ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ? RELANCER LA DEMANDE avec DE L’HELICOPTER MONEY. Vite !

Ana vient de signaler l’idée d’une « helicopter money » :

« Une banque centrale qui distribue de l’argent « gratuitement » aux citoyens d’un État dans le but de relancer la demande, c’est possible ? Et bien en théorie oui, et c’est cela qui est évoqué par certains économistes à travers l’expression « helicopter money »

Je rappelle que je défends ici depuis de nombreuses années la thèse formidable de Jean-Marcel Jeanneney (chercher ce mot sur les moteurs du site), qui, contre l’absurde et criminel chômage, suggérait (et argumentait puissamment pour) que, périodiquement, l’État injecte 200 € par personne physique de monnaie publique permanente et gratuite (des billets, quoi ; et donc SURTOUT PAS de la fausse monnaie de banque commerciale, détestable monnaie privée, endettante, éphémère, ruineuse et aliénante), Jeanneney qui suggérait brillamment, donc, que l’État verse régulièrement des billets de banque (ou des bons d’achat de biens et services français) directement dans la poche des gens et donc SURTOUT SANS PASSER PAR LES BANQUES, autant de fois qu’il le faudrait (tous les six mois par exemple, jusqu’à ce qu’on observe un peu d’inflation supplémentaire, auquel cas on attendrait un peu pour recommencer… etc.).

Voyez par exemple (une des premières fois où j’en parle ici, en mai 2007) :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2007/05/01/72-non-ce-n-est-pas-trop-cher-le-financement-des-besoins-collectifs-est-rendu-sciemment-ruineux#c1640

Ou encore :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens_en_totalite.pdf
(chercher Jeanneney, dans cet océan de liens)

Mais voyez surtout (cette publication essentielle, à mes yeux) :

Couverture du livre de JM Jeanneney, Écoute la France qui gronde

http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5875#p5875
et
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5876#p5876
et
http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5877#p5877 :

dont voici l’intro, mais vous devriez lire la suite.
Vous ne le regretterez pas, c’est une bombe (dans le système de domination actuel).

ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ?

Des nouvelles de mes participations récentes sur le blog de Paul Jorion (suite)

Chers amis,

Ne ratez pas cet échange, j’y signale une idée formidable de Jean-Marcel Jeanneney, extrêmement bien argumentée.

Il faut prendre le temps de lire ça :

nadine dit :
21 décembre 2008 à 23:06

Étienne,

Si vous pensez que la planche à billet est un faux problème c’est votre droit, mais si vous avez le temps allez passer quelques jours au Zimbabwe et regardez les dégâts que peut faire la planche à billet !

Après, on rediscutera du problème si vous voulez.

Bonne soirée.

Étienne Chouard dit :
27 décembre 2008 à 02:05

ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ? 1/2

Nadine,

Je réponds tardivement à votre message du 21 décembre (23h06), pardonnez-moi, mais cette réponse fut assez longue à préparer, vous comprendrez pourquoi.
_______________________

Ce n’est peut-être qu’une apparence, mais vous semblez raisonner de façon manichéenne : pour vous, c’est apparemment tout ou rien, et votre exemple du Zimbabwe me fait penser à un épouvantail :

Rappel : les épouvantails conduisent les moineaux à renoncer eux-mêmes à leur propre intérêt, en les effrayant par un mythe, une apparence trompeuse de danger simulé.

Pourtant, d’après moi, le monde n’est pas noir ou blanc : en matière monétaire, je vous invite à vous affranchir des idées reçues sur la planche à billets car le choix ne se limite peut-être pas à ces deux extrêmes :

« Pas de planche à billets du tout pour l’État »
(et le corps social s’endette et s’asphyxie faute de monnaie PERMANENTE ET GRATUITE en suffisance)

OU

« planche à billet à gogo pour l’État »
(et la monnaie s’effondre par perte de confiance à cause d’excès insupportables).

Ce serait bien, entre nous, de pouvoir envisager d’autres situations que des caricatures.

Devant la déroute criante et honteuse des théories orthodoxes (ce qu’on appelle de façon trompeuse la théorie économique « standard »), nous devrions pouvoir examiner ici, ensemble, des idées hétérodoxes, sereinement, sans catastrophisme, en cherchant des palliatifs aux objections éventuelles, au lieu de tout rejeter en bloc à partir de peurs exagérées, exagérées au point de ressembler à des superstitions.

Par exemple, ne pourrions-nous pas étudier cette proposition de REFLATION, où la Banque Centrale injecterait empiriquement (par touches successives) des quantités importantes mais raisonnables de monnaie permanente : 300 € par personne sans condition et puis on voit ce que ça donne en termes d’inflation : si tout reste calme, on recommence ; si l’inflation devient un peu trop forte, on arrête un moment, etc.

C’est une proposition que je trouve fort séduisante de Jean-Marcel Jeanneney — pas vraiment suspect de pulsions gauchistes, pas vraiment un rêveur irresponsable non plus smile — dans son livre « Écoute la France qui gronde », éd. Arléa, 1996.

Voici quelques passages passionnants de ce livre stimulant. Vous noterez la description méticuleuse de la déflation (qui nous pend au nez si on laisse s’endetter tout le corps social au lieu de créer la monnaie permanente qui nous manque), ainsi que l’importance qu’il donne aux indicateurs de masse monétaire et de flux nets de capitaux pour comprendre l’expansion et la récession :

Extrait : « Écoute la France qui gronde », de Jean-Marcel Jeanneney, (Arléa, 1996). Universitaire, ministre de l’Industrie, ambassadeur de France en Algérie, puis ministre des Affaires sociales et enfin ministre d’État sous la présidence du général de Gaulle, Jean-Marcel Jeanneney a plus tard créé et présidé l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Lire la suite (c’est vraiment très important)… http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5875#p5875

Remarquez… un gentil virus (bien entraîné) me dira tout de suite que « tout ça c’est bien gentil, mais tant que nous n’avons pas de Constitution digne de ce nom et tant que nos prétendus « représentants » obéissent servilement aux banques privées qui les font élire et réélire, cette solution technique (pourtant scandaleusement facile et prometteuse) n’a AUCUNE CHANCE d’advenir. »

Effectivement. Donc, la priorité des priorités reste bien de multiplier les mini ateliers constituants populaires, autonomes et ultra contagieux, pour nous auto-former à écrire nous-mêmes, en adultes politiques, les principaux articles de la Constitution qui nous manque.

Bon courage à tous.
Faites passer.

Étienne.

71 réponses à “ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ? RELANCER LA DEMANDE avec DE L’HELICOPTER MONEY. Vite !

  1. Deux remarques :

    1)En poussant, ça donne le revenu de base ………

    2)Au présent, les intermédiaires entre la banque centrale et l’économie réelle sont des « personnes morales » (les banques commerciales).
    On peut se demander pourquoi ces intermédiaires ne seraient pas l’ensemble des personnes physiques.

    L’humain d’abord, mais pour de vrai, dès l’étage création monétaire.
    (les personnes morales ne sont pas des humains)

  2. Bonsoir,
    Il me semble, pour éviter d’épiloguer, qu’une disparition radicale de la monnaie serai l’unique solution pour contrer ce désir humain de s’enrichir…

    Bien sur cette idée parait toujours utopique…. mais ….

    En 1932 L’expérience de «monnaie fondante» de Wörgl à donner un résultat épatant … n’est il donc pas possible aujourd’hui de l’appliquer ?

    Je présume que vous en avez connaissance …
    mais mieux vaut être trop informé que pas assez pour faire évoluer ce monde!!

    en voici un lien :
    http://www.alterinfo.net/L-experience-de-monnaie-fondante-de-Worgl-a-pris-fin-il-y-a-75-ans-Une-solution-pour-des-temps-de-crise_a29371.html

    Merci de nous ouvrir enfin une porte vers la démocratie !

    Frédéric.

    Tant que l’humain considère qu’un métal, qu’une œuvre d’art, que de la nourriture à une valeur, et qu’il peut par différentes façon il existera toujours cette
    semblerai fonctionner si des dirigeants démocrates

    • Bonjour,
      oui, la monnaie de Wörgl, c’était génial. Un truc important: il fallait dépenser l’argent jusqu’à la fin du mois. A la fin du mois cet argent perdait sa valeur. Donc, les impôts ont eté payé à l’avance, des maisons, ponts, piscines etc. ont été construits, mais aucune possibilité de stocker l’argent *a la banque ni de le prêter pour ensuite demander des intérêts, libération totale du fléau de l’argent en soi, l’argent devient un courant, un trasporteur d’énergie bénéfique. Un moyen d’échange. Quand 170 villages voisins voulaient suivre l’exemple, il était interdit par le gouvernement. Puis 3 ans plus tard, le NSDAP arrivait au pouvoir. A l*époque.

      L’idée est phantastique et ca marche à merveille. Ce serait LE truc libérant. Par contre en Allemagne, il y a 5 ans, gouvernance Merkel II, pour faire augmenter la vente des industries automobile qui vendait peu à cause de la crise, l’état payait une prime aux gens qui mettaient leur bagnole à la casse même si elle était nouvelle pour qu’ils achèetent ensuite une nouvelle. Il faut imaginer ca: c’est de la perversion totale. Pour « aider » les industries. Quelle honte, quel dégât pour l’environnement. Quelle arrogance aussi. Merkel! Au lieu de donner aux gens de l’autonomie sur l’argent, ils engagent les gens de se payer une nouvelle voiture: et les gens l’ont fait! Affreux! Ils ont suivi le mauvais exemple proposé en toute quiétude par les soi-disant représentants du peuple.

      • Katharina ,
        En France il y a eu la « jupette » (prime à la casse)
        Et arrive la prime pour voiture électrique si on jette un diesel.

        Ne parlons pas scandale mais plutôt folie collective : la machine économique a semble-t-il pour fonction unique de fonctionner et non pas de subvenir à des besoins, et donc, il faut que nous consommions ce qu’elle produit, coûte que coûte, quand l’ouvrier automobile pourrait faire la sieste puisque nous sommes fournis.

        Comme nous sommes des râleurs, on pense immédiatement à accuser les riches = les propriétaires de l’outil de production, qui pour gagner plus doivent vendre plus. Mais c’est plus subtile.

        L’article 23 de la DUDH stipule que chacun a droit à un travail rémunéré. Et il n’est pas contesté, on s’en doute. Mais c’est un marqueur clair de l’état de l’inconscient collectif : pour recevoir, et en particulier recevoir monnaie, il est perçu nécessaire de donner du temps de vie, donc de trouver une « case travailleur » ; si donc l’appareil de production fournit déjà mangeaille, maison, déplacement, confort, et tout ce qui demande travail, il n’y a pas de travail en vue autre que celui qui n’est pas naturellement nécessaire. On aboutit donc à une folie qui exige l’invention de désir, la production du désir, le renouvellement du besoin : pub, normes de vie, prime à la casse, obsolescence programmée, maintenance rendue difficile, j’en oublie sûrement.

        (Refus de payer à rien faire) => (besoin d’emplois) => (besoin de désir d’achat) => (civilisation de l’inutile, de l’obsolète, du superflu) => (pollution)

        Casser la chaîne dès son premier terme semble être une bonne idée, donc.

        L’idée de Jeanneney va dans ce sens.
        Le revenu inconditionnel aussi.

        Les 35 heures ……
        Le principe était juste, mais l’expérience a démontré qu’on ne peut agir sur un seul facteur sans traiter en parallèle d’autres perversions du système. … On est dans l’hypercomplexe, et les noix sur un baston, elles tombent.

        Le piège construit par l’Histoire ressemble un peu au jeu du mikado.
        Les 35 heures enseignent un peu ça.
        Ce n’est pas l’idée qui est fausse, mais le jeu, dans son ensemble.

        Il me semble que la proposition de Jeanneney, qui agit sur la croyance de type article 23, et qui a le mérite de pouvoir être dosée au micropoil expérimental est assez compatible avec un Mikado gagnant.

        décidément, elle me plaît 😉

        • Ana,
          oui, ca marche absolument -- mais à Wörgl, ca marchait à cause d’autres idées en plus -- comme j’ai déjà décrit. C’est bien d’avoir un exemple.
          Le truc, la ruse avec la casse était la perversion de cette idée fructueuse, c’est pour cela je l’ai raconté. Par contre je suis absolument sûre, que ce que tu décris avec l’emploi n’est pas vrai. C’est sûr qu’en Allemagne, c’était un morceau de sucre de la part de Merkel pour les employeurs qui la menacait de quitter l’Allemagne vers la Roumanie. C’est Merkel qui avait peur de plus de chômage puisque ca crée un potentiel de rebellion. C’est tout. C’est l’industrie qui a demandé à l’état de leur des subventions sous forme de prime de casse pour qu’elle, l’industrie, arrive à gagner le même fric faramineux qu’il gagnait avant et ne gagnerait peut-être plus autant dans cette année-là. L’état a subventionné l’industrie, alors que l’industrie menace l’état, dès que ca va un peu moins phantastique, de partir -- malgré les subventions qu’elle a déjà eu. Plus AUTANT était l’argument et non pas dégâts, ruine. Tu vois ce que je veux dire? Donc il est facile de faire peur aux gens avec le chômage. Mais le problème est plutôt que l’industrie paye mal et stocke l’argent oubien va au casino avec (à la bourse), n’est-ce pas? Le scandale était cela.
          On a donc forcé les gens dans une pensée abominable de consommation, et les mêmes gens -- la population -- ont subventionné l’industrie pour qu’ils puissent continuer leur chemin ingrat et se payer des sommes astrales eux-même tout en essayant de ne pas payer tous leurs impôts. Tout le débat ici autour de l’argent, des dettes publiques, des rapports des forces des élites avec les populations et les mensonges de justifications de cette logique illogique, est à propos de cette attitude ignoble. Je suis d’accord, bien sûr, que l’idée de l’helicopter présentée ici est très belle.

          • Ana Sailland

            Ce que j’écrivais ne concernait pas une situation particulière mais l’équation générale entre besoin, désir, contribution, salaire, emploi, récompense, contrat, contrat forcé, chantage.

            (Ce n’est pas une équation mathématique puisqu’elle contient l’humain et ce qui le contraint ou l’anime, et toute conclusion doit être prise comme une hypothèse 😉 )

    • Dans l’expérience de Wörgl on dit comment la monnaie « perd de sa valeur », 1% par mois, mais je n’ai vu nulle part, qui et comment cette monnaie était créée.

      Qui créait la monnaie dans « l’expérience de Wörgl » et comment ?

  3. « … des billets de banque (ou des bons d’achat de biens et services français)… »
    En effet, ce serait peut-être plus intelligent de distribuer des bons d’achat pour des biens et services de PREMIERE NECESSITE. On gaspille déjà bien assez de ressources naturelles comme ça…

    D’ailleurs, à quel moment parlez-vous des LIMITES de la croissance et de la consommation ? La planète n’est pas infinie et quelques années de décroissance lui ferait sans doute du bien !

    Enfin, Jancovici nous rappelle que notre vision de l’économie (capital + travail = production) oublie d’intégrer un élément essentiel : les ressources (matières premières + énergie) fournies par Mère Nature !
    http://youtu.be/MULmZYhvXik?t=16m17s

  4. http://www.dailymotion.com/video/x8tpl8_dividende-monetaire-0001_news

    Il y a plus facile et plus accessible que les lutins et les pages inutiles…

    … et pendant que j’y suis, ETIENNE, sans vouloir vous commander, simple citoyen que je suis et parfait anonyme, mais tout aussi inspiré que je pourrais en écrire des milles et des milles, ce serait sympa de votre part d’ouvrir un topic en l’honneur de Sylvain ROCHEX, pour contrebalancé un peu cet équilibre démocratique et populaire en direction de tous ces anonymes et Gentils Virus qui se donnent tant de mal et de passion mais ne font pas ce nombre juste et plus proportionnel face à des spécialistes de haut de vol (des FRIOT et des LORDONS par exemple) et autres agrégées en lettres modernes et intellectuel(le)s privilégié(e)s ?…

    Didactisme et Synergies populaires, ces subsidiarités synergétiques.

  5. Je vois un lien avec les expériences de monnaies complémentaires locales, Allemagne ou Autriche années 30 de mémoire, qui ont résorbé le chômage en quelques mois (puis ont été interdites, ben voyons ……).

    injection de monnaie (officielle ou pas !) => réduction du chômage

    ;;;;;;;;;;;

    Ce qui est intéressant dans l’idée de Jeanneney c’est qu’on peut l’expérimenter SANS THEORIE : on injecte, on regarde, et on continue tant qu’il n’y a pas d’effet néfaste.

    (on peut aussi détruire de la monnaie …)

    ;;;;;;;;;;

    presque hors sujet : quand on parle réduction du chômage, on pense bien peu à travailler moins -> immense champ d’indignation

  6. … pas grave Ana sailland ! Au contraire ! au moins la preuve que ici nos propos sont lus !!

  7. Vous balancez une idée hors contexte, en sachant très bien que vous créez de l’inflation, qu’il faut préserver la force du capital sinon il s’en va, etc..

    Par parenthèse, aucune monnaie locale ne sera à l’abri de ce qu’afflige la monnaie globale, à savoir qu’il faut des inégalités pour qu’elle fonctionne, comme monnaie capitaliste sur un marché, c’est à dire permette d’acheter de la force de travail.

    • http://www.dailymotion.com/video/x8tpl8_dividende-monetaire-0001_news

      Il serait peut-être temps d’évoluer, de changer de paradigme, non ? qu’avons-nous à faire de ces « inégalités » qu’on nous veut quand c’est la vie et la liberté que l’on veut nous ! non négociables et à nos conditions : le capital étant un luxe qui se paye, au prix fort, au bénéfice d’une portion au détriment de tous ; l’abondance, elle, étant accessible, à tous, à part égale, sans pertes aucunes… Le marché, celui de l’offre et de la demande n’intéresse que ceux qui désirent davantage et vont s’y employer pour cela, qu’il en soient producteurs ou consommateurs Et l’argent, lui, ce moyen d’échange, est déterminé, en premier lieu, par nos besoins élémentaires et ce minima indispensable à la vie sociale et à cette autonomie individuelle.

  8. @lisztfr

    -Ce qui a fonctionné n’a pas besoin de preuve théorique pour être envisagé.
    (Et une théorie qui a engendré le malheur peut être mise en doute, c’est même recommandé)

    -Si l’injection de monnaie présente des avantages (cf courbes de Phillips), cela ne présume pas de la nécessité d’une monnaie unique.

    -Une société peut fonctionner avec deux monnaies, l’une circulante et l’autre plus favorable à la réserve.

    @certains
    Je suis bien d’accord, la civilisation de la défiance et de la contribution conditionnelle assortie de chantage conduit au pire du pire. Une civilisation du don, c’est mieux qu’une civilisation de l’argent. Elle correspond à un autre niveau de conscience que le notre. L’espèce balbutie, entrevoit la sagesse, mais n’ose affronter le saut qui nous sépare d’elle. La foule n’étant pas l’individu d’exception, la conscience collective et certains aspects de l’organisation humaine croissent de conserve, les progrès de l’une favorisent les progrès de l’autre, et réciproquement. La transition technique vers l’idéal ne peut s’opérer que dans le respect de l’évolution des êtres, et, si et seulement si bien pensée, l’évolution technique favorise l’évolution des êtres. (?)
    C’est ainsi par exemple que la suggestion de Jeanneney peut préparer l’esprit à accepter le revenu inconditionnel qui à son tour peut dégager la pulsion contributive des peurs qui la freinent, autorisant la participation sans contrepartie.
    Nous ignorons les étapes du voyage, mais devons choisir un premier pas. Ou deux 😉

  9. Tout ça c’est bien joli, et je trouve l’idée de Jeanneney fort séduisante et convaincante depuis que je l’ai découverte dans une vidéo d’Étienne.

    Jeanneney semble néanmoins présupposer que les différents gouvernements sont plus ou moins incompétents et font des erreurs de choix économiques.

    Je pense qu’il n’en est rien. Les puissants (allias le Capital) ne cherchent pas une société prospère dont tout le monde profiterait en permettant à tous de s’enrichir et aux écarts de richesse de diminuer ou même de se maintenir.

    Les puissants recherchent un avantage DIFFÉRENTIEL, c’est à dire qu’ils cherchent à augmenter leur puissance relative. La richesse n’a de sens que par le pouvoir d’enrôlement et de soumission qu’elle permet d’exercer sur autrui, et ce pouvoir ne dépend pas d’une richesse « absolue » (ce qui n’a d’ailleurs que peu de sens) mais d’une richesse relative.

    Plus l’écart de richesse entre les 99,99% et les 0,01 s’accroit, plus la puissance de l’argent de ceux qui en ont en excès leur permet d’aller loin dans l’assouvissement de leur caprice (« le vrai pouvoir, c’est le pouvoir de faire souffrir autrui » Orwell 1984). Et cet écart s’est historiquement toujours beaucoup plus accru en période de récession qu’en période de prospérité. Tout ça fonctionne comme un couple de force en physique ! (plus on prend du recul et plus on se rend compte que les êtres humains -- et le vivant en général -- fonctionnent selon des lois identiques ou semblables à celle de la physique)

    Nos dirigeants le savent. Ce ne sont pas des incompétents, mais des traitres à leurs électeurs fidèles à leurs maîtres et à leurs intérêts de classe.

    Comme l’a fait remarquer Étienne en intro à ce post, nous n’obtiendront pas ces mesures techniques sans ré-instituer notre puissance politique.

    • Tout à fait, il ne faut pas attendre de sauvetage des citoyens par ceux qui les ont fait couler et l’attribution à l’économiste anti-salariés, ultra-libéral et européiste Jean Tirole du prix de la Banque Centrale de Suède en Sciences Économiques est là pour le confirmer. Ceci alors que les italiens sont mobilisés contre l’euro entre autres* par la mouvement 5 étoiles et les allemands contre l’euro entre autres* par le mouvement Alternative für Deutschland.

      *Un peu gênant que la plupart des mouvements historiques descendant du mouvement ouvrier sont devenus des partis euro-zombifiés et que le combat naturel contre cette oligarchie soit porté par des partis novateurs, mais plus conservateurs sur le plan de la lutte des classes.

      Je trouve qu’il tombe bien ce prix de la Banque Centrale de Suède en Sciences Économiques, au moment où des réformes structurelles du marché du travail en France nous sont très aimablement recommandées par l’Union Européenne, c’est quand même un sacré coup de main de propagande pour nous faire avaler la potion ultra-libérale, anti-salariés et européiste.

      Il ne faut rien attendre de bon des positions structurellement extrémistes de l’oligarchie capitaliste transnationale qui nous gouverne. Réinstituons notre puissance politique.

  10. Je pense au contraire que c’est en desinstituant le pouvoir politique que nous pourrons nous doter librement des instruments, monétaires par exemple, adaptés a la situation.

    • Je ne comprends pas, donc il n’y a plus de règles, plus de limites, plus de garde-fous ? la loi de la jungle ?… déjà « qu’il faudrait que les Citoyens fussent avant les lois ce qu’ils ne peuvent devenir que par elles » (Jean-Paul JOUARY citant ROUSSEAU, « cette phrase désespérante, ce cercle vicieux », ce paradoxe de la vertu face à l’instauration de la Démocratie) sans parler du système dominant actuel, cette arbitraire autant que cet élitisme idéologique, j’aimerais bien que tu développes le fond de ta pensée…

  11. oui, Ana, ce nétait pas vraiment compliqué à comprendre ….
    MAIS de croire avoir sauvé un emploi en achetant une nouvelle voiture tout en cassant la vieille même si elle n’ est pas vieille, c’est quand-même l’effet de cette ruse décrit plus haut. Réflexion à laquelle tu me répondais…

    Pour avoir un équilibre, il faut s’émanciper des ruses.

  12. Lundi 13 octobre 2014 :

    Depuis les référendums en France et aux Pays-Bas (ces deux référendums avaient vu la victoire du « non » en 2005), les européistes savent qu’ils NE peuvent PAS organiser de référendum.

    Si les européistes organisent un référendum concernant la construction européenne, les peuples voteront « non ».

    Conséquence : les européistes n’organisent plus de référendum.

    Depuis 2005, il n’y a plus de référendum.

    … mais en Italie, ça pourrait arriver.

    Ca se passe en Europe : un référendum pour la sortie de l’euro.

    A l’issue de la grande kermesse du «peuple des Grillini» qui s’est tenue à Rome, Beppe Grillo a promis de recueillir un million de signatures en faveur de la sortie de l’euro.

    « Il faut sortir de l’euro le plus tôt possible. Nous ne sommes pas encore en situation de défaut, mais les capitaux sont en train de fuir de l’Italie depuis septembre ». Après plusieurs mois de silence radio, le leader du Mouvement Cinque Stelle (M5S), Beppe Grillo, est sorti de sa réserve à l’occasion d’une grande kermesse du «peuple des Grillini» qui a réuni quelque 150.000 personnes selon les services de police (500.000 selon les organisateurs) au Cirque Massimo, à Rome. Un «Woodstock» de trois jours, en plein cœur de la cité éternelle, où il a harangué la foule des militants en promettant de lancer sa campagne visant à recueillir un million de signatures pour son référendum sur la sortie de l’euro. Malgré les objections des constitutionnalistes rappelant que la Constitution interdit d’organiser un référendum en vue d’abroger un traité international, il a promis le dépôt d’une «première loi d’initiative populaire » pour mai 2015.

    Qu’il s’agisse de Mario Draghi, le «banquier qui n’a aucun titre pour nous donner des ordres», de Matteo Renzi ou d’Angela Merkel… , le gourou du M5S n’a pas ménagé ses adversaires : les «singes au c… rouge pelé» et les «maçons qui gèrent le pays»… «Nous sommes menacés de défaut de paiement : Matteo, je t’en prie, dépêches toi de faire exploser ce pays pour que nous puissions réaliser ton effet dévastateur. Si vous avez des bons du Trésor, vendez-les au plus vite», a conclu le leader du mouvement populiste. «Regardez-moi : ou nous changeons de cap maintenant ou je me jette par-dessus bord», a même menacé l’ancien comique génois, du haut d’une grue de vingt mètres. Histoire de prendre de la hauteur… Selon les derniers sondages, cinq mois après les élections européennes de mai dernier, le M5S se maintient comme la deuxième force politique du pays derrière le parti démocrate, avec 21% des intentions de vote contre 38,4% pour le parti de Matteo Renzi.

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203852038823-ca-se-passe-en-europe-un-referendum-pour-la-sortie-de-leuro-1052925.php

  13. Par pitié, cessez d’invoquer « la loi de la jungle » à tout bout de champs !

    1) Dans la jungle, il y a de la compétition ET de la coopération ET de la hiérarchie. Ce n’est PAS uniquement la loi du « plus fort ».
    2) Dans la jungle il y a des règles, des usages intraspécifique.
    3) Dans la jungle, la puissance relative d’un individu, d’une groupe, d’une espèce est BORNÉE par des limites biologiques et de ressources ; et contrée par la « volonté de persister dans leur être » d’autres individus, groupes ou espèces.

    La survenue de l’abstraction monétaire et son développement ont seuls permis à un individu ou à un groupe social l’accumulation potentiellement ILLIMITÉE de monnaie conférant un pouvoir d’enrôlement, d’assujettissement et de corruption sans aucune limite.

    Cette absence de limite n’existe nulle part ailleurs dans le vivant !

    Parler de « loi de la jungle » pour caractériser certains types de société, c’est non seulement se tromper mais, plus grave encore, LÉGITIMER les doctrines qui s’en réclament (notamment le pseudo-libéralisme) en les NATURALISANT.

    Les puissants ne font pas autre chose que de se légitimer ainsi pour parvenir à justifier leur domination. Cette justification, ce contrôle de nos représentations est la seule vrai fondement de leur pouvoir.

    A tout prendre, je crois qu’il serait encore préférable de vivre sous la « loi de la jungle », infiniment moins « injuste », que dans ce monde capitaliste.

    • La loi de la jungle, oui, la loi du plus fort, en total opposition au Contrat Social rousseauiste, c’est justement ça, pas besoin d’en faire tout un fromage, l’ami ! C’est aussi une expression, qui veut bien dire ce qu’elle veut dire sans prêter à conséquence ni à confusion… alors pourquoi tu te prends le chou tout seul comme ça ?…

  14. Cette histoire de l’hélico monétaire c’est comme le TAS : une fausse bonne idée qui va faire perdre du temps et diviser les gens .
    Si l’on recherche une vraie démocratie c’est à dire un pays où les richesses soient partagées , l’argent équitablement distribué , la monnaie bien injectée , au bon moment sur des projets et activités d’intérêt général ; par conséquent une économie et une monnaie sous le contrôle de l’état , cet état étant lui même investi et contrôlé par les citoyens
    C’est bien cela qu’il faut proposer en réfléchissant aux meilleures modalités d’organisations le permettant .
    Remplacer cette recherche par des mécanismes
    que ce soit un hélico
    ou le TAS
    c’est passer à côté du sujet , diviser (parce que forcément il y aura sur ces sujets les pour et le contres) et donc faire perdre un temps précieux à la collectivité qui a plus que jamais besoin de se réorganiser et par conséquent de réfléchir à cette réorganisation et non de débattre sur des propositions mécanicistes qui seraient censées résoudre quelque chose.

  15. Je crois plutôt que c’est le contrat social qui institut la loi du plus fort ( Kratos).

    En fait l’opposition entre Etienne et le gonze du parti de gauche n’est que de facade. Les deux partagent 80% de leurs postulats, quand deux jacobins se rencontrent, qu’est ce qu’ils se racontent? Des histoires de jacobins.

    • kratos ne signifie pas « loi du plus fort »

      (((Une curiosité intéressante : akratos (a privatif) signifie « sans impureté ». Marrant, non ?)))

    • « L’Acratie », pourquoi pas ? c’est pas vilain comme mot, le temps de s’habituer, cette concession à la bourgeoisie du « démos » en moins, histoire de les rassurer quant à nos vraies intentions qui ne sont pas de les ‘priver’ (‘privé’, le secteur privé qui prive généralement le service public de ses richesses) complètement de leurs biens… « Acratie », oui, c’est jolie, j’y suis déjà habitué, c’est simple, c’est court, ça l’air très honnête, ah oui, votons pour, ce serait dommage de nous en priver ! ^^

      Et le contraire de « marrant », ANA ?… « Marrat » ! le rat_marasme…

      en roue libre…

  16. Lundi 13 octobre 2014 :

    Sur son blog, Jacques Attali écrit :

    « Quelque chose va se passer.

    Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent : l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes.

    Plus directement, la situation globale de l’Europe, qui s’enfonce dans la déflation, rend probable une faillite d’un des Etats européens, et non des moindres, devenu incapable de rembourser sa dette.

    Et la colère des Allemands, devant la dérive des autres, pourrait conduire ce pays à sortir, le premier, de la zone euro.
     
    Par ailleurs, la décision attendue de la cour européenne de justice, sur les mécanismes audacieux de solidarité monétaire créés par Mario Draghi, provoquerait, si elle les déclarait contraires aux traités européens, la démission du président de la BCE et un effondrement de l’euro.
     
    Plus spécifiquement, la France, dont le déficit budgétaire est désormais hors de contrôle et où les réformes tardent à venir, pourrait se trouver attaquée par les marchés et devenir à son tour insolvable.
     
    L’une au moins de ces menaces a de fortes chances de se matérialiser dans les dix-huit prochains mois.

    http://blogs.lexpress.fr/attali/2014/10/13/quelque-chose-va-se-passer/

    La zone euro est bâtie sur des gigantesques bulles de dettes publiques.

    Ces gigantesques bulles de dettes publiques vont bientôt éclater.

    1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 314,801 milliards d’euros, soit 174,1% du PIB.
    2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2120,143 milliards d’euros, soit 135,6 % du PIB.
    3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 220,696 milliards d’euros, soit 132,9 % du PIB.
    4- Irlande : dette publique de 202,920 milliards d’euros, soit 123,7 % du PIB.
    5- Chypre : dette publique de 18,206 milliards d’euros, soit 112,2 % du PIB.
    6- Belgique : dette publique de 404,248 milliards d’euros, soit 105,1 % du PIB.
    7- Espagne : dette publique de 989,925 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.
    8- France : dette publique de 2023,7 milliards d’euros, soit 95,1 % du PIB.

    • 🙂 Quelques mois de retard 🙂

      Se donne de la peine. 12/20

    • Les murs de Jérusalem sont trop ‘grands’ pour bien voir comment le monde évolue… ou l’hôpital qui se lamente pourtant déjà bien fourni_quand je pense que je pourrais me retrouver face à cet homme un jour dans un train… tiens ! c’est là le sujet d’un court-métrage : Avis aux amateurs et aux étudiants en cinématographie_ces études-là sont suffisant salées pour se permettre une petite fantaisie, un petit coin d’oeil à l’attention d’un des chantres de l’ultre-libéralisme !

  17. Sortir de l’Euro avec les Allemands et d’autres, cette intention en tout cas des peuples souverains et en révolte unis ainsi contre l’Europe, et cette alliance, ces contrats économiques et commerciaux avec la Russie pour bien marquer ce rejet de l’axe atlantique, de la Finance et de l’OTAN ! Oui, il y a des pistes pour contrecarrer Orwell et Huxley, une situation idéale, somme toute, pour accoucher bientôt d’un nouveau rapport civilisationnel au monde et aux autres.

    • … des « pistes », disais-je, ou un scénario encore plus « malin » qu’il n’y paraît, énième et machiavélique rouerie d’un pouvoir qui abat ses cartes toujours avec un coup d’avance… vigilance donc… mais, surtout, ce scénario démocratique qui nous oblige tout en étant imprévisible : sa force de frappe contenue dans autant d’interactions et de possibilités que nous sommes nombreux et des plus décidés à interférer.

  18. (informatif)

    Un citoyen face à l’Etat…

    https://www.youtube.com/watch?v=ya3c4vDwHzI

    « Moi j’appelle pas ça la Démocratie ! »

  19. 18’00… « mais le Pouvoir est parano en France, pourquoi ? parce qu’il n’a pas de légitimité, et tout pouvoir qui n’a pas de légitimité est parano. » (David Van Hemelryck)

    Cette visite guidé dans ce Grand Paris de l’Histoire et de la Prétention vaut le détour, DAVID est incroyablement didactique et contagieux !

    • https://www.youtube.com/watch?v=I0WoVWuSNqc

      Cela mériterait davantage de vues… à moins qu’il n’y ait des sujets et surtout des approches qui ne sont pas « bonnes » à rendre public, à juste Cause comme dirait certains virus ^^
      En supposant, par contre, que cela soit malgré tout un peu isolée comme démarche ou que David VAN HEMELRYCK joue un double jeu (il faut savoir tout imaginer en politique, il n’y a rien là de personnel ou de partisan, juste ce soucis de la réflexion), cette prise de parole, cette action n’en restent pas moins très intéressantes comme approche et soulèvent autrement plus de questions, me semble-t-il, que ces polémiques politiciennes qui font perdre autant de temps qu’elles nous enferment dans un carcan intellectuel et réflexif toujours aussi limité que des plus improdutifs, en tout cas très souvent.

      Il y a beaucoup de didactisme, je trouve, dans ces travaux pratiques de pousser ainsi la volonté, cette souveraineté qui nous est commune à tous, sur le terrain : je me réferre ici aussi et surtout à cette vidéo d’Agence Info Libre accompagant DAVId en voiture au coeur du Grand Paris, ce Paris de la Prétention et en rien véritablement démocratique.

    • C’est génial !…

      … sans violence aucune, avec humour, virimania, détermination_et le spectacle (le défilé) qui continue, ignorant encore qui l’est l’objet de toutes ces fantaisies contestataires, ou bien obligé, croit-il, de faire ce qu’on le lui a intimé, électeur ou militaire inconscient de sa vraie citoyenneté, cette véritable puissance à l’ordre.

      • La version longue, sans nos joyeux saltimbanques, mais ces deux pépites qui en disent long sur cet antagonisme idéologique de celui qui dénone les institutions impies de celui qui n’y voit là qu’un joli spectacle digne et inoubliable pour nos enfants, pourquoi, puisqu’il est bien connu que les hommes et les mêmes les femmes à présent joueront toujours à la guerre faute d’y comprendre quoi que ce soit en Démocratie et Constitution !… à partir de 2’55

        https://www.youtube.com/watch?v=T8pmiIf9

  20. Quand on arrive à ce niveau de dette publique, on n’a plus que cinq solutions :

    1- La guerre : par exemple, on attaque des pays qui ont du pétrole et du gaz naturel pour leur voler. Malheureusement, ces pays sont surarmés, et ils seraient capables de nous vaincre, ces cons.

    2- L’inflation : malheureusement, les pays développés vieillissent. Les vieux sont de plus en plus nombreux, et donc les politiques suivies ont comme priorité la lutte contre l’inflation.

    Quant aux pays émergents, chez eux-aussi, l’inflation baisse.

    Chine : l’inflation ralentit à 1,6% en septembre.

    L’inflation en Chine a de nouveau nettement ralenti en septembre, à 1,6% sur un an, à son plus bas niveau depuis près de cinq ans, selon des chiffres officiels publiés mercredi 15 octobre, de nature à renforcer les craintes de tensions déflationnistes.

    3- L’Etat vole l’argent des épargnants. Exemple : Chypre. Malheureusement, ça ne résout pas le problème. La dette publique de Chypre continue à exploser : elle atteint 112,2 % du PIB.

    4- La prière. On prie pour que Dieu vienne nous sauver. Malheureusement, il n’existe aucun dieu.

    5- Le défaut de paiement. Malheureusement, le défaut de paiement ruine les prêteurs, le défaut de paiement ruine les épargnants, le défaut de paiement ruine les actionnaires.

    Pronostic : on va avoir le 5.

    Dans les années qui viennent, de nombreux Etats vont se déclarer en défaut de paiement.

    Tant pis pour les prêteurs. Tant pis pour les épargnants. Tant pis pour les actionnaires.

    https://www.youtube.com/watch?v=8LaRGDYM_-M

    • Tulard a peut être raison quant à cette banqueroute (le mot est amusant et son choix n’est certainement pas hasardeux, inconsient ou non, n’est-ce pas mon cher Jean ?…)

      https://www.youtube.com/watch?v=BP6lj1_SFPI

      … quel rigolo ! c’est lui Jean Tulard ? apparemment j’ai pas loupé grand chose, excepté ça peut-être… 1’35… et ça s’auto-proclame quoi ? historien ? élite intellectuel ? ^^ Bref, aux publiettes, citoyen-Crapule !

  21. Les motards qui changent leur pots pour faire plus de bruit, monopoliser l’espace sonore pour se faire remarquer, je les appelle les « Vroum j’existe ».

    Je cherche une appellation aussi parlante pour ceux qui monopolisent l’espace des blogs et forum afin -- enfin -- d’avoir l’illusion d’une existence sociale et d’une influence sur la marche du monde. Il y a d’ailleurs souvent une grande corrélation entre la quantité de signes vomis et la vacuité des propos…

    « incontinents du clavier » « prolixe du virtuel » « je tapote donc j’existe » « gastro scribérite »

    J’aime bien la dernière, ça peut donner : t’as une gastro-scribérite ?

    Des propositions ?

  22. Bonjour à tous,

    Je lis votre découragement dans les billets précédents, vous faites un travail remarquable Cher Etienne Chouard, parfois vous vous demandez pourquoi les gens ne réagissent pas de votre action, mais vous comprenez que vous êtes entrain de proposer un choix de société qui dépasse plus 300 ans.Pour accélérer les choses, il faudrait un choc indépendant des 1%, il est entrain d’arriver là, je ne voudrais pas d’être à leur place…

    Ne faisons pas comme Jules César, il croyait que les gens peuvent changer en donnant l’exemple par lui-même. L’Histoire de Jules César est en effet complètement falsifiée.

    UN TROLL , comme Jacques Attali disait, dans son billet « Quelque chose va se passer » *7, le conseil de Jules César est mieux :
    « Ne pas avoir peur et connaitre soi-même, tel est le véritable secret de l’avenir. Tel est le secret des peuples heureux.  »

    Il faudrait que les gens continuent à renforcer le réseau collectif local avec ou sans internet ( parler entre voisin, amis, famille, ….), pour débattre vos propositions, il faudrait dépasser la masse critique.
    Bon courage à tous, nous allons vraiment besoin …

  23. Italie : en 2007, les banques privées italiennes détenaient 12 % du PIB en obligations de l’Etat italien. Fin 2013, les banques italiennes détenaient 28 % du PIB en obligations de l’Etat italien !

    Espagne : en 2007, les banques privées espagnoles détenaient 7 % du PIB en obligations de l’Etat espagnol. Fin 2013, les banques espagnoles détenaient 30 % du PIB en obligations de l’Etat espagnol !

    Regardez bien les graphiques 3a et 3b :

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=74349

    Ces graphiques montrent une accélération des achats d’obligations d’Etat à partir de décembre 2011, c’est-à-dire à partir du moment où la BCE a prêté 1019 milliards d’euros aux banques européennes.

    En clair : les banques italiennes ont utilisé les prêts de la BCE pour acheter des obligations de l’Etat italien. Elles en sont gavées.

    Les banques espagnoles ont utilisé les prêts de la BCE pour acheter des obligations de l’Etat espagnol. Elles en sont gavées.

    Normal : plus personne au monde ne veut acheter ces obligations d’Etat pourries.

    MAIS MAINTENANT ?

    Maintenant, les banques espagnoles sont dramatiquement sous-capitalisées. Maintenant, les banques espagnoles n’ont plus d’argent. Jeudi 16 octobre, elles ont été incapables d’acheter toutes les obligations émises par l’Etat espagnol.

    L’Espagne rate un emprunt obligataire.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/10/16/97002-20141016FILWWW00137-l-espagne-rate-un-emprunt-obligataire.php

    Directement ou indirectement, il ne reste plus que la BCE pour acheter les obligations de l’Etat espagnol, les obligations de l’Etat italien, les obligations de l’Etat grec, etc.

    Directement ou indirectement, il ne reste plus que la BCE pour empêcher la faillite généralisée de la zone euro.

  24. Démonstration de l’efficacité du capitalisme par ses rouages ; propriétaires, banquiers, employés, clients et plaisir immédiat :

  25. Loïc BLONDIAUX signale (sur FB) cette nouvelle, qu’il juge inquiétante pour l’idée de démocratie participative :

    What would you cut? Durham council asks residents to find £100m savings

    http://www.theguardian.com/society/2014/oct/19/what-would-you-cut-durham-council-asks-residents-find-savings

    Mon commentaire :

    On se laisser enfermer (faute de puissance politique d’initiative) dans de faux problèmes. Faire de notre mieux pour gérer la RARETÉ (et accepter de se serrer encore la ceinture au profit de la classe oisive), c’est accepter comme inéluctable un état de fait (la rareté) qui est pourtant fondamentalement contestable.

    En vraie démocratie (« démocratie participative » est un triste pléonasme), nous reprendrions (très prioritairement) le contrôle public de la monnaie et nous sortirions aussitôt de la rareté artificielle et non nécessaire que nous imposent aujourd’hui les maîtres-chanteurs esclavagistes que sont les usuriers pour fonder leur pouvoir illégitime sur toute la société.

    La rareté, dans l’état actuel des progrès énergétiques et technologiques, est une construction politique, un outil de domination.

    Nous autres, humains, serions tout à fait capables d’instituer et généraliser la PROSPÉRITÉ. Mais il faudrait d’abord reconquérir notre souveraineté, en la reprenant aux « élus » prostitués, qui l’ont usurpée.

    Pour nous émanciper, il faut apprendre à instituer nous-mêmes notre puissance politique, en multipliant et en généralisant des mini-ateliers constituants populaires, ultra contagieux et ciblés sur l’essentiel (référendum d’initiative populaire, type de monnaie et contrôle public, désignation et contrôle des acteurs, etc.).

    • « La source de tous nos maux, c’est l’indépendance absolue où les représentants se sont mis eux-mêmes à l’égard de la nation sans l’avoir consultée.

      Ils ont reconnu la souveraineté de la nation, et ils l’ont anéantie.

      Ils n’étaient de leur aveu même que les mandataires du peuple, et ils se sont faits souverains, c’est-à-dire despotes, car le despotisme n’est autre chose que l’usurpation du pouvoir souverain.

      Quels que soient les noms des fonctionnaires publics et les formes extérieures du gouvernement, dans tout État où le souverain ne conserve aucun moyen de réprimer l’abus que ses délégués font de sa puissance et d’arrêter leurs attentats contre la constitution de l’État, la nation est esclave, puisqu’elle est abandonnée absolument à la merci de ceux qui exercent l’autorité.

      Et comme il est dans la nature des choses que les hommes préfèrent leur intérêt personnel à l’intérêt public lorsqu’ils peuvent le faire impunément, il s’ensuit que le peuple est opprimé toutes les fois que ses mandataires sont absolument indépendants de lui.

      Si la nation n’a point encore recueilli les fruits de la révolution, si des intrigants ont remplacé d’autres intrigants, si une tyrannie légale semble avoir succédé à l’ancien despotisme, n’en cherchez point ailleurs la cause que dans le privilège que se sont arrogés les mandataires du peuple de se jouer impunément des droits de ceux qu’ils ont caressés bassement pendant les élections. »

      Robespierre, 29 juillet 1792.

      http://etienne.chouard.free.fr/Europe/En_Vrac.pdf

      Pas une ride…

    • Intéressante cette intervention de TODD qui dit beaucoup de choses sans jamais entrer en chouardisme et autres conspirationnismes… on peut toujours imaginer des ponts et autres convergences, le moment venu et petit à petit.

  26. Deux petites vidéos pour illustrer de manière rigolote l’importance de la CIRCULATION de la monnaie :

    https://www.youtube.com/channel/UCQZ2tHpBDkyeTl-7fTrekbg

    En corollaire l’importance de la monnaie locale, inconvertible et impossible à extraire de l’économie réelle.

    • A cette époque de l’année, certain(e)s préféreront se rafraîchir les méninges économiques avec une bande dessinée décrivant la Flouzodynamique, avec son histoire et non sans humour.
      En plus, c’est gratuit et légal !
      http://www.savoir-sans-frontieres.com/JPP/telechargeables/Francais/ECONOMICON.pdf

      Existe en une vingtaine de langues avec d’autres titres:
      http://www.savoir-sans-frontieres.com/

      Bonnes lectures 😉

      • Vous nous faites toujours de belles trouvailles. En fait, ce Gerard Fourcher a fait toute une série de vidéos thématiques : http://gerardfoucher.com/le-mini-show/

        Que ce soient les différents systèmes de dividende universel ou ce quantitative easing for the people, on tourne toujours finalement autour de la même idée : en système capitaliste, l’argent tend à percoler des pauvres aux riches où il s’accumule. Si on veut maintenir une machine économique en fonctionnement, sans devoir reconstruire complètement la société, il faut réintroduire de la monnaie. Mais non en haut de la pyramide sociale comme actuellement, où elle ne fait que stagner entre quelques complices. Mais en bas, où les gens n’auront qu’une envie, c’est de la faire circuler. Le gros avantage est que c’est techniquement très facile la faire. Le seul obstacle est dans la décision.

        Alors, le terme quantitative easing est un peu malheureux. Car les QE restent des prêts, avec donc une dette. Ce qu’il faut, c’est que cette monnaie créée (basiquement, des billets imprimés) soit donnée.

        Il y a juste la réserve que cela fonctionnerait à mon avis mieux dans un pays avec une monnaie un peu sérieuse : dollar, euro, livre, etc. Parce que si par exemple les dirigeants du Swaziland imprimaient des billets de leur monnaie nationale et les larguaient par hélicoptère, sans doute rapidement les détenteurs étrangers de cette monnaie se hâteraient de s’en débarrasser, et le cours s’effondrerait.

        Je vous souhaite de bonne fêtes et une bonne année, Etienne, ainsi qu’à tous : démocrates, gentils virus, colibris, confusionnistes, antifa, dieudonnistes, oligarques, etc … 🙂

        • Ce genre de vérité à l’opposé de ces formatages socio-culturels antédiluvien si bien ancres au cœur des psychés, là est tout l’enjeu de cette dé-désinformation, cette autre. Cause mentale à notre Cause constitionnelle…

  27. Génial, je ne connaissais pas ce bonhomme.

    Appliquer le « too big to fail » non pas aux banques, non pas même aux états, mais au peuple lui-même, à travers les individus.

    Il n’y a aucune raison objective pour justifier le fait que la monnaie n’appartienne pas intégralement aux réels acteurs de la production et de la consommation : les gens, de chair, d’os, de souffrance et de joie.
    Les banques, centrales comme privées, sont à cette heure un outil de mise en coupe réglée de l’énergie vitale de l’humanité, un outil de pression au service de divers chantages.
    Que de discours sur le capitalisme depuis deux siècles, mais ici est le socle. Hors de toute idéologie. Dans la simple logique.

    Il nous est dit ici que les banques centrales et leurs responsables ne sont pas loin de ces idées. Qu’il y a eu des expériences. C’est réjouissant mais pour le systématique j’attends de voir …

    Je reste sur ma faim déjà exprimée : imaginer la création monétaire par le citoyen. Un travail … 🙂

    Par ailleurs,

    On retrouve le fait que les monnaies nationales sont dans l’Histoire inventées pour financer la guerre.
    Ce qui va dans le sens de l’hypothèse des monnaies yang, trop yang, donc nuisibles.

    ;;;;;;;;;;;;

    « Un système monétaire est un outil de mesure de nos déséquilibres »
    La monnaie devrait aussi intégrer les déséquilibres vis a vis de la biosphère.
    Autre réflexion nécessaire …

  28. Erreur de la banque centrale en votre faveur : 3 000 euros
    http://www.lepoint.fr/economie/erreur-de-la-banque-centrale-en-votre-faveur-3-000-euros-16-01-2015-1897133_28.php

    Certains économistes estiment que la seule solution pour éviter la déflation est de distribuer de l’argent directement aux ménages. Explications. […]

    • Il est à noter que l’article 123 du traité de Lisbonne interdit aux banques centrales ( y compris la BCE) de prêter aux institutions,

      mais ! ne leur interdit pas de donner aux particuliers !

      ( fermant toutes les issues, « ils » -les rédacteurs- ont oublié cette solution … )

  29. Ping : [Formidable] Les Suisses vont voter pour (enfin) retirer aux banques privées leur pouvoir de création monétaire | Blog du Plan C

  30. Ping : « QE for the peuple » – « Helicopter Money » POUR RELANCER LA DEMANDE : le niveau monte | Blog du Plan C

  31. Ping : [Révolution monétaire – Chartalisme] Sortir de l’austérité sans sortir de l’euro… grâce à la monnaie fiscale complémentaire (Libération) | Blog du Plan C

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