Judith Bernard : « Le tirage au sort : un rendez-vous historique à ne pas manquer ! »

Magnifique Judith.

Comme elle fait bien grandir cette belle plante, importante.

C’est une chance qu’elle soit là avec nous, ici et maintenant.

Voici son nouvel appel, enthousiasmant :

Le tirage au sort : un rendez-vous historique à ne pas manquer

nicolas_messyasz_07

Il se passe quelque chose. En France, en ce moment, enfin. Le Mouvement pour la 6ème République, dont je suis signataire, a recueilli plus de 45 000 signatures à l’heure où j’écris ces lignes. C’est bien plus que les militants du parti auquel appartient son instigateur, Jean-Luc Mélenchon. Se produit donc ce qu’on pouvait prévoir et espérer : ce mouvement ne sera pas un énième bidule politicien propre à sombrer dans le naufrage électoral qui nous désespère ; il est dès les premiers jours investi en masse par des citoyens soucieux de se réapproprier la souveraineté politique dont ils s’estiment dépossédés.

Parmi eux, de plus en plus font valoir les vertus du tirage au sort comme procédure de désignation des Constituants qui seraient appelés à produire les règles institutionnelles de la 6ème République. Je suis de ceux-là, et je l’ai fait savoir dès les premiers jours, dans ma déclaration d’adhésion au m6r (http://www.m6r.fr/2014/10/souverainete-du-peuple-contre-souverainete-du-capital/) ; Jean-Luc Mélenchon a admis d’emblée que le débat sur la question devait être ouvert dans le mouvement.

Depuis, la polémique fait rage dans les réseaux sociaux, entre détracteurs et défenseurs du tirage au sort. C’est en cela, déjà, qu’il se passe quelque chose : on retrouve un débat à haute teneur politique, animant les fils de discussion des blogs ou de Facebook, d’une spectaculaire intensité… Comme en 2005. Année décisive, où la société s’était emparée du débat sur le Traité Constitutionnel Européen, où de « simples citoyens » s’étaient procuré le texte du projet de TCE, l’avaient lu et étudié, avaient consulté les juristes, les économistes et qui bon leur semblait, là où on pouvait les interpeller – sur la Toile – et en avaient conclu qu’il fallait refuser le TCE. Le peuple français avait voté « non », en dépit d’une machine médiatique puissante au service du « oui ». Puis les gouvernants confisquèrent la souveraineté populaire, et imposèrent le Traité de Lisbonne.

Mais quelque chose était advenu, pourtant, que plus rien ne pourrait défaire : le peuple avait conquis son autonomie de jugement, s’était estimé capable de délibérer et d’arbitrer sur une complexe question institutionnelle ; indépendamment de la pseudo-expertise dont les éditocrates inondaient les médias, le peuple avait produit une analyse pertinente et fondée, et récusé la proposition institutionnelle qui lui était faite – la marche à la fois désastreuse et autoritaire des institutions européennes organisées par ce Traité prouve que la multitude ne s’était pas trompée.

Ce qui est advenu alors ne s’est pas défait depuis. Ce qui a commencé, c’est un processus de subjectivation : celui par lequel la multitude prend conscience de sa puissance de jugement, de sa légitimité à arbitrer le destin commun… et de sa dépossession objective par des institutions qui permettent aux élus de trahir les électeurs qui les ont portés au pouvoir. Les citoyens ont changé de statut ; d’objets qu’ils étaient, assujettis à des politiques indifférentes au bien commun, ils sont devenus des sujets : concernés par la chose commune, estimant avoir voix au chapitre et autant de lumières pour juger de l’intérêt général que les élites qui les condamnaient avec constance au marasme économique et social.

Le peuple français n’a d’ailleurs pas le mérite exclusif de ce processus de subjectivation politique – ni non plus la souffrance exclusive de se le voir dénié : c’est un mouvement planétaire, un rendez-vous historique, que l’année 2011 a rendu particulièrement manifeste : Printemps arabe, mouvement Occupy Wall Street, Indignados, Printemps d’Erable… En d’innombrables points du globe, le même phénomène est apparu : des foules se mobilisaient et exigeaient que la démocratie, ce beau principe, se réalise en effet – que le peuple soit concrètement reconnu dans sa dignité et sa souveraineté, par des politiques réellement soucieuses de l’intérêt général. Au-delà des évidentes différences locales, considérables et sur lesquelles il n’y a pas lieu de s’étendre ici, un point commun émerge, puissamment instructif : ces mouvements sont tous nés en dehors des partis, loin des institutions politiques traditionnelles, que pour la plupart ils récusaient1.

La multitude est entrée dans LE politique, en contestant les formes anciennes de LA politique. Et c’est ce qui se passe en ce moment dans le m6r, et c’est en cela qu’il se passe quelque chose – en France, en ce moment, enfin.

Et comme les Français ne font rien comme les autres, et qu’en matière politique ils ne détestent pas expérimenter des choses nouvelles, nous voici embarqués dans une situation tout à fait inédite et passionnante : le m6r, lancé par un politicien tout ce qu’il y a de plus professionnel (Jean-Luc Mélenchon), suivi par nombre de ses militants (du Parti de Gauche, d’Ensemble…) procède en partie de LA politique ; il s’agit de constituer une force politique qui puisse être candidate à l’élection présidentielle de 2017, sur la base d’un programme explicite – convoquer une constituante, édifier la 6ème République. Mais, offert à la multitude comme un mouvement et non comme un parti, disponible aux propositions de ses membres et ne se fixant pas de ligne idéologique ni méthodologique préalable, il est en position d’être investi par LE politique : tout ce peuple arrivant du dehors des institutions et des partis, qui s’engouffre et réclame une autre manière de faire de LA politique.

Alors évidemment, il y a des frictions. La polémique sur le tirage au sort se situe exactement sur cette ligne de fracture, entre professionnels de la politique et non professionnels, entre partisans des méthodes politiques traditionnelles et défenseurs d’un autre paradigme. Exactement à l’endroit où LE politique et LA politique s’efforcent – avec peine – de s’articuler ensemble. Nul ne sait ce qui ressortira de cette friction, ni si nous parviendrons à surmonter les vives résistances qui se font entendre de part et d’autre. Il me semble pourtant que le jeu en vaut la chandelle, que les circonstances sont favorables, et que l’heure est venue.

Pour ce qui me concerne, comme je l’ai dit, je suis de ceux qui croient nécessaire de changer de paradigme, et de bouleverser la règle du jeu dès la convocation de la Constituante, en introduisant du tirage au sort pour une majorité, voire la totalité, des Constituants. Notre proposition suscite chez les partisans de la politique traditionnelle beaucoup d’effarement et d’exaspération – ce que je comprends fort bien mais sur quoi je ne peux pas faire grand chose ; nous sommes là dans un régime passionnel peu propice à l’analyse rationnelle. On nous oppose aussi des arguments intéressants, et à ceux-là je souhaite répondre ; car ce qui se joue dans cette affaire, au delà des affects qui enveniment les échanges, c’est un débat de philosophie politique exigeant auquel nous ne pouvons pas nous dérober.

On nous oppose par exemple le problème de la lutte des classes (dont le tirage au sort nierait l’existence) ou de la conscience de classe (dont les tirés au sort seraient dépourvus). Postuler aujourd’hui qu’il n’y a pas de conscience de classe spontanée, c’est ignorer le fait historique que j’ai rappelé précédemment : l’émergence du politique, en dehors des partis et des institutions. Les mobilisés d’Occupy Wall Street, les Indignados du 15 de Mayo, tous les individus qui se sont engagés dans des mouvements sociaux exigeant dans la forme et dans le fond la démocratie réelle, n’ont pas attendu d’être formés (et encore moins représentés) par des partis pour comprendre où étaient les intérêts qui les opprimaient, et quels étaient les intérêts qu’ils avaient à leur opposer.

Le fonctionnement oligarchique des « démocraties » contemporaines est de toute façon devenu si spectaculaire qu’il suffit désormais d’être un citoyen quelconque pour s’éprouver comme dépossédé d’une souveraineté visiblement détenue par une toute petite, mais très puissante, classe d’intérêts : celle du capital. Qu’on appelle cela les « 1% », les « ultra-riches », ou « le capital », l’analyse ne change finalement guère : chacun constate que les arbitrages politiques et institutionnels se font toujours en faveur d’une petite classe dominante, et au mépris de l’intérêt des peuples. Proposer le tirage au sort, ce n’est pas nier la lutte des classes : c’est au contraire en prendre acte, considérer qu’elle a lieu en effet, jusque dans les campagnes électorales, les procédures de désignation des représentants et les arbitrages rendus par le corps politique. C’est considérer les institutions politiques contemporaines à l’aune de ce que disait Warren Buffet, parlant au nom des ultra-riches dont il fait partie : « la lutte des classes existe, et c’est nous qui l’avons gagnée ». Oui : jusqu’ici ils l’ont gagnée en effet, les institutions politiques contemporaines sont façonnées en faveur de cette classe, et c’est précisément ce qu’il faut abroger. De cela, de plus en plus de citoyens sont parfaitement conscients.

Certes, tout le monde n’a pas dormi dans un duvet avec les Indignés à la Défense, et la plupart des gens se tiennent à distance de ces actions politiques éprouvantes, coûteuses en temps, en énergie, en espoir, même. Mais ceux qui restent chez eux ne sont évidemment pas indifférents ; lorsqu’ils s’abstiennent de voter, ça ne veut pas dire qu’ils s’abstiennent de penser – loin de là ! -, et ça ne veut surtout pas dire qu’ils sont « incompétents » pour juger du destin collectif.

Bien sûr, ils seraient très impressionnés s’ils se voyaient tirés au sort pour décider des institutions d’un nouveau régime politique. Moi-même, je serais effrayée par l’ampleur de la tâche, la lourdeur de la responsabilité, la peur de me tromper. Nous le serions tous. Pourquoi dès lors faire ce pari redoutable ? Parce que c’est le pari du processus constituant. C’est le principe de la subjectivation politique, appliqué à l’individu. Quiconque se voit en situation de devoir réfléchir sur le destin commun se hisse à la hauteur la responsabilité qui lui échoit. La chose s’observe à chaque fois qu’on se donne l’occasion de la faire advenir : dans les jurys citoyens, tirés au sort pour des consultations spécifiques ou dans le cadre des jurys d’assises, dans les Etats du monde où le tirage au sort a été utilisé pour convoquer des Constituantes ou d’autres assemblées politiques (Islande, Irlande, Ontario, Colombie Britannique).

Comment cela est-il possible ? N’ayant pas été distingué par une procédure électorale, le tiré au sort ne s’estime pas meilleur que les autres ; il arrive avec l’humilité de celui que seul le hasard a promu à cette place. Il ne s’éprouve pas non plus représentant d’un parti dont il aurait à défendre la ligne politique, et encore moins l’image médiatique ; dépouillé de ces effets d’importance ou de spectacle, le tiré au sort se présente comme essentiellement démuni. Il arrive avec sa seule expérience personnelle, son terrain professionnel, son vécu à lui augmenté de celui de ses proches, et n’a plus, pour délibérer et pour arbitrer, que son intelligence propre : c’est énorme, c’est même la seule chose qui soit indispensable pour concevoir des institutions politiques vertueuses. Il entre dans le débat avec les autres tirés au sort avec la seule arme de l’intelligence – dont je crois comme Jacques Rancière2, et comme Jacotot avant lui, que nous en disposons tous à égalité. Si nous ne sommes pas tous également entraînés à l’employer et à l’exprimer, le processus constituant offre les conditions favorables pour ne pas disqualifier les moins entraînés : il suffit d’y appliquer les règles de la délibération qualitative et productive, relatives à la prise de parole dans les assemblées et expérimentées intuitivement dans la plupart des mouvements de démocratie réelle.

Le tiré au sort n’a donc pas à devenir législateur « de but en blanc » : il le devient peu à peu, dans le temps du processus constituant. Car on lui donne le temps et les conditions d’un débat éclairé : les tirés au sort peuvent consulter des experts, disposent d’un long temps d’examen des questions qu’ils ont à trancher, et élaborent dialectiquement le produit de leur intelligence collective. Bien sûr il n’y aura aucun consensus a priori : la dimension dissensuelle de la démocratie se jouera dans ces débats comme ailleurs, et l’arbitrage devra se faire à force de délibération et d’argumentation relative à l’intérêt général – et à celui-là seul.

On nous oppose qu’ils n’auraient aucune responsabilité, puisqu’ils ne seraient mandatés par personne, et que la Constitution ainsi produite n’aurait aucune légitimité. Outre qu’on voit mal quiconque se sentir « irresponsable » en telle circonstance – c’est préjuger très défavorablement des dispositions civiques des citoyens à qui on reconnaît pourtant sans sourciller le droit de vote dans le cadre du suffrage universel, c’est surtout méconnaître les conditions dans lesquelles une telle Constituante serait amenée à travailler : évidemment, sous le regard du peuple qu’elle représente, sous la forme de la transparence des débats (filmés ou retranscrits et diffusés via Internet). Et surtout, sous la forme de la validation (ou non) par voie référendaire, de la Constitution qu’elle aurait ainsi produite. La procédure supposerait de soumettre le résultat du travail de la Constituante article par article, ou module par module, au suffrage de la nation, par la voie du référendum. On ne saurait organiser de conditions plus favorables à la responsabilisation des Constituants que cette sanction in fine par les urnes, et aussi longtemps qu’il sera nécessaire pour produire une Constitution qui obtienne l’assentiment de la nation. On ne saurait non plus discuter de la légitimité d’une telle Constitution, élaborée sous le regard du peuple, et validée par lui par la sanction des urnes.

Où l’on voit qu’un tel dispositif, loin de dépolitiser la société, la politiserait au contraire massivement. Les partis politiques ne disparaissent pas : ils continuent d’animer le débat public sur ce qui leur paraît être l’orientation institutionnelle à privilégier. Ils jouent ainsi un rôle « consultatif », et continuent d’exprimer les grandes orientations idéologiques qui ont à se faire entendre. Ils continuent en outre à former les candidats susceptibles de se présenter aux élections que la Constituante aura jugé de bon de maintenir dans telle ou telle institution de la 6ème République. La multitude, quant à elle, n’est pas évincée non plus : elle est susceptible d’observer la totalité du processus constituant, via la transparence des débats, et surtout, elle a à se prononcer sur le résultat, dans son ensemble ou dans ses parties. Si bien que loin de « jeter le bébé avec l’eau du bain » (soit : jeter le vote avec l’élection de représentants) le processus constituant par tirage au sort amène le peuple à délibérer et arbitrer presque tout le temps ! On ne supprime que l’élection des représentants (et pour la seule Constituante, encore), on garde évidemment, et même le plus possible, le vote… pour les lois !

C’est donc justement parce que nous croyons dans le politique, et que nous entendons l’étendre à l’ensemble de la société, que nous militons pour ce changement de paradigme. C’est, nous semble-t-il, la condition pour faire advenir le « peuple souverain » qui fonde la démocratie authentique, et que le m6r s’efforce d’édifier. C’est surtout, à l’évidence, le moment historique pour le faire.

Judith Bernard.
Judith

1 Cf. Sandra Laugier et Albert Ogien : Le principe démocratie, Enquête sur les nouvelles formes du politique, La découverte, 2014.

2 Cf. Jacques Rancière : Le Maître ignorant, cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle, 1987.

Source : http://lesinenarrables.net/le-tirage-au-sort-un-rendez-vous-historique-a-ne-pas-manquer/

[Mise à jour, 15 octobre 2014 :
Judith a republié son appel sur une autre adresse avec ce commentaire :

« Après quelques mésaventures, je republie mon texte de la semaine dernière (mis à jour pour le nombre de signataires du m6r). Mésaventures liées à la photo que le blog Les inénarrables avait associée au texte, et dont le photographe nous contestait le droit – même retirée du blog, la photo continuait d’apparaître chaque fois qu’on postait le lien de l’article, ce qui était bien embêtant et m’a conduite à supprimer tous les liens relatifs à ce papier… Là au moins, pas de photo, pas de souci : on peut partager tant qu’on veut ! »

• Sur Médiapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/judith-bernard/151014/le-processus-constituant-un-rendez-vous-historique-0

• Relayé sur Facebook : https://www.facebook.com/judith.bernard.12/posts/10204302649439324

Étienne.]

95 réponses à “Judith Bernard : « Le tirage au sort : un rendez-vous historique à ne pas manquer ! »

  1. Je suis en train de lire la déclaration de JUDITH et soudain, à l’instant et le temps que j’écrive ceci, je suis revenu sur les commentaires, ce commentaire unique et scatologique dont la seule pensée en lisant cette déclaration des plus sérieuses où l’on sent, en plus, comme une sorte de souffle, ce post d’une certaine Aline m’est soudain apparu très déplacé et, si nous voulons vraiment intéresser le plus grand nombre et ne pas en faire fuir surtout (^^), bref, j’ai tout de suite pensé à vous écrire pour vous conseiller d’être très vigilant sur ce topic, « vigilance » j’ai bien dit et non pas « ostracisme »… mais ces djinns, ces allers et venues, bon Capitaine aux commandes de son beau Navire.
    Mes amitiés
    Evidemment, ce post c’est comme le message-mission dans Mission Impossible : attention de ne pas vous brûler !

  2. C’est une magistrale déclaration d’intention et j’imagine qu’elle sera amplement relayée. C’est là un texte clair, dense, riche, très explicite ; évidemment, les tout nouveaux pourront peut-être y trouver un ou deux points qui leur soient pas très familiers mais cela ne le restera pas longtemps tant ces attentes communes et cet éveil au politique se recoupent et s’accélèrent.

    Un petit bémol néanmoins mais un moindre mal ou cette nécessité dans un premier temps, comme je suppose que JUDITH y soit tout à fait sensible, l’ayant bien abordé mais cette ouverture aux autres, ce postulat démocratique plaçant au centre cet intérêt général commun à tous, adroite et diplomate. Il n’empêche, être associé à une telle terminologie ne m’enchante guère -- m6r ! ça sent le gros canular ou expliquez-moi pourquoi on ne prononce et on n’écrit pas certaines choses dans leur entier et toute l’importance que cela peut contenir ?… Méfiance et Vigilance !

  3. Je trouve ce nouveau texte de Judith Bernard vraiment attachant et beau.
    J’ai une dernière question, parce que je n’ai rien trouvé : est-ce que Mélenchon a réellement l’intention de se retirer donc de ne pas être l’initiateur du « m6r » pour ensuite en être le chef du « mouvement »?

    Et quand dans ce texte Judith Bernard écrit « nous ne savons pas encore comment », il faut y penser que les messagers des élites vont bien sûr tout lire aussi et qu’il faut y être préparé puisqu’ils ne dormiront pas. Dans le printemps arabe qui est cité ici comme bon exemple, à mon avis, les gens étaient en colère de façon magnifique, mais non pas préparés pour la suite et donc il était facile de les faire échouer.

    Enfin, pour partager un film avec vous que je trouve fantastique en ce qui concerne le passage
    « indépendamment de la pseudo-expertise dont les éditocrates inondaient les médias, le peuple avait produit une analyse pertinente et fondée, et récusé la proposition institutionnelle qui lui était faite – la marche à la fois désastreuse et autoritaire des institutions européennes organisées par ce Traité prouve que la multitude ne s’était pas trompée. »

    voici :

    • et j’ai oublié celeui-là:

      • Oui, pas mal, à 3’55…

        « Mais bien avant cela, à deux ans avant l’élection présidentielle de 2012…

        … la plupart des journaux, radios et chaînes de télévision française ont lancé la campagne électorale »

        Preuves en images… ^^

      • Grand merci, KATHARINA, j’étais passé à côté de ce documentaire, excellent ! très intéressant ; quant au second, « Les nouveaux chiens de gardes », que je connais, semble avoir été retiré : quelques désaccords idéologiques, je suppose ou, autrement dit, censure !
        Très bon dimanche !

        • merci! Oui, ils sont trés bien fait -- je crois que le documentaire, on le trouve aussi on cherachant par le titre -- il est excellant .
          Bon dimanche aussi à toi!

      • 37’45… c’est effarant ce passage, l’attitude de ce Demorand d’une part, et d’autre part, ou cette véritable lecture entre les lignes (et les images) se situe-t-elle exactement ? autrement dit, où est le vrai, où est le faux dans tout ça ? simple mise en scène ou cette manipulation qui joue le vrai pour mieux tromper ou surenchérit pour manipuler là où on ne s’y attend pas ?!…

  4. Judith Bernard nous dit :
    « ….c’est surtout méconnaître les conditions dans lesquelles une telle Constituante serait amenée à travailler : évidemment, sous le regard du peuple qu’elle représente, sous la forme de la transparence des débats (filmés ou retranscrits et diffusés via Internet). Et surtout, sous la forme de la validation (ou non) par voie référendaire, de la Constitution qu’elle aurait ainsi produite. La procédure supposerait de soumettre le résultat du travail de la Constituante article par article, ou module par module, au suffrage de la nation, par la voie du référendum. On ne saurait organiser de conditions plus favorables à la responsabilisation des Constituants que cette sanction in fine par les urnes, et aussi longtemps qu’il sera nécessaire pour produire une Constitution qui obtienne l’assentiment de la nation. On ne saurait non plus discuter de la légitimité d’une telle Constitution, élaborée sous le regard du peuple, et validée par lui par la sanction des urnes. »

    Elle exprime à peu près les mêmes idées que celles que je vous ai soumis ici dans mon commentaire : Di Girolamo | 9 octobre 2014 at 17:38 | Répondre http://chouard.org/blog/2014/10/09/reponses-a-clement-senechal-sur-le-tirage-au-sort-en-politique/
    C’est à dire qu’elle insiste sur le cadre organisationnel dans lequel devra se dérouler le processus constituant : il est impératif que le travail constituant se déroule sous le regard des citoyens et qu’ils puissent valider ou invalider par le référendum .
    Je vais un peu plus loin qu’elle en ce sens que selon moi il ne suffit pas que le processus se passe sous le regard des citoyens mais il faut aussi prévoir , organiser et structurer leur participation lors du processus.
    Et ,sur le fond , je vais aussi plus loin : ce n’est pas le procédé utilisé pour désigner les constituant ( tirage au sort , vote ou mixte des deux ) qui est l’essentiel mais bien la procédure consistant à ce que tout se passe sous le regard et avec la participation effective des citoyens et que ce soit le référendum qui décide .
    C’est bien ce cadre démocratique organisant et structurant la visibilité et participation des citoyens aux réflexions ainsi que le référendum ,qui est l’essentiel .
    Se battre autour du pour ou contre le TAS , c’est passer à côté de l’essentiel puisque le TAS est une simple procédure de désignation et que le choix de cette procédure ou d’une autre doit aussi se faire dans un cadre visible ,participatif et validé par les citoyens !
    Ce cadre (information , consultation des citoyens , délibération ,décision par le référendum) est d’ailleurs(devrait d’ailleurs être) le cadre ordinaire de la démocratie .C’est là dessus qu’il faut travailler et pas s’épuiser dans des querelles de chapelles TAS ou pas TAS .
    Le fait de s’attacher à la définition et mise en place d’un cadre d’exercice de la démocratie et non sur une vague sixième République , rompt le cordon ombilical avec l’intérêt politicien qu’ont à l’évidence les promoteurs quel qu’ils soient d’une sixième République.

    • « C’est là dessus qu’il faut travailler et pas s’épuiser dans des querelles de chapelles TAS ou pas TAS .
      Le fait de s’attacher à la définition et mise en place d’un cadre d’exercice de la démocratie et non sur une vague sixième République , rompt le cordon ombilical avec l’intérêt politicien qu’ont à l’évidence les promoteurs quel qu’ils soient d’une sixième République. »

      Certes, « pour une vague sixième République », là je suis bien d’accord, par contre, traiter de querelles de chapelles ces discussions, polémiques et enjeux que sont ou non l’adoption du TAS (Tirage au Sort), alors permets-moi de te dire que tu ne manques pas de toupet, Citoyen !
      Car avant de penser cet environnement participatif citoyen idéal, il est un fait incontestable, le TAS n’est pour l’heure pas à l’ordre du jour ! pour la raison simple que cet EPCI (oui, ça a plus de gueule et de cohérence que ce m6r canulard !), cet environnement participatif citoyen idéal se constitue en ce moment (notre voeu le plus cher), lui qui, justement, au plein de sa progression va déterminer les conditions idéales pour faire pression et créer les événements et les décisions débouchant sur cette volonté générale et citoyenne, ce Tirage au Sort, cette Constituante… bref, c’est bien ce grand mouvement citoyen qui déterminera si oui ou non le TAS en même temps que cet EPCI (ou EPIC ^^), s’auto-déterminant et s’émancipant de lui-même… « même un enfant comprendrait cela » comme dirait un certain Etienne CHOUARD ! Dis-moi, tu connais au moins ? vraiment ?… je te laisse le bénéfice du doute

      • EPCI , je connais cette définition : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/etab-pub-cooper-intercom.htm
        Si tu parles d’autre chose , merci de préciser .

      • Pas mal, GIGI, j’apprécie énormément l’humour… et ces connivences terminologiques, si je puis dire, qu’il peut exister ainsi à notre insu, entre une pure création de ma part, cette EPCI ou EPIC fantaisiste et cet autre EPCI que tu cites ici, beaucoup plus sérieux et institutionnel, lui.

        Mais comme tu me demande préciser, ce qui voudrait dire, au cas que tu n’ais pas bien saisi que quoi je parlais exactement, je parlais bien de cet « environnement participatif citoyen idéal », EPCI ou EPIC donc, création purement intellectuelle pour reprendre à ma sauce et par raccourci ce que tu sous-entendais par « ce cadre démocratique organisant et structurant la visibilité et participation des citoyens aux réflexions ainsi que le référendum ,qui est l’essentiel . », pour te citer. Voili voilou, la chose est précisée ^^

        • Merci pour la précision ; pour le reste c’est marrant que dès que tu entends ou lis le mot TAS , ton cerveau se bloque et tu te trouves empêché de réfléchir . Etienne te bat ? Ou tu es amoureux ?
          Parce qu’en fait je n’ai fait que reprendre ce qu’ a dit Judith Bernard , en en tirant les conclusions logiques ……
          Bonne journée EFFAB !

        • Tu rebondis à ‘précision’ comme je le fais moi-même, conspirationniste par nature et plus méfiant encore quand je traîne mes guêtres en des terrains parfois minés par la polémique… à chacun ses approches, à chacun ses amours

          Si « conclusions logiques » de ta part, la précision, malgré tout, m’invitait à y revenir moi aussi.
          Bonne après-midi à toi, GENTLEMAN FARMER !*

          * Tu es comme un privilégié, ou pas certes, mais certains parmi nous n’ont que du béton et aucune perspective(s) réelle(s), ne les oublient pas et soit autrement plus exigeant dans ta réflexion que persister sur tel point quand justement c’est à l’élément si déterminant que sont l’humain et sa volonté qui va créer ces outils et ces environnements idéaux et non l’inverse.

    • « Se battre autour du pour ou contre le TAS , c’est passer à côté de l’essentiel puisque le TAS est une simple procédure de désignation et que le choix de cette procédure ou d’une autre doit aussi se faire dans un cadre visible ,participatif et validé par les citoyens ! »
      (Di Girolamo | 12 octobre 2014 at 05:37 )

      hmmmm… Comment dire ?…

      Le TAS n’est pas un gadget. Ce n’est pas une lubie de bobo.

      Le TAS est LE moyen d’expression de la démocratie.( « Le suffrage par le sort, est de la nature de la démocratie; le suffrage par choix est de celle de l’aristocratie. » Montesquieu, ‘Esprit des lois’)

      Comment peut-on sérieusement envisager d’instituer la démocratie en passant par un mode de désignation des constituants, par essence, aristocratique, donc par là-même, anti-démocratique ?

      Encore une fois, le TAS pour la constituante n’est pas optionnel. Il est consubstantiel à la Démocratie. Il n’y a rien à négocier sur ce point.
      Si vous est prêt à accepter une assemblée constituante élue, vous renoncez de facto à la démocratie (puisque, par définition, il n’y a pas de démocratie sans tirage au sort). C’est un choix tout à fait possible. Ce n’est pas le mien.

      (Nous ne parlons bien ici que de constituante, car l’élection peut ensuite être utile, voire nécessaire, dans le cadre du fonctionnement des institutions.)

      Le seul cas où l’aristocratie serait légitime à mes yeux, ce serait celui où une Constituante désignée par le TAS -- et travaillant dans des conditions normales -- choisirait délibérément de l’instituer. Cas un brin paradoxal, mais théoriquement possible; le peuple faisant sciemment le choix d’abandonner son pouvoir…

  5. « …ce mouvement ne sera pas un énième bidule politicien », bien sûr que si !

    Comment comprendre sereinement que M. Chouard, qui s’adresse au peuple, soutient en même temps la république et un de ses pires représentants -- de la même obédience du reste que feu, l' »abbé » Siéyès ?!

    C’est totalement aberrant. Sidérant de naïveté je trouve.

    Comment ne pas voir que Méchancon, représentant du socialisme (soit l’idéologie la plus inhumaine qui soit -- « la guerre au nom de la démocratie et des droits de l’homme »), lutte contre Marine Le Pen, QUI ELLE, inquiète réellement le système car son désir raisonnable de revenir à la Nation est exactement une position anti-mondialiste, donc aussi anti-Parti de Gauche).
    Ce trotskiste et ses copains franc-maçons vont donc tout faire pour rallier à eux les personnages d’influence qui ont une aura sur internet auprès des gens.

    C’est pour cette raison que vous avez été approché par un gauchiste M. Chouard ! (on vous suggère gentiment de rejoindre les rouges, et çà semble marcher !!!)

    Pourquoi croyez-vous que Mélenfion (etses petits copains franc-maçons) aient créé le Parti de Gauche : eh bien, pour avoir plus de poids électoralement… pour l’Europe !!!
    Ce n’est pas moi qui le dit c’est lui ! Il fait croire qu’il arrête la politique, et ensuite qu’il veut se lancer dans un nouveau défi européen…

    Faut vraiment ne rien voir !!!

    Il dit aussi qu’il est un « patriote » ! ah, ah, ah…

    M. Chouard : pourriez-vous comprendre que dans une démocratie, celle-ci doit nécessairement s’inscrire sur un territoire, et que celui-ci s’appelle la Nation ?
    Sans nation, pas de peuple, pas de démocratie.
    Le PG défend-il la Nation ? NON !
    Il défend la « nation européenne » (ou « états-unis d’Europe ») : mais celle-ci n’existe pas !

    Vous dites que vous ne prenez pas partie, mais vous serez obligé, à moins d’être un tiède. Dans ce cas, autant faire les bons choix, et sachez aussi que le FN est un parti de centre gauche, et que Soral est de gauche, j’espère que vous l’aviez compris. C’est bien pour çà qu’on leur crache dessus : la vraie gauche populaire, çà, çà leur fait peur !!!

    • ROUVREAU Mickael

      @patrie
      vos commentaires sont injurieux vis à vis d’une personne. Quoique l’on en pense , on n’écorche pas de manière assassine le patronyme d’une personne sans faire preuve de violence illégitime.
      Par ailleurs les assertions assénées ne sont aucunement étayées par des faits mais plutôt par des régurgitations telles qu’elles sont proférées sur vos sites de prédilection ?
      Quel est votre PENSEE nuancée et quelles sont vos REFLEXIONS PERSONNELLES autres qu’irrespectueuses : il n’est pas trop tard pour les faire connaître, si vous en avez ?

      • Oui, en même temps, faut pas non plus en faire tout un plat, « Méchancon » c’est plutôt bien trouvé, la preuve, je n’y avais pas pensé moi-même, la preuve démocratique que nous avons tous besoin du regard des autres pour approcher au plus près et au plus vaste la réalité ou quelque personnalité que ce soit_d’autant plus un personnage public qui prétend représenter autrui et se ferait un plaisir de gouverner les autres, cette apothéose et ce firmament pour un homme d’être comme unique aux yeux de tous, « Président de la République ».
        Qu’on s’en prenne à Etienne CHOUARD, je ne dis pas, il y a là matière à réserve, et la gratuité ici de traitement peut paraître très vite gratuite si l’on se donne le peine d’un peu d’écoute et de réflexion, à moins, évidemment, que le Tirage au Sort lui-même soit un coup fumeux de Rothschild et compagnie ^^ Non, la cas Mélenchon est dans l’ordre des choses, le ras-le-bol et le bon sens populaire (ou une certaine propension intellectuelle ou intuitive à bien voir les choses), ont leur propres mots, leur libre arbitre et cette liberté d’expression commune ici et, tant que cela ne dépasse pas la limite (je ne la vois pas pour ma part en ce cas précis) comme un politicien doit accepter ce retour de bâton lui qui, directement ou non, encule bien tout son monde par cette élection-piège à con et cette ambition/ces intérêts souvent plus « intéressés » que « communs » à tous, alors, ne m’en voulez pas, MICKAEL, si je rebondis à mon tour, ayant moi-même ras-le-bol et ras-le-cul ! Pas votre intervention, comprenez bien, mais bien cette impuissance politique et tous ces véreux, quels qu’ils soient, véreux ou ce manque de limites, à juste titre, ces limites au pouvoir.
        Amicalement

    • D’autant plus qu’il n’y a pas de « vraie gauche populaire » ou, pour allez plus loin, qu’en Démocratie, il y a surtout des citoyens, des individus, des intérêts propres et personnels, et une collectivité, un intérêt commun à vivre et à construire ensemble, ce bien commun qui se fout éperdument de ces notions toute relatives et si malléables de « droite » et de « gauche » ! tant que rien ni personne place l’orgueil et le profit, l’idéologie ou ce vide en soi au-dessus de ces limites communes à tous.

      Bref, je serai d’autant plus disposé à tapé sur du Mélenchon ou tout autre du même acabit (attitude déjà en soi inconstructive) que chacun ici choisira bien le sens à donner à ces mots de « gauche » et de « droite » qui sont justement le prétexte à division.

    • en ce qui concerne le FN, je crois qu’il est temps que vous voyiez ce film.
      https://www.youtube.com/watch?v=nmtCEetxjJE
      La menace FN est juste pour faire peur aux gens, mais déjà ils ont tellement de problèmes à embaucher des combattants dans leur propre parti. ces gens- là ils se font un bon pognon en gueulant et crachant, voilà tout, Mais pour Mélenchon , je ne sais pas encore… on verra comment il parlera dans les jours qui viennent.

      • Le parti lepéniste a une fonction dans notre système, sinon il n’existerait tout simplement pas.
        Mais dire cela n’est pas satisfaisant car au-delà du parti, il y a des éléments du parti qui ne sont pas négligeables et qui ne disent pas que des âneries!

    • Partie, je suis d’accord sur l’essentiel, mais à part que je revendique au moins le droit à un joker, sur le dernier paragraphe, s’agissant de situer telle personne et — pire — tel parti sur une graduation droite-gauche insensée, je vous supplie de ne pas confondre le socialisme et la gauche : ça n’a rien à voir.

  6. Je viens de tomber sur ceci, JDP (lejournaldepersonne) qui a relayée ceci hier, un petit quelque chose qu’elle a pondu il y a 2 ans suite à l’attribution du prix Nobel…

    … je n’ai pu à mon tour m’empêcher de pondre ceci (dans le fil des commentaires à cette vidéo) en réaction… facilité et quasi-instantanéité du Web et de l’informatique, du copier-coller, ce gain de temps mais toutes ces interactions qui en font oublier justement cette temporalité…que n’aurait fait, en tout cas, Jean-Jacques armé d’un tel outil, non plus isolé mais ce verbe vrai et tranchant à l’unisson et à la volonté de tous ces alter ego… où l’on rêve parfois de réécrire l’Histoire… où on prend peu à peu conscience qu’on en est soi-même peut-être acteur , et tout ça multiplié par quelques millions c’est là un sentiment tout aussi novateur que des plus prometteurs_cette réaction dont il était question :

    « J’ose penser, JDP, qu’il s’agit là d’une boutade intellectuelle et non d’un procès d’intention, la Démocratie n’étant pas tant le pire des empires mais bien cette inversion des valeurs, cette usurpation politique, cette prise d’otage idéologique, cette superbe rouerie fait aux peuples et aux citoyens, leur faisant croire qu’on ne peut faire mieux alors qu’on leur a ôté toute souveraineté par des procédures et des mécanismes tout naturels pour qui n’y prend garde passant par les conflits d’intérêts et le suffrage universel, ce satané piège à cons !
    Et si vous parliez plutôt du Tirage au Sort (TAS), ce formidable outil entre les mains des individus maîtres de leur destin et de leur quotidien, et ne pas toujours dénigrer (inconstructif bien souvent) ceci mais bien mettre en valeur cela mais vous l’avez peut-être déjà fait ? moi qui reconnais être quelque peu en retard face à votre impressionnante production ?
    Rassurez-moi, vous qui travaillez/intervenez d’arrache-pied sur le Net, très au courant des choses et de l’actualité, plus intéressée encore par ces injustices et ces grands principes, ces belles valeurs, vous avez bien déjà entendu parler de Judith BERNARD, comédienne et metteuse en scène, professeur agrégée de lettres modernes, docteur en études théâtrales et linguistique (oui, je sais, ne nous laissons pas intimider) ou ne serait-ce que d’Etienne CHOUARD, ce grand ou trop méconnu défenseur de la Démocratie (la vraie j’entends non celle qu’on prétend et à dessein) et du Tirage au Sort.
    Mes amitiés »

    JDP qui réagit souvent en fonction de l’actualité, qu’il s’agisse de tout nouvelle création ou de rééditions? je serais bien curieux de savoir le pourquoi de celle-ci, ce « Nobel est la bête » ?

    • Est ce que EFFAB pourrait se modérer et laisser respirer ce très beau texte de Judith Bernard. Serait il jaloux? On dirai que le m6r (sic) à trouvé une de ses porte parole.

      • Je vais réfléchir à la question, MARTIN… en attendant, comment pourrais-je être jaloux d’une personne engagée politiquement et très portée à l’exprimer ? ce que je fais moi-même à mon niveau, en tant qu’intellectuel, philosophe et citoyen (à part entière et en droits égaux).
        Si je prends si souvent la parole ici (des périodes plus que d’autres), c’est que j’ai des choses à dire, du temps pour cela et cet intérêt à suivre de très près ce blog, quand cela m’est permis. Et personne ne t’empêche d’en faire autant si tu as toi-même des choses à dire… d’autant plus que je serais bien obligé alors de moins écrire vu que ce sera du temps pour moi en moins passé à te lire… je te préviens néanmoins que pour cela il faut être à la hauteur et pousser la réflexion aussi loin que ces partages et cette interactivité de groupe m’y pousse. Voili voilou

    • le journal de personne a quelque chose qui sonne faux! too much, mais de quoi?

      • J’en ai regardé plusieurs et je trouve aussi que cela sonne faux, mécanique bien trop huilée peut-être…. Et surtout, quelle équipe est derrière ? Des bénévoles dévoués à la cause publique ?
        Étonnant que cette dame cite le tirage au sort…
        J’avoue me demander régulièrement si le tirage au sort ne nous mènerait pas à quelque chose de pire, s’il échappait des mains du peuple…

      • ça fait plaisir et c’est intéressant qu’un autre le remarque, bien que je sois tombé dans le panneau au début, et que ça reste tout de même très bien fait…
        Il me semble surtout qu’elle dénonce, critique, fustige, oubliant du coup de les choses et les personnes plus positives… et revient également très souvent sur le fait religieux, caressant dans le sens du poil la cause palestinienne… en fait, je ne saurais dire exactement, étant loin de bien connaître sa production et ne la suivant pas vraiment dernièrement, juste quelques notifications ou le hasard qui m’y ramènent.

        Oui, une mécanique quasi parfaite et une production très fournie… Dans ce « Nobel est la bête », elle dénonce bien cette « construction politico-financière » mais n’en reporte pas moins toute la faute et sur le mot et sur l’idée, me semble-t-il, de Démocratie… et là, oui, il y a quelque chose qui sonne FAUX ! d’autant plus qu’elle partage ceci via Google il y a 4 jours…

        … pourquoi ce moment-là précisément ? le dernier commentaire remontant à un an et cette vidéo éditée le 13 octobre 2012… un anniversaire ? ressortir chaque année toutes les vidéos publiées à la même date ?… ou, aussi saugrenue que puisse être cette idée qui m’était venue assez rapidement pourtant qu’il faudrait y voir un lien avec cette actualité de Judith BERNARD et du Tirage au Sort ?… http://chouard.org/blog/2014/10/11/judith-bernard-le-tirage-au-sort-un-rendez-vous-historique-a-ne-pas-manquer/… ou c’est moi qui me trompe et interprète mal, elle qui dit aussi dans ce « Nobel… » :

        « La démocratie est en vérité le régime le plus truqué, l’escroquerie la plus élaborée :
        Ce sont des gens qui payent pour vous faire voter …
        Des gens qui payent pour vous faire voter pour eux…
        Comptant ou pas comptant ? Jetez un œil sur l’amnésique Amérique…
        Ce sont des gens qui payent pour vous faire voter même si vous ne votez pas pour eux…. et qui finissent toujours par vous le faire payer !
        Comment on appelle ce jeu où vous êtes toujours perdants ?
        C’est le jeu du mieux disant… le jeu du soit disant… le jeu du plus luisant. »
        (extrait)

        Fustigeant ici les élections, elle pourrait cautionnée alors le Tirage au Sort, bien qu’elle n’en parle pas, ou alors j’ai mal écouté.
        En tout cas, sur son site, ses dialogues sont à disposition et c’st autrement plus aisé de les copier-coller _ http://www.lejournaldepersonne.com/2012/10/nobel-est-la-bete/

  7. UN PAYSAN REFUSE D’ÊTRE EXPROPRIÉ PAR LE FOOT BUSINESS
    Mon commentaire :
    https://www.facebook.com/video.php?v=754713534595278

    http://petitiondesoutienaphilippelayat.wesign.it/fr

    Mon commentaire :

    Les expropriations (et les indemnisations) devraient être jugées et décidées par des jurys citoyens tirés au sort.

    Mais pour cela, il faudrait que nous ayons une constitution (digne de ce nom).

    Nous n’avons PAS de Constitution ; et si nous en voulons une, il faudra bien l’écrire nous-mêmes.

    Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir. Ce n’est pas aux « élus » d’écrire ou de modifier la Constitution.

    Notre impuissance politique, ce n’est pas une fatalité et ce n’est pas la faute « des autres » : c’est de NOTRE FAUTE, parce que nous démissionnons de notre pouvoir constituant.

    Si vous voulez faire quelque chose de concret et de prometteur pour venir à bout (vraiment) des injustices, organisez, un peu partout et tous les jours, des ATELIERS CONSTITUANTS, populaires et autonomes, petits mais ultra contagieux pour devenir vite très nombreux, pour vous entraîner à écrire un jour des articles de constitution.

    Aujourd’hui, nous ne sommes que des électeurs, c’est-à-dire des enfants politiques, et pour nous libérer de nos maîtres, nous devons MUTER en CITOYENS CONSTITUANTS, sans rien attendre de personne : c’est un travail personnel d’émancipation, qui trouvera sa force en se polarisant de dans la même direction que les autres neurones du cerveau collectif que nous sommes sans doute sans le savoir. On n’est forts qu’ensemble, mais il faut polariser nos volontés sur NOTRE CAUSE COMMUNE : FONDER NUS-MÊMES NOTRE PUISSANCE POLITIQUE POPULAIRE.

    On ne naît pas citoyen (c’est-à-dire un adulte politique, autonome), on le devient.

    La liberté ne se demande pas, elle se prend.

    Bon courage à tous.
    Faites passer.

    • Bonjour,

      La mondialisation c’est l’harmonisation des peuples, l’impérialisme c’est faire croire à la mondialisation tout en semant l’hostilité.

      L’Internet devra faire l’objet d’un article essentiel aux constitutions nationales et aussi, à la constitution universelle.

      « L’industrie du divertissement et la pauvreté s’entretiennent mutuellement. » Boycottons !! On n’a plus que ça.

      La coupe du monde est pleine !

      • je trouve trés inportant votre appel, suis entièrement d’accord

      • C’est l’une des vidéos et l’une des musiques ‘conspirationnistes’ les plus percutantes du moment je trouve, ça vous donne un coup de fouet quasiment transcendantale… entre le coup médiatique de Peter MOORE sur ce CSOJ du 5 septembre dernier et ce genre de condensé à la MrMondialisation, je trouve qu’il y a là un immense réservoir d’idées et de potentialités à la mesure et à ce destin de la pensée chouardienne et de la Démocratie à construire.

        Parmi les choses et les réflexions les plus intéressantes se disent ici mais n’oublions pas que l’audience est vaste et le ressenti aussi primordial que la compréhension.

      • Entre
        d’une part
        celui qu’on dit « sportif » , qui n’est que celui qui applaudit sur les gradins, ou devant sa télé, ou lit le journal L’équipe
        et d’autre part
        celui qu’on dit « citoyen » mais qui n’est qu’électeur et en aucun cas ne participe
        il y a
        plus qu’une ressemblance.

        La même démission.

        Le stade est trop petit pour un peuple tout entier, alors on délègue le rôle de joueur à des professionnels.

        Et il n’y a pas d’agora assez grande pour pratiquer la landsgemeinde au niveau national. A lors on abandonne le pouvoir citoyen à quelques joueurs professionnels.

        Certains cependant font leur footing, sans se soumettre.
        Des clubs amateurs se forment.
        Il est possible de jouer hors du circuit officiel.

        Osons.

        • Oui, osons ! osons vivre nos émotions, et cessons cette procuration qui nous tue.

        • Joli parallèle Ana mais qui ne fonctionne selon moi que dans une restriction de l’espace vectoriel car les joueurs de football sont bel et bien les meilleurs d’entre nous en matière de football, ce qui paraît beaucoup moins évident quand il s’agit de politique.

          • Ana Sailland

            caramba ! t’as raison 🙁

          • Meilleurs en quoi ? Quand je jouais au foot avec mes enfants, je me sentais meilleur non pas en leur montrant mes aptitudes au foot, mais en leur donnant l’envie de s’exprimer en prenant du plaisir, et pour les amuser, j’exagérais ma maladresse. Alors le but est où ?

          • Ana Sailland

            N’obligez pas les enfants à aller au lit quand ils jouent au monopoly.
            Car le moment intéressant, c’est quand le jeu est bloqué, quand un gagnant gagne tout, et là ….
            ils redistribuent pour continuer la partie !

          • Si au moins dans la vie les propriétaires étaient bons joueurs 😉

          • Ana, tu as mis le doigt sur un élément essentiel, tout doit avoir un début et une fin, comme dans une religion que je tairais le nom (car j’ai peur) il faudrait réintégrer le principe du jubilé, recommencer en redistribuant les cartes, et en prenant en compte les nouveaux arrivants…

          • Je ne pense pas me tromper en disant que le foot professionnel a surement exclu des talents, car combien de virtuoses n’ont pas été sélectionnés parce qu’ils refusaient les clauses de leur contrat ? Devoir porter la marque du sponsor, répondre aux questions des journalistes, aller dans les plateaux TV…?

          • N’obligez pas les enfants à aller au lit quand ils jouent au monopoly. Car le moment intéressant, c’est quand le jeu est bloqué, quand un gagnant gagne tout, et là …. ils redistribuent pour continuer la partie !

            On jouait à ça à Noël, jusqu’à des plombes du mat’, avec mon papa. Chaque foi qu’il a perdu, c’est à dire souvent, il a changé la règle : il a institué le Monopoly avec dettes ! Un jeu qui se finissait à l’épuisement, quand les mômes partaient se coucher…

          • Ana Sailland

            Du monopoly à la réalité

            http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2013/03/20/cercle_68137.htm#

            « Une banque centrale qui distribue de l’argent « gratuitement » aux citoyens d’un État dans le but de relancer la demande, c’est possible ? Et bien en théorie oui, et c’est cela qui est évoqué par certains économistes à travers l’expression « helicopter money »

            Et si (pour ne pas être hors sujet) on distribuait des « bons pour coécriture d’une loi » ?

          • Merci Ana.

            Je rappelle que je défends ici depuis de nombreuses années la thèse formidable de Jean-Marcel Jeanneney (chercher ce mot sur les moteurs du site), qui suggérait (et argumentait puissamment pour) que, périodiquement, l’État injecte 3 000 F (c’était avant l’euro) par personne physique de monnaie publique permanente et gratuite (des billets, quoi, et donc SURTOUT PAS de la fausse monnaie de banque commerciale, monnaie privée, endettante, éphémère, chère et aliénante), que l’État, donc, verse régulièrement des billets de banque directement dans la poche des gens et donc SURTOUT sans passer par les banques, autant de fois qu’il le faut (tous les six mois par exemple) jusqu’à ce qu’on observe un peu d’inflation supplémentaire, auquel cas on attendrait un peu pour recommencer… etc.

            Voyez par exemple (une des premières fois où j’en parle ici) :

            http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2007/05/01/72-non-ce-n-est-pas-trop-cher-le-financement-des-besoins-collectifs-est-rendu-sciemment-ruineux#c1640

            Ou encore :

            http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Liens_en_totalite.pdf
            (chercher Jeanneney)

            Voyez surtout (publication essentielle, à mes yeux) :

            http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5875#p5875
            et
            http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5876#p5876
            et
            http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5877#p5877 :

            ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ?

            Des nouvelles de mes participations récentes sur le blog de Paul Jorion (suite)

            Chers amis,

            Ne ratez pas cet échange, j’y signale une idée formidable de Jean-Marcel Jeanneney, extrêmement bien argumentée.

            Il faut prendre le temps de lire ça :

            nadine dit :
            21 décembre 2008 à 23:06

            Étienne,

            Si vous pensez que la planche à billet est un faux problème c’est votre droit, mais si vous avez le temps allez passer quelques jours au Zimbabwe et regardez les dégâts que peut faire la planche à billet !

            Après, on rediscutera du problème si vous voulez.

            Bonne soirée.

            Étienne Chouard dit :
            27 décembre 2008 à 02:05

            ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ? 1/2

            Nadine,

            Je réponds tardivement à votre message du 21 décembre (23h06), pardonnez-moi, mais cette réponse fut assez longue à préparer, vous comprendrez pourquoi.
            _______________________

            Ce n’est peut-être qu’une apparence, mais vous semblez raisonner de façon manichéenne : pour vous, c’est apparemment tout ou rien, et votre exemple du Zimbabwe me fait penser à un épouvantail :

            Rappel : les épouvantails conduisent les moineaux à renoncer eux-mêmes à leur propre intérêt, en les effrayant par un mythe, une apparence trompeuse de danger simulé. smile

            Pourtant, d’après moi, le monde n’est pas noir ou blanc : en matière monétaire, je vous invite à vous affranchir des idées reçues sur la planche à billets car le choix ne se limite peut-être pas à ces deux extrêmes :

            • « Pas de planche à billets du tout pour l’État »
            (et le corps social s’endette et s’asphyxie faute de monnaie PERMANENTE ET GRATUITE en suffisance)

            OU

            • « planche à billet à gogo pour l’État »
            (et la monnaie s’effondre par perte de confiance à cause d’excès insupportables).

            Ce serait bien, entre nous, de pouvoir envisager d’autres situations que des caricatures.

            Devant la déroute criante et honteuse des théories orthodoxes (ce qu’on appelle de façon trompeuse la théorie économique « standard »), nous devrions pouvoir examiner ici, ensemble, des idées hétérodoxes, sereinement, sans catastrophisme, en cherchant des palliatifs aux objections éventuelles, au lieu de tout rejeter en bloc à partir de peurs exagérées, exagérées au point de ressembler à des superstitions.

            Par exemple, ne pourrions-nous pas étudier cette proposition de REFLATION, où la Banque Centrale injecterait empiriquement (par touches successives) des quantités importantes mais raisonnables de monnaie permanente : 300 € par personne sans condition et puis on voit ce que ça donne en termes d’inflation : si tout reste calme, on recommence ; si l’inflation devient un peu trop forte, on arrête un moment, etc.

            C’est une proposition que je trouve fort séduisante de Jean-Marcel Jeanneney — pas vraiment suspect de pulsions gauchistes, pas vraiment un rêveur irresponsable non plus smile — dans son livre « Écoute la France qui gronde », éd. Arléa, 1996.

            Voici quelques passages passionnants de ce livre stimulant. Vous noterez la description méticuleuse de la déflation (qui nous pend au nez si on laisse s’endetter tout le corps social au lieu de créer la monnaie permanente qui nous manque), ainsi que l’importance qu’il donne aux indicateurs de masse monétaire et de flux nets de capitaux pour comprendre l’expansion et la récession :

            Extrait : « Écoute la France qui gronde », de Jean-Marcel Jeanneney, (Arléa, 1996). Universitaire, ministre de l’Industrie, ambassadeur de France en Algérie, puis ministre des Affaires sociales et enfin ministre d’État sous la présidence du général de Gaulle, Jean-Marcel Jeanneney a plus tard créé et présidé l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

            Lire la suite (c’est vraiment très important)… http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=5875#p5875

          • J’espère vous avoir démontré non pas le contraire, mes amis, (ci-dessous, un peu plus bas dans les commentaires) mais bien que les choses sont infiniment plus complexes, ou plus simples, et qu’en matière footballistique, comme j’aime à penser ‘en toutes choses’, il n’y a pas quelques joueurs immensément plus doués que les autres mais bien davantage (ces niveaux progressifs* et non cet « immensément » qui n’est qu’une construction intellectuelle et mythomane), sans parler de tous ceux qui, pour quelques raisons que ce soient, n’entendront jamais parler de foot ou ne s’en préoccuperont pas plus que ça, alors qu’ils avaient tout ce potentiel et cette excellence en eux. Idem pour la musique. Idem pour l’artisanat.
            Bref, le ballon rond comme la politique n’échappent pas plus, l’un et l’autre, dans cette approche formelle ou de principe, voire civilisationnelle, à ce fait, cette réalité, ce postulat démocratique… ce postulat en tout cas plus égalitaire et plus vertueux en matière de bien commun et de dignité individuelle.

            *subsidiarité géographique mais aussi de compétence… il y en a peut-être d’autres, je n’y ai pas réfléchi.

          • @ Ana Sailland | 12 octobre 2014 at 15:41

            D’où ces limites et garde-fous à nous, grands enfants, car le jeu ici n’en vaut pas la chandelle tardive et invite encore moins à y revenir et recommencer ce donnant-perdant ! ^^

            Une sacrée métaphore (c’est bien ça ici, une « métaphore » ?) que ce jeu du Monopoly et cet instant démocratique de tout recommencer, de tout redistribuer, tel ce plaisir footballistique qu’il y a à jouer et non pas vraiment à gagner, en vérité, le chemin et la vie étant en soi si riches et si prometteurs.

          • @ Sam | 12 octobre 2014 at 16:37

            Ce serait marrant, un groupe de démocrates furieux jouant au Monopoly…

            … et écrivant la Constitution en même temps, le ludique à l’utile… enfin, une belle ébauche à soumettre à lecture et délibérations Constitutives ^^

          • Ana Sailland

            @Etienne

            Va falloir que j’imprime pour lire tout ça là haut sur la montagne 🙂

            J’avais capté une de tes anciennes vidéos où tu en parlais mais n’avait pas vu ces profondeurs océaniques, vertigineuses.

            L’idée est plus que séduisante. Je la crois remède.

            Aller plus loin ?

            ;;;;;;;;;;;

            Il y a la banque centrale, les gens, l’état, les entreprises, les banques.

            En ce moment, le circuit de création c’est ~ :

            BC -> banques privées-> les autres

            En général, pour réparer, on pense à :

            BC -> états > les autres

            Et si (?) on réfléchissait à :

            BC -> Les gens -> Les autres

            (Le citoyen comme intermédiaire obligé entre la BC et les autres acteurs)

            ;;;;;;;;;;;

            Je me demande si ma boutade sur les bons pour coécriture est vraiment une boutade …….

            On pourrait aussi prévoir « bon pour un conseil municipal »

            ou

            « bon pour un vote au parlement »

            Les citoyens en recevraient un carnet pour l’année, les élus deux carnets ……

            Bon , dois-je consulter ? Promis, je fume pas le chichon 😉

          • Chère Ana,
            je te signale en passant qu’à l’époque de l’immense — et ô combien pédagogique — controverse sur la création monétaire privée chez Paul Jorion, nous avions pris l’habitude d’écrire (en minuscules ou en majuscules) bc pour banques commerciales et BC pour Banque Centrale.
            Mais il va sans dire qu’on fait absolument comme on veut.

          • Ana Sailland

            page 116 ce dont nous parlions il y a quelques jours ( dette générale supérieure à masse monétaire )

            Ciel ! ce document est immense …………. 8511 pages, presque toutes à lire ?

            (Je vais engager les esprits farceurs, pour trier, tu sais, ceux qui cachent nos clefs … et nos bouquins)

          • Ana Sailland

            La monnaie hélicoptère peut faire craindre l’inflation himalayenne, surtout si on la pense comme revenu périodique inconditionnel.

            Mais au présent toute création monétaire est en principe associée à une destruction monétaire par le remboursement ET à un assèchement monétaire par l’intérêt !!! ( ce dernier point est dramatique )

            La monnaie hélicoptère nécessite un mécanisme antagoniste de destruction monétaire.

            Qui peut être … l’impôt.

        • @ Ana Sailland | 12 octobre 2014 at 13:54

          Oui, versus professionnels de la politique et centralisation, starisation de la culture et des loisirs, préférons-leur le Tirage au Sort et la Subsidiarité… exemple footballistique à l’appui :

          On joue pour le plaisir et ce au niveau local, là où on vit.
          Il se peut que certaines équipes, plus douées que d’autres ou mieux entraînées (un environnement local ou/et une passion commune), aient envie de se confronter à d’autres, du même niveau_car gagner sans mérite ce n’est pas très malin : c’est jouer sans plaisir et n’avoir aucun « but » en soi.
          On jouera donc alors à l’échelon régional, si besoin, voire interrégions, point à la ligne.
          Pour ce qui est du niveau national, on n’a pas besoin de savoir qui est le meilleur car cela n’existe pas, ce genre d’excellence étant aussi illusoire que des plus éphémères, sans parler qu’elles renforcent des sentiments et des comportements sectaires, égotiques et j’en passe.
          Bref, on joue pour le plaisir, la gagne certes, mais ce plaisir qu’il y a à partager une passion commune qui, pour se défouler, n’est en rien compatible avec le fair-play et ce qu’on appelle le beau jeu, bien au contraire même, l’opposition et la participation surtout de deux équipes étant la condition sine qua non pour qu’il y ait échange, l’intérêt de chacun étant contenu dans la présence indispensable de l’autre_partant de là, toutes attitudes et toutes philosophies/éthique semblables.
          Coca-Cola et la FIFA, c’est pas pour nous.
          Pour finir, au niveau national, on peut tout de même imaginer, pour les plus passionnés et cet « orgueil » national (nous devinons que cet orgueil-là, dans cette approche que je définis, n’a plus rien à voir avec quelque esprit gaulois bourru, c’est de bien autre chose dont il s’agit) à vouloir partager cette passion commune au-delà des frontières et des cultures, des rencontres de pays à pays. Et là, devinez…
          TAS !
          Tirage au Sort ! même dans le sport ! Je m’explique.
          Parmi tous les volontaires sélectionnés (une première sélection à égalité entre spécialistes qui estiment avoir toute compétence pour choisir au mieux les meilleurs « représentants »/joueurs pour ‘représenter’ leur pays, à égalité donc avec les supporters, tous les citoyens qui sont passionnés par le foot ou veulent participer à cette codécision, leur chiffre étant peut-être ramené en proportion du nombre de ces spécialistes votants (…) certainement beaucoup moins nombreux : je doute qu’il y ait autant d’arbitres, de juges de touches, d’entraîneurs qu’il n’y a de public… et je vois là dans ce groupe tous ces conflits d’intérêts éventuels à qui préférera son poulain, sans parler du public lui-même entre les proches, les parents, les amis et tous supporters qui lui-même a ses préférences et son ou ses poulains ! ^^
          Bref, ça devient ‘systémique’ mon truc…
          Donc, nous tirons au sort les quelques joueurs nationaux pour représenter notre pays, tirés au sort parmi cette première sélection présentée.
          Il serait très intéressant d’étudier la confrontation d’une telle équipe (démocratique) avec celle d’un pays plus professionnelle, plus libérale, je parle bien de l’équipe et non du pays : il n’est pas certain que nos professionnels éprouvent ce non-mérite à jouer, en imaginant, bien évidemment, un environnement des plus neutre en matière d’arbitrages et autres coups bas de la part des joueurs eux-mêmes…

          J’imagine ETIENNE s’accaparant cette modélisation, cette approche par le foot… Gradins remplis !

  8. A propos du TCE rejeté en 2005, (et de son successeur imposé par les dominants, le Traité de Lisbonne), Judith Bernard écrit:

    « la marche à la fois désastreuse et autoritaire des institutions européennes organisées par ce Traité prouve que la multitude ne s’était pas trompée. »

    Constat Oh combien lucide, et surtout dé-ci-sif pour notre débat sur le TAS, sur l’intérêt d’y recourir pour la désignation [de tout ou partie… ?] des membres d’une « Constituante 6 », et sur les conditions futures de son utilisation dans d’autres cas, bien déterminés, à discuter !

    La forfaiture, début février 2008, de nos responsables politiques nationaux, (à ne pas confondre avec les milliers d’élus locaux de petites communes, au dévouement et à l’intégrité souvent admirables), a démontré ce que nous soutenons: ils n’ont ni l’honnêteté, ni la compétence, que, par je ne sais quel miracle… « l’onction du suffrage universel »… leur aurait conféré ! (Disent-ils !)

    Pour éliminer ou limiter le conflit d’intérêt manifeste entre ces élus « professionnels de la politique », (c. à d. dont la duplicité devient une… qualité professionnelle !), et nous « les 99% »… il est nécessaire d’introduire au moins une dose de tirage au sort. C’est à juste titre que son utilisation pour désigner les membres d’une Assemblée Constituante est exigée par des citoyen(ne)s de plus en plus nombreux !

    J’espère que le succès du mouvement M6R fera « bouger »… l’Association pour une Constituante, que ses membres et cercles locaux parviendront à convaincre A. Bellon, A C Robert, & R M Jennar, (entre autres…), de se départir de leur obstination et… de leur sectarisme à l’égard des partisans du TAS !

    Il est urgent que se rassemblent, en dépassant leurs différences… tous ceux qui souhaitent abréger la fin de régime désastreuse qui vient de commencer !

    • « Constituante 6 » ! ah ! ça c’est beaucoup mieux que ce ‘m6r’ canulard !
      Plaisamment vôtre

    • Raison de plus pour s’approprier entièrement ce mouvement, « Constituante 6 » ou tout ce que vous voudrez et ne plus donner aucun crédit ni aucune écoute à ce m6r canular ! Et pour ceux qui vous dire « Oui, mais se refuser aux autres, ne pas mettre en communs nos volontés en dépit de nos différences, etc., etc., nous n’arriveront jamais à rien ! »… A ceci près que le TAS (Tirage au Sort) départage et divise, faisant polémique, entre publicité (certes mais) et possible, division, nous qui sommes suffisamment divisés et impuissants comme cela ^^comme cette ouverture politicienne (ce mouvement instigué par Mélenchon) peut être cette manoeuvre à dessein justement parce que le TASS gêne au plus haut point, c’est-à-dire un peu tout le monde de ce coté-ci de l’échiquier : élites politiciennes, tous bords confondus (c’est plus prudent de se méfier de tous) et ce 1 % plus ou moins aux commandes.

    • Quand on écrit à A.Bellon, il répond qu’une réflexion est prévue …
      Chouette 😉

      Prudente, je lui ai parlé de constituante des humbles …
      Suggéré d’inventer un procédé de sélection des humbles …
      Classé sans suite.

      Pour citoyens constituants, c’est très parisien.

      (
      Rappel de la décision n°4:
      Ne sont pas considérés comme membres actifs de la commission du RI les membres absents à 2 réunion consécutives ou à plus de 50% de l’ensemble des réunions, sans justificatif ou excuse valable
      )

      Donc à 600 km tu y’es pas ………….

      Bon, je quitte le mode déprime :

      Il faudrait réussir à faire converger tous les citoyens désireux d’une constitution « pour le peuple ».
      Mais difficile de me faire converger si c’est pas « par le peuple » ….

      zut, jsuis r’tombée

  9. Etienne , en page d’accueil de son ancien blog nous dit :

     » Je cherche ici à mettre en débat ouvert ce dont on ne parle nulle part : les plus grands principes institutionnels dont tous les citoyens (gauche, centre, droite) ont besoin pour se protéger des abus de pouvoir. »
    Le TAS est d’après ce que je comprends la pièce maîtresse de la constituante .
    Je pense qu’il a raison dans le prolongement logique qu’une constitution doit servir à nous protéger des abus de pouvoir .
    Mais il a tort globalement parce qu’une constitution ne sert pas seulement à protéger contre les abus de pouvoir mais qu’elle sert aussi essentiellement à proclamer les valeurs communes , les grands principes et à décrire les modalités d’application : comment on fait pour que ces principes se trouvent appliqués dans le cadre de la gouvernance du pays ? Comment on s’organise pour gouverner démocratiquement ,?
    Il ne s’agit pas seulement de nous protéger des abus de pouvoir mais aussi et surtout d’exercer nous même le pouvoir .
    Si l’on part de ce point de vue global et pas seulement du principe de protection , le tirage au sort n’est plus la centralité à défendre mais un élément utile à prendre en compte dans l’organisation de la gouvernance citoyenne.
    Alors comme d’habitude je n’attends pas de réponse d’ETIENNE ; mais c’est avec plaisir que j’attends les prochains commentaires d’EFFAB qui comme chacun sait ici, a beaucoup d’humour .
    Ana est aussi étrangement silencieuse ……

    • « Mais il a tort globalement parce qu’une constitution ne sert pas seulement à protéger contre les abus de pouvoir mais qu’elle sert aussi essentiellement à proclamer les valeurs communes »

      Mais justement ces valeurs communes, ne sont elles pas ce qui nous protègent des abus de pouvoirs ; liberté, (libre de pouvoir décider des règles qui nous gouverne) égalité ( ma voix pèse autant que celle d’Holland) fraternité ( nous partageons).

      Comment avoir un pouvoir (sur nos vies) est une question réelle, que vous posez à juste titre.

      Nous voulons être maître de notre quotidien, de notre destiné.
      Les lois ont une incidence sur notre quotidien, sur notre destiné.
      Nous, c’est-à-dire les personnes impliquées par la lois, devons alors pouvoir décider de ce qui est loi ou de ce qui ne l’est pas.
      Comment ?
      La loi se construit en 2 étapes ; l’élaboration, le vote.
      L’idéal étant de tenir les 2 conditions.
      L’élaboration étant difficilement, pour l’instant, gérable par le Nous.
      Le vote l’est plus facilement. Si il ne créé pas ce qui plaît, il verrouille ce qui ne plaît pas.
      C’est déjà un bon début non ?

      • Les valeurs ne protègent pas.
        Seules les règles et la force protègent ( et emprisonnent, hélas)

        • Je ne confonds pas les buts qui sont les valeurs, et les moyens pour les faire respecter qui sont l’établissement de « règles ». A ce moyen (règles) s’ajoute un « sous moyen » qui permet de faire respecter ces règles qui est ; une force coercitive car aucune règles ne fonctionne longtemps si l’ensemble du Nous n’y est soumis.

          D’ailleurs, il y a une petite erreur dans ce que j’écris : les valeurs aussi sont un moyen, celui de la liberté.
          Après on peut discuter du bien fondé de la liberté et de l’autonomie. Les positionnement apparaissent plus simplement comme cela.

          Pour résumer :
          -- le gendarme pour que règles
          -- les règles pour que les valeurs
          -- les valeurs pour que la liberté

          Il arrive souvent que l’on prenne un moyen pour un but, là est la méprise.

          Un fasciste dira tel un démocrate : il faut un gendarme pour les règles.
          En y regardant rapidement, on pourra dire au démocrate : « tu es un fasciste » et au fasciste: « tu es un démocrate ». Alors que c’est bien dans les valeurs que l’on commence a voir le distinguo et surtout le but de celles-ci.

          Tt ça pour dire qu’il ne faut pas que un des éléments posés plus haut ne soit évacué de la chaine ou change de place.
          Alors, a mon avis, les valeurs protègent comme un élément nécessaire. Non pas seules mais dans leur ensemble ( autonomie, valeur, règles, gendarme )
          Aucun de ces éléments pris séparément ne fonctionne, au risque d’être au pire simpliste au pire dangereux.

      • Des valeurs à instituer au sein même de la Constitution_là est le piège où je suis peut-être tombé.
        Les valeurs n’étant pas communes à tous, autrement dire, fort relatives, il y a donc nécessité de consensus, au niveau de tous ces débats et échanges pré-Constituants, de bien déterminer ce qui est fonction de ces lois, limites et gardes-fous Constitutionnels, à savoir, trouver le bon équilibres entre ces mécanismes, ces fondamentaux incontournables et communs à tous, et ces valeurs pouvant être définies par la suite, non vraiment indispensable au Contrat Social et à la souveraineté populaire… sujet très épineux et très complexe -- le tirage au Sort étant un jeu pour enfant et une évidence à côté -- où l’on peut se demander dans quelles mesures et limites ce Contrat Social, par exemple, doit être inscrit (ou non) dans ladite Constitution…

    • J’ai justement évoqué, l’ami, ces derniers jours, de ces « valeurs communes » et de ces « grands principes » à institutionnaliser, ce choix sociétal d’un paradigme existentiel qui donnent un sens à la vie comme des limites à nos actes. Je ne puis évidemment pas citer tous ceux qui, avant moi, ici ou ailleurs, ont déjà traité de la question et aborder cet idéal démocratique, ne faisant pour ma part que remettre sur le métier des idées et des concepts que j’ai pu glaner à d’autres et digérer à mon tour.

      Su tu prenais un peu plus le temps de lire ce que d’autres ont déjà écrit, peut-être alors t’abstiendrais-tu de la ramener à tout propos tout en te permettant quelque allusion gratuite au silence d’autrui qui n’est peut-être, en vérité, qu’une profonde lassitude de toujours lire ces mêmes choses ressassées, et traiter ainsi ton prochain de rigolo quand j’estime, pour ma part, avoir bien d’autres casquettes ou flèches à mon arc… enfin ! si cela t’amuse, vu la consistance de ton humour

      Mais il a tort globalement parce qu’une constitution ne sert pas seulement à protéger contre les abus de pouvoir mais qu’elle sert aussi essentiellement à proclamer les valeurs communes , les grands principes et à décrire les modalités d’application : comment on fait pour que ces principes se trouvent appliqués dans le cadre de la gouvernance du pays ? Comment on s’organise pour gouverner démocratiquement ,?

  10. Mon post, évidemment, était en réponse à celui-ci : Di Girolamo | 12 octobre 2014 at 13:45

  11. Intéressante mise au point de Jean-Luc Mélenchon :

    « Le Mouvement Sixième République, avance. La barre des quarante trois mille signataires a été franchie. La liste des personnalités du monde de l’art et de la culture se complète au fil des jours (http://bit.ly/1uRc04v). Bientôt on pourra donc publier une seconde liste.

    J’ai invité les cinquante premières d’entre elles à se retrouver pour faire le point. En fait il ne s’agissait pas de prendre des décisions pour les autres signataires cela va de soi. Tant que l’objectif des cent mille signatures n’est pas atteint, on voit mal comment aller plus loin sur le plan de l’organisation que de chercher à développer le nombre des signatures. Mais il était utile de se donner des principes pour commencer.

    Ainsi a-t-il été rappelé que nous n’aurions pas pour objectif de réduire ou d’uniformiser la diversité des points de vue et des propositions entre nous. Un thème ainsi a été évoqué, celui du tirage au sort dans les processus démocratique. Les avis sont clairement partagés. Pour autant une chose est sure : rien n’est possible dans le cadre actuel des institutions. C’est pourquoi la contribution de Judith Bernard sur la page internet à propos du tirage au sort a connu un vif succès et motivé de nombreuses signatures nouvelles (http://bit.ly/1rgm9E6).

    D’ailleurs c’est à cette occasion qu’a été décidé de proposer à chacun d’exprimer sur la page ses propres motivations. Elles sont publiées au fur et à mesure pour ne pas provoquer d’effet de saturation qui nuirait à l’impact de chaque document (http://bit.ly/1EqCKPR).

    Je pense que c’est cette liberté d’appréciation personnelle qui a facilité l’arrivée publique de signatures venues du monde politique appelant à signer. On dira bientôt qui.

    Je ne peux cacher que plusieurs personnes m’ont signalé l’inconvénient qu’il y aurait à marquer politiquement de façon trop ciblée. Autrement dit mieux vaut que la liste des responsables politiques ne soit pas limitée aux membres du Front de gauche pour ne pas donner l’impression désagréable que c’est lui qu’on rejoint en signant.

    Je veux rassurer tout le monde : il n’en sera pas ainsi. Clairement toute appropriation personnelle ou partidaire du mouvement serait un facteur d’auto blocage. Par contre il va de soi que les partis peuvent, et même doivent, s’ils se situent dans l’objectif de la Constituante et du passage à une nouvelle république prendre leurs propres initiatives, faire signer et proposer leurs idées. Le tout à la condition de ne pas s’approprier le mouvement.

    Un lieu d’expression existe avant que soit ouvert le site en construction pour organiser les échanges et la prise de décision commune. Certes il est modeste. Une page Facebook (Mouvement pour la 6e République). Elle est ouverte et il s’y trouve déjà treize mille abonnés. Mais naturellement les signatures se font toujours sur notre page internet autonome (http://www.m6r.fr/je-signe/). Ici et là des initiatives se prennent, sur le terrain : apéro civique, tagages propres, atelier constituant, envoi de courriels d’appel à signatures (http://www.m6r.fr/?email). On me parle aussi de selfies humoristiques mais je n’en ai pas encore vu moi-même.

    En tous cas vous savez que c’est à présent à vous de faire le travail de propagation virale. Plus vite on sera à cent mille signatures plus vite on pourra passer à la phase suivante du plan.

    Quel plan ? Celui qu’on se sera donné ensemble.

    Le mouvement n’a ni carte d’adhésion ni bureau politique ni rien de semblable. Son but est de rendre une idée majoritaire dans la société par les méthodes de l’éducation populaire, de l’humour et de la participation argumentée aux débats que la réorganisation des droits du peuple exige. À dire et répéter en y ajoutant ce que j’aurais pu oublier…

    Jean-Luc Mélenchon

    (Son appel initial : http://www.m6r.fr/2014/09/declaration-pour-6e-republique/)

    Ce texte de Jean-Luc Mélenchon est là :
    https://www.facebook.com/JLMelenchon/posts/10152745896493750?notif_t=notify_me

    C’est amusant qu’il se mette à son tour à parler de « propagation virale » pour défendre l’idée d’une Constituante populaire. Ça germe 🙂

    • La consécration, ETIENNE, la consécration ^^

    • « Autrement dit mieux vaut que la liste des responsables politiques ne soit pas limitée aux membres du Front de gauche pour ne pas donner l’impression désagréable que c’est lui qu’on rejoint en signant.  »

      On ne peut pas se débarrasser de ce qu’on est ou du moins de ce qu’on a été récemment . Ni de la réalité sociétale du moment.
      De même que ce ne sont pas aux hommes de pouvoir d’écrire la constitution , ce ne sont pas aux hommes de pouvoir de la convoquer en demandant de signer et en faisant attention de ne pas donner l’impression .

      Je n’ai rien contre Mélenchon ; au contraire ; mais qu’il soit logique avec lui même : ce n’est pas à lui de faire signer pour une constituante parce que justement une constituante est au delà des partis . Et aussi parce que le mouvement de fond doit venir du peuple lui même et que le peuple ne se convoque pas par des signatures. Une constitution n’est pas un rapport de force politique , mais une union sacrée qui ne peut se produire que lorsque l’ancien système s’écroule et que face au désastre , nous ne pouvons que nous unir , nous constituer .
      Par contre nous pouvons préparer ce moment et faire de l’éducation populaire ; c’est à dire non pas convoquer ou demander de signer mais discuter des problèmes avec nos concitoyens . Ce qui en soit est un premier acte constituant .
      On ne doit pas salir ce qui est sacré et une constitution est de l’ordre du sacré .Parce que justement elle surgit de la volonté collective et non d’un mouvement qui fait signer .
      Oui , je gâche le plaisir , je casse l’élan mystique , mais autant ne pas prendre des vessies pour des lanternes et dire ce qu’on pense .

      • Eh bien, là, DI GIROLAMO, je suis entièrement d’accord avec toi ! et tout ça est très bien explicité, et à décharge de ce « plaisir » (non gâché) dont il faut se méfier, « Je n’ai rien contre Mélenchon ; au contraire… »

    • « C’est amusant qu’il se mette à son tour à parler de « propagation virale » pour défendre l’idée d’une Constituante populaire. Ça germe  »

      La bonne et la mauvaise herbe germent .
      Je crois que je vais commencer à remplacer SANDY que vous avez éliminé et vous mettre en garde contre la propension naturelle à chercher dans l’actualité , les lectures ou autres déclarations ce qui vous conforte dans vos idées . La ligne jaune de la fermeture d’esprit se profile à l’horizon.
      Le fait d’exprimer votre contentement parce que Mélenchon se met à employer vos expressions de langage n’est pas un bon signe du tout ; on est plus du tout ici sur l’échange d’idée , les accords et désaccords …… OH vous avez vu les virus comme c’est génial ! Mélenchon commence à parler comme moi ! Je germe .

    • http://www.dailymotion.com/video/xxlfq3_dezinguons-tous-les-partis-politiques-et-soulevons-nous_news

      Un commentaire à cette vidéo :

      « Eh ben ! Ca déménage , on n’est peut-être pas les plus nombreux mais Sylvain je t’assure tu n’es pas le seul à avoir la rage comme ça !!
      Encore bravo et merci pour votre spectacle « sommes-nous en démocratie » ! »
      (dao06)

  12. Plus sérieusement… oui, ça germe, apparemment, et même moi qui suis très méfiant et guère rancunier, j’admets que tout cela est très prometteur.
    De toute façon, au pire d’intentions inavouées (ce n’est pas pour insister, juste cette hypothèse de principe, de travail), nous avons tout de même là un sacré tremplin citoyen et publicitaire, et nous aurions bien tort de nous en priver.
    De toute façon, au mieux de notre idéal, nous sommes désormais suffisamment nombreux et, par conséquent, multiples dans nos ressentis et nos réflexions, pour intervenir au besoin et au plus « profond », au plus précis de notre exigence_c’est en tout cas la vigilance et la perspicacité que je nous souhaite.

    Une idée qui me vient : il serait très judicieux que des personnes neutres, « alternatives » et pro-TAS puissent accompagner Jean-Luc Mélenchon dans certains de ses déplacements, ceux ayant trait à cette actualité et ce mouvement citoyen, sur certaines radios, dans des journaux télévisés, des émissions de grande écoute… vous voyez à quoi je fais allusion, ETIENNE… des gens qui savent bien parler et maîtrise plutôt bien le sujet, tel JUDITH, tel un Sylvain ROCHEX, une Audrey VERNON, j’en passe…

    … comme il faut bien observer si cette adhésion, cette co-participation n’entraînera pas mauvaise presse et une systématisation faisant plus de mal encore… quand je vois cet extrait où Demorand s’adresse à Mélenchon, on peut s’inquiéter (voir la deuxième vidéo de KATHARINA -- http://chouard.org/blog/2014/10/11/judith-bernard-le-tirage-au-sort-un-rendez-vous-historique-a-ne-pas-manquer/#comment-5212, à partir de 37’45

  13. Ping : ÉPOUVANTAILS ou REFLATION ? RELANCER LA DEMANDE avec DE L’HELICOPTER MONEY. Vite ! | Blog du Plan C

  14. Je me demande si la participation active de Jean-Luc Mélenchon ne va pas tout faire capoter.

    Écrire une constituante citoyenne rédigée par l’ensemble du peuple n’est pas compatible avec l’implication d’un seul parti politique.

    Simplement parce que la grande majorité des citoyens rejetteront cette formule, la VI république écrite dans l’intérêt de tous sera alors un simple souvenir.

    Les hommes politiques sont rejetés massivement, tout ce qui viendra d’eux sera rejeté pour mieux être récupéré.

    La constitution doit être écrite par le peuple et imposée aux politiciens qui devront alors céder leur place.

    • Qu’ils s’en aillent tous ?

    • Bonjour,

      Plutôt que de suivre un candidat qui nous propose son programme, imposons le nôtre aux candidats qui prétendent vouloir nous représenter.

      Indiquons dans notre programme qu’il aura pour mission d’introduire des chevaux de Troie à des endroits stratégiques de nos institutions, de créer des brèches où les citoyens pourront s’y glisser.

      Entrainons-nous, aussi, à écrire notre programme politique.

      • Avoir son propre candidat a certainement déjà été abordé ici, avec son lot de pour et de contre, pouvant se justifier si l’on veut jouer le jeu électoral et espérer avoir quelque chance en quoi que ce soit… mais c’est jouer là avec le feu et le fourbe, tout excès et tout débordements possibles, la partie adverse capables de tous les compromis foireux sinon du pire pour maintenir et perdurer ses privilèges et son pouvoir.

        La carte d’un seul candidat est je pense complètement idiote quand les élites ont une multitude d’options, elles, à leur disposition et à nous opposer, sans parler que notre essence propre se justifie dans ce postulat initial et cette souveraineté populaire (l’ensemble de la Nation), ce nombre à décider et à agir, et non un un homme, un monarque tel ce statut présidentiel (« la France, actuellement, est une monarchie élective, puisqu’on est le seul pays développé au monde où le Président peut dissoudre le Parlement, où le Président peut déclarer une guerre y compris atomique, où le Président put signer un traité internationale sans consultation, etc; nous sommes le seul pays comme ça, (…), nous on a coupé la tête au roi il y a bien longtemps mais nous sommes une monarchie » -- Jean-paul JOUARY * -- sans parler du fait qu’il y a subsidiarité inversée ou ce fameux P majuscule qui se la pète et en impose, France Culture en ce moment qui en rajoute une couche avec les musées présidentiels, documentaire intitulé « Le trésor des Présidents » -- http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire-collection-24-2014-10-14 -- Bref…)… nous ne pouvons avancer dans cette démarche et revendiquer cette souveraineté, cette radicalité démocratique et nous comporter tout à lois, jouer le compromis le cul entre deux chaises, le consensus citoyen n’a pas sa place ici et nous perdrions en crédibilité, en amalgames, en polémiques que jouer cette carte qui a jamais eu pour seule fonction que de diviser et décrédibiliser et, surtout, au final, entuber tout son joli monde ! Non, notre démarche, cette adhésion populaire ne peuvent se permettre ces demi-mesures, ces compromis quand il y a tant à partager et assimiler soi-même, ces évidences autrement plus accessibles et virales…

        Il est un point ténu qu’on veut nous empêcher d’atteindre et nous serions vraiment idiots, une fois de plus, de manquer à cette loi du nombre qui seule peut tout balayer, les partis factices comme le pouvoir qui les manipule.

      • Il me semble que c’est justement le contraire qui devrait en résulter, le candidat ne sera plus l’élite à l’égo flatté par ces propres idées, mais un volontaire qui accepte de porter un programme collectif. Il y a même une forte probabilité pour que plusieurs candidats se proposent. Pour changer l’outil politique, il nous faut accepter de le prendre en main pour l’y adapter.

  15. [Mise à jour, 15 octobre 2014 :
    Judith a republié son appel sur une autre adresse avec ce commentaire :

    « Après quelques mésaventures, je republie mon texte de la semaine dernière (mis à jour pour le nombre de signataires du m6r). Mésaventures liées à la photo que le blog Les inénarrables avait associée au texte, et dont le photographe nous contestait le droit -- même retirée du blog, la photo continuait d’apparaître chaque fois qu’on postait le lien de l’article, ce qui était bien embêtant et m’a conduite à supprimer tous les liens relatifs à ce papier… Là au moins, pas de photo, pas de souci : on peut partager tant qu’on veut ! »

    http://blogs.mediapart.fr/blog/judith-bernard/151014/le-processus-constituant-un-rendez-vous-historique-0

    • Relayé sur Facebook : https://www.facebook.com/judith.bernard.12/posts/10204302649439324

    Étienne.]

  16. C’est amusant, c’est étrange ces interactions « vidéotiques », où de Tulard on en revient à Mélenchon à CSOJ (10 avril 2012) où sont également présents sur le plateau JUDITH (Bernard) et Michel ONFRAY, lequel a été joliment grillé par Jean-Paul JOUARY plus récemment (18’18… https://www.youtube.com/watch?v=bpzsLVPcXt8)…

  17. Demander (pétition) aux autorités de bien vouloir avoir la gentillesse d’offrir au peuple de France SON assemblée constituante, c’est une bonne idée.
    (Soyons couetistes et ne parlons pas du refus 😉 )

    Propulser à la présidence un candidat hypermodeste et bourré d’abnégation explosive, il y en a dans les pochettes surprise 😉 , dont le mandat impératif serait d’offrir au peuple de France SON assemblée constituante, c’est une bonne idée.
    (Avec les risques que l’on imagine, mais on s’en fout : Qui ne risque n’a)

    L’insurrection armée, moi j’aime pas. D’autant que quand ça a lieu, de faux sauveurs volent toujours sa révolution au peuple.

    La crise systémique qui remet tout à plat, je déteste, et espérer le mal pour le bien est de l’ordre de la magie noire, ou au moins à risque mortel.

    Donc je coche uniquement les deux premières options.

    Sans toutefois oublier que quand un fruit est mûr (de Berlin), il tombe.

    Mais en attendant, il faut se préparer.

    C’est là que les ateliers constituants sont rigoureusement nécessaires.

    Nous devons être prêts collectivement à assumer le cadeau du destin lorsqu’il surviendra plus ou moins inopinément.

    Collectivement, ça veut dire être des millions et des millions de citoyens constituants pollinisés et pollinisants.

    Le processus est amorcé.
    Et chacun individu qui a compris l’enjeu se doit d’impulser dans son bled.
    Surtout les timides !!!!!!!!!!
    Osez n’être que deux ou trois,
    croissez et multipliez vous.

    Il serait infiniment malheureux qu’une impulsion issue d’un point central laisse supposer que ce processus devient inutile.

    • Je profite de l’occasion de cette harangue matinale menée depuis mon salon pour suggérer l’écriture d’un texte très court qui institue uniquement la passation du pouvoir constituant de l’oligarchie vers la citoyenneté.

      • Un texte qui n’institue pas la démocratie mais qui institue l’outil légal permettant au peuple de construire sa démocratie.

    • J’oubliais l’article 11 ……….

    • C’est Midal, Fabrice de son prénom qui nous dit. « La pratique, c’est se poser, et la théorie, qui en grec veut dire ce qui EST, c’est de voir clair! »

      Méditons, méditons cette sage maxime, car elle nous dit que comme l’eau qui est trouble, si on la pose et qu’on arrête les gesticulations, les débris vont partir dans le fond du verre ( ne sommes-nous pas des verres, des contenants?) pour rendre à l’eau toute sa nature, limpide et claire?

      Question, juste une question!

  18. « une constituante citoyenne rédigée par l’ensemble du peuple n’est pas compatible avec l’implication d’un seul parti politique »

    -- mais s’il y en a plusieurs? plusieurs partis, évidement c’est dangereux, mais cela me parait un mal nécessaire.

    Si une constituante populaire rejetait une partie de la population, en l’occurrence la partie encartée de la population, cela augurerait très mal de notre capacité à nous unir. Si les encartés ne peuvent s’avancer à découvert que dans la pseudo sécurisation d’un parti, il est nécessaire qu’ils avancent jusqu’à ce qu’ils rejettent ce masque inutile. le processus de ‘fusion’ populaire amenant l’implosion des partis par désaffection dès lors que l’intérêt sera capté.
    Un peuple qui n’aurait pas la force de s’unir, à partir de ses faiblesses réelles, ne pourrait rien!

    Dans la même optique je ne vois pas l’intérêt de rejeter les forces ‘coagulantes’, même si elles émanent d’une source autoritaire comme un Mélanchon, ou d’un espace privé comme face de mouton, si elles génèrent une dynamique de réunion, au vu de l’étendu de notre faiblesse, je ne vois pas l’intérêt de la rejeter. y aurait-il un déshonneur à faire feu de tout bois? ils nous utilisent, pourquoi ne pourrions nous pas les utiliser?

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