Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel, devient (presque) un gentil virus :-)

Je connais et j’apprécie le travail de Dominique Rousseau depuis longtemps (2009, il me semble – cherchez son nom dans cette page), il a écrit plusieurs livres intéressants sur le droit du peuple à résister à l’oppression, et je l’avais rencontré pour lui soumettre l’idée de dépolluer le processus constituant de ses graves conflits d’intérêts en tirant au sort l’Assemblée constituante. Il avait un peu tordu le nez en découvrant cette proposition… disons originale. Cette idée-là, donc, n’a pas encore germé, apparemment, dans le terreau fertile de sa réflexion ; mais je ne désespère pas.

En tout cas, voici une émission sur Médiapart où je retrouve chez cet homme bien des idées que je défends dans mon coin depuis dix ans. C’est même assez spectaculaire, je trouve, cette belle germination, enfin !


Les alternatives sur Mediapart : Réinventer la… par Mediapart

Je vais quand même faire mon pénible, pardonnez-moi (mais les GV entraînés auront sans doute eu la même réaction que moi) : il manque juste à cet échange, encore et toujours, une réflexion causale sur la qualité du processus constituant, et donc il y manque (cruellement) des propositions innovantes et pertinentes de procédures de désignation et de contrôle populaire des constituants.

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Compléments :

• Un article récent de Dominique Rousseau, sur Médiapart encore, qui prouve aussi sa mutation rapide en GV 🙂

Dominique Rousseau : « On a inversé la fonction de la Constitution ! »

7 septembre 2014, entretien avec Joseph Confavreux :

La situation politique actuelle est aussi le reflet d’une Constitution à bout de souffle qui protège les gouvernants des gouvernés, alors que ce devrait être l’inverse. Dans une France qui tangue, l’écriture d’une nouvelle Constitution pourrait-elle réparer les défauts d’origine de la Ve République ? Oui, répond Dominique Rousseau, à condition de « créer une nouvelle assemblée où s’expriment les expériences de vie concrètes ».

Divorce entre un pouvoir élu et ceux qui ont voté pour lui récemment, contradictions entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, présidentialisme isolé dans des réflexes monarchiques, jeux de rôles ambigus entre le président de la République et le premier ministre : les événements politiques de cette rentrée s’inscrivent dans les blocages institutionnels et les malfaçons constitutionnelles de la Ve République.

Dominique Rousseau
Dominique Rousseau

Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne examine pour Mediapart les ressorts profonds d’une débâcle politique qui n’est pas seulement celle du parti socialiste mais aussi celle d’un régime constitutionnel de plus en plus inapte à prendre en compte les évolutions et les exigences des sociétés contemporaines.

Mediapart. Ce à quoi nous avons assisté la semaine dernière s’apparente-t-il à un énième déchirement du PS ou à une crise institutionnelle ?

Dominique Rousseau. Incontestablement, c’est d’abord une crise institutionnelle. Les institutions, qui sont faites pour permettre un échange fluide et continu entre les gouvernés et les gouvernants, sont aujourd’hui bloquées. Elles n’entendent plus ce qui se dit dans la société et la société ne les écoute plus. Cette situation politique peut être qualifiée d’autisme institutionnel puisque les canaux institutionnels de communication entre les gouvernés et les gouvernants sont aujourd’hui bouchés.

Mais c’est aussi une crise sociale. On entend souvent dire qu’un conflit entre l’exécutif et le Parlement, ou entre le président de la République et le premier ministre, n’est pas si grave car il s’agirait « seulement » d’une crise institutionnelle. Ce n’est pas ma position. Cette crise institutionnelle est une crise sociale parce que les institutions sont, dans la conjoncture actuelle, ce qui fait tenir debout les sociétés. Sans institutions, les sociétés ressembleraient aux montres molles de Salvador Dali. Si les institutions sont en crise, c’est qu’il y a une crise du lien social. Les institutions ne sont qu’une mise en abyme de l’ordre social.

On a aussi beaucoup entendu le vocabulaire de la « crise de régime ». Vous paraît-il pertinent ?

Oui, il y a une crise de régime, qui se situe elle-même à l’intérieur de la crise socio-institutionnelle dont je viens de parler. La crise de régime renvoie à cette figure constitutionnelle française qui fait coexister deux institutions élues au suffrage universel, le président de la République, et l’Assemblée nationale. Et les circonstances politiques ont conduit à faire du président un capitaine dans une structure qui reste parlementaire. Or il y a une incompatibilité entre président actif et régime parlementaire. Au Portugal, en Autriche, le président est élu mais il n’est pas le capitaine ; le capitaine, c’est le premier ministre.

On ne découvre pas aujourd’hui cette incompatibilité, mais jusqu’à présent, on a mis des rustines sur la Constitution de 1958, comme la réduction du mandat de 7 à 5 ans et des élections législatives calées juste après la présidentielle. Mais, souvent, une rustine n’empêche pas la chambre à air de fuir ailleurs. C’est la situation aujourd’hui. Il faut changer ce régime constitutionnel qui conduit à une impuissance politique, du parlement à qui on demande de se taire, de l’Élysée qui n’a plus la majorité de sa politique.

La Constitution actuelle fonctionne comme un bouclier pour les gouvernants, elle protège le président de la République et le premier ministre des « secousses de l’opinion », comme disent les journalistes. Mais une Constitution doit être d’abord un bouclier qui protège les citoyens contre le risque d’arbitraire des gouvernants ! On a inversé la fonction d’une Constitution qui est de garantir au peuple que ceux qui exercent le pouvoir en son nom respecteront ses volontés.

Pourquoi cette crise éclate-t-elle maintenant ?

Parce que les rustines n’ont fait que déplacer le problème et que cela devient impossible de résoudre le blocage qui se crée de manière répétitive entre l’Assemblée nationale et l’exécutif par de simples rafistolages. Depuis la réforme du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, en 2002, tous les quinquennats – ceux de Chirac, Sarkozy ou Hollande – ont connu des difficultés de fonctionnement liées à l’impossibilité de définir le véritable responsable politique.

Chirac s’est heurté à Sarkozy, Sarkozy s’est heurté à Fillon et Copé, Hollande se heurte aux frondeurs. Le problème n’est donc pas politique, c’est un problème structurel, lié à ce que nos institutions ne sont pas solides, mais rigides. Or, entre le chêne et le roseau, on sait celui qui s’en sort en cas de tempête. À l’heure actuelle, nos institutions corsètent la société, qui ne peut s’exprimer au Parlement, et cela déborde.

À vous entendre, le problème serait donc moins le présidentialisme, que la dyarchie du pouvoir légitime ?

Absolument. Le problème depuis 1958, malgré ce qu’en disait de Gaulle, est qu’il y a une dyarchie qui finit toujours par entraîner des blocages entre le premier ministre et le président de la République, indépendamment de la volonté des hommes et des couleurs politiques. De Gaulle et Pompidou, Pompidou et Chaban, Giscard et Chirac, Mitterrand et Rocard… Il y a un défaut de fabrication politique qu’on a voulu dissimuler sous le tapis, mais aujourd’hui, la poussière est devenue un tas qui a troué le tapis constitutionnel.

Un autre élément très important de cette crise de régime est que ceux qui nous gouvernent sont enfermés dans ce que j’appelle une « pensée d’État ». Ce sont des énarques très compétents, mais formatés à penser les choses de la société à partir d’un a priori sur ce qu’est l’intérêt général. Ils estiment que les citoyens sont incompétents pour définir ce qu’est l’intérêt général de la société et jugent donc normal de définir eux-mêmes ce qu’il est. C’est une pensée tragique pour la France qui a aujourd’hui besoin d’une « pensée de la société. »

Les « gens » sont capables, si on les laisse s’exprimer et délibérer, de produire des règles, de trouver l’intérêt général. Ce ne sera sans doute pas le même que celui produit par la promotion Voltaire, mais ce sera à hauteur des expériences vécues par les gens. La démocratie n’est pas une question d’arithmétique, mais une question d’expériences de vie. Or notre société raisonne à partir d’une pensée d’État abstraite, au moment où elle a besoin d’une pensée des expériences.

Dans les dernières années, toutes les questions importantes ont été sorties non par des députés, mais par les lanceurs d’alerte. La société est capable de mettre sur la place publique non seulement les questions qui font problème, comme la santé, l’alimentation, le logement, mais elle est aussi capable de produire des réponses, d’imaginer des règles nouvelles pour l’intérêt général.

Pensez-vous que l’écriture d’une nouvelle Constitution pourrait résoudre les dysfonctionnements à répétition de la politique française ?

Oui, mais à condition que ce soit une vraie réécriture, et non une écriture qui vise à distribuer autrement le pouvoir entre ceux qui l’ont déjà. Elle devrait faire accéder à l’exercice du pouvoir ceux qui en sont à la marge ou en sont exclus.

Cela veut d’abord dire qu’il faut créer une nouvelle assemblée où s’expriment les expériences de vie concrètes. La question prioritaire ne me semble pas être de donner plus de pouvoir à l’Assemblée nationale, mais de permettre à ce que de Gaulle appelait les « forces vives » de disposer d’une assemblée pour représenter les citoyens concrets, dans leurs activités professionnelles, associatives ou de consommateurs. Ce que n’est absolument pas le Conseil économique, social et environnemental aujourd’hui. Il faudrait donc le remplacer par une vraie Assemblée sociale.

Aujourd’hui, l’Assemblée nationale représente le citoyen abstrait et il faut une autre assemblée pour représenter les citoyens concrets, c’est-à-dire situés dans leurs activités professionnelles et sociales. Et il faut bien sûr reconnaître à cette assemblée un pouvoir délibératif et non seulement consultatif. Dans nos sociétés complexes, la volonté générale doit être connectée avec ce que vivent quotidiennement les gens, dans leurs métiers ou leurs activités sociales de parents d’élèves, de consommateurs… Or notre régime actuel repose sur une conception unidimensionnelle du citoyen, à savoir l’électeur. Le citoyen est pourtant pluriel et les autres figures du citoyen doivent s’exprimer dans une assemblée pour exister.

Souvenez-vous du raisonnement de l’abbé Siéyès « Qu’est-ce que le Tiers-État ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? À être quelque chose. » Il a fallu que le Tiers-État se dote d’une assemblée pour pouvoir participer à la volonté générale. Il faut aujourd’hui un processus similaire pour ce citoyen « social », qui doit disposer d’une nouvelle assemblée, l’assemblée sociale, pour pouvoir exprimer la manière dont il vit, travaille ou consomme.

Cela modifiera les thèmes sur lesquels légiférer et la manière de le faire. Regardez par exemple la question du fait religieux et du voile en entreprise. L’Assemblée nationale juge qu’il faut une loi parce qu’elle est prise dans des préoccupations électoralistes, mais le Conseil économique et social a jugé qu’il fallait laisser les acteurs sociaux régler les problèmes sans en passer par la loi, car ils ont une bien meilleure vision des enjeux, des difficultés et des manières de les résoudre.

Le deuxième élément fondamental, si on rédigeait une Constitution, serait la suppression du Conseil d’État, qui se définit parfois lui-même comme étant l’âme de l’État. Or, aujourd’hui, ce dont notre société a besoin, c’est précisément de rompre avec cette conception bonapartiste et étatique d’un lieu sacré où se fabriquerait l’intérêt général, pour laisser vivre les institutions de la société qui, par la délibération, l’échange d’arguments, la vivacité de l’espace public, peuvent produire cet intérêt général renouvelé.

Supprimer le Conseil d’État signifierait concrètement que le contentieux administratif serait transféré à la cour de cassation, à l’intérieur de laquelle on créerait une chambre administrative. Et la fonction consultative, exercée actuellement par le Conseil d’État, serait transférée au ministère de la Loi, qui devrait remplacer le ministère de la Justice.

En effet, les caractéristiques de la justice ne sont pas compatibles avec sa participation à un gouvernement, car la justice doit être impartiale, objective et neutre, or un gouvernement est partial, et c’est normal. Je propose donc de sortir la justice du gouvernement et de remettre la formation, la nomination et la discipline des magistrats à une autorité constitutionnelle indépendante. Le ministère de la justice pourrait alors devenir un ministère de la Loi, chargé de vérifier que les projets de loi de ses collègues sont écrits dans une rédaction juridique cohérente, notamment avec les textes européens.

La façade du Conseil d'Etat au Palais RoyalLa façade du Conseil d’Etat au Palais Royal

Le Conseil d’État est une institution respectable, mais qui exprime un moment situé de l’histoire politique de la France, celui où la France avait besoin de l’État pour se construire. Aujourd’hui, la France a besoin de la société civile pour continuer son histoire. La suppression du Conseil d’État permettrait de débloquer les énergies de la société et de faire émerger une diversité sociale des gouvernants. Le problème n’est pas de critiquer l’élite. Toute société a besoin d’une élite. Le problème de la France est d’avoir une élite mono-formatée. Dans les autres pays, il y a une élite, mais elle est diversifiée dans sa formation et ses origines. Cette élite mono-formatée a servi à faire la France d’hier ; la France du XXIe siècle se fera par une élite pluri-formatée.

Vous avez écrit que la Constitution était le « miroir magique » de la société. Mais espérer résoudre une crise sociale en écrivant une meilleure Constitution ne relève-t-il pas aussi d’une forme de « pensée magique », ou du moins d’illusion ?

On peut évidemment dire que c’est parce que je suis juriste que j’ai écrit ça. Mais je suis persuadé que dans nos sociétés post-métaphysiques, où il n’y a pas un lieu extérieur et supérieur à l’Homme pour dire ce qui est bien et ce qui est mal, où il n’y a plus Dieu, plus la Nature, plus la Classe ouvrière, où il n’y a plus un principe transcendantal donnant aux hommes la garantie que c’est comme cela qu’il faut faire, ce qu’il reste à l’Homme pour faire lien, c’est le droit, c’est-à-dire la discussion entre les hommes. Comme le disait Sartre, nous sommes désormais condamnés à être libres, à déterminer nous-mêmes par la discussion les règles de notre vie commune. C’est pour cela que le droit a un rôle déterminant à jouer dans la refondation démocratique, même s’il n’est bien évidemment pas le seul.

Première de couverture de la Constitution tunisienne de 2014Première de couverture de la Constitution tunisienne de 2014

En ce sens, le droit possède un aspect magique, car lorsque le droit dit : « les hommes et les femmes sont égaux », cela oblige les hommes et les femmes à se voir comme des êtres égaux. Regardez la lutte qui s’est produite, en Tunisie, pour inscrire cette égalité dans la Constitution et ne pas accepter de parler seulement de « complémentarité » entre les hommes et les femmes. La Constitution possède un aspect performatif qui conduit les hommes et les femmes à se conduire comme la Constitution le dit.

Le sentiment actuel de débâcle politique vient aussi de l’écart entre la posture autoritaire, voire autiste, des têtes de l’État et du sentiment de leur impuissance réelle. Cette impuissance, qui est aussi liée à des phénomènes de globalisation, à des grandes évolutions sociales et sociétales ou à des mutations aussi bien économiques qu’anthropologiques pourra-t-elle vraiment être combattue ou compensée par un meilleur fonctionnement institutionnel ?

Je crois justement que ce que je vous dis là implique un profond changement de paradigme. Affirmer le basculement d’une pensée d’État à une pensée de la société ouvre notamment sur la société-monde, l’espace-monde et une Constitution-monde. Si on reste dans le cadre des États, on demeure avec des souverainetés qui s’opposent, alors qu’aujourd’hui, on voit apparaître des intérêts communs mondiaux, autour de l’eau, de la santé, de l’alimentation, du climat, qui ne sont pas des problèmes allemands, français, colombiens ou japonais, mais des questions mondiales. Le fait que les sociétés soient confrontées partout aux mêmes problèmes engendre une société civile mondiale qui trouvera un jour sa Constitution. Les souverainetés étatiques ne peuvent bloquer sur le long terme les connexions des sociétés civiles.

Il existe déjà des éléments de cette Constitution mondiale avec la Cour pénale internationale ou les revendications pour un tribunal international du commerce, ou une Cour constitutionnelle internationale. On a déjà compris qu’un certain nombre de questions, tels les crimes contre l’humanité, ne pouvaient plus être jugées à l’intérieur d’un État. Ce sera pareil pour les questions écologiques ou économiques. Dans cet embryon de Constitution mondiale et de refondation démocratique dont les sociétés du monde ont besoin, c’est bien le droit qui est en première ligne, même si, bien sûr, la culture, l’art ou l’économie participent aussi de ce mouvement.

Dominique Rousseau, interrogé par Joseph Confavreux (Médiapart).

Source : http://www.mediapart.fr/journal/france/070914/dominique-rousseau-inverse-la-fonction-de-la-constitution

 
• Rappel d’une passionnante conférence de Dominique Rousseau, en 2009 au collège de France (invité par Pierre Rosanvallon) :
http://www.college-de-france.fr/audio/rosanvallon/DRousseau_09042008.mp3

• La suite de l’émission de Médiapart, sur PODEMOS en Espagne, très intéressante aussi :


Les alternatives sur Mediapart : Jorge Lago et… par Mediapart

152 réponses à “Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel, devient (presque) un gentil virus :-)

  1. Françoise de Salve

    Bonjour, je suis abonnée depuis un certain temps à MÉDIAPART… Je considère que ces gens font un travail remarquable ! Ils ne sont pas loin d’être contaminés !
    Merci d’être ce que vous êtes !!!

  2. Je suis un peu pressé, je me lance ce matin sans avoir tout lu et vu ce qui précède. C’est à discuter! Suggestions pour une constitution. Où sinon ici les dire?
    1. Il est interdit aux corporations multinationales de poursuivre en justice les gouvernements nationaux.
    2. Il st interdit de charger des intérêts pour prêter de l’argent.
    3. Toutes les dettes mondiales seront effacées dès le premier janvier 2015.
    4 . Toute l’industrie militaire doit planifier et exécuter un plan de conversion à des fins civiles.
    5. Tous les gouvernements nationaux adoptent des janvier 2015 une politique du temps choisi.
    6. Les besoins de base de tout le monde doivent être satisfaits, par les gouvernements nationaux et municipaux , incluant la nourriture, l’eau, le toit, le transport, l’éducation, les soins de santé, la communication, les goûts, le tendances, dans la liberté.
    7. L’échange et l’exploitation de ressources naturelles de la terre jusqu’à maintenant justifie l’octroi du revenu de citoyenneté obligatoire pour tout le monde; l’exploitation ultérieure des ressources naturelles sera soumise à la Charte de l’environnement et à celle des droits humains et des animaux.
    8. Tout citoyen a le devoir de travailler en permanence à son indépendance ontologique.
    9. La loi permet l’amour simultané entre les individus dans le respect de la liberté.
    10. Les gouvernements nationaux et municipaux instituent une Chaire de recherche, de pratique et de communication pour satisfaire le droit à l’intelligence et au bonheur.
    C’est tout pour aujourd’hui!

  3. Dominique Rousseau a bien pigé ce qui ne va pas, mais ne fait pas le saut qui conduit à l’imagination. On entend en filigrane de ses mots qu’il reste attaché au hiérarchisme dont par ailleurs il perçoit les lacunes/méfaits.
    Dans le genre, je préfère nettement Antoine Chollet que je viens de découvrir à Lausanne (lu son livre cette semaine).

    Concernant la difficulté qu’il y a à faire « avaler » le tirage au sort, et on comprend la peine à déglutir, que nombre d’entre nous ont connue du temps de notre préhistoire personnelle : ->

    Hier nous avons vécu un atelier d’une journée qui fut par moment plus atelier philosophique qu’atelier constituant. (Hors sujet, les gens ont vraiment besoin de se lacher et la rigueur du but ne peut être maintenue, ce serait aller contre la pensée naissante et l’effervescence germinative). A été évoquée par un participant l’idée que présenter le tirage au sort comme on déroule un tapis de solutions n’est peut être pas ou pas toujours la meilleure méthode : on pourrait : En débat, orienter vers la description des défauts du système actuel et en particulier vers ceux de l’élection, qui produit les enfants de l’orgueil. Puis chercher des solutions. A tester, mais il est probable que viendront sur la table la nécessité de promouvoir la modestie et donc les humbles, et en grattant un peu, les convives du dialogue pourraient bien inventer ou réinventer ce tirage au sort, que par ailleurs ils rejettent, c’est quasi un réflexe, si on pratique la pédagogie qu’on applique aux oies 😉
    A tester, je n’affirme pas.

    ;;;;;;;;;;;

    Je reste persuadée qu’un travail est à mener (j’ai posé des jalons) : définir ou du moins discuter du cahier des charges de la démocratie ( même si Alain dit qu’elle ne peut être définie 😉 ). Dans cette démarche (qui peut demeurer inachevée, mais c’est marcher qui compte), c’est la démocratie directe qui émerge, c’est le pouvoir du citoyen individu, exerçable à tout instant, plus la rencontre en vue d’échanger/décider, et ce n’est pas le tirage au sort qui alors apparaît comme essentiel.
    Il (le TAS) est incontournable en certaines circonstances, pour résoudre certains problèmes ou favoriser certaines organisations ou certains mécanismes, entre autres la maintenance, la surveillance, la mise en alerte.
    Mais, outil nécessaire à la démocratie, il n’est pas la démocratie directe.
    Disposer d’une forte probabilité de se voir confier une tâche n’est pas équivalent à disposer du droit en tout temps de se mêler des à faire de la cité.
    Et ce n’est que, ce coup-ci j’affirme 😉 , ce n’est que ce droit constant qui permettra de voir naturellement et mécaniquement se développer la conscience et la responsabilité individuelles jusqu’aux hauteurs himalayennes nécessaires à la naissance d’une vraie conscience citoyenne et d’une vraie intelligence collective. Qui, mais c’est plus de la philosophie que de la politique, sont à mon sens un but transcendent.

  4. Pas totalement hors sujet, c’est un article bien intéressant du magazine KAIZEN, on y retrouve cette volonté d’inoculer de gentils virus, mais là dès l’enfance, tel un vaccin pour immuniser de tous ces méchants virus à venir :

    L’Adultisme

    Ce poison invisible qui intoxique les relations parents-enfants.

    En tant que parents ou futurs parents, nous nous engageons à comprendre les besoins physiologiques et émotionnels de nos enfants. Nous cherchons des informations à propos de l’allaitement et de son incidence sur leur santé, nous choisissons au mieux leur alimentation et les jouets que nous leur proposons, nous tentons de leur offrir des expériences propices à leur bon épanouissement. En nous questionnant sur notre propre enfance nous imaginons quels parents nous pourrions être : différents des nôtres ou conformes à leur modèle ? Vous vous êtes peut-être interrogés, comme moi, sur la manière d’élever un garçon dans ce monde afin qu’il ne devienne pas sexiste. De même, comme nous sommes une famille métisse, j’ai aussi songé à la façon dont je pouvais l’aider à comprendre qui il est dans ce brassage multiculturel.

    Nous pouvons aussi opter pour une démarche écologique et nous vivre un quotidien respectueux de l’environnement, pour le bien-être de nos enfants et des générations futures. Ceci est affaire de choix délibérés.

    Pourtant, le plus souvent, les parents ne cherchent guère à comprendre l’impact de l’environnement social et culturel qui contribue à former un point de vue sur les enfants, sur l’enfance et sur le rôle des parents.

    Le courant de pensée dominant sur l’éducation est basé sur le contrôle et la domination. Les écoles, les lieux culturels, religieux et même l’autorité parentale sont utilisés pour légitimer une négation des droits élémentaires des enfants à être traités avec respect et confiance.

    Cette conception du rôle des parents et de la place des enfants dans notre culture a pour origine l’adultisme, une tare qui intoxique les relations parents-enfants.

    Qu’est-ce que l’adultisme ?

    Le professeur Barry Checkoway de l’Université de Ann Arbor dans le Michigan voit dans l’adultisme « Tous les comportements et les attitudes qui partent du postulat que les adultes sont meilleurs que les jeunes, et qu’ils sont autorisés à se comporter avec eux de n’importe quelle manière, sans leur demander leur avis. »

    Pour lui, hormis les prisonniers et quelques autres groupes sous la coupe de diverses institutions, la vie des jeunes en société est sans doute la plus contrôlée. Parce qu’ils considèrent parfois que leur comportement est bénéfique, certains adultes se réservent le droit d’abuser de leur autorité sur les jeunes.

    Lorsqu’un groupe d’adultes est traité de la sorte, on appelle cela de l’oppression. Si nous n’envisageons pas l’adultisme ainsi c’est parce que les générations précédentes ont été éduquées de cette façon et que nous avons intériorisé cette attitude.

    Le fondement de l’adultisme repose une mésestime des jeunes et sur la confusion entre éducation et oppression.

    Pour s’émanciper de cette situation sclérosée, les jeunes vont avoir besoin de la participation active des adultes. La prise de conscience de notre propre tendance à l’adultisme constitue une première étape pour évoluer.

    Les médias portent leur part de responsabilité : Tout au long de notre vie, nous sommes bombardés d’informations sur l’histoire, les coutumes et les traditions, avec souvent un manque de recul favorisant la diffusion des discriminations, des stéréotypes et des préjugés sur certains groupes d’individus, parmi lesquels les enfants, dont le manque de maturité a trop souvent tendance à être considéré comme une déficience.

    J’ai travaillé plus de vingt ans dans l’enseignement supérieur sur la question de l’égalité des chances dans la société. Il m’a pourtant fallu cinq ans, après être devenue parent, pour réaliser que l’oppression que je combattais à l’extérieur de chez moi était fermement établie dans ma propre maison, dans les relations que j’entretenais avec mon premier enfant. J’ai d’abord cru – parce que j’avais des valeurs et convictions peu courantes (comme privilégier la naissance naturelle, pratiquer l’allaitement prolongé, le co-dodo, et ne pas utiliser de châtiments corporels) – qu’user d’autorité sur mes enfants était acceptable dans la mesure où j’avais rejeté les valeurs éducatives dominantes. Et je me suis fourvoyée : j’ai réalisé que l’usage de mon pouvoir et de mon contrôle sur eux semait les graines de l’oppression et de la domination qui allaient se propager à travers eux une fois adulte.

    Lorsque j’ai commencé à travailler à l’université pour aider les étudiants à comprendre comment le racisme, le sexisme, l’homophobie ou le rejet des handicapés fonctionnaient dans notre société, ils avaient déjà expérimenté 20 ans de domination et de contrôle et ils considéraient ce principe comme une norme. C’est à cette époque que j’ai fait le lien entre l’adultisme et les autres formes d’oppression.

    Même si nous combattons le racisme, même si nous luttons pour un monde pacifiste, plus respectueux de l’environnement, si nous abusons de notre pouvoir sur nos enfants, alors nous perpétuons une forme d’oppression. Il serait nécessaire de rééquilibrer cette tutelle nécessaire en attribuant à l’enfant une plus grande part de libre-arbitre.

    Un changement social de grande envergure passe par le rejet de l’adultisme et par une remise en cause de notre propre autorité, pas uniquement celle des grandes institutions parfois corrompues.

    Chaque jour il est nécessaire d’interroger nos plus intimes convictions, de les soumettre au doute, de ne pas laisser s’établir le moindre abus. Cette évolution passe par une modification de notre comportement envers nos enfants afin de permettre à une nouvelle génération de voir le jour, une génération plus confiante.

    Toute relation devrait être guidée par l’écoute, le respect et l’équilibre.

    Source : http://www.kaizen-magazine.com/ladultisme/

  5. Indépendances
    L’indépendance ontologique de l’individu devrait être complétée par l’indépendance énergétique et alimentaire plus ou moins radicales des individus, oscillant entre l’autosuffisance souhaitée à l’hétéro-satisfaction. Pour ce faire et par nécessité, la Fédération mondiale des villes, villages et communes ( FVVC). ordonne que la transition énergétique s’effectue dès maintenant vers des énergies viables, car nous gaspillons actuellement 95% de l’énergie et n’en transformons qu’un quatre millionième d’un pour cent de notre revenu en énergie. ( Buckminster Fuller, dans Critical Path et Institute of science in society, Rapport sur l’énergie.) La transition de l’agriculture industrielle à l’agroécologie se fera en même temps, avec des banques de semences gratuites partout disséminées. par décret. Le Vivant est un bien commun. Dès lors, les brevets sur le vivant et les OGM sont illégaux.
    Le Conseil des Citoyen(es) éclairé(e)s ( CCE), transmet au FVVC le commandement d’obliger l’Institut de recherches happliquées sur l’hargent ( IRHAHA) à déposer un livre Blanc d’ici 8 mois au plus tard, sur la manière et sur le bon moment pour faire la transition du système de comptabilité basé sur l’argent au système de comptabilité basé sur l’énergie, afin de donner un coup de main aux monnaies locales et au troc.
    D’ici là, l’ensemble des multinationales devront obligatoirement payer mille milliards de dollars par jours pour la gravité et la lumière solaire, afin de financer la réparation des infrastructures et de la nature internationales qu’elles ont endommagées, faute de quoi elles seront privées d’oxygène, en toute légitime défense de l’Humanité qui en perdu la jouissance.
    Ces bribes Constitutionnels sont le germe d’une nouvelle Civilisation, empire du futur. 🙂

  6. L’otium ayant généré de bonnes pensée, le Conseil Constitutif d’Urgence Autogéré( CCUA) annonce que le transport public et privé électrique commence demain. Tous les brevets pertinents inventés par l’esprit humain seront mis à contribution pour que seule l’énergie viable soit utilisée pour le transport. L’obsolescence planifiée ne sera plus enseignée dans les Université dès le 20 novembre, par décret.
    Les randonnées pédestres et au besoin, les transports électriques conduiront le peuple aux temples du sport. Mais les sports qui causent les commotions cérébrales sont sous haute surveillance du CCSE ( conseil suprême des sages éclairé(e)s)afin de soumettre aux discussions populaires ce grave problème qui prive l’Assemblée Constituante tirée au sort de possibles bons candidat(e)s via la docimasie.
    Si je délire, excusez-là!:)

  7. Une sélection que j’avais faite en juin 2014 :
    « Comment nos constitutions donnent le pouvoir aux financiers par Dominique Rousseau »

    • Malaise.
      J’ai bien écouté cette vidéo.
      À propos de ce que j’ai écrit précédemment, il me semble que c’est du hors sujet et peut-être même un  » écueil », si je me fie au document :  » Les ateliers constituants », car ce que je’ai écrit est un contenu et non pas un discours sur le contenant, la Constitution.
      Par ailleurs, je m’exprime, ce qui est de l’isegora. Ai-je tort au raison?
      Si j’ai tort, alors j’ai à apprendre au sujet du processus constituant, encore et je n’ai rien à dire avant d’avoir tout appris!
      Est-ce que je me trompe?

      • … ais je tord .. j’ ose vous répondre ?
        Non vous n’ avez pas tord .. mais il s’ agit bien de dépasser l’ opinion, la doxa. Donc oui continuez mais peut-être devriez vous ne pas commencer votre contribution par .. interdire etc.. car vous allez faire de la « peine » aux libertaires, aux universalistes … Je commencerai par article premier : la France est une république « indivisible » :
        I) Larousse : Qui ne peut être divisé … c.a.d
        séparé, distingué en parties … qui,comment, pourquoi ? et reprendre l’interrogation par pourquoi,comment, par qui ?
        Pourquoi : à cause d’ interêts conflictuels .. maitres et esclaves ..
        Qu’ est ce que je crois défendre en tant que pseudo-maitre , en tant que pseudo-esclave ..
        Comment : par la domination
        Qui : ceux qui asservissent, ceux qui dominent
        etc ..

  8. Est-ce que quelqu’un a des nouvelles de Jean-Claude Juncker ?

    Jean-Claude Juncker a disparu.

    Il n’accorde plus aucune interview, il fuit les journalistes, il évite toutes les caméras de télévision, il annule au dernier moment sa participation aux Journées de Bruxelles, etc. Bref, il se cache.

    Et, toujours aussi courageux, il laisse son porte-parole Margaritis Schinas affronter les questions des journalistes sur le scandale Luxleaks.

    Résultat : son porte-parole ne sait pas quoi répondre.

    Son porte-parole ne fait que répéter comme un robot : « M. Juncker est le président de la Commission européenne. Ceux qui doivent fournir les réponses, toutes les réponses, ce sont les autorités luxembourgeoises. »

    Jusqu’à quand Jean-Claude Juncker refusera de s’expliquer sur le scandale Luxleaks ?

    Jusqu’à quand Jean-Claude Juncker se cachera ?

    Lisez cet article :

    Luxleaks : le porte-parole de Juncker refuse d’évoquer son rôle en tant que Premier Ministre du Luxembourg.

    http://www.lesoir.be/700706/article/actualite/fil-info/fil-info-economie/2014-11-06/luxleaks-porte-parole-juncker-refuse-d-evoquer-son-role-en-tant-q

    • Juncker, a disparu, mais non c’est la politique qui a disparue.
      On vient de découvrir l’eau tiède, non mais je rêve;
      les capitaux du monde entier fuient l’impôt, ça ne date pas d’hier a ce que je sache.
      Ce que vous n’avez pas compris, c’est que pour la première fois les oligarques belges se sont fait éjecter dans l’opposition, ils préfèrent une guerre civile plutôt que de perdre leurs privilèges révisez vos classiques vous découvrirez que c’est un procédé très commun.
      ps: pour que mes propos soient bien compris je ne vote plus depuis 20 ans.

  9. Etienne dit :
    une réflexion causale sur la qualité du processus constituant,
    Voukez vous dire « vertu » sans avoir peur des mots … j’ entends vertus au sens de ce que l’ on peut tirer en terme d’ éducation pour soi et les autres du processus constituant. Je vous propose de lire ce texte (peut-être en diagonal  » c’ est issue d’ un courant américain :
    « Dans l’épistémologie américaine, depuis une vingtaine d’années se développe un courant appelé « Virtue Epistemology » »
    « Épistémologie » n’a pas ici le sens d’« étude historique et philosophique des doctrines et des concepts scientifiques », celui qui s’est imposé en France depuis soixante ans à peu près, mais le sens de « philosophie de la connaissance ». »

    Vertus épistémiques, émotions cognitives et éducation
    http://educationdidactique.revues.org/380

    le concept d’ émotions cognitives me parle ainsi que vertus épistémiques qui nous légitiment

    • Sans perdre de vue évidemment l’ objectif réel qui est la désignation d’ une assemblée constituante par le Tirage Au Sort parmi les « citoyens »
      G

    • En d’ autres termes on ne saurait se tromper comme cœur collectif .. en effet il n’ y a pas que le cerveau (raisonnable) collectif mais aussi le cœur et les émotions cognitives au delà de nos croyances epistémiques

      un futur citoyen

      • En effet c’est tout le probleme du choc philosophique entre civilisations: nous philosophons avec notre tete, les chinois avec leur coeur… On retrouve la meme difference dans le mot « meditation »: nous voyons la meditation comme « periode d’incubation imaginative », alors que les chinois la voient comme « faire le vide »… dans « l’orage » des emotions.
        De plus, en medecine chinoise (je commence tout juste) le Qi subtil est produit au niveau du coeur par la « fusion » des matieres (yin) venant des reins et du Qi de l’air (yang) venant des poumons. Coeur et poumons sont donc « l’usine a Qi »; le Qi lui-meme n’etant qu’une representation du systeme hormonal (avec differents Qi suivant les organes/entrailles)… Bref…

  10. A ce propos .. en complément de l’ affrontement contre la police .. peut-être faudrait t il demander aux syndicats de police de s’ exprimer sur la mort de Remi Fraisse
    N’ avez vous pas honte en tant qu’ hommes ?

  11. La vraie justice restaurative est dans l’ acte constituant :

    Vite un re-constituant 😉

    Née outre-Atlantique voici quelques dizaines d’années, mais encore mal connue en France, la justice restaurative (restorative justice en anglais, parfois traduite par justice réparatrice) offre une autre approche que la justice punitive. La justice restaurative prend en considération les auteurs, les victimes, leurs proches mais aussi la communauté. Elle vise à les restaurer dans leur intégrité et dans leurs liens sociaux afin leur permettre, malgré tous les dommages, subis ou causés, de se reconstruire. Ce n’est pas une justice de l’excuse ou de la démission. C’est une justice soucieuse de l’avenir.

  12. Courrier de Philippe

    ENVOI EN NOMBRE

    Bonjour les amiES,

    Dominique Rousseau professeur de droit constitutionnel dit :

    « Dans les dernières années, toutes les questions importantes ont été sorties non par des députés, mais par les lanceurs d’alerte. La société est capable de mettre sur la place publique non seulement les questions qui font problème, comme la santé, l’alimentation, le logement, mais elle est aussi capable de produire des réponses, d’imaginer des règles nouvelles pour l’intérêt général. »

    Il souligne aussi que les élites politiques estiment que les citoyens sont incompétents pour définir ce qu’est l’intérêt général de la société et jugent donc normal de définir eux-mêmes ce qu’il est. C’est ce qui entraine la cassure de plus en plus profonde entre les gouvernements et les peuples. La « pensée d’État » construite sur des abstractions doit céder la place à une « pensée de la société. »

    Un premier pas, car ce n’est pas le seul pour aller dans le sens d’une réconciliation entre les citoyens et leurs élus serait d’instituer un referendum d’initiative populaire. Pour que les citoyens puissent rependre la place et le pouvoir qu’ils ont abandonné (ou qu,on leur a retiré) ne croyez vous pas qu’il faut soutenir cette idée chaque fois qu’elle se présente ?
    http://www.article3.fr/actions/petition-pour-l-instauration-du-referendum-d-initiative-citoyenne-en-france

    Amicalement

    Philippe

    • Quémander le référendum (qu’est ce d’autre qu’une pétition ? ) ? Alors que c’est un élément central à la démocratie …. C’est placer bien bas ce que nous devons exiger ; exiger c’est refuser la désignation des représentants , temps que l’article 3 ne sera pas visité et mise en musique ; ce qui ni plus ni moins est un acte constituant.

      • 😉 Je ne suis pas aussi intégriste que mes idées 😉

        Le cas est un peu particulier puisque le référendum est inscrit dans la constitution, certes avec un ou, dont on ne sait s’il est inclusif ou exclusif (OR versus XOR), certes sans que soit spécifié qui est l’initiant.

        Il y a peut être matière à alerter un tribunal supranational.
        Un juriste dans la salle ?

        • Il y a là matière à alerter le conseil constitutionnel ; mais ce serait peine perdu parce qu’ils savent tout ça ; effectivement c’est là où l’on voit que la constitution ne doit pas être confié à des hommes de pouvoir et des professionnels .Théoriquement c’est le président de la république qui est garant de la constitution et de la souveraineté populaire ! belle rigolade !
          Je pense qu’il serait intéressant de porter plainte; mais moi aussi je ne suis pas juriste et ne sait pas comment faire .

          • Ana Sailland

            DUDH (déclaration universelle des droits de l’humain)

            Article 21
            1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.
            2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.
            3. La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

            Dans le point 1 on retrouve la même ambiguïté avec le « soit soit » que plus haut avec le « ou ».
            Il n’y avait donc pas de mathématicien parmi les rédacteurs 😉

            Les points 1 & 3 sont contradictoires :
            Le point 3 institue la réduction de la volonté populaire à l’élection de ses représentants !!!
            Pour toute la planète, tous les peuples, à toutes les époques, car tel est le sens du mot universel !!!

            Cet article 21 est particulièrement important pour nous qui sommes sensibles au vice de l’élection, car il permet au delà du cas particulier de capter un point important.

            Je me souviens de l’enthousiasme du cher Stépahne Hessel lorsqu’il soulignait l’importance du mot universel. J’aimais cet enthousiasme mais ne le partageais pas, du moins pas à 100%.

            Je le répète pour l’avoir déjà écrit : il n’existe pas de droit universel intrinsèque : l’expression d’un principe est toujours celle d’un groupe et ne saurait donc être universelle ;;; la reconnaissance de la plasticité des valeurs est une nécessaire protection contre la fausse universalité décrétée par un temps ou un groupe humain )))

          • « Je le répète pour l’avoir déjà écrit : il n’existe pas de droit universel intrinsèque : l’expression d’un principe est toujours celle d’un groupe et ne saurait donc être universelle ;;; la reconnaissance de la plasticité des valeurs est une nécessaire protection contre la fausse universalité décrétée par un temps ou un groupe humain ))) »

            N’aurait tu pas là énoncé un principe universel ? C’est à dire le principe que ni toi ni moi ni aucun groupe humain ne possède l’universalité .
            l’article 3 de l’actuelle constitution est très fort :
            « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
            Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »
            Il n’y a pas de ou mais un et ; le référendum n’est pas facultatif ,c’est une obligation . Et le « Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice » est très clair ; aucune section comprend donc aussi les représentants qui, si le référendum est laissé en friche, violent mécaniquement la constitution en s’attribuant l’exercice de la souveraineté populaire .
            C’est un scandale un peu plus épais que celui dont on nous rabat les oreilles avec Fillon! Mais personne , je dis bien personne n’a relevé la chose . Sans doute parce que tout le monde est attaché à défendre SA cause ; alors que la voie de la réflexion collective et de la décision collective oblige à prendre en compte l’autre et brise nos certitudes ou volonté de pouvoir .

          • Ana Sailland

            Le principe de non universalité est il universel 😉
            J’y avais pensé.
            Sauf qu’il ne s’agit pas d’une opinion mais de math : si un groupe énonce un principe, c’est son principe, défini par son opinion, et il ne peut en démontrer l’universalité, ne serait ce que puisque les générations futures ne sont pas consultées, ou puisqu’il n’est tout simplement pas la totalité du peuple, ni celle des peuples.

            ;;;;;;;;;

            Dans « nos » textes (qui sont les leurs), il y a l’annonce du respect de la déclaration de 1789, du préambule de 1946, des droits de l’homme.

            Il y aurait possibilité de chercher des contradictions, mais « ils » sont malins, et quand ça devient critique « ils » ont rédigé flou.

            La constitution est vraiment écrite contre nous, mais avec art et habileté :
            Des failles affleurent mais inexploitables.

          • Ana Sailland

            encore @DJ

            « Le référendum est obligatoire » >>> Certes, mais il est à l’initiative du prince, et aucun principe écrit ne contredit cet état de fait.

             » « Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice » est très clair ; aucune section comprend donc aussi les représentants »
            >>>
            Ben non, car les représentants ne sont pas une section du peuple mais l’outil pour le peuple de faire valoir sa volonté. C’est certes inacceptable, mais … constitutionnel ……

            On s’est fait avoir en 1789. Point final 😉

          • Nous ne sommes pas en 1789 mais en 2014 et tout reste possible .
            Je vais te réécrire ce qui est écrit en 1 ,l’article en question et en 2 ce que toi tu lis :

            1)« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
            Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »
            2) « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants.
            Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.  »
            On se fait avoir en 2014 .
            Ce qui serait intéressant c’est de comprendre le pourquoi .Rien ne nous ( militants, société civile) empêche de revendiquer d’une manière forte et intransigeante ,revendication unitaire, cet article ; c’est à dire d’abord son étude approfondi , ce qui relève du travail constituant puis sa mise en œuvre .
            Mais c’est mieux de demander , quémander , le non cumul , le tirage au sort , le RIP ? Au moins on ne demande pas tout d’un coup ; de peur qu’après on s’ennuie ?

          • Ana Sailland

            Ces textes instituent la délégation de pouvoir.
            Et aucune section ne s’approprie puisque nous confions nos intérêts à des représentants.
            Les gens qui ont rédigé ça sont des champions de la xyloglossie.
            Leur truc se tient.

            Par contre, dans la DUDH, qui reste référence reconnue et signée, il y a une faille dans le vocabulaire :

            Je reviens sur l’article 21 Point 1 de la DUDH

            Article 21 :
            1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit DIRECTEMENT, soit par l’intermédiaire de représentants LIBREMENT choisis.

            « Directement », je ne peux pas. Sauf à me présenter aux élections, et en cas de non élection, je ne participe pas.

            « Par l’intermédiaire de représentants librement choisis » je ne peux pas non plus puisque les candidats aux élections sont filtrés par d’autres que moi.
            Si je veux être représentée par mon avocat, c’est impossible.
            Par ma voisine non plus.
            Je ne choisis donc pas librement mes représentants.
            Et la DUDH ne parle en aucun cas de représentants choisis par tous et pour tous.

            Ce n’est pas du soit soit mais du ni ni.

            Ensuite comment plaider et où, là est la question …

            N’oublions pas que les « tribunaux » en lice sont cul et chemise avec la partie adverse, quand il ne sont pas carrément nommés par elle.

          • Ana Sailland

            Présidence de la république :

            Le coup des 500 signatures n’est pas compatible avec la DUDH qui spécifie que JE peux choisir librement MES représentants.
            Et ce mécanisme m’empêche de me présenter en vue de participer directement, ce qui serait gonflé, j’en conviens, mais le droit m’en est reconnu.

          • Toujours pas vraiment d’accord avec toi ; le texte désigne clairement l’exercice de la souveraineté et « la voie du référendum  » n’est pas facultative ; elle se situe sans restriction à égalité avec la désignation des représentants ; cela dit le problème n’est pas vraiment seulement juridique et comme tu le souligne la justice est politisée ;
            le problème est bien politique et il reste entier : personne , aucun parti , aucun mouvement ne revendique clairement la présence d’un outil public permettant de réfléchir et décider ensemble ; il n’y a pas de revendication frontale , pas d’exigence organisée et clairement formulée de ce qui n’est que la démocratie .

            Pour le coup des 500 signature pour la présidence , là non plus la constitution n’est pas respectée puisque le scrutin présidentiel est DIRECT . Tout le monde devrait pouvoir se présenter et ce sont les électeurs qui dans un premier tour trieraient un certain nombre de candidats , 10 ou 5 peu importe ,à définir.
            Si on cède sur ces principe , on avale tout le reste . C’est ce qui se passe.
            Plus j’avance et plus je me rends compte que la démocratie n’est pas comprise et par conséquent pas désirée.

  13. Le dernier commentaire en est un sur le contenu: La constitution. Bravo!
    Je suis étranger à la France En ce sens, ma participation est  » irrationnelle ». Monsieur Chouard, en disant que les problèmes que nous vivons sont la conséquence de notre démission à écrire la constitution. Cela veut-il dire que ce n’est que lorsqu’elle sera écrite citoyennement que nous parler ici de problèmes à régler par des lois ? Les commentaires devraient-ils alors ne concerner que la constituion, comme le fait le précédent? Si oui, peut -être faut -il un nouvelle section au blog pour l’isegora seulement?

    • Oui monsieur : Cela veut-il dire que ce n’est que lorsqu’elle sera écrite citoyennement que nous parler ici de problèmes à régler par des lois ?
      Des lois écrites et adoptées par l’ ensemble des citoyens, c’ est ce que peut garantir une constitution.
      Mais vous dites : que ce n’ est que lorsqu ‘elle sera .. nous parler .. seulement après ? … l’ un n’ est pas exclusif de l’ autre ? … et le débat légitime certaines centralitées ou priorités … Mais en effet les choix de société seront décidés après non ?

  14. Merci Etienne, pour cette interview de Rousseau et la suite de la vidéo de Médiapart avec le représentant de Podémos. 🙂

  15. Ce loby( Atlantic Council ) semble déterminent dans le domaine de l’info

    http://anticons.wordpress.com/2014/11/10/atlantic-council-lofficine-de-propagande-de-lotan/

  16. une harley, et un fling, au niveau de la symbolique c’est très moyen.
    Ne pas confondre une noble cause avec une affiche de pub grossière.

  17. Ces affiches sont là pourquoi, a votre avis?

    • Ces affiches font rire et cela fait du bien.

      • Elles ne sont sans doute pas à prendre au premier degré… Et permettent de faire circuler l’idée. Pour en arriver à comprendre qu’il s’agit d’une noble cause, il faut d’abord savoir qu’elle existe. Enfin ce n’est que mon avis.

        • Et parce que la Démocratie concerne la diversité, il est bon et utile d’aborder la Cause sous les angles, des plus réfléchis aux plus ludiques…

  18. « Le souci des plus pauvres, Dufourny, la Révolution française et la démocratie »

    Essai de Michèle Grenot, 426 pages, Éditions Quart Monde, février 2014, http://www.editionsquartmonde.org/Le-souci-des-plus-pauvres?var_recherche=Le%20souci%20des%20plus%20pauvres

    Voici une recension de ce livre :

    Une démocratie inachevée…

    C’est une étude magistrale et passionnante que nous propose l’auteure qui dans la publication de sa thèse revient largement sur la période révolutionnaire et sur une problématique souvent ignorée ou peu abordée : celle relative à la démocratie et à l’accès de tous les adultes aux droits politiques.

    Le suffrage universel n’existait pas et n’a pas été conquis lors de cette révolution française de 1789 :

    Les femmes en ont été exclues, ainsi que les pauvres, ceux qui n’avaient pas de domicile fixe et ceux qui n’étaient pas assujettis à l’impôt.

    Michèle Grenot nous entraîne dans les combats et les débats qui ont traversé cette fin de siècle révolutionnaire.

    C’est ainsi que nous découvrons un personnage historique peu suffisamment connu qui a défendu dès la préparation des états généraux, l’idée que la discrimination était inacceptable.

    Tous les citoyens devaient avoir droit à la parole.

    Malheureusement les infortunés, ils sont en nombre, seront exclus des lieux de débat et de décisions.

    Seule, la constitution de 1793 ira dans la bonne direction malgré ses imperfections : les conditions de cens ( versement d’un impôt) sont supprimées certes mais il faut pour être citoyen disposer d’un domicile..

    Dufourny va continuer à œuvrer inlassablement pour la démocratie ouverte à tous, y compris contre son propre camp.

    Malheureusement la réaction thermidorienne et la constitution de 1795 vont balayer les quelques avancées obtenues.

    Ce quart monde, victime de la famine, de la pauvreté doit pouvoir obtenir enfin des conditions décentes de vie et disposer des droits politiques….

    C’est pour Dufourny une exigence ce qui le conduit à continuer jusqu’à sa mort à défendre cette orientation.

    Quand l’auteure de cette œuvre passionnante évoque Dufourny, son action et son regard critique sur la société de la fin du 19 ème siècle, on a l’impression à la lecture de ses lignes qu’il existe quelques ressemblances avec la France d’aujourd’hui :

    Les vexations suivent et accompagnent l’infortune :

    « Nombreuses sont les occasions d’avoir des démêlés avec la justice, endettement, vagabondage, mendicité, non- paiement de loyers, de nourrices….Il ajoute les « tourments de l’âme », ce qui veut dire sans doute l’angoisse du lendemain, de l’absence de toit, de travail….. »

    Ce que Louis-Pierre Dufourny ne pouvait pas prévoir, c’est que 220 ans après sa mort, la pauvreté ne serait pas endiguée et qu’un français sur 7 vivrait sous le seuil de pauvreté…..

    Le combat qu’il a mené courageusement, sans faiblir est poursuivi aujourd’hui par de nombreuses associations comme ATD Quart Monde afin que chacun et chacune puisse participer à la vie politique et accéder à tous les droits sociaux.

    Jean-François Chalot

    Source : http://www.familles-laiques-de-vaux-le-penil.fr/article-le-souci-des-plus-pauvres-124975585.html

    http://www.academia.edu/6951881/Postface_au_livre_de_Mich%C3%A8le_Grenot_Le_souci_des_plus_pauvres._Dufourny_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_et_la_d%C3%A9mocratie

    http://www.atd-quartmonde.fr/

  19. A propos de Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de la présidence de la République :

    Le député socialiste Emmanuel Maurel dit de Jean-Pierre Jouyet : « Ce qu’il incarne avec Emmanuel Macron, je ne suis pas certain que cela rassure. Au moment des coupes budgétaires, lors du projet de loi de finances de l’automne, nous serons nombreux à nous y opposer. »

    Effectivement, le nouveau secrétaire général est un symbole. Symbole de la technocratie europhile si souvent brocardée par les extrêmes et les démagogues. Il a tous les insignes du politiquement correct. Bercy, le Trésor, l’inspection des Finances, la banque… Il connaît tous les patrons. Préside l’institut Aspen France qui sélectionne les Young Leaders. Est membre du conseil d’administration du Siècle… En revanche, un tel profil, à ce poste central, est rassurant pour les milieux d’affaires, pour Bruxelles, Berlin, Rome. Si François Hollande réussit, Jean-Pierre Jouyet pourra s’enorgueillir d’avoir contribué à faire évoluer la vieille gauche. S’il échoue, ce sera le goudron et les plumes.

    http://www.challenges.fr/economie/20141110.CHA0038/jouyet-l-homme-qui-rassurait-le-president.html

    Jean-Pierre Jouyet :
    1- Symbole de la technocratie europhile.
    2- Carrière dans la banque : président de Barclays France en 2005.
    3- Préside l’institut Aspen France qui sélectionne les Young Leaders. 
    4- Membre du conseil d’administration du Siècle.

    En clair :

    Jean-Pierre Jouyet est l’incarnation de la nouvelle aristocratie.

    Cette nouvelle aristocratie subira le sort de l’ancienne aristocratie.

    Ils finiront la tête au bout d’une pique.

  20. La France n’est plus une république.

    La France n’est plus une démocratie.

    En réalité, ce sont 2000 familles qui ont tous les pouvoirs.

    En réalité, ces 2000 familles forment la nouvelle aristocratie.

    La nouvelle aristocratie subira le sort de l’ancienne aristocratie.

    Ils finiront la tête au bout d’une pique.

    Lisez cet article :

    Bienvenue dans la bulle.

    L’un est secrétaire général de la présidence de la République, et l’autre, l’un des principaux leaders de l’opposition. Pourtant, quand Jean-Pierre Jouyet et François Fillon déjeunent, ce sont deux amis – deux anciens collaborateurs, même – qui se retrouvent dans un restaurant proche de l’Elysée… Retour sur cet entre-soi auquel « Marianne » consacre un dossier dans son numéro actuellement en kiosques.

    Le 20 octobre au matin, les Français ont appris le décès accidentel du PDG de Total, Christophe de Margerie, et ceux qui regardaient France 2 ont aussi appris que le grand patron était un proche du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. « C’est un ami que je perds », a expliqué le jeune hôte de Bercy, visiblement ému.

    En entendant cela, l’un de ses collègues du gouvernement a failli s’étouffer avec son café du matin… « Il pouvait saluer le capitaine d’industrie, l’homme jovial, mais expliquer aux Français qu’il pleurait son-ami-le-symbole-du-CAC, où avait-il la tête ?… Il est ministre de gauche -- ministre de gauche, ça veut dire quelque chose quand même, non ? »
     
    Au moins Emmanuel Macron a-t-il le mérite de la sincérité… Rejeton revendiqué à la fois par Jean-Pierre Jouyet et par Jacques Attali, le jeune inspecteur des finances a été biberonné au lait du Tout-Paris et aux douceurs de l’entre-soi. Un bébé « bulle », comme le monde clos et déconnecté dans lequel il évolue et où l’ont propulsé ses deux Pygmalion…

    « Tout change. Rien ne change. Les crises et les présidents se succèdent, mais il fait toujours bon dans le petit jardin de Jacques Attali », ciselaient récemment nos confrères du Point dans un article décrivant les dîners « sans tralala » organisés par l’ancien sherpa de Mitterrand, dans lesquels grenouillent -- avec élégance et simplicité -- politiques de droite, de gauche, grands patrons, éditorialistes chic et chocs, mais où chacun est prié de laisser ses opinions et ses dissensions à la porte. « Dans cette maison, on est en terrain neutre », surenchérit Attali.
     
    Comme chez les Jouyet, Jean-Pierre -- secrétaire général de l’Elysée -- et son épouse Brigitte, auxquels le Monde, cette fois, a récemment consacré un portrait éloquent. Chez eux, « les soirs d’élections, que la gauche ou la droite l’emporte, on trouve toujours une moitié de convives pour fêter la victoire au champagne rosé… Taittinger ».
     
    Car Madame Jouyet, née Brigitte Taittinger, est de la famille de la célèbre maison des champagne Taittinger. Tout comme l’était Christophe de Margerie, son cousin, l’ami d’Emmanuel Macron, disciple de Jean-Pierre Jouyet. Vous suivez ?

    Dans son article sur les obsèques du patron de Total, justement, Paris Match dresse un portrait chirurgical de cette « caste au pouvoir », ces « brahmanes républicains, discrets et courtois, qui tiennent la France. […] 2 000 familles bon chic bon genre, qui n’ont même pas besoin de se connaître pour se reconnaître ».
     
    C’est ainsi. Le collègue outré d’Emmanuel Macron a beau en recracher son café, « ministre de gauche », ça ne veut plus vraiment dire grand-chose.

    « Du fait de l’épuisement des grandes divisions horizontales nées de la Révolution française (droite et gauche), nous revenons aux divisions verticales (haut et bas) définies au XVIe siècle par Guichardin qui opposait le palazzo à la piazza [le palais à la place] », analyse l’essayiste Jacques de Saint Victor, dans la Revue des deux mondes.
     
    Guichardin -- Guicciardini pour les italophones -, contemporain méconnu de Machiavel, écrivait : « Il existe souvent entre le palais et la place un brouillard si épais ou un mur si massif que, le regard des hommes n’y pénétrant pas, le peuple en sait tout aussi long sur ce que fait celui qui gouverne ou sur les raisons pour lesquelles il le fait que sur les affaires des Indes. »
     
    C’était il y a cinq siècles.

    http://www.marianne.net/Bienvenue-dans-la-bulle_a242750.html

  21. « Ils finiront la tête au bout d’une pique »

    Il me semble que le statut de simple citoyen copropriétaire de la décision, statut que nous briguons pour nous-mêmes, serait déjà à leurs yeux une punition suffisante, mais ô combien plus formatrice que la mort.

  22. L’enjeu d’une constitution digne de ce nom :
    permettre aux humains vivant en société de combattre ou de fuir en cas d’agression :

    Inhibition de l’action (Henri Laborit)

    • Bonjour Étienne! C’est la première fois que l’enjeu est ainsi nommé. Il y avait expérience démocratique, vraie démocratie. Maintenant, peut-être plus pratiquement, la possibilité de fuir ou de combattre en cas d’agression.
      Dans ce cas, que pourrait être l’agression ( le choc électrique)? La fuite c’est émigrer? Maintenant , dans l’oligarchie, il y a possibilité de fuite: émigrer et il y a possibilité de combattre: la plan c. Je me trompe?

      • En première approche, je reliais la possibilité de fuir avec le droit de sécession, aussi bien pour un individu que pour une commune ou un État (droit que je trouve fondamental mais pas facile à respecter, que je demande souvent d’étudier en ateliers constituants).

        Mais peut-être y a-t-il d’autres applications institutionnelles de cette importante issue (fuir pour ne pas devenir fou de douleur).

        • Très intéressant. En certaines occasions, alors, on pourrait dire: Je fuis donc je suis!

        • Oui, le droit de sécession collectif et individuel doit être constitutionnel.

          N’est-ce pas ce désir de sécession entre la Corse et Gênes qui a inspiré la toute première constitution en 1735 ?

          N’est-ce pas ce désir de sécession qui est à l’origine de la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique avec le royaume de Grande-Bretagne en 1776 ?

          N’est-ce pas ce désir de sécession entre la bourgeoisie française et le royaume de France qui a motivé la constitution de 1791 ?

          Mais pas simple à structurer sans léser ni privilégier personne…

          • Ana Sailland

            Environ 80,7% des votants au référendum symbolique de dimanche ont souhaité que la Catalogne prenne son indépendance de l’Espagne. Le vote n’est pas reconnu par Madrid.

        • Raoul Vaneigem : Déclarations des droits de l’ être humain
          (de la souveraineté de la vie comme dépassement des droits de l’ homme)
          Article 10b3 (page 84) :
          Tout être humain a le droit de substituer aux gouvernements étatiques une fédérations mondiale de petites collectivités locales où la qualité des individus garantisse l’ humanité des sociétés.
          Il me semble que ça va dans le même sens

        • Je pense que ça résume bien la difficulté de nos projets :

          Voici une petite phrase de William Blum qui mérite réflexion :

          « Si j’étais le président, je pourrais arrêter le terrorisme contre les Etats-Unis en quelques jours. Définitivement.

          D’abord je demanderais pardon – très publiquement et très sincèrement – à tous les veuves et orphelins, les victimes de tortures et les pauvres, et les millions et millions d’autres victimes de l’Impérialisme Américain.

          Puis j’annoncerais la fin des interventions des Etats-Unis à travers le monde et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51ème Etat de l’Union mais – bizarrement – un pays étranger.

          Je réduirais alors le budget militaire d’au moins 90% et consacrerais les économies réalisées à indemniser nos victimes et à réparer les dégâts provoqués par nos bombardements.

          Il y aurait suffisamment d’argent. Savez-vous à combien s’élève le budget militaire pour une année ? Une seule année. À plus de 20.000 dollars par heure depuis la naissance de Jésus Christ.

          Voilà ce que je ferais au cours de mes trois premiers jours à la Maison Blanche…

          Le quatrième jour, je serais assassiné. »

          Source : http://reseauinternational.net/mediter-ce-quobama-risque-detre-assassine/

    • Est-ce que le livre l’homme imaginant est à considérer? Ma cohorte ne jurait que par lui! ( en études en travail social)

    • Merci Étienne .. je suis très sensible à ce que vous venez de publier (pour des raisons personnelles) … Avez vous lu les : Déclarations des droits de l’ être Humain de Raoul Vaneigem
      (de la souveraineté de la vie comme dépassements des droits de l’ homme)
      Article 26 : -- Tout être humain a le droit de vaincre la terreur et d’ apprivoiser la peur
      Article 27 -- Tout être humain a le droit de refuser la menace
      Article 51 -- Tout être humain a le droit de miser sur la violence du vivant pour parer aux violences de la mort :
      Commentaire : 1 le droit de détruire ce qui nous détruit expose au risque de nous détruire nous-mêmes si nous ne confions pas à la volonté de vivre le soin d’ éliminer ce qui la contrarie. L’ offensive du vivant sur tous les fronts de l’ existence est la meilleure défense contre ce qui perpétue la violence de la mort, de la haine, de l’ exclusion, de l’ oppression.
      http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/CHM/P3/9782862748399.JPG

      • Ah je n’ ai pas réussi mon coup sur le lien … bof

      • Nous sommes la classe de la conscience contre … le parti de la mort

        heu ça devais être dit .. lol

        • Oui, la Nature n’est pas seulement ce recentrement en moi, en nous, Elle est aussi et surtout ce chemin a suivre et ce juste milieu, cette pleine conscience du monde et de nous-même, tout ce qu’il y a à faire, le plus librement du monde mais ces garde-fous, ces règles de conduite, cette éthique en soi et ce respect d’autrui et non plus cette arrogance élitiste, cette prétention accaparât riche, contre-nature… Je suis la plus insignifiante des fourmis en même temps que cet esprit indomptable et supérieur, et c’est bien à des personnalités aussi désintéressées et insignifiantes comme nous et d’autres, multiples, complémentaires, interchangeableś qu’il appartient de montrer le bon chemin, entre bocages enchanteurs et subsidiarite par le bas.

    • « permettre aux humains vivant en société de combattre ou de fuir en cas d’agression »

      Ce qui est intéressant ici, c’est que l’agression n’a rien a voir avec celui qui envoie les décharges. Elle a pour but de libérer la violence vers un autre sujet que soit même.
      Puis je me dois de rajouter que dans ces processus, il y a aussi LA MUTATION, qui permet au sujet, si il ne peut fuir de pouvoir changer et donc tenter d’échapper à sa condition. Si on se considère actuellement en « mutation », le relativisme qui naît alors de notre Histoire fait froid dans le dos.

  23. Heu, Étienne, c’est Henri et non pas Pierre.
    [Merci Zedav. Où avais-je donc la tête ? ÉC]

    J’apprécie beaucoup la pensée de cet homme et je recommande très chaudement ses livres (La nouvelle grille; l’éloge de la fuite; l’homme et la ville; etc.) qui vont évidemment bien au-delà de ce que pouvait faire le film de Resnais et qui permettent de comprendre en quoi nous sommes d’abord du vivant, bien plus fondamentalement que des êtres humains.

  24. Je viens de voir sur france 3 que la police municipale à travers ses syndicats s’ insurgent contre le maire de Montpellier d’ entraîner de force les « pauvres » à la périphérie de la ville … bravo à ces syndicats

    • Sic transit Res Publica -> « Res Privata Caesaris »

    • Voilà je vais faire ma critique … je dis après coup beurk …
      D’ abord je vous concède le droit J-Stephane de mettre ce document derrière le mien … osez dire que les deux n’ ont pas de lien ? alors j’ arrête …
      Pensez vous qu’ il serait utile de faire en sorte que les policiers en tant que corps ou à titre individuel puissent s »‘exerce à écrire la constitution où les considérez vous comme des sous-hommes qui aura à se défaire de leur corporation ?
      Pensez vous qu’ il faille les mettre dans l’ impasse ?
      Je suppose (je ne suis pas de la police) qu’ ils ont compris que une de leur mission est de défendre la Loi écrite par d’ autres qu’ eux-même et que les citoyens. Ils ont tous les jours à défendre la propriété privées des biens des plus riches, et ces lois faites pour des riches et aussi ils portent secours et sont confrontés aux crimes les plus crimes les plus sanglants, les grandes détresses humaines. Croyez vous qu’ ils ne réfléchissent pas à ces contradictions ? Croyez vous qu’ ils soient insensibles aux malheurs ? Croyez vous qu’ ils se sentent aimés ?
      Ils doivent écrire avec nous la constitution comme citoyens.
      D’ ailleurs d’ un point de vue tactique de maintien de l’ ordre croyez vous que cela soit si débile d’ infiltrer les manifs … bien que se soit assez drôle de les avoir démasqués … le choix doit être fait dans le camp … camarade choisit ton camp … nous devons trouvé des tactiques et stratégies communes

      • D’ ailleurs à ce titre je me demande comment ils font comme corporation pour exister … cela ne semble par êtres les mêmes personnes qui s’ occupent des crimes sanglants par exemple et ceux qui tirent dans le tas des manifestants

        • En atelier ( on apprends plein de choses en atelier !!!) quelqu’un nous a relaté à Poisy un propos tenu par un de ces obéisseurs musclés :

          Nous on fait notre métier, et c’est à vous de faire en sorte que nous recevions les bons ordres.

          Intéressant non ?

          Et c’est très logique en fait :

          à partir du moment où il accepte que la force est ou serait nécessaire, c’est au corps social de s’en maintenir le maître et de ne point autoriser quelque section du peuple, fut elle élue, à s’en emparer.

          S’il a permis cette captation, si par ruse certains se sont présentés comme guides légitimes à détenir et la loi et l’exécution de la loi, et la force, sans pourtant que ne soit inscrit dans les textes un devoir de respect du corps social ni de son âme ni de son Esprit, il (le corps social) se trouve chroniquement dans un bien mauvais cas, qui se voit contraint à choisir entre d’une part la soumission (béate ou douloureuse, peu importe) et d’autre part la révolte contre cette force qui devrait être sienne et pourtant est payée pour limiter sa liberté et son expression.

          Osons rappeler la déclaration inappliquée de 1793 :

          Article 33. -- La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme.

          Article 34. -- Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

          Article 35. -- Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

          Je souligne le fait que ce texte est mis en valeur sur le site conseil-constitutionnel.fr

          Ainsi donc, même si ces trois articles ne sont pas inscrits dans l’actuelle constitution, ils sont écrits en lettres de feu dans l’inconscient collectif par ceux-là même qui en font lettre morte.

          Lorsqu’un préfet lance des troupes contre un argument qui ne dispose pour être exprimé que du corps des plus courageux, ainsi donc ce salarié du peuple commet il un crime contre le peuple.

          ;;;;;;;;;;

          En argentine après la dictature, parmi les anciens complices, certains petits malins réussirent à conserver du pouvoir, et ainsi purent faire voter la « loi d’obéissance due » qui les mettait à l’abri de poursuites.

          Il fallut plus de trente ans pour que cette loi fut abolie.
          (Et le député de Tucuman fut alors condamné)

          Un thème d’atelier serait passionnant quoique délicat à conclure tant le sujet est complexe :

          Comment rendre compatible le statut d’obéisseur avec la conscience et la responsabilité de celui qui obéit.

          Dans le cas des forces armées, mais aussi ailleurs.

          • Ana Sailland

            Le cas militaire et le cas policier ne sont pas équivalents.
            Quoique comportant de nombreuses similitudes.
            Il peut être anormal que des militaires soient chargés de l’ordre intérieur.

            Je ne m’intéresse ici qu’au cas intérieur.

            Sur une autre planète :
            Droit et devoir d’objection de conscience :

            Tout défenseur de l’ordre intérieur, quelle que soit sa position, doit disposer du droit de désobéissance chaque fois que sa conscience lui rend évident le fait que son obéissance irait contre ses idées personnelles.
            Cette désobéissance ne doit impliquer aucune représaille, ni salariale, ni sur son grade, ni sur son plan de carrière, ni sur le lieu de son affectation.

            Tout défenseur de l’ordre intérieur doit être formé à identifier les trahisons par sa hiérarchie des valeurs de la république.
            Cette formation transforme son devoir de désobéissance en devoir de désobéissance.

            Il existe des cas où l’obéissance constitue un crime imprescriptible.

            A ma connaissance, la législation actuelle ne traite pas ni du droit ni du devoir de désobéissance.
            Détrompez moi 😉

          • Ana Sailland

            Gasp

            Cette formation transforme son devoir -> Cette formation transforme son droit

          • « Nous on fait notre métier, et c’est à vous de faire en sorte que nous recevions les bons ordres. »

            Très intéressante cette remarque, ça appel à lui demander s’il s’y engage une fois l’uniforme au vestiaire, là risque de schizophrénie en faisant face à ses collègues, ou bien est-il toujours en service, toujours violant, habillé en civil au milieu des civils, et là c’est le syndrome de Stockholm.

            S’il ne se sent à aucun moment citoyen, a-t-il au moins conscience que son désintéressement protège ceux qui sont constamment en conflit d’intérêts et opprime ceux qui s’intéressent à changer la loi qui les oblige à obéir aux ordres immoraux ?

          • Ana Sailland

            @J-Stéphane | 13 novembre 2014 at 14:15 |

            Ce qui est essentiel dans cette réponse, c’est à mon avis qu’elle nous met face à NOTRE responsabilité.

          • S’il s’agit bien des propos d’un soldat de l’oligarchie, c’est bien comme ça que je l’entends.

            Sous l’uniforme de cet  » obéisseur musclé « , il y a bien un civil lambda, donc, il serait intéressant d’entendre un peu plus que « Nous on fait notre métier, et c’est à vous de faire en sorte que nous recevions les bons ordres. », il dit bien vous, et non nous.

            J’aimerais comprendre comment il gère cette double responsabilité, parce que moi mes responsabilités privées ont priorité sur mes responsabilités professionnelles. J’ai souvent changé d’entreprise et même de métier pour ne pas mal traiter mes proches et être en accord avec mes idées.

            Aussi je me fais la réflexion suivante ; quand le citoyen fait face à ses responsabilités en votant, ceux qui ont le pouvoir de la force publique usent de la force pour falsifier ou refuser les résultats d’un suffrage universel, ils font usage de la force armée pour avoir le dernier mot quand le citoyen fait face à ses responsabilités en manifestant pacifiquement.

            Alors pour moi, criminaliser le citoyen qui prend ses responsabilités, et rend une gifle alors que les règles décrétées par ceux qui ont autorisés de lui donner la gifle stipulent que le citoyen doit tendre l’autre joue n’a de prise que sur le naïf.

            Nous devons avoir la Liberté de l’Égalité des armes quand il n’y a pas de Fraternité face à la loi.

            S’il estime qu’il y a des coups de matraque à donner à ceux qui n’assument pas leurs responsabilités de citoyen, qu’il mette crosse en l’air, et qu’il se retourne.

          • Ana Sailland

            Seule la démocratie peut permettre à la conscience de devenir forte.
            Dans le système actuel, qui n’est pas la démocratie, la conscience est inhibée.
            Tout est fait pour engendrer le zombie plutôt que l’éveillé. Que le zombie soit armé ou face au canon.
            Il y aura donc forcément des obéisseurs sans réactivité, qui en plus estimeront de leur devoir d’être sans réactivité.
            Le problème n’est pas le CRS mais le système dans lequel il est né et qui l’a forgé, privilégiant tel ou tel penchant au détriment de la liberté intérieure.
            Maintenant se pose la question de l’ « éveillé » plutôt que celle du zombie : Dans un contexte qui favorise la non conscience, et qui est conçu pour cela, comment se fait il que certains individus détonent ou détonnent quand rien ne les y prépare. De deux frères ayant subi la même éducation, l’un sera complice et l’autre révolutionnaire. Je vois ici une profonde analogie avec la physique quantique : certains noyaux atomiques explosent et d’autres pas, alors qu’ils sont identiques et qu’aucune cause ne préside à leur destin.
            Nous avions relevé cette étrangeté dans la page de l’ancien blog où était abordée la question « pourquoi le grand nombre se soumet il au petit nombre ».
            Dans les pays du printemps arabe, il est arrivé que la police se range du côté du peuple.
            Donc, ne désespérons pas.
            Même si nous sommes là devant des phénomènes qui n’appartiennent pas à la déductibilité.

            Pour parer à l’existence des forces de l’ordre qui se retournent contre le peuple quand elles devraient le défendre, c’est le changement des institutions qui peut être opportun.
            La déprofessionalisation de la force, et son partage, hypothèses à l’heure actuelle rejetées catégoriquement.
            L’hypothèse de la non nécessité de la force étant réservée à l’anarchie spiritualiste …

          • je lis :
            Nous on fait notre métier, et c’est à vous de faire en sorte que nous recevions les bons ordres.

            Tout se résume alors à quand … l’ État (l’ État c’ est nous mais dirigé par des maîtres) n’ est PLUS le détenteur légitime de la violence .. comme le dit Max Weber

  25. Bah … l’inhibition de l’action des veaux benêts, déjà bien engagée par la gentille société civile tocquevillienne, va bientôt se perfectionner …

    «On ne souligne pas assez que la biotechnique et la meilleure compréhension scientifique du cerveau humain promettent d’avoir des prolongements politiques extrêmement importants. Combinées, elles ouvrent à nouveau des possibilités d’ingénierie sociale auxquelles les sociétés -- avec leurs techniques dépassées du XXe siècle -- avaient renoncé.» Fukuyama

    http://2.bp.blogspot.com/-7rN76tCcQ98/Uj8LlVHRMeI/AAAAAAAAAF4/8PhfCVS9B2o/s1600/Time+Mag.jpg

    • Une classe de petits rats blancs (6-7 ans) du Benêtland (années 50) :

      Le sociologue demande :

      « Si tu vivais en Afrique et que tous tes copains soient noirs, voudrais tu rester blanc ou devenir noir ? »

      Les jeunes rats blancs répondent quasiment toujours :

      « Devenir noir ! » (comme les autres)

      Expérience sur la méfiance innée de l’altérité.

  26. Le reportage dure 44′ et la vidéo plante systématiquement autour des 22′, comme fait exprès dans le passage le plus « croustillant », insisté avec la barre de défilement, ce que nous raconte Benoît Biteau vos le détour.

  27. A propos des affiches, il aurait été ( je crois) plus malin de montrer des flingues en papier ( fabriqués avec la constitution que nous dénonçons) . Mais je suppose que cela aurait été difficile.

  28. De janvier 1995 à 2013, Jean-Claude Juncker a dirigé le Luxembourg.

    Le 6 novembre 2014, le plus grand scandale de l’année révélait que le Luxembourg a passé des accords fiscaux secrets avec plus de 300 entreprises multinationales.

    Ces accords fiscaux secrets ont privé la France, l’Allemagne, etc, de centaines de milliards d’euros de rentrées fiscales.

    Pour ne pas répondre aux questions sur ces accords fiscaux secrets, Jean-Claude Juncker a fui les journalistes pendant une semaine, puis, du bout des lèvres, il a fini par reconnaître les faits : il a utilisé un euphémisme remarquable :

    « Il est vrai que l’application de règles diverses, antinomiques très souvent, différentes et opposées peut conduire à des résultats d’imposition qui ne correspondent pas aux normes éthiques et morales généralement admises », a-t-il expliqué.

    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/2014-11-12/juncker-prone-la-transparence-sur-les-pratiques-fiscales-dans-l-ue.html

    Mais ce sont tes actes depuis douze ans, Jean-Claude.

    Ce sont tes actes depuis douze ans qui ne correspondent pas aux normes éthiques et morales généralement admises.

    Et aujourd’hui, Jean-Claude ?

    Aujourd’hui, mercredi 12 novembre, tu es encore président de la Commission européenne.

    Tu n’as toujours pas été viré de ton poste de président de la Commission européenne.

    Le fait que tu sois encore président ne correspond pas aux normes éthiques et morales généralement admises.

    Ton maintien à ce poste est un véritable scandale.

    Le soutien que t’accordent la majorité des députés européens montre que toutes les institutions européennes ne sont qu’une grande mafia, qui protège son Parrain.

    http://www.euractiv.fr/sections/elections-2014/les-eurodeputes-de-la-gauche-radicale-lancent-une-motion-de-censure-contre

  29. Ci-dessous un texte, surement critiquable, mais qui évoque :

    -- le rôle de l’Etat et la privatisation de ses attributions (si Etat il y a),
    -- le rôle des forces de l' »ordre » et leur dévoiement,
    -- la dérive sécuritaire actuelle qui éloigne les « citoyens » de plus en plus au lieu de les rapprocher pour qu’ils puissent échanger.
    La fuite en avant (ou en arrière), à grande vitesse, de ce système fait penser à l’expansion de l’univers qui va éteindre au fur et à mesure les galaxies lointaines et assombrir le fond du ciel.

    Citoyens vigilants.

    Décidément, le maire UMP des Andelys en pince pour l’ex-Ministre de l’intérieur devenu Premier … Ambitionne-t-il le prix de camaraderie ?
    Permettez-moi d’apporter sereinement au débat, les quelques éléments de réflexion qui m’incitent à ne pas m’associer à la mise en place des « comités de vigilance » dont il est question aujourd’hui aux Andelys … et ailleurs.

    1. Représentants de l’ordre républicain
    L’idée première date, comme vous le savez certainement, de Claude Guéant,
    prédécesseur sarkozyste de Manuel Valls au Ministère de l’Intérieur, dont l’objectif avoué était de diminuer les effectifs des fonctionnaires dans la Police et la Gendarmerie. Un récent reportage télévisé nous informe qu’au Royaume Uni, 10% des effectifs policiers sont bénévoles … tout en portant le même uniforme et les mêmes armes !
    La qualification d’un gendarme ou d’un policier n’est pas un processus que l’on saurait prendre à la légère. Ses qualités intrinsèques, morales et physiques, sa formation, technique et juridique, font de lui -- ou d’elle -- une personne particulière, représentant engagé et reconnu de l’ordre républicain. C’est peu dire que l’on fait courir un risque à la collectivité, comme aux volontaires eux-mêmes, en galvaudant ce vrai métier qui ne saurait admettre aucune approximation.
    L’actualité nous prouve qu’il peut être utilisé dans des circonstances douteuses par la classe dominante ; la récente affaire de l’assassinat du jeune Rémi Fraisse à Sivens en est l’exemple …
    Notre histoire est parsemée – sans parler des périodes honteuses de l’Union
    Sacrée (1914-18) et de la Collaboration (1940-44) – d’épisodes parfois peu
    glorieux où les forces de l’ordre furent utilisées à de basses besognes :
    • Le radical Clémenceau, surnommé « l’Empereur des mouchards » mobilise, en mars 1906, 30 000 gendarmes et soldats et envoie treize trains de renforts militaires contre les mineurs grévistes à la suite de la catastrophe de Courrières. Le même réprimera dans le sang le mouvement des vignerons du Languedoc en 1907 et la grève des carriers de Draveil en 1908. Manuel Valls, dans le documentaire historique diffusé par FR2 pour le centenaire de 1914 se revendique de ce « modèle » politique.
    • Le socialiste Jules Moch abondera dans le même sens lors de la répression des mineurs en 1948 : il mobilisera 60 000 CRS et soldats, face aux 15 000 grévistes retranchés dans les puits, avec, en résultat, 3 000 licenciements, six morts et de très nombreux blessés.
    • Les gaullistes Michel Debré et Roger Frey aidés par le préfet Papon, ex-député RPR du Cher, ex-ministre du Budget, accessoirement condamné pour crime contre l’humanité, se sont illustrés tous les trois dans le massacre des Parisiens d’Algérie le 17 octobre 1961 et la tuerie du Métro Charonne le 8 février 1962.

    2. Fonctions régaliennes & souveraineté nationale
    Multiplier les bénévoles, ou auxiliaires, à côté des services de professionnels, c’est d’abord accompagner une politique de désengagement de l’État de ses fonctions régaliennes. Politique que le gouvernement actuel poursuit, dans le cadre des « directives » budgétaires européennes au nom desquelles il abandonne notre souveraineté en la matière.
    Parmi ces abandons de souveraineté citons également pour mémoire :
    • La loi « Pompidou-Giscard » de 1973, par laquelle la République abandonnait aux banques privées multinationales le droit régalien de « battre monnaie ».
    • Les différentes « avancées » de l’hydre Européenne mises en oeuvre sous le mandat de Jacques Delors à la tête de la Commission :
    − élargissement de l’Europe communautaire,
    − adoption de l’Acte unique européen,
    − réforme de la PAC,
    − signature des accords de Schengen
    − Traité de Maastricht.
    • Alors même que la majorité de notre peuple s’est exprimée clairement, en mai 2005, CONTRE la pseudo « constitution » européenne, tous nos exécutifs, ont adopté la position « du soumissionnaire » face au « Pacte budgétaire » de mars 2012, qui est à notre économie ce que Munich fut à la paix mondiale en 1938.

    3. Réductions d’effectifs et retour aux archaïsmes
    Avec les réductions d’effectifs dans les services publics, la police, l’armée, la
    justice, sont conduites à confier de plus en plus de missions régaliennes à des sous-traitants du secteur privé.
    Ces comités sont aujourd’hui l’embryon, sous des allures bon enfant, des futures escadres privées, alliées aux caméras de télésurveillance, qui déploieront petit à petit un tissu sécuritaire archaïque sur notre pays.
    En Angleterre, se pose-t-on la question de la motivation de ces 10% de bénévoles équipés en « bobbies » ? Jouer aux policiers, se donner du pouvoir… gratuitement ?
    La nouvelle majorité municipale UMP des Andelys semble tentée par un retour à ce far ouest états-unien où, à côté des campements de « sans logis » et de « sans dents », victimes du chômage et des subprimes, fleurissent les quartiers privés, les prisons privées, les armées privées, les polices privées, une justice privée … ? Bientôt, en France aussi, comme vient de nous le démontrer la tentative avortée de l’écotaxe, on assistera au retour des fermiers généraux.
    Laissez-moi citer ici René Char, ce poète qui, selon Paul Veyne, personnalise « une des images les moins convenues et les plus approfondies de ce que fut la résistance européenne au nazisme. ». Dans « Le Nu perdu », René Char chante :
    « L’heureux temps. Chaque cité était une grande famille que la peur unissait … mais le présent perpétuel et le passé instantané, sous la fatigue maîtresse ôtèrent les lisses »

    Le Maire des Andelys serait-il nostalgique de « l’heureux temps » où Richard Coeur de Lion régnait sur notre région ? Il suffit pour comprendre, de tourner la tête vers cette fresque immense qui orne la salle des mariages de notre Hôtel de Ville :
    Elle révèle comment la classe dominante de l’époque jeta à la Géhenne, hors des remparts protecteurs, les manants affamés qu’elle vouait à une mort certaine, entre les morsures de l’hiver et la flèche ennemie.

    4. Surenchère démagogique
    Mais revenons ici et maintenant – « hic et nun », disait-on à Rome. Qu’en est-il réellement des statistiques de sécurité sur notre bonne ville des Andelys. ?
    Pourquoi participer à l’hystérie sécuritaire dans une commune où les problèmes de ce type restent mineurs ?
    N’est-il pas anxiogène, voire contre-productif, tant du point de vue de l’image touristique, que de celui de la sécurité réelle, d’afficher « mieux vaut prévenir que guérir » dans un contexte où les fait-divers réels ou imaginaires, conduisent les populations les plus fragiles à réagir par la peur?
    D’autant que la municipalité précédente avait déjà fait progresser,
    sensiblement et à moindre coût, la surveillance de notre territoire. Vos récentes décisions et votre actuelle proposition en matière de sécurité ne relèvent à l’évidence que de la surenchère démagogique.

    5. Les inégalités, premières causes d’insécurité.
    Les problèmes des Andelysiens, pour la majorité d’entre eux sont davantage liés à des problèmes socio-économiques : précarité, chômage, absence de perspectives pour les jeunes, détresse des seniors aux faibles retraites, etc.
    Une vigilance sociale, chaîne de solidarité financière, serait mieux venue dans le contexte actuel de grande misère pour certains. Pas facile à mettre en place, je vous le concède, mais l’idée mériterait d’être approfondie, non ?
    Est-il besoin de créer des comités de vigilance anti-délinquance, ces « neighbourhood watch », comme on dit en « globish », pour rappeler à nos citoyens leurs devoirs civiques et d’entraide ?

    6. La peur d’autrui, sources de violence.
    Au mieux, l’affaire capotera, au pire on va créer dans l’esprit des gens l’habitude qu’on peut, petit à petit, faire sa police soi-même, comme ailleurs déjà hélas …
    Suspecter un fait étrange, noter des plaques d’immatriculation de voitures, épier ses voisins, signifier l’apparence des suspects par la tenue vestimentaire ou la couleur de peau … tout cela est-il de nature à développer le sens social, la convivialité et le respect entre concitoyens ?
    La vigilance obsessionnelle s’oppose à la bienveillance.
    Et la peur (de l’autre) conduit à la méfiance, à l’ostracisme, à la désignation du bouc émissaire.
    Une peur que l’on organise et qui peut déboucher sur un risque politique majeur, comme dans l’Allemagne des années trente.
    Pour attirer le chaland, la gendarmerie a même prévu de décerner des grades à ceux qui seraient plus vigilants que d’autres … assortis de divers avantages.
    Jusqu’où ira-t-on ?
    À quand le retour de l’étoile jaune, et le règne des « Corps Francs » (en allemand « Freikorps »), et des « Escadrons de Protection » (en allemand « SchutzStaffel », autrement dit « SS »… ) ?
    Je dirai, comme nos « jumeaux » de Harzewinkel : « SchutzStaffel ? Nein Danke ! ».
    Ce qui peut se traduire, aux Andelys, par : « Comités de vigilance ? Non merci ! »
    Sous couvert du sentiment d’insécurité, c’est une logique de peur que l’on
    installe. Comme un rappel du poète : Chaque « communauté » est menacée de redevenir « une grande famille que la peur unissait ».

    7. Glissements sémantiques et vigilance républicaine
    Sur Internet, le site « Voisins vigilants » revendique plus de 3000 « communautés » inscrites … Le Ministère de l’intérieur, donc, – car on peut supposer qu’après l’initiative Guéant de 2011, il en soit l’initiateur – remplace discrètement la notion de « citoyen » par l’idée de « membre d’une communauté ».
    Ce glissement sémantique vers le communautarisme, associé à un regain
    d’intérêt médiatique pour les diverses expressions religieuses, met à mal les
    principes de laïcité et d’universalisme qui fondent notre République.
    On notera qu’il s’accompagne, par ailleurs, sous couvert de réforme « territoriale », d’une remise en cause des structures de base de la République : La « commune » est invitée à s’effacer au bénéfice d’une « « communauté » de communes, voir d’une « métropole », et le « département » disparaîtra au bénéfice des régions, comme un retour aux « provinces » de l’ancien régime.
    Les volontaires d’aujourd’hui sont de braves gens, croyant se rendre utiles en participant à ces comités, mais qu’en sera-t-il demain ?
    La municipalité UMP des Andelys ouvre naïvement, partant de bonnes intentions … mais de fausses préoccupations locales, une boîte de pandore(1), sans imaginer les dérives que cela entraînera, dérives qu’elle ne saura plus maîtriser.
    De mon point de vue, il n’y a qu’un seul « ennemi » : c’est l’ennemi de classe – les « happy few » – cette oligarchie, petit millionième de la population mondiale, qui, planquée à Bilderberg, à Davos, à Luxembourg ou aux Caïmans, derrière les ratios à deux chiffres de ses écrans spéculatifs, décide du sort de notre planète et de 99,9999 % de l’humanité.
    Nos « voisins » ne sont pas des « vigiles », ils sont d’abord des « citoyens », prenant leur part de l’injonction républicaine : « Liberté -- Égalité -- Fraternité ».
    C’est cette fraternité – d’abord « fraternité de rébellion », incarnée, lors du serment du Jeu de paume, en juin 1789, par l’union des députés qui décidèrent de braver l’ordre de dispersion du roi Louis XVI – prolongée et complétée ensuite à partir de 1848 par la « fraternité de classe » qui s’inscrit en conclusion du Manifeste communiste de Karl Marx
    et Friedrich Engels :
    « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous. »
    Elle est la seule force susceptible d’endiguer la violence, le racisme, le terrorisme générés par « l’impérialisme, stade final du capitalisme » et de produire cette « bienveillance » mutuelle à laquelle nous aspirons tous.
    Ce n’est pas avec des sparadraps et des opérations d’enfumage, du type « Voisins vigilants », que l’on pourra rétablir les fonctions régaliennes de l’État, mises à mal depuis plus de vingt ans par l’artifice de la « dette », les contractions budgétaires et les privatisations successives.
    Au-delà de ma ferme opposition à l’instauration de « Comités de vigilance » dans la ville des Andelys, je demande à nos députés, même et surtout à ceux qui se sont laissé engluer dans la démarche opportuniste, caractéristique de la social-démocratie :
    • de ne plus se vautrer dans « la position du soumissionnaire » face au diktat budgétaire des « Kommissäre » de Bruxelles,
    • de ne pas laisser déconstruire les fondements du modèle républicain, sous
    prétexte de soumission à la « maille des Länder », écartée par De Gaulle (avec d’autres) en 1944, et imposée, 70 ans après, via le mythe européen, par l’impérialisme Otanien.
    • de redonner à tous nos services publics, constitutifs de l’identité de la France : Finance, Santé, Éducation, Énergie, Réseaux, Information, Justice, Sécurité civile, Armée …etc, les moyens budgétaires et humains de répondre à leurs missions.
    Seule une actualisation des principes programmatiques qui avaient permis, en 1943, l’union patriotique autour du Conseil National de la Résistance, saura redonner à notre pays la vitalité économique et l’harmonie sociale dont nos enfants et petits enfants auront grand besoin !

    (1) Le jeu de mot est involontaire !
    Colas BREUGNON
    11 novembre 2014

    • Dans le livre : Approches systémiques de la communication de Jean-Pierre Meunier
      dans le chapitre : l’ approche systémique des relations sociales

      au sujet de la mimésis acquisitive d’ André Girard

      citation :

      « L’ hypothèse de Girard, fondée sur une déconstruction radicale des interdits, des rituels et des mythes,
      bref de tout ce qui fait les cultures humaines, est qu’ en cet instant d’ extrême instabilité structurelle,
      en cette bifurcation singulière, un évenements, toujours le même, surgit.
      Cet évenement, tous les groupes humains l’ ont connu et c’ est lui qui fonde les cultures dans leur immense variété.
      La paix se rétablit brusquement par la convergence de toutes les violences exarcerbées sur une cible unique : la victime émissaire … .
      C’ est sans doute une « étincelle de hasard » qui l’ a fait choisir plutôt que son voisin, mais une fois le processus amorcé,
      chacun a la preuve de sa culpabilité dans le spectacle de l’ hostilité des autres.
      Il devient le responsable de la crise, et son expulsion ou sa mise à mort produit la réconciliation de la communauté ».
      (J-P Dupuy et P. Dumouchel, L’ enfer des choses 1979 Éditions du seuil)

      • Au passage : « une déconstruction radicale des interdits, des rituels et des mythes, » c’ est ce que fait le capital dans ce que je comprends de l’ Anti-Oedipe de M. Deuleuze et Guattari, déconstruction vers les flux et la machine désirante, le consommateur schizoïde (ou fétichiste)

    • Je n’ai pas saisi ce jeu de mots… Oups ! je suis parfois long à la compréhension ^^
      Clémenceau, comme bien d’autres gros  »encules » de l’Histoire, ne mérite certainement pas toutes ces citations comme il me tarde d’effacer toute cette suffisance et toute cette prétention qui s’affiche en des rues, avenue, écoles et j’en passe : l’Histoire s’est foutu de nous pendant des lustres, le Néant, c’est bien tout ce qu’ils méritent ! le néant et la juste critique, le bon traitement (informatif)  »histoire » de tout remettre ce petit monde à sa place la d’où il n’aurait jamais du sortir.
      De ces petits détails qui font toute la différence, purs principes, exigence et transparence.

      EFFAB au pied de son gros chêne


  30. 4:40 : « quand il n’y a plus l’obsession du bien commun, il ne reste que les querelles de personnes, il ne reste que les carrières, il ne reste que les ambitions, il ne reste que les vanités. Et pourquoi y’a plus l’obsession du bien commun, parce qu’ils ont largué la France … »

    8:30 : « C’est un acte d’amour, je voulais payer une dette morale pour une enfance heureuse… »

    12:35 : « L’histoire de l’Europe ne doit plus s’écrire sur le continent américain… »

    13:28: « Tous les jours, l’ambassadeur de France et ses services, aux États-Unis, reçoivent un coup de téléphone du département d’État pour arrêter les ventes de Mistrals… »

    17:30 « Avec tout ce qui se passe en ce moment, il ne faut pas s’étonner que nous soyons à la veille d’un tremblement de terre, parce que précisément […] les Français [..] sentent bien que les politiques ont largué la France… »

  31. Un détail?
    JL Mélenchon ne parlait plus à sa conférence du 7 novembre -- faisant suite à la pitoyable interview de cette baudruche d’Hollande -- d’  »élection » de l’assemblée constituante mais de »convocation d’une assemblée constituante ».
    Le mouvement du m6r aurait-il pris en compte l’enjeu primordial de la façon dont seront désignés les membres d’une assemblée constituante future?
    C’est à 7min sur le lien suivant:
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/11/07/france-trop-grande-pour-hollande/


    "La France est trop grande pour Hollande" -- J… par lepartidegauche

  32. Laurent Queffelec

    Pour ceux qui ne connaitraient pas encore cette initiative:
    http://www.e-constituante.com
    Le sujet n’est pas la Consitution en elle-même, mais un projet de site participatif ouvert qui permettrait à chacun d’apporter sa contribution et de faire connaitre son choix. Une « concurrence » pour notre wiki, mais qui semble devoir etre plus ergonomique…

  33. Prévoir une consultation des enfants sur la constitution, leur salaire à vie et une cabane des adolescents comme pour les trobiendais des iles trobians en micro nésie

  34. Je pense qu’ il est nécessaire, indispensable de faire participer les enfants au processus constituants à partir de 3 ans .. et ce n’ est pas une blague.
    Deplus quand au salaire à vie il devrait être versé sur un compte à compter de l’ âge de 3 ans également avec des versements sur compte bloqué et surveillance stricte de son usage légitime par un système de curatel
    G

    • Ainsi on garantirait la possibilité pour une enfant de se séparer de sa famille dès qu’ il le souhaite avec des filières qui le prendrait en charge à tous les point de vue

  35. Je sais pas si vous avez déja vu cette vidéo:

  36. A nouveau, dans cet interview pour France Culture, Mélenchon qui parle d’abord d’élection avant de se reprendre et de parler de « convocation » (à 14min30):
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/11/08/pour-la-souverainete-du-peuple/
    « C’est au peuple notamment de changer la constitution, donc d’élire ou… enfin… en tout cas, de convoquer une assemblée constituante. J’hésite sur le mot « élire » car certains parmi nous sont partisans du tirage au sort. C’est pas mon point de vue personnel mais j’entends que ce point de vue soit développé. »

  37. Fête: Le philosophe québécois André Moreau écrit: ll faut retrouver l’esprit de la fête. Dans l’Antiquité, les bacchanales, les saturnales, les lupercales constituaient les temps forts de la présence de l’infini sur terre. » (…) in Ma conception de l’optimisme p. 303.
    À inscrire dans la constitution, la fête??

  38. Une forte odeur de pourriture généralisée.

    En France, ça pue.

    C’était quand, la dernière fois où les élites françaises se sont effondrées ?

    C’était quand, la dernière fois où les élites françaises se sont déshonorées ?

    C’était quand, la dernière fois où les élites françaises se sont discréditées ?

    Réponse :

    La dernière fois, c’était en 1940.

    Et la Troisième République en est morte.

    Aujourd’hui, c’est la Cinquième République qui agonise.

    Le scandale de la semaine :

    Euh, non …

    Le scandale du jour :

    Déclarations de patrimoine : trois parlementaires UMP dans le viseur de la justice.

    La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé jeudi 13 novembre avoir saisi le parquet concernant trois parlementaires UMP dont les déclarations de patrimoine ont omis des « avoirs détenus à l’étranger ».

    Il s’agit des députés Bernard Brochand (Alpes-Maritimes) et Lucien Degauchy (Oise), ainsi que du sénateur Bruno Sido (Haute-Marne).

  39. Précisionre:Fêtes.
    Il y a des fêtes dans la Constitution Iroquoise, mais pas, à ma connaissance dans la constitution Athénienne. Or, moi je veux la Fête!

  40. Sémites Wikipedia :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mites

    Je crois « pouvoir » « penser » sans abjection aucune excusez du peu que l’ on peut être pour la « sécurité » d’ Israël, anti-sioniste et NON anti-sémites

    A revoir

  41. Anti-sémites wikipedia :

    Antisémitisme
    L’antisémitisme (originellement : anti-sémitisme) est le nom donné de nos jours à la discrimination et à l’hostilité manifestées à l’encontre des Juifs en tant que groupe ethnique, religieux, national ou racial.
    (Vas y t’as le choix !!)

    Il s’agit, dans son acception originelle telle que formulée vers la fin du XIXe siècle, d’une forme de racisme dirigée nominalement contre les peuples sémites, regroupés en tant que tels sur base de critères linguistiques, mais ne visant en réalité que les Juifs2, visant à remplacer l’antijudaïsme dans une Europe qui, suite à l’héritage des Lumières, préconise l’égalité de ses citoyens indépendamment de leur religion.

    Certains historiens, tels que Jules Isaac, insistent donc pour distinguer antijudaïsme et antisémitisme ; le second terme est cependant le plus souvent utilisé actuellement pour qualifier tous les actes d’hostilité anti-juive au cours de l’Histoire, que leurs fondements soient ou non raciaux. Ceux-ci incluent divers préjugés, allégations, mesures discriminatoires ou d’exclusion socio-économique, expulsions et jusqu’aux massacres d’individus ou de communautés entières, depuis la première Croisade jusqu’à nos jours.

  42. Pour moi peuple élu me gêne comme me gêne chez les musulmans la guerre sainte et chez les chrétiens les guerres de colonisations.
    C’ est évidemment SA religion que l’ on cherche à imposer

  43. Et ni tous les juifs, ni tous les Juifs ne sont banquiers

  44. Concernant Podemos, on a là semble-t-il un modèle type montrant le processus d’oligarchisation d’un parti politique se voulant démocratique au départ, avec une rapidité proportionnée à la vitesse de son succès :
    http://www.regards.fr/web/podemos-anatomie-d-un-objet,8050
    http://blogs.mediapart.fr/blog/nestor-romero/211014/podemos-efficacite-etou-democratie

  45. Concernant Podemos, on a là semble-t-il un modèle type montrant le processus d’oligarchisation d’un parti politique se voulant démocratique au départ. Avec une rapidité proportionnée à la vitesse de son succès :
    http://www.regards.fr/web/podemos-anatomie-d-un-objet,8050
    http://blogs.mediapart.fr/blog/nestor-romero/211014/podemos-efficacite-etou-democratie

    • Dans un pays où l’élection est la règle, un parti non hiérarchisé ne peut accéder au pouvoir.

      Reste ? à inventer une structure mixte = un « coin » hiérarchisé à enfoncer dans le système, mais ayant juré allégeance à une organisation déhiérarchisée (« libertaire »).

      (Il y a de ça à Saillans avec un candidat à la mairie mais sous mandat impératif)

      « Le système » a été malin en imposant des institutions qui même via l’élection n’autorisent pas la démocratie autrement que par ruse.

  46. …… Le doute

    Le chaman est assis en haut du grand rocher qui ressemble à un chien . Il est assis jambes croisées , regarde à l’horizon , les collines rouges . Des guerriers qui passent à l’écart font silence et le respectent . Savent qu’il ne faut pas troubler celui qui pense ; celui qui s’adresse aux dieux , pour eux .

    Le chaman est assis et enrage . Il écoute le vent . II regarde la lumière . Le chaman est assis et enrage . Car ce jour , il ne croît plus au Pouvoir . Il n’y a jamais crû d’ailleurs . Il n’a jamais eu de preuve . Mais parfois , quand il écoute le vent , regarde la lumière , parfois aussi le soir , quand il perce l’obscurité , au fil des heures , quand il lui semble que son souffle épouse la plaine , alors il voit venir les dieux vers lui ; il voit venir la grande connaissance ; il sait tout ; tout ce qui ne peut être dit ; il rencontre la force de l’immuable et se marie avec elle .

    Le chaman est assis et enrage . Rien aujourd’hui n’arrive . Que penserait le clan si la chose se savait ! Et les dieux doivent bien rire , cachés dans les enganes , ou les ruisseaux qui chantent . Heureusement qu’il y a les herbes magiques , et les rites , et les fêtes . Car les dieux , eux , ne sont pas toujours ponctuels .

    Le chaman est assis et enrage .

    Des guerriers qui passent à l’écart font silence et le respectent .

    …….. résilience

    C’est souvent aux plus beaux jours que l’on perd les êtres chers .
    Ce sont les esseulés qui meurent dans la froidure .
    Les êtres rayonnants s’éteignent en pleine lumière .
    Et ce matin là , la clairière est belle . Trop belle .
    La brume est dorée des premiers rayons du jour ;
    Même les corneilles sont joyeuses et leur cri est appel à l’action .
    Tout rit , tout est bruissement léger , prometteur , éveil . ‘
    Le clan peu à peu sort du sommeil , et les poneys courent dans l’enclos .

    … Fifre lointain . Gaieté d’une musique de Blancs . Tambourins joyeux .

    Le guetteurs effarés accourent . Il est trop tard .
    Le roulement de la troupe de cavaliers approche , approche , grossit .

    Les mères s’agitent en tous sens .
    Les guerriers sont debout , plantés dans leur perplexité inutile .
    Le bonheur est pétrifié .
    On gesticule en vain , inapte à décider , perdu .
    Le bonheur s’affole . La quiétude agonise . Le massacre approche ,

    inexorable .

    Plus tard dans la journée , les  » tuniques bleues  » sont partis .
    Et le camp fume . Squelettes des tipis . Au sol les morts désœuvrés appellent en vain ce beau matin qui s’est enfui . La tribu est là , rassemblée une dernière fois , torpeur muette et froide , d’où émane la question du pourquoi .
    La tribu jonche le sol , en taches éparses , sans témoin pour pleurer .

    Les arbres , qui ont vécu heureux près des être humains , les arbres restent pour veiller les défunts .

    Le chaman est assis en haut du grand rocher qui ressemble à un chien . Il est assis jambes croisées et enrage , d’avoir perdu ses pouvoirs , et les siens êtres chers . II écoute le vent , regarde la lumière et au fil des heures , et des trois jours qui suivent , il voit défiler les âmes qui s’en vont vers les collines rouges . Salue chacune d’entre elles .

    Près de la rivière , un enfant sort des roseaux et s’éloigne , dur , noble , Sûr de son destin . Il s’appelle Cochise .

    Ana, ~1985

  47. Un atelier entre Dominique Rousseaux et Cécile Duflot (qui n’est pas la plus antipathique des oligarques). La discussion est plus large que simplement sur le Tirage au Sort, mais en tout cas on voit que l’étape où la seule réponse des autorités aux propositions de Tirage au Sort était la moquerie est derrière nous.
    http://www.theatre-video.net/video/Democratie-en-danger-la-cite-va-t-elle-craquer-Ateliers-de-la-pensee-avec-Cecile-Duflot-69e-Festival-d-Avignon?autostart

    PS : j’ai bien aimé l’anecdote du Conseiller d’Etat à partir de 57:00

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