15 minutes avec ‘Nouvelle Donne’ SUR LE CHÔMAGE : ‘dette publique’ comme coup d’État bancaire, et ‘remboursement de la dette publique’ comme source infaillible de crise majeure, chartalisme, UE chômagène, libre échange imposé par les empires à leurs colonies, NAIRU comme preuve du scandale et trahison… et indispensables ateliers constituants populaires


Univ d'été ND 2014

Après la censure d’une vidéo (« BOOOM – Étienne Chouard brise l’omertà en direct à la télé ») qui dépassait 400 000 vues en 4 jours (elle faisait plus de 100 000 par jour, ça allait bien 🙂 ), voici une deuxième tentative virale pour la rentrée : 15 minutes avec le mouvement « Nouvelle Donne », cette fois SUR LE CHÔMAGE :

Le chômage est une construction politique (de type maffieux, c’est-à-dire terroriste) qui permet aux 1% oisifs de faire régner la terreur parmi les 99% ainsi astreints aux travaux forcés.

Et nos « élus » (en fait, ce ne sont PAS DU TOUT « nos » élus mais les élus des riches, ce qui explique TOUT), « nos élus » prétendus, donc, se foutent de nous, littéralement, quand ils prétendent combattre le chômage en façade (avec un pistolet à eau) pendant qu’ils encouragent le chômage en coulisse (avec des bombes incendiaires).

Il nous faut nous réunir, nous entraider, nous auto-former, polariser nos volontés, autour de NOTRE CAUSE COMMUNE (nous devons instituer nous-même notre puissance politique), au lieu de nous diviser sur des conséquences diverses de notre impuissance.

Ce salaud de Bossuet le résumait ainsi : « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. » => Le « SUFFRAGE UNIVERSEL » ravalé à la désignation de maîtres est l’arme politique — UNE DES CAUSES PREMIÈRES — qui permet à la classe des 1% d’acheter les acteurs politiques et de terroriser la classe des 99%.

Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes.
Arrêtons d’adorer le faux « suffrage universel » comme une vache sacrée et travaillons à chercher (et à modifier) les causes profondes de nos malheurs.

Thèmes (à peine évoqués lors) de ces 15 minutes (et documents complémentaires rappelés sur le site pour bosser ) :
– la ‘dette publique’ comme coup d’État bancaire,
– et le ‘remboursement de la dette publique’ comme source infaillible de crise majeure et de chômage de masse,
– le chartalisme comme alternative stimulante et prometteuse,
– L’UE comme piège chômagène,
– Le libre échange imposé par les empires à leurs colonies,
– et le NAIRU comme Nème preuve du scandale et de la trahison…
– et indispensables ateliers constituants populaires…

Faites passer 🙂

Comme autre trace de ce passage à Amiens, il y a aussi cette courte conclusion :

PS : je ne sais évidemment pas si « Nouvelle Donne » prendra finalement le cap de l’auto-éducation populaire constituante… mais on peut rêver (ils parlent déjà beaucoup de tirage au sort et ils commencent à le tester). On verra bien ce qui adviendra.


Pour bosser et aller plus loin, voici des éléments de documentation complémentaire sur les points évoqués dans la vidéo :

• Sur le CHARTALISME et la corrélation (parfaite !) entre remboursement d’une dette publique et crise majeure et chômage généralisé :

– La fiche wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chartalisme#Transactions_verticales

Extrait (important) :

Voici le cas des États-Unis résumé par le professeur Wray7 :

« À une brève exception près, le gouvernement fédéral a été endetté chaque année depuis 1776. En janvier 1835, pour la première et seule fois de toute l’histoire des U.S.A., la dette publique fut éliminée, et un surplus budgétaire fut maintenu les deux années suivantes pour accumuler ce que le Secrétaire au Trésor Levi Woodbury appela « un fond pour faire face aux futurs déficits. » En 1837 l’économie s’effondra en une grande dépression qui mit le budget en déficit, et le gouvernement a toujours été endetté depuis. Depuis 1776 il y eut exactement sept périodes de surplus budgétaires substantiels avec une réduction significative de la dette. De 1817 à 1821 la dette nationale baissa de 29 % ; de 1823 à 1836 elle fut éliminée (les efforts de Jackson) ; de 1852 à 1857 elle chuta de 59 %, de 1867 à 1873 de 27 %, de 1880 à 1893 de plus de 50 %, et de 1920 à 1930 d’environ un tiers. Bien sûr, la dernière fois que nous avions un surplus budgétaire était durant les années Clinton. Je ne connais pas de ménage qui fut capable d’avoir un budget en déficit pendant approximativement 190 des 230 et quelque dernières années, et d’accumuler des dettes virtuellement sans limite depuis 1837.

Les États-Unis ont également connu six périodes de dépression. Les dépressions commencèrent en 1819, 1837, 1857, 1873, 1893, et 1929. (Ne remarquez-vous rien ? Jetez un œil aux dates listées plus haut.) À l’exception des surplus de Clinton, chaque réduction significative de la dette en cours fut suivie d’une dépression, et chaque dépression fut précédée par une réduction de dette significative. Le surplus de Clinton fut suivi par la récession de Bush, une euphorie spéculative, et maintenant l’effondrement dans lequel nous nous trouvons. Le jury délibère encore pour savoir si nous pourrions réussir à en faire une nouvelle grande dépression.

Bien qu’on ne puisse jamais éluder la possibilité d’une coïncidence, sept surplus suivis par six dépressions et demi (avec encore quelque possibilité pour en faire la parfaite septième) devrait faire hausser quelques sourcils. Et, au passage, nos moins graves récessions ont presque toujours été précédées par des réductions du budget fédéral. Je ne connais aucun cas de dépression engendrée par un surplus du budget des ménages. »

— L. Randall Wray, traduction., source.

IL NE FAUT PAS REMBOURSER LA DETTE PUBLIQUE.
Si on fait ça (si des traîtres font ça !), on va sombrer dans un chômage généralisé.

.
– Le site (important) « Frapper monnaie » :
http://frappermonnaie.wordpress.com/

• Le passionnant petit livre de Philippe Derudder : « Les monnaies locales complémentaires : pourquoi, comment ? »
http://www.franceculture.fr/oeuvre-les-monnaies-locales-complementaires-pourquoi-comment-de-philippe-derudder

• le site (étonnant) « Chômage et monnaie » :
http://www.chomage-et-monnaie.org/

• Sur la très bonne affaire (pour les riches) et la très mauvaise affaire (pour les pauvres) qu’est la dette publique , ne ratez surtout pas notre cher Guillemin, expliquant, dans son extraordinaire bouquin « Silence aux pauvres », le rôle crucial (et criminel) de Necker et des Girondins (cherchez ces mots dans la page) avant et pendant la Révolution française :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/07/15/237-henri-guillemin-silence-aux-pauvres-1989

– et puis tout Guillemin, en fait :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?Henri-guillemin-robespierre-rousseau-castoriadis-zinn

• Plus de détails sur le piège politique de la dette publique en France aujourd’hui :

• Voir aussi l’excellent (l’indispensable) petit livre d’André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder : « La dette publique, un affaire rentable » :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2008/05/16/94-la-dette-publique-est-une-affaire-tres-rentable-mais-pour-qui

• Pour appuyer ma phrase « Tous les banquiers du monde savent que, quand on se bat contre l’inflation, on va automatiquement le payer en chômage des plus défavorisés : non seulement ils le savent, mais il le font exprès POUR ÇA ! »

Voir Jean-Paul Fitoussi, Professeur des Universités à l’Institut d’Études Politiques de Paris, Président du Conseil Scientifique de l’IEP de Paris, Président de l’OFCE et Secrétaire général de l’Association Internationale des Sciences Économiques, entretiens avec JC Guillebaud, « La politique de l’impuissance », 2005, Arléa :

– JCG : « Vous êtes en train de dire qu’au fond, obsédé par la lutte contre l’inflation, on a littéralement consenti au chômage. »

– JPF : « Pis que ça ! On a dans une première phase instrumentalisé le chômage pour combattre l’inflation. Chaque « banquier central » de la planète sait que, dès qu’il augmente les taux d’intérêts, il met au chômage une partie des catégories les plus vulnérables de la population. Non seulement il le sait, mais c’est précisément pour ça qu’il le fait. Pourquoi augmente-t-on les taux d’intérêts ? Parce qu’on est persuadé que la demande est trop forte et que les entreprises produisant à pleine capacité ne pourraient la satisfaire qu’en augmentant leurs prix. La douche froide des taux d’intérêts réduit ainsi la demande et incite les entreprises à licencier. » (p. 45)

(…)

– JCG : « Que pensez-vous des deux arguments martelés à cette époque [après 1982] à propos de l’inflation et du respect des grands équilibres ? Premièrement on a dit qu’il était légitime (y compris moralement) de lutter contre l’inflation parce qu’elle pénalisait les plus pauvres ; deuxièmement, qu’il fallait maintenir les grands équilibres par simple respect et générosité pour les générations à venir, afin de ne pas faire peser une charge trop lourde sur la tête de nos enfants. On a habillé, en quelque sorte, cette politique d’un discours de générosité… »

– JPF : « C’était un double mensonge. En augmentant les taux d’intérêts, et surtout en les maintenant à un niveau élevé une fois l’inflation vaincue, on savait qu’on favorisait ceux qui détiennent le capital financier, et que l’on excluait de l’accès aux biens durables (qui exigent un recours à l’emprunt) les catégories les plus vulnérables de la population. (…) Le second mensonge, c’est qu’en augmentant les taux d’intérêt on faisait du service de la dette un des postes les plus importants du budget de l’État. » (P. 46)

– JPF : « Que l’orientation des politiques économiques de l’Union soit, pour l’essentiel, indépendante de tout processus démocratique est à la fois contraire aux traditions politiques des peuples européens, et dangereux pour l’efficacité économique de l’ensemble. » (p. 72)

– JPF : « En forçant le trait, on pourrait affirmer que le « gouvernement économique » de l‘Europe se rapproche à s’y méprendre d’un despote éclairé qui, à l’abri des pressions populaires, chercherait le bien commun au travers de l’application d’une doctrine rigoureuse – le libéralisme –, supposée supérieure à toutes les autres en termes d’efficacité économique. La démocratie ne serait donc pas le système politique le mieux à même d’appréhender l’intérêt général ; elle placerait les gouvernements en position de vulnérabilité devant les pressions des populations en faveur de la redistribution. Le pouvoir a ainsi changé de mains. Les politiques ont préféré le confier à des agences indépendantes. (…)

Mais il est vrai aussi que, dès l’origine, la construction européenne fut l’œuvre d’une démocratie des élites, plutôt que de la démocratie tout court. Cependant les élites ont changé (…) aujourd’hui elles ont tendance à assimiler le bien public au marché.»

La suite est édifiante… Un petit livre important, à lire…

Source : mon analyse de 2005 « UNE MAUVAISE CONSTITUTION QUI RÉVÈLE UN SECRET CANCER DE NOTRE DÉMOCRATIE » (note 14, page 20) :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Constitution_revelateur_du_cancer_de_la_democratie.pdf

• Sur les raisons impérieuses et urgentes de sortir de la prétendue « Union européenne », ne ratez pas cette page :
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/05/20/125-les-raisons-majeures-de-sortir-de-l-union-europeenne-vite

• sur le cas particulier du libre-échange, lire le livre majeur de Friedrich List, « Système national d’économie politique », 1857 (avec une préface claire et puissante d’Emmanuel Todd) :

• Et puis, sur les racines et les gènes nazis de l’Union européenne, regardez aussi ceci :

• sur le scandale du NAIRU :

– la fiche wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_ch%C3%B4mage_n%27acc%C3%A9l%C3%A9rant_pas_l%27inflation

le site « NAIRU, le Nom de la Ruse. La face cachée du chômage. » : http://lenairu.blogspot.fr/

– voir aussi : http://lenairu.free.fr/pages/lenairuvitepag.html


Définitivement marre des professionnels de la politique qui se permettent depuis 200 ans d’être constituants : ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir. Ceci n’est pas négociable, pour des citoyens dignes de ce nom.

142 réponses à “15 minutes avec ‘Nouvelle Donne’ SUR LE CHÔMAGE : ‘dette publique’ comme coup d’État bancaire, et ‘remboursement de la dette publique’ comme source infaillible de crise majeure, chartalisme, UE chômagène, libre échange imposé par les empires à leurs colonies, NAIRU comme preuve du scandale et trahison… et indispensables ateliers constituants populaires

  1. tout à fait d’accord!!!

  2. Ce nouveau fil, ces captations tombent à point nommé, actualisant sans cesse cette bonne parole et matière chaque fois enrichie, nuancée à découvrir et à faire découvrir, certains d’entre nous familiers de cette pensée mais toujours en recherche de la meilleure synthèse et des meilleurs exemples, tant d’autres aujourd’hui comme hier découvrant ceci.

    Ce didactisme et ces coups de gueule, notre soutien, ces relais et tous ces partages font boule et neige, et cette censure évidente ne fait que nous conforter dans cette voie et cette volonté… ajouté à cela cet invisible nocturne qui fait que nous nous rencontrons en rêve et que retournant à l’école (récurrence d’une histoire sur la durée cependant comprise dans le temps ramassé et unique d’un rêve tardif au petit matin) je sais que je vous ai désormais pour professeur bien que ce premier cours auquel j’assiste peu à peu avant mon réveil ce n’est point vous qui êtes ce professeur nous remettant les copies d’un devoir noté… un voisin, le premier devoir à être rendu étant un 18 et moi un peu après héritant d’un 7 (j’ai connu pire dans le vrai) alors que j’étais censé mérité beaucoup mieux !… Evidemment, plusieurs grilles de lecture, toutes sortes d’interprétations, néanmoins, fidèle à moi-même et plus fidèle encore à ce qui nous préoccupe ici, j’aime à penser que tout ceci depuis hier fait lien et Sens, ceci et tant d’autres choses, et c’est pourquoi, personnellement, je me dis que plus ça va et qu’il y a quantité de tribun qui bien malgré eux n’ont ont pas moins cette pugnacité et cette plénitude… ce rêve est bien la réalité, je n’invente rien. Poursuivons dans cette idée et cette Cause.

  3. Bonjour,

    Quel impact aurait une grande surface d’un grand groupe nationale ou internationale dans le paysage d’une monnaie locale ?

    Va-t-elle refuser la monnaie locale ou l’accepter, et quelles en seraient les conséquences ?

    • Il faut nationaliser la grande distribution (service public vital qui ne devrait pas être un centre de profit).

      • J’en profite pour insister sur ce mot à l’envers : grande distribution, qui serait mieux adapté à la parabole des pains qu’au commerce à grande échelle.
        Pas anodine du tout cette assimilation de la vente sans marchandage possible à un service rendu gentiment ……

      • « Il faut nationaliser la grande distribution (service public vital qui ne devrait pas être un centre de profit) »… à ce train-là, pas besoin que certains fassent du hors-sujet et renchérissent dans la Conspiration en rajoutant l’OTAN à Wall Street ^^ ETIENNE est bien décidé à se mettre tout le monde sur le dos ! enfin, j’exagère un peu là, disons juste 1 petit % contre une montagne de 99%, enfin, disons au moins 80, 85 % (les 56 % d’abstention aux dernières élections européennes + les votes blancs + quelques indécis qui le sont de moins en moins) : oui, il a bon (le) dos !

    • @J-S La question serait plutôt : La monnaie locale va-telle accepter d’être utilisée dans des transaction avec ce grand groupe. Pas l’inverse.

      En effet, en général, une monnaie locale se dote d’une charte éthique et ne fricote pas avec n’importe qui.

      Bon maintenant, rien n’empêche CarreLiDeuil d’afficher « nous acceptons l’écu » , mais elle ne pourra pas payer ses fournisseurs lointains avec, ni convertir en euro ses entrées.

    • Je partage vos avis dans la théorie, mais pour être viable, il faut respecter le facteur chronologique.

      Exemple ; une commune a pour le moment un supermarché qui dépend d’un grand groupe d’une grande famille, comment implanter la monnaie locale ?

      • On le fait, c’est tout.

        Et ça s’est fait.

        Et ça s’est fait.

        Une monnaie locale n’a pas pour vocation de remplacer la monnaie existante, mais de lancer une autre économie.

        ça peut aller très loin, par exemple jusqu’à un revenu inconditionnel, ou à la rémunération de tâches non usuellement répertoriées comme « travail »

        Notons un truc peu dit :

        Si la monnaie, nommons la eco, est adossée à l’euro ( l’assoce convient que tout eco créé nécessite un dépot d’un euro ou 0,8 ou 1,2), il y a tout simplement multiplication par ~deux de la masse monétaire locale, fin de l’argent rare, avec tous les avantages que l’on sait.
        Une partie de cette masse (euro) étant affectée à des achats par le groupe citoyen d’équipements produits en dehors d’elle, ou au financement de projets, de tous types (éthiques) et l’autre (l’eco) étant affecté aux échanges locaux (éthiques)

        Notons aussi qu’une monnaie locale est monnaie pleine, i.e. non créée par l’emprunt, donc sans la captation d’intérêts par des organismes privés illégitimes.
        Il y a donc une prise de liberté par rapport au secteur privé de la finance.
        Les entreprises locales nouvellement crées dans ce système libre ne sont pas tenues à la gorge par les banques.
        Et si l’option monnaie fondante est choisie, c’est non seulement un accélérateur de circulation (plus de monnaie mais sans inflation) mais encore une (petite) ressource pour la communauté, sorte de quasi impot sur le billet, mais géré démocratiquement.

        • Bonjour,

          Quand il s’agit d’économie, j’ai le cerveau lent, mais je crois avoir compris.

          La monnaie locale n’est pas en concurrence, mais en complémentarité avec la monnaie d’état.

          Elle fait la preuve que les peuples doivent être souverains sur leur monnaie, et doivent pouvoir battre monnaie quand la monnaie en cours fait défaut.

          Mais alors ce raisonnement est aussi valable pour la nation quand elle utilise une monnaie de nations unies, elle doit aussi garder sa souveraineté sur sa propre monnaie pour pouvoir battre monnaie si l’euro fait défaut, le franc pour la France… Suis-je sur la bonne voie ?

          • Je pense que oui. Il n’y a pas de souveraineté politique sans souveraineté monétaire : la première procède de la deuxième, et pas l’inverse.

            De la même manière qu’une commune doit probablement pouvoir faire sécession, si elle n’accepte plus le contrat social de l’entité à laquelle elle appartient. C’est un sujet passionnant pour un atelier constituant, que le droit de sécession (d’un individu, d’une commune, d’une région, d’un État fédéré…).

            Si on est cohérent et honnête avec le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, on doit changer beaucoup de choses à notre façon de penser et à nos institutions.

          • Ana Sailland

            Il serait possible d’imaginer la monnaie structurée comme la décision,, calquée sur, en parallèle, fondées toutes deux sur des territoires contenu-contenant, avec une certaine synergie entre ce qui est contenu et ce qui contient, mais ni une con-fusion ni une domination.

            De même qu’une monnaie locale ou régionale est destinée aux échanges locaux ou régionaux, une monnaie internationale pourrait n’être consacrée qu’aux échanges internationaux, les règles de convertibilité ne pouvant être tranchées à la hache.
            Et de la même façon, la délibération locale n’est ni la délibération régionale, ni nationale, ni internationale, et tout une réflexion sur la subsidiarité, qui cède quoi, qui exige quoi, qui refuse quoi, réflexion à l’heure présente massacrée, mériterait un approfondissement de tous et par tous, et non point … par ceux qui écrivent les règles de leur pouvoir, ne délèguent donc que les scories de leur pouvoir.

            ;;;;;;;;;

            N’oublions pas non plus le concept de monnaie thématique, telle le WIR, qui conduit à séparer les monnaies non plus selon leur territoire mais selon leur usage.

            ;;;;;;;;;;;

            Les bons d’achat d’un super marché sont une monnaie captive, et destinée à rendre captif ……

            ;;;;;;;;;;;

            Osons rêver, il en sortira peut être du concret -> ->

            L’argent don :

            On parle de l’argent dette, sans doute en référence au fait qu’il est émis à l’occasion d’un emprunt (et détruit à l’occasion du remboursement)
            Il est fondé sur l’idée qu’on n’a rien sans rien (sauf le banquier …)

            En réaction, intermédiaire onirique entre notre civilisation du contractuel biaisé et la civilisation du don acratopège, l’argent don

            ->

            Une personne reconnue comme fiable, ou une association considérée comme fiable, vont émettre une monnaie fiduciaire (de fides, foi) d’un genre particulier, fondée non seulement sur la respectabilité de l’émetteur, mais encore sur sa générosité, ce qui, convenons en n’est ni le cas de la BCE ni celui de « votre » banque.

            Exemple : Monsieur Dupond, connu dans son village pour sa droiture, et qui possède une tondeuse, va offrir à Mme Durand, qui peine en fin de mois, et n’a pas de jardin (important, vous allez voir) un bon sur lequel est écrit :

            « bon pour une heure de tonte par Monsieur Dupond, valeur estimée 20 euros »

            Mme Durand ne va pas faire tondre le jardin qu’elle n’a pas, mais pourra aller chez l’épicier, qui s’il est ok, acceptera le bon comme paiement de 20 euros BCE. S’il n’a pas lui non plus de jardin, ou s’il a un grand fils qui tond, il utilisera à son tour ce « billet » chez le coiffeur.
            Et ainsi de suite, jusqu’à ce que quelqu’un payé de cette monnaie étrange décide de faire usage de la promesse musculaire de Monsieur Dupond, qui joue, notons le, l’ancien rôle de l’étalon or ……

            Cette histoire ressemble énormément à l’histoire de la dame de Condé, mais la chute n’est pas la même, mais le billet n’est pas faux, et il est étalonné sur la gentillesse d’un citoyen.

            L’histoire de la dame de Condé a ceci de piquant qu’un faux billet peut circuler toute une journée et résoudre toutes les situations de dette en suspens sans que personne n’en souffre.

            L’istoire de l’argent don permet la même circulation d’un symbole résolavant sauf qu’ici le faux n’est pas la source, mais la générosité.

            Dans les deux cas, nous touchons du doigt le fait très important, cosmiquement majeur, que la monnaie n’est que la monnaie que l’on crée, qu’il est possible de la créer chaque fois que de besoin, et que donc le sentiment qui est injecté dans l’inconscient collectif qu’il y aurait une sorte de fluide d’origine mystérieuse, à partager ou gagner, mais en quantité limitée, rare, cela est un mensonge construit.

          • Le territoire et ses ressources naturelles n’appartenant à personne, je serais d’avis qu’il est trop simple de prétendre qu’une commune doit pouvoir faire sécession si elle le désire.

            La question du territoire n’est jamais simple, et souvent une question qui finit en bain de sang, il ne faut pas l’oublier.

            Et il n’y a pas que les ressources, il y a aussi toutes les infrastructures et le patrimoine qui ont été donnés par les précédentes génération et qu’un petit groupe, même s’il vit à un endroit et pas les autres, ne peut pas s’approprier comme ça juste parce qu’il l’a décidé.

            Enfin il y a ceux qui vivent sur le territoire en question et qui ne veulent pas faire sécession et qui refuseront d’accorder leur assentiment à une décision qui serait prise unilatéralement, entre les seules personnes sur la commune.

            Une telle possibilité ( pouvoir faire sécession quand elle le désire ) violerait nombre de principes démocratiques. Ce serait un coup de force.

            Une solution pacifique et légitime ne peut provenir que d’une décision incluant toutes les personnes concernées, c’est à dire toutes les personnes de l’ensemble plus grand ( la nation ).
            Mais cela ne se passe jamais de cette façon.
            Cela se passe toujours par un coup de force.

          • Bonjour,

            Que doit-on penser des monnaies numériques ?

            Le Sud-ouest lance sa monnaie 100% numérique.

            Après le « wir » en Suisse et le « res » en Belgique, le « mipys », une monnaie complémentaire 100% numérique et à parité avec l’euro sera mise en circulation le 1er octobre en Midi-Pyrénées pour soutenir l’activité et l’emploi dans la région.

            Après le « wir » en Suisse et le « res » en Belgique, le « mipys », une monnaie complémentaire 100% numérique et à parité avec l’euro sera mise en circulation le 1er octobre en Midi-Pyrénées pour soutenir l’activité et l’emploi dans la région.

            Ce nouveau mode d’échange devrait aussi servir à financer la rénovation énergétique par le biais de prêts à taux zéro.

            Porté par le conseiller régional (PS) Pierre Poujade, président de l’Agence régionale du développement durable (Arpe Midi-Pyrénées), ce projet se veut « une première en France » par sa dimension 100% numérique et sa vocation d’intérêt collectif.

            Son périmètre s’étendra dans un premier temps au territoire de Midi-Pyrénées mais, compte tenu de la fusion programmée de la région avec le Languedoc-Roussillon dans le cadre de la réforme territoriale, il pourrait être amené à évoluer.

            Le lancement du mipys, dont le nom changera avec la réforme, démarrera le 1er octobre par une phase d’expérimentation à Séquestre (Tarn), dont Pierre Poujade est le maire.

            Une dizaine d’acteurs de cette commune de 1.600 habitants, dont la mairie, la crèche, des artisans et des commerçants testeront durant trois mois cette monnaie à petite échelle.

            Au 1er janvier 2015, l’expérimentation devrait être élargie à une quinzaine de villes de Midi-Pyrénées avant une extension à l’ensemble du territoire régional dès le 1er avril 2015 avec au moins 1.000 commerces et professionnels engagés dans le projet.

            NOUVEAUX MARCHÉS

            Seuls les habitants, les associations ou les entreprises ayant un siège social dans la région et ayant souscrit à un compte en mipys auront accès à cette monnaie complémentaire.

            Les achats et paiements ne se feront que sur supports numériques, par carte bancaire, internet et smartphone.

            Destinée à favoriser l’activité locale, cette monnaie de consommation vertueuse ne génèrera pas d’intérêts afin de décourager la thésaurisation et aura vocation à servir de carte de fidélité chez les commerçants où elle sera utilisée.

            Les frais de gestion des comptes bancaires en mipys seront proportionnels à la somme qui y sera laissée pour inciter les usagers à utiliser la monnaie rapidement.

            « L’intérêt pour les particuliers est un gain en pouvoir d’achat. A chaque fois qu’un particulier voudra créditer son compte en mipys, il obtiendra 110 mipys pour 100 euros versés, soit un bonus de 10% », explique Pierre Poujade. « Pour les professionnels, cette monnaie devrait leur permettre de capter de nouveaux marchés comme en Belgique, où le chiffre d’affaires supplémentaire généré par le res est de 5 à 10%. »

            Pour l’élu régional, le but « n’est pas de lancer une monnaie alternative à l’euro mais une monnaie complémentaire qui remette l’humain au centre d’un projet économique de proximité et qui remplisse des fonctions que ne remplissent pas les monnaies officielles, comme de générer de l’emploi local ».

            « Comme le res belge, la monnaie mipys est entièrement numérique, comme le wir elle aura une vocation bancaire en accordant des prêts à taux zéro, comme les miles des compagnies aériennes, elle aura une fonction de carte de fidélité », précise Pierre Poujade, qui estime à 20.000 le nombre d’usagers nécessaires pour « faire tourner cette monnaie ».

            PROFUSION DE MONNAIES RÉGIONALES

            D’autres monnaies locales citoyennes à parité avec l’euro ont déjà fait leur apparition et s’échangent sous forme de coupons-billets comme la touselle en Haute-Garonne, le sol-olympe à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, le céou à Gourdon, dans le Lot ou le pyrène en Ariège, lancé en juillet dernier.

            A Toulouse, le sol-violette, mis en circulation en mai 2011 avec le soutien de la municipalité, remporte un vif succès.

            Cette monnaie compte aujourd’hui 1.800 utilisateurs qui peuvent consommer auprès de 153 magasins ou associations de l’économie sociale et solidaire. Quelque 60.000 sols sont aujourd’hui en circulation et ont généré un chiffre d’affaires de 360.000 sols-violette dans le réseau utilisateur.

            « Toutes ces initiatives montrent la vitalité et le besoin des citoyens de s’approprier la question monétaire pour remettre la finance au service de l’économie réelle et restreindre les capacités à spéculer des marchés financiers », estime Andrea Caro, cofondatrice et coordinatrice du projet sol-violette.

            « Mais la question de la coexistence de ces monnaies locales va très vite se poser. Il va falloir réfléchir à leur convergence pour un passage à plus grande échelle, sans qu’elles y perdent leur âme », ajoute-t-elle.

            Source : http://www.usine-digitale.fr/article/bientot-un-bitcoin-a-toulouse-le-sud-ouest-lance-sa-monnaie-100-numerique.N283999

          • Si la monnaie numérique n’est matérialisée que par la carte bancaire, il n’y a plus que le prix affiché en boutique qui indique le type de monnaie utilisée, et là, rien n’empêche le commerçant d’afficher plusieurs monnaies, comme pour la transition franc>euro.

            Donc je me demande si la monnaie numérique n’est pas en réalité une contre attaque masquée de la finance des crapules.

            Je me fais peut-être un mauvais scénario, mais le fait de dématérialiser une interface qui repose sur la confiance, n’est-il pas un paradoxe ?

            Ce serait comme généraliser le suffrage universel numérique, ou vouloir abandonner les contrats écrits pour se contenter du verbal ?

            Parce que des crapules ont perverti la monnaie, la solution serait de la dématérialiser ?

            J’ai plutôt l’impression que les crapules actuelles vont pouvoir se sucrer sur encore plus de transactions, même sur l’argent de poche de nos enfants…

          • Ana Sailland

            J-Stéphane, en effet, toute idée d’origine citoyenne, avec l’intention de libérer le citoyen, de lui rendre sa liberté, son autonomie, a tendance a être squattée par les pouvoirs.

            Sur Annecy, un élu vient ainsi de faire de la pub pour le mouvement citoyens en transition, comme s’il en était partie.
            Ce n’est qu’un exemple.

            Un autre : Le micocrédit de Muhammad Yunus (prix Nobel) a été complètement dénaturé.

            Un autre : l’investissement participatif (en germe dans les AMAPs)

            L’astuce des chefs est de passer de la petite taille à la grande taille, ce qui réduit à néant l’avantage du petit, qui permet la démocratie directe en gestion.

            En 2008, congrès mondial des Amaps, nous entendîmes le ministre de l’agriculture de l’époque, Michel Barnier, prononcer cette étrangeté : il va falloir industrialiser le bio.
            Typique.
            C’est même pas méchant : y peuvent pas s’empêcher.

  4. et cette actualisation du temps réel sur ce blog, sur ce tout nouveau fil en tout cas ^^très très bonne journée, avec ou sans Chemtrails, les promesses n’attendant pas notre bon vouloir

    • EFFAB, je vous demande d’arrêter avec les « chemtrails », svp.

      Pour me faire plaisir, arrêtez, s’il vous plaît.

          • Excusez-moi mais pourquoi faudrait-il arrêter avec les chemtrails ?
            Si c’est parce que ce n’est pas le sujet de votre post, ok, mais si c’est de manière générale, je trouve cela très dangereux de réclamer le silence sur cette affaire. Si de votre côté vous avez un ciel bleu, du mien des avions sortis de nulle part passent de jour comme de nuit pour recouvrir le ciel d’une soupe grisâtre, et vous n’imaginez pas à quel point c’est déprimant d’être ainsi privé de soleil…
            C’est un sujet très grave, on ne sait même pas ce qu’ils répandent dans l’atmosphère, on ne sait pas non plus quelles seront les conséquences de « jouer » ainsi avec le climat…

          • Pour des raisons pratiques, éditoriales : ne pas se disperser plus qu’il n’en faut_et une raison plus évidente encore, mon cher OLI, les complots d’Etat et le déni démocratique sont suffisamment complexes comme ça pour en rajouter une couche, qui plus est, l’artillerie lourde du Conspirationnisme !

            Mais je ne voudrais surtout pas répondre à la place d’ETIENNE, donnant là juste mon sentiment. Bien des choses, l’ami !

          • Peut-être bien, aussi, parce que c’est une diversion (de plus) tout court.

            Ainsi, pour prendre une perspective particulière qui, pour être secondaire, n’est pas pour autant loin d’être superflue, çà fait au moins 40 ans que les clubs plus ou moins officiellement codirigés par Rockefeller se sont appliqués à balader des gens en leur offrant, avec le délire du réchauffement climatique, un nouveau faux ennemi commun, mais tout le monde ou presque s’en fout, surtout en France, du travail de fourmi que çà représente de « débunker » ce délire, ni de prendre un peu la peine de mesure le potentiel totalitaire de cette affaire dont chacun devrait voir qu’elle a depuis longtemps entraîné la plupart des milieux militants de gauche, pour ne citer qu’eux (qui ne s’étonnent guère, en l’occurrence, de voir combien ils sont d’accord avec les mass media et les gouvernements qui les mènent vers je ne sais quel NWO) ; par contre, les gens voient, depuis quelques années, des slogans anti-« chemtrails » qui se sont mis subitement à fleurir sur les murs, et l’espèce d’agrégat d’arguments ébouriffés qu’ils trouvent quand ils les cherchent ressemble fort, à mon sens et jusqu’à plus ample informé, à l’état de la chevelure du type qui s’est fait cette série de vagues réflexions de bon matin en se grattant les burnes.

            C’est un sujet très grave, on ne sait même pas ce qu’ils répandent dans l’atmosphère Avec un flou pareil, tout est archi grave, même ce qu’on ignore totalement… Nous allons tous même crever du fait de causes les plus naturelles qui soient ! Alors à quoi bon se battre pour tout le « reste » ? Non mais il vous faut vraiment un dessin ?

            « des avions sortis de nulle part passent de jour comme de nuit » Oui, c’est le propre des avions…

            Quant à cette « soupe grisâtre » -faut pas poussé mémé, elle est essentiellement blanche -- au demeurant, ce sont juste des contrails, des fumées d’avions (ou de bateaux plus largement)… Savoir de la vapeur d’eau qui se condense du fait qu’elle trouve dans ces mêmes fumées dont elle provient, des aérosols pour diviser par deux le saut d’énergie qu’il faut lui apporter pour former la tension superficielle d’une goutte d’eau. Des aérosols (c.à.d. des particules solides, des poussières si vous voulez, en suspensions ans l’air) qui, tout aussi logiquement au demeurant, sont essentiellement de vulgaires produits de combustion comme des suies et, minoritairement, de fines particules métalliques arrachées aux pièces des moteurs du fait des imperfections de la lubrification. Plus des composants soufrés, qui sont également de très classiques produits de la combustion de carburants à base de pétrole, et qui ont par ailleurs la vertu notoire d’être de puissants sinon d’indispensables activateurs de la nucléation, autrement dit celle de permettre à de la vapeur d’eau sursaturée de devenir un bout de nuage, savoir ce truc qui, mon Dieu, vous prive très passagèrement de la lumière directe, non diffuse, du Soleil. Fichtre.

            Pour ne pas parler des volcans qui font la même chose, ni même du fait que le vent qui se déchaine dans les zones arides pour arracher au sol et aux roches du sable et autres poussières conspire avec les centaines de milliards de tonnes de vapeur d’eau qui s’évaporent naturellement dans l’atmosphère chaque jour, des enculés de conspirateurs invisibles nommés OVNIS perdent leur temps à envoyer sur Terre quelque 40 000 tonnes de poussière depuis l’espace chaque année.

            Alors que reste-t-il d’un peu sérieux et tangible dans l’affaire ? L’idée que certains pourraient ajouter dans certains contrails d’avions des particules métalliques supplémentaires permettant d’augmenter significativement la capacité d’on ne sait quels radars d’écouter ce que tu racontes à ton pote à l’occasion d’un barbecue. Seulement, ce qui fait que çà sent franchement le conspirationnisme débile, c’est qu’il faudrait que les saligauds visés consacrent à cette manip de très ruineux investissements alors qu’ils ont déjà un tas de moyens, déjà payés par la princesse ici et là, pour te surfliquer comme ils le veulent.

            Enfin, là où ce délire devient le plus patent (encore une fois, jusqu’à beaucoup plus ample informé), c’est quand ces bidules sont soupçonné dans le même mouvement de relever d’une volonté de « jouer avec le climat ».

            Bref, les arguments qu’apportent les Oli sont une salade d’ingrédients qui partent en tous sens. Pour ma part j’aimerais bien qu’on m’indique une analyse un peu sérieuse sur la question ; je ne prétends pas avoir énormément cherché de ce côté, mais je n’ai encore trouvé que de vagues déblatérations de dilettantes, enveloppées d’un argument principal qui, au demeurant, ne tient franchement pas la route.

          • SAM, je m’étais engagé auprès d’ETIENNE mais tu m’y obliges : parle de ce que tu connais et renseigne-toi plutôt de tout ce que tu ignores encore.

            http://le-ciel-nous-tombe-sur-la-tete.com/

          • @ Oli, Effab et à qui veut l’entendre,

            je m’aventure à émettre l’hypothèse suivante : le problème « éditorial », qui est celui du risque de discrédit auprès de personnes naturellement pas douées d’une patience infinies, se pose dans la mesure où la gravité des allégations et surtout l’intensité de la compulsion à les formuler sont disproportionnées par rapport à la capacité ou à la volonté de ceux qui les formulent de s’en expliquer eux mêmes directement (ce qui n’a rien à voir avec une pratique qui consiste à multiplier les sources intermédiaires avec la seule mention : « démerdez-vous »).

            A simple titre de possible contre-exemple, et ne serait-ce que pour illustrer le fait que ce genre d’activité est épuisante (comme la plupart d’entre vous, la complexité de nos problèmes m’a depuis longtemps passé le goût de me la jouer et encore plus celui de parler pour ne rien dire), je me permets de vous soumettre cette copie d’une intervention récente qui m’a occupé pas mal et qui, pour le moment, n’a suscité d’autre réaction qu’une censure dont je ne peux encore qu’espérer qu’elle ne fut que l’effet d’un bête problème technique. En chapeau, donc, la mise en demeure que j’ai adressé à l’animateur du blogue concerné. Il va sans dire qu’il faut au moins commencer par lire le billet de ce monsieur pour comprendre de quoi il retourne ainsi que ma réaction. Bonne chance aux courageux.

            Réponse à Olivier Berruyer
            1354 Climat (18) : L’imposture de « l’hypothèse Svensmark »
            http://www.les-crises.fr/climat-18-l-imposture-svensmark/

            postée le 27 août 204 : http://www.les-crises.fr/climat-18-l-imposture-svensmark/#comment-172141

            Le 9 septembre, après avoir constaté la censure (« technique » ?) de mon message, j’ai contacté O. Berruyer :

            Bonsoir,

            le 27 août j’ai posté un commentaire sur le fil « l’imposture Svensmark » de votre blog. Il est apparu durant plusieurs jours avec la mention « en attente de modération » ; aujourd’hui il n’apparaît plus du tout. J’ose espérer que cette censure n’est que le produit d’un problème technique, par exemple la possibilité que l’absence de modération durant un temps donné conduise à la suppression automatique du message ainsi « non modéré ».

            J’avais pris une semaine de mes temps libres pour composer ce message, principalement pour rechercher et lire les papiers cités. Inutile également de dire à celui qui l’aurait lu que je travaille sur le dossier climatique depuis des années et que j’y ai consacré beaucoup de temps au titre de scientifique amateur. Et je suppose que vous avez du respect pour le travail accompli des autres, vous qui bossez tant, manifestement — comme j’ai entendu un jour F. Lordon le dire au téléphone à mes amis (leur expliquant pourquoi il avait refusé de tenir une émission quotidienne sur France Culture), on a pas une bonne idée tous les jours, de sorte que, pris au piège du rythme infernal de la pige on fini par vendre une camelote qui arrange régulièrement le régime. Mais chacun son choix. On sait du reste le temps que çà prend de lire, et aussi de débattre avec ceux qui daignent vous répondre.

            En tous cas je constate que vous êtes bien occupé vous-même, aussi je veux bien croire à n’importe quelle explication raisonnable quant à cette anomalie, autre que la censure pure et simple. Quoi qu’il en soit, en pratique, comprenez-le bien, ma semaine de boulot hors de celui qui paie mes factures a fini à la poubelle et votre blog s’est débarrassé en un clic au plus d’une expression contradictoire. Vous ne seriez malheureusement pas le premier apôtre du catastrophisme carbo-climatique à m’assurer ainsi de la robustesse de ses certitudes.

            L’un dans l’autre, je vous le dit encore une fois en vous accordant le bénéfice du doute mais je vous le dit fermement : je vous donne deux semaines pour m’adresser une réponse par email, m’assurant que vous publierez mon message disparu (que je vous renverrai alors en réponse et/ou sur le blog, à votre convenance), faute de quoi je me réserve le droit de le diffuser ailleurs en y ajoutant un chapeau qui vous accusera, nommément, de censurer, et je vous prie de croire que je prendrai le temps pour ce faire, on n’est plus à cela près. Cela n’aiderait sans doute guère à ralentir la chute de cette cause climatique à laquelle vous croyez, mais je serais surtout dégoûté du procédé, car comme vous auriez du le constater, j’avais produit un travail de fond et j’espérais aussi et surtout encourager le lecteur à s’emparer de la matière.

            Cordialement,

            Samuel

            Bonjour,

            une recherche des arguments de la défense aurait permis de constater assez facilement et rapidement que plusieurs éléments d’explication pertinents avaient été fournis par elle sept ans avant la rédaction de ce billet.

            Dans une revue qu’ils ont produite en 2005 des travaux sur le sujet (1), page 9, Marsh, Svensmark et Christiansen on écrit que la corrélation entre le flux (CRF) de rayons cosmiques galactiques (GCR) et la couverture en nuages de basse altitude (LCC) « peut être étendue jusqu’à 2001, mais seulement après que la moyenne globale des données de nuages ait été recalibrée ». Ils renvoient sur ce point à Marsh et Svensmark, 2004b (2).

            Dans Marsh et Svensmark 2004b (2), c’est à la page 4, la figure 3a et les commentaires avant et après. Les auteurs fournissaient les explications suivantes : « entre septembre 1994 et janvier 1995 l’ISCCP n’est pas parvenu à maintenir la continuité de l’intercalibration des observations satellitaires (Figure 3a, trait vertical épais gris), une période durant laquelle un saut inhabituel d’environ 1,5% est observé dans les LCC-IR (Figure 3a, en rouge). Un ajustement des LCC-IR selon un saut de 1.5% vers le haut après octobre 1994 (Figure 3a, en pointillés rouges) permet à la corrélation avec les rayons cosmiques galactiques (GCR) de réapparaître. Un résultat similaire a également été obtenu par comparaison avec des observations satellitaires indépendantes de couverture nuageuse (MS03) ou en soustrayant un « trend » linéaire [une pente] (Usoskin et al., 2004). »

            Ainsi, leur première explication est que les résultats utilisés, dérivés de mesures satellitaires (3), aurait souffert d’un changement de calibration fin 1994, ce qui aurait conduit, d’après leur analyse, à une baisse artificielle des valeurs reportées à partir de 1995, d’environ 1,5% de couverture en nuages bas – 1,5% en valeur absolue, soit environ 4% en valeur relative (convention utilisée pour les graphes d’Olivier Berruyer).

            Les nécessités de calibration et d’intercalibration sont omniprésentes dans le cas qui nous concerne, notamment à cause de la dérive des satellites ainsi que de l’emploi de plusieurs (jusqu’à cinq) satellites (4). D’ailleurs, un rapide coup d’œil à la page dédiée à l’historique des corrections apportées (5) permet de constater que plusieurs d’entre elles ont fait l’objet de traitements différenciés entre l’avant et l’après 1994. (Il n’y a peut-être pas de lien, mais cette date tournant correspond au moment où un nouveau programme d’étude a été ouvert dans le cadre de l’ISCCP, pour tirer d’autres informations de l’exploitation des mesures.) D’après Kristjansson, Kristiansen et Kaas, 2003 (6), les scientifiques de l’ISCCP ont reconnu qu’ils ont eu des problèmes de calibration en 1994, mais ils ont considéré que « la manière dont ils ont corrigé le problème ne devrait pas influencer la stabilité à long terme (c.à.d. l’homogénéité) de l’enregistrement des données, ce qui veut dire que les données pour après 1994 devraient être au moins aussi fiables que celles d’avant 1994 (William Rossow, communication personnelle) ». KKK 2003 indiquent que leur analyse ne confirme pas celle de Marsh (et Svensmark 2004b) mais qu’un saut de ce même type se serait produit pour les nuages hauts…

            Tout çà est sans doute compliqué, mais la moindre des choses qu’on peut déjà en comprendre est ceci : l’hypothèse implicite selon laquelle ces « données brutes » (en sont et) sont fiables, pour discrète qu’elle soit, n’est pas neutre, et il n’y a en soi rien de choquant a priori dans le fait d’émettre une (nouvelle) hypothèse corrective plutôt qu’à s’en tenir aux corrections déjà apportées par le fournisseur. Le tout est que les choses soient expliquées et discutées. Poser une hypothèse ne fait certes pas une démonstration, mais c’est en soi parfaitement légitime. La légitimité de l’argument est d’autant plus valable a priori que les auteurs montrent qu’une simple re-calibration conduit directement à faire revenir la corrélation en question.

            J’ajouterais sur ce point une série de remarques personnelles au sujet de l’étude de Kristjansson, Kristiansen et Kaas, 2003 (6) – étude dont l’objectif semble être de minimiser « l’hypothèse Svensmark », à savoir le lien CRF-LCC, tout en défendant plutôt celle d’un autre lien entre activité solaire et nébulosité. Sur leur figure 1, ils superposent à une courbe de CRF une autre série de « données » de l’ISCCP, celle des variations journalières de la LCC (en vert). Le graphe va jusqu’en 2002. Le lecteur pourra comparer avec la courbe tracée par Olivier Berruyer, et il risquera d’en tirer des conclusions très différentes – si c’est un vilain « imposteur », il poussera peut-être même jusqu’à émettre une hypothèse du genre de la première explication fournie par Svensmark et ses collègues, quoique en décalant de deux ans la date d’une possible rupture d’intercalibration. Par ailleurs, leur tableau 1 (même page, 3) indique qu’ils obtiennent une corrélation assez nettement meilleure avec la série « IR LOW » (je suppose qu’il s’agit de celle considérée par Svensmark et par notre hôte), mais celle-ci n’est pas représentée sur le graphe. Qui plus est, à la page précédente, ils indiquent que la corrélation obtenue avec cette série journalière qu’ils ont utilisée (série 25) est moins bonne que celle qu’ils avaient obtenue avec une autre (série 19). Leur argument est surtout que la corrélation CFR-LCC, reconnue dès le début du résumé, est moins bonne que la corrélation TSI-LCC. Quoi qu’il en soit, leur figure et leurs explications sont parlantes.

            Deuxième argument indiqué par Marsh et Svensmark 2004b : les auteurs ne se sont pas contentés de bricoler une série de données (ISCCP-D2) sur la base d’une hypothèse plus ou moins vraisemblable, ils ont également été chercher une seconde série de données, indépendante, pour comparer. Pour cette seconde série, la source est « l’instrument embaqué SSMI (Special Sensor Microwave Imager) des satellites du DMSP (Defence Meteorological Satellite Program) » (Marsh et Svensmark, 2003 (7), page 2). Le résultat est donné dans la figure 1 de Marsh et Svensmark, 2003 (7). La comparaison des deux séries, sur la figure 1c, est troublante : on constate que les deux courbes, partant d’une même référence relativement bien assortie depuis sept ans (a courbe SSMI a toutefois eu un blanc au milieu), se mettent à diverger très nettement depuis. Pire, celle de l’ISCCP descend assez fortement tandis que celle du DMSP monte… Ce n’est plus (seulement) une marche à laquelle nous avons affaire à partir de 1994-1995 – toujours la même date tournant –, c’est à un (gros) écart sur la pente de moyen terme, et même à des pentes de signes opposés.

            Je n’irais pas jusqu’à en tirer des conclusions un tant soit peu générales, encore moins définitives, mais cette simple comparaison devrait au moins nous indiquer que la grande hypothèse, malheureusement implicite, d’Olivier Berruyer, qui est que les « données brutes » de « la NASA » en sont, sont fiables et veulent dire ce qu’il semble dire qu’elles veulent dire, pourrait bien être complètement fausse. En tout cas, cette figure ne manquera sans doute pas de vous rappeler celle d’Olivier Berruyer intitulée « Alors du coup, je fais comme lui » (une numérotation des figures aiderait sans doute la discussion, tout comme des indications de sources directes), et si l’on suit le raisonnement de notre hôte, on devrait peut-être conclure que le boulot de l’un de ces fournisseurs est « une imposture [mais] tirez-en les conclusions que vous voudrez »… On n’en serait pas plus avancés.

            Le troisième argument invoqué dans Marsh et Svensmark 2004b (2) est emprunté à Usoskin et al., 2004 (8). Il s’agirait plutôt d’un double argument. Premièrement, si on se rapporte en gros à la même période (1984-2000) et si l’on emploie la même source (ISCCP-D2) mais en distinguant les données selon la latitude (pour la LCC), on constate que la corrélation est très bonne, y compris après 1995, pour les hautes latitudes mais qu’elle cesse après 1995 pour les tropiques. La même observation a été faite par Pallé 2005 (9). Les deux études en tirent la conclusion que c’est l’ENSO qui domine sous les tropiques. Quelle est la pertinence de l’emploi de mesures « globales » pour tenter d’observer un phénomène qui pourrait être plutôt caractéristique des hautes latitudes -- on sait que les CRF parvenant aux basses couches de la troposphère sont nettement moins intenses aux basses latitudes, polarité du géomagnétisme et différence d’épaisseur de la troposphère obligent ?

            Argument 3-bis, ou quatrième argument, donc : on peut très bien, évidemment, avoir plusieurs mécanismes en présence. Usoskin et al. 2004 (8) se permettent donc, par ailleurs, de faire l’hypothèse que les CRF modulent le signal de l’ENSO. Y compris sous les tropiques, mais moins qu’aux hautes latitudes. Et, considérant que les périodicités sont clairement différentes (de l’ordre de 60 ans et plus et contre environ 11 ans), ils retracent la courbe « detrended » de la LCC, c’est-à-dire en lui retirant une pente constante, d’amplitude d’autant plus importante pour les basses latitudes. Après quoi la corrélation en question apparaît évidente. Là encore, une hypothèse ne fait pas une démonstration mais elle me semble parfaitement recevable.

            Ajoutons que l’activité solaire a, selon d’autres études, d’autres effets sur les nuages. Parlant de mécanismes qui pourraient s’ajouter (ou se multiplier), je pense en particulier aux UV, qui varient de 10% rien que sur le cycle de 11 ans et interviennent dans la formation de l’acide sulfurique, dont plus personne n’ignore (au moins depuis CLOUD) qu’il a un effet déterminant sur la nucléation. Sinon, à part les trends (gradients) de plus longue période liés aux cycles océaniques, on a aussi des « perturbations » courtes liées aux « cycles » El Nino ainsi qu’aux éruptions volcaniques, dont on sait qu’elles émettent pas mal d’aérosols solides et de SO2 (au passage, qui sait qu’elles émettent aussi des CFC ?)

            Enfin, un autre élément d’explication important, qui n’est pas listé dans le passage cité plus haut du commentaire Marsh et Svensmark 2004b mais qui a été examiné dans ce papier comme dans d’autres, est que, dans les mesures de l’ISCCP, la présence de nuages de haute et moyenne altitude voile celle de nuages de basse altitude. Sun et Bradley (2002, 2004) eux-mêmes – Marsh et Svensmark 2004b était formellement un commentaire à leur étude – ont souligné ce problème. A ce sujet, il n’est sans doute pas inintéressant de noter que, sur les courbes que vous avez vous-même tracées, les nuages de moyenne altitude on régulièrement et considérablement augmenté depuis 1994, ceux de haute altitude aussi (mais en passant par une baisse vers 2000), qui oscillent lors de la « 2e phase » autour d’une valeur de l’ordre de 15% en relatif différente de la « 1ère phase », ceci tandis que les « observations apparentes » pour les nuages bas suivaient une baisse régulière sur cette même période. Vous avez donc ici, me semble-t-il, un cinquième élément de réponse important (qui résonne peut-être avec le deuxième) apporté par « la défense ».

            Je dirais plus généralement que les moyennes temporelles, comme les moyennes spatiales, posent des problèmes. Il y a notamment une question de non linéarité : la moyenne des causes ne fait souvent pas celles des effets, il y a souvent des effets de seuils et cela n’a rien d’étonnant. En particulier, il est déjà bien établi que les nuages diminuent fortement lors des « baisses de Forbush », autrement dit suite aux éruptions solaires, mais ce ne sont évidemment pas des choses dont on manipule des moyennes temporelles comme on veut. Après, il y a encore sans doute bien des inconnues. Par exemple, il y a déjà eu pas mal d’études qui relient les fluctuations différentiées des nuages (bas ou hauts) à celles du champ électrique de l’atmosphère, mais çà ne nous dit pas ce qui provoque ces dernières. Je fais toutes ces « apartés » car ces problèmes sont potentiellement décisifs, par pour noyer le poisson.

            Bref, nous avons là tout une série de problèmes et d’hypothèses a priori recevables ; maints avis différents, et il semble que la controverse n’a pas (encore) abouti à un avis convergent, mais je ne vois pas de raison d’en retenir ou d’en condamner un, surtout sans examen.

            En tout état de cause, comme chacun sait ou devrait le savoir, la validation d’une théorie – jamais établie que jusqu’à nouvel ordre – implique que les observations soient assorties d’une démonstration des mécanismes en présence. Or, sur ce terrain, la recherche progresse mais est encore assez loin d’avoir abouti – pas mal de gens ont entendu parler notamment du programme CLOUD au CERN. Ceci sans pour autant, à ce jour, s’être opposée à l’hypothèse en question -- et c’est bien là le plus important -- CLOUD a déjà montré, par contre, que l’éventuel mécanisme ne peut fonctionner qu’en présence d’acide sulfurique (mais la production de ce dernier à partir du SO2 dans l’atmosphère dépend probablement aussi de l’activité solaire, voire également, pourquoi pas, des GCR ; d’autres facteurs liés à l’activité solaire, notamment le gradient du potentiel électrique à travers l’atmosphère, pourraient influer sur les taux d’aérosols).

            Il est regrettable que vous n’ayez pas cherché, Olivier, ou cherché à entendre les arguments de la « défense ». Quand vous avez composé ce billet, cela faisait donc plus de sept ans que Svensmark et ses collègues, mais aussi pas mal d’autres chercheurs -- je n’ai fait ici qu’une modeste revue qui m’a néanmoins occupé une semaine de mes temps libres (j’admets qu’ils sont trop rares ces temps-ci) -- avaient fourni, par voie de publications de recherches, un ensemble de réponses à la « question » que vous avez soulevé – je ne saurais dire depuis quand ces papiers sont librement accessibles en ligne, en tous cas ils le sont aujourd’hui et il me paraît très vraisemblable qu’ils l’étaient alors.

            Vous allez jusqu’à suggérez que le seul fait que cette analyse se soit confinée à la période 1983-1995 pour espérer en tirer un bout de théorie vraisemblable « confine à l’escroquerie intellectuelle ». Est-ce bien raisonnable, sachant qu’elle a été publiée en 1997 (et logiquement préparée avant) et que les données satellitaires requises ne remontent pas avant 1983 (le premier programme de recherche visant a dériver des « mesures » de nébulosité des données été demandé pour la première fois en 1981, de mémoire) ? Parmi trop de faux procès dans ce billet, celui-là n’est tout de même pas discret.

            Faux procès presque aussi flagrant, du moins pour quiconque est un peu connaisseur, le long passage où vous dites que « Svensmark ne s’intéresse qu’aux nuages bas ». D’abord, parce que le fait que la corrélation en question ne s’observe (ou ne s’observait) que pour les nuages bas et non pour les nuages de haute altitude, loin d’être glissé sous le tapis, a été observé par Svensmark lui-même, comme par bien d’autres auteurs, depuis 1997, et largement commenté. Par exemple, dans Marsh et Svensmark 2000 (10), fig. 1 page 2. Certes, le papier de 1997 était encore exploratoire sur ce point, mais cela fait tout de même 16 ans et il n’était pas difficile de savoir que bien de l’eau avait coulé sous les ponts depuis.

            Ensuite, justement parce que les propriétés radiatives des différents types de nuage sont très différentes et que çà n’est pas un scoop. Qu’il existe bien des incertitudes sur les effets du total est une chose, mais pour les nuages blancs de basse altitude, leur effet globalement refroidissant est amplement reconnu -- on discute d’amplitude et non de signe. Du reste, vos propres courbes montrent que sur la période 1983-1995 et même jusqu’en 2003 on n’avait pas seulement une absence de corrélation positive pour les nuages de moyenne et haute altitude mais aussi une corrélation négative pas vilaine. Ce qui ne contredit pas l’hypothèse en question. Pas mal de publications se sont penchées sur la question. Pallé 2005, étude évoquée plus haut (9), trouve d’ailleurs pertinent de tracer (figure 2) le ratio nuages bas / nuages hauts et de moyenne altitude pour observer la corrélation avec le flux de GCR. Au passage, il n’y a rien de nouveau dans le fait de se pencher sur la durée des cycles solaires plutôt que sur le nombre tâches solaires ou sur un indice plus direct de l’activité magnétique solaire : « imposture » ou non, cela fait longtemps qu’une corrélation étonnante a été reportée entre la longueur des cycles solaires et les variations reconstituées de la « température moyenne globale ».

            Ensuite, vous avez l’air de dire : le gars venait de trouver çà en se rasant, il aurait du rester tranquille. Je pense que c’est là un autre de vos postulats erronés. Quand bien même l’accident et la persévérance dans la dissidence se sont souvent avérés être décisifs pour les avancées scientifiques, ce qui me fait conclure que la dictature de la majorité, qui plus est celle des profanes, risque fort de ne jamais aider la science (et nous avec), on peut encore facilement songer que la « légitimité » de l’acharnement que peut montrer quelqu’un à poursuivre une piste dépend pas mal du fait qu’elle est ou non déjà bien supportée par des observations empiriques. Or « l’hypothèse Svensmark » n’était ni nouvelle ni de lui. Svensmark et Friis-Christensen 1997 ne correspond à une première que s’agissant de reporter une corrélation observée. L’hypothèse en question, elle, de mémoire, a été formulée il y a environ 60 ans déjà (Ney), et suivie par plusieurs auteurs dès les années 1970 (notamment Dickinson 1975). Dans ce contexte, non seulement il n’est pas bien raisonnable de dire que le fait de rapporter l’observation d’une corrélation (CRF-LCC) « confine à l’escroquerie intellectuelle » mais il devait tout de même être remarquable de la voir tenir sur un cycle solaire, excusez du peu. Tout comme il peut apparaître remarquable, partant, de la voir disparaître ensuite. Certes, nul n’est là l’abri du « biais de confirmation », mais il faut tout de même voir la chose dans un contexte plus objectif.

            Quant à l’observation empirique d’un lien entre activité solaire et climat, elle n’a pour ainsi dire pas d’âge. La revue qu’a co-rédigée Svensmark en 2005, citée au début de mon message (1), commence par ces mots : « L’observation selon laquelle un temps chaud semble coïncider avec un grand nombre de taches solaires et un temps froid avec un faible nombre de taches solaires a été formulée depuis déjà deux cent ans par l’astronome William Herschel (Herschel, 1801 […]». Ce dernier a rapporté une remarquable corrélation (inverse) apparente entre le prix du blé en Angleterre et le nombre de tâches solaires. Vous qui êtes plus qu’un économiste amateur devriez sans doute y être sensible, et songer à d’autres hypothèses que celle de « l’imposture » quand vous voyez la remarquable corrélation de la figure 1 (tirée d’une étude bien plus récente, Pustilnik et Din, 2003 – que des gens reprennent de si vieilles études au lieu de donner dans la chasse au scoop dans un domaine ou il y a tant à en faire me laisse personnellement plutôt admiratif).

            Depuis, on a vu des papiers faire des statistiques de couverture nuageuse sur des siècles d’après les peintures dans les musées, d’après l’effet de l’albédo terrestre sur la luminosité de la Lune et que sais-je encore. Si vous allez juste un peu plus loin après le passage que vous avez cité de ce vilain site dont préférez ne pas dire le nom [il s’agissait bien sûr de pensee-unique.fr], vous trouvez encore un peu d’information pertinente (y compris dans la troncature du passage cité) et il vous sera parfois même assez facile de suivre les pistes. C’est un fait, des liens flagrants entre activité solaire et climat on été observés, de manière empirique, depuis des lustres et selon de très nombreuses approches. L’histoire du climat, sans parler de sa préhistoire, a fait l’objet ici et là de véritables travaux de fourmis (Leroy Ladurie en donne de belles synthèses), de sorte que les données, très parcellaires, sont tout de même relativement abondantes au final.

            Or vous rappelez vous-mêmes que le flux de rayons cosmiques est notoirement corrélé (inversement) à l’activité solaire. Permettez-moi donc de dire que c’est votre propre postulat qui est a priori original, non pas « l’hypothèse Svensmark ». Quantité de chercheurs ont émis l‘hypothèse qu’une corrélation entre CRF et LCC est plus ou moins apparente selon les modes d’observations mais que cela pourrait simplement tenir au fait que les premiers sont liés à l’activité solaires tandis que les seconds sont, pour faire simple, une simple réponse à la température de surface, ce qui expliquerait qu’ont observe cette corrélation (selon les modes d’observation) sans pour autant que cela indique que les CRF ont une influence directe sur la LCC. Cette hypothèse là, au moins, fait sens, à partir du moment où vous admettez, ce que vous faites, que la question n’est pas celle du lien Soleil-GCR (seulement celle du lien GCR-nuages). La moindre des choses, dans ce contexte, serait de ne pas faire comme si l’hypothèse en question était tirée par les cheveux, non ? Elle n’est, à l’évidence, qu’une voie dans la recherche d’un ou plusieurs possible chaînons manquants (à moins que vous n’ayez une théorie sur un lien GCR-CO2…)

            Mais s’il y a une approche qui risque de ne pas vous laisser tranquille à l’avenir, car les proxies sont à la fois bien plus directes sans doute et accessibles sur de très longues durées, c’est celle qui consiste à chercher à corréler l’activité solaire – donc les CRF, d’un point de vue empirique du moins – avec les variations de pluviosité. Si les nuages ne laissent pas de trace, les précipitations, elles, en laissent. Notamment en termes de variations du niveau des lacs. Pour m’être paluché des lectures in extenso de papiers climatiques depuis bientôt dix ans, y compris, dernière en date à ce sujet précis, le mémoire d’une thèse vénézuelienne que je n’ai malheureusement pas retrouvé, je vous dirais que j’en ai croisé quelques belles en la matière, mais que moi aussi je ne peux pas passer mon temps à retrouver mes sources… (trop de bookmark tue le bookmark). N’étant pas pour autant du genre à balader les gens, je vous indique tout de même ces deux références. D’abord, le graphe reproduit dans la figure 14 de la, co-rédigée Svensmark en 2005, déjà citée (1). Tiré de Neff et al. 2001 (11), une étude isotopique de prélèvements sur une stalactite de la grotte de Hoti (Oman), ce graphe prétend montrer une corrélation stupéfiante entre l’activité solaire et les précipitations locales sur plus de trois millénaires. Ensuite, l’étude de Kniveton et Todd, 2001 (12), notamment sa figure 1, qui montre une corrélation avec les précipitations pour la moyenne sur les latitudes 45°-90° et sur la période 1979-1999.

            Même s’il y a franchement de quoi s’en offusquer, je ne tiens pas à faire trop de commentaires sur le ton de votre article : à vrai dire, il parle de lui-même. Quand des allégations qui salissent la réputation d’une personne ne sont pas fondées, il me semble qu’il s’agit de calomnie. Maintenant tout est de savoir ce que est fondé. Passons donc sur le ton malheureux de ce billet ; je mettrais volontiers çà sur le compte de conclusions trop parcellaires, ou, pour mieux dire, de postulats erronés. Car en tous cas, sans même écouter la défense, ni l’accusation, il aurait du être évident que les grandeurs manipulées ici comme ailleurs ne peuvent représenter que ce qu’elles peuvent représenter, et qu’il appartient à chacun de ceux qui veulent faire parler de soi disant « données brutes » de les prendre dans toute leur complexité et avec toutes leurs insuffisances. On sait bien qu’on peut toujours torturer des données jusqu’à ce qu’elles vous disent ce que vous voulez entendre, mais c’est un parti pris comme un autre que de postuler implicitement qu’une absence de traitement des « données » est l’approche la plus juste et c’est évidemment toujours faux, sauf par pur hasard, quand les « grandeurs observées » sont le produit de nombreuses conventions et non pas, à l’évidence, des « données brutes ».

            Je suis arrivé par ici après avoir visionné récemment une longue interview que vous avez donné à Radio ici et maintenant (13). Dans cette intervention très intéressante à bien des égards (quoique j’aie de réels désaccords avec vous, me semble-t-il, en matière de monnaie, mais ce n’est pas le sujet), vous disiez qu’un tas de travaux de recherches contemporains en économie sont farcis d’équations très compliquées mais qu’on sait par avance qu’elles ne mènent nulle part vu qu’elles sont basées sur des postulats complètement débiles (dans Les trous noirs de la science économique, J. Sapir nous dit que certain « équilibre général » ne marche qu’à condition que l’on abolisse le temps et que les hommes agissent comme des robots ; j’en conclus que le « libéralisme » doit finalement bien marcher… sur le mode totalitaire). Je me suis surtout appliqué ici à montrer que, sur la question posée, vos postulats sont jusqu’à preuve du contraire aussi erronés que ceux de vos « adversaires ».

            Dans cette interview, vous disiez aussi qu’un thésard en économie qui serait « un tant soit peu keynésien », de nos jours, n’aurait « aucune chance de devenir professeur d’université ». Vous comprendrez peut-être qu’en découvrant le ton si agressif de ce billet je me suis demandé si nous vivons dans le même monde : vous avez presque l’air de croire que le « mainstream » en matière climatique, c’est le « climato-négationnisme »… ce qui serait tout de même une hypothèse que les faits (en France tout particulièrement) démentent de manière stupéfiante.

            J’ai, donc, été d’emblée très étonné par votre passage introductif en six points. Première source d’étonnement : votre propre démarche, dans ce billet, contredit violemment la morale de cette introduction. Je trouve, pour ma part, que c’est très bien que les gens, les « non spécialistes », cherchent à reprendre eux-mêmes des données à la source. Et à partir du moment où vous le faites, il est bien compréhensible que vous émettiez des hypothèses sur votre blog (très lu, m’a-t-on dit). Mais alors, pour ne pas parler du fond du travail (il devrait pourtant être évident, disais-je en comme, que ces « données » que vous manipulez ne serait-ce qu’en les présentant comme une observation directe de la réalité, ne sont pas elles mêmes des données brutes), il semble que votre démarche publique dénote un brin avec ce préambule en six points. Vous dégotez une idée au demeurant brillante ; vous ne passez évidemment pas par la case « publication revue par les pairs », sans parler du reste du schéma, et pour autant vous tirez des conclusions extrêmes qui, prenant accessoirement le risque de calomnier crûment une personne faute d’avoir fait un travail de fond suffisamment approfondi (et sans même chercher, pour commencer, à entendre sa réponse), se paient le luxe inouï, , excusez du peu, de contredire ce qui est effectivement l’une des principales explications alternatives à un réchauffement mondialement présumé être extrêmement problématique et être de notre faute commune. Une part de travail sans doute importante aurait justement été de chercher à savoir si des publications de recherches ne se sont pas penchées là-dessus (outre une seule citée, qui contredirait jusqu’à plus ample informé l’hypothèse en question), avec quelles analyses concernant les méthodes de « mesures » concernées, etc. Or votre article, par sa part de silence, laisse à penser qu’elles ne sont pas légion. (14)

            Sinon, je pense que, d’une manière générale, votre schéma introductif en six points est déjà très idéal – et même beaucoup trop, car l’histoire indique (personne ne devrait s’en réjouir) que les avancées se font bien souvent par le biais de « dissidents », des gens qu’on imagine avoir été bien logés, naturellement. Je dirais que ce schéma souffre probablement d’une déformation professionnelle de quasi-économiste : une relative singularité du « totalitarisme scolastique » (M. Allais) dit néolibéral est que ses postulats (et ses théorèmes) ont été complètement démontés depuis belle lurette (bien avant que cette idéologie s’impose dans les faits), de sorte qu’il n’y a pas besoin de réinventer la poudre académiquement parlant pour s’y opposer totalement. Tandis que dans le cas de notre sujet, il y a pour ainsi dire encore tout à faire.

            Et encore ? Je crains que le postulat général soit par nature à peu près indémontrable dans le monde réel de la surface si hétérogène et irrégulière et de la couche limite atmosphérique, un monde où il est d’ailleurs fort douteux qu’une simple moyenne arithmétique de températures (grandeur qui n’a généralement aucun sens physique) trouve une manifestation. Un monde où l’eau, substance quasi-magique a bien des égards, et dont une singularité particulière au regard de la quasi-totalité des autres est son changement de phase dans des conditions de température et de pression peu éloignées des « CNTP » (conditions normales de température et de pression), soit dans la gamme qui intéresse le climat, est vraisemblablement tout sauf un simple « feedback » au signal lié à un effet de serre du CO2 lui-même presque saturé dans les conditions qui nous concernent. La misérable masse de CO2 émise par les humains (dont l’effet théorique isolé est surpassé de 150% par celui des seules émissions des termites), déjà noyée dans le grand cycle naturel du carbone, représente en un an 24 000 fois moins que ce que la surface « émet » de flotte dans l’atmosphère en un seul jour.

            Indémontrable, donc « infalsifiable », ce qui en ferait, s’il l’était, le fondement d’un merveilleux scientisme et, dans le cas malheureux d’une application d’une « politique » de l’urgence entreprise à grande échelle, d’un mouvement totalitaire. Ce n’est pas moi qui ai suggéré au Club de Rome, dans son rapport de 1991, d’en faire un substitut à la disparition de « notre ennemi commun ». Ni au rapport d’activité 2005-2010 du Rockefeler Brother Fund d’être si explicite quand à l’usage qu’il a fait des abattements d’impôts depuis 1984, incluant le financement à hauteur de plusieurs millions de dollars du coup d’éclat d’Al Gore à Kyoto à la faveur d’une « campagne médiatique soigneusement orchestrée » (je cite). Ni à tant de multinationales du pétrole d’accumuler les financements et le jetons de présence au WWF. Quand des amis qui passent à la maison m’interrogent sur ce sous-registre, je leur fais lire les 30 pages du livre « La servitude climatique » de J.-M. Bellouve consacrées à l’incroyable (et ô combien pétrolière) épopée de Maurice Strong : on se sent tout de suite rassurés sur les intensions des bâtisseurs onusiens.

            Pour ne pas parler du fait, également connu des spécialistes affiliés au GIEC mais pas pour autant médiatisé, que les magnifiques corrélations dérivées des carottes glaciaires ne font que montrer, à ce jour, que les variations de températures ont toujours précédé celles du taux de CO2 atmosphérique (selon, vraisemblablement, un phénomène physico-chimique par ailleurs archi compris) ; que le « hot spot » manque encore cruellement à l’appel [la température devrait s’élever nettement plus vite à 10 km d’altitude qu’en surface entre les tropiques] ; que la surface et la troposphère ne semblent même plus s’être réchauffées depuis 15 ans [ce que le GIEC ne contredit pas] ; que les fluctuations récentes du climat n’ont encore rien montré d’exceptionnel au regard de fluctuations naturelles pas bien lointaines : les années 1930-1940 pour les USA et l’arctique ; les années 1760-1770 pour Le Bourget et Berlin, par exemple (14) ; quant aux gesticulations des « négationnistes » de l’Optimum médiéval (moins marqué encore que celui de la grande époque romaine), elles sont toujours plus désespérées au vue de l’abondance universelle des preuves. Ainsi ce qui choque le plus, peut-être, dans la tonalité générale de votre article ne se retrouve peut-être pas tant dans ce qu’il dit que dans ce contexte qu’il ne pose pas et qui donne, en particulier, une perspective un brin moins loufoque aux travaux d’un Svensmark.

            Dans le cas de cette matière si jeune mais si célèbre, en tous cas, franchement, je pense que votre schéma introductif en 6 poins dénote complètement avec la réalité. Faut-il s’abaisser à rappeler le cas de Michael Mann, à peine sorti de sa thèse quand il a publié sa géniale « crosse de hockey » pour se voir aussitôt promu Lead Author du rapport du GIEC dont le résumé pour décideurs (SPM) a reproduit 7 fois la dite courbe ? Mais je ne doute pas de votre bonne foi, et je suppose donc que dans ces pages on trouvera le même reproche adressé à ce genre de publication. Cela dit, j’ai un copain qui a complètement bouleversé son sujet de thèse en physique fondamentale (et abandonné la musique) suite à une découverte que le labo a jugée essentielle. Nous avons ici affaire à un croisement de sciences qui est très loin d’avoir aboutit à une théorie générale et dont la force de la jeunesse, poussée par un contexte politique qui la somme d’agir, n’a d’égale que celle du potentiel mercantile du catastrophisme médiatique. Les financements et les publications de recherche en la matière, comme chacun sait, sont en croissance exponentielle, pour ne pas dire démesurée, et de fait on ne compte plus les « scoops », ce qui n’a rien d’étonnant, logique éditoriale et course aux citations et aux financements obligent.

            (1) Influence of Solar Activity Cycles on Earth’s Climate, Task 1 – Literature Study, WP103 – Climate Variability Correlated with Solar Activity, N. Marsh, H. Svensmark, and F. Christiansen, ISAC, 9 février 2005 :
            http://orbit.dtu.dk/fedora/objects/orbit:81226/datastreams/file_3582803/content

            (2) Marsh et Svensmark, Comment on ‘‘Solar influences on cosmic rays and cloud formation: A reassessment’’ by Bomin Sun and Raymond S. Bradley, 2004 (JGR) : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2003JD004063/pdf Une version en couleurs de la figure 3a est accessible à partir de cette version : http://onlinelibrary.wiley.com/enhanced/doi/10.1029/2003JD004063/

            (3) http://isccp.giss.nasa.gov/climanal7.html

            (4) http://isccp.giss.nasa.gov/docs/calib.html

            (5) http://isccp.giss.nasa.gov/errors.html

            (6) Kristjansson, Kristiansen et Kaas, Solar activity, cosmic rays, clouds and climate – an update, 2003 (Advances in Space Research) : http://folk.uio.no/jegill/papers/kkk_asr_2004.pdf

            (7) Marsh and Svensmark, Galactic cosmic ray and El Nino Southern Oscillation trends in ISCCP D2 low-cloud properties, 2003 (JGR) : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2001JD001264/pdf

            (8) Usoskin, Marsh, Kovaltsov, Mursula and Gladysheva, Latitudinal dependence of low cloud amount on
            cosmic ray induced ionization, 2004 (GRL) : http://www.gae.ucm.es/~pulsar/articles/master/clima/low-clouds_CR-5.pdf

            (9) Pallé, Possible satellite perspective effects on the reported correlations between solar activity and clouds, 2005 (GRL) : http://bbso.njit.edu/Research/EarthShine/literature/Palle_2005_GRL.pdf

            (10) Marsh et Svensmark, Low Cloud Properties Influenced by Cosmic Rays, 2000 (Physical Review Letters) : http://orbit.dtu.dk/fedora/objects/orbit:19954/datastreams/file_4410141/content

            (11) Neff, Burns, Mangini, Mudelsee, Fleitmann et Matter, Strong coherence between solar variability and the monsoon in Oman between 9 and 6 kyr ago, 2001 (Nature) : https://www.geo.umass.edu/climate/papers/neffetalnature2001.pdf

            (12) Kniveton et Todd, On the Relationship of Cosmic Ray Flux and Precipitation, 2001 (GRL) : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2000GL012536/pdf

            (13) Radio Ici & Maintenant, Lisandru -- Olivier Berruyer, 5 Juin 2013 : https://www.youtube.com/watch?v=ZzyVbzKPgW0

            (14) Celle là, par exemple, semble le faire, mais je ne peux que rarement me permettre de payer pour accéder aux publications : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1364682611000691

            (15) Données du Hadley Center « Hadley subset » (diffusion 2009 des données de stations), Jones & Anders, fichiers n° 71 500 et 103 840.

          • Hypothèse Svensmark ou pas, il est un fait que les citoyens ou les consommateurs sont exclus de ces travaux scientifiques, plus écrits pour opposer quelques raisons officielles et des plus « rationnelles » à tout détracteur ou justifier au besoin ou le moment venu tel ou tel programme géoingénierique et, en admettant même quelque bien-fondé et valeur à ces recherches, il n’en reste pas moins qu’on cache énormément de chose au public et qu’on se garde bien de didactisme en ces matières, en ces thématiques.

            Les Chemtrails ne sont ni le fruit de l’imagination ni quelques thèses farfelues pour combler un vide en soi et rejeter tous ses/nos problèmes sur le dos de nos élites à grande publicité conspirationniste, il est bien un fait observable et un sujet suffisamment abondant et bien relayé pour l’ignorer davantage, excepté bien sûr si on n’en a toujours pas entendu parler et qu’on le lève jamais les yeux aux ciel : mais cette pilule rouge est telle à avaler quand on n’en a pas encore conscience et connaissance qu’il faut être ‘tombé’ dessus pour enfin lever les yeux et regarder différemment le ciel, même si on fait ça la première fois à la fois par curiosité (tout de même intrigué) et quelque peu moqueur vis-à-vis de cet hurluberlu qui m’en avait parlé un jour sur Internet_c’est là ma propre expérience.

            En outre, SAM, ce « démerdez-vous » n’en est pas vraiment un, c’est là je trouve interpréter un peu trop selon ta complaisance ; relayer des informations n’est pas rien déjà et cela demande déjà un intérêt et du temps, et tout le monde n’a pas forcément les capacités de faire oeuvre pédagogique… comme le fait de longueurs interminables n’empêche pas non plus davantage de « simplicité » et de didactisme, de pédagogie…

            Comme parler des Chemtrails, même pendant des heures, ne suffit pas si la personne en face n’est pas un tant soit peu réceptive et suffisamment ouverte pour recevoir et assimiler une telle information… c’est bien pour ça que, finalement et tu avais en partie raison, c’est à chacun de se « démerder » avec cette information, ces partages, ces liens, cette conviction, ces observations, tous ces clichés publics ou ses propres captations sur le terrain…

            … et crois bien que même si, personnellement, je ne suis pas très doué pour en parler, ces quelques liens que je puis posté sur le sujet sont suffisamment intrigants et démentiels pour qui n’en aurait jamais entendus parler mais ne pourrait rester indifférent, en dépit de toutes ironie « partielle ».

            Je démarre au quart de tour et je ne t’ai pas encore vraiment lu, SAM, mais c’est plus fort que moi, quand qu’on aborde les Chemtrails et que l’on y associe la géoingénierie, je sais qu’il y un truc qui cloche et qu’il y a tentative de gros enfumage. Ce qui n’est peut-être pas ton cas puisque « L’imposture de « l’hypothèse Svensmark » » est l’intitulé de ta réponse sur ce fil.

          • @ Sam | 14 septembre 2014 at 14:28
            (extraits)

            « … vous avez presque l’air de croire que le « mainstream » en matière climatique, c’est le « climato-négationnisme »… ce qui serait tout de même une hypothèse que les faits (en France tout particulièrement) démentent de manière stupéfiante. »

            « Et encore ? Je crains que le postulat général soit par nature à peu près indémontrable dans le monde réel de la surface si hétérogène et irrégulière et de la couche limite atmosphérique, un monde où il est d’ailleurs fort douteux qu’une simple moyenne arithmétique de températures (grandeur qui n’a généralement aucun sens physique) trouve une manifestation. Un monde où l’eau, substance quasi-magique a bien des égards, et dont une singularité particulière au regard de la quasi-totalité des autres est son changement de phase dans des conditions de température et de pression peu éloignées des « CNTP » (conditions normales de température et de pression), soit dans la gamme qui intéresse le climat, est vraisemblablement tout sauf un simple « feedback » au signal lié à un effet de serre du CO2 lui-même presque saturé dans les conditions qui nous concernent. La misérable masse de CO2 émise par les humains (dont l’effet théorique isolé est surpassé de 150% par celui des seules émissions des termites), déjà noyée dans le grand cycle naturel du carbone, représente en un an 24 000 fois moins que ce que la surface « émet » de flotte dans l’atmosphère en un seul jour. »

            « Indémontrable, donc « infalsifiable », ce qui en ferait, s’il l’était, le fondement d’un merveilleux scientisme et, dans le cas malheureux d’une application d’une « politique » de l’urgence entreprise à grande échelle, d’un mouvement totalitaire. Ce n’est pas moi qui ai suggéré au Club de Rome, dans son rapport de 1991, d’en faire un substitut à la disparition de « notre ennemi commun ». Ni au rapport d’activité 2005-2010 du Rockefeler Brother Fund d’être si explicite quand à l’usage qu’il a fait des abattements d’impôts depuis 1984, incluant le financement à hauteur de plusieurs millions de dollars du coup d’éclat d’Al Gore à Kyoto à la faveur d’une « campagne médiatique soigneusement orchestrée » (je cite). Ni à tant de multinationales du pétrole d’accumuler les financements et le jetons de présence au WWF. Quand des amis qui passent à la maison m’interrogent sur ce sous-registre, je leur fais lire les 30 pages du livre « La servitude climatique » de J.-M. Bellouve consacrées à l’incroyable (et ô combien pétrolière) épopée de Maurice Strong : on se sent tout de suite rassurés sur les intensions des bâtisseurs onusiens. »

          • Sur le réchauffement climatique je crois qu’il y a à la base une grosse incompréhension.
            L’idée n’est pas que le réchauffement climatique est due uniquement à l’effet de serre. Qu’il y ait des raisons extérieures comme des changements au niveau du soleil sont évidentes étant donné que la température provient des rayonnements du soleil.
            Ou on peut même imaginer qu’il y ait des raisons intérieures comme des variations au niveau du noyau de la terre, car des variations de températures au niveau des océans ne peuvent qu’impacter le climat, quand on sait que le climat dépend énormément des courants marins, de la température de l’eau et du cycle de l’eau justement ( précipitations / évaporation / plantes ).

            Mais l’idée que l’on réduit sémantiquement et abusivement au « réchauffement climatique » c’est que les activités humaines, par leur pollution, viennent modifier le climat et aggraver les variations de températures.
            Les modifications du climat ne tiennent pas qu’au réchauffement, il y a aussi les trous qui se forment au dessus des zones particulièrement industrialisées dans les couches d’ozone par exemple.

            L’autre erreur que je vois souvent c’est de ne pas dissocier la tentative de récupération que font les capitalistes et les oligarchies autour de ces questions, comme l’idée du capitalisme vert qui est en réalité une oxymore, de la question des dangers que représentent l’industrialisation grandissante pour notre écosystème et aussi sur la faune et la flore.
            Ceux qui croient que le combat écologique autour de la question « du réchauffement climatique » a été inventé par les capitalistes et les oligarques, bref qu’il y a un complot derrière tout ça ne tiennent absolument pas compte de l’historique de ce combat, celui-ci ayant d’abord été tourné en ridicule par l’oligarchie pendant plusieurs décennies avant qu’ils ne changent leur fusil d’épaule en voyant l’opinion se retourner contre eux.
            Il y a à peine 30 ans évoquer le problème du réchauffement climatique à cause des activités humaines ( agriculture intensive / industrialisation / urbanisation / pollutions ), c’était l’assurance d’être traité pour un extrémistes gauchiste et écologiste militant de la régression à l’age de pierre et opposé au progrès.
            Ce n’est qu’une fois que l’opinion publique fut sensibilisée à cette menace qu’ils ont du s’adapter et qu’ils ont commencé à essayer de tourner tout cela à leur avantage, là où la question en elle-même menace leurs intérêts, leur business, vu qu’elle s’oppose à l’exploitation toujours plus intensive de la Terre et aussi à la création de normes / de taxes qui ne peuvent que réduire leurs profits.

            Franchement, demandez vous à qui profite le crime, à qui peut bien profiter l’idée que les activités humaines n’auraient aucun impact sur notre éco-système, et en particulier sur le climat, à qui pourrait bien profiter l’idée qu’on pourrait donc exploiter la terre comme on veut sans que cela n’ait la moindre conséquence ?
            Alors derrière tous ces débats pseudo scientifiques, le simple bon sens nous indique de quelles idées il faut se méfier.

          • Bien sûr, n’ayant pas le bon sens d’un Sandy ou d’un Olivier Berruyer je ne me suis jamais demandé simplement à qui profite le crime.

            Ainsi donc la menace d’épuisement des ressources nuirait aux financiers du pétrole ? Mais oui mais c’est bien sûr. Quand bien même ce qui est rare est cher, et quand bien même c’est là qu’on fait les plus grosses marges pourvu qu’on cartelise.

            Il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir que l’empire dit à tout le monde de faire ce qu’il dit et pas ce qu’il fait tandis qu’il fait main basse sur le pétrole. Mais le bon sens débile, qui n’est autre que celui du fainéant satisfait, vous indique qu’il faut faire ce qu’il dit et ne pas trop chercher à voir ce qu’il fait : c’est tout simplement beaucoup plus confortable…

            Une cascade de taxes imposées par les gouvernement nuirait donc à l’oligarchie ? Le gauchiste de nouvelle génération, excité de la « transition énergétique », non seulement ne comprend pas que l’État fort n’est un idéal socialiste que pour les révisionnistes de son espèce, mais il n’est même pas fichu de voir cette évidence : le produit de ces taxes là ne va précisément pas à la redistribution des revenus, et c’est précisément en inventant de nouveaux problèmes et de nouveaux besoin qu’on permet d’éviter que les taxes n’aillent à la redistribution et au finacement d’emplois dont l’utilité sociale est, elle, bien plus avérée. Et c’est bien pour ça que le capitalisme en raffole. Ce qui n’empêchera pas le joyeux luron de s’imaginer que ce sont ses camarades qui ont découvert l’entourloupe du « capitalisme vert ».

            Mais ce n’est pas simplement parce qu’elle apporte un nouveau mode de relance massive par la destruction-création de biens que cette machine idéologique est assimilable à la bonne vieille guerre. C’est aussi et surtout parce qu’elle a recréé un « ennemi commun » suffisamment terrifiant et insaisissable pour que tout ce petit monde ferme sa gueule durablement, mettant largement de côté les mille et un soucis et revendications relevant de la lutte de classe et se rangeant bien docilement, en pratique (en dépit de sa grande gueule opposante ainsi amplement privée d’objet), derrière ses gouvernements respectifs au moindre sursaut de propagande racontant les nouvelles d’un front dont le caractère hautement fictif permettra d’en tirer à peu près tout ce qu’on voudra. Durablement…

            Il est devrait être bien plus immédiatement évident, pour qui connaît suffisamment le fond scientifique de l’affaire, que le mythe d’un effet de serre atmosphérique ayant atteint un point de non-contrôle à peu près désespéré -- d’après la grande presse et selon une académie écrasée sous le poids de la logique financière combinée à celle de l’argument d’urgence (et plus accessoirement mise aux ordres par sa tête politiquement parachutée) -- apporte à la fois le caractère « global » et celui de l’urgence qui pousse à développer ou accepter de voir se développer de nouvelles instances d’un vague gouvernement mondial. Des instances qui, bien sûr, seront un peu démocratiquement contrôlées. Après quoi les Sandy vous endormiront avec leur délire de la « démocratie étendue », ayant postulé dans l’intervalle, avant de présenter la chose comme une évidence, que « l’urgence écologique » rend incontournable la nécessité d’un traitement supranational (la surenchère dans l’idiotie inventive lui a même fait écrire très récemment que le fait pour un pays de se lier ainsi les mains est même indispensable pour assurer sa souveraineté…)

            Naturellement, le néofasciste qui se croit écologiste se fout bien du fait que le radical indique lui-même qu’il s’agit de science et non d’idéologie, et il pour la même raison il ne se rend pas compte de la quantité d’idées fausses qu’il entretien à ce sujet. C’est un travail critique si épuisant, en plus d’être si propre à vous remettre les idées en place, qu’il ne risque pas de l’entreprendre. Démerdez-vous, moi je sais.

            On devrait au moins se faire une première idée du vide de l’analyse
            « écologiste » en voyant combien il est difficile même pour les auteurs de La décroissance de se distinguer du club de Rome. On dira « capitalisme vert », et on croira que tout est dit.

            Écrasé qu’il est par une propagande qui a fixé la barre du délire si haut et ce depuis si longtemps déjà, le « progressiste » débile, qui nous interdit systématiquement de parler du fascisme qu’on a déjà sous le nez au motif de combattre celui qui est supposé revenir, n’accorderait de toutes manières aucun crédit à l’objection selon laquelle, par exemple, la pollution de l’air et des rivières a baissé depuis 30 ans en France, ou encore à cette mention :il n’y a eu, depuis 500 ans, que 3 espèces de mammifères et 6 espèces d’oiseaux qui ont disparu (disparitions non récentes et liées à des causes humaines simples telles que la chasse intensive) si on exclut les îles et l’Australie (moins de 200 espèces disparues au total, l’essentiel de ladite dévastation remontant au XIXe siècle au plus tard et étant dû à un mouvement de colonisation humaine déjà réalisé). L’extrémiste bio, qui vous laissera vite vous démerder avec le produit des montages politiques et institutionnels opérés à la faveur de sa rêverie, se moque pas mal du fait que l’histoire humaine dans son entier démontre que la technologie a surtout permis à l’homme réduire les dégâts qu’il causait sur la nature en se multipliant, ne serait-ce que parce qu’il lui faut mille fois moins de surface aujourd’hui qu’il y a 20 000 ans pour produire de quoi bouffer.

            Avec ou sans ces toutes dernières mentions, est-il possible de conclure que j’ai moi aussi quelque idée de réponse à la question de savoir à qui profite le crime, quand bien même elles ne conviendraient pas aux gens hermétiques à certaine dialectique ?

            Cette manie de Sandy d’étaler des lieux communs pour conclure que « le simple bon sens nous indique de quelles idées il faut se méfier » est épuisante.

            Une fois de plus, ce fumiste se moquera aussi du fait que je prétende m’être paluché en profondeur depuis 6 ans, en matière de climat, ce genre de discussions « pseudoscientifiques ». Mais quel mépris… t’y connais quoi, toi, sur le plan scientifique, et même au contenu de tant de centaines de sites qui le vulgarisent, pour faire de tels paquets ? Tu veux faire le tour de la question en une page ?

            Qu’importe même, si au risque d’envahir cette page, j’y ai copié une longue analyse produit d’une enquête personnelle, portant sur un tout petit bout d’un sous-dossier, pour illustrer combien il est fastidieux de faire le travail de fond et lutter contre la publicité intensive et si facile de travaux de cochon.

            On ne peut pas discuter avec les obscurantistes, il est d’autant plus simple de la ramener qu’on est une feignasse pétrie de certitudes politiquement correctes. Ne reste plus qu’on gros berk qui, lui au moins a le mérite de ne vous bouffer qu’une seconde de votre temps de cerveau disponible.

            Rien que d’aller lire cette petite page Wikipedia serait sans doute déjà trop lui demander. C’est supposé être une courte bio du bonhomme qui a développé à peu près tout ce que les instances de l’ONU comptent de vert : https://en.wikipedia.org/wiki/Maurice_Strong Une version beaucoup plus étoffée est présentée dans le livre La servitude climatique de J.-M. Belouve (mais un Sandy ne lit pas les ouvrages de ceux qui ont des idées dont il fut se méfier).

            Pour la nième fois également, voir aussi ce rapport d’activités du Rockefeller Brother Fund : http://www.rbf.org/sites/default/files/SustainableDevelopmentProgramReview.pdf

            J’en ai traduit certains passages ici : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2013/05/27/329-ils-sont-fous-ces-antifas-contre-lordon-contre-le-diplo-contre-les-economistes-atterres-contre-coutrot-contre-balme-contre-attac-contre-le-fdg-contre-la-cgt-contre-kempf-contre-ruffin-con#c16774

            Allez fais nous plaisir, Sandy : va bosser, la France a besoin de toi. Parlant de la nécessité de bosser : ce coup-ci, vraiment, je vous laisse, au moins deux semaines, j’ai du travail.

          • @Sam : Votre point de vue sur le réchauffement climatique est parfaitement opposé au mien, mais je vous reconnais une certaine cohérence et je suis bien incapable de vous prouver que vous avez tort (j’ai essayé par le passé sans succès et donc je n’exclus pas d’avoir tort moi-même).

            Mais une question me brûle les lèvres : imaginez que le réchauffement anthropique soit bel et bien réel, et que ce soit grave. Comment pensez-vous que cela finirait par se savoir ? Qui serait capable de gagner votre confiance pour vous le prouver sans ambiguïté ?

            Car il est très probable que, quel que soit la réalité objective des choses sur le réchauffement, les pétroliers, industriels, gouvernements, chercheront à en tirer profit. A l’extrême on pourrait douter de l’arithmétique, sous prétexte que l’école de la République nous enseigne que 2+2=4. A qui profite l’arithmétique ?

          • 6 ans d’endoctrinement je suppose en effet que cela fait des dégâts.

            Un exemple concret et récent du conflit d’intérêt entre ceux qui veulent pouvoir exploiter la Terre sans entrave et la préservation de notre écosystème : les gaz de schiste.

            L’exploitation de ce gaz conduit à polluer les eaux dans les nappes phréatiques, et dégage beaucoup de gaz à effets de serre.

            Quand Sam vient défendre l’idée que l’exploitation de plus en plus intensive de la Terre par les hommes n’est pas dangereuse ( et je ne parle pas ici de la pénuerie des ressources qui est un autre problème mais bien des dangers pour notre écosystème ), quels intérêts est-ce qu’il sert ?

            Ceux qui veulent pouvoir exploiter les gaz de schistes ? Ou ceux qui militent pour l’interdiction de ce genre d’exploitation ?

            On voit bien là comment l’endoctrinement conduit à retourner la réalité. Sam croit être dans l’opposition aux multinationales alors qu’il fait leur propagande.

          • Et pour illustrer l’affirmation de Sam comme quoi les capitalistes ne voient pas les normes et les taxes comme des entraves à leurs profits, la dernière intervention de Pierre Gattaz, président du MEDEF, qui après avoir obtenu d’Hollande 80 milliards de réductions de cotisations et de crédits d’impôts qui permettraient selon eux de créer 1 millions d’emplois, il nous explique maintenant qu’en fait pour créer ce million d’emplois il faut aussi enlever toute une série d’autres entraves pour les entreprises qui les empêchent de créer des emplois, en l’occurrence, d’autres dérégulations et d’autres réductions d’impôts et de cotisations 😉
            Les détails de ces novatrices propositions dans 3 jours, on attend tous la présentation de ce plan avec impatience.

          • « La liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. » (George Orwell, 1984)

            Bonjour Merome,

            fichtre, vous allez finir par avoir ma peau… Sans parler du fait que je disais que je commence salement à manquer de temps, là maintenant… Mais votre question (ta question, si tu permets) est sacrément intéressante et encourageante, alors je vais tâcher d’y apporter une réponse un peu claire et concise.

            Même si j’aimerais beaucoup prendre plus de temps (on tâchera d’y revenir plus posément à l’avenir) je dois dire que je désespèrerais si les lecteurs, quel que soit leur « niveau scientifique », ne voyaient là que des abstractions sans aucune portée pratique pour eux-mêmes. Ta question, en tout cas, est radicale au sens où elle appelle à l’évidence une réponse proprement radicale : elle est celle du moyen ultime qu’il reste aux hommes (privés de tout « guide transcendant ») pour juger du vrai et du faux, de ce qui est possible ou non. Ma réponse, en somme, consistera à dire qu’évidemment je peux me tromper mais que même au dernier degré de l’incertitude nous avons peut-être quelques moyens solide de juger.

            Il semblerait y avoir, disons, deux gros plans de lecture différents dans ta question, mais je pense sincèrement qu’elles appellent des réponses qui convergent. Je commence par effleure celle qui est la moins directement liée, a priori, au problème du « doute scientifique radical ».

            Au premier abord, bien sûr, je vois très mal comment on pourrait contredire l’idée que « quel[le] que soit la réalité objective des choses sur le réchauffement, les pétroliers, industriels, gouvernements, chercheront à en tirer profit« . Par contre, je pense sincèrement qu’on peut et qu’on doit y apposer aussi sec une mention qui relativise très fortement la question, en introduisant la possibilité d’un très gros changement de degré, sinon de nature : il y a qu’on peut broder indéfiniment sur la base d’un mensonge, pas sur la base de la vérité. Pour continuer d’aller droit au but, il me paraît évident : 1) qu’oublier ou ne pas voir cette dissymétrie fondamentale ne peut mener qu’au désespoir (ou à s’abandonner à je ne sais quelle raison divine) ; 2) que si on se réfère, en particulier, aux analyses d’Arendt ou d’Orwell, le mensonge est au cœur de la dynamique de développement de tout mouvement ou système totalitaires -- mais je vais vite préciser qu’il y a pour ainsi dire mensonge et mensonge.

            En guise de transition, qu’il me suffise de dire que le modèle type de l’idéologie totalitaire, et même sa « base opérationnelle », n’est autre que le scientisme (qu’il prétende manier une science des races, de l’histoire, de l’économie, etc.).

            Or le scientisme se définit précisément comme une construction qui brode (indéfiniment) avec des bribes de propositions au demeurant scientifiques mais sur la base d’un postulat radicalement non scientifique car il a comme caractéristique très précise d’être invérifiable (« non falsifiable », dans le jargon). Ce qui est radicalement différent d’une simple proposition qui serait fausse mais dont on pourrait plus ou moins facilement vérifier qu’elle est fausse. Voilà ce qui fait la grande spécificité du filon qu’exploitent le gourou et le « dictateur » totalitaire : le mensonge qui est au cœur de son discours n’est pas simplement faux, il est radicalement imperméable à l’épreuve de réalité.

            Au passage, ta formule « je suis bien incapable de vous prouvez que vous avez tort » n’a donc pas manqué de me faire sursauter, aussi vrai que la fin de ton message résonne étrangement avec la sentence d’Orwell que j’ai citée en exergue… Bref, voilà de la question radicale…

            Même si ces points qui précèdent me semblent suffisamment parlants par eux-mêmes, la grande difficulté pratique, et non théorique, qu’il y a à accorder une réponse suffisante à ta question particulière tient au fait qu’il me faut m’appliquer à montrer que, dans le cas de « la théorie climatique mainstream », nous avons également affaire à un ensemble de postulats fondamentaux qui sont proprement invérifiables. C’est déjà bien assez pour que je ne m’attarde pas sur un tas d’illustrations qui semblent la contredire : partons carrément du principe que, puisque elle postule elle-même un drame qui ne se réalisera que dans relativement longtemps, ni les observations actuelles ni la connaissance de l’histoire du climat, aussi approfondies soient elles, suffisent pour invalider l’hypothèse qui nous est « soumise ». Il faut bien comprendre que je ne définis pas moi-même ce genre de curieux jalons dans l’approche, ce sont des mentions que les partisans n’hésitent pas à faire eux-mêmes.

            Rappelons tout de même encore, avant de s’y essayer, combien Arendt a insisté sur ce point : le fait que la validité d’une prophétie ne peut se vérifier que dans un avenir lointain est ce qui protège le plus efficacement l’idéologie totalitaire montante contre l’épreuve des débats, tandis qu’elle s’applique à créer sa propre réalité, qui rendra définitivement futile toute démonstration théorique.

            Exemple contemporain criant : si la loi du marché ne marche pas ou pas bien, c’est justement qu’on n’a pas réalisé les conditions du pur marché, et plus on le fait plus on te ressort l’argument qui tue. Bref, permettez moi de rappeler que nous avons des antécédents.

            Pour pas mal de lecteurs de ce blog, il n’est plus besoin d’expliquer que le caractère totalitaire (au moins en potentiel) de l’idéologie néolibérale doit beaucoup (sinon essentiellement) au fait que l’on fait que le régime présente l’économie comme une science alors qu’elle est en réalité un « art » à 100% politique.

            Dernier indice : l’histoire semble même nous enseigner que c’est précisément dans la catégorie « éléphant dans le corridor » qu’il faut d’abord regarder pour trouver les éléments les plus visiblement compromettants, au sens qui nous concerne ici.

            Alors qu’est-ce qui cloche plus ou moins immédiatement dans cette affaire ? Au premier degré, les trois termes principaux de la question !

            Première curiosité. Non seulement le « réchauffement climatique » tend curieusement à se muter en « changement climatique » puis en « dérèglement climatique », mais la formule anglo-saxonne des statuts du GIEC, autrement dit l’original, celle rédigée par le G7 (ex G8), étai déjà « le changement climatique« . (Inutile de rappeler que ces statuts postulent d’emblée, également, une cause humaine et enjoignent au GIEC de se saisir de la question ainsi posée.) Or ce concept commet la prouesse de réunir en trois mots un parfait pléonasme et un parfait oxymore ! Excusez du peu. D’une part, le climat est par nature changeant ; d’autre part, un climat est par définition local, par comparaison à d’autres climats locaux qui sont autant de caractéristiques géographiques d’une zone.

            Pardon pour cette nouvelle parenthèse distrayante, mais à supposer qu’il faille chaque fois s’abaisser un peu à répondre aux lieux communs débités par Sandy, je lui répondrais que sa question n’en a jamais été une pour personne et forme une fois de plus une superbe diversion. En quelques mots, le plus grand tourment actuel des contributeurs-supporters-promotteurs du GIEC est d’expliquer non pas simplement pourquoi la Terre ne s’est pas réchauffée depuis 15 ans mais comment convenir que l’explication en est une cause naturelle tout en soutenant qu’il n’y avait pas d’escroquerie dans le fait que cette même cause naturelle ait été négligée ou fortement minimisée dans l’analyse des causes du (très modeste) réchauffement de la période 1970-2000 (grosso modo).

            Deuxième grosse curiosité : la notion de « température moyenne » (« comprise » au premier chef comme une moyenne spatiale, on voit très rapidement qu’elle implique également, en pratique, une moyennisation temporelle). Le problème, des plus évidents pour le premier ingénieur venu (j’insiste), est que cette notion n’a rigoureusement aucun sens physique, au point de ne permettre, même, aucune définition mathématique dans un contexte un tant soit peu général. Il y aurait tant de chose que je voudrais en dire… Encore une fois, pardon de n’avoir que si « peu » de temps pour communiquer mais si vous imaginiez qu’il s’agit là d’un pinaillage sans grande conséquence pour ce qui nous intéresse, vous auriez bien du boulot. Sur une telle base, il est bien moins probable que l’on puisse donner une idée un peu vraie du mécanisme du climat que l’on parvienne à expliquer de manière un peu suffisante le cycle des crises capitalistes en ne considérant, en guise de mesure des revenus, que le PIB moyen par tête de pipe. Au regard de ce problème, l’immense disparité des concentrations des points de mesure dans l’espace et dans le temps, pour décisif qu’il soit, est du pipi de chat.

            Le troisième et dernier de ces principaux concepts insaisissables dont je voulais parler est, bien sûr, celui de « l’effet de serre ». La tâche est encore plus démesurée, peut-être, que pour le point précédent. Comment résumer efficacement et de manière un peu concise ce que j’en comprends ?…

            D’abord, encore une fois, il est malheureusement hors de question de s’en tenir à dire que les observations présentes et passées semblent bien démonter « la théorie », mais rappelons tout de même ce qu’elles disent : les observations et analyses disponibles indiquent que, tout à fait contrairement à « la théorie » : 1) la vitesse du réchauffement est (a été) nettement plus rapide en surface qu’à 10 km d’altitude entre les tropiques (« désastreuse » contradiction en ce qui concerne les observations « à l’instant t et en conditions réelles ») ; 2) les variations de la « température moyenne » ont toujours précédé, et non suivi, les variations du taux de CO2 atmosphérique (« désastreuse » contradiction en ce qui concerne les reconstitutions du passé).

            Mais passons… Je vois plusieurs gros hic s’agissant de la possibilité même de donner un sens au concept d’ « effet de serre », dont seuls les béotiens imaginent qu’il est un peu solidement expliqué alors qu’il n’en existe en fait aucune définition qui soit unifiée, intelligible et mesurable.

            Évacuons d’un trait, pour s’en tenir à la ligne extrême proposée faute de temps, le fait que l’effet de serre (supposé) du CO2 est très largement déjà saturé d’après « la théorie » et plus encore sinon totalement d’après les modèles les plus scrupuleusement rapprochés aux mesures, a fortiori le fait que des dizaines d’études indiquent que les fluctuations naturelles ont été largement plus fortes que supposées ou encore que la part d’origine humaine est très fortement inférieure en taux et en durée de vie à celle que lui attribue « la théorie ».

            Une première « expérience radicale » sur ce sujet consiste à évaluer l’affirmation selon laquelle, sans l’effet de serre, la Terre serait de 33°C plus froide qu’elle l’est. Comme je l’ai déjà dit, il y a des raisons physiques et mathématiques élémentaires de dire que ce chiffre n’a aucun sens. Mais cela signifie en réalité que si on enlevait l’atmosphère ce serait, disons, la différence induite. Or le calcul le plus élémentaire implique d’enlever du même coup les nuages et la vapeur d’eau, ce qui est totalement ridicule. Et qui plu est, donc, les océans et les lacs, ou bien de supposer qu’ils sont gelés au départ… ce qu’il fallait démontrer. Bref, ce schéma est scientifiquement des plus intenables (quitte à le poursuivre encore un peu, on ne sait plus si on enlève les glaces, donc leur albédo, réchauffant ainsi la Terre dans nos rêves).

            Une deuxième expérience radicale consiste à examiner le cas de la bonne vieille serre de jardin. Une démarche qui mène à des conclusions tout aussi renversantes. C’est en soi une histoire à peine croyable, qu’il nous faut au moins essayer de résumer. On sait, ou plutôt on devrait savoir que cela fut démontré il y a plus d’un siècle (expérience de Wood) et jamais infirmé depuis, que le réchauffement mesurable dans serre de jardin ne vient pas d’un phénomène radiatif (de la vitre qui empêcherait une partie des infra rouges de s’échapper) mais du simple fait que la serre, étant fermée, empêche la convection naturelle de remplacer l’air qui est près du sol par de l’air extérieur plus froid. Notez bien, car c’est un point capital pour quiconque sait ce qu’est un dispositif expérimental et son importance pour l’expérience, que le verre qui est lui-même supposé être l’agent de l’effet (radiatif) testé contribue lui-même de manière décisive à la perturbation irrémédiable de l’expérience (blocage de la convection). Mais pour ne pas parler de l’extension à ce qui est supposé se produire dans l’atmosphère (pour commencer, les gaz, d’une part, et les liquides ou les solides, d’autre part, n’ont pas du tout le même comportement vis à vis de la part radiative du transport thermique), notons encore que certains « sceptiques » ont rapidement conclu, et concluent toujours, qu’il y a bien, tout de même, un effet radiatif significatif mais qu’on ne peut pas le mesurer… ni même, pire, l’expérimenter dans la serre de jardin parce que le verre est refroidit par l’air extérieur ! Eh ! C’est que « la théorie », pour être compatible avec le 2nd principe de la thermodynamique (on ne saurait guère trouver de « dogme » plus établi en sciences) implique en passant que pour que la vitre participe au mécanisme de réchauffement de l’air qui est près du sol, elle doit être plus chaude que lui… chose qui ne se produit pas (et qu’on peut vite remarquer en touchant le pare-brise de sa bagnole garée depuis deux heures en plein soleil). Ainsi il apparaît que cette « perturbation de l’expérience » est à tout le moins totalement irrémédiable… au point que seul un ignorant ou un charlatan peut s’en laver les mains.

            Je finirais en effleurant un dernier point également essentiel pour cette amorce de critique radicale, un point qui nous renvoie à la fois à la question de l’effet de serre et à celle de l’impossibilité de définir une « température moyenne », autrement dit encore, de vérifier par la mesure qu’elle est ce qu’elle est supposée être.

            Au-delà du « bête » problème de l’absence de signification physique de la notion de « température moyenne » ‘hors d’une série de conventions extrêmement précises, impossible à mettre en application dans l’étude du climat), le problème est que les températures qui seraient « théoriquement » affectées par l’effet de serre s’entendent par les températures de l’air qui se trouve à quelques centaines de mètres au-dessus du sol. Hors couche-limite, pour les intimes de la mécanique des fluides. Or selon le lieu, le moment (notamment nuit/jour), le vent, l’humidité, la hauteur de mesure (à 1 mètre près) et sans même parler des effets étonnants des « îlots de chaleur urbain », la relation entre ces températures là-haut et celles qui sont mesurées au sol changent du tout au tout.

            Au besoin et à l’avenir, j’indiquerai des sources, autant que possible primaires, pour ceux qui veulent creuser l’une ou l’autre de ces curieuses questions. Enfin, pour les pinailleurs de service, je tiens à leur suggérer de ne pas me faire le coup de me dire que je m’attache à ces « détails » ici esquissés pour mieux m’affranchir de me farcir le boulot qui consiste à courir après les wagons. Il va également sans dire qu’à ce jeu là ils m’épuiseraient toutefois vite en communications et que les bonnes volontés en seraient bien avancées.

          • Sandy, il y a des limites. Je ne te reproche même pas de me dénigrer, je te le rends bien. Il y a, à part çà, que chacun des points de tes derniers messages est totalement hors sujet s’il était supposé répondre à mon propos. Donc en plus d’être incapable de me lâcher la grappe et de former une proposition élaborée, de deux choses l’une : soit tu est aussi bête que tu en as l’air et tu crois que les gens le sont autant que toi, soit du le fais exprès et dans ce cas va au diable. L’un dans l’autre, de l’air.

          • @ Effab, au fait : oui… sauf que, tu le sais bien, le problème du discrédit -- on pourrait d’ailleurs dire « par définition » -- renvoie à l’image que l’on donne en parlant de quelque chose et non pas à la compréhension que l’on a soi-même de la question. A part çà, sans en aller jusqu’aux contorsions où peut t’amener la volonté de montrer patte blanche quand bien même çà t’épuise complètement, tu sais aussi que d’une manière générale le niveau de compréhension requis pour « bien communiquer » est un brin supérieur à celui qui est nécessaire pour « se comprendre soi-même » et boucher les trous avec ses convictions et autres intuitions les plus intimes.

          • @Sam : Merci pour cette (trop) longue réponse à ma question (semble-t-il) anodine. Elle m’évoque plusieurs choses :

            -- Le fait qu’on ait « des antécédents » en matière de gros mensonges destinés à piloter les moutons que nous sommes ne constitue pas une preuve que toute chose pouvant prendre le contrôle de notre destin sous peine de graves problèmes est un gros mensonge.
            On a aussi des antécédents de civilisations disparues faute d’avoir piloté leur destin correctement et je me demande si, sur l’île de Pâques, tu aurais dénoncé avec la même force un « scientifique » de l’époque qui s’alarmait peut-être sans preuve tangible de la diminution du stock de bois (remplacer « île de Pâque » par n’importe quel endroit où tu acceptes l’idée d’un écocide, le cas échéant).

            -- Le « changement climatique » est le terme exact et scientifique. « Réchauffement » est un raccourci que j’utilise bêtement parfois et les médias encore plus. Et il faut bien sûr comprendre, le changement « trop rapide » du climat, puisque par nature il est changeant. Mais bref, pas d’argument ici, c’est de la déformation sémantique involontaire.

            -- Il me semble déceler un paradoxe entre « pourquoi la Terre ne s’est pas réchauffée depuis 15 ans » et « cette notion (de moyenne de température) n’a rigoureusement aucun sens physique ». Soit tu admets que raisonner en moyenne n’a aucun sens et dans ce cas, on ne peut pas parler ni de réchauffement, ni de stagnation ; soit cela a du sens et l’argument de la stagnation est utilisable. Quel camp choisis-tu ?

            -- Je ne comprends pas comment tu peux faire confiance à l’expérience de Wood (fut-elle jamais invalidée, ce qui est discutable et discuté), et pas à celles de milliers d’autres scientifiques qui travaillent sur le changement climatique, elles aussi revues par des pairs. Comment sais-tu que Wood était un honnête scientifique oeuvrant pour le bien commun, alors que Jouzel est un escroc qui cherche à moutonniser les foules ? Comment fais-tu la part des choses avec autant de certitude ?

            Sans vouloir te vexer, vu de l’extérieur, tout se passe comme si tu ne sélectionnais de la science à ce sujet que ce qui correspond à la théorie que tu t’es mis en tête de défendre. Mais je sais que ça peut être une déformation due au peu de temps que l’on a pour échanger ici. Je ne veux pas faire offense au temps que tu as passé à défricher ce sujet.

          • Ana Sailland

            Permettez moi de rejoindre le camp des vieux qui radotent.
            De toute façon, c’est pas un choix 😉 , c’est juste l’entropie qui gagne à tout coup.
            Et de donner dans le « de mon temps » classique et nostalgique.

            Ceci pour ne pas répondre à quelqu’un qui demande si on était plus heureux autrefois.

            Oui et non.

            Mais ce qui est certain, c’est qu’il fut un temps, avant Germinal, où les yeux d’un pauvre pouvaient se reposer sur du vert, et non point sur des murs gris qui collent à l’âme.

            Je reviens à ma nostalgie, plus personnelle.

            A l’instant de ma naissance, il y avait le DDT, et il y avait eu Iroshima et Nagasaki.
            C’est tout.
            Je suis née sur une planète PROPRE.

            Il n’y avait pas de plastique !

            Et j’ai vu, ou senti plutôt, changer l’odeur de l’air, et le goût des fruits.
            Remplir ses poumons sous les embruns d’automne n’est plus à tout coup un plaisir, a perdu son côté vivifiant.
            C’est insidieux, lent, quoique rapide puisqu’en une vie la saveur du monde a changé, au point que comme dit Pierre Rabhi, au moment de manger, il ne faudrait plus dire bon appétit mais bonne chance.

            J’ai vu l’épicière remplacée par Carrefour et le savetier d’Objat remplacé par adidas.

            Vous savez, le fameux marché de Brive la Gaillarde, de Brassens, je l’ai connu, c’était ma ville natale, et de nos jours, c’est un parking géant. La botte d’oignon se fait rare, souvent importée de Chine.

            J’ai de la chance : je vis dans un lieu préservé, quoique sans papillon, ou presque, mais bon sang, quand je pense à certains jeunes qui n’ont pour horizon que le gris du super et le chômage, pas étonnant qu’ils dérapent et s’engagent pour un contre-fascisme.

            Ce que je veux dire :
            Au prétexte d’une fausse abondance, lumière factice où tels le phalène viennent se fracasser les désirs, on recouvre la vie d’artifice et de crasse.

            Et peu m’intéressent les discours scientifiques sur le réchauffement ou le climat : je vis et vois la mutation dramatique, qui nous précipite vers la catastrophe, avec en plus ces c… qui rêvent encore de croissance, ou de capitalisme vert, faut oser …
            N’en déplaise à mon atavisme cartésien, mais je m’en fous un peu du giec, qu’il se trompe ou nous trompe. Car sur le fond, la conclusion est juste, parfaite, imparable : il est vital d’arrêter d’assassiner la Terre.

            Alors si des crétins se plantent mais prennent les bonnes décisions, tant mieux.

            Juste … jsuis pas en train de les bénir, faut pas pousser mémère, pas folle la guêpe : ils vont utiliser le truc pour nous faire avaler le gouvernement mondial, ça c’est sûr.
            Et au lieu de nous engueuler, faut bien prendre la photo.

          • 1h06’30… le pain de la vie_merci, ANA, pour ces sages paroles ^^

          • Le capitalisme nous ampute des bonheurs naturels pour nous vendre des prothèses artificiels.

          • Merome,

            pour commencer, j’insiste pour (re)dire que suis très surpris que tu puisses considérer que ta question précédente était anodine. A tout le moins, çà me semble impliquer que tu n’accordes pas, à ce jour, un poids très important aux arguments du type de ceux que je viens de manier. Or tu posais toi même plutôt directement la question « comment être si sûr que tu as raison », donc celle des fondements de la méthode scientifique, et d’ailleurs malgré ta gentillesse on sent que çà te heurte que je me permette d’aborder moi-même cette question. Presque aussi fondamentalement, j’ai, moi, l’impression que, même si j’y avais passé ma vie, tu ne voudrais pas admettre que ton interlocuteur ait la prétention de pouvoir prendre cette peine (ou cette liberté) au lieu de se contenter de copier-coller des analyses (dont il mesurerait alors mal le sens et la portée si on suit ce que je disais).Sinon, que dire en version courte, sinon que chacune de ces questions est bien légitime mais ne me semble pas assez tenir compte de ce que j’ai pris soin d’écrire par ailleurs, y compris dans le même message auquel tu répondais ?

            Je pensais avoir été très clair au moins sur un point : je n’ai précisément pas l’intension de commencer par m’épuiser à exposer des dizaines et des dizaines d’éléments qui me sembleraient démontrer que « la théorie » se plante, puisque je considère sérieusement qu’il est impossible de le démontrer, pour la même raison qu’il est impossible de démontrer « le contraire ». On n’attrape pas un fantôme et pour la même raison je ne saurai jamais ce qu’est « le contraire d’un fantôme ». Bien sûr, tu peux interroger la pertinence de la remarque dans le cadre de cette discussion, mais tu ne peux justement pas y couper. Plus accessoirement, si ce fondement avait le malheur d’être juste, chaque argument « contraire » ne pourrait que contribuer à infirmer une chose qui ne serait pas le tout, donc on s’épuise vite en voulant faire l’économie de la question de base, qui est celle des fondemants de la démarche scientifique. Il existe, tu le sais, un équivalent juridique de la règle d’or de la science, qui s’appelle « la charge de la preuve » : c’est à celui qui affirme une chose qui peut avoir des conséquences importantes d’apporter la preuve de ce qu’il dit, non pas aux autres. Un message qui me semblait assez clair, dans mon propos, et qui recouvre la cadre que j’avais voulu poser, est que si toute l’affaire part d’un socle de postulats invérifiables, on peut contraindre les gens à « courir derrière les wagons » indéfiniment.

            Mais ce « commencer par« , dans mon approche, ne correspond pas à la démarche anarchique que j’ai suivie au départ comme tout un chacun ; il renvoie à l’ordre « chronologique » de l’exposé que je fais à d’autres au présent, lequel correspond à une hiérarchie incontournable dans les priorités si « ma thèse » était justifiée. Cela ne signifie évidemment pas que je n’ai pas d’abord passé tant de milliers d’heures à « défricher » ce sujet. En appuyant surtout, bien sûr, sur les travaux de « milliers d’autres scientifiques qui travaillent sur le changement climatique »… et qui ont exprimé maintes objections sur tel ou tel sous-dossier. Je ferais observer cependant que l’immense majorité de ces « sceptiques » professionnels est payée, comme les autres, pour étudier tel ou tel morceau du sujet, et non pas, précisément, pour donner un avis général sur la question d’ensemble. Donc pas, en particulier, pour émettre l’hypothèse que ladite question est peut-être tout simplement conne. (Il va sans dire qu’ils sont tous « sceptiques » de toutes manières et qu’aucun d’entre eux n’a la prétention d’endosser « la théorie » dans son ensemble.) Pas plus, soit-dit en passant, pour défiler à la télé en disant par exemple que « tout ce que dit le GIEC » est vrai (aucun rédacteur du GIEC ne porte lui-même, loin de là, les conclusions définitives qu’on prête à ce bloc, comme « personne morale », dans les résumés pour décideurs, sans parler des délirantes extrapolations médiatiques) -- encore moins « tout ce que dit Al Gore dans son film est vrai » (en quoi Jouzel a amplement dépassé les bornes de son travail, faut-il le dire ?). Cela étant, la question de savoir ce qu’untel pense de l’honnêteté d’untel n’a aucune importance, tout ce qui importe est la capacité de suivre, comprendre et juger ce que disent et font les uns et les autres sur le plan purement scientifique.

            Pour qui aurait lu un peu attentivement mon passage sur l’expérience de Wood, je pensais qu’il devraît être évident : 1) que mon propos, en se penchant sur le cas de la serre de jardin, ne prétendait évidemment pas enterrer la question de « l’effet de serre atmosphérique » (un sujet ultra-compliqué, bien trop vaste et casse-gueule pour m’y être jeté hier ; j’ai par contre commencé très modestement par interroger le sens de certains concept clés) ; 2) qu’il n’entendait pas du tout faire le contraire de ce que fait l’article que tu lui « opposes » (72% de « non » sur « fachoravox »… non, je déconne), lequel article vise à « démontrer que l’expérience de R W Wood n’est pas une réfutation de l’effet de serre », ceci même si on se limite au cas de la serre de jardin (l’auteur ne marque pas cette limite, du reste, du moins pas dans le préambule) ; 3) qu’il contenait, surtout, un ensemble d’observations, relatives à la méthode scientifique, menant à la conclusion qu’il est tout bonnement impossible d’expérimenter le phénomène radiatif en question dans la serre. Ce qui, une fois de plus (pour les scientifiquement-malentendants), ne fait pas une démonstration du fait que ce phénomène n’existe pas, mais illustre pour autant la question centrale de la possibilité même d’expérimenter, donc de vérifier une hypothèse.

            Une chose que ma propre fille de 12 ans a comprise elle-même, c’est que le problème fondamental de l’ « expérience de la serre de jardin » est précisément qu’elle n’en est pas une parce qu’elle n’a au demeurant pas d’expérience témoin à laquelle se comparer. C’est ce terrible problème qu’a logiquement pris en compte Wood quand il a cherché à comparer non seulement avec ce qui se passe en faisant des ouvertures dans sa boîte mais aussi avec ce qui se passe si on remplace la vitre en verre « classique » (partiellement opaque aux IR) par un matériau connu pour être transparent à toutes les longueurs d’ondes. De manière tout aussi incroyable au demeurant, il a obtenu une température plus élevée dans la serre avec ce second matériau « parfaitement transparent ». Mais pour agaçant que çà soit, çà ne change encore rien au problème fondamental, qui est celui de l’impossibilité de définir un dispositif expérimental permettant de mesurer ce qu’on veut mesurer.

            Maintenant, sans avoir beaucoup « défriché » soi-même, on voit vite qu’il existe certaines analogies avec le cas du « grand bain », « atmosphérique ». Pour commencer, et pour m’en tenir au peu qui a déjà été posé, j’ajoute une précision concernant le passage sur les célèbres 33°C de différence. En fait, ce passage aurait justement du être placé après celui sur la serre de jardin, car il décrit tout bonnement l’impossibilité, également rencontrée dans le cas du « grand bain », de disposer d’une expérience témoin, et les contradictions fondamentales que l’on rencontre inévitablement dès lors qu’on essaie de palier à cette absence par des »expériences de pensée ». Mais par une connerie scrupuleuse, vois-tu, j’ai cru devoir parler de la serre de jardin seulement après ce passage, pour marquer la distinction… ce qui fait que le lien entre les deux n’apparaît sans doute pas pour le lecteur.

            Quoi qu’il en soit, si ce genre de « détails » ne vous émeuvent pas, çà vous regarde mais ne vous attendez pas trop à faire mieux que me distraire chaque fois que vous voudrez m’inviter à « courir derrière les wagons ». Je comprends bien que « vu de l’extérieur, tout se passe comme si [je] ne sélectionnais de la science à ce sujet que ce qui correspond à la théorie que [je me suis] mis en tête de défendre », sauf que les critères de ma « sélection » était des plus explicitement présentés, autrement dit ce regard extérieur que tu décris ne me paraît être autre que celui d’une personne résolue à ne pas se donner les moyens de comprendre ce qui est déterminant pour la science tout en s’évertuant à en faire. Le cas du passage sur Wood est emblématique : tu n’as visiblement pas du tout compris ce que j’y disais moi-même, et tu m’y « opposes » un article qui fait dire à je ne sais qui ce que je n’ai pas dit ; partant, il est évident qu’on peut prendre le fait de parler d’un tel exemple comme de la « sélection », mais cette impression découle simplement du fait qu’au lieu de me lire tu as cru que j’allais te répéter une chose que tu a maintes fois entendu par ailleurs.

            « — Le fait qu’on ait « des antécédents » en matière de gros mensonges destinés à piloter les moutons que nous sommes ne constitue pas une preuve que toute chose pouvant prendre le contrôle de notre destin sous peine de graves problèmes est un gros mensonge. » Ta première question a toute sa cohérence interne… mais elle est décalée par rapport à ce que je disais de mon côté : toute chose pouvant prendre le contrôle de notre destin en agitant de gros problèmes présumés, s’ils sont « un gros mensonge », serait bien le problème (et pas la solution), ce qui devrait donc nous inciter, prioritairement, à étudier soigneusement la question de savoir si çà n’est pas un gros mensonge. Donc aucun rapport entre les deux proposions. A part çà, de l’avis même d’une tripotées de stars de la gauche, si je résume, le FMI et l’OMC sont guidés par des fous dangereux de l’économie mais au demeurant on peut faire confiance au GIEC, et ne pas rapprocher le ragot selon lequel l’immense majoité des « climatologues » seraient unanimes pour abonder dans tel sens de la pénible impression que les économistes non orthodoxes n’existent pas simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens de se faire voir. Quant à l’idée que toute construction supranationale tend à très mal virer parce que c’est inévitable, elle n’intérese guère que les constitutionnalistes critiques les plus radicaux, qui pour la même raison n’existent pas.

            Donc je ne sauterai pas à pied joints en répondant sur la suite. Maintenant, à part que l’île de Pâques est par définition une île, donc un endroit ou la « résilience », l’adaptabilité des espèces, y compris l’humaine, à un quelconque « choc extérieur » (climatique, par exemple) ou déséquilibre intérieur, est logiquement et notoirement limitée, et pour ne pas dire qu’on ne sait pas grand chose au final de ce qui est arrivé là-bas et à cette époque et qu’on ne fait qu’étudier, comme partout, des pistes provisoires (au hasard, pourquoi pas simplement un tsunami), si la cause était simplement l’extinction du stock de bois, tu penses bien qu’elle était alors assez évidente et simple à comprendre pour les intéressés pour qu’ils s’en préoccupent de manière très directe afin de tenter de la régler. Toute la question est justement de savoir si l’analyse des causes tient debout. Or ce genre de développement dans lequel je me crois obligé de m’enfoncer n’aurait à l’évidence pas lieu d’être pour des gens qui pourraient compter « leurs arbres » toutes les semaines et qui constateraient que leur nombre réduit à vue d’oeil. Qu’ils aient ou non la possibilité de recréer ledit « stock » avant d’y passer. Ce qu’il y a d’assez sidérant dans le fait de sauter sur ce genre d’exemple, c’est que de l’avis même du GIEC, en somme, nos enfants n’ont même pas connu le réchauffement climatique qu’on leur apprend à l’école comme un problème du présent (et surtout du futur)… un réchauffement qui représentait une différence de moyennes de moyennes de l’ordre de 150 fois inférieure à la différence des températures « ici et maintenant » que traversent la plupart des espèces ici bas.

            Inutile de revenir sur la critique du concept de « changement climatique » s’agissant de dire que l’affaire n’est symptomatique que pour ceux qui ont des raisons de l’analyser comme un symptome. Là où çà devient directement et universellement symptomatique, c’est quand des gens supposés considérer le problème de l’effet de serre haussent les épaules devant le fait qu’on puisse leur présenter le résultat de la manière la plus indéfinie qui soit : chaud, froid, déréglé, … Après quoi ils sont entièrement désarmés même devant le fait que la plupart des pays ont connu des vagues de froids remarquable cette année même. Ne parlons pas du fait qu’un simple coup d’oeil aux analyses des carottes glaciaires prélevées au Groenland indique que plus il fait chaud plus il y a de précipitations de neige là-bas, ce qui permet de conclure sans le moindre risque de se tromper, pour qui connaît un minimum la dynamique des glaciers, qu’on ne saura jamais si de détachement d’un énorme iceberg traduit plutôt un réchauffement récent de la mer, une série de tempêtes apportant de l’energie prélevée loin de là… ou simplement le fait qu’il s’est produit un réchauffement mille an ou 5 000 ans auparavant. Or ce que je juge, ce n’est pas tant ce que dit tel ou tel scientifique, c’est aussi ce qu’il prend le parti de ne pas dire.

            C’est tout de même curieux qu’en relevant un évident paradoxe que tout mon message mettait lui-même en lumière… tu en profites, pour ainsi dire, pour me renvoyer en silence la charge de la preuve que je te dis m’obstiner à refuser (en me demandant de choisir un camp). Bientôt, çà va être la faute des « sceptiques » si on a à courir indéfiniment « derrière les wagons » à cause de ce genre de paradoxe ? Que veux-tu que je te dise, à part te rappeler que j’ai moi-même fait au mieux pour distinguer ce qui relève du faux mais falsifiable et de l’infalsifiable, mais que nous sommes quoi qu’il en soit sommés de répondre à bien d’autres affirmations du fait que lesdit « wagons » défilent de toutes manières ?

            Il y a bien sûr un problème de temps disponible pour rapporter, oui, mais aussi pour lire les autres et surtout comprendre leurs propos dans le contexte dans lequel ils le situent eux-mêmes.

            Mais rien que pour ce qui concerne le cadre de la discussion, pensons à ajouter que mes propres interventions (pour ne parler que d’elles) pourraient bien déjà relever du travail de troll. Sans m’arrêter forcément à une demande qu’Étienne a adressé à Effab (il n’est pas impossible qu’il y ait quelques distinctions à faire sur la forme des interventions), je suis bien obligé de voir et d’entendre que la grande règle, ici, est que nous sommes supposés parler de LA CAUSE de nos problèmes plutôt de de leurs conséquences. A quoi je pourrais toutefois « objecter » (le fait que la plupart des autres ne fassent guère mieux n’étant pas une raison) : 1) que je traîne une malheureuse habitude qui me remonte à la première époque, où la consigne explicite était que les discussions constitutionnelles étaient réservées au forum et « ce qui n’en était pas vraiment » étaient destinées au blog ; 2) que bientôt, qui sait, on risque de voir une assemblée constituante mettre le réchauffement climatique (ou je ne sais-quel autre chose à peu près aussi intangible) en tête de la constitution -- bref, que je vois mal un processus d’auto-émancipation s’affranchir, justement, d’une libération par rapport à des problèmes réputer nous écraser sous l’état d’urgence, et que si j’ai de bonnes raisons de croire qu’ils ont aussi et surtout cet effet, je le signale, et je ne peux que tacher ensuite de ne pas perdre de vue cet angle de mon intervention… tout en essayant de répondre honnêtement aux réactions et autres interrogatoires qu’elle suscite.

            Ensuite, ma première intervention (à ce sujet) sur ce fil était au premier degré une réponse à Effab et Oli et avait pour principal objectif d’offrir un témoignage in vivo du fait que non seulement il m’arrive de faire un travail de fond (ailleurs) avant de lancer des conclusions brutales et autres slogans ici et là, mais que le simple fait d’essayer d’en donner une image ici ou là conduit rapidement à envahir une page ici, à se faire carrément censurer là, et à ne susciter d’ailleurs, généralement, aucune réaction quant à la méthode elle-même, ce qui est évidemment le plus décevant au regard de la démarche.

            Après quoi, naturellement, que je retombe à l’occasion dans la tentative synthétique ou que je m’attarde trop sur tel détail, on va me dire que je généralise ou bien que je sélectionne. Un jeu épuisant. Mais c’est une constante des intervenants des blogs que de très rarement parvenir à considérer l’hypothèse que celui qui vous cause n’est peut-être pas juste un branquignol anonyme n’ayant jamais fait un peu autorité que pour son écran d’ordinateur.

            Mais si d’ailleurs, ensuite, comme nous nous sommes abaissés à le faire encore dernièrement dans le cadre d’une tentative de discussion avec Sandy au sujet de l’Europe (fil « ce soir ou jamais »), vous donniez patte blanche en rappelant vulgairement des bribes de votre CV, vous serez encore pris pour un gros prétentieux -- ou un endoctriné, au choix. Ça n’a pas de fin…

            Or on n’a qu’une vie. Et d’ailleurs, là faut vraiment que j’arrête de répondre, je déborde. Comme je le disais à mon amie hier soir, épuisé une fois de plus, je crains fort que ce triste sentiment d’incompréhension généralisé qui règne aussi bien sur les blogs (y compris sur celui-là même) qu’ailleurs dès que les gens se mêlent de politique (ou non, d’ailleurs) commence salement à évoquer l’odeur des kalachnikov, bref, à nous indiquer de plus en plus violemment que tout çà va effectivement très mal finir et que la faute à qui ? (Je ne jette la pierre à aucun d’entre vous, fut-il le dire ?) Après quoi on attendra de nombreuses décennies pour déterrer une fois de plus le dossier du tirage au sort…

          • Ana,

            si l’écologisme constitue une véritable agression massive contre le politique et, pour commencer, contre l’entendement, c’est qu’en un mot elle mélange absolument tout, et contraint par là-même ses opposants actifs, qui sont de plus en plus rares et mal vus, de se taper absolument tout le boulot d’analyse. C’est tout simplement inhumain, et tout aussi inhumain, donc, de les laisser se démerder.

            Il n’est certes pas bien difficile, pour personne ici, d’en être arrivé à se demander plus d’une fois, chacun à sa manière, s’il arrive à notre philosophe de service de descendre un peu sur terre (je le dis sans méchanceté aucune), mais excuse-moi de retenir un peu mes larmes quand tu lances des sentences comme : « je suis née sur une planète PROPRE ».

            La première chose que je vois, donc, c’est que tu te joins à une meute de plus en plus déchaînée qui me laisse le choix entre acquiescer à n’importe quoi, surtout le plus indéfini, dans une escalade de plus en plus insupportable (que nous n’avons pas choisie), ou bien me démerder à peu près tout seul avec mes petites forces s’il s’avère que je refuse de continuer à tolérer un tel cinoche et même le simple fait que, confronté à ce qui est de toutes manières, qui ne dit non consent.

            Tu peux au moins comprendre çà ? C’est à dire le fait que, selon l’hypothèse de départ, le résultat est effectivement inhumain mais pas du tout dans le même sens. Au-delà, je ne peux guère que répéter que tout le travail de compréhension, mesuré et détaillé, ou presque, reste à produire, et que je ne risque pas de multiplier seul ne serait-ce que des exemples particuliers.

            Avant même de commencer, d’ailleurs, on me fait aussitôt dire ce que je n’ai pas du tout dit. Le manque de discernement de Sandy et son incapacité à articuler deux propositions de manière cohérente sont certes déjà légendaires ici, mais on fait avec ce qu’on a. Ainsi quand je me permets de reprendre un décompte historique parfaitement officiel de disparitions d’espèces et de dire une chose aussi évidente et vérifiable en faisant valoir qu’il faut considérablement moins de surface au présent que par le passé pour produire de quoi bouffer, il répond : « Sam vient défendre l’idée que l’exploitation de plus en plus intensive de la Terre par les hommes n’est pas dangereuse […] quels intérêts est-ce qu’il sert ? » On ne peut lutter ni contre l’idiotie satisfaite ni contre la malhonnêteté.

            On ne peut que répondre point par point à ceux qui se donnent la peine (en plus de ne pas vous faire dire ce que vous n’avez pas dit) de détailler eux-mêmes un minimum de quel problèmes ils parlent, au lieu de manier par exemple un slogan de « propreté » sans du tout interroger le concept. A défaut, on en est réduit à « sélectionner » soi-même une poignée d’exemples, sélectivité qui vous sera immédiatement reprochée d’ailleurs.

            Quoi qu’il en soit, il est inutile de dire que je suis moi-même à des lieues de la compétence nécessaire pour me farcir un tel combat. Rien que la question du réchauffement climatique sur laquelle je me suis presque exclusivement concentré exige une diversité considérable de connaissances et un haut niveau de compétence en mathématiques et en physique.

            Quitte à donner dans le ridicule et à piocher au hasard, quelles seraient donc ces espèces pour qui « le plastique » (il y en a une infinité de sortes) est une nuisance ? Dans ce jeu de devinettes, faut-il comprendre qu’elles en crèvent littéralement ? Ou bien quoi ? On n’en saura rien du tout, il n’y a même pas un début de prise dans ce genre de question qui nous est « soumise » en permanence. Circulez.

            Autre prise au hasard : le béotien ne sait même pas, simplement parce que la propagande en a voulu ainsi, qu’il existe des agents parfaitement naturels qui modulent la couche d’ozone, s’étendant des radiations cosmiques et solaires aux volcans qui émettent des CFC. Qu’importe, tout est de savoir que c’est toujours notre faute.

            Il ne sait pas non plus que la malaria n’a rien à voir avec un problème de « pays chaud », qu’elle était endémique il y a encore quelques décennies jusqu’à la cour de la couronne d’Angleterre et qu’elle n’a disparu, en pratique, que du fait de la combinaison de trois facteurs qui empestent chacun de l’odeur du « développement » : les vitres collées par milliards sur les bâtiments, et produites à coup de milliers de milliards de joules tirés d’énergies « non renouvelables » ; l’assèchement des marais, opéré majoritairement, faut-il le dire, dans la perspective de faire de la « monoculture intensive » et des « blocs de béton » habités ; enfin, l’usage de pesticides dans les champs. A ce sujet, on devrait tout de même savoir que l’interdiction brutale du DDT décrétée dans certains pays d’Afrique sur les conseils de l’ONU — au lieu de l’édiction de normes raisonnables visant, sur la base d’analyses détaillées et objectives, à simplement modérer (grandement) les quantités et limiter (nettement) les usages — a eu pour effet de recréer des dizaines de millions de cas de morts dans ces pays où la malaria avait presque totalement disparu. Mais l’écolo préfère ne pas le savoir, et j’ai du mal à lui en vouloir : çà lui évite d’avoir à dire qu’il s’en lave les mains à chaque fois que sa connerie lui fait croire qu’on peut être un extrémiste ignorant sans que cela porte à conséquence : bio, c’est bien, circulez.

            Car c’est là tout le drame de l’écologisme : la conviction débile mais bien ancrée déjà que « l’écologie » la plus aveugle ne peut faire que du bien. Bref, tu m’excuseras de le dire et de le redire : au boulot.

            Maintenant, parce qu’on en est à peu près tous rendus à ce point, il n’est pas inutile de signaler quelques ouvrages de notre connaissance à l’attention de ceux dont la bonne volonté leur permettrait de passer outre le premier sentiment de puanteur. Il va sans dire qu’il y a des erreurs et du simplisme de partout, mais çà peut donner une idée de certain gouffre à combler. Outre le gros pavé L’écologiste sceptique (traduit en français par Allègre, oups), qui me paraît trop vaste dans son sujet pour ne pas aligner autant de faux problèmes et dire autant de conneries qu’il en démonte (en particulier dans le cas du « réchauffement climatique »), je signalerais surtout le livre extrêmement documenté Scared to death (non traduit à ma connaissance) ou encore, pour un début, le petit ouvrage, court et directement accessible (bref, pas truffé d’exemples mais pédagogiquement très efficace) d’une (un ?) géographe français, intitulé A qui profite le « développement durable ».

          • Pour information et me faire un peu mois prolixe, DiGi ^^

          • @Sam : Je n’aimerais pas être à ta place quand tu choisis une pizza 🙂
            Je crois comprendre à la longueur de tes posts, et à leur contenu que tu te refuses à admettre et cautionner les affirmations simples. C’est tout à ton honneur mais est-ce bien raisonnable quand il s’agit de prendre des décisions ? Avec toutes les réserves sans doute parfaitement fondées que tu peux émettre au sujet du changement climatique et de la pollution (cf ta réponse à Ana), qui vont tempérer les conclusions forcément résumées du GIEC, n’y a-t-il pas matière à se questionner sur ce vers quoi doit tendre notre modèle de société ?
            Ne te semble-il pas naturel d’avoir le réflexe de se protéger le visage quand un projectile parait arriver dans notre direction et ce même si on n’a aucune espèce d’idée de la nature du projectile, de sa vitesse et de sa direction exacte ?
            Okay, on ne sait pas modéliser parfaitement le climat. Tout au mieux, on ne peut qu’observer après coup la réalité (ou non) de son changement et les effets que ça a pu avoir. Mais même avant Newton et la compréhension de la gravité, les Hommes évitaient de rester sous une lourde charge en train de tomber sur eux, je crois. Sans pouvoir modéliser le phénomène, ils en pressentaient les conséquences immédiates et fâcheuses, et les prévenaient autant que faire se pouvait.

            Ne sommes-nous pas en train d’essayer de faire la même chose avec le climat ? Les scientifiques, pas tous, mais un bon nombre, observent des choses qui sont compatibles avec l’hypothèse d’un dérèglement climatique. Ils analysent le risque, et en concluent qu’il ne serait pas idiot d’agir. Qui plus est, l’action qu’ils préconisent en creux va à l’encontre de tout ce qui ressemble à de l’exploitation (de ressources et d’Hommes).

            N’est-il pas sage de faire un pas de côté, au risque de le faire pour rien ?

          • L’Hôpital et la Charité, c’est une technique/rhétorique qui a fait ses preuves…

            … moi je trouve que ça fait un peu contrepoint à tous nos verbiages, comme nous sommes par ailleurs autant dans un monde de l’image que dans monde des idées, la fameuse Caverne n’empêchant en rien cette satanée ciguë… qui plus est, ces vidéos sont aussi parfois de bons points de repères pour s’y retrouver dans tout ce fatras de commentaire quand on veut répondre à un post ^^

          • justement, erreur d’aigillage !

          • Excuses moi SAM, mais la question de la préservation de notre écosystème est une question politique, et elle est parmi les plus importantes vu que l’enjeu de cette question c’est notre survie ou l’extinction de l’ensemble de notre espèce.

            Il serait donc bien que tu commences par respecter cette question, et surtout le droit des citoyens de la traiter de manière politique au lieu de faire comme si c’était une question technique qui ne concernait que des experts, dont tu prétends faire partie.
            Ne t’ai-je déjà pas prévenu que dans le débat public personne ne faisait autorité, et voilà que tu recommences avec tes arguments d’autorité.

            Il n’y a rien de superficiel donc à parler des enjeux politiques.

            J’ai pointé du doigt les incohérences de ton discours avec les faits.

            Ta position revient bel et bien à justifier l’idée que l’exploitation de plus en plus intensive de la Terre ne représente aucun danger pour la préservation de notre écosystème.
            Hors ce discours va exactement dans le sens des intérêts de ceux qui gagnent de l’argent en exploitant la Terre de manière de plus en plus intensive.
            C’est à dire les capitalistes et l’oligarchie.
            Il serait donc bien que tu nous expliques cette contradiction entre cette position et le fait que nous sommes censés nous battre contre cette oligarchie et pas défendre ses intérêts.

            Tant que tu n’auras pas répondu à cette contradiction, il me semble que tout ce que tu diras à côté ne servira à rien. Cela ne sera pas crédible.

          • Je précise : Cette exploitation intensive c’est d’un côté la propagation dans l’atmosphère d’une pollution et de gaz à effet de serre.
            C’est aussi à côté la pollution et la destruction des sols, inclus les nappes phréatiques qui sont au coeur du cycle de l’eau.
            C’est donc aussi l’agriculture intensive.
            Et à l’autre bout de la chaîne c’est la destruction de la faune et de la flore, en particulier la déforestation, qui sont eux aussi partie prenante notamment à la transformation de l’air ou de l’eau en oxygène.
            C’est donc tout ce qui est à l’origine de la composition des sols, des océans et de l’atmosphère que nous détruisons du fait de nos activités agricoles et industrielles.

          • Merome,

            « Les scientifiques, pas tous, mais un bon nombre, observent des choses qui sont compatibles avec l’hypothèse d’un dérèglement climatique. »

            Je t’assure qu’il n’y a pas la moindre provocation si je te réponds qu’une observation sur deux est de toute manière compatible avec cette hypothèse. De là à dire que c’est l’hypothèse qui est débile, il reste juste deux pas à franchir, deux réponse à donner à ces deux questions : 1) ce qui a été observé récemment se démarque-t-il un tant soit peu de ce que le climat a été dans le passé même juste un peu moins récent ? 2) sait-on modéliser un peu proprement les facteurs du climat qui est par nature chaotique ? A ces deux questions la réponse est : non, trois fois non. La question ne peut justement pas se poser ainsi. Il faut comprendre, par contre, que les chercheurs sont payés pour étudier des hypothèses qu’ils ne choisissent souvent qu’à la marge.

            Sandy,

            « Ils analysent le risque, et en concluent qu’il ne serait pas idiot d’agir.

            Il n’existe au GIEC aucune analyse de risque qui ne soit basée essentiellement sur des modèles climatiques, dont le rapport n-3 du GIEC précisait encore lui-même (avant que la censure n’éleve son niveau) que ces modèles sont irrémédiablement faux et qu’il serait tout à fait déraisonnable de s’appuyer dessus.

            « Ils » ne concluent pas qu’il ne serait pas idiot d’agir, « ils » concluent qu’il serait dramatique de ne pas agir massivement.

            « l’action qu’ils préconisent en creux va à l’encontre de tout ce qui ressemble à de l’exploitation (de ressources et d’Hommes) »

            Encore une de ces remarques d’une superficialité décourageante au possible. On ne peut même pas répondre à la caricature par la caricature : même une description détaillée de la dynamique de la terreur, autrement dit de la domination totale, ne t’émeut pas.

            Quand à peu près tout le monde « à gauche » disait d’un air entendu, il y a encore pas si longtemps, que le contraire du capitalisme n’est pas l’exploitation de l’homme par l’homme, je conçois bien qu’il était sans doute déjà trop tard pour ouvrir sa gueule en 150 pages à destination de gens qui de toutes manières ne liraient pas ; je conçois aussi que, lorsque à peu près tout le monde disait d’un air entendu, il y a encore pas si longtemps, que les juifs étaient des parasites d’une race autre et inférieure, çà ne coûtait pas cher d’ajouter que la proposition de régler la question n’impliquait « de l’exploitation (de ressources et d’Hommes) ».

            Il faut apprendre à prendre un minimum de recul sur les modes de dominations qui existent ici et maintenant, c’est notre seul salut. Tu me parles d’une affaire dans laquelle nous n’aurions rien à perdre et tout à gagner et qui fait l’unanimité mondiale chez les dominants : un minimum de recul historique devrait tout de même t’inviter à émettre l’hypothèse qu’une telle facilité et une telle suffisante est peut-être juste ridicule, je veux dire tragique.

          • Je ne sais pas si le programme du Front de gauche, tiens, entend supprimer en France, au hasard, les hauts fourneaux, les aciéries, la fonderie aluminium, le béton pour les ponts, autres ouvrages d’art et le bâtiment, le TGV et j’en passe (tellement) sans parler de la bagnole. Toutes choses extrêmement coûteuses en énergie et qui ne tourneront pas à l’éolien, au solaire ou à d’autres « sources » d’énergie avant un nombre encore imprévisible de générations.

            Pour rappel, soi-dit en passant, nous n’avons plus depuis longtemps aucune ligne ferroviaire interne en Ardèche où les distances sont vite très longues en charrette à bœufs. Cela fait des lustres qu’on n’a pas perçé de tunnels, le service public étant ce qu’il est. Je reviens à l’instant du tri de mes déchets : 5,05 km A/R au compteur ; je me demandais, là, tout de suite, qui donc songe au problème de la péréquation de ce genre de dépenses. Enfin, n’allons pas nous plaindre : durant l’une de mes dernière réunions de travail dans un parti il s’est trouvé une « rigolote » pour proposer sans rougir de fliquer le contenu des poubelles des gens. Bio, c’est de gauche, la gauche c’est le bio.

            Mais quelle honte, déjà, de penser à ces futilités, bien sûr. Si je pose à présent la question des conséquences, au hasard sur l’Afrique, d’une restriction de plus en plus violente des augmentations de dépenses, sinon des dépenses, d’énergie fossile (sans même parer du nucléaire), va-t-on maintenir longtemps que notre affaire ne coûte et ne coûtera rien en termes d’exploitation ?

            Sinon, pour donner un ordre de grandeur et vraiment de mémoire, les seuls coûts de la recherche climatique, principalement captés, bien sûr, par cette voie de recherche dominante dont je prétends qu’elle est au mieux une pure perte (et en pratique bien pire que çà du fait de son traitement médiatique et politique), représentent au présent plusieurs dizaine de milliards de dollars par an.

            A comparer, par exemple, avec le coût de la construction des logements qui manquent ici, à celui du financement d’emplois fort utiles là ou encore, toujours au hasard, avec ce que çà coûterai à l’instant t d’éradiquer la faim dans le monde pour cette année.

            Non, je ne vois pas comment on peut être aveugle à ce point.

            Mais bien sûr, la principale réponse, la plus décisive, à la question de départ comme à cette dernière interrogation, est sans doute à chercher (ne parlons pas des voies de révolution entrevues spécifiquement par ici) dans le caractère plus ou moins réaliste ou utopique de la part du programme, au hasard du Front de gauche, ayant trait à « l’internationalisme ». Mais nous sommes priés de croire, donc, pour commencer, qu’il faut rester dans l’euro et que l’UE va bientôt changer du tout au tout… Blague à part, la réponse est claire et nette : les Africains peuvent crever, continuer à subir notre exploitation massive et l’interdiction de se développer. Bref, les « externalités » de notre petit délire collectif vert seront et sont d’ores et déjà incommensurables. Mais c’est moi qui m’énerve pour si peu.

          • @Sam : Quel modèle physique utilises-tu pour savoir si tu dois donner un coup de volant pour éviter la voiture d’en face ? Est-ce que sous le prétexte que personne ne doit te dicter ta conduite, tu te refuses à faire l’écart, entrainant tes proches dans l’accident avec toi ?
            Le GIEC croit voir arriver la voiture en face, et nous préconise de tourner le volant. Ils n’ont sans doute pas plus de modèle fiable que toi et moi au volant de nos voitures. Peut-être se trompe-t-il dans les grandes largeurs. La direction qu’il préconise de prendre a le mérite de faire ralentir tout le monde. Je ne parle pas de développement durable, tout le monde ici sait que c’est une arnaque, je parle de décroissance, de relocalisation. Tu trouves que ce sont des outils de domination ?

          • Ana Sailland

            Le détail, le détail, le détail …. 😉

            @EFFAB | 16 septembre 2014 at 00:47 |

            Film regain

            Un peu après 1h08

            « Dis ô, tu en a vu beaucoup des gens qui ont payé le pain dans la ferme de mon père ? » (ton de l’indignation)

            Cette phrase me semble très importante, car signature d’un temps et d’un paradigme anciens.

          • Oui, ANA, Film plus « solaire » que ça… quoi qu’il en soit, l’utopie est bien trop et bien trop digne pour lui préférer tout autre système et nous rendre les esclaves de notre propre inconséquence…

            https://www.youtube.com/watch?v=ysQbYUAfNrY

            … cette ligne pour répondre est interminable, d’où la nécessité de ces repères en image ^^

          • @ Sam,

            Ce n’est pas parce qu’on aborde la question de la préservation de notre écosystème, que du coup on a à abandonner la question économique ou sociale.

            Le fait que tu opposes deux questions qui ne s’opposent en rien, et qui sont au contraire complémentaires, vu qu’il s’agit dans les deux cas de réfléchir à l’intérêt général, est typique d’une grande confusion.

            C’est un argument qui ne tient donc pas la route, il te faudra trouver autre chose pour essayer de nous repeindre en agents des capitalistes.

            Voilà pourquoi répondre par des attaques a ses limites.
            Car ta propre contradiction reste sans réponse. Tu défends l’exploitation sans limites, et cela va dans le sens des intérêts de l’oligarchie. Je ne perds pas espoir de te voir répondre à cette contradiction sans tentatives de diversion ( ex attaques contre le front de gauche ), et sans le flot d’insultes et de mépris habituels.

            Quand à tes attaques contre le front de gauche, elles sont vaines. Tu ne peux pas reprocher au Front de gauche de ne pas vouloir tout résoudre instantanément.
            J’estime pour ma part que reprendre le contrôle de notre destin alors qu’actuellement nous fonçons tête baissée dans la direction que les capitalistes nous imposent c’est déjà une révolution.
            Et concrètement, commencer à réduire notre dépendance aux énergies fossiles, c’est le genre de mesures qui me semblent aller dans le bon sens.
            Tout comme on ne va pas supprimer la dette publique du jour au lendemain, on ne va pas nous plus supprimer cette dépendance du jour au lendemain.
            L’important c’est de commencer les travaux et d’ouvrir le débat.
            Alors trouve autre chose.

          • @ EFFAB

            Est-ce que tu comprends le français oui ou non ?

            Afficher des vidéos directement comme tu le fais ( et comme d’autres font aussi tu n’es pas le seul ), cela a pour conséquence qu’à chaque fois que nous téléchargeons la page nous téléchargeons ces vidéos …

            DU COUP CA RALENTI CONSIDERABLEMENT LE VISIONNAGE DE LA PAGE !!!!!

            A la place tu peux mettre le lien vers la vidéo ….

            C’est quoi le plus important ? De faire ta propagande à n’importe quel prix ? Ou que les gens puissent surfer rapidement et agréablement ???

          • Désolé, Sandy, je n’avais pas percuté pour ce ralentissement… néanmoins, je ne trouve pas qu’il y ait à attendre si longtemps, et ces vidéos sont tout aussi utiles au débat, à la réflexion que nos développements à rallonge… et, pour ce qui est de ta préférence du lien au lieu de l’image de la vidéo, je m’en tiendrais à ma préférence à moi, histoire de te rappeler ta mauvaise parfois et tes sempiternelles interprétations des propos d’autrui.
            Pour quelqu’un qui prétendait un jour m’ignorer, tout insignifiant que je pusse être à tes yeux, disons que ce n’est pas la première fois que tu ne tiens pas parole_et ne vas pas dire que je t’y oblige et qu’il faille bien quelqu’un pour me remettre à l’ordre car, si c’était/si c’est le cas, crois bien que d’autres le feraient/ le feront… mais ce n’est surtout pas à toi de me dire ça, vu les nombreux désaccords qu’il y a entre nous, la forte suspicion qui est la mienne à ton égard et ce « mépris » ou cette indifférence, cette volonté clairement écrite il y a quelques temps de ne plus lire aucun de mes commentaires.
            Bref, tu n’es pas SOCRATE mais moi je suis EFFAB
            ^^

        • Après l’âge de pierre, du fer, et tutti quanti, l’âge des medias, où l’espèce ne sculpte plus la matière, mais forge ses illusions.

          Nous recouvrons ainsi la réalité terrestre d’une fausse réalité, virtuelle, qui détermine nos passions et nos choix.

          (Aux manettes, des manipulateurs, certes, mais il me semble qu’ils ne sont que les artisans d’un phénomène plus profond dont la volonté n’est pas le moteur, vaste débat)

          • Sam et Samdy

            ça chauffe ! !!! les vieux chevaux de retour du militantisme sont en train de provoquer un effet de serre sur la blogosphère !!! Mais ?§ ?Vous travaillez quand les mecs ????? Samdy nous dit que les pôvres travaillent et que les riîches se font des relations …..Mais vous , vous êtes ??? J’ai de plus en plus de mal avec ce monde , décidemment ! vous savez ?….?… Vous pourriez m’expliquer pourquoi 800 00 milles petits , eh oui c’est des petits , français, foutent le camp au djihad ????
            Bon je suis en train de copier EFFAB , en moins volubile ; merci en tous cas pour le lien à la si belle tronche d’ANA ; sans rire : belle tronche . sans rire du tout : heureux de t’avoir vu .
            alors Sam , si je comprends bien on peut faire ce qu’on veut , brûler ,déterrer , en peu d' »année toutes les réserves fossiles ,accumulées , immenses ..Sans aucune conséquence ? Chouait ! Et si le méthane du permafrost fou le camp tant qu’il peut , on s’en fout aussi ? Parce que ……parce que !
            Mais « c’est moi qui ignorait quelque manipulation, ce qui ne m’étonnerait pas ! je sais, hors-sujets et accaparement (bien qu’involontaire) de l’espace, sorry ! »(EFFAB)
            « Après l’âge de pierre, du fer, et tutti quanti, l’âge des medias, où l’espèce ne sculpte plus la matière, mais forge ses illusions.
            Nous recouvrons ainsi la réalité terrestre d’une fausse réalité, virtuelle, qui détermine nos passions et nos choix. ».(Ana)

            Permettez qu’un humain en toute amitié se foute un peu de nous

            PS : Ayant peu de temps pour lire et penser , bien que pas trop pauvre , je m’excuse de ne faire que survoler et venir en discontinu .

          • Je travaille 10 heures par jour simplement pour payer mes factures, j’ai 3 mômes dont un prématuré, ma baraque à retaper, et tu voudrais que je m’excuse avec çà de consacrer autant de temps et de patience à la chose publique sans te fourguer des miracles avec le sourire ? Quitte à donner moi aussi des avis à l’emporte-pièce, je pourrais en conclure, au hasard, que tu ne fais toi-même probablement guère plus qu’un boulot de consommateur émettant de temps à autres derrière un écran des remarques qui te sont venues le matin en te rasant ? Eh oui ma caille, la vie est dure, je sais. Pas obligé d’en rajouter. PS : le permafrost, t’as trouvé çà tout seul ?

          • Allons Sam …..
            Du calme ; simplement ce que je voulais dire c’est que si tu faisais des commentaires (beaucoup) plus courts ce serait plus lisible , ça serait un plus pour le blog et sans doute aussi pour toi : si tu bosses déjà 10h /jour .
            Raccourcir les commentaires ( et le nombre d’interventions Effab) fait partie de la nécessité d’ordonner un peu , comme le suggérait JR.

          • « (Aux manettes, des manipulateurs, certes, mais il me semble qu’ils ne sont que les artisans d’un phénomène plus profond dont la volonté n’est pas le moteur, vaste débat) »

            Vaste et profond débat ….La profondeur étant ici un gouffre sans fin .
            Nous pouvons peu et pourtant nous pouvons quelque chose ….C’est pourquoi la constitution peut tout et ne peut rien. C’est pourquoi quand je dis quelque chose je peux aussi dire son inverse ; et que cela encore ne conviendra pas .
            C’est pourquoi aussi je me refuse à désigner les manipulateurs comme créateurs de la manipulation , et qu’il suffirait de les éliminer , par tirage au sort ou autre manipulation pour retrouver un monde sans plastique .

            Comment qu’on fait pour répondre à Ana Sailland | 15 septembre 2014 at 23:13 | ? Faut remonter jusqu’où ?

            A propos du Giec , c’est là où on sent tout l’intérêt d’un débat bien organisé et approfondi , la nécessité d’un cadre et de règles , d’une animation …….Et cette nécessité là , je ne pense pas qu’on puisse la faire entrer dans le jeu du vrai ou faux .

          • A ce propos pour la lisibilité du blog, il faudrait surtout qu’EFFAB et quelques autres cessent de mettre des messages avec des vidéos qui sont automatiquement téléchargées, car cela ralentit considérablement le visionnage de la page, jusqu’à le rendre impossible à terme. A la place il faudrait vous contenter de mettre un simple lien.
            Mais je suis sûr que je parle dans le vide car cela fait partie de leur propagande que de nous coller leurs images de vidéo sous le nez sans notre consentement.
            Sinon il faut avouer que les commentaires du blog ne sont pas pratiques pour avoir des longues discussions à cause des problèmes d’indentation et de la largeur réduite des colonnes de texte.

          • L’Hôpital et la Charité, c’est une technique/rhétorique qui a fait ses preuves…

            … moi je trouve que ça fait un peu contrepoint à tous nos verbiages, comme nous sommes par ailleurs autant dans un monde de l’image que dans monde des idées, la fameuse Caverne n’empêchant en rien cette satanée ciguë… qui plus est, ces vidéos sont aussi parfois de bons points de repères pour s’y retrouver dans tout ce fatras de commentaire quand on veut répondre à un post ^^

  5. autre actualisation ^^ les tout nouveaux commentaires sans réouvrir une nouvelle page du blog ou c’est moi qui ignorait quelque manipulation, ce qui ne m’étonnerait pas ! je sais, hors-sujets et accaparement (bien qu’involontaire) de l’espace, sorry !

  6. en math 1+1=2…..dans la Nature 1+1=0 ou 1 ou 2,3,4 …etc … en démocratie 1+1= l’élection du plus riche

  7. Excellentes illustrations pour
    le piège antidémocratique qu’est la prétendue « Union européenne » :

  8. La gauche est une salle d’attente pour le fascisme -- Léo Ferré

    • Attention à ne pas se tomber dans les raccourcis faciles. Léo Ferré ne parle pas de la gauche en tant qu’idée, il parle des « gens qui se disent de gauche ». Et il a raison, ces usurpateurs assoiffés de pouvoir sont très dangereux. Leur méthode est de tromper, manipuler et séduire le peuple en se faisant passer pour des gens de gauche. Vieille histoire. De là à en conclure que les idées de gauche sont responsable du fascisme, c’est malhonnête intellectuellement. Pas étonnant : ce raccourci de la part de Libertarien.tv et toute la bande, ce sont des habitués de cette rhétorique.

      je me considère comme un intellectuel de gauche, mais c’est difficile de dire de gauche maintenant

      vidéo :

    • en parlant des hommes de gauche…

      … à partir de 9’35, cette anecdote-événement du Panthéon qui en dit long sur la réalité des choses et tout ce qu’on cache au consommateur-abruti citoyen-asservi !

    • Etienne reprend de plus en plus le combat et les arguments de l’extrême droite. C’est assez hallucinant ce glissement idéologique.

      Est-ce qu’il est encore être sauvé ? Ou est-ce que le point de non retour a été franchit ?

      • SAM*, y comprends-tu toi-même quelque chose ou nous ferions bien de nous méfier grandement de ces insinuations « hallucinantes » et si gratuites ?

        GARDE RAPPROCHEE

        *et bien d’autres ? en fait, tous ceux qui se sentent concernés au premier chef, et pour Cause ! ^^

      • Sacré Sandy, toujours aussi fringuant dans le dénigrement.

        • Donc quand Etienne sous entend qu’à gauche nous sommes des fascistes tu n’as rien à redire et quand moi je réagis, c’est du dénigrement ?

          • Ana Sailland

            -Nous avons souvent argumenté sur la nécessité d’aller chercher dans la boue des pépites.

            -le PS, qui se dit à gauche, a trahi, et participe effectivement au fascisme financier.

            -Le FdG, qui n’est pas au pouvoir, avance de belles promesses, réjouissantes, mais une certaine insistance à vouloir soigner le monstre qui nous dévore peut le rendre suspect, ce qui ne veut pas dire fasciste.

            -Plus à gauche, il y a des gens que j’aime bien, et d’autres moins.

            Mais je persiste, Sandy, tu mords sans cesse, dans tous les sens, et au bout du compte, tes arguments y perdent trop. Dommage.

          • @ ANA, tu le sais pourtant très bien, les mots ont un sens …

            En parlant de fascisme financier, non seulement tu détournes le mot pour désigner abusivement des gens comme fascistes.
            Et ne m’accuses pas d’être complaisant avec ces gens ni de les défendre, tu sais très bien qu’ils sont mes ennemis et tout le mal que je pense de leurs politiques et des conséquences auxquelles elles mènent.

            Mais en plus de cela, tu reprends exactement, comme le fait Etienne, la propagande de dédiabolisation des vrais fascistes, qui veulent retourner le sens du mot pour désigner leurs ennemis comme les fascistes et se faire passer pour les pauvres victimes abusivement calomniées.

            Les financiers ne sont pas des fascistes, ils ont déjà un mot qui les désignent, ils sont des capitalistes …
            Les capitalistes sont certes extrêmement nuisibles.
            Mais tu ne peux pas confondre toutes les idéologies dans le mot de fascisme, si je peux comprendre que cela te défoules, cela n’apporte au final que de la confusion et fait le jeu des vrais fascistes.

            Tu sais très bien que Hollande est autant de gauche que les groupes paramilitaires et génocidaires en afrique centrale sont des défenseurs de la liberté. Ce n’est pas parce que des personnes disent être de gauche ou défendre la liberté que tu es forcée de les croire. Donc quel est le but en faisant de tels amalgames. Tu me reproches d’être trop dans la contradiction, mais toi à quoi tu joues à te complaire dans les raccourcis et les amalgames, n’as-tu pas un minimum d’honnêteté intellectuelle ?
            Moi j’en ai et les amalgames je ne les supporte pas.

            Ne penses-tu pas que le fait qu’Etienne reprenne de la propagande d’extrême droite devient préoccupant ?

          • @ Sandy | 13 septembre 2014 at 20:03

            Tu pourrais nous poster une photo de toi : je suis trop curieux de voir si les traits de ton visage coïncident avec les circonvolutions de ta rhétorique hasardeuse…

            Je te présente ANA que tu avais peut-être déjà vue et dès demain matin je me rase et je vois c’que je peux faire de mon côté : il est grand temps de faire tomber les masques et recouvrer un peu de retenue et d’humilité ou de pertinence selon les cas, intellectualisant du verbe à tout-va quand certains ne s’investissent pas plus que ça, moi le premier, ou s’invitent un peu partout quand ils sont encore à des années-lumière d’une once de juste raison et de véritable ouverture sur autrui et le monde, à moins que…

            https://www.youtube.com/watch?v=GN_g8AIZ9R0&list=UUQZ2tHpBDkyeTl-7fTrekbg

          • Ana Sailland

            Démocratie et anonymat, que voilà un thème important.

            Je tente de décortiquer et d’autres me reprendront si je me plante.
            N’en doutons pas 😉

            ->

            Ici c’est virtuel et chacun peut choisir librement entre anonymat et àpoilisme.
            Je n’en vois d’ailleurs ici que deux ou trois qu’on puisse trouver sur page jaune (ou blanche).
            Et trouve donc illégitime le harcèlement dont est victime Sandy, du moins sur ce chapitre : il est plus la norme que l’exception.
            😉 Pour d’autres chapitres, c’est à voir de cas en cas 😉

            Par contre, la question de l’anonymat se pose pour les débats en démocratie vraie.

            Le vote, avec le secret des urnes, permet à chacun de ne pas dire ce qu’il pense et pourtant de peser (si peu ……. 😉 )
            On ne connaît de lui que son nom et le geste d’émettre un bulletin secret.
            Il s’exprime en secret, étrange paradoxe.
            Le processus de décision via le vote à bulletin secret est ainsi l’antidébat maximalisé, et à moins d’être précédé d’un vrai débat, pour l’heure interdit par règles et usages, il est la marque d’un autisme institutionnel.
            Donc le plus parfait outil d’inhibition de la capacité du cerveau collectif à méditer.

            Au contraire, un débat sur le net mais avec anonymat toléré permet l’exercice et donc le progrès du cerveau collectif. C’est déjà infiniment mieux, quoique imparfait.
            Nos ébats et débats ne conduisant pas à codécision, cette imperfection n’est pas grave, puisque sans conséquence.

            Mais dans le cas d’une organisation de la codélibération universelle, ou locale, il ne saurait en être de même, et j’imagine que la démocratie directe est incompatible avec l’anonymat au cours des débats, qu’ils soient physiques ou virtuels.

            Ou bien pas ?

          • Oui, la Démocratie est affaire de transparence et c’en est peut-être même le postulat principal, primordial, je parle évidemment du point de vue public, le privé étant affaire personnelle.
            La transparence nous oblige envers l’autre autant qu’elle est ce garant, cet égal de notre souveraineté, et cette protection contre autrui : sa transparence qui l’oblige et l’empêche ‘également’ de tout abus.

            Oui, ANA, je n’y vais pas de main morte mais pour ce qui est du ‘harcèlement’, disons alors que ce n’est là qu’un rendu pour toutes ces inepties et ces interprétations diverses que je dois me coltiner sempiternellement.

          • @ EFFAB Il ne me sied guère d’accéder à votre requête.

            N’oublies pas que je travaille pour les services secrets et que je suis là pour empêcher les gens de connaître la vérité sur les chemtrails, en plus de participer à des cultes sataniques à l’occasion.

          • « en plus participer à des cultes satanistes à l’occasion »… j’ai bien failli te citer un lien provenant du Dark Net à ce propos_mais je doute que cela enchante grandement ETIENNE… bref, contentons-nous de ceci, pour revenir à la problématique qui nous opposait et désolé pour notre hôte mais face à tant de libertés, la Démocratie court ainsi le potentiel ou le risque de cette infinité quand elle n’est pas elle-même contenue par toute une suite de règles et de réalités : la suite étant peut-être infinie mais non l’écologie et cette abondance surexploitée, par exemple…

  9. Merci à Jean Bricmont pour ceci, publié sur Facebook il y un instant :

    Devoir de mémoire
    pour le 11 septembre

    À la fin de l’année 1972, Salvador Allende (le président du Chili, assassiné lors du coup d’État du 11 septembre 1973) s’est adressé aux Nations unies, non seulement pour dénoncer l’hostilité des États-Unis envers son pays, mais, surtout, pour mettre en lumière quelque chose de bien plus dangereux : l’absence de contrôle sur les grandes entreprises multinationales et leurs objectifs nuisibles.

    C’était le chapitre qui allait précéder celui du néo-libéralisme, qui, aujourd’hui, domine la planète…

    « Nous sommes confrontés à un conflit direct entre les multinationales et les États.

    Ceux-ci sont court-circuités dans leurs décisions fondamentales, politiques, économiques et militaires, par des organisations globales qui ne dépendent d’aucun État, et qui, une fois leurs affaires réalisées, ne répondent de leurs actes et de leur fiscalité devant aucun parlement, devant aucune institution représentative de l’intérêt collectif.

    En un mot, c’est toute la structure politique du monde qu’elles sont en train de saper.

    Les grandes entreprises transnationales attaquent les intérêts des pays en développement, mais leur action irrésistible et incontrôlée se produit également dans les pays industrialisés où elles s’installent.

    C’est notre confiance en nous-mêmes, qui augmente notre foi dans les grandes valeurs de l’Humanité, dans la certitude que ces valeurs prévaudront, qu’elles ne pourront pas être détruites. »

    • A la source du mal, le concept de personne morale, juridiquement égale à la personne humaine, mais infiniment plus puissante, et surtout sans morale, ni conscience.

      En dehors de toute considération sur la corruption, c’est quand le politique avance sans philosophie qu’il permet la trahison de l’espèce par les outils qui devraient la servir.

      • « PERSONNES MORALES »

        Je suis d’accord avec Ana (une fois n’est pas coutume) et je me permets de rappeler à ce sujet l’article [1] l’avant-projet de refonte de la constitution de 1958 présenté par 1789PLUS sous http://1789plus.wordpress.com/2014/08/08/avant-projet-de-refonte-de-la-constitution-de-1958/ :

        « Section A
        La personnalité

        Article 1
        1. L’être humain, personne[11] physique douée de raison et de conscience, est seul titulaire des droits fondamentaux universels, inaliénables, imprescriptibles et indissociables reconnus dans le préambule de la Constitution[12].
        2. Les groupements de personnes physiques peuvent se voir reconnaître la personnalité morale par la loi aux conditions que celle-ci détermine.
        3. Une personne morale n’est pas tenue pénalement responsable des actes imputables aux personnes physiques qui la composent. Elle en est tenue civilement responsable dans la mesure où ces personnes physiques ont agi en son nom[13].
        4. Les personnes morales de droit public font l’objet du régime spécial établi par la Constitution et par la loi. »

        À noter que la fausse doctrine de la « responsabilité pénale des personnes morales » sert de plus en plus souvent de nos jours à permettre aux personnes réelles de se cacher derrière leur société ou autre organisation pour éviter des condamnations individuelles méritées par des actes qu’elles ont commis. Il faut chasser cette notion de notre droit. JR

        • Dans la mesure où le débat raisonné de face à face entre humains cède le pas aux rapports de force qu’il est pourtant censé civiliser , humaniser , c’est à dire démocratiser , ce sont les personnes morales , bonnes ou mauvaises qui mènent la société .
          La société civile quand elle se structure en personnes morales destinées à faire le contre poids des multi nationales rentre dans ce schéma de l’abandon de la démocratie au profit du rapport de force .
          Hors, dans la mesure où la masse des populations est tête sur le guidon , le rapport de force est fortement déséquilibré ( puisque ce sont ces populations dépolitisées qui votent ) . C’est la raison pour laquelle sans pour autant céder côté militantisme il est nécessaire d’activer le pouvoir citoyen qui ne peut passer que par des référendums précédés de long débats approfondis et sérieusement cadrés .
          Il faut savoir ce que l’on veut : ou le rapport de force et dans ce cas c’est vite guerrier ,ou la démocratie , et dans ce cas la tâche est rude.

    • Le 11 septembre (9), oui, apparemment, une date, des chiffres pas si anodins qu’il peuvent apparaître au prime abord_ou la preuve en image…

      https://www.youtube.com/watch?v=uazan4bDoAM

      … le festival commence à 1’54 !

    • « Nous sommes confrontés à un conflit direct entre les multinationales et les États.
      Ceux-ci sont court-circuités dans leurs décisions fondamentales, politiques, économiques et militaires, par des organisations globales qui ne dépendent d’aucun État, et qui, une fois leurs affaires réalisées, ne répondent de leurs actes et de leur fiscalité devant aucun parlement, devant aucune institution représentative de l’intérêt collectif. »
      (ETIENNE 11 septembre 2014 12:14)

    • Il était une fois, le 11 septembre … 1973
      http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L189xH250/arton26916-7b3ff.jpg
      Comme chaque onze septembre, le marronnier états-unien sur le terrorisme international s’enclenche, histoire de ne pas oublier que les restrictions liberticides du Patriot Act (qui nous touche aussi) sont faites pour notre bien et que Big Brother veille sur nous…

      Même si rien n’est moins efficace pour le bien et la sécurité du monde que ces croisades états-uniennes au moyen orient, au nom de cette fameuse « démocratie » dont les tours du World Trade Center étaient les symboles ($), il est impossible de ne pas entendre dire quelque part à quel point nous sommes tous en danger ! Danger toujours imminent et accompagné de cette fameuse alerte (toujours plus ou moins au rouge) rappelant les codes de la météo. Ce danger perpétuel, quoique démesurément moins meurtrier que les « sympathiques » bombardements humanitaires destinés à instaurer le régime néolibéral… euh … démocratique (je voulais dire !) partout où il y a du pétrole et des positions géopolitiques stratégiques, ne sera jamais assez utile à entretenir. Et tel un feu, qui nous garde de l’obscurité islamiste, il nous sera rabattu année après année pour que jamais nous ne manquions d’éviter avec zèle les questions fondamentales qui feraient de nous des citoyens moins crédules.

      Enfin, trêve d’ironie. Les événements du onze septembre 2001 sont un sujet fort bien traité depuis plusieurs années par toute sorte d’experts et même si tout n’a probablement pas encore été dit à ce sujet, là ne sera pas mon propos. Il va sans dire que si les événements du 9/11 ont apporté maintes souffrances à la population états-unienne, ils ont aussi participé à masquer l’un des plus graves crimes contre la démocratie qu’a connue le 20 ème siècle et je ne parle même pas des guerres en Irak ou en Afghanistan. Mais bien du 11 septembre 1973 au Chili. Cette date qui contrairement à d’autres n’est jamais commémorée par nos médias grand public, ce doit d’être insatiablement rappelé et ne doit jamais être oublié pour que la « démocratisante » propagande états-unienne soit mis en réelle perspective.

      Mais que s’est-il passé au juste le 11 septembre 1973 ? Bien, simplement un coup d’État sanglant que perpétra Augusto Pinochet, avec l’aide de ses sbires sous sponsoring de la CIA, et l’assassinat du président démocratiquement élu : Salvador Allende.

      Pour ceux qui ne connaissent pas très bien les circonstances de la mort de ce président martyr, il serait peut-être bien de remettre un peu les choses en contexte avant de continuer. Pour ce faire, nous devons remonter jusqu’à la fameuse Doctrine Monroe » du 2 décembre 1823 qui stipulait en gros les principes suivants :

      1. Le premier affirme que le continent américain doit désormais être considéré comme fermé à toute tentative ultérieure de colonisation de la part de puissances européennes.
      2. Le second qui en découle est que toute intervention d’une puissance européenne sur le continent américain serait considérée comme une manifestation inamicale à l’égard des États-Unis.
      3. Et le troisième, en contrepartie, toute intervention américaine dans les affaires européennes serait exclue.

      À première vue, ces principes semblent être simplement une doctrine de souveraineté face aux États d’Europe, qui étaient aussi des empires coloniaux très puissants à l’époque. Là où le bât blesse, est que cette doctrine englobe, non pas uniquement les États-Unis, mais bien l’ensemble du continent américain (exception faite de l’Amérique du Nord britannique, le futur Canada, inféodé aux Anglais) si vous avez bien lu le premier point. Les États-Unis ont été à ce point de vue très actif et ont participé assez étroitement à la création des nouveaux États sud-américains issus de la déroute de l’empire colonial espagnol. Mais détrompez-vous, ceci n’avait rien de philanthropique, car ces nouveaux pays devenaient de facto des pays sous influence états-unienne, autant au niveau des structures politiques (des républiques) qu’économique (économie libérale). Il ne fallut pas attendre bien longtemps pour que les peuples latino-américains comprennent que la liberté que les États-Unis leur offraient n’était que de façade. Les Cubains l’on apprit de manière fort cruelle, ayant vu leur révolution d’indépendance de 1895, se transformer presque aussitôt en un protectorat états-unien. Et ce fut le cas pour pratiquement tous les autres peuples « libérés » d’Amérique sub-états-unienne, qui un jour ou l’autre finirent par comprendre que la doctrine Monroe avait plus à voir avec une doctrine impérialiste qu’isolationniste.

      La suite ne se fit pas attendre et le réveil de l’Amérique latine débuta très tôt au cours du 20e siècle. Et ceci, avec une grande quantité et variété de types de rébellion. Ces rébellions ont passé de la révolution du type classique (révolution mexicaine de 1910 par exemple) à la guérilla forestière « foquiste » ou « guévariste » (révolution cubaine, bolivarienne et guerre encore actuelle en Colombie), en passant par les révolutions politiques nationalistes-révolutionnaire (MRN en Bolivie, le courant indianiste et le péronisme en Argentine), sans oublier les rébellions de type marxiste-léniniste au Nicaragua (FSLN) et au Salvador (FMLN), etc. Cet élan socialiste révolutionnaire fondamentalement indépendantiste fut dûment combattu par la guerre contre-révolutionnaire dont les États-Unis se vanteront bien vite d’être les maîtres, au nom bien sûr de la préservation des peuples et de leurs institutions. Mais quand la révolution est issue du suffrage universel et des institutions elles-mêmes ? Dans ce cas, il devient bien difficile de maintenir une propagande pseudo démocratique. Et c’est dans ces moments que le vrai visage de l’Oncle Sam apparait vraiment. Notez que les dictateurs d’extrême droite procapitalistes comme Batista, Duvalier où Pinochet ne furent jamais vraiment combattus (contrairement aux expériences socialistes), malgré les généreux principes démocratiques dont les États-Unis se targuent orgueilleusement d’être les représentants. Mais là, je prends un peu trop d’avance, alors revenons un peu en arrière.

      Le Chili est une république indépendante depuis 1826 (soit trois ans après la doctrine Monroe) qui connut une histoire assez comparable à plusieurs pays européens. Comme à peu près tous les pays avoisinants, au début du 20e siècle, le Chili connaissait son lot de problème économique en plus de devoir supporter une oligarchie économique très coriace issue de l’époque de la république parlementaire (1891 à 1925). Le Chili d’avant Allende, quoique n’étant pas le pays le plus pauvre du continent, restait tout de même un pays aux lourdes inégalités économiques. Ce qui devait ouvrir la voie à un fort mouvement socialiste et communiste.

      Le mouvement socialiste au Chili existait déjà depuis bien longtemps (milieu du 19e siècle) quand le Parti Socialiste du Chili (PSC) fût inauguré. Fort de la crise économique de 1929 et de l’éphémère « République Socialiste du Chili » de 1932, celui-ci fut composé de plusieurs mouvements de gauche et fit leur petit bout de chemin ainsi. Quelques années plus tard (1937), le PSC s’allia au Parti Communiste ainsi qu’à divers partis de centre gauche pour former autour du Parti Radical un « Front Populaire » calqué sur ceux que connaissait l’Europe dans ces années. La tactique fonctionna à merveille et cette coalition (rebaptisé « Alliance Démocratique » en 1942) sut s’imposer sur l’arène politique chilienne jusqu’en 1952.

      Médecin de formation, Salvador Allende était l’un des membres fondateurs du PSC et eut une ascension très rapide au sein du parti. Il fut même nommé ministre de la Santé dans le gouvernement Aguirre Cerda (front populaire) en 1939. Il occupa aussi plusieurs autres postes de parlementaire pendant cette période. Ces postes lui ouvrirent la voie vers de plus hautes fonctions dans le PSC et il en deviendra même le secrétaire général en 1943. Après la Deuxième Guerre mondiale, le Parti Radical prit un virage plus à droite et la coalition sociale-démocrate fût prisée, faute de compromis.

      À la suite de cette fin d’alliance, le PSC (allié aux PC, sous le nom de FRENAP) connut un net recul aux élections présidentielles de 1952 (5,2 %). Recul essentiellement dû au populisme social du candidat vainqueur Carlos Ibáñez del Campo. À la suite de cet échec, le PSC prit l’initiative de créer une nouvelle coalition élargie : le Front d’action Populaire (FRAP). Malgré la défaite, la tactique fut couronnée de succès et fit un score honorable de 28,5% à l’élection présidentielle de 1958. Parallèlement à la monté du FRAP, les tensions exacerbées entre les blocs de l’Est et de l’Ouest dans cette première moitié des années soixante, rendirent plus pressant le besoin de stopper l’ascension du socialisme d’Allende en vue des nouvelles élections de 1964. Surtout que depuis la révolution cubaine, les oligopoles liés aux États-Unis commençaient vraiment à se sentir menacés par cette poussée générale du socialisme en Amérique latine. C’est donc dans ce contexte que la droite décida de faire alliance avec les démocrates-chrétiens (3e place aux dernières élections) afin de ravir les éléments modérés de l’électorat du FRAP. Le pari fut tenu, mais à quel prix, car le FRAP ne perdit que de très peu avec son score de 38,6%. Il n’avait peut-être pas gagné l’élection, mais face à une coalition massivement appuyée financièrement par les États-Unis et qui pesait près des 2/3 des votants lors des élections de 1958, leur victoire n’avait rien de bien éclatant. Le pays était donc à toute fin pratique à la veille d’une victoire d’Allende, ce qui ne pouvait être en aucun cas toléré.

      Les élections de 1964 mirent donc au pouvoir Éduardo Frei Montalva, représentant de la démocratie chrétienne. Avec son slogan « La révolution dans la liberté », il se voulait le représentant du centre gauche réformiste. De ce point de vue, il se devait donc d’être à la hauteur des attentes qui on fait battre le FRAP et comme il arrive à peu près toujours qu’une coalition trop large ne puisse satisfaire que très peu de ses membres, car en même temps trop à gauche et trop à droite, elle ne pouvait immanquablement qu’échouer. Cette situation déjà très grave pour la droite, les oligopoles chiliens et les intérêts états-uniens, et ceci malgré tous les compromis qu’ils purent faire en terme de social-démocratie, se devait en plus d’affronter la création d’une nouvelle coalition, encore plus large. Soit l’« Unidad Popular » (UP). Il s’agissait en fait d’une coalition entre le FRAP, les éléments dissidents de la démocratie chrétienne (le MAPU – mouvement d’action populaire) ainsi que des groupes plus modérés, comme de l’action populaire indépendante (API). Le tout soutenu (sur le terrain extra-parlementaire) par l’extrême gauche marxiste-léniniste du MIR (mouvement de gauche révolutionnaire). Cet ultime mouvement de gauche n’était malgré tout pas encore certain de gagner, car eux aussi se devaient de faire face à une très large coalition de droite, appelée « Parti National ». Et dirigé par l’ex-président Jorge Alessandri Rodriguez encore très populaire. Le Parti National, fort de la montée générale de la droite (générée par l’échec des politiques centristes) et de son soutien par les États-Unis, se sentait fin prêt pour le pouvoir. La surprise fut de taille, au jour de ce fameux 4 septembre 1970, quand l’on connut les résultats. Un score très décevant pour la droite (35,3%) ainsi qu’un score étonnamment élevé pour la démocratie chrétienne (28,1%). L’UP de son côté connut un score assez stable, mais tout de même plus faible qu’en 1964, avec 36,6%. C’est ironiquement cette différence qui emmena Allende aux affaires de l’État et non pas la montée stricte de la gauche dans l’opinion chilienne. Donc, bien que décevant, le résultat était quand même là pour confirmer la victoire.

      Ces éléments de hasard de la démocratie, et qui donnent bien souvent l’avantage aux forces conservatrices étaient cette fois inacceptable pour les oligarques chiliens et les intérêts états-uniens qui en découlent. Alors, comme le peuple avait mal voté, les forces de la droite, avec l’aide de la CIA*, mirent en place deux plans afin de rejouer les cartes. Le premier fut une astuce électorale qui obligerait une nouvelle élection présidentielle, où la droite se rallierait à la démocratie chrétienne comme en 1964. Celle-ci ne fonctionna pas, car l’UP et les DC avaient un accord secret de soutien pour éviter l’usage de cette manœuvre malhonnête. La seconde tactique, beaucoup plus brutale, était l’organisation d’un putsch sous couvert d’instabilité politique préalablement mise en place. Le plan, même si officiellement abandonné par la CIA, fut tout de même malhabilement tenté par le général Roberto Viaux et, en plus de provoquer la mort du commandant loyaliste René Schneider, ne fonctionna pas le moins du monde.

      Après que l’élection fut pleinement réalisée, et plus ou moins acceptée par tous, le projet de société socialiste de Salvador Allende pouvait enfin débuter. Celui-ci consistait d’abord en la nationalisation des éléments clefs de l’économie du pays (c’est-à-dire le cuivre, l’industrie agroalimentaire, la compagnie aérienne nationale et l’industrie sylvicultrice). Ensuite, il fallait accélérer les réformes agraires, geler les prix des produits de grande consommation, augmenter les salaires de 40 à 60 % de tous les travailleurs, établissement d’une nouvelle constitution et mise en place d’une seule chambre représentant le peuple. Ces réformes allaient bon train malgré l’affrontement politique entre avec les partis de l’opposition (les DC ont fait un virage à droite entre temps) le tout était strictement en règle avec la constitution chilienne.

      Plus les réformes avançaient, plus les États-Unis et l’opposition étaient inquiets de l’évolution, ou plutôt de la continuité d’Allende (beaucoup mirent de grands espoirs sur la potentielle compromission d’Allende envers ses électeurs), sans compter que celui-ci se rapprochait de plus en plus de Fidel Castro et de Cuba. Parallèlement à cela, la situation politique se radicalisait de manière fulgurante dans la rue, avec une augmentation d’actes terroristes. Ceux-ci étaient souvent liés à des groupes comme le MIR, mais aussi à des groupes d’extrêmes droites, comme « patria y libertad ». En plus de cette tension dans la rue, il fallait gérer une grande quantité d’autres problèmes d’ordre économico-social bien souvent orchestré de l’extérieur par vous savez qui. Au sein même de la coalition, les tensions étaient déjà palpables entre les éléments centristes et socialistes, mais l’assassinat d’Edmundo Pérez Zujovic (DC), le 8 juin 1971 par des activistes d’extrême gauche, provoque un schisme qui renforcera grandement leur opposition. Cet évènement amplifiera grandement le gouffre entre l’opposition et les allendistes dans un pays qui a pourtant grandement besoin de stabilité pour mettre en place ce type de réformes. Autrement, les avancées sociales seraient anéanties par l’inflation (ce qui s’est effectivement survenu par la suite). La situation économique et politique dégénéra vraiment à partir de ce moment et la radicalisation des deux côtés empirera jusqu’à devenir irrécupérable.

      Lors des élections législatives de 1973 (mi-mandat), la polarisation est à son zénith et toute la campagne de l’opposition est fixée sur le renversement d’Allende. Encore une fois, les moyens électoraux pour démettre Allende échouent et peu de temps plus tard, une nouvelle tentative de putsch est évitée de justesse. Conscient de la crise qui traversait le pays, Allende voulut tenter un plébiscite afin d’apaiser les esprits en assoyant sa légitimité populaire. Mais celui-ci ne put arriver à ses fins, car, au lendemain des délibérations qui devaient apporter un semblant de consensus au sein de son propre parti (sur le projet d’apaisement de classe lié au plébiscite), le nouveau commandant en chef de l’armée prit la tête d’un nouveau putsch organisé par les commandants de la Marine et des Forces aériennes.

      La suite est assez connue : aussitôt mis au fait du coup d’État, Salvador Allende refusa l’exil et prit publiquement la parole et dit entre autres « Enfermé en un moment historique, je paierai de ma vie ma loyauté au peuple. Et je vous dis que j’ai la certitude que la semence que nous avons plantée dans la digne conscience de milliers et milliers de Chiliens ne pourra être flétrie éternellement.

      Travailleurs de ma Patrie ! J’ai confiance en le Chili et son destin. D’autres hommes vaincront ce moment gris et amer où la trahison prétend s’imposer. Vous savez toujours que, bien plus tôt qu’attendu, s’ouvriront à nouveau les grandes allées par où passe l’homme libre pour construire un monde meilleur. »

      Peu de temps après ce discours héroïquement sobre pour la situation, Allende fut retrouvé, l’arme toujours à la main, une balle au visage. Celui-ci contrairement à bien des hommes politiques, n’a jamais fui et a affronté son destin en face jusqu’à la fin. Il incarna jusqu’au bout ses convictions et su garder la tête haute face à cet empire si puissant. Empire qui ne tolérait pas que l’on essaie de le priver de sa mainmise sur l’économie. Même si à cette époque au Chili, il était pratiquement surhumain de faire vivre une révolution sociale par la voie démocratique (social-démocratie), Salvador Allende, par sa croyance sincère envers les promesses républicaines, releva tout de même le défi et aurait vraisemblablement réussi si la démocratie n’avait pas été qu’un mot creux de propagande pour ceux qui se prétendent ses défenseurs.

      Retenons les leçons de l’histoire et sachons que lorsqu’on se bat contre la tyrannie, il est plus sage de ne s’attendre à aucune moralité ou faiblesse de sa part. Maintenant, plus de 41 ans plus tard, il est important d’honorer, certes, le souvenir des grands hommes et des grandes causes du monde, mais comme certains l’ont déjà si éloquemment dit « pour toutes les victimes de l’oppression, pas une minute de silence, mais toute une vie de lutte ! »

      Benedikt Arden

      Source : http://www.legrandsoir.info/il-etait-une-fois-le-11-septembre-1973.html

      *Cette astuce électorale est appelée Track One (aussi connu sous le nom de « gambito Frei ») et a pour objectif de faire élire Alessandri par le Congrès. Une fois élu, ce dernier renoncerait à sa charge et de nouvelles élections où la droite soutiendrait alors Eduardo Frei seraient organisées.

      • Les racines du mal:l’impérialisme américain.

        Aujourd’hui, enfonçons des portes ouvertes, mais tentons justement de comprendre pourquoi celles-ci, à force d’être ouvertes, ont fini par être oubliées. Alors voilà, redonnons un bon coup de pied dedans, cela fait du bien, et cela remet les idées en place. La fausse idée d’un impérialisme pacifique parce qu’économique est aujourd’hui répandue dans les esprits et discours actuels. Ainsi, l’impérialisme des Etats-Unis passe pour être parmi les plus modernes, et les plus pacifistes car il se distinguerait d’autres formes d’impérialismes, notamment militaires. Et c’est là notre point, cet aspect économique nous a tellement été jeté à la figure, on en a tellement bouffé, que pour éviter l’indigestion, nous avons préféré oublier la réalité même de cet impérialisme.

        Contrairement à l’attitude de certains Prussiens, de certains Allemands, de certains autres militaristes, l’attitude des Etats-Unis ne peut être impérialiste car elle n’est qu’économique, donc pacifique : c’est ce qu’affirment quelques dévots de l’atlantisme le plus pur. On regrette Molière, un Tartuffe moderne eut été appréciable. On voudrait nous faire croire que l’économie n’a rien de politique, et cette lancinante formule du discours de Washington en 1796 nous montre que cela ne date pas d’hier ! « Le plus possible de commerce, le moins possible de politique ». Commerce et économie sont ipso facto dénués de toutes conséquences politiques, de tout aspect politique. Or toute expansion de puissance, qu’elle soit totalement ou partiellement économique, est un impérialisme. L’impérialisme américain est économique, il n’en reste pas moins un impérialisme.

        Toutefois, celui-ci progresse toujours dissimulé, discrètement camouflé derrière un principe de légitimation. Et ce masque n’est pas ridicule, il est au contraire admirablement complexe et organisé, à grand renfort de concepts juridiques, de slogans, de locutions et de formules. Il faut admirer et saluer cet incroyable artifice, peut-être dans une démarche similaire à celle de Richard Millet. Après celui de Breivik, voici « L’éloge littéraire (plus ou moins) du masque impérialiste ». Les Etats-Unis ont dépassé le stade de la colonisation, celui du rapport peuples civilisés/non civilisés. Ils sont allés bien plus loin que le traditionnel soi-disant devoir d’éduquer au nom de la Civilisation, et, sans surprise, ont établi un nouveau clivage qui réside en cela : débiteurs/créanciers. Mais il faut surtout bien prendre en compte, et c’est abyssal, que ce phénomène n’est pas récent, il remonte à la doctrine de Monroe de 1823. Je n’irais jusqu’à intégrer cette réflexion à la philosophie aristotélicienne, (mais si vous savez, le marbre qui est déjà une statue), mais tout de même, il ne paraît pas absurde de dire que la doctrine de Monroe était déjà virtuellement l’impérialisme actualisé que nous connaissons.

        On ne peut se permettre de retracer ici son évolution, toutefois, résumons ainsi : d’un principe défensif (l’Amérique aux Américains) rejetant l’ingérence européenne, cette doctrine est devenue principe d’hégémonie. D’un principe de non-intervention, on a fini par trouver au sein de ce même principe la justification des interventions américaines dans les affaires d’autres Etats américains, au nom de la légalité (si cela vous rappelle le dernier article sur le Bien et le Totalitarisme, c’est normal), puis dans les affaires d’autres Etats du monde. Ce masque extraordinaire n’est rien de moins, et c’est ici que réside son génie, qu’un cadre doctrinal très vague et vaste, capable de justifier les politiques les plus diamétralement opposées. Et ceci parce qu’il ne faudrait pas perdre de vue que la doctrine de Monroe est une déclaration absolument unilatérale des Etats-Unis. Eux seuls décident de son contenu, et n’accepteront jamais que quiconque leur demande quoique ce soit au nom de cette doctrine. C’est ainsi que l’impérialisme économique est essentiellement politique, et seul un fou oserait arguer le contraire ! En 1919, le débarquement à Cuba visait à garantir… des élections indépendantes. Et plus récemment : la Lybie, et bientôt, peut-être, la Syrie.

        Il était semble-t-il nécessaire, en cette période de flou et d’errements intellectuels, de rappeler que ce n’est pas parce qu’une chose est évidente, qu’il faut l’oublier. Prenons plaisir, ensemble, à ré-enfoncer les portes ouvertes ! Et celle-ci me tenait à cœur.

        Alexandre Guillemot

        Source : http://nouvelarbitre.com/les-racines-du-mallimperialisme-americain/

        • Il a ceci aussi pour enfoncer le clou…

          … merci pour ce petit historique précédant, un condensé factuel à charge contre le libéralisme et la politique politicienne_cette réhabilitation historique aussi

      • Le « corollaire Roosevelt » à la Doctrine de Monroe

        6 décembre 1904 : Theodor Roosevelt, le belliciste américain, ajoute le fameux « corollaire Roosevelt » à la Doctrine de Monroe, proclamée en 1823. Il s’agit d’une interprétation expansionniste de cette Doctrine. Elle complète la précédente batterie de principes agressifs et bellicistes qu’avait énoncé trois ans auparavant « Teddy » Roosevelt, sous le nom de « Doctrine du Big Stick » ou « Doctrine du gros bâton ».

        http://vouloir.hautetfort.com/archive/2010/02/08/sudam.html

      • http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_Monroe

        Le discours de Monroe

        Le 2 décembre 1823, lors de son septième message annuel au Congrès, le président américain républicain James Monroe prononce quelques phrases plus particulièrement destinées aux puissances européennes :

        -- l’Amérique du Nord et du Sud ne sont plus ouvertes à la colonisation ;
        -- toute intervention européenne dans les affaires du continent sera perçue comme une menace pour la sécurité et la paix ;
        -- en contrepartie, les États-Unis n’interviendront jamais dans les affaires européennes.

      • Merci pour les infos.

    • Jean Bricmont maintenant … Sérieux … C’est un des principaux intellectuels dont s’est entouré Soral pour endoctriner les gens et les faire adhérer aux thèses de l’extrême droite …

      • Jean BRICMONT plutôt isolé face au consensus officiel…

        … et en imaginant même que les propos de Sandy soit vrais en cela que Jean BRICMONT travaille pour le clan Soral, rien n’autorise ces amalgames tel ETIENNE alors serait lui-même pro-ALADIN !

        • Je ne fais aucun amalgame, je soupire simplement du fait qu’Etienne fait ici de la pub pour Jean Bricmont.
          Je sais qu’Etienne est profondément de gauche. Et ça me saoule franchement de voir quelqu’un que je considère comme un ami, même si on ne s’est jamais vu, en qui je reconnais des vraies qualités humaines, se faire retourner petit à petit par la clique à Soral.
          Regarde les messages au dessus, ils l’ont déjà retourné au point qu’il en soit à dire que la gauche sont les fascistes.
          Les intellectuels comme Jean Bricmont ou Pierre Hillard sont les pires, car ils ont un discours très éloquent. Tout ce qu’ils disent va dans le sens de nos opinions anti système, et c’est comme cela qu’ils vous accrochent. Et une fois que vous êtes accrochés et que vous gobez tout ce qu’ils disent, c’est là qu’ils vous balancent leurs théories fumeuses sur le complot juif et franc maçon ou autres idées d’extrême droite.

          Après c’est l’oeuf ou la poule, je ne sais pas si ce sont les antifas qui poussent Etienne à se retourner contre la gauche, ou si c’est parce qu’il se retourne petit à petit contre la gauche et qu’il reprend certaines idées de l’extrême droite qu’il se prend au final les antifas sur la gueule, mais toujours est-il prend une mauvaise pente.

          Il connait pourtant la vraie gauche, à travers Friot, Lordon ou encore Lepage et surement d’autres encore. Alors comment peut-il les amalgamer aux personnes comme François Hollande ?
          Je ne comprends pas.

        • Avec un tel plateau, difficile de ne pas passer pour le bon. Même un sosie d’Hitler serait apparu comme plus sympathique.

  10. Mais enfin, sortir de l’UE ne changera rien, voyez tous les pays qui n’en font pas partie et qui souffrent quand-même.

    L’économie non naturalisée a pour objet un domaine que nous avons construit, dont les règles ont été définies par la société. Il n’y a pas plus de mystère en économie que dans un triangle rectangle, d’autant que la comptabilité ne laisse aucune issue. A partir de là, il n’y a qu’un objet qui importe c’est l’entreprise, parce qu’il s’y joue non pas la lutte des classes mais la comptabilité. Non pas la plus-value mais la répartition de la valeur : TOUT le revenu doit être dépensé pour absorber la production, sinon qui le fera ? Les autres, l’Etat… ? Non, personne. Or cette condition sine qua non du capitalisme globalement est une absurdité, d’autant plus que la productivité augmente, cette productivité étant synonyme de baisse des coûts et donc baisse de la masse salariale. Keynes avait déjà vu que cette condition énoncée par Say était difficile à réaliser, son ambiguïté consistant à ne pas dire qu’elle est impossible.

    Je redis que ce système est immoral parce que la valeur de l’argent, la force du capital (Keynes) dépend de la pauvreté ambiante. Il est d’autant plus immoral que l’inflation est basse et que l’argent est rare, ce qui est synonyme de pauvreté.

  11. Nos prétendus « représentants » — les « élus » — nous ont trahis, et nous trahissent encore tous les jours. La prétendue « Union européenne » est un piège politique pour condamner les peuples européens aux travaux forcés à très bas salaires (ça vient).

    IL FAUT SORTIR DE L’UNION EUROPÉENNE,

    ET CE NE SONT PAS LES « ÉLUS » QUI NOUS EN SORTIRONT, PUISQUE CE SONT PRÉCISÉMENT LES « ÉLUS » QUI NOUS Y ENFERMENT.

    Il est urgent de nous entraîner (vraiment) à écrire nous-mêmes la Constitution qui nous manque.

    • Comment le Vénézuéla bolivarien fait baisser le chômage :

      Au Venezuela 4,5 millions d’emplois ont été créés en 15 ans de révolution bolivarienne : le taux de chômage a baissé de 8%, passant de 14,7 % en juillet 1999 à 6,7 % en juillet 2014. C’est ce qu’ont annoncé conjointement le Vice-Président de Planification Ricardo Menéndez et le Président de l’Institut National de la Statistique (INE) Elías Eljuri.

      Pour Menéndez, “malgré la guerre économique et les tentatives de déstabilisation, l’économie vénézuélienne s’est montrée non seulement capable d’absorber la totalité de la population économiquement active entrée dans le monde du travail entre juillet de 1999 et juillet 2014 – soit 3 millions 999 mille personnes. Elle a aussi permis à 533 mille personnes qui se trouvaient au chômage de trouver un emploi. Ce qui totalise une population de 4 millions 532 mille 331 personnes disposant d’un emploi”.

      Le Président de l’Institut National de la Statistique a expliqué ce résultat en rappelant qu’à la différence des pays d’économie néo-libérale qui optent pour des politiques d’austérité, le Vénézuéla a multiplié sur ces quinze années les investissement sociaux et a fait sortir de la pauvreté des millions de vénézuélien(ne)s. Le budget social de l’État qui était de “36 % sous les gouvernements antérieurs est passé à 64% des revenus de la République, soit un bond de 27,9%. Sur 975 milliards de bolivars de revenus publics captés entre 1999 et 2013, 623 milliards ont été investis dans le secteur social, au bénéfice de la population”.

      L’enquête de l’Institut National de la Statistique, menée en juillet 2014 auprès d’un échantillon de 6 mille 605 foyers, confirme également, pour la même période, une augmentation de 10% de l’emploi dans le secteur formel qui devient le secteur dominant, l’emploi dans le secteur informel ayant connu une baisse concomitante de 10 %.

      Autre donnée révélée par cette étude, l’impulsion donnée depuis quinze ans aux politiques éducatives a permis de faire baisser le chômage des jeunes de 13,9 %. Un chiffre que le Ministre Menéndez a comparé avec ceux de pays européens où le chômage des jeunes peut atteindre des niveaux de 20%.
      http://venezuelainfos.files.wordpress.com/2014/09/grafico-desempleo.jpg?w=523&h=366
      Source : http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/09/11/comment-le-venezuela-bolivarien-fait-baisser-le-chomage/

      • Le capitalisme, du fait de sa contradiction fondamentale entre la rémunération du capital et la rémunération du travail, conduit systématiquement à une situation de surproduction : De plus en plus de gens n’ont plus les moyens de se payer les biens et les services qui sont produits tandis que d’autres s’enrichissent de manière démesurée ( et souvent sans travailler ).
        Ca se traduit par des inégalités et du chômage.
        Les bolivariens ( nos cousins sociaux républicains en Amérique du sud ) en réduisant ces inégalités réinjectent de la monnaie dans la consommation et forcément cela recrée de l’activité économique, et donc les entreprises doivent embaucher pour faire face à cette nouvelle demande.
        On a le même problème, dans une moindre mesure, en France.

    • @ Etienne quel dessin démagogique.
      Comme si nos problèmes avaient commencé avec l’euro, ou comme si les pays qui n’ont pas l’euro, en Europe ou dans le reste du monde, n’avaient pas exactement les mêmes problèmes que nous …

  12. Constituer des groupes, parler, discuter….. le déclic est long à venir pour une majorité qui écoute TF1 et se plie…
    Seul une poignée participera….

    Concernant les supermarchés : il faudrait tout simplement les supprimer et dejà ne plus y aller. Créer des groupes de consom’acteurs qui vont rechercher des producteurs locaux, bio, voire epargner pour aider un producteur à s’installer…

    …. bcp s’en fichent de ce qu’ils mettent dans leurs assiettes et preferent pousser le caddie, tellement plus facile…
    Et là, y a vraiment un gros pouvoir dans nos mains, en n’allant plus remplir ces caddies. Acheter aux producteurs francais locaux, bio, aider un paysan à s’installer, solidarité, ….
    La paysannerie va disparaitre si prise de conscience pas suffisante …

    • Ce genre de réaction est typiquement celle qui ne faut pas avoir. Il ne faut pas tout rejeter en bloc.
      Les supermarchés sont quand même extrêmement pratiques.
      Il doit bien y avoir un moyen d’équilibrer les relations économiques entre producteurs et distributeurs, et un moyen de promouvoir une agriculture saine sans pour autant perdre l’avantage et le côté pratique pour les gens de la grande distribution.
      Si on cassait les monopoles et interdisions les grands groupes, cela serait déjà un bon moyen de réduire les déséquilibres.
      Mais bon je ne me suis pas assez intéressé au domaine pour avoir des solutions à proposer malheureusement.

      • Des solutions alternatives existent, solutions de type épicerie autogérée, groupement d’achat, les GASE, les magasins de regroupement de producteurs, … . Il faut juste s’y interesser un peu….

        D’autre part, celui qui ne connait pas le monde paysan de l’intérieur (sans parler des céréaliers) et les conditions de vente aupres des coopératives / de la grande distribution ne se doute pas de la rapacité de ces derniers;

        Bref le direct, le local est bien plus profitable à tous. Il suffit de le vouloir.

      • Donc si je lis la fin, tu n’y connais rien ; alors pourquoi au début dézinguer l’autre ?

  13. Petite info. En Suède, à quatre jours des élections législatives, régionales et locales, une célèbre émission de reportages d´investigation sur la chaine publique vient de diffuser un épisode bien critique sur le NAIRU, à une heure de grande écoute. Ils montrent comment les deux principaux partis (Les Modérés, droite officielle et les Sociaux-démocrates) ne cessent de promettre le plein emploi mais ne remettent aucunement en cause la politique de la banque centrale, qui est de combattre l´inflation en maintenant un taux de chomage « naturel ». Ca fait plaisir à voir, mais on est pas prets de voir Pujadas nous sortir la même chose.

  14. Dette: Si la dette augmente lorsque les dépenses sont supérieures aux revenus de l’état, éventuellement, l’intérêt à lui seul fini par devenir si lourd qu’il commence à devenir un facteur qui contribue à creuser les déficits (outre le rapport service public vs fiscalité) qui augmente la dette.

    Monnaie Locale: J’ai trouvé surprenant (suspect) que certaines monnaies locales soit « légales », et si je comprends bien, il ne s’agit pas de l’équivalent de la monnaie locale de Worgl qui fut interdite par la Banque Centrale d’Autriche dans les années 1930, car elles ne peuvent être créé comme l’était la monnaie de Worgl(à moins que je me trompe), ont doit changer des Euros pour en obtenir. Si l’usage d’un mot comme démocratie pour désigner ce qui n’est pas une démocratie peut rendre difficile de savoir ce qu’est une démocratie au sens antérieur, j’espère que l’utilisation de l’expression « monnaie locale » pour désigner ce qui n’est pas comme la monnaie de Worgl n’occultera pas le concept d’une monnaie locale réelement créée/émise localement.

  15. http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/marc-roche-goldman-sachs-n-est-pas-une-mafia-elle-a-pouvoir-295882.html

    Si Goldman-Sachs a seulement trop de pouvoir, pourquoi en ce cas le politique laisse faire et n’agit pas justement dans un meilleur contrôle voire une déontologie et des règles plus strictes ?…

    Il est clair que le monde politique et celui de la Finance on tout intérêt et bien trop d’intérêts pour aller en ce sens… comme je vois mal un correspondant du Monde à Londres être suffisamment crédible quand il ne critique que les Banques et leurs dysfonctionnements, parler de ces choses le plus librement du monde tout en ayant les coudés franche des Médias qui appartiennent à ces mêmes banques ^^

  16. Je ne sais pas si ça suit la réflexion précédente, mais parfois je me demande si ce n’est pas un piège (des oligarques) de nous faire montrer du doigt les multinationales et les banquiers, puisque, si tout ce beau monde peut commettre des abus, c’est bien parce que nos soit disant sauveurs-défenseurs-chefs-gouverneurs les laissent faire… VOIRE préparent et entretiennent le cadre qui permet et rend légitime ces abus. Ce qu’il y a de pratique aussi, de tout mettre sur le dos des financiers, c’est que soit on ne les connait pas, soit ils sont inaccessibles, difficile donc dans ces cas là d’aller leur demander des comptes…

    • On le voit bien avec l’UE. Nos politiciens au niveau national nous expliquent très souvent que ce n’est pas leur faute, que cela vient de l’UE, ou encore que promis juré ils vont aller défendre les intérêts des français et changer les traités européens, mais c’est de la communication.
      Dans les faits ils partagent très clairement les mêmes volontés que les financiers et patrons de multinationales / banques, et nombre de leurs politiques servent leurs intérêts. Cela tient à plusieurs raisons, on peut effectivement croire qu’ils ont été achetés, ou encore que leurs carrières sont financées par ces gens, et qu’ils sont surtout des défenseurs de syndicats d’intérêts plus que des représentants du peuple.
      Mais il ne faut pas non plus minimiser l’impact des idéologies, et surtout le monopole de ces oligarques sur les aspects techniques, notamment à travers les administrations.
      Pour construire le système monétaire européen les politiciens de tout bord ont obligatoirement du écouter les conseils de banquiers et de membres du FMI.

      Donc au niveau politique et économique, c’est vraiment toute une oligarchie et au niveau social une vraie classe sociale ( la haute bourgeoisie ) qui partagent la même idéologie et défendent consciemment ou non les mêmes intérêts. Ces gens ont naturellement des partis politiques à eux, l’UMP et ils dominent de plus en plus le PS, ils ont acheté les médias pour contrôler les opinions, les idées. Ils ont aussi investit toutes les institutions.

      L’ascenseur social étant principalement la cooptation en France, cela n’aide pas non plus.
      Tu sais quel est la principale activité des riches ? Rencontrer des gens pour nouer des relations et garnir leurs carnets d’adresse.
      La principale activité des pauvres ? Travailler. Pas le temps de soigner leurs carnets d’adresse.
      Du coup tu comprends rien qu’avec ça pourquoi on perd.

  17. Sam | 13 septembre 2014 at 09:53 |

    Alors il faudrait peut-être un peu plus creusé le sujet avant de venir dénigrer…
    Je n’ai pas détaillé ici ce que j’observe tous les jours, dans la mesure où, pour ne pas polluer le débat en message trop long sur un hors sujet, je ne faisais que poser la question de savoir « pourquoi on ne pouvait pas en parler »… Un peu de bon sens vous aiderait sans doute dans votre analyse.
    Alors je parle de soupe grisâtre qui cache le soleil car c’est effectivement ce qui est vu et observé par tous dans le nord est, et c’est effectivement assez épais pour ne plus voir le soleil… Bien sûr qu’il y a la théorie de la condensation, mais alors qu’on m’explique quelques petites choses :
    -- je n’habite pas près d’un aéroport, et j’ai depuis cette année beaucoup d’avions (non commerciaux) qui passent, font des allers et retours et se croisent… Je répète pour que ce soit bien clair : ils font des allers et retour et se croisent, parfois durant toute une matinée, et ils reprennent l’après-midi, puis le soir. Et pour vous donner une idée visuelle de ce que ça donne, ça ressemble à la photo de cet article : http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/10/01/2245544_geoingenierie-epandages-aeriens-naturels-et-chimiques-rechauffement-climatique-ou-en-sommes-nous-aujourd-hui.html. Alors, quels types d’avions ont pour mission de faire de tels trajets ? Il est évident qu’un avion commercial ou qui transporte des passagers ne va pas s’amuser à faire ce genre de trajectoire. Donc je repose la question : lesquels ? Et dans quel but ?
    -- j’observe par ailleurs des avions à la même altitude qui ne répandent aucune trace derrière eux…
    -- le temps est devenu très prévisible, deux jours de ciel bleu clair avec nuages, deux jours gris, 5ème jour pluie, et ceci ne cesse de se répéter depuis le mois de mai
    -- la géo ingénierie est un domaine de recherche qui existe depuis une trentaine d’année, des masters ont même été crées, mais j’imagine qu’il ne se passe strictement rien dans ce domaine et que tout le monde est payé à regarder les mouches voler…
    -- que font les associations comme la ACSEIPICA ou ciel voilé ? ou encore le député Joël Giraud ? Vous croyez que c’est par plaisir ou parce qu’ils s’emmerdent qu’ils enquêtent sur ce sujet et exigent des explications de la part des élus ? comment se fait-il que même les Bourguignon, spécialisés dans l’analyse des sols, parlent aussi de ces épandages ? Qu’arrivent-ils donc à toutes ces personnes ? Ont-elles toutes décidées de griller définitivement leur réputation et leur carrière -- en prenant le risque de passer pour des conspirationnistes -- ou trouvent-elles que le sujet est si préoccupant qu’il vaut tout de même mieux en parler ?

    A côté de cela, j’ai téléchargé un maximum de documentation scientifique sur le climat et comptais me plonger dedans dès que j’en aurai le temps.

    Par ailleurs, et parce qu’il est extrêmement désagréable de se faire traiter de conspirationniste quand tous les jours on observe ces épandages, sachez que je préférerais largement faire encore partie de ces personnes qui peuvent balayer ce sujet d’un revers de main, mais voyez-vous, je me sens légèrement responsable pour les gamins qui grandissent là-dedans et j’aimerais avoir des explications claires sur ce qui se passe. Par ailleurs donc, je peux vous envoyer toutes les photos que j’ai prises depuis Mai si vous m’indiquez une adresse, et je vous invite aussi, si vous passez dans la région, à me rencontrer pour vous montrer en direct ce qui se passe au-dessus de chez moi. Je ne cherche qu’à comprendre et je préfèrerais largement avoir des explications claires à ce sujet, qui collent bien évidemment à la réalité que j’observe au-dessus de chez moi et non à ce qu’il est de bon ton de penser.

    Maintenant, que ce sujet ne nous fasse pas avancer dans notre cause, et qu’il faille se concentrer sur la tâche démocratique… C’est ce que je fais en dehors d’internet. J’essaie de ne pas faire de hors sujet en général sur ce blog, mais comme je trouvais étrange la réaction d’Etienne, juste à propos d’une phrase d’Effab, je voulais connaître ses motivations quant à son exigence d’un silence sur cette affaire, rien de plus.

    • J’ajouterais à tes propos, OLI, que certains internautes vont jusqu’à dire que la dissidence qui ne parle pas des Chemtrails n’est pas crédible et pourrait bien ne pas travailler pour le bien commun… je n’invente rien mais lui (ETIENNE) qui n’y croyait pas quand j’ai découvert ce blog, et qui n’y croit peut-être toujours pas, a peut-être une bonne raison aussi de ne pas amalgamer toutes les Causes sous peine d’être attaqué sous tous les fronts ou que le public n’associe, tout simplement, son nom à cette artillerie lourde du Conspirationnisme qui peut faire sourire encore tant de monde au contraire du déni Constitutionnel qui commence à se répandre peu à peu dans l’opinion… c’est là un point discutable mais les choses sont déjà suffisamment complexes pour bien y réfléchir ou en avoir seulement conscience, après, chacun est libre d’agir à sa guise, en volonté ou dérapage.

      • Oui, je me suis posé aussi la question à propos de la fiabilité de ce blog, étant donné que le sujet n’y était pas évoqué. Aux EU ils se débattent avec ça depuis plusieurs années déjà.
        Sinon, je comprends cette volonté de restreindre les sujets afin de ne pas avoir à faire face à toutes les accusations, sur tous les terrains, c’est un choix, que je n’ai pas fait et que je ne souhaite pas faire, n’ayant pas envie de me plier à la volonté et aux désirs des accusateurs, qui soit ont des intérêts cachés à défendre à travers leur accusation, soit accusent par ignorance. Ces deux postures ne me semblent pas valoir que je me taise ou que je me mette comme nombre de nos élus à cacher la vérité. Mais comme je le répète, c’est un choix personnel, qui n’engage que moi.

        Sinon, je pense que d’une manière générale, dans cette société, il serait bon de réhabiliter le droit de poser des questions, le droit de se tromper, le droit de se questionner, le droit d’avoir l’air bête ou con, le droit d’apprendre, car au jeu de celui qui a une réputation sans tâche et qui dit toujours ce qu’il faut ou qui a toujours fréquenté qui il faut, certains ont les moyens financiers de se vêtir de beaux costumes blancs, de cacher leur passé et de payer d’autres personnes pour leur écrire de belles paroles. Et nous autres, nous nous devons de toujours avancer sans jamais commettre le moindre faux pas, et en faisant toujours les bons choix, ce qui est bien évidemment impossible… C’est cela à mon sens que les accusateurs doivent comprendre.

        • @ Oli | 13 septembre 2014 at 15:35

          Ce plaisir de te lire, l’ami… sans cirage aucun, n’en déplaise aux mauvaises langues, oui, ce droit de dire ce qu’on pense, en toute chaleur, en toute amitié, aussi virtuelle soit-elle, quitte à passer pour ce qu’on n’est pas, moi qui ne suis même pas sûr de bien savoir que je suis par-delà le temps et l’espace, ce temps relatif et cet espace infini et néanmoins contenu dans le plus petit dénominateur quantique : la Conscience
          Au plaisir…

          Un merveilleux petit film que je viens de regarder tout à l’heure en mangeant une salade composée des fruits de notre jardin : tomates (Coeurs de Boeuf, Noires de Crimé qui en fait est verte et jaune, savoureuses…), concombre, haricots verts… avec en intrus de la feta du magasin mais nous prévoyons sérieusement deux trois chèvres, pour le lait, le fromage, les ronces et les le nettoyage des sous-bois… je disais donc un merveilleux petit film et des réparties de GABIN truculentes, libertaires, anarchistes…

          http://www.youtube.com/watch?v=ivY_g3Ez0-I

          Bien du plaisir

      • Ecoutez, tout le monde veut voir midi à sa porte, du coup si les gens ne partagent pas leurs opinions c’est qu’ils ne sont pas crédibles, manipulés ou encore qu’ils oeuvrent pour les vilains, peu importe comment ils les nomment.

        Mais plus particulièrement ici c’est aussi tout simplement la manifestation de l’extrême paranoïa qui accompagne l’extrême crédulité qui pousse les gens à croire à des théories conspirationnistes.

    • Oli,

      il aurait fallu répondre dans le même fil, parce que là, à part les trois péleaux qui causaient, le lecteurs perdent l’historique, sauf à vite se démener. Je ne t’en veux pas mais songe que ce détail technique a son importance.

      Je ne prétends évidemment pas tout savoir sur tout, au contraire, j’ai assez dit par ailleurs que je ne prétends maîtriser un peu que des choses qui prennent un temps fou à étudier, en partie sans grande aide. Sinon j’ai surtout dit deux choses : que j’attend(ais) encore des explications un peu détaillées et censées (je vais regarder celles-là) ; que j’ai le curieux sentiment que l’immense majorité de ceux qui parlent de ce sujet là n’ont à peu près rien suivi du volet critique du dossier climatique, ce qui me paraît être un malheureux hasard, voire aussi qu’ici on a un dossier qui semble bel et bien servir également, de fait, de distraction par rapport à un autre. J’espère au moins que tu comprendras que j’accorde de l’importance à cet aspect-là de la question.

      Inutile de dire qu’au premier abord la géoingénierie en question vise à compenser un supposé déséquilibre radiatif sur la base de la simple « théorie de la condensation », ce qui laisse à craindre évidemment que tout une recherche et surtout un tas de travaux pratiques dont nous serions tous les cobayes se soient développés depuis des lustres. Mais vu sous cet angle, il n’y a aucune légitimité particulière à greffer là-dessus la problématique spécifique des « chemtrails » sinon l’hypothèse (à étudier sans rien écarter d’un revers de main) que l’on ait saisi l’occasion de cette relativement vaste dépense déjà assumé par nous les bœufs qui cotisent, pour coller dans ces contrails relevant de la géoingénierie des saletés non déclarées ayant d’autres finalités en vue.

      Bref, je n’ai évidemment pas a prétention de croire que je peux deviner les choses, mai l’un dans l’autre je disais surtout que cette approche là de votre combat a aussi certaine fâcheuse tendance à faire de l’ombre au « mien »…

      Faut-il le dire ? Le mot important dans la formule « conspirationnisme débile » était le second… Car quoi de plus bénin et de plus normal que le premier aux yeux d’un être libre qui s’autorise toute pensée radicale ? Bref, tachons déjà d’éviter les principaux malentendus, et on verra pour la suite (en ce qui me concerne je pars pour quelques semaines d’activités qui devraient me tenir loin d’ici et sans doute encore plus loin de ce sujet). A+ donc.

      • Sam,

        Je pense aussi qu’il y a beaucoup de désinformation à ce sujet et que celui-ci est instrumentalisé, comme tous les autres, et l’effet qui s’en suit et qu’il est difficile de connaître le fin mot de l’histoire. De mon côté, je ne fais que partir de ce que j’observe, j’ai suivi l’histoire de la théorie du réchauffement que vous évoquez, la prochaine étape est de creuser dans la docu scientifique pour comprendre le fonctionnement du climat.
        Je comprends aussi que cette cause (l’environnement au sens large, terme que je n’affectionne d’ailleurs pas le moins du monde, car avec celui-ci on parle moins de nature) soit instrumentalisée et fasse perdre du temps si on s’y enfonce SANS la réflexion démocratique à côté. En fait, j’ai tendance à prendre ce sujet (avec ceux qui en parlent bien sûr) comme une belle occasion de faire le constat de notre impuissance politique, et d’embrayer ensuite sur le manque de démocratie réelle…

      • @ Oli | 13 septembre 2014 at 15:35

        « En fait, j’ai tendance à prendre ce sujet (avec ceux qui en parlent bien sûr) comme une belle occasion de faire le constat de notre impuissance politique, et d’embrayer ensuite sur le manque de démocratie réelle… »

        Car il est un fait : il se passe bien des choses au-dessus de nos têtes et si les médias commencent à parler de géoingénierie, c’est bien parce que d’autres, eux, parlent déjà depuis quelques temps de Chemtrails et de taux excédentaire d’aluminium dans la terre… Désolé, ETIENNE, les voies (x) de l’iségoria sont impénétrables ^^

        Serviteur ! (et non ce lèche-botte : j’ai la vergogne tenace)

  18. « IL NE FAUT PAS REMBOURSER LA DETTE PUBLIQUE.
    Si on fait ça (si des traîtres font ça !), on va sombrer dans un chômage généralisé. »

    A ce titre, j’aimerais pointer du doigt le programme du front national qui a repris les idées d’AJH, dont on avait débattu sur l’ancien forum, au moment où il avait produit des graphiques qui illustraient par projection la dette de la France si nous n’avions payé aucun intérêt, bref si nous en étions restés à un système où l’état pouvait emprunter directement à la banque de France, plutôt que d’obliger l’état à emprunter sur des marchés internationaux de la dette publique nouvellement créés.

    AJH avait imaginé un système où en remboursant une partie de la dette chaque année par un emprunt gratuit auprès de la banque de france, cela permettrait de rembourser la dette publique en 25 ou 30 ans. ( Ou plutôt de monétiser la dette avec de la monnaie centrale ).

    Le FN a repris intégralement l’idée, cette idée faisant partie de leurs arguments pour la sortie de l’Euro.

    Ils reprennent exactement le même discours sur les banksters, l’UE, et la nécessité pour les citoyens de reprendre le contrôle sur la monnaie, et en l’occurrence ici sur la création monétaire.

    Mais utiliser la création monétaire pour rembourser la dette publique, cela n’empêche en rien qu’au final, ce sont les citoyens qui vont payer cette dette publique, car même si elle n’est pas remboursée, elle aurait pu servir à financer autre chose.

    On voit donc bien ici comment une idée peut vite être détournée de son but.

    Si dans l’esprit de ceux qui dénoncent cette privatisation de la création monétaire au départ, l’idée qui allait de soit avec la dénonciation de l’arnaque de la dette publique c’est qu’il fallait refuser de la rembourser.

    Le FN ici détourne l’idée pour afficher une position anti système, anti banksters, voir anti capitaliste, alors qu’en réalité en réfléchissant bien, le FN ne compte pas demander le moindre centime aux banques et aux financiers, il compte au contraire avec l’argent des citoyens les rembourser totalement.
    Si vous dénoncez une arnaque, est-ce que votre solution consiste à dire aux gens de continuer à payer les arnaqueurs ? N’est ce pas plutôt de reprendre ce que les arnaqueurs ont volé et de le restituer à ceux qui se sont fait arnaqués ?

    Mais au delà de ça, cette partie du programme du FN illustre bien la grosse arnaque de la plupart des partisans de la sortie de l’Euro ou de l’UE, le FN a aucun endroit ne propose quoi que ce soit pour faire payer les capitalistes en général et les financiers en particulier, ils n’engagent d’aucune manière le rapport de force, rien.

  19. « CRÉATION MONÉTAIRE »
    L’analyse de Sandy implique une définition préalable de la « création monétaire ».

    Pour moi, jusqu’à preuve du contraire , les banques ne créent pas la monnaie, seulement des créances, et la monnaie émane des seuls pouvoirs publics ; c’est-à-dire de l’État, même quand celui-ci fait semblant de croire que les banques « créent de la monnaie » (alors que les titres de créance émis par les banques ne sont acceptés que parce qu’ils bénéficient de la garantie de l’État).

    La monnaie serait alors surtout un moyen public de redistribution des richesses et accessoirement, à l’égard des particuliers seulement, un moyen de conservation et d’échange de la valeur. La « monnaie créée par les banques » n’est rien d’autre que les titres de créance émis par celles-ci et garantis par l’État.

    Des questions comme l’inflation et le remboursement de la dette prennent alors un sens très différent.

    Je reconnais que ce qui précède traduit une croyance personnelle que je ne suis pas en mesure de justifier par de vrais arguments techniques.

    Mais comme on le sait au moins depuis Thomas Piketty (« Le Capital au XXIème siècle », l’économie n’est pas une science : tout au plus une science sociale méritant d’être enseignée comme autrefois dans les facultés de droit (sous l’appellation « économie politique », qui décrivait bien son vrai rôle dans l’État) et non dans de pompeuses écoles à prétentions mathématiques. JR

  20. « CRÉATION MONÉTAQIRE » (suite)

    Je reconnais aussi qu »au stade où nous en sommes de la mondialisation peu d’États nationaux sont en mesure d’exercer un vrai pouvoir de redistribution, ce qui signifie qu’ils ont perdu leur souveraineté monétaire. Seuls la Corée du Nord (quasi-autarcie) et les ÉUA (hyperpuissance militaire et financière) sont en situation de redistribuer leurs richesses nationales un peu comme ils le veulent.

    La récupération de la souveraineté monétaire des autres États passent par la régulation mondiale des banques, premièrement par la régulation européenne. Sous cet angle, la sortie de la zone euro et à plus forte raison de l’UE serait une folie. Au contraire, i faut renforcer et démocratiser l’UE si l »on veut que nos pays pèsent au niveau mondial. JR

    • « La récupération de la souveraineté monétaire des autres États passe par la régulation mondiale des banques etc »

      Pour entendre, j’aurais besoin d’arguments solides.

    • « Sous cet angle…

      « Je reconnais aussi qu’au stade où nous en sommes de la mondialisation peu d’États nationaux sont en mesure d’exercer un vrai pouvoir de redistribution, ce qui signifie qu’ils ont perdu leur souveraineté monétaire. Seuls la Corée du Nord (quasi-autarcie) et les ÉUA (hyperpuissance militaire et financière) sont en situation de redistribuer leurs richesses nationales un peu comme ils le veulent. »

      « La récupération de la souveraineté monétaire des autres États passent par la régulation mondiale des banques, premièrement par la régulation européenne. Sous cet angle, la sortie de la zone euro et à plus forte raison de l’UE serait une folie. Au contraire, i[l] faut renforcer et démocratiser l’UE si l »on veut que nos pays pèsent au niveau mondial. »

      Jacques, vous qui venez de reconnaître (dans votre message précédent) quelques limites à votre capacité d’analyse technique, vous savez qu’il est probablement fort déraisonnable de vous laisser aller à lancer des synthèses et des conclusions d’une telle portée.

      On peut songer à apprécier la capacité des USA à faire de la redistribution interne dans le fait que 46 millions des citoyens et autres habitants (leurs enfants) de ce pays ont perdu leurs maisons et sont à la soupe populaire depuis 2008.

      Il y a en particulier une erreur technique courante qui consiste à ignorer que la législation étasunienne interdit depuis 1978 (prise d’effet en janvier 1979) à la Fed d’acheter des bons du Trésor sur le « marché primaire ». Autrement dit le fait que, comme chez nous, l’État ne peut emprunter qu’aux banques, lesquelles empruntent à moindre taux à la Fed et peuvent également et surtout, selon les circonstances, faire du chantage à l’emprunteur.

      Cette erreur est de celles qui permet de ne jamais entrer vraiment dans l’analyse du gouffre qui existe entre un État souverain et un État réduit à l’état de proie d’un système impérial.

      Concernant votre sentence sur l’euro, je vois deux énormes idioties dans l’analyse sous-jacente :

      -- la première consiste à ne pas comprendre qu’une monnaie unique ne peut pas tenir hors du cadre d’un État, tout simplement parce qu’elle rend nécessaire une énorme redistribution, permanente, entre régions (ou États fédérés), laquelle énorme redistribution ne sera jamais établie, a fortiri jamais pérennisée, dans un cadre confédéral. Or vous savez bien que l’UE est à des années lumières d’un État fédéral et que la mutation vers le fédéralisme véritable, que l’on rend indispensable en créant et en maintenant à tout prix l’euro, a toutes les chance de n’advenir que lorsque, pour reprendre le mot de Keynes, « nous serons tous morts » ;

      -- à défaut d’une régulation mondiale des banques qui n’adviendra que plus tard encore (le jour où on aura un parlementarisme mondial), il existe des moyens techniques extrêmement simples, pour un pays, de se protéger intégralement des « marché financiers », « paradis fiscaux » et tutti. A commencer par le contrôle des changes. Or sans être bien calé en technique monétaire, on devrait pouvoir avoir désormais assez lu de textes de vulgarisation pour comprendre que tous ces mécanismes ont été rendus illégaux dans le cadre de l’UE. Inutile de vous parler de l’unanimité requise pour modifier les traités. Etc.

      Bref, dans les deux cas vous inversez totalement la réponse comme la question.

  21. Vers une société de «jobs à la con» ?

    Source : http://www.liberation.fr/societe/2013/08/28/y-a-t-il-un-phenomene-des-jobs-a-la-con_927711

    Le pamphlet d’un anthropologue américain dénonçant la bureaucratisation de l’économie et la multiplication des emplois inutiles, baptisés «bullshit jobs», a lancé une polémique.

    Avez vous un «job à la con» ? Si vous avez le temps de lire cet article devant votre ordinateur au boulot, la réponse est probablement oui. Et à en croire la viralité (1) du pamphlet consacré aux «bullshit jobs» (en VO) signé David Graeber, anthropologue à la London School of Economics et une des figures du mouvement Occupy Wall Street, vous n’êtes pas pas le seul.

    Dans un court essai (2) publié dans le magazine de la gauche radicale britannique Strike ! le 17 août, l’universitaire, qui n’aime pas qu’on le définisse comme anarchiste, décrit ce qu’il a baptisé le «phénomène des jobs à la con». Soit, selon lui, l’aliénation de la vaste majorité des travailleurs de bureau, amenés à dédier leur vie à des tâches inutiles et vides de sens, tout en ayant pleinement conscience de la superficialité de leur contribution à la société.
    «Tout un tas d’emplois inutiles»

    En introduction, David Graeber cite Keynes, qui, en 1930, prédisait que les avancées technologiques permettraient d’ici la fin du XXe siècle de réduire le temps de travail hebdomadaire à 15 heures par semaine. Pourtant, si la robotisation du travail a bien eu lieu dans de nombreux secteurs, «la technologie a été manipulée pour trouver des moyens de nous faire travailler plus», énonce Graeber. «Pour y arriver, des emplois ont dû être créés et qui sont par définition, inutiles», explique-t-il, donnant en exemple «le gonflement, non seulement des industries de service, mais aussi du secteur administratif, jusqu’à la création de nouvelles industries comme les services financiers, le télémarketing, ou la croissance sans précédent de secteurs comme le droit des affaires, les administrations, ressources humaines ou encore relations publiques». Et Graeber de conclure : «C’est comme si quelqu’un inventait tout un tas d’emplois inutiles pour continuer à nous faire travailler.»

    Comment définir un emploi inutile ? Provocateur, Graeber propose la méthode empirique suivante : imaginer ce que serait le monde sans «les jobs à la con». «Dites ce que vous voulez à propos des infirmières, éboueurs ou mécaniciens, mais si ils venaient à disparaître dans un nuage de fumée, les conséquences seraient immédiates et catastrophiques, écrit-il. Un monde sans profs ou dockers serait bien vite en difficulté, et même un monde sans auteur de science-fiction ou musicien de ska serait clairement un monde moins intéressant. En revanche, il n’est pas sûr que le monde souffrirait de la disparition des directeurs généraux d’entreprises, lobbyistes, assistants en relation presse, télémarketeurs, huissiers de justice ou consultants légaux. Beaucoup soupçonnent même que la vie s’améliorerait grandement.»
    Tâches absconses

    Dans le monde occidental, «les métiers productifs ont été automatisés» poursuit-il, alors qu’aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, en un siècle, «les emplois en tant que professionnels, clercs, managers, vendeurs et employés de l’industrie de service ont triplé, passant de un quart à trois quarts des employés totaux». L’anthropologue remarque par ailleurs l’existence d’un corollaire paradoxal : plus un travail est utile à la société et moins il est payé. Et bien souvent déconsidéré, même si Graeber reconnaît quelques exceptions, comme les médecins. Pendant ce temps-là, un nombre toujours plus important de «gratte-papiers» travaillent entre 40 et 50 heures par semaine à des tâches absconses, qu’ils accomplissent souvent dans les 15 heures prédites par Keynes, passant «le reste de leur temps à organiser ou aller à des séminaires de motivation, mettre à jour leur profil Facebook ou télécharger des séries télévisées». L’auteur conclut que le néolibéralisme en est paradoxalement arrivé au même point que les systèmes soviétiques de la deuxième moitié du XXe siècle, c’est à dire à employer un très grand nombre de personnes à ne rien faire. Une aberration à l’encontre des principes du capitalisme, et d’autant plus incompréhensible compte tenu de l’important nombre de chômeurs dans les pays industrialisés.

    The Economist, journal libéral par définition, n’a pas attendu pour répondre à Graeber à travers une note de blog. Le magazine y défend les emplois administratifs et managériaux en mettant en avant la nature «progressivement complexifiée» de l’économie mondiale moderne. «Les biens qui sont produits sont plus complexes, la chaîne de fabrication utilisée pour les produire est plus complexe, le système qui consiste à les marketer, les vendre et les distribuer est plus complexe, les moyens de financement de tout ce système sont plus complexes, et ainsi de suite. Cette complexité est ce qui fait notre richesse. Mais c’est extrêmement douloureux à manager.»
    Modes de vie anxiogènes, ultracontrôlés et aseptisés

    Sur Slate.fr, le journaliste Jean-Laurent Cassely pousse l’analyse de Graeber un peu plus loin, énumérant les symptômes des «bullshit jobs» dans la société, du «syndrome de la chambre d’hôte» à ses infinies représentations dans la pop culture, du film Fight Club à la série télé The Office, en passant par l’œuvre de Michel Houellebecq. Il cite aussi la politologue Béatrice Hibou, directrice de recherche au CNRS et auteur de La bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale (Editions La Découverte). Selon elle, l’émergence des «jobs à la con» va de pair avec les modes de vie anxiogènes, ultracontrôlés et aseptisés, adoptés par le monde occidental. «Contrairement à une vision un peu critique de gauche qui dit que c’est de la faute du grand capital, en fait, nous sommes tous bureaucrates. Parce qu’au nom de la sécurité, du principe de précaution, de la facilité de la vie, on promeut cette extension de l’usage de la norme.»

    Une chose est sûre : le succès de l’article de David Graeber, partagé frénétiquement sur les réseaux sociaux bien au-delà du cercle des universitaires ou des anarchistes et spontanément traduit dans de multiples langues par des blogueurs enthousiastes, témoigne ainsi de la validité d’une partie de sa théorie. Les ronds-de-cuir ont décidément beaucoup de temps libre devant leur ordinateur de bureau…

    Source : http://www.liberation.fr/societe/2013/08/28/y-a-t-il-un-phenomene-des-jobs-a-la-con_927711

    • Je vais pousser le bouchon au delà de ce qui peut paraître raisonnable.
      Mais suis convaincue, ou cinglée 😉

      Pour faire bref :

      La vie, c’est
      recevoir/rendre (type respiration)
      prendre (type cueillette)
      engranger (type culture, industrie)
      distribuer (type don, partage)

      Acheter et vendre, c’est hors du champ de la biologie, c’est un choix organisationnel justifié par la défiance, la peur de bosser ou donner plus que l’autre, entre autres, et ce choix (millénaire donc perçu inéluctable) n’est pas nécessaire.
      D’autres civilisations démarraient, que nous avons assassinées, qui n’avaient pas opéré ce choix.

      L’humain se plante dans les grandes largeurs.
      (Et s’extraire de ce piège psychanalytique sera coton)

      Partant de là, il entre dans toutes sortes de mécanismes pervers.

      En particulier, et c’est ici que je réponds, tous ces jobs auxquels l’individu est assigné mais qui sont inutiles.

      Ça pourra paraître excessif, mais banquier ou assureur sont des métiers inutiles, car il ne participent pas au bien commun, mais ne servent qu’à gérer notre incohérence (l’égoïsme entre autres)
      Et tout job qui pyramidalement dépend de ces deux là est lui même ipso facto inutile, n’apparaît utile que dans la trame artificielle de l’organisation humaine, qui crée une réalité, une réalité qui serait différente si voici quelques milliers d’années autour de la méditerranée avait été pris un autre tournant.

      L’inutile, si ça se trouve, est majoritaire.
      Terrible conséquence, il débouche sur l’esclavage,
      l’esclavage d’esclaves improductifs.
      Perdre sa vie à la gagner en la consacrant sous chantage à la gestion de l’incohérence humaine n’est pas franchement un triomphe civilisationnel.

      Nous pourrons obtenir la démocratie, nous réapproprier la monnaie, plein de choses géniales, mais si nous ne réparons pas cette cause des causes inscrite au fond des âges qui est le contractuel comptable méfiant boulimique (le mot clef est contractuel), toute réparation ne sera qu’éphémère.

      Bon, oui, ok aux pragmatiques, d’ici lundi prochain, je ne sais comment mettre en oeuvre mes utopies 😉

      Autre chapitre, les milliers de postes affectés à la gestion des règles qui ne servent qu’à réguler le donnant donnant, i.e. la civilisation de la défiance

    • Les jobs à la con existent depuis toujours. Avec en tête tout ce qui est travail à la chaine.
      Vive le capitalisme !

  22. Pour parler d’ « idiotie » :

    Une idiotie majeure, Sam (15 septembre/10h47) , consiste à croire que parce que les choses sont ainsi aujourd’hui elles ne changeront jamais. JR

  23. Il n’y avait rien de méchant dans ma remarque (faut-il le dire ?), chacun a le droit d’ignorer une chose ou une autre et de tirer par ignorance des conclusions abracadabrantes. Sinon, j’aurais plutôt pensé qu’une forme d’erreur manifeste — de sottise, d’inconscience, d’aveuglement, d’utopie, de tendance à prendre sans bien s’en rendre compte (ou non) ses rêves pour des réalités, que sais-je ? — consiste à partir du principe « si ma mère en avait… » en oubliant aussi facilement le « si » quand on parle de problèmes de cette nature et de l’histoire comme une chose qui change aisément de cap. Allons, allons. Je vous proposerais plutôt de commencer pas analyser et peut-être contredire les arguments techniques sous un angle que vous pensez pas mal maîtriser, notamment celui de la faisabilité d’une énorme redistribution dans un cadre confédéral. Inutile de dire que j’aimerais beaucoup me tromper dans ce cas d’espèce.

  24. Rien de méchant non plus dans ma remarque (est-il nécessaire de le préciser ?). JR

  25. @Sam

    Exprimer un ressenti ou une expérience vécue n’est pas se joindre à une meute : C’est un acte individuel.
    (Pas vexée)

    Savoir ensuite ce qu’on en fait (de l’expérience), avec qui, comment, est un autre chapitre que je n’ai pas abordé.
    D’autant plus que la question de la démocratie me semble être en amont, qui si résolue assécherait tout ou partie des outils de la dominance destructrice ( … peut être …)
    Je vise donc l’œil du cyclope plutôt que les outils de sa fratrie 😉

    Ce qui n’enlève rien à la valeur de tes recherches qui peut nous éviter de bêler à l’unisson d’un consentement aveugle.

  26. Liberté, égalité, fraternité, mais pas pour en définir les conditions.

  27. le dictionnaire va donc etre un socle de cette constitution,car les lobbies commencent a faire pression sur les mots. idem pour les compléments alimentaire; va falloir inventer une protection juridique sur le sens des mots…..a mediter
    critiquer la politique d’un pays n’est pas un acte raciste.il faudra un jour mettre cette phrase dans notre dictionnaire Français, afin que l’elite ne nous accuse pas de tous les maux possibles et imaginables.
    http://www.dailymotion.com/video/x26cnbo_fraude-de-votes-en-ecosse-preuves-visuelles_news?start=1 peut on encore avoir confiance en l’europe avec des fraudes filmées?

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