Pour que les choses soient claires – suite

Quand on s’aperçoit qu’on se trompe, il faut se corriger.

Quand on s’aperçoit qu’on a trop corrigé, ou pas assez, il faut encore se corriger.
C’est un travail qui dure toute la vie.

Ça donne une trajectoire en zig-zag, qui peut suggérer une instabilité ou une fragilité, mais c’est plutôt le résultat d’une honnêteté, et il faut l’assumer : tout ce qui est vivant sur terre se trompe, et se trompe souvent ; et il faut donc s’adapter. Je ne prétends pas, comme les donneurs de leçon qui prétendent avoir définitivement tout compris mieux que tout le monde, avoir trouvé la vérité le premier et ensuite tenir un cap sûr et droit, déterminé à n’en pas changer. Si vous m’accompagnez, préparez-vous à zig-zaguer.

Sur le plan de la pression que je subis, ça devient raide, je vous prie de croire. Je suis là tout seul devant mon clavier, et vous êtes des milliers — des milliers ! — à parler, ou à crier, soit pour féliciter, soit pour condamner, soit pour exiger, soit pour renoncer, mais des milliers c’est inhumain, presque incompréhensible tellement c’est varié et animé de pensées argumentées, contrastées, violemment opposées. Essayer de tous vous contenter, c’est certainement devenir bientôt fou à lier. Je vais donc me retourner sur moi-même, c’est plus simple, et tâcher d’évaluer — isolé — ce que j’ai fait.

J’ai passé des jours et des nuits à préparer le billet d’hier, et il me semble équilibré. Sauf à la fin, où ma conclusion va trop loin, parce qu’elle est, je pense, exagérée. Il fallait exprimer — clairement, fortement — mon opposition farouche aux paroles dangereuses, et peut-être corriger le lien en lui ajoutant un commentaire explicite sur le risque d’escalade des racismes ; mais pas supprimer un lien, ce petit lien, avec toute une communauté (geste trop fort, symboliquement), même pour cause de très mauvaises paroles. En coupant complètement les ponts, je me rends moi-même coupable, précisément, du travers anti-politique que je condamne d’habitude.

Je vous rappelle quelle est ma position sur le racisme et sur « l’antiracisme » :

Je pense (et c’est précisément ce qu’on me reproche, si j’ai bien compris) que, pour servir à quelque chose d’utile, le mot « extrême droite » devrait servir à désigner les ennemis extrêmes du peuple et du bien commun, et PAS « les racistes » ; car les paroles racistes sont un fléau qu’on retrouve partout et elles sont plus une conséquence des problèmes sociaux qu’une cause. J’utilise l’expression paroles racistes car je refuse le mot « raciste » pour désigner une personne, comme si elle n’allait jamais changer d’avis, comme si sa nature c’était d’être raciste, comme si elle n’était plus humaine, inférieure politiquement… Je trouve cette façon de penser précisément… raciste, antipolitique.

La haine de la haine, c’est encore de la haine. En traitant quelqu’un de « raciste », avec haine (et… racisme), en enfermant l’adversaire (à vie) dans ses mauvaises paroles du moment, on s’interdit absolument, selon moi, d’améliorer la situation, aussi peu que ce soit : les accusés vont s’enferrer dans leurs mauvais discours et même se préparer à une guerre. Contre les paroles racistes, je ne vois pas d’autre issue que politique : la vision raciste du monde est une grave erreur d’analyse, une honte au regard de l’humanité, mais ça se démontre, ça ne s’impose pas.

N’oubliez pas que ceux qui ont aujourd’hui des paroles racistes sont des êtres humains. N’oubliez pas que, DONC, ils changent. Peut-être cette personne que vous détestez aujourd’hui (parce qu’elle pense et dit effectivement des horreurs) vous sauvera-t-elle la vie demain. Il ne faut jamais renoncer à l’action politique (qui n’est PAS la guerre sans merci des partis, misérable parodie d’action politique). Il vaut mieux chercher les causes premières du racisme que d’invectiver ceux qui sont aujourd’hui frappés de cette maladie (honteuse).

En plus, quand vous mettez toutes vos forces dans « l’antiracisme » (sic), vous ne mettez plus aucune force dans la lutte contre le capitalisme : contre les 1% « libéraux »-esclavagistes, ni contre leurs « élus » et leurs traîtrises. Donc, ces derniers doivent bien se frotter les mains de « l’antiracisme », ce « confusionnisme politique, sciemment organisé, intellectuellement structuré, qui vise à déplacer la vraie ligne de divergence démocratique majeure entre les héritiers possédants et les dépossédés »…

Et si l’expression extrême droite désigne simplement, comme je pense que nous devrions le décider, la droite extrême, je pense qu’elle est déjà AU POUVOIR en ce moment, et que les chiffons rouges (Soral, Le Pen, etc.) qu’on agite frénétiquement devant nous dans toutes nos discussions servent de LEURRES, qui nous distraient de l’essentiel et qui nous empêchent — littéralement — de penser et de progresser.

Hier, sans m’en apercevoir, je me suis rendu coupable moi-même de cet « antiracisme » qui fabrique une race des « racistes », sorte de sous-hommes à combattre en toute matière pour cause de péché impardonnable, de crime de la pensée : quand on repère une parole raciste, il faut la combattre, bien sûr, en dénoncer fortement le danger, la honte et l’inhumanité, mais pas couper les ponts avec les hommes, pas couper l’humanité en deux catégories (les purs : les non racistes, et les impurs : les racistes), sinon on n’arrivera jamais à faire société : il faut garder confiance dans la politique : les êtres humains peuvent changer, et il faut s’y atteler. Les exclure, c’est y renoncer.

Je vais donc remettre un lien, différent, commenté, vers E&R, que je considère comme un portail utile pour comprendre et résister à certains abus de pouvoir terribles, même s’il est évidemment très critiquable par certains côtés (comme tout le monde) ; je reviens donc à ma position ouverte d’avant-hier, que je tiens depuis des années : il faut que chacun se forge une opinion en adulte, et une vraie démocratie doit laisser une place aux non démocrates. Et pour les ulcérés, faut quand même pas charrier, ce n’est qu’un lien suggéré, pas du tout une identité, une allégeance ou une caution : je ne suis pas « soralien », je cherche à RENDRE POSSIBLE UN MONDE VRAIMENT COMMUN, je ne suis pas « complaisant avec le fascisme » que je combats du mieux que je peux, en conscience, librement, à ma façon, et je vous pense tous libres de penser. Soyez gentils de ne pas tout surinterpréter, tâchez de modérer.

Vous savez maintenant ce que je pense de l’antisémitisme et du racisme : je les considère comme des fléaux, une honte pour l’humanité. Mais je pense que les combattre en traitant les gens de « racistes » comme si c’était leur nature, et en leur coupant la parole (comme on coupe une tête), c’est croire éteindre un incendie en jetant de l’essence sur les flammes.

Je suis désolé de vous mécontenter, ceux d’hier et ceux d’aujourd’hui ; ce ne sont pas les mêmes et je risque fort de tous vous énerver. Je vous demande de me pardonner. Je suis bouleversé, tout noué, mal au bide, comme percé par la violence des mille commentaires qui fusent de toute part chaque jour, comme si je devais ne jamais me tromper, ou comme si, pour m’être trompé, je devais maintenant expier. Vous tous, qui m’aimez ou qui me détestez, vous m’épuisez. Quelque temps, je vais m’éloigner.

Je fais ce que je peux, mais là, je n’en peux plus.

Étienne.

[Edit, 22h30 : finalement, tout bien réfléchi, j’ai supprimé carrément TOUS mes liens.]

Fil de discussion Facebook sur ce billet

385 réponses à “Pour que les choses soient claires – suite

  1. Merci infiniment pour tout Etienne, et prenez le temps de vous reposer, nous essaimons …

    • Salut
      Pas facile de rester sur un grill en permanence. Lili à raison. Tout d’abord merci pour ta participation à la prise de conscience et prends un peu de repos.
      Laisse les faits se faire pour que l’effet se fasse…

    • M. Étienne Choard, ce que vous dites est malhonnête. On ne vous reproche pas de ne pas couper la parole aux racistes, mais de les encourager en disant, par exemple, que Soral est un Résistant. Les mots ont un sens, M? Chouard. C’est de complaisance qu’il s’agit.
      À la lumière de votre rapport avec les nazillons comme Soral, on imagine très bien les discours que vous auriez tenus en d’autres temps : « M. Hitler, ne soyez pas aussi vindicatifs avec les Juifs et autres minorités. Ce sont des être humains comme vous et moi. Ce n’est pas bien d’avoir la volonté de les anéantir. Vous faites une erreur M. Hitler ». « Quand à vous, coalisés dans une alliance qui vise à combattre M. Hitler, au lieu de prendre les armes, vous feriez mieux de discuter avec M. Hitler et essayer de le convaincre avec des arguments que ce qu’il fait, ce n’est pas très correct ».

      • J’ai beau vous lire et vous relire, mais mon cerveau est incapable de comprendre comment vous structurez vos raisonnements.

        Je lis et écoute Etienne depuis des années, et je n’ai jamais ressenti la moindre haine en vers qui que ce soit, ce qui n’est pas le cas quand je prends 2 minutes pour vous lire.

        Quand on a autant de colère en soi, il faut avoir la force de se mettre hors jeu pour ne pas aggraver la moindre petite discorde, sauf si c’est pour collaborer avec ceux qui veulent nous faire oublier que la cause de toutes les stigmatisations et discriminations citoyennes est l’exploitation de la classe sociale des dominés par celle des dominants.

        C’est le capitalisme qui a engendré le racisme. Les riches propriétaires terrien de plus en plus gourmands, condamnent de plus en plus leurs concitoyens à la précarité par le déracinement et ceux qui peuvent et veulent respecter les règles qu’ils imposent par le droit aux racines sont sur la défensive pour ne pas se faire déraciner par les citoyens hors sol.

        Comprenez que jamais la colère comme la force n’auront d’efficacités, surtout quand on s’attaque aux conséquences et que l’on joue le jeu des causes.

        • Mais oui, c’est ça. Dénoncer les liens avec les fachos c’est être facho. C’est être haineux. Et il faudrait se mettre hors-jeu parce qu’on est en colère. Désolé, je ne marche pas dans la combine et je ne vous ferai pas ce plaisir.

          • Pourtant il faudrait, car vos efforts sont contre productifs, perso, et beaucoup doivent penser comme moi, j’ai vraiment pas envie de côtoyer ou m’associer à quelqu’un qui baigne à longueur de journée dans cette torture intellectuelle.

          • Et les vôtres, d’efforts, ils vont dans quel sens ? Construire une passerelle avec Soral et ses clients sous prétexte qu’ils sont, eux aussi, dans l’opposition à ce pouvoir ?

          • Aucun effort, je me contente de ne pas lui faire de la pub à l’inverse de vous, mais bon vous me l’avez bien vendu, j’irai donc consulter quelques vidéos de cet individu, car je compte que sur moi pour me faire une opinion, merci pour les conseils, moi je vous invite à consulter les vidéos d’Etienne.

          • @Varlin
            Je comprends qu’Etienne soit fatigue de lire de tels commentaires.
            Vous ne faites que tirer les discussions vers le bas avec vos termes creux comme « la haine » (a vous lire, on se demande de quel cote elle est).
            Si le site d’Etienne ne vous convient pas, vous pouvez fonder le votre qui sera coherent a vos yeux.
            Votre raisonnement est creux et penible a lire.
            « Dénoncer les liens avec les fachos c’est être facho.  »
            Donc dire que des gens que vous qualifiez de facho ont raison, c’est etre facho ?
            Si Hiltler disait que 2+2=4, si je repetais la meme chose, ca ferrait de moi un facho?
            Le probleme avec les gens comme vous, c’est que vous etes systematiquement oblige de penser en tout blanc ou tout noir, incapable de nuance, essayant uniquement de convertir les autres a votre vision du monde, car plus vous serez nombreux a penser pareil, plus vous aurez l’impression d’etre dans le vrai (il est evident que si la majorite pensait que 2+2=5, ca en ferait une verite). Triste.
            Faites vous parti de ces gens qui attendent, en embuscade, que les autres fassent une erreur pour leur bondir dessus pour leur faire la morale et les humilier, en ressentant une intense satisfaction d’avoir pu detruire quelqu’un… Si tel est le cas, je pense que vous avez rien a envier a ce que vous appelez « facho ». Je dirais meme que je prefere de loin ces derniers et vous considere comme bien plus dangereux que les pires dictateurs.

          • Courage Etienne,
            Je comprend votre lassitude devant autant de volonté de tout transformer en conflit. On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif gardez vos forces et votre motivation pour les choses qui en valent la peine.
            Soral est un homme ne lui donnons pas plus d’importance qu’il n’en a. Il dit des choses intéressantes mais les teintes de ces propres visions du monde ce qui rend le discours inaudible pour ceux qui ne savent pas (ou ne veulent pas) trier le bon grain de l’ivraie. Ces personnes ne sont pas dans la même dynamique de recherche que vous, ils veulent des discours qui confirment leur vision du monde. Ils pointent des doigt, jugent, et dispensent leur avis préconçu, c’est leur manière de changer le monde. Ils n’inspirent rien sinon un peu de pitié mais juste le temps de les oublier.
            Vous en revanche avez inspiré des milliers de personnes et dans le bon sens du terme.
            Merci pour tout.

      • @ Varlin,
        je vous rapelle que dans la démocratie que les partisans du tirage au sort s’évertuent à imaginer, il n’y aurait même pas la possibilité qu’un « Mr Hitler » prenne le pouvoir et en fasse ce qu’il a fait -- ce serait systémiquement impossible.

        Et pour répondre à « À la lumière de votre rapport avec les nazillons comme Soral, on imagine très bien les discours que vous auriez tenus en d’autres temps : « M. Hitler, ne soyez pas aussi vindicatifs avec les Juifs. Ce sont des être humains comme vous et moi. Ce n’est pas bien d’avoir la volonté de les anéantir. Vous faites une erreur M. Hitler ». »

        La transposition me semble inappropriée ; je pense justement qu’Etienne, à tort ou à raison, part du principe qu’un Soral ou un Lepen ne sont pas en situation d’accéder au pouvoir aujourd’hui, et qu’ils ne constitue pas une menace réelle. Peut-être sous-évalue-t-il cette menace? ça se discute en effet. Mais je parie (ça n’engage que moi) que son attitude serait évidemment différente face à un tel personnage s’il était réellement au pouvoir.

      • varlin,
        tu comprends l’histoire comme un insecte, cette comparaison est immonde.
        l’insecte varlin peut obtenir la clémence et la grande indulgence de la pensée noble et éclairée d’Etienne Chouard, mais pas d’une personne comme moi.
        varlin, avec le temps, ton venin aura raison de toi, petit esprit sans âme.

      • Du grand n’importe quoi cette analyse : « M. Hitler, ne soyez pas aussi vindicatifs avec les Juifs et autres minorités. Ce sont des être humains comme vous et moi. Ce n’est pas bien d’avoir la volonté de les anéantir. Vous faites une erreur M. Hitler ».
        Vous imaginez Etienne Chouard pouvant avoir cette réactions, ces mots ? Mais vous n’avez rien compris, rien lu en définitive de cet homme honnête et intègre. Total soutien à Etienne Chouard, le soufflet va vite retomber. Revenez sans trop tarder Etienne, nous avons besoin de vous !

      • M. Chouard, m’aviez un peu décu la veille, mais je me rends compte aujourd’hui que oui, vous êtes un grand homme.

        Dommage qu’Asselineau n’ait pas fait pareil après sa « condamnation » de Soral sur ONPC.

        Je rêve d’une équipe Soral-Chouard-Asselineau, quel dream team ça ferait en comparaison de la chienlit actuelle !

      • Monsieur Varlin,
        Veuillez arrêter de pleurnicher et de vous faire passer pour une pauvre victime que vous n’êtes pas. C’est cela l’honnêteté.

        De plus, vous parlez de Soral en le comparant à Hitler, êtes-vous sérieux? Vraiment, l’êtes-vous? Croyez-vous que Soral désire étendre son Espace Vital en prenant la Pologne et expulser tous les juifs de France? Pensez-vous que Soral veuille « anéantir les juifs » (vos mots, à la lettre!), êtres-vous sérieux?
        « Les mots ont un sens », faîtes-vous remarquer à monsieur Chouard, et vos mots ont-ils un sens, monsieur Varlin, hein, vos maux?

        Aussi ai-j’ai bien dit EXPULSER et non autre chose, je vous invite à remettre l’histoire en perspective sur certains points dans le déroulement des choses avant la catastrophe que nous connaissons tous, ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Haavara

        Vous, monsieur Varlin, grand redresseur de tort et petit moralisateur à l’analogie fumeuse, que pensez-vous de BHL le va-t-en guerre à l’origine des massacres en Libye? Allez-vous sur son blog pour manifester votre indignation?
        Evidemment NON, monsieur Varlin. Vous qui ne souhaitez pas discuter avec les hommes dangereux, c’est ce que vous dites clairement dans votre poste, qu’attendez-vous donc pour éliminer BHL dans ce cas? Qu’attendez-vous?
        Vous qui semblez faire preuve d’une incroyable bonté (d’ailleurs, je ne vous crois pas, sachez-le!), ne voyez-vous donc pas que vous êtes une conscience sous influence ca-ri-ca-tu-rale ?
        Non, non, vous ne le voyez pas, parce que, à l’évidence, vous possédez la télécommande mais c’est la télé qui vous commande.

        Enfin, sachez que j’ai pris un immense plaisir à vous écrire ce message. Et que je vous souhaite, si ce n’est une bonne continuation, au mieux, de dire moins de conneries!

      • de dire moins de conneries serait certes un bon début ^^

      • [varlin, ] tu es malhonnête intellectuellement ! C est atroce ce que vous faites à cette homme ; honte sur vous ! Je n ai pas commencé par une majuscule car il n y a rien de grand dans votre critique , votre « attitude  » , elles sont toutes deux minables !

      • Soral a-t-il tué une seule personne ?

    • M Chouard, quoi que vous fassiez, vous vous ferez critiquer, surtout si vous arrivez avec de nouvelles idées.

      Pour ce qui est des règlements internationaux [ORD, organe (privé) de règlement des différends imposé par le TAFTA], nous avons ça ici au Canada; et les compagnies ont gagné 33/33 fois sur le Canada. Préparez-vous à payer aussi. Avec les normes américaines, l’Europe est foutue.

      Merci.

      Alain Tremblay

    • Prenez soin de vous. Ce que vous vivez ressemble beaucoup à une entrée de plein pied dans la dissidence, une sorte de bizutage ! Et concernant Soral, ceux qui suivent son travail avec sérieux ne peuvent pas le réduire à ces quelques secondes d’entretien qui ont déclenché ces petites vagues, car il ne s’agit que de cela. Ces dernières sont à la fois insignifiantes face au temps qui passe et révélatrices de ce que vous dénoncez : c’est maintenant que nous sommes en dictature… Et résister demande courage, intelligence et union sacrée. Ne baissez pas les bras, vous êtes un homme rare.

    • Si j’habitais plus près de Marseille, je viendrais vous jouer du Mozart ou du Chopin, je suis sûr que cela vous ferait du bien au cœur et à l’esprit.

      Vous m’avez tant apporté par vos vidéos, vos conférences, votre parole si forte et si éclairée…
      Vous avez éveillé ou réveillé des milliers de consciences, heureusement ce sont les messages affectueux et compréhensifs qui dominent sur ce blog, quant à moi je vous dis toute ma reconnaissance pour l’être humain et le penseur que vous êtes…

      Pascal

      • Un ou deux préludes de Bach à votre disposition 🙂

        Un atelier constituant et musical. Chiche ?

        • Désolé, je ne viens pas souvent sur le blog ( je n’ai à vrai dire pas vraiment compris comment ça marche, c’est dire comme je maîtrise en virtuose l’informatique ! ) ma vie de prof et de concertiste me laisse peu de temps.
          Mais la politique au sens noble du terme me passionne, et Etienne Chouard est une des personnes qui m’ait le plus marqué ces dernières années. J’aime vraiment son parler, ses convictions, ses idées audacieuses et si peu conformistes, son idée très haute du bien commun, sa modestie ( eh oui, il sait vraiment écouter ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ) sa culture qui est grande et non détachée du réel, son humanité profonde.
          Je suis plutôt investi dans l’art et dans la musique classique, même si mon approche n’est pas très conventionnelle non plus, et pour moi être artiste c’est avant tout faire passer des émotions fortes et partager ces choses par la parole autant que par le piano avec le public…
          Je suis plus musique classique et romantique que baroque, même si j’ai une vraie passion pour Scarlatti, à mon avis le plus révolutionnaire et le plus radical de tous les compositeurs de cette époque.
          Pour moi tous ces compositeurs j’entends bien les faire découvrir et aimer à tous, au delà des frontières de classe trop souvent présentes dans le public dévoué à la musique classique.
          Ce n’est pas parce qu’on est né dans une cité qu’on ne doit écouter QUE du rap. D’autres formes de musique existent : la chanson, le jazz, les musiques du monde, la musique classique…je souhaite simplement partager avec d’autres celles qui me font le plus vibrer.

          Dans une vraie démocratie Mozart et Beethoven ne sont pas interdits à un vaste public !

          • Oui, MOZART et son infinie douceur, ce mouvement si évocateur de la Sérénade KV 361, l’andante je crois, cette arrivée à Bray où le visiteur découvre ce magnifique parc, cet esprit nature autant que cette volonté humaine de beau et d’équilibre, ce bon goût, cette simplicité, ce groupe de jeunes aux alentours du château en train d’exécuter ce morceau, à la fois recueillis dans leur jeu et si décontractés dans leur tenue, être là, présent à soi et aux autres et non plus jouer un rôle ou s’emparer d’une musique pour épater des idiots ou se donner plus d’importance qu’on ne mérite…

            … et ce 5/3 de BEETHOVEN (le 3ème mouvement du 5ème concerto) qui m’inspira la toute dernière séquence de cette même histoire : une rivière comme immobile et cette barque glissant dessus comme dans un rêve, Isabelle et Marc à son bord, puis ce rivage, cette pelouse, ces marchés antiques servant de lieu d’accostage, ce parc étrange et beau où y évoluent toutes sortes de gens, d’individus, vêtus si différemment les uns des autres comme une juxtaposition de modes et d’époques, des temps les plus reculés aux tenues les plus simples ou les plus fantaisistes, toutes sortes de gens, d’enfants occupés également de divers manières, les uns jouant, les autres se promenant tout en bavardant, d’autres en train de lire, seul ou en groupe, etc… un endroit, une atmosphère, des couleurs, une luminosité en partie magiques et cependant bien réelles, un endroit à la fois familier et chargé d’utopie…

            … le pouvoir de la Musique, tout ce qu’elle peut évoquer, suggérer, inspirer en nous ; je suis bien d’accord, MOZART et BEETHOVEN sont à ce point nécessaires que je comprends mieux à présent pourquoi on les estampille plutôt ‘grande musique’, ‘élite’ et tutti quanti !

      • N’hésitez pas, PASCAL, quelques liens musicaux à l’occasion, pour quelque raison que ce soit ou par pure chaleur humaine et cette empathie commune, cet emploi contre-TROLL… il n’y a pas de hors-sujet quand ressenti, réflexion et sens s’enrichissent mutuellement et nous inspirent plus avant.
        Au plaisir

        • Je ne sais pas si Etienne Chouard est mélomane, cela ne m’étonnerait pas, vu sa grande culture…

          Pas une culture bien pensante à la Stéphane Bern, mais une culture vivante, de chair et de sang. Beethoven pensait que sa musique pouvait changer les hommes. Pari fou et osé, mais qui montre à quel point il savait que sa musique n’était pas faite pour détendre ou relaxer ses auditeurs, mais pour les bouleverser, pour leur faire sentir la vie avec plus de force, pour les amener à se battre dans la vie contre la souffrance et l’injustice, pour ne pas subir la vie…
          C’est ainsi que je vois la musique classique, non pas comme un musée, mais comme un paysage à visiter corps et âme, à ne jamais vivre de façon tiède ou indifférente, mais au contraire avec la flamme et la passion chaque jour renouvelées…

          • Ana Sailland

            La musique andine fait étonnamment penser à des fugues de Bach. C’est comme s’il y avait des résurgences transcontinentales et intemporelles.

            🙂

    • Excelentes informações. Espero que M. Chouard tenha bastante perseverança para levar a frente as suas idéias. Boa sorte, M. Chouard!

      HdaMota

      • Votre modération vous honore Etienne, nous arriverons à porter vos idées sans vous je l’espère car il y va de notre survie entant qu’espèce, je veux dire homo sapiens. @HenriquedaMota, sou Frances e estou em portugal. Procurou pessoas, sitios internet que levao mesmas ideias que Etienne. Pode ser enviar links faz favor.

  2. Bravo, c’est rarissime comme esprit critique appliqué à soi-même. C’était impressionnant hier, ça l’est encore plus aujourd’hui.

    Sur la décision, je ne cache pas que je suis sur cette ligne d’aujourd’hui et non pas celle d’hier. Un lien n’est pas une allégeance.

  3. Etienne, et si tu remplaçait ce lien par un autre dénonçant les mêmes faits mais provenant d’un autre « inspirateur ». Les solutions les plus simples sont parfois les plus efficaces.
    Sinon par ce billet tu prouves ton humanité et tes confessions sur ton mal-être prouve ta vergogne.
    Prendre soin de toi est une sage décision.

    • C’est ce que ses amis lui disent depuis des années. Le problème, c’est qu’Étienne Chouard ne veut pas perdre ses clients (pas au sens commercial bien sûr) soraliens qui lui font grande publicité.

      • Je me trompe peut-être, mais j’ai dans l’idée qu’il y a pas mal de gens qui passent par la case « Soral » pour en arriver à finalement s’intéresser -- par Chouard -- au TAS et à la démocratie. Alors que… y en a-t-il qui font le trajet inverse?…

        • Varlin,
          Demandez-vous pourquoi ils en font la publicité ? s’ils sont si raciste, extrémiste..etc comme certains ont l’air de le penser ici, pourquoi donc relaye-t-il en commentant toujours les vidéos d’Etienne par une majorité de compliments ?
          Ne serait-ce pas parce qu’ils sont également d’accord avec lui ?
          Beaucoup pense ici que si on est d’accord avec Soral, on ne peut pas l’être avec Chouad, et vise-et-versa. Si c’est votre cas, désolé, vous n’avez rien compris.
          Marion,
          C’est mon cas, sans pour autant avoir renié ce que m’a apporté Soral et tout en restant convaincu qu’il joue une part importante dans la « dissidence ». Beaucoup de mouvement « anti-système » soutienne ou sont issus d’une phase « Soralienne », comme un rite d’apprentissage, de rééducation, afin de comprendre les mécanismes de ce système justement (on ne l’apprend évidemment pas à l’école). C’est en ayant l’analyse la plus fine et précise qu’on peut ensuite apporter les meilleurs solutions pour le combattre. Sans analyse préalable, on va dans le mur.

          Cordialement,

  4. Haut les cœurs l’ami !!!

    Tu peux te reposer pleinement, car ton Œuvre dépasse de loin ta personne. Non seulement tu ouvres les gens à une belle et forte pensée démocratique, mais aussi dernièrement tu prônes la tolérance, l’humilité et le respect de soi et des autres. Tu es une personne admirable par ta bonté profonde, d’autant plus admirable que tu es prêt à subir en pleine conscience des forces involutives.

    Haut les cœurs !!

  5. T’as raison, et c’est aussi fatigant de devoir justifier ta position auprès des gens qui se font une bonne opinion d’eux-mêmes en en ayant une mauvaise de toi, jetant le bébé (toi) avec l’eau du bain d’une extrême droite nauséabonde.
    Courage, tiens bon.

  6. merci pour ces précisions et ce revirement mais je ne le pense pas nécessaire. Même si les critiques de la société de soral peuvent des fois sembler justes, son analyse et ses propositions me semblent placees sur une pente savonneuse qui re-ouvre une porte sur un passe oublié par certains. Mais je comprends votre dilemme qui me rappelle mon sujet du bac de philo: »être tolèrent est ce tolérer l’intolérance? » Mais pour vous éviter mon développement, j’en viens directement à ma conclusion: ne pas cautionner ne signifie pas forcément condamner. Je pense que la présence (ou non) d’un lien n’est pas très importante du moment où votre position reste claire.
    En tout cas merci, ça ne fait que confirmer ce que je pensais de vous.

  7. Courage Etienne. Bonne chance à toi!

  8. Et si nous arrêtions de coller de coller des qualificatifs à des communautés, » il y a des bons juifs et des mauvais, des gentils musulmans et des méchants …. etc » Ils n’y a que des humains, des biens et des moins biens, il y a autant de banquiers , de gens riches des pauvres et des cons chez les juifs que les musulmans et les athées. Tout cela pour vous dire Etienne que la phrase sur « tous les juifs » qui a déclenché quelques attaques et donc votre réaction n’est peut être pas si importante que cela. Le vrai débat à mon sens se situe sur la notion de souveraineté nationale et ses conséquences économiques (je suis de ceux qui pensent et qui essaie de démontrer qu’ hors de l’Europe, une Europe à refonder bien entendue, point de solutions) Et dans ce débat sur la souveraineté , beaucoup d’extrêmes se rejoignent et pas forcément pour le meilleur. Notre combat en commun, le vôtre, et de bons nombres de commentateurs ici et ailleurs, doit rester celui de Socrates : se former, apprendre et devenir des citoyens capables d’êtres gouvernés et de gouverner. Bien amicalement à tous

    • Je suis né dans une France qui ne connaissais pas l’euro, et qui était aux balbutiement de l’ue, on y vivait bien mieux que maintenant. Les nations d’Europe ont vécu des siècles et des millénaires avant l’ue, c’est stupide et ridicule de croire qu’en dehors de l’ue, point de solution.

  9. La boule dans le ventre, c’est de penser risquer que votre message se perde car vous craignez être rejeté en bloc si vous persistez à respecter ce que vous ressentez être juste?

    Si c’est le cas, soyez rassuré, et soyez en paix avec vous même. Si vous pensez faire ce que vos convictions vous dictent, pour ce qui est du message, nous nous en chargerons, il ne sera pas perdu!

    A bientôt! 🙂

    • Dans certains cas, il faut savoir s’eloigner de ceux qui cherchent a juger et non a comprendre.

      Je comprends la position, et les revirements, la confusion, d’Etienne. Je comprends egalement le message de Judith. Je pense pouvoir comprendre les attaques violentes des journalistes. Comprendre ne suffit pas a avancer, mais juger nous en empeche a coup sur.

      Ce que toute cette histoire me fait realiser, c’est que l’idee que le peuple doit s’organiser pour reprendre en main son destin, notamment par une constituante democratique, n’a pas encore fait assez de chemin pour s’affranchir des personnes.

      Elle a fait beaucoup de chemin, et je suis optimiste, seulement son incarnation passe encore par la voix de personnes particulieres, ce qui la rend vulnerable face a la police de la pensee qui cherche des raisons d’accuser plutot que de chercher a creer ensemble.

      Je me rappelle des mots de Franck Lepage, qui parlait de fantasme d’Etienne Chouard au sujet d’inclure tout le monde dans la creation d’un systeme democratique. Je suis de plus en plus convaincu que le fantasme est de proceder autrement, mais que nous sommes profondement conditionne pour ne pas le voir, ou ne pas l’accepter.

      Ca prendra un changement de notre regard sur le monde pour y arriver, je pense, qui est plus de l’ordre spirituel qu’autre chose (le respect du vivant, de l’autre, etre convaincu qu’on fait partie d’un tout indissociable, voir l’humain avant l’ennemi, etc)

  10. Pour ma part, je n’ai jamais eu aucun doute sur le caractère hyper démocrate d’Etienne Chouard; effectivement, j’avais déjà lu des commentaires indiquant qu’Etienne Chouard était dangereux car il faisait référence à Soral. Ces propos montrent que, soit les personnes qui les émettent n’ont pas tout compris, soit qu’il y a la volonté de discréditer. Il faut juger par soi-même.Quand on écoute et regarde Etienne Chouard, force est de constater qu’il est à fond dans ce qu’il entreprend en toute honnêteté intellectuelle. Merci pour votre travail qui nous ouvre de nouvelles perspectives.

  11. j’espère que ça calmera cette polémique stérile !

  12. Étienne, quoi que tu fasses, les « antifas » ne te lâcheront jamais.

    Toute ta vie.

    Lorsque tu as enlevé le lien, certains « antifas » en demandaient encore plus (t’excuser, te démarquer de nouveau de Soral et autres blacklistés…) ou encore affirmaient que tu n’étais pas de bonne foi (que tu ne pouvais pas ignorer le sexisme de Soral, que c’était trop léger… exemple).

    Il faudra donc faire avec et ne pas te laisser détruire le moral par des éternels critiques qui t’en voudront à vie de ne pas accepter de suivre leur cadre de pensée.

  13. Merci Étienne pour votre honnêteté intellectuelle, elle force le respect. Le choses sont bien plus complexes que ce que nos adversaires essayent de faire croire ; tenir votre position, qui me parait extrêmement juste et équilibrée, demande beaucoup de force et de courage, tenez bon.
    Et nous vous éloignez pas trop longtemps, nous avons besoin de vous.

  14. Merci pour ces éclaircissements… J’ai été très déstabilisée par la « campagne anti-Chouard »… mais si je doutais, mon postulat était que vous étiez peut-être trop « passionné » pour citer Soral et d’autres personnes. Enfin, bref, je vous donnais les circonstances atténuantes.
    J’espère que la violence dont vous avez été la victime ne vous atteindra pas profondément et que vous trouverez un ressort pour nous revenir.
    Qqn qui pose de bonnes questions comme vous le faites est important de nos jours où tt questionnement a été abandonné par les élites.

    • Chère Clomani,
      Je n’ai pas, pour ma part, vu de campagne anti-Chouard. J’ai plutôt vu des amis qui le mettaient en garde par rapport à Soral, que Chouard qualifiait il y a peu de Résistant. La violence, c’est les fascistes qui l’exercent. Ne pas tout mélanger.
      Je ne suis pas convaincu, loin de là, par le double revirement d’Étienne Chouard en moins de 24 H. Ça me semble dénoter un sérieux manque de colonne vertébrale idéologique. Ça fait des années que les amis d’Étienne Chouard lui ont dit qui était Soral. On ne me fera pas croire qu’il le découvre aujourd’hui.
      Je suis pour la construction d’aun autre système de représentation, mais ça n’oblige pas à bosser pour autant avec des homophobes, des racistes et des antisémites, même si ce nouveau système de représentation sera au service de tous.
      Avec ce double revirement, Étienne Chouard s’est complètement discrédité à mes yeux. Il supprime le lien vers Soral puis, voyant qu’il perd des clients parmi les rouges-bruns, il le remet. Ce n’est pas sérieux.

      • Varlin, penser comme vous pensez c’est considérer qu’un homme ne fait jamais d’erreur. Encore pire, c’est considérer que les idées ont un propriétaire unique … Ça devient monstrueux !
        Si vous avez l’intelligence et honnêteté, vous sauriez que vous même, à certains jours, vous vous fourvoyez ou dans vos actes ou dans vos parole ! Ne pas admettre l’erreur est la première erreur de l’humanité.
        Chacun, dans ces actes, doit pouvoir trouver sa rédemption ou alors nous sommes condamnés dans ce bas monde à une violence sans égale ou personne n’accepte d’avoir été tant tôt excessif, tant tôt paresseux, etc.

        Pensez bien à une chose, seule le politiciens le plus véreux soutiendra qu’il n’a jamais eu tort. Au jour d’aujourd’hui, on en subit les conséquences !

        J’espère que vous retrouverez de l’honnêteté et de l’humanité dans vos paroles.

        • C’est pas la question d’avoir tort ou d’avoir raison. Tout le monde peut se tromper, moi le premier. Le problème avec Chouard, c’est son manque de culture politique. Ce brouillard « ni droite ni gauche », cette confusion soigneusement entretenue par l’antisémite et homophobe Soral, on sait très bien à qui ça profite. Pourquoi Chouard ne veut pas le voir ? Pourquoi, alors que les positions de Soral et de sa clique sont connues depuis des années, Chouard, qui se pique de se documenter soigneusement, a-t-il refusé de prendre de la distance avec ce personnage, le qualifiant même de Résistant, ce qui, vu l’audience qu’a Étienne Chouard, contribue grandement à le légitimer ? Cette attitude est irresponsable. Tout comme est irresponsable cet aller-retour en moins de 24 heures (je retire le lien vers Soral -- je remets le lien vers Soral).

          • Non mais c’est quoi la « culture politique » ? Les conneries qu’on apprend à Science Po ? Chaque citoyen a le droit de s’exprimer en fonction de sa sensibilité et son vécu. J’en ai personnellement ras-la-casquette de tous ces étiqueteurs fous qui veulent absolument vous mettre dans une catégorie, la plus stupide étant l’étiquette « droite/gauche ». Alors quoi, on ne discutait pas avant le positionnement de l’assemblée nationale sur le veto royal en 1789 ? La politique n’existait pas avant? C’est vraiment n’importe quoi.
            Je suis CERTAIN que vous êtes un militant politique ou que vous votez traditionnellement pour un parti en particulier, sinon vous ne tiendriez pas ce type de discours.

          • oh ben, Hollande a fait pire, le lendemain des élections!
            En moins de 24 h, la finance était redevenue son amie!
            Dommage qu’on puise pas retirer le lien vers moumou
            ;O)
            Etienne Chouard a été maladroit et il le reconnait, je ne vois pas en quoi cela le rend irresponsable.

  15. Hier le Zig aujourd’hui le Zag j’ose espérer que demain sera à nouveau le Zig. Pas au niveau des idées car j’adhère completement à ton développement du jour et il montre que tu ne ne lache rien et c’est tout a ton honneur… mais la détresse qui semble t’animer est terrible. Je ressens la même détresse qui a frappé des proches s’étant fait descendre politiquement par des grosses machines de partis et de syndicats. Ils ont eu toutes les peines du monde à s’en remettre. Alors je t’en prie ne t’enferme pas dans cette spirale infernale d’où il plut facile de s’enfermer que d’en sortir et là ils auront gagné. Comme je te le disais hier retourne donc au Pic des Mouches, même si ça n’est pas la saison, le physique réparera l’intellect tu en as grandement besoin. Et surtout tu lâche rien ne les laissent pas gagner, hein ? Moi j’ai de gros problèmes de santé insurmontables qui mettent mon processus vital en danger alors si c’est pas pour toi fait le pour moi tes interventions me mettent à chaque fois tellement de beaume au coeur. Allez Etienne ne t’éloigne pas trop j’ai, nous avons besoin…
    Robert Cabagni

    • Bonjour inconnu, soigne toi bien 🙂

      La pâte lève.
      La modestie active se répand et progresse.
      La démocratie qui était un quasi mythe devient donc désormais possible.
      Inimaginable il y a seulement dix ans, c’est déjà un progrès immense.
      Que tous et chacun se doivent de nourrir et fortifier.
      Pour que le possible soit certain.
      Polémique passionne mais travail réalise.

    • Tous le monde à besoin de repos à un moment ou à un autre.

      D’ailleurs c’est en général, dans le calme et en ne pensant à rien que les meilleurs idées viennent, et non pas dans la sur-stimulation, et l’activité mentale exacerbée.

      Pierre.

  16. je vous aime ! merci pour cette leçon de démocratie, d’intelligence, de compassion et d’humanité.
    je me suis permise de transférer les deux articles sur mon blog, si cela vous dérange dis-le moi je m’empresserai de supprimer.

  17. Merci pour tout le travail que vous avez fait, et prenez soin de vous.

  18. Ce n est pas.faute.de.vous avoir averti que cela.arriverait.

    Quand.au fait que les. »racistes » soient.des hommes.aussi ok.
    Mais.on.peut.débattre.en.étant ferme.sur.ses.positions.antiracistes.sans.pour autant etre.complaisant ou leur.faire.de.la.pub même.sans.faire.exprès.
    Vous aviez été prévenus.maintes fois M.Chouard que cela.serait.préjudiciable a votre cause.

    Mais.merci.de.montrer que vous êtes.conscient du problème. Vous.êtes pour certains un.saint intouchable. Cela.a.un prix.

    Pour.moi et d autres vous êtes.un.citoyen éclaire mais.comme nous faillible. Quand on vous critique ce n est pas pour vous enfoncer mais pour que nous.puissions.travailler a.l.essentiel : la.démocratie la vraie

    Et le.fait de.pouvoir.ouvrir la.parole a.tous doit aussi être le.droit de.répondre a.ce qui.est antidemocratique.

    Non le.racisme n.est pas.qu un.symptôme. c est une.position d emblee antidemocratique que certains.utilisent juste pour s imposer, comme les.aristocrates l ont fait sur le.plan.fianciers une hiérarchisation du.niveau.de.citoyenneté !

    • C’est gentil tout plein, mais un des très gros problèmes dont souffre la France actuellement, c’est quand même la politique de l’étranger et c’est malheureusement un problème récurrent dans l’histoire de France.
      La politique de l’étranger, c’est quand les représentants défendent des intérêts étrangers quels qu’ils soient avant ou à l’encontre des intérêts des citoyens nationaux.
      Le phénomène est clairement facilité quand on laisse n’importe qui participé à la prise de décision, soit en lui aillant distribué la nationalité gratuitement alors qu’il revendique ouvertement ne pas se sentir Français, soit en laissant diriger des gens qui se revendique attaché à un état étranger, disposant d’une double nationalité ou effectuant son service militaire à l’étranger.
      Le décret « Dieudonné » de décembre dernier est un cas d’école des maux qui rongent la France: un juriste binational ayant effectué son service militaire à l’étranger plutôt qu’en France, nommé au conseil d’état, au sommet de l’institution judiciaire par népotisme, institution chargée exclusivement de veiller à la constitutionnalité des lois Françaises, passe un decret qui fera jurisprudence pour interdire le droit de réunion au mépris d’au moins 4 articles de la déclaration des droits de l’homme qui sert de préambule à la constitution. On comprend mieux comment l’union européenne a pu nous faire dériver jusqu’au point où on en est arrivé non ?
      Il faudra bien que les Français comprennent, si ils veulent redresser pays, que le terme de métèque dans la Grèce antique n’avait rien péjoratif, il signifiait étranger, mais que les Grecs estimaient que laisser des étrangers diriger la chose publique pourrait être nuisible à l’intérêt général et à la cohésion social.
      Il faudra aussi réalisé que l’antiracisme a été crée au départ pour détourner l’attention des habitants de France des effets délétères du tournant de la rigueur et de l’arrivé de l’ultra-libéralisme dans notre pays. C’est une arme du grand capital depuis le départ contre le français de base et contre le prolétaire immigré. Et au fil du temps, ça a dérivé purement et simplement en néo-maccarthysme à la Française, servant à faire taire tout les opposants politiques sérieux. C’est pourquoi M.Chouard a tant de problème avec les antifa, les fascistes du futur selon un anglais célèbre. Les antifa s’organisent en cellule comme les communistes et les cellules reçoivent des financement des fondations ford et soros, et autre faux nez de l’establisment américains, les idiots utiles qui travaillent dedans gratuitement sont tellement convaincu du bien fondé de la cause défende qu’ils n’hésitent à recourir à l’action violente pour empêcher toute contestation d’un système qui devient de plus en plus dictatorial. Les Français de base sont tellement gavé de 30 ans propagande de la doxa médiatique, que c’est devenu un réflexe de Pavlov chez eux de vous traiter de raciste, de fasciste voir de complotiste si ils vous entendent pensez en dehors des clous.
      Prenez Dominique Venner par exemple, on peut penser ce qu’on veut de ses idées politiques et de ses valeurs, mais si la doxa médiatique a salué son suicide avec gourmandise en disant un fasciste d’extrême-droite de moins sur terre c’est qu’il avait su s’attirer réellement la haine de l’oligarchie en prenant l’initiative d’écrire un dictionnaire de la novlangue… où on apprend que « plan social » est un synonyme pour dire « plan de licenciement ». Bienvenu dans 1984 ! Relisez les articles haineux qui lui ont servi de rubrique nécrologique en sachant ce qu’on lui reprochait vraiment et vous comprendrez de quel coté est réellement la haine.
      Soral dérape parfois, c’est certain. Sa pensé est sans aucun doute ambigüe sur certains points. Il ne partage pas nos conviction que le système démocratique, le vrai est sans doute la meilleur façon de sortir de la spirale infernale dans laquelle nous sommes piégé et d’éviter d’y retomber. Il peut-être dangereux de porter un homme comme cela au pouvoir, je suis d’accord. Mais certaine de ses analyses sont incontestables. La libéralisation des moeurs et le féminisme nous a été vendu à l’époque par Rockfeller pour étendre le marché à 100% de la population, alors que les femmes consommaient très peu avant, elles sont devenues les plus consommatrice aujourd’hui, avec en dommage collatéral une perte constante des valeurs morales et de la qualité de l’éducation des jeunes et une montée de ce qu’il faut bien appeler la décadence de la société en parallèle. Le mariage homo sera pareil, derrière ce qui se profile c’est une marchandisation de la gestation et de l’enfant, une marchandisation de la reproduction, le passage du droit de l’enfant au droit à l’enfant, un nouveau tabou à faire imploser, toujours dans la même logique d’extension du marché et au nom de la « tolérance » (se reporter au dictionnaire de la novlangue pour savoir ce que signifie tolérance). Seul les idiots, les vendus et ceux qui ne veulent pas comprendre ou pas écouter diront que Soral est sexiste et homophobe parce qu’il dit ça. Il vient de faire une très bonne conférence sur la libéralisation des moeurs avec Marion Sigault qui, si on l’écoute mal, avec sa grande gueule, pourra encore renforcer une fausse impression.

      • Assez d’accord dans l’ensemble avec vous jojo. Mais là vous êtes gênant pour les flemmards qui préfèrent se contenter d’enfiler les points Godwin comme autant de perles et se donner bonne conscience à peu de frais. Deux points cependant : lorsque vous dites que  » La libéralisation des moeurs et le féminisme nous a été vendu à l’époque par Rockfeller pour étendre le marché à 100% de la population, alors que les femmes consommaient très peu avant … « , j’ajoute à cela qu’un autre motif, plus prioritaire encore que celui d’atomiser la cellule familiale (conséquence plus que motif premier, à mon avis) est celui de la mise en concurrence d’un plus grand nombre de  » salariés-marchandises  » sur le marché de l’emploi qui a permis d’accroitre les pressions de toutes sortes, à commencer par celle, évidente, sur les salaires.
        Deuxième et dernier point : je crois que Soral n’est en aucun cas dangereux pour la raison très simple qu’il est parfaitement lucide sur lui-même et son propre caractère. Il dit qu’il faudrait en quelque sorte renverser le pouvoir mais (et c’est ce mais qui change tout) qu’ensuite c’est là que le projet citoyen de Chouard devrait entrer en scène. Quand il parle de  » despote éclairé  » et qu’il enchaine direct sur le travail d’Étienne Chouard, c’est bien selon moi la preuve qu’il ne nourrit pas ce genre d' »objectif » auquel nul individu sérieux, à commencer par lui, ne peut croire :-). À cela s’ajoute une autre explication qui est qu’il est conscient qu’aucun pouvoir ne cède sa place pour être remplacé par ce qui ne lui permettra plus d’occuper à nouveau la place quittée, du moins sous la forme avantageuse connue jusqu’alors. En fait quand il parle de despote éclairé, je l’ai toujours perçu comme une évidente allusion au rôle historique de la royauté dans l’histoire de France (ce qui transparait d’ailleurs dans  » L’histoire de France de Jacques Bainville  » et dont je suis certains à entendre ses propos qu’il a lu cet ouvrage et que c’est à cela qu’il fait écho).
        Mais, comme je le disais d’emblée, je suis dans les grandes lignes en accord avec vous.

  19. Merci, Etienne, et courage ! Nous sommes tous avec vous, tous les hommes et femmes de bonne volonté, qui pensent que l’humanité est une et indivisible, qu’aucun peuple n’est supérieur aux autres, que le bien commun est supérieur aux intérêts de quelques-uns qui se goinfrent, et surtout, SURTOUT… qu’on est libres de s’exprimer, et qu’on n’a pas à recevoir des leçons d’anti-racisme de la part d’officines communautaires qui sont des caricatures d’entre-soi (regardez la composition du bureau exécutif de la LICRA, plus monocolore et communautariste que ça c’est pas possible : http://www.licra.org/fr/bureau-executif2).

    On ne peut pas se permettre de défendre la liberté seulement pour ceux qui pensent comme soi, c’est une évidence qu’il faut rappeler !

    Et pour l’antisémitisme façon Soral, un bon résumé en 3 min et demie :

    https://www.youtube.com/watch?v=PlBBZmLYTp4

    Etienne, vous êtes d’une gentillesse extrême, c’est votre force ; mais n’oubliez pas non plus que nos ennemis, les 1% qui se goinfrent et qui confisquent tous les pouvoirs, comptent dans leurs rangs de véritables pervers et psychopathes qui ne reculeront devant rien pour vous faire plier. Ne soyez donc ni naïf ni imprévoyant !

  20. Étienne, ce travail épuisant est salutaire. Car c’est une vraie controverse qui implique directement le pouvoir politique et médiatique, ce qu’il nous demande de penser. Peu de personnes publiques osent toucher aux points faibles de ce pouvoir.

    Le soutien au sionisme est le point faible le plus visible, c’est ainsi, et il n’y a aucun racisme a le constater.

    Si vous vous excusez sincèrement auprès d’un pouvoir que vous voulez chasser, alors autant tout laisser tomber.

    Les antifascistes se trompent de « fascisme ». Vous dites très bien qui est l’extrême-droite, et il faudra encore le redire et bien l’expliquer. Vous allez perdre des amis, mais ils reviendront quand ils auront compris.

    Et vous avez d’ores et déjà perdu le soutien des médias dominants. Pour eux, vous êtes désormais trop proche du but, avec vos idées et votre audience…

    PS : Je suis « soralien » , antisioniste et antiraciste, et ayant toujours voté a gauche. Je n’ai aucun problème de conscience et aucune haine de l’électeur FN.

  21. Bravo ! Je suis impressionné par votre conscience, votre bienveillance et votre humilité ! Je suis désolé que vous soyez fatigué de lire tous ces mails (je vous comprends), j’espère que celui ci vous réchauffera le coeur ! Vous êtes un être merveilleux inspirant qui donne espoir pour notre futur.

  22. Bonjour Étienne,

    Les pires racistes sont à l’œuvre dans certaines associations autoproclamées antiracistes.
    Les pires sexistes sont à l’œuvre dans certaines associations autoproclamées anti-sexistes ou pour l’égalité homme femme.

    Qu’attendez vous des 1 pour 100 000 ? Qu’ils n’utilisent pas TOUS les moyens possibles pour vous abattre ET discréditer le frémissement d’un projet authentiquement démocratique ?
    Je vous ai pourtant entendu dire, à plusieurs reprises, qu’ils étaient prêts à tout. Je le crois aussi. Il ont simplement une réaction organique : ils vont défendre ce qu’ils sont et leur puissance comme si leurs vies en dépendaient et d’une certaine façon, c’est bien le cas.
    Et la cohorte infinie de déboussolés et autres idiots utiles, intégristes antifas, anti-sexistes et autres policiers de la pensée constituent une armée de réserve INÉPUISABLE.

    Ils risquent bien de finir par vous avoir, avec des tueurs psychologique, pas besoin d’armes à feu…

    Si je peux me permettre : prenez soin de vous, prenez du recul dans tous les sens du terme, n’oubliez pas que vous n’êtes pas invulnérable et qu’en tant qu’individu, vous NE POUVEZ PAS être à la hauteur des forces, représentations et affects qui s’affrontent.

    Un ami.

  23. Merci Étienne pour votre travail acharné et ô combien utile! Vous êtes un libre penseur et au fond c’est peut-être pour ça que certains vous déteste. Après 10 ans vous avez bien mérité une pause. Bravo!

  24. Cher Etienne, je vous aime. Et tant d’autres aussi. Votre soucis de justesse me touche, il donne la pleine mesure de votre humanité. Au fond, vous subissez le sort de bien des prophètes. Peut-être aussi que la pleine justice et justesse n’existe pas. Des pistes…à méditer 🙂

  25. Etienne, vous êtes utile comme peu de gens le sont !

  26. Merci pour ces précisions. Cela renforce encore une fois l’estime que j’ai de vous.
    Je citerai Karl Popper : « Des idées audacieuses, des anticipations injustifiées et des spéculations constituent notre seul moyen d’interpréter la nature, notre seul outil, notre seul instrument pour la saisir. Nous devons nous risquer à les utiliser pour remporter le prix. Ceux parmi nous qui refusent d’exposer leurs idées au risque de la réfutation ne prennent pas part au jeu scientifique ».
    Personne ne peut détenir La Vérité. Ce n’est que si une théorie résiste aux tentatives les plus poussées de réfutation qu’elle pourra être, provisoirement, considérée comme scientifiquement « non-fausse », et qu’un consensus provisoire pourra s’instaurer autour d’elle, qu’elle pourra servir de base à d’autres conjectures. Aucune théorie ne peut jamais être absolument vérifiée, on ne peut jamais atteindre la vérité, on ne peut que démontrer avec certitude la fausseté de théories antérieures.

  27. Je préfère ce billet plua raisonnable et plus mesuré. La verité et complexe et la complexité n’est pas accessible à quiconque. Tomber dans le piège de la démagogie anti-raciste est bien le danger tendu par nos maîtres. La verité complexe et donc peu accessible ne sera sans doute jamais une affaire de majorité. Car pour Convaincre la majorité on est obligé de passer par la demagogie.

  28. Vous prenez la pression en pleine gueule car vous êtes sous les projecteurs; mais on est très nombreux à chercher, à réfléchir, à se tromper sûrement, et à se sentir agressés et intimidés par une police de pensée qui, pour purifiante qu’elle se croit, semble bien nauséabonde. Peut-être que simplement des partis « traditionnels » se sentent dépassés par un mouvement qui ne compte plus sur eux, qu’ils ressentent comme une concurrence. Je crois que c’est leur petit business qu’ils protègent. C’est d’la bataille de poissonnier. Vous réagissez dignement je trouve. Bravo, et comme dit hydronium ne vous laissez pas bouffer, quoi que vous disiez certains vous cracheront dessus à vie. Ce faisant, ils crachent aussi sur moi, et sur bien d’autres. C’est dur, dace à cette inquisition, de garder la tête froide. Quand un mec m’insulte je perds mes moyens. C’est normal; c’est fait exprès. En Inde ils ont un ministre du yoga: c’est pas si bête en l’occurence… ‘faudra ptêt s’y mettre 🙂

  29. Bonjour Monsieur,
    Je vous ai découvert grâce à une radio et suis allée consulter les informations disponibles sur Internet sur votre parcours.
    La recherche de la « vérité » et du « juste » (les guillemets sont là pour en signifier la subjectivité) est toujours une source de critiques, d’attaques en ce qu’elle dérange les « bonnes consciences » et il est aisé de comprendre que ce déchaînement puisse atteindre son but à savoir décourager et fatiguer celui qui est visé.
    Je vous souhaite, Monsieur, de surmonter ces obstacles car ils font partie du chemin ardu de cette recherche.
    Bien à vous,

  30. Beaucoup moins violemment que toi j’ai vécu ce genre d’attaque, tu le sais d’ailleurs; c’est épuisant !
    Mais ils ne lâchent jamais, ces salauds ! Pour toi, c’est le moment de te reposer un peu, et d’écrire un livre.
    Je t’embrasse, ami.

  31. Vous ne devriez pas perdre votre temps avec toute cette mascarade…

    Détachez-vous de tout ce que vous lisez comme commentaire positif ou négatif et reposez-vous… Ça ne saurait vous faire que du bien…

    Peace Etienne!

  32. Étienne,

    On dirait que l’on attends de vous que vous soyez parfait. Or tous le monde fait des erreurs tous le temps qui sont naturellement et automatiquement pardonnées sans problèmes.

    Personne ne vous en voudra de déconnecter quelques temps. Ça permettra peut-être aussi peut-être de permettre une transition version un mouvement ou l’idée repose moins sur un seul homme.

    Le billet me donne envie de recommander de lire du Eckhart Tolle, comme « Pouvoir du moment présent » dont la lecture a provoqué un grand changement dans ma vie.

    Et il n’est pas nécessaire de donner une importance vitale à tous les commentaire y compris celui-ci!

    Merci pour tout :), l’histoire se rappellera de votre rôle après que l’on ai fait une constituante tirée au sort, espérons-le! 🙂

  33. Cher Etienne , tu as raison, ne coupe pas le lien avec la famille que tu t’es crée , mais prends de la hauteur , nous en avons tous besoin à un moment ou à un autre . Je relisais hier l’excellent lama tibétain , qui se souvenait de ses courses pieds nus dans les prairies couvertes de fleurs multicolores de son enfance , ( l’infini pouvoir de la guérison de l’esprit ) et il conseillait soit de monter au sommet d’une montagne où la vue est découverte , où de se réfugier dans une telle prairie , ou une foret selon son goût .Et je me souviens adolescente mal dans ma peau , m’être fait cette réflexion au sommet des Alpes Autrichiennes qui dominent Innsbrück , entourée de corbeaux :  » Quand on a vu çà , on peut continuer la route .  » …j’avoue de pas comprendre ces accusations dont tu fais l’objet . Tu as raison de choisir la voie médiane de la non dualité , à l’opposé des extrêmes :  » quand tu joues du luth , si sa corde est trop tendue , elle se casse , si elle est trop relâchée , le son est discordants  » expliquait le bouddha à un de ses élèves . Je comprends combien cette haine et la pression qu’elle engendre , avec l’attente des uns les critiques des autres peut être dure à supporter : j’ai connu çà curieusement en voyageant avec un lama tibétain : les gens attendaient le lama , pas une occidentale comme eu qui osait venir sur  » leurs terres  » si je puis dire , oser bénéficier des enseignements qu’ils croyaient secrets et réservés à leurs modestes personnes , mais pas à cette  » étrangère » …bien qu’ils fassent prières chaque jour , tout en en dédiant le bénéfice à l’ensemble des êtres . J’ai même demandé un jour à un lama si je devais faire comme les Chinoises qui vont à Honk-Kong se faire opérer pour avoir les yeux ronds , est que je devais le faire pour avoir les yeux bridés ? Il faut prendre de la hauteur . Comme disait Khisnamurti :  » ce n’est pas une mesure de santé mentale que d’être bien adapté à une société profondément malade !  » Tu as aussi raison de dire que l’Homme évolue , sa pensée , et ses actes peuvent changer radicalement .J’adore écouter l’avocat et Humaniste Bryan Stevenson que Desmond Tutu a récemment surnommé  » le jeune Neslon Mandela Américain  » Il a une telle passion, une telle conviction et une telle connaissance de la souffrance inhérente à la communauté Africaine -Américaine qui a produit cet humanisme qu’il incarne t que l’on retrouve dans les Gospels , le blues , le jazz , tout cet apport né de sa souffrance qu’à apporté la communauté noire américaine à la Culture des Etats-Unis et au patrimoine culturel mondial , et je pense souvent que le seul moyen qu’à l’Amérique de renaître de ses cendres , viendra de cet Humanisme lorsqu’il parviendra à supplanter cette haine raciale née de l’obscurantisme qui se croit religieux et supérieur ! Bryan Stevenson dit souvent que l’assassin est plus que le crime qu’il a commis , le menteur plus que limité à son mensonge , etc . Et nous étions nombreux sur facebook à en avoir une preuve remarquable en la personne de notre ami Jerry qui nous a quitté dans son sommeil il y a deux ou trois ans mais dont la page est encore présente sur facebook sur laquelle ses nombreux amis lui manifeste toujours leur affection et amitié . Jerry avait été abandonné à la naissance , et expédié par l’administration de foyers en foyers d’où il s’échappait régulièrement et allait trouver chaleur et réconfort …..près de chiens dans leur niche . Dieu pour lui n’était que la manifestation de l’hypocrisie humaine , au cours d’un cambriolage , croyant la maison vide , il a tué , avec un  » ami  » les propriétaires , et un voisin accouru au bruit …pour un simple album de timbres . Jerry a été condamné à des années de prison : il en a fait ….37 ! Quand il est entré tout le monde l’interpellait : Jerry , Jerry , il s’est senti reconnu, enfin chez lui , et à bien fait comprendre qu’il avait tué 3 personnes , et était prêt à en tuer plus ! et puis un jour , il a été envoyé dans une prison pour faire parti d’une expérience : ils étaient 67 : les gardes leur ont dit : on en a rien à faire que vous vous tuiez les uns les autre , ils étaient sous surveillance vidéo 24 h sur 24 …..et on leur a offert l’occasion d’étudier . Jerry n’avait rien d’autre à faire , il n’y croyait pas mais il a essayé , puis s’est pris au jeu et est passé du cours élémentaire …à Deux Master’s ! Six fois il a demandé à bénéficier d’une remise de peine , une religieuse qui correspondait avec lui , lui a dit qu’il ne s’y prenait pas de la bonne façon . Alors il a réfléchi sur lui-même , et une nuit ,  » c’était comme une douche qui me lavait de toute la haine que j’avais accumulée , racontait-il : sa 7 ème demande a été la bonne . Une association religieuse lui a produit un logement : il n’avait jamais fait la cuisine ; ni payé une facture , ses anciens voisins qui avaient peur de lui et de son retour se sont mis à le saluer : il ne trouvait que de petits boulots de ménage à cause de son passé , et allait dans les lycée , accompagnait de sa photo le jour de son incarcération : une vraie gueule de truand , les cheveux longs , l’air agressif :  » Vous voyez , je ressemblais à çà disait-il aux gamins , et il leur racontait son histoire , pour qu’ils comprennent bien que ce n’était pas la voie à suivre . Quelque temps avant de partir , après 4 ans de liberté , Jerry avait acheté un gros camion et proposait , par des affiches de déblayer les objets encombrants des particuliers : un jour le gars qui lui avait demandé de passer l’a vue de bon matin en train de débarrasser ses affaires , et il est sorti lui parler : Jerry lui a raconté son histoire , d’abord le gars a pris peur et s’est dit :  » j’ai donné mon adresse à ce type qui a tué trois personnes et a passé 37 ans en taule ! il peut revenir n’importe quand , et vider ma maison… ou pire ! Puis en l’écoutant , et en lisant le livre que Jerry lui a donné dans lequel il racontait son histoire il a compris que Jerry était vraiment quelqu’un à part , qui avait eu un incroyable parcours : le gars faisait une émission de radio : il a appelé Jerry, et ils ont passé plus d’une heure à parler : il voulait inviter Jerry à raconter son histoire sur l’antenne : un mois jour pour jour après l’avoir rencontré , Jerry est mort dans son sommeil : le gars a fait une émission pour lui rendre hommage et raconter l’histoire de Jerry à sa place ……plus de 80 000 personnes ont entendu l’émission . ( voir la page Jerry Balonne et ses vidéos sur Youtube ) Jerry était la preuve vivante qu’un homme est plus que le pire des crimes qu’il ait commis . Voilà Etienne , désolée d’avoir été si longue , Billetdoux a écrit  » il faut passer par les nuages  » en partant d’une phrase de je ne sais plus qui :  » Pour arriver aux régions de lumière , il faut passer par les nuages , certains s’arrêtent là , et d’autres savent passer outre  » Va te ressourcer en haut d’une montagne où tu seras au dessus des nuages , et quand tu redescendras , les copains seront là pour continuer la marche vers la vraie Démocratie …..et pourquoi pas la Sociocratie . Même si j’ai émigré vers d’autres cieux et sommets qui m’attirent depuis bien longtemps , je soutiendrai cette voie là !

  34. Franchement je vous respecte infiniment monsieur Chouard. Vous êtes pour moi un modèle d’honnêteté et d’humilité.

    Vous avez raison de ne pas céder aux sirènes des bien pensants. De toute façon comme je le disais dans un commentaire sur l’autre article, c’eût été un chemin de repentance sans véritable fin, « on » vous en aurait toujours demandé plus. Ça n’avait donc pas d’utilité réelle.

    Par ce nouvel article vous faites non seulement une nouvelle fois preuve d’humilité et d’humanité, mais également de virilité intellectuelle. Vous n’avez rien à vous reprocher, ni pour hier,ni pour aujourd’hui, vous faites tout simplement ce qui vous semble juste et c’est ça qui compte.

    Bonne continuation à vous.

  35. voua !! nickel-chrome le post !
    quand j’ ai vu le premier « pour que les choses soient claires », je me suis dit : « Voilà une page qui ne nécessite aucun commentaire c’ est une page perso d’ Étienne » .. puis j’ y ai vu des marques de sympathie et me suis dit c’ est somme toute normal d’ exprimer de la sympathie pour Étienne.
    Il n’ y a pas de blâme comme dit le yi-king. On ne peut pas rester dans la pureté de la critique radicale ni toujours dans la positivité de l’ action.
    Tout être humain a besoin de retranchements, et vous en avez été dépossédé à cause de vous mêmes et par nous également. (et par les commentateurs agressifs et autres manipulateurs et fossoyeurs)
    La cause de Soi même. Quel beau slogan. Je suis solidaire de votre cause de vous même tant vous avez su montrer vos vertus dans l’ action de terrain. Voilà ce qui m’ importe. J’ ai vu le reportage sur sant-andre-de valborgne : http://youtu.be/_dTqdeTA1S0 ou vous faites une intervention remarquable de résilience. Bravo. Voilà bien l’ action qui pardonne et réuni. Vous ne condamnez pas les « réactions » du maire vous les expliquez.Vous avez la vergogne et des vertus épistémiques certaines. Je suis attentif à votre désarroi. Haut les cœurs comme dit votre ami. Retrouvez le Dieu intérieur .. l’ Enthousiasme.
    Pourquoi ne ferions nous pas un autre blog ; lesdemocrates-dechouardise.org avec comme président d’ honneur et comme participant actif : Étienne

    • Être du Parti de la Vie:
      -faire la grasse matinée
      -se lever le mâtin en se disant : je n’ ai pas eu ma dose de plaisirs
      -faire l’ amour (stop .. vie privée lol)
      La Vie ne supportant pas d’ injonction (ni de conseil trop appuyé) qu’ est ce je raconte là .. je continue
      -la vie ne supporte pas d’ injonction encore moins de simple ou double contrainte.
      -philosophie de l’ action : Cultiver l’ Enthousiasme et prendre soin de ses retranchements (la Grotte)
      -L’ universalisme peut être une éthique personnelle pas une philosophie de l’ action. Pas à ce jour.
      Se territorialiser : même si on a une vie de nomade … l’ homme a besoin de ses oasis. -Coder ses flux sinon c’ est la schizo (voir Deleuze et Guattari ).
      -peut-être lire (peut-être en diagonale) « La condition de l’ homme moderne » d’ Hannah Arendt
      -repenser le slogan « tout le pouvoir aux soviets » en pratique
      -rencontrer d’ autres êtres humains humbles au sens Gandhien c.a.d les deux pieds sur Terre que l’ on ne peut pas renverser. Ni grosses têtes ni pieds fragiles.
      -bon j’ arrête vos amis seront de meilleur conseil
      Amitiés

  36. Cher Etienne,

    Cette mise au point te grandit encore un peu plus.

    La suppression du lien était à mon point de vue une erreur car ton combat est celui des idées et non des personnes.

    Ne cherche surtout pas à séduire ou à plaire, garde ta ligne, celle de la rigueur intellectuelle et de la droiture.

    Et reconnaître ses erreurs ne sera jamais une faiblesse mais le signe de la sagesse.

  37. Remonte dans la montagne Étienne, les gens sont fous et te rendront fous qu’ils le veulent ou non.

    Laisse nous. La puissance de la masse est infinie et prends tout sur son passage.
    Lorsque tu reviendras tu sauras si ta parole résonne encore.

  38. Cher Etienne,

    Il y a dans ta prose et dans la notre, ces derniers jours, de la tristesse, de l’amertume, de la violence, une déception immense, comme si nous avions, tous, jeter un voile terrible sur la face de ce monde. Ils y sont arrivés, ils ont éteint la flamme qui nous guidait, et nous ont enfumés avec le reste de cette lueur.
    Je ne peux nier que je partage ce déchirement, mais l’heure n’est pas à l’apitoiement.
    Je veux seulement, par ce bref texte que j’emprunte à Saint-Exupéry, te redonner un bref espoir, un peu de réconfort, un simple message de reconnaissance et d’amitié.

    « Dans un monde devenu désert, nous avions soif de retrouver des camarades : le goût du pain rompu entre camarades nous a fait accepter les valeurs de guerre. Mais nous n’avons pas besoin de la guerre pour trouver la chaleur des épaules voisines dans une course vers le même but. La guerre nous trompe. La haine n’ajoute rien à l’exaltation de la course.
    Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés par la même planète, équipage d’un même navire. Et s’il est bon que des civilisations s’opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu’elles s’entredévorent.
    Puisqu’il suffit, pour nous délivrer, de nous aider à prendre conscience d’un but qui nous relie les uns aux autres, autant le chercher là où il nous unit tous. »
    Antoine de Saint-Exupéry -- Terre des hommes.

  39. Salutations à Étienne.

    Gros respect pour ce qu’il fait depuis des années pour la démocratie sans guillemets, déjà.
    Et très gros respect pour ce qu’il dit hier comme aujourd’hui, pour l’esprit qui l’anime… Soral est un homme qui a fait un gros travail de ré-information, qui incite des jeunes à lire de grands auteurs, qui est engagé (apparemment férocement) dans des combats nobles.
    Seulement, oui parfois il dérape, oui il est quelqu’un de trop fier pour être complètement stable, il ferait un mauvais dirigeant. Pourtant il aspire à la direction de la dissidence, à donner les bons et les mauvais points, il fait parfois (voire de plus en plus souvent) ce qu’il reproche à ses ennemis.
    Voilà pour l’homme, mais parlons des soraliens inconditionnels…. Je ne parle pas des adhérents E&R, attention : je parle des Soraliens INCONDITIONNELS. Ceux-là sont très souvent sectaires, prennent Soral pour leur père, ils sont abrutis, n’ont aucun esprit critique sur leur patriarche, ils m’énervent au plus haut point car s’autorisent des paroles abjectes, bien pires que celles de Soral dans ses mauvais jours… Ceux-là ont tout mon mépris et n’ont AUCUN droit à la critique à votre égard, vous qui vous vois engagez, qui agissez, et eux : qui boivent des paroles, ne vérifient et rien, ne mettent que des « j’aime » sur Facebook et se prennent pour des résistants….
    En conclusion, je ne critiquerai pas ce que Soral a accompli globalement, mais je ne comprend pas les dissensions actuelles avec d’autres figures très engagées de la dissidence, ni ses affaires sombres de sa vie privée. Et je ne le prendrais jamais pour mon père ou pour le plus grand penseur ou résistant du millénaire… Et vous non plus d’ailleurs :-).
    Je vous respecte car vous respirez l’humanisme authentique, et je vous suis avec attention même si je ne crois pas réelement à votre vision de la société, et ne partage pas vos désirs de démocratie réelle… Les temps à venir sont d’une noirceur incroyable, et ce n’est pas en laissant les gens de gouverner eux-même (eux, si loin des réalités qui approchent, si ancrés à leur vie peinarde et à leurs petits problèmes personnels, si formatés par l’idéologie de l’individualisme …) qu’ils pourront faire face à la guerre dans laquelle les puissants de ce monde s’apprêtent à nous plonger pour resdidtribuer les cartes. Mais votre utopie est saine, et votre personne est admirable, je devais vous écrire ceci, vous méritez votre repos pour repartir de plus belle…
    Après tout, quitte à mourir, si vous réussissez nous mourrons libres !

  40. Inutile de vous monter la tête M. Chouard, personne ne vous a demandé de vous investir autant !
    Il vaut mieux réfléchir à tête reposée par soi-même, plutôt qu’en tenant compte des avis multiples de l’un et de l’autre qui se cache derrière votre engagement !

    Peut-être serait-il plus concret d’écrire un livre, très synthétique et pragmatique, en n’énonçant simplement que les grandes lignes, pour donner des axes de réflexion, ce qui permettrait d’y renvoyer vos détracteurs, au lieu d’avoir à se justifier constamment !

    Prenez du recul et lâchez la toile, vous verrez que la majorité des messages cesseront d’eux-mêmes, seuls les véritables engagés resteront ! 🙂

    • Encore votre moralisme de l’ Être ?

      • Nul moralisme, çà s’appelle un conseil pragmatique pour éviter de se prendre la tête avec certains lécheurs de pompe aussi faussement conciliants qu’inutiles et qui ne sont là que pour semer la confusion, pour le crédit de leur propre chapelle ou loge.
        Et je soupçonne M. Chouard d’être trop gentil et de vouloir croire un peu tout le monde, ce qui est forcément décevant vu le niveau et surtout non-productif, c’est pourquoi un livre serait le bienvenu pour se faire connaître encore davantage et pour mettre les choses à plat pour ceux qui sont durs de la feuille, ou tout simplement pas au courant.
        Çà s’appelle une « proposition », pour vous éviter de radoter…

  41. Ton état d’esprit et ton courage forcent le respect,je suis ravi de voir que tu ne cédes pas à leurs exigences fascistes dénuées de bon sens. La nuit est sombre avant l’aube, et beaucoup de signes depuis quelques mois nous montrent que l’aube pointe le bout de son nez! N’oublis jamais Etienne qu’ils sont peut etre nombreux à te tomber dessus et à te diaboliser, mais nous sommes encore bien plus nombreux à te soutenir. Ils ont les médias avec eux, nous avons le bouche à oreille et internet. Car crois-moi, il y a de moins en moins de hens devant les postes de TV. Dans le monde entier, vois toutes les manifs et les gens se revolter contre le systeme…L’aube et proche!

  42. La tempête est toujours un moment difficile mais si elle ne vous emporte pas au fond des abîmes, elle est une expérience nécessaire pour avancer et progresser dans ces océans de la pensée.
    J’espère que vous n’attendiez pas éternellement à semer ces pensées d’émancipation sans une réaction sérieuse de nos stratèges…
    C’est le signe que vous êtes dans le vrai, vous pouvez être confiant. Sachez que votre façon de penser et notamment sur la parole raciste est aussi la mienne. Ayant été traité de sale arabe depuis tout petit par un beau-père agressif, j’ai vite compris que je n’étais pas la cause de son maux mais qu’il est perdu dans une condition salariale aliénante et éreintante. Comprendre l’autre et son mal être est essentiel…je discute souvent avec des gens au verbe dur envers l’étranger mais cette hostilité cache essentiellement des raccourcis initiés par des médias anxiogènes et des rencontres du quotidien manquées.
    Votre force est cette écoute, cette honnêteté et cette modestie avec laquelle vous aborder les choses.
    Ne changez pas… d’ailleurs je vous n’en crois pas capable même à votre insu.
    Vous avez mon soutien et j’espère que vos amis Lordon, Lepage….se manifesteront bientôt pour vous donner le leur. J’attends avec impatience que leur amitié se manifeste.
    Nous sommes voisin, si votre clavier vous fatigue, n’hésitez pas je fais un très bon thé;)
    Réda

  43. Merci Etienne pour ce billet. Votre humanité vous fait honneur. Reposez-vous, attention à l’ulcère. Vous êtes quelqu’un de profondément bon, c’est tout ce qui importe.

  44. Total soutien à toi Etienne!

    Prends le temps qu’il faut pour digérer et reviens quand tu es prêt à t’exposer à nouveau, mais préserve-toi!

  45. Bonjour,
    Je ne suis pas « chouardien », mais vous êtes un intellectuel qui compte. Au delà des polémiques dont on comprend aisément qu’elles fatiguent, et au delà même de la constitution TAS, vous avez réussi à centraliser la notion du tirage au sort dans le champ politique, ce que Rancière, Manin, … (auteurs découverts à travers vous) n’ont pas su faire. Van Reybrouck , Dupuy-Déri ont pu être vulgarisés par les problématiques que vous avez mis sur la table. Bernard, Testard, Généreux, Blondiaux, Rosanvallon reprennent à leur compte l’idée du TAS, et tentent de l’appliquer dans des formes diverses du débat public.
    Et de fait, l’idée qui était « révolutionnaire » devient peu à peu « normale ». Il va être normal d’avoir du TAS dans des institutions (CCAS, conseils de quartier), normal d’avoir du TAS dans les partis politiques (nouvelle donne), normal qu’on donne « aux gens » qu’ils aient les moyens de construire un discours collectif qui contraigne les gestionnaires de leurs organisations.
    Je ne suis pas « chouardien » parce que je ne suis pas un partisan/militant, et par ailleurs assez critique sur certains de vos propos, mais peu importe. Parce que vous êtes généreux et parce que vous remettez de l’intelligence dans le débat politique, je vous remercie et je soutiens l’homme que vous êtes.
    Cordialement

  46. Je n’ai jamais commenté ici.
    Je ne suis pas un Gentil Virus et n’appartient pas à ce que les langues malveillantes appellent la « secte Chouard ».
    Mais je vous écoute, je vous aime bien, et vous m’avez fait découvrir beaucoup de choses qui me font réfléchir.

    Je suis persuadé que vous êtes quelqu’un de bien, et les crétins qui vous traitent d’antisémite ou de fasciste sont de simples et purs connards, ou des salops manipulateurs. Bref on s’en fout : Foutez-vous en.

    Je vous embrasse et COURAGE!

  47. Salut Etienne,

    Quand on essaie de contenter des imbéciles, on a vite fait de pédaler dans la semoule.

    C’est ce qu’il est en train de se passer. Des antifas jean-kevins boutonneux qui poussent d’un côté, des anti-antifas jean-kévins boutonneux qui poussent de l’autre.

    « Salop, il a un lien vers Soral! Fasciiiiste! »

    « Sale traître, il a retiré le lien! C’est un affreux Trotskiste! »

    « Il a retiré le lien mais il s’est pas excusé, c’est toujours un rouge-brun! »

    etc…

    Tous les cerveaux opérationnels ici savent qu’il n’y avait pas besoin de justification.

    Je te suggère de tourner la page de toutes ces agitations stériles.

    Amicalement.

  48. L’idée de se balader dans la nature, qu’a envisagé une personne sur facebook, est excellente. Des vacances loin de tout vous feraient peut-être le plus grand bien 🙂
    Bonne continuation à vous.

  49. Etienne, je vous vois comme un poilu de 14 contraint de sortir de sa tranchée sous la mitraille ennemie. Pas facile de passer entre les balles !
    Après le dernier assaut (en date. Pas d’illusion, il y en aura d’autres !) vous avez pu rejoindre un abri mais vous avez encore les oreilles qui sifflent… Profitez-en pour vous remettre de vos émotions. Ne vous laissez pas ruiner le moral par les médiocres, ni par les roquets de la bien-pensance, ni par les manipulateurs d’opinion patentés. Votre travail nous est indispensable, vous avez fait faire un grand pas en avant dans la compréhension de notre monde à une foultitude de personnes. Prenez du temps pour vous, prenez du recul, mais ne lâchez pas le morceau. S’ils s’en prennent à vous c’est que vous avez tapé juste. Et ne vous en faites pas, maintenant les graines sont semées…

  50. Livre
    Je pense qu’Étienne devrait écrire un livre. Je m’étonnais qu’il ne l’aie pas déjà fait. Il pourrait y exprimer en analyse et synthèse sa proposition. Le vidéo sur sa bibliothèque montre un peu de sa richesse spirituelle immense.

  51. Salut Étienne, c’est juste pour dire que moi je m’en fous qu’il y ait ou pas un lien vers le site de Soral. Quand on visionne tes conférences et interview il est évident qu’il n’y a pas la moindre trace d’extrémisme* dans tes pensées. Bien sûr que les politiciens (de carrière) actuels et leurs amis essayent de te mettre des bâtons dans les roues ; aujourd’hui c’est Soral, demain ça sera la couleur de tes chaussettes… 😉

    *Selon wiktionnary: « Opinion politique, économique, sociale, religieuse ou philosophique radicale, et qui peut servir de base théorique à des actions qui vont à l’encontre de la volonté ou des intérêts de tous. »

  52. Ben, il s’agit d’une guerre, non ? Soros l’avait avoué. Une guerre des classes, des possédants contre le reste du monde.

    La guerre, ça n’est jamais propre.

    1re façon de délégitimer un ennemi : le traiter d’antisémite.
    2e façon de le dézinguer : le traiter de fasciste.

    Après, tu ne peux plus parler, c’est mort pour toi. Il faut le savoir et faire avec, pas être naïf. Ce qui est en jeu, c’est leur richesse, leurs privilèges, leur pouvoir, leur entregent, leur confort. Ils feront tout pour défendre ces choses, et s’il s’agit de tuer un opposant qui monte, il le font sans aucun problème.

    Votre cas est un exemple à brandir pour ceux qui auraient la mauvaise idée de faire comme vous : voyez ce qui va vous arriver si vous réclamez une vraie démocratie. Le truc, c’est que plus la personne visée est honnête et sincère, plus cela se voit, plus son élimination fonctionne, c’est-à-dire plus elle fait peur et dissuade d’autres personnes de suivre la même voie. Cela a de tous temps marché comme ça.

    Gandhi l’avait bien compris : être dans son droit et la vérité historique et morale, ça ne suffit pas; il faut être intelligent, stratégique.

    • Exactement. La non violence exige du courage.

      Le courage de passer du côté des « antisémites » , bientôt « terroristes ».
      Il est légitime de parler de résistance.

  53. Hello,
    Les antifas ne sont pas des antifascistes, ce sont des fascistes d’extrême gauche. Ces gens sont remplis de haine. Les appeler antifascistes c’est leur donner une légitimité qu’ils n’ont pas. Ils faut les appeler par ce qu’il sont : des fascos.
    Promouvoir une vrai démocratie et le respect envers les gens, c’est justement combattre le fascisme. C’est visiblement pas une tâche facile alors bravo !!!

  54. Monsieur Chouard, à mes yeux, vous avez jusque là tant démontré de votre honnèteté, votre dévotion à une cause que je croyais personnellement totalement perdue, votre altruisme et les sacrifices que vous avez consentis pour apporter la trame permettant d’élaborer un autre modèle de société, que vous n’avez nullement à vous justifier de la sorte devant des hordes non « désintéressées » dans leur propagande qui continue à servir le système. Ce qui fait de vous un grand homme, c’est que vous demandiez pardon reconnaissant quelques « erreurs », alors que tant d’autres continuent allègrement dans la forfaiture en toute connaissance de cause… Grand, oui, vous êtes Grand, Monsieur Chouard, dont l’humilité fait le panache d’un bâtisseur tel qu’on n’a plus vu depuis les premières cathédrales, auxquelles ont peut comparer l’édifice sociétal que vous érigez peu à peu… Que l’on vous compare un jour à Gaudi, ou l’autre au Facteur Cheval, dans l’exubérance de leur création importe peu finalement, ce qui compte, c’est que vous oeuvrez sans relâche dans le sens d’une nouvelle chapelle où l’espèce humaine, la « théoriquement plus évoluée » de toutes, trouverait enfin la voie qu’elle aurait normalement dû connaître. Avec tout mon soutien et mon amitié si vous m’en pensez digne…

  55. Etienne, sans doute connaissez-vous déjà cette vidéo mais je me permets de vous la recommander chaudement (ainsi qu’à tous les lecteurs de ce blog) pour reprendre des forces et bien vous mettre dans la tête que si quelqu’un doit s’excuser, ce n’est pas vous !

    http://bit.ly/J_Sturel

    Ainsi que cette analyse de Gabriel Rabhi sur les médias et la manipulation des consciences :

    http://bit.ly/1prUljo

  56. Cher Mr. Chouard,

    Je passe sur les félicitations d’usage pour votre travail et votre action au service d’une démocratie réelle : souligner que votre œuvre est une œuvre de salubrité publique est un truisme à mes yeux.

    Ce petit message a une vocation plus générale qu’un énième commentaire sur la propagande actuelle visant à vous discréditer pour des raisons évidentes : votre volonté de conserver votre liberté de penser vous honore de toute façon. Je voudrais plutôt attirer votre attention sur une vérité qui tombe sous le sens : on ne peut pas écoper la mer avec un verre d’eau. Vous n’arriverez jamais à répondre de façon exhaustive à toutes les attaques à votre encontre. Je comprends votre mal de ventre : vous vous battez contre des moulins à vent, c’est un combat perdu d’avance. Vous souffrez d’un mal que bien d’autres on connu avant vous : vous avez eu raison trop tôt.

    Autrement dit, pour mettre les pieds dans le plat, il me semble que tout le problème est une question de conscience collective. Vos idées seraient parfaitement admises au sein d’une société adulte ; malheureusement, la conscience collective est encore à un stade infantile. Autant tordre le cou tout de suite au débat sur l’œuf et la poule : peu importe que la conscience collective soit infantile à cause de 200 ans d’infantilisation ou que les peuples aient les gouvernements qu’ils méritent : le fait est là, nous sommes trop couillons collectivement pour prendre notre destin en mains, et nous nous comportons comme un troupeau de moutons attaché à ses bergers.

    Cependant, il ne s’agit pas d’être pessimiste : il n’y a absolument aucune raison que la conscience collective n’évolue pas vers la maturité. Le passage de l’enfance à l’âge adulte est à l’évidence le destin naturel de toute forme de vie, que ce soit au niveau individuel ou collectif. Et pour ce qui est de la société actuelle, vous avez déjà planté une graine magnifique qui ne demande plus qu’à croître. De cela vous pouvez être fier, mais je pense que vous auriez tort de vouloir brûler les étapes. La conscience collective évolue à son rythme, il lui faut encore s’émanciper de forces qui tentent de la tirer vers le bas, tout ça prend du temps. Tout ce qui compte, c’est que le processus est enclenché, et que vous y avez apporté une contribution non négligeable.

    La société actuelle est en pleine mutation. Quelles que soient les opinions des gens par ailleurs, il y a un consensus quasi unanime pour dire que nous sommes à la croisée des chemins. Un vieux monde est en train de mourir ; un monde nouveau est en train de naître, et nous vivons actuellement cette période douloureuse de l’accouchement, du fait de l’antagonisme entre les deux qui arrive petit à petit à son paroxysme. Période douloureuse, mais ô combien passionnante ! Je crois que nous avons une chance immense de vivre à cette période littéralement historique dans l’histoire de l’humanité.

    Cette mutation n’a pas lieu seulement aux niveaux politique et économique ; elle a lieu à tous les niveaux, elle concerne tous les aspects de notre société. La naissance d’Internet en est un symptôme déterminant, Benjamin Bayart l’a théorisé de fort belle manière (je laisse ceux que ça intéresse taper son nom dans un moteur de recherche). Pour lui, l’émergence du net est comparable à l’apparition de l’écriture ou celle de l’imprimerie : elles on été à la base de mutations profondes de la société.
    Ce qui fait société, ce sont les échanges entre les êtres humains. La somme des interactions entre individus est la société. Donc les modalités des interactions déterminent de façon fondamentale la structure de toute société. La société antérieure à l’écriture, c’est tout simplement la pré-histoire. L’apparition de l’écriture amène l’apparition de l’Etat, l’apparition de la Loi. L’arrivée de l’imprimerie amène l’explosion de la diffusion des connaissances scientifiques au moment de la Renaissance, et mène mécaniquement à la société du XVIIIe siècle et à la révolution industrielle. Eh bien l’arrivée d’Internet mène mécaniquement d’une société verticale vers une société horizontale, ce qui recoupe parfaitement votre vision, et ce n’est pas une coïncidence.

    Tiens, en parlant de sciences, là aussi il y a une crise profonde. La physique fondamentale est en panne depuis la dernière révolution majeure qui a accouchée des deux piliers de la physique moderne : la relativité générale et la mécanique quantique. Il existe de plus en plus de scientifiques de haut niveau qui dénoncent la crise scientifique actuelle, et qui anticipent la naissance prochaine d’un nouveau paradigme scientifique. Nous sommes à la veille d’une révolution scientifique qui pourrait bien aboutir à des choses aussi fantastiques que l’énergie libre ou la visite d’autres systèmes stellaires.

    Paradigme : le mot est lâché. Le basculement que nous vivons actuellement est un changement de paradigme, et il a un caractère inéluctable. Regardez l’affaire du barrage de Sivens, qui n’est là aussi qu’un symptôme d’une tendance lourde consistant en un basculement de l’agriculture industrielle vers l’agro-écologie telle que promue par Pierre Rabhi.

    Alors puisque me voilà rendu à Pierre Rabhi, je vous suggère de vous en inspirer. Il est comme vous, il a planté une graine magnifique qui est en train de grandir petit à petit. Mais Pierre Rabhi n’a pas mal au ventre, parce qu’il se contente d’une forme de résistance passive, par l’exemple. Vous montrez l’exemple aussi (par vos ateliers constituants notamment), évidemment, mais vous avez le tort à mes yeux d’entrer de plain pied dans l’arène pour lutter frontalement contre les marchands du temple et les moulins à vent qui défendent le système : c’est peine perdue. Ce faisant vous vous imposez les 12 travaux d’Hercule.

    En conclusion, j’aimerais donc vous énoncer un principe fondamental des arts martiaux issu de la sagesse taoïste : on renforce tout ce contre quoi l’on se bat. Ce à quoi l’on résiste se perpétue. Le véritable art de la guerre, c’est de vaincre sans combattre, c’est de n’offrir aucune opposition à l’adversaire. Vous qui êtes si sincère et humain, ça m’embête de vous voir en première ligne, parce que vous vous tuez au travail et vous prenez des coups ; si vous continuez, les coups se feront de plus en plus violents et douloureux. Maintenant que vous avez planté votre graine, il me semble que la sagesse devrait vous conduire à vous positionner en arrière-plan de façon à vivre en accord avec vos idées, paisiblement, dans une forme de résistance passive à l’instar de celle de Pierre Rabhi. Le mouvement vers un monde plus humain est enclenché, ce monde adviendra de toute façon : vous qui y avez contribué significativement, faites maintenant confiance en l’évolution des consciences et ne vous épuisez pas à vouloir écoper la mer…

  57. Merci monsieur Etienne Chouard pour tout ce que vous avez fait, faites pour faire avancer les choses, élever les consciences politiques, faire bouger les lignes.

    Quoique l’on fasse, dise, il n’est pas rare (pour ne pas dire toujours) qu’il y ait des gens pour avoir des réflexions pas forcément très justes, être mesquins. Et quand on a de la vergogne, ça peut devenir vite épuisant. Alors dans un domaine complexe comme la politique où tout un chacun peut faire preuve de mauvaise foi, où certaines forces en présence font aussi le jeu de la division, l’entretiennent, en ont besoin, n’en parlons pas. Sans compter la difficulté qu’on peut avoir avec les idées nouvelles, nouvelles par rapport au paradigme dominant du moment.

    Me fait passer à une petite bd de 4 cases, avec un vieux couple et un âne qui passent devant des gens. Quand l’âne est monté par le monsieur, il y a une critique comme quoi il pourrait laisser la place à sa femme, sans savoir s’ils alternent, ou si l’homme s’est blessé etc. Quand c’est la dame qui le monte, il y a aussi une critique (je sais plus exactement laquelle). Quand c’est les deux, il y a la critique comme quoi ils épuisent l’âne. Quand c’est aucun, la critique comme quoi ils sont cons d’avoir un âne et de ne pas le monter. La morale de l’histoire, c’est que quoi qu’on dise, fasse, il y en a toujours pour trouver à y redire, émettre des jugements à l’emporte pièce, sans dialogue de bonne foi.

    Bref. Je suis admiratif devant votre courage. Je vous souhaite que se réalise pour vous, pour tous, la fin de la fameuse citation :

    « D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis ils vous combattent et enfin, vous gagnez. »

    (en incluant au « vous » tous ceux qui souhaitent l’avènement d’une autre façon de faire la politique, un vivre ensemble respectueux du « vivant », une constituante etc., ceux qui vous soutiennent, vous suivent, et puis le monde).

    Mais sinon, reposez-vous bien. Important de pouvoir prendre soin de soi.

    Bien à vous !

  58. Étienne, je ne sais pas si je dois vous tutoyer ou pas… Allez, je pars pour le tutoiement. Personne d’honnête ne peut te confondre avec Alain Soral. Ne perds pas de temps à te justifier, tu n’as pas à le faire même si ta défense te rend encore plus humain. Ce que tu dis à propos du racisme, c’est très vrai : c’est comme ces gens qui qualifient une personne d’agressive ! Elle ne peut plus répondre car on lui répond aussitôt : « vous voyez bien que vous êtes agressif ! ». Les gens si prompts à traiter quelqu’un de raciste le sont eux même souvent, mais d’une manière refoulée, parfois sans le savoir. Je ne sais pas si tu a vu le film « Mommy », il y a une scène très saine (!) dans laquelle le jeune héros s’en prend à un chauffeur de taxi noir parce qu’il a traité sa mère de pute : alors Steve (le jeune héros) s’énerve, grimpe sur le taxi et le traite de sale nègre. Pas de racisme là. Du tout. (Je pense qu’un tel naturel ne serait pas possible actuellement dans le cinéma français.) Pour en revenir à Soral, je suis d’accord avec toi depuis le début : il y a chez Soral une érudition et une analyse libre dans beaucoup de domaines… Et pourtant, j’exècre depuis le début son sexisme (étant une femme) et bien sûr évidemment ses propos racistes et « anti-juifs » quand ils ne sont que ça. Malgré mon désaccord total sur sa vision de la femme, par exemple (genre : « la politique n’a plus de couilles depuis que les femmes y sont entrées » propos en substance. La politique n’a « plus de couilles » car elle est faite par des valets!), je regarde parfois avec intérêt (et esprit critique) ses publications. Une société où on ne parlerait qu’avec les gens qui sont d’accord avec nous sur tout serait une vraie société totalitaire. J’aime la polémique, elle fait avancer tous les esprits. Même au sein d’un groupe très restreint, comme la famille par exemple, je n’aimerais pas vivre avec quelqu’un avec qui je serais toujours d’accord. Continue Étienne, tu mets du soleil à notre horizon !

  59. « ON MESURE LES TOURS PAR LEURS OMBRES ET LES GRANDS HOMMES PAR LE NOMBRE DE LEURS DETRACTEURS »
    petit proverbe chinois qui s’applique parfaitement à l’actuelle situation…
    BRAVO et MERCI ETIENNE… encore et toujours pour votre honnêteté, votre sincérité et votre amour indéfectible de la démocratie et de l’espèce humaine (pourtant pas toujours très reconnaissante) …
    Reposez-vous, prenez bien soin de l’HOMME DE GRANDE VALEUR que vous êtes…. la démocratie attendra… et nous aussi ! amitiés. Lidia

  60. Salut Etienne,

    Je suis votre engagement depuis plusieurs années et je voudrais vous dire une seule chose. Continuez votre combat simple, mais tellement important pour le peuple, avec la même nuance et la même intelligence !

    Merci pour tout

  61. Vous avez cédé à la meute tartuffe Monsieur Chouard (qui prétend, un comble ! être avec vous) mais le véritable déshonneur est évidemment pour tout ceux qui se sont acharnés sur vous dans le but d’en arriver là. Et c’est malheureusement à ces imbéciles que vous donnez raison avant de donner tort à Soral. Je vous invite humblement à aller voir comment est considérée la soumission en lisant le texte d’un pauvre blog de Mediapart que je mets en lien. Le même  » auteur « , dans un autre article, nous expliquait benoîtement, à nous autres crétins, qu’il avait pris avec d’autres des distances d’avec le travail d’Étienne Chouard, au motif que ce dernier ne condamnait pas fermement et en choeur Soral avec les autres. Le gars n’avait pas compris que le projet ne permettait pas d’exclure tel ou tel et que c’était même tout le contraire et donc antinomique. Mais cette lumière est sûre de son fait. À partir de là, à partir d’un constat pareil, il n’y a plus qu’une chose à dire :  » Au-dessus, c’est le soleil !  » :-). Et celui-ci d’ajouter que de Gentil Virus il était devenu un Rétro-virus. LOL. Autre formulation, moins favorable à son ego : il est redevenu le crétin qu’il aurait peut-être pu cesser d’être. En même temps, il est plutôt logique qu’un antifa, fascisant donc :-), se soit exclu lui-même du truc (même si c’est dommage). On a vraiment affaire à des trucs schizophréniques. Je ne comprends pas que l’on puisse ne pas se rendre compte à ce point que l’on se consacre avec acharnement (terme approprié) à des choses foncièrement détestables et qui sont l’illustration même de ce dont on prétend par ailleurs être le farouche ennemi.
    http://blogs.mediapart.fr/blog/pierrick-le-feuvre/281114/la-fausse-confession-detienne-chouard-la-messe-est-dite
    Je précise que je suis tombé par hasard sur une réaction de ce pauvre type (qui parle carrément de lui à la première personne du pluriel, prototype de chiens de garde antifa au Q.I proche de celui d’une huitre mais évidemment persuadé d’avoir inventé le fil à couper le beurre, dans un article du très bon blog d’Olivier Berruyer. Il s’agissait d’une réaction empreinte de menaces à peine voilées. Et Monsieur Berruyer le sait car j’ai pu constater par moi-même qu’il (Monsieur Berruyer, donc) virait des réactions (ou même des liens vers E&R pourtant sans rapport direct avec l’incritiquable sionisme) ou ne les publiait pas pour ne pas risquer d’être catalogué lamentablement par des hordes de crétins, comme vous l’avez été vous-même. Voilà à quoi en sont réduits des gens sérieux et irréprochables (et quand bien même ils ne le seraient pas d’ailleurs, personne ne mérite dans un état prétendument de droit un tel acharnement et de telles cabales). Je vous mets également le lien. Je crois pour ma part que s’il y avait des gens dangereux et dont il faudrait se méfier si ça chauffait, ils seraient à chercher de ce côté-là. Même si la dernière chose que l’on peut souhaiter est que cela dégénère. Dire que ce site oeuvre dans le sens d’un apaisement (tout en pointant du doigt des dérives inacceptables), ce qui est une évidence, en dit long sur le retournement des choses quand on voit la manière dont il est traité en retour. La seule chose à faire Monsieur Chouard eut été de dire à tout ce beau monde, comme le préconisait il y a peu Jacob Cohen envers ceux qui n’ont à la bouche que la bave de l’antisémitisme, d’aller se faire foutre, le plus loin et le plus longtemps possible. Parce que ce n’est pas à vous de vous rendre malade.
    http://www.les-crises.fr/fn-ils-sont-vraiment-enormes-chez-mediapart/
    Un dernier lien. Mon optimisme me perdra 🙂
    http://youtu.be/hraii5js3aI
    Il faut tout regarder mais le plus intéressant est à partir de 11:55
    Je viens d’apprendre que suite à des pressions sur la FNAC, un coup de coeur sur l’ouvrage d’Alain Soral  » Comprendre l’empire  » venait d’être retiré. À quand le licenciement de l’impétrant antisémite, puisqu’il y a quelques mois la même chose avait coûté sa place à un salarié d’une librairie Decitre ?!
    Bienvenue dans le monde  » antifasciste  » … de Ray Bradbury !
    Je conclue en disant que je ne m’adresse qu’à vous et à vous seul Monsieur Chouard, c’est-à-dire que comme vous je refuserai ici de m’épuiser en vain à répondre à des bêtises reproduites à l’infini et auxquelles il a été déjà répondu maintes fois, avec le résultat que l’on sait et que l’on peut admirer tant il est reluisant. Il n’y a que la conscience de chacun au final. Respectueusement.

  62. Bravo M. Chouard pour cette mise au point que j’attendais patiemment depuis votre dernier billet. Je suis moi aussi partagé sur certains propos de Soral, mais je continue à suivre le site de E&R parce qu’on y trouve ce qu’on ne trouve pas ailleurs. Alors, pour les esprits chagrins, « antifascistes », qui voudraient censurer Soral (voire Étienne Chouard lui-même !!), vous n’avez qu’une chose à faire : faire mieux qu’eux.

  63. Bonjour Etienne, quoique disent les gardiens de la pensée, je ne vois dans ta démarche que bonne foi et honnêteté intellectuelle!
    Il est bien plus difficile de chercher à construire sa pensée au contact d’autres façons de penser et en la confrontant que de le faire enfermer dans la sienne, ou, encore pire, dans celle d’un/e autre et de n’échanger qu’avec ceux qui pensent comme soi.

    En tout cas, ce que j’ai lu et vu de toi m’inspire, politiquement, humainement.
    J’aime voir que tu n’esquives pas les arguments d’autres pensées qui s’opposent à la tienne tout en respectant la personne qui les expriment et qui acceptent de confronter sa pensée à la tienne.

    Merci encore pour la motivation que tu apportes à plein de gens, comme moi, qui n’avaient plus tellement d’espoir dans la politique car aucun mouvement n’évitait l’étiquette du parti politique et sa quête du pouvoir.
    Depuis j’ai connu le mouvement des Gentils Virus, qui n’est pas un autre parti politique, et je me sens moins seul à penser comme je pense, avec l’espoir que chacun comprenne un jour que le seul moyen d’être en démocratie, c’est d’être démocrate en majorité, autrement dit, soyons le changement que nous voudrions voir.

    Courage et pense à toi avant tout, repose-toi, tu as déjà fait beaucoup, tu as fait ta « part », ton message est passé et il continuera longtemps, c’est sûr!

  64. Bonjour Etienne,
    Il s’agit moins de contenter tout le monde (impossible) ou le plus grand nombre (difficile) que d’être avant tout fidèle à vous-même, vos valeurs et votre combat.
    Vous êtes un chercheur, donc vous cherchez et vous trompez parfois mais vous êtes pétri d’au moins deux qualités rares : vous êtes honnête, et vous êtes un réel humaniste. Je pense que ces deux traits de caractère font qu’au delà de la pertinence de votre discours, et des divergences de points de vue, vous êtes apprécié de vos gentils virus et de ceux qui vous suivent.
    Prenez en compte les critiques sereines et amicales, mais balayez sans vous nouer le ventre ni vous attarder les attaques de ceux qui n’ont d’autre triste passion que d’essayer de détruire ce qui ne leur convient pas.
    Et quand vous n’en pouvez plus, pensez à tous ceux et toutes celles qui vous suivent, vous défendent, et vous aiment.
    Vous êtes un grand bonhomme !

  65. Bravo !
    Quelle belle preuve d’intelligence, d’intégrité et même de panache face aux félons ou aux simplets qui vous prennent pour cible. Reposez vous bien, on a tous besoin parfois de prendre du recul et de faire la part des chose. Le combat ne cessera qu’après la victoire ou le renoncement.
    Fraternellement,
    Un dissident.

  66. Reposez-vous Etienne.

    Rappelez-vous :

    Vous n’êtes qu’un homme.

    Vous ne représentez personne à part vous-même.

    Vous n’avez jamais demandé à personne de vous suivre.

    Vous ne pourrez jamais contenter tout le monde.

    Continuez à faire de votre mieux, à zigzaguer peut-être mais en gardant votre boussole en main sur les choses auxquelles vous croyez : (à vue de nez) la Démocratie, la liberté de pensée et d’expression.

    En agissant toujours selon les principes qui vous sont chers, vous ne trompez personne et encore moins vous-même.

    Que ceux qui sont mécontents s’en aillent, que les médias aboient, que ceux qui veulent une pureté totale donc inhumaine à la fois dans les actes, les pensées, les paroles et le reste aillent s’encarter où bon leur semble.

    Vous êtes un citoyen et vous êtes admirable. Un jour j’aimerais vous présenter tous vos « petits-fils », ceux que j’ai pu convaincre grâce à vos vidéos, et vos arrières-petits-enfants et plus loin encore…

    Le vague de fond est lancée, un nombre impressionnant de consciences s’est éveillé, on pourra se passer de vous le temps qu’il vous paraitra nécessaire.

    Faites comme bon vous semble, je vous adresse toute mon admiration et ma sympathie, faites toujours comme bon vous semble.

    Votre corps aussi a besoin de votre attention, votre cerveau et la société peuvent attendre.

    Et si rien ne vous semble bon en ce moment, je vous aide un peu :

    Repos complet, une petite balade au bord de la rivière, parler avec un ami, caresser un chat ou un chien, marchez pieds nus dans la rosée du matin, touchez les arbres, recentrez-vous sur l’important : la vie !

    Ensuite, un suppo et au lit (et surtout pas d’internet, même pour lire les commentaires, pas de télé ou de journaux ni même de livres pendant au moins une semaine, renouvelable autant de fois que nécessaire).

    Exécution.

  67. Monsieur,
    Je ne vous connaissais pas il y a encore quelques temps.
    Maintenant je ne peux que saluer votre probité tant intellectuelle que morale. Des personnes de votre trempe manquent cruellement sur la scène médiatique, pour pondérer, éclairer les débats.
    Je ne peux que vous saluer sincèrement pour votre travail et votre energie.
    Alexandre

  68. Salut Etienne,

    Je pense qu’il est temps pour toi d’écrire enfin ton bouquin. Afin d’empêcher les autres de penser à ta place. De parler pour toi. Et parfois même -- pour ne pas dire souvent -- en ton nom …
    Afin d’empêcher les autres -- surtout ceux qui se revendiquent de ton propre camp, mais pas seulement -- de véhiculer et travestir ce qu’il pense avoir compris de ce que tu es, de ta sollicitude, de ta compassion, de ton humanité et de tes « idéaux ».

    « Chouard pense ceci, Chourd pense cela, il est comme ci, il est comme ça » et parce qu’ils en ont saisis des brides, les moins sages se permettent de penser à ta place, de dicter « tes » pensées et ton « esprit » sans n’avoir jamais rien compris, ou si peu …

    Ecrire, c’est prendre le temps de poser son existence et ses principes. C’est prendre le temps de poser son esprit. C’est prendre du recul sur soi, sur sa vie. C’est se redécouvrir pour mieux se comprendre. C’est donc se mettre en capacité de grandir. D’évoluer. De digérer. De se vider afin d’être en capacité de se remplir de nouveau. Et parfois même, de transmettre.

    Le monde manque tellement de sagesse qu’être emprunt d’une once de celle-ci ne peut qu’être incompris et passer à côté du grand nombre …

    Si tu veux offrir vraiment quelque chose d’important au monde, ce n’est pas dans le TAS ou la Constitution que tu as le plus à donner. C’est dans ton humanité.
    Car, c’est cette humanité qui sera la base et la cause des causes de toutes vraies et SAINES DémoKratie, pas la Constitution.

    Amicalement Patrick

  69. Bonjour Etienne,

    (je n’aime pas vouvoyer) Tu donne la même importance à la parole de chacun, de la vient ta force et ta faiblesse, le combat humain que tu mène pour l’intérêt générale te donne ce que les 1% n’ont pas, un carma positif et une paix intérieur, mai en contrepartie le combat menace les intérêt de certains, à toi de ne pas ranger dans la même case les critique non constructive avec les critiques constructive.

    C’est le jeu, quant un mensonge d’état est percé, ils appellent sa une erreur de communication, quant certain sont malade de pauvreté d’autre sont malade de richesse, les attaques sur toi sont inévitable à partir du moment où tu es pertinent.

    Je vais être un peut égoïste et te dire que j’ai besoin de toi, mai même si certain n’en n’ont pas conscience, on est des millions si ce n’est pas plus à avoir besoin de toi, dans la tribu de Nelson Mandela il étais dit à chaque enfants le jour de leur passage à l’âge adulte « Votre force n’est pas qu’a vous ».

    A leur actuel je te dois beaucoup, tu as fait énormément progresser ma compréhension du monde dans lequel je vie comme beaucoup d’autre, s’il te plais n’oublie pas le chemin que nous avons fait grâce à toi.

    Ne gaspille pas ton énergie là où ce n’est pas utile, « l’important ce n’est pas de convaincre, mai de donner à réfléchir »

    En espérant avoir réussi à mon tour de t’avoir été utile.

    Très amicalement
    Michael

  70. Bonjour l’ami.
    Tu as besoin de te ressourcer. Je connais cela. J’ai 40 ans, je vis depuis 2 ans avec ma fille en Guyane (à côté de Cayenne).
    Je t’invite à venir partager notre maison le temps qu’il te plaira ici au jardin d’Eden amazonien. Tu veux du dépaysement ? Du repos ? De quoi contempler ? Prends tes douleurs et tes frustrations et viens les enterrer en forêt tropicale. Randonnées, canoë en rivière, échappées nature et saines.
    Tu ne le sais pas mais je te dois bien ça comme chacun de ceux qui oeuvre pour le bien commun, dans l’amour de son prochain et pour un meilleur avenir à léguer à nos enfants.
    Merci pour ce que tu as donné. Fais une pause salutaire. La Guyane t’accueille quand tu veux l’ami.
    Abaris.

  71. Bravo pour ce dernier billet Mr Chouard ! Je vous rejoins totalement. Bien que le racisme soit en effet honteux et inhumain, montrer du doigt les gens qui adhèrent à ces idées ne résoudra rien. Ils sont humains, et comme nous tous ils peuvent faire des erreurs. Le racisme c’est bien souvent la conséquence de la misère sociale, parfois d’un manque d’éducation, de l’intoxication faite par les médias. Le racisme nous divise et fait la part belle des 1%. Pendant que nous sommes occupés à nous entredéchirer, on ne s’en prend pas aux vrais responsables de cette foutue crise.
    Pour illustrer mon propos, voici une petite histoire.
    Il y a un banquier, un ouvrier et un Rom autour d’une table, sur laquelle il y a 12 biscuits. Le banquier prend 11 biscuits et dit à l’ouvrier :
    -- Faites gaffe, le Rom va vous voler votre biscuit !

  72. Courage Etienne !!!

    On imagine difficilement le torrent de commmentaires qui vous sont quotidiennement adressés, je partage votre peine face à l’incompréhension ou à la malveillance que certains expriment. Je suis de tout coeur avec vous.

    La pression monte car les graines germent tout autour de nous, les bons virus sont partout maintenant et ils contaminent. Seul le peuple constituant est l’antidote alors rassurez vous, nous sommes en marche.

    Et comme vous l’avez dit encore récemment :
     » soyons tel que nous voulons que le monde soit  » 😉

    reprenez donc des forces, je vous en prie, relevez vous et revenez parmi nous plus fort encore.

    Respectueusement

  73. Etienne,
    D’accord avec tous les commentaires -unanimes- sur la qualité de votre enorme travail d’éducation populaire,et solidaires de l’affection que ces commentateurs vous portent.Nous avons suivi votre conférence de Bedarieux,et si nous ne sommes pas encore de gentils virus-,nous sommes sensibles a votre combat et touches par votre sincerite./impossible a mettre en doute/
    Reprenez des forces,prenez le temps,vous êtes un prof précieux,n’ecoutez pas ceux qui vous condamnent,Merci pour tout!!!!!!!!!!!!

  74. On n’est jamais plus (+) trahi que par ceux en qui on avait placé de la confiance.
    Ce qui s’est passé cette semaine a affecté beaucoup de gv (ben oui, on est des gentils). Les propos tenus par certains extrêmistes sont intolérables et au fallacieux prétexte de nous éclairer (soit-disant) ils se sont aveuglés eux-mêmes. Et je ne dirai pas « bien fait !  » car j’ai aussi de la compassion pour eux. Etienne, essaye de prendre du recul, la pluie finira bien par cesser et tu pourras aller marcher sur la Sainte-Victoire (à prendre au sens littéral ET figuré). Quant à nous, qui sommes relativement à l’abri des invectives, nous serons là à attendre ton retour. Il faut savoir parfois faire « retraite » pour mieux repartir à l’assaut. Prends des forces auprès de tes proches, et si ça te dit, tu peux passer me faire coucou au magasin, ça me fera plaisir. Toute mon amitié.

  75. Merci d’être aussi vrai, vous êtes un véritable exemple pour le peuple de notre pays. Vous avez bien mérité votre repos, dormez sur vos deux oreilles, nous veillons pour vous 😉
    Avec toute mon admiration et mon amitié,
    Carmin.

  76. Courage Étienne. Réjouis toi au contraire. Si on t’attaque autant, c’est précisément car tout à touché ce qui les menace. Tu es allé à l’os. Si le système hait tant SORAL, c’est que lui aussi, outre ses outrances touche à l’intouchable. Repose toi Étienne et reviens nous vite. Le monde est meilleur avec toi.

  77. Autant j’étais déçu de votre conclusion d’hier, autant je suis content de voir votre correction d’aujourd’hui.
    J’adhère à vos idées autant qu’à celles d’Alain Soral et trouve bien dommage qu’autant de personnes le diabolise à ce point.
    Pour tout vous dire Etienne, vous êtes une des personnes qui m’ont ouvert les yeux sur notre système. J’ai beaucoup suivi votre message et ai rencontré quelques GV ici en Belgique. Et un jour j’ai écouté ce qu’Alain Soral avait à dire, et son message et ses analyses m’ont semblé d’autant plus justes et pertinents que les vôtres.
    Ce qui m’a le plus choqué, c’était la réaction des gens ( et des GV) qui se pensent altermondialistes, voulant la paix, un monde meilleur, etc. et qui s’acharnaient sur Alain Soral sans chercher à comprendre que son combat était noble.
    Malheureusement, j’ai vu tant de GV s’en prendre à Alain Soral de manière insensée que j’ai peu à peu délaissé votre mouvement. J’écoute toujours vos messages car je crois en vous, mais je doute de la volonté et du courage de vos supporters. J’ai l’impression qu’on retrouve dans les GV beaucoup de grands rêveurs et de bien-pensants qui n’aiment entendre que ce qui les arrange et qui condamnent les autres, alors que ces derniers mettent leur vie en danger pour leurs idées.

  78. Un grand Merci pour votre travail Monsieur Chouard. Reposez-vous bien.

  79. Toute forme de xénophobie est consubstantielle à notre humanité. Seul l’éducation peut infléchir sa faculté à percoler à travers les sociétés humaines. Infléchir seulement, nombre de gens cultivés restent avec des arrières pensées xénophobes … carburant frelaté de leur machine cérébrale. Il devient donc incontournable de se mettre en état de pouvoir faire avec si on ambitionne que le peuple puisse redevenir souverain dans ses prises de décisions. Le jeu n’est pas de bannir à priori mais bien de fournir un immense travail sur le fait que le moindre progrès social ne peut, bien évidement pas passer par l’ostracisation. Il n’en reste pas moins qu’elle reste trop souvent le premier réflexe de défense de cet entre soi, très cher à toutes les communautés.
    Cher Etienne, ce travail ne sera jamais achevé car il n’y aura jamais de solutions définitives…j’aime bien cette maxime qui est habituellement attribuée à Marc Aurèle
    «Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.»…..

  80. BRAVO BRAVO BRAVO !
    force et courage !
    salutations depuis la suisse !
    ciao

  81. Cela fait très longtemps que je suis ton blog Etienne et que je propage l’idée du tirage au sort (peut etre bien depuis le début). Ceci est mon premier post d’ailleurs. Pourquoi? Parce que laisser ce magnifique travail de sélection de textes, citations, blogs… ou s’eveille notre conscience en ce moment n’est peut etre pas judicieux. Pourquoi? Parce que tu n’auras pas été sans remarquer que cette idée progresse à vue d’oeil. Quand j’en parlais ( et toi aussi probablement) il y a dix ans, aucune écoute sérieuse, idée farfelue etc… Aujourd’hui c’est crédible et cela suscite la curiosité et fait sérieusement reflechir. Voilà la vraie victoire. Quant au sujet de tes derniers écrits il fait référence directement à la cause des causes comme tu dis. L’etre humain est par nature imparfait, il faut donc que nos institutions, outils de communication, façon de dialoguer tiennent compte de cet axiome de base. Long, dur et fatiguant chemin… Mais tu n’es pas seul!
    Amitiés d’un reveur de monde meilleur…….

  82. je suis, tu es, il (elle) est, nous sommes, vous êtes ils (elles) sont,
    humain(e)(s)

  83. Je ne passe pas souvent ici mais je dois absolument dire ceci: « courage Etienne. Ta ligne est dure à tenir mais c’est la bonne ». En fait, ce pire que ça, c’est l’indispensable point de départ. Pour moi dès qu’on n’est pas dedans on est antidémocrate.

    Une chose à rappeller à tous les anti pestiférés: montrez leur une photo de Ayoub avec sa garde rapprochée et dites « tu vois le gros balaise tondu là ? il a un vote. comme toi. Alors soit tu penses qu’il ne devrait pas, et tu nous expliques comment tu vas déterminer qui a le droit ou pas de voter, soit tu admets une bonne fois pour toute que ses idées à lui existent, sont discutées, ont leur propres livres, et leur propre circulation. Tu acceptes que la démocratie, c’est aussi ça. Et tu arrêtes de tomber de ta chaise quand ça te passe sous le nez. »

  84. rappellez vous la piece de Ionesco  » Rhinoceros  » .Ce n’est pas parce que vous etes le seul à ne pas vous transformer en rhinocéros que vous avez tort au contraire.
    Vous etes alors seul contre la multitude imbécile
    Comme dans la piéce , vous souffrez parce que vous etes seul mais sur vos épaules repose l’avenir de la race humaine
    Lutter contre tous ces rhinocéros , c’est préparer l’avenir

  85. Etienne,

    Bravo pour vos efforts de clarté morale et intellectuelle face aux chiffons rouges du racisme et de l’antiracisme ce sont effectivement les conséquences de notre esclavagisme collectif au grand capital qui entraine nos penchants les plus sombres et nous font perdre le fil de nos luttes premières nous empechant de nous mettre d’accord sur le fait de ce débarrasser des tenants du pouvoir « ces quelques mains » comme le disait Henri Guillemin

  86. J’ai toujours exprimé le meilleur et ma complète affection en direction d’Etienne, sauf sur un ou deux points. Notamment et surtout, sur >>l’Éducation Nationale<> Éducation Nationale <>la culture<<, tout à fait, mais cela vient en deuxième place en terme de force et de puissance de tir)
    Maximilien Robespierre, très tôt, avait alerté sur ce problème d’une éducation en situation de conflits d’intérêts (comme actuellement) : « Le sort du peuple est à plaindre quand il est endoctriné précisément par ceux qui ont intérêt à le tromper et se constituent ses précepteurs. C’est comme si un homme d’affaires était chargé d’apprendre l’arithmétique à ceux qui doivent vérifier ses comptes. »
    Je ne crois pas qu'Etienne bien qu'économiste, enseigne l'autoconstruction, l'art d'habiter, le vernaculaire, et la permaculture qui seraient, dans une société meilleure, deux champs de l'économie (une fois le mot "économie" remis à l'endroit).
    On fait souvent l'impasse sur cet énorme problème (notre éducation totalement vérolée) car nous sommes nos propres bourreaux et il est difficile de nous l'avouer. Oui, l'E.N., c'est près d'un millions de Français qui la font tourner et qui a DES INTÉRÊTS dans la chose (intérêts de toutes sortes, mais notamment en terme d'égo et de réalisation de soi). Nous avons tous des dizaine d'amis profs… Difficile d'oser leur dire d'arrêter leurs méfaits au risque de se faire détester (mais on peut leur faire lire certains ouvrages progressivement). Nous faisons aussi l'impasse sur ce fascisme-là car un des premiers ressorts de l'école est de nous faire adhérer d'une manière ou d'une autre à nos institutions (et en premier desquelles, l'école, puis, les autres ensuite).
    Je vous renvoie donc vers nos interventions sur La "Déscolarisation" de la société que nous faisons en parallèle d'interventions sur la vraie démocratie. Je vous renvoie vers la bibliographie Déscolarisation et le document "1000 citations contre « l'école » " Tous les RDV et infos, sont donnés sur la page web : http://www.descolarisation.org (Ceux qui suivaient "La Catalyse", peuvent trouver là une sorte de suite, mais la différence c'est que c'est une page pour se donner rencard en vrai, parce que sinon le web comme fin en soi, c'est une catastrophe).
    Concernant le trip Chouard/Soral, arrêtons de nous focaliser comme ça sur des têtes, arrêtons de créer de nouveaux aristoï, nous sommes 60 millions dans ce pays, et nous devons tous retrouver la parole et notre autonomie.
    Amitiés à tous
    Sylvain

    • Salut Sylvain,

      On s’était parlé au téléphone une fois lors de la fermeture de la catalyse.

      Alors tu ne prend plus pour cause principale la réécriture d’une constitution démocratique?

      J’ai l’impression que le problème de l’éducation nationale même si d’un certain point de vu on pourrait voir ça comme une cause: « L’éducation endoctrine les gens et c’est pour ça que le système actuel peut exister », malgré ça j’ai du mal à voir que l’on pourrait changer les choses en profondeur par ce biais.

      En effet dans le système actuel je ne vois pas comment arriver rapidement à la déscolarisation que tu souhaites, les professeur s’y opposeront de bonne fois, les parent ne voudront pas pour éviter de payer une nourisse, et d’avoir à dépenser de l’énergie à éduquer leur enfant eux-même.

      De plus même si ça marchait nous n’aurions aucune garantie que cela débouche sur un changement réel vers un meilleur système. Et dans tous les cas il faudrait attendre des générations pour que ça ai un impact.

      Je vois plus: on réécrit la constitution et dans la nouvelles constitution on écrira les garanties nécessaires afin que l’éducation ne puisse plus être le vecteur d’un endoctrinement permettant de maintenir une domination.

      Pierre.

    • Edit: cool de voir sur ton site que tu joues encore la conférence sommes-nous en démocratie.

      Bonne continuation ;).

      Pierre.

  87. on se croirait a un enterrement.
    je suppose que tu vis encore, je ne suis pas du tout inquiet pour ta santé.
    D’ailleurs je suis pas toubib et je n’ai aucune compassion pour la fatigue librement consentie.
    Je tenais juste a vous féliciter pour votre travail en faveur du tirage au sort.(rondement mené , bien argumenté, très constructif) je suis conquis .salut

  88. Réponse à Etienne Chouard : votre seule rédemption possible, c’est le projet égalitariste basé sur une analyse postmarxiste de la lutte des strates et des luttes des classes
    Puisque le HAUT FORMOIS Etienne Chouard n’aime pas les leçons et refuse de comprendre ce que j’ai compris en 1991 -- « consommer PLUS que le PIB mondial est un VOL accompli par un VOLEUR au détriment de celui qui a MOINS que le PIB moyen mondial » -- puisque le membre de la CLASSE FORMOISE atteint de PATHOLOGIE CONSUMERISTE ne veut pas s’INSTRUIRE et APPRENDRE quelles sont les DECOUVERTES SCIENTIFIQUES qui ont été faites depuis 1993 en néomarxisme et en postmarxisme,….
    …. puisque, au moment où vient de COMMENCER LA GRANDE REVOLUTION AFRICAINE, il vient nous déverser de l’IDEOLOGIE FORMOISE du fameux 1% de coupables…..
    Puisque Etienne Chouard vous persistez à CONSERVER l’idéologie FORMOISE SPOLIATRICE qui vous a rendu TOLERABLES les RAMASSIS NEONAZIS de la clique antisémite SORAL and Co……
    Puisque vous persistez à ne PAS VOULOIR COMPRENDRE que QUICONQUE CONSOMME PLUS QUE LE PIB MONDIAL (on simplifiera en donnant 1000 euros comme seuil)…… est un SPOLIATEUR……. vous serez donc CATALOGUE comme IDEOLOGUE DE LA SPOLIATION FORMOISE à DERAPAGES CRYPTO FASCISTES…..
    Rassurez-vous….. TOUTE LA FORMOISIE POLITIQUE FRANCAISE en est réduite à ça…… jusqu’au NPA et aux faux anarchistes anti-égalitaristes…. tous plein de haine et applaudissant aux exploits de la DGSE ….

    Sinon, je ne serais pas persécuté par la DGSE, l’ONUCI et toutes les RACAILLES DE JUGES FRANCEàFRIC auteurs de FAUX EN ECRITURES…..
    Si les gens honnêtes tentaient de le rester COMME MOI en devenant MILITANTS EGALITARISTES…… la révolution africaine serait plus avancée….
    Mais il est vrai, que les SALAIRES A 50 EUROS EN AFRIQUE SEMBLENT VOUS LAISSER AUTANT INDIFFERENT QUE LE NPA
    Mais il est vrai que les 2,7 millions de bébés morts par an ne semblent pas une GROSSE PREOCCUPATION pour vous….
    Comme il apparait que la révélation du TOTAL DE 100 MILLIONS D’ENFANTS MORTS EN AFRIQUE DEPUIS 25 ANS…… n’est pas parvenue jusqu’à vos oreilles ou à vos yeux de HAUT FORMOIS DE LA DEMOCRATIE ESCLAVAGISTE
    En tant que REFORMISTE vous n’êtes même pas CAPABLE DE LANCER UNE CAMPAGNE LE #SMICenAFRIQUE

    Vos prises de distance vis à vis de nazis apparaissent donc comme UNE RUSE MOMENTANEE
    Vous aurez BIENTOT BESOIN D’EUX POUR NOUS EMPECHER DE NOUS APPRENDRE A VIVRE AVEC 1000 EUROS PAR MOIS…..
    Vous aurez besoin des psychopathes néonazis que vous avez banalisé pour PROTEGER VOTRE PATHOLOGIE CONSUMERISTE DE HAUT FORMOIS…..
    Ce jour là ….. vous pourrez appeler SORAL à l’aide……
    Vous vous rabibocherez !!!!
    http://revolisationactu.blogspot.fr/2014/11/reponse-etienne-chouard-votre-seule.html

    PS Je tape ça sur un trottoir près d’un café fermé n’ayant pas éteint sa wifi…. et sur un ordinateur qu’on me prête…..

    • Quand vous serez en démocratie, vous aurez le droit de consommer moins ou plus que les autres pour autant qu’il y ait consensus sur la question. Le respect de l’autre avant tout. Les richesses de la planète sont un bien commun. Par contre de manière globale, on ne peut pas consommer plus que ce que l’on produit sauf si il y a du stock. Et comme le stock est limité, il faudra préférer le renouvelable et éviter le gaspillage. Les salaires doivent être suffisant pour que chacun puissent au moins subvenir à ses besoins et ils sont toujours en rapport avec les prix de la zone économique d’échange. C’est le pouvoir d’achat qui compte. Les millions d’enfants morts en Afrique ou où que ce soit sont des pauvres victimes de notre système capitaliste. Nous ne sommes déjà pas capables de changer les choses dans notre propre pays, comment voulez-vous les changer ailleurs ? Ce sont les loups qui font la loi pour l’instant, pas les moutons. Avec votre point de vue, vous faites bien de ne pas lire du Soral et Cie. Attention, toute théorie scientifique est faite pour un jour être réfutée, tant qu’elle n’est pas réfutée, elle représente la réalité. Et si elle n’est pas réfutable, ce n’est pas de la science mais du vent.

      • joss | 29 novembre 2014 at 23:15 | Répondre
        Quand vous serez en démocratie, vous aurez le droit de consommer moins ou plus que les autres pour autant qu’il y ait consensus sur la question.

        La démocratie ce sont 21000 propriétaires de 400 000 esclaves.
        Quand nous serons en HUMANOCRATIE, vous aurez 1000 euros et vous pourrez donner ce que vous voulez à quelqu’un d’autre

        Le respect de l’autre avant tout.

        Je suis d’accord

        Les richesses de la planète sont un bien commun.

        Nous méritons donc une par égale du PIB mondial.
        Soit environ 800€ et donc ce que 1000€peuvent acheter actuellement en France

        Par contre de manière globale, on ne peut pas consommer plus que ce que l’on produit sauf si il y a du stock.

        D’où le concept de PATHOLOGIE CONSUMERISTE
        Vouloir consommer plus que sa part égale disponible

        Et comme le stock est limité, il faudra préférer le renouvelable et éviter le gaspillage.

        Je milite contre le nucléaire et pour l’énergie solaire depuis 1973.
        J’étais à Creys Malville contre le Superphénix, au Larzac et sur le chantier de Paluel.
        Je milite pour une VRAIE TAXE CARBONE AU PUITS (l’essence à 7,5€ le litre 50 F)
        Et pour une VRAIE TAXE URANIUM stockage des déchets

        Les salaires doivent être suffisant pour que chacun puissent au moins subvenir à ses besoins et ils sont toujours en rapport avec les prix de la zone économique d’échange. C’est le pouvoir d’achat qui compte.

        Précisément.
        Consommer 2000 euros c’est VOLER UNE PART ENTIERE

        Les millions d’enfants morts en Afrique ou où que ce soit sont des pauvres victimes de notre système capitaliste.

        Exact ! La France vole 120 milliards d’euros par mois aux Africains.
        La moitié du PIB français est un VOL

        Nous ne sommes déjà pas capables de changer les choses dans notre propre pays, comment voulez-vous les changer ailleurs ?

        NON
        IL FAUT FAIRE LES DEUX ENSEMBLE
        En 1974 les Portugais de la formoisie militaire progressiste ont mis à bas le fascisme colonial

        Ce sont les loups qui font la loi pour l’instant, pas les moutons. Avec votre point de vue, vous faites bien de ne pas lire du Soral et Cie.

        Pas de temps à perdre.
        Je tente régulièrement de ramener aux humains un habitué de la Main d’or

        Attention, toute théorie scientifique est faite pour un jour être réfutée,

        Si elle est vrai, non
        Si elle est réfutée c’est qu’elle n’était pas scientifique
        Le marxisme n’était pas scientifique
        Erreur sur le capital formation, erreur sur la formoisie, erreur sur les transferts de plus value
        Méconnaissance totale des DROITS D’AUTEURS ANCESTRAUX
        Et de la LUTTE DES STRATES

        tant qu’elle n’est pas réfutée, elle représente la réalité.

        Reflète provisoirement

        Et si elle n’est pas réfutable, ce n’est pas de la science mais du vent.

        Cet usage du mot « réfutable » l’est toujours par des positivistes ennemis du matérialisme.
        Mais je ne vous connais pas.
        Peut-être êtes-vous un matérialiste aussi ?

        Certaines connaissance sont définitive et ne sont plus susceptible d’aucun changement.

        MERCI DE CE DIALOGUE CONSTRUCTIF
        à bientôt

    • Ah, le socialisme « scientifique » de ceux qui ont tout compris et vont en conséquence l’imposer aux autres, pour leur bien évidemment, et avec le plus complet désintéressement… il leur manque juste un miroir, pour éclater de rire (ne serait-ce que pour leur utilisation servile de l’icône « scientifique » qu’est le PIB).

      Mais ils servent au moins à une chose : bien montrer, par contraste, où sont ceux qui, comme Etienne, se posent de vraies questions et oeuvrent réellement pour le bien commun.

      • Un semi anonyme Franz qui n’a pas le courage de nous exposer prénom ET nom vient nous donner ses « scientifiques » pseudo « analyse » de haut formois arrogant et ignare ;

        Ah, le socialisme « scientifique » de ceux qui ont tout compris et vont en conséquence l’imposer aux autres, pour leur bien évidemment, et avec le plus complet désintéressement… il leur manque juste un miroir, pour éclater de rire (ne serait-ce que pour leur utilisation servile de l’icône « scientifique » qu’est le PIB).

        Encore un étalage (sous cagoule d’anonymat), la haine « scientifique » de ceux qui ne savent même pas lire ce qu’écrivent leurs opposants.
        Je suis LIBERAL EGALITARISTE.
        Je suis POSTMARXISTE et je dénonce l’imposture STALINOFASCISTE cristallisée par une THERMIDORATION en 1927 suite aux ERREURS PARA FORMOISES commises dès 1921.
        Avec un passage dès janvier 1922 des salaires des ingénieurs au-dessus de ceux des ouvriers.
        Où est le « socialisme » dans mes propos ?
        Je dénonce les ERREURS ANTI-SCIENTIFIQUES de MARX.

        Mais ils servent au moins à une chose : bien montrer, par contraste, où sont ceux qui, comme Etienne, se posent de vraies questions et oeuvrent réellement pour le bien commun.

        Vous me rappelez les gens qui, dans les débats « scientifiques » des années 70, CITAIENT le NOM de LENINE sans même se donner la peine de CITER un passage d’un texte.
        Si le nom de Lénine était cité, la puissance de l’impact émotionnelle était tel que la victime ne devait plus pouvoir être capable d’énoncer de nouvelles contradictions au rhéteur.
        Pour l’anonyme cagoulé Franz, le nom de Chouard est devenu une AMULETTE servant de CRUCIFIX anti-égalitariste

        ceux qui, comme Etienne, se posent de vraies questions

        Ah oui, lesquelles ? Pas la peine de rappeler quelles sont les « vraies » et donc quelles sont les « fausses questions » dont les égalitaristes seraient coupables de se les poser.

        ceux qui, comme Etienne, …. oeuvrent réellement pour le bien commun.

        Ici, cela devient totalement risible et fera éclater de rire UN MILLIARD D’AFRICAINS !
        un prétendu « bien commun » dont les malheureux esclaves de Bolloré en serait exclus.
        Car n’ayant pas eu l’honneur de voir leur existence, leurs salaires à 50 euros (30 pour le Burkina Faso), et leur mortalité infantile de 2,7 millions d’enfants par an apparaitre dans le cerveau extralucide d’Etienne Chouard et de ses zélotes empressés.

        On voit dans quelle impasse anti-scientifique la classe formoise et ses zélateurs plongent les cerveaux….

  89. Courage, malgré ces polémiques méchantes, stériles et sans intérêt, le débat d’idée lui reste et vous en êtes un animateurs des plus intéressants. Le système inique actuel est en crise terminale, il tentera de broyer tout ses opposants un minimum sérieux pour durer le plus possible et comme ces idées sur le tirages au sort et les limites de la démocratie élective l’inquiète au plus haut point… les choses finiront par bouger, en attendant, il faut essayer de garder la tête froide et son sang froid, tout en ayant conscience que rien n’est plus dangereux qu’un animal blessé. courage!

  90. Re-pose-toi bien, Etienne.

    barb.

  91. Vraiment étienne, si vous hésitez autant pour un malheureux petit lien de rien du tout, c’est que vous avez vraiment besoin d’un break.

    Que vous ayez des détracteurs qui essaient de vous salir par tous les moyens, c’est bien normal, c’est le B.A BA du militantisme, mais ça n’a finalement aucune espèce d’importance.

    Que ce malheureux et minuscule lien soit présent ou pas sur le site n’importe peu, la seule chose qui importe, c’est votre réaction.

    Or, vous semblez beaucoup trop à fleur de peau pour avoir votre entière lucidité. Vous devriez apprendre à encaisser, à avoir du détachement et à ne pas prendre ces flots d’injures à titre personnel.

    Car vraiment, si tout ce que retiennent les crétins du travail colossal que vous avez mis à disposition sur votre blog, c’est un malheureux petit lien de quelques caractères, c’est surtout et avant tout parce que ce sont des crétins. Ou des manipulateurs. En bref, des personnes sans intérêt qui traversent probablement un vide existentiel quasiment pathologique.

    Nous savons tous que les enjeux mis en lumière par ce blog sont infiniment plus importants que des polémiques PMU. INFINIMENT !

    PS : A titre personnel, j’étais favorable au retrait de ce lien, mais cela n’a pas vraiment d’importance.

  92. Bonsoir,

    Je souhaite vous témoigner ce soir l’immense gratitude que je vous dois pour votre ouvrage quotidien si précieux. Je tiens à saluer également la probité remarquable et si rare, de votre démarche intellectuelle.

    Bien à vous.

  93. Salut Étienne,
    Soutien TOTAL !
    On est pas à un lien près… On se fout du lien !
    Décompresse un peu et à très bientôt.

  94. Étienne,
    vous vous prenez la tête pour pas grand chose.
    La situation est extrêmement simple : Soral et Zemmour sont d’accord sur TOUT sauf que pour Zemmour tout finira mal à cause des musulmans tandis que pour Soral, nous sommes dominés par les juifs.
    En attendant, tous les deux se remplissent les poches. Pensez à ça.

  95. Cet épuisement d’Etienne pourrait nous faire repenser la démocratie. Il faut croire qu’une seule personne ne peut pas tenir l’assaut de tout un peuple…

  96. Je précise que je me suis tapé toutes les vidéos de Soral depuis que c’était un petit péteux branchouillard se passionant pour des sujets transcendants tels que la mode et la drague et il ne fait pour moi aucun doute que c’est ce qu’on appelle un « facho » et pas un « nouveau facho ». Il est la copie conforme de mon grand-père collabo, raciste, abonné à Minute, y compris le côté dandy macho ringardissime qui aime s’écouter parler. CQFD.

    Il suffit de voir la vidéo « la femme à Guillon je l’ai baisée » (ou un truc élégant du même genre) pour savoir à quel genre de petite frappe on a affaire. Les trucs intéressants que ce gars-là a à dire, il les pompe chez Clouscard et Michéa et chez les « gauchistes » qu’il méprise tant.

    Ça n’empêche nullement le système dans lequel nous vivons d’être fasciste je suis bien d’accord avec vous. Mais avec des gars comme Soral/Zemmour/Le Pen et en face Sarko/Valls/Juppé, on est mal barrés et il convient donc aux aspirants à une démocratie « directe » et à la gauche, la vraie, de se concentrer sur ces deux ennemis au lieu de chercher des poux « dans la barbe de Fidel ».

    Très honnêtement, si je comprends parfaitement que vous estimiez avoir le droit de parler avec tout le monde, tout comme je m’arroge le droit de rigoler devant les vidéos de Soral tellement le bonhomme me semble pitoyable (son selfie à oilp étant la cerise sur le gâteau) et de Zemmour (dont j’attends impatiemment un selfie du même genre), je m’interroge sur votre entêtement à considérer Soral comme un ennemi du « système », un « ennemi » qui se fait en plus du fric sur votre dos.

    Les « ennemis » du système comme ceux-là, on les connaît, il suffit de se farcir (car c’est long et très chiant), les Démons de Visconti.

    Donc courage, laissez tomber ça et revenons aux fondamentaux.

  97. EC => Relisez attentivement les commentaires, peut-être vous focalisez vous sur quelques commentaires de fauteur de troubles mais je vous assure que la majorité des commentaires semble vous soutenir sans se positionner sur la question du lien vers E&R. Peut-on en conclure qu’ils considèrent la question comme sans importance? C’est du moins mon cas…je me fiche de la présence du lien vers E&R ou non sur votre site. Je ne viens pas sur votre blog avec l’espoir d’entendre votre soutien d’Alain Soral, ou votre soutien des Antifas. Je connais votre positionnement sur le racisme.
    Nous attendons à présent avec impatience les réactions des deux camps afin de savoir si ils acceptent de pardonner Etienne…(humour…).
    Impressionnant cette capacité à se remettre en question publiquement et cette volonté de satisfaire tout le monde, on ne vous le reprochera pas, c’est sans doute ces qualités qui vous ont permis de définir proprement la cause des causes.

    bonne vacances à EC

    ps: j’ai finalement déplacé mon post en le mettant en réponse au vôtre…ayant découvert beaucoup de chose (et entre autre les idées d’Etienne Chouard) par E&R j’aurais plutôt laissé le lien si je devais impérativement choisir. Mais ma conclusion est la même, lien ou pas, le travail d’Etienne Chouard suffit à lui-même et je me méfie de quiconque s’énerve afin de maintenir ou retirer ce lien…c’est très suspect.

  98. Merci, M. Chouard, pour votre honnêteté intellectuelle, votre sens critique et votre courage face aux pressions de l’antiracisme institutionnel, véritable fascisme ambiant.

  99. Je vous souhaite un bon repos. Merci infiniment pour tout votre travail, toutes vos réflexions, propositions, suggestions que vous présentez avec un grand talent et d’une telle clarté. Je vous assure que pour moi il y a un avant et un après Etienne Chouard. Je contamine régulièrement en reprenant vos idées qui sont devenues miennes. Vos idées sont tellement sensées, respectueuses et surtout humaines. Vous êtes un grand Monsieur tout en restant à votre place d’Homme. Vous êtes un exemple. Courage, je suis de tout coeur avec vous, vraiment. Je vous adresse mes sincères salutations de respect.

  100. Belle réponse Etienne.

    Ne vous découragez pas, le fait qu’on vous emmerde et qu’on vous censure est précisément un marqueur de la pertinence et du caractère subversif de votre travail.

    De toute manière, si ça n’avait pas été Soral (dont j’apprécie le travail sans pour autant cautionner ses dérapages gamins et glauques), les bien-pensants auraient trouvé un autre moyen de vous diaboliser par associations de personnes: « Chouard est allé diner au restaurant dont le frère du cuisinier a discuté avec un membre du FN, DONC Chouard est FN » (J’exagère, mais à peine).

  101. bonjour Étienne,

    J’ai préféré laisser une semaine passer avant de te répondre, le week-end dernier j’étais sidéré par les propos tenus à ton encontre. Jeune poète, j’ai du vite comprendre que je ne pouvais pas parler, expliquer ma poésie à mes camarades, aux autres sauf à travers un texte précis qu’en plus ils ne comprenaient pas où raillaient parce que cette démarche poétique leur était inconnu et donc leur faisait peur. C’est pourquoi je préfère écrire et publier ce que je veux sur mon site web et les blogs, les discussions m’attirent peu. En 2002, sur le forum du Monde, avant les élections j’ai « descendu » l’un ou l’autre internaute d’extrême-droite et je m’étais fait remarqué par quelques uns qui nous ont suivi sur fileane.com et notre forum Ananda et puis j’ai arrêté les forums.

    Hier encore j’ai donné un cours sur l’ Egalité et les luttes contre les discriminations en droit. J’ai évacué la question du racisme en montrant que l’interdiction depuis 320 et le Concile de Nicée de la démarche spirituelle individuelle par les pères de l’ Église catholique romaine est la cause juridique et politique de la survivance ou du développement du racisme.

    Nous devons lutter pour restaurer cette liberté fondamentale d’utiliser nos deux sources de savoir : la source spirituelle avec le contact des mystères de la vie à travers laquelle l’être humain n’a pas besoin de savoir lire et écrire pour apprendre et la source intellectuelle et rationnelle qui utilise la maîtrise des langages.

    C’est ce que j’avais mis comme intervention sur le fil des échanges sur facebook avant que ces propos soient supprimés.

    Nous en avions discuté avec François et une responsable syndicale le 2 octobre à Lausanne, l’Église doit nous rendre cette liberté fondamentale publique et participer au développement du cheminement individuel spirituel, comme pour les bouddhistes, quelques rares mouvement spirituels musulmans, et les pratiques des peuples premiers. Pour un être humain qui a fait quelques pas sur le chemin spirituel et côtoyé les frontières de la mort, tous les êtres humains sans exceptions sont frères et sœurs dans leur condition humaine et le racisme est un crime contre l’humanité.

    La lutte contre les discriminations peut durer vainement des siècles tant que des minorités actives , des contre-pouvoir n’ont pas reconquis cette liberté fondamentale d’utiliser nos deux sources de savoir.

    Bien entendu l’interdiction de la spiritualité est nécessaire pour qui veut imposer ses dogmes, ses vérités manipulatrices et son système de pouvoir afin de dominer les citoyens par l’argent, le vol des richesses produites par le travail.

    L’argumentation logique ne peut pas tout et une leçon de vie sur le chemin spirituel ne prend généralement que quelques secondes, certes qui paraissent des siècles sinon confiner à l’éternité. Il faut le temps du silence et de l’attente, non pas en passivité mais en écoute active : poser des questions, leur poser des demandes et jouer avec eux pour découvrir quand et comment ils nous répondent. C’est le dialogue de l’âme pour l’âme, seul véritable richesse d’un poète, à partir duquel il s’agit de mettre en place un partage de l’indicible à travers l’art puis le langage conventionnel afin de changer la vie.

    A ce stade, un seul conseil : vendre son manteau pour acheter et porter une épée, être capable de se défendre soi et celles et ceux qui partagent la même parole de non violence. Rapproche-toi des poètes, Étienne, certains sont déjà morts une fois et donc sont capables d’éliminer les tyrans qui nous gouvernent et même un peu plus proprement que sous Robespierre et durant les Révolutions. C’est un combat, nous avons choisi le même camp, aujourd’hui unir nos minorités agissantes est encore plus difficile qu’unir la Résistance de 1940 à 1945 mais nous vaincrons… çà c’est sûr, il sont avec nous. Courage !

  102. Cher Étienne,
    Quelle belle leçon politique! Que d’enseignements à tirer pour les authentiques contestataires de l’ordre social actuel! Je dis contestataires et non dissidents et encore moins résistants car aucun d’entre nous n’a été déporté en camp de concentration ou de rééducation. Les impostures commencent toujours par des abus de langage.
    J’aurais quelques remarques à vous proposer.
    1/Vous venez de faire les frais d’une technique de défense du Système.
    Celui-ci met en circulation des agents provocateurs pour radicaliser la contestation afin de la discréditer aux yeux de la population ainsi que pour attirer vers les extrêmes ceux qui pourraient être les chefs charismatiques d’une véritable opposition populaire. Soral est un agent provocateur. Il joue le même rôle sur internet que celui du FN dans le milieu politique: il sert à verrouiller le débat démocratique en diabolisant certaines vérités mélangées avec des ignominies.
    Vous avez dit dans une défense zélée de Soral que c’était un résistant et qu’il cherche à éviter la guerre. Je crois que vous avez été « phagocyté » par sa propagande. Quand on regarde de près les idées véhiculées par cette prétendue résistance, on trouve une haine de 1789, de la philosophie des Lumières et de la démocratie. Mais aussi une réhabilitation de la monarchie, du catholicisme, et plus grave de Philippe Pétain et du National socialisme hitlérien. Je laisse de côté l’hystérie autour de Faurisson présenté comme le héros des temps modernes, l’icône de la Résistance. Ces gens résistent à qui en fait? Ils appellent eux-mêmes cela la résistance au complot judéo-maçonnique contre le Trône et l’Autel. On aura compris qu’il y a un malentendu sur le sens des mots ou plutôt une désorientation tragique, une perte de repère spatial, car insensiblement les contestataires à la dictature de la Banque ont changé de camp sans s’en rendre compte: ils ont été embrigadés par les contre-révolutionnaires et les collabos de Vichy! Mais l’Ancien Régime et Vichy n’étaient-ils pas des régimes oligarchiques, ploutocratiques fondées sur l’exploitation des masses populaires?
    Voilà le logiciel politique et philosophique de cette prétendue dissidence.

    2/Si Soral n’est pas un agent provocateur, employé par le FN, pourquoi vous a-t-il mis au défi de défendre publiquement les travaux de Francis Delaisi et donc de réhabiliter la politique économique d’Adolphe Hitler? Ne sentez-vous pas la terre glisser sous vos pieds quand vous écoutez les diatribes de Soral? Une manipulation mentale, bien connue des sectes, qui inverse la polarité et la valeur des choses.
    Ces dernières années vous avez subi l’influence de Soral. Je préférai le Chouard de 2005, celui qui n’a qu’un seul objectif: faire écrire la constitution par le peuple français et instaurer le tirage au sort pour liquider l’oligarchie.
    J’avoue que le Chouard antisonniste ne m’intéresse pas. C’est une position déjà très dangereuse pour votre cause surtout si vous défendez publiquement Soral. Souvenez-vous de la polémique que Soral avait lancée avec Michel Collon lors de la sortie de Comprendre l’Empire. Il avait écrit ceci sur sa page Facebook: » « Jean Bricmont et Michel Collon sont des petits flics de gauche dont l’essentiel du travail est de livrer les « antisémites » (entendez antisionistes conséquents) aux sionistes ! En plus ce sont des manipulateurs et des faux-culs. Qui ont organisé le boycott de « Comprendre l’Empire » en Belgique. Un livre qu’ils n’ont ni le talent, ni le courage d’écrire ! » » Vous avez bien lu, cher Étienne, « antisémites (entendez antisionistes conséquents) ». Voilà le travail de sape d’un agent provocateur. En vous prétendant antisionniste, vous êtes mécaniquement assimilé à un antisémite. Comment se défendre auprès du grand public quand la presse peut à tout moment sortir ce genre de confession écrite par le chef autoproclamé de la prétendue résistance au sionisme? Prétendue, car comme Dieudonné, Soral est un homme de spectacle. Sa résistance est du théâtre en chambre, sur un beau canapé rouge.

    3/Ahmed Moualek affirme dans une de ses vidéos que E&R a été fondé par un membre du GUD, proche du FN, mais aussi un membre de la LDJ. Est-ce de la provocation de sa part? Je ne sais pas. Mais si cette accusation est exacte, elle éclaire la situation de façon décisive. Il existe une collusion historique entre les mouvements sionistes et l’extrême droite. Inutile de rappeler les liens entre les Nazis et les Sionistes qui avaient un but identique: vider l’Europe de tous les Juifs pour peupler la Palestine. Soral a clairement réactivé l’antisémitisme hitlérien. Pourquoi? S’il est en réalité au service du FN et des sionistes, ses harangues haineuses permettraient de créer un sentiment d’insécurité qui pousseraient les Juifs de France de faire leur Alya en Terre Sainte. Apparemment cela marche. D’autre part, comme Soral s’adresse essentiellement aux jeunes des banlieues (ceux qu’il appelle ironiquement les Musulmans patriotes, alors qu’il nous méprise puisqu’en tant que Sémites, les Arabes, selon sa catégorie « racialo-communautaire » sont une race inférieure couchée comme une femme devant le Blanc aryen etc.), il y a un intérêt politique à nous inoculer l’antisémitisme hitlérien mâtiné de négationnisme: nous présenter, nous autres Musulmans, au reste de la population pour d’affreux nazis pendant que les médias nous présentent en affreux intégristes coupeurs de têtes. Le résultat est la formation du bouc émissaire de demain. Un bouc émissaire portant djellaba et croix gammée. Cette stratégie de la tension aux extrêmes est au service du choc des civilisations (entendez guerre des races) que Soral allume en France en prétendant l’eteindre. Donc Soral n’est ni un résistant ni un militant pacifiste. Bien au contraire.

    Bon, voilà, j’ai été trop long, et j’espère n’avoir pas donné l’impression de faire la leçon. J’ai voulu donner mon sentiment sur une situation historique caractérisée par sa confusion et sa violence.
    Pour moi la manipulation ne vient pas des médias, mais de Soral lui-même. Si vous pouviez trancher net tous les cordons qui vous lient à ce milieu dissident, qui pue jusqu’aux pôles, vous sauverez peut-être la belle idée de liberté démocratique que vous portez et qui fait de votre blog l’un des plus fréquentés de France. Plus de 5 millions de visiteurs! Vous pouvez en être fier! Votre public est infiniment plus vaste que celui de ces petits rentiers de la haine qui macèrent dans le ressentiment et comptent sur la crise actuelle, divine surprise des divines surprises, pour prendre une nouvelle revanche, mais cette fois pour de bon, contre l’idéal républicain et les principes de 1789.

    Bien à vous,
    Ali

    • Bonjour Ali,
      Petit addendum sur les rapports compliqués entre l’extrême droite française et la Ligue de Défense Juive: cette photo de Philippe Péninque, ancien du GUD, fondateur de E&R aux côtés de Jean-Claude Nataf de la LDJ (est-ce lui que Moualek cite dans sa vidéo?) :
      http://quartierslibres.wordpress.com/2014/06/05/ldj-et-soral-lunion-sacree/
      L’article joint explique bien la situation et devrait vous intéresser.
      Salutations
      Jean

    • @ALi

      Je suis sidéré du mépris, du silence méprisant qui accueille votre passionnant commentaire.
      Je comprends alors la médiocrité du public de ce blog quand je constate l’absence totale (à une exception près) de commentaire sur votre exceptionnelle clairvoyance.

      1/Vous venez de faire les frais d’une technique de défense du Système.
      Celui-ci met en circulation des agents provocateurs pour radicaliser la contestation afin de la discréditer aux yeux de la population ainsi que pour attirer vers les extrêmes ceux qui pourraient être les chefs charismatiques d’une véritable opposition populaire. Soral est un agent provocateur. Il joue le même rôle sur internet que celui du FN dans le milieu politique: il sert à verrouiller le débat démocratique en diabolisant certaines vérités mélangées avec des ignominies.
      Vous avez dit dans une défense zélée de Soral que c’était un résistant et qu’il cherche à éviter la guerre. Je crois que vous avez été « phagocyté » par sa propagande. Quand on regarde de près les idées véhiculées par cette prétendue résistance, on trouve une haine de 1789, de la philosophie des Lumières et de la démocratie. Mais aussi une réhabilitation de la monarchie, du catholicisme, et plus grave de Philippe Pétain et du National socialisme hitlérien.
      etc etc…

      Vous irez lire -dans un de mes commentaires ici- ce que je dessinais en creux de ce que vous tracez en gros traits précis : je citais des propos des nazis dans lequels un prétendu anticapitalisme aurait permis à des Etienne Chouard des années 30 de placer dans son kiosque ces étrons nazis de la même façon qu’il banalisait un lien et une prétendue résistance d’un Soral agent actif de la barbarie capitaliste qu’il prétend combattre.
      Je ferai au minimum circuler votre commentaire parmi mes 600 amis Facebook africains et sur des murs lus par des dizaines de milliers de résistants antifranceàfric.
      A défaut de pouvoir reproduire votre texte en tant qu’un article de blog.
      Si vous n’avez pas de blog, créez en un rapidement (Sur Google on est dispensé de pub et pour l’instant sans aucune censure, y compris en cas de condamnation par des juges franceàfric en Cour d’appel et menace de 31000 euros dont 2400 d’astreinte pour refus d’effacer un article)
      Un tel blog que vous écririez, si d’autres articles avaient un pareil degré de lucidité sur le fascisme montant serait un outil important de conscientisation.
      FAITES LE !

      • « Je suis sidéré du mépris »… Citoyen, commence un peu par te calmer et n’interprètes pas à la va-vite ce qui te dépasse ou ce minimum auquel tu ne penses même pas, tel le fait du nombre de commentaires qu’il est parfois impossible d’y répondre à tous et qu’on n’ai pas obligé non plus d’y répondre, pour quelque raison que ce soit, telle celle d’y lire des choses que nous savons déjà, sur ce blog précisément où il s’est dit tant et tant de choses, bien avant que tu n’y interviennes toi-même à moins que tu n’en ai pas lu le centième ou pas tout bien saisi… bref, sois un peu plus modéré et garde-toi bien de traiter ce blog et ses intervenants de « médiocres », sinon c’est moi qui vais me poser des questions à ton sujet, sur ta réelle présence ici ou ta sérénité d’esprit.

        EFFAB

    • @Jean

      Merci pour ce lien très instructif effectivement. Je connaissais déjà les liens entre Péninque et la LDJ, c’est un grand ami de Nataf, comme Soral l’est de l’avocat du CRIF, Goldnadel. Mais je ne sais toujours pas si la LDJ est cofondatrice de E&R.

      @Yanick

      Vos compliments me font plaisir évidemment, mais je vous trouve injuste quant au lectorat de ce blog. Le blog d’Etienne est l’un des rares à ne pas pratiquer de censure. Essayez de poster un billet contraire à la ligne idéologique de n’importe quel site anti nouvel ordre mondial et vous verrez que vous serez chassé sous le prétexte que vous êtes un troll sioniste! J’en sais quelque chose…
      Beaucoup de gens commencent à comprendre que derrière ces chevaliers blancs de la vertu patriotique que sont Dieudo et Soral, il n’y a que des opportunistes qui font du fric en profitant de l’incroyable crédulité de leurs fans. Dieudo prétend s’opposer au Système alors qu’il a la mentalité de parasite de cette hyper classe capitaliste qui ne se sent solidaire d’aucun peuple. Dieudo non seulement ne paie pas ses impôts mais en plus il les fait payer par des dons de ses fans! Il s’est vanté d’avoir empoché 350000 euros de dons!!
      En tant que contribuables, les donateurs passent deux fois à la caisse! Comment croire qu’un homme qui se soustrait à l’effort collectif de solidarité sociale éprouve le moindre intérêt pour les gens de peu et les miséreux? Tout ce que fait Dieudo consiste à les escroquer en leur faisant croire qu’acheter un DVD à 45 euros ou un bol quenelle à 20 euros est un acte de résistance! Dieudo et Soral sont les fils de la société de spectacle, ils ont fait de la consommation frénétique de leurs gadgets une modalité du comportement du dissident parfait. N’est-ce pas se moquer du monde?

      C’est pourquoi je ne comprends pas pourquoi Etienne les soutient encore. Pourquoi, lui le démocrate pur, se fourvoie avec des idéologues réactionnaires qui ont réactivé le logiciel de la contre-Révolution. Lisez Joseph de Maistre et Barruel, et vous aurez les raisonnements originaux que développent à l’infini les Pierre Hillard, Marion Sigaut, Johan Livernette et Soral lui-même. 1789 n’a pour eux aucune légitimité, c’est un complot de l’étranger (les fameux Illuminés de Bavière). Pourtant quoi de plus normal que la classe bourgeoise ait désiré convertir sa puissance financière et industrielle en pouvoir politique sur le modèle anglais du « No taxe without représentation »? Cette classe bourgeoise, qu’on l’aime ou pas, faisait partie de la France. Elle a pris le pouvoir par la ruse et la force comme avant elle les aristocrates et le roi lui-même. Que ces gens n’aient aucune conscience sociale et aucun amour des pauvres, c’est une autre affaire. Alors on comprend pourquoi les Sigaut et cie veulent à toute force faire passer 1789 pour un complot, c’est une façon de délégitimer toute contestation contre l’édifice politique et religieux que les révolutionnaires ont mis à plat. Quand on écoute Sigaut, ce n’est jamais la faute des catholiques ni du roi. Toujours le même transfert de responsabilité propre à la pensée réactionnaire.
      Récemment Soral a affirmé que le catholicisme devrait redevenir une religion d’État. Soral milite pour un nouveau Vichy. Maintenant, c’est clair.

      Cordialement
      Ali

      • Très très intéressant, ALI, merci !

        CHOUARDament…

        EFFAB

        • @222
          C’est sympa, merci!

          J’insiste encore sur ce point capital. Il faut lire Joseph de Maistre et Barruel car ils exposent de façon transparente le logiciel des antilumières: haine de l’Humanisme, du Protestantisme (phénomènes culturels toujours interprétés comme des manipulations des Juifs pour affaiblir le Catholicisme) et de toute forme d’esprit critique considéré comme des rébellions de la Raison contre la Foi.
          (J’entendais l’autre jour Sigaut cautionner les élucubrations de Barruel qui infirme, sans aucune preuve, que la philosophie des Lumières est la fille d’un complot contre le catholicisme ourdi par Frédéric II et Voltaire!
          Quelle peut-être la légitimité d’une historienne qui affirme de pareilles inepties?) Je referme la parenthèse.
          S’inscrire dans le courant de pensée des anti-Lumières, c’est cautionner l’antisémitisme qui va nourrir de nombreux penseurs et historiens réactionnaires du XIXè jusqu’à la grande revanche de 1940 avec Vichy.
          Donc méfiance. Il faut comprendre qui sont les Hillard, Ploncard d’Assac ou autre Livernette. Vers quoi ils nous mènent.
          C’est ce logiciel qui a été reprogrammé pour être présenté comme une force de résistance et de patriotisme en mobilisant des affects au service d’une rhétorique qui emporte immédiatement l’adhésion des néophytes qui ignorent tout de l’histoire de ce pays.
          Donc, oui, pour la critique de la contre-Révolution libérale des années 80 (Reagan-Thatcher). Non, pour réhabiliter les principes de la contre-Révolution politique inspirée de Maistre et Barruel qui ont pour objectifs d’éteindre l’esprit critique, la souveraineté du peuple, et voient dans la liberté un attentat contre la Foi et le règne des prêtres.
          Penser, c’est distinguer, disait Nietzsche.
          J’espère qu’Étienne sera sensible à ce distinguo.
          J’espère qu’Étienne saura clarifier, dans ses prochaines interventions, ce qui a été volontairement et méthodiquement embrouillé pour égarer les esprits et les reconduire au pied du Trône et de l’Autel.
          Entendez-moi bien, je ne valide pas l’anti catholicisme d’Onfray que je juge puéril. Je ne vois pas d’opposition entre la liberté démocratique et la religion, si celle-ci est maintenue à sa place.
          La démocratie grecque était religieuse, seulement le peuple n’était pas la vache à lait d’une caste de prêtres. Pour que l’autogestion puisse fonctionner il faut des principes moraux.
          Les ennemis de la liberté du peuple sont dans ces deux camps qui je renvoie dos à dos: les contre-révolutionnaires de 1789 et les contre-révolutionnaires de Wall Street. Historiquement, ces deux camps se sont toujours bien entendus, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire. Relisons encore et encore Guillemin. Si précieux pour comprendre comment le coffre-fort et le goupillon s’allient en mettant le sabre au pouvoir pour tenir en respect la populace.
          Que Sigaut fasse des émissions sur ERTV, en prétendant poursuivre l’héritage de Guillemin, alors qu’elle est dans le camp de la réaction catholique est une imposture que seul notre temps de confusion rend possible.
          Encore un tout dernier mot.
          Récemment Sigaut a publié un article sur E&R pour commenter les pressions subies par Étienne.
          http://www.egaliteetreconciliation.fr/Etienne-Chouard-frappe-d-anatheme-un-eclairage-sur-les-methodes-de-la-gauche-29516.html

          En condamnant les méthodes de l’extrême gauche, elle maintient le mensonge fabriqué par Soral, celui de la dissidence. Dissidence qui est au service du Système, je le rappelle. Plutôt que de condamner les propos racistes et antisémites de Soral, elle déplace la responsabilité vers ceux qui les instrumentalisent pour déstabiliser les porteurs sains du virus démocratique, seul capable de liquider toutes les oligarchies (financières, religieuses etc.)
          La critique de l’extrême gauche sioniste, internationaliste, soumise à l’oligarchie financière, éternelle épouvantail de l’extrême droite sionarde, racialiste donc internationaliste, soumise à l’oligarchie financière.
          Comprenez-vous maintenant comment cette dissidence hypocrite fonctionne?

          Bien cordialement,
          Ali

          • Bonjour Ali,

            Votre déconstruction de la dissidence comme illusion ultime de la société de spectacle, qui aliène en prétendant libérer, est particulièrement pertinente. Bravo pour votre lucidité! Il me vient à l’esprit une note de Kafka dans son Journal: »La bête arrache le fouet au maître et se fouette elle-même pour devenir maître, et ne sait pas que ce n’est pas là qu’un fantasme produit par un nouveau nœud dans la lanière du maître. » Ou l’impossible liberté de l’homme…

            Votre attaque de Marion Sigaut est très brutale, et détonne avec la bienveillance dont elle jouit sur ce blog. Bienveillance que j’ai du mal à comprendre, je l’avoue. Ses analyses sont extrêmement caricaturales et partisanes. Sa présentation de l’introduction du libéralisme en France me pose problème. Elle oublie purement et simplement le contexte politico-religieux de l’époque. Le libéralisme est la réponse au fanatisme des guerres de religion qui ont déchiré la France pendant 3 siècles. La privatisation de la morale et la promotion d’un système axiologiquement neutre ne s’expliquent pas autrement: chat échaudé craint l’eau froide, c’est ben connu! Pourquoi présenter cela comme une conspiration contre la monarchie? Quelle est l’arrière-pensée de Marion Sigaut (pour reprendre une formule chère à notre cher Henri Guillemin)?
            Comment expliquer de pareilles erreurs? Est-ce par manque de culture historique et philosophique ? ou est-ce une façon de séduire son auditoire friand de romanesque en matière historique?
            C’est sûr que le pavé de Elie Halévy, La Fondation du radicalisme philosophique, qui explique comment la monarchie a fait elle-même la promotion du capitalisme, fait sans doute moins rêver que les fables imitées de Barruel que nous raconte Marion Sigaut…

            Je ne pense pas que Marion se détachera de Soral, car elle a reconnu elle-même qu’elle lui doit tout. On lèche toujours la main qui nous nourrit, n’est-ce pas?

            Bien à vous,
            Jean

          • Ana Sailland

            Comment expliquez vous les décisions de Turgot sur le commerce des grains ? Par la religion ?!?

          • Chère Ana,

            Votre question prouve bien que votre perception de l’histoire est déformée et anachronique. Il est trop facile de juger les intentions des hommes en fonction des conséquences de leurs actes. Avec le recul nous voyons, ce que eux n’avaient jamais imaginé engendrer.
            Aucun des Physiocrates n’est rebelle à l’autorité du Roi, à commencer par Turgot. Ces hommes ont cru trouver la pierre philosophale de la richesse des nations. Ils voulaient assurer la prospérité de la monarchie et s’attirer les faveurs du Roi. C’est dur à croire avec le recul, mais c’est vrai. Pour faire de l’histoire sérieusement, il faut entrer dans la mentalité des hommes de l’époque. Le seul cadre politique depuis mille cinq cents ans en France était la monarchie. Tout se faisait par le Roi, pour le Roi. Qu’on ne vienne pas nous raconter que les Physiocrates étaient des républicains qui rêvaient de trancher la tête du roi! Autour du Roi, tout n’est que jeu d’influence et tous les moyens sont bons pour ramper devant le trône afin d’avoir l’oreille du monarque. En 1770, aucune révolution n’est imaginable. En 1789, personne n’imaginait encore détrôner Louis XVI.
            Quant au commerce du blé c’est le malheur du peuple.
            Et le peuple, le petit peuple, oui, la monarchie comme l’aristocratie, comme la bourgeoisie, s’en fichait éperdument. Il ne faut pas être naïve, chère Ana, et gober la propagande royale. Ce que je reproche en premier lieu à Marion Sigaut, c’est de nous faire croire à l’image d’Epinal du bon roi, petit père du peuple etc. Les rois de France étaient des tueurs, des loups assoiffés de pouvoir. Que cette dame arrête de nous prendre pour des imbéciles, c’est tout ce que je lui demande.

            À bon entendeur, salut!
            Jean

          • Louis XVI, un « tueur, un loup assoiffé de pouvoir » ?! Il faudra de solides sources pour me la faire gober celle-là. 🙂

          • Début des hostilités Louis XIV VS Nicolas Fouquet 😉

          • Ana Sailland

            Jean,

            C’est fou ce que nous avons tendance à assortir nos échanges de jugements qui n’apportent rien …
            Cela oblige soit à ne pas répondre soit à rentrer dans des méandres qui font perdre de vue l’essentiel.
            Bon, je veux bien pour cette fois 🙂

            Je pose une question et on me répond qu’elle prouve que ma perception serait déformée. Arrrrrgh.
            Ah bon … une demande de renseignement sur ce que pense l’autre devient donc un symptôme de distorsion.
            Je lis ensuite une réponse intéressante, sur le mode affirmatif, quoi de plus normal.
            Mais il est clair que si le dialogue présuppose le conflit ou le jugement, il séduit peu et la tension peut monter très vite.
            Saura-t-on apprendre à éviter ce tropisme ?
            Pour ce qui est du contenu, personne ici n’a dit que Turgot contestait l’autorité du roi. Mais nous savons bien qu’un conseiller a du poids.
            Et ce qui est intéressant au 21ème siècle, c’est le fait que la théorie Physiocrate, interne et parcellaire à l’encyclopédie, ressemble quand même vachement à la théorie neolibérale.
            En creusant, mais ce serait un gros travail d’étude des archives, on pourraitpeut être voir là le disque rayé de l’Histoire, qui ne se répète jamais crrc jamais crrc jamais crrc jamais crrc jamais, et ainsi tenter de mieux comprendre les pièges que nous nous tendons à nous-mêmes.
            Mais se bouffer le nez entre clans est tellement plus marrant, n’est ce pas. tant pis pour nous, on en crèvera …
            Maintenant, si une Dame qui se dit historienne présente certains faits connexes à cette aventure de la pensée, des faits que peu connaissent, et en particulier ceux que l’éducation nationale oublie de référencer, peu importe qu’elle le fasse dans un esprit ou un autre, je la considère comme utile, je considère que tout comme vous elle dit des choses intéressantes, et je me moque éperdument de ses amitiés ou relations, et des vôtres.
            😉 De même que si j’aime mon chat, cela n’enlève rien à l’amour que je porte à l’humanité 😉

            L’exclusion n’autorise pas la pensée objective.

            Voilou 😉

            Bises au futur

          • Chère Ana,

            Vous écrivez ceci: « Et ce qui est intéressant au 21ème siècle, c’est le fait que la théorie Physiocrate, interne et parcellaire à l’encyclopédie, ressemble quand même vachement à la théorie neolibérale. »
            Malheureusement, c’est complètement faux. Je reconnais dans ce genre d’amalgame le mode de raisonnement des maîtres à penser de la dissidence, qui consiste à expliquer tous nos malheurs d’aujourd’hui par les transformations politiques et économiques du XVIIè siècle. Le but recherché étant de discréditer la Révolution française et les Lumières.
            Il n’y a pas un gros travail d’archives à faire pour comprendre que les Physiocrates n’ont rien à voir avec les néolibéraux modernes. Pour la simple raison, qu’ils étaient les premiers à condamner comme traîtres à la patrie tous tripoteurs liés au commerce international et à la spéculation boursière. Les Physiocrates ont développé un véritable culte de la propriété (qu’on retrouvera dans les débats de l’Assemblée Nationale en 1789 quand on fera l’amalgame entre citoyens actifs et propriétaires terriens) parce que pour eux la seule richesse vient du travail de la terre. Il est impossible de voir en eux les ancêtres des Milton Friedman ou Hayek. C’est une autre généalogie.
            Vous ne me croyez pas? Voici deux extraits qui vous convaincront sans doute.
            Quesnay, Dialogue sur le commerce: « Le négociant est étranger dans sa patrie; il exerce son commerce avec ses concitoyens comme avec des étrangers […] Les marchands revendeurs savent conserver leurs gains et les préserver d’impôts; leur richesse, ainsi qu’eux-mêmes, n’ont point de patrie. »
            Le Trosne, De l’intérêt social (1777): « Les agents du commerce extérieur, quels qu’ils soient, forment une classe particulière répandue au milieu des nations, qui par la nature même de sa profession et l’emploi de ses richesses, est cosmopolite; qui porte ses combinaisons partout où elle espère des bénéfices sans s’attacher à aucune nation en particulier » ne croirait-on pas entendre les diatribes anticapitalistes d’un Mélenchon ou d’un Besancenot? Et ceux sont deux libéraux français qui s’expriment ici!
            Voilà pourquoi il ne faut pas juger une doctrine sans la connaître et sans la replacer dans son contexte historique. Je reproche à Marion Sigaut non seulement une approximation dans ses connaissances historiques, mais le recours systématique à des causalités imaginaires. Lumières=Physiocrates=Révolution française=Capitalisme=Esclave industriel des peuples.
            Donc si vous êtes pour la liberté, vous devez obligatoirement condamner 1789 et l’esprit des Lumières. Hélas, les choses sont infiniment plus complexes. Quel est le statut politique du peuple sous l’Ancien Régime? le niveau de vie? L’espérance de vie? Le travail des enfants dans les champs? La condition des femmes? Etc.

            Cordialement,
            Jean

          • Ana Sailland

            @Jean
            Je dois être idiote de faire des amalgames.
            Pas le temps d’ergoter, désolée.

          • Grand merci à vous deux pour ces précisions… on peut effectivement se poser de nombreuses questions concernant un Soral et une Sigaut, j’en sais quelque chose moi qui ai assisté à une conférence en avril dernier à Nantes où tous deux étaient présents. Certes, cela relève plus des impressions, du ressenti, voire de l’intuition mais il me semble très bien deviner les gens rien qu’à les regarder, sensible au moindre détail, comme j’ai appris à me méfier des beaux discours et des rhétoriques éculées et ‘monopolisantes’…

            Bien des choses

          • Je parlais ici d’ALI et de JEAN…

            … JEAN qui ne me donne pas à moi l’impression d’ergoter, ma chére ANA, et certainement pas ce désir en lui de prosélyter et de vouloir convaincre coûte que coûte… Marion Sigaut n’est pas Henri GUILLEMIN, jugement de valeur ou intuition diffuse, va savoir, mais dans le doute, ALADIN & Co n’ont pas tant besoin de publicité au contraire de cette chasse aux Gentilles Sorcières et Magiciens Chouardiens !

          • Cher 222,
            Ce trilogue est effectivement très stimulant!
            Pourriez-vous préciser ce qui vous a mis la puce à l’oreille lors de la conférence de Nantes des maîtres du Logos dissident? Avez-vous entendu des paroles en off qui pouvaient laisser penser que Soral et Sigaut ne sont pas les libres penseurs désintéressés qu’ils prétendent?

            Même si Ana répond à mon argumentation par une fin de non-recevoir, je voudrais juste conclure mon propos sans pour autant clôturer la conversation.
            Quel était le but des Physiocrates? Moderniser les structures de production de l’Ancien Régime qui faisaient de la France un pays arriéré, très pauvre en comparaison du rival héréditaire anglais. Arthur Young dans ses Voyages en France est surpris de deux choses: 1/les provinces sont inertes, des villages sont presque déserts.
            2/les paysans sont très pauvres par rapport aux paysans anglais qui sont vêtus comme des gentilshommes si on les compare aux paysans en guenilles du Royaume de France.
            Bref, le gouvernement n’avait pas le choix, si la France voulait garder son leadership, il fallait réformer les structures économiques, jugées obsolètes à tort ou à raison, d’où la tentative d’introduire le modèle libéral anglais, en France. Lisez la lettre du Turgot au Dr Price. Elle est capitale pour comprendre comment l’élite politique et industrielle de l’époque articulait libéralisme économique, démocratisation sociale et absolutisme politique. Si on ne comprend pas que le libéralisme économique a été fondée en France en s’appuyant sur le despotisme royal, on passe à côté du problème. On croit naïvement que les libéraux français voulaient aussi le libéralisme politique et le républicanisme (qui est toujours dans l’esprit de la dissidence associé aux adjectifs, maçonnique, satanique donc juif). Les libéraux français n’étaient pas des révolutionnaires, des conspirateurs!
            On nous dit ensuite: la révolution c’est la Loi Le Chapelier, la suppression des corporations, les manufactures, le travail des enfants etc. Donc 1789 était antipopulaire et a été fait contre les intérêts du peuple (c’est donc un complot de l’étranger etc)
            Attention, pourquoi regarder 1789 du point de vue des ouvriers? 95% de la population étaient des paysans. Tous les travaux sur les biens nationaux ont montré que la grande paysannerie et la moyenne paysannerie se sont enrichies (voir les personnages de Balzac). Les petits paysans qui n’avaient pas assez de terre sont devenus des ouvriers dans les manufactures. C’est vrai. Mais ce n’est pas toute la population paysanne.
            Georges Lefebvre, historien de gauche, avoue que l’industrialisation de la France a demandé le sacrifice d’une partie de la population sur plusieurs générations afin de permettre aux Français modernes d’avoir un niveau de vie comparable à aucune époque.
            Hormis Marion Sigaut, qui en rêverait, qui d’entre nous supporteraient de vivre comme nos aïeux du XVIIè siècle? Pas moi.

            Cordialement,
            Jean

          • JEAN, je me suis rendu à cette conférence à Nantes en avril dernier alors sous le ‘charme’ et la ‘pertinence’ que m’inspirait Alain Soral, si je puis dire, bien que je commençais déjà je crois à me poser des questions… ce qui est sûr, c’est que malgré le fait d’avoir pris des notes, tout studieux mais critique au besoin, l’achat de trois ouvrages et la séance de dédicaces, je ne peux as dire que j’en suis ressorti à ce point emballé, mais c’est surtout après coup et progressivement que ce diffus et certains détails ont commencé à me questionner, voir à douter peu à peu, en parallèle il est vrai à ce que j’ai pu lire, voire et entendre par la suite… mais quoi que je pense ou pourrais subodorer, je ne pourrais impartialement être sûr de quoi que ce soit, sinon qu’ALADIN a bel et bien ironiser sur la ‘gentillesse’ d’ETIENNE et que c’est bien ce dernier qui est le plus gênant, même si Soral écope jugement sur jugement et ne bénéficie aucunement des faveurs médiatiques officielles : la partie est trop subtile et trop complexe et diaboliser le premier n’est rien en comparaison du dénigrement du second !

            Pour en revenir à cette conférence, Marion Sigaut, en parallèle à ce franc-parler, cette ‘respectabilité’, ce féminisme libertaire ou cette féminité bien tranchée, donnait l’impression de s’investir à fond la cause Soral, ce chef de file dont elle épouserait les mêmes idées, les mêmes principes, cette opportunité unique pour elle de se faire entendre et de compter dans ce ‘combat’, soit par conviction soit quelque revente sur la vie, le système… Soral, lui, donnant l’impression de cette accessibilité, ce côté sympa mais ce je-ne-sais-quoi de plus complexe à saisir ou cette pure façade qui cacherait bien des choses, en tout cas pas très réceptif quand j’échangeais quelques propos avec Marion Sigaut et le troisième conférencier lors de cette séance de dédicaces, profitant de ces quelques minutes à la fin alors que tout le monde était passé quasiment, mais cet impératif de libérer les lieux, et pas cette ‘passion’ chouardienne de glaner toujours plus d’échanges, les questions du public après l’intervention proprement dite des conférenciers n’apportant rien de très ‘constructifs’, Soral se répétant à longueur et à satiété sur ses lieux communs qui expliquent peut-être des choses mais n’apportent rien de très constructif, en vérité, au final.

            JEAN, je doute d’avoir pleinement répondu à votre question mais cette conférence est loin déjà, et je n’ai surtout que le souvenir de ces impressions diffuses, incomplètes et, forcément, interprétatives donc sujettes à caution.

            CHOUARDament vôtre !

            EFFAB

          • Cher 222,
            Merci pour ces précisions. Soral est sans doute trop malin pour faire une faute directe devant son public, mais le climat que vous décrivez dénote un certain malaise qui est signifiant en lui-même. Pas de fumée sans feu comme on dit. Soral ne parviendra jamais à me faire oublier qu’il est dans la main du FN (il l’a d’ailleurs rappelé à propos de l’affaire Chauprade). Et Sigaut est trop éblouie par sa renommée inattendue sur internet, qu’elle doit à Soral, pour être vraiment fiable. restons vigilants et n’accordons pas si facilement notre soutien à des gens sur lesquels nous ne savons rien.

            Bien cordialement
            Jean

          • Ce plaisir partagé, JEAN, très bonne journée à vous !
            Fabien / EFFAB

          • Ana Sailland

            « Même si Ana répond à mon argumentation par une fin de non-recevoir » écrit Jean >>> Hola comme vous y allez ………. Ariéééé bijou 😉 J’ai donné mon point de vue et vous avez donné le votre. Ne me suis pas tue. Ce que je refuse, c’est la spirale inflationniste. Quand tout est dit, poursuivre est compulsif et inutile. Nous ne sommes pas daccord. Et alors ?!? Faut il exiger la guerre éternelle à coups d’arguments de même force mille fois répétés ? Non. Donc j’ai arrêté le dialogue sur Marion. Mais il a eu lieu. Ce n’est pas une fin de non recevoir mais une décision thermodynamique.

            Jean se dit pacifiste 😉
            Plus tard certainement.

          • @Ana,Jean,et 222 ,
            Votre échange de point de vue est intéressant et plus il sera contradictoire, plus il permettra de mettre au clair ce qui nous rapproche. Platon disait que la réfutation est une purification des idées. Il faut se préparer à répondre du côté trouble ou sulfureux des gens que nous pouvons défendre ou qui défendent les mêmes idées que nous.
            J’ai vu Étienne sur le plateau de Taddéi incapable de répondre à Attali qui n’a fait qu’une bouchée de lui.
            J’ai vu Asselineau se faire emboutir sur le plateau de Ruquier car il était incapable de justifier le fait qu’en 2007, il a fait une conférence dans un bistrot tenu par Serge Ayoub, antisémite notoire d’extrême droite, agent provocateur qui a tendu un piège à Asselineau afin qu’il soit discrédité par le seul rappel de son nom dans la lecture de sa biographie. L’objectif était de faire passer aux yeux des téléspectateurs l’UPR pour un groupuscule fasciste.
            Asselineau comme Étienne ne sont pas habitué à jouter. Ceux qui les soutiennent ont le même problème. Sur un forum comme celui-ci, on ne supporte pas la contradiction, on parle à des gens acquis aux mêmes convictions. Cela rend faible.
            C’est pour cela que la petite polémique autour de Marion, entre vous trois, est utile pour tous. Je regrette seulement qu’Ana botte en touche. La répétition ne me dérange pas, et, à vrai dire, je trouve que Jean a apporté des arguments variés sur les Physiocrates, qui ont voulu établir, si j’ai bien compris, une sorte de patriotisme économique, dont nos dirigeants devraient s’inspirer quand on voit comment le sinistre Macron est en train de vendre notre patrimoine aux plus offrants.
            Mais là où Ana a cent fois raison, c’est quand elle rappelle que nos ennemis ne discourent pas, mais agissent et frappent très fort à chaque coup. Mais en même temps, nous n’avons pas les leviers de pouvoir. Nous sommes impuissants pour les raisons qu’Étienne expose si bien. Alors le radotage est une forme de consolation.

            Bien à vous à tous,
            Ali

          • Ana Sailland

            Cher Ali,

            Magnifique séance de conciliation 🙂
            Sincèrement.

            Le débat sur le fonctionnement de la démocratie et sur la transition qui y mène retiendra toute mon attention.
            … Si on daigne se recentrer sur lui.

            Les débats secondaires beaucoup moins : à s’enflammer le sourcil sourcilleux, on peut perdre la vue.
            Plusieurs semaines que cet incendie ravage tout rêve d’avenir.
            Qu’il me soit permis de ne pas l’entretenir.

            Qui se bat en fait ?
            Les citoyens ou les idées ?
            Les idées sont elles vivantes.
            Certaines ne sont elles pas des scuds lancés par d’autres pour affaiblir les plus porteuses.

            Oui, ma vision est un peu particulière, qui derrière les acteurs me fait entrevoir d’autres forces. Mais j’assume.

  103. Allez Etienne, tu éprouves ce que nombre d’entre nous éprouvons régulièrement.
    Parfois, on a envie de tout laisser tomber et c’est normal.
    Tu t’es réveillé sur Soral, je t’avais dis que tu le ferais dans un courrier il y a quelques mois. Cet hommes analyse certaines choses de manière remarquable mais ensuite, il part en live et affiche sa véritable nature. Personne n’y peut rien, il est ainsi et ne changera jamais ! Dans le passé il s’était déjà affiché avec de bons gros salopards et il persiste dans cette voie….conforme à ce qu’il est réellement : un nazi !
    Désolé pour ceux qui vont hurler mais j’appelle un chat un chat et lui-même se reconnait dans le national socialisme ….dont acte !
    Toi tu n’as vu que le coté « résistance face au système » du mec mais ce coté n’est que poudre aux yeux car en fait, résister à un système pour en imposer un pire encore, non merci !
    Courage Etienne, comme je te l’ai dis ce matin en mail, envole toi en aile volante ou en Delta plane, va causer aux piafs, repose toi un temps sur un cool nuage et reviens nous vite car on a quand même besoin de cerveau pour ce travail de reconquête de liberté !

  104. Oui je pense désormais que la cause des causes d’Etienne ne va pas assez loin, mais cela n’invalide pas du tout la thèse d’Etienne, et la nécessité de faire ce qu’il recommande depuis des années (c’est pour ça que je milite exactement comme avant sur nos sujets, mais j’ai ajouté la déscolarisation).
    L’écriture d’une constitution d’origine citoyenne suppose déjà l’autonomie et un peuple un minimum conscient et libre dans sa tête. Or, le peuple est actuellement PROPAGANDÉ à l’extrême. Donc, oui, je fais du problème de LA PROPAGANDE, une cause encore plus profonde. Et la propagande la plus profonde, la plus insidieuse, la plus massive, la plus terrible (car masquée) est réalisée par l’Éducation Nationale. Comment ne pas voir que les ateliers constituants font partie d’une œuvre de « Déscolarisation » ? « L’école » est l’outil des fascistes pour que soit intériorisée profondément l’hétéronomie individuelle et collective (et donc on voudrait que ce peuple-ci deviennent législateur ??!). Tout œuvre en faveur de l’autonomie et la mise à mal de l’hétéronomie est œuvre de « déscolarisation ». Je ne souhaite pas véritablement « attaquer » Etienne pour son statut de prof, je veux seulement inviter tout le monde à voir les limites que cela provoquent (si on commet l’erreur de se focaliser sur Etienne). Etienne est le serviteur de l’instrument de propagande numéro un des fascistes : l’Éducation Nationale. Personne n’est parfait, donc, il ne faut pas en vouloir à Etienne, mais il faut prendre conscience que si on se focalise trop sur Etienne, on perd cette lutte cruciale contre la Propagande, car Etienne est, dans cette occurrence-là, en situation de conflit d’Intérêts et n’attaquera jamais trop, la main qui le nourrit : celle de l’État au service des 1%.

  105. Merci Etienne, vous êtes un gros colibri. Il y a du bon et du mauvais dans chacun de nous, reste à savoir ce qui est bon ou mauvais . Moi qui suis un éleveur plus proche de la nature je me rend compte en observant mes animaux (cheval, bovin, canin, que nous ne sommes que des animaux juste un peu plus évolués, et que nos bas instincts reviennent très vite à la surface.il ne faut sous estimer la nature humaine, c’est trop dangereux. Je crois profondément à ce tirage au sort il jugerait avec x mille fois avec plus de discernement de ce qui est bon ou mauvais
    encore merci Etienne je crois en nous
    Richard un colibri

  106. « Vous savez maintenant ce que je pense de l’antisémitisme et du racisme »

    Si ça c’est pas du racisme …

  107. Courage. Pendant que vous essuyez les coups, la contagion gagne du terrain, et parfois des plus improbables :
    Petit échange sur les réseaux sociaux entre E. et C., 2 diplômés « Heavy league » de la finance :
    E. à propos de la Tunisie : « Pourquoi pas le système des grands électeurs pour les prochaines élections présidentielles ? »
    Réponse de C. : « Parce que aujourd’hui le système du suffrage universel est un affront à la démocratie, le suffrage par grand électeur est une totale farce …. Élire des maîtres qui éliront nos maîtres… »
    Les bras m’en sont tombés 😀

  108. Bonjour Etienne,
    Je pense qu’il est temps pour toi que tu abandonne la scène publique.
    Tu en a assez fait, cela ne veut pas dire que ce que tu as fait est mal, mais tu a fait ta part, colibri, repose toi, et grand merci !
    Maintenant c’est à nous, d’arrêter de regarder la foret bruler, et de s’armer de courage pour allez mettre chacun notre goutte, avec toute l’indépendance qui est la notre. Sinon nous n’aurions pas compris ce message d’émencipation qui à toujours été le tiens. Tu nous a permis de « muscler » notre discernement, et aujourd,hui nous sommes quelque millier à être beaucoup plus libre dans nos pensées. Tu y a grandement contribué pour ma part.
    J’aime l’idée que tu te plantes et que tu essayes de te corriger, comme un homme, ceux qui attendent autre chose ont peut-être vu en toi une sorte de « divinité » ?
    Il y a des sots partout !
    Ce que je regrette, c’est que tu viscérales ces attaques, qui sont inévitables, peut-être quelles te ont nécessaires pour « t’obliger » à prendre du recul.
    Moi je suis globalement satisfait de ce qui se passe, non pas ta souffrance, mais le fait que le « système » à beaucoup plus mal que toi, puisqu’il commence trouvé notre discours gênant ! Nous appuyons donc bien la ou ça lui fait mal ! Nous allons donc continuer, et continuer encore, et encore et encore, jusqu’à la démocratie, mais dans la joie de faire ensemble cette belle route, vers l’émergence de cette idée : » Ce n’est pas aux hommes de pouvoirs d’écrire les règle du pouvoir! » le TAS en découle forcément !
    Merci l’Ami.

  109. J’ai longtemps pensé que Etienne devait pour pouvoir être cohérent, et donc diffuser ses (nos) (ces) idées le plus loin possible, se démarquer fortement du courant de Soral.
    Mais à bien y réfléchir, cela n’est pas nécessaire. Non pas parce que Soral a un trouble réactionnel de l’attachement qui le fait se placer au centre de tt chose. Ni parce que ses soit disant « analyses » se trouvent être des reprises simplifiés d’analyses bien plus complexes et nuancés. Mais bien parce que Etienne prône l’émancipation de l’état de tutelle de chacun de nous. Il y a alors un conflit entre la notion de rassemblement et cette émancipation. Le leitmotiv qui veut que l’on rassemble derrière une personnalité cristallisante, est en contradiction avec le principe du « je suis mon propre maître. » Si je suis d’accord pour me placer derrière un étendard, il faut que celui-ci ne dise pas autre chose que ce mon propre entendement me suggère, sur le sujet qui nous lie. Si il en va autrement, c’est-à-dire si je dois coller au portrait du porte étendard, je ne suis pas encore majeur et j’ai besoin d’un meneur qui saura pour moi, quoi penser. A partir de là tt mes désirs de démocratie seront alors que des vœux pieux.

    Etienne, je vous dois donc des excuses. Je vous ai, ces derniers temps, un peu malmené parce que vous ne colliez pas à ce que MOI j’attendais de vous. Et de ce fait je me plaçais en état de « non-citoyen ».
    Les idées ont une vie indépendante de celui qui les porte. Comme disait Socrate ; « les Muses sautent de tête en tête ».
    Alors que vous gardiez le lien ou pas, peu importe. Je vous tire mon chapeau pour l’action que vous menez et le but qui est le votre.

    Cela dit, je ne m’interdirai pas d’écrire ce que je pense, comme sur l’analyse « utile » d’un Soral.
    Soral est utile pour une seule chose : faire en sorte que le Fn puisse avoir des votes de Français dont les parents étaient immigrés et des jeunes. Car le Fn a depuis longtemps cerné cette problématique qui le fait plafonner à 5M d’électeurs.

    Le voilà maintenant qui sert a discréditer ceux qui s’attaquent à la structure, par un mécanisme fort simple : le fasciste est un Homme qui désire se passer de la représentation nationale actuelle pour la remplacer par lui même. Le démocrate désire se passer de la représentation nationale actuelle pour la remplacer par une représentation plus fine. * Sera donc fasciste tt Homme voulant se passer de la représentation actuelle.

    ——————————
    * il est à noter que de mon avis les 2 ont faux ; car il faut se passer de la représentation nationale pour la remplacer par une vrai démocratie, où chacun donne son avis sans passer par un représentant (qu’il soit élu, ou tiré au sort)

    • J’aime bien votre prise de conscience, elle me fait penser à « Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change. »
      Laborit dans « Mon Oncle d’Amérique » (Alain Resnais, 1980)

      Notre identité (la somme des caractères identiques que nous partageons) est devenue très faible tant la société s’est divisée, délitée.
      Il faut à mon sens trouver le dénominateur commun des êtres et pas chercher leur identité (ce que cherche la société basée sur le productivisme). Ce travail doit être fait de manière urgente !

  110. J’ai mis ceci dans le lien Facebook.

    Bonjour Étienne,Le point de vue d’un étranger qui ne connaît pas Solar et qui vous apprécie. Merci pour votre belle énergie et votre nouveau et savant discours sur l’écriture populaire de notre propre constitution.

    Je ne sais pas si vous lisez ceci car vous vous dites épuisé autant par ceux qui vous aiment (millions) que par ceux qui vous détestent (quelques dizaines ??). Il est certain que vous vivez une période unique de stress, d’autant plus qu’elle est publique. J’ai suivi beaucoup de formations au cours de ma vie en psychologie, philosophie entre autres. Je sors de mon carquois quelques trucs et stratégies destinés à vous faciliter la vie. Mais ne sachant pas si vous lisez, je les considère comme un massage psychique…

    De ma formation avec Lucien Auger, père québécois de la thérapie émotivo-rationnelle ( avec l’américain Albert Ellis) et tous deux s’inspirent des anciens stoïciens grecs (Marc-Aurèle, Épictète, Sénèque etc) je retiens que : je suis un être humain faillible et imparfait. Auger racontait qu’Aristote (ou un autre, je ne me souviens plus), s’est fait dire par un proche qu’il était : « une maudite vache ». Aristote a répondu : je ne suis pas une maudite vache, je suis un être humain faillible et imparfait.

    J’ai aussi suivi un cours du médecin québécois Robert Béliveau, émule de Jon Kabat-Zinn, un médecin américain qui a laïcisé la tradition boudhiste (surtout la méditation) pour l’employer dans un hôpital. Tous les deux aiment le Dalaï Lama par ce qu’il est heureux en dépit des affres politiques qu’il vit. Sous l’influence de Robert Béliveau, à mon lever le matin, je me dis : Je fais le choix d’être joyeux, par la gratitude et le sourire.

    En yoga, il est question de faire des respirations profondes en souriant et en se regardant dans un miroir. Le cerveau ne fait pas la différence entre un faux ou un vrai sourire.

    De plus, en faisant trois respirations lentes, abdominales et profondes, les hormones de détresse, dont le cortisol, baissent. En ce qui concerne la respiration encore, le docteur Schreiber, dans Guérir, parle de la cohérence cardiaque, importante à harmoniser, autant chez les bien portants que chez les stressés.

    J’en arrive finalement au philosophe André Moreau qui déplore que la tradition philosophique n’ait pas fait une théorie de l’amour de soi. Il m’a scandalisé à plusieurs reprises par ses propos et écrits. Par exemple, il dit et écrit souvent qu’il fait des  » crises de joie » dans son lit. Quel contraste chez moi avec l’anxiété existentialiste à laquelle j’étais habitué ! Alors, ce Moreau, qui a innové par ses formules de pouvoir, a dit et écrit celle ci que je me répète souvent : « Cher moi, (en s’enlaçant) je suis béni. Tout ce qui m’arrive est marqué du sceau de l’abondance de l’infini. Je me repose en mon être profond. Rien de désagréable ne peut m’arriver. Ce que j’ai choisi de faire,je vais l’accomplir, car mon être me soutient et prépare mes voies par ses propres moyens parfaits. »

    C’est je crois Henry David Thoreau qui disait que 60 secondes de colère c’est 60 secondes de bonheur perdues.
    Vos détracteurs vivent leur enfer.
    Restez heureux par audace, en vous aidant de ces quelques outils.

    Merci beaucoup!  

    • Un détail oublié: selon le point de vue émotivo-rationnel: ce sont les idées qui créent les émotions. Par exemple, la colère est causée par l’idée: personne n’a le droit de me déplaire. L’anxiété, est causée par l’idée: je n’ai pas le droit de déplaire à personne.
      Et: Jon Kabat-Zinn a publié en français: Au coeur de la tourmente, la pleine conscience. ( en anglais ça donne: Full Catastroph living. ( !)

  111. Courage mon ami.
    Tous ceux qui ont osé penser pour le peuple ont traversé cette épreuve.

  112. je n’ose imaginer les pressions dont vous êtes victime.
    Aujourd’hui c’est Soral et demain ce sera quoi ? ne vous laissez pas embarquer dans ces histoires de liens…
    Courage à vous et merci pour votre travail.

    • @Karima
      « Aujourd’hui c’est Soral et demain ce sera quoi ? »
      J’ai l’impression que vous n’avez pas compris l’imposture Soral et les dangers qu’il représente pour la « communauté » musulmane et plus largement pour la paix civile de la nation.
      Avoir réussi à se faire passer pour une victime afin d’attirer à lui, par identification/compassion, tous les exclus et malmenés du Système, c’est le tour de force de cet escroc aux concepts (et pas qu’aux concepts d’ailleurs, car il faut payer cher pour avoir la panoplie du parfait résistant et payer encore et toujours pour entendre le Maître nous apporter la bonne parole). J’ai constaté avec beaucoup de peine que le discours haineux de Soral était très contagieux parmi les maghrébins (sans doute en raison d’une judéophobie culturelle) et que ceux-ci très rapidement, car ils sont confortés dans leur haine des Juifs, absorbent la doctrine de Soral et se retournent contre leur coreligionnaires. Ils tiennent alors des discours contre les immigrés et les Musulmans que les Le Pen n’oseraient pas tenir en public. J’essaie de comprendre comment Soral a pris si facilement le contrôle de nos cerveaux et parvient à nous retourner contre nous-mêmes pour faire de nous de futurs électeurs du FN.
      Le discours antisémite est un catalyseur qui actionne une réaction psychique qui transforme le prétendu « Musulman patriote » en « Harki ». Mais à la fin du processus d’identification au Gaulois patriote (rôle que Soral joue à la perfection) qui doit conduire à l’élection de Marine Le Pen, le catalyseur antisémite aura disparu: il ne restera qu’un parti sioniste et islamophobe au pouvoir. Soit le début de grands malheurs pour les Musulmans qui se seront faits duper par le discours lénifiant de Soral.

      Cordialement
      Ali

  113. Etienne,
    Il ne faut JAMAIS céder aux pressions des chiens de garde du capital, même s’ils se dissimulent sous les oripeaux défraichis de trotskards de « gôôôche » dits « antifas », recyclés depuis plusieurs décades (comme E.Plenel) par la CIA et les néocons amerloques…
    Excusez-vous, à genoux…bien…Rampez maintenant…plus bas, encore plus bas jusqu’à ce que vous finissiez encarté à L’UMPS et à la Licrasse!
    Vousn’en ferez jamais assez POUR CES GENS-LA: Les 1% et leurs laquais…
    Même si Soral n’a pas toujours raison et manie l’invective à tort et à travers , il a touché du doigt l’indicible du discours politique français!
    Et pour moi qui suis Lacanien (et non Soralien), je n’oublie pas que:
    « le Reel est ce qui revient toujours à la même place »…
    REFUSEZLES PRESSIONS d’oû qu’elles viennent sinon J.Attila qui vous a un peu malmené la dernière fois chez Taddeî finira par vous mettre KO debout.
    L’Extrême-droite, elle est au POUVOIR depuis 40 ans (loi Pompidou/Giscard) . Quant au FN, traversé par de nombreux courants antagonistes, personne ne sait exactement oû il va, mais j’ai bien peur que ce soit juste à la gamelle: A.Juppé, grand seigneur sera tout content de leur offir un strapontin de choix (même si éjectable) quand ils l’auront mis définitivement en sourdine sur L’Euro et L’UE pour courtiser les voix du Sud des vieux barbons, racistes sur les bords et même au milieu!
    Après vous devrez retirervos liens vèrs L’UPR, DLR, les « éconoclastes » etc…etc…
    ET si vous obtempérez, il ne restera plus personne pour vous soutenir quand le système vous fabriquera une bonne casserole pour vous éliminer…
    RESISTANTS: RESTONS UNIS!
    C’est ça qui leur fait peur et explique l’acharnement contre vous !
    La liaison des « nonistes » de la « droite » comme de la « gauche » officielles…
    Etienne Chouard, vous « découvrirez » que vous êtes antisémite comme J.Sapir l’a appris à ses dépens face à un Pierre Moscovivi, le jour oû vos idées auront progressé au point de véritablement représenter un danger pour l’oligarchie en place.
    Compris?
    C’est eux qui décident et vous le savez très bien, habitué que vous êtes à la novlangue Orwellienne.
    Alors reposez vous, mais tenez bon! Vous avez enfin la preuve que depuis 2005, votre travail sert à quelque chose et qu’on panique dans le camp d’en-face…xD

  114. Quel fracas dans mon esprit que de voir cette affaire.

    D’abord j’ai découvert Étienne Chouard sur @rrêt sur image et je repasse l’émission enregistrée pour la faire connaître, admiratif de l’homme, de sa force de travail, du travail accompli, et pris petit à petit par ses idées bien que le fatras d’accumulations de son blog et du Plan C me dépasse, peut-être en raison de la paresse de m’accrocher à tant d’informations, ou peut-être le désespoir de ne pas tout pouvoir voir, comme un collectionneur désespérant de ne tout pouvoir acquérir.

    Ensuite, j’ai rencontré au hasard de mes errances sur le Net, Saural et l’effet désastreux qu’il m’a fait au bout de quelques secondes (et cela sans attendre d’avoir vu le lien que Étienne Chouard a publié). Il y a dans cette manière d’énoncer ses idées une folie effrayante et qui me parait propre à cette mécanique inhumaine qui a donné des gens comme les pires auxquels on aboutit au Point de Godwin.

    Ensuite encore, au hasard de ces pérégrinations, il y a tout à coup une mention de Soral dans un post critique de Étienne Chouard et je suis contraint de me rendre à l’évidence, l’évidence de Soral n’a pas paru évidente à Étienne Chouard, et je ne peux m’expliquer cela que par sa trop grande gentillesse (celle de EC bien entendu !) ou son incapacité à dépasser son soucis principal, la Constitution citoyenne, pour voir les dangers de ceux qui s’en réclameraient mais qui risqueraient de s’en servir à des fins inhumaines pour satisfaire leur propre folie.

    Quel fracas dans mon esprit de voir se déchirer des gens que tout m’amène à suivre à quelques menues critiques près (Étienne Chouard, Daniel Schneidermann, Judith Bernard,..) et d’autres y être mêlés qui sont tout aussi chers (Maja Neskovic…).

    Mais que l’on puisse encore se déchirer à propos d’un mec qui fait l’apologie d’une « virilité intellectuelle » et écrit en se branlant psychiquement « Or, du fait de sa structuration mentale (dissymétrie et réduction psychologiste), l’esprit féminin se montre le plus souvent incapable d’une vision globale cohérente, faute de pouvoir replacer ses analyses psychologiques partielles dans leur juste perspective économico-sociale » !!!

    En tous les cas, Etienne Chouard a bien fait de mettre les choses au clair. Il y a en effet des choses qui sont invalidables même si celui qui les prononce mérite qu’on lui lance une bouée mais là, où Soral est, la bouée risquerait de nous entraîner, nous, sans le sauver, lui.

    • Cher Ali. Beaucoup trop de mots pour expliquer que tu n’as rien compris du travail d’Alain Soral… Dommage, si tu mettais cette énergie et ce temps passé à approfondir honnêtement son travail, tu aurai forcément une analyse inverse à celle-ci. Nous avons besoin d’être ensemble pour réussir, pas désunis…

  115. Courage Etienne,

    « Nous sommes des milliers » dont tu as bouleversé l’engagement politique. Merci.

  116. Billet magnifique de profondeur de réflexion et d’humanité.
    Aujourd’hui, on a organisé chez moi notre premier mini atelier constituant. Les idées ont fusé, ça nous a surpris nous même !
    On a passé un moment vraiment riche et enthousiasmant. D’autres rendez vous sont déjà pris pour continuer la réflexion et élargir le cercle. 🙂
    Voilà, ça germe, et on est de plus en plus nombreux !

  117. Cher Monsieur, le fossé entre le monde consumériste qui est jusqu’à ce jour la forme la plus évoluée du capitalisme (fasciste) et le monde humain et fraternel que vous cherchez à promouvoir est si profond que vous finirez par vous exiler de tout! Votre combat du « seul contre tous » ne peut conduire qu’à une lente mais certaine désillusion! Pendant que vous parlez  » humain », les élus, les élites, les têtes pensantes du capitalisme n’aspirent qu’à la vie éternelle,au transhumanisme, à l’essor de la robotique et placent l’humain au bas de la chaîne de l’évolution. Quelque part, vous vous adressez à des hommes en sursis ou qui sont sur le point de disparaître dans les 20 prochaines années! En luttant comme vous le faites, pour réveiller en nous ce qu’il y a de plus grand, vous agrandissez l’univers ( je paraphrase ici André Breton) ! c’est incontestable! mais ranimer en nous nos forces primitives, naturelles, humaines en somme, se limitera à un sursaut sans avenir! rassurez vous toutefois, en pensant que vous agissez, que vous combattez pour la communauté à venir! car qu’y a-t-il de plus beau qu’un peuple de penseurs? ( les grecs l’ont mis en pratique! ils ont été l’exemple concret! historique!) existera-t-il un jour une humanité fraternelle? une humanité créant son époque, en allant à la source de la conscience? le monde est trop insensé pour cela! pour finir je vous citerai une phrase de Maïakovski son dernier message avant de se suicider en fait!:  » La barque de l’amour s’est brisée contre le quotidien » Pour autant, ne pactisez jamais avec le diable Monsieur Chouard, ne renoncez pas au combat, car nos vies sont sur le point de nous êtres volées! Peu importe la défaite! vous luttez contre notre néant! c’est bien et c’est beau! merci pour tout ce que vous avez déjà accompli… Vous n’êtes pas seul!
    Christophe

  118. Je laisse ici qq citations extraites de l’œuvre d’Henri Laborit, non que je n’ai d’idée personnelle sur le sujet mais quand d’autres le disent bien mieux, il faut savoir se taire…

    « La liberté commence où finit la connaissance. Avant, elle n’existe pas, car la connaissance des lois nous oblige à leur obéir. Après elle n’existe que par l’ignorance des lois à venir et la croyance que nous avons de ne pas être commandés par elles puisque nous les ignorons. En réalité, ce que l’on peut appeler « liberté », si vraiment nous tenons à conserver ce terme, c’est l’indépendance très relative que l’homme peut acquérir en découvrant, partiellement et progressivement, les lois du déterminisme universel. Il est alors capable, mais seulement alors, d’imaginer un moyen d’utiliser ces lois au mieux de sa survie, ce qui le fait pénétrer dans un autre déterminisme, d’un autre niveau d’organisation qu’il ignorait encore. Le rôle de la science est de pénétrer sans cesse dans un nouveau niveau d’organisation des lois universelles. Tant que l’on a ignoré les lois de la gravitation, l’homme a cru qu’il pouvait être libre de voler. Mais comme Icare il s’est écrasé au sol. Ou bien encore, ignorant qu’il avait la possibilité de voler, il ne savait être privé d’une liberté qui n’existait pas pour lui. Lorsque les lois de la gravitation ont été connues, l’homme a pu aller sur la lune. Ce faisant, il ne s’est pas libéré des lois de la gravitation mais il a pu les utiliser à son avantage. Comment être libre quand une grille explicative implacable nous interdit de concevoir le monde d’une façon différente de celle imposée par les automatismes socioculturels qu’elle commande ? Quand le prétendu choix de l’un ou de l’autre résulte de nos pulsions instinctives, de notre recherche du plaisir par la dominance et de nos automatismes socioculturels déterminés par notre niche environnementale ? Comment être libre aussi quand on sait que ce que nous possédons dans notre système nerveux, ce ne sont que nos relations intériorisées avec les autres? Quand on sait qu’un élément n’est jamais séparé d’un ensemble. Qu’un individu séparé de tout environnement social devient un enfant sauvage qui ne sera jamais un homme ? Que l’individu n’existe pas en dehors de sa niche environnementale à nulle autre pareille qui le conditionne entièrement à être ce qu’il est? Comment être libre quand on sait que cet individu, élément d’un ensemble, est également dépendant des ensembles plus complexes qui englobent l’ensemble auquel il appartient? Quand on sait que l’organisation des sociétés humaines jusqu’au plus grand ensemble que constitue l’espèce, se fait par niveaux d’organisation qui chacun représente la commande du servomécanisme contrôlant la régulation du niveau sous-jacent ? La liberté ou du moins l’imagination créatrice ne se trouve qu’au niveau de la finalité du plus grand ensemble et encore obéit-elle sans doute, même à ce niveau, à un déterminisme cosmique qui nous est caché, car nous n’en connaissons pas les lois. »
    Henri Laborit (La Nouvelle Grille, 1974)

  119. « Récemment, un journaliste est venu m’interroger sur la manière dont j’avais réalisé mon passage à l’âge adulte. J’ai répondu : « J’espère que je ne le réaliserai jamais. Quand le Christ dit « Soyez comme des enfants. Si vous n’êtes pas comme eux, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux », cela signifie simplement que, si vous n’êtes pas aussi vierge, aussi peu automatisé dans votre culture qu’un enfant, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. » Détenir la vérité et devenir adulte, c’est être automatisé dans des concepts, des jugements de valeur, et là tout est perdu. Il faut être à l’image des enfants, alors que l’on dit qu’ils ne savent rien. En fait, l’enfant, c’est l’homme intégral qui peut s’ouvrir à tout et qu’il ne faut surtout pas enfermer dans un système, ce qui est difficile. Quand je pense au nombre de gens qui, depuis des siècles, le dimanche à la messe, entendent les Évangiles sans rien y comprendre ! »
    Henri Laborit (Une Vie, 1996, Ed. du Félin)

  120. « Finalement, dans la compétition, on est toujours en inhibition de l’action parce que quand on obtient un pallier dans l’échelle hiérarchique, on veut en obtenir un autre, il faut donc absolument ne pas suivre les carottes qu’on vous tend, inventer un moyen d’utiliser cette société pour ne pas qu’elle vous ennuie trop, ne pas trop l’ennuyer parce que les autres sont plus nombreux que vous et ils vous auront à tous les coups. Ça c’est de la créativité, c’est d’imaginer votre quotidien de façon à ne pas mourir et ne pas vieillir prématurément, pas faire trop de mal autour de vous. C’est la seule façon qu’il y ait tant que la planète, tous les hommes de cette planète ne seront pas renseignés sur ce qu’ils sont, ce que sont les autres et que les rapports sociaux aient complètement été transformés.»…

    Laborit au Québec part3/3 à 1’27 à 2’20
    http://www.dailymotion.com/video/x2grwt_laborit-au-quebec-part1-3_tech
    http://www.dailymotion.com/video/x2gqyd_laborit-au-quebec-part2-3_tech
    http://www.dailymotion.com/video/x2gr67_laborit-au-quebec-part3-3_tech

  121. Et un passage étonnamment prémonitoire (en 1973) du livre de Robert Buron, socialiste fondateur du Groupe des Dix avec Edgar Morin, Laborit et Robin, catholique social et fondateur du Mouvement socialiste pour les États-Unis d’Europe ( !) « Pourquoi je vis ? » à propos du fascisme :

    Reconnaître les autres civilisations, les accepter, c’est donc vouloir vivre avec elles, dans une relation d’égalité. Mais une civilisation qui, à un moment donné de l’histoire, devient dominante, a besoin pour se conserver de toujours dominer davantage.
    Alors est brisée toute idée de solidarité ? Peut-on lutter contre cela ?
    Là, ma réponse est, hélas, d’un terrible pessimisme :
    a) Je suis convaincu que la paix et l’équilibre du monde ne sont possibles que dans la coexistence de valeurs de civilisation différentes et harmonisées les unes avec les autres pour permettre une organisation planétaire valable.
    b) Je suis sûr, comme vous, que les civilisations les plus puissantes, techniquement et militairement, imposeront leurs valeurs aux autres.
    c) J’en conclus que le monde finira dans une catastrophe.
    d) Comme je n’aime pas l’idée de catastrophe, que j’ai le goût de la vie, et que tout ce qui bloque la vie est pour moi le mal et l’ennemi, je lutterai tant que je pourrai contre ce qui me paraît inéluctable. Je suis très pessimiste. Je suis persuadé que les technocrates occidentaux créeront une sorte de fascisme mondial, appuyé bien sûr sur les valeurs occidentales.
    Seulement je lutterai de toutes mes forces contre ces technocrates.
    Si on considère en effet métaphysiquement que quelque chose est mal, peu importe ce qu’on trouve rationnellement indispensable, il faut lutter contre ce qui tue la vie, parce que sans ça je me tue moi-même. La seule petite chance, c’est de faire prendre conscience aux gens que le système de domination d’une civilisation sur une autre est contraire à l’évolution de la vie, que par conséquent ils se suicident. Ils ne suicident peut-être pas le « contenant», mais ils suicident le « contenu », ce qui est beaucoup plus grave.

  122. À tous ceux qui pensent encore qu’Alain Soral est un réac-facho-sexiste-homophobe-antisémite, je conseille d’écouter (en entier) cet extrait de conférence qu’il a donné récemment avec Marion Sigaut :

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Alain-Soral-sur-la-liberation-sexuelle-29397.html

    Et je les invite aussi à se poser cette question toute bête : connaissent-ils Marx, Montesquieu ou Spinoza par leurs vidéos Youtube ou Dailymotion ?

    Parfois, le livre ça sert aussi à être moins bête, en prenant la distance nécessaire à la réflexion…

  123. Et j’ajoute que cet épisode de doute pour Etienne doit nous faire réfléchir à qui est le véritable ennemi : est-ce celui qui a le pouvoir, l’exerce de façon perverse et violente en ne laissant plus aucun espoir de monde meilleur aux opprimés qu’il opprime encore un peu plus, tout en les rendant coupables de leur condition, où est-ce l’esprit libre, à la marge, qui ne peut que choquer ceux qui ne voient même plus leurs oeillères ?

    « La seule pensée qui vive est celle qui se maintient à la température de sa propre destruction. » (Edgar Morin)

  124. Honnêtement je ne comprend pas comment certains arrivent à ne pas comprendre ce qu’a dit Étienne.
    2 hypothèses :

    1) Ils sont malhonnêtes intellectuellement.
    Ils sentent qu’il y a un truc à comprendre mais il ne veulent pas car c’est plus simple d’avoir le coter des gentil et le coter des méchants (et d’être du coter des gentils forcément)

    2) Il sont honnêtes.
    Dans ce cas la, ces désespérant car tout est expliquer clairement.
    Je ne comprend pas comment c’est possible mais j’admets l’hypothèse (même si je suis quasiment certains qu’ils entrent tous dans la 1ère catégorie)

    Dans tout les cas Étienne tu ne devrais pas te pourrir la vie pour si peut.

    Après si on fait un peut de perspective pragmatique il semble assez évident qu’on est pas très très loin d’un changement assez violent de société, et dans toute la clique de la police de la pensée, la moitié ne survivra pas et l’autre moitié suivra gentiment le changement donc bon…. pas la peine de ce ruiner la santé pour eux 🙂

    Juste continuer sereinement ton chemin et continuer à développé tes idée pour qu’après le chaos elle ait eut suffisamment le temps de circuler pour imprégner les survivants.

    Dernier point ne pas oublier, le problème de la représentation.
    La police de la pensée est très présente sur le net mais dans la vraie vie ils sont ultra minoritaires.
    Dit autrement beaucoup des gens potentiellement en désaccord (malhonnête ?) avec toi viennent te le dire alors que beaucoup de gens en accord ne le disent pas.

    • Fred, je pense que les 2 hypothèses sont valides. Et il y a probablement un gros paquet de gens « honnêtes » mais tellement sclérosés intellectuellement par des décennies de politiquement correct qu’ils sont incapables de voir leurs propres oeillères idéologiques. Ceux-là, au lieu de crier à l’extrême-droite et au fascisme à la moindre idée subversive, feraient mieux de se rendre compte que l’extrême-droite et le fascisme (ou plutôt, disons le totalitarisme au service d’une infime minorité) sont déjà au pouvoir.

      https://bitly.com/a/bitlinks/1lkvXkg

      Mais ce sont les « malhonnêtes » qui, parce qu’ils agissent en mission de propagande, sont les plus visibles et les plus fatigants à contrer.

  125. Héraclite l'obscur

    Monsieur Chouard, j’ai 37 ans et je n’ai jamais voté de ma vie, et jusqu’à récemment je n’avais jamais vraiment su pourquoi. J’ai toujours caché mon apolitisme comme une tare honteuse jusqu’à ce que je vous découvre. Et en vous lisant, en vous écoutant, tout à fait subitement sens: une vraie révélation. J’ai compris mon goût (honteux) pour la liberté de penser, autre tare que je partage appremment avec beaucoup. J’ai compris mon goût pour la discussion et la confrontation des idées et partant, ma haine de la censure, quelle qu’elle soit et envers qui que ce soit. J’ai compris mon goût immodéré pour l’équilibre et mon refus des extrêmes qui par définition ne voit pas l’autre bout du tunnel.
    Maintenant, je fais fi des étiquettes et je prends, en tant qu’adulte libre penseur, le meilleur en laissant le pire dans tout ce que j’entends, vois et lis et cela me vaut au mieux des critiques, au pire de violentes empoignades parce que vous êtes bien placé pour le savoir, la police de la pensée et de la doxa est partout et ça me désole.
    Alors, monsieur Chouard, autant je n’ai pas vraiment compris votre premier mea culpa, autant votre deuxième mise au point me rassure. Votre honnêteté intellectuelle confirme, en voyant les critiques qui pleuvent, ce que je pense depuis longtemps: notre époque n’est pas prête pour votre pensée.
    De grâce, gardez le cap (même en zig-zagant), recentrez-vous sur l’essentiel, gardez l’équilibre car c’est tout ce qui compte. Les chiens de garde de la pensée unique finiront bien par avoir un autre os à ronger. Je suis, comme beaucoup d’autres, de tout coeur derrière vous.

  126. Depuis quelques mois, je suis ce blog, je lis, j’essaie de me faire ma propre opinion.
    Souvent, ce que j’y lis mérite réflexion, se digère, parfois s’assimile. C’est probablement un gage de qualité que toutes les idées ne m’arrivent pas prémâchées en tête.
    Ce qui est certain à mes yeux, c’est que le fil rouge de ce que je lis ici est l’honnêteté dans votre manière de réfléchir et d’essayer de retranscrire ces réflexions. Et pour ça, je vous en suis reconnaissant, car c’est rare (de plus en plus rare).
    Je continuerai à vous lire, à réfléchir, à avancer, à me faire ma propre opinion. Merci

  127. Il est inutile, et contre productif de chercher a vous justifier de votre attitude bien plus démocratique, et de votre ouverture d’esprit que nombre de vos détracteurs qui se réfugient derrière l’anonymat des pseudos..
    Bien peu de vos contradicteurs et critiques ont l’honnêteté de le faire en nom propre. Sur le net bien des gens ont pris connaissance de la vérité concernant la maffia politico-financière en place.
    Ne changez rien et continuez, et laissez les détracteurs faire leur ouvre, ils se décrédibilisent eux même. Nous sommes plus que vous ne pensez a suivre et a bénéficier de vos travaux personne ne peux contester. x. En même temps vous donnez des leçons d’honnêteté intellectuelle que

    • suite du message tronqué, 🙂
      leçons d’honnêteté intellectuelle que bien peu des hommes politiques ni leurs ‘adeptes’ peuvent afficher.

  128. Supprimer tous les liens, bonne idée, c’est pas plus mal, c’est la solution de consensus 🙂
    Dommage pour ceux qui arrivent ici pour la première fois et qui voudraient aller plus loin, mais ils trouveront ce qu’il faut dans les articles et les commentaires.

    Très bel article en tout cas, qui personnellement me rassure un peu par rapport au précédent, et qui prouve une nouvelle fois l’humanisme et l’intelligence de M. Chouard. Quoique vous disiez de toute façons, ils ne vous lâcheront pas car l’objectif est de vous détruire ou vous fondre dans le moule d’un parti politique pour vous rendre inoffensif.

    Sur le racisme, il faut le dénoncer lorsqu’il est avéré mais toujours essayer de comprendre, et ne surtout pas se rendre coupable d’accusations d’arrières pensées (qui sert une instrumentalisation politique). Le racisme disparaîtra avec l’ouverture aux autres. Un raciste qui se met à voyager dans le monde, reviendra transformé et tolérant, j’en suis persuadé. Un raciste à qui tout le monde ferme la porte restera minable dans son coin à ressasser toujours les mêmes conneries. Quant aux personnes non-racistes mais accusées d’arrières-pensées racistes, elles se marginaliseront tout autant.

    La solution est évidemment le dialogue; les autres, ceux qui stigmatisent Etienne, ne dialoguent pas, ils combattent; ils utilisent d’ailleurs souvent des termes guerriers. Et le dialogue c’est toujours du zig-zag, c’est ce qui rend les choses humaines.

    Et bravo au Yéti sur Politis : http://www.politis.fr/Ceux-qui-font-le-monde-d-apres-en,29103.html

    Etienne si vous faites le fameux livre que tout le monde réclame (encore de la pression!), je serai un des premiers à en acheter dix pour les disséminer dans ma ville, ici et là, pour qui voudra le prendre.

  129. Cher Etienne,
    c’est encore un de tes « enfants cachés  » en politique qui t’écrit. Un enfant de 37 ans né en 2005, en partie grâce à toi. Un de ceux qui n’imaginaient pas se retrouver un jour assoiffés de connaissances concernant le fonctionnement de notre société.
    Cette soif est puissante. Elle ne disparaitra donc pas facilement, d’autant plus que d’autres enfants profitent de l’aubaine : ils sont en train de naître avant l’âge de 10 ans !
    Repose toi bien et à bientôt

  130. Un grand respect pour votre travail,
    Votre hypersensibilité est votre force mais aussi votre faiblesse,
    Ayant fait un peu de marketing en école de co,
    Vous devez comprendre une chose, la majorité est et restera silencieuse,
    La part la plus bruyante qui a besoin de s’exprimer est « souvent » dans un biais disons le émotionnel, les messages les plus extrêmes vous arrivent en direct mais vous devez essayer de faire la part des choses,
    Vous voyez souvent des gens je pense vers chez vous qui connaissent votre site et vous honorent de leur soutien à l’oral,
    Ceux-ci ne s’exprimeront jamais sur un blog ou forum, ils ont un soutien tacite et s’informent sans besoin de mise en garde via les chiens du système,
    On le constate tellement souvent quand on fait de l’étude quanti ou quali.

    Il ne faut pas céder comme vous l’avez fait,
    Ses gens vous donnant des conseils sur Soral ou consorts ont à l’idée que la majorité de la masse silencieuse est très bête ou au mieux influençable.
    Ils n’ont pas confiance dans le peuple alors qu’il faut lui faire plus confiance.
    Le referendum est une chose qui fait peur pour cette raison.

    Quand on voit le nombre de vote blanc, le premier parti de France et ce depuis longtemps
    Les gens instruits ou non, regardant vos vidéos, celle de Soral ou lisant Mein kampf dans leur majorité ont bien compris ou se situaient l’extrême droite.
    Par pitié soyez libre et mettez les liens que vous voulez,
    Vous verrez bien que la fréquentation du site ou le développement de vos idées n’en sera que plus renforcé,
    Les gens en ont marre de devoir entendre les conseils de tel ou tel spécialiste,
    Ils jugeront par eux-mêmes !

    • SON HYPERSENSIBILITE? J’aimerais bien t’y voir !

      Les tarés de suprémacistes juifs qui ont harcelé Etienne Chouard sous prétexte qu’il refuse de cracher sur Alain Soral sont capables d’une haine sans bornes.

      Bon Courage Monsieur Etienne Chouard !

  131. Salut Etienne,

    Tu as bien fait finalement, d’enlever tous les liens. C’est la meilleur chose à faire. Tu as mis les choses au clair dans le premier message communiqué et c’est une bonne chose. Tu n’es pas allié avec des personnes que tu penses dangereuses. Mais en retirant tous les liens, c’est mieux. tu n’assumes que ce que tu diras toi même et pas les autres.

    de plus, comme ça, ça fait cesser toutes les polémiques contre-productives. Le seul projet qui vaille la peine qu’on en discute vraiment pour moi est comment mettre en place une démocratie radicale (cad directe) et avec des formes de délégations partagées justes et égalitaires (politiquement) et limitées (dans le temps), non cumulées et non concentrés.

    Si tu choisis à continuer à travailler en solo sur tes messages, je te suggère de te concentrer sur ton travail et de ne pas te surcharger la lecture de tous nos commentaires partout. Il est humainement impossible de tous les suivre sans être en surcharge informationnel.

    Là ou tu es très bon que ton énergie doit être c’est tes travaux. Et continuer à les communiquer via des posts sur ton blog et des réponses à des sollicitations pour des conférences/rencontres/interventions/débats/ateliers. Comme ça, les gesn débattront informatiquement entre eux et ça sera plutôt les échanges terre à terre que tu pourras privilégier. Des qui ne vont pas trop te surcharger. Ça vaudrait peut être même le coup que tu crées une adresse mail pour ces sollicitations. Comme ça, tu vas efficacement à l’essentiel.

    Reposes-toi bien. Tes travaux sont précieux pour beaucoup d’entre nous. Ils ouvrent les yeux à pas mal de gens.

  132. Bonjour à toutes et tous.

    Je suis atterré par les réactions de certains individus s’exprimant ici. Elles sont tellement caricaturales que cela en semble joué (c’est peut être le cas d’ailleurs). Vu le nombre de commentaires déjà présent sur ce sujet, j’éviterai d’ajouter de l’huile sur ce feu et ne m’exprimerai pas en retour.

    Je ne tiens réellement a dire qu’une seule chose, que beaucoup pense silencieusement ou bien ont déjà exprimé ici: » courage Etienne. »
    Vous êtes l’un des portes-étendard d’une cause difficile. Ce rôle est ingrat au possible car vous êtes en première ligne, toujours le premier a recevoir les coups. Mais ce rôle est d’autant plus important qu’il inspire un plus grand nombre, la masse de toutes celles et ceux qui reprendront le message, enfin « déchouardisé » ;p

    Vous ne lirez sans doute pas ce message, noyé qu’il sera dans tout les autres, mais je vous le dis quand même: « Tenez bon. Nous sommes nombreux à vous soutenir et apprécier tout vos efforts, bien plus que les groupuscules mécontent mais vocaux qui s’expriment parfois ici. Enfin, ce travail pourrait profiter à un nombre encore plus grand, je crois qu’ils sont environ 66 millions rien qu’en France, c’est dire…  »

    Un gentil virus.

  133. C’est juste.
    Il est bon de modérer son engagement pour revenir à soi-même.
    Le va et vient, comme la respiration suppose que l’on inspire et expire, sont choses naturelles.
    Prendre soin de soi permet de prendre soin des autres. A s’oublier, on se viole et la violence des autres envers nous arrive en miroir à celle que nous nous sommes accordée.
    Vos travaux sont remarquables. Votre pensée est lumineuse. Votre énergie, immense. Mais le Vivant inclut aussi la limite ; c’est faire honneur à la Vie que de dormir autant que de besoin.

    Bien à vous.

    Respectueusement.

  134. Je vous remercie, professeur, pour toutes les idées que vous partagez et diffusez gratuitement, librement et qui, grâce à l’Internet, n’ont pas de frontières. Je comprends l’épuisement que peuvent susciter toutes les attaques et polémiques bidons des profiteurs du système de société actuellement en place. Je pense que vous ne devriez pas leur accorder trop d’importance.

    J’apprécie tout particulièrement qu’un professeur montre tant d’humilité, se remette si souvent en question et garde l’esprit ouvert à tous les courants d’idées. Il me semble que les gens devraient se concentrer sur les idées plutôt que sur les personnes qui les émettent. Lorsque je trouve une idée intéressante et pertinente, je la garde même si elle vient de quelqu’un que je n’aime pas ou qui a d’autres idées que je trouve très mauvaises.

    Dans l’espoir de continuer à vous lire et vous entendre, je vous souhaite un repos salutaire et réparateur.

  135. Etienne,

    Juste un petit mot pour vous soutenir dans ce moment difficile. Comme vous le dites, les gens doivent se forger leur propre opinion, en adultes responsables. Votre travail est remarquable, mais plus encore, c’est votre humilité et votre qualité à reconnaitre les « erreurs » et à ne pas céder devant les pressions.

    Un grand Bravo. Je vous remercie pour tout ce que vous faite. Vous avez tout mon soutient.

    Amicalement.

    Fabrice

  136. Si tout le monde était évolué comme Chouard, càd capable de reajuster une position, ce que presque personne n’arrive a faire à cause de bêtise ou de fierté mal placée et donc très névrotique, j’arrive a peine a m’imaginer combien le monde serait différent.

    Quand on dit des choses justes on ne peut pas convaincre tout le monde, mais ce n’est pas grave du moment qu’on s’est bien expliqué… Si des hysteriques antifas ne veulent pas comprendre c’est probablement qu’au fond ils comprennent mais font semblant de ne pas, donc il n’y a pas vraiment de problème!

    Ce qu’il faudrait c’est un debat Chouard / Soral mais je doute que ca arrive car Soral ne semble pas très interessé à autre chose que des monologues, très intéressants d’ailleurs. Mais qui sait (en tous cas il faudrait que l’un ou l’autre le propose) Cela dit Soral dit parfois des conneries mais il n’est pas aussi idiot que la phrase incriminée le laisse croire, à mon avis sa colère dûe à ses affres judiciaires l’a fait dire n’importe quoi, et c’est un punk quelquepart aussi. Bref tout ça peut augurer du débat, et c’est très intéressant le débat, enfin il me semble!

  137. Le sujet de ce blog n’est décidemment pas la démocratie en tant que principe de pouvoir citoyen partagé par tous , mais la défense ou l’attaque d’Etienne ou d’autres ; c’est à dire des problèmes de personnes ou partis ou idéologies à soutenir ou attaquer. Untel est bien untel est un salaud ou un con .
    C’est la triste démonstration de l’immense difficulté qu’on a tous de sortir de ce cercle des egos individuels ou collectifs , de ces idées à défendre, de ces autres à pourfendre.
    La démocratie est justement le contraire de tout ça : Etienne ou Soral ou moi ou vous blogueurs avons le DROIT de citoyenneté , c’est à dire de participer à la gouvernance . Le fait que ce droit ne soit pas respecté fonde l’action consistant à le défendre . Cela doit bien être le sujet du blog et de nos préoccupations ?
    Si ,comme cela est entamé , nous nous en écartons , alors le ver est dans le fruit et nous ne parlons pas de la même chose. Il y a pollution du sujet : on ne parle pas de démocratie mais d’Etienne , de Soral , de Mélenchon etc pas de citoyenneté , ni de démocratie . On rentre dans le bal des egos , des partis , des chapelles , et on s’éloigne d’autant de la démocratie .

    • Vous dites « on ne parle pas de démocratie mais d’Etienne , de Soral , de Mélenchon etc pas de citoyenneté , ni de démocratie ». Le problème est que par essence certains sont adversaires de la démocratie. Il suffit de voir comment Soral intervient dans une conversation qui l’oppose à un interlocuteur unique, l’empêchant de répondre en haussant constamment le ton de sa voix et par l’utilisation d’arguments contestables quand ils ne sont pas totalement dénués de sens. Qu’allez-vous parler de démocratie à un gars qui sous prétexte de défendre la « p u r e t é » (!!!!) annonce sans sourciller qu’il serait capable d’éliminer physiquement d’autres. Qu’allez-vous parler de démocratie avec un mec qui refuse à la moitié de l’humanité un rôle autre que celui qu’on lui assigné à l’âge des cavernes comme si on refusait à l’homme d’entreprendre les travaux de pensée sous prétexte de sa vocation ancestrale à la chasse et l’agriculture ! Qu’allez-vous parler de démocratie si les idées folles de ce gars et mec se propagent comme un fétus de paille sur la toile et distancent ceux qui lui emboîtent le pas de la base humaniste qui doit servir de socle : que fera le vote par tirage au sort si la majorité des électeurs sont autant de bêtes féroces pour leur congénères ?

      • Ou on pense que la démocratie ,qui est un dépassement du rapport de force au profit de la recherche de l’intérêt général ,est un vain mot , c’est à dire que face aux vilenies du monde ,il ne fait pas le poids et qu’en définitive tout est rapport de force ,
        et dans ce cas on l’affirme clairement
        et on a rien à faire sur un blog dont la démocratie est le thème central
        ou on joue le jeu et on se fout de Soral , on travaille au sujet avec ceux qui y croient .
        L’entre deux consistant à parler démocratie et penser et agir castagne est une position intenable qui n’a aucun poids ; c’est malheureusement la plus répandue . On fricote sur le blog de Chouard , on s’extasie , on jette des flèches , mais c’est du vent , du creux que tout cela.

      • moi je me risquerais a répondre :
        personnellement soral n’arriveras jamais a la cheville d’Étienne ,
        soral n’est qu’un être immature du genre « qui veux qu’on l’aime « , ce ne seras qu’un petit gourou sans importance et pourtant c’est grâce a ce vieux con que j’ai pris conscience de certaine choses , »faut dire que pour ce qui est d’avoir une grande gueule il se pose là  » je m’en suis vite détourné car je trouvais sa rhétorique antisioniste certes vrais mais un peu stérile  » je pense que le fond du problème n’est pas la , plus parce que vaste. je ne pense même pas qu’il est fasciste juste facile a faire démarrer au quart de tour tellement ses point faible son connus .
        est-ce une raison pour l’empêcher de parler je ne le pense pas .je dirais même qu’il ne serais dommage d’en priver d’autre de la possibilité de faire le même chemin que moi.

        • Bonjour Roc

          J’ai l’impression que tu ne m’a pas bien compris .
          Pour discuter on emploie des mots avec lesquels on fait des phrases mais on risque de ne pas se comprendre du tout si on ne parle pas de la même chose .Ainsi ,si tu lis mes propos sans les relier à ce dont je parle ,c’est le quiproquo ; je peux par exemple employer les mêmes mots , les mêmes phrases mais si tu n’a pas vu que j’étais habillé en capitaine de navire à voile ou en pilote d’avion de chasse , tu passeras à côté du sens , tu auras mal perçu le sujet de mon discours .
          Je parle de démocratie . C’est à dire dans un pays l’organisation d’une gouvernance partagée par tous à égalité .
          Par rapport à ce principe de démocratie , tel que je viens de le définir , comment situer Soral ? Comment situer Etienne ? Comment situer ce blog ?
          Eh bien Etienne, Soral , toi , moi et tous les autres, dans un cadre démocratique public et légal , sommes dans une égalité citoyenne qui fait qu’on peut tous participer à la gouvernance , nous exprimer , réfléchir , débattre , délibérer et décider .
          A ce niveau , il ne s’agit pas de savoir si untel est mieux ou moins bien , si untel a le droit de parler et pas l’autre : un citoyen = un citoyen.
          Alors , me diras tu : cette démocratie n’existe pas .
          A partir du moment où tu prononcera ce constat , tu pourras
          soit t’interroger sur le pourquoi la démocratie n’est pas appliquée et comment parvenir à ce qu’elle le soit
          soit continuer à bavasser pour savoir qui est le meilleur et sortir ton drapeau .
          Etienne que par ailleurs je respecte et aime bien en tant qu’homme , s’est selon moi fourvoyé dans sa manière d’aborder le sujet démocratie : je partage avec lui l’idée que tout homme est digne d’attention et qu’il ne faut pas se laisser enfermer dans des chapelles , des partis , des étiquettes …..Mais faute de bien se positionner dans son combat , il distribue des bâtons pour se faire battre !
          En effet , si l’on peut comme lui affirmer que tout homme est digne d’écoute , il faut aussi en même temps si l’on ne veut pas se faire piéger dans cette obligation qu’on vous fait de « choisir son camp » , affirmer clairement sa position.
          Sans l’avoir voulu , la manière d’aborder le sujet , produit l’inverse de l’objectif recherché par lui .
          Il faut effectivement qu’il prenne du recul , du repos et surtout analyse le pourquoi du comment , sans décourager parce que son combat , au départ , est bon.
          Il faut surtout qu’il comprenne que la démocratie , comme le bon vin a besoin d’un bon récipient ; et que ce bon récipient ne peut pas être Etienne , ses virus ou tout autre individu ou tout autre collectif : que le récipient de la démocratie est la collectivité publique dans son ensemble.
          Il lui faut donc dépersonnaliser son combat et mieux préciser son camp ,si ce camp est comme je le pense celui de la démocratie , c’est à dire l’intérêt général au delà des camps.

  138. Vous avez de la merde dans les yeux DiDi, mais ça vous rend terriblement sympathique.

    • pas autant que cela parce que de réponse sensée et argumentée à mon propos , je n’en vois point pour l’instant sauf ta remarque qui n’apporte ,reconnais le, pas grand chose. Mais ZUT est bien la forme de politesse de Merde ? Allez ! Bonne journée !

  139. « le mot « extrême droite » devrait servir à désigner les ennemis extrêmes du peuple et du bien commun, et PAS « les racistes » »
    Pas mal… Mais le mieux, c’est encore que chacun mette sa propre définition derrière chaque terme, comme ça on est bien sur et certain de brouiller tout message audible.

    • Gauche-Droite, c’est historiquement une référence à la forme géométrique de l’assemblée nationale.
      C’est donc un distinguo qui concerne les gens de pouvoir et certainement pas les gens « simples », qui n’ont que l’accès à la galerie, et sous condition de silence …
      Si nous sommes démocrates, nous devrions donc nous distancer de ce vocabulaire et, surtout lorsque nous parlons de citoyens actifs mais non inscrits dans la recherche du pouvoir personnel, ne nous concentrer que sur le discours et les actes, sur les réalisations, sur la qualité de l’impulsion.

      Je trouve qu’une bonne façon d’étiqueter, ce serait, si on tient absolument à étiqueter, ce qui je pense est nuisible, ce serait : sincère ou non-sincère 😉

      • « Si nous sommes démocrates, nous devrions donc nous distancer de ce vocabulaire  »
        Que Ana Sailland ou un autre soit démocrate m’indiffère ; être démocrate et démocratie n’ont pas un lien très étroit ; la démocratie est collective , elle est structurée , elle est légale (Constitution + lois )
        c’est le droit que nous avons tous de nous gouverner ensemble ; la démocratie c’est un régime politique ;
        Même si je préfère les « gens de bien  » et les « démocrates » , la démocratie accueille aussi les salauds .
        Les étiquettes n’ont que peu d’importance en démocratie puisqu’il s’agit de réfléchir à l’organisation et au sens de la société et de décider tous ensemble .
        Sincèrement et amicalement
        digi

  140. silence.
    c’est ce qui manque le plus à tout nos échange : la modestie et le temps d’un silence.
    .
    silence.
    poster ce billet est une entorse à son propos, et déjà une satisfaction de mon ego.
    silence des ego, enfin.

    • La pleine conscience se découvre dans le silence, et c’est alors qu’elle peut s’exprimer.
      Nous mettons en effet la charrue avant les boeufs 😉
      Mais plus que l’ego, c’est le sentiment de l’urgence qui nous y pousse.
      Et vivre est par essence urgent.

  141. Vous avez gagné les esprits Etienne, c’est le succès du passage à l’émission de France 2  » Ce soir ou jamais » qui a mis le feu à la paille. Vos gentils se propagent de plus en plus, et vous commencez à faire peur à nos maitres et leurs laquais (Les politiciens). Et vous tombez dans le piège de ces sectaires d’Anti-fa (ou de partis de gauche qui sentent la déconfiture arrivée en Tsunami) qui vous demande de vous justifier. Et la mécanique médiatique embraye.
    Bla bla , complotistes, fascistes, nazis, petit Hitler, antisémites, racistes, terroristes etc…. . Aucun arguments de fond, aucun, c’est la curée, il faut vous faire taire , vous interdire de réfléchir, il faut confesser de vos pêchés.
    Vous devez vous aplatir à leurs dictatures de pensée. Elle est si parfaite d’ailleurs que l’extrême droite n’ a jamais eu un tel boulevard.
    Mais c’est bien sur de votre faute. La discussion est donc close.
    Courage Etienne, nous avançons.

  142. Suite à sa réaction radicale contre Étienne, voici un texte que j’ai écrit en commentaire sur la page de Judith Bernard :

    « Eh voilà, la division, toujours la division ! C’est triste d’en arriver là. Certains en veulent à Judith Bertrand pour sa prise de position et vont même jusqu’à l’insulter, la traiter de tous les noms en commençant par celui de « lâche »… Alimentant de ce fait même la division. Je n’approuve pas la position de J.Bernard vis-à-vis d’E.Chouard, qui alimente elle aussi la division, mais je la respecte et la crois vraiment sincère, même si on peut trouver qu’elle se laisse manipuler par un certain schéma de pensée partisan… Schéma adopté, au demeurant, par la grande majorité des citoyens de notre pays. Doit-on insulter les trois-quarts (si ce n’est plus) du peuple français pour autant ? Nous gagnerions tant à nous écouter sans nous juger, sans nous condamner ! Mais non, nous nous laissons avoir par le piège tendu par les oligarques qui nous dirigent :
    « diviser pour mieux régner ».

    Nous vivons dans une société qui colle trop d’étiquettes au gens, et « coller une étiquette », c’est empêcher les gens de se remettre en question, de changer, d’évoluer. Je ne dis pas que je ne colle jamais d’étiquettes moi-même, mais je m’efforce à perdre cette mauvaise habitude. Créer des étiquettes, c’est aussi créer des clivages, un esprit communautariste, un repli sur soi… d’autant plus paradoxal quand ça vient de personnes qui se veulent ouvertes d’esprit. Je suis sans doute très naïf, mais je préfère me concentrer sur ce qui nous unit plutôt que sur ce qui nous divise, et je ne vais pas cracher sur un individu sous prétexte qu’une partie de ses idées sont en désaccord avec mes valeurs. Communiquons avec les individus qui tiennent des propos racistes, sexistes, xénophobes, homophobes, etc. en cherchant à leur faire entendre raison par un discours argumenté, empreint de tolérance. Ils ne vont pas changer du jour au lendemain, c’est sûr. Mais leur coller une étiquette de « raciste », « sexiste », « homophobe », etc. et les traiter de tous les noms d’oiseaux n’aura pour effet que de les conforter dans leurs opinions nauséabondes, voire de les radicaliser et de créer un repli identitaire… Bref, en les condamnant on les empêche à jamais de changer. Ce n’est pas en nous montrant intolérant vis-à-vis des personnes qui tiennent des propos intolérants qu’on créera de la tolérance. C’est à mon sens la position que défend E.Chouard. Peut-être maladroitement ? Quoi qu’il en soit, je le ressens profondément honnête, sincère et soucieux du bien commun. Ai-je tort ? Peut-être… qu’en sais-je ? »

    • Non, ROBIN, il est bien tel qu’il apparaît : intègre, honnête, sincère, désintéressé et vertueux… non, donc, vous n’avez pas tort ^^

      EFFAB

  143. Ping : La sorcière s'est rétractée - Cercle des Volontaires

  144. Je pense que votre mouvement s’oppose, par nature, à la personnalisation, qu’il combat, notamment via la démocratie, et le tirage au sort.
    En conséquence, ceux qui, d’un coté comme de l’autre, qui sont vos partisans, condamnent vos positions, n’ont pas compris votre message d’émancipation.
    Ils ont changé de maître, et tout s’écroule, si celui-ci prend une direction qu’ils n’espéraient pas.
    Je crois, mais ce n’est qu’un point de vue, que la cohérence entre ce que vous pronez depuis des années, et la manière dont vous agissez, est cohérente, si elle se fait, en votre ame et conscience, sans intention de fédérer, ou encore de contenter.
    Ce n’est pas manifestement pas le but des idées que vous tentez de faire passé.
    Par conséquence, quoique vous fassiez(relayer ou non des liens)vous avez raison de le faire.Cela ne devrait avoir aucune incidence, sur le mouvement général d’émancipation, dont vous n’etes qu’une composante.
    En cas contraire, manifestement, beaucoup n’ont pas compris votre message.
    Il s’agit de se libérer, d’etre égaux, et non de rechercher un nouveau maitre, bien intentionné soit-il.
    Dès lors, vous etes dans le vrai, en étant vous-meme, en refusant le role d’étandard, de porte-drapeau, de modèle.
    Ce qui devrait, tout naturellement, si les choses étaient comprises, vous menez à relayer des liens divers, sans aucune conséquence.
    Il y a certainement des dizaines de gentils virus qui relaye Soral, personne n’en parle et ne s’en offusque.A contrario, lorsque c’est vous, la communauté s’enflamme.Cela démontre une non-égalité, dans les esprits.Le travail est certainement, autant juridique, que spirituel.
    Bonne soirée.

    • Oui, c’est exactement ça, ce désintérêt en même temps que cette émancipation.

      CHOUARDament vôtre !

    • « Il s’agit de se libérer, d’etre égaux, et non de rechercher un nouveau maitre, bien intentionné soit-il. »

      Malheureusement , il me semble que si l’objectif poursuivi est le bon ( la démocratie) le cheminement ne l’est pas complètement .
      Si Etienne se contentait de faire réfléchir à la démocratie , de montrer son absence , et la nécessité de la promouvoir et de la mettre réellement en place , de rechercher une stratégie pour aider à sa mise en place … il n’y aurait pas toutes ces élucubrations et agitations autour des personnes.
      L’erreur méthodologique consiste à réduire la démocratie à l’écriture de la constitution par des tirés au sort , et à créer un mouvement (les « gentils virus ») autour de cette idée .
      Il y a là forte personnalisation et création d’un cadre partisan qui viennent nier l’objectif démocratique.
      C’est d’autant plus dommage qu’Etienne est un des seuls à porter le fer sur cet essentiel qu’est la démocratie.
      Ce qui est malheureux c’est que tous les commentaires ou cherchent à soutenir Etienne ou au contraire à le démolir.
      Il n’y a pas d’effort d’analyse .
      Je pense aussi que l’écriture de la constitution doit être réalisée par les citoyens eux mêmes ; je pense aussi que l’utilisation du tirage au sort peut servir la démocratie ; mais la démocratie a besoin de beaucoup d’autres ingrédients et la méthode consistant à en prendre deux , même très importants , pour en faire un combat , avec par conséquent des combattants , des partisans, est une mauvaise idée.
      Etienne ne doit écouter ni ses amis ni ses détracteurs mais par lui même analyser son positionnement qui n’est pas forcément bon à 100%.
      Les ateliers constituant sont une bonne idée et ils ne sont pour rien dans les troubles d’aujourd’hui ; il y aurait sans doute d’autres approches complémentaires pour faire avancer la prise de conscience de ce qu’est la démocratie . Mais il faut couper avec « la démocratie de Chouard et de ses virus » qui n’est pas une approche bien adaptée à son objet .
      Sinon , il y a la méthode Coué : tout va très bien madame ma marquise , Etienne est le meilleur et ses virus sont gentils.

    • GIGI, vous êtes toujours aussi pertinent, perspicace, crédible dans vos analyses de la situation que vous pouvez passer également pour ‘tendancieux’ dans vos commentaires et vos prises de position car, si je je m’abuse et en admettant même que la méthode chouardienne ne soit pas la plus appropriée pour accoucher de cet élan démocratique et de la réelle possibilité d’une Constituante, vous évincez vite Chouard lui-même et ses gentils virus, ces mêmes virus qui semblent tant déranger cependant certaines élites de gauche sinon l’Elite au sommet elle-même… Bref, vos interventions sont toujours aussi subtiles et c’est bien la raison pour laquelle je m’en méfie un peu_en tout bien tout honneur ceci-dit, il n’y a là rien de personnel, juste une histoire de Cause (des causes) qui place mon exigence et ma vigilance au-dessus de toute autre considération.

      CHOUARDament vôtre !

      EFFAB

      • Salut EFFAB
        Je ne cherche pas à être subtil mais à dire ce que je pense ; il se trouve que j’apprécie beaucoup Etienne mais que je ne suis pas d’accord avec lui sur certaines choses importantes.
        Je crois vraiment que c’est une bonne personne et que son combat est pertinent ; comme lui je pense que la démocratie est la clé de toute possibilité de changement . C’est là dessus qu’il faut agir.
        Je ne cherche donc pas à évincer Etienne et ses virus , je leur propose de modifier un tir qui va à l’encontre du but recherché .
        Malheureusement la démocratie ne se prend pas d’assaut ; ni Etienne , ni moi , ni toi, n’avons prise sur cette réalité globale concernant l’ensemble de la collectivité . Nous ne pouvons que tenter de dénoncer ce qui nous semble injuste , de dire ce qui nous semble juste de penser et de faire et espérer .
        C’est je le reconnais assez énervant et frustrant , on préfère les assauts , les combats et la désignation de coupables ; mais cette préférence là est improductive parce que ce n’est pas la réalité .
        Pour qu’il y ait un jour démocratie il va falloir qu’on soit TOUS d’accord sur le principe ; autant dire quand les poules auront des dents . Mais qui sait ? N’entend t on par dire aujourd’hui et redire et redire encore « depuis que je suis ici , on n’a jamais vu ça!  »
        Eh puis Etienne est un prof , il sait qu’il faut inlassablement enseigner mais que de son enseignement les élèves prennent ce qu’ils veulent ..pourtant il continue .

  145. Le changement sera long, difficile, tumultueux mais on y parviendra. Chaque pierre est posée. Je n’ai pas lu tout les commentaires mais aux quelques-un dont l’analyse limitée se résume à fonder des accointances douteuses à Etienne Chouard, nous renverront-ils ces mêmes accointances à nous qui portons un grand intérêt à ses réflexions, quand nous devrons nous retrouver autour des débats qui alimenteront la campagne pour une 6eme république. Est ce qu’à nouveau le combat unifié se verra racheter par une guerre de tendances qui mettra fin à toute possibilité de voir aboutir nos rêves d’une démocratie réelle.

    La chasse aux sorcières a commencé, à qui cela profite…. à Soral ? Vraiment ? Ceci dit j’en ai jamais entendu autant parler sur les sites dit gauchos (clin d’oeil à BellaCiao qui s’ évertue avec beaucoup de zèle à faire une comm exemplaire à Soral, Dieudonné et tutti quanti…)

    M. Chouard, votre combat est le mien et vous avez tout mon soutien. Nous n’attendons la perfection de vos raisonnements mais leur cohérence. Restez cohérent comme l’avez fait jusque maintenant. A ceux qui ont été choqués de l’addition Soral/ Résistant : quel super héros avez-vous imaginé derrière la notion de résistant ? En ne prenant que l’exemple de la résistance française durant la seconde guerre mondiale, un certain nombre de résistants étaient loin d’avoir des motivations honorables, des racistes il y en avait… arrêtons donc les conclusions à l’emporte-pièce, les amalgames infondés, les attaques faciles… Notre combat s’ en portera mieux.

    BON COURAGE M.CHOUARD. Vous êtes respectable.

  146. Mon humble soutien à toi, cher Etienne, qui personnellement m’apportes toujours beaucoup. Tourne-toi vers tes amis pour retrouver ton courage. Et à très bientôt ! Sylvain

  147. Etienne, souviens-toi de ce titre : « je ne suis pas là pour être aimé ». Tu es d’abord là pour être toi-même, et éventuellement te battre pour ceux que tu aimes (ce qui englobe beaucoup de gens).

    Et t’invitant à la TV, et quand les journaux parlent de toi, tu subis d’énormes pressions. La plupart résolvent ces pressions en établissant une scission quelque part entre:

    -- ce qu’ils sont (intérêt, intégrité),
    -- ce qu’ils pensent (au premier chef, puis tactiquement, stratégiquement),
    -- ce qu’ils doivent dire (calcul, alliance, ou choix d’y aller « franco »).

    Tu en arrives là au point, où semble-t-il, se repose la question.
    Il n’y a pas que 2 ou 3 configurations possibles pour trancher, il y en a une multitude ! C’est cela qui rend le combat politique et personnel passionnant.

    Pour ceux qui ont du mal à jauger Soral (ça a été mon cas pendant de nombreuses années, et pourtant je le suis depuis 2007), voici l’entretien le plus sincère qu’il ait jamais donné, c’était en 2009 et ça s’appelle « De la politique » : https://www.youtube.com/watch?v=MtV4FqxoMw4 .

    Il y explique tout ce cheminement philosophique et y est extrêmement honnête sur ces motivations. On y voit notamment que toutes les idées et combats que l’on lui prête ne définissent en réalité pas sa personne ; tout est pour lui uniquement un combat d’émancipation. D’abord personnel, pour ceux qui sont proches ensuite, et enfin idéalement au niveau national.

    Le fait qu’il circonscrive ce combat au seul niveau national est quelque part sain, car cela n’en fait du coup pas un projet impérialiste, ce qui le distingue profondément d’idéologies et de logiques visant à se répandre au dehors telles que le communisme, le capitalisme ou encore ce qu’on appelle le sionisme (appellation erronée puisque le projet a réussi en 1948, il a peut-être donc dévié en quelque chose de plus impérialiste au passage). Le personnel, le local, au maximum le national, c’est là éthiquement tout ce dont on peut se permettre. Au delà on prend le risque d’imposer à d’autres peuples quelque chose alors qu’ils ont déjà peut-être leurs propres idéaux…

    Cette vidéo explique aussi ses limites. Notamment le fait qu’il risque de chercher d’abord l’émancipation personnelle si le combat au niveau personnel n’abouti pas. Et il est vrai que vu tout ce qu’il subit lui aussi depuis 1 an, ça doit gamberger aussi dans sa tête, c’est bien normal… Mais jusqu’à présent, et bien qu’il ait été lâché par certains, je continue à voir en lui l’espoir ; l’opinion change d’ailleurs beaucoup ces derniers temps et le combat anti-Soral/Dieudo a _très profondément_ égratigné les media français et même le politique…

    Les choses ne sont donc plus du tout comme elles étaient il y a 2 ans et je ne crois pas que ce soit le moment de bouger trop vite ; attendre et voir comment ça se passe, calmement.

    Avoir enlevé tous les liens me semble une bonne solution de court terme. Cela exprime le mieux le ras-le-bol qui vous anime et c’est un signal que vous ne vous laissez pas faire, et cela vous laisse aussi le temps de penser à autre chose.

    Merci à vous M. Chouard, il est heureux qu’il nous reste en France qq penseurs de l’envergure d’un Todd, d’un Chouard, d’un Zémmour ou d’un Soral. Rien ne vous lie complètement, si ce n’est le désire de dire la vérité et de chercher le bien commun, à votre façon et en voulant faire bouger les choses.

    Amicalement.

      • (on peut continuer comme ça longtemps)

      • Trois petits points qui peuvent dire bien des choses, ce pourquoi, ne vous sentez pas ici visé plus que ça, l’ami, juste un repère ici pour moi pour m’y retrouver dans ce flot impressionnant de commentaires plus intéressants les uns que les autres.

        CHOUARDament vôtre !

        EFFAB -- Garde rapprochée

        • Tant que tu es seul à faire ça, ce n’est que surprenant. Mais imagine que 50 personnes s’y mettent. Mais bon, sépalka 😉

        • C’est bien pour ça que j’en profite… sans parler que ce joli jaune égaie ces fils_pour ne pas rentrer davantage dans les détails et autres dessous ‘énergétiques’, si je puis dire ^^

          Bientôt de vive voix, ce besoin d’entendre des voix amies pour de vrai… très très bonne journée !

          EFFAB

  148. Merci pour votre compréhension . Votre intelligence en est grandie. Reposez vous mais ne laissez pas tomber. Le bien l’emporte toujours. Merci ne suffit pas….

  149. « La calomnie est en politique moins gênante que la manifestation de la vérité. » Charles Péguy

  150. Bonjour ,

    Alors personne ne veut discuter de la phrase de Soral qui fait polémique ? je viens de parcourir un bon millier de commentaire ce matin sur l’affaire Chouard , et personne ne s’intéresse au centre du problème . Cette phrase de 110 mots est elle exacte ou bien délirante . Cette phrase a le mérite d’expliquer pourquoi Elkabach se trouve en admiration devant un chef d’Etat qui représente un monde que notre journaliste conchie ! c’est vrai , c’est contradictoire , non ?

    • Évidemment que c’est contradictoire d’être en admiration devant Poutine et de ne jamais s’offusquer de rester dans l’Otan. Mais visiblement, il y a des contradictions moins prioritaires que d’autres …

      • Alors la phrase de 110 mots de Soral , exacte ou délirante ??? j’attends une réponse argumentée !!!!

        • Si c’est pour venir jouer à l’agent provocateur ici, vous pouvez très bien rester chez Soral 🙁

          • Je vais au cœur du problème cher Ami , car si on ne le résout pas celui ci resurgira tôt ou tard . Tout le reste n’est que littérature . Je tiens juste à préciser que je n’ai pas la réponse à ma question , je pensais pouvoir trouver des gens pour m’aider sur ce forum . Mais je vois que poser juste la question est déjà une provocation !

          • Ana Sailland

            Il m’est si souvent arrivé de ne pas avoir de réponse à mes questions. Je trouve ça normal.

  151. Rémi: probable qu’à froid Soral s’en distancie lui-même (juste après il revient là dessus d’ailleurs).

  152. Elric De Melnibonnée

    Mon pauvre Etienne… Que vous arrive t-il donc? Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce le combat se fasse sans empoignades? Et puis quoi, douteriez-vous de même? Car c’est de cela qu’il s’agit finalement. Dans votre projet de tirage au sort, est inclus celui de la liberté d’expression. Ou si cela ne l’est pas, cela l’est dans votre personne, dans vos vidéos, on voit bien que la liberté d’expression vous tient à coeur. Pourquoi alors perdre votre temps à répondre à toutes ces attaques complètement absurdes? Arrêtez donc aussi cette histoire de Facebook Etienne, vous vous faîtes du mal à naviguer sur cette plateforme. Soral dit certaines choses intéressantes et il sort aussi beaucoup de conneries, point (un peu comme tout le monde quoi). Ce n’est pas en diabolisant certaines personnes qu’on va avancer, mais plutôt en les persuadant petit à petit que cette voie est la bonne. Les gens qui se disent vos amis et qui tentent par tous les moyens de vous faire changer d’avis ne sont finalement pas vos amis. Un ami vous donne son avis et s’arrête là, après c’est autre chose.

    • Nous nous sommes fait avoir, collectivement, en acceptant de répondre aux attaques et d’y dépenser plus d’énergie que dans la promotions de la démocratie.
      Se disperser épuise.
      Physiquement et psychiquement.

      Nous formons un réseau informel et sans structure, non-organisation qui constitue en principe un collectif indestructible.
      Car couper les têtes ne tue pas la bête et d’autres têtes relaient.
      Mais l’intelligence a été de nous attaquer au registre de l’honneur et de l’émotionnel, pour nous faire nous disperser, au sens : pour nous faire perdre de vue notre intention.
      Et ça a marché.
      Observez ce qui se passe ici et ailleurs : on ne parle plus que de polémiques, et absolument pas des thèmes qui nous rassemblent.
      Recentrage nécessaire.
      Y a du boulot.

      • « Observez ce qui se passe ici et ailleurs : on ne parle plus que de polémiques, et absolument pas des thèmes qui nous rassemblent.
        Recentrage nécessaire.
        Y a du boulot. »

        Ce que tu observe n’est pas seulement une faute tactique , mais un symptôme de fond . Y a donc plus de boulot encore !

    • Entièrement d’accord avec vous, ELRIC…

      CHOUARDament vôtre !

      EFFAB

  153. Monsieur Chouard,

    Soral est un homme bon et je suis assez déçu de vous voir céder face à la pression sociale bienpensante de gauche. Vous n’êtes qu’un homme et vous êtes faillible, je ne vous en veux pas du tout. Ne vous laissez pas dicter votre conduite car votre travail est bien plus important que de perdre votre énergie en justifications auprès de gens à qui vous ne devez rien.

    Canalisez votre énergie sur l’essentiel : votre combat sincère.

  154. Analyse très intéressante de Jean Bricmont sur ce buzz:

  155. Le fond ou la forme?

    Quelle, intégrité, quelle honneteté, quelle humilité, quel sens de la justice, quel talent….franchement M.Chouard, vous ne devez être fidèle QU’A VOUS MEME! Le reste n’a pas d’importance!

    Pourquoi chercher l’approbation de médiocres, d’incompétents et de personnes sans aucune vision? Pourquoi Etienne? Sincèrement?

    Une fois que, de une, tu es honnête et tu agis de bonne foi de façon morale, de deux, que tu es compétent dans le sujet et tu as effectué des recherches qui te donnent une certaine compréhension de la question, et de trois, que tu es pret à toujours douter de tout et surtout de ce dont tu es le plus sûr, je ne vois ABSOLUMENT PAS pourquoi tu devrais chercher l’approbation de qui que ce soit!! Quand bien meme TOUT LE MONDE serait contre toi!

    Le débat et la contestation, dans cette situation, ne doivent te permettre QUE de rechercher des points de vue qui tu n’as pas encore rencontrés, et ce dans le but de les faire passer par l’examen de ton intellect pour essayer de te rapprocher un peu plus de la vérité! Mais pas plus!

    Notre SEUL guide doit être la vérité, et si vous pensez la détenir, il ne FAUT JAMAIS avoir peur de la dire et de la confronter à d’autres « vérités » pour que la plus vraie sorte vainqueur!

    Personnellement, contrairement à vous, je ne pense pas que Soral soit comme vous dites raciste et antisémite, je pense que c’est une erreur de lecture que vous faites de lui et ce sûrement parce que vous n’avez pas vu assez de vidéos (par manque de temps pris par votre travail) de lui pour comprendre que dans le fond c’est un punk et un loubard. Il a un égo qui n’a d’égal que son talent (ou d’égal que votre honneteté). C’est un provocateur dans le sens où il aime bien titiller les gens là où ça fait mal. Ça c’est sa forme, son style.

    Mais sur le fond (et selon moi il ne faut QUE considérer le fond, l’idée, pour s’approcher de la vérité), non seulement son analyse est juste, mais en plus, il se remet beaucoup plus en question que ce que l’on croit (il suffit de constater ses évolutions sur nombreux sujets depuis qu’il parle en public) et surtout il a moins de certitudes que ce qu’on prétend.

    Bref, pour revenir à vous, les gens qui vous critiquent, honnetement, de ce que j’ai vu jusqu’à présent, sont tous sans exception des médiocres, franchement, des gens sans envergure. Leur point de vue n’a donc aucune importance!

    De la meme façon que chez Soral son ego pourra le perdre chez vous c’est votre gentille naiveté (ironiquement) politique!!…vous n’etes vraiment pas fait pour le débat confrontationnel et la rhétorique sophistique malheureusement (ne vous lancez pas en politique), car (quelle honte!) vous etes une ame pure, un etre bon (en tout cas de ce que l’on connait publiquement), une personne trop honnete…

    Ne baissez surtout pas la tete, relevez-là et riez au nez de cette meute de singes et chantez en face de cette tempete de médiocrité!

    Courage et à bientot!

    Cordialement

  156. Ping : Les champions de l'indignation sélective

  157. Monsieur Etienne Chouard,

    Je n’ai pas tout lu, mais l’essentiel je l’ai compris.
    Ne vous laissez pas abattre, comme vous le dites vous avez besoin de vous éloigner. Partez au soleil ! J’ai croisé un jour un homme de 50, 55 ans, sur une ile indonésienne qui avait l’air d’être là depuis longtemps, tellement longtemps qui ressemblait à Robinson Crusoé. Il était assis par terre, sur la terrasse d’un café, hôtel de l’ile et lisait un livre.
    Je ne vous pousse pas à vous isoler totalement, mais vous avez besoin de vous ressourcer, et pourquoi pas écrire un LIVRE ! Vous en avez beaucoup parlé et vous n’aviez pas le temps… Vous pourriez l’intituler : « Mon combat » ;o)) et en tout petit pour une Constitution Citoyenne…

    • ou… « La Démocratie -- Quand l’Utopie devient réalité »

      « Puissance populaire contre puissance d’Etat »

      • L’Etat est une entité égrégorienne, c’est à dire une entité non humaine, certes sécrétée par les humains à travers les péripéties de l’Histoire, mais qui acquiert vis a vis d’eux une indépendance et une dominance, une autonomie princière dans ses actes et SES PENSEES, pensées fondées sur des neurones particuliers qui sont les humains à son service : les hiérarques ( du grec hiéros, le temple …). Les hiérarques, gardiens d’un temple dédié à ce qui ressemble à un dieu, qui croient en tenir les rennes, sont en fait dans l’illusion de leur libre arbitre et sont au contraire soumis à la « raison d’état », et voyez vous le mot raison n’est absolument pas anodin, qui reconnaît l’aptitude de cette entité autonome à raisonner.

        J’ai plusieurs fois exprimé la même idée au sujet des grandes entreprises, nationales ou multinationales, ou a-nationales comme total, « à responsabilité limitée », qui sont des « personnes morales  » ( entité jouissant de la capacité juridique) qui ne sont en fait ni des personnes ni morales, et finissent par dominer leurs acteurs, échappant à la gravitation exercée par la conscience humaine sur les créations humaines.

        Ainsi donc constate-t-on la réalisation du mythe de l’apprenti sorcier dépassé par sa magie (que Frankenstein et Prométhée ne soient pas jaloux, je pense aussi à eux 🙂 ) mais en plus grave car en cette occurrence c’est toute la civilisation qui est prise au piège, y compris son futur.

        Dans la volonté démocrate nous voyons l’intention de rendre au peuple son autonomie, mais nous la voyons face à ou en résistance à des gens, avec corps âme esprit, en un mot des humains, que nous nommons les affreux pour cela qu’ils occupent les cases sociales que la globalité a eu la faiblesse de tolérer nuisibles (ici amorce d’un autre chapitre 😉 ).

        Mais nous devons aussi penser la démocratie comme protection contre ces entités folles, au mental certes opérationnel, mais folles en ce sens qu’elles nous gouvernent et cela sans conscience, ……. et vont jusqu’à définir notre philosophie politique, et à la définir sans nous..

  158. Je viens de survoler les commentaires et je suis étonné d’y lire à plusieurs reprises des injonctions à l’attention d’Etienne, formulés sous la forme de conseil, qu’il devrait arrêter, pour sauvegarder son projet, de parler de telle ou telle personne. Dans la mesure où ce dit projet implique de redonner le pouvoir décisionnel au peuple, et donc à tous les individus qui le constituent, je me dis qu’il doit y avoir un problème de compréhension quelque part, que je me permets de résumer à ces deux questions :

    1) comment parvenez vous à concilier l’idée d’un projet démocratique avec l’exclusion de certaines personnes ?
    2) comment comptez-vous faire de la démocratie en considérant que les hommes sont incapables de réfléchir par eux-même et de choisir tout seul comme des grands leurs sources de réflexion ?

    Si des personnes prennent au pied de la lettre un discours, ce n’est pas la faute du discours en lui-même, ni celle de la personne qui le porte, non, la faute se trouve précisément dans le comportement PASSIF-APENSEUR qui nous a été inculqué. Il me semble donc urgent de redonner à chacun LE DROIT de penser, LE DROIT de se questionner et LE DROIT de faire des erreurs pour nous extraire de ces mauvais réflexes. Et on ne se redonnera pas ce droit, on ne se repoussera pas tous mutuellement vers l’effort de re-formuler à nouveau notre pensée en décidant à la place d’autrui ce qu’il doit faire ou lire, ou en ne faisant preuve d’aucune indulgence à son égard.

    •  » comment parvenez vous à concilier l’idée d’un projet démocratique avec l’exclusion de certaines personnes ? »

      Excellente question 🙂

      Allez, un peu de math ->

      Décidons d’exclure ceux qui excluent. Qui reste-t-il ?

    • « Il me semble donc urgent de redonner à chacun LE DROIT de penser, LE DROIT de se questionner et LE DROIT de faire des erreurs pour nous extraire de ces mauvais réflexes. »

      Pensez vous vraiment que nous ne pouvons plus penser ?

      _Article premier
      _Chaque individu, être vivant, a le droit de non souffrance.

      A mons avis, oli.

    • Il y a beaucoup de naïveté dans vos propos.

      Vous ne pouvez pas construire une démocratie avec les anti démocrates, mais seulement CONTRE les anti démocrates.
      Il ne s’agit pas de les exclure, vous inversez les rôles, mais de les combattre.
      Et parce qu’ils sont anti démocrates ne vous attendez pas à ce que ce combat se limite au seul débat d’idées, ils utiliseront tous les coups tordus, mensonges manipulations, ils iront jusqu’à la violence s’ils le peuvent.

      Etienne a compromis les bonnes idées qu’il pouvait défendre en les associant avec celles d’antisémites notoires comme Soral ou Bricmont.
      Et il continue de le faire.

      • « Il y a beaucoup de naïveté dans vos propos. »

        Vous me flattez, y voyez vous un brin d’utopie aussi, j’en serai ravi.

        « Etienne a compromis les bonnes idées qu’il pouvait défendre en les associant avec celles d’antisémites notoires comme Soral ou Bricmont.
        Et il continue de le faire. »

        Joyeux noël Sandy.

        • La philosophie démocrate suppose l’absence totale de toute censure, voire la diffusion de toutes les idées. Sur le net cela se traduit par la volonté de ne pas modérer les blogs ou les forums. Volonté qui hélas démontre ses limites lors d’attaques en règle qui rendent impossible l’art de la conversation adverse mais cependant conviviale. Il me semble qu’un moyen de ne pas renoncer à cette volonté serait de refuser l’anonymat.
          Certes, il y aurait moins de monde. Mais les choses seraient plus claires.
          Expérimenter un forum non modéré mais sans anonymat pourrait être fructueux. Votre avis ?

  159. Merci Etienne, MERCI pour tout.

  160. Je me permets à mon tour de livrer quelques pensées sur la situation qui se joue : https://apothese.wordpress.com/2014/12/07/un-professeur-au-pays-des-precheurs/

    • Veuillez vous relire + votre utilisation du passé simple à répétition est assez insupportable + « pour le lendemain même racheter sa parole, et conserver les liens »… => N’a-t-il pas dit au contraire qu’il enlevait tous ses liens?! Merci quand même, c’est l’intention qui compte comme on dit!

    • « Après toutes ces années, Étienne Chouard persiste dans son amateurisme »…

      … ÉTIENNE, ce lien, cette analyse sont à la fois très justes et très critiques, et j’ignore exactement où se limitent la part de vrai et celle interprétable à loisir… toujours est-il que je ne puis que vous inviter à lire et à prendre bien note de tout ceci, à moins que cela ne soit déjà fait…

      Je sais votre valeur, je sais votre intégrité, votre bonté, votre générosité, vous qui ne comptez ni les heures ni les entretiens… il est cependant des choses à ‘déléguer’, des choix à faire et bien intérioriser soi-même en quoi consiste exactement tout ce partage et toutes ces responsabilités dites ‘démocratiques’, j’en sais quelque chose, moi qui n’ai pas votre audience mais n’en vois pas moins le Monde de si haut, dieu déchu, poussière d’étoile ou microscopique fourmi que je suis.

      CHOUARDament vôtre, ÉTIENNE

      EFFAB

  161. Bonjour Etienne,
    J’ai lu votre article et je RESSENS fort bien tout ce que vous dites.
    Je suis de tout coeur avec vous.
    Je vous envoie mes pensées les plus positives et réconfortantes!
    Que ceux qui ne vous comprennent pas se retirent!
    Qu’ils aillent voir si c’est mieux ailleurs.
    Je reste à vos côtés avec bienveillance, en attendant que vous repreniez des forces. Tout homme a besoin du repos du guerrier.
    Mais ne rendez pas les armes.
    Je compte sur vous pour continuer ce que vous avez, avec courage et optimisme, commencé.

    Amicalement,

    Francesca.

  162. Je ne comprends pas pourquoi ni COMENT des gens comme Chouard et Lepage n’arrivent pas à s’écouter l’un l’autre et à dire
    « non l’extreme droite le racisme c’est pas ca »

    Surtout quand on voit un Meyer Habib ICI en France au PS (gauche) et conseiller/proche de Netanyahu (droite)

    Comment un mec peut être ET de gauche ET de droite ?
    Allez petit rappel gratuit :
    http://www.dailymotion.com/video/xddibv_clash-shlomo-sand-vs-meyer-habib_news

  163. Vous avez besoin de paratonerres pour poursuivre votre travail de lumiere dans l’ombre, des gens éloquent qui se rient des sophismes du systeme plutot que ne les subissent.

  164. Bonjour à Tous,

    AVIS DE FORCLUSION DES CORPORATIONS DANS LE MONDE ENTIER PAR L’OPPT : Banques et « Gouvernements » saisis partout dans le monde : http://bibicabaya.com/2014/12/09/banques-et-gouvernements-forclos/

    Cordialement

  165. Monsieur Chouard, les idées politiques que vous présentez, j’avais exactement les mêmes il y a trente ans et plus, j’en fis une esquisse de doctrine que je baptisai le Montécarlisme (en raison du processus de désignation des magistrats par tirage à la roulette que j’y proposais, malgré qu’Athènes et Venise et non pas Montecarlo en eussent fait l’expérience).

    Mais depuis, mes connaissances et mes idées ont évolué : tout d’abord, j’ai fini par réaliser que la réputation humaniste d’Athènes « berceau de la démocratie » tient de la même imposture, en plus profond encore, que celle de Voltaire « apôtre de la tolérance ». Ce que vous dites sur les tirages au sort parmi des candidats présumés compétents pour désigner des magistrats, de manière à mettre au pouvoir d’autres compétences que le carriérisme, est très intéressant, et j’y crois toujours techniquement parlant : sauf que dans le cas d’Athènes comme plus tard de Venise c’était la compétence technique réelle et bien choisie à faire aller une société en fait plus monstrueuse que toutes ses voisines et contemporaines, pour le plus grand malheur du monde ambiant et à venir.

    Athènes était une cité non pas fondée sur le droit du sang comme vous dites — bien au contraire la notion de demos, qui alors n’avait rien à voir avec le peuple mais tout avec celle de collège select uni dans un commun mépris de la vile humanité, avait pour but explicite premier, par opposition à la phratria, de brouiller les solidarités et les connivences naturelles au profit des seuls rapports de pouvoir — mais sur l’appartenance à des réseaux à recrutement pédophile. Les preuves archéologiques de ce fait ne sont pas nombreuses, elles sont unanimes, autant dans l’immense iconographie des vases et des sculptures qui en témoignent, que des textes de toute nature.

    Et pourtant, malgré qu’Athènes soit le pèlerinage mental obligatoire de tant de générations de collégiens et d’universitaires, une étrange loi du silence, sans nier le fait, le fait vite négliger d’instinct en tant que détail anecdotique par tous les éventuels curieux qui ne manquent pas d’apprendre que pédagogue et pédéraste étaient en grec attique classique des synonymes exacts et interchangeables, comme maîtresse d’école et institutrice aujourd’hui. Le fait le plus réel qu’on doit passer sous silence sous peine de se voir exclu des études classiques officielles partout là où elles ont joui de l’aura de sacré qu’on leur connaît, est que la citoyenneté athénienne, le simple droit à la parole en fait, ne s’obtenait qu’aux termes d’une initiation en tout premier lieu fondée sur les rapports sodomites procurée par un mentor lui-même initié aux termes d’épreuves plus secrètes et plus dures à un plus haut niveau : autrement dit, un contrôle mental occulte absolu pratiqué par des pouvoirs secrets tenant à masquer leurs décisions sous l’apparence d’un trop grand nombre de preneurs pour permettre d’en deviner les intentions, pour mieux vaincre l’espion étranger et l’éventuel opposant.

    Cette initiation appelée agôgê était à base de possession pédo-érotique en premier lieu — il était clairement dit que la connaissance, la gnôsis (qu’il vaut mieux traduire par le mot contact occulte) acquise par voie orale seule ne servait de rien sans le fondement de la voie anale — d’entraînement militaire et gymnastique en deuxième lieu, et de discipline mentale en troisième lieu seulement, à titre facultatif pour certains individus, et encore, cet entraînement mental consistait presque exclusivement en l’apprentissage de ruses de guerre, de commerce et de manipulation de foules à l’aide d’exemples tirés de la mythologie ou de l’histoire officielle.

    Les sentiments humanistes au sens contemporains et les moindres traits de personnalité trop originaux, ainsi que votre belle personne les manifeste au plus haut point, étaient les plus exclus de la formation de la personnalité visée : vous n’y auriez même pas eu droit à la cigüe comme Socrate, votre expression trop tendre et votre gesticulation trop libre seules vous eussent fait coucher d’instinct parmi les sans voix voués aux seuls travaux serviles, ou plus vraisemblablement encore parmi les étrangers dont le meurtre sommaire était tenu pour une action méritoire aux yeux d’Athêna.

    Si vous voulez savoir qui était Athêna, considérez une personne contemporaine qui dans le cadre du néo-paganisme magique anglais contemporain l’invoqua en bonne et due forme rituelle pour le plus grand succès de la carrière politique qu’on lui connaît : Margaret Thatcher. Sa virginité mythologique n’avait rien à voir avec celle de Marie, c’était l’anti-charité incarnée, les lois athéniennes contre les misérables étaient les plus dures du monde antique, toutes les épreuves économiques étaient considérées comme méritées par la victime et à ne jamais alléger sous peine d’attenter à la volonté des dieux. On la dit par traduction conventionnelle du grec hellénistique tardif la déesse de la sagesse et des arts. Si on se réfère au grec attique, c’était la déesse de la ruse, de l’art de voir et de manipuler sans être vu (mêtis), et des astuces de guerre (tekhnai), sans le déploiement constant desquelles dans le cadre de l’éternelle guerre de tous contre tous nul n’était plus digne de vivre libre. Sa virginité était celle des femmes que l’argent et le plaisir d’écraser par lui seul fait mouiller sans même le secours d’un mâle, et qui ne tolérait de la part de ses dévotes d’amour que vénal et rationné d’un vagin resserré au compte-gouttes, et préférait inspirer aux mâles des rapports amoureux entre eux (bizarre, ou plutôt prémonitoire). Sa statue était peinte de couleurs criardes à l’origine et comme pour toutes les divinités olympiennes, Aphrodite auusi bien que Héra, ses yeux étaient rouges, pour signifier que la colère, la cruauté gratuite et l’autoritarisme déchaîné (mania) était son état d’âme permanent, état divin par excellence auxquels les hommes ne pouvaient accéder que pour quelques heures seulement, pour les plus privilégiés d’entre eux par la fortune et le caractère.

    L’Athènes des temps classiques était une société essentiellement fondée sur la recherche de pouvoir de mépris et de réussite par la ruse et la cruauté mentale comme aucune autre à la ronde, tout comme Voltaire était une telle personnalité horrible par rapport au plus grand nombre de ses contemporains eux-mêmes. C’était une société non moins militariste que Sparte qui l’était déjà à titre qui allait devenir légendaire, mais en version beaucoup plus totalitaire, impitoyable et mensongère que cette dernière, où l’agôgê excluait du moins les rapports homosexuels obligatoires à des fins de possession intégrale de l’âme de l’individu par le corps politique. La raison qui fait tenir Athènes pour une ville douce et Sparte pour le symbole même de la dureté sociale est tout simplement que plus tard, quand Athènes pour compenser la perte de son empire choisit de se prostituer à l’empire extérieur le plus donnant, les riches aristocrates romains, desquels nous tenons le parler qui allait devenir nos langues, et qui en avaient fait leur destination de tourisme homosexuel de luxe, y étaient les mieux bichonnés, alors que d’autres villes grecques comme Sparte ou Thèbes préféraient les accueillir à coup de cailloux.

    Considéreriez-vous pour cette même raison que Marrakech, pour être le séjour d’une célébrité philosophique comme BHL et de tant de hauts couturiers parisiens amateurs de chair juvénile, est une bonne ville arabe comparé à Fez l’intégriste islamique où il est interdit de prendre une bière?

    Celui qui à Athènes avait passé le début de la puberté ne pouvait plus recevoir l’agôgê, il était exclu du monde citoyen, tout comme celui qui avait connu l’amour d’une femme avant la possession par son mentor.

    Il faut juger dit-on l’arbre à ses fruits et toutes les philosophies que l’Athènes décadente et prostituée de l’après-empire concocta pour pour le monde à venir pour compenser la perte de ses colonies et en tirer un nouveau profit économique partageaient, en dépit de leurs différences axiomatiques, un même idéal de pur mépris social de l’homme ordinaire, du travailleur producteur de biens utiles en tout premier lieu, et aussi, à un degré encore plus profond, de l’être créatif voulant susciter de la beauté ou de la justice, refaire le monde en pensée ou en action, seul le rentier vivant de ses ruses étant un sujet humain digne d’intérêt.

    Je crois qu’avec les coups que vous subissez il est temps pour vous de commencer à cesser de vous raccrocher à Athènes comme à un brin de paille dans l’embrun déchaîné du néo-libéralisme, de la dénoncer en tant qu’autre phare trompeur brillant dans la nuit comme vous vous êtes désillusionné du marxisme, puis du libéralisme classique au fil de la découverte de leurs horreurs. De vous rendre compte que le culte posthume d’Athènes rendu par toute la culture occidentale n’est pas le fruit d’un mérite mais d’une autre manipulation de la part des mêmes qui nous font saliver au mot de démocratie. Je souscris pleinement, d’un strict point de vue technique, à votre idée de choix par tirage à la roulette que j’explorai autrefois avec un luxe de détails dans l’imagination utopiste, mais de plus amples méditations m’ont par la suite conduit à découvrir que les compétences à agir même, les scientifiques tout particulièrement, et leur mesure la plus objective tendent à sélectionner des êtres encore plus exclusivement pétris de laideur morale et de mépris de leurs semblables que les hasards de la guerre physique ou économique entre eux, à quelques exceptions atypiques près qu’on présente en vedettes(Jacquard, Rostand…) pour charmer l’opinion en direction de l’acceptation du règne des Oppenheimer et des Monsanto. Et si l’horreur sociale qui vient n’était pas tout simplement le fruit non pas de la présente inculture mais bien plutôt du nombre catastrophique même de diplômés compétents formés par la trop haute culture du passé récent?

  166. Message de la part d’un membre d’E&R section Aixoise :

    Premièrement, je souhaite vous présenter l’admiration que j’ai pour vous et votre travail.
    Ensuite, je tiens à vous dire qu’on ne vous en veut pas de ne pas être d’accord à 100% avec Alain. D’ailleurs, je ne pense pas qu’il existe des membres de l’asso soient 100% d’accord avec lui (ça serait inquiétant d’ailleurs, car ce serait des fanatiques). Il nous invite à nous former et à travailler notre esprit critique. Et c’est ce qu’on fait. Y compris à son égard.
    Soral n’a pas l’étoffe d’un président, lui-même le reconnais. Cependant, il m’a ouvert les yeux sur mille sujets comme personne n’avait eu le courage et les capacités (intellectuelles et logistiques) de le faire.
    Je ne l’adule pas, mais je prend ce qu’il y a de bon dans son travail, un peu comme vous en fait. La possible différence est que lorsqu’il dit quelque chose qui me choque, j’essaye de comprendre pourquoi ça me choque. Parce-que quelqu’un d’aussi intelligent qu’Alain, mérite qu’on essaye de le comprendre et de se mettre à son niveau, surtout si on ne l’a pas compris.
    Ca n’est pas à lui de se rabaisser au notre. Sur ce point là, je pense que vous devriez prendre exemple sur lui, au moins dans une certaine mesure.

    Et ensemble, avec les membres de l’asso, au lieu de détruire le monde dans lequel on vit et qui nous dégoûte, on essaye de construire le monde qui nous convient. Un monde assez proche du votre au final. C’est pourquoi on vous écoute avec la plus grande attention, comme un maître à penser. On vous écoute plutôt que de vous cracher à la gueule. Et on essaye de se mettre à votre niveau.

    Même si je pense que vous non plus vous n’avez pas l’étoffe d’un président. Je pense que ça vient du fait que vous voulez satisfaire tout le monde.

    Or, dans l’intégralité de la société il y a :
    -- des fous incurables et dangereux
    -- des pédophiles
    -- des gens qui ne veulent pas un monde meilleur
    -- des gens qui ne veulent surtout rien changer
    -- des criminels
    -- des gens qui ont intérêt à ce que rien ne change
    -- des gens qui n’en ont rien a foutre
    -- des gens qui ont un Q.I. de plat cuisiné industriel

    Qu’on le veuille ou non, il y a des gens qui n’en auront jamais rien à cirer de vivre dans une démocratie réelle. Ces gens là, vous ne pourrez jamais les satisfaire. Vous ne pourrez jamais faire dire à Jacques ATTALI en public que votre idée est géniale. Parce-que Jacques ATTALI SAIT que votre idée est géniale et c’est pour ça qu’il la combattra bec et ongles. Parce-qu’il fait partie de cette catégorie de gens qui ont tout intérêt à ce que rien ne change (en tout cas pas en faveur du peuple, dont il se sent infiniment supérieur et il n’a pas entièrement tort).

    Vous ne pourrez pas non plus plaire à des trous du cul d’antifa, casseurs de gueules et fouille-merde ou a des gauchistes révolutionnaires comme François RUFFIN qui dit « qu’à défaut d’un idéal, je me bagarre juste pour que ce soit un peu mieux ou un peu moins pire. ». On risque de vachement la révolutionner la société avec des couilles molles pareilles ! Lui par exemple, on peut le classer dans la catégorie des gens qui ne veulent pas un monde meilleur/qui veulent ne surtout rien changer.

    Mais ceci dit, tout n’est pas perdu, puisque régulièrement il y a des anciens antifa qui rejoignent E&R et reconnaissent qu’ils étaient des trous du cul.

    Moi, je pense que votre proposition est très bonne, que votre argumentation est très bonne aussi, et que même si ça ne fait « que » 10 ans que vous êtes dans le combat politique, ça ne fait pas de vous un baltringue pour autant. Il y a des gens qui sont dans le combat politique depuis des décennies et qui ne vous arriveront jamais à la cheville, parce-qu’ils sont bêtes et pas futés. C’est comme ça.

    « Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire. »
    Confucius

    Pour que votre idée fonctionne, il ne faut pas qu’elle s’impose à l’intégralité de la société, ça n’arrivera jamais. Il faut juste qu’elle atteigne un seuil critique. Pour s’imposer d’elle même. Et les mange-merde qui vous combattaient vous lécheront les bottes pour certains et continueront à vous cracher dessus pour le reste. C’est comme ça, on peut rien y changer. Juste l’accepter.

    « Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue. »
    Victor Hugo.

    Je vous souhaite bonne continuation et continuerai à vous suivre avec le plus vif intérêt.

    PS : merci de m’avoir fait découvrir Jean-Baptiste BERSAC, j’ai trouvé son travail GENIAL !!!

    • Merci pour ce ‘seuil critique’, PACA13, en effet, que l’on soit comme des Gentils Virus ou dans telle association, nous ne devons pas perdre de vue que nous œuvrons tous pour ce même objectif…
      … bien bien des choses à vous, Citoyen
      CHOUARDament vôtre !

  167. L’utopie c’est le pragmatisme de demain

    ….. pourvu qu’on y travaille.

    Je lis plus haut à propos des contre, des tièdes, des neutres, des qui s’en foutent.

    Les contre, j’avoue, seront difficiles à convaincre puisque de la démocratie ils ont tout à craindre.

    Mais des autres je serais moins jugeuse ni inquiète, qui moins leur nombre sera grand seront moins persuadés de l’impossibilité, qui si par hasard voient un voisin, un copain, voire un amour s’investir , y regarderont à deux fois avant de négliger, qui s’ils voient s’ouvrir des portes auront plus envie de les franchir que si elles sont fermées et gardées.

  168. Cher Étienne,

    On ne se connait pas mais cela n’a pas d’importance…

    Pour assurer et assumer la fonction, le rôle que tu as choisis d’endosser, il est impératif que tu te foutes du ‘qu’en dira-t-on’ ! Tracer ‘ta’ route est la seule solution. Tu ne peux te permettre d’avoir à t’expliquer jusqu’au KO à chaque fois que quelqu’un ne comprend pas ta position.

    La prochaine fois que tu croiseras un Attali sur un plateau il te faudra t’être préparé à un combat sans merci mais chez toi… chez toi Étienne ! À domicile ! Ceux qui voient du fascisme et/ou du racisme là où il n’y a qu’ouverture d’esprit et tolérance n’ont pas à être nourris de tes réponses. Ils ne méritent pas l’énergie que tu leur consacres. En outre tes partisans te défendent très bien.

    On peut aisément imaginer que tu passes un tiers de ton temps à te défendre de tes choix, là n’est pas ton travail. Nous sommes nombreux à ne pas vouloir te perdre sous prétexte que certains te fatiguent… Tant pis, laisse-les sur le bord de la route.

    Je suis très influencé par Miles Davis (je suis contrebassiste), son œuvre, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, est empreinte de liberté, d’expressions, d’émotions… Cet homme considérait que s’il avait à expliquer sa musique à des musiciens c’est que ça n’étaient pas les bons ! Il lui suffisait de jouer et les bons savaient ce qu’ils avaient à faire !

    Quand on t’écoute tout est clair, il est impensable d’avoir à te poser la question ‘es-tu fasciste?’.

    Quand j’écoute Étienne Chouard j’ai tendance à me dire que ce personnage est trop gentil pour se battre dans ce panier de crabes. Mais je ne me dis pas ‘qu’il est louche, il doit être fasciste’ ! Certainement pas, jamais !

    Et ceux qui pensent que tu n’es pas clair et qui préfèrent soutenir un Hollande qui se met à genoux devant le dirigeant de l’État le plus raciste, le plus extrême-droitiste du monde n’ont qu’à, comme tu le dis si bien, jeter leur télé (mieux vaut tard…) .

    La grandeur et la beauté de ton travail ne doit pas souffrir de perte de temps… à moins que tu ne sois pas sûr de toi, ce que je ne crois pas. Tu sais ce que tu as à faire alors fais-le même si il est des moments où il est nécessaire de discuter avec les opposants et les contradicteurs pour avancer, consolider ses positions voire même changer de cap si l’un deux t’as démontré que tu faisais fausse route.

    Tu ne peux véritablement avancer efficacement en te demandant tous les jours si ce que tu fais est bien… Conviction !

    Il y a ici assez de personnes pour te donner foi en tes idées.

    Et pense que ceux qui t’insultent auront gagné si tu cherches à te défendre alors que les réponses sont dans ton travail.

    Reviens-nous entier.

  169. Bravo Esteban ! (message précédent)

    Et bravo à toi, Étienne !

    Par ton travail, tu offre une clef à tes contemporains, leur permettant d’ouvrir la cage mentale dans laquelle ils se croient enfermés.

    L’éducation populaire de Franck Lepage, les concepts de Bernard Friot, les analyses de Frédéric Lordon, de Philippe Derudder, de Bernard Manin, d’Emile Chartier (Alain)… sont autant de briques qui manquent aux personnes qui découvrent ton travail pour en comprendre tout l’intérêt.

    Cependant, la formidable synthèse qui en résulte, la magnifique « perle » que tu partages avec tous, cette graine-là est précieuse.

    Alors que tous les menteurs vendent leur « science » au prix de l’or et du sang, tu donnes gratuitement une idée qu’il nous suffit de faire nôtre pour qu’elle nous libère.
    Cela dérange, c’est évident !

    J’aime à croire que tu n’as pas surestimé les capacités d’un peuple à remettre en question la matrice dans laquelle il baigne depuis des siècles.

    Néanmoins, s’il devait s’obstiner à flatter l’absurde et se détourner de son propre salut jusqu’à sa destruction ultime, alors je me permettrais un conseil : préserve toi !

    Fais confiance à la vie pour qu’elle cultive et fasse grandir la graine que tu as semé !
    Amicalement,
    Dom.

  170. Oui, la Musique coule d’elle-même, point besoin de mots quand tout est dit déjà, suggéré, intériorisé… merci infiniment, ESTEBAN, pour tout ce bon sens, ce pragmatisme, cette sagesse… « Quand on t’écoute, tout est clair »

  171. Certes, l’oeuvre de Miles Davis est empreinte de liberté, d’expressions, d’émotions… », mais aussi de CONTRAINTES ! 😉 Faut-il pour autant abandonner le projet de créer, de construire ? Il est recommandé, lorsqu’on choisi cette mission hautement épuisante parce que altruiste, de se protéger afin de rester centré, prendre du recul est souvent nécessaire… Il n’est pas question de remettre en cause le combat, mais bel et bien de le redéfinir , l’affiner, pour mieux fédérer… L’auditoire est là, en prise avec son malaise, ses colères. Un combat « gentil » n’est jamais faible s’il est déterminé… La force de ta détermination, j’y crois moi, et ne suis vraisemblablement pas la seule, alors pourquoi ne pas te laisser porter par cette énergie de masse plutôt qu’écraser par un petit courant de pensée toxique ? Pour qu’un corps survive, il faut parfois savoir en extraire un organe malade, telle est la loi de la nature … quiconque s’y oppose court à sa perte…
    Reposes-toi, personne ne t’en voudra…
    A la nécessite de te revoir !
    Lila

  172. Philippe Lévêque

    Etienne, les attaques que tu subis sont liées au potentiel de changements concrets, voire de réformes décisives d’intiative citoyenne que tes idées pourraient induire concrètement. Tout les spectre des émotions humaines, délors, ne peuvent que t’accompagner, et, à l’occasion, te cerner, telles que le soupçon du <>, l’envie consciente où non de te faire chûter d’un piedestal, le réflexe de te démystifier alors même que tu ne t’es jamais livré à des manipulations. L’heure n’esrt pas à une approche humaniste de la personnes. On serait plutôt dans une approche hyper-individualiste et sacrificielle à la fois des ‘personalités’ du web’, avec le lynchage comme mode d’accomodation du regard sur autrui. Comme s’il devenait urgent de prendre ses distances avec le ‘personnage’ soi-disant débusqué après une courte période d’admiration pour sa pertinence et son origninalité, et pour son discours nettement plus cohérent que la litanie du <>… Or cette dernière est la seul tolérée par un pouvoir excessivement soucieux d’un contrôle permanent des idées et des discours qui les véhiculents. Et tout pouvoir devient pervers dézs lors qu’il abuse des process de contrôle.

    Aussi est-il logique que l’on t’accuse à ton tour, toi aussi, de perversité : c’est en l’espèce un retour à l’envoyeur. Tes idées nen cessent de pointer les aspects les plus pervertis du système en place… Il devient donc urgent, en toute perversité assumée, de te piéger, en te sommant d’être absolument dénué de tout reproche. Dés lors, la logique du piège est consommée. On te fait rentrer dans une logique disjonctive : si tu téponds oui, on tégorge, faux, on te pend. Les accusations d’arrières pensées nauséabondes, de complicités cachées sont encouragées, valorisées par le système sous la forme d’une vigilance héroique qui pourrait passer pour du romantisme si elle ne ressemblait pas autant à une bien banale délation. Le comble état que si tu te révèles blessé par toutes ces insinauations injustes, tu va te faires rapidement suspecter de gigner une rente de situation de martye : dés lors, le processus de ‘neutralisation’ est bien entamé, puisqu’on te somme de te dépêtrer indéfiniment d’idées dont tu ne t’es jamais réclamé et qui te répugnent sans ambiguité.

    Si on te sommes de sortir d’une ambiguité dont tu ne t’est jamais éloigné, c’est qu’on te cherche inutilemetn des poux dans la tête, et si perversité il y a, ce n’est pas de ton côté qu’elle est.

    Il n’y a rien de fascisant des tes idées, et te demander de produire une manière de certificat est une forme de prise de contrôle qui me semble avoir très peu à voir avec une lutte antitotalitaire. Et en outre à qui profiterait, le cas échéant, ta fragilisation?

    J’ai de bonne raisons de rejetter toute forme de pensée discriminante et/ou raciste, mais il me semble tout aussi discriminant de sommer quelqu’un, dans une logique abusive de soupçon, et dans une posture improvisée de censeur, de fournir indéfiniment une attestation d’anti discrimantion et d’antiracisme si rien, dans l’exposé de ses idées, ne se prononce clairement en faveur de la discrimination et du racisme. On peut avouer un certain intérêt pour les livres de Céline sans avoir à brandir les preuves que l’on n’a rien à voir avec l’antisémite que fut l’individu Destouches dans la part la plus tragique de sa relation au réel…

    Tes idées t’ancrent dans une aspiration résolument réformatrice et ces iniques remises en causes peuvent en pas durer plus longtemps que le temps d’une mise au point, et pour le reste, si tu maintiens avec les nuances relevant le plus du bon sens ton lien avec Soral ou qui que ce soit, il me semble qu’en leur âme et conscience, celles et ceux qui iront sur ce ou ces sites auront la liberté de se faire leur propre opinion, et aussi celle de faire la part des choses. Sinon autant s’interdire d’aller sur le site de la NASA au titre que le principal promoteur de ses entreprises a été ramené aux état-unis dans le cadre de l’opération paperclip, en craignant que tout le propos de la conquête spatiale soit entaché de valeurs crypto-eugênistes…

    En attendant, je ne peux que t’encourager à produire du sens avec tes idées résolument libératrices qui n’ont rien de discriminant, bien au contraire…

  173. Bonjour,
     » tout ce qui est vivant sur terre se trompe, et se trompe souvent « 

    C’est exact… et mérite d’être complété en disant qu’il est aussi facile d’être, d’avoir été trompé.
    La vie est un parcours erratique, comme vous écrivez, « en zig-zag », et c’est plutôt bon signe: l’alternative est une vie pilotée par quelque « ingénieur d’âme », « prêtre », »gourou », ce qui traduit un abandon de sa propre existence, souvent par commodité.
    Constatons en passant comment nous sommes marqué par des idéologies multi-millénaires, que l’on soit, ou pas, croyant !
    Il s’agit ni plus ni moins que d’apprendre à penser par soi-même, et là je vous rejoins sur ce billet où vous utilisez le « je » et non le « nous ».
    Chacun(e) doit faire son parcours personnel, se nourrissant des controverses.
    D’ailleurs, petit clin d’œil à Soral: il a été jugé que le lecteur du livre de Blanrue pouvait se faire sa propre opinion !
    Peut-être que la pire tendance serait d’étiqueter son prochain et du coup de s’étiqueter soi-même, alors que nous devrions avoir, justement le respect du parcours erratique de chacun et même, la compréhension du parcours plus « tranquille » de « l’adepte » qui l’est souvent à l’insu de son plein gré.

    • Pasolini,
      quelques heures avant sa mort :
      « nous sommes tous en danger »

      Pasolini

      Source : http://www.revue-ballast.fr/pasolini-quelques-heures-avant-sa-mort/

      La rubrique MÉMENTO publie des textes rares, peu ou pas disponibles sur Internet.

      On retrouva son corps le 2 novembre 1975 sur un terrain vague, à proximité d’une plage romaine. L’autopsie du poète, écrivain et cinéaste communiste vrille le ventre : doigts de la main droite cassés, nez écrasé, oreille gauche arrachée, côtes et sternum brisés, foie et cœur éclatés. Sa mort n’a jamais rendu son dernier mot : homicide lié à ses aventures homosexuelles nocturnes ou assassinat organisé pour faire taire celui qui assurait avoir beaucoup à dire sur les relations entre le pouvoir, la mafia, la CIA et une grande compagnie pétrolière ? Le journaliste Furio Colombo l’avait interviewé quelques heures avant qu’on ne le tuât. Pasolini, qui tenait à achever l’entretien par écrit, avait choisi de le titrer « Nous sommes tous en danger ».

      Voici enfin, sur Internet, les dernières paroles de celui qui, quinze années plus tôt, avait écrit : « J’aime la vie férocement, si éperdument qu’il ne peut rien m’arriver de bien ; comment cela finira, je ne sais pas. »


      Pasolini, dans tes articles et tes écrits, tu as donné de nombreuses versions de ce que tu détestes. Tu as engagé un combat solitaire contre un si grand nombre de choses, d’institutions, de convictions, de personnes, de pouvoirs. Pour ne pas compliquer ce que je veux dire, je parlerai de « la situation », et tu sais que j’entends par là la scène contre laquelle, de manière générale, tu te bats.

      Maintenant je te fais cette objection. La « situation », qui comprend tous les maux dont tu parles, contient aussi tout ce qui te permet d’être Pasolini. À savoir : tout ton mérite et ton talent. Mais les instruments ? Les instruments appartiennent à la « situation ». Édition, cinéma, organisation, jusqu’aux objets mêmes.

      Imaginons que tu possèdes un pouvoir magique. Tu fais un geste et tout disparaît. Tout ce que tu détestes. Et toi ? Est-ce que tu ne resterais pas seul et sans moyens ? Je veux dire sans moyens d’expression…

      « Je sais qu’en tapant toujours sur le même clou, on peut faire s’écrouler une maison. »

      Oui, j’ai bien compris. Mais je ne me contente pas d’expérimenter ce pouvoir magique, j’y crois. Pas au sens médiumnique. Mais parce que je sais qu’en tapant toujours sur le même clou, on peut faire s’écrouler une maison. À petite échelle, les radicaux nous en donnent un bon exemple, quatre chats qui parviennent à déplacer la conscience d’un pays (et tu sais que je ne suis pas toujours d’accord avec eux, mais il se trouve que je suis sur le point de me rendre à leur congrès). À grande échelle, l’Histoire nous fournit le même exemple. Le refus y a toujours joué un rôle essentiel. Les saints, les ermites, mais aussi les intellectuels. Les quelques personnes qui ont fait l’Histoire sont celles qui ont dit non, et non les courtisans et les valets des cardinaux. Pour être efficace, le refus doit être grand, et non petit, total, et non pas porter sur tel ou tel point, « absurde », contraire au bon sens.

      Eichmann, mon cher, avait énormément de bon sens. Qu’est-ce qui lui a fait défaut ? La capacité de dire non tout en haut, au sommet, dès le début, tandis qu’il accomplissait une tâche purement et ordinairement administrative, bureaucratique. Peut-être qu’il aura dit à ses amis que ce Himmler ne lui plaisait pas tant que ça. Il aura murmuré, comme on murmure dans les maisons d’édition, les journaux, chez les sous-dirigeants politiques et à la télévision. Ou bien il aura protesté parce que tel ou tel train s’arrêtait une fois par jour pour laisser les déportés faire leurs besoins et avaler un peu de pain et d’eau, alors qu’il aurait été plus fonctionnel ou économique de prévoir deux arrêts. Il n’a jamais enrayé la machine. Alors, trois questions se posent. Quelle est, comme tu dis, « la situation », et pour quelle raison devrait-on l’arrêter ou la détruire ? Et de quelle façon ?

      Nous y voilà. Décris-nous « la situation ». Tu sais très bien que tes interventions et ton langage ont un peu l’effet du soleil qui traverse la poussière. L’image est belle mais elle ne permet pas de voir (ou de comprendre) grand-chose.

      Merci pour l’image du soleil, mais mon ambition est bien moindre. Je voudrais que tu regardes autour de toi et que tu prennes conscience de la tragédie. En quoi consiste la tragédie ? La tragédie est qu’il n’y a plus d’êtres humains, mais d’étranges machines qui se cognent les unes contre les autres. Et nous, les intellectuels, nous consultons l’horaire des trains de l’année passée, ou d’il y a dix ans, puis nous disons : comme c’est étrange, mais ces deux trains ne passent pas là, et comment se fait-il qu’ils se soient fracassés de cette manière ? Soit le conducteur est devenu fou, ou bien c’est un criminel isolé, ou bien il s’agit d’un complot. C’est surtout le complot qui nous fait délirer. Il nous libère de la lourde tâche consistant à nous confronter en solitaires avec la vérité. Quelle merveille si, pendant que nous sommes ici à discuter, quelqu’un, dans la cave, est en train d’échafauder un plan pour se débarrasser de nous. C’est facile, c’est simple, c’est la résistance. Nous perdrons certains compagnons puis nous nous organiserons pour nous débarrasser de nos ennemis à notre tour, ou bien nous les tuerons les uns après les autres, qu’en penses-tu ?

      « Il n’y a plus d’êtres humains, mais d’étranges machines qui se cognent les unes contre les autres. »

      Je sais bien que lorsque Paris brûle-t-il ? passe à la télévision, ils sont tous là à verser des larmes, avec une envie folle que l’histoire se répète, une histoire bien belle, bien propre (l’un des avantages du temps est qu’il « lave » les choses, comme la façade des maisons). Comme c’est simple, quand moi je suis d’un côté, et toi de l’autre. Je ne suis pas en train de plaisanter avec le sang, la douleur, l’effort qu’à cette époque-là aussi les gens ont dû payer pour pouvoir « choisir ». Quand tu as la tête écrasée contre telle heure, telle minute de l’histoire, faire un choix est toujours tragique. Cependant, il faut bien l’admettre, les choses étaient plus simples à l’époque. L’homme normal, avec l’aide de son courage et de sa conscience, réussit à repousser le fasciste de Salò, le nazi membre des SS, y compris de la sphère de sa vie intérieure (où, toujours, la révolution commence). Mais aujourd’hui les choses ont changé. Quelqu’un vient vers toi, déguisé en ami, il est gentil, poli, et il « collabore » (à la télévision, disons) soit pour gagner sa vie, soit parce que ce n’est quand même pas un crime. L’autre – ou les autres, les groupes – viennent vers toi ou t’affrontent – avec leurs chantages idéologiques, avec leurs avertissements, leurs prêches, leurs anathèmes, et tu ressens qu’ils constituent aussi une menace. Ils défilent avec des banderoles et des slogans, mais qu’est-ce qui les sépare du « pouvoir » ?

      En quoi consiste le pouvoir, selon toi, où se trouve-t-il, à quel endroit, comment le débusques-tu?

      Le pouvoir est un système d’éducation qui nous divise en dominés et dominants. Mais attention. Un système d’éducation identique pour tous, depuis ce qu’on appelle les classes dirigeantes jusqu’aux pauvres. Voilà pourquoi tout le monde désire les mêmes choses et se comporte de la même manière. Si j’ai entre les mains un conseil d’administration ou bien une manœuvre boursière, je l’utilise. Ou sinon je prends une barre de fer. Et quand j’utilise une barre de fer, j’ai recours à la violence pour obtenir ce que je veux. Pourquoi est-ce que je le veux ? Parce qu’ils m’ont dit que c’est bien de le vouloir. J’exerce mon droit-vertu. Je suis à la fois un assassin et un homme de bien.

      Ils t’ont accusé de ne plus faire de distinction entre ce qui relève de la politique et de l’idéologie, d’avoir perdu le sens de la différence profonde qui doit quand même exister entre fascistes et non fascistes, par exemple chez les jeunes.

      C’est pour cette raison que je te parlais de l’horaire des trains de l’année passée. Tu as déjà vu ces marionnettes qui font tellement rire les enfants parce qu’elles ont le corps tourné d’un côté, et la tête de l’autre ? Il me semble que Totò parvenait à faire un tour de ce genre. Voilà comment je vois la belle troupe d’intellectuels, sociologues, experts et journalistes pourvus des intentions les plus nobles : les choses se passent d’un côté et leur tête regardent de l’autre. Je ne dis pas que le fascisme n’existe pas. Je dis : arrêtez de me parler de la mer alors que nous sommes dans la montagne. Il s’agit d’un paysage différent. Ici on ressent le désir de tuer. Et ce désir nous relie comme les frères sinistres de l’échec sinistre d’un système social dans son ensemble. Moi aussi j’aimerais tout résoudre en isolant la brebis galeuse. Je les vois aussi les brebis galeuses. J’en vois tellement. Je les vois toutes. C’est ça l’ennui, comme je l’ai déjà dit à [Alberto] Moravia : pour la vie que je mène, il y a un prix à payer… C’est comme quelqu’un qui descend aux Enfers. Mais à mon retour — si je parviens à rentrer —, j’ai vu des choses différentes, et en plus grand nombre. Je ne dis pas que vous devez me croire. Je dis que vous devez constamment changer de sujet pour éviter d’affronter la vérité.

      Et quelle est la vérité ?

      « Une éducation commune, obligatoire et erronée, qui nous pousse tous dans l’arène du tout avoir à tout prix. »

      Je regrette d’avoir employé ce mot. Je voulais dire la « preuve ». Permets-moi de remettre les choses dans l’ordre. Première tragédie : une éducation commune, obligatoire et erronée, qui nous pousse tous dans l’arène du tout avoir à tout prix. Nous sommes poussés dans cette arène, telle une étrange et sombre armée où certains détiennent les canons, et les autres les barres de fer. Alors une première division, classique, consiste à « rester avec les faibles ». Mais moi je dis qu’en un certain sens, tous sont faibles, parce que tous sont victimes. Et tous sont coupables, parce que tous sont prêts au jeu de massacre. À condition d’avoir. L’éducation reçue se décline en ces termes : avoir, posséder, détruire.

      J’en reviens alors à la question par laquelle j’ai commencé. Toi, magiquement, tu supprimes tout. Mais tu vis de livres, et tu as besoin d’intelligences qui aiment lire. Autrement dit, de consommateurs éduqués du produit intellectuel. Tu fais du cinéma et tu as besoin non seulement de grands publics disponibles (de fait, tu as généralement beaucoup de succès populaire, autrement dit tu es « consommé » avidement par ton public), mais aussi d’une grande machinerie technique, organisationnelle, industrielle, qui tienne l’ensemble. Si tu enlèves tout cela, avec une espèce de monachisme magique de type paléocatholique et néochinois, qu’est-ce qui te reste ?

      Tout. C’est-à-dire moi-même, être en vie, être au monde, voir, travailler, comprendre. Il existe cent manières de raconter les histoires, d’écouter les langues, de reproduire les dialectes, de faire le théâtre de marionnettes. Aux autres, il reste bien davantage. Ils peuvent me tenir tête, qu’ils soient cultivés comme moi ou bien ignorants comme moi. Le monde s’agrandit, tout se met à nous appartenir et nous n’avons besoin ni de la Bourse, ni d’un conseil d’administration, ni d’une barre de fer, pour nous dépouiller. Tu sais, dans le monde que beaucoup d’entre nous rêvaient (je répète : lire l’horaire des trains de l’année passée, mais dans ce cas précis, on peut même parler d’un horaire remontant à de nombreuses années), il y avait un patron ignoble avec un haut-de-forme et des dollars qui lui tombaient des poches, et une veuve émaciée qui réclamait justice avec ses enfants. Le beau monde de Brecht, en somme.

      Tu sembles dire que tu as la nostalgie de ce monde.

      Non ! J’ai la nostalgie des gens pauvres et vrais qui se battaient pour abattre ce patron, sans pour autant devenir ce patron. Puisqu’ils étaient exclus de tout, personne ne les avait colonisés. J’ai peur de ces Noirs qui se révoltent, et qui sont identiques au patron, autant de brigands qui veulent tout à n’importe quel prix. Cette sombre obstination dirigée vers la violence totale ne permet plus de savoir « de quel signe tu es ». Toute personne que l’on emmène mourante à l’hôpital est plus intéressée – s’il lui reste un souffle de vie – par ce que lui diront les médecins sur ses chances de survie, que parce que que lui diront les policiers sur les mécanismes du crime. Comprends-moi bien : je ne fais aucun procès d’intention, et j’ai cessé de m’intéresser à la chaîne causale, d’abord eux, d’abord lui, ou qui est le coupable en chef. Il me semble que nous avons défini ce que tu nommes la « situation ». C’est comme quand il pleut dans une ville, et que les bouches d’égout se sont engorgées. L’eau monte, c’est une eau innocente, une eau de pluie, elle ne possède ni la furie de la mer ni la méchanceté des courants d’un fleuve. Néanmoins pour une raison quelconque, elle ne descend plus mais monte. C’est la même eau de pluie célébrée par tant de poésies enfantines et « chantons sous la pluie ». Mais elle monte et te noie. Si nous en sommes arrivés à ce point, je dis : ne perdons pas notre temps à mettre une étiquette ici et une autre là. Voyons plutôt comment déboucher ce maudit égout, avant de nous retrouver tous noyés.

      Et toi, pour y parvenir, tu voudrais tous nous transformer en petits bergers dépourvus d’école obligatoire, ignorants et heureux.

      « J’ai la nostalgie des gens qui se battaient pour abattre ce patron, sans pour autant devenir ce patron. »

      Formulée en ces termes, l’idée est stupide. Mais la fameuse école obligatoire fabrique nécessairement des gladiateurs désespérés. La masse ne cesse de s’accroître, tout comme le désespoir, tout comme la rage. Disons que j’ai fait une boutade (mais je ne crois pas). Mais vous, dites-moi autre chose. On entend dire que je regrette la révolution pure et directe faite par les opprimés, dans le seul but de devenir libres et patrons d’eux-mêmes. On entend dire que je m’imagine qu’un pareil moment pourrait encore advenir dans l’histoire de l’Italie et du monde. Le meilleur de ma pensée pourra peut-être inspirer l’une de mes futures poésies. Mais pas ce que je sais et ce que je vois. Je vais le dire carrément : je descends dans l’enfer et je sais des choses qui ne dérangent pas la paix des autres. Mais faites attention. L’enfer est en train de descendre chez vous. Il est vrai qu’il s’invente un uniforme et une justification (quelquefois). Mais il est également vrai que son désir, son besoin de violence, d’agression, de meurtre, est fort partagé par tous. Cela ne restera pas longtemps l’expérience privée et périlleuse de celui qui a, disons, expérimenté « la vie violente ». Ne vous faites pas d’illusions. Et c’est vous qui êtes, avec l’école, la télévision, le calme de vos journaux, c’est vous les grands conservateurs de cet ordre horrible fondé sur l’idée de posséder et sur l’idée de détruire. Heureux, vous qui vous réjouissez quand vous pouvez mettre sur un crime sa belle étiquette. Pour moi cela ressemble à l’une des opérations parmi tant d’autres de la culture de masse. Ne pouvant empêcher que certaines choses se produisent, on trouve la paix en fabriquant des étagères où on les range.

      Mais abolir signifie nécessairement créer, si tu n’es pas toi aussi un destructeur. Les livres, par exemple, que deviennent-ils ? Je ne veux pas tenir le rôle de celui qui s’angoisse davantage pour le sort de la culture que pour celui des individus. Mais ces gens que tu sauves, dans ta vision d’un monde différent, ne peuvent pas être plus primitifs (c’est une accusation que l’on t’adresse souvent), et si nous ne voulons pas utiliser la répression « plus avancée »…

      … Qui me fait frémir.

      Si nous ne voulons pas employer de phrases toutes faites, il faut quand même être plus précis. Par exemple, dans la science-fiction comme dans le nazisme, le fait de brûler des livres constitue toujours le geste initial d’extermination. Une fois fermées les écoles, et une fois la télévision éteinte, comment animes-tu la crèche ?

      « J’écoute les hommes politiques avec leurs petites formules, tous les hommes politiques, et cela me rend fou. »

      Je croyais m’être déjà expliqué avec Moravia. Fermer, dans mon langage, signifie changer. Mais changer d’une manière aussi drastique et désespérée que l’est la situation elle-même. Ce qui empêche d’avoir un véritable débat avec Moravia, mais surtout avec Firpo, par exemple, est que nous ressemblons à des gens qui ne voient pas la même scène, qui n’écoutent pas les mêmes voix. Pour vous un événement a lieu lorsqu’il fait l’objet d’un article, beau, bien fait, mis en page, relu, avec un titre. Mais qu’est-ce qu’il y a là-dessous ? Il manque ici le chirurgien qui a le courage d’examiner le tissu et de dire : messieurs, il s’agit d’un cancer, pas d’une maladie bénigne. Qu’est-ce que le cancer ? Une chose qui modifie toutes les cellules, qui les fait toutes s’accroître de manière folle, en dehors de la logique qui les animait précédemment. Est-il un nostalgique, le malade qui rêve de la santé qu’il avait avant, même si avant il était stupide et malheureux ? Avant le cancer, je veux dire ? Voilà, avant tout il faudra faire je ne sais quel effort afin que tous, nous regardions la même image. Moi j’écoute les hommes politiques avec leurs petites formules, tous les hommes politiques, et cela me rend fou. Ils ne savent pas de quel pays ils sont en train de parler, ils sont aussi éloignés que la lune. Et les lettrés. Et les sociologues. Et les experts en tout genre.

      Pourquoi penses-tu que pour toi, certaines choses sont tellement plus claires ?

      Je voudrais arrêter de parler de moi, peut-être en ai-je déjà trop dit. Tout le monde sait que mes expériences, je les paie personnellement. Mais il y a aussi mes livres et mes films. Peut-être est-ce moi qui me trompe. Mais je continue à dire que nous sommes tous en danger.

      pazo2Corps de Pier Paolo Pasolini

      Entretien original paru en 1975 dans le quotidien La Stampa puis en 2005,
      sous le titre L’Ultima intervista di Pasolini (éditions Avagliano).
      Les éditions Allia l’ont également publié, en français, en 2010 (sous le même titre).

       

      Par Ballast -- 1 décembre 2014
      Revue collective, papier & numérique -- « Tenir tête, fédérer, amorcer »

      Source : http://www.revue-ballast.fr/pasolini-quelques-heures-avant-sa-mort/

      • Bonjour à toutes et tous !
         » …
        Mais faites attention. L’enfer est en train de descendre chez vous. Il est vrai qu’il s’invente un uniforme et une justification (quelquefois). Mais il est également vrai que son désir, son besoin de violence, d’agression, de meurtre, est fort partagé par tous. Cela ne restera pas longtemps l’expérience privée et périlleuse de celui qui a, disons, expérimenté « la vie violente ». Ne vous faites pas d’illusions. Et c’est vous qui êtes, avec l’école, la télévision, le calme de vos journaux, c’est vous les grands conservateurs de cet ordre horrible fondé sur l’idée de posséder et sur l’idée de détruire. Heureux, vous qui vous réjouissez quand vous pouvez mettre sur un crime sa belle étiquette. Pour moi cela ressemble à l’une des opérations parmi tant d’autres de la culture de masse. Ne pouvant empêcher que certaines choses se produisent, on trouve la paix en fabriquant des étagères où on les range.
        … « 

        Oui, c’est à se demander si « on » n’est pas entrain de recréer une « religion » encore plus sectaire, plus absolutiste que celle qui nous conditionne depuis… les pyramides…
        La grande perversité est implicite, ancrée dans les profondeurs et quelques fois sort de sa cachette quand elle fait traiter de « facho » celui ou celle qui n’en accepte plus le ronron habituel.
        Aujourd’hui, il faut « faire taire » toute velléité de remise en cause, comme on a fait taire un rebelle il y a quelques 2000 ans…

        • Bonjour,

          je crois que cette version de comportement est dûe à l’hyperindividualisation fondée sur la satisfaction des plaisirs primaires narcissiques -- la reconnaissance.
          Une personne comme p.e. Sénéchal ou Fautrier ou Le Faivre (ou Bernard) disent:
          « je veux ca. je suis ca » Si tu dis qu’Il/elle ne l’aura pas (ou pas maintenant, pas comme ca), il/elle frappe.
          Je me suis longtemps posée la question comment une telle brutalité est possible même dans le quotidien. Et j’en suis arrivé à que ce soit un costume d’individualité qui est attaqué dans la contrediction et non pas l’idée même. C’est donc un produit de notre société.
          Pour certains c’est une idée d’affaire, leur costume d’individualité, mais en gros, pour moi, ce sont des copies d’individualité. (tiens, je vais me produire en Che Guevarra, tiens je suis Dalì maintenant, tiens je me fais comédienne bien que je n’en aie aucune notion ni assumée l’éthique et le métier qui va avec, ni l’esprit, mais il suffit de le dire et hopp ils vont l’avaler. S’il y a un qui me contredit je le détruis). Cela donne une individualisation non-achevée je dirais donc cela donne une totale insécurité sur qui ils sont. Pratique pour le système. Tu peux y foutre tout ce que tu veux, ils te suivront, tu les mènes où tu veux, ils vont toujours croire que c’est leur libre choix et un résultat de leur individualité unique.
          DONC ce n’est pas inné dans l’homme, c’est juste inscrit ou brainwashed. Difficile de changer/transformer cela, mais possible.

          • Ana Sailland

            Dans ce qui motive l’humain il y a une grande part d’angoisse de mort, et pour y remédier, chacun use d’expédients ou subterfuges plus ou moins grossiers, visant à cacher la dure et inéluctable réalité du soi vide derrière la passion, le stress, la bataille.
            Dominer en est un, accumuler un autre. Paraître et surtout paraître important. A n’importe quel prix.
            Toutes ces attitudes procèdent de la phase « négociation » relévée par Mme Kubler Ross dans sa théorie du deuil, mais ici il s’agit du deuil de soi.

            N’est libre (et ici liberté et pleine conscience se rejoignent ou convergent) que celui qui accepte le deuil de soi avant sa propre fin et en conséquence se donne sans contrepartie.
            C’est rare.

            Lorsque nous nous engageons pour l’intérêt général, chacun, peut être est il bon, régulièrement, en arrêt sur image, de nous demander la cause profonde de notre contributisme : masque ou don. Je pense que c’est nécessaire pour nous protéger de nous-mêmes.

          • « mais ici il s’agit du deuil de soi. » tu as mis. Ana,
            je ne suis pas de ton avis. Il s’agit, à mon avis, d’un brainwash du système qui s’est servi des recherches en psychologie en clouant l’individu à un état enfant lui donnant tout ce dont il demande. Sauf -- le systéme ne fait que ressembler à ce que l ‘on demande. Et ce fait, cet effet est aujourd’hui perfectionné. La ressemblance, la prétention, le camouflage.

            Gerald Hüther: le cerveau humain est continuellement à la recherche d’apprendre ET des liens. Pour pouvoir apprendre et se dé-velopper il a besoin de fertilisant. Ce fertilisant se produit avec l’enthousiasme. Il fait que même à 90 ans on continue à apprendre dès qu’il y a cela: l’enthousiasme.
            Mais l’enthousisme produit par la pub et le système est faussé. Il ressemble à l’enthousiasme boy-scout souvent. Il n#est pas vivant. il n’a pas de splendeur. Il ne fait que ressembler. MAIS si le cerveau n’obtient pas ce dont il a besoin, il prend ce qu’il y a. Le système se sert de cela.
            Donc, avec des enthousiasmes faussés, l’enfant, l’adolescent, l’adulte ne se dé-veloppe pas. Il reste en manque continuel et est mis dans un état de détresse et déception. Donc fragile. « Aucune personnalité » disait-on autrefois.

      • merci ! cela explique beaucoup de manière très belle

      • Bonsoir Katharina
         » Mais l’enthousisme produit par la pub et le système est faussé. Il ressemble à l’enthousiasme boy-scout souvent. Il n#est pas vivant. il n’a pas de splendeur. Il ne fait que ressembler. MAIS si le cerveau n’obtient pas ce dont il a besoin, il prend ce qu’il y a. Le système se sert de cela. (…) « 

        Ça ressemble à …, mais ce n’est pas du…
        Vous décrivez parfaitement l’usurpation majeure dans laquelle nous nous débattons (plutôt peu que beaucoup !) depuis la nuit des temps.
        L’humanité est bercée par ce détournement: quelques-uns sont spécialistes, professionnels, pour penser à notre place… ce peut être confortable, mais c’est ainsi que l’on perd l' »enthousiasme » de vivre…

        et l’enthousiasme de contribuer à la construction d’une société enthousiasmante: on délègue et on obtient ce qu’on mérite, la perte de sa « personnalité »…

        Quant à « je » au milieu de « nous », observons les fourmis où l’on ne voit pas de mouvement de foule, seulement de temps à autre des soutiens temporaires entre individus qui vaquent à leurs occupations….
        Et pourtant, il s’y trouve bien une œuvre commune, une société, non ?

        • Bonjour adoque,

          excusez-moi, je n’avais vu votre réponse super-intéressante qu’aujourd’hui! Je crois aussi, que le débat/la bataille se trouve là-dedans, et quand j’ai découvert Gerald Hüther, j’ai été rassurée que l’état actuel n’est pas une sorte d’évolution dégénérée inévitable, mais fait main, donc manipulation et NE PAS inévitable!
          Bonne année à vous!

  174. « Le pouvoir n’a pas de limite… » Susan George il y a 10 minutes sur France Culture, dans Terre à terre, titre du jour « Les usurpateurs : le pouvoir des entreprises transnationales »… je n’ai pris que le dernier quart d’heure de l’émission mais ça fait plaisir à entendre. Je rappelle que ce rendez-vous hebdomadaire sur l’environnement, l’écologie et l’économie est très intéressant et des plus ‘alternatifs’, si je puis dire, à se demander comment le service dit public l’autorise mais c’est tôt en week-end et il faut bien quelques plages de pseudo-liberté et de vraies informations pour donner le change et laisser croire que tout peut changer.

    CHOUARDament vôtre !

    • Merci Effab => Je veux le lien vers l’archive 🙂

      (Il y a un an nous avons elle et moi partagé sur ce thème et je suis curieuse de mesurer la différence)

    • Tu fais France Culture et vas à Programme, l’émission se situant à 7h05… Liens et vidéos sont pour moi en ce moment choses impossibles.

      C’est une ‘élite’ ou quelqu’un d’élus crédible, de plus intégré ?

      • ou quelqu’un de plus… me fait chier cette tablette !

      • « C’est une ‘élite’ ou quelqu’un d’élus crédible, de plus intégré ? » >>> cofondatrice d’attac, une grande Dame.
        Tu pourras aussi lire Jean Ziegler ( livres éveilleurs )

        • Merci pour le lien, ça valait le détour !
          et le vaut encore…

          • Ana Sailland

            Gens très utiles et même plus que ça.
            (Surtout Suzan qui par sa clarté et sa ténacité a de décennie en décennie aidé à l’éveil de millions de citoyens)

            Cependant ils voient « une crise de la démocratie » ou « la démocratie en danger » et ne font pas le pas du dernier millimètre qui consiste à comprendre que nous n’avons jamais été en démocratie, et que la trahison, sur laquelle ils s’interrogent, est inéluctable en régime représentatif incontrôlé par le grand nombre.
            Ai eu deux échanges avec Suzan en public sur cette question, ai choisi de me taire pour ne pas lui pourrir ses conférences.
            Mais ça progresse 😉
            Surtout ne soyons pas sectaires et ce n’est pas parce que le message n’a pas la pureté dont nous rêvons qu’il faut ne pas en apprécier la valeur supérieure.

        • Bonjour Ana !
           » Surtout ne soyons pas sectaires et ce n’est pas parce que le message n’a pas la pureté dont nous rêvons qu’il faut ne pas en apprécier la valeur supérieure. « 

          Typiquement… sur le chemin de Compostelle (!!!), nous ne partons pas tous du même endroit, n’avançons pas tous à la même vitesse (même si les événements nous donnent la cadence), ne faisons pas les mêmes erreurs,…
          mais nous avançons !
          Et, par la même occasion, nous apprenons à nous respecter et à vivre ensemble 🙂

          • Ana Sailland

            Euh, le respect, oui, c’est une grande chose,

            mais il y a aussi la simple intelligence qui consiste à ne pas engager un combat fraternel au sein des 99% quand on est d’accord sur tout sauf un point.

            😉 En un mot je pensais plus aux chapelles qu’à Compostelle 😉

          • On peu aussi ne pas avoir de paroisse, ni de chapelles, juste être agacé.
            je vous le confesse.

            Folco, fils du vent.

  175. Par contre, l’émission suivante, « Le Secret des sources », en dépit ce choses intéressantes qui peuvent se dire, c’est autrement plus de l’enfumage ici, rien qu’à entendre une journaliste parler de bien général et de ce respect d’un journal/magazine envers son auditorat, alors que nous savons très bien ce qu’il en est, cette journaliste étant peut-être la seule à le croire ^^ bref…

  176. Ana, bonsoir,
    « … combat fraternel au sein des 99%… « 

     » Je dirais même plus  » (auteur ?) que la règle des 80/20 peut aussi s’appliquer ici.
    « Chapelles » versus « Compostelle »… c’est que… outre le coté alchimique, avec ses personnages de noble qualité (je ne fais pas allusion aux faiseurs d’or), il y a dans ce mot « compost » le révélateur d’une fermentation de bon aloi !
    En somme, caractéristique de notre époque: ça bouillonne sous le couvercle, et il faut que cela aille jusqu’au bout !

    • ^^

      Au cœur de toute alchimie la vraie richesse_le plancher des vaches (la terre) cette humilité de soi (l’humus)… mais l’image, la représentation, la virtualité, cette fuite inexorable en avant

      • Bonjour 666/3 !
         » … mais l’image, la représentation, la virtualité, cette fuite inexorable en avant « 

        « mais », en effet, le travail de cet humble peut paraître « trop » symbolique, mais il n’en est rien. Son objectif n’est pas définitivement défini, puisque son travail doit permettre justement de le découvrir progressivement…
        Cependant, il connait des jalons: le travail sur la matière amène un travail sur son esprit qu’il sait devoir « transmuter ». Étape nécessaire pour prendre la place harmonieuse dans l’ensemble vivant.
        C’est finalement très moderne, actuel: il s’agit ni plus ni moins, de remettre les choses en ordre, en se remettant en cause soi-même, en s’assurant de nos fondations avant de penser à s’élever avec ses semblables.
         » Lege, lege, relege, ora, labora et invenies « 
        à l’époque d’Internet, c’est tout un programme 🙂

        • Des fondations toutes de chêne, d’acacia, de merisier, châtaigniers, saules, bouleaux_tout un environnement à redessiner au cœur de cette humilité existentielle que sont la vie et le quotidien, en même temps que cette exigence d’équilibre et de beauté, cet idéal autant que ce profond respect des choses et du vivant.

          • Sur un coup de fatigue, de dépression, il faut changer d’activité… et en voilà une d’excellence:
            « planter des arbres  » 🙂

          • Oui, Citoyen, je me plante souvent devant un arbre, un de ces gros chênes de forêt au tronc haut, élevant sa majesté et sa puissance dans la verticalité et non tour autour de lui tel un chêne de parc… c’est impressionnant être là à ses pieds tout en levant la tête dans cette proximité et ce vertige imposant, méditatif… nous sommes si peu de choses et mon Dieu que la Nature est belle ! Si reposante et si souveraine, nous qui devrions être comme des enfants émerveillés et des adultes conséquents, respectueux, dignes faute d’être véritablement spirituels, la notion de Dieu ramenant surtout au seul mental ce qui devrait constamment obligé notre éthique et notre conscience, cette Conscience infinie et indescriptible.

            Bien des choses, l’ami !

  177. Comment tuer proprement un ennemi politique?
    Par Claude Rochet
    Pour Etienne Chouard (suite)

    http://claude-rochet.fr/comment-tuer-proprement-un-ennemi-politique/

  178. Bonsoir Monsieur CHOUARD,

    Vous m’avez été vivement conseillé par une amie, enfin la lecture de votre blog. J’ai 22 ans et je suis une formation d’assistante sociale. J’ai plein d’idées pour l’avenir plein de rêves pour une vie en société meilleure.

    Actuellement nous sommes très loin de toutes ces idées et vous vous en présentez avec enthousiasme et bon sens. Vos propositions sont toutes plus intéressantes les unes que les autres, vos réflexions bienveillantes et profondes. Chaque propos est construit, intelligible et intelligent. Vous incarnez l’espoir et des possibilités d’actions incroyables au delà de simples réflexions à l’étude.

    J’ai pu vous sentir découragé et ce n’est sans doute pas moi qui vais vous redonner l’énergie pour vous relever, il n’y a que vous seul qui en êtes capable. Mais sachez que des gens croient en vous et j’en fait partie. C’est nous tous qui souhaitons agir et changer les choses. Vous êtes brillant et c’est pour ça que certains vous condamnent, déversent leur colère et vous attaquent. Ne vous laissez pas atteindre par eux, ils sont mauvais et votre bonté ne devrait jamais être affaiblie. Ne renoncez pas, car vous n’êtes pas seul! Les sollicitations vous épuisent et je ne décharge en rien ce poids mais croyez en vous, suivez vos idées car ne doutez pas de leur sens et de leur bienfaisance.

    Il n’y a pas à contenter ou à mécontenter les uns ou les autres mais à faire le meilleur quoi qu’il advienne!

  179. En même temps…malgré toute l’estime que je peux avoir pour Etienne, se sauver comme ça est un peu …limite limite…
    C’est d’autant plus léger qu’il le dit lui-même dans pas mal de ses interventions : le système ne se laissera pas faire s’il est en danger, il n’hésitera pas à tuer s’il le faut.
    Là, il n’y a pas un coup de feu mais juste quelques branleurs qui se la pètent et l’ami Etienne est déjà comme une taupe…
    Tu t’attendais à quoi Etienne ? A ce que ce système ne te tape pas dessus ?
    Si tu savais en tant que syndicaliste ce que je me suis pris dans la gueule en presque 40 ans !!!
    C’est le lot de ceux qui se cartonnent pour les autres et c’est leur lot parce qu’en même temps, c’est le prix à payer de la lâcheté des autres précisément qui attendent toujours que ce soient d’autres qu’eux qui prennent les coups.
    Bon, tout le monde n’est pas un combattant mais tu n’as pas le choix, pas d’autre choix que de revenir dans la bagarre….
    Et au passage, c’est mettre ta fierté au mauvais endroit que d’avoir réintroduit Soral dans tes liens…. Ce type n’a pas le même combat que nous, très très loin s’en faut!
    Bonnes fêtes à tous

    • « Si tu savais en tant que syndicaliste ce que je me suis pris dans la gueule en presque 40 ans !!! »
      Raconte nous.

      • ANA, la Transparence incarnée… mais c’est bien de ça dont il s’agit, en cacher le moins possible pour être plus forts tous ensemble et individuellement, s’éviter ainsi toute lâcheté mal placée voire parfois compréhensible même si cela est peu digne ou peu noble.

    • Bonjour,

      je ne suis absolument pas d’accord avec toi- Soral a et avait beaucoup de choses importantes à dire. Il le fait d’une manière inhabituelle. Et sur quelques sujets il se trompe à mon avis ou il conclut trop vite peut-être. C’est normal, tout le monde apprend, rejette, découvre. Mais il se consacre de manière très sérieuse à imaginer un autre avenir en essayant d’analysant ce qu’il découvre. Il risque beaucoup. C’est honnête aussi. Il se délivre.

      • ALADIN dit peut-être des choses sérieuses, ce qui ne l’empêche pas cependant d’avoir la prétention bien au-dessus des risques qu’il devrait encourir s’il était vraiment un danger sérieux pour l’establishment… Bref, il dénonce des choses, des réalités, évidemment des conséquences mais je me rappelle pas l’avoir entendu soulever à ce point la Cause des causes ni ces fondamentaux chouardiens/démocratiques qui stipulent bien, eux, quoi faire.
        ALADIN a traité ÉTIENNE de ‘gentil’, peut-être de façon amicale et soulignant à juste titre cette fameuse gentillesse chouardienne, mais peut-être qu’il y a là un discrédit autrement plus vicieux… de toute façon, rien ne sert de s’éterniser là-dessus, puisque nous avons tout à nous méfier des pertes de temps et autres diversions.

        EFFAB

        • je trouve p.e. là des choses qui vont absolument avec ce que dit Bricmont sur les socialistes (Etienne l’a posté récemment).

          https://www.youtube.com/watch?v=BMwTvWN3kH8

          ce n’est pas joli joli comment il parle, mais je trouve là-dedans de l’humanité et de la résistance. (d’ailleurs je ne veux même pas savoir comment les jolis de la télé parlent derrière les coulisses) Donc je ne suis toujours pas d’accord avec toi sur son status réclamé persona non grata. Je suis plutôt de l’avis de protéger tout le monde qui mène un combat dérangeant pour « les affreux qui nous dirigent ». Même s’il dit des phrases qui ne te plaisent pas ou qui ne me plaisent pas, pourquoi enfermer son combat entier dans du persona non grata? Il faut chercher du côté de l’attitude humaine.

  180. et voilà concernant l’index sur lequel est mis tout ce qui ne marche pas dans le language habituel des universitaires:
    http://www.politis.fr/Cadeau-la-lecon-de-communication,29504.html

  181. D’abord, je précise que c’est juste mon opinion ok?
    Non, désolé mais Soral en réalité cache son jeu. En ce moment , nous assistons à une résurgence du nazisme qui prend des formes parfois surprenantes. Et la manière dont Soral procède en est une.
    J’ai déjà entendu Soral faire une quasi apologie du moustachu Autrichien avant de modérer ses propos. Ensuite, son obsession des sionistes me rappelle ceux qui ont la même des francs maçon, ou les anti communistes primaires ou plus loin dans le temps les anti juifs tout court. Alors oui Soral est anti système à première vue tout comme Hitler pouvait paraitre anti système à première vue. Mais Soral tout comme son maitre à penser voudrait en fait instaurer à la place de ce système la même chose que l’autre avant lui, c’est aussi simple que ça!
    Les vidéos où il parle de la suprématie aryenne peuvent encore se trouver je pense. Celles où il prône une race supérieure aussi sans compter de nombreuses fois où il se « lâche » en insultant les gens qui lui ont fait la gentillesse d’assister à ses prises de parole.
    Il roulait il y a peu pour le FN, il l’a lui-même reconnu et comme ils ne lui ont pas fait de place au soleil, il les a quitté d’abord et maintenant leur vomi dessus ! Remarquez, c’est pas pour me déplaire quand les loups se bouffent entre eux ….
    Alors il peut toujours condamner ce système, mais il ne me trompe pas comme il a trompé Etienne Chouard et d’autres. Je pense que Dieudonné est dans le même cas que Chouard sauf que Dieudo lui , y est jusqu’au cou maintenant et quelque part ne peut plus reculer s’il ne veut pas foutre sa carrière à l’eau.
    Pour répondre à une personne qui demandait en quoi j’en ai pris plein la gueule en 40 ans de syndicalisme….oh, trois fois rien : licencié et impossibilité de raccrocher un job durant des années (le téléphone marche très bien entre patrons), famille explosée et enfin environ 1/4 de salaire de moins que des gens qui ont eu le même parcours professionnel sans être délégué syndical …une paille quoi ! Et je ne parle pas de devoir sans cesse se battre pour les autres quand ils ne sont pas foutus de bouger leur cul. Ces mêmes qui en attendant, sont bien contents de grappiller les miettes que nos luttes occasionnent. Je pourrais continuer avec les menaces, les coups dans les manifs, les intimidations sans compter le vomi quasi continuel dans les médias contre ceux qui luttent et la peine d’entendre des connards à l’atelier répéter ces mêmes âneries serinées au journal de 20h du larbin Pujadas ou sur les radios du genre RMC, succursale UMP !etc etc. Y’en a qui croient encore qu’on est payé en tant qu’élus syndicaux ….
    Alors voyez…dans 4/5 ans, peut-être la retraite si je ne claque pas avant …eh bien, même cette retraite par rapport aux autres sera amputée de 25% environ à cause du chômage !
    Non, y’a pas à dire, syndicaliste, c’est le pied !

    • Merci pour la réponse à ma question. Utile.

      • C’est votre opinion, mais ce sont aussi des insultes très directs, des lieux communs, des exagérations, des incitations, et des comparaisons avec Hitler -- bon , moi, Autrichienne, je peux vous dire qu’on en a vu des resurrections et ce n’était absolument pas, mais absolument pas cela. Et je ne trouve pas d’arguments dans vos propos, alors que moi, dans mon commentaire plus haut, je crois en avoir mis.
        Encore je crois qu’il faut chercher dans les idées et non pas dans la personne.
        Vous cherchez peut-être quelqu’un auquel on peut suivre, une sorte de guide.
        Moi personnellement je cherche à comprendre pour pouvoir agir. Si quelqu’un a trouvé des trucs, j’apprends. Si quelqu’un cherche à me manipuler je rejette.
        Vous avez écrit que derrière ses arguments Soral cache une volonté de devenir Hitler. oh là là -- c’est très risqué d’inciter quelqu’un à vouloir le troisième Reich . D’où tenez-vous ces ccertitudes?
        Donc, Ana et Pierre, dommage pour vous, d’après moi, ce n’est rien que des préjugés avec lesquels on n’avance en rien. C’est le mauvais côté de la bataille.

  182. et voilà un autre qui sait exprimer des choses:

    Victor Hugo « discours sur la misère »
    à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1849

    « Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère est une maladie du corps social comme la lèpre était une maladie du corps humain ; la misère peut disparaître comme la lèpre a disparu. Détruire la misère ! Oui, cela est possible ! Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas le fait, le devoir n’est pas rempli.

    La misère, Messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au moyen-âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?

    Mon Dieu, je n’hésite pas à les citer, ces faits. Ils sont tristes, mais nécessaires à révéler ; et tenez, s’il faut dire toute ma pensée, je voudrais qu’il sortît de cette assemblée, et au besoin j’en ferai la proposition formelle, une grande et solennelle enquête sur la situation vraie des classes laborieuses et souffrantes en France. Je voudrais que tous les faits éclatassent au grand jour. Comment veut-on guérir le mal si l’on ne sonde pas les plaies ?

    Voici donc ces faits :

    Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtements, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures humaines s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver. Voilà un fait. En voici d’autres : Ces jours derniers, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté après sa mort qu’il n’avait pas mangé depuis six jours. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon!

    Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société toute entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu !

    Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m’écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n’est qu’un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n’importe, je ne connais pas, moi de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère!

    Et, messieurs, je ne m’adresse pas seulement à votre générosité, je m’adresse à ce qu’il y a de plus sérieux dans le sentiment politique d’une assemblée de législateurs ! Et à ce sujet, un dernier mot : je terminerai là.

    Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’Etat ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! Vous n’avez rien fait !

    Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux ! »

    Victor Hugo

    • J’ai envoyé ce texte à france-info (il faudrait l’adresser à Valls) qui se pose la question « et maintenant on fait quoi ? ». Il me semble que Victor a répondu. Relire la dernière phrase…

      • Très beau texte en effet.
        J’ajouterais qu’il y a de l’indécence chez l’oligarque quand il vit mieux que le pauvre, « trop mieux ».

  183. Petite pépite dénichée sur un blog de médiapart…
    Gilles Deleuze: L for Left/G comme gauche :
    https://www.youtube.com/watch?v=JV32K1XJiqs

  184. un beau discours, prends soin de toi mon frère. Laches un l’affaire, t’inquiètes pas y’a plein de virus derrière

  185. J’en profite pour saluer le courage d’Etienne. 10 ans au charbon depuis 2005 c’est sûr il y a de quoi à vouloir se mettre à l’écart.
    D’autres reprendrons le flambeau. Comme E.C le disait il faut se « déchouardiser..

    De toute manière j’ai pu progresser dans mon analyse et le fait d’être tombé sur son blog en 2011 m’a donné de l’espoir.
    Maintenant il faut chacun mener son combat, seul, en groupe, etc..l’essentiel est de faire progresser l’idée d’une assemblée constituante tirée au sort. Que ce soit en France ou
    ailleurs..En tout cas je pars m’installer loin d’ici en amérique latine. Peut être j’arriverai à semer cette graine qui nous fait espérer et tout simplement vivre.

  186. Quelle violence ce message….
    Je veux dire qu’il m’a touché, beaucoup!

    Désolé Etienne, de vous aimer ou de vous détester!
    Comme dirait Calimero « Z’vous fais toutes mes excuses! » :/

    https://www.youtube.com/watch?v=UfSJFQ2MZnk

    Je vais donc me positionner de façon « neutre », comme la suisse (lol).

    Mais le message d’Etienne doit tous nous faire réfléchir sur un point:

    La pression que peut ressentir une personne a être un « leader » (volontairement ou non) dans le paysage public.
    C’est violent, et cela peut pousser à la folie du pouvoir dans un sens ou à la dépression dans l’autre sens.

    Cela me ferait beaucoup de peine qu’Etienne tombe en dépression à cause de nous tous (ceux qui l’aiment et ceux qui ne l’aiment pas).

    Et donc cela enfonce le clou de la pertinence d’une vraie démocratie qui répartit la charge du pouvoir sur les épaules tous ses citoyens afin que celle-ci n’écrase aucun individu citoyen.

    Reposez vous Etienne, à nous de bouger notre gros cul de faux démocrates pour enfin en devenir des vrais….

    Bonne année à vous!

  187. Monsieur Chouard,

    Dans le cas ou vous ne l’auriez pas (encore) lu, je vous conseil très fortement le livre de Jeanne Siaud-Facchin : « trop intelligent pour être heureux ? » aux éd. O. Jacob. (~ 300 p., se lit vite)

    Ne SURTOUT pas se fier au titre, j’ai failli ne pas le lire à cause de lui … mais cela aurait été une très grosse erreur. J’ai 30 ans et je comprends seulement maintenant d’où vient ma « différence », ma manière de penser si différente des autres, ma sensibilité et mes émotions et toute la « souffrance » et le décalage qui en découle. Ce livre devrait être lu par tout les professeurs et personnel social pour repérer ce type de personne. Je me retrouve en vous, je comprends votre hypersensibilité et hyperémotivité, et j’ai un immense respect et admiration pour tout le travail que vous faites. Et je ressens votre détresse et votre souffrance, enfin en quelque sorte… je vous souhaite vraiment de bien vous ressourcer et de passer cette étape 🙂

  188. « Et donc cela enfonce le clou de la pertinence d’une vraie démocratie qui répartit la charge du pouvoir sur les épaules tous ses citoyens afin que celle-ci n’écrase aucun individu citoyen. »

    Je voulais dire: « sur les épaules DE tous ses citoyens ».

    Désolé! 🙂

  189. Courage, M. Chouard, bon repos et merci pour tout (et à bientôt)

  190. En même temps, c’est un combat Etienne et un vrai !
    Le genre de combat qu’on n’a pas le droit d’abandonner. Certes du repos de temps à autre parce que ça use, ça fatigue et même parfois ça fait peur 🙂
    Mais il faut revenir je pense et faire face sinon tout ça n’était que du vent !
    Il faut savoir affronter ses ennemis en face et tu savais depuis le départ qu’ils n’allaient pas te faire de cadeau, tu l’as exprimé depuis des années.
    Et là, ils te trainent dans la boue et soudain tu baisses les bras ? Moi je n’y crois pas une seconde et j’espère bien que tu as de nouveau des choses à dire.
    Je n’imagine pas les résistants pendant la guerre soudain se désolidariser des autres en se retirant des combats.
    La guerre d’aujourd’hui ne diffère que très peu de celle d’hier …
    A bientôt

  191. J’ai oublié je crois de souhaiter la bonne année, bien que ce ne soit pas là ma tasse de thé, moi qui carbure plutôt au café… mais je pense avoir trouvé ici un compromis, comme un juste milieu, le fait d’y faire allusion en tout cas sans réellement l’expliciter…

    ^^

  192. Mon dieu Etienne, qu’elle sensibilité, c’est magnifique!
    un habitant de Trets.

  193. Je ne voulais plus me préoccuper de tous ces antifa, mais a été publié ce jour sur Agoravox un superbe exercice de style :
    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-confusionnisme-ou-la-nouvelle-165175
    L’auteur commente (très longuement) et démonte une Xième diatribe antifa contre Etienne :
    http://www.parasite.antifa-net.fr/les-confusionnistes-qui-favorisent-la-montee-du-fascisme-en-europe/
    Le texte est l’un de ceux que j’aurais aimé écrire (en même temps, il ne faut avoir que cela à faire). Je suivrai ce que devient cet Ostramus.
    J’ai noté entre autres une belle pensée : « Il ne semble pas absurde de penser que les gens préfèrent les personnes qui proposent une alternative à celles qui n’offrent pour seule production intellectuelle [que] la destruction de celle d’autrui. »

  194. Merci Etienne pour tout ce travail d’analyse!
    Courage! 🙂

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