pour ton cinoche paranoïaque, Nlescan, suffit de relire tes messages d’hier 4 février : un type à qui t’avais rien demandé te rentre dans le lard, il fait semblant de discuter en s’abstenant de parler d’autre chose que de son propre délire, après quoi (5 février) il pousse le mépris apparent pour les autres jusqu’à faire semblant de ne même pas s’en être rendu compte, et enfin il reproche à celui qu’il a agressé de l’avoir agressé…

      2) Autre problème : ce même schéma peut également sembler révéler de sérieuses difficultés avec la logique de la part du patient. Du coup c’est le feu d’artifice tout particulièrement quand ça cause science.

      3) Relis donc un peu ta prose initiale. Exemple : « l’histoire du DAS qui n’existe pas ça a été invalidé y compris par des médecins qui trouvaient ça plausible au départ, le truc c’est que cette théorie ne résiste pas à l’épreuve des faits » (Pr Nlescan, 4 février ) Nous avons là, à l’évidence, une personne qui ne se comporte absolument pas comme quelqu’un qui sait…

      4) … tout : et le 11 septembre ceci, et un bon point pour cela, et un blâme pour cette élucubration-ci, et bientôt les lézards venus de l’espace-celà. Qui te parle de ça, qui nage en pleine confusion, en plein délire, et qui invente ?

      5) Les types ils ont guéri : voilà preuve que la maladie existe bien… Ouh là.

      a) Si la planète ne s’est pas réchauffée de manière alarmante dans 20 ans (ce qu’ils prédisaient déjà il y a 20 ans), c’est donc qu’ils auront fait du bon boulot avec leurs chemtrails, pas du tout parce que le très mal nommé effet de serre est saturé au point qu’on s’en tape complètement même de doubler ou quintupler le taux de CO2 atmosphérique.

      b) Quant à la preuve par les résultats, donc : les gourous savent très bien guérir les maladies imaginaires qu’il ont eux-même inventés, c’est l’évidence même. Quoi qu’en général ils ne le font justement pas, et même ils tendent plutôt à faire le contraire, pour la bonne raison qu’il en va de leur fonds de commerce. Mais comme ici, contrairement au cas du gourou, il ne s’agit pas de complot mais d’une machinerie sociale fort compréhensible quoique malheureuse, il n’y a pas à s’attendre à voir « respectée » la seconde « règle ».

      c) Sinon, voir en particulier (à écouter et ré-écouter de bout en bout) le passage sur les anti-protéases et leurs effets dans l’interview signalée dernièrement, ici même, par Joss (un grand merci à lui pour l’info) :
      https://www.youtube.com/watch?v=AJ6M1Q-6Xy0

      6) Les imbéciles heureux, je m’en foutrait encore bien si à l’ère mass-médiatique n’étaient pas, fort logiquement, les plus enclins à jouer les chien de garde.

      7) Lache moi la grappe, c’est encore ce que tu peux faire de plus constructif. Si je me suis résolu à revenir un peu par ici, à me re-palucher de la politique dans le climat aussi effrayant d’aujourd’hui, et vu tout ce que j’ai à faire (de mieux ?) par ailleurs, ça n’est pas pour me farcir tout le temps d’irrécupérables feignants du neurone doublés de fliques de la pensée.

      • J’oubliais :

        3-b) Des qu il y a une theorie foireuse avec un vague argumentaire pseudo scientifique t est client… Je suis desole mais autant quand il est evident qu on se fout de nous je suis tout a fait pret a rejeter les versions officielles( celle du 11 par exemple) autant quand je constate autours de moi la realite d un phenome avec des morts, des soignes, etc, les elucubrations des forcenes du complot je ne marche pas

        C’est drôle, ça doit faire 5 ans qu’on me cause de cette affaire et je n’avais jamais émis le moindre avis sur la question pour la bonne raison que je ne pouvais pas en avoir, n’ayant jamais été lire les explications de tel ou tel dissident en la matière. J’ai fait pareil pour les chemtrails, et pour la même raison je n’ai aucun avis (à part que le dossier a pour effet vraisemblable d’occulter celui du scandale climatique) et je n’entends pas en avoir tant que je ne m’y serai pas collé un peu sérieusement moi-même.

        Il y a un test qui ne trompe pas : un type qui travaille vraiment un dossier et qui est un peu en état de penser par lui-même sait parler du fond, et d’ailleurs il le fait sans qu’on lui tire les vers du nez. Toi, tu ne fais jamais qu’agiter des labels et quelques arguments d’autorité d’ailleurs absolument pas sourcés. Tu brasses de l’air et tu me pompes le mien.

        Bac ou pas, un type un peu intègre et pas entièrement sous-développé intellectuellement ne peut tout simplement pas aligner des grossièreté pareilles sans défaillir de honte : elles consistent toutes à dire « moi je sais ce qui est vrai et faux, avant même d’éplucher le dossier, et le reste c’est du délire ». Bref, ce genre de propos devraient être bannis des débats, point barre. Mauvaise foi évidente : trolling. On a encore le droit d’être une feignasse, à condition d’avoir la décence de ne pas emmerder ceux qui se proposent de bosser.

        Toi qui aimes le blabla à ta manière, je te ferais enfin remarquer que « la réalité d’un phénomène » est une formule qui n’a aucun sens. En français courant, un phénomène reste la « surface des choses », et sans aller jusqu’au BEP de philo on devrait savoir que le monde des apparences n’est pas la réalité. Que le « monde sensible » vous trompe autant qu’il vous renseigne, et qu’il vous trompe toujours, justement, quand vous le prenez pour la réalité. Il ne vous dit même rien des causes et des effets les plus immédiats. En ce sens général, l’étude d’un phénomène n’a ni queue ni tête. En sciences, cette considération élémentaire excluant ce qui n’a aucun sens se traduit immédiatement dans le mots, et la notion de phénomène ne se limite justement pas à une manifestation apparente, elle englobe le mécanisme qui le fait apparaître et indépendamment duquel il n’y a aucune compréhension de la manifestation, lequel mécanisme peut être soumis à expérience, nécessairement reproductible, a fortiori praticable ; les deux sont inséparables. On serait plutôt dans le noumène qui, au sens philosophique, tend à s’y opposer : réalité intelligible, par opposition au monde sensible, accessible à la connaissance rationnelle.

        Allez, va bosser, la France…

        • J’avais oublié a quel point tu prends les choses a coeur…Je te sens en peu tendu la…souffle, je ne t’ai pas insulté (contrairement a toi qui me traite allègrement de tous les noms mais bon, ça me passe un peu au dessus de la tete), je ne te méprise pas non plus, je trouve juste que tu racontes des anneries, ça va, c’est bon, ton altesse sereinissime de la science infuse pourrait tout de même essayer de souffrir un peu de controverse sans déraper et forcément assimiler le contradicteur à un chien de garde du systeme (celle la elle est pas mal)…

          Enfin bon, j’ai juste réagi a tes « info » que non je ne trouve pas pertinentes, dans tes réponses tu dis que je ne sais pas mais je ne vois pas d’arguments, tu décrètes…bon, comme tu voudras…bref, on va pas plus polluer plus longtemps…Et si c’est mes sources que tu cherches je suis comme tout le monde, j’ai google, j’ai lu/vu les théories des uns et des autres, les youtube, les wiki, j’ai vu ma tante claquer du das, je connais deux gars qui vivent a peu près normal après être passé par des stades….bref, rien d’extraordinaire.

          Allez on passe a la suite.

          • Rectification : même ta parano c’est du cinoche.

            Et merde, encore un troll. Et encore un qui m’aura baladé longtemps.

            Donc je suis au regret de devoir te dire une chose, bidule, au risque de paraître casser l’ambiance aux yeux de gens qui auraient un peu de mal à suivre certain degré d’humour : « tu vois, ta tante -- tu sais, celle dont tu prétends pouvoir scientifiquement décrire le sort toi-même et sans jamais devoir t’en expliquer si on te le demande -, et bah tu vois : en fait, j’en ai rien à battre, et même, je lui pisse à la raie — évidemment, j’aurais jamais pissé sur une sidéenne : on s’est jamais croisés. » (Dieu-a-exhaussé)

            Donc mytho avec ça, mais non, pire : même ça, c’est encore une façade. En début de message tu veux avoir l’air surpris qu’un autre prenne à cœur les sujets dont il parle (même si tu les lui pourris à la volée et à si peu de frais)… mais en fin de message ta tante serait morte du sida et tu as deux connaissances concernées. Évidemment, il est rare qu’on relise un commentaire sur un blog, du moins pas ce genre de poubelles de fond de cour de récré.

            Une petite larme pour finir. Ambiance. On jette un coup de chaud, un coup de froid, vieille recette éprouvée.

            Tu veux avoir l’air de croire que tiens à le dire : allez, une petite confidence. Mais quel soin… même pas le temps de caler un point et une majuscule, mes hommages et — bref, rien -- condoléances -- d’extraordinaire…

            Face à une telle faculté à osciller entre la feinte indignation et le je-m’en-tape complet, ou bien à mentir tout simplement, moi, tu sais : si ta tante en avait… En fait tu te fous de la gueule du monde ou plutôt de tout.

            Au prochain épisode tu nous ferais le coup de la pudeur. Mes fesses, juste du cinoche. Ce genre de manège marche sur 5 minutes, deux mois facile avec des êtres sensibles comme moi, mais pas sur des années. Quand un sujet nous tiens un minium à cœur, ça se voit un minimum. Et d’ailleurs t’a pu remarquer qu’ici c’est pas spécialement l’ambiance concours de jets de pisse. Je serais ravi de savoir que tu viens chercher de la tendresse… si c’était le cas.

            Ca te tiens assez à cœur, manifestement, pour prendre le temps de parler pour ne rien dire. Et bien sûr, ce n’est qu’un effet secondaire involontaire si ça revient surtout à s’employer à faire taire.

            Et tu t’étonnes soi-disant qu’on puisse parler de chien de garde à ce sujet. Traduction, là encore : c’est prétendument un sujet sans grande importance, mais il est important de faire taire les déviants. Haute volée, oui, en effet, fallait le faire.

            Étrange, d’être à ce point incapable de parler d’un sujet et à la fois si capable d’autant de contradictions. Tu joues un rôle que c’est pas discret, mon bonhomme. Même ta parano, même ta mythomanie sont feintes…

            Et tiens, comme ça tombe bien : tu veux maintenant décréter en douce et en douceur qu’on a clôt le débat, après t’y être employé sans franche réussite. Même la combine du parano te l’a pas lassé, le mec (bien sûr, tu nous parles maintenant d’insulte pour ne pas répondre sur la chronologie de l’agression). Episode suivant, on sort les mouchoirs. Ni vu ni connu : bouquet de fleurs, rideau. Autant t’étais plutôt nul jusque là, du moins pour ce qui est de convaincre, autant je dois dire que ton finale a vraiment failli marcher.

            Cerise sur le gâteau : comme ta tante serait « morte du sida », on aurait clôt le débat comme il s’agissait de le faire : par un apparent consensus sur cette formule totalement abusive. Non, faut admettre, souvent c’est pas discret mais au résultat, finalement y a du métier.

            Vu le boulot de merde que ça doit être, de faire semblant de bosser sur des trucs qui ne t’intéressent pas, de devoir faire semblant de parler de sujets quand tu n’en as même pas une première notion, de foutre une ambiance de merde sur des sites et de te fatiguer encore à essayer de faire croire que tu as quelque scrupule à les polluer, j’espère qu’ils paient bien tout de même.

          • Vous êtes nombreux dans ta tête…t’as un vrais souci, t’en est a insulter ma tante morte? (en fait c’est la femme de mon oncle pour être précis)…Je lis pas la suite, t’est vraiment un vieux type, je te laisse te battre avec tes diables, j’ai plus de temps pour toi.

          • Ta gueule, troll.

            Ce serait la première fois, bien sûr que je n’aurais pas pris la situation ainsi.

            Mais ce gros lâche semeur de merde m’a déjà fait le même coup sur un autre dossier sur lequel j’ai énormément travaillé (faut-il rappeler lequel), avec pour résultat la démonstration qu’un inculte total peut pratiquement empêcher de parler qui il veut où il veut et à très peu de frais.

            Ta gueule, troll.

            Qu’importe si j’avais des kilomètres d’arguments à proposer, si j’y avais passé tant de temps et bien des nuits blanches, et si j’étais un peu placé désormais pour comprendre que le degré d’importance de cette affaire était perçu somme le fond : complètement à l’envers. Mais voilà que ce faux-innocent répond au quart de tour sans répondre jamais, occupe le terrain, fait monter la mayonnaise en focalisant tout sur un conflit de personnes dont on devrait évidemment se foutre, et te détruit tout en un tour de bras.

            Ta gueule, troll.

            Après quoi il te fait le coup du mec agressé qui ne comprend pas.

            Et ça permet surtout de faire oublier eazy que durant tout ce temps il n’a strictement jamais répondu sur le fond, qu’il ne l’a effleuré qu’avec trois mots valises dont il ne comprend pas qu’ils n’ont aucun sens.

            Cette engeance est capable de te faire zapper jusqu’à la preuve qu’on t’avais collé sous le nez.

            Impossible de garder un fil, donc de démontrer un tant soit peu proprement. Pour argumenter, il faut chaque fois reprendre le tronc, et te voilà à choisir entre faire des romans, brasser de purs slogans ou fermer ta gueule.

            Cette catégorie de parasite arrive très vite à t’user complètement.

            Quant au sujet, surtout, voilà qu’il n’a plus d’importance puisque en pratique on n’en parle pas visiblement ; voilà qu’il se révèle être délirant puisque en pratique tous ceux qui en parlent visiblement on l’air démesurément agités ; etc.

            Or cette démonstration par le fait n’est autre que la manière dont toutes les idéologies émergent et s’imposent. Suffit d’avoir les moyens de donner un gros buzz initial au mensonge et aux concepts valises qui l’entourent.

            Ta gueule, troll.

            Je sais qu’en pratique il suffit aux enculés de sa profession de décréter qu’un sujet, même un dont il saute aux yeux qu’ils en ignorent tout, est important ou pas, que telle approche est bonne ou pas, dangereuse ou pas, validée ou pas par « la communauté scientifique », pour que tout le monde en soit vite réduit à fermer sa gueule.

            Ta gueule, troll.

            Or évidemment, c’est parce que je crois que le sujet est politiquement très important que j’en parle. Et c’est donc pour ça que je n’ai aucun scrupule à dire et redire :

            Ta gueule, troll.

            En fait, troll ou pervers, je m’en bats les rognons : ton comportement revient au même résultat destructeur sous couvert de persécution de ta propre personne qui ne veut de mal à personne. Catégorie supérieure de racaille.

            Ta gueule.

            Dans les deux cas, archétype de l’agent de tout régime fasciste.

            Vade retro

            Dans les deux cas, il va sans dire qu’il n’y a pas de dialogue possible. Si ça n’était que ça… Mais en continuant d’assister à son manège je crois que mon opinion se précise :

            Vade retro, gros pervers.

            Personne sachant lire un fil et comprenant le second degré, surtout s’il connaît la tristement célèbre référence que je ne faisais ici que paraphraser n’ira croire que j’ai insulté une personne décédée. Bien au contraire… Je ne visais évidemment que le cerveau manipulateur qui se servait de son image par ses soins faussée et instrumentalisée pour empêcher un débat. Un type qui ne respecte pas plus la mémoire de sa tante que n’importe quel autre des objets qu’il passe son temps à détruire. Je ne dis pas que je ne le plains pas, au contraire ; je lui dis simplement :

            Vade retro, gros pervers.

            Un simulacre de petit saint qui ne connaît pas de limite à l’indécence. Naturellement, ce sale gredin saute sur l’occasion pour hurler à l’indécence de la persécution qu’il semble subir, dans la confusion qu’il a lui-même initiée.

            Vade retro, gros pervers.

            Faites comme vous voulez. Des cas cliniques dans son registre, j’en ai assez côtoyé pour savoir qu’il n’y a pas trente six manières de régler le problème, vu qu’il se résume à ceci : tu mets les doigts, t’y passe tout entier ; t’en mets un seul, il est fichu d’amener une communauté de 100 à s’entre-déchirer ; toute cohabitation avec ce genre de personnes est impossible.

            Vade retro, gros pervers.

            Pas de bol. Comme disait le même auteur ci-dessus repompé (mes hommages) : si tu veux jouer au con, t’es tombé sur un cinquième dan. Vas-y, fais nous donc croire que tu es outré.

            Quel salopard je fais. Dix ans que je grattouille sur ce site, tu parles si je suis là pour le saloper, si j’ai le don de cracher ma haine en tapant sur les faibles plutôt que sur les puissants.

            Hurle donc, mais va-y. On verra d’autant mieux combien tu simules.

            Vade retro, gros pervers.

            On va donc continuer un peu si ça t’amuse.

            Car je crains fort que ça ne fasse de mal à personne de s’entraîner un minimum à l’autodéfense contre les pervers.

            Pour cause, on leur doit cette société au bord du gouffre totalitaire, et plus elle s’en approche, plus ces parasites se multiplient.

            Et plus ils se multiplient, en bas comme en haut, plus on se fait mener en bateau par des idéologies totalement perchées. C’est parce que règnent l’ignorance, la peur et le dégout généralisé, le chaos, le désert et l’illusion narcissique comme seul et dernier refuge, que si t’as un mètre de neige devant chez toi c’est à cause du CO2 que ta vache rote. Or qui impose la loi des ignorants, de la peur et du dégoût généralisé ?

            On s’arrêtera où dans cette folle descente ? Alors que la 3e semble avoir fini de commencer tous-azimuts ? Vous préférez finir sous les bombes, mort de faim ou bien en HP… envoyés là-bas par les pires cinglés ? Si vous vous laissez faire dans un cadre pareil, au quotidien, qui va croire qu’on puisse encore sauver quoi que ce soit ? Un pervers c’est comme un cancer : on s’en débarrasse ou bien il vous détruit, point.

            Vade retro, gros pervers.

            Ou bien c’est ailleurs que je suggères que désormais il s’évertue en vain à combler son vide intérieur.

          • Pour celles et ceux que la prose ou le vert thérapeutiques dérangent :

            JE N’AI PAS A ACCEPTER que des trublions, quelles que soient leurs motivations et leurs croyances, pourrissent ainsi et à si peu de frais le fruit de mon travail bénévole, les débats que j’essaie de susciter, si je pense qu’un sujet mérite d’être abordé et qu’il est grave et si j’assume une discussion sur le fond.

            A FORCE DE LAISSER FAIRE ça, c’est de pire en pire : nous sommes littéralement envahis, ici comme ailleurs, par la perversion, l’égo d’imbéciles heureux n’ayant aucun scrupule à empêcher de réfléchir et de débattre sereinement y compris des gens incomparablement plus calés qu’eux sur un sujet ou un autre.

            SI DIRE CELA et combattre ça avec ses seuls moyens revient à lorgner sur le culte du chef et je ne sais quel autre penchant malheureux ou supposé tel, c’est que la guerre civile a déjà commencé, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

            DORÉNAVANT, donc, le prochain qui me fais ce coup de s’incruster comme un pareil boulet, EN DÉCRÉTANT QUE TELLE DISSIDENCE EST ACCEPTABLE MAIS PAS TELLE AUTRE sans être, EN MÊME TEMPS, du tout capable d’aborder (ou volontaire pour aborder) une discussion sur le fond, je commencerais par lui dire en toutes lettres : TA GUEULE.

            C’est une simple question de respect pour soi-même et pour tous ceux qui tentent de faire ce qu’ils peuvent, avec bonne foi, dans un contexte général dont nous nous accordons à dire qu’il part un brin en couilles.

            Il ne faut pas tout mélanger.

            Que cela plaise ou non, nous ne sommes pas en démocratie, nous nous débattons comme nous pouvons dans la perspective que notre action aura indirectement et à moyen ou long terme sur l’édification d’un truc vraiment plus digne d’être appelé ainsi.

            Or que cela plaise ou non, on ne fait pas la guerre sur le mode de la démocratie interne. Et une chose d’encore bien plus sûr, c’est qu’on ne la mène pas sur le mode de la paix… D’ailleurs, pourquoi voit on ressortir les zapatistes par ci, la révolution anarchiste catalane par là (la liste est longue) sur ce forum et même tout particulièrement ici ?

            Quand le type surnommé Nlescan agit comme il l’a fait avant hier et depuis, ce n’est pas mon partenaire, c’est très clairement mon ennemi. Ce n’est pas un jugement essentialiste…. mais justement, raison de plus pour le dire clairement, et lui dire clairement mes conditions.

            Il ne faut pas tout mélanger.

            Bientôt on défendra la liberté d’expression du berger allemand qui, après avoir aboyé pendant trois heures en bavant à deux centimètres du visage d’un prisonnier de Guantánamo, s’est vu administrer par ce dernier un coup de boule sur le museau. Ce jour, j’espère seulement ne pas avoir déjà craqué avant et me retrouver comme un nœud avec ma pancarte je-suis-Lassie autour du cou. Eh oui, on y viendra, mes chers pacifistes : on s’y dirige tout droit, pour la simple raison qu’au motif ou au prétexte de la gentillesse, de l’empathie ou, pire, de la bienséance, on s’est depuis longtemps laissés envahir de partout par des gens pour qui penser se résume a articuler d’immuables certitudes et ce alors même qu’ils s’en vantent tout en ramenant leurs gueules à tout sujet.

            Il ne faut pas tout mélanger.

            La démocratie implique, on le sait, un peuple de dieux. Sous l’asymptote : de gens courageux et travailleurs, de bonne volonté, pas un peuple de grosses feignasses satisfaites, de mauvaises foi, qui poussent le ridicule et la nuisance jusqu’à éditer leurs décrets sur tout en s’acharnant à montrer qu’ils ont sur tout des idées.

            Sus aux envahisseurs, dehors les cons revendiqués.

            Si ça ne vous va pas, je n’ai aucun problème avec ça, lancez donc un vote pour me foutre dehors.

            En attendant, j’espère avoir l’occasion de m’excuser auprès de Nlescan, ce qui ne se ferait évidemment qu’après qu’il m’ait présenté les siennes, sincère, pour son comportement de souillon d’avant hier. Je sais qu’il a fait bien mieux à d’autres occasions ; ça n’est absolument pas une raison.

            Merci pour votre attention.

          • PS : une personne que j’adore pour ce qu’elle est comme pour ce qu’elle fait, une personne d’une intégrité rare, nous disait récemment, je ne sais plus trop où :

            NE NOUS LAISSONS PAS INTIMIDER

  15. Ukraine : RTBF prise en flagrant délit de médiamensonge
    par Investig’Action :

    Tandis que l’actuel gouvernement ukrainien, issu d’un coup d’état favorisé par les USA et l’Europe, continue à bombarder la population civile du Donbass à l’est de l’Ukraine, les grands médias occidentaux appliquent à la lettre l’un des cinq principes de la propagande de guerre, qui consiste à inverser l’agresseur et l’agressé.

    Investig’Action reproduit en exclusivité pour ses lecteurs l’interpellation par un citoyen avisé d’un grand média public pris en flagrant délit de média-mensonge sur l’Ukraine. […]
    http://www.michelcollon.info/Ukraine-RTBF-prise-en-flagrant.html

    Citoyen :

    Bonjour

    Une réaction à votre article sur les combats à l’est d’Ukraine (pour l’aéroport de Donetsk).

    Vous avez repris les images tournées par une chaine russe et des journalistes russes se trouvant à l’aéroport de Donetsk contrôlé par les rebelles. Vous faites passer les rebelles sur ces vidéos pour des combattants ukrainiens. L’interview du combattant à la 50ème seconde est faussement traduite. Il ne dit à aucun moment que les rebelles contre-attaquent (lui-même est un commandant rebelle) Sur la banderole, vous dites que c est un commandant du bataillon Sparta faisant partie de l’armée ukrainienne, alors que c’est un bataillon faisant partie de l’armée rebelle.

    Comment expliquez-vous tout ça ?

    ——

    RTBF Info :

    Bonjour, voici la réponse de R., le journaliste auteur du reportage TV :

    « C’est comme cela que ce militaire est présenté dans le dopesheet reçu par les agences de presse qui nous ont fourni les images. Et j’ai précisément vérifié en « googlant » le bataillon Sparta et ai eu confirmation que ce monsieur est le commandant du bataillon de l’armée ukrainienne. »

    Bien à vous,

    ——

    Citoyen :

    Vous êtes responsable de l’information que vous publiez. À vous de vérifier ce que vous recevez. En googlant « bataillon sparta ukraine » je ne trouve aucun lien indiquant qu’il fait partie de l’armée ukrainienne. Bien au contraire, tout m’indique son appartenance aux armées rebelles de Novorossia (est d’Ukraine) Si vous parvenez quand même à trouver un lien indiquant le contraire, pourriez-vous me l’envoyer ? Bien à vous.

    ——

    RTBF Info :

    L’homme est présenté tel que sous-titré dans ce document fourni par les agences de presse qui nous ont livré les images. J’ai par ailleurs vérifié l’identité du Commandant sur internet et trouvé confirmation de ce qui est dit dans le sujet. Toutes les agences confirment aussi que la seule zone encore contrôlée par les forces ukrainiennes dans cette région du Donbass est l’aéroport de Donetsk et que ce sont bien les rebelles pro-russes qui ont lancé une offensive massive ces derniers jours pour les en déloger. Nous ne vérifions pas systématiquement toutes les infos fournies par les agences de presse, sans quoi nous vous informerions avec de longues heures de retard. De surcroît, nous avons pour habitude de faire confiance à ces agences avec qui nous collaborons depuis longtemps. Bien à vous.

    ——

    Citoyen :

    Dans ce cas je vous invite à voir les vidéos que vous utilisez en version plus longue et plus complète, tournée par des journalistes russes se trouvant sur place parmi les rebelles :

    Le russe étant ma langue maternelle, je comprends tout ce qui est dit par les combattants interviewés dans ces vidéos. Ils ne cessent de répéter qu’ils sont rebelles, qu’ils ont pris le contrôle de l’aéroport, et que les armées ukrainiennes lancent des contre-attaques pour essayer de reprendre ces territoires.

    Dans quel but vos agences de presse ont déformé ces informations de cette manière ?

    Qui fournit ces informations à vos agences de presse ?

    Combien d’autres journaux se servent chez vos agences de presse ?

    D’ailleurs, les drapeaux flottant sur les bâtiments de l’aéroport dans votre vidéo sont ceux des rebelles…

    Pourriez-vous m’envoyez vos liens confirmant vos informations ?

    Est-ce qu’il vaut mieux publier des information mensongères avant tous les autres journaux (qui se servent dans les mêmes sources) , ou publier des informations vérifiées avec quelques heures de retard ?

    Pour vous aider dans vos recherches : http://en.wikipedia.org/wiki/Arseny

    Bien à vous

    ——

    RTBF Info :

    Voici le dope-sheet : (1)

    UA Donetsk airport 18:01-18:05 18 Jan 2015 EVN Item Id : 2015_3002903 Date Shot : 2015-01-18 Old Item Id : 770675 Location : Donetsk Province : Country : UKRAINE Language : Category : Region : Europe Source : RURTR -- Rossijskoe Teleradio All-Russian State TV and Radi Restrictions Access only for EUROVISION Members and EVN / EVS Sub-Licensees. Coverage cannot be used by a national competitor of the contributing broadcaster on the national territory. Dopesheet Donetsk airport situationer Kiev has used truce in Donbass to realign its forces and considerably build up heavy weapons, head of the self-proclaimed Donetsk People’s Republic /DPR/ Alexander Zakharchenko said. “At the moment, living quarters of Donetsk and Luhansk are being heavily shelled from large-calibre Grad and Uragan missile systems,” he said. “Kiev is seeking to avenge for the major defeat from Donbass self-defence forces last year.” “Kiev has always ignored numerous proposals to pull out heavy weapons from the disengagement line,” the DPR leader stressed. “It is just another Kiev’s attempt to unleash a war.” Earlier on Sunday, an adviser to the Ukrainian president, Yuri Biryukov, said the Ukrainian military had been ordered to open heavy fire at the positions of militias in the zone of the force operation in southeastern Ukraine.

    Later, the DPR confirmed that the city of Donetsk had been shelled from all types of weapons by the Ukrainian troops. The charred and splintered remains of buildings stand abandoned and destroyed. The shots of Donetsk Airport in eastern Ukraine shows the devastation caused in the ongoing conflict that grips the country.

    The footage shows how the airport has been reduced to rubble after being destroyed by bitter fighting between Ukrainian government forces and self-proclaimed ’self-defense forces’. The opposing sides have been battling to capture the site since early September.

    The airport has been closed since early last year afterself-proclaimed ’self-defense forces’ took control of the site. Shotlist Batallion Sparta commander, « Ukrainina army , « Since yesterday the opponent has started counter-attack. It is a second phase after we took over the new terminal . 15 units of armoured vehicles got on the territory of the airport. 10 of them were destroyed. » Alexander Zakharchenko, head of the self-proclaimed Donetsk People’s Republic /DPR/ Alexander Zakharchenko, Kiev has used truce in Donbass to realign its forces and considerably build up heavy weapons, head of the self-proclaimed Donetsk People’s Republic /DPR/ Alexander Zakharchenko said. “At the moment, living quarters of Donetsk and Luhansk are being heavily shelled from large-calibre Grad and Uragan missile systems. Kiev is seeking to avenge for the major defeat from Donbass self-defence forces last year.” Kiev has always ignored numerous proposals to pull out heavy weapons from the disengagement line,” the DPR leader stressed. It is just another Kiev’s attempt to unleash a war » fighting on the approaches to the airport tanks near the bridge destroyed building of air controlling view from the window -- smoke rising, fighting doing on on the approaches to the airport self-defense serivemen running to the airport RURTR exclusive coverage of the destroyed airport (shot on 18/01/15) ruined airport Valentin Matuzenko, assistant to the Donetsk republic head, « There was a command from our republic to stop fighting, offer Ukrainian army a green corridor to leave the airport » a serviceman demonstrating a shell, « The bullet was to get into my leg, but only touched it,and hit the gun » more of ruined airport aerial shots of the airport flags on the Donetsk airport building destroyed airport

    ——

    Citoyen :

    Dans ce dope-sheet, à aucun moment on ne dit que ce sont les forces ukrainiennes qui ont pris le contrôle de l’aéroport. La seule phrase qui pourrait sous-entendre un contrôle de l’aéroport est la suivante : « The airport has been closed since early last year afterself-proclaimed ’self-defense forces’ took control of the site », mais de nouveau, elle dit que c’est les rebelles qui ont le contrôle.

    Durant tout le dope-sheet, on ne parle que des rebelles interviewés, alors que dans votre article on les fait passer pour des soldats ukrainiens. Pour coller à cette image, la phrase suivante a été faussement traduite « Since yesterday the OPPONENT has started counter-attack » (traduit en « depuis hier les REBELLES ont lancé une contre-attaque »).

    Dans le dope-sheet, dans la phrase suivante : Batallion Sparta commander, « Ukrainina army, « Since yesterday the opponent has started counter-attack. “Ukrainina army” fait, peut-être plutôt, reference à ces “opponent”.

    Dans tous les cas, comme vous avez sûrement dû vous rendre compte, le bataillon Sparta fait partie de l’armée de Novorossia et non de l’armée ukrainienne. Pour votre information, le bataillon Sparta est le noyau dur de l’armée de Novorossia, et son commandant Arsenijs Pavlovs, interviewé dans la vidéo, dont les propos ont été faussement traduits, est un combattant très connu.

    Est-ce que votre journaliste qui s’est chargé d’écrire l’article sur ce conflit a une moindre connaissance des différents partis de ce conflit ? Si oui, pourquoi a-t-il déformé à ce point les informations fournies par le dope-sheet ?

    La vidéo originale a été tournée par des journalistes russes se trouvant parmi les combattants de Novorossia

    ——

    Conclusion

    À part publier sans vérifier tous les propos du gouvernement de Kiev, nos médias passent complètement sous silence les propos des représentants de l’est d’Ukraine. Voici ce que disait Aleksandr Zakhartchenko, le premier ministre de la République populaire de Donetsk, après la prise de l’aéroport de Donetsk :

    « Kiev a utilisé la trêve avec le Donbass pour réaligner ses forces et accumuler considérablement ses armes lourdes […] En ce moment, les quartiers d’habitation de Donetsk et de Louhansk sont lourdement bombardés par des systèmes de missiles de gros calibre Grad et Uragan […] Kiev cherche à venger sa défaite majeure causée par les forces d’auto-défense du Donbass l’année dernière […] Kiev a toujours ignoré de nombreuses propositions d’éloigner les armes lourdes de la ligne de désengagement »

    Durant une semaine après la perte de l’aéroport, le gouvernement de Kiev continuait d’affirmer que celui-ci était toujours sous son contrôle. Ces informations furent reprises par les médias occidentaux sans aucune vérification (1), alors que l’aéroport fut déjà sous contrôle de l’armée de Donbass. Quand le mensonge fut impossible à dissimuler, à cause des reportages tournés par les journalistes russes se trouvant sur place, Kiev avoua enfin sa perte de l’aéroport, aussitôt suivi par nos médias.

    Source : Investig’Action

  16. Liberté pour chacun, égalité pour tous, et fraternité des peuples.

    • Claude Saint-Jarre

      Très joli vidéo. Si 80% des ressources sont utilisées par 20% de la population, cela n’est pas une fatalité cependant, grâce aux travaux de feu Buckminster Fuller qui a le premier vu qu’avec la synergie et l' » éphéméralisation » on peut faire tellement plus avec moins d’énergie et de matériaux que nous sommes capables d’atteindre un niveau de vie de qualité pour tout le monde, écologiquement et pacifiquement. C’est dans le  » Manuel d’instruction pour le vaisseau spatial terre ( 1970) et ici, en anglais seulement, malheureusement:
      2015 Fuller Challenge Cycle Dates Announced!
      February 5, 2015, New York City -- The Buckminster Fuller Institute announces the dates of the 2015 Fuller Challenge. Each year, BFI awards a $100,000 prize to support the development and implementation of an integrated design solution to solve humanity’s most pressing problems. BFI invites the world’s scientists, designers, architects, engineers, planners, artists, students and entrepreneurs to enter their strategies that simultaneously solve for the systemic context underlying the problem while dynamically transforming current conditions.

      Schedule for the 2015 Cycle
      February: Currently Sourcing Nominations
      March 31, 2015: 5pm EST Deadline for Submissions
      May—August: Review, Evaluation
      September: Semi-Finalists Announced
      October: Finalists Announced
      November: Winner Announced and Conferring Ceremony in New York City

      Resources to Support Comprehensive Design Scientists

      The Buckminster Fuller Challenge will award a grand prize of $100,000 to one winning entrant. Finalists and Semi-Finalists will be invited into BFI’s growing Catalyst Program, offering a dynamic infrastructure of support to accelerate the implementation of their initiatives. The Catalyst Program will build on the rich opportunities and benefits BFI delivered through our sponsor and partner networks in 2014, including additional funding, pro-bono legal and donor services, fast-tracked access to incubation and mentorship programs, and significant public coverage through press and live presentations at conferences and events across the country. For stories from previous applicants, click here.

      The Inspiration
      Buckminster Fuller led a prolific life of research, invention and social engagement, a practice he called comprehensive anticipatory design science. He established a set of rigorous design principles and ecological aesthetics. Fuller’s intention was to design new systems in which all of humanity could live lives characterized by freedom, comfort and dignity without negatively impacting the earth’s ecosystems or regenerative ability. He emphasized that the technology and knowhow exist to successfully surmount global challenges and advocated the creation of strategies that “do more with less” by increasing the overall performance of the resources invested in a system.

      “Since our first prize was awarded in 2008 we have celebrated winners whose solutions range from ecological restoration in the coal country of Appalachia, the re-design of urban mobility, reversing desertification in Africa, repairing coastal marine environments, rethinking building performance, innovation in biomaterial packaging, and urban storm surge mitigation integrating ecological engineering and community resilience strategies” said Elizabeth Thompson, Executive Director of BFI. “It is a remarkable group demonstrating the broad application of Fuller’s fundamental design principles that underpin our entry criteria. We can’t wait to see the entries this year!”

      Deadline for entries is Tuesday, March 31, 2015, at 5pm EST.

      For more information, visit bfi.org/challenge
      To register your intent to apply, email: challenge@bfi.org

  17. Prenez bien le temps d’écouter ou de lire les sous-titres de cette petite vidéo…

    … ou comment (prétendre encore) gagner encore du temps si précieux en « ramassant » dans une seule authentification tous ces codes et clés d’accès que nous demandent à tout moment nos gadgets électroniques et autres joujoux numériques !
    N’oubliez pas que c’est là un média qui vous présente ainsi les choses, toutes édulcorées…

  18. Au bout du bout, je ne vois pas comment un peuple de gens bien
    peut résister au littéral fléau que sont de tels monstres (fabricants et marchands d’armes), sans devenir à leur tour monstrueux (c’est le dilemme du prisonnier qui condamne le monde entier à la stupide et dramatique course aux armements) :


    (le reportage dure 50 min.)

    Quelle que soit l’échelle, de bonnes institutions nous forceraient à discuter et nous permettraient donc de coopérer, au lieu de nous entretuer.

    Les êtres humains n’ont pas compris à temps l’enjeu d’une constitution digne de ce nom ; ils n’ont pas compris assez tôt leur responsabilité personnelle (à démissionner du processus constituant) dans leur impuissance à se protéger des monstres les plus cruels.

    … le blues…

    • Ceci me parait bien secondaire, le problème principal c’est que la BCE est « indépendante » des gouvernements, qu’elle n’a pas de compte à rendre aux citoyens, et qu’elle est notoirement aux ordres de l’oligarchie financière.

      Il est évident que la BCE doit appliquer des politiques dont les grandes lignes doivent être décidées par les citoyens à travers le débat public.

      • Chère Mlle Sandy (ou monsieur ?) : les citoyens se sont déjà exprimés : 55% ont dit non à l’UE, donc il n’est toujours pas question de supporter cette institution mafieuse plus longtemps, et la BCE encore moins.
        Tout comme le peuple français a toujours mal digéré 89 ou le génocide vendéen vous voyez ? çà fait partie des trucs qui passent pas.

  19. Aviez vous noté que le média Quenel+ relaie avec une grande assiduité le travail d’Etienne Chouard?

    http://quenelplus.com/mots-clefs/etienne-chouard

    Autant quand il fricote avec Soral Dieudo me gonfle (entendons nous bien, Soral, tout facho qu’il soit, si quand même, me parait aujourd’hui bien moins fasciste, justement, que le Parti Socialiste et son Mussolini à demi trisomique aka El blancos, pas sympa pour les triso ça d’ailleurs), autant là, j’apprécie…

    Parce que mine de rien Quenel+ a une grosse audience, jugez en vous même: http://www.wstats.ws/www/quenelplus.com

    Certain esprits étroits vont encore décrier un pseudo ‘lien d’extrême droite’ alors qu’il est de plus en plus évident que Dieudo, même s’il a quand même bien dérapé à l’occasion, est un gros anar…

    d’ailleurs quand tu vois a quel point Charlie Hebdo est encensé pour ses caricatures islamophobes je comprends vraiment de moins en moins comment on peut sérieusement reproche à dieudo de faire dans la blague judéophobe… Pourquoi pourrait-on se gausser de telle religion mais pas de telle autre… Ce qu’il fait n’est rien d’autre que du blaspheme.

    • T’as un sens de l’humour certain, Nlescan…

      https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=2PGkv5Xxu8E#t=138

      Il t’a fallu un petit moment… Non, pas mal. Disons 3/4 de tour d’horloge.

      • ? t’as aucune idée de ce que je pense et de ma façon de fonctionner et ce que je dis dans mon post n’a rien d’une nouveauté.

        Tu sais quoi, ignore moi, je ne veux pas te parler, tu ne comprends rien de moi, tu ne respectes pas la controverse, quand je vanne tu prends ça pour du mépris et après tu me sers des diarrhées d’insultes en allant dans des stades de malades à propos de mes morts. Juste dégage. Je ne répondrai plus à tes post, d’accord ou pas, tu m’as pas demandé de te lâcher ? Je le fais ! rends-moi la monnaie, merci.

        • Je t’ai récité du Dieudonné ce matin même…

          … à quoi tu m’as répondu que j’insultais ta défunte tante…

          … après quoi tu nous parles de la finesse de l’humour de Dieudo.

          C’est juste un peu cocasse.

          La (double) référence de ce matin était tirée du sketche « L »antisémite » -- lien ci-dessus.

          Tu décrètes que le sida ceci, et au 2e round tu m’envoies la mémoire de ta tante. Qu’est-ce que tu veux que je te dise… Pas pu m’empêcher de penser à ce sketche.

          Au deuxième degré, donc : si Dieudonné n’est pas antisémite, pourquoi j’insulterais ta tante ? Évidemment qu’il n’est pas antisémite.

          C’est pas ta tante, que j’insulte, oh là… Simplement l’usage facile que tu faisais de sa mémoire : que tu me fasses le coup de l’émotion pour m’interdire à demi-mot de déranger tes certitudes. Paix à son âme, à ta tante, mais tu me la fais pas pour m’interdire d’émettre un avis.

          Ou au moins, t’évite ensuite de me parler de Dieudo le soir même. Faut arrêter… C’est trop demander, un peu de cohérence.

          Ou bien après je suppose que tu joues. A un moment, je préfères savoir si tu ne te crois pas dans un jeu vidéo, que ta morale de façade cybernétique s’applique aussi à ta vie normale : facile de pourrir le débat d’un autre, facile de faire semblant ensuite que tu l’as pas fait. La vie est dure pour tout le monde, et je ne te dois rien si tu te comportes comme ça — et passé un stade, je rigole si je veux et comme je l’entends, moi aussi. Et si ça te va pas : troll, et zut. Trop compliqué ?

          Samuel -- serviteur (paraît que ça voudrait dire « Dieu à exhaussé » en Hébreu)

        • juste une dernière chose: j’ai pas mes enceintes branchées sur mon ordi ces jours ci du coup je dois mater les vidéos sur mon téléphone, excuses de ne pas connaitre par cœur les spectacles de Dieudo et ce n’est pas de ma faute si un de mes oncles a perdu sa femme comme ça, je n’ai pas essayé d’en faire un argument du reste, c’est toi qui m’a réclamé mes « sources » et c’est vrais qu’au milieu de ta flopée d’insultes dans tes post a rallonge ça sonnait pas tellement blague…bref, je suis pas sur de trouver ça mieux mais tu as été compris la dessus, j’espère que tes content, maintenant ignorons nous steuplé.

  20. Syriza cernée
    par Frédéric Lordon :

    http://blog.mondediplo.net/2015-02-06-Syriza-cernee

    On savait que l’expérience Syriza serait une leçon de choses en politique, la mise à nu, toutes technicités juridico-financières envolées, des ressorts fondamentaux de la puissance et de la souveraineté. De ses confiscations dans des institutions aussi. Nous y sommes – et encore plus vite que prévu.

    Comme on pouvait s’y attendre également, le lieu névralgique du rapport de force se trouve à Francfort, à la Banque centrale européenne (BCE). Ce qu’aucun article des traités européens ne permet juridiquement – mettre à la porte un Etat-membre – c’est la BCE, hors de toute procédure, par une opération entièrement discrétionnaire sans aucun contrôle démocratique, qui le peut. Et qui vient d’en donner l’avant-goût, dix jours à peine après l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement malséant, porté par un mouvement populaire ayant le front de réclamer la fin de l’absurde tourment auquel le pays a été soumis par notre chère Europe, un pays en situation de crise humanitaire [1] – au cœur de l’Union européenne (UE) et, plus encore, par l’Union ! –, un pays pour lequel, après quelques autres, il faudrait maintenant songer à formaliser juridiquement l’idée de persécution économique – et nommer les persécuteurs. Là contre, le peuple grec s’est donné un gouvernement légitime, mandaté pour faire cesser cet état de persécution. Un gouvernement souverain.

    Comme on le sait depuis longtemps, depuis le début en fait, à la question de la souveraineté, la réponse européenne est non. Saint Jean-Claude bouche d’or, qui ne loupe pas une occasion, a livré sa vision terminale de la politique : « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » [2]. Et le peuple grec est invité à crever la gueule ouverte, mais démocratiquement, c’est-à-dire d’après les traités.

    Il doit être assez clair maintenant que la leçon de choses a à voir avec deux conceptions radicalement différentes de la démocratie : la démocratie comme asservissement aux traités, contre la démocratie comme souveraineté populaire. Sous la formulation alternative de « passer sous la table ou la renverser », il s’agissait bien de nommer ce point de bifurcation qui verra, selon sa résolution, l’une ou l’autre de ces conceptions l’emporter. On s’y dirige à grande vitesse et, portant au jour la vérité hors-traité des traités, la BCE vient de montrer à tous de quel bois démocratique l’Union se chauffe.

    Le chantage de la BCE, ou la nudité du rapport de force

    Ce que les opérations ordinaires de la politique monétaire ont usuellement pour propriété de voiler apparaît ici en pleine lumière : dans les procédures techniques du refinancement se trouve repliée toute une vision du monde et, comme toujours, c’est en situation de crise qu’elle se révèle pleinement. Couper la ligne du refinancement aux banques grecques n’admet ici aucune justification proprement monétaire. N’était-ce pas d’ailleurs par un geste souverain – car la souveraineté ne disparaît jamais complètement : elle migre – que la BCE avait décidé de détendre ses propres règles et d’admettre en collatéraux les titres de la dette grecque quoique tombés hors de la catégorie investment-grade ? C’est par un geste également souverain, mais inverse, qu’elle vient de revenir discrétionnairement sur cette facilité, manière évidente de faire savoir au gouvernement grec que, précisément, dans les dispositions qui sont les siennes, il n’est plus du tout question de lui faire la vie facile.

    Dans une stratégie soigneusement graduée de la constriction, la BCE fait connaître sa force et ne met pas (encore) le système bancaire grec entièrement à genoux. Il reste à ce dernier une source de refinancement en la procédure exceptionnelle dite ELA (Emergency Liquidity Assistance). Mais d’une part cette procédure est plus coûteuse puisqu’elle fournit de la liquidité à un taux de 1,55 % contre… 0,05 % pour les procédures ordinaires. D’autre part l’ELA, en tant que programme « spécial », fait l’objet d’un strict contingentement en volume, de sorte que, la ligne étant susceptible à tout instant d’être brutalement coupée, le système bancaire grec, et le gouvernement derrière, sont installés dans la plus extrême précarité. Enfin, et peut-être surtout, les opérations ELA sont « déléguées » aux banques centrales nationales, en l’occurrence rejetées sur la Banque centrale de Grèce. La signification de ce mouvement de défausse est parfaitement claire, qui fait d’ailleurs écho aux orientations du QE (Quantitative Easing) récemment annoncé : il s’agit d’une stratégie de cantonnement. Désormais les titres de dette grecque ne finiront plus dans le bilan de la BCE elle-même, mais parqués dans celui de la Banque centrale grecque. L’avertissement est limpide : « n’imaginez pas une seconde que la menace à la sortie nous fera quelque effet, d’ailleurs nous sommes en train de créer les conditions pour que, à défaut de vous soumettre, vous preniez la porte avec vos propres encombrants ».

    Nous savons donc maintenant jusqu’où va l’extrémisme libéral européen. Car Tspiras a beau en avoir considérablement rabattu, et renoncé aux annulations d’une dette pourtant insoutenable, la simple idée, à cadrage macroéconomique invariant, de réallouer la dépense publique d’une manière qui ne satisfasse pas pleinement à la conditionnalité de l’ajustement structurel est en soi une hérésie inadmissible. Certes le programme minimal d’urgence humanitaire (réaugmenter le salaire minimum et les plus basses pensions, réembaucher quelques milliers de fonctionnaires) ne pouvait se faire par simple réallocation au sein d’une enveloppe de dépense rigoureusement invariante. Certes encore, le surplus de prélèvement fiscal que Syriza a concédé devoir mettre en face est laissé à l’aléa de la capacité d’une administration fiscale extrêmement défaillante – s’il y a une seule « réforme structurelle » à conduire urgemment, c’est bien de ce côté qu’elle se trouve, tout le monde en convient, les Grecs au tout premier chef, il se pourrait même que Syriza, moins compromis que tous les autres partis dans le marécage clientéliste, soit le plus à même de la porter. Certes donc, le programme minimal appelle sans doute une extension du déficit ex ante.

    Il n’est même pas certain que ce dernier se confirme en déficit ex post, bien au contraire. Avec un talent confirmé d’étrangleur, c’est l’UE et ses restrictions aveugles qui ont précipité la Grèce dans une dépression dont on ne trouve plus d’équivalent qu’en celle des Etats-Unis dans les années 1930. Si bien que ce que, par paresse intellectuelle, on nomme « la dette grecque » n’est en fait pas la dette des Grecs : l’explosion des déficits et l’effondrement de la croissance à partir de 2010 sont moins le produit de l’incurie grecque que d’un assassinat de politique économique administré par l’Union en guise de « sauvetage ». De sorte que lorsque les Etats-membres prêtent pour tenir la Grèce à flot, c’est en bonne partie pour écoper le naufrage qu’ils ont eux-mêmes causé. On pourrait dire par court-circuit qu’au travers de la Grèce, l’UE prête pour l’UE ! Splendide opération qui aurait toute sa place dans un théâtre de l’absurde – si l’on excepte les investisseurs dont certains, en dépit de la restructuration, auront bien profité au passage.

    En tout cas la redistribution de pouvoir d’achat en direction de ceux dont on est bien certain qu’ils le dépenseront intégralement est la plus rationnelle des politiques économiques – mais d’une rationalité qui a depuis belle lurette déserté les esprits européens. C’est en vue du financement intermédiaire d’un déficit temporaire qui avait de bonnes chances de s’auto-couvrir que le gouvernement grec s’était tourné vers la BCE. Nous connaissons maintenant la réponse et nous savons quel degré d’aide les institutions européennes sont disposées à apporter au peuple grec, dont le tableau des misères devrait leur faire honte : nul.

    Syriza abandonnée de tous

    Ce sont des salauds. Et ils sont partout. Reuters a rendu publique la teneur d’un rapport allemand préparé en vue de la réunion des ministres des finances du 5 février [3] : c’est non sur toute la ligne. Non et rien, les deux mots de la démocratie-européenne-selon-les-traités. Croit-on que l’Allemagne soit seule en cause dans cette ligne de fer ? Nullement – ils sont partout. Ni l’Espagne, ni l’Irlande, ni – honte suprême – la France « socialiste » ne viendront en aide à Syriza. Et pour une raison très simple : aucun d’entre eux n’a le moindre intérêt à ce qu’une expérience alternative puisse seulement se tenir : dame ! c’est qu’elle pourrait réussir ! Et de quoi alors auraient l’air tous ces messieurs d’avoir imposé en pure perte à leurs populations un traitement destructeur ? De ce qu’ils sont. Des imbéciles, en plus d’être des salauds.

    On n’aimerait pas être à la place de Tspiras et de ses ministres : seuls et abandonnés de tous. Mais l’Union européenne se rend-elle bien compte de ce qu’elle est en train de faire ? Il y avait de sérieuses raisons de penser qu’une combinaison minimale de dureté en coulisse et d’amabilité en façade permettrait un faux compromis qui aurait vu de facto Syriza plier sur toute la ligne ou presque – à quelques concessions-babioles dûment montées en épingle. Entre le désir de rester dans l’eurozone, les effets inertiels du recentrage de campagne, le découplage des institutions politiques qui protège un moment les gouvernants, il était probable que Tspiras aurait choisi un mauvais compromis qui gagne du temps et, laisse l’espoir (qui fait vivre) d’une possible amélioration future.

    Mais il y a des degrés dans l’offense auquel, sauf à abdiquer toute dignité, un chef d’Etat peut difficilement consentir. Et tout se passe comme si l’UE était en train de pousser elle-même la Grèce vers la sortie. En s’en lavant les mains naturellement. Mais en ne laissant guère plus d’autre choix au gouvernement grec – passer sous la table ou la renverser, on n’en sort pas… C’est-à-dire, quand les conditions minimales d’estime de soi ne sont plus réunies pour passer dessous, renverser – comme on sait, la position défendue ici de longue date tient que cette Europe n’est pas amendable et que « renverser » est la seule solution offerte à un affranchissement d’avec la camisole libérale.

    Si jamais on en venait à ce point critique, les événements connaitraient un de ces emballements qui font l’histoire. Car tout devrait aller très vite : séparation immédiate de la Banque centrale grecque du Système européen des banques centrales (SEBC), répudiation complète de la dette, instauration d’un contrôle des capitaux, nationalisation-réquisition des banques. Dans une interview à laquelle on n’a probablement pas assez prêté attention, Yanis Varoufakis lâche une phrase qui vaut son pesant de signification : « nous sommes prêts à mener une vie austère, ce qui est différent de l’austérité » [4]. Et en effet c’est très différent, radicalement différent même. Entre la vie austère et l’austérité, il y a l’abîme qui sépare une forme de vie pleinement assumée et la soumission à une tyrannie technique. Car il est certain que la sortie de l’euro n’aurait rien d’un dîner de gala. Mais c’est faire de la politique, et au plus haut sens du terme, que de prendre à témoin le peuple et de lui mettre en mains les termes de son choix : nous pourrions bien, en effet, être plus pauvres un moment mais, d’abord, sous une tout autre répartition de l’effort, et surtout en donnant à cette « vie austère » la signification hautement politique d’une restauration de la souveraineté, peut-être même d’un profond changement de modèle socioéconomique.

    De nouveau la politique

    En tout cas pour la première fois depuis très longtemps, il y a à la tête d’un pays européen des gens qui savent ce que c’est vraiment que la politique – une histoire de force, de désirs et de passions –, soit l’exact contraire des comptables-eunuques qui gouvernent partout ailleurs, à l’image du têtard à binocles dont la couverture de L’Obs, qu’on créditerait ici volontiers d’un second degré inhabituellement fielleux, révèle qu’il est l’une des têtes pensantes de François Hollande.

    [Incidemment, pour savoir à quoi ressemblent de vrais hommes politiques, c’est-à-dire des gens qui ont touché l’essence de la politique, une essence violente et forte, il faut regarder la tête des anciens directeurs du Shin Beth, le service secret israélien, interviewés dans le formidable documentaire Gate keepers, et qui, quoi qu’on pense par ailleurs de leur action [5], ont eu à agir en l’un des lieux de la planète où l’essence tragique du politique se donne à voir sous sa forme la plus haute. Et puis après admirer une photo de Michel Sapin. Ou le sourire d’Emmanuel Macron.]

    Il n’est pas inopportun de faire pareil rappel, car ce tragique-là plane aussi sur la Grèce, qui doit compter avec ses salauds de l’intérieur. Dans un article qui éclaire un aspect oublié de la situation grecque, Thierry Vincent [6] ne fait pas que remettre en mémoire le passé somme toute pas si lointain des colonels, mais la réalité très présente d’un appareil d’État gangrené pas seulement par la corruption ordinaire mais aussi par des forces sombres, substructure étatique constituée, comme toujours, autour des appareils de force, police, justice, armée, dont les connivences avec les néo-nazis d’Aube Dorée sont maintenant patentées, et où macèrent potentiellement les pires tendances factieuses. L’obsession économique finirait presque par faire oublier que le risque dominant auquel se trouve confrontée l’expérience Syriza est probablement politique, et tient moins à un rééchelonnement de dette mal fagoté qu’à ce que Thierry Vincent nomme les « coups tordus », et qu’il faudrait peut-être nommer « coup » sans autre qualificatif. Car voyons, dans les termes de notre alternative : passer sous la table, par quoi on entend ne rien obtenir de significatif, c’est épuiser l’idée même d’alternative progressiste en Grèce, et dégager la piste à la seule alternative restante – la pire. Mais renverser la table, c’est possiblement, par enchaînements successifs, entrer en confrontation directe avec le capital, et l’on sait de quelle manière les « démocraties » ont historiquement accoutumé de traiter ce genre de désaccord…

    La preuve par Syriza ?

    À la remorque de la psychorigidité allemande, l’Europe des ahuris, les Juncker, Moscovici, Sapin, etc., radicalement ignorants de ce qu’est vraiment la politique, jouent en toute inconscience avec le malheur des peuples, sans le moindre égard pour les forces obscures qui commencent à tournoyer au-dessus d’eux. Il faut dire qu’en matière d’ahuris, ils se sont trouvé de fameux intellectuels organiques, à l’image de Bernard Guetta, par exemple, qui entame sur le tard une improbable carrière de situationniste – mais à l’envers. Guy Debord tenait que, dans la société du spectacle, « le vrai est un moment du faux ». Chez Guetta, c’est le faux qui est un moment du vrai. Il suffit en effet de reprendre sa chronique « La preuve par Syriza » [7] et d’en inverser méthodiquement tous les termes pour avoir une représentation d’assez bonne qualité de l’état de l’UE et des gauches européennes – là où la lecture littérale livre une fantasmagorie sous produits à courir tout nu dans les prés. Car nous sommes le 27 janvier, et Guetta voit l’aube européenne se lever dans l’arrivée simultanée de Syriza et du Quantitative Easing…

    Or il faut avoir bonne vue, ou bien l’aide de quelques sérotoninergiques, pour voir « s’annoncer de nouvelles politiques économiques européennes » au motif que la BCE, au terme de luttes intestines longtemps indécises, cinq ans après toutes les grandes banques centrales du monde, et ayant dû attendre une situation de désinflation patentée pour être juridiquement fondée à agir, a enfin lancé son programme à elle de Quantitative Easing. Dont on sait déjà qu’il ne produira pas grand effet.

    Et l’aide de substances plus brutales encore est requise pour nous appeler à réaliser que « non, l’unité européenne n’est pas en elle-même un projet libéral ». « Ce n’est qu’un début », s’exclame le défoncé, « mais que la séquence est belle ». Quand les infirmiers auront achevé de l’embarquer, on ne retiendra que le titre de l’article manifestement écrit dans des conditions à faire peur à un cycliste, mais qui dit contre toute attente une chose très vraie : le caractère probatoire de l’expérience Syriza. En effet, il va bien y avoir une « preuve par Syriza ». Mais la preuve de quoi ?

    Frédéric Lordon.
    _____
    Notes

    [1] Voir Sanjay Basu et David Stuckler, « Quand l’austérité tue », Le Monde Diplomatique, octobre 2014.

    [2] Jean-Claude Juncker, entretien, Le Figaro, 29 janvier 2015.

    [3] « ECB cancels soft treatment of Greek debt in warning to Athens », Reuters, 4 février 2015.

    [4] « Nous sommes prêtes à mener une vie austère », Le Monde, 25 janvier 2015.

    [5] En l’occurrence, tous ceux qui ont vu le documentaire savent que ces anciens responsables des services secrets livrent une mise en accusation accablante de la politique des gouvernements israéliens depuis des décennies.

    [6] Thierry Vincent, « Un espoir modéré, la crainte des coups tordus », Le Monde Diplomatique, février 2015.

    [7] Bernard Guetta, « La preuve par Syriza », Libération, 27 janvier 2015.

    Source : http://blog.mondediplo.net/2015-02-06-Syriza-cernee

    • Etienne, sortir de l’euro est une décision politique qui ne peut pas être prises par les autres gouvernements à la place du gouvernement grec et ce n’est pas envisageable dans une situation d’urgence, cela demanderait une organisation générale du pays sur plusieurs mois / années, qui n’a rien de compatible avec l’urgence de leur situation.

      D’abord, les mesures listées par Frédéric Lordon peuvent très bien être prises sans sortir de l’Euro, même si cela veut dire désobéir aux traités européens.

      Ensuite ces mesures permettent d’établir des protections et de déjouer les mesures de rétention permises voir même encouragées par les gouvernements de l’UE afin d’obliger leur pays à appliquer les politiques d’austérité, rétablir une monnaie nationale, dans ces conditions, cela serait réarmer un autre moyen de rétention, celui de la spéculation sur leur monnaie, ce qui peut être beaucoup plus néfaste.

      Au contraire rester dans la zone euro et désobéir leur permet, dumoins pour un temps, de se protéger complétement. Mais surtout, cela serait comme en 2005, et comme ils le font déjà aujourd’hui, à réouvrir la question de l’orientation de l’UE, car leur combat dépasse leurs frontières, c’est aussi le nôtre et ils le savent très bien, ils partagent ce sentiment collectif et cette solidarité.

      J’en veux à Frédéric Lordon parce qu’il fait le choix du pire et encourage le renoncement à se battre, hors ce n’est pas dans notre culture, au contraire.

  21. Après l’ultimatum de la BCE, voici maintenant l’ultimatum de l’Eurogroupe.

    Vendredi 6 février 2015 :

    La Bourse de New York a perdu près de 0,5% vendredi, plongeant dans le rouge en fin de séance après que Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a dit que la Grèce avait jusqu’au 16 février pour demander un prolongement de son programme d’aide, faute de quoi le pays risquait d’être privé de soutien financier.

    http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20150206.REU9325/lead-1-wall-street-finit-en-legere-baisse-avec-la-grece.html

    En clair :

    Lundi 16 février, si la Grèce ne demande pas officiellement un prolongement de son programme d’aide, la Grèce n’aura plus aucun soutien financier de la zone euro.

    Et si la Grèce ne reçoit plus aucun soutien financier de la zone euro, elle sera obligée d’en sortir.

    • Vous reproduisez le discours dominant . . . qui distille la peur et oppose un peuple aux autres peuples !
      Rien n’oblige la Grèce à sortir de l’UE , elle l’a dit et pour l’instant elle fait ce qu’elle a dit qu’elle ferait . . .

      • suite . . .
        Rien dans les traités ne le prévoie. Sans soutien de la zone euro, la Grèce est en défaut de paiement. C’est-à-dire qu’elle annonce ne plus pouvoir payer sa dette et que la troïka s’assoie sur les 325 milliards prêtés. Mais la Grèce peut rester dans la zone euro si c’est ce qu’elle souhaite (et c’est ce qu’elle a dit qu’elle ferait).
        Les commentateurs oublient toujours que la Grèce est actuellement en excédent budgétaire primaire : si elle ne paie plus de remboursement, ni d’intérêt, elle n’a besoin de personne pour boucler son budget.

        • Merci pour la « contre-info » (fichtre)… Sauf qu’elle entretient le discours dominant bien plus qu’elle ne le casse.

          Pinaillage technique typique de cette fausse opposition du Front de gauche ou de son pendant Syriza. L’égaré 110 nous annonçait des miracles il y a encore une semaine ; le problème est que ce genre de forcené ne reconnaîtra jamais qu’il a déchanté. 110-Gaita, simple différence de degré.

          Donc ça voudrait dire que la Grèce peut tenir quelques temps encore dans la zone euro… La belle affaire.

          Même d’un bête point de vue technique à courte vue : pour investir et, d’abord, sortir de la misère, puis du chômage, il faut de nouveau emprunter. Donc sortir de l’euro. Élémentaire.

          Mais ça reste de la branlette — qui n’en finit plus de devenir révoltante quand elle se fait en contemplant un pays qui s’effondre, son industrie, sa dignité, et bientôt sa population et son histoire.

          L’euro était condamné d’avance : pas d’État européen, pas de mécanisme automatique, au besoin massif, systématique et durable de transferts ; pas de tel mécanisme, pas de monnaie unique qui tienne. Point barre. Aucune technique économique n’y peut rien. Dès lors que les dirigeants nationaux décident eux-mêmes s’ils transfèrent et combien, c’est mort. Faut-il être énarque pour comprendre ça ?

          Mais avant de tuer les gens, la dépendance à l’euro les rends complètement idiots… Voyez, au hasard, les énormités qu’un J. Généreux, un type pourtant si intelligent, est capable d’aligner quand il s’agit d’inventer des 4eme et des nièmes voies pour sauver un système mort-né.

          Ainsi le « pôle public bancaire », i.e. le recours au 123-2 pour multiplier les pains. Manque de bol, un secteur bancaire ne multiplie les pains qu’en proportion des épargnes qu’il attire ; or tous les intéressés sont structurellement emprunteurs… Au lieu de te le dire, il finit son chapitre en te rappelant que, toi, le petit gauchiste tu peux filer tes pièces jaunes pour aider à multiplier la base de ladite multiplication…

          Comme c’est n’imp, on ajoute une réquisition temporaire de la BF pour une monétisation en loucedé en euros. Mais c’est pas comme chez Sapir (ou Nikonoff)… : c’est justement pour rester dans l’euro et le sauver !!… Passons sur les aspects technico-juridiques, juste un peu moins délirants, de cette opération…

          … laissée évidemment à la discrétion du gouvernement. Mais ça veut dé-présidentialiser voire même « démocratiser » : lol, rarement vu un manifeste oligarchique réactionnaire aussi déboutonné que le fameux texte d’un certain « community-manager » parachuté direct à la tête de l’auberge espagnole dite m6r — Sénéchal nous voilà.

          Ainsi, une BCE soumise au « PE » (pouah) et au Conseil européen… : lol, même la constitution de la Ve ne donne pas de pouvoirs monétaires au Président… (pour une sortie du présidentialisme, fallait le faire).

          Ainsi un contrôle des capitaux au niveau national… Génial, dans le marché commun, suffira de passer par n’importe quel autre pays de la zone euro pour aller et revenir vers les paradis fiscaux.

          Simplement grotesque.

          Quant au paiement de la dette, un défaut massif de la France serait une tout autre paire de manches. Évident que c’est un séisme bancaire quasi-planétaire à la clé, avec nécessaire fort contrôle politique.

          Autrement dit, aucune chance en restant dans l’euro, et même de l’UE. Chantage US-GB-Allemagne-OTAN. Basiquement, le plus gros de la dette, sont des promesses de paiement sur des retraites d’américains moyens, qui sont déjà dans de sales draps. Donc restructuration massive = nécessité d’un transfert de richesses des ultra-riches US vers les pauvres US. On n’est loin de la technique monétaire de base, on est dans la géopolitique dans toute sa splendeur. Mais au lieu de le dire, on veut démontrer que ça marche parce que ça marche avec la Grèce… pendant encore quelques mois. Bandes de fous.

          Non, à la clé, évidemment, c’est :

          -- sortie du FMI -- rupture avec le cadre des changes flottants, donc changements importants en termes d’arrimages ;

          -- donc sortie de l’OTAN ;

          -- récupération immédiate, en particulier d’Alstom énergie et de nos billes aéronautiques et -- déjà -- nucléaire-stratégiques transférés sous contrôle allemand, pour ne citer que ces exemples ;

          -- négociations d’échanges de bons et loyaux services avec la Russie, le Venezuela, la Syrie, l’Iran, entre autres, par exemple (faites vos choix…) — assistance mutuelle bien plus politique (et énergétiques) que financière ;

          -- re-fondation agricole sur une doctrine décente : ni délire technologique concentrateur ni délire décroissantiste, en tous cas certainement pas à court terme (avant que soient opérés une vaste redistribution des revenus, du temps de travail et des terres) ;

          -- refondation industrielle urgente tous-azimuts, avec ré-investissements massifs, notamment : dans l’appareil de production primaire (haut-fourneaux, fonderie, centres d’usinage, etc) et machines outils (d’usage massif comme de haute technologie) ; re-diversification industrielle, tant dans une perspective de retour à l’auto-suffisance au moins partielle à moyen terme (notamment pour l’habillement) ;

          -- donc sortie de l’OMC, ça va sans dire, et négociation ou renégociation de tous les traités d’échange sur la base d’un équilibre de la balance des paiements à moyen terme pour chaque pays, à défaut sur le mode bilatéral.

          -- …

          -- …

          Pas de défaut massif, pas d’effondrement financier contrôlé — i.e. organisation politique de la faillite des banques et des grosses boîtes qu’on nous a volées, pour les racheter pour un franc symbolique ; chantage aux usuriers qui viendront mendier : s’ils veulent récupérer quelques miettes, quelques millions chacun, de quoi « survivre », faudra commencer par rendre compte de tous leurs mouvements de capitaux, donc de tout le pognon évadé pour gruger le fisc (légalement ou pas). Naturellement, c’est le moment de procéder à une réforme fiscale couillue. Sauf que :

          Pas de sortie de l’euro, pas de contrôle des capitaux. Pas de contrôle des capitaux, pas d’impôt décent sur les grandes fortunes et surtout sur les grosses boîtes.

          Pas d’impôt décent, pas de pouvoir d’achat pour ceux qui consomment, pas d’investissement, pas de services publics, pas de boulot, plus de maison, tes gosses à la rue demain.

          Pas d’avenir.

          On va arrêter là, y a trop à dérouler si on détaille ne serait-ce qu’un peu.

          Salut les charlots… La technique monétaire (pour les nuls ou pour les énarques), ça va un moment : ça fait pas une politique.

          Allez les eurotarés, continuez donc de nous foutre dans la merde, on n’y est pas assez.

          Et bon courage aux autres. On est pas aidés.

        • Ta présence et ta réflexion sont un des gages de la qualité et de l’exigence de ce blog, SAM, merci pour ce petit rappel et ce petit résumé ^^
          (Sur un autre compte, ici, le EFFAB, ÉTIENNE)
          Chaleureusement

        • Que Cheer Pass -- mon ennemi c’est la finance rende visite à Wall Street avant son intronisation n’aura guère surpris que les encartés de chez Santerre.

          La surprise, ce sera plutôt quand on découvrira qu’il y est allé pour s’entendre dire : niquez les Allemands, on vous couvre ; ça y est, on les lâche.

          Eh, c’est sans doute justement quand on ramasse le plus qu’on a le plus tendance à l’oublier : pour l’empire, l’Allemagne est un putsching-ball comme tout le monde. Juste avec son rôle assigné à elle, qui a la fâcheuse tendance à alterner entre jouer les bouledogues de rang triple A et se faire défoncer la gueule au coup de sifflet, et puis c’est reparti pour un tour : on annule la dette, on re-USise, on réarme, re kpo… re-misère (t’irais bosser en Allemagne en ce moment, toi ?) et enfin re défoncage de gueule.

          Tout le XXe siècle (pour le moins) ce fut ça. Iere GM, bien sûr, les gueux allemands la voulait elle aussi. Milieu de la guerre, les sous-marins allemands nous ont tous niqué, y compris les Anglais, on est dans une merde noire ; survient la déclaration Balfour, retournement complet, les US rentrent en guerre, l’Allemagne se fait défoncer. Réparations. 1923, etc. Que je sache, nos ancêtres à nous n’ont connu ni 1923, ni Hitler, sous le joug, ni l’ampleur des bombardements américains de la fin de 2e, ni la honte spectaculaire qui s’en suivit.

          En toute bonne logique, on approche à nouveau de très près le moment ou ils vont se prendre le coup de couteau dans le dos. On les a de nouveau fait écraser les autres et leurs salariés depuis une décennie ; fin de séquence : et maintenant ?

          Allez savoir, puisque c’est dans l’air, quel rôle on leur fera jouer, ces prochaines années, dans l’agression contre la Russie.

          Naturellement, les gueux allemands qui se sont fait piller au tirage, comme tout le monde, c’est eux qui vont payer au grattage. Comme toujours.

          En l’occurence, cette dette du régime nazi à la Grèce, qu’on leur ressort. Il va sans dire que je n’ai rien contre l’annulation du compteur pour la Grèce, et pas que. Mais les plus largués (les 110 et le Nlescan, par exemple qui s’imaginent qu’un tournant miraculeux est entrain de se jouer sur ce coup là ne sont pas les seuls qui me font de la peine (mais chacun apprend à son rythme). Je crains que nous ayons atteint des niveaux de naïveté épouvantables (je ne m’exclue évidemment pas du lot, j’essaie juste comme chacun de me ré-éduquer).

          J’irais même jusqu’à parier 10 francs que, pour le symbole, c’est même à l’Allemagne qu’on fera porter la responsabilité de la mort très prochaine de l’euro. Ce qui sera vrai en façade, ça va sans dire, donc passera comme une lettre à la poste. Je veux dire : que d’une manière ou d’une autre, ils en sortiront les premiers ou, plus probablement, seront les officiels décideurs du débranchement de ce monstre mort-né. L’opération sera bien sûr voilée sous la technique et la propagande. Au point où on en est, on avalera n’importe quelle couleuvre. Et dans un deuxième temps, quelques années après, un verra un nouveau décodage de l’affaire apparaître curieusement dans les médias, mainstream ou pas, démontrant qu’encore une fois c’était la faute à ces salops de boches, irrépressibles guerriers.

          Ca commence à devenir tendu les states, comme terre de résidence secondaire de l’empire. La misère y flambe, ce pays a une tradition bien plus démocratique que le notre, et les attentats virtuels et/ou sous faux drapeau pour dresser le monde, y sont un paquet à les debunker (le 11 septembre a commencé chez eux). Bref, le sentiment national n’a pas atteint les tréfonds qu’il a pu atteindre par ici. Et d’une certaine manière, comme on sait, ça implique que le conglomérat militaro-industriel US, comme on dit, commence à être lui même fâché avec l’empire-dollar-euro. Tôt ou tard, ça va craquer.

          Sauf nouveau retournement stratégique. Entendez : sacrifier un de ses gros alliés et le retourner contre ses autres gros alliés. Ce qu’on appelle une guerre mondiale…

          • PS. Aux forcenés susdits : j’aimerais beaucoup que vous me citiez quelques belles réussites de Die Linke, précédent modèle -- qui a surtout réussi à exclure sa figure n°1 qui était passé dans le camp de la sortie de l’euro -- dont votre grande gueule maçonne vous prédisait des lendemains qui chantent avant d’interdire à ses troupes de parler à notre hôte (au moins un point que j’ai en commun avec lui : 110, casse-toi).

          • PPS : une pensée amicale pour Carla et ses courageux confrères qui m’ont accueilli dans leur dénuement berlinois, il y a quelques années. Courageuse petite berlinoise, Carla est celle qui a traduit le projet « Plan P » de constitution d’une véritable Europe fédérale que nous avions lancé, à Attac-Lyon, quand j’étais un jeune gauchiste. Je ne regrette rien, bien au contraire. Mais l’Europe fédérale est un projet mort dans l’oeuf (purée, on y avait introduit du tirage au sort, du 100%-money, les clauses sur les médias qu’on retrouve dans le plan C, et j’en passe).

          • puis! N’oublions pas que DIE LINKE avait mis candidat pour le job du Bundespräsident (voir président de la République) -- vous ne le devinerez JAMAIS:
            BEATE KLARSFELD! Oui, oui, c’est la mère et l’épouse de Klarsfeld, oui, c’est exactement cela!

          • « ou, plus probablement, seront les officiels décideurs du débranchement de ce monstre mort-né.  »
            N’avez vous pas l’impression que c’est la BCE qui a le pouvoir dans l’UE ?

  22. J’allais justement partager le lien de cet article dans mon commentaire.
    Il est grand temps de s’unir pour sortir de ce piège macabre! Union nationale d’abord mais qui sera certainement vite rejoint par les Grecs et de nombreux autres et qui permettra d’envisager un avenir meilleur. (Le présent ne sera certainement pas simple mais la vision de l’objectif à accomplir devrait satisfaire notre bonheur (qui est selon moi plus une quête qu’un état de fait!!))
    Bref UPR!

    • L’UPR n’a aucune chance de gagner une quelconque élection en France, au mieux il parviendrait a grappiller 0.5% sur les 2% de Dupont Aignant. Voter ne sert quasiment a rien dans ce pays, personnellement je l’en fous complètement d’arbitrer le match UMPSFN, je ne voterai pour aucune de ces merdes… Les gens négatifs et de mauvaise foi crachent sur Syriza alors qu’ils viennent de débarquer mais le moins que l’on puisse dire c’est que ce parti a la tete de ce petit pays dis ce qu’il fait, fait ce qu’il dit et fait chier mou la Troika qui se retrouve acculée a montrer son vrais visage en menaçant puis se retrace dans la foulée bien foireuse parcequ’elle sent que ça pourrait sérieusement partir en couille et pas seulement en grece… Malgré de grosses conneries dites par certains de ses membres le seul parti votable en France reste le FdG, au moins eux veulent une constituante, c’est pas le top c’est certain mais c’est clairement le moins nul des partis avec un minimum d’électeurs potentiels.

    • Moi-même je ne suis pas très chaud à aller voter, moi qui ne l’aie fait que deux fois d’ailleurs dans toute ma vie, mais là n’est pas la question, mais préférer ainsi le FdG à l’UPR ne peut que nous éclairer sur tes vraies intentions ou, si celles-ci sont à ce point louables et sincères, assurément, soit tu n’as pas vraiment saisi tout le fond du problème et cette Cause essentielle, quoi que t’en dise, soit tu es vraiment idiot alors_je me permets ce qualificatif car pour quelqu’un qui intervient très régulièrement et s’autorise de parler sur tout avec tant de convictions et de prosélytisme, il y a effectivement comme un déséquilibre entre tant de prétention/d’assurance affichée et tant d’évidence néanmoins complètement éclipsée. Bref…

      • Je vais arrêter de rigoler avec les trous du cul qui m’insultent sur ce forum, y’a même plus moyen d’exprimer un avis sans se faire insulter par un trisomique. L’UPR est un parti tout naze, l’ex porte serviette de Pasqua a beau dire des trucs vrais sur l’union européenne ça reste un demi fasho qui veut etre calif a la place du calif et oui je préfère largement le FdG surtout sans l’autre ex PS de leader sois disant charismatique franc Masson…Et toi au passage vas bien te faire enculer petite salope qui te permet de m’insulter. Toutes les putes comme Effab ou l’autre blatringue de Sam (ère) qui vont s’adresser a moi avec des insultes se prendront le retour direct a partir de maintenant.

        • … pourquoi pas arrêter d’écrire du tout sur ce forum, nlescan? en fait dans votre cas c’est plutôt du chialage, du bafouage, du sanglotage, du pétage qu’autre chose. Surtout rien d’intéressant ou d’extraordinaire et sur le plan humain: d’une nullité complète.

      • OUF !… Êtes-vous sûr, mon garçon, que ces insultes de ma part, comme vous dites, méritent à ce point ce ton autrement plus direct et ces mots pour le moins des plus grossiers, selon moi ?… je n’en suis pas si sûr_mais cela est certes un point discutable, ou pas.

  23. Serge Halimi (Le Monde diplomatique) se plaint de l’inefficacité quasi totale de la critique des médias depuis 15 ans :

    « À quoi sert la critique des médias ? »
    http://www.acrimed.org/article4566.html

    Je signale simplement à Serge que
    1) en s’en prenant aux seules CONSÉQUENCES (les médias littéralement achetés par les plus riches, de façon à maîtriser l’opinion et à toujours gagner les élections),
    et 2) en refusant obstinément de s’en prendre aux CAUSES, notamment à la qualité du processus constituant qui amène MÉCANIQUEMENT aux anticonstitutions qui permettent précisément ce qu’ils déplorent au lieu de l’interdire,
    3) les copains du Diplo se condamnent eux-mêmes (durablement) à l’inefficacité (comme sur toutes les autres luttes sociales, diverses conséquences de l’impuissance politique populaire fondamentale).

    Dieu rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.

    Tant qu’on adorera le faux « suffrage universel » (désigner des maîtres, au lieu de voter des lois) comme une vache sacrée, on restera les esclaves du « capital ».

    Étienne.

    • ÉTIENNE, y-a-t-il moyen de savoir si ces « copains » du Monde diplomatique ont « accès », ont pu prendre connaissance de vos commentaires, celui-ci en particulier ? Sont-ils (un d’entre eux du moins) déjà intervenus ici ?…

    • pour les 110 fans du faux suffrage universel, il ne peuvent que se réjouir de ses dernières avancées, en suède particulièrement où le chef du gouvernement élu, « Stefan Löfven vient donc de revenir sur sa décision : les élections prévues pour 2015 n’auront pas lieu, et le résultat de celles de 2019 est d’avance neutralisé puisque l’entente des sortants, ou plutôt de ceux qui ne veulent pas sortir, est organisée jusqu’en 2022. La Suède aura donc la « chance » d’être la première démocratie du monde à connaître la composition de son gouvernement avant les élections, et à savoir qu’il restera en place indépendamment de leur résultat. C’est sûr que ça renouvelle le concept de démocratie, tellement même qu’il faudrait trouver un nouveau nom »….

  24. Pour cette raison je pense de plus en plus que plutôt qu’une constituante tirée au sort (ce qui reste un objectif louable) le mieux serait encore de continuer le travail commencer par la constitution du plan C mais en essayant d’avoir un truc qui puisse directement ce caler sur les habitudes des Français, quelque chose qui instaurerait la démocratie directe mais sans trop faire flipper le chaland et qui utiliserait un mixe vote programmatique/TAS et qui ne défoncerait pas forcément tout de suite l’ensemble des administrations du pays (parce que pour faire flipper la chaland y’a pas mieux) et de tenter de faire directement la promotion du texte, soit en créant un nouveau parti soit en en contaminant un existant (plus difficile, a part peut être le parti pirate mais il fait flipper le chaland)..En gros je serais d’accord pour qu’on se mette d’accord sur une solution « clef en main », « applicable demain matin sans tout foutre par terre » et pour passer au plus vite à la promo qui à tenter de passer par les urnes…Parce que au final le droit de voter est le seul vague truc que l’on ait et il n’y a même pas moyen de l’utiliser pour exprimer ce avis vu qu’il n’y a rien de vraiment sérieux a voter. J’en ai marre de voter par dépit.

  25. Cher Étienne,

    contrairement à vous, Serge Halimi vit de sa contestation relative dans un journal financé par des ploutocrates (extrait de l’article suivant : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-monde-diplomatique-en-depot-de-144849) :

    « Pour Serge Halimi « Le Monde diplomatique n’est pas la propriété d’un homme d’affaires ; il ne se plie pas au conformisme idéologique ambiant » [15]. Il dit vrai, son mensuel n’est pas la propriété d’un homme d’affaires… mais de trois : Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse qui sont propriétaires du Monde, le quotidien possédant 51% du mensuel. Il dit sans doute encore vrai lorsqu’il affirme que Le Monde Diplomatique « ne se plie pas au conformisme idéologique ambiant » : il n’y a pas de servilité dans son conformisme, mais une adhésion volontaire qui épouse les préjugés de nos élites sur les sujets sensibles pour l’oligarchie ».

  26. Oshio Heihachiro

    Tiens, parce qu’on a parlé de Plenel ici et que c’est un des seuls à soutenir dans les media un projet proche du notre (en tout cas en apparence) voici une nouvelle illustration de l’honnêteté de monsieur Plenel :http://www.egaliteetreconciliation.fr/Axel-Loustau-accuse-a-tort-de-menaces-de-mort-par-Edwy-Plenel-30941.html

    J’ai du mal avec les gens qui peuvent mentir avec tant d’aisance.

    • et moi donc !… d’autant que ce Plenel a ses entrées dans l’agora publique, contrairement à d’autres ^^ et de girouettages en démagogie…

      Audrey Vernon sur l’élection de François Hollande face a Edwy Plenel et Rosanvallon

  27. Oui, très en apparence alors ou carrément pour donner le change et damer le pion à des Etienne CHOUARD qui ne sont jamais, quasiment, cités ou invités dans les médias… « cité », c’est le moins qu’on puisse dire quand d’autres noms, beaucoup plus polémiques, beaucoup plus « marchands », le sont, eux, cités ! ^^ mais Audray Vernon aurait certainement plus à nous en dire, elle qui a peut-être vu et entendu d’autres choses en coulisse_ou ÉTIENNE lors d’une conférence collective, genre petit café après coup pour poursuivre l’échange et le débat plus avant, cette occasion pour un homme des lumières (Plenel pour ceux qui ne suivraient pas) de sortir de l’ombre un illustre inconnu et partager un peu ces privilèges du savoir et de l’agora publique, étrangement centralisée, etc., etc. Bref… vous m’avez très bien compris : voie sans issue ou coup très foireux.

  28. Salut à tous, je vous raconte une petite histoire réelle qui vient de se passer dans ma région la lorraine.
    Il y a quelques années l’état, la région et le département décident du tracé du TGV EST. Arrive je ne sais par quel moyen l’idée de faire une gare dans un coin perdu nommé VANDIERES sous prétexte (habituel et fallacieux) que cela va créer des emplois etc mais après y avoir déjà consacré quelques millions de nos impôts afin de préparer la future gare du centre du monde, ils décident d’en faire une autre beaucoup plus logiquement a coté de l’aéroport régional.
    Mais l’homme « fort » de la région décide pour une raison encore à découvrir (intérêt politique, corruption etc) de quand même faire la gare du centre du monde en fermant celle bien utile qui est en face de l’aéroport pour la modique somme de 200 millions.
    Puis lui vient l’idée saugrenue (alors qu’il n’y était pas obligé)de faire voter les lorrains sur la construction de la gare, sans doute son égo lui a-t-il commandé cet action? Bref comme en 2005 pour l’europe il jure de respecter l’avis du peuple et manque de bol 58% vote contre.
    Là dessus il nous donne son analyse:
    si l’on veut entreprendre il faut passer outre le NON c’est comme en famille on demande l’avis de ces membres mais on s’en fout (ce n’est qu’un avis).
    Bref, rien n’a changé, ne croyez jamais un politique qui dit qu’il respectera votre opinion.
    Il faudrait le virer sur le champ mais ce n’est qu’un rêve sans doute.

  29. merci SAM pour tes interventions brillamment argumentées!

    J’ai une question pour ceux qui s’y entendent en monnaie…
    « L’euro est officiellement mort le jeudi 22 janvier 2015 »
    Pensez vous que c’est factuel?

    « Mario Draghi vient ni plus ni moins d’annoncer qu’il y aura de moins en moins d’euros dans les prochains mois, même s’il semble qu’il va y en avoir beaucoup plus …/… Mario Draghi a précisé que les banques centrales nationales porteront 80 % des risques liés aux rachats, tandis que la BCE n’en portera que 20 %… »…/… ce qu’elle signifie, à savoir que chaque banque nationale va racheter ses propres obligations d’État et que la BCE en elle-même ne portera que 20 % du risque, c’est-à-dire au mieux 200 milliards sur les plus de 1 000 qui devraient être injectés !!

    En clair, chaque banque centrale nationale vient d’obtenir le droit de battre monnaie pour des montants différents et à sa convenance ou presque. Alors je vous pose la question à 1 000 milliards d’euros :
    Comment peut-on avoir une monnaie unique avec des banques centrales monétisant de façon hétérogène ? »
    ou bien sont-ce nos derniers pas au-dessus du vide?

    on trouve cet article dans plein d’endroit, comme ici
    http://www.lecontrarien.com/leuro-est-officiellement-mort-le-jeudi-21-janvier-2015-23-01-2015-edito

    • Mic El,

      merci.

      quelques tentatives de réponse à ta question. Pour faire peuple (lol), je me résous à commencer par un peu de branlette technique (une fois n’est pas coutume), tout en maintenant que c’est une grosse erreur pédagogique (on va pas trop radoter pour une fois)…

      1) « Factuellement », l’auteur commet un gros abus dans le dernier paragraphe que tu cites. La formule qui pose problème est « à sa convenance ou presque » : tout est dans le « presque » (idem : « monétisant de façon hétérogène« ). Évidemment, si on en était arrivés à un stade où chaque BC nationale allait effectivement pouvoir monétiser à discrétion, la conclusion-titre de son article serait juste.

      a) Un article des traités (oublié le numéro, mais aucun doute sur le fond), article un peu moins connu que le 123, évidemment repris dans les statuts du SEBC, dit quand-même une chose qui n’est pas susceptible de la moindre interprétation idéologico-politico-juridique. Il dit tout simplement que toute création d’euros fiduciaires par les BCN ne peut se faire qu’avec l’accord exprès de la BCE. Il suffit de le rappeler pour conclure que l’interprétation de cet auteur est parfaitement fausse. Sauf, bien sûr, à étudier l’hypothèse d’une violation fragrante des traités. Mais en l’occurence, une violation opérée non pas par les institutions européennes globalement de mèche avec les principaux gouvernements et ce que tu veux derrière (ce qui fut déjà, formellement, beaucoup plus rare que ne le dit la propagande), mais par un État seul, et pas des plus lourds au demeurant.

      b) Pour aller un peu plus loin dans la démonstration technique, il faudrait songer à expliciter quelques points, des choses jamais expliquées simplement parce que c’est à la fois trivial pour l’expert et soi-disant sans utilité pour le profane.

      D’abord, il faut rappeler que la création de monnaie BC se traduit « juridiquement » par une dette de la BC. Savoir envers qui est une toute autre affaire… En réalité, ou plutôt en pratique, bien sûr, cette sorte de dette vis-à-vis du pays n’est jamais épongée : on s’en fout complètement, et d’ailleurs tous les agrégats de masse monétaire, ainsi que les encours de tous les types de crédits augmentent dans le moyen et le long terme. Mais il se trouve aussi que cette question change subtilement quand on passe dans le cadre d’une monnaie unique : la dette d’une BCN donnée se contracte indirectement vis-à-vis de l’ensemble des pays de la zone, et formellement, cela passe en premier lieu par une dette de cette BCN envers la BCE.

      Et de fait, si tu ouvres le bilan d’une banque centrale nationale, tu trouveras une ligne qui correspond à des engagements de cette BCN vis à vis du système euro dans son ensemble, via la BCE -- je n’ai plus le terme exact n tête (voir les bulletins de la BdF -- la dernière fois que j’ai regardé ça, je dois dire que c’était au printemps 2010, mais, soit dit en passant, on avait sur cette ligne un solde pas dégueulasse : créditeur d’une somme de l’ordre de 70 milliards d’euro, de mémoire).

      Autrement dit encore, en particulier : juridiquement, la faillite d’une BCN (hypothèse purement technique, bien sûr, dans un cadre souverain, mais plus réellement dans un cadre de monnaie unique) est assumée par l’ensemble des États de la zone.

      c) Ce qui m’amène à un troisième et dernier rappel technique : le poids des risques pour chaque État concerné, gravé dans les traités comme dans les statuts du SEBC, dépend en gros de la part de PIB de chaque pays. Qu’importe, il est fixé.

      Donc on a logiquement fait grand bruit autour de la décision récente de la BCE de ne passer que 20% des nouvelles émissions sur le pot commun, en disant que les 80% seraient entièrement à la charge du pays intéressé. Sauf que c’est un peu confondre les choses. C’est un peu comme dire que le patient va bientôt crever mais de s’émouvoir du fait que le magasin du coin fait une promo sur les pansements. De toutes manières, évidemment, c’est à ça que ça revient…

      Bref, une fois que tu rappelé ça, tu vois que l’idée d’une monétisation réellement « selon la convenance » d’une BCN est des plus douteuses sur le plan technique et même juridique, et que le seul nœud de possible basculement est purement politique.

      3) Au premier abord, et peut-être plus, on pourrait sans doute me trouver ici en porte-à-faux avec l’analyse de Jacques Sapir, qu’on ne présente plus. Comme c’est une vrai pointure incontournable de l’analyse politique (et économique), raison de plus d’aller lire ça :
      http://russeurope.hypotheses.org/3342
      http://russeurope.hypotheses.org/3370

      4) Simple question de logique, mais ça ne peut pas faire de mal pour dégrossir. Sans aucune taquinerie, on voit au premier coup d’œil que : -- soit la réponse à ta question est triviale et négative : l’euro, de fait, vit encore formellement ; -- soit c’est qu’il faudrait préciser. La question devient alors, je suppose : qu’est-ce qui est supposé être LE vrai, le SEUL et UNIQUE élément « factuel » conduisant mécaniquement à la fin de cette morbide récré ? Mais si par « factuel » on entend : technique, la réponse est évidemment qu’il n’y en a pas. Parce que la technique se règle toujours avec de la technique, et parce que tout bouleversement dans l’usage de moyens est possible sur le papier, à la simple condition que le politique en décide ainsi. La grande question, évidemment, est de savoir ce qu’on peut ou non raisonnablement attendre du politique dans le contexte et au regard des défis institutionnels (et géopolitiques) en présence.

      L’un dans l’autre, la réponse à ta question paraît donc bien être négative, encore une fois, modulo une énorme inconnue purement politique.

      5) Comme on se fait balader d’une manière ou d’une autre avec la technique, à chaque bout du feuilleton, il faut chaque fois revenir au plus important (quitte à se faire un peu « violence » voire à se sentir un peu seul, illusion qui ne concerne que l’instant) : qu’est-ce qui est fondamentalement décisif, dans cette affaire ? Il faut chaque fois en repasser par cette première réponse : sans le moindre doute, c’est que l’euro crèvera tôt ou tard (évidemment, le plus tôt sera le mieux) car de toutes manières une monnaie unique est un système politiquement intenable, qui ne marche donc, à marche forcée, qu’à moyen terme dans le cadre d’un régime de pur pillage. Et surtout, par rappeler quelle est très précisément la raison de cette impossibilité.

      La raison est limpide et implacable : pas d’État européen et, surtout, totalement inimaginable d’en avoir un à moyen terme. A cet égard, on évoque (à juste titre) pas mal d’obstacles mais on n’en pointe jamais certains autres, qui ont pourtant la particularité d’être des acteurs directs, jusqu’à nouvel ordre incontournables, et de ce fait de redoutables obstacles immédiats… En particulier, ce sont les partis eux-mêmes, les mass-médias eux mêmes, pour ne pas parler des lobbies en tous genres et encore moins des cabinets ministériels. Ils est simplement évident, pourvu qu’on y songe, que cette grande machine dans son ensemble est complètement attachée à la structure existante, de sorte qu’à moyen terme, au moins, . Si vous préférez, chaque agent est sous le joug du dilemme du prisonnier… Je ne peux que vous encourager à lire cette analyse sur laquelle je n’ai encore pas eu à revenir, mais qui mériterait justement d’être étoffée dns cette partie d’analyse finale : http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/nous-on-veut-pourquoi-il-faut-118812

      En somme :

      donc à mon avis c’est surtout un grand coup de bluff de plus, purement destiné à la population (et aux aspirants petits porteurs qui veulent jouer aux « marchés financiers » et qu’il s’agit de baiser (dépouiller) en douce par épisodes), pour continuer à donner le change quelques mois en attendant le prochain coup de bluff. Et ceci encore et encore…

      … jusqu’à la seule décision qui comptera vraiment pour siffler la fin de l’euro : celle de l’empire. Or, je l’ai écrit dans l’intervalle, ça se corse, car tout ça est évidemment très lié, au premier degré, au maintien sous perfusion du système dollar, et au-dessous, aux conflits entre les vraies principales puissances.

      En particulier, au conflit sous-jacent, irréductible, entre les intérêts de la nation étasunienne et ceux de l’empire-système dollar-euro qui, jusqu’à nouvel ordre, a plus ou moins son QG dans ce pays (son vrai repère de pirate étant surtout, bien sûr, en Israël, à la City et par là, aux Caïmans, etc).

      Mais comme je le disais dernièrement (hier, il me semble, un peu plus haut dans ce fil, en parlant de « l’Allemagne-putsching ball comme les autres mais avec son rôle assigné à elle »), ce conflit-là peut lui même être retardé, ajournée, calmé par une relance rejetant le conflit sur ses partenaires -- putsching ball, comme par exemple lors des deux guerres mondiales (précédentes) -- de l’économie de guerre, en somme et en toute logique (quoique j’aie quelques théories sur de possibles substituts déjà bien exploités… mais il paraît que le délire du réchauffement climatique, pour ne parler que de lui, ne peut pas faire de mal).

  30. « l’express » a créé une liste des sites soit disant « conspirationnistes » :

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/conspirations-rumeurs-parodies-l-annuaire-des-sites-d-infaux_1646237.html

    Le Ministère de La Vérité et la Police de La Pensée sortent du bois…

  31. Nicole Ferroni : La propriété, c’est pas le vol, c’est pire.

    Excellent…

    « … la propriété, dire que c’est du vol, non : la propriété c’est une bonne idée, parce que c’est à partir du concept de propriété que naît le commerce, c’est-à-dire qu’à partir du moment où une chose elle vous appartient à vous, vous pouvez la vendre, parce que si une chose elle est à vous elle est pas aux autres et si les autres ils la veulent eh bien ils PAIENT ! oui, oui, et s’approprier les choses, moi je trouve que c’est le meilleur moyen de gagner du fric […] »

  32. SwissLeaks
    HSBC : une banque au lourd passé
    et au présent sulfureux

    par Eric Toussaint
    http://cadtm.org/Swiss-leaks-HSBC-une-banque-au

    « La banque HSBC est revenue sur le devant de la scène. Selon les informations publiées par plusieurs organes de presse le 9 février 2015, 180,6 milliards d’euros seraient passés, à Genève, par les comptes HSBC, entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007 (soit en moins de 5 mois !). Mohamed VI roi du Maroc, des vedettes du monde du spectacle, de multiples sociétés privées, auraient confié à HSBC la mission de dissimuler au fisc et à la justice de leur pays une partie de leurs revenus. Dans l’article ci-dessous, nous revenons sur l’histoire passée et récente d’HSBC, une des principales banques privées à l’échelle mondiale. » […]

    Source : CADTM

  33. Tortures dans les prisons US: un ex-agent de la CIA accuse le président
    http://news360x.fr/tortures-dans-les-prisons-us-un-ex-agent-de-la-cia-accuse-le-president/

    « John Kiriakou a passé deux ans en détention pour avoir révélé à la presse des informations sur les tortures dans les prisons US.

    Le président américain a ordonné de torturer les terroristes présumés à Guantanamo avant d’en rejeter la responsabilité sur la CIA, a déclaré à Sputnik un ex-agent de la CIA, John Kiriakou, dans sa première interview exclusive depuis sa sortie de prison.

    « La CIA a torturé les prisonniers, mais ces tortures ont été ordonnées par le président et c’était la politique officielle du gouvernement américain », a indiqué John Kiriakou qui a passé deux ans en prison pour avoir révélé des détails de l’affaire aux journalistes.

    M.Kiriakou, qui a reçu plusieurs récompenses pour son travail au sein de la CIA, a longtemps soutenu le programme gouvernemental de mesures antiterroristes extraordinaires. « On nous a dit que la torture par l’eau était efficace, que ce n’était pas une torture et que nous recueillions des informations précieuses (…). Mais quelques années plus tard j’ai appris que ce n’était pas vrai. On nous a menti à l’agence. La torture par l’eau est terrible. Ce n’était pas bien pour le pays. Ce n’était pas une bonne politique. C’était une erreur dès le départ », a noté l’agent.

    Dès que des informations concernant les tortures ont filtré, l’administration présidentielle a rejeté la responsabilité sur la CIA et ses agents. M.Kiriakou a été le seul agent de la CIA à être condamné dans le cadre de l’affaire des tortures. Il a été accusé d’avoir violé l’Acte sur l’espionnage pour avoir déclaré que les Etats-Unis torturaient les terroristes présumés. Ayant purgé deux ans de prison en Pennsylvanie, ce père de cinq enfants a été assigné à résidence à Arlington, en Virginie.

    Selon lui, le gouvernement américain utilise l’Acte sur l’espionnage « comme un marteau ». Cet acte « n’a pas été conçu pour poursuivre en justice les gens qui parlent avec les journalistes, mais pour juger les gens qui commettent des faits de haute trahison contre les Etats-Unis en vendant des informations secrètes », a précisé M.Kiriakou.

    L’ancien agent de la CIA a en outre fourni des détails sur sa vie en prison où les détenus se voyaient donner des aliments pour animaux et où les lettres ont été systématiquement ouvertes. « J’ai bêtement cru avoir un petit espace d’intimité. Ils ouvraient les lettres que j’envoyais et parfois même les photocopiaient avant de les refermer avec une bande adhésive (…). Je n’en ai jamais été informé par l’administration. Je l’ai appris de mes correspondances », a déclaré M.Kiriakou.

    « Il fallait se faire à l’idée qu’on te traite comme un chien, que tu es un sous-homme, que tu ne mérites pas d’être traité comme un humain (…). Si tu résistes, on peut t’accuser d’insolence et t’envoyer dans une cellule d’isolement. Et cette cellule c’est l’enfer », conclu M.Kiriakou qui juge nécessaire de réformer le système pénitentiaire américain. »

    Source : new360x

  34. Hervé Falciani chez Bourdin :
    « …Juncker, le chef des pirates! »
    Le château de cartes tremble.

    • voici les prochaines nouvelle du front:

      http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2015/02/14/eu-kommissare-machen-karriere-semeta-in-die-ukraine-reding-zu-bertelsmann/

      Ces deux petit lapins ex- commissaires dans l’UE ont trouvé de nouveaux jobs, l’une chez Bertelsmann, l’autre comme contrôleur anti-corruptions auprès du gouvernement ukrainien. (accrochez vos ceintures!!)

      C’est pratique, comme cela, tout le monde en profite de l' »expérience » qu’ils ont pu faire dans la politique! Là ils peuvent servir directement -- plus besoin de tourner autour du pot!

      Et la plus jolie: le contribuable leur paye encore pendant trois ans 65% de leur salaire de commissaire. Cela devait servir de pont , pour qu’ils ne soient pas « obligés » de retrouver un boulot tout de suite. ..

      Dans le cas de nos deux petits chouchous de l’économie, ils seront payé par les deux: par leur nouveau job et par le contribuable pendant trois ans. C’est chouette l’UE -- on fout rien pour le contribuable, mais on touche même si on ne fait officiellement rien!

  35. pour les longues soirées d’hiver et surtout pour le printemps du peuple qui vient un bon film a diffuser:https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=zJQ_ibkD78Q

  36. République Française
    Liberté – égalité – fraternité

    COMMUNE DE PARIS 1871
    APPEL AUX ÉLECTEURS PARISIENS

    CITOYENS,

    Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux.
    Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel. Évitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère.
    Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter.

    CITOYENS,

    Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé trouvé des mandataires qui ne se considéreront jamais comme vos maîtres.

    Hôtel de ville de Paris, le 25 mars 1871.

  37. @Merome

    Tu as dit:

    « Tu prends deux ou trois points de détails qu’on ne peut pas éluder facilement (la possibilité d’une assemblée tirée au sort entièrement composée de mecs de l’UMP, par exemple) et tu brodes autour de ça jusqu’à oublier le point de départ de la discussion. C’est noyer le poisson. »

    Cette objection est facile à traiter grâce à la loi des grands nombres.

    Si par contre l’objection est de dire: je veux pouvoir avoir mon mot a dire sur les opinions des personnes pouvant être tirées au sort il y a des solutions assez réalistes qui mêlent vote préalable et tirage au sort.

    Les listes pour le tas sont constituées en fonction du vote préalable.

    Le tas est effectué à la proportionnelle dans les listes.

    Un tel système conserve toutes les vertus du tas et répond aux objections les plus raisonnablement fondée, d’après moi, des partisans de l’élection.

    L’objet du vote préalable peut être discuté. Le plus évident serait de voter pour des programmes, ça peut être des objectifs voir des paradigmes, quelque chose de ce genre en tout cas… Tout cela évidement d’origine citoyenne.

    • Ce n’est pas si amusant, finalement, j’entends ces rires en plateau alentour… et je me demande même s’il n’entre pas en jeu ici une part de cynisme, telle cette pub pour la Grèce qu’on entend chaque jour sur la radio du service public, France Culture qui joue la pub quasi unique par ce satané clin d’œil, si je puis dire, à l’actualité et au consumérisme bon marché -- écroulement d’un pays et d’une économie, profitez-en, rabais et soldes tous azimut !
      Inconséquence politique et irrespect total !

  38. https://www.youtube.com/watch?v=AluNzxLX0gs

    Sauf erreur, la première trahison du PS c’est 1983 avec la fin de l’indexation des salaires sur l’inflation. A un moment où « lagôche » tenait les guides et disposait de son libre arbitre … La trahison : Il ne s’agit donc pas d’une dérive nouvelle mais d’une constance.

    On sait que chômage et inflation sont des variables contravariantes : En clair, quand l’inflation diminue le chômage augmente et quand l’inflation augmente, le chômage diminue. Cela peut s’expliquer par la logique, mais des études statistiques le démontrent, avec quelques exceptions dans le temps, rares (((courbes de Phillips … on les accuse d’être vieillottes, mais ce qui est juste ne vieillit pas))). Bon. Quel rapport ? Hé bien c’est ce même PS qui nous a fait l’article pour des traités qui soudent au niveau de la BCE la volonté de juguler l’inflation => protection de la monnaie, donc du capital, mais en cachette doping du chômage ;;; Inflation + indexation correspond peu ou prou à un impôt sur la fortune … on râpe les deux.

    On pourrait penser incompétence. Mais non : des énarques avec une armada de conseillers experts, ça ne rate pas un pareil détail.

    Nous n’allons pas insister sur la pub Maastricht et le 104 passé sous silence, ni sur le déni de 2005. La loi Macron n’est pas le point final mais une nouvelle rampe de lancement.

    Je dis donc que la trahison par le PS de ses valeurs fondatrices ne date pas d’hier.

    Gérard que personnellement je trouve admirable dans l’intensité et la ténacité de son discours reste au PS, avec d’autres rares derniers des mohicans, qui espèrent le réformer de l’intérieur. Bel optimisme, mais difficile de cautionner.

    Mais alors penseront certains, changeons d’équipe en 2017.
    Là nous arrivons dans un autre débat qui est celui de la pertinence prétendue du système représentatif et de la toxicité des partis.

    Avec Etienne, nous nous exprimons souvent sur le mensonge « démocratie », mais sur les partis, c’est plus rare.

    Je (re)donne donc encore le lien vers les pensées de Simone au sujet des partis :

    http://etienne.chouard.free.fr/…/Simone_Weil_Note_sur…

    Que pouvons nous faire, nous, individus, nous, citoyens ?

    La première chose est d’expliquer.

    Car si la foule ne sait pas, ou bien elle se soumet, ou bien, si elle déborde, se confie à de faux sauveurs.

    Nous devons être des millions à savoir que le peuple (dit) souverain perd sa souveraineté s’il la délègue, et qu’alors il est toujours trahi.

    Y a du boulot.

    Si la pédagogie aboutit, la suite n’appartient pas aux éveilleurs, car sinon ils seraient des maîtres -> Vient un moment où la foule doit cesser d’être foule pour se transmuter en peuple, et s’assumer en peuple souverain.
    Mutation rare dans l’Histoire humaine. Raison de plus pour y travailler.

    Les ateliers constituants, c’est pas seulement quand Etinne se déplace.
    Nous devons toustes nous y coller.

    Les timides doivent oser !!!

    Ateliers constituants chez moi
    http://transitioncitoyennesemnoz.org/comment/78#comment-78

    DO IT YOURSELF Soyez les brico-lamas de la démocratie.

  39. https://www.youtube.com/watch?v=9vgqjd9RmCY

    Un « indépendant » ou un « élite » qui nous parle là des choses et de la crise ? tout ces gros chiffres me dépasseront toujours_merci d’avance !

    (9h49, 17 février -- mes posts sur cet ordinateur légèrement beaucoup en différé ^^

  40. Un petit air de Gérard PHILIPE… un jeune artiste prometteur disparu trop vite en tout cas…

  41. De citoyens…

    … à collabos -- sic !

  42. Il y a 10 jours environ + 2 ans…

    … une voix Gentille et emplie de douceur me parlait au téléphone… et j’ai su alors en quoi mon intuition était fondée et ma conscience comme enfin libérée à moi-même et au monde…

    le colibris chouardien

  43. Ce n’est pas les citoyens qui ont tué les sols, et voulu cela…

    … mais c’est qui alors ? ^^

  44. Dans ce même ordre d’idées…

    … et parce qu’au final, même l’argent ne remplacera pas notre pain et notre vin quotidien_mais je ne vous apprends rien de bien nouveau là, juste petit rappel avant la fin des haricots !

    Comité Constitutionnel

    • Mais pourquoi j’ai associée/cité cette « greluche » après Claude BOURGUIGNON ?!… comme quoi certaines constructions mentales ou plus subliminales encore vont citer des choses avant même en avoir pris l’entière connaissance, la cas pour cette vidéo que je n’avais visionnée que quelques minutes, persuadé de son « opposition » au système industriel, ce TEDx lié aussi pour moi à Pierre RABHI et d’autres conférences plus ou moins remarquables…. vigilance

  45. DANS TES RÊVES :
    l’émission du samedi 28 février 2015
    « Les utopistes sont des réalistes » François Bégaudeau & Franck Lepage
    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1049129

  46. REVOLexcellent !!…

  47. Cela devrait vous plaire, ETIENNE et ANA en particulier, le premier pour cette Cause initiale, la seconde pour cette complexité du monde et ce recul autre sur soi que sur autrui…

  48. Vision d’un autre angle sur le sujet :

    http://www.dailymotion.com/video/x2f9jak_xavier-quentin-l-evolution-est-elle-l-oeuvre-de-dieu-meta-tv-1-5_tv#from=embediframe

    Et la grande question taboue du XXI siècle remise sur le tapis… 🙂

    En même temps, je suis de plus en plus persuadé que c’est précisément ce questionnement-là qui nous sauvera.

    • Mon commentaire était en réponse à une vidéo postée par Effab, sur les élites, le nom et tout ça, mais le temps que je rédige ma réponse, la vidéo d’Effab a disparu ! A moins qu’il y ait un problème d’affichage de mon côté… Je ne sais pas.

  49. Frères humains, jouant naturellement, aimant imaginer un cerveau collectif en paix, chacun sa pierre, bien ensemble :

    magnifique

    Fil facebook pour « chacun sa pierre » :
    https://www.facebook.com/etienne.chouard/posts/10153226225297317

    • Super dessin avec les pigeons. C’est exactement ça. Tant que ce système d’aristocratie élective durera, on est mal barrés.

      A ce sujet cette vidéo m’a bien plu ! Le Mec qui est un électeur

    • En parlant de métaphores animalière, ça me rappelle un texte qui montre bien que l’on n’a rien inventé. En 1946, Georges Orwell – égérie rouge-brune s’il en est – explique le sens à donner à La Ferme des Animaux :

      Votre question sur La Ferme des Animaux. Bien sûr j’ai conçu ce livre en premier lieu comme une satire sur la révolution russe. Mais dans mon esprit, il avait une application plus large dans la mesure où je voulais montrer que cette sorte de révolution (une révolution violente menée comme une conspiration par des gens qui n’ont pas conscience d’être affamés de pouvoir) ne peut conduire qu’à un changement de maîtres. La morale, selon moi, est que les révolutions n’engendrent une amélioration radicale que si les masses sont vigilantes et et savent comment virer leurs chefs dès que ceux-ci ont fait le boulot. Le tournant du récit, c’est le moment où les cochons gardent pour eux le lait et les pommes (Kronstadt). Si les autres animaux avaient eu alors la bonne idée de mettre le holà, tout se serait bien passé. Si les gens croient que je défends le statu quo, c’est, je pense, parce qu’ils sont devenus pessimistes et qu’ils admettent à l’avance que la seule alternative est entre la dictature et le capitalisme du laisser-faire […] J’ai simplement essayé de dire : « Vous ne pouvez pas avoir une révolution si vous ne la faites pas pour votre propre compte ; une dictature bienveillante, ça n’existe pas ». (Lettre à Dwight MacDonald, 5 décembre 1946, dans Ecrits Politiques chez Agone)

  50. Magnifique poésie…

    http://jean-pierre-aimer.blogspot.fr/2013/06/il-est-temps-dagir.html

    … postée à 7h59, jeudi 19 mars 2015

    • Le poème sur le pouvoir, celui sur l’argent et celui qui s’appelle Bilderberg sont pas mal non plus. Pas facile de mettre des mots sur toutes ces horreurs.

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