Atelier constituant en Avignon, le 9 juillet 2014 : artisans de spectacles et démocratie locale, avec Camille Halut

Je vous propose de nous retrouver en Avignon le 9 juillet prochain, pour un atelier constituant que nous allons dédier, si vous le voulez bien :

1) À la protection constitutionnelle des artisans de spectacle
(j’invente cette expression que je préfère à « intermittents », qui montre mal l’importance politique et sociale de ces travailleurs)

C’est d’actualité, on dirait : en Avignon et en juillet, on ne devrait pas manquer de citoyens intéressés à réfléchir à cette question.

2) Aux institutions qu’il nous faudrait pour garantir une vraie démocratie locale.

Camille Halut sera parmi nous (ça me fait bien plaisir), et j’aimerais échanger avec elle et avec vous sur ce que nous pourrions écrire (à condition de le faire nous-mêmes) pour n’être plus jamais sans défense contre d’éventuels (et toujours possibles) élus infantilisants.

Le point central du fait de filmer (et diffuser en direct) en permanence les hommes au pouvoir dans l’exercice de leurs fonctions est absolument passionnant. À discuter, j’en suis sûr ! On va voir ça, justement.

Voici les lieux et heures de cette rencontre :
9 juillet 2014, de 14 h à 21 h,
salle municipale du Rex,
rue des paroissiens, 84110 Montfavet

Voyez aussi toutes sortes d’événements prometteurs, dans la même veine :

Si vous n’avez pas encore vu la pièce touchante de Cécile CANAL, « La démocratie expliquée à mon député », c’est le moment !

Merci à tous les gentils virus qui organisent tout ça, merci !

À tout bientôt 🙂

Étienne.

33 réponses à “Atelier constituant en Avignon, le 9 juillet 2014 : artisans de spectacles et démocratie locale, avec Camille Halut

  1. J’ai du mal à voir en quoi la protection des artisans de spectacle, est un sujet constitutionnel?

    Il ne faudrait pas céder à la tentation d’ajouter à la constitution des trucs qui relève de la loi, et qui ne se trouvent habituellement pas dans une constitution juste pour intéresser certaines personnes! ^^

  2. Pierre,

    Il me semble (mais je peux me tromper) que la mise en scène des conflits est une institution centrale de toute démocratie digne de ce nom, et donc doit être mise à l’abri (dans la Constitution) des aléas quotidiens de la production des simples lois.

    L’exposition publique (et possiblement artistique) des problèmes et enjeux sociaux du moment permet d’éclairer l’opinion de ceux qui vont voter les lois (les citoyens dignes de ce nom).

    C’est pourquoi les Athéniens (et non pas tous les Grecs, souligne Castoriadis) tenaient tant à la tragédie : l’art dramatique y était pensé comme une école permanente de civisme, une institution politique fondamentale, et pas comme une activité secondaire et futile.

    Il me semble que nous pourrions, pour nous émanciper, penser l’art et la culture comme ça, sous leur angle politique. Je pense à la (formidable) conférence gesticulée de Franck sur la catastrophe qui a consisté, après-guerre, à dépolitiser la culture :

    Et de ce point de vue, « le statut des intermittents du spectacle » (ou un équivalent) protège (ou semble protéger, au moins un peu) la production artistique de la domination absolue des plus riches.

    Mais notre discussion nous amènera peut-être à considérer qu’un vrai revenu de base, en permettant à tout le monde de survivre sans se soumettre à un « employeur », et donc à chacun de mener librement l’activité humaine qu’il lui semble utile et bon de mener, un vrai revenu de base, donc, donnerait plus d’autonomie aux artistes que le statut des intermittents du spectacle.

    Mais c’est peut-être un idée idiote, tu as peut-être raison. On verra le 9 ce qui s’en dit.

  3. Par trop « gentil » et des plus « idiots », il est un fait avéré qu’Etienne CHOUARD décrédibilise tout sérieux et bien-fondé politique en jonglant de façon si hasardeuse avec tous ces mécanismes et autres points de détail dits démocratiques…

    … évidemment, user d’ironie c’est reconnaître d’une certaine façon s’être soi-même trompé , voire, dans le doute et l’ignorance, être à ce point critique de qui fustige à tout-va et ironise sur autrui_et c’est bien tout ce qui lui reste et ce qu’il fait de mieux, ALADIN, saltimbanque de la politique !

    Votre dévoué

  4. Sur l’Art et la Constitution :

    Non ce n’est pas du tout une idée idiote que d’essayer de rendre l’art possible et de le délier du joug des puissants.

    Beaucoup d’artistes aimeraient réellement mettre la société et ses problèmes en scène, mais la plupart se retrouve à devoir accepter de ne pas le faire, pour des raisons financières classiques (si je prends l’exemple des auteurs, il est très difficile de faire passer ce genre de projet auprès d’éditeurs, qui pensent à leur ligne éditoriale, qui soit disant leur permet d’être cohérent en tant que vendeur, et à leur chiffre d’affaire, qui passe avant tout, avant l’originalité, avant le talent, avant la créativité… autre fait important : ce sont les maisons d’édition les plus riches qui peuvent se payer les espaces dans les librairies…) et aussi parce que le statut juridique est extrêmement compliqué (être payé en droits d’auteurs, ce qui arrive très souvent en cas de publication, c’est renoncé au chômage et aux cotisations retraites, c’est même parfois devoir prendre la CMU comme caisse primaire en attendant de pouvoir rentrer à l’agessa -- caisse des auteurs, c’est donc un statut très précaire, et beaucoup d’entreprises s’en servent pour faire du salariat déguisé derrière… donc l’auteur se retrouve avec les mêmes contraintes que l’employé, les droits en moins…), et aussi à cause des multiples abus (les droits d’auteurs n’étant pas encadrés, certaines maisons peuvent vous payer 5 euros brut de l’heure, par exemple, et ceci a tendance à faire baisser la rémunération des autres maisons…).

    Les auteurs ont donc des statuts très précaires… Et sont pour la plupart du temps contraints de renoncer à ce qu’ils font, ou alors, contraints d’accepter plein de petites contrats très mal payés pour vivre, et de ne plus avoir le temps de rien derrière.

    Sur l’importance de l’art :

    Le théâtre a effectivement une importance capitale, mais il n’est pas le seul, tous les autres arts permettent d’éveiller la conscience humaine et citoyenne.
    Il a par exemple été prouvé (émission de france inter) que la lecture de romans, contrairement à celle de journaux, développait l’empathie. J’aurais tendance à dire également que la musique et la peinture aussi.
    Et certains romans, comme L’argent de Zola, ou Germinal, sont de vraies mines d’or pour comprendre la société et sensibiliser.
    Autre exemple actuel, dans un autre genre, il s’agit d’une BD, Vacadab (édité chez une maison qui a décidé de ne pas faire comme les autres, c’est très rare et c’est un chemin difficile qu’elle a pris…) qui met en scène les excès des milieux commerciaux, qui cherchent à vendre au mépris de l’humain et qui adoptent des méthodes de travail scandaleuses.

    Si il y a peu d’art qui dénonce à l’heure actuelle et qui tombe dans le divertissement, ce n’est pas parce que les artistes n’ont rien à dire, c’est réellement parce que le système étouffe tout dès la racine.

    Ce n’est pas pour rien qu’on brûlait les livres… Les mots ont un pouvoir extrêmement libérateur pour les consciences. Et je pense personnellement que toutes les compétences sont bonnes à prendre.

  5. Bonjour,

    Ne faisons pas l’erreur de nous désolidariser, la solidarité est l’essence d’une vie en société, sans elle c’est la loi du plus fort, c’est la guerre civile assurée.

    Comme pour les cheminots et bien d’autres acteurs de notre société, les acteurs-comédiens ne se battent pas seulement pour leurs propres acquis sociaux (consciemment ou pas), mais pour défendre un de ces biens acquis qui tisse la paix sociale. Chaque fois qu’un bien public est privatisé, c’est pour en priver le plus grand nombre, et satisfaire l’avidité de quelques-uns.

    Les « artisans de spectacle » forment la grande famille qui intègre en son sein les derniers journalistes intègres, les derniers reporters libres d’expression qui ont été chassés des médias privés. Doit-on aussi laisser privatiser la place publique, laisser censurer toute manifestation dans l’espace public ?

    Notre société a besoin de saltimbanques libres, ils sont les derniers « oyez ! oyez ! » populaire, les bouffons qui dénoncent les agissements des rois et des courtisans. On sait bien se que les banquiers ont fait de leurs bancs publics, des sièges privés, alors ne les laissons pas faire main basse sur les bancs des saltimbanques.

    Ne nous cherchons pas des prétextes pour ne pas agir :

    « Aucun homme n’est une île, un tout, complet en-soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne. » John Donne




  6. Hors sujet mais…

    Russia today sur les oligarques qui ont pris le pouvoir en Ukraine. 2 juillet 2014
    « Un certain nombre de révélations particulièrement inquiétantes, notamment sur les missiles balistiques stratégiques et les armes nucléaires, sont faites dans ce reportage… »
    link to lesmoutonsenrages.fr
    link to agenceinfolibre.fr

    Mandat d’arrêt contre Kolomoïski : qu’est-ce qui attend l’oligarque ukrainien ?
    http://french.ruvr.ru/2014_07_04/Mandat-d-arret-contre-Kolomoiski-qu-est-ce-qui-attend-l-oligarque-ukrainien-8256/

    Rapides portraits de Porochenko et ses amis oligarques. Olivier Berruyer, 5 juin 2014.
    http://www.les-crises.fr/porochenko-et-ses-amis/

  7. Bonjour,

    D’abord une petite parenthèse : de mon point de vue, l’art dans sa forme la plus pure, n’est pas politisé, car il va bien au-delà de la politique, des concepts, des idées, de la pensée. Il ne s’attache pas à des petits problèmes ou petites luttes que nous avons aujourd’hui, car il est bien au-delà, beaucoup plus universel. D’un coté, il est absurde, mais en même temps, il semble renfermer ce que nous sommes au plus profond de nous. Je pense par exemple à la musique (et notamment la musique instrumentale) en écrivant cela.

    Pour en revenir au sujet, que le spectacle vivant ait été un vecteur d’idées politiques à Athènes, d’accord, mais j’ai l’impression que ça s’explique aussi beaucoup par l’état de leur technologie qui rendait ce moyen particulièrement intéressant.

    Aujourd’hui, la grande majorité des intermittents du spectacle ne font pas de politique, il me semble. Mais en même temps il y a plein d’autre moyens beaucoup plus efficace pour diffuser une idée, ou donner un regard sur la société aujourd’hui (documentaire, film, vidéo, livre, bande dessinée, photographie, dessin). Donc, est-ce qu’il est 100% indispensable que le spectacle vivant professionnel soit politisé, je ne suis pas sûr (ce qui ne veut bien sûr par dire qu’il ne peut pas l’être).

    Donc, au final, est-ce que menacer le statut d’intermittent du spectacle peut menacer le bon fonctionnement politique de notre société actuelle ou future? Ou bien être le vecteur d’un abus de pouvoir ? Je n’ai pas l’impression, ou alors tellement indirectement, que c’est trop négligeable pour prendre ça en compte dans la constitution. Après, je me trompe peut-être.

    Ça ne veut bien sûr pas dire que je ne suis pas pour la défense de ce statut, et encore moins de l’art en général. Bien au contraire.

    Par contre, je pose ici une question qui me passe par la tête : comment assurer que l’assemblée constituante — qui n’aura plus de pouvoir dès que la constitution sera finie d’être rédigée — ne soit tentée d’inscrire dans la constitution des choses qui relèvent de la loi ? Comment s’assurer qu’ils ne commencent pas à dériver et à décider à la place de tout le monde, sur tout un tas de sujets, à un niveau plus inaccessible (constitution), par la tendance naturelle du pouvoir à s’étendre ?

    Pierre.

  8. « est-ce que menacer le statut d’intermittent du spectacle peut menacer le bon fonctionnement politique » >>>

    oui

    Est salvateur tout ce qui peut éroder la fabrique centralisée de l’imaginaire.
    Est pathogène tout ce qui autorise la concentration du pouvoir de création de l’imaginaire.

    Car l’imaginaire est à la source de la liberté de penser autrement qu’en suivant les panneaux indicateurs imposés ; donc est l’une des sources du vouloir autrement ; de la pluralité.

  9. Bonjour, à l’attention de pparent …

    Comme Ana, mes yeux sont sortis de leur orbites en lisant :

    « Est-ce que menacer le statut d’intermittent du spectacle peut menacer le bon fonctionnement politique » >>>

    Menacer les moyens de vivre des intermittents, c’est menacer la culture, menacer la culture, c’est menacer la société …. et son fonctionnement politique.

    Je n’en rajoute pas plus parce que là, vraiment, j’ai envie de gerber !

  10. Bonjour,

    Tout d’abord désolé si je ne me sens pas d’accord avec la majorité içi. 😉

    Tout d’abord qu’il soit bien entendu que mon propos n’est PAS du tout de dire que les intermittents ne sont pas utiles, ou que leur statut ne doit pas être défendu. Je pense simplement qu’il ne s’agit pas d’un sujet constitutionnel.

    Je remarque tout de même que aujourd’hui très peu de spectacle véhiculent des vraies idées politiques d’un part. Et que d’autre part les idées politiques foisonnantes utilisent aujourd’hui très largement d’autre canaux. Dites-moi si vous êtes d’accord ?

    « Est salvateur tout ce qui peut éroder la fabrique centralisée de l’imaginaire. » C’est vrai mais il faut garder en tête que aujourd’hui justement il y a plein de moyen de publier de manière décentralisée, sans passer par l’accord d’un quelconque pouvoir. Ce blog en est un exemple. C’est bête mais le seul fait d’avoir des imprimantes nous permet de tracter ou de coller des affiches ce qui était impossible à Athènes il y a 2500 ans.

    D’autre part, effectivement, il y a de nombreuses ‘catégories’ qui sont indispensables à la société. Et si on commence à dire que parce qu’ils sont indispensable il faut traiter cela constitutionnellement, on a pas fini! ^^

    Les agriculteurs diront que, si on menace leur moyen, on menace la société… et son fonctionnement politique, s’il n’y a plus rien à manger. Les instituteurs diront qu’ils sont le vecteur de l’enseignement politique des citoyens. Les médecins diront que la politique ne peut se faire correctement dans une société d’individus malades. Les ingénieurs en informatique diront que, sans eux, Internet ne peut fonctionner et que, par conséquent, la bonne circulation des idées politiques dépend de leur protection. On ne s’en sort pas.

    Donc, à mon avis, pour la constitution, il faut s’en tenir à ce qui concerne directement les prises de décision collective, et ce qui a un vrai impact direct et tangible dessus. Une bonne question question que l’on peut se poser, c’est est-ce que l’on peut imaginer de manière réaliste que, tous le reste fonctionnant plutôt bien, le statut des intermittents puisse être le vecteur principal d’un risque d’accaparement du pouvoir par un petit nombre, ou d’un abus de pouvoir ?

    Pierre.

    • Bonjour,

      Le cas seul des intermittents n’a pas à être mentionné dans la constitution, mais il participera grandement à rédiger l’article sur le revenu universel.

      Car comme tous les revenus sociaux des citoyens sans emploi (pensions, allocations…), ce sont de formidables sources d’inspiration pour améliorer les mécanismes d’intégration sociale.

      Je ne pense pas qu’il faille rogner sur ce statut, mais il me semble plutôt qu’il serait bon de l’étendre à d’autres citoyens pour qu’enfin un jour tout citoyen y ait droit.

      • « Comment garantir des revenus stables à des salariés à l’emploi instable ? Cette question, essentielle pour le salariat contemporain, les intermittents du spectacle se la posent en France depuis longtemps.

        De leur premier mouvement social en 1919 à la lutte actuelle pour la défense de leur régime d’indemnisation, les intermittents n’ont cessé de se battre pour que l’instabilité de leur emploi ne signifie pas précarité de leurs revenus et de leur protection sociale.

        Quelles stratégies ont‑ils développées, tout au long du XXe siècle, pour « vivre de leur métier » ? Comment et pourquoi le régime des intermittents du spectacle a‑t‑il été mis en place ?

        Pour quelles raisons les salariés concernés se battent‑ils pour le défendre ? Mathieu Grégoire, maître de conférences en sociologie à l’université d’Amiens, examine ici de nouveaux possibles entre plein‑emploi et précarité.

        À l’heure où l’emploi est de plus en plus flexible et le reflux du chômage de masse un horizon de moins en moins crédible, l’expérience des intermittents peut intéresser tout le salariat. Leur régime ne peut‑il pas en effet constituer un modèle alternatif pour repenser les droits des salariés à l’emploi discontinu ? »

        Source : http://www.reseau-salariat.info/d4ad5f582a21991bd05193e43a661864#0

    • Non, non, Pierre, vous n’êtes pas seul à penser que le statut des intermittents du spectacle n’est pas un sujet constitutionnel. Je ne le pense pas non plus.

      Mais cela n’a pas d’importance car on n’est pas en train de rédiger une constitution, mais de faire un entraînement à la rédaction d’une constitution.

      Aussi, les Ateliers Constituants ont un fonctionnement césariste : c’est le meneur de jeu (Étienne) qui décide quel thème sera l’objet de la discussion. Si on ne procède pas de la sorte, pour un autre Atelier, tel autre dira qu’il ne trouve pas que la mise en place de la police est un sujet constitutionnel… Il faut bien choisir un sujet à l’avance pour que les participants (un groupe d’amateurs de la région) aient eu le temps de s’informer un peu sur le sujet. Cela n’a pas d’importance puisque encore une fois, ce n’est qu’un exercice. Dans la vraie vie, le moment venu, les sujets à inclure dans la constitution seront bien sûr débattus en assemblée et/ou dans la population.

      Ronald

  11. Paul Jorion :
    Élire nos représentants ou les tirer au sort ?

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=65944#more-65944

    Ce texte de Jorion montre la difficulté d’envisager la démocratie…

    Malgré son ouverture d’esprit, il se demande pourquoi perdre son temps à former les gens quand il existe des spécialistes comme lui…

    Ce qui surprend d’autant plus, c’est qu’au sujet de la création monétaire, il est à l’opposé de tous les autres économistes, ne doutant pas un instant de son savoir… ou de son opinion ?

  12. « EFFAB | 5 juillet 2014 at 06:55 | Répondre

    Your comment is awaiting moderation. »

    Quelqu’un peut-il m’expliquer ceci ?

  13. Sur le blog d’Olivier Berruyer :
    Le dilemme de Poutine
    par Mike Whitney -- 7 juillet 2014
    http://www.les-crises.fr/reprise-le-dilemme-de-poutine/

    «La dernière décennie du XXe siècle a connu un changement tectonique dans les affaires mondiales. Pour la première fois, une puissance non-Eurasienne a émergé, non seulement comme un arbitre clé des relations de pouvoir en Eurasie, mais aussi comme pouvoir suprême dans le monde. » (p. xiii)
    « Maintenant, une puissance non-Eurasienne est devenue prééminente en Eurasie. – Et la primauté mondiale de l’Amérique dépend directement de la durée et de l’efficacité de sa prépondérance maintenue sur le continent eurasiatique » (p.30)
    Extraits du livre Le Grand Échiquier : la Primauté Américaine et ses Impératifs Géostratégiques, Zbigniew Brzezinski, Basic Books, 1997

    « On nous avait promis à Munich, après la réunification de l’Allemagne, aucune expansion de l’OTAN n’aura lieu à l’Est. Ensuite, l’OTAN s’est élargie en ajoutant les anciens pays du Pacte de Varsovie, les anciens pays de l’URSS, et j’ai demandé: “Pourquoi faites-vous cela ? ” Et ils m’ont répondu : ” Ce n’est pas votre affaire.” » – Le président Russe Vladimir Poutine, conférence de presse à Moscou, avril 2014

    Les États-Unis se trouvent dans une véritable phase de déclaration de guerre avec la Russie. Les décideurs politiques à Washington ont déplacé leur attention depuis le Moyen-Orient vers l’Eurasie, où ils espèrent atteindre la partie la plus ambitieuse du projet impérial : établir des bases d’opérations avancées tout au long du flanc Ouest de la Russie, pour arrêter l’intégration économique entre l’Asie et l’Europe, et pour commencer l’objectif longtemps recherché de démembrer la Fédération de Russie. Tels sont les objectifs de la politique actuelle. Les États-Unis ont l’intention d’étendre leurs bases militaires en Asie centrale, de se saisir des ressources vitales et des corridors de pipelines, et d’encercler la Chine pour pouvoir contrôler sa croissance future. Cette poussière en Ukraine indique que la cloche de départ a déjà sonné et que l’opération est déjà entièrement en cours de déroulement. Comme nous le savons par expérience, Washington va poursuivre sa stratégie sans relâche tout en s’affranchissant de l’opinion publique, du droit international ou de la condamnation des adversaires et des alliés de la même façon. La seule superpuissance du monde n’a nul besoin d’écouter quiconque. Il s’agit d’un droit en soi.

    Ce modèle, est bien sûr, infaillible. Il commence avec des sanctions de type doigts moralisateurs qui agitent l’économique, et de la rhétorique incendiaire, et puis rapidement, il se transforme en bombardements furtifs, attaques de drones, destruction massive des infrastructures civiles, des millions de réfugiés fuyant les villes et les villages décimés, des escadrons de la mort, du carnage humain en gros, de vastes destructions de l’environnement, et la lame stable en échec l’anarchie de l’État… Tout ceci étant accompagné par la répétition fade de la propagande étatique vomie de tous les porte-voix de l’entreprise dans les médias occidentaux.

    N’est-ce pas la façon dont les choses se sont déjà déroulées en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie?

    En effet, ils l’ont fait. Et maintenant, c’est au tour de Moscou. La survie de Poutine et celle de la Fédération de Russie dépend dans une très large mesure de sa capacité à saisir la nouvelle réalité rapidement et de s’adapter en conséquence. S’il décide d’ignorer les signes avant-coureurs qui sont tant espérés par Washington qui ne saurait être apaisé ou bien les hommes qui dictent la politique étrangère des États-Unis qui seraient peut-être persuadés d’abandonner le soi-disant «pivot vers l’Asie », il pourrait faire face à la même fin que Saddam Hussein ou Kadhafi. Donc, la première priorité est tout simplement d’accepter le fait que la guerre a commencé. Toutes ses futures décisions politiques doivent provenir de cette connaissance de base.

    Alors qu’est-ce que Poutine sait déjà ?
    -Il sait que la CIA, le Département d’État des États-Unis et les pseudo-ONG américano-financées ont été directement impliqués dans le coup d’Etat de Kiev.
    -Il sait (à partir de messages téléphoniques piratés) que c’était la main de Washington dans le choix des dirigeants de la junte.
    -Il sait que la Maison Blanche et l’OTAN ont déjà sapé l’esprit de l’accord de Genève de vendredi en menaçant d’intensifier les sanctions économiques et en prévoyant de transférer davantage d’actifs militaires aux pays baltes, ainsi que 10.000 troupes terrestres américaines en Pologne et des navires de guerre américains supplémentaires en Mer Noire.
    -Il sait que des décideurs politiques de haut rang des États-Unis l’ont diabolisé dans les médias en tant que nouvel Hitler, un surnom qui est immanquablement connoté d’objectifs d’agression par Washington.
    -Et il sait aussi que l’équipe Obama grouille de néo-cons sanguinaires et de guerriers froids récalcitrants qui n’ont jamais abandonné l’idée de faire éclater la Russie en petits morceaux, de pouvoir piller ses ressources, et d’installer une marionnette des États-Unis à Moscou.

    À cette fin, les médias occidentaux ont façonné un récit absurde en prétendant que la Crimée fait partie d’un plan « diabolique »  de Poutine pour reconstruire l’Union soviétique et revenir aux jours de gloire de l’Empire russe. Bien qu’il n’y ait aucun point à réfuter dans cette allégation risible, il convient de noter que de nombreux journalistes ont contesté l’exubérance des médias en analysant la couverture de propagande gérée par l’Etat. Voilà comment Robert Parry l’a résumé dans un article récent :

    «Au cours de mes quatre plus grandes décennies dans le journalisme, je n’ai jamais assisté à un tel spectacle de partialité et de tromperie aussi élaboré par les plus grands médias d’actualité grand public des États-Unis. Même à l’époque de Ronald Reagan … il y avait plus d’indépendance dans les principaux organes de presse. Il y a eu aussi beaucoup de bousculades des médias au large de la falaise de la réalité pendant la guerre du Golfe Persique de George HW Bush et de la guerre en Irak de George W. Bush, qui ont tous deux été manifestement coutumiers de fausses allégations qui ont pu être si facilement avalées par les grands organes de presse américains.

    Mais il y a quelque chose de tout à fait orwellien dans la couverture actuelle de la crise en Ukraine, y compris le fait d’accuser les autres de «propagande» quand leurs explications… se révèlent beaucoup plus honnêtes et plus précises que ce que le corps de presse tout entier des États-Unis a mis en production…. La désinvolture de cette propagande … n’est pas seulement du journalisme de la honte, mais c’est aussi particulièrement imprudent de malversation au péril de la vie de nombreux Ukrainiens et de l’avenir de la planète. » (« Ukraine, à travers le miroir des Etats-Unis », Robert Parry, SmirkingChimp )

    Malheureusement, le brouillard de la propagande générée par l’État permet de maintenir le public en grande partie dans l’obscurité sur les motifs réels du conflit actuel, ainsi que l’histoire sordide de l’hostilité américaine envers la Russie. Voici un court texte de présentation d’un article paru sur le site World Socialist Web Site qui aide à couper à travers la BS et qui fournit un peu plus d’éclairage sur ce qui se passe réellement :

    « Lorsque l’Union soviétique s’est effondrée à la fin de 1991, Dick (Cheney) voulait obtenir non seulement le démantèlement de l’Union soviétique et de l’empire russe, mais celui de la Russie elle-même, de sorte qu’elle ne puisse plus jamais constituer à nouveau une menace pour le reste du monde, », écrit l’ancien secrétaire à la Défense, Robert Gates,  des États-Unis, dans ses mémoires récemment publiées. Gates faisait allusion à l’époque où Dick Cheney était ministre de la Défense, et plus tard vice-président américain.

    Ces déclarations éclairent sous un jour nouveau les dimensions géopolitiques du putsch récent en Ukraine.

    Ce qui est en jeu, ce ne sont pas tant de simples questions de nationalité, et encore moins la lutte contre la corruption et pour la démocratie, mais bien au contraire une lutte internationale pour le pouvoir et l’influence qui remonte à un quart de siècle. “( Les dimensions géopolitiques du coup d’état en Ukraine , Peter Schwarz, World Socialist Web Site)

    Le Conseiller en Sécurité Nationale du président Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski, constitue bien le principal architecte de la politique actuelle. Dans son désormais classique « Le Grand Échiquier … La suprématie américaine Et Ses impératifs Géostratégiques », Brzezinski argumente que les États-Unis ont un besoin vital de devoir contrôler la masse continentale de l’Eurasie et d’en repousser ses rivaux potentiels, afin de maintenir sa position dominante en tant que seule et unique superpuissance au monde. Les critiques affirment que ce livre est un modèle pour une dictature mondiale, une revendication qui est bien difficile à contester étant donné l’accent particulièrement maniaque de Brzezinski sur ce qu’il qualifie « de la suprématie mondiale de l’Amérique. » Voici quelques extraits du texte qui éclairent bien les réflexions de l’auteur sur l’expansion US en Asie :

    «L’Amérique est maintenant la seule superpuissance mondiale, et l’Eurasie devient l’arène centrale du globe. Par conséquent, ce qui va se passer tout autour de la distribution de l’énergie sur le continent Eurasien sera d’une importance décisive pour la primauté mondiale de l’Amérique et de l’héritage historique de l’Amérique. » (P.194) « Il s’ensuit que l’intérêt principal de l’Amérique est d’aider à s’assurer qu’aucune puissance unique ne soit en mesure de contrôler cet espace géopolitique et que la communauté internationale n’aura aucune entrave à son accès financier et économique ». (P148) …

    « La consommation d’énergie dans le monde est appelée à augmenter considérablement au cours des deux ou trois prochaines décennies. Selon les estimations du Département de l’Énergie des Etats-Unis, ils s’attendent à ce que la demande mondiale augmentera de plus de 50 % entre 1993 et 2015, la hausse la plus significative de la consommation se produisant en Extrême-Orient. La dynamique de développement économique de l’Asie suscite déjà des pressions énormes pour l’exploration et l’exploitation de nouvelles sources d’énergie et les régions de l’Asie centrale et du bassin de la mer Caspienne sont connues pour contenir des réserves de gaz naturel et de pétrole qui éclipsent celles du Koweït, du Golfe du Mexique ou de la mer du Nord. » (p.125) … »…

    « La manière dont l’Amérique gère « l’Eurasie » devient critique. L’Eurasie constitue le plus grand continent du monde et un axe géopolitique. La puissance capable de dominer l’Eurasie contrôlerait deux des trois régions les plus avancées et économiquement productives du monde. … Environ 75 % des habitants de la planète vivent en Eurasie, et la plupart de la richesse physique du monde se trouve concentrée là aussi, à la fois dans ses entreprises et dans son sous-sol.  L’Eurasie représente environ 60 % du PNB de la planète et environ les trois quarts des ressources énergétiques connues du monde entier » p.31) …

    (Extraits de « Le Grand Échiquier : la Primauté Américaine et ses Impératifs Géostratégiques » – Zbigniew Brzezinski, Basic Books, 1997)
    Pris dans son ensemble, « l’Échiquier » de Brzezinski revient finalement à une stratégie plutôt simple pour gouverner le monde. Tout ce que l’on doit faire, c’est de se saisir de l’approvisionnement énergétique critique et des lignes de transport en commun, d’écraser ses rivaux potentiels, et de subvertir les coalitions régionales, ou encore ce que Brzezinski désigne avec désinvolture, « empêcher les barbares de se mettre ensemble. »
    Le plan comporte cependant des risques considérables, (la Russie détient pas mal d’armes nucléaires, après tout…), mais les risques sont largement compensés par la perspective de domination mondiale incontestée pour un avenir prévisible.
    Le problème avec la politique de Washington en Ukraine, c’est qu’elle laisse très peu d’options à Poutine.
    S’il déploie des troupes pour défendre l’ethnie Russophone à l’Est, alors Obama va immédiatement exiger des sanctions économiques supplémentaires, une zone «d’exclusion aérienne», le déploiement de l’OTAN, et la coupure du gaz naturel et des produits pétroliers en Europe.
    D’un autre côté, si Poutine ne fait rien, alors les attaques contre les personnes russophones en Ukraine (comme la fusillade de dimanche à un poste de contrôle de l’Est avec trois morts.) vont s’intensifier et les États-Unis vont fournir un soutien logistique militaire en secret aux extrémistes néo- nazis du ministère de l’Intérieur, tout comme ils l’ont déjà fait avec les terroristes djihadistes en Syrie et en Libye. Cela va entraîner l’Ukraine dans une guerre civile dévastatrice qui pourrait endommager l’économie de la Russie et saper la sécurité nationale.
    Quelle que soit l’option que vous pouvez envisager, la Russie perd dans tous les cas.
    Le journaliste David Paul a résumé la situation dans un article du Huffington Post intitulé « Oubliez le baratin, Poutine tient une main perdante ». Il a expliqué:
    « La formulation stratégique de Brzezinski est conçue pour améliorer la puissance américaine dans la région sur le long terme, et que Poutine arrive à trouver un moyen de se retirer ou bien qu’il choisisse d’envahir n’a finalement aucune importance. Quel que soit le choix que fait Poutine… en fin de compte il va servir les intérêts de l’Amérique, même si une guerre civile ukrainienne et une crise de l’énergie en Europe doivent faire partie du prix à l’arrivée. » ( Huffington Post )
    C’est tout le dilemme de Poutine, qui consiste à tenter de choisir le chemin qui est le moins susceptible d’aggraver la situation et de plonger plus profondément l’Ukraine dans l’abîme.
    Pour l’instant, le choix semble évident, c’est juste qu’il faut tout simplement s’asseoir bien à l’abri, résister à la tentation de s’impliquer, et ne rien faire d’irréfléchi. Finalement, cette retenue pourra être considérée comme de la force et non plus de la faiblesse et il sera en mesure de jouer un rôle plus constructif en conduisant l’Ukraine vers la paix et la sécurité.

    MIKE WHITNEY  vit dans l’État de Washington. Il est un contributeur à  Espoir: Barack Obama et sa politique de l’Illusion (AK Press). Hopeless est également disponible dans une  édition Kindle. Il peut être contacté à  fergiewhitney@msn.com .

    par MIKE WHITNEY – http://www.counterpunch.org/2014/04/23/putins-dilemma/ -- Traduction Libre © Didier ARNAUD

    Source : http://www.les-crises.fr/reprise-le-dilemme-de-poutine/

  14. Merci J-Stéphane pour cette vidéo,

    Les harpagons, colons et autres pervers en tout genre ont aussi gagné la tête de l’EN.

    Le problème, c’est que la bonne volonté et les compétences des meilleurs professeurs sont souvent mis à leur service et à la réalisation de leurs projets sinistres… C’est ça le plus terrible dans l’histoire.

    Est-ce qu’on peut imaginer que cette stratégie de destruction de l’éducation publique vise à long terme l’ouverture du secteur au marché privé, et donc au profit ?

  15. Autre chose qui me vient à l’esprit….

    Est-ce que l’appétit insatiable pour l’argent, le pouvoir et les possessions ne pourrait pas être reconnu officiellement comme une vraie dépendance, au sens médical du terme ?
    Comme on parle de dépendance à l’alcool, ou aux drogues, par exemple.

    A quand des psys pour s’intéresser à ce genre de pathologie ?
    Ce type de recherche serait sans doute très utile pour tout le monde… Y compris pour les personnes directement concernées.

  16. Le sujet de l’atelier est : « artisans de spectacles et démocratie locale »
    Moi, ce qui m’intéresse est de parler des valeurs inclusives dans les processus d’accès à la culture, et à la démocratie locale.

    J’espère que l’on pourra en parler un peu, car, bien que la problématique des intermittents est fondamentale, toutes les idées sur l’accès à la culture le sont aussi 🙂

  17. Hâte de voir la nouvelle vidéo d’Avignon du 9 juillet, même si le sujet ne me concerne pas directement.
    Merci d’avance à la bonne âme qui la mettra en ligne. 🙂

  18. Absolument hors sujet mais voici une vidéo assez bien foutue sur Mr Etienne Chouard:

    https://www.youtube.com/watch?v=Dahg7XPHu98#t=1800

    • Dommage que le commentateur catalogue l’UPR comme un parti souverainiste de droite alors que le clivage gauche/droite y est proscrit et qu’il n’est pas souverainiste…

      Si j’adoptais l’attitude des ophtalmo-contaminés fossilisés et que je ne me décalais jamais de derrière mon sempiternel point de vue,je dirais que cette video ne vaut rien parce qu’un commentateur qui ne sait rien y commente la vie de quelqu’un qui ne sais pas tout…

      Je ne le dirai pas…Il ne sais pas tout lui non plus,mais bon…

  19. Bonjour à tous,
    Je fais partie de la coordination des intermittents et précaires de Midi-Pyrénées (CIP-MP à Toulouse). Je suis moi-même artiste et intermittent du spectacle.
    Si les intermittents bougent au-delà des syndicats c’est parce qu’il est question de droits sociaux et non de culture. La question entre politique et art est par ailleurs un sujet très intéressant.

    Voici quelques éclairages sur le lien entre constitution et intermittents.

    Pourquoi prendre le sujet du régime des intermittents peut-il être un bon angle constitutionnel ?

    -le régime des intermittents soulève la question du rapport au travail.
    Rapide historique ici en 3’34

    pour aller plus loin :
    Les intermittents du spectacle : enjeux d’un siècle de luttes
    De Mathieu Grégoire
    http://www.ies-salariat.org/spip.php?article150

    Le régime a été créé en période de plein emploi pour répondre à une flexibilité du travail à court terme.

    Alors qu’aujourd’hui 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés, notre pays compte 9 millions de pauvres. (en dessous du seuil de pauvreté)

    Le medef attaque les intermittents non pas pour des raisons financières mais pour des raisons idéologiques, nous fonctionnons sous une protection sociale adaptée à la flexibilité du travail.

    Quel est le rapport avec la constitution et le régime des intermittents ?

    Nous révélons l’importance de la gestion de l’unedic, c’est-à-dire de la répartition des cotisations des salariés pour l’assurance-chômage, qui se fait actuellement d’une manière anti-démocratique (voir plus loin dans mon post).

    Comment vivre dans un système économique où la flexibilité est de plus en plus grande, où grâce à notre productivité il y a de moins en moins de travail.

    Si pour vivre, payer son loyer, s’acheter à manger etc. il faut de l’argent et que pour avoir de l’argent il faut travailler, mais qu’il y a moins de travail, comment fait-on pour vivre ?

    Derrière cela, se pose la création de la création monétaire, du salaire permanent de Bernard Friot, du revenu de base inconditionnel.

    Je vais rajouter le point de vue démocratique que j’ai découvert au travers de la CIP depuis mon investissement dans le mouvement début 2014, alors que je suis rentré dans la culture démocratique depuis quelques petites années.

    Les intermittents sont porteurs d’une alternative à ces 2 positions : le « nouveau modèle »

    Le « nouveau modèle » est force de proposition pour répondre à ce problème de discontinuité de l’emploi ;

    Il est téléchargeable ici :
    http://www.cip-idf.org/IMG/pdf/NMlong.pdf

    pour avoir une explication « light » c’est içi:
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=2073

    Une donnée importante à retenir c’est Nombre d’Heures travaillées = zéro, donne un SMIC !

    Et un article du monde :
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/18/inventons-un-contre-modele_4440496_3232.html

    Donc il me semble que dans le cadre de l’écriture d’une constitution par des citoyens, l’angle de l’intermittence du travail est très intéressant.

    Il existe 200 000 intermittents du spectacle en France, 100 000 indemnisés. 3,5% des chômeurs, 3,4% des indemnisations.

    Voir la vidéo Ripostes 1

    Qu’est-ce que la CIP ?
    C’est la Coordination des Intermittents et précaires.

    Il me semble qu’elle a été créée suite aux luttes des intermittents en 2003, bien que la lutte sur le sujet date d’un siècle (cf Grégoire)

    La CIP est un groupe informel, qui n’est pas un syndicat, pas une association, pas une entreprise, elle est composée en majorité par des intermittents du spectacle, techniciens son, éclairagistes, comédiens, circassiens, chanteurs et musiciens ; et de précaires : chômeurs, rsistes, étudiants… (en minorité)

    Nous sommes le seul groupe a dénoncer haut et fort l’accord unedic du 22mars 2014 et qui vise à faire des économies sur le dos des chômeurs en faisant des cadeaux aux entreprises privées.

    La cip est une force d’action, politique et médiatique.

    La cip, c’est des analystes de textes des accords de l’unedic, c’est du lien avec Bernard Friot qui est intervenu dans la construction en tant qu’économiste, du nouveau modèle (Nombre d’Heures travaillées = 0, donne un SMIC ).

    Au travers de la cip, la culture démocratique est en action, nous exigeons que les débats de concertation soient filmés et transmis au public, que tout doit être mis a plat pour refaire le fonctionnement de la gestion de l’indemnisation.

    Derrière il y a la solidarité inter-professionnelle, les acquis du CNR.

    Grâce à la cip j’ai appris qu’il existait de la spéculation sur l’unedic !

    Nous avons révélé les « incohérences » du système politique.Le plus flagrant exemple est François Rebsamen membre du PS (pas de révocabilité ? dommage !), aujourd’hui ministre du travail et signataire de l’accord scandaleux de l’UNEDIC qui avait signé la tribune du comité de suivi :

    -- Annexe unique, artistes et techniciens
    -- Date anniversaire et 507h en 12 mois avec indemnisation sur 12 mois
    -- Plafonnement du cumul salaires et indemnités
    -- Prise en compte des heures d’enseignement et d’heures faites au régime général.

    Nous avons vu que les négociations en mars 2014, sur l’accord UNEDIC se sont déroulées d’une manière on ne peut plus anti-démocratique, les partenaires sociaux ne se sont retrouvés que 15 minutes ensemble autour de la table, le reste étant des négociations de couloir entre le medef et certains syndicats.

    Il y a énormément de choses à dire à ce sujet, et ce n’est qu’une ouverture pour vous montrer à quel point le sujet de l’intermittence rentre parfaitement dans le cadre de l’écriture de la constitution.

    Étienne, comment s’est passé votre intervention à Avignon ?

    Je finirai par cette vidéo :

    je ne suis pas spécialement fan de Lalane, je ne sais pas s’il est intermittent, mais après son discours sur la représentativité, sa chanson a une couleur vraiment particulière…

  20. Je me suis trompé de vidéo de Lalanne:

  21. Où est-ce qu’on peut trouver le compte rendu de l’atelier du 9 juillet ? JR

    • Je songe à mon grand-père courant dans les tranchées
      qui tenait en sa main son œil arraché.

      Commandant Rigal

      Celui là croyait défendre son pays quand il se battait pour ses maîtres.

      Nous osons à peine, à nos aïeuls, envoyer, par delà leur tombeau, cette gifle magistrale, que constitue la vérité. Blessure post mortem, double peine, à l’honneur, à la foi, infligée par la lignée de leurs descendants.

      C’est nécessaire pourtant, pour ceux dont promptement nous serons les aïeuls, car qui sait se défend mieux d’une tromperie d’Etat.

  22. Ping : [Éducation populaire] Guillemin nous rappelle « L’Été 1914 », une histoire essentielle pour comprendre aujourd’hui. | Blog du Plan C

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