« Se battre à l’heure de l’empathie – Lignes de front », jeudi prochain à Paris

Les éditeurs du livre « Lignes de front » m’ont gentiment demandé un point de vue sur « le front de l’Europe ». J’ai prévenu que je n’allais pas être tout à fait politiquement correct, mais ils m’ont dit OK.

J’ai intitulé mon texte (ça ne vous surprendra pas) :
Pour « réveiller l’Europe »,
commencer par sortir de la prétendue « Union européenne »,
pour enfin devenir des citoyens dignes de ce nom, donc constituants.

Donc, jeudi prochain (15 mai 2014) à Paris, 19h30 au Théâtre du Rond-Point, c’est une sorte de fête à l’occasion de la sortie de ce livre à laquelle je vous invite à nous rejoindre. Voici les documents que l’équipe a préparés pour annoncer l’événement :

http://www.forum-modernites.org

Le programme : http://www.forum-modernites.org/sites/www.forum-modernites.org/files/programme_debat_onoff_lignes_de_front_14.05.09.pdf

L’événement Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=1274725916&fref=ts

Inscription : http://www.forum-modernites.org/registration

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Remarque : je reste à Paris jusqu’à samedi soir ; c’est sans doute une occasion de nous revoir, chers virus 🙂

Bien amicalement.

Étienne.

33 réponses à “« Se battre à l’heure de l’empathie – Lignes de front », jeudi prochain à Paris

  1. On peut continuer à se plaindre indéfiniment de l’austérité, cela ne changera rien au dogme austro-allemand !
    Car ce serait faire une erreur, hélas fort commune, que de croire « l’orthodoxie » monétaire des allemands (dont sont inspirés les statuts de la BCE) uniquement due à leur crise inflationniste des années 20. Plus fondamental encore, et plus enraciné, est leur adoption du dogme monétaire de l’Ecole autrichienne qui remonte à Carl Menger, dont Von Mises fut l’élève, lui-même ayant eu Hayek pour disciple.
    C’est donc un dogme ante-Keynésien, qui prend pour acquis que « la monnaie n’est qu’un voile »… un principe dont, soit dit au passage, l’expérience des années 20 aurait du suffire à montrer l’inanité !
    Cela n’a pas empêché la classe dominante allemande de reprendre son dogme après 1949, d’où les trajectoires monétaires différentes en Allemagne et en France… Or, en dépit (et sans doute à cause) de cela, les croissances françaises et allemandes furent identiques, en moyenne (5,4%), durant les Trente Glorieuses !
    La différence reside dans le point souligné ici à plusieurs reprises. Sans revenir sur un leitmotiv qui a été largement évoqué, on peut en effet faire le parallèle social avec la distribution du patrimoine:
    Depuis qu’on nous vante de tous côtés les « succès » de la frugalité allemande, y compris dans son faible taux de propriétaires immobiliers, quel est le bénéfice d’une telle politique… pour la grande majorité d’un peuple dont on constate que son patrimoine médian, au total, s’avère si faible (le dernier de la zone euro) et accroît les inégalités (la médiane y est quatre fois plus faible que la moyenne, contre deux fois seulement en France) ?
    La situation est d’autant plus préoccupante que l’Allemagne est un pays vieillissant, dont la proportion de ménages âgés devrait au contraire favoriser le patrimoine après une vie entière de dur labeur. Qu’a donc fait l’Allemagne de l’Ouest de tous ses excédents commerciaux durant toute la deuxième moitié du XXe siècle ?
    La réponse a malheureusement été donnée par Gaël Giraud et Cécile Rouard dans leur livre (Le facteur douze):
    « les ménages allemands possédant plus de 100 millions d’actifs sont au nombre de 900, juste derrière les USA avec 3000, (contre 300 en France), soit le nombre proportionnellement le plus grand de ces très riches parmi la population mondiale ! » Là encore, un fait qui est soigneusement dissimulé par la doxa libérale qui nous engage à suivre ce modèle: les excédents allemands s’exercent au détriment des bas salaires et viennent gonfler la fortune des actionnaires d’entreprises (ce qui explique pourquoi on ne voit rien dans le patrimoine moyen qui intègre indistinctement les deux).
    Le patrimoine des ménages et du secteur public ne sont en effet pas les seul indicateurs de richesse à prendre en compte. Une partie significative est en effet détenue par les entreprises dont le stock de capital constitue un indicateur exhaustif. Il indique en effet le montant du capital détenu par le secteur public (dont on a vu plus haut ce qu’il en est) ainsi que par les capitalistes industriels résidents et non-résidents. Corrigé de la position extérieure nette (donc du capital ou des dettes détenus par des résidents à l’étranger), on obtient un indicateur global du patrimoine… capitaliste !
    Là, les choses sont fort différentes puisque l’Allemagne est bien dans le peloton de tête avec l’Autriche, la Belgique et les Pays-bas, montrant ainsi comment la politique de « l’offre » peut arriver à extirper la plus value du travail des ménages, tout en faisant d’eux les plus pauvres d’Europe:
    http://www.ladocumentationfrancaise

    On ne s’étonnera pas, après tout cela, que Alain Minc ait pu pousser ce cri du coeur dans le titre de son dernier livre: « Vive l’Allemagne » !

    En résumé, tant que l’on gardera l’euro, les choses iront de mal en pis pour les travailleurs, et de mieux en mieux pour les possédants… de l’outil de travail !
    Mais ça, on le savait déjà avec Marx. La seule différence, c’est que là où un siècle de conquêtes sociales y avaient en partie remédié, la révolution néolibérale des Trente Piteuses a inversé la courbe… L’euro, lui, est là pour empêcher tout retour en arrière:
    Ainsi, en France, les dispositions des traités européens ont été inscrites dans notre constitution !
    (En Allemagne, c’est évidemment l’inverse: la classe dominante a fait en sorte de garder toutes disposition sous le droit de veto de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, au cas où L’U.E. s’émanciperait !)
    C’est dire si vouloir le « retournement », tout en gardant l’euro, est voué à l’échec !

  2. En support du commentaire ci-dessus, appelons le rapport original de l’étude de la BCE tant commentée par les médias et d’autres avec une gêne évidente, concernant le patrimoine net des ménages en zone euro: http://www.ecb.europa.eu/pub/pdf/ot…

    Le patrimoine ou NET WEALTH (Richesse nette, c.a.d. moins les dettes) comporte bien, en effet:
    -- Real Assets (avoirs physiques), dont real estate assets (c.a.d. immobilier)
    -- Financial assets (avoirs financiers)

    PATRIMOINE MÉDIAN DES MÉNAGES

    (Table 4.1 Net wealth by country p.76)
    (en milliers d’euros)

    Luxemb.: 398
    Chypre: 267
    Malte: 216
    Belgique: 206
    Espagne: 183
    Italie: 173
    France: 116
    Paysbas: 104
    Grèce: 102
    Slovénie: 101
    Finlande: 85
    Autriche: 76
    Portugal: 75
    Slovaquie: 61
    Allemagne: 51

    OUI, L’ALLEMAND MÉDIAN EST LE PLUS PAUVRE EN ZONE EURO !

    Patrimoine médian PAR PERSONNE:

    Belgique: 95 KE
    Espagne: 70 KE
    Italie: 70 KE
    France: 55 KE
    Pays bas: 47 KE
    Finlande: 45 KE
    Grèce: 42 KE
    Autriche: 40 KE
    Portugal: 30 KE
    ALLEMAGNE: 30 KE

    CONSÉQUENCE :
    QUAND LES FOURMIS ONT MOINS DE PROVISIONS QUE LES CIGALES…
    ELLES SE MONTRENT MOINS PARTAGEUSES QUE LES AUTRES :
    http://www.inegalites.fr/spip.php?a…

    Dépense publique EN % DU PIB (Europe):
    Danemark: 57,6
    France: 56
    Grèce: 51,8
    Suède: 51,2
    Italie: 49,9
    Pays bas: 49,8
    Royaume-Uni: 48,6
    ALLEMAGNE: 45, 3
    Espagne: 45,2

    ET OBLIGENT TOUT LE MONDE À FAIRE COMME ELLES !
    http://fortune.fdesouche.com/322587…

  3. Pour enchaîner avec mon (premier) commentaire ci-dessus, le livre paru cette semaine de JACQUES GÉNÉREUX arrive à point nommé pour illustrer les errements et tergiversations de la gauche, même radicale, quant à l’euro. Voici ce qu’on peut y lire, en résumé, au Chapitre 11 sur l’euro:

    « On sait ce qui a fonctionné dans le passé, dans un cadre alliant:
    – un système de changes fixes [mais révisables]
    – le contrôle des mouvements de capitaux
    – une banque centrale libre de poursuivre… croissance, inflation, emploi, équilibre extérieur, prêts à l’État et contrôle des changes.
    D’abord restaurer ces trois piliers.

    « Abandonner l’euro », cela signifie seulement restaurer des unités monétaires nationales. On peut donc renoncer à l’euro sans restreindre la liberté de la finance [?], sans étendre les moyens d’actions de la Banque centrale nationale [??] et sans stabiliser les taux de change [???]; dans ce cas, on ne restaure aucun des trois piliers que je viens de citer.
    En revanche, si l’on procède uniquement à la re-règlementation de la finance et à la refonte des statuts de la BCE, on reconstruit deux piliers et demi sur les trois.
    Le demi-pilier c’est l’euro car il constitue un système de changes absolument fixes [sic].
    Ce n’est là qu’un demi-pilier car un régime de changes fixes entre des monnaies nationales offre un degré supplémentaire de liberté: la possibilité d’ajuster les taux de change…
    En conservant l’euro, on perd donc une marge de manoeuvre dans la panoplie des instruments mobilisables. Mais c’est le seul inconvénient de cette solution [sic] !

    D’un point de vue politique, la force symbolique d’une monnaie partagée par des centaines de millions de femmes et d’hommes sur tout un continent est une source bénéfique de rapprochement entre les peuples…
    Sur le plan économique: le privilège de régler certains contrats internationaux dans sa propre monnaie.

    Cela dit, ces avantages économiques et politiques seraient en partie maintenus si l’euro était transformé en monnaie commune.
    Les monnaies nationales auraient, comme dans l’ancien SME, un taux de change fixe mais ajustable avec l’euro.
    C’est là à peu près ce que Keynes proposait pour refondre le système monétaire international à la Conférence de Bretton Woods.
    [La monnaie commune, c’est donc la solution la meilleure ?]

    [Non!] La plus utile, selon moi, consisterait à rester dans la zone euro tout en prenant les mesures nécessaires en violant les traités! C’est là un coup de force politique qui contraint les autres pays à faire un choix: soient ils excluent le pays rebelle hors de la zone euro, soit ils acceptent de renégocier le traité. »

    Il y a quelques jours de cela, je commentais ironiquement le billet d’Alexis Corbière intitulé « Pour la désobéissance européenne » (18 avril):

    Désobéir… pour sauver l’Euro(pe), nouvelle pensée unique ?

    En effet, Alexis Corbière (tout comme J. Généreux) a un émule, qu’il doit (mode dubitatif autant qu’impératif) connaître:
    STEVE OHANA et son blog (au même titre que son bouquin)
    http://desobeirpoursauverleurope.co…

    Ses conclusions sont malheureusement typiques d’une « bien-pensance » éternellement aveugle qu’il livre au billet antécédent:
    http://desobeirpoursauverleurope.co…
    Cet auteur, comme certains autres, n’a pas le courage d’afficher les réponses et les conserve pour lui dans sa rubrique vide de tout commentaire, en renvoyant à chaque commentateur la mention « Votre commentaire est en attente de modération »…ad vitam éternam.
    Je livre donc ici l’une des miennes:

    » Il n’y a pas eu plus fervent promoteur de l’Europe actuelle et de ses impasses que le mouvement social-démocrate… auquel Ohana voudrait continuer de confier les clés d’une solution !
    Pas étonnant que Jacques Attali ait préfacé son livre (que j’ai lu)…
    C’est la foi des éternels « croyants », au point de se croire autorisé à inverser les rôles avec les « partis extrêmes »… que l’on accuse de ne pas voir « les rapports de force avec l’Allemagne » !
    Ça se termine en apothéose avec la conclusion qui va de soi de la part de l’auteur, reprise sur son blog: « Bénéficiant du soutien d’une majorité d’Européens, ce projet alternatif mettra l’Allemagne face à ses responsabilités : soit elle s’y joindra,… soit elle prendra la décision responsable et salutaire de revenir d’elle-même au mark. Dans un cas comme dans l’autre, l’Europe sera sauvée » !
    Ben voyons !
    Et il ne lui est pas venu l’idée saugrenue que les classes dirigeantes allemandes pourraient dire Nein…, laissant aux autres les frais de leur extraction, si ça leur chante, de cette Europe libérale-conservatrice dans laquelle ils se sont fourrés avec entrain ? Le capitalisme allemand, revigoré par l’unification d’une « Deutschland über alles », pourra toujours compter sur une égale foi symétrique de sa population pour partir, à ses dépens, en guerre… économique, contre tout le monde ! »

  4. L’empathie est aussi une arme , je dirais douce , efficace , rééducatrice , pleine de possibilités d’approche , de contacts plus ou moins affectifs ! Je la retrouve chez des personnes dans le besoin de donner , elles même souvent touchées par la souffrance intérieure ou malmenées par la vie ! Et je crois profondément à une aide des deux facteurs donneurs et receveurs ! On se bat avec ses propres progrès que l’on met à disposition pour l’autre ! Savoir à ce moment-là : chercher , observer , sonder , écouter , proposer , oeuvrer , suivre , guider , s’en occuper , en clair , se battre ! J’espère que je suis sur la même longueur d’ondes ! Bon séjour parisien …

    • 🙂 Malgré le titre, tu es la seule dans la page à aborder la question 🙂

      Les institutions peuvent aider à harmoniser les actions humaines et à protéger le groupe humain de ses propres dérives.
      (Ce devrait être leur fonction)

      Il est clair qu’elles ne sont nécessaires qu’en raison d’un déficit en conscience, et puisque c’est dans le titre de la page, en raison d’un déficit en empathie.

      Il est clair aussi que ce déficit conduit à produire de mauvaises institutions, surtout si une troupe peu nombreuse s’empare de la définition des institutions.

      Le pari démocrate, c’est (?) que si les institutions sont définies par la multitude, elle ne seront plus tournées contre la multitude, et deviendront un terreau favorable à l’empathie et non plus à la compétition.

      Envolée lyrique : de bonnes institutions favorisent l’éclosion d’une conscience rendant les institutions moins nécessaires, voire inutiles. Rendez vous dans mille ans pour vérifier 🙂

      • Désolée pour le retard et en accord complet avec le rendez-vous !

        Je viens de voir «  »DEMAIN » » , et je crois qu’il faudra avancer considérablement la date ! Disons dans cent ans , nous pourrions bien avoir soit un bras de fer , soit la réussite des projets engagés ! Je parie pour les projets !

        Ne sois pas en retard … !

  5. Voilà donc des positions (« Désobéir pour sauver l’Euro[pe] ») dont la logique a tout pour plaire à cet iconoclaste aux petits pieds, JACQUES ATTALI qui s’est exercé au même genre sur son blog:
    http://www.attali.com/actualite/blo… !
    Jugeons plutôt:

    SON CONSTAT D’ÉCHEC
    « Tous les pays membres de la zone euro ont maintenant adopté une même stratégie économique, celle de la recherche d’une amélioration de leur compétitivité par une politique de l’offre. Cette stratégie est la seule qui puisse remplacer, dans le cadre d’une monnaie unique, les dévaluations compétitives ; elle vise à la baisse des prix et des salaires, pour améliorer la réponse à la demande extérieure, et restaurer ainsi, espère-t-on, le pouvoir d’achat, la croissance et l’emploi.
    La France, la dernière, après l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, et tous les autres, vient d’adopter explicitement cette stratégie. Elle a eu raison ; ne pas le faire eut été suicidaire : notre industrie était en train de perdre toute capacité de concurrencer les autres pays européens, même ceux dont la capacité exportatrice était jusqu’alors loin derrière la sienne.
    Pour l’instant, cette stratégie ne fonctionne pas ; dans aucun pays de la zone euro ; dans aucune dimension de la crise : le chômage ne se réduit nulle part ; la croissance ne revient pas ; le déficit reste élevé ; le ratio dette publique/PIB augmente inéluctablement. Plus grave encore, les banques commerciales ne sortent pas de l’ornière ; les investissements publics et privés se ralentissent ; les investisseurs étrangers s’éloignent. Et si certains pays de la zone gagnent des marchés à l’extérieur, c’est pour l’essentiel au détriment d’un autre pays membre, comme le fait en ce moment l’Espagne face à la France ; et l’Allemagne face à tous les autres.

    SES CRAINTES DU PIRE
    « Tout cela mènera à la catastrophe : on constatera, très vite, que la rigueur ne résout aucun des problèmes concrets que rencontrent les citoyens.
    « Les sirènes antieuropéennes répéteront alors qu’elles l’avaient bien dit, que l’austérité ne conduira qu’au pire. On verra resurgir les partis prônant le retour à la dette, au déficit, à la fuite en avant, et même, à la sortie de l’euro pour adopter une politique explicite de soutien à la demande et de dévaluation compétitive. On voit déjà les partis prônant cette ligne politique s’annoncer au plus haut dans les sondages, de différentes façons, en Grèce, en France, en Italie. Les politiques qu’ils proposent, si par malheur elles venaient à etre appliquées, feront illusion un moment : hausse des salaires, hausse de déficit publics, arrêt des licenciements. Mais, très vite, elles conduiront à plus de dette publique et de soumission aux préteurs, qui imposeront un retour à la rigueur, dans des conditions bien pires. Il sera trop tard. Le dommage sera irréversible. »

    SA SOLUTION: CONTINUER DE RÊVER… AVEC LES MÊMES
    (LA « RILANCE », LA BAISSE DE L’EURO… AVEC L’ALLEMAGNE, ETC.)
    « Pour l’éviter, une seule stratégie : compléter la nécessaire politique de rigueur de chacune des nations surendettées par une politique de relance d’une zone euro n’ayant elle, aucune dette.
    On oublie trop en effet que l’eurozone, en tant qu’entité juridique, n’a aucune dette. Et qu’elle a donc une capacité d’emprunt d’au moins 1000 milliards d’euros pour financer, par des bons européens, des investissements productifs, privés et publics, que ni les Etats surendettés, ni les banques européennes, faute de capitaux propres, ne sauraient pour leur part financer. Et si, de plus, la zone euro se donne une stratégie cohérente , et concertée sur les marchés, conduisant à une baisse relative de l’euro face au dollar, le retour de la croissance en Europe est assuré. »
    Ben Voyons !
    Sans oublier le meilleur:
    « Pour la France, le moment est venu de reconnaitre qu’il lui appartient d’oser proposer une telle stratégie… que l’Allemagne, et les deux Banques européennes , ne pourront qu’accepter [surtout face à Grand Méchant Mou!]
    Une telle décision doit être prise au plus vite. Très vite. En Mars au plus tard. »
    Et c’est donc en Février que la France doit le proposer [C’est déjà foutu!]
    Si elle ne réussit pas en convaincre ses partenaires, elle devra, la mort dans l’âme, renoncer à la recherche d’équilibres, qu’elle vient pourtant d’engager courageusement, au nom d’une solidarité qui aura cessé d’exister. » [Amen!]
    (J@attali.com)

    [Rappelez-vous son interpelation de JLM à ce sujet sur le plateau DES PAROLES ET DES ACTES: « cette approche de votre part m’intéresse! »… avant de s’éclipser en lâchant: « sinon, vous resterez la Corée du Nord! »]
    Alors, Attali et JLM, même combat ?

    En cette période de sanction électorale en France, il n’est pas inintéressant de rapprocher ce point de vue avec celui du livre d’auteurs rassemblés sous la direction de CÉDRIC DURAND dont le titre: « En finir avec l’Europe » est sans ambiguïté:
    « Cette vue d’ensemble fait apparaître un projet de classe dont la violence structurelle est décuplée par sa fragilité. Pour l’Europe en crise, tituber sur ses deux jambes, c’est accélérer un processus d’intégration sans légitimité démocratique et radicaliser l’agenda des réformes néolibérales. autrement dit,asphyxier la délibération démocratique pour mieux livrer les sociétés européennes au processus d’accumulation du capital.
    Le constat est abrupt. Il appelle des enseignements. C’est dans ce cadre qu’il s’agit d’ « en finir avec l’Europe ». En finir avec l’Europe comme une évidence, comme une ligne d’horizon de la controverse politique. Et cela questionne aussi l’a priori de « l’autre Europe » comme seule option stratégique immédiatement opérante pour les gauches sociales et politiques. Car si les nations ne sauraient être un refuge, l’Europe néolibérale se révèle être un piège dont il reste à se défaire »…
    (Introduction)
    « Il n’y a rien à attendre de l’UE pour opérer un tel virage.
    Au contraire, l’Europe réellement existante est entièrement et sans retenue aucune l’instrument politico-institutionnel du capital financier et des multinationales. Si l’austérité et la grande régression des réformes structurelles constituent la contradiction politique principale de la situation , l’UE est à un pôle, les peuples sont à l’autre. En finir avec l’Europe, c’est ainsi briser une machine détestable et mettre au rebut le triste dessein d’un monde borné par l’horizon marchand. Plus qu’une fin, c’est un commencement. »
    (Conclusion)

  6. Étienne,

    Ton nouveau blog n’a qu’un défaut: il laisse peu de place aux commentateurs bavards… comme moi.
    Fait aggravant: l’interligne est démesurément grand (Tu passe décidément d’un extrême à l’autre…) !
    Amitiés,

    Hadrien

    • Hadrien,
      Si tu me dis comment faire (avec WordPress), je te promets de faire comme tu veux (augmenter la longueur max des commentaires, diminuer l’interligne et augmenter l’espace avant, autoriser les surlignages et les vidéos lisibles directement, et autres propositions…)
      Étienne.

  7. J-Stéphane, est-ce que tu connais un plugin pour WordPress qui fonctionne bien et que je pourrais installer pour vous permettre de surligner, insérer des vidéos lisibles, etc. ?

  8. N’étant pas sur wordpress.org, mais sur wordpress.com, je ne peux tester les plugins, à essayer donc le plugin : rich text editor for comments, voir tuto http://fr.tuto.com/wordpress/ajouter-une-barre-d-edition-wordpress,36016.html#tab_extrait . je ne sais pas s’il permet d’insérer des videos, je cherche d’autres pistes…

  9. Etienne, venez donc à Paris dès mercredi pour parler de monnaie :
    https://www.facebook.com/events/457508557714868/

  10. Commentaire test à supprimer :

    Dans le commentaire suivant : http://chouard.org/blog/2014/05/03/les-raisons-de-notre-impuissance-politique-lanticonstitution-francaise-et-pire-encore-lanticonstitution-europeenne/#comment-357
    On remarque 2 liens vidéo restés sous forme de texte, et ensuite ces deux vidéos qui apparaissent bien sous player.

    La différence ne viendrait-elle pas de l’absence d’isolement du lien vidéo par la touche « Entrée » avant et après le lien ?

    J’essaie ici car sur mon WP.com ça fait la différence dans les commentaire :

    http://youtu.be/9nYiefFX6Hc

    http://youtu.be/i9NkzHEjMok

  11. L’Union Européenne, comme d’habitude, ne reconnaît pas les référendums :

    Bruxelles ne reconnaît pas les « référendums » de dimanche en Ukraine.

    L’Union européenne ne reconnaît pas les résultats des « prétendus référendums » pour l’indépendance des fiefs de Donetsk et Lougansk des séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, a déclaré dimanche une porte-parole de l’UE.

    Selon des sources pro-russes, environ 70% des votants se sont rendus aux urnes dimanche.

    Les « prétendus référendums étaient illégaux et nous ne reconnaissons pas leurs résultats », a indiqué Maja Kocijancic, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

    http://www.romandie.com/news/Bruxelles-ne-reconnait-pas-les-referendums-de-dimanche-en-Ukraine/476580.rom

    L’Union Européenne ne reconnait les référendums que si les peuples votent comme le veut l’Union Européenne.

    1- Premier exemple. Le traité de Maastricht. Le 2 juin 1992, par référendum, le peuple danois dit « non » au traité de Maastricht. Que croyez-vous qu’il arriva ?

    Réponse :

    Le peuple danois fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Maastricht !

    2- Deuxième exemple. Le traité de Nice. Le 9 juin 2001, par référendum, le peuple irlandais dit « non » au traité de Nice à 53,87 %. Que croyez-vous qu’il arriva ?

    Réponse :

    Le peuple irlandais fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Nice !

    3- Troisième exemple. Le traité établissant une Constitution européenne. Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non » par référendum. Le 1er juin 2005, le peuple néerlandais vote « non » par référendum.

    Voyant le résultat des référendums en France et aux Pays-Bas, les fédéralistes décident de suspendre les référendums prévus dans les autres pays ! Les fédéralistes veulent bien consulter les peuples, mais à condition que les peuples votent « oui » ! Si les peuples commencent à voter « non », les fédéralistes suspendent les référendums ! Et ça, ce n’est pas de la démocratie, peut-être ?!

    En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés par référendum ?
    -- Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    -- Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    -- Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    -- Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
    -- Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

    4- Quatrième exemple. Le traité de Lisbonne. En réalité, le traité de Lisbonne reprend 98 % du texte de la Constitution européenne, mais la grande différence est que, cette fois-ci, le traité de Lisbonne N’est PAS soumis à référendum !

    Le traité de Lisbonne est adopté par les parlements des Etats européens.

    Une seule exception : le peuple irlandais est consulté par référendum. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais vote « non » au traité de Lisbonne. Que croyez-vous qu’il arriva ?

    Comme d’habitude, on a refait voter le peuple irlandais une deuxième fois !

    Conclusion :

    La construction européenne est anti-démocratique. L’Union Européenne est anti-démocratique. Elle doit être détruite.

  12. Exemple (cette vidéo est passionnante, je vous en reparlerai bientôt) :

    • Pensez-vous vraiment que sans employeur vous arrêteriez d’avoir des activités sociales ? Est-ce viable que des parasites soient de plus en plus propriétaire de tout ce qui fait le tissu social ?

  13. Pensez-vous vraiment que sans la publicité vous arrêteriez de consommer vos besoins ? Est-ce viable de détourner 600 milliards de votre productivité pour vous dire d’acheter (des crédits) ?

  14. Ping : Etienne Chouard, au Théâtre du Rond point – 15-05-2014

  15. Une (courte) trace de mon passage, le 15 mai 2014, au Théâtre du Rond-Point à Paris :

  16. Une autre prise, plus diverse mais raccourcie, du plateau n°2 :

    Sens des combats : démocratie et libertés… par patricia32

    La danseuse, à la fin, était juste éblouissante.

  17. A propos du don et du chaînage induit :

    https://www.youtube.com/watch?v=uaT9xkGPOm0

    Le hau, concept chamanique mis en lumière par Marcel Mauss :
    la chose donnée contenant l’esprit du donneur ou du créateur de la chose donnée, il y a obligation de rendre, mais pas forcément au donneur, afin d’éviter une hémorragie fluidique (dette karmique) (les derniers mots ne se trouvent pas chez Mauss).
    Un peu l’histoire de la patate chaude…
    Ainsi un don peut il engendrer du don en cascade.

    Mais il y a quelque chose d’attristant dans l’idée que ces chaînages ne seraient inspirés que par la crainte de l’immanent.
    Mais la simple humanité peut, elle aussi, générer des chaînes de don, il suffit d’amorcer le siphon.

    Dans le contexte maximalement contractuel de notre civilisation, donner peut surprendre, et surtout donner plus que maigre aumône.
    C’est un acte révolutionnaire, car il révolutionne la pensée.

  18. « union is strength »

  19. Ping : Etienne Chouard au Théâtre du Rond point – Le 15 mai 2014 | Le 4ème singe

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