Contre la thèse (erronée et hypnotisante) des prétendues « crises », Emmanuel Todd évoque enfin L’EUROFASCISME

Contre la thèse (erronée et hypnotisante) des prétendues « crises »,
Emmanuel Todd évoque L’EUROFASCISME

Deux minutes brillantes, à « Ce soir ou jamais » le 14 février 2012 :

13 réponses à “Contre la thèse (erronée et hypnotisante) des prétendues « crises », Emmanuel Todd évoque enfin L’EUROFASCISME

  1. François Asselineau, seul à prôner la sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN :

  2. samaouste9459

    Oui …un peu facile de faire la promo de l’UPR alors que tu appelles à voter pour une liste qui ne réclame même pas la sortie de l’€, de l’UE et de l’Otan !
    En fait, tu ne fais ce positionnement que parce que toi et François Asselineau différez sur le sujet du tirage au sort.
    Et là, pour le coup, je pense que tu aurais du t’abstenir de donner une consigne de vote … en apportant ton soutient à une liste pro système en fin de compte.
    Franchement, sur ce coup là, Etienne , faut que tu décroches parce que si c’est ça élever le débat politique, je vais me racheter une télé et me taper de la coupe du monde de milliardaires jusqu’à plus soif !!!!!!!!!

    • « Samaouste9459 »,

      Probablement par déformation partisane (l’organisation en partis fait de nous des soldats en guerre contre tous ceux qui sont hors du parti ; c’est juste affreux), vous voyez dans mon propos des « consignes de vote » où il n’y en a PAS : je répète partout que, de toutes façons, nos votes ne changeront RIEN (tout est bien verrouillé) et qu’il est INUTILE et NUISIBLE de nous disputer sur ce sujet-là.

      Je vous fais remarquer que je signale DES candidats et non pas un seul ; il me semble que c’est une preuve tangible qu’il ne s’agit nullement de « consignes », mais de relais d’infos qui me paraissent éclairantes.

      Mais certains militants de l’UPR s’échinent à taper sur les seuls (peu nombreux, pourtant) qui continuent à les défendre, au prétexte qu’on ne défend pas qu’eux exclusivement, ou qu’on ne défend pas exactement les mêmes points de vue. C’est juste SECTAIRE et borné, ÇA COUPE le mouvement de l’UPR de tout ce qui vit en dehors de lui et pense librement, et c’est donc juste REPOUSSANT (de mon point de vue).

      Heureusement que ces reproches invraisemblables ne viennent QUE de certains membres de l’UPR, sans quoi je ferais comme les autres : je ne parlerais plus du tout de ce mouvement.

      Vous voulez quoi, Samaouste9459.. ? Que je ne défende que l’upr, comme un bon militant de l’upr ? C’est hors de question, évidemment, arrêtez de me casser les pieds : contrairement à vous, je suis libre de dire le bien que je pense de PLUSIEURS propositions politiques, même partiellement opposées, sans être enchaîné à la ligne d’un parti, sans être tenu par aucune discipline militaire de la pensée.

      Vos reproches sont si contreproductifs (ce sectarisme intransigeant repousse tout le monde loin de vous), que c’est à se demander si vous êtes bien de l’UPR…

  3. Todd et la crise : « nous sommes dans les années 30. »
    (« Ce soir ou jamais » du 14 février 2012)

  4. Un récapitulatif de plus, avec des détails intéressants :

    « Pourquoi je vais voter contre l’Union européenne »

    https://medium.com/@obsNovlangue/e35f7a88fa61

  5. (Signalé par Fakir, avec ce commentaire :
    « Un axe franco-allemand pour l’Europe? Avant Jean Monnet, le « père » de l’Europe (appelé par De Gaulle le « petit financier à la solde des américains »), d’autres en avaient rêvé: les collabos, des pacifistes….pendant l’occupation.
    Affiche librement inspirée de « Etes-vous plus français que lui? », et illustrant « L’europe de pépé à la mémoire courte », paru dans le Fakir n°40. »)

  6. Du pitoyable récit européiste à l’injonction de voter

    http://piratages.wordpress.com/2014/05/21/du-pitoyable-recit-europeiste-a-linjonction-de-vote/

    21 mai 2014 par Vogelsong

    « L’Europe a été notre ajustement structurel »
    Jean Pisani-Ferry (cercle des économistes) dans le Figaro en mars 2005

    L’Union Européenne c’est l’Europe. Ni plus ni moins. Par un étrange tour de passe-passe, les professionnels du marketing politique, bien aidés par les répétiteurs médiatiques, ont gravé l’idée qu’un assemblage économique hétéroclite faisait entité politique. Or ce récit, aussi peaufiné soit-il par les agences de communication, s’avère pitoyable quand il entre en collision avec le réel. Le bernardguettisme (♠) a ceci de prodigieux, et cela vaut pour tous ses avatars dont le jeanquatremerisme, c’est qu’il fait fi de la pesanteur des contingences du monde élémentaire. Il est le révélateur de deux univers, ceux qui vivent de la politique et ceux qui la vivent.

    Les éléments du récit

    Ce pitoyable récit comporte deux volets. L’un emphatique à base de paix et d’harmonie des peuples, dont les réalisations sont difficiles à évaluer. Si ce n’est pour évoquer les prodiges d’Erasmus, un échange d’étudiants qui a même donné lieu à un film, ou l’incroyable vertige de pouvoir passer la frontière avec la même monnaie en poche. Deux éléments qui sont pour le vulgaire péquin (hermétique aux grandeurs du projet), vivant avec un salaire médian juste autour de 1 500 € (1 675 € brut) sont d’une cruciale utilité. Autant le dire d’emblée, Erasmus ou tout autre dispositif d’échange aurait pu exister sans l’entité économique européenne. Quant à la monnaie unique, le vertige du passage de frontière sans passer au bureau de change s’avère d’un coût autrement plus important quand il s’agit d’appliquer des dévaluations internes, c’est-à-dire des baisses de salaires qui permettent d’être compétitifs.

    Et c’est là que ça se raidit. Précisément. Parce qu’à côté de ce volet tout en couleurs, que l’on ressort, et c’est sa spécificité, notons-le, avant chaque scrutin, le dégoisement massif sur l’UE, c’est l’entêtante symphonie des obligations économiques. Ces prescriptions granitiques ayant valeur supra constitutionnelle et dont il n’est à aucun moment sujet de discussion, d’appréciation et encore moins de modifications. Ces sempiternelles locutions à base de « réforme », « déficit », « compétitivité » et autres jacasseries que l’on colle dans la bouche des politiciens, experts et autres demi-journalistes (♣).

    Il suffit d’imaginer ce que peut provoquer sur le corps social d’un pays ce que les technocrates européens nomment pudiquement « pacte de stabilité et de croissance », pour avoir une idée de la déconsidération des institutions et de leurs représentants. La physique européenne est d’une étonnante simplicité. Le discrédit électoral n’est que le résultat d’un système sourd qui avance vaille que vaille en faisant subir aux citoyens de chaque pays européen (en particulier ceux du sud du continent) des pressions telles qu’il s’ensuit un discrédit encore plus important ensuite.

    La double violence du vote

    Or le carburant de ce système ordoliberal c’est le vote. Sa légitimation. Il est intéressant de noter que ceux qui exhortent au vote sont ceux qui fréquentent les locaux ouatés des institutions européennes et qui perçoivent un salaire pour ça. C’est à dire, experts, journalistes, et (futurs) élus. Ils ont besoin d’éteindre l’incendie du discrédit en avançant l’impérieuse obligation de se rendre aux urnes. Non pas qu’il soit mal de voter, bien au contraire, c’est l’un des piliers de la démocratie. Mais avant de s’exécuter comme bon citoyen, il faut avoir une idée précise des règles du jeu et du système politique, mais surtout économique engendré. A qui cela profite en somme !

    On ne va pas tourner autour du pot pendant cent cinq ans, quelle que soit la majorité centrifuge qui sortira des élections européennes la pression ordolibérale ira crescendo. L’histoire en atteste. Et les promesses d’Europe Sociale datent. Et il faut avoir un sacré sens de la nuance pour distinguer les différences entre sociodémocrates (le parti « socialiste ») ou libéraux populaires (Union pour un Mouvement Populaire). Surtout quand on les voit à l’œuvre dans les pays de l’UE (♥).

    Promettre les larmes et la souffrance à toute une génération pour conserver des indicateurs financiers conformes aux désirs de la finance ne constitue pas en soi un récit politique. Il n’a à proprement parler aucune résonance pour l’immense majorité de la population accaparée par les problématiques salariales, éducatives, et de précarités.

    Or l’injonction à voter, et donc légitimer sa propre mise au carcan relève d’une violence que les experts bénéficiant d’un salaire à 6 chiffres ne peuvent intégrer. Avec en sus, la remise aux calendes grecques des promesses électorales à objet social. L’électeur va de trahisons en trahisons, d’élection en élection. Tout ce qui est entrepris politiquement aujourd’hui, au nom de l’UE (ou pas), se fait au détriment des dominés et ce malgré les professions de foi des partis (de gauche qui gouvernent).

    Alors, il ne faudra pas s’étonner, finalement, qu’une partie du corps électoral envoie tout ce barnum au diable. En ne se déplaçant pas ou en votant mal. Il est fort probable que les électeurs feront n’importe quoi avec leur bulletin aussi longtemps que les politiciens feront n’importe quoi avec leur vie (♦).

    (♠) Le théorème de Guetta établit par P. Rimbert pose 3 principes intangibles : toute réussite s’explique par l’Europe ; tout échec est imputable au manque d’Europe ; toute réussite et tout échec appellent davantage d’Europe.

    (♣) Voir le chapitre 1er de « La malfaçon » de F. Lordon où sont longuement et didactiquement détaillées les impasses du modèle économique européen.

    (♥) F. Lordon met exergue que même quand les astres européens sont propices, c’est à dire que des gouvernements « de gauche » sont aux commandes dans une majorités de pays européens, d’Europe sociale il n’y a pas.

    (♦) A ce propos, il sera intéressant de voir à moyen terme les ravages qu’auront produit les reniements (les trahisons ?) du candidat F. Hollande sur la partie gauche du corps électoral.

    Vogelsong – 20 mai 2014 – Paris

    Source : http://piratages.wordpress.com/2014/05/21/du-pitoyable-recit-europeiste-a-linjonction-de-vote/

  7. Bonjour Étienne.

    Dans les années 1930 un processus global de recul de la souveraineté du peuple a été enclenché par le système capitaliste par le biais des fascismes dans différents pays européens pour unifier sous domination capitaliste les différents pays européens.

    La Seconde Guerre Mondiale a été la destruction obligée des despotes fascistes parce qu’ils ont fait à leur tête et n’ont plus obéi de manière stricte à leurs commanditaires capitalistes. Pour les faire dégager, les dirigeants capitalistes ont été obligés de faire appel aux peuples transformés en soldats qui par ce biais ont pesé pour reprendre la main d’où l’embellie démocratique après la Seconde Guerre Mondiale.

    Les dirigeants capitalistes ont appris de leur erreur et ont juré qu’ils ne feraient plus confiance à des hommes providentiels qui peut-être cesseraient de leur obéir et qui iraient trop vite pour mettre au même pas capitaliste les différents pays européens, ils ont donc misé sur une direction collégiale, une Commission dont les membres se surveilleraient eux-mêmes. Une Commission n’étant pas un individu prendrait son temps pour un projet de long terme : la « construction » d’un ordre nouveau européen par le biais d’une centralisation bureaucratique au niveau européen : la « construction » européenne, c’est-à-dire comme le constate Emmanuel Todd, d’un nouvel eurofascisme.

    Le référendum de 2005 a prouvé de manière claire que nous n’avions plus du tout le dernier mot, ni le premier, même si ce processus avait commencé bien avant.

    Nier les frontières revient finalement à nier ce qui rend possible la démocratie, c’est à dire à nier l’existence d’un espace politique déterminé où tout membre du peuple puisse vérifier, contrôler et sanctionner les représentants, à défaut d’une démocratie plus directe qui resterait à venir.

    • « La séparation est la mère des êtres, et sans êtres distincts, il n’y a pas de cosmos à organiser. Le « cosmopolite » même n’est possible que parce qu’il existe des « polis » distinctes, dont les interactions forment le cosmos.

      La frontière, c’est la modestie : je ne suis pas partout chez moi. J’accepte qu’il y ait de l’autre et pour faire bon accueil à un étranger, il faut avoir une porte à ouvrir et un seuil où se tenir, sinon ce n’est plus un hôte mais un intrus.

      Le réseau à la place de la cité, le flux à la place du site, tout cela finit par déstabiliser, par brutaliser les êtres humains – à qui l’on invente une habitation inhabitable. Du coup, l’envie de murs a progressé, au fur et à mesure que l’on empêchait la régulation par les frontières. L’ultra-local, voire le repli jusque dans la haine, dans la négation de l’altérité, finissent par apparaître obligatoirement, comme contre-pôle au « sans frontière » invivable. Repli sur l’identité raciale, sociale, culturelle, religieuse, idéologique : peu importe. Repli toujours, paniqué, d’un être humain qu’on a prétendu empêcher d’habiter dans un monde humain, donc limité, borné, encadré.»
      Regis Debray Éloge des frontières

  8. http://gaideclin.blogspot.fr/2014/11/emmanuel-todd-je-suis-capable-de-dire.html

    Interview marrant de Todd, qui résume bien la situation:
    L’ennemi de Poutine et du nationaliste occidental anti-capitaliste c’est le Caddie du veau occidental gôôôchiste.




    • Grand admirateur de John Maynard Keynes, à qui il a consacré un livre, Keynes ou l’économiste citoyen, Bernard Maris a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation en économie. Il est connu, notamment, par des titres comme Ah Dieu ! Que la guerre économique est jolie ! (1998), Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles (1999), La Bourse ou la vie (2000).

      Avec un style incisif, il tente de faire comprendre la nature et l’intérêt de l’économie réelle, en dévoilant ses aspects négatifs, mais en mettant en lumière des notions et des alternatives telles que la gratuité, le don et contre-don, ou encore le revenu d’existence qui sont à ses yeux de toute importance. Il était partisan des 32 heures hebdomadaires

      Le magazine Le Nouvel Économiste lui attribue en 1995 le titre de « meilleur économiste de l’année ».

      Bien qu’ayant voté pour le traité de Maastricht, il déclare par la suite « qu’il faut quitter la zone euro ». Par ailleurs, il était ami de Michel Houellebecq8 y voyant un analyste lucide du libéralisme9, au point de lui avoir consacré un ouvrage, Houellebecq économiste, paru en 2014.

      (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Maris)

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