Entretien avec Dominique Jamet (DLR), Paris 17 mai 2014

Un entretien avec Dominique Jamet,
candidat de DLR (Debout La République, Nicolas Dupont-Aignan) :

C’est plutôt rare, cet échange entre un électeur et un candidat à l’élection, échange bienveillant mais exigeant, en prenant un peu le temps pour creuser les choses.

Vous me direz ce que vous en pensez ?

7 réponses à “Entretien avec Dominique Jamet (DLR), Paris 17 mai 2014

  1. Concernant le référendum d’initiative populaire à mon avis il faut poser 2 questions simple et précise aux partis ou personnes qui le propose:

    *Type de référendum? Législatif, abrogatoire, révocatoire, constitutionnel? Exceptions ou aucune exceptions?
    *Seuil?

    Et exiger une réponde précise de leur part. (C’est ce que je pose constamment aux militants de l’upr que je connais)

  2. Entretien très intéressant avec un politique qui n’ai pas prêt à lâcher du lest, ça se comprend. On sent vraiment que le chemin sera long avant de que ces « oligarques » admette que seul le peuple est habilité à prendre des décisions sur son avenir et que donc le tirage au sort est le bon moyen pour y accéder.
    Peut-être que cette entrevue laissera des traces, qu’elle fera réfléchir ce monsieur et surtout son parti dont Mr Dupont-Aignan, qui parle souvent de démocratie et d’intérêt général
    …à suivre

  3. Débat intéressant! Un vrai dialogue sans refus de prime abord.

    Les objections soulevées par M.Jamet sont pertinentes, pour ce qui est de la révocabilité, soit de façon directe, soit par le biais d’un conseil de contrôle. A la question qui garde les gardiens? Elle se pose actuellement en ce qui concerne les AAI, ayant un pouvoir mixte, soumises au contrôle du JJ ou JA, et parfois au Parlement, il y a peut-être à creuser sur ce terrain-là. Même si, in fine, il faut bien un « souverain » que ce soit dans le corps législatif tiré au sort, ou ailleurs.
    L’articulation médias « indépendants »/ référendum d’initiative populaire peut, peut-être s’avérer suffisante?

    Sur la démission citoyenne c’est un faux débat, la précarité se développant, et la corrélation entre celle-ci et la désaffection électorale étant forte, placer la culpabilité sur les abstentionnistes m’apparaît assez simpliste (Monde diplo de ce mois, rapport du Conseil de l’europe Vivre en dignité au XXI). Et il me semble que ça reste un point fort du tirage au sort.

    L’argument sur l’influence de la pensée de l’époque, néo libérale en l’occurrence, est certes valable, mais son impact pourrait être limité par des règles procédurales. Offrir un certain temps de parole à chacun, possibilité de faire des exposés. L’idéologie néo libérale trouvant actuellement de nombreux opposants, sur tous les terrains, de Boltanski, à Bonelli, Lordon, Orléan, Wacquant, Supiot, Piketty, Rancière, Rosanvallon, Méda etc…

    Enfin peut être que ce type de pensée domine au sein de certains électeurs, mais il est probable que la donne change si le hasard est préféré au choix. L’abstention étant majoritaire chez les jeunes, qui sont actuellement le plus touché par la pauvreté/précarité (OCDE : Panorama de la société 2014, Eric Maurin La peur du déclassement), et nombre d’entre eux ayant étudié, le tirage au sort pourrait permettre une expression de certaines opinions « coincées » dans le milieu universitaire. (Loin de moi l’idée de mettre à la marge ceux qui n’ont pas eu cette chance dans la capacité de prendre une décision, je n’imagine simplement pas un étudiant de droit social n’ayant pas lu Supiot, de droit pu. ne s’étant pas interrogé sur la LOLF et la RGPP, la gestion du temps n’étant pas la même durant les études).
    En bref, la pensée dominante ne l’est, à mon avis, pas partout, et de façon quelque peu paradoxale surement pas chez les « élites » en matière d’éducation, au Collège de France par exemple. Ceci pour dire, qu’avec un temps de parole à chacun conséquent, et un tirage au sort sur toute la population, je vois assez mal comment défendre la pensée néo-libérale, sur les plans de la philo pol, de la valeur, des conséquences sociales, etc… Les arguments de qualité à son encontre ne manquant pas. Une prise de décision éclairée n’irait à mon avis pas dans ce sens, la société ayant grandement changée depuis la fin du 18ème, les savoirs circulant plus aisément pour ceux dont le temps n’est pas (encore) accaparé.

    J’admets que je roule en partie pour ma « classe », et qu’il a surement une part d’illusion droit de l’hommiste, mais la massification de l’éducation, et la condition actuelle des jeunes (parmi d’autres précaires) ne sont pas des phénomènes légers. Ils auraient alors l’opportunité de s’exprimer sur leur vécu, mais également de faire partager des opinions le plus souvent mises à la marge dans les médias… Rien ne dit qu’une rencontre générationnelle dans une assemblée tirée au sort ne permette pas d’obtenir par une prise de décision commune une toute autre direction que celle prise actuellement.

    Bien à vous, Fab.

  4. La meilleure vidéo d’E. Chouard. De plus en plus pertinent et synthétique.
    Sa pensée est une sauce qui « réduit » au fil du temps, c’est à dire qui se condense, s’affirme, et surtout commence à séduire, à faire envie.
    Espoir que cette pensée gagne encore en « parfum », comme ceux qu’ont les désirs et les souvenirs. Que le cœur pointe son nez, au milieu des mots durs : « sort », « constitution », « politique », « pouvoir ».
    Bonne soirée à tous.

  5. Ne soyez pas dupes ! Pour les vrais nationaux patriotes, Etienne Chouard est une taupe des libertariens ! :
    http://orianeborja.hautetfort.com/archive/2014/05/24/sachez-lire-ce-qui-se-cache-derriere-un-debat-bidon-5376463.html

  6. Après ce débat passionnant je retiens « la responsabilité du peuple » pour son manque d’intérêt vis à vis des institutions et des élections..bref une ‘idée forte’ chez les politiques..quant à E. Chouard on connaît ses arguments sur le tirage au sort, la démocratie directe et référendaire. Je partage cet avis mais ce qu’ oublie Etienne et c’est un peu ce que je reproche aussi à François Asselineau (upr) c ‘est de « pardonner » au peuple son désintérêt pour le bien commun.

    En fait dans tous les événements historiques le peuple est toujours à l’origine de l’histoire. Il est donc le principal carburant des mouvements de pensée. Dans le livre de Paul hazard ‘la crise de la conscience européenne 1680- 1715″ les faits montrent que le peuple s’engage dans un basculement psychologique et rejette l’ancien régime et son ordre séculaire. Les courants de pensée, les grandes découvertes, l’esprit rationnel et individuel qui règne à cette époque accompagnent ce mouvement mais n’en est en aucun moment la force centrifuge.
    Notre société suit le même schéma et notre civilisation basée sur le matérialisme, l’individualisme, la consommation a été non seulement adoptée par le peuple mais représente aussi son existence. La sphère privée a éjectée le bien commun au profit d’une société sans idéal basée sur le repli sur soi et la famille. Il faut le dire le peuple aime cette civilisation et ne voit plus aucun intérêt à défendre un bien commun relégué aux oubliettes de l’histoire. Il se réfugié dans la consommation et un matérialisme sans limite. Jouir de la vie tant que cela est possible.. et après le déluge peut bien arriver , j’en aurai profité.
    Alors seul l’effondrement de la sphère privée pourra faire changer cet état d’esprit. Il suffit de voir la situation de plus en plus désastreuse de l’Europe. Non, non rien n’est possible sans l’accord du peuple, mais lui aussi peut être corrompu. C’est en tout cas ce que je pense et qu’ oublient François Asselineau et Etienne
    Marc

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