Contrôle social des forces armées. Réflexion publique avec Laurent Henninger

C’était à Paris, le 7 juin 2014, au Palais de Tokyo, dans le cadre de l’exposition « Flamme éternelle » :

http://chouard.org/blog/2014/06/03/prochain-atelier-constituant-sur-les-forces-armees-a-paris-samedi-7-juin-2014-16-h-avec-flamme-eternelle/

116 réponses à “Contrôle social des forces armées. Réflexion publique avec Laurent Henninger

  1. Le point de vue de Thomas Sankara :

    « un militaire sans formation politique est un criminel en puissance »

    https://www.youtube.com/watch?v=l6_7aDUDkrk#t=451

  2. Bonjour,

    Comme le fait très justement remarquer Laurent Henninger, dans le cas d’une attaque nucléaire, il faut réagir très vite, et le suffrage universel ne se prête pas à une réactivité efficace.

    Il serait peut-être pertinent d’assurer la décision du « branle-bas de combat » par un collectif de citoyens tiré au sort et constamment renouvelé.

    Maintenant, si je devais en faire partie, de ce collectif, je ne prendrais sûrement pas la décision de riposter en envoyant aussi la bombe sur un autre peuple innocent, j’espère avoir d’autres alternatives. Exemple : la possibilité de choisir des représailles qui cibleraient uniquement les fautifs de cette attaque.

    En gardant bien secrets certains rouages stratégiques, les mécanismes des répliques seront publics. De cette façon, chaque agresseur potentiel saura que la décision de riposter sera très vite prise par collectif mobile, dispersé et constamment opérationnel (des citoyens à qui la collectivité offre des voyages à l’étranger et dispersé dans le monde ), qu’il aura droit à plusieurs types de représailles, du simple choix au choix multiple, voir totale, et que dans chacune des options les commanditaires de l’attaque seront de toute façon visés, même si ça prend un peu plus de temps que la bombe nucléaire.

    • Sur ce sujet précis d’attaque nucléaire ou immédiate :

      Nous pourrions au préalable et en commun (principe démocratique) décider de la procédure d’urgence à adopter et faire appliquer par l’armée.

      Une procédure en cas de guerre.

      Procédure qui pourrait, puisque préalablement définie, faire l’objet d’un entrainement régulier (comme les alertes au feu) et de mise à l’épreuve, voire de réadaptation le cas échéant.

      Cela aurait l’avantage de ne pas devoir réagir dans l’urgence et de rassurer le corps social qui connaitrait à l’avance la stratégie à adopter dans ce cas de force majeure.

      Il me semble qu’une société évoluée est un société capable de « prévoir le futur », d’anticiper l’avenir, de se projeter aux lendemains.

  3. L’idée que tout citoyen soit armé m’effraie, mais l’idée de me retrouver désarmé face à un individu armé m’angoisse encore plus, et c’est cette dernière version que je vois se profiler de plus en plus. Alors dois-je aussi me vacciner ?

    Le chasseur qui fait feu n’est pas en légitime défense, il fait acte d’agression en ôtant une vie pour entretenir la sienne, les principes d’un criminel ne sont-ils pas les mêmes ? Ne sommes-nous pas plutôt en train d’admettre que les sciences et les technologies n’ont pas donné d’outils pacificateurs, et que nous devons de plus en plus recourir aux vieux outils guerriers pour subsister ?

    • Le fait d’armer la population pour répondre aux agressions de quelques malfrats armés, mène à l’escalade de la violence.
      On le voit bien avec l’exemple des États-Unis.

      Certes la Suisse autorise la possession d’arme, et pas le port d’après ce que j’ai compris. Ce qui signifie que le Suisse peut faire usage de son arme (dissuasion, ou riposte) uniquement s’il est agressé chez lui.

      Mais je pense que notre culture est différente. La violence sociale qui règne en France est bien différente de l’atmosphère de vie suisse, d’après ce que j’en connais (à vérifier).

      Le contexte joue beaucoup dans ce domaine. Une société pacifiée peut éventuellement envisager la détention d’arme dans un réel et exclusif but de défense.

      Mais une société telle que la nôtre a besoin de régler d’autres problèmes avant de penser à armer sa population.

      Dans le premier cas, cela pourrait éventuellement être bénéfique (je ne le pense pas), mais dans le contexte actuel, cela ne ferait que rajouter un élément de trouble, un problème supplémentaire.

      Quand au sentiment d’insécurité, il est effectivement produit par les déséquilibres sociaux qui entrainent la précarité, l’incertitude, l’agressivité, et poussent certains à commettre des actes contraires aux lois.

      Concrètement, je ne pense pas que le fait de vous armer vous rendra ce sentiment de sécurité. Au contraire, le fait de posséder une arme donne une responsabilité supplémentaire non évidente à gérer dans son quotidien. Car nous aspirons tous à vivre en paix.

      Et concrètement, en cas d’attaque sur votre personne ou sur vos proches (à votre domicile, si on reprend l’exemple suisse), je pense qu’il y a plus de chance qu’une arme à feu dans vos mains (comme dans les miennes) apporte plus de problèmes (mort d’homme involontaire) que de solutions.

      Je suis plus pour que nous possédions, à la limite un moyen de défense non létal, tel qu’un tazeur ou quelque chose dans le genre.

  4. Méchant Virus

    J’ai écouté la discussion en attendant l’objection suivante tout le long. Je suis étonné qu’elle ne soit pas survenue (surtout de la part du public).

    On parle ici d’instituer une force armée populaire indépendante (garde nationale) afin d’assurer le rôle de contre pouvoir à la force armée de l’exécutif (police, armée). Les deux forces étant instituées de façon bien distincte.

    Je ne vois pas du tout la solution comme cela.

    J’ai une large préférence pour une force armée composite, associant des policiers/militaires de métier et des citoyens tirés au sort (avec des limites d’âge, notamment pour éviter de tirer au sort une mémé arthrosique). Par exemple, chaque patrouille de police sera composée de deux policiers de métier et d’un citoyen tiré au sort. Le tout sous contrôle de l’assemblée des citoyens (éventuellement par l’intermédiaire de tirés au sort). Cette option me semble de très loin préférable à celle de deux forces indépendantes qui tend à déboucher sur la guerre civile.

    • Méchant Virus,
      On va aussi tirer au sort des officiers et des généraux,ou seulement des hommes de troupes?
      Par contre,être tiré au sort pour risquer sa vie pour le peuple,c’est super!
      Surtout en temps de … !!

  5. Bonjour Étienne,

    Parmi tous les entretiens intéressants que vous avez publiés sur le blog, je trouve que celui-ci est l’un des plus excellents. Je ne connaissais pas Laurent Henninger mais je trouve qu’il complète très bien vos positions. Le dipôle Incompétent versus Expert, qui est la clé de tout bon système, fonctionne ici à merveille dans vos échanges.

    Je ne peux qu’approuver l’évolution récente dans votre discours, que les institutions ne peuvent pas être basée sur le seul papier, mais qu’il y a besoin de la force derrière pour la soutenir.

    J’ai bien aimé les échanges, parce que au fond chaque intervenant (Laurent Henninger, vous-même, les membres de l’assistance) a raison d’un point de vue et présente des arguments tout à fait valables (on devine à l’avance ce qui va être chaque fois répondu), et que la vérité est en fait la somme des positions (ce qui ne veut pas dire forcément qu’un consensus ou une position moyenne soit forcément envisageable chaque fois). Henninger est très chouette, j’aime même quand il rentre dans le lard des Gentils Virus (le gentil Maxime ne doit pas en avoir digéré son quatre-heures …)

    En particulier, il y a plusieurs remarques que j’aurais voulu vous faire, et je suis content qu’il les fasse aussi. Quand il dit (58:30) qu’on peut faire les meilleures lois qu’on veut, l’oligarchie parviendra toujours à les contourner et les subvertir. Tout le Droit n’est pas seulement dans la loi, mais aussi dans ceux qui sont chargés de les interpréter. Vous citez Robespierre (27:20) « La France s’interdit toute agression » : c’est typiquement le genre d’article contournable. La guerre d’agression est déjà interdite en droit international, depuis le pacte Briand-Kellogg (http://fr.ria.ru/discussion/20130828/199129444.html). Cela à d’ailleurs permis la condamnation des dirigeants allemands à Nuremberg. On ne « déclare » plus la guerre de nos jours. Mais cela n’a jamais empêché toutes sortes d’« interventions de maintien de la paix ».

    Objection importante aussi quand il dit (1:31:05) qu’il faut éviter de multiplier les hypothèses. Bien souvent, les institutions que vous proposez ne fonctionnent que dans certaines hypothèses remplies concernant d’autres pans distincts de la société. Cela multiplie le risque que l’ensemble dysfonctionne. Il faut que les institutions établies pour les grands domaines de la société (constituante, législative, monnaie, force militaire, justice, administration publique, etc) marchent de manière « modulaire ». Il faut que le fonctionnement d’une institution soit vertueuse en soi, et pas « à conditions que la société soit organisée de telle ou telle manière ». Par exemple, Adam Smith explique dans la Richesse des Nations (je n’ai plus la référence du passage) que son système économique lui semble optimal, à condition que l’on trouve une « astuce » pour que les possédants jouent le jeu de la concurrence absolue et ne se liguent pas contre les ouvriers. Mais cette condition n’a jamais été remplie, et l’ensemble du système est dysfonctionnel. De même avec le communisme, qui est le système idéal à condition que la Révolution soit mondiale. Etc.

    D’autant qu’en système démocratique, il est très difficile de prévoir comment le peuple va souhaiter voir être gérés la banque, l’armée, les médias, … Un petit groupe idéologiquement homogène peut bâtir un projet global cohérent pour la société, mais si les grandes fonctions de l’Etat sont décidées par l’ensemble de la nation par des référendums successifs, les principes qui dirigent chacun des domaines ne seront pas forcément parfaitement accordés.

    Enfin, même remarque que J-Stéphane : il fait très justement remarquer (1:36:30) – et vous éludez un peu vite – qu’on ne peut pas décider de la guerre par référendum. Il me semble aussi que si le Japon en 1941 avait organisé une campagne référendaire pour savoir s’il déclarait la guerre aux Etats-Unis, l’attaque de Pearl Harbor aurait nettement moins bien fonctionné 🙂

    Sinon, juste encore l’une au l’autre remarque. Je pense aussi (14:30) que quand un pays s’émancipera, les régimes oligarchiques environnant s’acharneront à le détruire. Mais la destruction par missiles comme en Irak me semble un peu passé de mode. Je pense que l’attaque se fera plutôt par des milices intérieures armées comme en Ukraine ou en Crimée : cela crée moins de problèmes au niveau international et c’est nettement moins couteux (l’oligarque compte aussi son budget).

    Enfin, je suis d’accord aussi sur le fait qu’il faut prévoir des institutions pour temps de paix et pour temps de guerre, y compris peut-être la dictature (1:34:00). Je vais juste terminer en citant Machiavel sur ce sujet (c’est fou ce que ce gars avait déjà tout compris à l’époque) :

    Celui qui a avancé cette opinion [que la dictature est une source de tyrannie] n’a pas examiné les faits avec attention, et c’est à tort qu’il a été cru. Ce n’est ni le nom ni la dignité de dictateur qui plongèrent Rome dans les fers, mais ce fut le pouvoir usurpé par les citoyens pour se maintenir dans le commandement. Si le nom de dictateur n’eût point existé dans Rome, ils en auraient pris un autre. La force trouve aisément les titres, mais les titres ne donnent point la force.

    Tant que la dictature fut décernée dans les formes légales, et qu’elle ne fut point usurpée par l’autorité privée des citoyens, cette institution fut le soutien de la république.
    En effet, ce ne sont que les magistrats créés. par des moyens extraordinaires, et le pouvoir obtenu par des voies illégales qui sont dangereux pour l’État, tout ce qui suit les voies légales ne peut jamais nuire. Si l’on examine la marche des événements dans les siècles pendant lesquels subsista la république romaine, on verra que tous les dictateurs ne firent jamais que lui rendre d’éminents services. Et les raisons en sont de la dernière évidence.

    Pour qu’un citoyen puisse nuire à l’État et usurper un pouvoir extraordinaire, il faut d’abord le concours d’une foule de circonstances qui ne se rencontrent jamais dans une république qui a conservé la pureté de ses mœurs. Il a besoin d’être extrêmement riche et d’avoir un grand nombre de clients et d’amis, ce qui ne peut avoir lieu là où règnent les lois ; et en supposant qu’un pareil citoyen existât, il paraît tellement redoutable qu’il ne peut obtenir les suffrages libres du peuple.

    D’ailleurs le dictateur n’était nommé que pour un temps limité, et sa puissance. ne durait qu’autant que les circonstances qui l’avaient créé. Son autorité consistait à pouvoir prendre par lui-même toutes les mesures qu’il croyait convenables dans le danger présent ; il n’avait besoin de consulter personne, et il pouvait punir sans appel ceux qu’il regardait comme coupables ; mais il ne pouvait rien faire qui pût porter atteinte au gouvernement établi, comme d’ôter leur autorité au sénat ou au peuple, et de renverser les anciennes institutions de la république pour en établir de nouvelles ; de sorte que la courte durée de sa dictature, les limites dans lesquelles son pouvoir était resserré, les vertus du peuple romain, le mettaient dans l’impuissance de sortir des bornes de son autorité, et par là de nuire à l’État, auquel on sait qu’il fut toujours utile.

    Certes, parmi toutes les institutions romaines, il en est peu qui méritent plus d’attention, et l’on doit compter là dictature au nombre de celles qui ont le plus contribué à la grandeur de ce vaste empire ; car il est difficile, qu’un État, sans un pareil ordre de choses, puisse se défendre contre les événements extraordinaires. La marche du gouvernement dans une république est ordinairement trop lente. Aucun conseil, aucun magistrat ne pouvant prendre sur soi-même d’agir, il est besoin de se consulter mutuellement ; et la nécessité de réunir toutes les volontés an moment nécessaire rend toutes les mesures extrêmement dangereuses quand il faut remédier à, un mal inattendu et qui n’admet point de délai. Il est donc nécessaire, parmi les institutions d’une république, d’en avoir une semblable à la dictature.

    La république de Venise, qui, dans les temps modernes, s’est rendue célèbre entre tous les gouvernements de ce genre, a confié à un petit nombre de citoyens le pouvoir d’agir de concert dans les besoins urgents et sans prendre de plus longs avis. Dans une république où manque un semblable pouvoir, il faut ou que l’État respecte toutes les formalités des lois, et sa chute alors est certaine, ou qu’il cherche son salut dans leur violation. Il serait à désirer qu’il ne survînt jamais dans une république d’événements auxquels on dût remédier par des moyens extraordinaires. Car, bien que les voies extra-légales fussent utiles alors, l’exemple néanmoins en serait toujours dangereux. On commence d’abord par, porter atteinte aux institutions existantes dans la vue de servir l’État, et bientôt, sous le même prétexte, on les renverse pour le perdre. Ainsi, une république ne sera jamais parfaite si ces lois n’ont point prévu tous les accidents, si elles n’ont point obvié à ceux qui pourraient survenir, et enseigné les moyens de les diriger. Je conclus donc en disant que les républiques qui, dans lès périls imminents, De peuvent recourir ni à un dictateur, ni à toute autre institution semblable, ne sauraient éviter leur ruine.

    (Discours sur la première décade de Tite-Live , I, 34)

    Ronald

    • Au début de la seconde guerre mondiale, la Suisse confie au général Guisan la gestion quasi intégrale des armées.

      Intéressante est pour cause de nécessité et urgence cet abandon volontaire et transitoire de souverainetés jusque là partagées. dans la confiance accordée à une conscience unique et incontrôlée.

      Peut être un mécanisme de dictature libre et consentie doit il être pré-médité afin d’autoriser la démocratie des temps normaux à être intégrale et sans faille.
      Car à n’être pas clair sur la solution des crises, on risque de choisir pour le temps de paix des solutions trop frileuses pour autoriser la maximalisation du pouvoir citoyen.
      Mais nous savons combien cette pensée est périlleuse.

      • Méchant Virus

        Même s’il est envisageable que le commandement militaire sois remis à un général afin de fluidifier les décisions tactiques, en particulier en temps de guerre, je pense qu’il est vital que:

        -- La décision d’état de guerre soit la responsabilité de l’assemblée des citoyens comme débattu dans la vidéo (ou d’un groupe de tirés au sort pour accélérer le mouvement en cas d’urgence).
        -- Même si un général dirige l’armée, l’assemblée populaire est toujours décisionnaire de façon globale.
        -- Il faut impérativement un contre pouvoir dissuasif au général. A méditer: qu’il soit systématiquement sous contrôle d’accompagnants tirés au sort? sous l’œil permanent d’une camera? muni d’un dispositif type bracelet électronique?

  6. Je me sens très proche de l’argumentaire non-violent (kaki c’est kaka).
    Voici la réponse que j’adresse à cette partie de moi-même qui croit à l’homme après l’homme.

    Un peuple qui pour se défendre ne dispose pas des outils de la violence n’aura jamais l’occasion d’apprendre la non-violence libre et consentie, réfléchie, aboutissement d’une maturation du cerveau collectif ;

    il ne pourra au contraire apprendre que la non-violence imposée à sa nudité, par les détenteurs de la force illégitimement nommée force publique, et c’est une non-violence sans âme qui sera la sienne, sans Esprit, sans libre-arbitre : c’est la non-violence de l’esclave, issue de la peur en lieu et place du cœur.

    Qui ne possède pas le feu ne peut apprendre les gestes qui préservent de l’usage immodéré du feu.

    La possession de l’outil est pour le peuple un préalable nécessaire à la maîtrise de l’outil et à la conscientisation de son usage.

  7. Sans avoir encore visionné cette vidéo, j’ai l’impression que voilà une répomse du « trop gentil » Etienne CHOUARD à ce présumé dissident qui se gausse d’être non-démocrate qu’est Alain Soral…

    … comme la richesse et la profondeur de ces commentaires sont à la mesure de cette exigence Démocratique, à des années et des années lumière des raccourcis pseudo-dissidents voire de ces manipulations liberto-populistes.

    • On apprend pas à un peuple à devenir libre en l’asservissant! Le communisme l’a bien montré, c’est le pire que l’on puisse faire au nom d’une « révolution ». De plus aucun des despotes « éclairés » n’a jamais lâché le pouvoir à ma connaissance, le coup d’état n’est pas une solution car il sert avant tout une oligarchie (comme les bolcho), bien loin des intérêts des masses. La seule vraie révolution (pour le peuple) doit se faire par une volonté spontanée des masses à mon avis, pas d’une avant garde soit disant « éclairée » (et qui se met déjà directement au dessus du peuple).

      • « (et qui se met déjà directement au-dessus du peuple) »… là est toute la différence d’un ALADIN qui possède cette suffisance intellectuelle et ce passé parisien avec un Etienne CHOUARD dont l’exigence et l’humilité sont à la mesure de cette Démocratie à inventer et à instaurer.

        ALADIN le Dictateur versus Etienne CHOUARD le Démocrate… croyez bien que je n’agis pas là à la légère ni pas pure provoque, je place simplement chacun face à ses responsabilités et si notre maître dissident est aussi honnête qu’il le prétend, je me serais trompé (ce ne sera pas la première fois), par contre, si cela est un peu plus complexe (j’ai la courtoisie de cet euphémisme), il sera toujours temps pour lui, tout malin et tout intelligent qu’il est, de rebondir et de réajuster son discours ou, du moins, sa communication, la nuance est de taille. Ensuite, qu’il prenne cela bien, j’entends avec intelligence ou/et sagesse, ou mal, peu importe la forme et mon manque de diplomatie parfois, je ne suis pas là ni pour jouer ni pour plaire.
        Passez le mot, que nous sachons à qui nous avons à faire_ou qu’une nouvelle conscience se mettent enfin au service d’autrui et de tous !
        Merci

        • Toute révolution, finissant par un régime autoritaire, a échoué, c’est un fait historique. Répéter les erreurs, les humains aiment bien, mais au bout d’un moment, l’histoire devrait quand même nous enseigner des choses. Si il y a autoritarisme, alors il y aura sans doute Terreur (et de nombreux morts, au nom de la révolution bien sur).
          Toi tu es pour ce que Soral propose c’est ça? Tu voudrais une espèce de duo Soral/Chouard?

          Personnellement, je suis anarchiste, et c’est bien d’avoir un projet politique, mais avoir un projet sociétale c’est quand même pas mal, or Soral son projet sociétal, à part s’en prendre aux « sionistes », il n’y a rien derrière, et surtout pas de critique sérieuse du capitalisme. En gros ça sera toujours la même merde^^

          • Pas du tout, MOMO, hors de question de duo ici : ALADIN s’écrase et les fondamentaux chouardiens nous inspirent et nous émancipent !

  8. Le cas argentin renseigne :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ley_de_Obediencia_Debida
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_Point_final
    http://www.fidh.org/fr/ameriques/argentine/Annulation-des-lois-d-impunite-en
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2005/06/14/la-cour-supreme-d-argentine-declare-les-lois-d-amnistie-inconstitutionnelles_662147_3222.html

    (j’avais été passionnée par cet épisode, à l’époque)

    Le souci d’efficacité entraînant le besoin de structuration, certaines questions doivent être posées … et résolues (!)

    Quid du devoir d’obéissance ?
    Quid du devoir de désobéissance ?

    Du rôle de la justice après la bataille.

    De la conscience et de la responsabilité individuelle du serviteur des libertés, lorsqu’il est armé.
    Ce point est à rapprocher de la définition de la démocratie selon Marc Sangnier = l’organisation politique qui porte à leur maximum la conscience et la responsabilité du citoyen.
    Et là se renforce l’idée que le serviteur armé doit être citoyen avant tout, donc (de mon point de vue !) libre d’accepter ou refuser les injonctions qu’il reçoit.

    L’efficacité de groupe et la conscience individuelle ne font pas toujours bon ménage … 😉 c’est connu.

  9. Concernant la surveillance, sujet auquel je m’intéresse depuis longtemps, bien avant les révélation de Snodewn. A mon avis on a pas de problème technique.

    1- Les logiciels libre sont un model spécialement étudiés pour donner le contrôle de sa machine à l’utilisateur, de manière vérifiable, et avec défiance par rapport au développeur ou a l’éditeur.

    2- La cryptographie fiable et non-noyauté par la NSA à priori ça existe. Voir par exemple GnuPG. Et il ne me semble pas que çe soit illégal? Mais même si c’est le cas il n’y a pas besoin d’obéir.

    3- L’internet permet une architecture décentralisée et incontrôlable. Mais aujourd’hui on ne l’utilise pas, on utilise des service centralisés comme google ou facebook.

    Donc pour moi il n’y pas pas de problème technique, le problème c’est que ces solution, pour rendre impossible espionnage ne sont pas mises en ouvre à grande échelle. Mais pour le coup c’est à la limite du politique et de la responsabilité individuelle. Par exemple personne n’impose au gens Windows plutôt que des logiciels propriétaires.

    http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?id=322

  10. Très intéressant l’échange, Laurent Henninger ramène plusieurs fois aux réalités et c’est nécessaire, de même que sa remarque « step by step ».

  11. Très intéressante conférence.
    Cette question de sécurité, intérieure et extérieure, est très complexe. Car cela ressemble à une famille qui réfléchirait à comment rafraîchir le salon alors qu’ils n’ont pas encore coupé le radiateur.
    En partant des réalités qui sont :
    1/ La violence est une constante de l’Humanité qui peut être au mieux orientée et différée.
    2/ L’éducation des jeunes gens, en tt choses est nécessaire. Ici distinguer protection de l’extérieur (armée) protection de l’intérieur (police)
    On peut en déduire que :
    sur le point 1 ; Même si il semble que le « peuple » n’est pas une entité homogène quant à son ressenti et ses désirs, il y a des constantes intrinsèques à l’espèce humaine. L’empathie en est une, et des plus puissante. Il est très dur de tirer sur soi, sur un être qui vous ressemble, sur une personne qui souffre aux même choses que vous. C’est bien pour cela qu’un état déshumanise toujours son futur ennemi avant d’entrer en guerre.
    Cela dit, la violence reste présente. La violence est une énergie, une libido en fait peut importe comment on la nome. Jusqu’à présent cette énergie ne s’exprime que contre un autre car « on » a dit à l’homme qu’il ne peut exister que contre l’autre, Ce Darwinisme inversé, qui lui fait choisir le verbe « avoir » le construit en opposition à l’autre et au final à soi. Comme le dit Eric Fromm dans avoir ou être« il courra au devant d’un désastre psychologique et écologique sans précédent.. » .A lire également la passion de détruire du même auteur. Il faut donc qu’il (lHomme) oriente son énergie vers l’intérieur et l’extérieur sous forme de philia. Comme dit plus haut, n’étant pas homogène, il faut que l’on puisse également l’exprimer sous diverses formes comme la compétition sportive, le sexe, la création artistique et scientifique. Bref, on éradique pas la violence, on la sublime.

    sur le point 2 ; Platon avait déjà compris l’importance de l’éducation chez les gardes. Mais si lui en faisait une caste. On sait – et avec ce qui est écrit plus haut – que les membres d’une caste vont presque automatiquement déshumaniser ceux qui en sont à l’extérieur. Car ils se construiront par l’opposition aux autres. Il faut donc créer une caste de gardes non figée. Celui qui y était hier n’y sera pas demain. Bref, une conscription. Outre le fait qu’on apprend à se servir d’une arme, on y développe un sentiment d’empathie. J’ajoute que cette conscription peut s’étaler à différent moments de la vie, exemple ; de 20à21 vers l’extérieur, et de 30à31 vers l’intérieur, de 40à41 en responsable.
    Et puis surtout l’éducation, avec l’insertion des sciences sociales dans le 1er cycle, la prise en compte de notion comme Sujet et Objet. Car celui qui porte une arme a une responsabilité bien plus lourde que celui qui en a pas. Et dans le cas qui nous occupe tt le monde en aura une à un moment.

  12. Patrick Le Yéti

    Ana je te pique ton post du 28 juin. (Dommage qu’il n’est pas été posté le 18, le symbole aurait été sympa …)

  13. Les États-Unis ont créé un drone qui projette du gaz au poivre sur les manifestants !

    http://www.filmsforaction.org/articles/us-funds-terror-studies-to-dissect-and-neutralize-social-movements/

    Tout pouvoir va jusqu’à ce qu’il trouve une limite.
    Si nous les laissons aux prises avec un pouvoir sans limite, nos enfants vont en voir de toutes les couleurs.

    • Le drone antimanif, c’est scandaleux, mais c’est quasi la suite naturelle de maladies de l’esprit et de la structure qui sont bien antérieures.

      Commençons par ceci qui pourrait être ajouté au dictionnaire de novlangue :
      La force publique a été ainsi qualifiée par l’oligarchie, qui la détient, et en use, contre la foule quand elle le juge utile, ou contre les malandrins, dont certains sont certes malandrins par vice, mais d’autre par obligation.
      La force publique n’est en aucun cas la force du public (il y a exactement le même biais que quand on nous annonce un débat public qui n’est en aucun cas un débat du public).

      Pour que la force publique soit celle du public, celle du peuple autrement dit, il faudra-it que son commandement faîtier soit systématiquement confié au peuple, et certainement pas à ses >>représentants<<

      Il a été fait allusion plus haut à la violence intrinsèque du policier, comme demi source de la violence policière. C'est certes juste : "on" ne pourrait pas lancer des légumes contre une foule en colère, ce serait inefficace, mais une police rugueuse ne se lance dans l'aventure du gourdin qu'impulsée par un ordre. C'est donc bien le donneur d'ordre qui porte la responsabilité de la violence, et non pas le bras armé. La cause est l'ordre, et non pas le poing qui obéit (ou profite de l'occase).
      Pour empêcher la police (la force intérieure, l'armée c'est différent) de se retourner contre le peuple, c'est bel et bien le donneur d'ordre qu'il faut supprimer, bien plus que l'ordonné (qui doit être redéfini).
      Autrement dit, en démocratie, je ne suis pas certaine que la question se pose dans les termes choisis en haut de page, car la force du public aura nettement moins tendance à se retourner conte le public si elle est réellement publique et non plus l'outil d'une oligarchie qui tient au pouvoir du prince, qu'elle détient, dont elle jouit, orgasme permanent d'une congrégation d'égos boursouflés.
      Si bien que la question posée par la salle (vidéo du haut) concernant la nécessité de la force (intérieure) a peut être été balayée un peu vite.
      La réponse fut qu'il faudrait 50000 ans d'évolution pour que les âmes sachent se gouverner d'elles-mêmes. Outre le fait qu'il faudra je l'espère moins de temps pour élever les consciences jusqu'au point où l'anarchie serait viable, avant l'anarchie, en préambule nécessaire (?), la démocratie intégrale peut déjà bouleverser la donne et mécaniquement rendre caduques certaines questions des plus douloureuses. Et c'est bien pour ça qu'elle nous passionne 😉

  14. Bonjour,

    Un article témoignage de Mathieu Rigouste, l’auteur de L’Ennemi intérieur:

    http://pantheresenragees.noblogs.org/post/2014/06/26/toulouse/

    Cordialement,

  15. @ Anna Sailland (et Étienne)
    Je répond avec un léger temps de retard à la question « Où? » qui m’était posée, suite à mon bref message au billet précédent…

    Il était question d’Étienne et de la Stochocratie sur le blog d’Alexis Corbière où le mythe du « troll » est, comme à l’habitude, omniprésent et vise tout le monde, surtout après mon commentaire (271)  » LA STOCHOCRATIE COMME SOLUTION RADICALE » à… la gauche radicale (http://www.alexis-corbiere.com/index.php/post/2014/06/17/A-propos-de-la-situation-sociale-%28cheminots%2C-intermittents-du-spectacle%2C-etc%29#comments).
    Malgré mes avertissements (451):
    « Il va sans dire que tous les hommes politiques et tous leurs partis sont vent debout contre une réforme aussi radicale que la « Stochocratie », qui ne fait pourtant que revenir à la lettre de la démocratie inventée par les grecs antiques: la démocratie directe.
    Comme souligné plus haut, « Tout serait balayé d’un coup, depuis la Commission européenne tout en haut, en passant par nos gouvernants nationaux, et jusqu’aux partis actuels » !
    C’est la raison pour laquelle ils haïssent tant Étienne Chouard, qui a engagé depuis 2005 un formidable travail de réflexion ouvert à tous sur son site à tiroirs, où sont reprises les grandes questions fondamentales à la lumière de la démocratie directe. »
    http://etienne.chouard.free.fr/Euro…,

    Les accusations continuent sur le billet actuel (commentaires 43 à 52): http://www.alexis-corbiere.com/index.php/post/2014/06/30/Invit%C3%A9-du-Journal-Soir-3-sur-France-3#c32690,
    où j’ai cru bon de faire la mise au point aux faux-amis :
    « Voilà bien ces « faux amis qui brouillent son message » (les mêmes qui, au billet précédent, n’en avaient que pour Raoul Marc Jennar) :
    http://etienne.chouard.free.fr/Euro
    https://france.attac.org/archives/s
    http://www.levillagedesfacteursdima
    En 2011, c’est Raoul qui avait changé, après avoir le tour de toute la galaxie de la gauche radicale, et rencontré les vrais « pros », ce qui lui faisait dire, sans aucun argument :
    -- Point n’est besoin de recourir à des remèdes qui seraient pires que les maux qu’on prétend combattre. Ce n’est pas en convoquant l’obscurantisme qu’on instaure la lumière.
    http://www.jennar.fr/?p=1975
    Ces « pros », c’est ceux qui, tel Homère, savent transformer les dugongs et lamantins que virent les compagnons d’Ulysse, en vraies sirènes [Selon le mythe Homérique, les sirènes étaient des divinités de la mer qui, à l’entrée du détroit de Messine, attiraient par leurs chants les navigateurs et les entrainaient vers la mort ; elles étaient alors représentées avec un corps d’oiseau et une tête de femme, et jamais avec un corps de poisson comme dans les mythes nordiques.] :
    -- Quand nous aurons gagné le pouvoir, à la condition de rester groupé et de ne pas céder aux chants enjôleurs de sirènes qui nous mènent droit à la division et à l’échec. »
    C’est aussi ceux qui expriment en même temps leurs propres contradictions:
    -- Merde, du Front de Gauche, il va rester qui…
    Et merde encore un truc qui pourrait être mal interprété, c’était quoi déjà, le Front de Gauche ?
    Ou encore:
    -- Voilà la constituante et la 6ème République proposée par le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon… Le peuple Français aura tout le loisir d’en faire une démocratie inspirée de la Grèce antique ou des petits hommes verts si ça lui chante »
    L’ennui, c’est précisément que la Constituante détermine tout et que son écriture ne doit pas être laissée aux « pros »… « 

  16. Le contrôle populaire des forces armées, ça urge, apparemment :

    TOULOUSE --
    L’état m’a tabassé, il a fait son travail

    Posted on 26 juin 2014 by Panthères Enragées

    par Mathieu Rigouste, Docteur en Sciences Sociales
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mathieu_Rigouste

    Nuit du 22 juin 2013, Toulouse, France.

    Au pays qui forgea l’Etat-nation à partir de la monarchie absolue, en le fondant sur l’esclavage et le génocide des femmes, à travers la colonisation, toutes les exploitations et une suite presque ininterrompue de guerres impérialistes. Dans une région qui fabrique des gaz et des poudres pour des polices et des armées engagées dans le monde entier contre les peuples qui gênent le règne du capitalisme.

    Avec quelques ami.e.s, nous tentons de calmer une bagarre à Arnaud Bernard, un des derniers quartiers populaires du centre ville. Pour accélérer sa transformation en quartier chic, les autorités y déploient la police en permanence. Des CRS en journée et la BAC la nuit. Ces bandes de virils franchouillards sont payées pour assurer un «nettoyage socio-ethnique» du quartier en pourrissant la vie des damnés de la terre qui y galèrent. Ils sont formés et payés pour maintenir le socio-apartheid. Pour cela, ils exécutent des démonstrations de guerre et mènent des chasses aux pauvres durant lesquelles ils jouissent ensemble de maltraiter leurs proies.

    Une bande de types colériques et mal sapés, tout à fait dans leur style, surgit hors de la pénombre d’où ils devaient comploter. L’un de ces ratonneurs compulsifs attrape le plus « Nord-Africain » d’entre nous comme ils continuent à dire, et le colle dans un mur par la gorge. Nous comprenons qu’ils sont en fait de valeureux fonctionnaires de police en civil lorsque trois d’entre eux m’attrapent et m’écrasent au sol. Le premier me comprime la cage thoracique en m’enfonçant la colonne vertébrale avec son genou. Pendant ce temps un second me serre les menottes jusqu’à l’os. Tandis qu’un troisième me maintient les pieds. Je ne peux pas me débattre, je suffoque en suppliant qu’on me laisse respirer. Le catcheur-fou resserre alors l’étreinte, je suis au bord de m’évanouir. Une trentaine de personnes assistent à la scène, certaines demandent qu’on me laisse respirer et reçoivent des coups et des insultes.

    Elles ont témoigné par écrit qu’à ce moment-là, juste avant mon arrestation, j’avais bien la tête et le corps d’un mec qu’on n’a pas encore tabassé dans le couloir principal d’un commissariat central. L’un de ces beaufs suant la testostérone et régulièrement humiliés par des enfants dans nos quartiers, se reprend pour l’inspecteur Harry et mentraîne par la chaîne des menottes, passées dans le dos, sur plusieurs mètres jusque dans un véhicule de la Police Nationale.
    Cette vénérable institution qui, trop humble pour s’en vanter, s’illustrait dans l’histoire de l’humanité en déportant systématiquement et sans broncher juifs et communistes avant de torturer et de faire industriellement disparaître tous les colonisés et les révolutionnaires qui gênaient l’Etat et le nationalisme français, il y a quelques dizaines d’années.

    Menotté dans le dos et face contre terre, cette technique fait peser tout le poids du corps sur les poignets. J’ai hurlé et mon poignet gauche s’est cassé à ce moment-là. Un an plus tard, j’ai encore les marques des menottes autour des poignets et une grande cicatrice pas trop swag en travers.

    On m’a ensuite enfoncé dans la voiture en me cognant la tête contre le bord de la carrosserie ; une convention dans le milieu. Un policier pas vraiment créatif m’a extrait de la même manière en tirant encore sur la chaîne des bracelets. Arrivés dans le couloir principal du commissariat central de l’Embouchure, l’une de ces « personnes dépositaires de l’autorité publique dans l’exercice ou du fait de ses fonctions » a placé sa main derrière ma nuque et a envoyé de toutes ses forces ma tête contre un mur. Puis un autre ou le même – je ne sais pas, on m’a toujours frappé par derrière et menotté – a écrasé ma tête avec sa main contre de lourdes portes battantes qui ne lui avaient rien fait non plus. Il a utilisé ma tête pour ouvrir des portes. Je l’écris en souriant car je sais que Dieu
    pardonne peut-être, mais pas le prolétariat.

    Qui sème la hoggra, récolte l’intifada.

    La répétition de ces gestes et l’absence de réaction de tous les policiers présents dans le commissariat indiquent leur banalisation et leurs caractères habituels, normalisés dans cette enceinte dirigée alors par le commissaire divisionnaire Laurent Syndic. J’ai enfin été jeté à terre, en avant, menotté dans le dos, sur le carrelage de ce couloir de garde-à-vue où l’on m’a laissé jusqu’à l’aube étalé, toujours menotté et hurlant de douleur. Quelques-uns de ces justiciers errants m’ont aussi placé de petits coups de pieds mesquins dans les côtes, en passant. J’aurais pu être en train de mourir, aucun policier n’est jamais venu s’inquiéter de mon état, pas plus qu’ils n’ont protesté lorsque leurs collègues brutalisaient des briques avec mon crâne. Il sont tous responsables.

    C’est bien la police qui m’a fait ça.

    All Cops Are Brutal.

    Photos prises le 22 juin 2013 à l’hôpital Purpan

    J’ai été largué à l’hôpital Purpan par des agents en uniforme à 6h du matin. J’avais la tête violette par endroits, la lèvre ouverte, une main explosée, une cheville défoncée, des bleus sur tout le corps. Ils sont partis vers 9h en m’indiquant que « la garde-à-vue » était levée.

    J’étais rassuré. Vu qu’on avait omis de m’en parler, j’avais cru qu’une milice de nationalistes armés m’avait défoncé, enlevé, cogné dans des murs, laissé KO par terre puis refilé à une autre bande pour me déposer aux urgences. J’ai passé trois jours à l’hôpital, on m’a opéré le poignet (fracture et luxation). On y a posé une vis que je garderai toute ma vie et qui m’handicape. On a soigné les multiples ecchymoses et plaies sur toute la tête et les côtes. Les super-Dupont m’avaient aussi percé le tympan comme l’a relevé le médecin légiste qui m’a ausculté à la sortie de l’hôpital.

    On m’a reconnu 60 jours d’ITT à l’hôpital, transformés en 3 jours « au sens pénal du terme » par la médecine « légale ».

    Avec mes proches, nous avons d’abord hésité à porter plainte car nous savions trop bien que la Justice couvrirait la police puisqu’elle le fait toujours, même chaque fois que la police tue. Et la justice n’a pas besoin d’être corrompue. Elle applique normalement les lois faites par les dominants pour protéger les dominants. Il ne sert à rien de s’indigner face à la violence d’Etat. Il est tout à fait normal qu’un Etat opprime le peuple ainsi que celles et ceux qui lui résistent. C’est son boulot. Et c’est la lutte des classes. Nous pensons qu’il vaut mieux s’organiser collectivement pour arracher les racines de ce carnage. Mais le tribunal du maître est tout de même un champ de bataille.

    Alors nous avons décidé de porter plainte en juillet 2013, pour tenter de fissurer un peu ce sentiment d’impunité des milices d’Etat au pays des droits de l’homme blanc et riche. Pour contre-attaquer, en accusant non pas quelques policiers mais l’Etat. Car la violence des shtars c’est bien lui qui la fabrique. Et c’est aux classes dominantes qu’elle profite.

    Nous l’accusons de gérer un système d’exploitation, d’humiliation, de contrôle et d’oppression, de brutalisation, d’incarcération et de meurtre dans les quartiers et contre les classes populaires pour maintenir l’ordre capitaliste et la ségrégation socio-raciste. Car cette férocité est érigée en industrie rationalisée et quotidienne dans les cités de France comme dans tous les ghettos et les favelas du monde. L’Etat harcèle, brutalise et mutile aussi de plus en plus férocement celles et ceux qui prennent part aux luttes, aux mouvements sociaux et aux mouvements révolutionnaires.
    Bien conscient de tout ça, le procureur Michel Valet a tabassé aussi notre plainte en février 2014, jugeant que ” l’examen de cette procédure ne justifie pas de poursuite pénale au motif que les plaintes ou les circonstances des faits dont vous vous êtes plaint n’ont pu être clairement établis par l’enquête. Les preuves ne sont donc pas suffisantes pour que l’affaire soit jugée par un tribunal“.

    Malgré les pages de blessures fournies par le médecin légiste – assermenté par l’Etat luimême – les photos, les récits des témoins, malgré le fait que la police ne nie pas m’avoir déposé elle-même à l’hôpital à l’aube, la Justice ne veut pas avoir à vérifier publiquement si des policiers font réellement à Toulouse ce dont nous les accusons. C’est que le proc la connaît la vérité lui, et comme eux, il sait que la férocité fait partie intégrante du boulot des condés. Ce n’est pas un enlèvement avec séquestration et actes de barbarie, c’est le travail de la police, parce que c’est fait par des policiers. L’institution judiciaire valide ainsi elle-même ce dont nous l’accusons : elle est chargée par l’Etat de couvrir la police et ses violences, elle n’a rien à voir avec aucune notion de justice, elle a pour fonction de maintenir l’ordre capitaliste-raciste-patriarcal en punissant les opprimé.es, en réprimant les révolté.e.s et en remplissant les prisons d’un nouveau genre d’esclaves.

    Pour ne rien lâcher, nous portons maintenant plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction. C’est tout aussi systématique, lorsque la police brutalise quelqu’un, c’est elle qui s’empresse de porter plainte pour outrage, rébellion et parfois violences, ce qui permet de couvrir les agents et qu’ils s’octroient par la même occasion des vacances en jours d’ITT et parfois des primes à la sortie des tribunaux qui les cajolent. En plus du refus d’ouvrir une affaire concernant ma plainte, j’ai eu l’honneur de recevoir une convocation à comparaître pour “violence aggravée et outrage” à mon encontre, lors d’une quarantaine d’heures de garde-à-vue « cadeau », fin avril 2014, presque un an après les faits. La GAV, c’est l’abolition de l’espace et du temps, dans un cachot puant la merde, où il faut essayer de dormir sous un projecteur et une caméra, sur un lit en pierre avec une couverture dégueulasse, où l’on vous jette une mixture déjà vomie et des brimades régulières comme seuls contacts humains.

    La police a failli me tuer en me tabassant, la justice a classé ma plainte sans même ouvrir de procédure et les deux m’accusent ensemble de « violences ». Selon le Brigadier Anthony Capdecomme de la BAC, qui a joué un rôle de premier plan dans cette affaire, je serais apparu, j’aurais crié “La BAC fils de pute, bande de facho, allez niquer vos mères, allez vous faire enculer” puis j’aurais sauté “les deux pieds en avant ” sur le brigadier de la BAC Stephane Lecoq, je me serais ensuite relevé et l’aurait frappé au visage, tout ça sans motif et sans John Wu.

    De mon côté, je tiens à affirmer que je ne traite jamais les mères, les putes et les homosexuels, c’est une vieille conviction. Toutes leurs dépositions sont pleines de contradictions. D’ailleurs le policier Lecoq, prix spécial au festival du rire de Montréal, indique que Capdecomme s’est fait un lumbago et une hernie dans le dos en me passant les menottes.
    Stéphane Normand, le troisième policier qui témoigne contre moi, m’aurait arrêté en « me posant la main sur l’épaule ». Ces trois-là doivent avoir une idée sur l’identité de ceux qui m’ont défoncé contre les portes et les murs du commissariat.

    Mais c’est bien moi qui serait jugé en février 2015. Et nous disons que tout est dans l’ordre des choses. Le système a fonctionné normalement, nous ne voulons pas le réformer, ni le réparer, ni l’améliorer, nous disons qu’il faut en changer complètement et définitivement. Pendant que l’armée massacre à l’extérieur au profit des capitalistes, la police mène la guerre sociale à l’intérieur contre le peuple. Il existe une continuité de pouvoirs et de profits entre les guerres de la bourgeoisie française en Afghanistan, au Mali, ou en Centrafrique et celles qu’elle mène contre les classes dominées en métropole, dans le cadre de la restructuration urbaine notamment. Il n’y a pas de « bavures », l’Etat opprime et assassine les pauvres méthodiquement, et en particulier les non-blancs. Il écrase de manière encore plus insidieuse et invisible les femmes pauvres et encore plus intensément les non-blanches. Il n’est pas une solution mais une partie du problème. L’Etat est à l’émancipation des peuples, comme un SS à Treblinka, un Para au Rwanda, Tzahal à Gaza.

    Nous disons que cette pyramide où les riches et les puissants sont assis sur le peuple en chaînes et lui font élire ses maîtres parmi des bourreaux, devrait être remplacée par quelque chose d’autre. Il est possible d’abolir tous types de relations sociales basées sur la hiérarchie. On peut imaginer des formes de communes libres, autonomes et solidaires où les peuples s’auto-organisent horizontalement, c’est-à-dire sans chefs et sans rapports de domination, où ils partagent ensemble les activités créatrices, les richesses et les décisions sur leurs propres vies, où chacun.e peut s’émanciper dans l’entraide, la liberté et l’égalité réelles et concrètes. On peut imaginer des assemblées de maison, de quartier et de communes associées où toutes celles et ceux qui sont concerné.e.s s’organisent et coopèrent ensemble. Il n’est pas difficile de faire mieux que le désastre actuel mais pour cela il faut rompre collectivement les structures qui le produisent.
    Nous pouvons forcer les tribunaux à cesser de nous humilier en rendant des non-lieux ou des sursis pour les policiers assassins.

    Non-lieu en octobre 2012 pour les policiers qui ont tué Ali Ziri, ce retraité décédé à la suite d’une suffocation provoquée lors de son interpellation par la police à Argenteuil.

    Non-lieu en décembre 2012 pour les policiers qui ont tué
    Mohamed Boukrourou dans un fourgon à Valentigney en 2009.

    Non-lieu encore, en octobre 2012, pour les meurtriers de Mahamadou Marega,
    décédé après avoir été gazé et tazé 17 fois à Colombes en 2010.

    Enfin, non-lieu en septembre 2012, dans le cas d’Abou Bakari Tandia,
    tombé dans le coma pendant sa garde à vue, fin 2004, à Courbevoie.

    La cour d’appel de Versailles a confirmé trois de ces ordonnances de non-lieu ces derniers
    mois.

    Un non-lieu vient aussi d’être rendu dans l’affaire Lamine Dieng tué dans un fourgon de police à Paris en juin 2007.

    Soutenons sans faille les révoltes populaires et soyons présent.e.s massivement, déterminé.e.s et offensi.ve.s dans et devant les tribunaux, pendant les marches et les rassemblements contre la violence d’Etat et l’impunité judiciaire de la police. Ce sont des bases pour nous rassembler et nous renforcer, nous coordonner, mettre en commun nos stratégies, nos analyses et nos pratiques. Car ce n’est pas un Tribunal mais bien la force et la volonté collective de celles et ceux d’en bas qui peut changer nos conditions de vie.

    En mémoire de tou.te.s les victimes de la police, de la justice et de l’Etat, en soutien à leurs familles, à leurs proches, et à tou.te.s les réprimé.e.s, prisonnier.e.s et martyr.e.s de la guerre sociale, continuons à nous auto-organiser sans rémission face toutes les formes de domination.

    Coordonnons nos forces et formons des alliances dans l’intérêt des plus dominé.e.s. De la solidarité entre les luttes contre toutes les formes d’oppression, découlent les conditions de nos libérations respectives. La révolution a déjà commencé en Afrique et se répand en criant « Ash-shaab yurid isqat an-niddam ». « Le peuple veut la chute du système ».

    Préparons-nous pour ne plus jamais revenir en arrière.

    Une société d’émancipation est en train de naître aux croisements de nos luttes.

    Et nous sommes capables de lui donner vie.

    Avec tendresse et rage.

    Mathieu Rigouste
    Toulouse, le 22 juin 2014

    Le docteur Michel Rongieres qui m’a opéré au service de traumatologie
    certifie et décrit les lésions suivantes :

    1-une fracture trans-scapho-peri-lunaire
    au niveau de son poignet gauche.
    2- Une contusion cheville droite.
    3-Un traumatisme facial avec hématome de l’hemi-face droite.
    4- Oedème peri-orbitaire.
    5- Une plaie quasi-transfixiante de la lèvre inférieure.

    Il a certifié que ces lésions entrainaient
    -une incapacité temporaire totale de 60 jours
    -- une incapacité provisoire partielle de 8 jours,
    « sous réserve de complications ».

    Le médecin du service de Médecine légale (médecin légiste) à l’hôpital Rangueil, Dr M. Minier, consulté à ma sortie de Purpan, le 24 juin 2013, atteste : « aucun antécédent médical ne pouvant interférer avec les faits».

    À l’examen clinique, elle note :

    *extrémité céphalique :

    -région temporale droite : lésion ecchymotique érythémateuse ovalaire de 3 cm de diamètre,
    -- sur la paupière inférieure et supérieure de l’oeil droit :
    visualisation d’hématome violacé, débutant à l’angle interne et se terminant à l’angle externe avec présence d’une hémorragie sous-conjonctivale dans le quadrant externe de l’oeil droit,
    -- pommette gauche : plaque parcheminée horizontale, rectangulaire, mesurant 5 cm de long x 1,5 cm de haut,
    -- oreille gauche, sur l’ensemble du cartillage de l’oreille et sur la face postérieure de celle‐ci : visualisation de multiples lésions à type d’hématomes violacés,
    -- une perforation du tympan gauche,
    -- au cuir chevelu, en région occipitale gauche : lésion ecchymotique érythémateuse de 5 cm de diamètre,

    -- lèvre branche supérieure droite de l’extrémité distale :
    visualisation d’une plaie oblique vers le bas et la gauche sur laquelle sont positionnés des points de suture. A noter une contusion de l’ensemble de cette lèvre.

    *membre supérieur gauche :

    -- le patient présente le bras en immobilisation par une attelle thermoformée antérieure,

    -visualisation d’un pansement sur la face dorsale du poignet et de l’extrémité inférieure de l’avant-bras que nous ne retirons pas pour les besoins de l’examen,

    -présence d’un oedème diffus sur l’ensemble de la main.

    *membre supérieur droit :

    -- en regard de la face dorsale du poignet : un liseré érosif, croûteux, linéaire de 8 cm de long,

    -sur la face dorsale de la main, en regard des têtes des articulations des IVème, IIème et IIIème rayons de la main : visualisation de lésions croûteuses infracentimétriques. Ces mêmes lésions sont présentes en regard des articulations interphalangiennes proximales des IIème, IIIème, IVème et Vème rayons.

    *région dorsale :
    -- en région lombaire gauche, à 15 cm de la ligne médiane :
    importante plaque érythémateuse avec des érosions croûteuses punctiformes s’étendant sur une zone de 10 cm de diamètre, compatibles avec un mécanisme de production par griffure.

    *membre inférieur droit :

    -présence d’un volumineux hématome en regard de la malléole interne et externe, visualisation d’un hématomeérythémateux débutant au-dessus du talon et s’étendant jusqu’au tiers moyen de la face latérale latero externe du pied.

    -- sur le sur le tiers distal de la face externe de la jambe droite : volumineux empattement avec présence d’un hématome verdâtre oblique vers le bas et la gauche, mesurant 15 cm de long X 5 cm de haut,

    — la marche est réalisée avec des douleurs à l’appui. Le pied peut être posé en totalité.

    Source : http://pantheresenragees.noblogs.org/post/2014/06/26/toulouse/

    Littéralement, ça nous pend au nez.
    Surtout si on l’apprend sans protester.

  17. Sans lien avec l’article mais avec le TTIP, le Collectif Roosevelt nous invite à participer individuellement à la «Consultation publique sur les modalités de la protection des investissements et des RDIE dans le cadre du TTIP» afin de ne pas laisser le champ libre aux multinationales. La commission doit obligatoirement publier les réponses ! La réponse au questionnaire est donc un moyen supplémentaire d’action.

    Pour faciliter la démarche, le collectif a rédigé les réponses aux questions posées et propose de les copier/coller sur le document de la consultation. Si leurs réponses vous conviennent, 5 min suffisent.
    Comme le spécifie le préambule du document du Collectif «le plus important est qu’il y ait un nombre significatif de réponses qui aillent dans le même sens même si elles sont identiques ou quasi identiques, pour obliger la Commission à répondre à nos arguments (vous pouvez utiliser le copier/coller sans problème).»

    La date butoir pour répondre est celle du 6 juillet 2014.

    Le lien vers le document du Collectif : http://collectif-roosevelt.fr/mobilisations/consultation-europeenne-processus-reglement-conflits-investisseurs-etat-cadre-accords-transatlantiques/

  18. Le corps social a besoin d’un système immunitaire.

    Mais tant que ce système ne sera pas issu du corps social, n’obéira pas au corps social, sera aux ordres d’une micro-partie du corps social, « nourrie par lui et qui le gouverne », le risque de maladie auto-immune sera perpétuel.

  19. « AIF demande qu’existe un organisme indépendant chargé d’enquêter sur toute allégation de violence ou de mauvais traitement commis par des membres des forces de l’ordre dans l’exercice de leur fonction. »
    (un des liens indiqués par Etienne)

    Autant demander au renard de créer une commission contre les renards, et composée de renards.

    Cet organisme indépendant doit être composé exclusivement de citoyens tirés au sort. Sinon, ceux qui commanditent la force jamais n’en moraliseront l’usage au delà de réformettes d’apparat, car l’une des fonctions de la force, aux temps présents, est de stabiliser et maintenir le déséquilibre des pouvoirs entre le grand nombre et le petit nombre.
    Puisque « la politique ne se mène pas dans la rue » (dixit Raffarin), la rue DOIT être réduite au silence chaque fois que nécessaire, c’est cette pensée là qui préside au sommet de tout hiérarchisme.

  20. Les abus de la force interne peuvent être réduits ou abolis par la maximalisation du principe de subsidiarité au sein d’une vraie démocratie : lorsque l’ordre social serait décidé localement et par les citoyens eux-mêmes, et lorsque ce seraient les citoyens eux-mêmes qui seraient armés pour se l’imposer à eux-mêmes, nul pouvoir officiel et à grande échelle ne pourrait nuire et user de violence, chercher à imposer en autiste professionnel ses vues à ceux qui n’en veulent pas.

    La grande question posée dans cette page est : comment éviter que le système immunitaire du corps social ne se retourne contre le corps social ?

    Cette question concerne en fait tous les organes vitaux et toutes les fonctions vitales du corps social, et si pour certains organes on peut penser que certaines solutions spécifiques doivent être inventées, le problème étant le même pour toutes les fonctions, les solutions seront majoritairement communes à toutes les situations.

    La subsidiarité entre autres, mais pas que.

  21. Le hiérarchisme et le centralisme sont les vraies causes de la violence policière, non ?

  22. Malheureusement, il me semble que la vrai cause de la violence policière est la violence tt court.
    La violence est une caractéristique Humaine. Et lorsque elle s’exprime par le truchement d’une structure de pouvoir, elle fait bien plus de ravage.

    La hiérarchie est nécessaire pour mener à bien une action collective et complexe à terme.
    La centralisation permet une homogénéité de la structure sur un territoire donné.

    La violence ressemble au sujet le plus délicat abordé ici. Car autant sur d’autres sujets on peut apporter des rectifications de structure qui ralentiront, voir supprimeront un comportement. Autant là l’aménagement de structure ou tt pensée « collective » sur ce sujet me semble pas tenir face l’argumentation.
    Je donne ma langue au chat

    • Il faudrait voir d’où vient la violence, et je pense que les flics, étant protégés par l’état qu’ils servent, se permettent d’outrepasser leur simple rôle de « protection » et de s’adonner à la violence policière tel qu’on la connait, tabassant même des femmes au sol.

      Quand je parle des flics, ce sont surtout les CRS, qui balancent des lacrimos et se plaignent que ça riposte et en profitent pour charger. Pour se débarrasser de ça, déjà, il faudrait que les flics qui ont été trop loin soient punis par la loi (rarement le cas), sinon forcément on se sent tout puissant. Mais c’est logique, l’État a besoin d’eux pour réprimer tous les gens qui se lèvent contre lui, ils ont toujours servi à ça (cf les origines du 1er mai par exemple), détruire les luttes sociales pour que l’oligarchie conserve sa place au soleil au détriment du plus grand nombre 🙂

      Et après un peu de média montrant seulement les émeutiers (qui sont donc violents en réponse aux flics, à raison ou à tort) pour décrédibiliser tout mouvement et les faire passer pour des tarés qui ne pensent qu’à tout détruire.

      La violence est justifiable uniquement en cas de défense, quand nos droits les plus fondamentaux (celui de manifester par exemple) sont bafoués.

      Sur la hiérarchie, je ne suis pas d’accord avec vous, pour moi ce sont ses rapport inégaux entre les hommes justement qui amènent à la violence, car ceux en bas de l’échelle voudront monter.
      Une société pacifique, je pense, est horizontale et non verticale.

      • Il me semble que les rapports inégaux entre les Hommes sont déjà de la violence. Et que la violence engendre la violence, rien de plus normal. Mais encore une fois, j’ai le sentiment que trouver la 1er violence est vain. Car L’Homme est violent, enlever la première et se créera une seconde différente dont les promoteurs seront les victimes de la veille. La sublimer voilà ce qui nous reste.
        Comme l’amour, elle est contagieuse. Je me suis souvent demandé pourquoi le socialisme Américain avait été aussi peu mobilisateur. Peut être que de pouvoir transférer la violence subit sur l’autre, l’Homme noir, y est pour beaucoup.
        Quant à la hiérarchie, on raconte qu’elle est présente même chez les anges. De fait c’est encore une constante Humaine difficilement contournable. Il est donc pas surprenant de la retrouver dans tt les économies Humaine. Et je conviens que cela pose un problème lorsque celle-ci est politique.
        Je suis pour une société pacifiste, et comme vous dites, horizontale. Mais même si « Nous » sommes sur une bonne voie, je dois avouer, que plus j’y pense plus la solution collective me semble délicate. Une personne très intelligente m’a dit un jour : «  les étoiles ne décident pas d’être une constellation, elles sont une constellation parce qu’elles sont des étoiles. »

        • Une belle phrase en effet, mais contrairement à l’être humain, les étoiles n’ont pas de conscience^^

          Or je pense que la violence, avant d’être dans la « nature » humaine, est surtout l’expression d’un trop plain de frustrations, dues à des désirs que l’on ne peut satisfaire, ou tout simplement à une situation qui nous semble injuste et qui nous pousse à la révolte. En gros est ce que ça serait pas plutôt la société dans laquelle l’Homme se développe qui le pousse à être violent (à cause des inégalités, ou même par la télévision, jeux vidéos peut être, ou autre chose qui agit sur nous inconsciemment (pubs ou je ne sais quoi)).

          Personnellement je ne crois pas aux anges, mais certaines sociétés humaines ont fonctionné sans hiérarchie, et c’était pas le bordel.

          On nous apprend depuis notre enfance à obéir, à nos parents, nos professeurs, et plus tard aux forces de l’ordre, politiciens, et autre autorités, des fois sans jamais remettre en question cette autorité, pour moi ça s’appelle du conditionnement, ça n’a rien à voir avec une nécessité ou une certaine « harmonie ».

          • protagoras

            Lorsque je dis qu’il est dans la nature de l’Homme d’être violent, j’entends : dans la nature primaire de l’Homme. Après ce n’est pas parce que la violence est une donnée nécessaire, jusqu’à présent à sa survie (avec tt les reflexes que cela crée), que l’Homme ne se résume qu’en cela. La violence n’est pas forcement dirigé vers l’extérieur. Nombres de personnes se disant non pourvu de violence, ne font en fait que la répercuter sur eux même. La violence est une pulsion mal gérée. Je vois passer une femme qui m’attire, elle est accompagnée.
            A/ Je tue son compagnon, je la viole et je nourris ma pulsion.
            B/ Comme ce n’est plus à la mode, que je ne suis pas très costaux et que ma mère m’a dit que ça ne se fait pas. J’apprends à jouer de la mandoline et je vais sous sa fenêtre et je nourrit ma pulsion.
            On remarque que option B fait bien plus avancer l’Humanité que l’option 1.
            Pourtant l’option A est surement marquée en nous plus profondément que la B. On pourrait même penser légitimement, qu’elle est fondatrice, car elle permet de se construire, que penser d’un accouchement ou de tt dissociations psychiques.
            Comprenez moi bien, en aucun cas je ne la souhaite, mais il est surement temps de définir la souffrance dont vous parlez. Elle ressemble à celle que Skinner appelle « hydraulique » (si je me souviens bien) grosso modo, la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
            Maintenant que les structures actuelles privilégient plutôt l’option A à la B, c’est un fait.

            Par contre, je suis curieux de connaitre cette société sans hiérarchie. Si elle ne s’articule pas comme la notre, elle a forcement un « organigramme ». Elle peut s’articuler autour d’une cellule familiale complexe ou religieuse (si il y a un dieu, il y a prêtre).

        • @protagoras | 3 juillet 2014 at 23:59 |

          J’aime bien la question sur l’organigramme.
          Pas facile, car déjà dessiner l’organigramme de la société réelle actuelle serait une tâche lourde, voire impossible.

          Mais suppososn que ce soit fait.
          Je suggère alors de prendre l’organigramme présent, et d’ …

          inverser le sens des flèches !!!

          Il y aurait certainement ensuite quelques modifs nécessaires, mais dans un premier temps, ça répond.

          Mettre tout en haut « les gens » et le processus de codécision universelle,
          et tout en bas l’état, comme serviteur.

          Oui, je sais, c’est une vision simpliste, mais quelle utopie macabre que de croire le dessin actuel raisonnable.

          • @protagoras

            Je sais que des sociétés comme ça ont existé mais elles ont ensuite étaient colonisées, et je ne connais pas leur fonctionnement précisément (à part qu’il n’y avait apparemment pas d’autorités et qu’elles fonctionnaient très bien).

            Mais pour moi une société comme ça, pour être vraiment libre, ne doit pas s’articuler autour d’une cellule familiale ou religieuse, quel intérêt?
            La libre association des individus suffit amplement, et si il y a trop de personnes, un fédéralisme semble possible également. Mais une société basée sur quelque chose de religieux ou familiale (sectaire pour moi) et vouée au rejet de l’étranger, et donc de l’humanité.

            Pour ton exemple, moi personnellement, je pense qu’on ne peut pas simplifier les choses comme ça, certaines personnes ont encore de l’empathie, et ça ça suffit à me dire que même si la femme que j’aime est avec un autre homme, c’est pas pour ça que je vais le tuer puis la violer (ou même la draguer sans tuer le mec), car j’aimerais pas qu’on me fasse ça, sans compter que si tu aimes vraiment une personne tu veux qu’elle soit heureuse, mais ça revient à redéfinir ce qu’est l’amour, et je pense que dans notre société actuelle on en est loin du réel amour.

            En gros, la logique et le raisonnement humain devrait empêcher des actes antisociaux, mais la plupart des gens en sont incapables, et pour moi c’est surtout dû à leur éducation, croyances ou autres choses qui les ont influencé et qu’ils n’ont jamais remis en question. J’ai pas besoin qu’on me dise qu’il faut donner des sous aux sdf pour en donner, c’est du bon sens et de la fraternité. L’Homme a sans doute des défauts moraux,mais il a aussi des qualités, et je pense que c’est en les développant qu’on pourrait déjà progresser. Or actuellement quelle école va apprendre à développer l’empathie, la fraternité, et quel job va prendre en compte ça? Notre société favorise plutôt la réussite individuelle et à être fière de cette réussite, sans se soucier que d’autres personnes n’ont pas eu les mêmes chances que nous au départ.

            Peut être que la première révolution à faire est une révolution psychologique, histoire de redevenir humain 🙂

  23. Protagoras, les suffixes « isme » étant supprimés, il ne s’agit plus des mêmes concepts 😉

  24. On en est quand même pas très loin…. 😉
    Je ne veux pas trop vous déprimer mais :

    • Serment du Grütli

      vers 1291

      prononcé entre trois messieurs des cantons d’Uri, Schwitz, Unterwald

      « Nous jurons pour nous et pour nos descendants les plus reculés que chacun de nous se fera un devoir de secourir ses alliés opprimés, en nous armant à nos frais, au péril de nos biens et de notre vie, soit dans notre pays, soit à l’étranger. »

      Ils ne sont plus tout à fait me semble-t-il dans un piège à rats 😉

      L’humain a dans le monde du vivant cette particularité qu’il peut réfléchir et opter en conscience pour le gagnant-gagnant.

      • @Ana

        Je suis d’accord, c’est beau et c’est noble. Et je dit ça sans aucune ironie.
        On se met ensemble et on lutte.
        Après je fais remarquer qu’il est des plus compliqué de sortir de sa « programmation » et que nous devons être vigilant à cela. Car je ne connais pas ces 3 personnages, mais êtes vous certain qu’ilsne balancent pas des paires de claques à leur femmes lorsque la raclette n’est pas prête à l’heure.

        Gagner au jeu, n’est pas sortir du jeu, c’est juste gagner au jeu.
        Tt proportions gardées, un sadique reste sadique tant qu’il ne trouve pas un sadique plus « fort » que lui. C’est le jeu. Ne plus jouer, c’est ne plus vouloir donner des coups et ne plus vouloir en recevoir.

        Et pour être totalement transparent, j’ai bien peur que pour faire face à la violence d’en face, il faille faire appel à certains pour qui la violence est but. Vous voyez le paradoxe…
        Cela ressemble à ce qu’ont rencontré de nombreux révolutionnaires. Il n’est pas évident de se rendre compte, quand ? les moyens trahissent le but.
        Comment échapper à cela ?
        Je ne sais pas trop, le sens du tempo peut être…
        La lente maturation des foules, pour peu qu’on la laisse se poser et penser.

        • Il y a là de vraies questions.
          Mais j’ai un peu lu Aurobindo et Marc Aurèle 😉

          Il y a deux révolutions possibles :

          -la révolution des structures
          -la révolution des archétypes

          La première est un sparadrap sur l’animalité
          La seconde est la victoire sur le sparadrap

          • Protagoras

            Je signe pour Marc Aurèle et je vous rejoins sur les 2 révolutions.
            « La première est un sparadrap sur l’animalité
            La seconde est la victoire sur le sparadrap »
            J’adhère 😉

  25. Bonsoir,

    Petit article sur Internet bien intéressant :
    http://www.bastamag.net/Internet-n-est-pas-un-territoire

    Extraits :

    […] La « gouvernance » du réseau n’existe pas. Il y a certes quelques organes qui pensent avoir réellement de l’influence, mais globalement le réseau fonctionne parce que des personnes mettent en commun leurs compétences et ressources pour que cela fonctionne. Il y a même des allumés qui remettent le réseau en route quand les organes officiels le coupent localement.

    Nous sommes capables de gérer un des plus gros outils de communication comme un bien commun. Sans avoir de gouvernement, sans s’embêter des heures à prendre des décisions, sans se soucier non plus de l’utilité des actions entreprises. Nous gérons pour tous ce réseau, qui est l’épine dorsale de l’Internet et qui permet à tout ces cerveaux de s’échanger des informations. […]

    […] Internet n’est pas un territoire, c’est une somme de consciences collectives. Mais nous avons des territoires à défendre. Et nous avons besoin d’Internet pour les défendre. Allez parler aux autres, invitez-les. Écoutez-les. S’ils ne veulent pas venir, demandez-vous pourquoi. Souvent, c’est parce qu’ils ne se sentent pas les bienvenus, pas inclus. […]

    […] Ce qui est sûr en revanche, c’est que le territoire dans lequel vous vivez est défendu par des personnes que vous feriez bien de rencontrer. Parce qu’elle changent le monde et ne vous attendront pas. Si vous ne voulez pas vous retrouver limités à un rôle de barbu grincheux, de geek asocial, de nerd nihiliste, de hipster branchouille, il serait peut-être temps de s’y mettre, d’inclure tout celles et ceux qui veulent venir, et d’aller voir les autres.

    Promis, les cannibales n’existent plus. Nous avons mangé le dernier hier. […]

  26. J’aime l’idée d’une révolution des archétypes.

    Je vais faire un peu de psycho, bien que j’avoue avoir horreur d’enfermer la nature humaine là-dedans, certaines données peuvent cependant parfois nous sortir de l’impasse…

    Connaissez-vous le MBTI ? qui a été initié par Gustav Jung et qui répertorie 16 tendances de personnalités distinctes dans sa forme finale :
    http://www.16-types.fr/index.html

    Ce qu’il y a de très étonnant, c’est qu’on y rencontre un profil propice à gouverner les autres, un autre propre à entreprendre et donc, dans notre société d’aujourd’hui, à monter des entreprises, et un autre qui aime faire respecter les lois et l’ordre (ici donc, rapprochement avec le sujet qui nous préoccupe).

    Il y a des descriptions très précises des réactions de ces types en cas de stress, de leurs compétences, de leur croissance, de leurs failles.
    Par exemple, celui qui aime gouverner à tendance à se couper de ses pensées et de ses émotions, ainsi que de celles des autres, pour mener à bien les plans qu’il a dans la tête. Autre fait important : il est absolument convaincu d’avoir raison et la fin justifie pour lui les moyens…
    Et celui qui aime faire respecter l’ordre a tendance aussi à faire preuve d’autoritarisme et à ne pas prendre en compte les émotions des autres (ce qui expliquerait pourquoi un policier est capable de tabasser à sang un simple civil ??).

    Je ne sais pas ce que ça vaut personnellement, je sais juste que cet outil est très utilisé en management et dans les écoles de commerce. Alors je me dis qu’il pourrait peut-être nous aider à comprendre certains comportements… histoire d’avoir un peu de prise sur eux…

    • On arrive au cœur de la chose.

      Le piège, c’est se fonder sur l’étude des comportements pour justifier leur pérennité. Du genre : » l’homme est mauvais, ou violent, et le sera donc toujours. Il faut le cadrer … »

      Alors qu’au contraire, l’étude de ce qui est permet de mieux entrevoir ce qui doit être, et comment le faire advenir.

      Les manipulateurs (le management …) utiliseront cette étude pour profiter de ce qui est, en vue d’inhiber ce qui doit être, qui leur échapperait.

      Le scientifique, le psychologue, le sociologue, l’ethnologue, étudient les causes involontaires de l’être, et dans leur souci de respecter le paradigme scientifique, ne vont pas plus loin que le constat, n’amorcent pas l’imaginaire, tandis que le spiritualiste propose la volonté d’être libre en soi.

      La démocratie, qui cesse de flatter la bête, est un préalable favorable, voire nécessaire, à l’éclosion de cette volonté.

  27. Pardon, encore hors sujet.
    Vendredi 27 juin, la nouvelle direction de France Inter a annoncé brutalement à Daniel Mermet, producteur délégué et animateur de « Là-bas si j’y suis », la suppression de l’émission.
    Pétition de Là-bas : http://www.la-bas.org/spip.php?article2266
    (et) ou http://sauvonslabas.wesign.it/fr

    “Les médiocres sont de retour dans la vallée fertile” de Mathieu Dejean publié le 29/06/2014 dans LES INROCKS :
    http://www.lesinrocks.com/2014/06/29/actualite/daniel-mermet-les-mediocres-retour-vallee-fertile-11512678/

  28. « Au pays qui forgea l’Etat-nation à partir de la monarchie absolue, en le fondant sur l’esclavage et le génocide des femmes, à travers la colonisation, toutes les exploitations et une suite presque ininterrompue de guerres impérialistes. »
    Mathieu Rigouste, Dr en sciences sociales dit : « Génocide des femmes » ? le délire victimaire concernant les femmes ne s’arrêtera donc jamais ?
    Allez petit Mathieu, désolé pour ce qui t’es arrivé…peut-être comprendras tu un jour que tu es un des idiots utiles des puissants qui cherchent à diviser pour mieux régner. En propageant ce genre de délire, tu ne fais qu’attiser la guerre des sexes et accentuer une misandrie qui ne fait qu’affaiblir les hommes et donc la possibilité de résistance physique à l’oppression qui est toujours d’abord passée par le corps des hommes.

    Quant au vaniteux Mermet (un autre idéologue misandre qui ferait mieux de se questionner sur son propre comportement brutal et dominateur avec les femmes plutôt que de dénigrer très malhonnêtement le combat des pères pour pouvoir instruire leurs enfants, tous abjectement qualifiés de « masculinistes ») bon vent !
    Là bas si j’y suis était plus un exutoire à la colère sociale, utile au système, qu’une critique radicale du système comme l’a entreprise Étienne.
    Et puis, lui qui n’était pas le dernier à critiquer ses confrères indéboulonnable aurait dû donner l’exemple en tirant sa révérence bien plus tôt de lui même.
    Cerise sur le gâteau, c’est en fin gourmet que j’apprécie le fait que Mermet attribue à Laurence Bloch l’arrêt de son émission. Je suis sûr que si Mme Bloch a pris cette décision, c’est parce qu’elle est juste et justifiée, les femmes exerçant le pouvoir différemment des hommes, sans en abuser…

  29. Ceux qui envoient les policiers là où le peuple s’exprime
    Ceux qui bradent le pouvoir de création monétaire
    Ceux qui abolissent l’indexation des salaires
    Ceux qui jettent à la poubelle le non du peuple

    Sont les mêmes personnes.

    Contrairement à ce qui a été dit plus haut, la bestialité de l’agent n’est pas la cause ; la cause est l’intelligence du maître.

    Ce n’est pas la police qu’il faut réformer : c’est la maîtrise.

  30. Russia today sur les oligarques qui ont pris le pouvoir en Ukraine.
    Des révélations particulièrement inquiétantes (missiles balistiques stratégiques et armes nucléaires à la fin du reportage…
    link to lesmoutonsenrages.fr
    link to agenceinfolibre.fr

    Mandat d’arrêt contre Kolomoïski : qu’est-ce qui attend l’oligarque ukrainien ?
    http://french.ruvr.ru/2014_07_04/Mandat-d-arret-contre-Kolomoiski-qu-est-ce-qui-attend-l-oligarque-ukrainien-8256/

    Rapides portraits de Porochenko et ses amis oligarques. Olivier Berruyer, 5 juin 2014.
    http://www.les-crises.fr/porochenko-et-ses-amis/

  31. Source : http://olivier.hammam.free.fr/imports/fondements/1776-usa-decl-indep.htm
     » La Déclaration d’Indépendance.
    (traduction du gouvernement des États-Unis)
    Déclaration unanime des treize États unis d’Amérique réunis en Congrès le 4 juillet 1776 :

    Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissances de la Terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et du Dieu de la nature lui donnent droit, le respect dû à l’opinion de l’humanité oblige à déclarer les causes qui le déterminent à la séparation.

    Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu’une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l’abolir et d’établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l’organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bon heur. La prudence enseigne, à la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères, et l’expérience de tous les temps a montré, en effet, que les hommes sont plus disposés à tolérer des maux supportables qu’à se faire justice à eux-mêmes en abolissant les formes auxquelles ils sont accoutumés. Mais lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future. Telle a été la patience de ces Colonies, et telle est aujourd’hui la nécessité qui les force à changer leurs anciens systèmes de gouvernement. L’histoire du roi actuel de Grande-Bretagne est l’histoire d’une série d’injustices et d’usurpations répétées, qui toutes avaient pour but direct l’établissement d’une tyrannie absolue sur ces États. Pour le prouver, soumettons les faits au monde impartial :

    Il a refusé sa sanction aux lois les plus salutaires et les plus nécessaires au bien public. Il a défendu à ses gouverneurs de consentir à des lois d’une importance immédiate et urgente, à moins que leur mise en vigueur ne fût suspendue jusqu’à I’obtention de sa sanction, et des lois ainsi suspendues, il a absolument négligé d’y donner attention.

    Il a refusé de sanctionner d’autres lois pour l’organisation de grands districts, à moins que le peuple de ces districts n’abandonnât le droit d’être représenté dans la législature, droit inestimable pour un peuple, qui n’est redoutable qu’aux tyrans.

    Il a convoqué des Assemblées législatives dans des lieux inusités, incommodes et éloignés des dépôts de leurs registres publics, dans la seule vue d’obtenir d’elles, par la fatigue, leur adhésion à ses mesures. A diverses reprises, il a dissous des Chambres de représentants parce qu’elles s’opposaient avec une mâle fermeté à ses empiétements sur les droits du peuple. Après ces dissolutions, il a refusé pendant longtemps de faire élire d’autres Chambres de représentants, et le pouvoir législatif, qui n’est pas susceptible d’anéantissement, est ainsi retourné au peuple tout entier pour être exercé par lui, l’État restant, dans l’intervalle, exposé à tous les dangers d’invasions du dehors et de convulsions au-dedans.

    Il a cherché à mettre obstacle à l’accroissement de la population de ces États. Dans ce but, il a mis empêchement à l’exécution des lois pour la naturalisation des étrangers ; il a refusé d’en rendre d’autres pour encourager leur émigration dans ces contrées, et il a élevé les conditions pour les nouvelles acquisitions de terres. Il a entravé l’administration de la justice en refusant sa sanction à des lois pour l’établisse ment de pouvoirs judiciaires.

    Il a rendu les juges dépendants de sa seule volonté, pour la durée de leurs offices et pour le taux et le paiement de leurs appointements.

    Il a créé une multitude d’emplois et envoyé dans ce pays des essaims de nouveaux employés pour vexer notre peuple et dévorer sa substance. Il a entretenu parmi nous, en temps de paix, des armées permanentes sans le consentement de nos législatures. Il a affecté de rendre le pouvoir militaire indépendant de l’autorité civile et même supérieur à elle. Il s’est coalisé avec d’autres pour nous soumettre à une juridiction étrangère à nos Constitutions et non reconnue par nos lois, en donnant sa sanction à des actes de prétendue législation ayant pour objet : de mettre en quartier parmi nous de gros corps de troupes armées ; de les protéger par une procédure illusoire contre le châtiment des meurtres qu’ils auraient commis sur la personne des habitants de ces États ; de détruire notre commerce avec toutes les parties du monde ; de nous imposer des taxes sans notre consentement ; de nous priver dans plusieurs cas du bénéfice de la procédure par jurés ; de nous transporter au-delà des mers pour être jugés à raison de prétendus délits ; d’abolir dans une province voisine le système libéral des lois anglaises, d’y établir un gouvernement arbitraire et de reculer ses limites, afin de faire à la fois de cette province un exemple et un instrument propre à introduire le même gouvernement absolu dans ces Colonies ; de retirer nos chartes, d’abolir nos lois les plus précieuses et d’altérer dans leur essence les formes de nos gouvernements ; de suspendre nos propres législatures et de se déclarer lui-même investi du pouvoir de faire des lois obligatoires pour nous dans tous les cas quelconques.

    Il a abdiqué le gouvernement de notre pays, en nous déclarant hors de sa protection et en nous faisant la guerre. Il a pillé nos mers, ravagé nos côtes, brûlé nos villes et massacré nos concitoyens. En ce moment même, il transporte de grandes armées de mercenaires étrangers pour accomplir l’œuvre de mort, de désolation et de tyrannie qui a été commencée avec des circonstances de cruauté et de perfidie dont on aurait peine à trouver des exemples dans les siècles les plus barbares, et qui sont tout à fait indignes du chef d’une nation civilisée. Il a excité parmi nous l’insurrection domestique, et il a cherché à attirer sur les habitants de nos frontières les Indiens, ces sauvages sans pitié, dont la manière bien connue de faire la guerre est de tout massacrer, sans distinction d’âge, de sexe ni de condition.

    Dans tout le cours de ces oppressions, nous avons demandé justice dans les termes les plus humbles ; nos pétitions répétées n’ont reçu pour réponse que des injustices répétées. Un prince dont le caractère est ainsi marqué par les actions qui peuvent signaler un tyran est impropre à gouverner un peuple libre.

    Nous n’avons pas non plus manqué d’égards envers nos frères de la Grande-Bretagne. Nous les avons de temps en temps avertis des tentatives faites par leur législature pour étendre sur nous une injuste juridiction. Nous leur avons rappelé les circonstances de notre émigration et de notre établissement dans ces contrées. Nous avons fait appel à leur justice et à leur magnanimité naturelle, et nous les avons conjurés, au nom des liens d’une commune origine, de désavouer ces usurpations qui devaient inévitablement interrompre notre liaison et nos bons rapports. Eux aussi ont été sourds à la voix de la raison et de la consanguinité. Nous devons donc nous rendre à la nécessité qui commande notre séparation et les regarder, de même que le reste de l’humanité, comme des ennemis dans la guerre et des amis dans la paix.

    En conséquence, nous, les représentants des États-Unis d’Amérique, assemblés en Congrès général, prenant à témoin le Juge suprême de l’univers de la droiture de nos intentions, publions et déclarons solennellement au nom et par l’autorité du bon peuple de ces Colonies, que ces Colonies unies sont et ont le droit d’être des États libres et indépendants ; qu’elles sont dégagées de toute obéissance envers la Couronne de la Grande-Bretagne ; que tout lien politique entre elles et l’État de la Grande-Bretagne est et doit être entièrement dissous ; que, comme les États libres et indépendants, elles ont pleine autorité de faire la guerre, de conclure la paix, de contracter des alliances, de réglementer le commerce et de faire tous autres actes ou choses que les États indépendants ont droit de faire ; et pleins d’une ferme confiance dans la protection de la divine Providence, nous engageons mutuellement au soutien de cette Déclaration, nos vies, nos fortunes et notre bien le plus sacré, l’honneur.

    Thomas Jefferson,
    Déclaration d’Indépendance
    des Etats-Unis d’Amérique (1776)
    (traduction J.-C. Cau)

    Lorsque au cours de l’histoire humaine il devient nécessaire pour un peuple de rompre les liens politiques qui l’ont lié à un autre peuple et de réclamer, parmi les nations, la place séparée et la condition égale qui lui sont assignées par les lois de la nature et par le Dieu de l’univers, le respect des sentiments de l’humanité exige que ce peuple expose les raisons qui l’obligent à cette séparation.

    Nous considérons comme absolues ces vérités:

    que les hommes sont créés égaux, qu’ils sont investis par leur Créateur de certains droits inaliénables parmi lesquels figurent la vie, la liberté et l’aspiration au bonheur;

    que, pour assurer ces droits, sont institués parmi les hommes des gouvernements qui tiennent leurs justes pouvoirs du consentement de ceux qu’ils gouvernent;

    que, chaque fois qu’une forme de pouvoir va à l’encontre de ces fins humaines, les peuples ont le droit de changer ou d’abolir leur gouvernement, d’instituer un nouveau régime sur des bases et avec une constitution telles que leur sécurité et leur bonheur futurs semblent assurés avec le plus de probabilité.

    La prudence recommande que les institutions établies depuis longtemps ne soient pas changées pour des causes de peu de gravité et passagères, d’autant plus que nous savons par expérience l’humanité plus encline à s’accommoder de maux supportables qu’à révoquer les formes de son gouvernement auxquelles elle est habituée, par une formulation brutale de ses droits.

    Mais lorsqu’une longue série d’abus et d’usurpations vient confirmer la même volonté de soumettre une nation à un despotisme absolu, il est de son droit, de son devoir de renverser une telle tyrannie et de créer de nouvelles sauvegardes pour sa sécurité future.

    Or telle a été la souffrance supportée patiemment par les colonies et telle est la nécessité qui les oblige à changer la forme de leur gouvernement.

    (Figurait en outre ce texte en annexe)
    Camille Desmoulins
    Le Vieux Cordelier -- (n° 4, nivôse An II)

    Non, la liberté, descendue du ciel, ce n’est point une nymphe de l’Opéra, ce n’est point un bonnet rouge, une chemise sale ou des haillons. La liberté, c’est le bonheur, c’est la raison, c’est l’égalité, c’est la justice, c’est la déclaration des droits, c’est votre sublime Constitution! Voulez-vous que je la reconnaisse, que je tombe à ses pieds, que je verse tout mon sang pour elle? Ouvrez les prisons à ces deux cent mille citoyens que vous appelez suspects; car, dans la déclaration des droits, il n’y a point de maison de suspicion, il n’y a que des maisons d’arrêt. Le soupçon n’a point de prisons, mais l’accusateur public; il n’y a point de gens suspects, il n’y a que des prévenus de délits fixés par la loi. Et ne croyez pas que cette mesure serait funeste à la République. Ce serait la mesure la plus révolutionnaire que vous eussiez jamais prise. Vous voulez exterminer tous vos ennemis par la guillotine! Mais y eut-il jamais plus grande folie? Pouvez-vous en faire périr un seul à l’échafaud, sans vous faire dix ennemis de sa famille ou de ses amis? Croyez-vous que ce soient ces femmes, ces vieillards, ces cacochymes, ces égoïstes, ces traînards de la Révolution, que vous enfermez, qui sont dangereux? De vos ennemis, il n’est resté parmi vous que les lâches et les malades. Les braves et les forts ont émigré. Ils ont péri à Lyon ou dans la Vendée; tout le reste ne mérite pas votre colère…

    Que de bénédictions s’élèveraient alors de toutes parts! Je pense bien différemment de ceux qui vous disent qu’il faut laisser la terreur à l’ordre du jour. Je suis certain, au contraire, que la liberté serait consolidée, et l’Europe vaincue si vous aviez un comité de clémence.

    La Déclaration d’Indépendance.
    (Traduction anonyme)

    Nous tenons pour évidentes les raisons suivantes : tous les hommes sont créés égaux; ils sont doués par leur Créateur de droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis par les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Mais lorsqu’une longue suite d’abus marque la volonté de les soumettre à un despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de renverser le gouvernement qui s’en rend coupable et de rechercher de nouvelles assurances pour leur future sécurité…

    L’histoire de celui qui règne aujourd’hui sur la Grande-Bretagne est une histoire d’injustices et d’usurpations répétées qui, toutes, avaient pour but direct l’établissement d’une tyrannie absolue sur nos Etats.

    Il a entretenu, parmi nous, en temps de paix, des armées permanentes sans le consentement de nos législatures.

    Il s’est joint à d’autres pour détruire notre commerce; nous imposer des taxes sans notre consentement, nous priver dans beaucoup de cas des garanties du jugement par jury, nous transporter au-delà des mers pour être jugés à raison de prétendus délits.

    En conséquence, Nous, les représentants des Etats-Unis d’Amérique, assemblés en Congrès général, prenant à témoin le Juge suprême de l’univers de la droiture de nos intentions, publions et déclarons solennellement, au nom et par l’autorité du bon peuple de ces colonies, que ces colonies unies sont et ont droit d’être des Etats libres et indépendants; qu’elles sont dégagées de toute obéissance envers la Couronne de la Grande-Bretagne; que tout lien politique entre elles et l’Etat de la Grande-Bretagne est et doit être entièrement dissous, et qu’elles ont en tant qu’Etats libres et indépendants, plein pouvoir de faire la guerre, de conclure la paix, de contracter des alliances, d’établir des relations commerciales, d’agir et de faire toutes autres choses que les Etats indépendants sont fondés à faire. Et pour la défense de cette Déclaration , mettant notre pleine confiance dans la protection de la divine providence, nous donnons en gage les uns et les autres, nos vies, nos biens et notre honneur sacré. »

    La Déclaration d’Indépendance.
    (Texte original en anglais, avec une mise en contexte)
    (Repris je ne sais plus où, un site universitaire si je me rappelle bien)

    Bien qu’un comité ait été chargé de rédiger la Déclaration d’Indépendance, Thomas Jefferson doit en être considéré comme le principal auteur. Avec lui au sein de ce comité se trouvaient John Adams (futur président de 1797 à 1801), Benjamin Franklin, Robert Livingston et Roger Sherman.

    L’influence principale de ce texte, l’inspiration si on veut, viendrait d’un texte du philosophe anglais John Locke, Traité sur le gouvernement civil, dans lequel il affirme la légitimité de l’insurrection populaire lorsqu’un gouvernement souverain ne tient pas son rôle adéquatement..

    Le texte peut être divisé en trois parties:

    a. Droits naturels des Hommes.
    b. 27 griefs des coloniaux envers la métropole et le roi.
    c. Déclaration unilatérale d’indépendance des 13 colonies.  »

    Il serait bon, je trouve, de leur envoyer en lettre ouverte, cette déclaration en adaptant les nations à l’actualité…

    • Source : http://www.michelcollon.info/Traite-Transatlantique-Lettre.html

       » Traité Transatlantique : Lettre ouverte à Elio Di Rupo
      http://www.michelcollon.info/Traite-Transatlantique-Lettre.html

      Cher Monsieur le Premier Ministre, Je profite de l’occasion pour vous dire qu’en tant que « citoyenne » la politique m’intéresse (dans le sens de « gestion de la cité ») et, puisque nous sommes en démocratie, j’aimerais poser des questions.
      http://www.michelcollon.info/local/cache-vignettes/L490xH326/24-11-paris-8e01-1f773.jpg
      Pourquoi l’Europe se comporte-t-elle comme une colonie des Etats-Unis ? Les Etats-Unis sont demandeurs de l’élargissement des accords de libre-échange mais l’Europe a-t-elle vraiment à y gagner ? Je suis bien loin d’être une spécialiste, je m’interroge quand même sur le bien-fondé de laisser envahir l’Europe par des produits de qualité douteuse pour favoriser la balance commerciale américaine en acceptant une main mise toujours plus impérieuse. La grande « démocratie » qui met le monde sur écoute et va taper tous azimuts pour imposer sa loi ne me semble pas un modèle à suivre. Pour ma part, j’avoue que j’aimerais voir l’Europe privilégier la qualité, elle a l’expérience historique et les ressources humaines nécessaires pour le faire.

      A ce sujet, j’ai entendu parler d’exception culturelle. N’est-ce qu’un vœu pieux ? Par curiosité, j’ai relevé en date du 30 juillet le programme des trois chaînes belges de télévision. Cela donne :

      -- Sur la Première : cinq fois « série américaine »
      -- Sur la Deux : neuf fois « série américaine »
      -- Sur la Trois : quinze fois « série américaine »

      Je ne comprends pas qu’un service public n’ait rien de mieux à proposer. Avons-nous envie d’être traités comme l’ont été les Indiens ?

      « Il faut plus d’Europe » répète-t-on. Oui, mais pourquoi certains pays font-ils « bande à part » ? J’avais cru comprendre au départ que l’Europe ferait bloc et que chaque pays se considérerait comme membre d’une équipe, au-delà des intérêts partisans. S’il faut s’affirmer et constituer un interlocuteur crédible face aux puissances telles que la Chine ou les USA (qui ont tout intérêt à « diviser pour régner »), comment en étant morcelée l’Europe ferait-elle le poids ? Si un mouton ouvre la porte au loup, le loup ne va faire qu’une bouchée du troupeau. Je m’étonne que l’Europe ne manifeste pas plus de solidarité.

      Dans le registre de la qualité, je ne comprends pas pourquoi il reste aussi coûteux à notre époque de faire de bonnes études. Je me trompe peut-être mais il me semble qu’une bonne formation n’est pas une dépense mais un investissement. Je rêve et j’imagine un monde où le savoir serait un droit fondamental et non plus une chasse gardée réservée à une « élite ».

      Et, à mon sens (mais je n’ai peut-être rien compris), les écoles ne sont pas des centres de recrutement. Tout évolue de plus en plus vite, les métiers d’aujourd’hui ne seront pas tous les métiers de demain, il faut que chacun soit en mesure de s’adapter, que la base de l’enseignement soit la plus large possible et que la remise en cause des connaissances soit incessante. Une formation permanente devrait également être facilitée tout au long de la vie pour tous ceux qui le souhaitent.

      Personnellement, et cela n’engage que moi, je marquerais mon accord pour un horaire de 40 heures par semaine, comportant 36 heures de travail effectif et 4 heures de formation. Pour une personne de plus de soixante ans, les 4 heures de formation pourrait être remplacées par 4 heures de repos, ce qui favoriserait l’engagement de seniors puisque cela ne coûterait pas plus cher aux employeurs.

      Il y a eu des « indignés » un peu partout. Et puis ? Qui a pris le relais ? Pourquoi « les marchés » ont-ils toujours le dernier mot ? Pourquoi laisse-t-on les tentacules des multinationales s’étendre indéfiniment ? Pourquoi le bien public est-il privatisé ? Pourquoi le politique doit-il être dominé par l’économique ? L’économie n’est-elle pas un moyen ? Un moyen indispensable, certes, mais pourquoi toujours la considérer comme un but. Le FMI a fait fausse route pendant des années (et l’a reconnu), c’est bien triste, comment répare-t-on les dégâts ?

      Question subsidiaire : les banques ont fauté (hedge funds, dérivés, …), est-on sûr qu’elles ne recommenceront plus ?

      Si on n’y prend garde, on risque un jour de mesurer les cages thoraciques pour faire payer l’air respiré. Il suffirait d’utiliser le même argument que celui dont on s’est servi pour les citernes d’eau de pluie : « on ne taxe pas l’eau tombée du ciel, on taxe le rejet des eaux usées ».

      Vous êtes sûrement d’accord avec moi : la politique doit être une entreprise à long terme, menée par des gens courageux qui ont un idéal et qui osent prendre position. Une entreprise honnête aussi qui agit dans la transparence et tient les citoyens au courant des enjeux, ce qui est bien le moins puisque les citoyens sont concernés. Cela stimule l’intérêt à la chose publique (qui, de plus en plus, ne stimule plus que les extrêmes) et rend compréhensibles les décisions prises.

      J’avoue d’ailleurs que certaines décisions me laissent pantoise :

      -- La diminution dans la durée des allocations de chômage, alors que de grands sites de production ferment et que ceux qui perdent leur emploi ne sont pas responsables de la situation,

      -- Le renvoi de demandeurs d’asile (dans des pays à risques, notamment) et que l’on se vante de réaliser ainsi des économies. Ce sont donc des pays pauvres ou moins riches qui accueillent la grande majorité des réfugiés. Je me demande : quel est le prix d’une vie ?

      -- La fonte de la taxe Tobin (combien de lobbies ont-ils œuvré ?)

      Ainsi que la répétition des mêmes slogans :

      -- Le coût du travail (ce sont apparemment les petits salaires qui coûtent, les gros salaires sont sans doute réglés par le Saint-Esprit) mais il n’est jamais question des conditions de travail et d’ailleurs le travail est clairement sous-valorisé, ce qui est pratique pour les entreprises puisque cela fait pression sur les salaires,

      -- La compétitivité (et la compétition, son corollaire barbare, qui ne fait que des victimes) en oubliant la nécessaire coopération de tous pour une progression de tous.

      Je ne suis pas compétente mais je me demande : n’y a-t-il pas un autre modèle à inventer ? Moi, si un pneu de mon vélo crève tous les trois mois, je préfère acheter un pneu neuf plutôt que me contenter chaque fois d’une rustine, même si le vendeur de rustines n’est pas content.

      Mon intérêt personnel me pousse à vouloir vivre dans un monde épanoui, à désirer donc une progression collective, quitte à prendre des risques (calculés), et à ne pas accepter un statu quo peureux. Sachant que je fais malgré tout partie des « privilégiés », je suis prête à faire autant que possible ma « part du colibri ». Et je paie mes impôts en espérant qu’ils sont utiles à la collectivité.

      PS : Si j’étais « grand couturier », je lancerais la mode du foulard, avec des petits pois et des gros nœuds.

      Et veuillez m’excuser si l’une ou l’autre de mes questions vous semble sans fondement, voire impertinente, je suis bien consciente d’avoir des lacunes en politique et encore beaucoup de choses à apprendre.

      Je vous remercie pour votre bonne attention. « 

    • Sans aucune maitrise de la langue anglaise, ci-dessous une ébauche de la déclaration d’indépendance en retour à l’envoyeur 238 ans plus tard :

      The unanimous Declaration of the all Nations of Europe ( or citizens ) When in the Course of human Events, it becomes necessary for one People to dissolve the Political Bands which have connected them with another, and to assume among the Powers of the Earth, the separate and equal Station to which the Laws of Nature and of Nature’s God entitle them, a decent Respect to the Opinions of Mankind requires that they should declare the causes which impel them to the Separation.

      We hold these Truths to be self-evident, that all Men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable Rights, that among these are Life, Liberty and the pursuit of Happiness. That to secure these Rights, Governments are instituted among Men, deriving their just Powers from the Consent of the Governed, That whenever any Form of Government becomes destructive of these Ends, it is the Right of the People to alter or to abolish it, and to institute new Government, laying its Foundation on such Principles, and organizing its Powers in such Form, as to them shall seem most likely to effect their Safety and Happiness. Prudence, indeed, will dictate that Governments long established should not be changed for light and transient Causes; and accordingly all Experience hath shewn, that Mankind are more disposed to suffer, while Evils are sufferable, than to right themselves by abolishing the Forms to which they are accustomed. But when a long Train of Abuses and Usurpations, pursuing invariably the same Object, evinces a Design to reduce them under absolute Despotism, it is their Right, it is their Duty, to throw off such Government, and to provide new Guards for their future security. Such has been the patient Sufferance of these Colonies; and such is now the Necessity which constrains them to alter their former Systems of Government. The History of the present King of Great Britain is a history of repeated Injuries and Usurpations, all having in direct Object the Establishment of an absolute Tyranny over these States. To prove this, let Facts be submitted to a candid World.

      He has refused his Assent to Laws, the most wholesome and necessary for the public good.

      He has forbidden his Governors to pass Laws of immediate and pressing importance, unless suspended in their operation till his Assent should be obtained; and when so suspended, he has utterly neglected to attend to them.

      He has refused to pass other Laws for the accommodation of large districts of people, unless those people would relinquish the right of Representation in the Legislature, a right inestimable to them and formidable to tyrants only.

      He has called together legislative bodies at places unusual, uncomfortable, and distant from the depository of their Public Records, for the sole purpose of fatiguing them into compliance with his measures.

      He has dissolved Representative Houses repeatedly, for opposing with manly firmness his invasions on the rights of the people.

      He has refused for a long time, after such dissolutions, to cause others to be elected; whereby the Legislative Powers, incapable of Annihilation, have returned to the People at large for their exercise; the State remaining in the mean time exposed to all the Dangers of Invasion from without, and Convulsions from within.

      He has endeavoured to prevent the Population of these States; for that Purpose obstructing the Laws for Naturalization of Foreigners; refusing to pass others to encourage their Migrations hither, and raising the Conditions of new Appropriations of Lands.

      He has obstructed the Administration of Justice, by refusing his Assent to Laws for establishing Judiciary Powers.

      He has made Judges dependent on his Will alone, for the tenure of their offices, and the amount and payment of their salaries.

      He has erected a multitude of New Offices, and sent hither swarms of Officers to harass our People, and eat out their substance.

      He has kept among us, in times of peace, Standing Armies without the Consent of our Legislature.

      He has affected to render the Military independent of and superior to the Civil Power.

      He has combined with others to subject us to a Jurisdiction foreign to our constitution, and unacknowledged by our laws; giving his Assent to their acts of pretended Legislation:

      For quartering large bodies of armed troops among us:

      For protecting them, by a mock Trial, from Punishment for any Murders which they should commit on the Inhabitants of these Nations:

      For cutting off our Trade with all parts of the world:

      For imposing taxes on us without our Consent:

      For depriving us, in many cases, of the benefits of Trial by Jury:

      For transporting us beyond Seas to be tried for pretended offenses:

      For abolishing the free System of English Laws in a neighboring Province, establishing therein an Arbitrary government, and enlarging its Boundaries, so as to render it at once an example and fit instrument for introducing the same absolute rule into these Colonies:

      For taking away our Charters, abolishing our most valuable Laws, and altering fundamentally the Forms of our Governments:

      For suspending our own Legislature, and declaring themselves invested with Power to legislate for us in all cases whatsoever.

      He has abdicated Government here, by declaring us out of his Protection and waging War against us.

      He has plundered our seas, ravaged our Coasts, burnt our towns, and destroyed the lives of our people.

      He is, at this time, transporting large armies of foreign mercenaries to compleat the works of death, desolation and tyranny, already begun with circumstances of Cruelty and perfidy, scarcely paralleled in the most barbarous ages, and totally unworthy the Head of a civilized nation.

      He has constrained our fellow Citizens taken Captive on the high Seas to bear Arms against their Country, to become the executioners of their friends and Brethren, or to fall themselves by their Hands.

      He has excited domestic insurrections amongst us, and has endeavored to bring on the inhabitants of our frontiers, the merciless « Indian Savages », whose known rule of warfare, is an undistinguished destruction of all ages, sexes and conditions.

      In every stage of these Oppressions We have Petitioned for Redress in the most humble terms: Our repeated Petitions have been answered only by repeated injury. A Prince, whose character is thus marked by every act which may define a Tyrant, is unfit to be the ruler of a free People.Nor have We been wanting in attention to our « British » brethren. We have warned them from time to time of attempts by their legislature to extend an unwarrantable jurisdiction over us. We have reminded them of the circumstances of our emigration and settlement here. We have appealed to their native justice and magnanimity, and we have conjured them by the ties of our common kindred to disavow these usurpations, which, would inevitably interrupt our connections and correspondence. They too have been deaf to the voice of justice and consanguinity. We must, therefore, acquiesce in the necessity, which denounces our Separation, and hold them, as we hold the rest of mankind, Enemies in War, in Peace, Friends.

      We, therefore, the Representatives of the Nations of Europe, appealing to the Supreme Judge of the world for the rectitude of our intentions, do, in the Name, and by Authority of the good People of these Colonies, solemnly publish and declare, That these United Colonies are, and of Right ought to be Free and Independent States; that they are Absolved from all Allegiance to the USA Crown, and that all political connection between them and the USA, is and ought to be totally dissolved; and that as Free and Independent States, they have full Power to levy War, conclude Peace, contract Alliances, establish Commerce, and to do all other Acts and Things which Independent States may of right do. And for the support of this Declaration, with a firm reliance on the Protection of Divine Providence, we mutually pledge to each other our Lives, our Fortunes and our sacred Honor.

  32. Cette vidéo est autrement plus « précieuse » et plus explicite que celle que j’ai relayée ici… dur à encaisser, c’est à vomir et je crois bien que mon café va me rester en travers pour tout le restant de la journée… on ne peut s’habituer à de tels images ni même les imaginer quand on a un minimum de coeur et de conscience… je vous laisse imaginer qui nous manipule

    Chouardaleureusement vôtre

  33. Concernant les violences policières, il y a aussi le cas de Carlo Giuliani, militant italien abattu d’une balle dans la tête le 20 juillet 2001 lors de manifestations contre le G8 à Gènes par un carabinieri (CRS italien), puis écrasé plusieurs fois par la voiture où se trouvait celui ci.
    Les détails ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Giuliani
    ou en chanson par ska-p: http://www.youtube.com/watch?v=k2MUpBasK0A

    Justice n’a jamais était rendu bien sur.

    Il y a aussi Alexandros Grigoropoulos à Athènes dans le quartier anarchiste d’exarchia, un jeune de 15 ans qui pour avoir balancé des bouteilles vides sur une voiture avec des potes s’est fait assassiner de deux balles dans le cœur, et il ne me semble pas que le policier ait été condamné non plus.

    Sans compter toutes les mutilations à cause des nouvelles armes (grenades assourdissantes, flash ball, et même balles en caoutchouc dans certains pays).

    Même si les flics ne font qu’obéir aux ordres, je ne comprends pas comment on peut agir ainsi…

    Pour plus de détails sur les violences faîtes à Gènes, voici un documentaire sous titré anglais, pour voir et entendre ce qu’ont subi certains manifestants: http://www.youtube.com/watch?v=XovHoV4xexs
    Tout ça pour vouloir un monde plus égalitaire, ça dérange certains bien sur!

  34. ils nous a été demandé de « provoquer » les manifestants

    https://fr-fr.facebook.com/4.manif.pour.tous/posts/528390697223900

    (Source non vérifiable)

    Témoignage d’un CRS

    « Je me permets de vous contacter suite aux différents sujets abordés sur vos blogs. Faisant partie des forces de l’ordre, je ne peux malheureusement pas trop m’épancher publiquement sur vos sites. Chez nous il y a régulièrement des chasses aux sorcières, notamment en ce moment avec le mouvement du Printemps Français, auquel de nombreux collègues adhèrent, ou du moins partagent l’essentiel des idées.

    Je vous confirme la plupart des témoignages qui sont mis en exergue sur vos blogs concernant la répression des manifestants, ou simple sympathisants. Avec mon unité nous avons régulièrement participé aux services d’ordre mis en place sur Paris pour les manifestations.

    Outre la minimisation systématique du nombre de participants, j’ai assisté à de nombreuses aberrations, la liste serait trop longue à écrire. Mais lors de la semaine précédent la manif du 26 mai, plusieurs fois ils nous a été demandé de « provoquer » les manifestants afin de procéder à leurs interpellations… Première fois en quelques années de CRS que j’entends un tel ordre, inique, sur nos fréquences radio.

    Mais le plus inquiétant est la panique totale qui touche nos « chefs », commissaires et autres directeurs, qui sont dépassés et débordés par un mouvement d’une telle ampleur. Les unités spécialisées dans le maintien de l’ordre sont tenues à l’écart des situations chaudes, les unités locales (jeunes et inexpérimentées) sont quant à elles systématiquement utilisées pour « casser » du manifestant.

    Une anecdote particulièrement parlante : un soir de semaine [il y a peu], nous avions reçu l’ordre en fin de soirée, d’évacuer des membres du Printemps Français qui manifestaient devant l’Assemblée Nationale. Alors que nous procédions à la dite évacuation de façon calme et pacifique, un très haut gradé fou furieux nous a tancés, estimant que nous étions trop mous, et conciliants avec les « fauteurs de troubles », finalement nous avons été relevés sur la mission par une compagnie d’intervention parisienne qui n’a pas hésité à gazer et tabasser les manifestants dans le métro… pendant que nous étions cantonnés (punis) à garder une rue perpendiculaire à l’assemblée en pleine nuit…

    Nous nous posons de nombreuses questions entre nous, la plupart de mes collègues (ce qui m’a d’ailleurs fortement étonné je vous l’accorde) sont conscients que cela ne pourra pas durer bien longtemps, nous serons amenés à faire des choix dans les années, voir les mois à venir. J’ose espérer que nous ferons les bons, j’en suis de plus en plus persuadé. »

    (source : VLR Hautefort)

  35. « Être riche ce n’est pas à propos de combien tu as, mais de combien tu peux donner. »
    (On est riche de ce que l’on peut donner.)

    • Merci J. Stéphane.

      Merci pour tout.

    • Notons toutefois que quiconque signale une dégradation de la démocratie s’imagine clairement être en démocratie.

      Le monde diplomatique et Attac n’ont pas encore compris 😉
      Dommage.
      (Me suis prise de bec avec Susan George sur ce thème)

  36. https://www.facebook.com/photo.php?v=1406957169589464

    Les droits du >citoyen< sont :

    1)Nommer ses maîtres
    2)Ecrire des pétitions
    3)Manifester

    On peut rayer l'option 3

    • Si manifester est réprimé, que reste-t-il pour s’exprimer ?
      Terrorisme ou résistance, ça dépend du camp.
      Un Être qui souffre ne cherche pas jouissance, mais soulagement.

  37. A placer je ne sais trop où, si vous estimez ce document intéressant… il est en tout cas en plein dans l’actualité et très dans l’air du temps ! Merci.

    https://www.youtube.com/watch?v=ToxHD-FKIzE

  38. Déjà posté sur le Cercle des volontaires qui reprend le sujet et la video et l’exemple du Costa-Rica qui ne possède pas de défence nationale.

    Un pays qui n’a pas d’armée,n’a pas d’armée loyaliste,c’est à dire d’armée protégeant le peuple,dans le cas d’un pays démocratique,ou le pouvoir en place dans les autre cas.
    Ce peuple sans armée est donc à la merci d’un pouvoir dictatorial qu’aucun coup d’état militaire loyaliste ne peut renverser.
    Un pays sans armée est donc,soit déjà une dictature,soit une dictature en devenir.
    La police n’est que le bras armé des politiques qui dirigent ce pays,eux-même étant les valets de la puissance extérieure à laquelle la défense à été confiée.
    Une armée loyaliste,comme s’est le cas,constitutionnellement,de l’Armée Française,est donc le gage indispensable de la souveraineté territoriale,en terme de protection des frontières (unité territoriale) mais également de la souveraineté diplomatique,en terme de défense des intérêts nationaux extérieurs.
    Une armée loyaliste est donc le pilier central de la démocratie et la démocratie ne peut s’entendre autrement qu’à l’intérieur d’une unité territoriale dans laquelle préexiste une unité populaire qui se reconnaît comme telle et qui peut compter sur son armée pour protéger sa souveraineté.
    Un peuple sans souveraineté cesse d’être un peuple libre.

    Une insurrection du peuple Costa-Ricain contre ses dirigeants serait immédiatement matée par les forces nord Américaines ou leurs supplétifs au profit d’intérêts extérieurs.

    Toute ressemblance avec un ensemble de pays connus ayant fait allégeance aux forces de l’OTAN est purement fortuite…

    • Toujours sur le Cercle des volontaires,…mon commentaire précédant :

      Le Costa Rica à un accord de défence avec les states,ce qui signifie que le peuple n’a plus aucune souvetaineté diplomatique…
      Si vous trouvez ça bien,vous devez être ravi de constater que le peuple français l’a perdue également dans sa soumission à l’OTAN…
      On voit le résultat en Centrafrique,au Mali,en Syrie,et plus récemment en Ukraine,…où notre cher Fabius serre la main de ceux qui ont sacré Bandera « héros national ukrainien »,alors qu’il était responsable des pires atrocités commises en Ukraine contre les Juifs(entre autres…),aux côtés de la panzer division Das Reich,celle-là même que combattirent nos résistants du Sud-Ouest et qui a perpétré,un peu plus tard,les massacres d’Oradour et de Tulles…

      Moi,je voudrais plutôt que notre État-Major se réveille et qu’il fasse ce qu’on attend de l’armée d’un peuple digne,quand ses dirigeants ne le sont plus…

    • Bonjour,
      Pour intégrer directement une vidéo YOUTUBE,
      il faut ajouter la lettre v dans la première partie de l’adresse:

      -- soit à la place de http://
      -- soit à la place de https://
      mettre httpv:// (dans tous les cas).

  39. https v ://m.youtube.com/watch?v=O8Q2465FR0I

  40. sans espaces 😉
    httpsv://m.youtube.com/watch?v=O8Q2465FR0I

    [Edit :
    il me semble que, s’il y a la lettre s, il faut la retirer (et la remplacer par un v).
    Étienne.]

  41. UE : effondrement économique, chaos social et dictature policière.

    http://bourgoinblog.wordpress.com/2013/12/09/ue-effondrement-economique-chaos-social-et-dictature-policiere/

    Dans le plus grand secret est née une véritable machine de guerre contre les peuples, aux pouvoirs démentiels : l’Eurogendfor (en Français : Force de Gendarmerie Européenne). Créée en septembre 2004 et rendue opérationnelle en juillet 2006, cette unité d’intervention spéciale qui cumule les compétences de la police, de la police judiciaire, de l’armée et des services secrets est composée de 3.000 hommes déployables dans les 30 jours, y compris au-delà des frontières de l’Union, afin d’assurer des missions de maintien de l’ordre et de « gestion de crise ». Ses agents peuvent, lors de troubles sociaux ou de manifestations majeures de longue durée, utiliser des armes à feu contre les populations (grâce au Traité de Lisbonne qui permet aux forces de l’ordre d’infliger la mort aux émeutiers dans le cas où celle-ci résulte « d’un recours à la force rendu absolument nécessaire » (article 2-2)), mettre des zones entières sous quarantaine militaire et retirer les meneurs de la circulation (voir ici)… sans êtres inquiétés pour d’éventuelles bavures, l’Eurogendfor ne pouvant être poursuivi en justice grâce à ses autorisations exceptionnelles, civiles et militaires. Ainsi, tous les bâtiments et tous les terrains qui sont pris par les troupes sont exterritorialisés et ne sont plus accessibles mêmes pour les autorités de l’État dans lequel la troupe intervient, ce qui revient de fait à suspendre le droit national en cas de lutte anti-émeute.

    Début 2012, elle a été envoyée en Grèce pour réprimer la contestation sociale et les manifestations contre les politiques d’austérité (voir ici).

    Parallèlement au renforcement des politiques sécuritaires menées dans la plupart des états occidentaux depuis les attentats du 11 septembre sous couvert de « guerre contre le terrorisme », se met en place une politique de sécurité à l’échelon européen. Mais celle-ci est bien antérieure et a débuté avec la crise… du premier choc pétrolier.

    L’édification d’un État sécuritaire européen, versant obscur des politiques de libre-échange.

    L’Europe de la sécurité naît précisément en 1975, avec la fondation de la Communauté Européenne du Groupe de Trevi, et a progressé de concert avec la libéralisation des échanges et la création d’un marché unique : le traité de Maastricht, rédigé moins d’un an après l’effondrement du camp socialiste prévoyait, en complément de la construction économique et politique de l’Union Européenne (premier pilier), une politique étrangère et de sécurité commune (second pilier) ainsi qu’une coopération policière et judiciaire en matière pénale avec les agences Europol et Eurojust (troisième pilier). Ce processus libéral-autoritaire s’est poursuivi avec la signature du Traité d’Amsterdam en octobre 1997, dont l’objectif est de créer un « espace de liberté, de sécurité et de justice », puis avec le Conseil Européen de Tampere (octobre 1999) qui a institutionnalisé la coopération judiciaire entres États membres par l’instauration de l’extradition automatique et de la reconnaissance mutuelle des décisions juridiques, et enfin avec la mise en place du mandat d’arrêt européen. Créé par la décision-cadre du Conseil du 13 juin 2002, ce dernier permet une remise automatique, par un État membre, d’une personne demandée par une autorité judiciaire d’un autre État membre. Il raccourcit considérablement les délais d’extradition en supprimant les contrôles judiciaires, bafouant les principes de spécialité et de double incrimination[1]. Enfin, la politique européenne de la sécurité dispose d’un Parquet européen depuis le Traité de Lisbonne de décembre 2007. La construction européenne conjugue libéralisation de l’économie, recul accéléré des acquis sociaux, renforcement du pouvoir exécutif, centralisation de l’appareil répressif et criminalisation des mouvements contestataires (voir ici).

    Politiques austéritaires et dictature policière : l’Union européenne contre les peuples.

    Les nouveaux dispositifs sécuritaires mis en place par l’UE servent aux États à mater la contestation populaire pour garantir le maintien les flux économiques, les mécanismes d’exploitation du travail et d’accumulation du capital visant le profit maximum et in fine protéger les intérêts de l’oligarchie financière. L’Espagne, l’un des pays les plus touchés par la crise de la dette, a augmenté son budget anti-émeutes de … 1900 % et va encore le tripler d’ici à 2016 ! Fusils laser (causant la cécité temporaire ou permanente), canons sonores testés lors de manifs aux États-Unis (ces canons génèrent des étourdissements et des nausées), et armes à micro-ondes provoquant des brûlures et des douleurs insoutenables seront, entre autres, utilisés contre les populations récalcitrantes (voir ici). La Suisse, de son côté, se prépare activement à une intensification des révoltes populaires réactives aux politiques d’austérité et vient de former quatre nouveaux bataillons militaires. Elle est en passe de déployer ses troupes le long de ses frontières en vue d’anticiper tout désordre social qui pourrait découler de l’effondrement de la zone Euro (voir ici). La surveillance des citoyens dans l’UE se renforce aussi considérablement. En France une loi a été votée pour permettre au gouvernement de surveiller en temps réel les communications téléphoniques et les échanges sur les réseaux et de collecter des renseignements intéressant la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, sous couvert de lutte contre le terrorisme, la criminalité et la délinquance organisées (voir ici). Le durcissement des contradictions du capitalisme (accroissement global des richesses, paupérisation du plus grand nombre) conduit à un recul des droits démocratiques et à une multiplication de lois liberticides et de dispositifs sécuritaires de surveillance et de répression[2].

    La crise actuelle est une crise de surproduction

    La crise actuelle est un effet du stade impérialiste du capitalisme caractérisé par la concentration progressive de la production conduisant à la formation de monopoles et par la domination du capital financier né de la fusion du capital bancaire et du capital industriel. C’est une crise de surproduction : la suraccumulation du capital conduit à la baisse tendancielle du taux de profit qui incite les entreprises à comprimer les salaires pour diminuer le coût du travail, créant ainsi un déséquilibre entre capacités de production et demande solvable. Celui-ci favorise un développement excessif du crédit visant à stimuler la demande et la formation de bulles spéculatives qui sont autant de bombes à retardement pour le capitalisme financier. Dans la crise actuelle, ce déséquilibre est aggravé par les politiques d’austérité détruisant l’emploi et la capacité de consommation des ménages. La menace que font peser ces politiques récessives sur l’économie réelle est telle que celles-ci font l’objet de critiques de plus en plus dures y compris de certains libéraux (voir ici) qui plaident pour un changement de cap… sans être jusqu’ici entendus.

    Menacée par la baisse de leurs profits et la montée des revendications populaires, les bourgeoisies européennes mènent en réaction une politique répressive et régressive en matière de libertés et de droits sociaux afin de soumettre les populations à un ordre politique et économique de plus en plus injuste et brutal. Comme l’écrivait Lénine il y a un siècle, l’impérialisme c’est « la réaction sur toute la ligne et le renforcement de l’oppression nationale, conséquence du joug de l’oligarchie financière[3] ». Le durcissement sécuritaire a pour fonction d’intégrer de force (par la prison ou la rétention disciplinaire) ou au besoin d’éliminer physiquement les populations paupérisées par les politiques de démantèlement libéral, toujours plus nombreuses, tout en dissuadant les autres de s’engager sur la voie de la contestation. Cette orientation conduit à une rupture radicale d’avec le modèle de l’État providence de l’après-guerre qui tirait sa légitimité de la politique de plein emploi et de la protection sociale qu’il offrait aux citoyens. La politique libérale et austéritaire de l’UE nous condamne à l’inverse : austérité sans fin, effondrement économique, chaos social et État policier. Par un curieux retournement historique, les régimes politiques européens ressemblent de plus en plus au fascisme tel que le définissaient les théoriciens de la IIIè Internationale : « la dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins les plus impérialistes du capital financier [4]».

    Nicolas Bourgoin

    À visiter : Combattre le Nouvel Ordre Sécuritaire, sur facebook.

    À lire : La Révolution sécuritaire (1976-2012), Éditions Champ social, 2013.

    [1] Voir R. Jespers, « La construction de l’Europe…. de la répression » in « L’Europe de tous les dangers », Études Marxistes, n° 57, janvier-mars 2002.

    [2] Voir La Révolution sécuritaire (1976-2012), Éditions Champ social, 2013.

    [3] V. Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, (1916), Éditions en langue étrangère, Pékin, 1996.

    [4] VIIième congrès de l’Internationale Communiste, Rapport présenté par Georges Dimitrov le 2 août 1935.

    Source : http://bourgoinblog.wordpress.com/2013/12/09/ue-effondrement-economique-chaos-social-et-dictature-policiere/

  42. à titre informatif, évidemment… ou, sinon, comment mieux employer et rendre plus opérationnels nos Mirage et autres Rafale pour descendre quelques cartons OTANesques indésirables !

  43. Il y a aussi Joël Giraud en France qui essaie d’obtenir des réponses au sujet des épandages aériens :

    http://www.youtube.com/watch?v=rE5xF1OrJNc

    Et plusieurs associations formées : cielvoilé, asceiptica, chemtrailsfrance…

    Ce sujet est une parfaite illustration (encore une) de notre impuissance politique… Nous voilà contraints de quémander des explications à messieurs les élus, et ceux-ci, du haut de leur pouvoir et de leur haute fonction, totalement incontrôlables, peuvent décider de nous répondre, ou non…

  44. Une personne apparemment crédible et des plus sérieuses : c’est d’autant plus intéressant et prometteur que cela est plutôt rare. Ceci-dit, son sentiment (bien que légitime et fort plausible) qu’il s’agisse là de kérozène frelaté ou quelque chose dans ce genre et non de raisons plus conspirationnistes oblitère, selon moi, le fait que des milliers et des milliers d’observation sur le terrain ou par vidéos interposées sur le Net montrent des quadrillages, des croix et autres parallèles (je parle des traînées) souvent accaparant une portion de ciel bien délimitée, n’ayant rein à voir avec les couloirs et les horaires de l’aviation civile… j’ai en tout cas pu constater cela par moi-même des dizaines et des dizaines de fois_et quand l’observation, la réflexion, l’intuition recoupent d’autres points de vue semblables aux quatre coins de la planète, je vous assure qu’y a là matière à se poser bien des questions, conspirationnisme ou pas.

    Pour ceux qui auraient encore des idées préconçus concernant ce terme et ces soit-disant théories fumeuses, voici ce qu’en dit ici ETIENNE… 4’54

  45. Bonsoir,

    Étienne, pour faire écho à la vidéo « Interview Bosque-Chouard  »  » http://chouard.org/blog/2014/08/25/entretien-avec-frederic-bosque-projet-tera-eco-villages-avec-revenu-de-base-en-monnaie-locale-et-constitutions-populaires-communales/  » , juste sur la partie; le degré de violence de la force publique sur le peuple, personnellement je suis très pessimiste :

    La guerre qui vient sera choquante et obscène

    http://www.politis.fr/La-guerre-qui-vient-sera-choquante,27936.html

    • Sans parler de vidéos américaines qui montrent des déploiements de police et du matériel digne d’une armée s’installer ici-et-là, prête à l’emploi…

    • Quand robocop vient nous défendre, nous sommes en danger de mort.

      Cela est du principe du hiérarchisme, de l’étatisme, de la structure protectrice.
      Dont la fonction prévue est le bien, mais qui s’emballent jusqu’au pire.

      La démarche politique classique qui consiste à vouloir changer de pouvoir n’est certes pas à abandonner, mais comprenons bien que si un « bon dominant » nous sauve, les réformes qu’il entreprendra ne nous mettrons pas à l’abri de ses successeurs ( nous l’avons vu avec la transition De Gaulle -> Pompidou, mais c’est un phénomène logique, donc sans remède sérieux ,sauf peut être une constitution par le peuple et évolutive )

      Le remède à cette angoisse que ces simples photos ci-dessus allument est unique : la sortie du hiérarchisme et du centralisme.

      Sortie qui ne peut être initiée par les gens de pouvoir ni probablement concrétisée via des textes fondateurs d’institutions nouvelles.

      Car le non hiérarchisme ne peut être qu’issu du citoyen, acte et cœur, et de la polyphonie universelle, issu des impulsions de création concrète autorisant une nouvelle façon de vivre ensemble, issu de la mise en réseau des empathies et des compétences, issu d’une harmonisation par le vouloir fraternel.

      Tactique non de la terre brûlée mais de la terre aimée, la citoyenneté active et non plus seulement militante peut en se rendant autonome assécher les ressources de la ploutocratie, donc la priver de pouvoir, par la naissance d’une autre société laissant sans combattre à la dominance actuelle la jouissance d’une coquille vide.

      Je sais qu’on m’objectera qu’ « ils » décideront de flinguer les incarnations de toute conscience nouvelle qui sans violence les priverait de leurs outils de domination.

      Mais nous somme 7000000000 et eux quelques centaines.
      « Ils » ne peuvent nous tuer tous.
      Surtout qu’ils en crèveraient.

      Mes propos seront certainement jugés optimistes. Mais la voie politique ayant fait ses preuves, nous n’avons pas d’alternative à la voie de la création citoyenne.
      Il s’agit d’un pari/défi qui bien que pas gagnant à coup sûr doit être lancé sous peine de mort de l’espoir.

  46. Nous assistons à la mutation de la force publique en force de préoccupation qui adviendra une force d’occupation.

  47. Hors-sujet néanmoins édifiant…

  48. Criminaliser les manifestants :

    Un décret autorise la police à tirer à balles réelles sur les manifestants.

    http://www.informaction.info/iframe-gouvernance-france-un-nouveau-decret-autorise-la-police-tirer-balles-reelles-sur-les-manifestants

  49. « La force armée et sa puissance de feu sont rien sans nous… grand temps de prendre conscience de cette évidence en même temps que de ce totalitarisme émergeant… »

    CAUSE DES CAUSES

  50. Sous ses airs ‘conspirationnistes’, une vidéo, un scénario résumant et synthétisant très bien les choses et la situation globale, médiatique, politique, électorale, sociétale…

    9’00…

    J’ignore si cette vidéo est une nouveauté mais c’est très bien fait, c’est très ‘percutant’… évidemment, les choses semblent plus complexes, personne, enfin, très peu de personnes ont envie ni volonté d’en venir à de telles extrêmes, et pour un tas de raisons, évidentes, compréhensibles… ce pourquoi il faut être autrement plus inventif et ingénieux quant aux solutions, aux clés, aux actions à mener…

    J’aurais très bien pu ne pas écrire ceci aujourd’hui_je ne fais là que rebondir sur un partage, électron libre de ce grand hasard quantique échappant à toute logique, à tout pronostic, cellule essentielle et des plus actives cherchant la meilleure optimisation dans ce ‘dédale’ de volontés et de synergies.

    La fameuse vidéo, option image ^^…

  51. Je suis tombé sur un streaming libre d’accès concernant le film d’où sont tirés ces extraits qui ont servi à cette vidéo (j’imagine que ce sont là des dialogues ajoutés mais je ne puis l’affirmer pour le moment). Je vais très certainement regarder ce film plus tard (« Rampage 2 », 2014) mais une pensée m’est venue en regardant les deux trois premières minutes quand je suis tombé dessus : Ou comment utiliser, ‘détourner’ un fait divers, la folie meurtrière d’un homme, qu’elles soient fictives ou réelles, un prétexte tout trouvé pour associer à de tels extrêmes tout révolté au système, toute alternative, aussi pacifiques et légitimes soient-elles_ce qui commence à se traduire dans certaines jurisprudences et ce conditionnement des spectateurs s’identifiant à coup sûr au héros, j’entends celui ou celle qui fera capoter les folie meurtrière de ce fou dangereux, et certainement à ce psychopathe qui leur assène peut-être quelques vérités justement pour les dénigrer en les associant de la sorte à sa folie.

    à suivre

  52. Ce qui se dit dans la vidéo au-dessus est bien ce qui se dit dans le film (à partir de 53′), un film étonnant dans ce qu’il dit, dans le fait qu’il est pu être produit ou mélangeant à dessein vérité et fiction… un film étonnant que je suis en train de regarder, ignorant encore la fin et me posant tant de questions, des plus ‘techniques’ aux plus ‘générales’…
    Et vous ?

    http://www.k-streaming.com/film-rampage-2-en-streaming-gratuit/

  53. Militantisme, Activisme et Pacifisme…

  54. Washington rappelle à Paris qu’il faut payer ses dettes « de coalition militaire »
    http://news360x.fr/washington-rappelle-paris-quil-faut-payer-ses-dettes/

    • Pendant le G8 d’Evian j’ai vu de mes yeux vu un cordon de police s’écarter pour laisser le passage à un groupe armé de barres de fer.

    • Ces images sont effarantes… de la soumission hiérarchique au gavage de cerveau en passant par le ventre-roi et l’incompréhension de l’autre transformée en haine individuelle et collective, c’est effarant ce dont est capable la nature humaine quand on la déconnecte et du Ciel et de la Terre…

      … une synergie commune, une volonté plus forte encore… cet amour de la vie en même temps que cette souveraineté irrésistible puisque commune et égale à tous, enfin, quelque chose comme ça

  55. Lettre pétition ouverte au Président pour sortir de la structure militaire intégrée de l’OTAN. AGORAVOX
    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/lettre-petition-ouverte-au-160733

    • Mais FLAMBY n’est pas le Général et demander à la plus piteuse des marionnettes de transcender sa fonction et sa personne, c’est un peu comme désirer la Lune ou rêver d’Amour universel tant en n’en continuant pas moins de laisser sur sa croix satanique Jésus qui ne l’a certainement pas demandée…

      CHOUARDament vôtre !

      T. Lobsang RAMPA

  56. 0’27… « Et vous n’avez pas de tête pour penser par vous-même ?! »
    Excellent !…

    … mais ces images au-delà du cinéma, entre chair, réalité et bon sens, interrogations.

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