Louis Even : l’arnaque (et la trahison) de la dette publique (1962)

J’aime beaucoup écouter et lire Louis Even.

Louis Even, en 1962 :
L’arnaque (et la trahison) de la dette publique :

Louis Even, que je sache, est le meilleur connaisseur francophone des thèses formidables du Major Douglas sur le crédit social. Douglas qui était admiré (et critiqué) par Keynes lui-même : voyez à ce sujet ce passionnant commentaire de Rumbo, et les réactions qui suivent, très intéressantes aussi, sur le blog de Paul Jorion (à la grande époque où ce dernier laissait ses lecteurs y échanger des points de vue très opposés à propos de la création monétaire, et même le contredire parfois).

Comme Henri Guillemin, ce vieux monsieur (Louis Even) est mu par une foi religieuse qui se voit peu mais qui est assez puissante au fond : il défend le bien commun, et notamment les plus pauvres, avec une sincérité et une efficacité hors du commun. Bien concentré lui aussi sur la recherche d’une cause première (de la cause des causes) des injustices et des malheurs, il tombe, quant à lui, sur le vol par les banques privées de la création monétaire, qui est pourtant LE bien public par excellence.

Son site et son groupe de militants contiennent pas mal de bondieuseries, mais on peut facilement les ignorer et se concentrer sur l’essentiel, que voici : nous sommes bien fous de ne pas nous préoccuper de cet enjeu économique majeur : un corps social bien institué garde jalousement le contrôle citoyen permanent de la création monétaire.

Il y a beaucoup d’explications lumineuses et décapantes, importantes, autour du travail de Louis Even :

Étienne.

10 réponses à “Louis Even : l’arnaque (et la trahison) de la dette publique (1962)

  1. Bernard MARCHAL

    Endetter la population pour lui permettre d’acheter ce qu’elle produit elle-même est effectivement le comble de l’audace et de la malhonnêteté. C’est tellement gros que ça passe quasi inaperçu. Belle démonstration énergique de la part de Louis EVEN dont la colère est communicative. La privatisation du pouvoir monétaire est un scandale pour ne pas dire le casse du siècle, par des voleurs en col blanc au dessus des lois et à l’abri, en toute impunité. Merci à Etienne pour cette rencontre.
    Bernard

  2. Merci pour cet article, je manquais de références pour le Canada/Québec.
    Ca va servir!

  3. Voilà des bérets blancs avec une bien bonne cervelle en dessous. Évidemment, comparer à nos bonnets rouges, c’est autre chose.
    Un cours d’économie politique de haute tenue et de bon sens qu’il conviendrait d’enseigner partout. Merci Etienne de nous faire partager de tel document.

  4. A moins que quelqu’un trouve à placer ceci dans le fil le plus opportun…

  5. Comment résister à l’accélération financière et technologique qui nous mène vers des catastrophes écologiques et sociales,
    comment trouver d’autres façons de vivre ensemble pour façonner un autre monde,
    c’est ce qu’interroge Philippe Borrel dans son nouveau documentaire « L’urgence de ralentir » diffusé le 2 septembre sur Arte, à 22h40.
    À partir des réflexions de philosophes, sociologues et économistes tel Edgar Morin, Hervé Kempf, Pierre Dardot, Douglas Rushkoff, Geneviève Azam, Pierre Rabhi, Rob Hopkins, Hartmut Rosa, Jeremy Rifkin, Lionel Astruc, Alberto Acosta, Bunker Roy et Tim Jackson, ce film sillonne la planète à la rencontre des nouveaux rebelles contemporains qui ont choisi de vivre à contre temps du modèle dominant néolibéral, à la recherche de ces précurseurs qui redécouvrent un rapport attentif, patient et fertile au temps.

    Par le réalisateur d’ « Un monde sans fous ? » et d’ « Un monde sans humains ? »
    Sur une idée originale de Noël Mamère
    Produit par Fabienne Servan Schreiber et Estelle Mauriac / Cinétévé
    Durée 1h24mn

    Et du 31 août au 5 septembre diffusion en 6 épisodes de 13 séquences inédites et de 7 entretiens bonus (2h07mn au total)
    avec Bernard Stiegler, Roland Gori, Hélène Tordjman, Paul Ariès, Sophie Rabhi, Laurent Bouquet, Caroline Sost, Cyril Dion, et Patrick Viveret
    sur Médiapart, et BastaMag
    en accès libre

    Synopsis : Nous sommes entrés dans l’ère de l’accélération globalisée. Vitesse et court terme sont devenues la norme de la société. Mis sous tension par l’accélération financière et technologique, nous tentons encore de suivre un rythme qui nous mène pourtant vers des catastrophes écologiques, économiques et sociales annoncées. Mais certains d’entre nous ont décidé de ne pas céder à l’injonction d’’immédiateté, en expérimentant -- individuellement ou collectivement -- des alternatives locales et concrètes, afin de « bien vivre ». Chaque jour partout dans le monde, en Europe, en Amérique Latine, aux États-Unis ou en même en Inde, ils travaillent à redonner du sens au temps. À la marge du paradigme dominant ils contribuent peut-être déjà au nouveau monde de demain.

  6. YACOBUCCI Sofia

    Ravie de voir que peu à peu les consciences s’ouvrent. Ce sujet sur la création monétaire me tient à cœur depuis une vingtaine d’années. Comment imaginer que les pouvoirs en place ne soient pas au courant de tous ces écrit? C’est certainement voulu. Ah! Pouvoir, quand tu nous tiens !
    C’est à nous, citoyens, de nous organiser, informer et instruire ceux qui se posent les vraies questions sur la économie et la création monétaire.

  7. Si l’article dans l’ensemble se base sur le crédit social ou la doctrine sociale de l’Eglise (qui sont les mêmes et une chose), paraît intéressant, sachons, toutefois que les apparitions de Bayside sont fausses, sans compter que le traducteur de cette fausse Ste Vierge si bavarde, s’en alla dans la nature avec la caisse et sa jeune assistante.
    Donc tout ce qui a trait à ces événements ne sont pas dignes de foi.
    Sœur Lucie, l’une des voyantes de Fatima dont on fête les 100 ans cette année, a précisé que la Ste Vierge lui avait affirmé qu’après Fatima il n’y aura plus d’apparitions. Ce qui signifie que tous les évènements de ce genre après 1917, sont des tromperies. D’ailleurs, l’Eglise, même conciliaire, n’en a pas reconnu une seule. Ceci pour les bondieuseries évoquées. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ont faux partout.
    Pour revenir au crédit social, il ne s’agit pas de prêter de l’argent. Prêter c’est user, puisqu’il y a intérêt. Or l’usure est immorale. Donc on ne prête pas aux personnes, mais on paie ce qui leur ait dû. Le fait d’exister donne le droit de vivre et donc de bénéficier de ce que la nature apporte à chacun de nous. Et ceci grâce à l’économie de transformation et service du pays. Ce dividende distribué permet l’achat des biens nécessaires à la vie par chacun de nous. Ainsi il n’y a plus de perte de ces productions puisque tout est distribué.
    Pour parvenir à ce résultat il est nécessaire de faire comprendre à chacun de nous ce mécanisme si simple. Que l’Etat s’y décide. Mais pour s’y décider, il doit se débarrasser de tous les freins qui l’entoure et particulièrement l’athéisme et toutes les erreurs des fausses doctrines que le monde moderne véhicule. En deux mots le retour à la foi, comme dit dans cet article.

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