Comment fonctionnerait une vraie democratie

50 réponses à “Comment fonctionnerait une vraie democratie

  1. Dans l’émission « Le téléphone sonne » hier soir, un (gentil virus nommé) Nicolas a essayé d’amener le tirage au sort dans le débat, mais curieusement les journalistes n’ont pas embrayé… ça ne doit pas être important, ça ne les intéresse pas :

    (c’est à la minute 16)

    [Edit : Benoît a fait une vidéo avec ce court échange :

    Merci Benoît 🙂 ]

    • En effet, le journaliste essaie même carrément d’étouffer la question de Nicolas…! Rien de neuf sur France Inter… 🙁

  2. Bonjour,

    Quand le peuple sera aux commandes de sa politique, premier gros chantier important, supprimer et simplifier bon nombre de lois.

  3. Renaud SZTOGRYN

    moi je suis fan de ce passage : « … un système dans lequel on élit des gens qu’on a jamais vus, on sait même pas qui c’est, … , et on sait pas ce qu’ils font, dans le régime actuel c’est ultra dangereux, c’est absolument pas sécurisé, c’est incroyable que l’on fasse confiance à ça… »

  4. Bonjour,

    Comment s’appelle la musique qu’on entend au début et à la fin s.v.p. ?

    Un grand merci à vous tous.

    Filip Lagey

  5. « Dormez électeurs… Tout va bien… Le FN en tête, ce n’est pas grave.. Dormez »

    Bonjour à tous,

    Dés les premières secondes ça me fait bondir, parmi tout les courriels qu’ils ont reçu, ils ne réussissent qu’à trouver que celui qui dédramatise ?!

    Ce n’est pas des journalistes, ce sont des bisounours! C’est n’importe quoi! Le FN est en tête et tout va bien, ils ne faut pas s’alarmer, on dirait des hypnotiseurs : « Tout va bien… Dormez… Tout va bien… Dormez… Allez consommer en paix… Vous n’avez rien sur votre compte… Ce n’est pas grave… Dormez… Endettez-vous…. Et allez consommer… Tout va bien… Non!!!!! C’est un cauchemar!!!! Je vais me réveiller!!! »

    Elles sont où les sentinelles du peuple là ???

  6. Méchant Virus

    Je viens de découvrir le nouveau blog. Mieux vaut tard que jamais…

    Je suis bien d’accord avec Jean Stéphane. D’autant plus que ça réfute partiellement l’objection des citoyens qui ont la flemme de se déplacer à l’assemblée intempestivement. En effet, une fois que les lois seront simplifiées et ajustées à notre goût, les réunions à l’assemblée vont devenir beaucoup plus espacées.

    Pour répondre à Lejaille, je ne partage pas votre inquiétude. Le FN fait 25% parce que c’est le seul parti médiatisé qui souhaite sortir de l’UE. Comme bon nombre de nos concitoyens ont identifié l’UE comme un piège, ils ont tendance à voter pour ceux qui annoncent vouloir s’en extirper à la téloche. C’est partiellement stupide de vouloir remplacer un ultra-libéralisme international par un ultra-libéralisme franco-français mais la plupart de ces gens n’ont pas poussé le raisonnement aussi loin.

  7. Méchant Virus

    @ Etienne:

    Je pense qu’il serait judicieux de poster un dernier sujet « Nouveau blog du plan C » sur l’ancien blog avec un lien direct vers celui-ci. A mon avis, je ne suis pas le seul à ne pas avoir suivi la migration.

  8. Si je peux me permettre, avec internet on peut largement garder un grand état centralisé et obtenir une assemblée virtuelle. Si les gens viennent avec des « on va casser 1000 ans de constructions de l’état », le message sera jamais entendu.

  9. (Tout en haut, « Comment fonctionnerait une vraie democratie ») dans cette vidéo est posée la très importante question du principe de subsidiarité oui ou non appliqué à l’école :

    Y a-t-il de bonnes raisons pour que l’éducation soit peu ou prou uniforme sur le territoire national, quant aux programmes, aux outils, aux structures ?

    La diversité pédagogique aurait le mérite d’engendrer un foisonnement des styles dans la façon d’être et de penser, qui par le brassage des échanges créerait une grande richesse.

    D’autres argumenteront que la diversité pédagogique ne créerait pas l’unité nationale, ou lui serait contraire, et les pires proposeraient le service militaire comme outils alternatif pour l’édification de l’unité psychologique nationale. Je caricature, mais il n’est pas idiot de penser qu’un rôle assigné à l’école pourrait être de participer à l’édification d’un cerveau collectif cohérent. Dit comme ça, c’est mieux. Comme quoi la façon de dire compte …

    Je pose la question initiale autrement :
    Y a-t-il un noyau central de connaissances nécessaires à tous, que l’école doit impérativement transmettre, charge au localisme de gérer le reste et d’ainsi créer la susdite diversité foisonnante ?

    N’en déplaise à l’admirable André Stern, je pense que oui.
    Oui mais quelle serait la nature de ce noyau ?
    C’est une question philosophique et la réponse donnée peut décider d’une civilisation.
    Rien que ça …

    Certains penseront que l’école doit impérativement enseigner au citoyen l’art de détecter quand il est soumis ou manipulé, ceci afin de lui donner certains des outils nécessaires à la défense de sa liberté, antidote à la perversion du pouvoir, ceci afin de donner au peuple tout entier certains des outils nécessaires à la défense de sa liberté.
    La vigilance, le sens critique, seraient dans cette panoplie, et laissons pendante la question de la méthode pédagogique …

    D’autres penseront que l’école doit impérativement enseigner au citoyen ses devoirs, le sens moral, la rectitude et l’impeccabilité.
    ça se défend
    et ça se critique
    😉

    (Comprenons bien qu’il y a des énoncés indécidables)

    D’autres encore suggèreront l’instruction civique telle qu’enseignée parfois, qui décrit le système présent comme idéal, n’est ce pas.

    Me protégeant du propagandisme, je ne dirai pas mon camp. Pas besoin d’être medium pour savoir …

    Mais retenons qu’il y a là matière à débat, et que ce débat devrait appartenir à tous …

    • Y a-t-il un noyau central de connaissances nécessaires à tous,

      -pourrait-on changer de culture à partir de rien de la précédente? peut être, mais c’est d’une invraisemblance folle. Et pourquoi se priver des joyaux du passé. tout à déjà été dit, mais tout n’a pas déjà été fait!
      Cette acculturation, qui en résulterait, est bien plus le résultat de la privatisation actuelle de tout.

      Quant au sens moral, il est le gardien de la civilisation. Débattre des valeurs que la morale englobe revient à décider d’une civilisation.

      L’un des exercices les plus douloureux que nous réserve l’avenir quand la morale a été réduite à néant!

  10. Bonsoir,

    La transformation de l’instruction publique en éducation nationale est la plus fasciste de mes réformes (Mussolini)

    http://jre2014.fr/?p=1533

    • Avant de citer (et surligner) une citation de Mussolini, moi je voudrais quand même bien voir les références dans les œuvres du Duce. Parce qu’elle me semble au mieux un raccourci apocryphe d’un plus long développement, au pire une citation de propagande inventée pour accoler « Éducation Nationale » et « fascisme ». Tout ce que j’ai pu trouver d’approchant, c’est un extrait du Discours du 14 septembre 1929 :

      Dopo il rapporto dei prefetti, di cui vi ho dato gli estremi, l’altro fatto compiuto, che avete dinanzi, è il mutamento nella compagine del Governo. Mutamento non soltanto di uomini. I caratteri di questo mutamento non sfuggono alla vostra attenta riflessione. Prima di tutto, una netta accentuazione fascista. […]Valendomi dell’art. 4 della legge sul Primo Ministro, ho trasformato il Ministero dell’Istruzione Pubblica in Ministero dell’Educazione Nazionale. Con questa decisione, che sembra puramente nominale, ho inteso invece riaffermare, nella forma più esplicita, un principio; e cioè che lo Stato ha non solo diritto, ma dovere di educare il popolo, e non soltanto quello d’istruirlo, per la qual cosa potrebbe bastare, alla fine, anche un appalto e un’impresa privata.

      (Traduction personnelle : « Après le rapport des préfets que je vous ai détaillé, l’autre fait accompli qui vous est présenté est le changement dans la constitution du gouvernement. Changement pas seulement d’hommes. Les caractères de ce changement ne peuvent échapper à votre attention. Tout d’abord une nette accentuation fasciste. […] Sur la base de l’article 4 de la loi sur le Premier Ministre, j’ai transformé le Ministère de l’Instruction Publique en Ministère de l’Éducation Nationale. Par cette décision, qui semble purement nominale, j’ai voulu réaffirmer de la manière la plus explicite un principe. Que l’État n’a pas seulement le droit mais le devoir d’éduquer le peuple, et pas seulement de l’instruire, chose pour laquelle suffirait un contrat avec une institution privée »).

      Source : http://www.mussolinibenito.it/discorsodel14_09_1929.htm

  11. Etonnant, mon commentaire est visible et en attente de modération.
    Est-ce le mot fasciste, le nom ou le lien qui déclenche cette action ?

    • Bonjour,

      Encore plus étonnant, mon commentaire n’apparait pas sur le navigateur de mon smartphone, alors qu’il est visible sur ordinateur et tablette. ???
       » Your comment is awaiting moderation.
      Bonsoir,

      La transformation de l’instruction publique en éducation nationale est la plus fasciste de mes réformes (Mussolini)

      http://*******  » et le lien que je cache au cas où c’est qui pose problème…

  12. « La transformation de l’instruction publique en éducation nationale est la plus fasciste de mes réformes (Mussolini) » >>> un aveu intéressant.

    En fait, que signifie instruction publique ?
    Est ce instruction du peuple, par le peuple, pour le peuple ?

  13. Faraday quitta l’école à 12 ans …
    Mais j’ai enseigné 33 ans et il me semble n’avoir pas toujours été que gardienne de troupeau.
    Je me souviens en particulier d’une classe de six adultes avec qui nous sommes passés en un an du niveau primaire au niveau préuniversitaire.
    Mais ce n’était pas en France …

    Je reviens à Faraday.
    Un temps il fut un genre de bibliothécaire, et c’est là qu’il se mit à dévorer les livres scinetifiques.
    ça ne vous rappelle rien ?
    Einstein, qui fut aussi un temps assigné à ce métier où l’ombre des livres imprègne, parfois.

    L’important est donc peut être le libre accès à la connaissance, plus que l’enfournage de notions souvent hélas en opposition de phase avec l’état de l’être.

    C’est important le libre accès en démocratie.
    Et pas que sur le plan de la connaissance.
    A mon sens, on n’est en démocratie que quant tout citoyen peut à tout instant se mêler de toute affaire publique, sans que soit besoin d’un ticket d’entrée conditionné par l’ancienneté ou l’assiduité aux affaires.
    Lui seul, disposant d’un libre accès à toute l’information, exhaustive et non biaisée, lui seul est habilité à décider si oui ou non il doit se mêler d’une affaire particulière.

  14. cinq mémoires sur l’instruction publique (1791)
    Nicolas de Condorcet

    gratuit ici :
    http://classiques.uqac.ca/classiques/condorcet/cinq_memoires_instruction/cinq_memoires.html

  15. Nul n’est légitime à contraindre.

    Mais comme par ailleurs nul n’est légitime à émettre un principe, je n’érigerai pas ce «Nul n’est légitime à contraindre» en principe, même s’il me plaît à moi d’accorder attention bienveillante à cette assertion.

    Peut être vous plaira-t-il de lui accorder attention, bienveillante, neutre, ou hostile.
    Je fais comme si et choisis donc de déblatérer quelques lignes sur ce thème.

    On pourrait l’insérer dans l’axiomatique de l’anarchisme le plus intègre, mais il est aussi l’expression ultime du principe de subsidiarité, puisqu’interdisant à toute entité de décider pour une autre, ce «principe» interdit au global de décider pour le local, au grand de décider pour le petit, à la société de décider pour l’individu et de lui imposer sa décision, et de le contraindre à la respecter jusque dans son action et ses futurs choix personnels.

    Mais serait il possible, partant d’un système social qui ne respecte pas ou bafoue ce «principe», serait il possible d’aller vers un système social qui le respecte mieux, voire au mieux, voire parfaitement ?

    Dans le cas d’une dictature militaire, la réponse me semble simple : il suffit de déguiller le tyran et de remplacer la tyrannie par autre chose, quoique le choix de cette autre chose soit piégeux.

    Dans le cas d’une dictature renouvelée cycliquement par l’élection, notre cas, la réponse me semble aussi assez claire, tout ce site travaille à en dessiner le contour, et des solutions ont été assez bien décrites, qui tournent autour du concept de démocratie vraie.

    Mais, mais, mais :

    En démocratie, quid de l’idée que nul n’est légitime à contraindre ?
    (((n’usons du mot démocratie que remis à l’endroit, n’est ce pas)))

    Un état démocratique est il légitime à imposer à un paysage vierge une ligne TGV ?
    La région gérée démocratiquement peut elle imposer au village de partager ses eaux souterraines pour abreuver la ville voisine ?
    Le village peut il imposer au pépé moustachu de débarrasser son tas de fumier , ou imposer un lampadaire à qui aime dormir fenêtre ouverte ?

    Même si les plus fous de nos rêves aboutissent à la démocratie intégrale, il restera toujours le fait qu’un individu qui bien qu’ayant activement participé à un débat public et décisionnaire n’aura cependant pas vu son point de vue triompher se verra contraint de se soumettre à la décision des autres.
    Par la force s’il le faut.
    Car même en démocratie, la décision commune peut avoir valeur de diktat.
    (Et c’est ce qui distingue la démocratie de l’anarchie)

    Le concept de démocratie n’élimine pas le fait que le groupe est considéré comme légitime à contraindre le sous-groupe.
    Nous écrivons souvent des choses du genre : la démocratie, c’est quand les gens écrivent eux-mêmes les règles auxquelles ils acceptent de se soumettre.
    Mais il y a là un sacré flou artistique, car si l’écriture est collective, la soumission, elle, est individuelle.

    Ainsi considérons nous, démocrates, qu’un groupe délibérant selon des règles définies avec soin et dans le plus grand souci d’équité peut «légitimement» contraindre une partie de ses composantes ou de ses individus.

    Mais si celui ou ceux qui sont contraints se sentent lésés, ou bafoués, ou mis en danger, ne sont ils pas quant à eux légitimes à refuser la contrainte, à résister à la «force publique» lorsque le souverain peuple contraignant en dispose ?

    Ainsi la question du légal et du légitime n’est elle pas résolue par la démocratie, quels que soient ses mécanismes.

    La question devient particulièrement sensible lorsqu’on envisage la susdite force publique, dès qu’elle est censée participer à la contrainte, en corrélation avec la justice, si les constituants en ont prévu une 😉

    Car ce pose une autre question :

    «Nul, ni humain ni groupe, nul n’est habilité à user de violence pour contraindre», cela peut il être érigé en principe ?

    Une question à poser en atelier constituant, peut être …….

    Derrière tout ça, le thème qui m’est cher, la conscience, qui seule peut résoudre, si elle anime autant ceux qui remportent un débat décisif que ceux qui ne le remportent pas, permettant à tous de ne pas considérer cela comme une victoire ou une défaite, mais une concertation.
    Mais ça, c’est déjà plus l’anarchie que la démocratie.
    Sommes nous en marche asymptotique quoique chaotique vers ce système où la conscience serait reine ?

    • La réponse est difficile car la question est mal posée.

      Nous devons dissocier les croyances que la démocratie va véhiculer et qui concernent tout le monde des règles communautaires pour lesquelles il faudra trancher à partir des croyances précédentes.
      Par exemple, nous pourrons instaurer une croyance en l’égalité ou en la propriété privée. Nous pouvons définir des règles pour gérer ces croyances, donner une limite aux possessions, interdire le vol (qu’est-ce que le vol ?).
      Si ces croyances sont acceptées par 80% de la population, nous n’aurons pas besoin de répression pour les faire respecter.
      Par contre, nous ne pouvons pas définir démocratiquement des règles de fonctionnement entre des communautés, comme par exemple des règles entre un locataire et le propriétaire qui lui loue quelque chose. Ces règles doivent être définies par ces communauté set un tiers doit valider qu’elles respectent les croyances de la société.
      Évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire…

  16. Ecrire une loi, c’est renoncer à ne pas l’écrire.
    Dit comme ça, c’est du Lapalisse, mais si on développe, ça ne l’est pas tant que ça.
    Ecrire une loi, c’est renoncer à son contraire, ou à des nuances.
    C’est figer le cerveau collectif dans une attitude pérenne.
    C’est renoncer à l’infinie souplesse qui s’offre à l’intention quand la liberté reste totale.
    C’est renoncer au dialogue au cas par cas.
    C’est renoncer à la responsabilité de celui qui devra s’y soumettre, donc renoncer au moins en partie à ce que chez lui l’absence de loi permettrait de développer , le souci de l’harmonie.
    C’est donc renoncer à la conscience de celui qui, libre et non contraint par la convention sociale, ne serait contraint d’obéir que par nature, et à l’empathie, et à sa perception de l’unité universelle de tous et de toutes choses, et à son coeur.

    Mais nous savons que ces qualités nécessaires à cet exploit du verbe être, existent, mais sont cependant en gestation, en attendant « l’homme après l’homme ».
    Ainsi la loi est elle nécessaire en attendant la fin heureuse de cette gestation, mais, paradoxe épouvantable, elle en inhibe le déroulement.
    Serait il sage, en quelque préambule, de stipuler que l’écriture de la loi devrait être limitée aux cas où nulle harmonie naturelle ne semble possible dans un futur proche ?

  17. L’expérience de Todmorden démontre qu’un groupe humain peut fonctionner et résoudre des difficultés vitales,

    sans hiérarchie
    sans contrat
    sans loi
    sans moralisme
    sans théorie

    • Dans le grand béton Duflot des ghettos colons vous allez avoir de l’auto-suffisance alimentaire ?

      Pas besoin d’expérience bobo, une tribu d’Amazonie vivait sans chef, sans police, et sans amant dans le placard …
      Pourquoi ?
      -Tous les hommes couchaient avec toutes les femmes, donc pas même l’idée d’amant.
      -Ils n’avaient pas inventé le placard.
      Oui mais pourquoi ?
      -- Symbiose animal avec la jungle qui congelait leur nomos et surtout qui les séparaient des bobos avec portables … qui sont d’ailleurs importés au Todmordor.

      Mais un jour un bobo jeta une cannette de Coca et le purinement consumériste commença.

  18. La démocratie peut-elle tenir ses promesses ? (1/4) : Les vieux démons de la démocratie

    Aujourd’hui, le philosophe Bruno Bernardi, auteur du Principe d’obligation : sur une aporie de la modernité politique, disponible aux éditions Vrin-Ehess, qui répond à cette question : en quoi la démocratie suppose-t-elle une approche conceptuelle spécifique ?

    Et les « 2 minutes papillon » de Géraldine Mosna-Savoye.
    Cette semaine, 4 autres invités du colloque consacré à Pierre Rosanvallon, qui se tient en ce moment-même à Cerisy, évoquent pour nous un enjeu de la démocratie, à partir de leurs propres interventions au colloque et sur le thème qui y est à l’honneur « La démocratie en travail ».

    Références musicales:
    -Renaud Garcia-Fons, La silhouette
    -- Leonard Cohen, Democracy
    -- Lufth, Democracy is dead like printer matter
    -- John Lennon, Power to people

    Lectures:
    -- Platon , Gorgias (Flammarion, GF)
    -- Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social
    -- Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie (Payot)

    Extraits:
    -- intervention de Manuel Valls à l’Assemblée nationale, à propos de l’affaire Thévenoud
    -- Monty Python, la vie de Brian film de Terry Jones (1979)
    -- Entretien avec Cornélius Castoriadis (France Inter, émission « là-bas si j’y suis » de Daniel Mermet)

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4910676

  19. Enfants de la démocratie : est-ce l’histoire qui se répète ?

    Hervé BOURGOIS

    Nous sommes des enfants de la démocratie, nous n’avons rien connu d’autre. C’est au travers de nos modes de vie que nous pouvons comprendre les fondements de nos démocraties, en les comparant aux systèmes politiques passé et présent nous voyons que nous basons nos sociétés sur des principes que nous n’avons pas choisis. Le fait de pouvoir voter ne permet pas de sortir de l’autocratie de croyances qui ont déjà conduit à des guerres et des révolutions. Notre bien-être et notre avenir ne reposent pas sur nos démocraties mais sur notre intelligence, notre capacité à imaginer des choses que nous ne connaissons pas et à nous adapter aux évolutions de notre environnement.

    Nous sommes en démocratie, nous sommes donc censés pouvoir décider par nous-mêmes de nos lois et de notre avenir. Pourtant, nous n’avons pas choisi notre constitution, ni les principes séculaires inscrits dans notre code civil, les droits de la personne, l’appartenance à une nation, la propriété privée, l’héritage, la famille… Nous n’avons pas non plus choisi les principes pour les faire respecter qui s’appuient principalement sur la répression. Nous ajoutons bien quelques règles de temps en temps, comme le mariage pour tous, mais nous empilons simplement des règles sans jamais remettre en cause les grands principes. Nous faisons comme s’ils nous étaient tombés du ciel et qu’il s’agissait de lois immuables qui devaient fonctionner de tout temps. Pourtant, les crises ne proviennent-elles pas de la capacité de certains privilégiés à accaparer au fil des générations des biens au-delà du pensable, les guerres ne sont-elles pas provoquées par le besoin d’acquérir des biens ou des territoires qui appartiennent à d’autres ? En dehors de la propagande pour promouvoir les droits de l’homme, c’est-à-dire les fondements de nos démocraties, les guerres sont principalement présentes sur des territoires clés pour notre approvisionnement en énergie : pétrole, gaz, uranium…

    Dans nos démocraties, notre bien-être est calculé par ordinateur, il est synonyme de croissance économique. Tout est bon pour accroître ainsi notre bonheur, intégrer dans le calcul les drogues illicites, les taux d’intérêt des emprunts, l’énergie consommée pour produire des tomates en hiver ou les transporter sur des milliers de kilomètres… La maison que vous avez achetée il y a 20 ans ne concourt pas à votre bien-être, contrairement à celle que vous allez acheter à crédit plus grande, plus belle… Nous ne savons plus rien faire sans consommer, même lorsque nous allons à la pêche nous continuons à consommer de l’énergie pour notre frigo, pour notre voiture qui va nous mener près de la rivière, pour notre téléphone portable dont nous ne savons plus nous séparer… En rentrant, nous allumerons la télévision, nous chaufferons au micro-ondes le dernier plat préparé à la mode…

    Les résultats des calculs de nos modèles économiques nous indiquent que nous sommes heureux, donc notre démocratie semble fonctionner, nos élus peuvent ainsi nous en vanter les bienfaits. Bien sûr, nous sommes satisfaits de pouvoir manger à notre faim, partir en vacances à l’autre bout du monde, nous faire soigner lorsque nous sommes malades et espérer vivre sans travailler lorsque nous serons vieux… mais même pour tout cela, nous surconsommons pour améliorer les résultats de nos modèles, nous mangeons trop et mal, nous ne prenons plus le temps d’apprécier notre environnement immédiat, nous nous gavons inutilement de médicaments…

    Ces modèles nous contraignent à un travail subordonné pour pourvoir acquérir tout ce que l’homme peut inventer comme services et produits, ainsi pour éviter de fausser les calculs, tout doit passer par une entreprise multinationale. Au travers de ces modèles, malgré les progrès technologiques, nous n’avons plus le droit de consommer moins pour travailler moins, nous risquerions de détruire le système, de spolier les privilégiés qui nous puniraient du manque à gagner d’une façon ou d’une autre.

    Nous avons cherché à déterminer les fondements de nos démocraties, ne devons-nous pas nous poser la question de la justesse des calculs mesurant notre bien-être ? Lorsque nous parlons de nos démocraties, nous ne parlons pas d’un système politique, nous parlons du bien-fondé des croyances qui guident notre vie, des bienfaits d’empiler des biens à l’infini, du travail subordonné, de la surconsommation, du pillage des ressources de la planète… Nous parlons de promouvoir nos croyances dans d’autres pays au travers de guerres ou de menaces économiques.

    Qu’en était-il dans le passé, pouvons-nous le savoir ? Sommes-nous heureux, plus heureux qu’il y a quelques siècles ou que dans d’autres pays, par exemple ceux que nos élus appellent des dictatures, qu’ils veulent détruire en finançant des guérillas ou en les inondant de bombes ?

    Il est difficile d’imaginer la vie que nous pouvions avoir il y a quelques siècles. La principale différence à laquelle nous pouvons penser est issue des progrès technologiques : l’agriculture qui nous permet de manger à notre faim, la médecine, la construction, l’eau courante, l’énergie, l’électronique… Nous pouvons imaginer qu’il est aisé d’être heureux sans téléphone, sans télévision, sans voiture, mais il est probable que la vie était plus difficile sans une nourriture abondante, sans l’eau courante… Pourtant, nous n’en savons rien, le fait que nous ne sachions pas nous en passer ne signifie pas que les gens de cette époque ne pouvaient pas être heureux. Est-ce qu’à cette époque il était impossible d’entendre des rires, des cris de joies, de voir des sourires, des yeux brillants ? Le bonheur n’est pas quantifiable, comment pourrions-nous savoir si nous sommes plus heureux ? Il est ainsi probable que la vie était, tout au moins nous pourrions le penser, plus difficile qu’aujourd’hui. Mais en réalité, si l’abondance de la nourriture dépendait beaucoup plus des saisons, que nous mourions plus facilement de maladies, ce sont probablement, comme aujourd’hui, les guerres, les crises économiques et les disparités sociales qui pesaient le plus sur le bien-être des gens.

    Il y a seulement quelques siècles, les français étaient sujets du roi, la démocratie était alors un système politique depuis longtemps oublié, les français ne savaient même pas ce que le mot signifiait. Nous saurions justifier d’une amélioration de notre bien-être au travers des progrès technologiques, mais quel est le rapport avec notre système politique ? L’échec de la royauté française est probablement lié aux disparités entre quelques privilégiés, ceux qui profitaient du système, et le reste de la population. Ce système politique fut un échec comme le fut en son temps la république Romaine, la démocratie Athénienne ou plus récemment la Russie des tsars puis l’URSS…

    Qu’en est-il des autres pays ? Comment se contenter de ce que nous en disent ceux qui sont venus vivre dans nos démocraties parce qu’ils se sont enfuis pour éviter la pauvreté, des guerres qu’ils n’avaient pas choisies ou parce qu’ils se sont fait voler leurs biens ? Ou bien de ce que peuvent en dire les journalistes qui ont la même culture que nous, enfants comme nous de la démocratie, qui ne voient que ce qui peut nous sembler choquant ? Que dirions-nous par exemple si quelques journalistes nous présentaient la France en nous montrant uniquement les clochards, les gens qui ont du mal à se loger ou à se nourrir, les malades, les chômeurs, les révoltes dans les banlieues, la fabrication des armes, les populations massacrées dans les guerres que nous faisons ? En réalité, nous ne pouvons savoir si les gens qui vivent dans ces pays sont plus ou moins heureux que nous. Nous ne pouvons le décider à leur place simplement parce que ne saurions pas, pour caricaturer notre mode de vie, nous passer d’une voiture, d’un téléphone portable ou du dernier plat cuisiné dont on nous fait la publicité à la télévision. Et le fait que nous ne sachions plus nous adapter ne signifie pas que nous sommes plus heureux.

    La France est un pays riche, les terres sont fertiles, l’eau abondante, le climat tempéré, les côtes maritimes étendues. C’est depuis des siècles le pays du Gevrey Chambertin, de la poularde de Bresse, des pâtés de faisan… Pouvons-nous comparer la France à des pays desséchés par le soleil ou enneigés 6 mois par an ? Saurions-nous imaginer la vie dans des pays dont nous ne connaissons pas la culture tout aussi riche que la nôtre ? Pouvons-nous comparer des pays en paix à des pays en guerre, des pays frappés par la pauvreté à des pays d’abondance ? Cela parait difficile, pourtant c’est ce que nous faisons lorsque nous parlons de l’Inde, de l’Iran, de la Syrie, de la Corée du nord…

    La différence entre notre démocratie et les pays d’aujourd’hui ou d’hier n’est pas liée aux systèmes politiques mais bien aux progrès technologiques, à la géographie, aux capacités à éviter les guerres, les disparités entre la population et les privilégiés, donc les révolutions.

    Aujourd’hui, nous pouvons être conscients de notre bonheur de vivre en France ou en Italie ou en Allemagne, mais quel est le rapport avec la démocratie ? Lorsque nos hommes politiques nous parlent de notre chance de vivre en démocratie, eux comme nous, ne savent pas réellement de quoi ils parlent. Nous ne savons pas comparer et nous ne pouvons pas le savoir. La seule chose que nous pourrions comptabiliser c’est le nombre de guerres que nous avons provoquées ou financées, et le nombre de morts qui en a résulté… Alors, sur ce simple calcul, il n’y a pas de quoi être fier.

    Ces lois que nous respectons sont séculaires, ce sont les mêmes qui permettaient déjà aux patriciens Romains d’empiler des richesses de génération en génération, à la noblesse française de profiter de propriétés acquises par le droit du sang… La différence est qu’aujourd’hui nous ne connaissons plus nos patriciens, ils se cachent derrière ces mêmes modèles qui calculent notre bien-être. Ceux que nous appelons les milliardaires sont ceux qui possèdent le plus d’actions de sociétés cotées en bourse, ce ne sont pas eux qui empilent des richesses de génération en génération. Croyez-vous par exemple que la personne désignée comme la plus riche du monde est plus riche qu’un émir Saoudien possédant 5 ou 10% des ressources pétrolières mondiales ? Et croyez-vous que cet émir soit plus riche que certaines familles de nos démocraties ?

    Nous sommes tous coupables de ce conservatisme car nous manquons d’imagination, nous ne comprenons pas que pour survivre il faut s’adapter. Dans tous, nous avons nos élus qui cherchent à préserver à tout prix les acquis de ceux qui les conseillent. Nous n’avons le droit que d’élire des gens qui ont montré patte blanche dans des partis politiques dont nous ne maîtrisons pas les rouages. Comment se fait-il qu’ils soient amis des plus grandes fortunes et pas des gens du peuple ? Comment se fait-il qu’ils soient influencés par des centres de réflexion financés par des milliardaires ? Croyez-vous que quelqu’un pour qui l’argent est une puissance de 10, qui n’a jamais mangé des pâtes trop cuites, qui n’a jamais bu un verre de blanc dans une guinguette à Joinville le Pont, qui n’a jamais passé quelques heures assis à un café pour regarder passer les gens… sache ce qui peut faire votre bonheur ?

    Aujourd’hui, pas plus qu’hier, nous n’avons appris à nous adapter aux changements qui conduisent aux révolutions ou aux guerres, comme par exemple les trop grandes disparités de richesse entre les pays ou entre les communautés d’un pays. Mais en plus, nous ne prenons plus aucun risque, c’est ainsi que nous assurons même notre vie. Peut-être, il y a quelques siècles, nous pouvions admettre de mourir jeunes de maladie, de devoir sauter un repas, aujourd’hui nous n’envisageons même pas une coupure d’électricité de quelques minutes ou 3 cm de neige sur une route… Pourtant, comme certains d’entre vous, je sais que c’était un plaisir ce privilège d’allumer la lampe à pétrole lorsqu’étant enfant il y avait une coupure électrique, ou d’aller jouer dans la neige parce que je ne pouvais aller à l’école pour cause de route verglacée ! Quant à mourir, nous finirons tous par mourir, autant que ce ne soit pas dans une révolution ou une guerre ! Sans prendre de risque pour notre vie, nous pourrions prendre quelques risques pour notre soi-disant bien-être, que nous ne savons pas mesurer, pour tenter d’autres choses inconnues, que nous ne savons pas et que nous ne connaissons pas. Que risquons-nous ?

    Dans nos démocraties, c’est-à-dire, dans nos dictatures de croyances où nous n’acceptons aucun changement, nos hommes politiques sont comme nous, ils n’envisagent pas d’autres choses. Ils se préoccupent de leurs problèmes à eux, leur vision s’arrête à la prochaine élection dans l’espoir qu’ils pourront encore profiter un peu du système. Ils se laissent conseiller dans l’espoir que cela sera suffisant pour nous faire croire que tout va bien. Ils nous proposent des réformes « profondes » qui doivent permettre à nos modèles économiques d’améliorer ou de retrouver notre bien-être, mais ils ne proposent aucun changement comme de jeter à la poubelle le modèle économique, d’inventer un système qui évite ou limite les disparités, de nous donner la possibilité de choisir…

    Nous votons pour élire nos élus et nous sommes censés ainsi déterminer notre avenir, mais notre avenir est tout tracé, il nous mène à ce que nous avons déjà constaté dans le passé. Tout semble écrit d’avance et nous nous plaignons contre des élus qui semblent trop stupides pour changer la marche des évènements, voire qui les précipitent, mais nos élus sont comme nous des enfants de la démocratie. Sommes-nous incapables de comprendre que Candide est intemporel ? Enfant de la démocratie, je n’ai fait que jeter une bouteille à l’intelligence humaine… Mais, en comprenant de quoi nous parlons [1], nous pourrions peut-être apprendre à gérer notre avenir.

    Hervé BOURGOIS

    [1] Ouvrage de l’auteur : « De quoi parlons-nous ? »
    (http://phylogenese.blogspot.fr/p/list.html)

    Source : http://www.legrandsoir.info/enfants-de-la-democratie-est-ce-l-histoire-qui-se-repete.html

  20. ETIENNE, je vous soumets cette idée…

    … faire un peu de tri au coeur de tous ces fils et commentaires à rallonge_créer une sorte de fichier bis pour y coller tous les propos hors-sujets ou en « boucle », bien qu’il y ait parfois des choses intéressantes au coeur même des hors-sujets et des débats improductifs ; ce que je propose c’est « alléger » les fils à l’essentiel, au plus intéressant sans pour autant tout expédier aux oubliettes.

    Cela permettrait également à ce « groupe de lecteurs et de travail » de regrouper plein d’idées, de liens et de choses dites, d’en faire alors une somme bien documentée et plus facile d’accès tel un superbe outil démocratique à la portée de tout virus et citoyen.

    5, 10 personnes, je ne sais trop, il y a du boulot ça c’est sûr_à vous en tout cas d’en choisir la moitié à moins que ce ne soit ces quelques personnes de confiance que vous auriez choisies qui choisissent elles ces-dits lecteurs.
    Evidemment, face à tout conflit d’intérêt, je suis hors jeu tout comme certains individus qui passent tant de temps ici que la Cause peut se confondre à quelque sous-cause et l’objectivité partisane à une certaine forme de TROLLing ^^

    Enfin, entre ce que je dis et ce que je fais, je sais bien que nous sommes tous ici à vous accaparer un peu de votre temps si précieux

  21. Ou sans rien toucher au blog ni au moindre commentaire, effectuer néanmoins ce travail à la fois d’archivage (pour un accès plus rapide aux thématiques et aux différents liens cités) et de synthèse (ce fabuleux condensé pédagogique et démocratique !)…

  22. Je me suis rendue hier (5/01/15) à Neuchâtel pour rencontrer Thomas et nous avons réalisé une petite vidéo à l’arrache.

    Thème principal : « candidat du vote blanc »

    https://www.youtube.com/watch?v=Jq4uhMy1jv0

    • Voir aussi : http://www.parti-du-vote-blanc.fr/comprendre/voter-blanc-a-l-etranger/

      La disparité des prises en compte est étonnante selon les pays/continents.

      Si ce que je lis est juste, le système belge ne me semble pas réjouissant 😉
      Mais l’expérience montre que ceux des pays d’Amérique latine où le vote blanc est peu ou prou pris en compte n’ont pas vu (… ou pas permis …) des révolutions impulsées par ce choix.

      Je ne pense pas qu’obtenir la reconnaissance ( décompte & prise en compte ) du vote blanc mettrait fin à la fausse démocratie prétendument représentative. Il y aurait un mieux, certes, et c’est bien pour ça que l’oligarchie n’en veut pas … et vient de proposer/concéder chez nous « compter » mais pas « prendre en compte » .
      Mais ce mieux serait une évolution et certainement pas une révolution.
      (Certains ne seront pas d’accord et c’est recevable)

      Par contre l’idée d’un candidat du vote blanc ( ou plusieurs ) me semble plus de nature à terrasser l’élection par là où elle pèche.
      Le bulletin blanc n’étant plus anonyme mais incarné par un porteur de modestie, il peut être assigné indissolublement à une pensée exprimée et ainsi être protégé du blabla dénigrant médiatique : Il perd sa virginité immaculée qui permet usuellement au politologue de le salir en gris ou noir afin d’en masquer la nature révoltée …
      Et n’oublions pas qu’il peut se substituer à l’abstention pure et simple, pour peu que le message soit clair et séduisant.

      Ainsi, me semble-t-il, l’idée de Thomas et de certains mouvements ou « partis » qui est de « hacker » le système ( trouver la faille et l’exploiter) en présentant des candidats symboliques est elle à observer avec plus d’attention qu’actuellement.

      Il y faudrait, c’est certain, beaucoup d’énergie, mais il y a là un coin à enfoncer dans le granit pour le faire exploser et cela par la voie « légale », sans violence.

      Reste à mieux préciser la suite. Une suite adaptée au pays (Thomas est en Suisse et nous en France et les circonstances techniques sont différentes).

      Dans la vidéo, Thomas nous dit que ce serait un outil possible d’obtention de la constituante dont nous rêvons. Qu’en pensez vous ?

    • Bien sûr, il est important que le vote blanc soit reconnu pour ne plus être contraint de choisir sans conviction. Mais ne manque-t-il pas un autre argument, un argument fédérateur ?

      Car si l’on va aux urnes, c’est dans l’espoir de changer se qui est, ou d’empêcher se qui risque d’advenir, or le vote blanc n’a pas ce programme, donc aucun impact en ce sens, autant oeuvrer pour que l’abstention soit reconnue comme l’expression qui conteste les candidats en liste.

      Car le vote blanc s’il est majoritaire et reconnu, il ne fait rien d’autre que de prolonger le mandat des élus, prend plus de temps et d’argent aux citoyens, pour finalement devoir encore choisir un oligarque.

      Pour fédérer plus de citoyens, le candidat du vote blanc devrait faire plus que vouloir faire reconnaitre le vote blanc, il devrait présenter un programme qui aura des conséquences démocratiques, un vote blanc qui a les mêmes conséquences que l’abstention n’incite par l’électeur à sortir voter.

      Actuellement, ceux qui votent blanc le font par conviction de ne pas être complice avec les candidats en liste, ça ne sera plus le cas s’il est reconnu comme suffrage exprimé et sans un programme sérieux, ça risque même de lui être fatal, car perso je ne voterais plus blanc si ça n’a pour effet que de faire trainer en longueur les élections et de nous promettre que des lobbyistes.

      J’ai toujours voté blanc, mais je me ferais abstentionniste si le vote blanc est reconnu et s’il n’a pas un programme qui permet au peuple de faire son programme pour des projets démocratique.

      • 🙂 J’en déduis que la vidéo est loupée 🙂

        C’est vrai que les 52′ ne sont pas un condensé de clarté concise.
        Peut être indigeste …

        C’est bien plus rusé que le vote blanc ….

        La démarche de Thomas n’est pas de faire reconnaître le vote blanc (quoique bénéfice secondaire possible) mais bel et bien de hacker le système en fédérant les abstentionnistes ou blanchistes autour d’un « candidat du vote blanc » ( ou plusieurs) . Ce qui est fait ensuite se discute de cas en cas ( canton suisse, confédération helvétique, local français ou France ), et là, toutes sortes de possibilités, du mandat impératif après consultation à la constituante TAS en passant par l’obstruction de type Disraeli, la déstabilisation donc la réforme.

        Rappelons nous que notre espoir d’une transition des institutions se fonde sur une hypothétique révolte ou sur une crise, ce qui est peu réjouissant, ou sur un succès d’un M6R réellement démocrate, ce qui n’est pas vraiment gagné d’avance ;). Il y a là au contraire une possibilité de conquête citoyenne volontaire et non violente.
        Des trentenaires vaccinés contre le syndrome de Lorenzaccio pourraient se lancer là dedans ….

        • La vidéo n’est aucunement loupée, il y a qu’un projet pour séduire doit être compris, partagé, avoir un délai et des effets.

          Or là il dit, pour ce qui est des intensions du candidat blanc en place, vouloir occuper un siège pour voter blanc et bloquer le système. Occuper un siège et bloquer le système c’est déjà ce qui est en pratique depuis des décennies.

          Alors c’est peut-être là où je n’ai pas compris, mais il n’y mentionne aucun acte avec délai et effets. Le reste ressemble plus à de la prédilection hasardeuse.

          Plutôt que bloquer, je préférais voter pour un candidat actif qui veut débloquer le système, et nous présente un programme chronologique et ces résultats espérés.

          Qu’il soit d’une association loi 1901 ou pas, qu’il se dise candidat du vote blanc, bleu ou rouge, peu m’importe, c’est les projets, les méthodes et les délais qui me mobilise.

          Ils font l’erreur de penser dans l’absolu qu’il suffit de se revendiquer vote blanc pour rassembler les électeurs du vote blanc et voir aussi les abstentionnistes.

          Dans le principe de l’association loi 1901, pourquoi ne par présenter le parti du Citoyen Constituant Tiré Au Sort ? Avec une charte de conduite en plus du programme, type ; cumule et délai du mandat, transparence avec rapport quotidien sur site Internet, etc.

          • Ana Sailland

            (((NB : lui il agit en Suisse, la situation n’est pas la même)))

             » pourquoi ne pas présenter le parti du Citoyen Constituant Tiré Au Sort ? » >>>>>>>>> Bien sûr.

            Bien sûr. On se réunit où ? Qui ?

          • Ana, parfois je me demande si tu n’es pas frappé par un défaut de perception de certaines fréquences. Mais bon ce n’est pas grave, le dialogue de sourds ne peut pas être malsain entre deux personnes bienveillantes 😉

            Donc pour continuer ce dialogue et répondre à « Bien sûr. On se réunit où ? Qui ? » Je dirais juste, demandons aux candidats qui s’apprêtent à blanchir l’oligarchie avec leur parti du vote blanc.

            « il n’y a pas plus aveugle que celui qui se nourrit de ses illusions »

          • Comité Constitutionnel… c’est à la fois très ouvert et cependant très explicite ^^ certes, il y faut des postulats, des fondamentaux, la légitimité revenant à ceux qui dénoncent ouvertement les disfonctionnements et autres mensonges d’Etat, autres conditionnements culturels et formatages médiatiques, spoliations de tous ordres (politiques, économiques, etc.)_c’est aussi simple que cela.

          • Ana Sailland

            Je suis vraiment intéressée à concrétiser TON idée.
            Donc : on fait comment ?

          • Donner un pouvoir politique au vote blanc pour dire non, je dis oui, mais il faut aussi lui donner un projet à ce non, non ?

            Si c’est juste pour freiner, voir bloquer, ou faire des élucubrations parce que rien n’accompagne ce non, il a peu de chance d’intéresser le plus grand nombre d’électeurs.

            Le parti du vote blanc ne vaut pas mieux qu’un autre parti si ce n’est pas pour donner au vote blanc un statut politique digne de ce nom (et de ce non).

          • Ana Sailland

            J-Stéphane,

            Tu tentes de me convaincre de ce que j’ai dit ……

          • Ana,

            Je ne cherche à convaincre personne, ni en un mot ni en deux. Je partage mes réflexions avec d’autres esprits quand le mien n’arrive plus à faire progresser une idée qui me turlupine (en un mot 😉 ).

            Le vote blanc est cette idée, il me semble que le vote blanc a un formidable potentiel et qu’il mérite que l’on s’y attarde pour le faire progresser, car là, il est volontairement méprisé par la classe politique, car il aurait le pouvoir de ne pas être électif.

            Or, les candidats des partis du vote blanc en utilisant son nom le pervertissent en le rendant justement électif.

            Les candidats des partis du vote blanc si une fois élu, ils n’ont pas la volonté de donner à mon vote blanc un poids politique, alors il ne valent pas mieux que les autres, autant qu’ils nomment leur parti autrement, sinon le vote blanc entrera dans la longue liste des mots retourner.

            Si ces partis du vote blanc n’ont que la volonté de donner au vote blanc le droit d’être compté pour freiner les élections et ainsi prolonger la présence des élus, coûter en temps et en argent le fait de refaire des élections, pour à la finale devoir encore choisir des oligarques, le vote blanc n’est pas une expression pour un changement, il sera perçu par les électeurs (votants, pardon ) comme une voix boudeuse.

            Et c’est là où je sollicite notre cerveau collectif. Bien sur il faut que le vote blanc soit pris en compte, mais il doit continuer à ne pas être électif, il faudrait qu’il déclenche un processus évolutif et totalement différent de l’élection, enfin je crois, c’est peut être là mon entêtement me vaut cette impasse.

            Mais il me plairait tant que l’expression de mon vote blanc exprime le refus cette représentativité (celle présenté à cette élection), et que je veux une démocratie plus directe en déclenchant un processus qui donne des pouvoirs aux communes et aux citoyens, enfin je ne sais pas bien comment, mais il faut que ce vote blanc soit le contraire de l’élection qui elle dit je vous délègue ceci, car j’ai confiance en vous et parce que je n’est pas le temps de le faire moi-même.

            Si les candidats des partis du vote blanc ne se concentrent pas essentiellement à donner un statut vivant au vote blanc, leur projet est mort-né, ou alors ils vont tuer le vote blanc…

          • MON idée, comme tu dis, ANA (@ 9 jan, 21h58), ne sera notre idée que si celle-ci devient tout autant la TIENNE que celle d’AUTRUI… tout en sachant très bien que ce n’est qu’UNE idée parmi tout une panelle d’AUTRES idées qu’il faut assortir et fructifier ensemble, sinon rejeter si ce n’est pas vraiment une bonne idée…

            … un Comité Constitutionnel suffisamment large, ouvert, en perpétuel évolution et se définissant et agissant au fur et à mesure_ceci-dit, ma VOLONTE et celle d’esprits irréductibles comme on peut en trouver sur ce blog ayant à coeur et à responsabilité (et conséquence) de trier au besoin voire interdire si nécessaire toute brebis galeuse en son cénacle et autres éléments déstabilisateurs ou plus sournois à même de saper cet intérêt général et cette volonté commune et cent pour cent démocratique.

          • @ J-STEPHANE, 10 jan, 10h56

            Oui, le vote blanc devrait être associé, par exemple, au Tirage au Sort, à la déprofessionnalisation de la politique, à la volonté de subsidiarité politique et économique, à une nouvelle vision du monde à la fois plus saine et plus respectueuse, plaçant l’être humain, l’éthique et l’altruisme au coeur de nos sociétés prétendument civilisées ; faire de la Cause des causes et de la Constitution à écrire sans fausse interprétation qui soit le coeur et l’objectif premier et de changement et de ce paradigme existentiel à la hauteur et à la mesure de nos attentes et de ces prétentions trop longtemps fourvoyées ou purs prétextes à dessein.

            Les futurs membres de ce Comité Constitutionnel doivent se choisir mutuellement… ainsi EFFAB propose évidemment J-STEPHANE à autrui mais ledit STEPHANE peut très bien ne pas choisir petit fabinou dans cette entreprise aussi ambitieuse qu’exigeante ^^

  23. « Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Et bien ! vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande. »
    (Anselme Belleguarrigue)

    Là où personne n’obéit il n’y a pas de pouvoir
    Là où personne ne vote il n’y a pas d’élu.

    • c’est sûr pour un certain temps, mais là je suis convaincue qu’il ne s’agit plus de l’obéissance/nonobéissance mais d’agir. Un gouvernement qui a agi contre la constitution et a trahi , trompé, pillé, doit être mis à la porte. Il a perdu son légitimité. C’est tout sinple. Il faut le virer.

  24. https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=cWIncIFAj6U

    httpv://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=cWIncIFAj6U

  25. Bonsoir,

    Ayant fait une recherche sur votre site et sur le site précédent, je n’ai rien trouvé sur ce monsieur, Dominique Tonin, qui pourtant reprend vos idées et, contrairement aux autres qui font de même en politique, ose vous citer :

    https://www.youtube.com/watch?v=LGnJq_lumhE

    Cette vidéo a pour mérite de faire un petit résumé de tous les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui et ce monsieur souhaite monter un parti politique.

    Même si l’idée d’un parti me semble illusoire (vu le piège des partis et de la répartitions des votes et des scissions que ceux-ci provoquent toujours au sein du peuple), cette initiative reste tout de même une belle façon de mettre en valeur les idées qui nous sont chères.

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